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Full text of "Anatomie des centres nerveux"

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in  2010  with  funding  from 

University  of  Ottawa 


http://www.archive.org/details/anatomiedescentr02deje 


ANAÏOMIE 


I)  !•;  s 


/        loi         "^ 


CENTRES  NERVEUX 


'»♦»»  •  .  .1  —  ' 


VN  ATOMIi: 


i»i:s 


d) 


iO      u  Ottawa 


CENTUES  NEIIVEUX 


J.    DEJERINE 


l'UOKESSKI    u       \(.llKl,K     A     L  V      I-ACl    LTK       II  K     .MKDKiM.NE      I)  K     P  A  H I  ; 

M  K  I»  K  C  1  N     I)  E     L  A     S  A  L  I'  V.  T  H  I  È  R  E 

M  i:  Ml!  HE     MES     SOCIÉTÉS     DE     HIOLOGIE, 

HE      NEUROLOGIE,     ETC.,      ETC. 

AVEC    LA    COLLABORATION    DE 

MADAME      D  EJ  E  RI  N  E- K  LU  M  PK  E 

IIOCTKUR   EN    MKDKCINK 

ANCIKN    INTKRNE    DES    HOI'ITAt.X    DK    l'AKIS 

MKMBKE  i)K  LA  SOCIÉTÉ  I)K  NKUROLOGIB 

LAVRKAT   Dli    L'iNSTITCT   ET  DE   L'ACADIiMIK   DE    MÉDECINE 


TOME    DEUXIEME 

FASCICLLi:      1 

ANATOMIE    DU    CERVEAU   ^suile)    —   ANATOMIE 
DU    RHOMBENCÉPHALE 

Avec  465  figures  dans  le  texte  dont  180  en  couleurs 

Dr.  JEAN  PELAGE 


PARIS 

.7        R  U  E  F  F ,      I<:  D  1  T  E  U  R 

100.    ItOULEVAlU)   S  VINT-r.KUM  \I\.    !()(> 


1901 

Tous  droits  ri'sprvés. 


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.9^34 
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ANATO.MIK 


in:  s 


CKNTIIKS   M:|{\  KUX 


DKl  XIK.MI-:    l'AiniK 


(Suite) 


CHAPITRE  VI 


FIBRES  i)K  l'iio.iKcnoN  DE  L'ÉcoiicE  (:éi;ébi;ale 


On  (l('>sii;ii(>  sous  le  nom  de  fibres  de  projection  de  IVcorce  cérél^rale 
l'iMisiMnhle  (les  libres  (|ui,  prcMianl  leur  oriuine  dans  les  celkdes  de  la  cor- 
tiealilé  cérébrale,  relienl  celle  dernière  aux  dillérenls  segments  du  névraxe. 

Elles  compicnncnt,  comme  Técorce  cérébrale  elle-même,  deux  grands 
systèmes  :  \o  sf/sli'nie  du  manteau  ct''i'i'hral  ci  la  système  du  r/iinencéphale. 

Le  si/sirtiu'  du  niant f'du  cvri'hraJ  envoie  ses  fi()res  de  projection  dans  la 
(dpsnlr  inl'-DK'  et  atteint  son  [)lus  luiut  degré  de  développement  chez 
l'homme.  11  relie  le  manteau  cérébral  aux  ganglions  infracorticaux,  au 
rh(uiibencé[)liale  et  à  la  moelle  épinière,  et  représente  dans  son  ensemble 
un  vaste  cône  dont  la  base  correspond  à  la  coi'ticalilé  cérélu'ale  et  le  som- 
met à  rextri'-mité  inlV'rieui'e  de  la  moelle  épinière  (Fig.  1). 

Le  si/strnw  du  rhincni  r/dnih-  unit  Técorce  du  rhinencéphale  aux  for- 
mations des  cerveaux  antérieur,  intermédiaire  et  moyen.  Peu  développé 
chez  l'homme,  il  atteint  son  j)liis  liant  degré  de  développement  chez  les 
mammifères  macrosmatiques;  il  constitue  les  radiations  olfactives  et  le  tri- 
ipnu-  crri'hrtil  et  n'envoie  que  très  peu  Je  fibres  dans  la  capsule  interne. 

La  capsule  interne  représente  donc  une  formation  propre  au  manteau 
cérébral.  Dans  la  série  des  vertébrés,  elle  n'apparaît  qu'avec  ce  dernier. 
Llle  fait  défaut  non  seulement  chez  les  poissons  où  l'écorce  cérébrale  se 
réduit  à  une  mince  couche  épithéliale.  mais  encore  chez  les  reptiles  et  les 
batraciens  où  cette  écorce,  exclusivement  représentée  par  le  rhinencéphale 

TOME    II.  i 


Le  manteau  c('Té- 
liral  envoie  SCS  fibres 
lie  projection  dans 
la  capsule  interne. 


Le  rhinencéphale 
envoie  les  siennes 
dans  les  radiations 
olfactives,  et  le  tri- 
cone  cérébral. 


La  capsule  interne 
n'existe  que  chez  le< 
vertébrés  pourvus 
d'un  manteau  céré- 
bral. 


ANATOMIE    DES    CENTRES    .NERVEUX. 


Les  fibres  de  pro- 
jection du  manteau 
cérébral  sont  «les  fi- 
))res  corticifuges. 


I.piu's     aractôres 
communs. 


Leur  trajet. 


(fascia  dentala,  corne  d'Ammon,  subiculum),  donne  naissance  à  un  groupe 
de  fibres  qui  esl  riiomologue  du  trigone  cérébral. 

I.    _   SYSTEM K   DES  FIBRES   DE   PROJECTION    DU    MANTEAU   CÉRÉBRAL. 
NEIRONES  CORTICAUX  DE  PROJECTION 

Les   fibres  de   projection  du  man- 
teau  cérébral    sont  des  fibres  cortici- 
fuges. Elles  pré- 
sentent   comme 
caractères   com- 
muns    :    1°     de 
prendre  leur  ori- 
ine  dans  les  cel- 
lules   pyramida- 
^  'andes     et 
moyennes       et 
dans       quelques 
ceikdes       poly- 
morphes  de  Ué- 
corce  cérébrale; 
'1°  de  dégénérer 
(le   haut    en  bas 
(h'fji'nércscpiice 
corlicifiKjc)  à  la 
suite  de  lésions 
corticales     ou 
sous  -  corticales, 
patliologiquesou 
expérimentales. 
I*]lles     passent 
par  lecenl  reovale 
et  la  cai)sule  in- 
terne i  Fig'.l'l.dit'- 
l'éranl    les    unes 
par 


'ii;.  1.  —  ScluMiia   (lu   syslî'ine    des  libres 
(le  |ii()ic(nion  (lu  nianlcau  ci'iél)!  al. 


rorps  .•all,.ux.  -  (7.,  rc.rps     J^g      autres 
(l(!  Litys.  —  (iii,    si'iiiiiciil    itosténeiir;   iisL 

s('f;inciit  soiis-lenticulaiiv  de  la  capsiili'  Icur  lougueur  et 
ititonic.  —  Cl\,  coLiroiiiic  raydiinantc.  —  jj^m-s;  noillls  de 
l'l'!/c.     faisceau      pyramidal     ei'disc:    Fl'i/t/.  .        . 

aiseeaii  pyrainidaf  ilircet ;  /'/'///«.  libres  i)y-    tcrmiliaisoil  :  UU 
raiiiidalrs  iiDiiiolaUTalcs. —  Lu,  loeus  nif^'e 

—  V,   nnyau  caiidc.  —   .V/,;,  Iroisièiiie  si\i, 
iiiciit  du  noyau    Icnlicidaire. —  \j>,   noyaux     bl'C    S   ari'eleul 

iiti(nies.  —  .\7{,  noyau  rouge.  —  0/,  olive    d-nm 
bulbaire.  —  Po,   prolubi-rance.  —  /'//    pyra- 
mide auléricure  du  bulbe.  —  77/.  IJi.ilanins.    glious      (l(>s    cer- 

—  17',  voie  pédoueulaire. 


très  t;rand  nom- 


les 


uau- 


veaux     intermé- 
diaire et  moyen 

qui  limilciil    la   capsule   interne,  en  parliculicr  dans 


I  ii!iii>   hi;   l' uni  lie  ii(»N    hi':   i.'iicitiu.i:  <;i:i(i;i;i;  \i.i:.  3 

la  coiirlir   M|i|i(jiii'.  |i-s  ciiipN  m'iioiiilir--^.  le-.    I  11  liiTcii  1rs  (|  iiail  n  |  il  riH-a  n  \  ,  le 

li(»\aii    iiiii-c   lie  Slilliiii;.   h!llrs   |»(MI\(MiI    l'-lrc    (li'siuiKM's   sons   \i'^    iiuiiis  de»       i,our  longueur  et 
,,'  /     /         •  // •  ,•  /     •  Il  '""■"  points  <lo  tcr- 

finrrs    i  fir/ira  -//ia/t///ii(/urs ,    ini'l  no-f/flioldllri-s  ^   (nrl  l(  n-i'Unil<iur^^    cK;.    Los    i„i„aiHoii't  variaMe», 

anhfs  (ilin'>^.  |t(iiirsiiivaiil  leur  Irajd  ilcscciMlaiil.  a|>|)ai-aiss(Mil  à  rcxirricur 
(le  I  Vii(i-|ilial('  au-dcssoiis  de  la  liandclcl  le  o|di(|uo;  (dics  coiisliliU'iil  la 
mie  iH'iIttnnihiii'f'  iVI*i,  ()ccii|kmiI  \r  /)/<■>/  <li(  itédonculc  (■('•rrhrnl,  ahordcnl 
cMsiiilo  lo  rli(imI>(Mi('(''|dial('.  piMiMicnl dans  l'rtii^c  anli'i-icni- de  la  prolu- 
Itôranco.  s'iMudicN  rlrcnl  aNcc  les  lihros  transversales  du  pr'ildnculo  céré- 
li(dItMi\  nio\rn,  |)iiis  rornicnl  \\\  in/rdini^li'  antrririirr.  ilii  hii/hr.  Parmi  les 
liliics  de  la  Noie  jiedonculaire,  les  unes  s'ari'èlenl  dans  \{\  locns  iii(jer  \jXV) 
et  la  suh^fancr  i/risc  ilo  Vrlinfo  (tnli'-r'icur  de  la  itrohilK'rancj'  (Npi  {/ihrfs 
cortico  - pro/uhri-diificllrs ,  ;  les  autres  se  reiidnil  dans  les  noyaux  des  nerfs 
moteurs  crâniens  /ihrcs  ccrrhralcs  des  nerfs  iiuiteurs  crâniens)  et  repr*'- 
s(>ntent  le^  neurones  eenfrnu.r,  corticaux  de  ces  nerfs.  (Juant  aux  fibres  de 
la  pyramide  antérieure  du  huJlic  {fibres  pi/ramidales^  faisceau  pyramidal), 
(dl(>s  s'(Mitre-croisent  incomplètement  au  niveau  du  collet  du  bulbe  avec 
celles  du  côli'  opposé,  puis  pénètrent  dans  la  moelle  épinièrc  et  se  terminent 
dans  toute  la  hauteur  de  sa  colonne  ^risc  [fihres  cortico-médnllaires)]  les 
libres  les  plus  tontines  atteignant  l'extrémité  supéi-ieure  du  liluni  termi- 
nale (Dejei'ine  et  Thomas  . 

Par  son  trajet,  le  système  des  fibres  de  projection  du  manteau  cérébral 
appai'tient  donc  aux  dill'érents  seumenls  du  névraxe  ([uil  traverse  :  cer- 
V(\inx  antéi'ieur,  intermédiaire,  moyen,  rhombencépliale,  moelle  ('"pinière. 

Dans  ce  chapitre,  nous  ne  nous  occuperons  que  de  la  partie  supé- 
rieure de  ce  trajet,  de  celle  qui  appartient  aux  cerveaux  antérieur,  inter- 
médiaire (^t  moyen,  et  qui  s'étend  de  la  corticalité  cérébrale  au  bord 
supéi'ieur  de  la  protubérance.  Nous  renvoyons  à  la  troisième  partie  de  cet 
ouvrage  tout  ce  qui  concerne  le  trajet,  la  terminaison  et  les  connexions 
de  la  voie  pédonculaire  dans  le  rhombencéphale  et  la  moelle  épinière. 

I.      TKA.JET       DKS      riHliKS       DE      PROJECTION       DANS      LES      CERVEAUX       AN- 
TÉRIEUR,    INTKUMÉDIAlUi:     ET     MOVEN.     CENTRE     OVALE,     CAPSULE 

INTERNE,      PIED     DU     PÉDONCULE     CÉRÉIîRAL. 

A.    CENTRE    OVALE 

A  leur  origine,  les  fibres  de  projection  du  manteau  cérébral  concourent,  Enchevêtrement 
avec  les  fibres  calleuses,  les  fibres  d'asst)ciation  et  les  fibres  corticipètes  ]ec^,ion  avec  lis  libres 
ou  terminales,  à  la  formalioii  du  rentre  ovale  de  Vicussens.  Dans  la  partie   'l'association,  les  ii- 

'  lires  calleuses  et  le? 

e.ilernr  de  ic  crnlrc  orale,   partie  ([lie   iKHis  (b'-sitiiierons  s<uis    le  nom  de    liln-es     terminales 

substance  blanche  non  différenciée  de  Thémisphère  cérébral,   ,iu"cc!urT'o'%air'^de 
elles  s'entre-croisiMit  à  angle  droit  avec  les  longs  el  courts  faisceaux  d'asso-  "^'«"ss^^'i^- 
dation,   à  angle  aigu  avec  les  radiations  calleuses  et  s'irradient  suivant 
un   plan  oblique  de  l'hémisphère,  tandis  que  les  fibres  calleuses  s'irra- 
dient suivant  le  plan  vertico-transversal.  (Voy.  Tome  l''",  p.  787.) 


ANATOMIl-:    DES    CENTRES    .NEKVEUX. 


Concentration  des         A  la  partir  iTitOTie  dii  ccutre  ovalc ,  les  fibres  de  projection  se  coudent, 

en  lin  faisceau  com- 

loilV     r>ll     M  11 Y     l<'Mj„, 


o  projec  ion  ^f,^ç^J^J^^  pai'fois  unc  Hiince  branche  collatérale  destinée   au   corps  cal- 
pact  .ians  la  partie   [gy^  q^  j^^^  louffs  faisccaux  d'associatiou  avoisinants;  elles  se  réunissent 

interne     du     centre  '^ 


ovale. 


ensuite  en  un  faisceau  compact,  que  nous  désignerons  sous  le  nom  de 
faisceau  compact  de  la  couronne  rayonnante  (CR)et  qui  décrit  une 
courbe  à  concavité  interne  autour  de  l'angle  externe  du  ventricule  latéral, 
puis  s'étrangle  légèrement  [pied  de  la  couronne  rai/onnante]  (pCR)  avant 
de  se  continuer  avec  la  capsule  interne.  Une  ligne  oblique  en  Ijas  et  en 
dehors  qui  unit  le  bord  externe  du  noyau  caudé  au  bord  supérieur  du 
putamen  représente  la  limite  fictive  qui  sépare  la  capsule  interne  de  la 
couronne  ravonnante. 


CRfs) 


CR(p) 


CR(^ 


CR(aj 


FiG.  2.  —  Face  externe  de  la  couronne  rayonnante,  d"après  une  [uéparation 

par  dissocial  ion. 

CR[a)    segment   anlrricur;    CWx)   segnicnt  supérieur;  CR.j^   sopiiiont  postérieur;   Cli.i] 
sefiinent  inrérieiir  île  l.i  couronne  rayonnante. 


Dans    lo    centre  Lcs  fibros  dc  proiectiou  lu'  couvcrgont  donc  pas  radialenuMit  vers  la 

ovalo    les    fit>res    do  „        i       •     i  •>     i  •>  i  <•     •        i'  i  i       i  i  r        •        •  <  i 

projection  atrcctcnt  capsulc  mtcmc,  a  la  manière  des  epis  dune  gerbe  de  ble,  ainsi  qu  on  le 
un  irajoi  cotid('!.        y^^j^  fijrm<(^  daus  nombpc  de   traités,  mais  afTecIt'iil  un  trajet  distinct  dans 
la  ])arlio  externe  et  dans  la  partie  interne  du  centre  ovale,  dette  disposi- 
tion est  facile  à  constater  lorsqu'on  (wamiue  des  séries  de  coupes  vertico- 
traiisversales   juacroscopiqiies   de  cei'veaux  durcis    daus  les  bichromates 
alcalins,  Icdles   que  les   séries  des  ligures  2-1!)  à  :2.')t  (\.  l'"',  p.  4^^1)-'iG7), 
elles  coupes  horizontales  et  vertico-lransversales  microscopiques,  colorées 
suivant  les  méthodes  dc  Weigert  ou  de  Pal  (Fig.  281  à  280  et  295,  T.  P'', 
]).  .")ï>8  à  :;i8  et  :}6Î)). 
Aspect  du  faisceau         (Jousidéfé  daus  SOU  euseuible  (Fig.  2),  après  dissociation  de  cerveaux 
romiT'   rayonnan't'o   duTcis  daus  l'alcool,  Ic  l'ormol   OU   Ics  bichromates   alcalins,  le  faisceau 
ai.r^s  dissociation,      couipact  (Ic  fil  couronuc  rayonuanlc  se  i)rés(Mil(>  sous  l'aspect  d'un  éven- 


riltKKS    Iti:    l'IKUI'CTlON    Iti:    I.'IICOIICK    cmiikiuj  a  I.K.  5 

lail  l;ir:;rin('iil  (lt'|tl('\  i' di'iil  les  /(/i/nns  [^///t///  de  llciT,  cdiix cr^ciil  vci's  l;i 
<;rim(l(*  circoMlV'rfiicc  du  iioyjni  Iriiliriiliiirr.  Seule,  l,-i  |i;ii(i('  ;inléio-iiile- 
rieure  du  |iiil;iiuen .  ^il  ui'e  eu  :i\;iul  du  |)ed(iu('uli'  du  |iul;iuieii.  n;in«-<'|(; 
Jiucuu  i';i|>|»itil  ;i\('c  l:i  cnui'OUUe  liivouunule.  Idie  cnircsixtiul,  eu  ellel,  n 
l;i  lii-^iou  du  |)ul;MMen  iiNce  hi  h.ise  du  eeiNeaii  auh'i'ieur,  eu  parliriilicr 
a\ec  le  unxau  ain\  ;;(lal  ieii  el  la  sultsiauce  perlorr'c  anl('rieur('(V()y.  coupo 
sa-illale.   l'i-;-.  iJSll. 

Au  |)oiul  de  vue  de  l'oiM^inc»,  de  la  dircM^lioii,  de  la  lonj^MU'ur  dfî  ses  sa  division  m 
Iihres, ainsi  (|ue  de  leurs  coniiexinns  avec  la  capsule  inlerne,  on  peiil  divi- 
ser la  ((luroiiiie  lavouiianle  eu  (piaire  sejjjnieiils  doiil  l'un  ('■>{  aii/rrlfi/r,  lo 
second  tuinjcn  ou  suprriein\  le  Iroisièiue  poslrrinir,  le  ((ualrièine /;//c/vV'?y/*. 
(\'s  (juaire  se^nuMits  soni  (mi  conlinuih''  directe  les  nns  avec  l(;s  autres. 
Ils  (l('cri\(Mil    Ions  une  coiirhe   autour  de  l'angle  externe  du   ventricule      La  couHic -léchte 

I  ,  ,  I  '  I        i  4    •  v  1  1       l'^""    '='"'     segments 

latéral  ou    de  ses  cornes,  et  presenteni   un  certain   nombre   de   rapports   autour    .ic    langie 
ciunuiiin^  1  Vvj^.  .'{,7,  10).  Leur  lace  interne  recouvre  les  fibres  calleuses  et  le  <^''J'='""c  «lu  vcntn- 

~       '  '  culc  latéral. 

faisceau  occipilo-IVonlal  (|ui  le  séparent  de  l'ependynie  ventriculaire.  Leur 
l'ace  exierue  est  r(>couv(>rle  j)ar  la  substance  blanche  non  diiïércnciée  du 
centre  ovale,  beaucouj)  plus  ('«paisse  chez  l'adulte  ({ue  che/  renlanl;  chez 
celui-ci  le  faisceau  comi)acl  de  la  couronne  rayonnante  louche  pi-es(jue 
le  fond  des  sillons  principaux,  tandis  (|u"il  eu  est  séparé  chez  l'adulte  par 
une  dislance  toujours  très  appréciable;  il  s'ensuit  que  les  lésions  patho- 
logiques destructives  de  la  corlicalité  cérébrale  intéresseront  toujours  i-curs  rapports 
chez  l'enfant  le  faisceau  compact  de  la  couronne  rayonnante,  tandis  '^°™'"""^' 
qu'elles  peuvent  le  respecter  chez  l'adulte.  Au  niveau  du  yy/Vv/  de  la  cou- 
ronne raiiounmito,  chacun  des  segments  est  recouvert  par  le  faisceau  ar- 
qué ou  longitudinal  supérieur  et  croisé  par  quelques  libres  du  faisceau 
occipito-frontal  (Fig.  4,  rOF)etparles  radiations  calleuses  qui  convergent 
vers  l'angle  externe  du  ventricule  lal(''ral. 

1.  Segment  antérieur  de  la  couronne  rayonnante.  — (CR  (a),  Fig.  2,  3,  son  origine. 
4.o,(),  13,  14,  loi.  Le  segment  antérieur  de  la  couronne  rayonnante  est  tri- 
butaire du  lobe  frontal  (places  externe,  interne,  orbilaire,  extrémité  frontale^. 
Grâce  à  la  corne  frontale  et  au  faisceau  occipito-frontal  qui  la  double  en 
avant,  les  fibres  de  ce  segment  sont  beaucoup  plus  longues  que  celles  du 
segment  moyen,  mais  elles  n'atteignent  pas  les  dimensions  des  fibres  des 
segments  postérieur  (>t  inférieur.  Les  libres  inférieures  se  dirigent  obli-  sa  direction sagit- 
quenient  en  liaul  et  en  arrière,  les  moyennes  horizontalement  d'avant  en 
arrière».  Les  suivantes  sont  obliques  en  bas  et  en  arrière  et  deviennent 
d'autant  plus  verticales  qu'elles  se  rapprochent  davantage  du  segment 
moyen  (Voy.  Fig.  2  et  6). 

Sur  les  coupes  horizontales  microscopiques  de  l'hémisphère  cérébral      son  aspect  sur  les 
(Fig.    3,    13   et    14)  traitées  par  les  méthodes  de  Weigert  ou  de  Pal,  le   '""ix^^ horizontales. 
segment  antérieur  de  la  couronne  rayonnante  constitue  un  faisceau  volu- 
mineux, dont   les    fibres    se   disposent   en  deux   couches  parallèles.    La 
<:ouchr   externe,   la    plus    iiuporlante   et    la    j)lus   épaisse,   est   formée  de 


A.NATOMIK    DES    CENTRES    NERVEUX. 


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FiG.  3.  —  Sci,'iiicnL  uiiliTiciii'  de  l.i  couroaiu;  rayonnante,  srynicnis  anliîrieur  et  posté- 
rienr  de  la  capsule  inlernc.  —  Coupe  liorizonlale  intéressant  1rs  deux  tiers  anté- 
rieurs de  riiémisplièie  droit  et  sectionnant  la  région  tlialanii(iue  de  la  capsule 
interne  et  le  trou  de  Monro.  Méthode  de  Wcigert.  —  (JVoy.  desciiptiou  [de  cette 
coupe  T.  r%  Fig.  29:i,  i).  liTO.) 

AM,  ravant-niur.  —  (-<-'if/)<  genou  du  curiis  cillcux.  —  <'c{r:.  Itcc  du  corps  cjdloux  (ros- 
trum).  —  Cp,  capsido  externe.  — ^Ci a,  svfuncnl  antérieur  de  la  capsule  inlernc.  —  (^/(.7),  genou 
(le  la  capsule  interne.  —  Cinr/,  cinf,'uiuin.  —  r/;;,  se^nnent  postérieur  de  la  capsule  interne. 

—  cjn,  sillon  calloso-inarf,Mnal.  —  ('li,  couronne  rayonnante.  —  Fu  ]'\,  l'\.  i>reniière,  deuxième 
et  troisième  circonvolutions  ri'ontalcs.  —  /'i,  /i.  i)renner  et  deuxième  sillons  IVontaux.  —  FU, 
fais('eau  lon^nludinal  inférieur.  —  /,  Sillon  de  l'iusula.  — lii.Ip.  circouv(dutions  antérieure  et 
postérieure  de  l'iiisida.  —  L,,  premién;  circonvolution  lind)iipu'.  — le.  lame  cornée.  —  Lnie, 
lame  médullaire  externe  du  llialamus. —  //»e.  lame  médullaire  externe  du  noyau  lenticulaire. 

—  Lmi.  lame  médullaire  interne  du  tlialaums.  —  v)Fu  face  interne  de  la  première  circouvo- 
lulion  froiilale.  — AV/.AV,  Si.  noyaux  anhiieui-,  exierne  et  interne  <lu  tlialanms.  —  A'C,  tète 


Kiiiiii;>   \)\:  i' iiii.1 1,1.  lin  >   i»i,  I,  i.con*',  K  (;i;iti  '" 


■IlilUMl       M  .i,M    Ml".  1'/"     ..      ■■!■' 

lie  aiilrrii'iir  ilu  lh.•ll.lnllI^.  — 

;;     ...     .,,,■,.  .1..    I!,,l.,i,,l,, 

inist'|W'i)(lyinMJn'.  -••  Si,  sc|i(iiiii 

.njiilidii  Iciiipii    11.  ---  77i,  cuurlic 

ilcuriiii  lii^'ono.  —  tth,  lii'iiia  (lialaiiii.  i'hii  de  Virq 

ou  [:iil|;i:;i'i\ 

-ses  liluf.Nii  luyoliiu'.  lorlcnu'Ml  colurci'.s  j);ii'  1  li(jimii"\\  Jun;  et  (ii^jM.sri"- 
i.scicul(^-  ,,n,liilrii\  l'IIi-  prosoiilc  lin  aii},Mc'  IrgôiMMiiciil  suillanl,  à  la 
.  ,!,.  (•]);;  •irt'onvoIuUons  IVoiilalcs  <iui  la  liniiionl  cl 

coulinuo  iiisciisibUMiiiMil  vn   dedans  av(>c  la  cniiclie  interne.  Celle-ci  con- 


Cia 


\\h 


'•al  .■lalérieiii- (lo  la  indioiiDr  r;iyuiiii;ih..  ,     ..,  , ■'Ucljoa 

l'iiisciTiii  occiitilo-IVoiiiiil  MIS  sur  une  r.oupf  liori/<u  ni  par 

:i.ii,iiiii(|iii'  Mi|M'i'ii'Ui'i' tir  1,1  t;;nisul(j  iiilcnio  (ilijlail  do  l;i  Iil;.  j  i;.  Méthode 

;i\.  —  rCr,  llailiritions  du  <'<)r|):s  calleux.  —  C/V<,  serment-  ■  '  ■  la  rap- 

-'.7{,  piod  ihi  scf^mcnl.  anlrTii'ur  on  frontal  de  la  couronn  \\\f:  <;'•- 

-  -.i.,:;iU:ilis  interno  \fSrfi]  et  externe  (/>','/'')• — O/*', faisoejui  occipitn 

::o  de  la  snb>taueo  irrise  soiKs-épemlyniaire  (S,7e),  se  con<-.enlranl  à  ! 

I  •  la  eonninni'   ravDnnaiiliî  en   nn  l'aiseeau  coni|doxe   nmliMiant    i  -  IiIh'"^ 

'i-lVontaies  l'I  des  libres  de  ijrrtjeelion  (/'/•+0F),  et  eonsliluant  endr  res  cal- 

■  u-r-.un  l'aiseeau  lioriznntal  dont  les  (ibrcs  traversent  le  pieil  di-  la  com  'im.  i  lyonnanfc 

•t  sirradit-nt  \i()l'\  dans  la  capsule  oxforue.  —  A'Lj,  Putanicn.  —  A'C,  unyan  caudé.  —  Yl 


iil  des  lihren  jilus  pàl(Ks,  plus  lines.  frroupces  en  iascicnles  1res  lâches, 

1  ,  /i;rrr'Mv>,icc  de  coloration  entre  ces  deux  couches  tient  peut-être  moins 

i  ;  qu'à  la  moindre   ahondaneo  <lo  ces  fibres  (Fig-.  k>.   La  dis- 

I  nelion  en  couches  externe  et  iiitiM'ne  nette  si  i- 

t-transversali.'S  qui  passent  eu  avanl   cl  .m  niveau  du  l^cimmi  du  <  orps 


ANATOMIK    |»i:S    CKNÏIlliS    NKRVKltX. 


<all(Mix  (Fifi'.  >')j;  «'H  iinicrt'  du  j^cimju,  un  ni  venu  du  pied  de  la  coiirtîniie 
rav»>unanlo,  los  deux  couches  so  lusionnciil  cm  iidc  couche  unique  oblique 
en    has  el    eu  dedans,  qui   se    eonliuue    uvee,  h-,  Hvqmrnt.  antêrivui'  de  ta 


E 


k 


ml,  ^ 


Ce , 

r  111     ^. 


nVF 


K 


RGiiie 


't:. 


Le  s{;f;iuonl.  anlérii'ur  do  l;i  couronne  inyoïuumlc  cL  .ses  dcuv  ci'iiclws  siii,'il- 
I  i'  MHsuruiie  coupe  veilico-traa.sversale  du  la  région  du  genou  du  corps  calleux. 
Melliodi!  do  \Vcii,'ert  (voy.  description  île  cette  coupe  T.  I'"',  Fig.  280,  p.  5-2j). 

Ce.  coi'iis  call(Mix.  —  Cjh.c/,  Cin;/',  <'in{,'ijlLiiii.  —  nn,  silluii  cnlloso-niarfîinal.  —  Clti  couronne 
r.iyoniiiiilc.  —  /''l'/'j,  /''a,  |)reiiiicre,  ileuxicini;  ol  truisicmo  clironvolution-î  frontales.  — 
/i,  /:■,  /j,  pn-mlêr,  ilciixii^nic  cl  Iroisicine  sillcms  fn>rit.iiix.  —  /\,  «in.ilriomr  silliin  frontal  ou 
sillfiii  oUaclif.  —  /"ï,  incisiirc  dn  liinixiriiic  sillnn  IVdnIal.  —  Ai,  prciiiirrc  .•iri'unvolulion  lim- 
liiqiic.  —  vif''i,  fai'c  intei'uc  do  la  première  rirconvoiutinu  frontale.  —  0I'\  faisceau  occipito- 
fronlal.  —  oF,,  partie  orbitairo  do  la  première  circonvolution  frontale.  —  oFi  [Gr],  partie 
mbitairo  de  la  proniière  i-irconvolutinn  fronlide  («ryrus  reclus).  —  «Fa,  partie  orbitairo  de  la 
Irdi^iènio  cireonvolulinu  frontale.  —  /i'('c,  radinlions  du  rorps  cnlleux.  —  %p.  %''',  su! 
urisc  si>u-;-cpondyni.'iire.  —  /ce.  /(•(•'.  tii'iiia  focla.  —  1'/,  corne  frontale  du  ventriruli- 


cdpsïtlc  iiUcnu'  i^Cia).  J*ar  analogie  avee  co  qui  se  passe  dans  le  lobe 
lemporo-occipilal,  ou  iioiiirail  dési^^ner  tu's  deux  couehes  sous  les  noms 
di'  roiichr  sni/itinlr  'inivruc.  (ISj^i)  el  d<'  roticlw  siKj'itlnlc  t\cfn'nr  (f^g«')  tlu 
hihr  fronidl  (l'ig.  \'\. 

Sur  les  eoui»('->   niifriiscdniiines   rcrf/i'D-l rfnisrt'rs/ilt's,   le  seumcnl    ant6- 


I  ii;i\i;s  uii  i»iiOJi:<;Ti(iN  \)V  ].'^:rA)\\cK  cKUKimAu;.  o 

iir  (Ir  la  ronronne  rayonnnnio  se  jn-rscnlc  sous  raHjiocl  d'une  (•on(;li(! 
idi'i',  (lonl  l'iini;!!'  saillani  cori'ospoinl  à  la  partie  orhilairc  «le  la  prcniièrc; 
convolulion  Cnnilalo  (oF,),  (Fi^.  :>  cl  Fig.  27!>,  p.  "122,  T.  !''•);  son  sc^- 
ul  inlcrno.  niinre  ol  conrl,  lapissc  le  l'onil  (In  sillon  olfaeliFfl'i)  el  se  ler- 
nc  à  l:t  l);i-^e  du  ^^ynis  reclus  loi'",  !(lr|),  (jui  lui  envoie  de  nombreuses 
ns  ;  nu  <.-inent  externe,  pins  lonj;  el  j)lus  épais,  se  porte  en  haut  d 
didiois,  j'orrespond  aux  faces  orldlaii-e  etexiernode  hi  IroisienK!  eireon- 
Inlion  IVonlale  (l\,)  el  s'arnMe  assez,  lnns(|uenieni  un  niveau  de  lu  jjarlie 
rieu?('  de  celle  nn'nie  eir-eonvolnlion.  J.o  faisceau  compact  de  la  cou- 
ine rayonuanl(^  esl  snrnn)nté  ii  ce  niveau  par  les  fibres  do  projection  de 


OF.Pr 


CHiA> 


\-  (y) 


•  i.  —  Lfâ  tlilli'i.iils  sc^iiiciils  (li<  la  fiiiiiiiiiiii-  l'iiynmianli:  l'I    leurs  (•niiiii'xinns  avec 
I'      <u'iiii'iils  r.orrcsjii'iiilaiiK  ili-  la.  i  apsiilc  iiiloiiii'  ^l''il;ln'^!  si'lii'iiialitpin). 

^ '( ''  .  scLMiiirnl  iinlcrii'ii?-;  ('/((/).  sc^jtiiciil  inrr-riciir;  CH/i.  sc;rnioi)l  H'i^lcrii'Hi- •.('/{. s), 
•^tiHdl  siipriif'iir  de  la  coiiCDiiiif  rayniiuaiili'.  —  l'iii,  sc-^'iiiriil  anliTionr;  Cij',  scjrincnt 
]»jsl"  rinir;  f'irl.  ^t-yniont  nUro-lonliriiIairc;  t'ixl,  scj,'iiieril  sniis-leiiticiilairi'  tic  la  copsulo 
intonir.  —  C.VC.  coUuulus  on  liiberculo  du  noyau  caudr  saillani  dans  l>>paco  perfore 
•mh.Tieiir.  —  S'/jn,  subslanec  porruri'c  nnliTiiiirc  —  /V.l.iioyaii  aiiiy;,'dalioii.  Le  luiyaii  eaiidc 
esl  lointé  on  fjris. 

priMuir-re  circonvolulion  IVonlale  (h',)  Fig.  o),  seclionnées  pres(jiie  paral- 
lement  à  leur  axe  el  qui,  Iraversaiil  obliquement  la  siilislanee  blanche 
iii  diirércncice  du  centre  ovale,  m;  pi'uèlrenl  dans  la  coui'oniui  rayon- 
nlc  et  dans  la  ca[)snle  inleriU!  que  sur  des  plans  plus  postérieurs. 
Les  libres  des  couches  sagitlales  du  lobe  frontal   ne  se   nmdcnl   pas     ses  ni-res  se  r-.- 
iites  directement  dans  le  segment  antéi-icnr  de  ta  capsule  interne.  Un  r,!"tcincnt  Ta^rs   l'ê 
lit  nombi-e,  anpariennnl  siirlonl  à  la  couclie  sat;iltale  interne,  prennent   ^'■^''"'""    ant(5near 

'  '  _  _  '  *  ilolai  HpsaloinTcrnc, 

voie  du  faisceau  occipito-frontal  i  b^ii;.  i  et  G.  01*'  f  l'j*).  contournent  la  lèle   l'-s  autres  pn-imem 

noyan  canuc,  croisent  le  pied  de  la  couronne  rayonnante  et  entrent  occif.ito-irontai. 
ns  la  capsule  interne  sur  des  ])Ians  [)lns  supérieurs  et  ])lus  poslé- 
Mirs.  Le  faisceau  occipilo-IVontal,  comme  le  faisceau  longitudinal  infé- 
nir,  le  tapetnm,  etc.,  constitue  donc  un  faisceau  niixlP.  Il  contient  des 
)res  d'association  et  un  nombre  plus  ou  moins  considérable  de  fibres 
projection   qui   dégénèrent  toutes  deux  à  la  suite  de   lésions  pallioio- 


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lli>\.'lll   lolll.'"'    en  aill'li'  '!'■    Il    rirriiii\,,|iiliMri   ilil   i  fu  ipi.     >i i-   'i.- 

\s  (|i'M'ii|iliiiii  ili'  i-«'llt>  tiiiipi'  T.  1",  V'\'J.  '2Xi'i,  1».  :>'iH^. 

I  W.  nviiil  ii\iir.  —  'M,  rornr  irAnim 
'.  i'ii'»'oii\(iliili"ii    fntlrmiMiT.  —    ('/';/ 
I     ;     I     -((/-.  >c;.'iiH'til  |)f   '  l.i  l'.ipsirk-  iiilciiii;.        /./.',  mu 

i.'iilo  «)m  Ktiliii'dliiiii.  "ti\i>liiliiiM  rronliili'  risiciulnntr 

-  l'M,  f;n-'r.Mi  I.  iri.lli'sr  lie  Mcynrrl.  -•  /•'/'(»^  lilin^  > m.  m'      (-     i  ■ 

/,  Idisci'îiM  ili'    Tiirck   cl   M'^mi'lil,  siiiis-li'tilii\il;iiii"  i|c  l.i  i  .ipMili:  inh  nn'. 

i.iiM.    Mil    taiscouii   lit'    Tiii'i'lv.    vciuinl    <I(S    (IciiNirnui  et   Iroi' i ■  ■  ■ ' 

Ini.  I.s.         /■"/"/',,  pîM'Iio   liii    f.'ii-icMii   ilr  Turflc   vcniiiil    ilc    I;i    pn 

l,.|n  I.  .  •  •   //.  lihi'i'S  laii;;ciilMlli's.  —  /'///,  Iniscmiu  thnl.'imiquf!  «le   1 

1,1,  .       -      /(,    rircnlivnllllinii     ilf     ri|ip|inij|||||)<'.   —    /,    illSIlhl .  —  /.|,    |)IH'lli  '  l'i 

!,,.,>  '\i\\li\  ■■    Il       Iniiii'  ,  ..r  11,  (•    r|    (illfl'S    llll    I  il'llill  SCIII  i-l'il'ill  lll  ci  - .  -        /  ""•  i 

I     .lu  lli.'il.'iiui  l'iiiii:  inrtliillniir  iiilrnic  du  IIkiI.iim 

iii   /mUrici  iiiiii-;.  —  SC,  limir  dit   luiynii  rainlr 

Vc,   iioviMi  ivtcmo  dii  Ihfilaiiius.  —  .%/•'.  noyjiu  sfiiii-lDiiiuii;    ili-  I  Ini 

iirnio  du  lli.il.uiiii>.  —  .V/-1,  piiliimcii.  —  SU,  noy.-iii  rmij^v.  —  OF.  r;iisiT. 

ni.  -  Ojil'ii.  ii.iilic  parii'lali'  di'  Idporridi'  ndiiiidifpiL'.  —  "/,  sillnn  rcdliil'T.il 

■)if  ii.niimiiir  au  silldii  ridlalcrul  cl  an  Iroisiciiic  «illun  Iciiipnral.  —  /'.  pinl 

'ii'd.  —  /'('.  ciiniiividulion   paiiilalc  a<i'cnd.'irilc,  —   l'ai<\   |fdiul<'    • 

de  la  couronne  ruyiinninlc.  --  /'<.-•,  inilonculi'  icnlKdlinx  >u\< 
loroïdcs  dn  vcnlricnlc  laliial.  —  l'l</i,.  plexus  cliurnidi-:  du  h'ni- 
'(,  plexus  duiroïdfs  (II!  I.i  rurnc  s|du  iiiinlali'. —  pis,  sillon  pirrnian 
-icau  pyianiid  il.  —  /(.  scissure  {\c  liolnudo.  —  HC.  r.'idi.Mlinns  i 
>  .aiiN  lailiiid.iiro  dr  la  Iroisicuio  paire.  —  HT/i ^i'in\vrtî>Ti\r>  opiiqi 
,  -iMii-^  du  ciir[is  callcuv.   —  î<i/v,  suhsiancc  U'^Se   cenir.'ilc.  —  ^'■-  .  ■  ■    -■■ 

-rpi  iidyniauc.   —   ^!il'<>.  subslnncc  grise  île  lo    prolulicrancc  —  un  zon  ilc. 

.  ï'a.  '/'j. première,  deuxième  et  Iroisièmc  oln''onvolu(i(mR  leniporil '     luiMni.', 

uxicmc  sillons  temporaux.  —  Tap.  lapclum.  —  Ti/t,  loilo  clioroïilieimc.  — 
—  Tf/,  triiionc.  —  ï//y>.  [liiicr  postérieur  du  lri{.'one.  —   77/,  ci'U|ie  ..plicpie     ' 

nia   tlialarnii.  —  Tp,  circonvolution  lenipor.alc  jtrol'ondc.  —  /'.   rii-eiinvolnliou  du 
1.  tnii^iêuu'  \cnlriciile.  —  17,  veulrii'ulc  latéral.  —  //•,  zom-  rcliculée  ou  •.'lillni.'ce. 
—  //,   li.iiidelelic  oplii|Ui-.   --■  ///,  Irni^ienic   jiairc. 

qiM'S,  (li^slruflivc^  i\n  ImIic  IVonlal,  cti  ji.'irliculii'r  (h;  lésions  ilo.  s;i  poink'. 
10,  (le  l;i  Iroisiciuc  circom  olvilioii  (Vonlalo  ot  dv  riiporoiilc  l'olnndiqiic 
loriceaii  \V\v;.  \'M  d  liO.  |i.  1 17  ;  Voy.  iiiissi  cas  Schweigoffer. 

li-j.   I  Mi  ni   tl«,  |..  I ;{'.,. 

;t  cfrs  liilIi'iL'iils  cas,  l.i   /.oiio   lié^iiu'if'c   occupe   1(1   subsl.Mii'i'  J)l;iiicli('  non  dillc- 

'  de  la  réc'ilin,  le  r.iisccin  compact  d('  la  cniironiie  rayon naiito  (Cil),  le  l'aisceau 

'•-fiontal  iCiF)  et  le  corps  calloux  fCc  .  I,a  dé^^éïK'îri'sceiice  dn  faisceau  compact 

layojniaulc    in'iil    èlic   suivie  dans  lo  segment  antérieur  dtî  la  capsule 

•lie  (lu  laisceau  Micipilo-fronlal  (OFj  peut  Cire  suivie  en  parlio  —  libres 

lation  —    dans  la  sulislanc(.'   grise   suus-épcndymaire  (Sgo)  et  dans  la  capsule 

I  '■     'M    partie  —  libres  de    projection   —  dans  la  capsule  inlorn.">  (sc;;meut 

l't  partie  adjacente  du  segment  postf^rieuv  (Cip)  voy.  eu  particulier  cas 

L'ilir,   !■  ig.    I  10.  p.   n  II. 

Segment  moyen  ou  supérieur  de  la  couronne  rayonnante.  —  iCl\, 
,  Fig.  2,0,  7,  î.l,  J3,  19,  2'ïj.  Li's  filircs  du  seiinioul  inoyoti  (le];i  coii- 
rayonnanic  se  compoilent  coiiinic  roll(^s  du  si'giiioni  a/itôricur.  Mais 
ulii'ii  d'appavliMiir  au  plan  liorizoïilal  de  rJi(''misphère,oll('sapparlieniîent      sa  'hrcrA-.ou  rcr- 
u  plan  \erlif(»-lransveisal  ou  à  un  plan  ol)ii({iio  [t)us  uu  inoin.s  rapi)rocli<'    '   """■"'^"    '' " 
Il   idaii  vi'ilical.  Les  coupes  verlieo-lrajisversales  — qui  secliouueul  ce^ 
paralIMenu'iil  à  leur  axe  —  sont  donc  particuliè'renieul  l'avoraldes  à 
|éUide  de  ei'  sr;;mrnt  dans  le  eentri'  ovali». 

I  ..  -..miipiil   luoveii   (l<>   la  courouiH^-   rayoniianle  esl   liilmlaire  de  la     .-,i   oru-m^ 


jtail  U'  innycimc  <l<'  ril('MHS|i|iri'(',  cii  ji.i  ii  nu  1 1.  r  tp'^  <:i  i  ron  ■  mum  kjji-'  l'fjlaii- 
(li(|ii<'s  {l'.i.  I'm',  'If  l.t  pMitic  ;i(lj;i<'<'nl('  tirs  ciironvolnlioiis  piicirliilcs  t-X 
iidiiliilcs  lin  lohiilp  p;iiuc('nli'al  (l*ai'c)  (»t  de  la  parfic 

,    iiioyciHic  lie  l.i  pi'i'UiM'i  !■  (  iK'oiivolulion  liiiil)ii|U(<  (fi,),  il  (I^'cril  auloiir  ilo 
;   r.inj^lo  rxlcnx.'  «In  vciilricnN'  nn   ciocIh'I  analof-H.     i  <  (-lui   du  scf^im-nl 
anh'rii'ur  cf   onvoio  ses   lilncs   dans  le    sciiniriil  ,  /;•  ou  lentimlô- 

(>li(i(/i(0  (Ir  1(1  ((i/i^kIc  înlt'i'nr  iVx^.'])  ai  do  lîi  dans  le  pied  du  pf;'rloncu/e 
d'i'i'hrttl  \\o)-.  con[)o  sa^iltalc  \'\<^.  2S2). 

;i.  Segment  postérieur  de  la  couronne  rayonnante  pjIJTh.Fli, 

Fii;.  2,  I),  S.  î>,  10,  !.'{,  ii-,  l.'l,  i(Ji.  I.c  soumont  posl/'ijt.  lu de  la  rourftnno 
rayounanli'  sr  «'ornporh^  en  ^rando  parli(.!  coninif  lo  sof^nicnl   ant«'a-iour. 

rooiion  KîiKii-  (l(n\iint'  Ini,  il  <'sl  snilonl  l'urnit'i  do  lihrcs  à  dircrlioii  >a};iUalo,  mais  il 
-•'Il  disli!i;;uc  parla  lon-iuMii"  de  ses  lil)n's.  Dans  la  ((''^iou  du  carrolonr 
viMilricnlairc,  le  scj^nucnl  poslôricnr  do  Ja  cuuronno  rayonnanio  conslilue 
uno  cloison  voilicalc  (|ui  lon^c  la  paroi  oxlcnic  de  la  cavilô  vcnlrioulaii-e 

li-i  .  i  snrios  ol  so  i(''ll('M'liil  aiiloin'  (le  son  plaiH'kiT  (Imi;.  9).  r)an8  la  r('îgion  occipilalo 
i'I''if;..S),  il  l'oroM'  un  cùuc  crcnx  (|ni  cniIiolU-  l:i  cornc!  ocojj),ilalo  cl  qui  u'osl 
SL'paiM'  de  rt'-poiidymc  sculricnlairo  (\\n\  par  le  lapoluni  ol  los  forceps  major 
ol  niinor  du  oor[>s  calleux.  Ce  oorio  osl  d'une  çpaissour  1res  in<''p;alo  :  la 
scissure  oalearilu^  ^'\\  dépiinianl  rorloiuoiil  la  paroi  inlcrîu'  {{("  la  corne 
nfcipilalo,  |)our  produire  l'ori^ol  de  Morand,  reloulo  les  /ihros  de  projec- 
■  lion  le  lon^i,  de  la  vonle,  du  plancher  el  de  la  paroi  externe  de  la  cavité 
venirieulairc,  le  fond  de  la  scissure  calcarine  n'étant  tapissé  que  par  vme 
!  i"'s  uiiuce  coucIh»  de  libi'os  appiM'ciahle  seulement  au  microscope. 

Les  lihres  di'  ])rnjecli()U  (|iii  nlinu'nlenl  le  segmeut  postérieur  do  la 
couronne  rayoniuiul(\  proviennent  de  lu  j)ointo  et  des  faces  externe, 
interne  et  inférieui'c  du  lobe  occi[)ilal  (^cuneus  ((]).  lobules  lingual  (Lg)  et 
fusiforme  (Fus),  première  (0,1,  douxionie  (0.,)  el  troisième  ((lo)  circonvo- 
lutions occipitales^,  l'in  avant  viennent  se  joindre  les  libres  du  procun 
(Pr(i),  du  pli  combe  (Pc),  des  circonvolutions  pai'iélales  supérieure  iP,) 
et  inlerioure  (]',),  de  la  circonvolution  marginale  supérieure  (Gsm)  et  de 
la  partie  postérieure  des  Irois  circonvolutions  temporales  (T,,  T,,  T3). 

:;sposition  en  Los  tlbrcs  du  S(>gment  p(tsl(''rieur  de  la  couronn(>  l'ayonnante  se  dis- 

jiosonl  (Ml  doux  coiicli(>s  sagillidi^s  :  l'une  crlrnir,  forl(uuonl  colort^e  j)ar  la 
!;M|ne  lM''inaloxylini(|uo  jh'li  il'ig.  tS,  1)  et  lOij;  l'autre ////<?;v//' ilîTh),  jdus 
p;Ue  el  rouiar([uablo  par  la  linesse  de  ses  libres.  Nous  avons  étudié  dans  le 
lome  l'"',  page  7Cî»,  la  couclie  sagittale  externe  du  lobe  occipito-temporal 
sons  lo  nom  dv  falscrnit.  loDf/Uttdhtai  inférieur [VW],  el  avons  montré  qu'elle 
coulionl,  à  colé  d'nn  grand  m)mbre  de  libres  «l'associalion,  dos  libres  de 
projection  dosliiu''os  aux  ganglions  infra-corticaux.  Les  libres  de  la  couche 
sagittale  iutrmc  (HTIi)  apparlionnont  toutes,  j)ar  contre,  aux  libres  de  pro- 
jeelion. 

hiins    l;i    l'cgion  o(ri|>ilale  el  d;ins   la   p;irlie   posb-rieuro  <lu  cai'rt'four 
\  eiilriciilairo,  les   eonebtîs   ^auillales  exhuiie   el    inlerne  conslilin-nl  deux 


KIHKKS    DK    PIUUKCTION    liK    l.'Ki^OHCE    Ci;  III;  Il  U  A  1. 1:. 


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TiG.  8.  —  Lo  srgmcut  ixjsLéi'icur  di-  la  coiirt>niio  l'ayoïinanli'  l'I  si-s  ileux  conclios  «a^it- 
(alos  ox((!rno  ol.  inlorno  dans  la  réj^'ioii  urxipilalf.  (liiu|>c  v(Ml.ii'(i-lr.ni-;\.'rv:ili 
|ias>aiit,  par  1<;  pli  (oiu'ht;  ol  le  somiiii'l.  du  tiuicus.  Mi'Lliodr  di'   Wi'ii^ij  i 


C,  ouni'us.  — ■  l'.ji,  r |)iMidyiiiii  vi'iihii-Ml.iiii'.  —  l'bi.  faisi'iMii  li,i-al  iiitciTn»  mi  partii' 
infrro-intorno  lU-  la  l'oiitiio  sa^'illnlc  rxlorm"!  du  sc;^miMi|  pic^lciiciir  do  la  rnuronnc  ravun- 
n.intc. —  F//,  r.ii>cc.ui  loiii^itudin.il  iurrriounin  cnurlu' saudllalc  i'\lrnic  du  sf£;:uirul  itoshji'icur 
di'  la  cuuronm-  rayiiiinanlr.  —  /■'(».  fon-ips  major  liu  corpsi-aH'-ux.  -  /"'y/',  iai-rcau  iulÏTii'ur 
ou  iniiiur  i!u  ftirc.cp'^.  -•  Fus,  lohulc  riisiforuic.  -•  /'/),  silluu  inli'rp.iiirlal  ;  '//'.  s:r>  incisui-'--;. 
—  /.,'/,  It)liulc  liu^'ijul.  —  or,  Inisccau  ocripiln-l'idnlal.  —  al,  sijl.in  cnlLiliTal.  —  Or.  l'aisfijan 
(ic(;i|)i(.'il  MTliral.  —  ov.  orilicos  vascidain--;. —  /',,  /'...  |umiii''if  cl  di'iixii'rui'  firriinvidulioiis 
paii''l.'di's.  —  !'i\  pli  rniirlx'. —  /'/''.  pi.rcuiKMis. —  l{<'(\  i-adialiiuis  cdli-u-^i'-;.  — /i'77/.  radi-i- 
linii-,  lli;d:iiiiiipi('S.  —  S'</(;,  Sifi .  fn\\r\\v<  siij,dl  lalr^i  rvlcriio  (.'l  iultiair  ilil  -^ri^inciil  pD^liTi'ili' 
do  la  r.iiM'nuiH'  r  iviuinauli' ipii  IniiiNsciil  Irr^'il  df  Muriirid.  ■•  .v/rA.  siralutu  riilr.irimiiu.  - 
7'j,  7'i,  druxiiiiif  fl  Irui^iriiii'  nrriiiiV(iliiliiiii>  (ciuiiiirali's.  — /i,  /i.  prrinirr  cl  lioisii-UH  -il 
1mu>  fi.'iiipiir.iiis.  —  Tiip.  laix'liuii.  —  1,  nilutu  <!'•  \'ici[  il'A/vi'. 


A>AT(»MII':    DKS    C\ 


4 


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Go... 


Ci;t5îl> . 


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^'^     CA.  !  v..pi; 
Alv 


lu..  '.).  —  Le  M'^iiiriii  ji05l(hiuur  ili!  l;i  <;oaioim<;  iayiiiiiiaiil,L'  cl,  la  puilii^  posti'ricmv 
ilii  scitirient  supi'rieui-  de  la  couronno  rayoïinanlc  dans  la  région  du  carrefour  vc-n- 
li  irulairo,  an  voisiuagc  du  so^mcul  n'Irolfiilicnlairo  do  la  capsuli^  interne,  dup-- 
vcrlico-lransversalo  du  lolie  parii'd.al ,  scc.tionnanl  le  pilier  postérieur  du  Irigone,  le 
]>oiin-<'|f(  du  cni-iis  cnlleux  el  !;i  ]iailif  r'''i''''''i"  ■!■'  ''  .;'"îi"  'l"  'invin  ,  ni,],'  — 
M.'lh.Mle  df  \\rip;rt. 

.1/r.  alviMis. —  r.l,  rni-np  d'AnuMon.  —  (c.  corps  calleux. —  (c\>i>i\,  lioundct  du  lori- 
cailmix.  —  C'//,  cinviiivnliilinn  f-'odroniico.  —  Cukj,  cin^'iduin.  d.ins  la  réfrion  adjaccnti^ 
nu    Inmc  ilii   corps    c.ilii'iix.  —  ''"'//  ,/'\  ^fn  faisceau   p'i?t  ''n7.  soffincnf   rt-lri' 

IcnlicMlaiiv    de    la   iMpsiilf    iiilcnio.  —  Cl\,  se^'iiKnit  siipcri.  ■iironne  ray<)nninti\ 

—   th,  divcrticiilf   du    biiliicidimi.    —  l\-,    fasciola    cnicroa.    —   7"//,  iaisceau    loupiludinal 
inTcricur  ow    conclio   sni:i||;il<.  cNtcme   du  sepnieiif  poslcric-iir  île  la  rouronnc  rayonnante. 


l'IliriKS    KK    l'IinlIlCTloN    Kf;    I,  liCdi; 

>,  loliiilo  rn-iiTiiriiii'.  —  Hmn,  ^yriis   ^iiiirii-iimrjiinali'^.   —  /'.  ■■iirf.n\(>liili<in  île   I  liip- 
11. ■.  —  If),  silliii)  iiili'rpiirit'lal.  —  l.i.  prcMiii'-ni  (•ircunvdliiliiii  limil  in,      -  / //,  ,  lutin; 
.ii|ici(irii'lli'  (Ir;  la  rircnnviilnlioii  ilc  rjii|i|i(»riim|)('.  Ii\ 

'IIiiIi'imI.  —  l'i,  1'^,  |iiri)iiiri'  cl  ilriisirilio  riii(iii\ (ilm  '' 

Id'/i,  ntdiiilioMs  llial'iniiinii>s.   -     np,  sillmi   mmi>  |)/iri'l  ' 
iriiiii\<i|iiliuiis  lfiii|i(iriilc.««.  —  /,,  /i,  (h-iixiriiii;  et  lioisii  i, 
lin.   —  /i'..,   I.fiiiu  IriMii.   —  7'(/,  (uriiH  dir  IriKcnc  —  T;//),  jiili 
,  I  ,  cniTofom*  vciilriculaiiv. 

(•(•iiclics  nctlcnicnl.  ilislinclos,   lr;iV(MS(''('S  par  los   libres   calleuses  el.  ]("< 
1        (lu  riiisccmi  (i((i|)il(Hri'()nlal  (jiii  se  i'cimIcdI  (I.iîis  le  tapeliun.  Au  A' 
ilii  pied  (le  la  eoiiniime  niy(ii!iiari(<'  el  djins  l;i  |>arlie  atib^rieurc  un 
111-  \  eiiliieiilaire,  ecs  deiix  ('(Uielies  rusidiinenl  en  uik;  seule  (Fi  fç.  lOV 
l.r-,  (iJM'cs  de  proj(H'li()ii  de  la  couche  sugilUiIe  externe  hi'enchevôlrent  a\ 

!('  I;i  eonchi'  saf^illale  inlcrm»,  s'iiilléchissent  en  dedîins  et  en  avant, 

j^        .:L  enire  le  i)ulîini«'n  (NL,,)  et  la  queue  du  noyau  caudé   (NC/)  et  se 

Ctwilinuent    a\('c  le   segment,   rclritlcn/iculaiin   de  la   capsule   interne.    La 

ion  des  deux  couches  saii,'il laies  est  en  oulrc  coin[)l(''léo  par  jos  nom- 

•    ■^-:  lil)res  de  pntjecjinn  de  la  circojivoluliou  parirlalc   inféi'ieure  (P,) 

//s-  sai>rn~)wu'ti'niiilh,  il*^  |Gsnij)  et  de  hi  partie  posl(M-icure  des  cir- 

ivoliiliniis  leni[)(>rales  ,'!',,  T,,  T,)  qut  croisent,  sous  l'orme  de  gros  ias- 

iles    oiiduleux   fortement  colorés  par    la  laque  h<una!oxylinique,  les 

ches  sagittales   du  segment   postérieur    de    la   couronne  rayonnante, 

3  abordent  le  segment  rétrolcnticulaire  de  la  capsule   interne  iCirl). 

\.  Seqment  inférieur  de  la  couronne  rayonnante.  —  (Cl{(i)HTIi,  Fli.l'r 
:t,  Fig,  '2,  ('».  7,  W,  1:2,  iiO,  29.  30). —  Le  segment  inférieur  de  la  cou- 
ine rayonnante  apparlii'ul  au  hdjt^  temporal;  sa  limite  antérieure  est  con- 
uéo  par  la  fusion  du  lujyau  arnygdalien  (NA)  avec  la  (pieu<'  du  noyau 
idé 'NC').  Fil  ai'rif:!ro  il  s»' c(uiloud  si  bien  avec  le  segmeni  postérieur  di' 
'oujTjuiie  rayonnanlo  que  sa  délimitation  est  impossible  à  établira  ce 
rsui  '  l'ig.  f)\ 

(le  segment  est  tributaire  des  ))ai"lies  j)osléi'ieure,  moyenne  et  anté- 
iire  du  lobe  temporal,  en  j)articulier  des  trois  cii'convolutions  tempo- 
's  (T|,l\,  T.)  du  lotinle  rusiforme  (Fus)  et  de  la  circonvolution  de 
ip|i(>campe  K^  ALnis  il  reçoit  en  outre,  ainsi  que  le  montre  l'étudi^ 
'éni.i(i(pir  des  (b'gcuK'iesceuccs  secondaires,  do  nombj-euses  libres  de 
jectiun  du  bdie  occij)ilal  i^voy.  cas  Gourrière,  et  Bras,  Fig.  83,  «Si,  85 
't.'L  1».  112  et  120). 

Les  libres  du  segment  inférieur  de  la  couronne  rayonnante  conslituent 
dans  leur  ensemble  une  soitc  de  gouliière  qui  entoure  le  plancher  et  la 
paroi  externe  de  la  corne  sphénoïdale  (Vsph)  iFig.  7).  J'illes  fout  suite  aux 
couches  sagittales  extci-ne  cl  inlerne  du  lobe  occi[)ital,  alfectent  nne 
»lirection  sagittale  et  décrivent,  autour  de  l'extrémité  antérieure  de  la 
CMijie  spht'noïdale,  une  courbe  à  convexité  antérieure,  sensiblement  paral- 
IMe  à  «•elle  du  pob^  lciu|)oial  el  d'autant  plus  accentuée  qm^  les  libres 
sont  plus  antérieuies  el  plus  voisines  du  noyau  amygdaliiMi  (Fig.  2,  b.  Il, 
et   32).  Arrivées   au   voisinage  de   la  partie    recourbée  de    la  queue  du 


1,)  ANATO.MIM    l)i;S    CliNlIlKS    M:il\i;i   \. 

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FiG.  lu.  —  I.c  i^egmont  pnsiriiiur  (l(.'  la  coiiromu'  inyomianle,  ses  deux  couches  s.i-    - 
laïcs  cxlt-Ttiu  et  iiil.enio  uL  li'ur  coiUinualii'u  dans  le  scL'incnl  réirolontieulairo  il''  la 


iii;i;i,s   iti;   i'Hn.ii:(  i  i<>  n    m:   i.ij.owt.i:  (.i;iii;i;it  \  i.i': 


Clp^lllr    llili'lllc.    <',iill|>r    lldl  i/n|||a|r    i  II  I  l'I  l'ss.l  11  I    Ifs    (|r||X    lins   |)i)Sl  l'iicins   (Ir    ril'Mlli- 

s|)liri  I'  (Il  nil  il;iMs  la  I  l'^inii  tlialaiiiii|iii-  inoyi-iiiir  (■Isicliniinaiil  les  .sc^iiiciils  anl'-i  iciir 
|><)>lt'ricui'   ri    nUrnlcnliiMilaii  i 

(l(s,-|  llillnli    cil'    ffllr  CiilIlH'.    I. 


lie    la    caiisiili-   iiilrnir.  Mi'tliodi;   de  Wcigr-il.   (Voy. 
.  l'i^.  l'.f-l  I-.  lif.i.) 


\M,  avaiit-iiuir.  - 
suie  cNlcrnc.  —  ('('■> 


-  (',  (■linrii-..  -  r.J,  cnrilc  irAlIlIlliill.  —  Ce,  corps  Cdllcux.  —  <'n,  l'iip- 
(■a|i-.iili'  cxlicinc.  —  Ciii,  sc^'iiiciil.  aiilcriciir  de  la  capsiilo  inU-rw..  — 
('/(,7  .  j;cui>ii  de  la  ia|)snlt'  iiitcnic.  —  ''"'.'/.  ••in^riilinu.  —  <'i/>,  s('f,'iii('iil  |i(isl<'i-iciir  de  la  caj)- 
sulc  interne.  —  /'c.  liiircs  callcnscs  de  r('rf,'i)t  de  Mmand.  —  /•'/(,  faisceau  Idn^'itiidina!  infé- 
rienr.  —  /'(/i,  forceps  major  dn  corps  calleux.  —  //■,  lihres  propres  de  la  scissiin;  calca- 
rine  stratmn  calcarimim  de  Saclis).  —  //<,  Tihres  de  projeelion  i\c  i'erf.'ot  ilr;  .Morand.  — 
/y,  libres  lan;,'i'nlielles  dn  lolie  limliiipie.  —  In,  circonvolutions  antérienres  dr;  l'insiila.  — 
//),  circonvolnlion  posiérienre  de  l'insiila.  —  /,  sillon  de  l'insiila.  —  i;/,  indiisinin  ffrisenni. — 
A',  scissure  calcarine.  —  l.\.  première  circonvolulion  liiiiliicpie.  —  le,  lame  cornée  et  libres 
du  ta-nia  semi  circnlaris.  —  Lr/,  lobule  linj,Mial.  —  Mo.  Irou  de  .Nbim-o.  —  m/t,  sillon  iiiarj;inal 
posb-rienr  de  l'insnla.  —  Sa,  noyau  antérieur  de  la   couclic  ()])li(pie.  —  A'C,  noyan  caiidé. 

—  .VC,  (iiH'ne  dn  noyau  <'audé.  —  .Vc,  noyan  exierne  de  la  concbe  opiiipie.  —  NL3,  \I.^, 
deuxième  et  troisième  sej^incnts  du  noyan  lenticulaire.  —  (),.  première  circonvolution 
<>c<'ipitale.  —  l'Iclil,  plexus  clioroides  du  ventricule  latéral. —  l'Ich.spk,  plexus  cboroïdes  de 
la  corne  si)liéno!<lale  du  ventricule  latéral.  —  tzcI,  pli  cunéo-lim])if|nc.  —  HTIi,  radiations 
opliiines  de  (îratiolel.  —  .sec,  sinus  du  corps  calleux.  —  .SV/p,  substance  fçrisc  sous-é[)cn- 
dyniaire  de  la  corne  frontale.  —  %e',  substance  prise  sons-épcndymaire  de  la  corne  occi- 
jutale.  —  Si'.ri\  surface  exira-ventriculaire  de  la  couche  opticpie.  —  .v/r;,  stratum  zonale  de  la 
couidie  opli(]nc.  —  Ti,  T>,  première  et  deuxième  circonvolutions  temporales.  —  ^,  sillon 
parallèle.  —  Tap,  tapetnin.   —  lec.  ta-nia,  tecta.  —  Tch,  toile  clioroïdiennc.  —  YV/,  trifrone. 

—  Tria,  pilier  antérieur  du  trii^one.  —  7V//J,  pilier  postérieur  du  trif,'one.  —  Tk,  couelie  op- 
tiipie  ^thalamus).  —  ////.  taenia  tbalami.  —  V,  ruban  de  Vic([  d'Azyr. —  17,  ventricule  ind'rni. 

—  Toc,  corne  occipitale.  —  Zr.  zone  l'eticuié'e  on  iirilii^'éc. 


H.  QUI  et: 


l'iG.  11.  —  Le  segment  inférieur  de  la  couronne  rayonnante  vu  sur  une  coupe  horizon- 
tale du  lobe  temporal.  —  Mélliode  de  Weigert.  iVoy.  description  de  cette  coupe, 
t.  I",  Fig.  298,  p.  o7(i.) 

Alv,  alvéus.  —  AM,  avant-mur.  —  Cl,  corne  d'.Vuunon.  —  Q/,  circonvolution  godronn  ée 
TOME  n.  2 


18 


AXATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 


ds.  (liverticulc  du  subiculum.  —  Epa.  espace  perforé  antérieur.  —  Fli,  faisceau  longitudi- 
nal inférieur. —  l'u.  faisceau  uncinatus.  —  //  £,./.  circonvolution  de  riiipi)Ocampe  ou  deuxième 
circonvolution  limbiiiuc.  — h.  sillon  de  l'hippocampe.  —  Ltns.  lame  médullaire  superlicielle. 

—  SA.  noyau  ainyi,Mlalien.  —  RT/i.  radiations  tlialami(iues  de  (iratiolet.  —  .%c.  substance 
prise  sous-épeudymaire.  —  S/l,  stratum  laciinosum.  —  T,.  7'i.  pi-emière  et  tleuxième  circonvo- 
lutions temporales.  —  /i.  sillon  paralUde.  —  Tap.  tapetum.  —  U.  circonvidufion  du  crochet, 

—  Vsp/i.  corne  sphénoïdale  du  ventricule  latéral. 


SR.  i  Ao 


es— 


*ç^î     ,'i,C/À- 


%    K  - 


i-Pix 


H.Cillet; 


Fil..  12.  —  Le  segment  inlV-iieur  de  la  couronne  rayonnante  et  sa  continuation  avec  le 
segment  sous-lenticulaire  de  la  capsule  interne.  — •  Coupe  horizontale  tdiliiiue  pas- 
sant par  l'extrémité  antérieure  de  la  corne  sphénoïdale  et  sectionnant  le  noyau 
amygdalien  et  le  pédoncule  cérébral.  Méthode  de  sVeigert.  (Voy.  descri|>tion  de  cette 
coupe,  t.  I",  Fig.  :}26,  p.  (k)7.) 

AM,  avanl-mur.  —  Ai/,  a(pieduc  de  Sylvius.  —  liiQp,  bras  du  tubercule  (piadrijumeau 
postérieur.  —  CA,  corne  d'Ammou.  —  (';/r,  corps  geuouillé  externe.  —  Cf)i.  corps  geuouillé 
interne.  —  Cisl,  se^rment  sous-lenticulaire  de  la  capsule  interne.  —  coa.  commissure  anté- 
rieure. —  Fcop,  faisceau  de  la  commissure  postérieure.  —  Fli.  faisceau  longitudinal  inférieur 
—  Ftp,  faisceau  longitudinal  postérieur.  —  l'u,  faisceau  uncinatus.  —  le,  Lnne  cornée  et 
libres  du  taenia  semi-circularis.  —  L>i,  locus  niger.  —  A'///,  noyau  de  la  troisième  paire.  — 
NA,  noyau  amygdalien.  — NC,  (pieuc  du  noyau  caudé.  —  A7-.i,  troisième  segment  du  noyau 
lenticulaire  putamen).  —  A7{,  noyau  rouge.  —  /',  étage  inférieur  nu  pied  du  iiédoncule  céré- 
bral. —  l'es,  péd(»ncule  cérébelleux  supérieur.  —  l'iil,  pulvinar.  —  On.  tuberinde  (piadriju- 
meau antérieur.  —  Km,  ruban  de  lleil  médian.  —  HT/i,  radiations  optiques  de  (iratiolet.  — 
SffAr/,  substance  grise  de  l'acpieduc  de  Sylvius,  —  SR,  substance  réticulée.  —  .s//;,  siratum 
zonale  de  la  couche  oplicpu'.  —  Tf/p,  pilier  postérieur  du  trigone.  —  l.  circonvolution  du 
croi'liel. —  \'s/i/i,ri>yiu'  sphénoïdale  du  ventricule  latéral. —  ri,  vélum  terminal  d'.liby.  —  \V. 
champ  de  W'crnicke.  —  a  F,  enlre-croisrincut  ventral  de  la  calotte  de  t'orel.  —  'M,  entn-- 
croisement  de  la  calotte  de  Meyncrt.  —  //,  jiandrhtlc  ci]i|i,|ni'.  —  ///.  (ilcis  radiculaires  de 
la  troisiènu'  paire. 


iii;ni.^    hi:    l'iiii.iij  iinN    m:   i.  i;(;nn(;r;  i;i;hki;i;  \  i.i;.  I9 

ii(i\;iii  (Mihlc  ,N(]  ,  ••(•>  lild'cs  se  |ioi|riil  rii  liaiil,  cil  (IimI.i n -,  cl  un  |pcm 
CM  arri^rt*.  |i;i^^ciil  ciilic  ce  iinvaii  cl  le  |)iil;iiiii>ii .  |nii~-  I(piil;ciiI  la  lace 
iiilV'iacMrc  du  iioxaii   Iciil iciiiaiiT    I'Il;.  7  . 

Aiii'^i   >  c\|)li(|iic    I  a^|)C(|    --i  >|i('cial  (|iic  Ic^   lilirc->  ilii  ■>c-iiiciil   i  iili-ricin-       Son  Mpcct  nur  ie« 

Il  1  iv      I        I  I  I        ■  1     I  '    '  '  roiipct  liorizoniftioM. 

(le  la  (•oiiioniic   iii\  oiiiciiilc   allcclciil   s(ir  lc>    ciiii|ic-,   hni'i/Diilalcs   scriois, 

(|iii  iiilcic^-M'iil  la  n'-i(iii  du   iii»\au  aiiiyf;dalicii   :  dii   les  voit  se  rocoui'lxT 

(>n  (ItMJan-    cl   en  aiiieiv    1m_-.   Il,  2X.  .'{.'J  e|  T.  I-.    Ki-.  297)  et  s'arrèler 

l>ni>(|iicmciil   le  loiii;   de  la  lace   iulV-rieiirc  du  |iiilaiii(Mi  id   de  la  iilnilic''   |»os- 

{('•rieiire    du    iinyaii    ani\  i^dalieii  i  l'i^.   M   (d  T.    I",   l''ij;.  2'.)7y.  Los  cdiiiics 

verlico-lransvei'saies  iiKuiIreul   quo  ces   libres  se  coiiliiiucnt  avoc   le  snj-      sa      continuation 

nu-nt    sous-lrnliruliiirr    de    In    mp'^ulr     inirrnr    (Fig.     1)\   sur   les    coupos   Z7Uo^Lxû1^tT<\:, 

liori/.oulales  i)l)li(|ue^  (d  |)arallèk!s  à  la  band(d(dle  optique  (Fig.  12,  Ml.  32,    la  capsule  imorno. 

(d  T.  I",  l'ig.  •{2."i  .  ou  les  V(ul  décrire  une  ause  à  convexité  antérieure  : 

la  paille  exlenic  ap|tailieul  au   segment  inférieur  de  la  couronne  rayon- 

iiaule:  la  partie  iiileriie  au  segment  sous-leutieulaire  de  la  caijsule  interne 

^Cisl  . 

/•    -    CAPSULE    INTERNE 

A  chacun  des  ([ualre  segments  de  la  couronne  rayonnante  correspond      Ses  quatre  seg- 
un  segment  d('derniiné  de  la  capsule   interne.  Ce  sont  :  le  scf/menl  anté- 
rieur ou  l.cnliculo-vdiuh'  (Cia),  le  segment  postérieur  ou  lenticulo-oplique 
(Gip),  le  set/)nc>nl  rélro-lenticulaire  (Girl)  et  le   segment  sous-lenticulaire 
(Gisl)  (Fig.  13,  14,  i:i,  IG,  19,  23,  26,  29,  30). 

Ces  quatre  segments  de  la  capsule  interne  présentent  sur  les  coupes      Leur*  caractères 

,.  ,  1  ,1         •  ,1  r    •  r         j  L^  j'i-i-fx^        distinctifs  suivant  le 

vertico-transversaies  et  liorizontales  sériées,  des  caractères  distinctits  très  pian  des  coupes. 
nets  dans  leur  aspect,  leur  direction  et  leurs  rapports,  qu'il  importe  dès 
à  présent  de  bien  connaître  avant  d'entreprendre  l'étude  de  chacun  d'entre 
eux.  Les  fibres  des  segments  antérieur  (Cia),  rétro-lenticulaire  (Cirl)  et 
sous-lenticulaire  iCisl  de  la  capsule  interne  s'irradient  suivant  le  plan 
horizontal  de  l'hémisphère;  celles  du  segment  postérieur  ou  lenliculo- 
optique  (Gip)  s'irradient  suivant  le  plan  vertico-transversal.  Les  coupes 
vertico-transvcrsales  intéressent  par  conséquent  ces  dernières  parallèle- 
ment à  leur  direction,  tandis  que  les  coupes  horizontales  les  sectionnent 
perpendiculairement  :  sur  les  coupes  horizontales  macroscopiques  de  cer- 
veaux durcis  dans  les  bichromates  alcalins,  les  segments  lenticulo-caudé 
(Cia),  rétro-lenticulaire  (Cirl)  et  sous-lenticulaire  (Gisl)  de  la  capsule 
interne  présentent  un  aspect  blanc  nacré,  resplendissant;  le  segment  pos- 
térieur ou  leuticulo-optique  (Gip)  est  par  contre  mat  et  foncé.  T.  1'', 
Fig.  2-24,  225,  220  et  suiv. 

Sur  les  coupes  vertico-transversaies,  les  segments    antérieur  (Cia)  et      Direction  de  ces 
postérieur  (Gip)  de  la  capsule  interne  se  dirigent  obliquement  en  bas  et  coupeTvertico-'tran^s- 
en  dedans  et  forment,  avec  le  plan    sagittal    médian,  un  angle  à  sommet  ^Tsaies. 
inférieur  d'autant  plus  grand  que  l'on  s'approche  du  genou  de  la  capsule. 
Cet  angle  est  de  25  à  30°  au  niveau  du  pied  de  la  couronne  rayonnante 
(pCR)  (Fig.i7)et  du  segment  antérieur  de  la  capsule  interne  (Cia)  et  atteint 


20 


A.NATOMIE   DES    CENTRES    NERVEUX. 


45"  au  niveau  du  a:enuu  de  la  capsule  interne  [Ci(gtj  ;  il  diminue  ensuite 


0^   ff.qalf^  ■ 
d'avant  eu  ariirrc  dans  le  segmcul  [toslérieur 


FiG.  13.  —  Coupe  horizontale 
de  l'iiérnisphrre  gauche  sec- 
lionnanl  les  segments  anté- 
rieur et  postérieur  de  la 
couronne  rayonnante  et 
passant  par  la  région  de 
transition  entre  la  cap- 
sule interne  et  le  pied  du 
segment  supérieur  de  la 
couronne  rayonnante.  (Mé- 
thode de  Wcigert.) 

<\  cuneus.  —  Ce,  corps 
c.illeux  ;  Ce  [;/}  son  genou.  — 
Ce,  capsule  externe.  —  Cia, 
seijiiient  antérieur;  Cip,  sejj- 
meiit  postérieur  ;  Cirl,  scfinient 
rétrolenticulaire  de  la  capsule 
interne.  —  on,  sillon  calloso- 
niari;iual.  —  C.%/,  couches 
sagittales  du  setinient  posté- 
rieur (le  la  couronne  rayon- 
nante —  y-'i.  F-2.  Fi,  première, 
deuxième,  trt)isième  circon- 
volutions frontales.  —  ^,  pre- 
mier sillon  frontal.  —  Fa, 
circonvolution  frontale  ascen- 
dante. —  la.  circonvolutions 
antiTieurcs  de  l'insula.  — 
Ip.  circonvolution  postérieure 
de  l'insula.  —  L\,  ])reuiièrc 
circonvolution  limhiqne.  — 
tiiFi,  face  interne  de  la  pre- 
mière circonvohilion  frontale. 
—  \('.  noyau  caiulé  ;  \C'  sa 
((ueiic.  —  -V/.-i  troisième  seg- 
ment du  iioyan  lenticulaire. 
Oi  jiremière  circonvolution 
occipitale. —  OF.  faisceau  oc- 
cipito- frontal.  —  OF  +  Pi; 
laisccaii  oci-i[iilal  cl  (ihres  de 
|irojcclion.  —  y...  deuxième 
circonvolution  pariétale.  —  Pi 
(<is)n)  gyrus  supra  -  margi- 
nalis.  —  l'a.  circonvolution 
pariétale  ascendante.  —  Pc. 
piicourhe. — pCH,  pied  de  la 
couronne  rayonnante.  —  po, 
siissure  pariéto- occipitale.  — 
PrC.  iirccnneus.  — /)/•;,  silUin 
|)rérolandic|Me  inférieur.  — /{, 
scis^uic  de  ]{cdan(io.  —  Si, 
scptuni  Incidum.  —  sp,  sillon 
sous-iiariétal.  —  /',.  branche 
verticale  de  la  scissure  paral- 
lèle. —  Tiip.  tai>cliim.  —  Th, 
llialanuis. 


de  la  ca[)sule  iiiUM'ne  (Cip) 


,,  l;Hl,;S     l>r,     IMU.IKCTInN     hK    I. 


|.;,;()U(:K    CKHKIlU.M.i:- 


•it 


...    II.  ('.iMiiH-    liori- 

/onl.iio  >1''  rii'-mi- 
.sj.lu'MV  f^a\i.-.lio  pa^-iiKl 
narlarririnii  thalami<|"'' 
niov.Miin"  .1.-  la  rapsul.' 
inltM-m>  .1  stMiiomianI 
les  sriiiiHMiU  .iiilfi  iiMii  . 

pdslt'l  ilMll-   l'I      |('-llO-l(Ml- 

linilaiiv  .1.-  la  .apsul.' 
inlt'iiit>.l<'ss.>-m(>nlsan- 
IrritMii-  fl  poslri  itMir  tlo 
lafDiM'oiinoraytMinanU'. 
(Molliodt'  (li>  WoimM-l.) 

(',  (iiiKMis.  —  '■'■.  iiir|ts 
calUnix;  Ce,'/  ,  son  p'iioii , 
_  Ce  (>'/'/*.  sonboiirrcUM. 
_  rjrt.sofZiiuMit  .iutcriiMir: 

poslérii'ur  ;  Cn/.  scfiinonl 
rôlro-hMiticiilairo  de  la  cap- 
sule interne.  —  oh,  sillon 
c.illoso-ni.triiinal.  —  T/?. 
couronne  rayoïnianto  et  les 
deux  eonelu's  siijJîillales  de 
son  seuinenl  anierienr  nu 
frontal. —  /•',,  /•';,  lueiiiière. 
deuxième  eireonvoluliun> 
frontales.  —  /'i.  premier 
sillon  frontal.  —  /•'//,  f^iis- 
ceau  l.)u;^iluilin.il  inférieur 

—  /y),  siliiiu  inleriiariel.il.— 
A",  seissiire  eiilcanne.  — 
/,,.  |iremièreeirconvolutiou 
lin\biipic.  —/.wp. lame  mé- 
dullaire externe  du  Ih.ila- 
mus. —  /'»"■,  lame  medul- 
l.iire  interne  du  thalamus. 

—  m/''t,  faec  interne  de 
l.i  première  cireonvolntion 
frontale.  —  AV/,  noyau  an- 
térieur ;  .Vc,  noyau  externe  : 
.V(.  noyau  interne  du  tliala- 
nuis.  —  .V.  noy.iu  caude. 

—  .\7.j,  .N7-3,  denxièuu'  et 
troisième  segments  du 
noyau  lentieulaire.  —  0,. 
pi'emièreeireonvolutionoe- 
eipil.tle.  —  O/-',  taiseeauoe- 
eipito-frontal.  —  0/J{.  oper- 
cule    rolandiipie.    —     /'j. 

deuxième  eireonvidution 
pariétale.— /V,[)li  courbe.— 
Vul.  jui Ivi II ar.  —  /r77(, radia- 
lions  tlialamicpies. —  ^qe. 
couche  safïittale  externe: 
Sr/(.  couche  sagittale  in- 
terne du  segment  posté- 
rienr  de  la  couronne  layon- 
u.mte.  —  >^l.,  septum  luci- 
dum.  —  î'i,  première  eir- 
eonvidution temporale.  — 
/i.premiersillon  temporal. 

—  ÏV/'/.  pilier  antérieur.  — 
7"///;.  pilierposterieurdu  tri- 
gone. — '/".'/'.  carrefour  ven- 
trienlaire.—  77(i.  Ih.il.imus. 

—  llh,  ta-nia  Ihalami.  — 
17,  ventricule  latéral.  —7.r, 
Zone  réticulée  du  thalaimis. 

—  T.cl,  pli  cunéo-limbique. 


.Pul 


P-TK 


ANATOMIE    DES    CENTRES    .XEHVEUX. 


FiG.  1.").  —  Coupe  liorizoï 
laie  passant  parla  ivgio 
sous-thalamique  de  l! 
capsule  interne,  et  se\ 
tionnant  les  seginenl 
postt'rieur  et  rétro-lent; 
culaire  de  la  capsule  iu 
terne,  le  segment  posté 
rieur  et  la  part ieinféiieiir 
du  segment  antérieur  d 
la  couronne  rayonnanlç" 
Mi'lhode    de  W'eiuert.  i 


-Ji,anselenticulaire.— .I.W 
avant-mur.  —  C,  cuneus.  - 
'>,  capsule  externe.  —  '//. 
segment  posiérieur;  Clrl 
segment  rélro-lenticuliii 
de  la  capsule  interne.  —  CL 
rorps  (le  Luys.  —  cm,  si 
sure  callosd-marginale.  — 
cod,  commissure  anlériciirc 
—  Fi.  première  circonvolu- 
tion frontale;  mF\,  sa  fac« 
interne;  oFt,  sa  face  orbi- 
faire.  ' —  F»,  F3,  deuxiiMUf 
el  troisième  circonvoluti(in> 
iVontales.  —  ^,  sillon  ciii 
cial.  —  Fli,  faisceau  lom:i 
tudinal  inférieur  ou  coucli 
sagittale  externe  du  segment 
])o?térieur  de  la  couronne 
rayonnante.  —  la,  circonvo- 
lutions antérieures  de  l'iu- 
sida.  —  A',  scissure  calca- 
rine.  —  Li.  Li,  première, 
deuxième  circonvolutions 
limbiques.  —  AC,  noyau 
caudé.  —  A'f.1,  A^L.,  A'Ls.  les 
trois  segments  du  noyau 
lenticulaire.  —  NM,  centre 
médian  de  Luys.  — Oi.  n  . 
première,  deuxième  circon- 
volutions occipitales.  —  en, 
sillon  ()ccipilal  antérieur.  — 
pdl.  pied  de  la  couronne 
rayomiante.  —  Pul.  pnlvi- 
nar.  —  Qn,  tubercule  (lua- 
(Irijumeauantérieur.  —  HTIi. 
radiations  tlialaniirpies  ou 
eouelie  sagittale  iiderne  du 
segment  postérieur  de  la. 
eouriinne  rayonnante.  —  7'i. 
ï'2,  7'3.  les  trois  circonvolu- 
tions temporales. —  /|,  scis- 
sure parallèle.  —  Tap,  tape- 
liuii.  —  ÏV/r;,  pilier  anfé- 
rieurdulrigone.  —  77i,  lliala 
mus. — \\\  zone  de  Wernicke. 


I  iitiu; 


m;  l'iKMiicrio.N  m;  i,i;(,(nu;i;  ci.iu.iihai.i:. 


23 


Vu.,    lli.  (.OUIH'  licil  l/.OIlt.ll"' 

l>;iss;inl  par  la  ni;ion  soiis- 
tlial;iiiiii|iii'  il"'  la  rapsiili» 
mtciiu',  ail  vdisiiiaf;!'  iln 
|ijrii  ihi  |iiMl(iiiruli'  crii'.- 
hr.il  iiiU-rcssanl  los  sof^- 
mi'iils  |i(>sli'Miciir  et  >JOUS- 
Icnlifulaiic  il'-  l.i  lapsulo 
iiilcrnc,  l'I  II-  scf^nii'iil  jios- 
li'iieiir  ili-  la  «•ouromif 
laycniianli".    Mi'lhodi'    di- 

\V(Ml,'t'll. 

.1/.  nn-;c  ifulicuiairi'.  —  /'il. 
liaiiilflcltc  (liaf^iniali^  di' 
llrooa.  —  (.',  ounciis.  —  CM 
corne  d'Amnion.  —  Cffe , 
corps  fîcnouilii'  cxlorno.  — 
r^/, corps  fjciKMiilIc  interne. 

—  {'//).  sei^nient  postérieur; 
Cisl,  sefinient  sous-Ienticn- 
laire  delà  capsule  interne. — 
Cf.  .corps de  Ltiys.  —  CYC.tu- 
Itercide  inférieur  du  noyau 
caudé.  —  coOy  conunissnre 
antérieure.  —  F,,  première 
circonvolution  frontale  '.m  F,, 
sa  face  interne.  —  F;,  7':i, 
deuxième  et  troisième  cir- 
conv(dutions  frontales.  —  /\, 
sillon  crucial.  —  Fli.  fais- 
ceau loni,àtudinal  inférieur 
ou  couche  sa{,Mttale  externe 
du  segment  postérieur  de  la 
couronne  rayonnante,  — 
Finp.  faisceau  mamillaire 
principal.  —  FT.  faisceau  di' 
Tiircli.  —  //.  circonvolution 
de  riiippocampe.  — '/o,  cir- 
convolutions antérieures  de 
l'insula.  —  A',  scissure  cal- 
carine.  — A'/,  hdtule  linirual. 

—  -W.,,  .VA:î.  premier,  tmi- 
sième  segments  du  noyau 
lenticulaire.  —  .Vfl  noyau 
rouge.  —  Oi,  (>2  première, 
deuxième  circonvolutions 
occipitales.  —  on.  sillon  oc- 
ci[)ifal  antériem'.  —  /'(//, pul- 
vinar.  —  Q<i.  tubercule  qua- 
drijumeau  antérieur.  —  Rm, 
ruban  de  Reil  médian; /{o//>, 
radiatiims  olfactives  j)ro- 
fondes.  —  liTli.  Radiations 
llialami([ues  ou  couche  sa- 
gittale interne  du  segment 
postérieur  de  la  couronne 
rayonnante.  —  f,.  Ti  pre- 
mière, deuxième  circonvolu- 
tions temporales.  —  Top, 
tapetum.  —  7'c,  tuber  cine- 
reum.  —  ^7"  •  pilier  anté- 
rieur du  trigt)ne.  —  TyV,  car- 
refour ventriculaire.  —  SU, 
substance  innominée  sous- 
lenticulaire  de  Ileichert. 


24 


ANATOMIE    DES    CE.XTIiES    .NERVEIX. 


Division  «le  la  cap- 
sule interne  en  ré- 
frion  tlialamiquc  et 
région  sous-thala- 
mifjup. 


Aspect  coudé  de  la 
ré^'ion  thalaniiijue 
de  lacapsule  intorne 
sur  les  roiipcs  Imri- 
zontales. 


JSon  sp},'ni<'iii  aiiié- 
riour,  son  genou,  ses 
sog  m  e  ti  t  s  posté- 
rieur et  r'''tro-lenti- 
oulairo. 


et  ne  mesure  que  15  ù  20"  sur  les  plans  qui  intéressent  les  noyaux  rouges; 
l'axe  de  la  capsule  devient  donc  ici  presque  parallèle  au  plan  sagittal 
médian.  Dans  le  segment  rétro-lenticulaire  de  la  capsule  interne  (Cirl), 
l'axe  de  la  capsule,  au  lieu  de  se  diriger  comme  dans  les  segments  anté- 
rieur (Cia)  et  postérieur  (dip)  obliquement  en  bas  et  en  dedans,  est  oblique 
en  bas  et  en  dehors  et  forme  avec  le  plan  médian  un  angle  à  sominet 
supérieur,  qui  est  d'environ  40°  sur  les  coupes  antérieures  et  n'atteint  que 
30  et  2o°  au  voisinage  du  segment  postérieur  de  la  couronne  rayonnante 
(CSgt)  (Fig.  d7)._ 

Cette  inclinaison  de  la  capsule  interne  variable  suivant  les  régions, 
dépend  essentiellement  de  la  forme  du  noyau  lenticulaire  qui  s'insinue 
entre  les  segments  antérieur  (Cia)  et  postérieur  (Cip)  à  la  façon  d'un  coin 
et  de  la  forme  de  la  couche  optique  dont  le  pulvinar  refoule  le  segment 
rétro-lenticulaire  (Cirl)  en  bas  et  en  dehors. 

Les  rapports  qu'affecte  le  segment  postérieur  ou  lenticulo-optique  de  la 
capsule  interne(Ci[))surles  coupes  vertico-transversales(Fig. 17),  permettent 
de  diviser  la  capsule  interne  en  deux  régions,  l'une  supérieure  en  rapport 
avec  la  couche  optique  —  région  thalamique  de  la  capsule  interne 
Cip(lh),  —  l'autre  inférieure  —  région  sous-thalamique  de  la  cap- 
sule interne  Cip(sth)  —  en  connexion  avec  la  région  sous-optique  de 
Forel  et  en  continuité  directe  avec  le  pied  du  pédoncule  cérébral  (P). 
Sur  toutes  les  coupes  vertico-transversales  qui  passent  en  arrière  de  la 
circonvolution  du  crochet,  la  région  sous-thalamique  de  la  capsule  in- 
terne reçoit  en  dehors  le  segment  sous-lenticulaire  de  la  capsule  interne 
(Cisl).  —  Sur  ces  coupes  la  capsule  se  présente  sous  la  forme  d'un  Y 
couché  dont  les  bras  sont  formés  par  les  segments  postérieur  (Cip)  et 
rétro-lenticulaire  (Cisl)  et  la  branche  commune  par  le  pied  du  pédoncule 
cérébral  (P)  (Fig.  17). 

La  division  de  la  capsule  interne  en  région  lliahimique  et  sous-thala- 
mique paraît  de  peu  d'importance  sur  les  coupes  vertico-transversales,  oii  la 
couronne  rayonnante,  la  région  thalamique  de  la  capsule,  la  région  sous- 
thalamique  et  le  pied  du  pédoncule  cérébral  se  continuent  sans  ligne  de 
démarcation  nette.  Il  n'en  est  pas  de  même  sur  l(>s  coupes  horizontales 
(Fig.  18). 

Sur  toutes  les  coupes  hori/onlales  (jui  passent  par  la  région  thala- 
mique, hi  capsule  interne  atîecte  la  forme  d'un  angle  obtus,  ouvert  en 
dehors.  La  brandie  antérieure,  obli(|ne  (mi  ai'rièreet  en  (h>dans,  correspond 
au  sngment  anlrrieiir  (Cia),  la  branche  [)oslérieure  obli(jue  en  arrière  et 
en  dehors  com|)rend  les  segments  postérieur  (Cip)  et  rétro-lenticulaire 
Cirl)  situés  sur  le  prolongement  d'une  même  ligne  ;  le  sommet  de  l'angle 
porte  le  nom  de  genou  de  la  capsule  interne  Ci  (g).  Dans  le  tiers  moyen  de 
la  région  lhalanii([ue,  lorscjue  apparaissent  les  deux  segments  du  globus 
l)alli(lus  (XL.,  iNL,),  l'angle  du  genou  s'accentue  (Fig.  18);  il  incline  d'au- 
tant pins  vers  l'angle  droit,  (|ue  l(>s  con|)es  se  rapprochent  davantage  du 
tiers  inférieur  de  la  région  thalami<j[ue  de  la  capsule  interne. 


Csgt  ^ — '— -        Csgli 

Fi(i.  17.  —  Série  de  coupes  vertico-lransveisales  destinée  à  monder  ("inclinaison  des 
différents  se^'menls  de  la  capsule  interne  par  rapport  au  plan  sagittal  médian.  La 
zone  de  (ransilion  entre  la  région  thalamique  et  la  région  sous-thalaniiiiue  du  seg- 
ment postérieur  de  la  capsule  interne  est  comprise  entre  les  deux  lignes  pointillées. 
Une  troisième  ligne  poinlillée  passant  sur  la  bandelette  optique  établit  les  limites 
de  la  région  sous-optique  de  la  capsule  interne  et  du  pied  du  pédoncule  cérébral. 
Cia,  segment  antérieur;  Ci{g),  genou;  Cip[lh),  région  tluil.iniiquc  ;  Cip[sth),  région  sous- 


26 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


Dans  la  région 
sous-tlialamique,  la 
capsule  interne  se 
réduit  à  ses  seg- 
ments postérieur, 
rétro-lenticulairo  et 
sous-lenticulaire. 


thalamiiiue  du  scf,Mneiit  ptistc  rieur  de  la  cn[)-;iile  interne.  —  Cirl.  région  rétro-lenticulaire; 
Cial.  région  son;;-lenticulaire  de  la  capsule  interne.  —  pCR.  le  pied  du  segment  antérieur  ou 
frontal  de  la  couronne  rayonnante.  —  CSç/f.  les  couches  sagittales  du  segment  postérieur 
de  la  couronne  rayonnante.  —  P,  pied  du  pédoncule  cérébral.  —  Py,  sa  continuation  dans 
la  région  protubérantielle  ,Po;.  —  CL,  corps  de  Luys.  —  coa.  commissure  antérieure. —  Ln, 
locus  niger.  —  XA,  noyau  araygdalien.  —  XC.  tète:  X(",  queue  du  noyau  caudé.  —  XLj, 
XLî,  XLs.  les  trois  segments  du  noyau  lenticulaire.  —  PXL^,  pédoncule  du  putamen.  — 
XH,  noyau  rouge.  —  Th.  thalamus.  —  /'(//,  pnlvinar.  —  IV,  zone  de  Wernicke. 

Dans  la  région  sous-thalamique  de  la  capsule  interne,  le  segment 
antérieur,  et  par  suite  le  genou,  disparait  et  la  capsule  interne  se  réduit 


ca  Tholâmi^^oo   delà  captTule  Uiterr.e 


Biaica  âe  tranSiSion.  eotre 
p.CB  ctCapisulc  inleriiB 


Ségioa  de  traositioa 
g^irr ex j -y.;n  ihei7oTn\que  et  ré3iOD 
U:.aUmi.rii;  delà  cajsule  interne 


Fjg.  IS.  —  Séri(!  th;  coupes  hoii/,(iiit,ile-<  (lesliiii''e  ;i  montrer  les  difTéronts  aspects  de  la 
capsule  interne  dans  la  n'-gioii  de  transition  entre  le  pied  de  la  couronnt>  rayonnante 
et  la  capsnie  interne  (l);  dans  l;i  région  tlialaniiiiue  (2,  3,  4,  ii);  dans  la  région 
sons-Llialamique  (6,  7,  8)  et  dans  le  pied  ilu  pi'doncnle  cérébral  (9).  La  ligne  poin- 
tillée  verticale  de  ces  coupes  appailient  à  un  même  plan  sagittal  et  sectioinie  le  fais- 
ceau géniculé  dans  la  partie  inférieure  de  la  région  thalamique  (i,  11,  6). 

Ci,  capsule  interne;  Cia,  son  segment  anlérieiu';  Cip,  son  segment  postérieur;  Cirl.  son 
segment  rétro-lenticulaire;  Cisl,  son  seguu'iit  sous-lenliculaire.  —  coa,  commissure  anté- 
rieure. —  /'T,  faisceau  do  Tùrck,  ])rnveii.iiil  du  segment  sous-lenticulairc  de  la  capsule 
interne  et  formant  la  partie  externe  du  jiied  ilu  pédcuicuie  cérél)ral.  —  XC,  noyau  caudé. 
—  A7,3,  XLi,  XLu  les  trois  segments  du  miyau  lenlicidaire.  —  A7{,  noyau  rouge.  —  Qa.  tu- 
bercule rpiadrijumeau  antérieur.  —  lisT/i,  région  s()us-o|)ti(pie  de  Korel.  —  Tf/a,  pilier  anté- 
rieur du  Irigone.  —  T/i,  tlinlamus.  —  \V.  /duv  de  Wernicke.  —  //,  bandelette  optique. 

à  la  branche  |)<)slérieure  de  l'angle,  c'esl-à-dire  à  ses  segments  pos/rrirur 
(Cipj   et  rclru-lc.nliciilaire  i^Cirl).  Ceux-ci  cessent  d'être  sur  le  prolonge- 


Kiiii;i:s   Di;  i'hu.ii.c  iH'N   in;   i   Kcniici:  (,Kiti:i(it  \i.i:. 


Vir,.  19.  —  Le  segment  aiiléiieur  "U  l'-nlitulo-caiult^  do  l.i  capsule  inlenie,  vu  sur  une 
coupe  vertico-lransversale  passant  par  la  parlie  moyenne  de  la  commissure  antt'-- 
ricure.  Méthode  de  Weigert  (voy.  d'^sciiption  de  cette  coupe,  T.  l'^'',  l'ig.  282,  p. 532). 

AM.  avanl-mur. —  AM'.  avaiil-iiuirdiss.icic  par  lo  faisceau  unciiialus.  —  Arc,  faisce.iu 
anpié.  —  Ce,  corps  calleux.  — (>.  ciipsulo  oxlerne.  —  Cia,  scgmeal  antérieur  de  la  capsule 
iiilornc.  —  ''iiif/.  ciniiuluin.  —  CM.  ((Miiiiiissure  de  Meyiierl.  —  c»!, sillon callosu-uiari:inal. 
—  cou,  couunissurc  aiiU  riciiie.  —  Cli.  couronne  rayonnante.  —  F,,  F2,  première  et  deuxième 
circonvolutious  fruulales. —  /i,  prenner  sillon  frontal.  —  Fti,  circunvulution  frontale  ascen- 
dante.—  y-'»,  faisceau  uncinatus. —  F«*-,  lobule  fusiforme.  —  ft,  fibres  taufientielles  de  la 
première  circonvolution    limbiqne.  L,.   —  /.  insula.  —  hne.    lame    médullaire   externe  du 


28 


ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 


noyau  lenticulaire.  —  wiF,.  face  interne  de  la  première  eirconvohit  ion  frontale.  —  mp,  sillon 
marginal  postérieur.  —  ms,  sillon  marf,'inal  supérieur.  —  XC.  noyau  caudé.  —  .\7^.  nerf  de 
Laneisi.  — NLi-  -VL2,  troisième  et  deu.xiènie  sef^nients  du  noyau  lenticulaire.  —  OF,  faisceau 
occipito-frontal.  —  OpR.  opercule  rolandique.  —  ol,  sillon  collatéral.  — pCR,  pied  de  la 
couronne  rayonnante.  —  pri,  sillon  prérolandique  inférieur.  —  li.  scissure  de  Rolando.  — 
S  (';)  '.branche  postérieure  de  la  scissure  de  Sylvius.  —  Sge,  %e,  substance  fjrise  sous-épcn- 
d3'maire.  —SI.  seiitum  lucidum.  —  SU,  substance  innomince  sous-lenliculaire  de  Reichert. 
Ti,  Tj,  T3,  première,  deuxième  et  troisième  circonvolutions  temporales.  —  U,  d,  I3,  pre- 
mier, deuxième  et  troisième  sillons  temporaux.  —  Te,  tuber  cinereum.  —  tec,  ta-nia  tecta, 

—  Tga,  pilier  antérieur  dutritrone.  —  U,  circonvolution  du  crochet.  —  17.  ventricule  latéral. 

—  //;  bandelette  optique. 

ment  dune  même  ligne  oblique  en  arrière  et  en  dehors.  Le  segment 
rétro-lenticulaire  (Girl  >,  refoulé  en  dehors  par  le  corps  genouillé  externe 
(Cge)  et  la  zone  de  Wernicke  (W).  est  séparé  du  segment  postérieur  (Cip) 
par  une  mince  lamelle  de  substance  grise  appartenant  à  la  zone  réticulée 
du  thalamus  (Zr)  (Fig.  47,  p.  68).  Quant  au  segment  sous-Zenticniaire 
(Cisl)  qui  appartient  à  cotte  même  région,  il  s'insinue  entre  les  segments 
rétro-lenticulaire  (Girl)  et  postérieur  (Cip),  se  place  en  dehors  de  la 
partie  postérieure  du  segment  postérieur  (Cip),  puis  tait  corps  avec  elle. 
Ces  modifications  se  font  graduellement  et  sur  les  coupes  horizontales 
sériées  on  constate  une  re'gion  de  transition  très  nette  entre  les  régions 
thalamiqueet  sous-thalamique  de  la  capsule  interne. 


Le  soi.'i..ent  anté-        1-  Segment  antérieur  ou  lenticulo-caudé  de  la  capsule  interne  (Cia) 
rieur  est  formé  do   (Fie.  2,  3,  (i.  13,  IL  19,  20,  21.  23,  41,  43,  47).  —  Le  segment  antérieur 

libres      horizontales     ^       o        '       '  '  7,7,  o 

.(ui  sirradicnt  dans  ou  Icnticulo-caudé  dc  la  capsulc  interne  est  surtout  formé  de  fibres 
horizontales  qui  passent  entre  le  noyau  caudé  et  le  noyau  lenticulaire,  et 
convergent  vers  l'extrémité  antérieure  de  la  couche  optique  dans  hujuelle 
elles  s'irradient.  Les  moyennes  se  portent  horizontalement  en  arrière  et  en 
dedans,  les  inférieures  en  arrière,  en  dedans  et  en  haut,  les  supérieures 
en  arrière,  en  dedans  et  en  bas.  Il  résulte  de  cette  disposition  en  éventail 
que,  bien  que  le  segment  antérieur  (Cia)  n'appartienne  qu'à  la  région 
thalamique  de  la  capsule  interne,  on  trouve  néanmoins  sur  les  coupes 
horizontales  sériées  ([uelques  fascicules  de  fibres  qui  séparent,  dans  la  ré- 
gion sous-thalamique,  le  noyau  caudé  du  noyau  lenticulaire.  Os  fascicules 
se  continuent  en  avant  avec  la  couronne  rayonnante  du  lobe  frontal,  en 
aiiière  ils  ne  dépassent  guère  la  commissure  antérieure  et  n'allectent 
aucune  connexion  avec  le  segment  postérieur  de  la  capsule  interne 
(Fig    15,  24,28,  33). 

Dans  leur  trajet  à  travers  le  corps  strié,  les  libres  du  segment  anté- 
rieur de  la  capsule  interne  (Cia)  croisent  d'avant  en  arrière  la  région  an- 
térieure et  basale  de  la  tête  du  noyau  caudé  (NG)  (Fig.  2i3  (4  281 ,  T.  l-'"), 
la  partie  moyenne  de  la  commissure  antérieure  (coa)  (Fig.  19,  2t'i.,  T.  F"") 
et  les  fibres  les  plus  antérieures  de  l'anse  du  noyau  lenticulaire  (Al) 
(Fig.  23;.  l'jlles  sont  en  outre  dissociées  et  entourées  comme  dune  gangue 
parles  nombreux  ponts  de  substance  grise  (jui  relient  la  tète  du  noyau 
caudé  au  pulamen  (Fig.  19,  20).  l']nlre  le  noyau  caudé  et  le  globus  pal- 
lidus(NLj,  i\LJ  enfin,  elles  sont  croisées  parles  radiations  striées  [fibres 


Leurs  ra|)[)orts. 


Leur  eiif:liovétr(!- 
nienl  iivec  les  fibrc.s 
leniuiilo-i-audécs. 


'•■  20.  —  (loupe   hoiizonlali'  inléiessant  la    n'gioii  de  transition  entre  le  iue(i^(le",Ja 
couronne  rayonnante  et  la  iéf,'ion  llialami(|n('  de  la  capsule  interne.  Celle  coupe  sec- 


30  ANATuMIb;    DES    CENTRES    NERVEUX. 

lionne  le  stiatum  zonale  du  thalamus,  la  partie  supérieure  du  putamen,  la  tête  et 
la  queue  du  noyau  caudé.  (4/1  grandeur  nature.  Métliode  de  Weigert.) 

AM,  avant-mur.  —  Ce,  corps  calleux.  —  Ce,  capsule  externe.  —  Cia.  segment  antérieur; 
Cip,  segment  postérieur;  Cirl.  segment  rétro-lenticulaire  de  la  capsule  interne.  —  CSgt, 
couches  sagittales  du  segment  postérieur  de  la  couronne  rayonnante.  —  f.\C,  fibres  du 
noyau  caudé.  —  Ici.  circonvolutions  antérieures;  Ip.  circonvolutions  postérieures  de  l'insula. 

—  AX',  tète;  NC,  queue  du  noyau  caudé.  —  XU.  troisième  segment  du  noyau  lenticulaire. 

—  OF,  faisceau  occipito-frontal.  — 0/'  + /V,  faisceau  complexe  contenant  à  la  fois  des  fibres 
du  faisceau  occipito-frontal  et  des  fibres  de  projection.  —  PaT/t.  pédoncule  antérieur; 
PpTh.  pédoncule  postérieur  du  thalamus.  —  pCR,  pied  de  la  couronne  rayonnante.  —  /'/•, 
fibres  de  projection  corticales  longeant  la  queue  du  noyau  caudé.  —  SI.  septum  lucidum. 

—  Th  (Strz  stratum  zonale  du  thalamus.  —  tsc,  tœnia  semi-circularis.  —  ]'Sl,  ventricule 
du  septum  lucidum.  —  Z/\  zone  réticulée. 

/enticulo-cau(lées)  qui,  nées  de  la  tète  du  noyau  caudé,  traversent  la  cap- 
sule interne  pour  se  rendre  dans  le  globus  pallidus  (NLo,  NL,)  et  dans  les 
lames  médullaires  du  noyau  lenticulaire  (Ime,  Imi).  Ces  fibres  sont  sur- 
tout nombreuses  dans  les  parties  inférieure,  interne  et  postérieure  du 
segment  antérieur  (Cia),  au  voisinage   du   genou    de   la   capsule    interne 

(Ci:g])(Fig.l9). 

Genou  de  la  capsule  interne  (Ci|g])  (Fig.  14,  21,  22,  23,  42,  43,  47). 
—  Le  genou  de  la  capsule  interne  présente,  suivant  les  difTérentes  hau- 
teurs de   la  région  thalamique,  un  aspect  et  une  constitution  variables  : 
Aspect  du  genou         Sur  Ics  coupcs  liorizontalcs  qui  sectionnent  le  tronc  du  noyau  caudé  ou 

aux  différentes  hau-    i  ,•  ,•  ii  i  ,•  ■>  ix'*  'n'    \      x. 

leurs  de  la  n-gion   1^'  partie  supericurc  de  la  couche  optique,  les  segments  antérieur  (Cia)  et 
thaiami(]ue.  postérieur  (Cip)  de  la  capsule  interne  forment  un  angle  très  largement 

ouvert  en  dehors  ;  la  capsule  interne  semble  faire  partie  d'un  segment  de 
sphère,  et  le  genou  n'existe  pour  ainsi  dire  pas  (Fig.  20).  Ces  coupes  in- 
téressent en  ell'et  bien  plus  le  pied  de  la  couronne  rayonnante  que  la  cap- 
sule interne  proprement  dite,  et  appartiennent  à  une  véritable  région 
de  transition,  dans  laquelle  les  libres  de  segments  antérieur  (Cia)  et  pos- 
térieur de  la  capsule  interne  ((^ip),  sectionnées  plus  ou  moins  oblique- 
ment, n'ollrent  pas  encore  les  caractères  qui  leur  sont  propres  et  qu'elles 
présentent  sur  les  coupes  plus  inférieures. 

Sur  les  coupes  qui  passent  par  le  tiers  moyeu  du  thalamus  (Fig.  21), 
le  genou  de  la  capsule  n'est  formé  que  de  libres  horizontales;  elles  pro- 
viennent du  segment  antérieur  (Cia),  empiètent  sur  l'extrémité  antérieure 
du  segment  postérieur  (Cip),  dont  elles  mas(jnent  les  libres  longitudi- 
nales, et  pénètrent  toutes  dans  l'extrémité  antéri(Mire  de  la  couche  optique 
en  constituant  les  libres  radiées.  Sur  les  coupes  (jiii  intéressent  le  tiers 
inférieur  de  ki  couche  optique  (Fig.  22),  l'on  voit  à  découvert  l'extrémité 
antérieure  du  segment  postérieur  (Cip).  I^e  segment  antérieur  de  la  cap- 
sule interne  se  divise  à  ce  niveau  en  deux  faisceaux  :  l'un,  formé  de  fas- 
cicules de  lii)res  horizontales,  denses  et  parallèles,  s'irradie  en  pinceau 
dans  le  thahimus  dont  il  concourt  à  former  le  i)édoncuIe  antérieur 
(PaTii);  l'autie,  constitué  |)ar  de  gros  et  biches  fascicules  enchevêtrés,  se 
porte  obli(|uemeiit  en  arrière  et  en  i)as,  se  loge  dans  une  sorte  d'excava- 
tion située  au  sommet  du  segment    interne  du   globus  pallidus  (NL,)  et 


rii!Ui;s   i)i;   i'iinii;(  tihn    i»i;   i    ic.oim;!';   (:i:ui;i;I!  \i.i:. 


m-'P^ 


,  1  1     t<^^-  !      I         1        1 1 1  -    ^ 

Lrr.e  ♦  ;      '        P  Tl  i* 


l(i        ttK  ; 


% 

FiG.  21.  —  Coupe  liorizonlale  de  la  région  thalunuque  moyenne  intéressant  le  segment 
antérieur,  le  genou,  le  segment  postérieur  et  le  segment  rétro-lenliculaire  de  la 
capsule  inlerne.  .Mélliode  de  Weigert  (voy.  description  de  celte  coupe  T.  1'='',  Fig.  306, 
p.  597). 

Ali\  alvéus.  —  AM,  av;uit-niur.  —  ''.1,  corne  d'Amnion.  —  Ce,  capsule  externe.  — 
Ce.r,  capsule  extrême. —  Cia,  segment  antérieur  de  la  capsule  interne.  —  C('!^),|genou  de  la 
capsule  interne. —  Cip,  segment  postérieur  do  la  capsule  interne.  —  Cirl,  segment  rétro-len- 
ticulaire de  la  capsule  interne.  —  Fli,  faisceau  lonifitudinai  inférieur. —  la,  insula  antérieur. 
—  1/).  insula  postérieur.  —  le.  lame  cornée  etta-nia  scnii-circularis.  —  L»ie.  lame  médullaire 
externe  du  tlialanms.  —  Ime,  lame  médullaire  externe  du  noyau  lenticulaire.  —  Ime' ,  lame 
médullaire  supplémentaire  du  deuxième  segment  du  noyau  lenticulaire.  — '-Lmi,  lame  médul- 
laire interne  du  tlialanuis. —  ma.  sillon  marginal  antérieur  de  l'insula.  — 7np.  sillon  marginal 
postérieur  de  l'insula.  —  Xn.  noyau  antérieur  de  la  couche  optique.  —  \C,  tète  du  noyau 
caudé.  —  -VC  ((ueue  du  noyau  cauiié.  —  .Ve,  noyau  externe  de  la  couche  optique.  — 
Si,  noyau  interne  de  la  cou(-he  optique.  — \L<.  deuxième  segment  du  noyau  lenticulaire.  — 
.N7.3.  troisième  segment  du  noyau  lenticulaire  ptdanien;.  — Xm,  centre  médian  de  la  couche 
optique.  —  l'itT/),  pédoncule  antérieur  de  la  couche  optique.  —  /'('/?.  pied  de  la  couronne 
rayonnante.  —  Ptil.  [)ulvinar.  —  ItT/i.  radiations  optiipies  de  (iratiolet.  —  ••>'.  sillon  opto- 
strié.  —  .^7,  septuni  lucidum.  —  ,s7/;,  stratuin  zonale.  —  77(.  couche  optique.  —  Ti.  première 
circonv(dution  temporale.  —  /i.  premier  sillon  temporal  sillon  parallèle. —  Tr/yj.  tapetum. — 
7V/^/.  pilier  antérieur  du  trigone.  —  Tifp  Fi),  pilier  postérieur  du  trigone  ifnnbria;  —  TM,  trou 
de  Monro.  —  ///(,  ta'nia  tlialami.  —  r.-l.  faisceau  de  Vic([  d'Azyr.  —  VCrst,  veine  du  corps 
strié.  —  U^,  zone  de   Wernicke.  —  Zr.  zone  réticulée  ou  grillagée. 


32 


A-XATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


s'adosse  à  rextrémilé  antérieure  du  segment  postérieur  (Cip)  en  formant 

le  genou  de  la  capsule  interne.  C'est  donc  dans  la  région  thalamique  infé- 

Le  faisceau  géni-   ricure  seulemcut.  qu'il  existe  un  véritable  faisceau  géniculé.  Cetle  divi- 

dai^s  "a^'r^épio'n  tir  ^^^^  ^^  scgnieut  autéricur  de  la  capsule  interne  en  deux  faisceaux,  est 

lamique  inférieure,    encorc  très  uianifcste  sur  les  coupes  vertico-lransversales  qui  passent  par 


Cip  Z:  ^''^) 

Fh;.  22.  —  Coupe  horizontale  du  gcuou  de  la  capsule  interne  et  du  faisceau  gcniculé 
dans  la  région  llialamique  inférieure.  Métliode  Weigert. 

hd,  bandelette  diagonale  de  lîroca.  —  Cm,  segment  and  rieur;  C/(<7),  genou,  dans  l'cs- 
pèco  faisceau  f/éniculé:  Cip,  segment  postérieur  de  la  capsule  interne.  —  coa.  commissure 
anttricuro. — A7>,  épendyme  ventricuiaire  de  la  corne  frontale.  —  L\,  première  circonvolution 
linibique.  —  Ij)w,  lame  médullaire  externe  du  thalamus.  —  line,  lame  médullaire  externe; 
Imi,  lame  médullaire  interne  du  noyau  leaticulaire.  —  AT.  noyau  caudé.  —  .\Li,  .\7^,,  A'Aj, 
les  trois  se^nnenls  du  noyau  lenticulaire.  —  l'iiT/i,  pédoncule  antérieur  de  la  couche 
optique.  —  Tf/a,  pilier  antérieur  du  trigime.  —  T/i,  fhalanuis;  fiTh,  ses  fibres  radiées.  — 
Isc,  taînia  semi-circularis.  —  llh,  ta'uia  thalami.  —  VA,  faisceau  de  Vicq  dAzyr. 


l'extrémité  antérieure  du  thalamus  (Fig.  2H^;  elles  montrent  les  rapports 

du   faisceau  géniculé  avec  le  segment  interne  du  globus  pallidus  (NL,) 

et  avec  l'anse  du  noyau  lenticulaire  (Al)  au-dessus  de  laquelle  il  est  situé. 

Il  occupcia  partio         L'étudc   Systématique  dcs  dégénérescences  secondaires  prouve  que  le 

aiiKînruro  du  se^-   fjns(;(.au  ^éniculé  dégénère  à  la  suite  de  lésions  de  l'oncrculc  i()laiidi(|iie  et 

mont    postérieur  de  <^  _  <^  i  ' 

la  répon sous-thaia-  (|(»  Ja  jiarlic  adjacciitc   (le   l'oiuM'culc   IVoiilal  (Voy.    cas  Scli"weigofrer 

inique   et   la    partie       -,.  .  i^    ,      ,  ckci'  •  <i-i       •  •  .  i-i  .  i  ■• 

interne  du  pied  du   (''ig-  M"  à  122,  p.  \ .].\  ct  suiv.j,  cl   (jnc    SCS  lilires  passent  par  la   partie 

pédoncule. 


,N    l.K    I.  I'< 


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^^^^"•'  .   •,„!/.  VU-  ^ur  une  coupe 

..  la  capsule  .alerue  et  le  ''^'^'^^^^^^namu/.  Celle  coupe  sec- 

TOMK    11. 


34  ANATOMIE    DES    CE.NTRES    NERVEUX. 

l'anse  lenticulaire  et  le  pédoncule  inféro-interne  du  thalamus.  —  Méthode  de  Wei- 
gert,  (Voy.  description  de  cette  coupe,  T.  I",  Fig.  283,  p.  536.) 

Al,  anse  du  noyau  lenticulaire.  —  AM,  avant-mur.  —  AM',  partie  de  lavant-mur  mor- 
celée parles  fibres  du  faisceau  uncinatus.  —  Arc,  faisceau  arqué.  —  Ce.  corps  calleux.  —  Ce. 
capsule  externe.  —  Cia,  segment  antérieur  de  la  capsule  interne.  — Ci  g' ,  faisceau  géniculé. 
—  Cing),  cingulum.  —  CM,  commissure  de  Meynert.  —  cm.  sillon  calloso-marginal.  —  coa. 
commissure  antérieure.  —  CR.  couronne  rayonnante.  —  F,,  première  circonvolution  fron- 
tale. — fi,  premier  sillon  frontal.  —  Fa,  circonvolution  frontale  ascendante.  —  Fli,  faisceau 
longitudinal  inférieur.  —  //,  fibres  tangentielles.  —  Fu.  faisceau  uncinatus.  —  Fus,  lobule 
fusiforme.  —  /,  insula.  —  L\,  première  circonvolution  limbique.  —  Ime,  lame  médullaire 
externe  du  noyau  lenticulaire. —  Ime',  lame  médullaire  supplémentaire  du  deuxième  segment 
du  noyau  lenticulaire,  divisant  ce  segment  en  deux  parties.  —  Imi,  lame  médullaire  interne 
du  noyau  lenticulaire.  —  mF,,  face  interne  de  la  première  circonvolution  frontale.  —  mp. 
sillon  marginal  postérieur  de  l'insula.  —  ms.  sillon  marginal  supérieur  de  finsula.  —  SA . 
noyau  amygdalien.  —  -YC,  noyau  caudé.  —  NL3,  A'As.  A7.,,  troisième,  deuxième  et  premier 
segments  du  noj-au  lenticulaire.  —  OF,  faisceau  occipito-frontal.  —  OpR,  opercule  rolan- 
dique.  —  of,  sillon  collatéral.  —  Pa,  circonvolution  pariétale  ascendante.  —  PaT/i.  pédon- 
cule antérieur  du  thnlamus.' — 'pCR,  pied  de  la  couronne  rayonnante.  —  /;/■«,  sillon  pré-rolan- 
dique  supérieur.  —  PiTh,  pédoncule  inférieur  du  thalamus.  —  PA' £,3,  pédoncule  du  troisième 
segment  du  noj-au  lenticulaire.  —  R,  scissure  de  Rolando.  —  RTh,  radiations  optiques  de 
Gratiolet.  —  sec,  sinus  du  corps  calleux.  —  Sgc,  substance  grise  centrale.  —  Sge.  substance 
grise  sous-épendymaire.  —  sM,  sillon  de  -Monro.  —  S(p\  branche  postérieure  de  la  scissure 
de  Sylvius.  —  strz,  stratum  zonalc.  —  Ti  T..  Ts,  première,  deuxième  et  troisième  circonvolu- 
tions temporales. —  /i,  U,  /i,  premier,  deuxième  et  troisième  sillons  temporaux.  —  Te,  tuber 
cinereum.  —  lec,  tœnia  tecta.  —  Tga,  pilier  antérieur  du  trigone.  —  Th.  thalamus  icouche 
optique). —  L',  circonvolution  du  crochet.  —  17,  ventricule  latéral.  Vsph,  corne  sphénoïdale 
du  ventricule  latéral.  —  //,  bandelette'optique. 

postérieure  du  segment  antérieur  (Cia).  Dans  la  région  sous-thalamique, 
ce  faisceau  occupe  le  cinquième  le  plus  antérieur  du  segment  postérieur 
de  la  capsule  interne  (Cip),  et  plus  bas,  le  cinquième  le  plus  interne  du 
pied  du  pédoncule  cérébral.  Cette  étude  montre  en  outre  que  le  faisceau 
géniculé  est  renforcéMans  la  région  thalamique  inférieure  par  quelques 
Ses  origines,  iibrcs  qui,  venant  de  la  face  orbitaire  du  lobe  frontal,  longent  le  bord 
inférieur  du  segment  antérieur  de  la  capsule  interne  (Cia),  puis  descen- 
dent avec  les  fibres  operculaires  dans  la  partie  antérieure  du  segment  pos- 
térieur fCip)  et  dans  la  partie  interne  du  pied  du  pédoncule  cérébral  (Voy. 
cas  Rivaut,  Racle,  Richard,  Fig.  112  à  102,  IGo  à  173,  213,  p.  Uil. 
t()."),  107).  Les  libres  orbitaires,  intimement  mélangées  aux  lil)res  oper- 
culaires, s'épuiseut  ciieniin  faisant  dans  le  locus  niger  et  peut-être  dans 
la  région  sous-ljialamique,  mais  n'atteignent  pas  le  sillon  pédonculo-pro- 
tubérantiel.  Les  fibres  operculaires  descontlenl.  par  coiilre,  dans  l'étage 
anb'Mieni-  de  la  |)rotubéi'ance  et  dans  la  j)yraiui(l(^  buibiiire  icas  Sch'wei- 
goffer.  l'ig.  IKi  à  122,  p.  133). 

Le  se^'ment  pos-        2.  Segment  postérieur   ou  lenticule  -  optique   de   la    capsule  interne 

térionrdolacapsuln     ^  ^-  |;j        7      y^      y      ,  ;;     j  j;      oJQ      21,  22,    2 'l  ,    2(i,2.S,    '(1.    i3,    47.  —  Lc    sYV/- 

intorno  ost  forme  lic     ^  "-^  |  ;  p        ''■•'■''  '  ./ 

fihros  vortiraios  on  ment,  jïonlériour  ou  lenticu/o-optif/uc  de  la  capsule  inlerue  est  surtout 
formé  de  fibres  verticales  ou  obliques  en  bas  et  on  dedans,  qui  s'irradient 
suivant  le  plan  verlico-transversal  de  l'Iiémisplière  et  convergent  vers  le 
pied  du  ])é(loncule  cérébral.  L(>s  fibres  antérieures,  adjacentes  au  segment 
antérieur  delà  capsule  iiilci-ne  (Cia),  se  dirigent  obiiijuement  en  bas,  en 
dedans  et  (>n  arrière,  les  moyenni^s  direclenuMit  en  bas  et  en  dedans,  les 
postérieures  obliquement  en  bas,  en  dedans  et  en  avant  {V\^-  <i). 


ol)li<|uos. 


l'iîi)  iiM'.TKtN    II!':   i.iic.nMcr.  (:i:iti;i;ii  \i.k. 


Mi;.  24.  —  Le  sogmout  sous-ltMiLiculaire  et  le  segment  postérieur  de  la  capsule  interne 
et  les  rapports  de  ce  dernier  segment  dans  la  région  sous-tlialamiifue  avec  la  zona 
incerta,  le  corps  de  Luys,  le  ffiisceau  lenticulaire  de  Forel  et  l'anse  lenticulaire. 
Coupe  horizontale  intéressant  la  base  du  noyau  lenticulaire  et  la  partie  supérieure 
de  la  région  sous-lhalamique  et  sectionnant  les  commissures  antérieure,  moyenne  et 
postérieure,  les  corps  genouillés  externe  et  interne,  les  couches  sa;.'it(ales  du  seg- 
ment inférieur  de  la  couronne  rayonnante  et  le  faisceau  de  Tùrck.  i  Vdv.  description 
de  colle  coupe  T.  I"-"'",  Fig.    310,  p.  014.) 

.1/.  anse  du  noyau  hMiticulaire.  —  Alv.  alvéns.  —  AM.  avant-mur.  —  /ul.  bandelette  dia- 
gonale  de  l$roca. —  lirOa.  hvds  du  tubercule  (|ua(lrijuineau  antérieur.  —  lirQp.  hva:i  iln  luber- 
cule  quailrijunieau  postérieur.  —  CM.  corne  d'.Vniuion.  —  Ce';/  ,  genou  du  corps  calleux.  — 
Te.  capsule  externe.  —  ("cj-,  capsule  extrême.  —  C;/,  circonvolution  godronnée.  —  (À/e,  corps 
genouillé  externe.  —  Cr/i,  corps  f,'enouillé  interne.  —  Cia.  sejjment  antérieur  de  la  capsule 
interne.  —  Cip,  segment  postérieur  de  la  capsule  interne.  —  Cirl,  segment  rétrodenticulaire 
de  la  capsule  interne.  —  (7,,  corps  de  Luys.  —  coa,  commissure  antérieure.  —  cow,  commis- 
sure molle.  —  cop.  couunissure  postérieure.  —  F3,  troisième  circonvolution  frontale.  —  FI. 
faisceau  lenticulaire  île  Forel.  —  Fie.  libres  lenticulo-caudées.  —  Fli.  faisceau  longitudinal 


36  ANATOMIE  DKS  CENTRES  NERVEUX. 

inférieur.  —  FM.  faisceau  rétroflexe  de  Meynert.  —  FT.  faisceau  de  Tùrck.  —  Flh,  faisceau 
thalaniique  de  Forel.  —  (Up.  plande  pinéale.  —  //.  hippocampe.  —  la,  Ip.  insula  antérieur  et 
postérieur.  —  le,  lame  cornée.  —  line,  lame  médullaire  externe  du  ntivau  lenticulaire.  — 
//«/,  lame  médullaire  interne  du  noyau  lenticulaire.  —  hni  ,  lame  médullaire  supplémentaire 
subdivisant  le  segment  interne  du  noyau  lenticulaire  (.N'A,).  —  i.ms,  lame  médullaire  superfi- 
cielle.—  ma.  sillon  marginal  antérieur  de  l'insula.  —  mp,  sillon  marginal  postérieur  de  lin- 
suia.—  .^'^.  tète  du  noyau  caudé.  —  .VC,  queue  du  noyau  caudé.  —  ^U,  .VA;.  .\7.i,  i'.  troi- 
sième, deuxième  et  premier  segments  du  noyau  lenticulaire,  le  segment  interne  est  subdivisé 
en  deux  parties  par  la  lame  médullaire  supplémentaire  Imi' .  —  pCR.  pied  de  la  couronne 
rayonnante.  —  PiT/i,  pédoncule  inférieur  de  la  couche  optique.  —  Fui.  pulvinar.  —  Qa. 
tubercule  quadrijumeau  antérieur.  —  Rc.  faisceau  cortical  du  noyau  rouge  passant  par  les 
radiations  de  la  calotte.  —  Rm.  ruban  de  Reil  médian.  —  RTh.  radiations  opti(pies  de  (Ira- 
tiolet.  —  Sf/e.  substance  grise  sous-épendymaire.  —  Sti.  substance  innominée  sous-lenticu- 
laire de  Reichert.  —  Tap,  tapetum.  —  Tr/a.  pilier  antérieur  du  trigone.  —  Tf/p,  pilier  posté- 
rieur du  trigone.  —  TM,  trou  de  Monro.  —  V3.  troisième  ventricule.  —  VA,  faisceau  de  Vicq 
il'Azyr. —  17,  ventricule  latéral. —  Vsph, corae  sphénoïdale  du  ventricule  latéral. —  W,  zone 
de  Wernicke.  —  Zi,  zona  incerta  de  Korel.  —  II.  bandelette  optique. 

Les  fibres  du  segment  postérieur  (Cip)  appartiennent  aux  régions  tha- 
laniique et  sous-thalamique  de  la  capsule  interne  : 
i.eurs      rapi.oris         Dans  la  régioii  thalamique,  elles   passent  d'al)ord  entre  le  tronc 
ia^nit(|u^  "do^Ta  cap-   ^^^^  noyau  caudé  (NCj  et  le  l)ord  supérieur  du  putamen  (NLj\  puis  descen- 
'*"'^-  dent  entre  la  face  externe  de  la  couche  optique  (Th)  et  les  trois  segments 

(lu  noyau  lenticulaire  (NL),  NL  2,  NL,  (Fig.  7).  La  limite  antérieure  du 
segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip)  correspond  au  g  en  0  if  ÎCi[^]) 
de  la  capsule  interne  :  elle  est  constituée  par  les  fibres  horizontales  du 
segment  antérieur  (Cia)  qui  s'irradient  dans  l'extrémité  antérieure  du 
thalamus  (Fig,  14,  21).  La  limite  postérieure  est  formée  par  les  fibres 
horizontales  du  segment  rétro-lenticulaire  de  la  capsule  interne  (Cirl)  qui 
s'irradient  dans  la  face  externe  du  j)ulvinar  (Pul);  ces  limites,  peu  mani- 
festes sur  les  coupes  horizontales  qui  passent  par  le  tiers  supérieur  de  la 
couche  optique  (Fig.  13,  20),  sont  très  accusées  sur  celles  qui  passent  par 
ses  tiers  moyen  et  inférieur  (Fig.  21,  43). 
Leurs  rapports  Daus  la  régioii  sous-thalaiïiique  (Fig.  24),  le  segment  postérieur 
tiul'iàiifiq'uo.'""  ''''""'  ^^  Is-  capsule  interne  (Cip)  est  limité  :  en  avant  par  les  fibres  de  l'anse  du 
noyau  lenticulaire  (Al);  en  arrière,  par  le  corps  genouillé  externe  (Cge)  et 
une  mince  lamelle  de  substance  grise  qui  appartient  à  la  zone  réticulée 
du  thalamus  (Zr).  En  dedans,  il  est  en  rappoi't  de  haut  en  bas  :  avec  la 
zona  incerta  (Zi)  (|ni  le  sépare  dn  faisceau  thalamique  de  Foi'el  (Flh)  et  des 
parties  ventrales  du  thalamus;  avec  les  fil)res  d(>  l'anse  tlu  noyau  lenticu- 
laire (AI)  ((ui  contournent  sa  partie  interne;  avec  le  faisceau  hMiticiilaire 
d(!  Forel  (FI)  et  avec  le  corps  de  Luys  (C-L).  Il  n'allecte  que  des  rapports 
médiats  av(!C  le  noyau  rouge (NR)  et  la  capsule  de  ce  noyau  (CNR)  (Fig.  28). 
Dans  la  partie  moyenne  de  la  région  sous-thalamique  (Fig.  24),  le  faisceau 
lenticulaire  de  l'orel  correspond  au  tiers  int(Mii(>  dn  segment  postérieur 
(le  la  capsule  interne  ((^ip),  le  corps  de  Luys  à  son  tiers  moyen,  et  la  zona 
incerta  à  son  tiers  j)ostérieur.  Dans  la  partie  inférieure  de  la  région  sous- 
thalarni(|iie,  le  faisceau  lenticulaire  de  l'oiel  a  disparu  et  le  corps  de  Luys 
recouvre  les  deux  tiers  internes  du  segment  postérieur  ((>ip).  I''u  dehors, 
le  segment   postérieur  de   la  capsule   interne  (Cip)  es    recouvert   |)ar  les 


iti:   l'iîo.ii'CTi'tN   hi-:   i.'iic.iinci:  (;i:i;i, i; i;  \  i.i;. 


37 


(((■rit       viiiH-Innti'-ii' 


80gIU(Mll>  ilili'llli'  l'I   ('\l(  rue  (In  ^IfilillN  |iiilli(lllS  (  NL...  NI,,  l'I    M,,'    .cl    iccoil        Arrivée  au  ronim 

Ô  son  sixirmr  |((»>l('ri(Mi r  les  liliro  du  sc^niciil  soiis-lcriliciihiirr  dr  l.i  caii- 
siilr  inicriic  ((lishlFi:;.  124  v\  '2it  .  (J'  coiil  iii^ciil  saii'^-hnl  icnldirc  Mlniidr 
le  si'i;in(Mil   iiosli'inMir  ilc    la  rajtsiiic  iiilrnic     (.i|i     dan-    ImiiIc    |;i    Ii,i  m  (ciii- 


c. 


Cr 


FiG.  20.  —  Los  segments  rétro  et  sous-li'ulicul.iiri^  df  l;i  capsule  intcine,  le  pied  du 
pédoncule  cérébral  et  le  faisceau  de  Tiirck  vus  sur  une  coui»e  horizontale  olilii(ue 
parallèle  à  la  bandelette  optique.  .Méthode  de  Weigert(voy.  explication  de  cette  coupe 
T.  I",  Fig.  :î2t,  p.  (3:il\ 

AM.  avant-nuir.  —  Aq.  aqueduc  de  Sylvius.  —  BrQa,  bras  du  tubercule  quadrijumeau 
antérieur.  —  UrQ})  +  /{//;,  luiion  du  bras  du  tubercule  (|uadrijumeau  postérieur  avec,  le  ruban 
de  Heil  médian.  —  CA,  corne  d.Vniniou.  —  Ce,  capsule  externe.  —  Cfi,  circonvolution 
frodronnée.  —  CV/e,  corps  genouillé  cxferne.  —  ('(li,  corps  genouillé  interne.  —  Cip,  segment 
postérieur  de  la  capsule  inlerne.  —  Ciii,  segment  rétro-lenticulaire  de  la  capsule  interne.  — 
Epp,  espace  perforé  postérieur.  —  Fcop,  faisceau  de  la  coinnussure  postérieure.  —  7-7/,  fais- 
ceau longitudinal  inférieur.  —  Flp.  faisceau  longitudinal  postérieur.  —  FT,  faisceau  de  Tiirck 
et  segment  sous-lenticulaire  de  la  capsule  interne.  —  Fu,  faisceau  uncinatus.  —  le,  lame 
cornée  et  libres  du  ta'nia  somi-circularis.  —  Lu,  locus  niger.  —  A7//,  noyau  de  la  Indsième 
paire.  —  .V. (.  noyau  amygilalien.  —  SC  queue  du  noyau  caudé.  —  A' An,  troisième  segment 
du  noyau  lenticulaire  putamen  .  —  .YR,  noyau  rouge.  —  P,  étage  inférieur  ou  pied  du 
pédoncule  cérébral.  —  l'Tml,  pédoncule  du  tubercule  mamillaire.  —  l'ul,  puhinar.  —  Qa, 
tubercule  (piadrijumeau  antérieur  ;  ses  couches  superficielle  (1  .moyenne  (2'  et  profonde  (.'}). 

—  RTIi.  radiations  o|)ti(|ues  de  Gratiolet.  —  %-'7.  substance  grise  de  l'aipieduc  de  Sylvius. 

—  Th,  thalamus,  couidie  optique.  —  Toi,  tubercule  ou  trigone  olfactif.  —  U,  circonvolution 
du  crochet.  —  U',  champ  de  Wernicke.  —  jII.  chiasma  des  nerfs  opti(pies.  —  Zr,  zone  réti- 
culée ou  grillagée  du  puhinar.  —  //,  bandelette  optique.  —  ///.  libres  radiculaires  de  la 
troisième  paire. 


38 


ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 


Son  aspect  sur  les 
coupes  liorizontales. 


Les  segments  pos- 
térieurs fies  régions 
tlialamique  et  sous- 
thalamique  do  la 
capsule  interne  ne 
sont  pas  équivalents. 


Knc  hevêtremeiii 
des  fibres  (le  Cip  dans 
le  sens  longitudinal. 


Kiiclievclremciil 
de  ces  fibres  avec  les 
fibres  horizontales 
lies  ra'liations  strio- 
Ihalainiques  et  strio- 
^ons-lllalanli(|ues. 


de  la  région  sous-thalamique  :  ses  fibres  s'insinuent  d'abord  entre  les 
segments  postérieur  et  rétrolenticulaire  (Cirl)  etiCip")  (Fig.  47),  puis  entre 
le  segment  postc'rieur  (Cip)  et  le  corps  genouillé  externe  (^Cge)  dont  elles 
sont  toujours  séparées  par  l'étroite  lamelle  de  substance  grise  apparte- 
nant à  la  zone  réticulée  du  thalamus  (Fig.  2o).  Par  son  aspect,  ce  con- 
tingent se  distingue  nettement  des  fibres  du  segment  postérieur  (Cip) 
qui  traversent  la  région  thalamique  de  la  capsule  interne  (Fig,  24,  28,  47). 
Olles-ci  sont  en  effet  sectionnées  perpendiculairement  à  leur  axe  sur  les 
coupes  horizontales  et  se  présentent  sous  l'aspect  d'un  fin  pointillé.  Les 
libres  du  contingent  sous -lenticulaire  sont  sectionnées  plus  ou  moins 
obliquement  et  gardent  cette  direction  oblique,  jusque  dans  les  régions 
supérieures  du  pied  du  pédoncule  cérébral  (Fig.  25).  11  s'agit,  en  ctTet,  ici 
de  fibres  à  direction  plus  ou  moins  horizontale  dont  une  partie  se  rend 
au  corps  genouillé  interne  et  à  la  partie  ventrale  adjacente  du  thalamus, 
et  dont  l'autre  se  recourbe  en  bas  et  descend  dans  la  partie  externe  du 
pied  du  pédoncule  cérébral  en  formant  le  faisceau  de  Tûrck. 

Le  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip)  de  la  région  sous- 
thalamique  (Fig.  25)  n'est  donc  pas  l'équivalent  du  segment  postérieur 
(Cip)  de  la  région  thalamique  (Fig.  21).  11  représente  ce  dernier  segment, 
plus  le  faisceau  de  Tiirck. 

Dans  leur  trajet  à  travers  les  régions  thalamique  et  sous-thalamique  de  la 
capsule  interne,  les  fibres  du  segment  postérieur  (Cip)  ne  sont  [)as  disposées 
en  lamelles  superposées,  mais  s'enchevêtrent  dans  le  sens  longitudinal. 
Lorsqu'on  examine  une  série  de  coupes  vertico-transversales,il  n'est  pas  rare 
de  rencontrer  plusieurs  coupes  sur  lesquelles  un  faisceau  plus  ou  moins 
volumineux  traverse  en  diagonale  la  capsule  interne  (Fig.  7,  p.  10).  11 
se  dirige  obliquement  de  haut  en  bas  et  de  dedans  en  dehors,  du  noyau 
caudé  au  sommet  du  noyau  lenticulaire,  puis  se  coude  et  entre  dans  le 
pied  du  pédoncule  cérébral.  A  un  examen  superficiel,  ce  faisceau  paraît 
venir  du  noyau  caudé  et  représenter  le  contingent  strié  du  pied  du  pédon- 
cule cérébral.  En  réalité,  il  s'agit  ici  d'un  faisceau  cortical  qui  s'est  coudé 
une  première  fois  au-dessous  du  tronc  du  noyau  caudé.  une  seconde  l'ois 
au  niveau  du  sommet  du  noyau  lenticulaire.  L'élude  systématique  des 
dégénérescences  secondaires  consécutives  aux  lésions  corticales  montrent 
en  effet  —  ainsi  que  l'un  de  nous  l'a  montré  en  1893  —  que  toutes  les 
fibres  tom/itudiiuiles  du  pied  du  pédoncule  cêrèhral  sont  d'origine  corticale. 

Les  fibres  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  ((^ip)  sont  croi- 
sées à  angle  presque  droit  par  un  grand  nombre  de  fibres  qui  occupent  toute 
la  hauteur  de  la  capsule  interne  et  qui  ap|)artiennent  aux  radiations  strio- 
thaiami(jues  :  dans  la  région  tlialaniit/Nc  (fig.  21).  cHes  j)roviennent  en 
grande  partie  des  fibres  radiéesdu  pulanien  et  ihi  globus  |)alli(his.  et  s'irra- 
dient dans  le  noyau  extcr-ne  (hi  Ibiilani us.  Dans  la  rcgian  sous-t/ialaniique 
(l^'ig.24)elles  sont  l'ournies  à  la  l'ois  parles  libi'es  radiéesef  par  les  libres  di's 
lames  médullaires  du  noyau  lenticulaire.  Toutes  ces  fibres  se  réunissent 
en  fascicules  éj)ais  et  serré's;  les  unes  sirradicnl  (mi  très  grand  nombre 


I  ii;iti>   i>i:   i'ii(i.ii;<.nn\   i»i';  i.i.coitcr:  <;i:iii:i;n  \i.i:. 


39 


Cr'ù  Aly-  :  vsplL 

c'a 

FiG.  26.  —  Les  segments  postc'rit'ur,  n'-lro-lenliculaire  et  sous-lenticulaire  de  la  capsule 
interne  et  le  pied  du  nédoncult'  céii''bral  vus  sur  une  coupe  vertico-transversale  pas- 
sant par  le  bord  poslcrieur  du  putanien,  la  partie  postérieure  du  thalamus,  le  gan- 
glion de  l'habenuia  et  le  noyau  i-ouge.  (Méthode  de  Weigert.) 

Alv.  alvcus. —  CA.  corne  d'Ammoa.  —  Ce,  corps  calleux.  —  Cg,  circonvolution  godronnée. 
Cge,  corps  gcnouillé  externe.  —  ('i»f/,  cinfiuliini:  Cuir/  p],  son  faisceau  postérieur.  —  Cip, 
seumcnt  postérieur:  Ctrl,  segment  rétro-lenticuliiirc  ;  CIsI,  segment  sous-lenticulaire  de  la 


40  ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

capsule  interne.  —  ou,  sillon  calloso-niîirfrinal.  —  ,("/{,  couronne  rayonnante.  —  pCH,  son 
pied.  —  f/s.  (liverticule  du  subiculum. —  /•"«.  circonvolution  frontale  ascendante.  —  Fli,  fais- 
ceau longitudinal  inférieur  ou  couche  sagittale  externe  du  segment  inférieur  de  la  couronne 
rayonnante.  —  FT.  faisceau  de  Tùrck.  —  Fus,  lobule  i'usifornie.  —  G/i,  ganglion  de  Thabe- 
nula.  —  //.  circonvolution  de  rhippocampe.  —  ip,  sillon  interpariétal.  —  Lu  première  cir- 
convolution linibi(iue.  —  L»ie,  lame  médullaire  e.\terne  du  thalamus.  —  Ljyjs,  lame  médul- 
laire superficielle  de  la  circonvolution  de  rhippocampe.  —  Lu,  locus  niger.  —  .VC,  noyau 
caudé; -YC.  sa  queue. —  .VA^.  troisième  segment  (lu  noyuu  lenticulaire.  —  XR,  uoyau  rouge. — 
OF,  faisceau  occijjito-frontal.  —  OF  +  Pr.  partie  de  ce  faisceau  qui  contient  des  fibres  de 
projection.  —  /',  pied  du  pédoncule  cérébral.  —  l'2.  deuxième  circonvolution  pariétale.  — 
Parc,  circonvolution  pariétale  ascendante.  —  Pa,  lobule  paracentral.  —  Po,  protubérance.  — 
Pi/,  faisceau  pyramidal  dans  son  trajet  protubérantiel.  —  /{,  scissure  de  Rolande.  —  RC, 
radiations  de  la  calotte.  —  Rglim,  région  du  ruban  de  Reil  médian.  —  RT/i,  radiations 
thalamiques.  —  S{p)  branche  postérieure  de  la  scissure  de  Sylvius.  —  Slri,  stratum  inter- 
medium.  —  Sfrz,  stratum  zonale  du  thalamus. —  T\,T2,  Tj,  les  trois  circonvolutions  tempo- 
rales. —  t\,  li,  premier  et  troisième  sillons  temporaux. —  Tap,  tapetum.  —  lec,  ttenia  tecta. 
—  Tçj,  corps  du  trigone.  —  Th,  thalanms.  —  tsc,  tienia  semi-circularis.  —  V7.  ventricule 
latéral.  —  Vspli,  sa  corne  sphénoïdale.  —  7/.  bandelette  optique.  —  ///,  nerf  moteur  ocu- 
laire comnmn. 

dans  le  corps  de  Luys  [radiations  strio-hnjsiennes\ ,  les  autres  forment 
Vanse  du  noyau  lenticulaire  (Al)  et  le  faisceau  lenticulaire  de  Forel  (FI) 
(Fig-.  21,  28,  312,  323  et  32i). 
Les  fibres  de  cip         Un  grand  nombre  de  fibres  de  projection  corticale  du  segment  posté- 
dans  "e'^thaiImuTet   rieur  de  la  capsule  interne  s'arrêtent  dans  le  thalamus  [fibres  corlico-tha- 
lo  noyau  rou|,'p,  les  lamiques),  d'autrcs  dans  le  noyau  rouge  [fibres  cortico-rubrigiies) ,  quelques 
du  pédoncule  céré-   très  rarcs  libres  se  rendent  dans  le  corps  de  Luys  et  le  globus  pallidus, 
les  autres  se  continuent  directement  avec  les  fibres   du   pied  du  pédon- 
cule cérébral  en  formant  la  voie  pédonculaire. 

Le  .segment  rétro-  3.  Segment  rétro-lentlculalre  de  la  capsule  interne  (Cirl).  (Fig.  10, 14, 
mf  rJ^ml^ef  hlX  15.  20,  21,  2o,  20,  il,  43,  47,  i8.  —  Le  segment  rétro-lenticulaire  de  la 
ro.itaies  qui  sirra-  capsulc  intemc  est  surtout  formé  de  gros  fascicules  onduleux  et  enche- 

ilient  dans  la  ])artic  '  _  i         •  i  i         i     i 

postérieure  du  thaia-  vctrés,  qui  sc  portcut  horizontalement  de  dehors  et  en  dedans,  passent 
entre  la  queue  du  noyau  caudé  (NC)  et  le  bord  postérieur  du  putamen 
(NLj),  puis  abordent  le  pulvinar  (Pul)  par  sa  face  externe.  Ces  fascicules 
ne  forment  pas  une  couche  continue,  mais  sont  dissociés  par  les  nom- 
breux ponts  de  substance  grise  qui  relient  le  bord  postérieur  du  pntamen 
à  la  qnene  du  noyau  caudé;  les  coupes  verlico-transversales  et  les  coupes 
horizontales  les  sectionnent  parallèlemcnl  à  leur  direction. 
Son  aspect  et  ses  Sur  Ics  coupcs  vcrt Ico-trausversales,  le  segment  rétro-lenticulaire  de  la 

oouposvcrti'c"o4raîi's*^  capsulc  interne  (Cirl)  forme  dans  son  ensemble  une  bande  oblique  en  bas 
ver.saies.  çj  ^j^   dchors.  Il  cst  situé  cn  dehors  du  pulvinar  (Pul)  et  de  la  zone  de 

Wcrnicke  (W)  et  occupe  l'espace  compris  entre  le  tronc  du  noyau  caudé 
(NC)  et  la  partie  recourbée  de  la  queue  (NI]')  de  ce  noyau  (Fig.  20).  Le 
ta'nia  semi-circularis  le  séi)are  de  l'épendynie  qui  tapisse  le  carrefour  et 
la  voûte  de  la  corne  spbénoïdalc  (Vsph).  Sur  les  coupes  (lui  passent  par 
le  bord  postérieur  du  i)utamen  (NL,,  Fig.  20), on  s(>  riMid  nettement  compte 
des  connexions  que  le  segment  rétro-lenticulaire  (Cirbide  la  caj)snle  alfecte 
avec  les  segments  postérieur  (Cip)  et  sous-lcnliculaire(Cisl).  Grâce  à  la  dis- 
position en  éventail  de  la  capsule  interne,  la  partie  supérieure  de  la  coupe 


FiitlUis   m:    l'KdJi  i;  I  iitN    m;   i.  ij  nitci';   ciiiiiHitA  i.i..  ii 

CorTcspoml  ;iii  sci^rncnl  posh'-i  iciir  de  la  ciiisiilc  iiilrrnc  diji  ,  iccdnn.iis- 
salilt'  à  I  ()lili<niil(''  (le  so  lilui'-'Cii  li.is  cl  en  tlci|,i  n-^  ;  l.i  |);iilii'  iiKiNcinic 
l'iclii'  en  tilufs  t^;msv(M•^;ll(•^  n'iioiid  ,111  scmiiriil  iclrn  Irnl  iciilii  i  rc  (iiil  ; 
la  [larlic  i  iitciiciirc  a|i|iai'l  iciil  an  sc^mciil  soii^-lciil  iculaiiM!  ((^isiy,  doiil  les 
liiii'o  >*'  |Hirlriil   (il)l  i(|ii(Miii'iil  en   liaiil   <■(   en  dctlaii^. 

I,(>    STL^iiiiMil     l'i'li'ii  Iciil  icii  lairc    il<-    la    (a|i>iil('    inicriic    a|i|)ai'l  icii  I   aii\       son  a<t|mct  et  »o<i 

,1      I  ,  Il       I  II  -  1  1  I         •       r;i|.|iorlsiiiir  loH  coii- 

I('i;i(m--  I  halailll(|lli'   r(   ^oii^-l  lia  lailll(|lic.    Il   se   |iir^riilc  sur  Ic^  Cdillirs    Ikui-    ,„.h  horizontalcH. 

/(inlaii's  >(»iis  ras|M'cl  d  iiiir  i-('i;i(iii  icclaiij^iilairc,  (|iic  la  (|  ihmic  d  11  ii(i\aii 
candi'  ci  le  hciiia  sciii  i-circti  la  ris  scpafciil  du  ciiri'(d(iiir  \  ciil  liciilaiic. 
Sur  les  c(iii|ic>  lioi'i/diilalcs  [lassaiil  par  les  iiei's  Mipi'i'ieiir  <'l  iiioncii  du 
llialailiiis  l'i;^.  Il;  el  21  >,  le  serine  11 1  lélro-ieiilicuiaiie  de  la  capsiile  iiit(Miie 
i^C.irl  ,  est  i^iliie  Mir  le  iiroioii^cmenl  du  sciiinenl  |)Osl(''rieiir  fCip)  cl  ne 
s'en  di>liiij4iie  ([ue  par  la  direclioii  de  ses  libres;  siii'  les  coupes  |)assaiil 
par  le  li('r>  inrériiMir  de  la  coiudie  opli([U(>  cl  la  r(''gi(jii  sous-llialaiiii(|uc 
{V\'j:.  -i  .  Il'  sciiiuciiL  lélro-Ieiiticulairc  \Cirl)  csl  refoulé  en  delioi's  pui'  la 
Z(»ue  dv  W  iMni(  l<e  el   l(>  corps  ^enouillé  exlerne. 

Le  s('j;iucnl  reliitdeuliculairc  de  la  capsule    inlerno  n'envoie   pas    de      Cc  segment  ncn- 
lil)res  dans  le  pied  du  pédoncule  cérébi'al;  Iributaire  du  lobe  occipilal  (en  ,uns  in^piccrdu 'Jiri^ 
parliculior  du  cuneus  (C)  des  lobules  linii,ual  (Lg),  et  fusilbrme  Fus)),  du  'i""'-"''' c6r6'>'-ai. 
prccuncus  iPrC),  du  |)li   courbe  {l*c^  el  d(î  la  parlie  poslérieure  des  IoIxîs 
pariélal  el  leniporal,  il  envoie  ses  libi-es  dans  le  pulvlnar  (Pul;  el  la  pai'lie 
adjacente  du  llialainus.  dans  le  corps  genouillé  exUîrnc  (Cgei^  d  dans  le 
tubercule  (juadrijunieau  antérieur  (Qa).  (^es  libres  forment  dans  leur  en- 
semble les  rddidtions  opt'Kjiics  de  Gralioli'I.^KïXi),  ou  faiscrau  visuel,  corlical. 

4.  Segment  sous-lenticulaire  de  la  capsule  interne  ((lisl).  (Fig.  7,  12, 
11).  'IV),  20,  27,  28,  29,  30,31,  32,  33).  —  Le  segment  sous-lenliculaire  de  la      Disposition  géné- 

...  p    .,  .,  i        ^1       1        1-        1     •  /<•    I  I  raie  (lu  segment  sous- 

capsule   interne  nul  suite  au  segment  relrolenliculaire    (arl)  au-dessous   icnticuiairc    de    la 

et  en  avant  diuiuel  il  est  situé.  '■="'^""'  ""'''■"•"• 

Dans  son  cnseniblc.  il  représente  une  lame  [)lus  ou  moins  triangulaire 
qui  concourt  à  former  la  voûte  de  la  corne  spliénoïdale  (Fig.  281,  p.  309)  : 
son  sommet  atteint  en  avant  le  noyau  amygdalien(NA);  sa  base  est  ados- 
sée à  la  partie  inférieure  du  segment  rétrolenticulaire  de  la  capsule  in- 
terne (Cirl);  sa  face  inférieure  est  tapissée  par  l'épendyme  ventriculaire  et 
crois('e  par  les  fibres  du  taenia  semi-circularis  (tsc)  et  par  la  partie  recour- 
bée de  la  queue  du  noyau  caudé  (NC")  (Fig.  281);  sa  face  supérieure  est 
recouverte  par  le  putamen(NLj),  leglobus  pallidus  (NL^,  NL,,/),  et  en  avant 
par  la  substance  innominée  sous-lenliculaire  de  Reicherl  (Sli);  son  bord 
interne  est  en  ra|)port  d'arrière  en  avant  avec  la  partie  poslérieure  du  seg- 
ment j)ostérieur  de  la  capsule  interne  (Cip),  puis  avec  la  bandelette  oj)tique 
(II)  dont  le  séparent  le  la'uia  semi-circularis  et  le  pédoncule  du  putamen 
(PNL,);  son  bord  externe  reçoit  le  segment  inférieur  de  la  couronne 
rayonnante. 

En  abordant  le  segment  sous-lenliculaire  de  la  capsule  interne  (Cisl),     ses  deux  couches. 
les  fibres  du  segment  inférieur  de  la  couronne  rayonnante  se  groupent  en 


42 


ANATO.MIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


f  Tirh 


Faisceau  teniporo- 
thalamiquc  d'Arnold 


deux  faisceaux  de  trajet,  de  direction  et  de  connexion  distincts.  Ce  sont  le 

faisceau  de  Tiink  et  le  jainceau  temporo-thalamique  d'Arnold. 
Faisceau  do  Turck.         Lc  faisccau  dc  TurcJi  (FT)  \,Fig.  25)  occupe  la  partie  postérieure   du 

segment  sous-lenticulaire 
de  la  capsule interne(Cisl), 
se  porte  transversalement 
de  dehors  en  dedans,  longe 
la  face  inférieure  du  puta- 
men,  aborde  la  partie  pos- 
térieure du  segment  pos- 
térieur (^Cip)  dans  la  région 
sous  -  tlialamique  et  des- 
cend ensuite  dans  le  cin- 
quième externe  du  pied  du 
pédoncule  cérébral,  après 
avoir  abandonné  des  fibres 
au  corps  genouillé  interne 
(RCgi)  et  à  la  partie  ven- 
trale du  thalamus  (Fig. 29, 
p.  30). 

Le  faisceau  femporo- 
thaJamique  d' Arnold  (ITth) 
s'étale  sur  la  voûte  et  l'ex- 
trémité antérieure  de  la 
corne  sphénoïdale  (Vsph). 
Ses  libres  les  plus  externes, 
se  portent  obliquement  en 
arrière  et  en  dedans;  ses 
fibres  les  plus  internes 
alTectent  une  direction 
presque  sagittale.  Toutes 
convergent  vers  le  corps 
genouillé  externe  (Gge)  el 
la  |)artie  postéro-inférieure 
du  j)ulvinar  (Pul)  en  se 
réunissant  en  un  faisceau 
compact  —  décrit  |)ar  Ar- 
nold sous  le  nom  de  fais- 
ceau teniporo-thalamiqur 
et  par  Hrissaud  sous  celui 
(le  bandelette  sous-optique 
—  faisceau  qui  passe  au- 
rétro-leiilicnlaii'e  de  la 

capsule  interne  (Girl)  qu'il  croise  à  angle  droit  i  h'ig.  27,  2Î),  ,'{()  cl  conix' 

sagittale  Fig.  281). 


FiG.  27.  —  Figuif  schéaialinue  desLinée  à  inoiilier  l;i 
constitution  du  segment  sous -lenticulaire  de  la 
capsule. interne  et  ses  deux  couches  formées  parle 
faisceau  de  Tiirck  et  le  faisceau  tomporo-thala- 
mique  d'Arnold. 

Cfje,  corps  genouillé  externo.  —  ('///.corps  genouillé  in- 
terne. —  Cirl,  segment  rétro-lcnticulaire  de  la  capsule 
interne;  son  irradiation  dans  Icpulviaar  (Put)  et  le  corps 
genouillé  externe  {Cç/e)  et  sa  continuation  avec  les 
couches  sagittales  [CSf/f)  du  segment  postérieur  delà  cou- 
ronne rayonnante.  —  Cisl,  le  segment  sous-lenticulaire 
de  la  capsule  interne,  sa  continuation  avec  le  segment 
inférieur  (Si)  de  la  couronne  rayonnante  et  ses  deux 
faisceaux  dont  l'un,  faisceau  de  Tiirck  [FT],  forme  la 
partie  externe  du  pied  du  pédoncule  cérébral,  et  dont 
l'autre  faisceau  lemporo  -  thalamique  d'Arnold  [fTtk] 
passe  au-dessous  du  segment  rétrolenticulaire  de  la 
capsule  interne  le  long  de  la  vonte  de  la  corne  sphé- 
noïdale et  s'irradie  dans  le  pulvinar  \Pul).—  CI.,  corps 
dcLuys.  — A^/(,noyauamyg<laIien.— AT'qucuc  du  noyau 
caudé.  —  Rm,  ruban  de  Ueil  médian.  —  S//,  substance 
innominée  sous-lenticulaire  de  lieichert.  —  Tap,  tape- 
tum.  —  V  circonvolution  du  crocliet.  —  17',  voie  pédon- 
cidairc.  —  //.  l{andclctle()pti(pie. 


dessous  du  faisceau  de  Tiirek  [VD  et  du  segmen 


iii!iii:s    i)i;   l'Ud.iicTio.N   hi':   i,  i;<;nii(.i';  ckh  i.itit  \  i.i;. 


v:j 


ri  CiP      '    i^^ 

;  ;T  '.!  :■    ;  i 

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FiG.  28.  —  l.e  segment  sous-lenticulaire  de  la  capsule  interne  et  sa  continuation  avec 
le  sej,'ment  inférieur  de  la  couronne  rayonnante;  le  segment  postérieur  de  la  cap- 
sule interne  au  voisinage  du  pied  du  pédoncule  cérébral  et  ses  rapports  dans  la 
région  sous-optique  avec  le  corjjs  de  Luys,  Fanse  lenticulaire  et  le  faisceau  lenticu- 
laire de  Forel.  Coupe  horizontale  passant  par  la  partie  moyenne  de  la  commissure 
antérieure.  —  Méthode  de  Weigert  (voy.  description  de  cette  coupe,  T.  1",  Fig.  311, 
p.  618). 

Al,  ause  lenticulaire.  —  .1/r.  alvéus.  —  AM.  avant-mur.  —  hd,  bandelette  diagonale  de 
Hrnca.  —  lirQd.  bras  (bi  tubercule  quadrijumeau  antérieur.  —  HrQp  +  R)n,  union  du  bras 
(lu  tubercule  ((uadrijunieau  postérieur  avec  le  ruban  de  Ueil  médian.  —  r.(,  corne  d'Anmion. 

—  Ce  'r/',  genou  du  corps  calleux. —  Ce.  capsule  externe. —  Ox,  capsule  extrême.  Cf/ ,  circon- 
volution godronnée.  —  Cge.  corps  genouillé  externe.  —  Cf/i.  corps  genouillé  interne. —  (la, 
segment  antérieur  de  la  capsule  interne.  —  Cip,  segment  postérieur  de  la  capsule  interne. 

—  Cisl,  segment  sous-lenticulaire  de  la  capsule  interne.  —  CL,  corps  de  Luys.  —  CM,  com- 
missure (le  -Meynert.  —  coa.  commissure  antérieure.  —  cop,  commissure  postérieure.  —  ds, 
(liverticide  du  subiculum.  —  F3.  troisième  circonvolution  frontale.  —  Fcop,  faisceau  de  la 
commissure  postérieure.  —  />/,  sillon  (imbrio-godronné.  —  II.  faisceau  lenticulaire  de  Forel. 

—  Fit,  faisceau  longitudinal  inférieur.  —  Flp,  faisceau  longitudinal  postérieur.  —  FM,  fais- 
ceau rétroflexe  de  Meynert.  —  FT,  faisceau  do  ïûrck.  —  h,  sillon  de  l'hippocampe.  —  la, 
insula  antérieur.  —  //;.  insula  postérieur.  —  le,  lame  cornée  et  ttenia  semi-circularis.  —  bne, 
lame  médullaire  externe  du  noyau  lenticulaire.  —  lini,  lame  médullaire  interne  du  noyau 
lenticulaire.  — /.///.s-,  lame  médullaire  superficielle  du  subiculum.  —  ;/;«.  silbm  marginal  anté- 


AXATOMIE    DES    CEN^TRES   NERVEUX. 


rieur  de  l'insula.  —  mp,  sillon  marginal  postérieur  de  liusula.  —  .VC,  tête  du  noyau  caudé.— 
iVC,  queue  du  noyau  caudé. —  .VA3,  SLi.  SL\,  les  trois  segments  du  noyau  lenticulaire.  — 
pCR,  pied  de  la  couronne  rayonnante.  —  PiTli,  pédoncule  inférieur  de  la  couche  optique. 
—  Qa.  tubercule  quadrijumeau  antérieur. —  RC,  radiations  de  la  calotte.  —  RTIi,  radiations 
optiques  de  Gratiolct.  —  '%t",  substance  grise  centrale.  —  Sge,  substance  grise  sous-épen- 
dymaire.  —  Sih,  scissure  inter-hémisphérique.  —  Sti.  substance  innominée  sous-lenticu- 
laire de  Reichert.  —  Tup,  tapetum.  —  Tqa,  pilier  antérieur  du  ti'igone.  —  T(ip.  pilier  posté- 
rieur du  trigone.  —  J's,  troisième  ventricule.  —  r.-l.  faisceau  de  Vicq  d'Azyr,  —  Vf,  corne 
frontale  du  ventricule  latéral.  —  (7.  ventricule  latéral.  —  II.  bandelette  opti(|iie. 


•  Tap      ; 


^^^^if^-^^f^s^ 


:Yp     Strp'   R-m 

FiG.  29.  —  1,0  segment  sous-leiiliculaire  de  la  capsule  interne,  le  faisceau  temporo- 
thalanii(nie  d'Arnold,  le  faisceau  de  TiircU  et  sa  fusion  avec  le  segment  postérieur 
de  la  capsule  interne  et  la  voie  pédonculaire.  —  ("-oupe  verLico-lransviMsale  passant 
en  avant  des  corps  genouillés  et  intéressant  la  corn(>  d'Ainnion,  lt>  faisceau  exlerne 
du  pied  du  pédoncule  cérébral  et  le  noyau  rouge.  Mélluxle  de  Weigert. 

Alv,  alvéus  inlra-vcnlrictdaire.  —  Ali\r.  alvéns  cxtra-vcMiriciilairc  de  la  corne  d"Ammon 
[CA).  —  C7,  circonvolution  godronnée. —  /Ty,  les  libres  de  la  circonvolution  godronuce  qui 
se  rendent  dans  la  fiud)ria  /•'/)  et  l'alvéus  inlra-venlriculaire.  —  Cip,  segment  postérieur; 
Cisl,  segment  sous-lcnliculaire  de  la  capsule  interne.  —  CSijl.  les  couches  sagittales  du 
segment  inférieur  (h;  la  couronne  rayonuanle  ;  elles  se  conliniient  avec  le  segment  sous-len- 
ticulaire de  laca|)sulc  interne  et  se  dédoublent  en  couches  sagittales  interne  .SV/'  ou  radia- 
tions thalamiques  et  en  couche  sagitl.de  et  externe  (S.'/c)  ou  faisceau  longitudinal  inférieur 
le  long  de  la  paroi  externe  de  la  corne  s])hénoidale.  —  FM,  faisceau  rélrollexe  de  .Meynert. 
—  FT,  faisceau  de  TQrck  formanl  la  couche  supérieure  du  segment  sous-lenticulaire  de  la 
capsule  interne  et  se  contimianl  en  bas  avec  la  voie  |)édonculairc  iV'/'l.  —  fTlli,  faisceau 
temporo-tlialamiipic  d'AruoJd,  ou  couche  inférieure  du  segment  sous-lenticulaire  de  la  cap- 


iiiîi;i>    IH 


i;nii  (  1  i(»\    hi;    l'i;i.ini(.i:   <.i;iii:;i!ii  \  i.k. 


Ml  r  intiTiic.         /'/.locii-  iii;;iT.       V     |iiulic  riinmlii'c  de  l.i  i|iii'iir  du  iKiym  ciiimIi'.  —  ,VAj, 
.N7.1,  ilfii\i>  iiii-  il  liiiixirim-  scfjiin'iils  ilii   noyau   Irnlicnl/iirc.  V/»,    nnyaiix    [mriliqiicM.    — 

.\7{.  iiii\ini  rtHi;;»'.—  Km.  nili.iii  ilc  Hi-il.  —  SK.  fnnimliim  nliciilrc — S//;/),  slr.itiirn  iiioyon  ; 
S/»7»,  slraliiiu  piiifiinil  ;  >/;•.<,  «ilialiim  sn|ici(irir|  îles  (il)ic«.  transversales  de  la  [irnliiiicranee. 

—  7'(//i,  lapetiiin.  -     '/'//,  llialaniiis.         /.vc,  la'iiia  senii  ciriiilai-is.        17',  vide  |>ediiiiiiilaire. — 
V.sfifi.  enrne  s|ilieiinidale  du  veiilnruii'  l.ilrraj.    -  //■.  /nm-   iilnidir.       //.  Ii.indijil  le  ii(ili(|ne. 

—  ///.  nerf  nmleur  (leulaire  niinnmn. 


Il    K'viillc  (|(>   (•('!((>    (li>N|)(isilinii  (|ii('   la   parlic  poshM'iciii'c   du    spi^tiicriL      scs asp<fct.H nur los 

I        I'        I     '  Il  I       '     i  I         1''    I  II  I  coupns  vcrtico-tranii- 

Snii>  Iciilifiilairc  (le   la   caitsiilr   iiilciiir    du   liasli   coniiti'rrKl  (jcii.v   coiiclics    yj^ialcs 

(le  lihrt's  siii>rr|t()S(''('s   cl    de  (liicrlidii  d i llV'iciilc,    liicii   mises  en    (''\  idciicc 

sur  les  ciiiipcs  \  cri  ic(i-l  i'aiis\  crsa  les  (d  sai^illa  lo  de  la  i^'^ion  (Fig.  2Î).  .'U)  cl 


CSgt 


coa    ,       ,    :^'   j     ^^2  I    Cip         ; 


Al^ 


t  Cg  -F. 


Cge    Zrp   VP        Lu 


»(;dht 


Fk;.  ;U).  —  I.e  scLMiiciil  sous-lciiliiMihurc  ilf  la  capsule  iiileme,  le  faisceau  leiiiporo- 
llialaiiiiiiuc  tTAriKtld  et  les  libres  du  faisceau  de  Tiirck  qui  s'irradient  dans  le  tha- 
lamus. C,oui)e  verlico-transversale  passant  par  le  corps  genouillé  externe,  le  segment 
postérieur  de  la  zone  réticulée  du  thalamus  et  sectionnant  le  segment  rétro-lenticu- 
laire de  la  capsule  interne  dans  la  région  adjacente  au  segment  postérieur.  Méthode 
de  Weigert. 

Ali\  alvéus  intra-vcnfricidau'e.  —  .Mvx.  alvéus  extra-venfriciilaire  de  la  corne  (['.Vuinion 
[CA\.  —  Çfj,  circonvolution  fjodrunnce;  f'Cij,  les  fibres    qu'elle  envoie  dans  la  finibria    Vi  . 

—  Cge,  corps  peuouillé  externe.  —  Cip,  segment  postérieur;  Cirl,  segment  rétro-lenticu- 
laire: Chl,  segment  sous-lenticulaire  de  la  capsule  interne.  —  coa,  commissui'e  antérieure 

—  C%/.  les  conciles  sagittales  du  segment  inférieur  de  la  couronne  rayonnante.  —  />■.  libres 
radiées  du  thalauuis.  —  FTtli,  libres  que  le  faisceau  de  Tùrck  envoie  au  thalamus.  —  /Tlh, 
faisceau  teniporo-thalami(|ue  d'.\rnold.  —  Ln.  locus  niger.  —  .NV^.,  SL3,  les  deuxième  et 
troisième  segments  du  noyau  lenticulaire.  —  Th.  thalamus.  —  Isc.  ta'nia  semi-circularis.  — 
Vl\  voie  pédonculaire.  —  Vxpli,  corne  sphénoïdale  du  ventricule  latéral.  —  Zrp.  segment 
postérieur  de  la  zone  réticulée  du  tbalamique. 


2S1)  :  la  couche  siipérieiii'e  comprend  les  fihres  du  faisceau  de  Tiirck  (FT) 
(|iie  Ton  peut  suivre  de  la  substance  blanche  non  dillérenciée  du  lobe 
temporal,  et  du  segment  inférieur  de  la  couronne  rayonnante  jusqu'au 
])icd  du  pédoncule  cérébral  (Fig.  29  et  7).  La  couche  inférieure  est  con- 
stilucc    [)ar   le  faisceau    tcmporo-thalamiquc  dWrnold    ^l'Tth),    faisceau 


46 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

■RéRm 

•  Tép 


|.V     n  ,.,•{.,    __  l),Vi.r.TSC(-no(>   iM.lirlIr  ,lu  s.'umri.l    sous-l.M.liruhuiv  .le  la  rai.sul.< 
■„„,,„,  ,,„   pariHMiii.T  .lu   faiM-r;,,,   I ,.,.., Muo-ll.ala.ni.iu..  .rAnu.l.l)  à  la   su.l.  .lu...' 


l'iiMUis   m:   l'Mo.iiici'KtN   i»r;   i.  iicoik.k  ciiiuiitit  \i.i:.  m 

.  Ii'sioii  (!<•  la  r.iii"  iiilriiH-  l'i  (11-  l.i  jnimlf  ilii  lulir  cHii|iil,il  ,iiii>i  i|iii-  ilits  l(»l)ul<;.s  lin- 
mial  l'I  t'iisir.iiiiir  clu'/.  Il  II  mal  ad  r  alliinl  de  c.iili'  sn  h.ijr  pur  r.  <',i>>  roupes  liorizou- 
lali'Sol)lii|nrs  iudmIi  ciil  h  rs  nrllriiiiiil  In  i  .idi.il  h>ij  ilaii>  !>'  |iiih  iiiaidii  r<iisc«;au  t.«;rn- 
|ii)ii>- llialaiiii(|ui'  d'AiiKiM  iiailicllrmcnl  ilc^^rm'-ii'!  yKi^-  •"),  la  coui  lu;  à  coiivisxili; 
aiili'i'iiMin' i|ii('  tli'cril  Ir  si'^mi'iil  sous-lciiliiiilair»' de  la  rapsiiif  iiitfiiif  au  iiivraii  do 
['rxlrt'inili'  anli'-iirin  i'  de  l,i  rni  nr  s|)|ii''iiiiiclali'  cl  s,i  l'iiiit.jiiiialioii  avec,  los  couches 
sai{illalfs  du  soginml  iiilViitiur  tir  la  courDiiiir  layoïiii.iiilf  [Viii.  -i-}.  iM«'lliod(!  d(! 
\Vt>if,'t'il.  I.t's  zones  di'gént'rérs  sont  colorées  en  jaune  (voy.  Cas  Courrière,  ji.  108, 
Kiiî.  SO  à  8('>\ 

.1/,  .anse  Icnliciil.'iii')'.  —  .1  W  ,  partir  iiini-.clri'  ilr  r,i\.iiil-iiiiii-.  — •  IhOn.  hra-^  du  liit)rr(;iil(; 
((ii.iilrijiiinc.ui  aiilrririir.  —  l'</e,  C;/i,  corps  ^'ciKniilIrs  externe  et  inlerne.  —  Cip,  si!/^inent 
pn-ilcririir  (le  la  capsiili'  iiilrrne  au  v(iisiua;,'e  iiiiiuédiat  du  pi(;d  du  pédoncule  (;érébral.  — 
l'isl,  scf^inenl  sous-lenticulaire  de  la  capsule  inlerne.  —  C'A,  corps  de  Liiys.  —  CM,  commis- 
sure de  Mcynorl.  —  rop,  commissnre  postérieure.  —  E/i,  épendyme  de  la  voûte  d<;  la  corne 
spliénoidale.  —  lli.  faisceau  ion^dliidiiial  posiérieiir  ou  couche  sa^jiHaN!  externe  du  scf,'ment 
inrérieiir  de  la  couromie  rayounaiilr.  —  IM,  faisceau  rétrollexe  de  .Meynert.  —  Fm/j,  faisceau 
mamillaire  principal. —  l'Tlli.  faisceau  lemporo-ltialamifpie  d'.\rn(d(l,  son  irradiation  (Fi^.  31) 
dans  l(>  piilviiiar.  —  //.  libres  tan;;enti(dles  de  la  circonv(diitiiui  du  rrorliet.  —  SA,  noyau 
ainyi,'dalieii.  —  S(" ,  .Vf",  partie  reroiirhéi;  et  extrémité  aiitiM-iriire  di;  la  queue  du  noyau 
caiidé  dans  la  réjj:iou  où  il  se  fusionne  avec  le  pédoncule  du  piitamen  SL:t'<.  —  \li,  noyau 
rouire.  —  l'iT/i,  iiédonciile  infero-interne  du  ttialannis.  —  l'ic/i,  plexus  choroïdes  de  la  corne 
spliénoidale.  —  /'(//,  pulviiiar.  —  Q(i,  tubercule  rpiadrijumeaii  antérieur.  —  liC,  radiations  de 
la  calolle.  — Uni,  ruban  de  lleil  médian;  —  Rr^liin,  réf^ion  de  la  couche  optique  située  immé- 
diatement en  avant  du  corps  f,'enouillé  interne  dans  lai(uelle  il  s'irradie.  —  RT/i,  radiations 
llialami(pies  ou  couche  sayittale  interne  du  segment  inférieur  de  la  couronne  rayonnante. 
—  S;/v,  substance  grise  sous-épendymairc  de  la  corne  sp(';noidale.  —  Sfrz,  stratum  zonale  du 
pulvinar.  —  7'f,  luber  cinereum.  —  Tina,  tubercule  mamillaire  accessoire.  —  Tf/n,  i)ilier 
anierieur;  Tr/p,  i)ilier  postérieur  du  trigone  cérébral.  —  U,  circonvolution  du  crochet.  —  y^pli , 
corne  spliénoidale  du  ventricule  latéral.  —  //,  bandelette  optique. 

compact,  H  surface  de  scclioii  ovalairo  sur  les  coupes  verlico-lcansver- 
sales,  tapissé  pac  l'épeudynic  veniriculaii-e  el  situé  enti'e  le  tauiia  senii- 
circularis  ci  la  partie  recourbée  de  la  (jueiic  du  noyau  caiidé  i^Fig.  29, 
30  et  281;. 

Le  segmeni  sous-leuliculaire  de  la  capsule  interne  ne  présente  cet 
aspect  que  sur  les  coupes  vertico-transversales  qui  intéressent  le  faisceau 
de  Tiirck.  En  avant  de  ce  faisceau,  ce  segment  ((]isl)est  réduit  au  faisceau 
lemporo-tlialami(|ue  dont  les  libres,  sectionnées  perpendiculairement  ou 
obli(|U(Mueiil  à  Iciif  axe,  s'étalent  sur  la  voûte  spliénoidale.  C'est  en  arrière 
du  faisceau  de  Tiirck,  sur  les  coupes  vertico-transversales  qui  intéressent 
le  corps  fenouil  lé  externe  (  Fig.  30),  que  le  faisceau  teinporo-tlialamique 
atteint  son  plus  haut  degré  de  développement;  puis  il  diminue  rapidement 
sur  les  coupes  qui  intéressent  le  segment  rétro-lenticulaire  de  la  capsule 
interne  iCirl)  au  fur  et  à  mesure  que  ses  fibres  s'irradient  dans  le  corps 
genouillé  externe  et  dans  le  pulvinar. 

Sur  les  coupes  horizontales  obliques,  parallèles  à  la  bandelette  opticjue.      .son  aspect  sur  les 
(Fi-.  12,  31,  32,  cas  Courrière  et  Bras.  Fi-. 93,  p.  108  à  120)  on  constate  "n.P"'  homontaies 

~  '  r  '  r  "■  ^^     obliques. 

nettement  que  le  faisceau  tenijioro-llialamique,  eu  se  continuant  avec  les 

libres  du  scguicnl  iiii'éricui' de  la  coui'onneVayoniiante,  forme  une  anse  dont 

la  Cduvcxité  auti'rieure  correspond  à  la  partie  externe  du  noyau  amvgda- 

lien     Fig.  31  el  32  .  Le  faisceau  temporo-thalamiquc  ne  relie  donc  pas  le 

pôle   temporal  à   la  couche  optique.  L'étude  des  dégénérescences  secon-     connexions  ditrë- 

daires  nous  a  uioiiln''  iiue  ce  faisceau  tire  s)n  ori-ine  des  circouvolulions   """^"^l^  ^^  *^^  "^^"^ 

'  ~  couches. 


48  A.XAÏOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

temporales,  qu'il  reçoit  un  contingent  important  de  fil)res  du  lobe  occi- 
pital et  (ju'il  dégénôre  partiellement  à  la  suite  des  lésions  des  lobules 
lingual  et  fusiformc  fcas  Courrière  et  Bras.  p.  108  à  l;20i.  Le  faisceau 
de  Tiirck,  par  contre,  ne  tire  son  origine  que  de  la  partie  moyenne  des 
deuxième  et  troisième  circonvolutions  temporales  (cas  Neumann, 
Fig.  13o,  p.  lii)  et  ne  dégénère  ni  à  la  suite  de  lésions  du  lobe  occipital 
(Dejerine,  p.  107  et  suiv.),  ni  à  la  suite  de  lésions  de  la  première  circon- 
volution temporale. 

C.  —  PIED   DU    PÉDONCULE    CÉRÉBRAL.   —    VOIE    PÉDONCULAIRE 

Sa  constitution.  Le  pied  du  pédoncule  cérébral  [\\  Fig.  12,  2o,  33,  34,  35,  36,  4i)     \ 

tait  suite  à  la  région  sous-tbalamique  de  la  capsule  interne;  ses  libres 
longitudinales  forment  la  voie  pédonculaire  et  comprennent  toutes  les 
libres  de  projection  corticale  du  segment  postérieur  (Cip)  de  la  capsule 
interne,  qui  ne  se  sont  arrêtées  ni  dans  le  thalamus,  ni  dans  la  région 
sous-lhalamique,  ainsi  (|ue  les  fibres  du  segment  sous-lenticulaire  (^(lisl) 
de  la  capsub'  interne  qui  constituent  le  faisceau  de  ïûrck. 

Son  aspect  sur  les  Lcs  coupcs  Jiorizontalcs  A\\  ccrvcau  (T.  !''■  p.  .')77),  sectionnent  le  pied 
coupes  lorizonaes.  ^^  pédonculc  obliqucmcnt  (Fig.  33)  :  La  partit»  antérieure  de  sa  surface 
de  section,  enclavée  entre  le  globus  pallidus.la  substance  grise  centrale 
du  troisième  ventricule  et  le  corps  de  Luys,  appartient  en  réalité  au  seg- 
ment postérieur  (Cip)  de  la  région  sous-tbalamique  delacapsule  interne, la 
partie  postérieure,  libre,  appartient  seule  au  pied  du  pédoncule,  la  tléli- 
mitalion  élant  établie  par  la  bandeletle  oplitjue.  La  surface  de  section  du 
pied  du  pédoncule  décrit  sur  ces  coupes  une  courbe  à  concavité  interne  et 
postérieure;  sa  partie  interne  est  épaisse  en  connexion  avec  l'extrémité 

Ses  raj.ports  avec  inféro-intcme  du  corps  de  Luys,  et  sillonnée  par  les  nombreuses  fibres 
e  corps  e  .uvs,       transvei'sales  du  système  strio-luysien;  sa  partie  postérieure  est  en  con- 

ic  io<  IIS  nigpr,  ncxion  avec  le  locus  niger.  Les  coupes  sériées  montrent  très  nettement 
la  manière  dont  le  locus  niger  refoule  le  corps  de  Luys  en  haut  et  en 
dedans,  et  les  travées  grises  (ju'il  envoie  dans  l'épaisseur  même  du 
pied  du  pédoncule  et  (|ui  sont  particulièremenl  abondantes  à  sa  partie 
interne, 
l'anse  lenticulaire,  Sui"  les  coupcs  voisiucs  (l(»  la  buiiile lelle  optique,  la  partie  aniérieure  et 

interne  du  pied  du  pédoncule  est  embrassée  par  les  libres  horizontales 
de  l'anse  lenticulaire  (Al),  (Fig.  33  et  44)  qui  se  portent  en  arrière,  dans 
la  région  sous-opli([ue,  pénètrent  en  partie  dans  la  cai)sule  du  noyau 
rouge  et  en  partie  dans  la  région  antéro-ventrale  du  thalamus,  mais 
n  entrent  pas  dans  la  ronstitiilion  de  la  voie  pédonculaire.  Sur  les  coupes 
un  j)eu  plus  inféi'ieures  (l'ig.  34),  intéressant  réinergeiice  même  du  bord 
interne  du  pied  du   pt'doncule,  celui-ci  est  longé  en  dedans  par  les  libres 

ippé.ioncniedii  tu-    hori/oiilalcs  du  pédoncule  du  tubercule  maniillaire  (PTm)  (lui  s(>  dirigent 

bor'iile  nianilllairc.  .  -ii     •  i  i'  • 

(lavant  en  arru^M-e  du  tubercule  maniillaire  à  la  calotte  pédonculaire. 
Pas  plus  (jiie  l'anse  lenticulaire,   ces  libres  n'entrent  dans  la  conslitu- 


KinuKS  i)i:   i'iiit.ii;<  TKiN    in;  i    icimk  !■;  ciiui  i;u  vi.k. 


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FiG.  33.  —  Le  segmeni  soiis-leiitiruluiro  de  la  capsule  interne,  le  segment  inférieur  de 
la  couronne  rayonnante  et  la  région  de  transition  entre  le  segment  sous-liialamique 
de  la  capsule  interne  et  le  pied  du  pédoncule  cérébral. —  Coupe  horizonlale  passant 
par  la  partie  latérale  de  la  commissure  antérieure  et  sectionnant  le  corps  de  Luys, 
et  le  noyau  rouge.  —  Mélhod'î  de  Weigert.  (V'oy.  description  de  cette  coupe  T.  I""", 
Fig.  312,  p.  C22.) 

Al,  anse  du  noyau  ienficulaire.  —  Aie.  alvéïis.  —  AM,  av;uil-nuu'.  —  hd,  J)aii(lelt'ttp  dia- 
gonale de  Broca.  —  lirQa,  bras  du  tubercule  quadrijuuieau  antérieur.  —  IhQp.  bras  du 
tubercule  (luadrijumeau  postérieur.  —  CA,  corne  d'Aminon.  —  CB,  carrefour  olfactif  de 
Broca.  —  Cc{f/),  genou  du  corps  calleux. —  ('<-'['']?  bec  du  corps  calleux  froslrum  . —  Ce, cap- 
sule externe.  —  Cf/,  circonvolution  godronnée.  —  Cge,  corps  genouillé  externe.  —  C7/,  corps 
fiennuillé  interne.  —  Ciu,  segment  antérieur  de  la  capsule  interne.  —  Cirl.  sepnient  rétro- 
leuticulaire  de  la  capsule  interne.  —  CL.  corps  de  Luys.  —  CM.  comunssurc  de  Meynert.  — 
coa.  commissure  antérieure.  —  coy;, commissure  postérieure.  —  f/s,  diverticule  du  subiculum. 
—  F3.  troisième  circonvolution  frontale. —  Fcop.  faisceau  de  la  commissure  postérieure.  — 
Fi.  fimbria.  —  Fli.  faisceau  longitudinal  inférieur.  —  FM.  faisceau  rétroflexe  de  Meynert.  — 
Flp.  faisceau  longitudinal  postérieur.  —  lit.  Ip.  insula  antérieur  et  postérieur.  —  le,  lame 
cornée  et  t.'cnia  semi-circularis.  —  Lidx,  lanie  médullaire  superficielle.  —  ma,  sillon  mar- 
ginal antérieur.  —  mp,  sillon  marginal  postérieur.  —  .VC.  tète  du  noyau  caudé.  —  XC ,  queue 
du  noyau  caudé.  —  SL^  .V/.2,  troisième  et  deuxième  segments  du  noyau  lenticulaire.  — 
NLtiAl),  premier  segment  du  noyau  lenticulaire  et  anse  du  noyau  lenticulaire.  —  .NVi.  noyau 
rougp.  —  /',  étage  inférieur  ou  pied  du  pédoncule  cérébral.  —  pCR,  pied  de  la  couronne 
rayonnante.  —  PiTh,  pédoncule  inférieur  du  thalamus.  —   Plc/t,   plexus  choroïdes.  —  Qa, 


dO 


ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 


tubercule  quadrijumeau  antérieur.  —  Rni,  ruban  île  Reil  niéclian.  —  RTft.  radiations  opti- 
ques de  Gratiulet.  —  Sr/Aq,  substance  grise  de  l'aqueduc  de  Sylvius.  —  S;/c,  substance  grise 
centrale.  —  Sye,  substance  grise  sous-épendymaire.  —  Sfi.  substance  iunoniinéo  sous- 
lenticulaire  de  Reichert.  —  Ji,  circonvolution  temporale  profonde.  —  Tap,  tapetum.  —  Tga. 
Tf/p,  piliers  antérieur  et  postérieur  du  trigone.  —  V3,  troisième  ventricule.  —  VA.  faisceau 
de  Vicq  d'Azyr.  —  Vf,  corne  frontale  du  ventricule  latéral.  —  Vsph,  corne  spliénoïdale  du 
ventricule  latéral.  //,  bandelette  opti(|ue. 

AM 


m 

Vsph      FI.:  T^ 


Kici.  34.  —  Le  pi(Hl  du  pédoncule  (('•[('■hriil,  ses  rapports  avec  le  pédoncule  du  tulxircule 
inaniillaire.  —  Coupe  horizontale  du^pédoncule  cérél)ral  sectionnant  le  noyau  roui,'e, 
l'espace  perforé  antérieur  et  la  haiididelte  dtî  (Jiacomini.  —  Méthode  de  Weigert 
(voy.  description  de  colle  coupe  Ti,  Ei:;.  iUi,  p.  029). 

Alij,  alvéus.  —  AM,  avant-mur.  —  .I7,  a(|ueduc  de  Sylvius.  —  hd,  bandelette  diagonale 
de  Hroca.  —  BG,  bandelette  de  (Jiacomini.  —  ItrQ/).  bras  du  tubercule  quadrijumeau  pos- 
térieur. —  CA,  corne  d'.Vnunon.  —  (H,  carrefour  olfactif  de  Broca.  —  C(/,  circonvolution 
godronnée.  —  CM,  connnissure  de  .Meyncrt.  —  C\'(\  coUiculus  du  noyau  caudé.  — ils,  diver- 
licule  du  subiculum.  —  cl',  commissure  sous-tlialaniicpu)  postérieure  de  Korcl  occupant  la 
voûte  de  l'espace  perforé  postérieur.  —  /i'/'",  espace  perforé  antérieur.  —  /''.i,  Iroisicme  circon- 
volution frontale.  —  /'i,  .sillon  olfactif.  — h'cd/),  faisceau  de  la  connnissure  postérieure.  —  Fli, 
faisceau  longitudinal  inférieur.  —  Flp,  faisceau  longitudinal  postérieur.  —  FM,  faisceau  rétro- 


iiKiii;^    iH'i   l'itn.i  lii;  I  iK.N   im;  i.i:i;i>i;(;i;  (•.kiu.imi  \  i.i:.  ;;i 

llrxt'  ili-  Meviii'il.  —  l'iis,  Idliiili'  fiisiforiiif.  —  HOfi.  Kaiit'li'iii  «lu  liibiTiiilf  (|iia(lrijinm';iii  pos- 
liTiciir.  —  //.  circdiiviiliiliiiii  ih;  l'lii|>|(iiiain|ic.  -  A,  sillmi  ilc  riii|i|>i)cmiipc.  —  Iti,  insiila  an- 
trrit'iir.  —  //'.  in-^iila  poslcririir.  —  l.nts,  laim-  miiliilliirc  -.iipcrliiirlli-.  —  /.//,  Imcus  iii^cr.  —  //, 
laine  h'nninalc(jciiil>iyi>nn.iirt'.  —  iitn,  sillon  Mi.ii>,'in.il  antciicur  ilc  l'insnla.  —  ,V,1,  nnyan 
iiiny^il'il''""-  —  •^'  •  •'■'•'  ''"  nnyan  canil.-.  —  SU,  noyan  rmi^'e.  —ni,  sillon  (  ollalrral.  —  /', 
tMnj^'c  inféricnr  on  pii'il  dn  prilonculr  ctTcliral.  —  j)<'H.  ]nri\  di-  la  conrornu;  rayonnante.  — 
l'Tiiil,  ix-doncnlc  iln  lulicniilc  inainillairc  —  ','/),  tulicriiilr  «piadrijnincan  posfùriiMir.  —  Km, 
ruban  lU'  Hi'il  iniMlian.  —  HT/i.  railialinns  oplii(ti(-,  de  (iratiolct.  —  'S'/''/-  snl)-*tancf!  ^rise 
de  raipicdiif  de  Syivius.  -  S/{.  l''orniation  iviii'iili'v!  dr  la  calotlc;.  —  T, -\- l/>,  union  de  la 
prcniii'iT  circonvolution  lcin|ioi'alc  avec;  l'insnla  |iostcri(;in'.  —  Tap,  lapctnui.  —  '/'■.  tulxT 
cincrcnni.  —  ÏV/".  pilier  atiléricnr  dn  li'if^onc.  —  Tml,  Inhcrcidc;  niainillairc  ladral  de 
(inddcn.  —  (',  circonvolution  dn  croclud.  —  l'i.  (roisicnic  ventricule.  —  VA,  faisceau  do 
\ic(|  d  A/yr.  —  Vs/t/i.  corne  <plienoïd.ile  du  ventrirule  lat(''ral.  —  //.  bandelette  o[)tii|uc. 

(ion  (le  l;i  \oi(>  |)('(|oiii'iil;iif('  :  ce  son!  en  elle!  do  lofiiialioiis  suni  |(tul6es, 
«^/o.ssvV's  ;iii  |)i(Ml  (lu  pédoncule  cl  en  (oui  comijarublcs  aux  raciialioiis 
slrio-llialaiiii(iii('s.  slrio-soiis-liialuinicjiics  cl  slrio-luysieiines  (jiii  silioii- 
lUMil  la  (•a|)siil(^  intorno  dans  ses  régions  Llialatniqucs  et  sotis-lluilaniiques. 

Los  cotiprs  horizonfiifcs   obliques  |>afallél('s  à   la    ItaiideletLe   o|ili(|ii(\      son  aspect  sur  les 

, .  ,1  -Il  '1  I  ''Il  I  •        I     •  1      -  coupes    horizontales 

seciionneni    l(»   pied    du    pédoncule    cérébral    perpendiciilaireiuenL    a    sa    obliques. 

direcliou    (Fii;".    12,  25,  48).    Il  s'y  présente   sous 'ras[)ecl  dune   taux,   à 

extrémité  iulerne  mince  et  ellilée,   à  extrémité  (îxterne  xoiuiiiineuse  et      La  direction  vcni- 

di  •  I  '      I        1  11  I  11  •  I  I  •  cale  des  fibres  de  ses 

ans   ta  concavité  de   taqucllc  se   toge  te  locus   iiigcr.    Les  (piatre    cin-    quatre    cinquièmes 

qiiièmes  internes  comprennent  des  fibres  pour  la  plupart  sectionnées  per-  '"'cernes. 

pcndiculairemcnt  à  leur  axe,  et  correspondent  :  le  cinquième  interne  au 

faisceau  géniculé;  les  trois  cinquièmes  moyens  au  segment  postérieur  de      La  direction  hori- 

1  !•!  1  ••,  .  i  r    •    ,  zontalc  des  fibres  de 

la   capsule   interne;    quant    au    cinquième  externe,  caractérisé  par    ses    son  cinquième  ex- 
fibres horizontales,  il  est  constitué  par  le  faisceau  de  Tûrck.  [''T^®  constitué  par 

1  le  faisceau  de  Turcl<. 

Sur  les  coupes  plus  inférieures,  ces  ditTérences  s'effacent,  les  fibres  du 
cinquième  externe  se  coudent  et  deviennent  longitudinales;  l(»s  fibres  des 
quatre  cinquièmes  intern(>s  s'inllécliissent,  changent  de  direction  et  con- 
tiennent un  très  grand  nombre  de  fascicules  obliques  qui  traversant  plus 
ou  moins  radialement  le   pied  du    pédoncule,  se  dirigent  vers  le  locus      Formation  des  lâ- 
nigcr  et  forment    dans  leur  ensemble    une  couche  de  lâches   fascicules   strrtunr?nt!frmé- 
séparés  par  de  la  substance  grise  et  connue  sous  le  nom  de  stratum  inter-  '''""»• 
médium    (Meynert),  de  couche  dorsale  du    pied  du    pédoncule    cérébral 
(Flechsig).  (Stri  et  PLp,  Fig.  33.) 

Du  stratum  intermedium  et  en  particulier  de  la  profondeur  du  Faisceaux  abcr- 
deuxième  cinquième  externe  dn  pied  du  pédoncule  cérébral,  on  voit  se  ÎJoncuitiri!  "'"  ^^ 
détacher  un  certain  nombre  de  gros  fascicules  qui  se  portent  très  oblique- 
ment en  bas  et  un  peu  en  arrière,  traversent  le  locus  niger  et  s'accolent 
au  ruban  de  Reil  médian  dans  les  régions  inférieures  du  pied  du  pédon- 
cule cérébral.  —  Ils  constituent  le  faisceau  du  pied  à  la  calotte,  le  pes 
lemniscm  de  Meynert  et  de  Flechsig  (PLp,  Fig.  33). 

L'étude  des   dégénérescences    récentes,    traitées  par   la   méthode    de      Pes lemniscus  pro- 
Marchi  (Fig.  37  et  38),  montrent  qu'il   s'agit   ici  de  véritables  faisceaux 
aberrants  de  la  voie  pédonculaire  qui.  refoulés  en  arrière  par  les  fibres 
transversales  de  la  protubérance  (Fig.   36),  s'adossent   au  ruban  de  Reil 
médian  dans  son  trajet  protubérantiel,  puis  rentrent  dans  la  constitution 


ANATOMII':    DES    CE.NTRI-S    NERVEUX. 


Pes  Icmniscus  su- 
|ierticiel. 


do  la  pyramide  bulbaire  et  se  comportent  comme  elle  au  niveau  du  collet 
du  bulbe.  Leur  dégénérescence  est  descendante  et  elles  ne  participent  pas 
à  l'enlre-croisement  sensitif  du  bulbe. 

Au  lieu  d'être  profondes,  ces  fibres  aberrantes  peuvent  être  quelquefois 
superficielles.  On  les  voit  alors  se  détacher  du  deuxième  cinquième  externe 


NRl 


xiP 


ÎTI 


Tpo.._.J 


Fi(j.  35.  —  Le  pied  du  pédoncule  céiébial,  sa  couche  iulorniédiaire  ou  profonde,  et  le 
pes  lemniscus  profond.  —  Coupe  transversale  du  pédoncule  cérébral,  au  voisinage  du 
sillon  pédonculo-protuhérantiel,  passant  par  l'entre-croiscment  des  pédoncules  céré- 
belleux supérieurs  et  l'enlre-croisement  des  nerfs  palliéliques.  Méthode  de  Weigert. — 
Le  stratuin  interniedium  est  coloré  en  rose  (voy.  description  de  cette  coupe,  III»  partie), 

Aq,  firiiiodiic  de  Sylvius.  —  Flp.  faisceau  loiij,'ituilinal  postérieur.  —  J.7'\  entre-croisement 
ventral  de  la  calotte  pédonculaire  de  Forel.  —  Gip.  ganglion  intcrpédonculaire. —  L».  locus 
nigcr.  —  SI,  noyau  latéral  de  la  calotte  pédonculaire.  —  Pes,  pédoncule  cérébelleux  supé- 
rieur; son  petit  entre-croisement  supérieur  '.isPcs':  son  grand  entre-croisement  inférieur 
(.ri l'es  .  —  l'I./i,  pes  lemniscus  profond.  —  lim.  ruban  de  Heil  médian.  —  RI,  ruban  de  Ucil 
latéral.  —  A7{/,  noyau  du  ruban  de  Heil  latéral.  —  S;/.lq.  sul)stance  grise  de  l'aqueduc  de 
Sylvius.  —  SU.  fornialion  réticulée.  —  SIri.  stratuin  iulermedium.  —  Tpo,  fa>nia  pontis.  — 
V(l,  petite  racine  motrice  dcscenilanle  du  frijun\eau.  —  17'.  voie  pédonculaire.  —  /!',  nerf 
p.'itbétiipw  ;  .'/r.  sou  entre-croisement  en  arrière  de  i'a(|ueduc  de  Sylvius. 

du  pied  du  pédoncule  (PLs,  Fij>-,  38),  se  diriger  obliquement  en  bas  et  en 
dedans,  croiser  la  face  libre  du  pied  du  pédoncule  cérébral  en  formant  le 
/ffisccau  m  écharpr  de  Féré.  Au  niveau  du  sillon  pécbuiculo-protubérantiel, 
elles  attei^niiMil  le  bord  itilcrnc  du  pied  du  pédoncule  cérébral  et  se  placent 
en  dedans  d(>  sou  faisceau  iuleriic;  dans  la  j)r()lub('rauce,  elles  sont  refou- 
lées en  arrière  par  les  libres  Irausvcrsales  de  la  protubérance  et  s'accolent 
fi  la  partie  interne  du  rubau  de  Hril  médian.  IMusbas,  elles  rentrent  dans 


iii!i;i>   m;   i'ii<i.ii:(:rM»\   ni';   i.'i;(.nii(:i':  (.i-.iii.r.ii  \  i  r;. 


s:» 


la  cniisliliilioii  lie  l;i  p\  i;i  m  iJr  lui  I  l):i  i  M-  (  )ii  m"  Iniii  i  iirii  I  (l;i  lis  |;i  sill)st;i  ne»' 
^i-i>,>  ,1c  l'i'hi-c  iiiilrriciii-  lie  l.i  |H()IiiIh'i;iiicc.  Mlles  M"  (•(im|ii)rlriil ,  iMi 
(laiiIrTs  Icrnirs,  riiinmr  le  prs  //•i/i/iisrtfs  ri  uni  mènic  ('-li'  (ii'crilcs  sons  et- 
nom  par  (|ucl(|in's  ailleurs,  l'oiir  Ovilcr  louiez  csix-ccs  de  conrusioii,  nous 


SgTo 


FPop 


FPo 


//^////.± 


FiG.  'M.  —  La  dissooialion  des  fibres  du  pied  du  pédoncule  ci'i/'lnal,  eu  particulier  du 
stratum  intermedium  et  du  pos  lomniscus  profond,  par  le-.  til)res  transversales  du 
pont  et  l(>ur  adossement  au  ruban  de  Heil  médian.  —  Coupe-  transversale  du  pédon- 
cu\o  cérébral  passant  au-dessous  de  la  coupe  précédente  (Fig.  3)jj  et  sectionnant  les 
fibres  protubérantiolles  qui  forment  la  lèvre  inférieure  du  trou  borgne  supérieur.  — 
Mclliode  de  Weigert.  Le  stratum  intermedium  est  coloré  en  rose.  (Voy.  description 
de  cette  coupe,  111"  partie.) 

Fcc,  faisreau  central  de  la  calotte.  —  /'//v,  faisceau  loniiiludinaf  postérieur.  —  l'I'oa.  fd)res 
protiibérantielles  antérieures. —  l'Pop,  libres  prolubôranlielles  postérieures.  —  ^7//).  ganglion 
infcrpcdonculairc.  —  Le,  locus  caeruieus.  —  Ses,  noyau  ceatral  supérieur.  —  \l.  noyau 
latéral  de  la  calotte  pédonculaire.  —  A'//y,  noyau  de  la  troisième  paire.  —  l'es,  pédoncule 
cérébelleux  supérieur;  .viPcs.  sou  grand  entre-croisemeut  inférieui-.  —  RI,  ruban  de  Ueil 
latéral.  —  /{//(,  ruban  de  Reil  médian;  les  fascicules  arrondies  apjjartiennent  à  la  voie  pédon- 
culaire. —  Sf/e,  substance  prise  centrale.  —  '%/*o.  substance  f^rise  de  l'étage  antérieur  de 
la  protubérance.  —  S'/t.  formation  réticulée.  —  Tp»,  ta-nia  pontis.  —  IW.  petite  racine  mo- 
trice descendante  du  trijumeau.  —  \'I',  la  voie  pédonculaire,  ses  fibres  borizontales  et  les 
fascicules  dissociées  de  sa  couctie  profonde.  —  IT,  valvule  de  Vieussens.  —  )'i,  quatrième 
ventricule. 

désignerons  ces  deu.\  faisceaux  sous  les  noms  de  pes  lonnisciis  superficiel 
(PLs)  qI  de  pes  plp/niiisciis  profond  (PLp).  Le  pes  lemniscus  profond  est 
constant,  le  superficiel  est  relativement  rare  et  il  semble  exister  une 
vicariance  entre  ces  deux  faisceaux  al)errants  de  la  voie  pédonculaire. 
Parfois  ou  voit  se  délacher  du  2'"  cinquième  exlci-ne  de  la  voie  pédon- 
culaire   des   fibres    abiMTantes    superliciellcs,   qui    à     l'enconlre     du    pes   postéro-e.xtcrnes. 


Fibres   aberrantes 


o4 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


Importance  do  cos 
l'aisfeaiix  dans  la  to- 
pographie des  (li'gr- 


lemnisciis  superficiel  se  portent  en  haut,  en  arrière  et  en  dehors;  elles 
contournent  le  faisceau  externe  du  pied  du  pédoncule  cérébral,  puis 
s'infléchissent  en  dedans  au  voisinage  de  la  région  sous-optique,  passent 
en  avant  du  corps  genouillé  interne  et  se  dirigent  vers  le  tubercule 
quadrijumeau  antérieur.  Ces  fibres  aberra?ites  postéro-pxter fies  suiyent  en 
quelque  sorte  le  trajet  du  tractus  pedoncularis  tramversiis  de  Gudden. 
Lorsqu'on  étudie  les  dégénérescences  du  pied  du  pédoncule  cérébral, 


FiG.  37 


FiG.  37  et  38.  —  Dégénérescence  des  trois  ciiKiuièmes  moyens  du  pied  du  pédoncule  céré- 
])ral,  de  la  partie  correspondante  du  locus  niger  (Ln), dupes  lenniiscus  profond  (Pl^p, 
Fig.  37)  et  du  pes  lemniscus  superficiel  (PLs,  Fig.  38),  (Méthode  de  Marchi.)  Celte 
dégénérescence  est  consécutive  à  un  foyer  capsulaire  situé  en  avant  du  segment  rétro- 
lenticulaire  de  la  capsule  interne  et  qui,  sectionnant  dans  la  région  thalamique,  les 
deux  tiers  [tostérieurs  du  segment  ])ostérieur  de  la  capsule  inttunie,  empiète  eu  avant 
sur  le  glolius  pallidus,  mais  respecte  le  (lialamus.  —  l.a  figui'(>  .37  passe  par  rémcrgonce 
de  la  III''  paire  et  le  tubercule  quadrijumeau  autéiieur;  la  figure  38  est  voisine  ilu 
sillon  pédonculo-protubérantiel  et  intéresse  l'eiitre-croisement  des  pédoncules  céré- 
belleux supérieurs. 

en  particulier  celles  de  sa  |)arlie  interne,  on  doit  toujours  avoir  présent 
à  l'esprit  la  possibilité  d'un  pes  lemniscus  sup(>rliciel  i^PLs)  ainsi  qu«î  les 


n.nscenccs  du  pic.i    rapports   de   la   partie  supérieure  du  |)io(l  An  iiédoncule  avec  l'anse  du 

du   pédoncule   cvtc-  ri  il  II 

►>''ai.  noyau  lenticulaire  et  le  |)édon('ule  du  lubercule  niauiillaire.  Dans  les  dégé- 

nérescences du  faisceau  interne  du  pied  du  pédoncule  cérébral,  on  Irou- 
vera  toujours  aux  confins  de  la  région  sous-optique  (cas  Sch'weigoffer, 
Fig,  120,  p.  136),  en  dedans  de  ce  faisceau  dégénéré,  les  fibres  horizontales 
saines  de  l'anse  lenticulaire,  qu'il  l'audi'a  se  garder  de  considérer  comme 
appartenant  au  système  du   j»i(;d  du  pédoncule  cérébral.  Si  dans  ces  cas 


lli;lti:s    |>|.    l'iin.iiM,  I  |(i\    iil';    I.  Il  HiKi;    CI  i;i;itn.\  i.K. 


p 


p   TU 

1        i  NR    BgUni 


Lu 


/- — ^ 

GL 


;  pLs  Tma       :P 


La 


Fi  G.  :i'.». 


Fip 


s^Qp.  . 


PLs 
FiG.  40. 
Img.  39  et  40.  —  Cas  Bizaguet.  Dégénérescence   de  la   |iailie  moyenne  du  pied   du 
pi'doncule  cérébral  consécutive  à  une  lésion  corticale  et  sous-corticale  ayant  détruit 
l'insula,  leputamen,  sectionné  le  segment  moyen  ou  supérieur  de  la  couronne  rayon- 
nante et  entraîné  une  hémiplégie  gauche.  —  Dans  la  région  pédonculaire  supérieure 
Fig.  30\  la  zone  dégénérée  occupe  la  partie  moyenne  du  pied  du  pédoncule;  dans  la 
région  pédonculaire  inférieure  (Fig.  40),  elle  s'étale  à  la  surface  du  faisceau  interne 
et  simule  une  dégénérescence  partielle  de  ce  faisceau.  —  Métliode  de  Weigert.  La 
zone  dégénérée  est  colorée  en  jaune.  — Remar([uer  Talropiiie  extrême  des  régions 
non  dégénérées  du  pied  du  pédoncule  cérébral  et  dan-;  la  flizure  R)  l'hémiatrophie 
en  masse  de  la  calotte  pédonculaire. 

Aq,  aqueduc  de  Sylvius.  —  BrQp,  bras  du  tubercule  (|urulrijuineau  postérieur.  —  Cge, 
corps  penouillé  externe.  —  Cf/i,  corps  fïenouillé  interne.  —  ("/.,  corps  de  Luys.  —  CSR,  cap- 
sule du  noyau  rouge.  —  cop,  commissure  postérieure.  —  /Vp,  faisceau  longitudinal  posté- 


y6  ANATOMIE    DF:S    CENTRES    .NERVEUX. 

rieur.  —  l-M.  faisceau  rétrotle.xe  ilc  Meynert.  —  Fnip.  faisceau  niamillaire  principal.  >—  Gip, 
gansiion  interpédonculaire.  —  Ln.  locus  niger.  —  SR.  noyau  rouge.  — Sjv,  noyau  du  nerf 
pathétique.  —  P,  pied  du  pédoncule  cérébral:  P',  son  faisceau  interne  sain;  P[,d  ,  sa  zone 
moyenne  dégénérée.  —  Pcs,  pédoncule  cérébelleux  supérieur;  xPcs.  son  entre-croisement. — 
PLp.  pes  lemniscus  profond.  —  Pis,  pes  leniniscus  superficiel.  —  Qa.  tubercule  quadriju- 
meau  antérieur.  —  Rnt,  ruban  de  Reil  médian.  —  Rf/lii/i.  région  du  rul)an  de  Reil  médian. 
—  Sf/Arj,  substance  grise  de  l'aqueduc  de  Sylvius.  —  .S7{,  formation  réticulée  de  la  calotte 
pédonculaire.  —  Tma,  tubercule  mamillaire  accessoire.  —  IV.  petite  racine  descendante 
motrice  du  trijumeau.  —  //,  bandelette  optique;  ///,  nerf  moteur  oculaire  commun. 

il  existe  un  pes  lemniscus  superficiel  icas  Cogery,  Fig'.  177.  p.  175),  on 
verra  sur  les  coupes  voisines  du  bord  supérieur  de  la  protubérance,  des  fibres 
saines  refouler  en  arrière  et  en  dehors  le  faisceau  interne  dégénéré.  Mais  le 
faisceau  interne  ne  se  déplace  qu'au  voisinage  immédiat  de  la  protubérance. 

S'agit-il  d'une  dégénérescence  des  trois  cinquièmes  moyens  du  pied  du 
pédoncule,  on  pourra  suivre  le  pes  lemniscus  superliciel  (PLs)  dégénéré  le 
long  de  la  face  superficielle  du  pied  du  pédoncule  cérébral  et  on  verra  ses 
fibres  horizontales  se  placer  en  avant,  ])uis  en  dedans,  des  fibres  verticales 
saines  du  faisceau  interne.  Ces  particularités  sont  très  visibles  sur  les  dé- 
générescences récentes  traitées  par  la  méthode  de  Marchi  (^Fig.  37  et  38). 

Elles  permettent  d'interpréter  la  topographie  de  certaines  dégénéres- 
cences, de  prime  abord  anormales,  du  faisceau  moyen  du  pied  du  pédon- 
cule cérébral,  telles  que  le  cas  Bizaguet  (Fig.  39  et  40).  Dans  ce  cas, 
la  zone  dégénérée  (P(f/)  occupe  dans  la  région  pédonculaire  supérieure 
la  partie  moyenne  du  pied  du  pédoncule  (Fig.  39);  elle  est  limitée  en 
dedans  et  en  dehors  par  les  fibres  saines  des  faisceaux  interne  (P)  et 
externe  (P)  de  la  voie  pédonculaire.  A  mesure  que  l'on  approche  du 
sillon  pédonculo-protubérantiel  la  zone  dégénérée  (P(^/)  se  déplace  :  elle 
se  porte  en  dedans,  s'étale  à  la  surface  du  faisceau  interne  sain  (P  ) 
(Fig.  40)  et  le  refoule  dans  la  profondeur  du  pied  du  pédoncule,  simu- 
lant ainsi  une  dégénérescence  du  faisceau  interne,  au  moins  dans  ses 
couches  superficielles.  Cette  disposition  si  spéciale  ne  s'explique  qu'en 
admettant  dans  ce  cas  l'existence  d'un  pes  lemniscus  superliciel  volumi- 
neux, et  démontre  une  fois  de  plus  la  nécessité  des  coupes  sériées  dans 
l'étude  des  dégénérescences  du  névraxe. 
Le  tjeniapontisno  Môme  cu  l'abseiice  d'un  pes  lemniscus  superficiel  on  voit,  sur  les 
doit  ctro  confonçiu m  (.QupQg  /^y^v  voislncs  {\u  bord  supéricur  de  la  protubérance,  un  petit  fas- 

avoc  le  pos  lemniscus  ^  i  i  '  i 

suporficioi  ni  avec  ciculc  dc  fibrcs  horizontalcs  contourner  les  fibres  verticales  du  pied  du 
postdro  externo-s.  pédonculc  cérébral.  Elles  ne  quittent  pas  le  voisinage  immédiat  du  sillon 
pédonculo-protubérantiel  peuvent  être  suivies,  sur  les  coupes  sériées,  le 
long  de  la  face  libre  du  pied  du  pédoncule  cérébral  el  jusque  sur  la  face 
latérale  de  l'isthme  de  l'encéphale  où  elles  s'inUéchissent  en  bas  pour 
pénétrer  dans  le  cervelet  avec  les  jx'doncuh's  cérébelleux  supérimir  ou 
moyen.  Elles  appartiennent  en  ell'et  aux  libres  horizontales  les  plus  supé- 
rieures de  la  protubérance,  en  particulier  au  /,v///V? /;r>////.s  (Tpo,  Fig.  35,  36, 
337,  351,  3()i),  et  ne  doivent  être  confondues,  ni  avec  le  pcs  lemniscus 
superficiel,  ni  avec  les  fibres  aberrantes  posléro-e.rtcrncs  que  la  voie  pé- 
donculaire envoie  parfois  dans  le  tubercule  quadrijumeau  antérieur. 


iii;ui;>   l'i;   I' i;ii.i  i:(;ti(i  N   Di:   i.'i;<:(>i;t;i;  <;i-,iii.i;i;  \i.i;  '.'il 

\\     —  Ohii.im;  I  (»iiric.\r,i:  r:v   rnAJi;r  cM'srr.MC.i;    t»i;s  ini-iïKiir.NTK.s   r.AïKcoi'.iKs 
hi:   riiiiiKs   mi;   ntn.ii.i  i  ion    m    \i\\ii  \i    ikiikiiuvi. 
Hrsillliil^   /)i/sr\  sitr  l'rludi'  ilr   '.V.\  la^   ilr   «hh/riirrcsi  fii(  r\  scroii'h/ircs.) 

Les  ciimtcxiniis  (liicrlc^  de  l;i  cdiI  icil  i  li-  <  rTclniilc  ii\rc  le-,  masses 
<;!•i>^(•>^  illl  lli'\i;i\('  s  Cllccl  iiclll  \v,W  deux  ca  l(\ui  ilio  <lc  lil)rr~-  dr  |)li  ijrclion 
(le  l(MiL:iiriir  (lilltMciilc  : 

I"   Les   unes  murtcs  rclicnl    la  corlicalih'  crrrlu'alc   aux  no)/aux  (jris      v\\,tc%  <io  projcc- 

I  ■     .  '  ;■     ■  .  Il  .■         .1      t         ■  '    ,  I-  (ions  courtes. 

UPS  ccrrcffu.r  uilcrmrdHurr  rt  ))ini/rn  \  filn't's  corliro-llialfiiinf/Hf's  cl  corliro- 
S()iis-//i(i/f////n/iirs  ;  elles  ixirleiil  le  nom  j^eiir'ri(|  ne  ih'  rn(hiiti(})is,  cl  so 
rt'»uiiiss(Mil,  an  \ni->iiia^e  \\{^>  roriiiaiioiis  i;aii^lii>iiiiaires  dans  l('S(|iMdies 
elles  s'iiTadieiil.  en  un  laiMcaii  coiiipacl  plus  ou  uKjins  nellenieiit  cir- 
coiisciil.  d»''sij;u(''  sous  le  iioiii  de  pnhmculc  ou  de  hr(is\ 

2"  Les  aiilres  loni/urs   passent  pai'  le  pied  du  pédoncule  cérébral  for-      Fibres  de  projcc- 

,1  •  '/  ";•  ,        r        •  Il  ii'i'''i        I  /  tions  longues. 

nienl  la  roir  pe(fo/iri(/an'c  et  reunisseul  la  corticalite  cerebrulo  au  locus 
7ii(/('r,  au  rhouihoncr/tlia/r  et  à  la  moelle  épuiière  [fibres  cortico-prolubé- 
rantielles  et  c<n'ticn-inr<liitl(iiyes. 

.1.   ORIGINE  CORTICALE  ET  TRAJET  CAPSULAIRE  DES  FIBRES  DE  PROJECTION        libres    de  projcc- 
CORTICO-THALAMIQUES  ET  CORTICO  SOUS-THALAMIQUES 

(À's  lil)res  destinées  aux  noyaux  gris  des  ccrvcïaux  intermédiaire  et 
moyen  comprennent  : 

1°  Les  radiations  thalamiques ; 

2°  Les  radiations  du  corps  gcnoiiillé  externe  et  du  tubercule  (juadriju- 
meau  antérieur; 

3"^  Les  ralliât ious  du  corps  f/oiouillé  interne  et  du  tubercule  quadriju- 
meau  postéi  icur  ; 

4''  Les  radiations  du  noi/au  roucjc. 

I.    —    RADIATIONS  THALAMIQUES.  —    Le   thalamus   (cOUClie    optique)    est,        Radiations    thala- 

de  tous  les  centres  ^anj;li()nnair(>s,  cidui  qui  reçoit  les  plus  nombreuses      "'"'^''' 
libres  de  projection  corticale.   Filles  lui  constituent  une  véritable   cou- 
ronne l'ayonnanle,  la  couronne  rayonnante  du   thalamus,  et  proviennent 
de  toutes   les  régions    du   nianieau   cérébral,  puis([irune   lésion    corticale 
pallioloi;i([ue  ou  expérimenlale  retentit  toujours^  quel  ({n'en  soit  le  siège.      Leur  origine. 
sur  la  coiudie  opti([iie. 

Ces  filjres,  dites  radiations  de  la  couche  optique,  radiations  thalamiques.      Leur  trajet. 
fibres  cortico-thalamiques  appartiennent  au  faisceau  compact  de  la   cou- 

1.  Nous  tenons  toutefois,  et  d'une  manière  générale,  à  faire  remarquer  que  la  dénomination 
sous  laquelle  est  connu  tel  ou  tel  faisceau  encéphalique  ou  médullaire  n'implique  point,  par 
elle-même,  (|ue  ce  faisceau  contienne  une  seule  espèce  de  fibres.  Elle  indique  seulement  que 
dans  ce  faisceau  un  système  de  fibres  y  existe  d'une  manière  prédominante.  Les  faisceaux 
constitués  par  une  seule  espèce  de  fibres  sont  en  etl'et  des  plus  rares  dans  la  moelle,  aus-;i  bien 
que  dans  le  cerveau. 


tions  cortico-thala- 
miques et  cortico- 
sous-tlialamiiiues. 


Ustîi 


Lme 


LlDl    . 


'\^  ^ 


ri 


CSgt 
NL,. 


i.  ^ 


v\ 


A 


Ciri 

1: 


'       Mit 


i<V' 


F<"r<;.  41.  — Coui)e  horizonlah;  de  la  n'iiion  lli;ilaiiii(|uo  de  la  ca|isiiic 
de  Weigeit.  4/1  grandeur  nature. 


illlriiic.   M('lllode 


Ce,  corps  calleux.  —  Cia,  segiiionl  aniériour;  Cifg),  f;cnou;  dp,  segment  postérieur; 


ii;i;i>   hi:   l'int.i  im.iiun   m:   i.iM.diici;  (;i;i;r:i:i;  \  i,i:. 


r.î) 


(1/7,  si'^'iiu'ul  ri'lrn-li'iiliciiliiirc  de  la  caiisnlc  inlcrnr.  -  '>.'//.  ((hicIich  sji(;itlnlcH  ilii  Hcf^tiicnt 
Hosli'-rii'iir  {|t<  lu  cnnrimnr  riiy<miiimlr.  /';.  liniliiii  ilii  pilirr  postiTiiiir  du  tri^'om-.  - 
/'/,  lilnf;  lin  fiirnix  iimi.'ii<.  i|iii  lnuilrnl  ht  face  pinfunilr  du  ((irps  callfiix  l'I  se  rcnili-iil  daiin 
!(«  st'pliiiM  liicidiiin  ;  /y-,  lilnrs  i)(rfiirai\lc>;  des  ivf;ii)iis  aiilrririircs  du  curp-*  <allf;ux  so  n-ndant 
dans  le  si'pluui  Imidutn.  ~  l.inr.  j.niii'  iiiiiiullaiic  cxtcinc;  /,;/(/,  lame  luùdullair»^  inl(Tn<- 
du  tlialanuis.  —  hnr.  \iui\f  iiicdnllaiii'  i\li  riii'  du  iin\aii  Iciitiruliiirc.  —  SC,  noyau  candô.  — 
fSC.  libns  priiprc>^  du  noyau  caudf.  —  \ii.  noyau  anli  rieur:  \i',  noy/iu  cxlfruf;  Si,  noyau 
inlt'iiii'  lin  IhalanMis.  —  .V/.n,  St.:,  U's  i\ru\  sc^'uinils  cxIitucs  du  noyau  lenticulaire.  — 
()/•' f /';•,  faisceau  occipito-froulal  inelanf,'é  de  (ilires  de  projeeliims.  —  l'tiTli,  [)é<lnnciil(; 
anléricin*  du  tlialanuis.  —  /i('H.  pied  île  la  iniironne  rayuiiiianle  du  lohi;  fionlal.  —  /'/'■/;, 
plexus  elioroides.  —  l'I';/.  pliealiire  du  pilier  |iiisli'rieiir  du  lrii:niie  eéri-liral.  —  Ks/h,  radia- 
lions  slrio-llialamii|ues.  —  SI,  seiduiii  liuidimi.  —  >//•;,  slialiim  /.ouale  du  llialamus.  — 
Ti/(i.  pilier  auliTieiir;  '/''//<.  pilier  po-lerieiir  du  lii;,'uni'  cérébral.  —  T/i.  tlialaiiius.  —  t.\r, 
la'uia  sciiii-i'inularis.  —  //A.  la'iiia  lli.'ilaiiii.  —  //•.  /une  réticulée  du  llialaïuii-. 


Limr   terminaison. 


Leur  groupomont 
en  quatre  faisceaux 
ou  pciloncules. 


roniK*  rayoniianlc  cl  à  la  capsule  interne,  cl  cimverjiciil  vers  la  (ace 
cxlcrnc  (le  la  coiiclic  ()|)li(|ne.  l'allés  se  scj)ni"enl,  à  ce  niv<'an,  du  resie  (les 
lihi'c--  (le  |)rii)ecl  ion  île  la  ca|tsiile  inlenie,  puis  se  réuuisseni  en  l'ascicules 
plus  ou  moins  épai>  (|iii  s'enlre-croisenl  sous  des  angles  plus  ou  moiim 
aigus,  l'ccouvranl  ain>i  la  face  e\lei-ne  du  thalamus  dune  sorte  de  treil- 
lage dont  les  inlervalles  sont  conihh's  par  de  la  substance  grise.  De  ce 
treillage,  connu  sous  le  nom  do  zone  grillagée  ou  ^y^-V/c?!;/^'*?  d'Arnold  (Zr), 
se  délaclient  un  grand  nombre  de  petits  fascicules  (|ui  s'irradient  dans  la 
couche  opli(iue  et  l'ormenl  \  va  fibres  radiées  {F\g.  41). 

Pour  la  CMniniddiU''  de  la  description,  on  a  distingué  les  radiations  tha- 
lainicjues  en  (juatre  laisceaux  ou  pédoncules,  connus  sous  le  nom  dey>t'- 
doncules  aiilérirar,  nioi/en,  [jostérieur  et  inférieur  de  la  couche  opticjae.  Ils 
correspondenl  aux  segments  de  même  nom  de  la  couronne  rayonnante, 
et  forment  une  partie  importante  des  différents  segments  de  la  capsule 
interne  (Cia,  Cip,  Cirl,  Cisl).  Pour  commode  qu'elle  soit,  cette  division  est 
toute  théorique  et  ne  répond  pas  à  la  réalité.  Il  ne  faudrait  pas  croire,  en 
efTet,  que  les  radiations  thalamiques  soient  réunies  en  quatre  faisceaux 
distincts;  non  seulemiMit  elles  sont  uu'langées  dans  le  centre  ovale  et  la 
cajisule  interne  aux  autres  lilires  tle  |)rojecti(jns  corticales  et  nu\  flores  cor- 
ticipètes  (jue  le  llialamus  env(jie  à  la  corlicalité  cérébrale,  mais  la  délimi- 
tation elle-mènu'  des  pédoncules  antéi'ieur,  moyen,  [)ostéricur  et  inférieur 
est  toute  tictive.  Il  s'agit,  dans  l'espèce,  bien  moins  de  faisceaux  distincts, 
que  d'un  groupement  de  libres  des  ditférentes  régions  corticales.  Aussi 
diviserons-nous  les  radiations  thalamiques  en  quatre  groupes.  Ce  sont  : 
1°  les  fibres  cortico-thalamirjiies  antérieures  ou  frontales;  2°  les  fibres 
cortico-tlialamiqiK's  moijetuies  ou  pariéto-fronto-rolandicpies;  S»  les  fibres 
cortico-thalamifiiu's  postérieures  ou  occipito-pariétales;  4"  les  fibres  corlico- 
ihalamiques  inférieures  ou  occipito-lemj)orales. 

A  chaque  territoire  cortical  corresj)ond,  comme  le  montre  l'étude  des      connexions  de  la 

1  '     jc_  '-.  I     •  /  i\,\       t         •       \  ■     •  l'I  •     ^       corticalité  cérébrale 

dégénérescences  secondaires  (voy-  p-  'J<>  et  suiv.),  une  région  déterminée  avec  le  thalamus,  a 
(le  la  concile  optique.  Les  lésions  du  lobe  frontal  entraînent  une  dégéné-  chaque  territoire  cor- 

•        "^  o  tical  correspond  une 

rescence  des  libres  radiées  des  parties  antérieures  des  noyaux  interne  et  région  déterminée  de 
externe  du  thalamus   cas  Moriceau.  p.  149,  Fig.  137  et  140);  les  lésions    *  '^""'^  ^°^  '^"*^' 
des  circonvolutions  rolandiques  et  de  la  partie  adjacente  des  circonvolu- 


60 


AN.VTOMIE    DES    CENTRES    NEUVEUX. 


tions  frontales  et  pariétales  (cas  Scheule.  Naudin,  Heudebert, .1 
Sch'weigofrer,  p.  128,  Fig.  100  à  128)  déterminent  la  dégénérescence  dut| 
noyau  externe  du  thalamus,  et  la  zone  dégént'rée  occupe  dans  la  couche 
optique  une  région  qui  correspond  très  exactement  à  la  zone  capsulaire 
dégénérée;  comme  celte  dernière  elle  est  d'autant  plus  antérieure  que  la 
lésion  rolandique  corticale  occupe  un  siège  plus  inférieur  et  plus  rapproché 
de  la  scissure  de  Sylvius.  Les  lésions  du  lobe  pariétal  (cas  Jouan,  Leu- 
dot,  p.  121.  Fig.  96  à  lOo),  retentissent  sur  la  partie  postérieure  du  noyau 
externe  du  thalamus;  celles  du  lohe  occipital  (cas  Courrière  et  Bras, 
p.  108,  Fig.  80  à  95)  sur  le  pulvinar;  celles  du  lobe  temporal  (cas  Heu- 
debert, Le  Seguillon.  Neumann),  p.  137,  Fig.  12i  à  130)  sur  la  partie 
ventrale  et  externe  de  la  couche  optique. 


Fibres  cortico-tha- 
lamiques  afltériou- 
rcs. 


Elles  relient  \c 
lobe  frontal  à  l'cxtro- 
mitô  antérieure  de 
la  couciio  optique. 


Présentent  un  tra- 
jet sagittal  intra-tlia- 
laniiquo. 


Forment  le  slra- 
tuni  zonalo,  la  lani<' 
médullaire  antc-- 
rieuro  et  les  libres 
radiées. 


1.  Fibres  cortico-thalamiques  antérieures  ou  frontales.  —  [Radiai ion^ 
thalamiqucs  antérieures,  pédoncule  antérieur  de  la  couc/ie  optique)  PaTh, 
Fig.  3,  14,  20  à  23,  11,  42,  43.  —  Les  fibres  cortico-thalamiques  anté- 
rieures proviennent  du  lobe  frontal  (faces  externe,  interne  ou  orbitaire), 
de  l'opercule  frontal  et  de  l'opercule  rolandique  (voy.  cas  Moriceau, 
Fig.  139  et  140,p.l47,cas  Schweigoffer,  Fig.  116  à  122,  p.  134);  elles 
passent  par  les  segments  antérieurs  de  la  couronne  rayonnante  et  de  la 
capsule  interne  (Cia)  qu'elles  constituent  presque  en  entier,  puis  pénètrent 
dans  toute  la  hauteur  de  l'extrémité  antérieure  de  la  couche  optique. 
Après  avoir  formé  la  zone  grillar/ée  (Zr)  de  l'extrémité  antérieure  du  tha- 
lamus, elles  s'entre-croisent  avec  les  hbres  verticales  de  la  lame  médullaire 
externe  (Lme),  puis  se  comportent  de  la  façon  suivante  : 

1°  Les  fibres  les  plus  internes  et  les  plus  supérieures  se  portent  en 
dedans,  cheminent  au-dessous  de  l'épendyme  ventriculaire,  sont  croisées 
par  les  éléments  contenus  dans  le  sillon  opto-strié  [veine  du  corps  strié, 
et  taenia  semi-circularis  (tsc)]  (Fig.  41)  et  entrent  dans  la  constitution  du 
strntuni  zonale  (Strz)  qui  recouvre  toute  la  surface  libre  du  thalamus  et  en 
particulier  son  ?«o//<'///  a/itérieur  (Nu)  (Fig.  20  et  f.  1'''',  Fig.  303,  305); 

2"  Les  suivantes  entourent  le  noyau  antérirur  (\\\  thalamus,  concourent 
à  la  formation  Ac  la  lame  médullaire  antérieure  (Lnia)  et  sépai'cnt  le  noyau 
antérieur  {N'A]  des  noijaux  externe  (Ne)  et  interne  (Ni)  (^Fig.  41  et  T.  F'', 
Fig.  304,  305)  ; 

3"  Les  autres  fibres  cortico-thalanu([ues  antérieures,  de  beaucoup  les 
plus  nombreuses,  pénètrent  en  i)inceau  dans  tout(>  la  hauteur  de  l'ex- 
trémité antérieure  du  thahimus  dont  elles  forment  les  /ihres  radiées 
(Fig.  42).  Files  croisent  le  faisceau  de  Vicq  dWzyr  (VA)  traversent 
pres(|ue  sagittalemeiit  toute  la  |)artie  antérieure  des  noyaux  externe  et 
interne,  ainsi  ((ue  la  partie  correspoiulanle  de  la  lame  médullaire  interne 
(Lmi),  el  ix'iivciit  élrc  suivies  dans  les  deux  tiers  anliM-ieurs  do  la  couche 
o|)ti(|ue  ius(|irau  |)lan  vertico-traiisversal  (|ui  passe  par  l(>  f/a/if/lion  de 
Idiabcnula.  Ce  mode  de  pénétration  des  libres  cortico-thalamiques  anté- 
rieures, et  leur  trajet  presque  antéro-postérieur  explique  pourquoi,  sur 


iii!iti:s   hi'!   l'Uni  i:(;i  Mi\    im:   i 'i-ciiitci-:  i.khi.I'.u  \  i.i:. 


c,\ 


'/.r       VA 
!    Ne  :  1^  ^."^ 


:  Ni 


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J 


0F,'(Gr) 


SE 


Rm  HAyiIeL 


^-»*^ 


FiG.  42.  —  C.oupe  saisit  taie  des  ganulioiis  de  la  hase  et  de  la  ]Kiitie  adjacente  du  tronc 
encéplialiifuc  intéressant  le  noyau  antérieur  de  la  couclie  optique,  le  faisceau  de 
Vicq  d'A/.yr,  le  faisceau  rétroflexe  de  Meynert,  le  noyau  rouge,  le  pédoncule  céré- 
l)elloux  supérieur  (Méthode  de  Weigerl). 

Aol,  aire  olfactive.  —  //.  carrefour  olfactif  de  Broca.  —  Cc[Spl\  bourrelet  du  corps 
calleu.\.  —  C\I{,  capsule  du  noyau  rouge.  —  coa,  commissure  antérieure.  —  F,  champ 
de  Fore!.  —  /'».  sillon  crucial.  —  FM,  faisceau  rctrotlexe  de  Meynert.  —  fp,  lihres  perforantes 
du  corps  calleux  destinées  au  tri^rone  cérébral  dont  elles  concourent  à  funner  le  fornix 
lonurus.  —  /"/,  fibres  tan^rentielles  de  la  première  circonvolution  limbicpie.  —  Le,  locus 
<-(i'ndeus.  —  Lmi,  lame  médullaire  interne:  Lma,  lame  médullaire  supérieure  du  thala- 
nnis.  —  Ln,  locus  niger.  — X(t.  noyau  antérieur;  .Vc,  noyau  externe;  Xi,  noyau  interne  du 
thaiamvis.  —  \l{.  noyau  roujre.  —  oFi[(jr\  pyrus  rectus,  face  orbitaire  de  la  première  cir- 
convulutiun  frontale.  —  /',  pied  du  pédoncule  cérébral.  —  l'es,  pédoncule  cérébelleux 
sui)érieur.  —  l'icli,  plexus  choroïdes  fermant  le  ventricule  latéral.  —  l'iT/t,  j)édoucuIe 
inféro-interne  du  thalamus.  —  Poa,  fibres  transversales  antérieures;  Pap,  fibres  transversales 
postérieures  de  la  protubérance.  —  PTm,  pédoncule  tlu  tubercule  mamiliaire.  —  Piil.  pulvi- 
nar.  —  l'y.  fibres  loni.dtu(Iinales  de  l'étaj^e  antérieur  de  la  protubérance  faisant  suite  à  la 
voie  pédonculaire  et  concourant  à  former  le  faisceau  pyramidal.  —  Qa,  tubercide  quadriju- 
meau  r\ntéricur;  Qp,  tubercule  quadrijumeau  postérieur.  —  Rm,  ruban  de  Reil  médian; 
m,  ruban  de  Reil  latéral;  —  scc.  sillon  du  corps  calleux,  —  Sexv,  surface  extraventriculaire 
du  thalamus,  recouverte  par  la  toile  choroïdienne  et  le  corps. du  trigone  et  appartenant  à  la 
grande  fente  cérébrale   de   Bichat.  —  ^'/Aq,    substance  grise  de   rai|ueduc    de   Sylvius.  — 


62 


AXATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 


Sgc,  substance  grise  centrale.  —  S{/Po.  substance  grise  de  l'étage  antérieur  de  la  protubé- 
rance. —  .^fl.  formation  réticulée  de  la  calotte  protubérantielle.  —  S//,  substance  innominée 
sous-lenticulaire  de  Heicliert.  —  tec,  t;enia  tecta.  —  Tfj.  corps:  Tga.  pilier  antérieur  du  tri- 
gone.  —  T/i,  thalamus.  —  Tma,  tubercule  mamillaire  accessoire.  —  /se,  t.Tjnia  semi-circu- 
laris.  —  VA.  faisceau  de  Vicq  d'.\zyr.  —  17,  ventricule  latéral.  —  Zr,  zone  réticulée  du  tha- 
lamus. —  //,  bandelette  optique.  —  VI,  nerf  moteur  oculaire  externe. 

les  coupes  vertico-transversales  i^Fig.  323,  p.  3^4,  T.  l"'),  intéressant  la 
moitié  antérieure  du  thalamus,  on  rencontre  un  si  grand  nombre  de  gros 
fascicules  sectionnés  en  travers  qui  impriment  aux  noyaux  interne  et 
externe  un  aspect  tacheté  tout  à  fait  spécial. 


2.  Fibres  cortico-thalamiques  moyennes,  supérieures  ou  pariéto- 
fronto-rolandiques.  —  [  Radiations  thalaniiques  moyennes  ou  supérieures, 
jjédoncule  supérieur  de  la  couche  optique.)  (Fig.  7,  26.) 

Les  fibres  cortico-thalamiques  moyennes  appartiennent  à  la  zone 
rolandique  et  aux  parties  adjacentes  des  lobes  frontal  et  pariétal.  (^Voy. 
cas  Scheule,  Fig.  lOG  à  112,  p.  129,  cas  Naudin,  Fig.  113  à  Ho.  p.  132, 
cas  Heudebert,  Fig.  12i  à  128,  p.  138,  cas  Schweigoffer,  Fig.  116 
à  122,  p.  134).  Intimement  mélangées  aux  fibres  cortico-protubérantielles 
et  cortico-méduUaires,  ces  fibres  abordent  la  couche  optique  par  toute 
la  hauteur  et  toute  rétendue  anléro-posté rieur e  de  sa  face  externe 
(Fig.  7).  Elles  se  comportent  absolument  comme  les  fibres  cortico- 
thalamiques  antérieures,  si  ce  n'est  que  leur  direction  est  transversale; 
elles  s'entre-croisent  dans  la  zone  grillagée  (Zr),  elles  sont  croisées  par 
les  fibres  verticales  de  la  lame  médullaire  externe  (Lme);  les  supé- 
rieures, se  rendent  dans  le  stratum  zonale  (Strz),;  elles  cheminent  sous 
l'épendyme  ventriculaire,  sont  croisées  au  niveau  du  sillon  opto-strié  par 
Fibres  cortico-tha-  Ics  librcs  du  tœuiu  scmi-circularis  (tsc),  puis  se  dédoublent  au  niveau  de 
^amirpics  supericu-  j^  q^euc  du  Hoi/au  antérieur  (Na)  du  thalamus  en  formant  la  lame  médul- 
laire antérieure  ou  supérieure.  Les  autres  forment  les  fibres  radiées,  tra- 
Eiios  unissent  la  vcrscnt  Ic  noijau  externe  (J\e)  de  dehors  en  dedans  et  un  peu  de  haut  en 
no"aux'*cxtorne^"n  ^^s,  cu  lui  donnunt  un  aspect  strié  spécial,  parfaitement  visible  à  l'œil  nu. 
Le  plus  grand  nombre  de  ces  fibres  radiées  croisent  la  lame  médullaire 
interne  (Lmi)  et  s'épuisent  dans  le  noijau  interne  (Ni),  en  s'enlre-croisant 
presque  à  angle  droit  avec  les  fibres  radiées  de  l'extrémité  antérieure  du 
thalamus.  D'autres,  celles  en  particulier  qui  appartiennent  à  la  moitié 
poslérieure  du  noijau  externe  (Ne)  et  proviennent  de  la  partie  antérieure 
du  lobe  pari(''lal,  croisent  le  centre  médian  de  Lwjs  (Nm)  et  le  noyau  semi- 
lunaire  de  Flechsiy  (Nh').  auloiir  desquels  elles  se  terminent  (Fig.  43). 

En  raison  de  leur  direclion,  les  coupes  verlico-lransversales  sont  par- 
ticulièrement favorables  ti  l'étude  des  fibres  eortico-lhalamiques  moyennes, 
elles  les  intéressent  en  effet  dans  toute  leur  longueur.  Leur  direction,  légè- 
rement ()!)lique  de  haut  en  bas,  expli(|ue  pounjuoi,  sur  les  coupes 
horizontales  (Fig.  41),  le  noyau  externe  de  la  couche  optique  est  tacheté 
par  de  gros  fascicules  sectionnés  plus  ou  moins  obliquement.  Cet  aspect, 
particulièrement  accentué  sur  les  coupes  horizontales  qui  intéressent  la 


interne  du  thalamus. 


Forment  le  stra- 
tum zonale,  la  lame 
médullaire  antérieu- 
re et  les  fihros  ra- 
diées. 


|.|i!HK>   hi;   l'ipi  I  i.iTic  \    iti:   I    i.ciiiu.i;   ciiiU'.iiu  \  i.K. 


c,:\ 


Fit-..  43.  —  Les  fibres  radiées  ilu  tluilainus  (noyaux  externe,  interne  et  pulvinar),  la 
zone  de  Wernicke  et  les  segments  rétrolenticulaire,  postérieur  et  antérieur  de  la 
capsule  interne.  —  Coupe  horizontale  passant  par  la  partie  inférieure  de  la  région 
llialanii(]ue  et  intéressant  le  centre  médian  de  l.uys,  les  trois  segments  du  noyau 
lenticulaire  et  le  trou  de  Monro.  Méthode  de  Weigert.  2/i  grandeur  naturelle.  Détails 
dessinés  à  un  grossissemeni  de  12  diamètres.  (Voy.  description  de  cette  coupe, 
T.  1-=%  Fi  g.  :)01,  p.  601.) 

Air,  alvéïis.  —  ,1.17,  avant-mur.  —  (A,  corne  d'Amuion.  —  Ce,  capsule  externe.  —  Cej-, 
capsule  extrême.  —  Ci/,  circonvolution  f,'o(lronnée.  —  Cia,  se.i,nuent  antérieur  de  la  capsule 
interne.  —  Ci  f/',  faisceau  fjt'niculé  de  la  capsule  interne.  —  Cip.  segment  postérieur  de  la 
capsule  interne.  —  Cirl,  sef,Mnent  rétro-lenticulaire  de  la  capsule  interne.  —  l-\.  troisième 
circonvolution  frontale.  —  /';/.  sillon  liuibrio-nfodronné.  —  Fli,  faisceau  longitudinal  infé- 
rieur. —  (ih.  gan^dion  de  l'iiabenula.  —  //.  sillon  de  l'hippocampe.  —  la.  insula  antérieur. 

—  le,  lame  cornée  et  tienia  scmi-circularis.  —  Lme.  Liai,  lames  médullaires  externe  et  in- 
terne du  thalamus.  —  Ime,  lame  médullaire  externe  du  noyau  lenticulaire.  —  line' ,  lame 
méihdlaire  supplétncntuire  du  deuxième  segment  du  noyau  lenticuleire.  —  Imi,  lame 
médullaire  interne  du  noyau  lenticulaire.  —  ma.  sillon  marginal  antérieur  de  Tinsula.  — 
mp,  sillon  marginal  postérieur  de  linsula.  —  .YC,  tète  du  noyau  caudé.  —  .VC'.  queue  du 
noyau  caudé.  —  Se,  noyau  externe  du  thalamus.  —  .VF.  noyau  semi-lunaire  de  Flechsig.  — 

—  .Y(,  noyau  interne  du  thalanms.  —  SU.  SU,  SU.  troisième,  deuxième  et  premier  seg- 
ments du  noyau  lenticulaire.  —  Sm,  noyau  médian  du  thalamus    centre  médian  de  Luys). 

—  pCR,  pied  de   la  coumime  rayonnante.  —  Vul.  pulvinar.  —  HTh.    radiations  optiques  de 


6i 


ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 


Gratiolet.  —  Sexv.  surface  extra-ventriculaire  de  la  couche  optique.  —  si.  sillon  opto-slrié. 

—  xlrz.  stratum  zonalc.  —  T,.  première  circonvolution  temporale.  —  SI,  septum  lucidum. 

—  /i,  sillon  parallèle  ou  premier  sillon  temporal.  —  Tap.  tapctum.  —  Tga,  pilier  antérieur 
du  trigone.  —  Trjp  Fi  .  pilier  postérieur  du  trifjone  fimbrial.  —  Th,  couche  optique  ithala- 
mus).  —  TM,  trou  de  .Monro.  —  ///;,  ttenia  thalami.  —  1',.  troisième  ventricule. —  VA,  fais- 
ceau de  Vicq  d'Azyr.  —  lO*/.  veine  du  corps  strié.  —  17,  ventricule  latéral.  —  Vsph,  ven- 
tricule sphénoïdal.    —  TV,  zone  de  Wernicke.  —  Zr.  zone  réticulée  ou  f;rillagée. 


Ta 


vr. 


Tt 


KTlx 


ïïTk 


mp 


■RIU 


Il 


CL 


I    ;    I 


Al   pT     f 


FiG.  44.  —  F.c  soginent  postthieur  du  pédoncule  iulVio-iulorne  du  tliahiniu.s.  —  Coupe 
iKuizoïil.'ilc  passant  par  la  substance  innominée  sous-lenliculaire  de  Reichert  et  le 
j)('doncul(;  c('n''l)ral.  Mi'lliodc  de  Woigert.  2/1  grandeur  nature.  Di'Iails  dessinés  à  un 
grossissement  d(>  12  diam(''lres.  (Voy  descri|)lion  de  celle  coupe  T.  T'',  Fig..'H3,  p.  02(î. 

Al,  anse  du  noyau  lenticulaire.  —  .I.W.  avanl-mur.  —  />//.  li.uulclclle  diagonale  de  Hroca. 

—  liG,  bandelette  de  (iiacomini.  —  llrOd.  hras  du  lid)ercu!c  quadrijumeau  antérieur.  — 
lirQ/).  hras  du  tubercule  ipiadrijumcau  postérieur.  — CI.  corne  d'.Vmmon.  —  Cil,  carrefour 
olfactif  de  lîroca.  —  Cf/,  circonvolulion  godronuce.  —  r/,,  coriis  de  Luys.  —  (M,  commis- 
sure de  Mcynerl.  —  ds,  divcrticule  du  suhi(;u!um.  —  l\.  troisième  circonvolution  frontale. 

—  l'cnp,  faisceau  de  la  conunissure  [lostérieure.  —  />/.  sillon  (imhrio-godronné.  —  h'ii.  fais- 
ceau longitudinal  inférieur,  —  /•'//),  faisceau  longitudinal  postérieur.  —  l'M,  faisceau  rélro- 
fle.xc  de  Meynert.  —  C,Op,  ganglion  du  tubercule  (piadrijumeau  postériciu".  —  /i.  sillon  de 
l'hijjpocampe.  —   /,  sillon   insulaire.   —    hi.  insula    antérieur.   —  Ip,  inçula  postérieur.  — 


nr.HKS   i»i'.   l'iin.iiicTiuN    i)i:   1.  i:i:(ii;(.i:   (,i,i;  i;i!ii  \  i.i;.  f>;; 

Luis,  liuin-   mccliill.iin'   -ii|ii'rli<ii'llf,   —   l.n,  Im  ii-  iii^^ir.         //,  l.iini'  li'iniiiuilr  riiilirydiiiiiiirc 

iiiii.  sillon  iu.iri.'iii.il  aiiirTiriir.  —  iiip,  siljciii  iimr;.'iiml  pnslcrinir.  —    Vl.   miy/ui   iiiiiyt'il'i- 

li,,,^  _  \(\  |,.|r  ilii  iKiy.ilir.illdr.  —  \<",i|mM"'  ilil  IKiynU  <'llli|i\  —  .V/.i,  I  loi-^itriH'  HC(.'lllcilt 
(In   iioyan    Iciilinilaiif     |)iil.iiiii  ii  .  \/(.    iici\,iii    inn;,'r.    —    /'.  rl(i;;c    iiifci-iciir    ou   |ii)'(l   ilii 

pi'iloiicnir   ciTi'lii'ai.    -  /<''/(.    |iiril    ilr    l.i   ciiMniniir    r.iNiiiiiianlc.    —   l'iT/i,  immIiiihiiIi!   iriTiTo- 

inllTMl*   ihl   thaldllltls.       -    l'I'nil,    pcdnin  nlr    illl    lll|i(|riilr    lil.llllllj.iilV.   -"    /(''•'/   ,    l'.lilialiiitls    IJM 

ifcilitli  l'I  lin  IxM-  ilii  cof])-;  cnllcnx.  —  /{'".  niliui  ilr  liiil  ini'di.in.  —  ItTli,  ladi.iliuns  opl  ji(iir^ 
de  (iralicdcl.  —  -S'/  !'/■  snlistaiirc  ;;ri-r  dr  I  .ii|iM'du<'  di'  Nyiviiis.  —  SU.  sidistancc  iiiriniiiinir 
soiis-lcnlictilairr  ilc  ItciclicrI  cimlcnaiil  I  .ni-c  pcdomiiiain!  dr  (iraliolcl.  —  Tii/>,  lapcjimi. 
—  T;/ii.  pilier  anirrifiir  du  lrii.'niic.  1'://'.  piliir  posIcriiMir  du  Inuniic.  —  //,  cirronvfdii- 
lidii  lin   ci'oclicl.  —  II.  iroi-iicnii'  vcntiiciilc.     -  II.  faisceau  de   \  irij  d'A/.yr.  —  \'sji/i,  ciirru.' 

sptli'ni>ld;ili'.    —    //.    Iiaildilrllr   ii|ilii(llr. 

iiidilii'  sn|n'i'iriiic  du  iiii\;mi  cxlcnn'  l'i:;.  21  cl  \.  1'',  l'i^.  .'!0i.  'JO')), 
(liiiimiii'  (l;iii^  la  iimitii"  i iilV-riciiiT  de  (•(>  noyau  (  \'\'^.  'i-{,  47  (;!  I''i^\  7  ;  ;  iOhli- 
([iiilc  de-  lihi'cs  l'adiiM's  csl,  en  ctlcl,  iiiiniiiic  dans  celle  iM'^ion  (jiii  roçoil, 
cil  oiilic.  des  lilircs  radii'cs  du  loltc  Iciuporal  par  1  iuleniiédiair'c  du  sog- 
iiKMil  xuis-lciilicuhiirc  de  la  ca|)>ulc  interne  (Gisl). 

M.  Fibres    cortico-thalamiques    postérieures    ou    occipito-pariétales     Fii.rcs cortico-tha- 
{Wiilialinns    tlKihnn'H/iirs   i„,slrriri(rrs,    nit/id/ious    oplKjiics  ,1c    (initiolrl,    J,»™''!""**  postériou- 
priloncii/f  iKis/rrirur  <lii  l/idldiiius).   I*plli.   l'i.!^'.   10,   I  i,   lo,   16,  20,  21,  24, 
2.'),  41,  4.'{).  — Les  libres  corlic()-tlialauii([ues  postérieures  ndient  le  lobe 
occipital  et  la  partie  adjacente  du  lobe  pariétal  à  l'exlréniilé  postérieure  de 
la  concile  optique,  en  particulier  au piiiiinar  (l*ul). 

Elles  naissent  (méthode  des  dégénérescences  pathologiques  et  expéri- 
mentale du  cuueus,  des  lobules  lingual  et  fusiforme,  des  trois  circonvo- 
lutions occipitales,  du  i)li  courbe,  de  la  partie  adjacente  des  circonvolutions 
|iari(''tales  supérieure  el  inférieure,  du  gyrus  supra-marginalis  et  du  pii'-- 
cunéus.  \'oy.  cas  Courrière.  Fig.  80  à  80:  cas  Bras.  Fig.  87  à  îlo  ;  cas 
Dautriche.  l'ig.  1*2  à  9(i  ;  cas  Jouan,  Fig.  DO  ù  100;  cas  Leudot, 
Fig.  toi  à  lo:;;  cas  Le  Seguillon,  Fig.  129  à  133.)  Elles  font  partie  Kiiosrciiontieioi,.- 
intégrante  des  couches  saijillalcs  du  segment  postérieur  de  la  couronne  crtScmi'o's'tlrnnn 
rayonnante  (en  particulier  de  la  couche  sagittale  interne)  et  du  senment  ^""''••^  ""^  ''"  ''''""''' 

*  ^^  de  W'crnioUo. 

rétrolcnliculairc  de  la  capsule  intenie  (Cirl),  puis  abordent  la  pulvincir  et  la 
jiarlie  poslérieui'(>  du  iioi/du  rxlt-rne,  dont  elles  forment  la  zone  réticulée- 
Parmi  les  libres  ([ui  se  détachent  de  la  zone  réticulée,  les  plus  poslé- 
lieures  el  les  plus  superficielles  concourent  à  former  le  straluni  zonaJe 
du  /ii(/r/ /lar  {Strz)\  les  autres,  de  beaucoup  les  plus  nombreuses,  forment 
le  clinnij)  tt'iaiu/ulniri'  de  W'crniche  ou  zone  de  Weni'icke  (]F),  puis 
p(''nèlrent  et  s'épuisent  dans  la  substance  grise  du  pulvinar  dont  elles 
forment  les  fibres  radiées  (Fig.  43). 


inloricii- 


\ .  Fibres  cortico-thalamiques  inférieures  ou  occipito-temporales  >  Radia-     Fibres  cortico-ti.a- 

lidiis  l/ialii/iiKiUfs  iiiféricio'cs  cf  i)rd(jnculc  iii/rro-iiilrrnrdc/a  coiicheuptirjue).    '■'•'""l"*'® 
—  Les   libres    cortico-thalamiques   inférieures    relient    le   lobe   occipito- 
temporal  à  la  couche  optique.  Les  unes,  très  nombreuses,  se  rendent  dans 
le  pulvinar  et  dans  la  partie  ventrale  adjacente  de  la  couche  opticpie.  Les 


Les  unes  relient  le 
lobe  temporal  au  pul- 
vinar  et  passent  par 
le  segrment  sous-len- 
ticulaire de  la  cap- 
sule interne. 


Les  aulrcs  relieiil 
le  lolie  temporal  à 
l'extrémité  anl(-- 
ricnre  et  à  la  (ace 
interne  <lu  thalamus, 
forment  le  pédoncule 
inféro-interne  de  la 
couche  optif|uo  <•:. 
|)assent  |iar  la  suh- 
stance  innominc'c 
sous-Ienticnlaire  de 
Ueichert. 


66  AXATu.MIE    DES    CENTRES    .NERVEUX. 

autres  forment  le  pédonculr   inféro-interne  du   thahmins  de   Meynert,  ei 
abordent  la  partie  antéro-interne  do  la  couche  optique. 

1.  Les  fibres  destinées  au  pulvinar  (Fig.  12,  26,30,31,32)  sont  origi- 
naires des  trois  circonvolutions  temporales  (T,  T,  Tj  Fus),  de  la  circonvo- 
lution de  l'hippocampe  (H)  et  du  lobe  occipital.  Voy.   cas  Heoiebert 

tiFig.  I2i  à  128.  p.  140);  cas 
Courrière   fFig.  80  à   86, 
5£L  P- 108);  cas  BrasiFig-.  87 à 

cQp  93,  p.  114);  elles  passent  par 

■^T  le  segment  inférieur  de   la 

_Lii  couronne  rayonnante  et  le 

segment  sous-lenticulaire  de 
.  CL  l^''  capsule  interne{C\?>\)  (Fig. 

'  ^^  29  et  30).  Les  unes  suivent 

le  traj et  du  faisceau  de  Turck 
- ""' V''"%"^P|^^y^  ""   piwr  (F'T),   traversent    la    partie 

N    ^^^^^^s^^^- -AÏ  postérieure  du  serment  pos- 

Tqa      rg»-^f  ~       v^\  teneur  de  la  capsule  interne 

coa....^^j^ja       V     ----V---ûti  (Cip)  et  s'irradient  dans   la 

•    .     .   A  V  partie  ventrale  et  postérieure 

f  ,,-.  ^vV     v^i^V^  du  thalamus  et  dans  le  corps 

f      \     ^■C       \^    }^^'    ^\  genouillé   interne.   Les  au- 

y    êk^  j^^^^^fe    \  i\:G?>,   en    bien    plus    grand 

'    ^*^^^^^^  ^-     \  nombre,    entrent    dans    la 

1,        ^^^[    ^f^    j^^fe     I  °^3    constitution  du  faisceau /^m- 
'  ~  -«i^^^^^"  /  poro  -  thalamique    d'Arnold 

Ai,^uiçL^     ■■■^\y  f Voy.  pag.  43),  et  s'irradient 

dans  le  pulvinar  el  le  corps 
FiG.  4:i.  —  Le  segment  aiiLéricur  du  pédoncule  in-      o-cnouillé      externe       anrès 

féro-inlerne  du  thalamus  (Pilh)  et  son  irradialion       ^      •        .  ^      i  i 

,        ,  ,        ,.  ,         ,     ,      ,  .      ,.,        avoir     traverse     le    champ 

dans  la  couche  optique;  1  anse  lenticulaire  (Al),  .  .  ^        .      ^ 

sa  continuation  avec  la  capsule  du  noyau  rouge.  triangulaire    de     \>  ernicke 

—  Coupe  horizontale  oblique  en  bas  et  en  dehors  (W)  (Fig.  31  et  32). 

de  la  région  sous-optique  et  du  pied  du  pédon-  2.  Los  fibres  qui  lorniont 

cille   célébrai   (cette   coupe   appartient  au  cas  j^,    pédoncule    inféro-in- 

Bras,  cécité  corticale,  p.  H5).  Méthode  de  Wei-  .                i      x,      ,                /h-ti  \ 

,   '  ,         ,  y     ,,.    .,     ,     .   ,    .  terne  du  thalamus  (Pli  hl 

gert.  3/2  grandeur  nature.  Détails  dessines  a  un  ,.       ..,,,,«•,. 

grossissement  (1.!  12  dijimètres.  i'^'S-  '^'''  '•^'   ''^   '6)  ne  i)as- 

soiil  |)as  |)arle  sogmont sous- 
lenticulaire  de  l;i  ciipsiilc  inloiiio  ((lisl).  Leur  origine  coiiicale  el  leur  trajet 
dans  le  centre  ovale  sont  encore  mal  connus.  11  osl  probable  qu'elles 
proviennent  de  l'extrémité  antérieure  du  lobe  loinporal,  tie  la  circonvolu- 
tion du  crochet,  de  la  parlie  adjacente  de  la  circonvolution  de  l'hippo- 
campe et,  d'après  Mcynert,  de  l'écorco  i\o  la  fosse  sylvieune,en  particulier 
de  l'insiila.  Quel  (|ue  soi!  leur  trajet  dans  le  cenlre  ovale,  elles  appa- 
r-aissont  sous  l'orme  d'un  faiscoau  comiiaci  l'aibbMnont  coloré  par  la  laque 
hémalox)  lini(}ue  à  la  parlio  oxiorno  du   noyau  aniviidalien  (\A)  où  (dles 


riitiu;s   m:   l'umi  (  tihn    m;   i.'i'coitci:   (:i:i;i;i!i;  \  i.i  .  ct 

sciiililciil  laii'c  >iiili'  ;i  l;i  ciniclir  ^;ii;il  l;i  Ir  iiilcinc  du  Inlir  lriii|)()i';il .  li'l'h, 
Fi^.  'i  '(  t'I  l^.'t  .  \h'  l;i.  r||i">  -^c  |)iii(ciil  r/i  (nniil  cl  rn  ilcd.in-.  I;iii(li>  (|iii' 
les  liln'o  du  liii-^ciM  II  lcm|inii)  I  li;i  l.iiii  i(|iir  il  Viindd  -r|iMilciil  l'ii  tirrirrr  ri 
on  (liMlillls,  —  [liisscill  en  lie  le  imijnii  iiiiii/i/dn/ifii  .\  A  i  ri  l;i  jtarhc  iii(tr<rlrt- 
tlr  l'arniil-iiiKi'  [WV  l'ii;.  'l'-\  .  |»;i  icitiircill  en  dia^oïKiIr  ioiilr  |,'i  sithsf(iii<'- 
iinioniiiirr  sitii^'lriihnihiirr  i/f  liriclicrl  (Sli  (^Ki{^.  44)  cl  ■'iiiii  iriiliiic(''Os  à  ce 
l)i\(';ill  |);ir  {\r>  iiliir^  ploN  r  ii;i  il  I  Ai'  1,1  ->ll  li^l  .1  Iirr  |)r  ili  il(''r  ;i  II  I  l'iir  11  li'  r|  de 
la  liici'  rxlrnir  du  l(  dir  iViui  |;i  I.  .\rii\('rs  iill  \(»isilia|^r  du  Iroi'^irilir  \riilri- 
<'nlc  il'^ii:.  i  •>  .  It'S  iilu'rs  du  |)i'd(Uirillr  i  lilV'ro-iiiIrrnr  di'  la  coindir  ii|ilii|U(> 
se  rccdurltrill  v\\  ai'riri'r  ri  rw  drd;iiis,  ciuilou  niriil  Vaiisc  du  iioi/tiii  Icnli- 
culairc  Al  cl  la  ptirlir  infcrnr  du  srtpiiciil  poslrricur  iCipi  de  la  l'c^^ion 
sous-llialanii<iuc  de  la  <'a|)sulr  iulcrnc,  jiassciil  entre  le  /ji/irr  unlrr'wui'  du 
(rigonr  (ï^a)  i'\  \^'  fuisccuu  dr  \'ic(j  d'Azi/r  (VA),  puis  s'inadieiil  en  <'vcn- 
lail  dans  rcxlréniilé  anli'M'irurr  cl  inlernc  de  la  (.'ouçlic  oj»li<|iic;  elles 
alVci'Icnl  un  lraj(>L  saj;illal,  cruiscnt  à  angle  très  aigu  les  libres  corlico- 
thalanii(iucs  anicrieures  (PaTh),  s'enchcvclrcnt  avec  elles  et  peuvent  ôtre 
suivies  jus(|u"au  voisinage  du  ganglion  de  l'habenula  (Gh)  (Fig.  45). 

Dans  son  liajet  à  travers  la  substance  innominée  sous-lonticulaire  de 
Reichert  (l'ig.  t(»)  le  pédoncule  inf(?ro-inl(>riie  de  la  conclic  optique  est 
croisé  par  les  rudiutions  olfactives  prof oiidc^^;  il  csl  situe  en  arrièi'c  de  l'ex- 
tréniilé  IVonlalc  du  ta'nia  semi-circularis  (tsci,  au-d(ïssus  et  en  avant  de 
lanse  du  noyau  lenticulaire  !  Al),  il  l'oi'mc  avec  celle  dernière  Xmuo  pé- 
donculaivp  de  (Iraliolet  et  en  est  sépai'é  pai-  une  mince  lame  de  sub- 
stance grise. 

2.    RADIATIONS    DU    CORPS    GENOUILLÈ    EXTERNE    ET   DU   TUBERCULE    QUA-        Us  radiations  du 

DRIJUMEAU  ANTÉRIEUR.  — Les  radiations  du  corps  genouillé  externe  iGge)   •^'""p^  genouiiié  ex- 

...  .  I-.  \  •  terne    et  dn    tubcr- 

el  (lu  tubercule  ([uadnjumeau  antérieur  (  lirOa)  appartiennent  au   svstème   cnie    .luadrijumeau 

I       1     (•  1  1  PI  «•         Il      1  •  1  '    •  *  I  antérieur   relient   la 

Visuel  et  torment,  avec   les   libres   cortico-tnalamiques    i)Ostcrieures,    les  s,,i,ére  visuelle  cor- 
radial'ion^  ontinurs  de  Gvaliold  (KTli).  Elles  prennent  leur  orit^-ine  dans  *'''^'''  ^""^  "''""■'"'' 

'        •'  .  .  optiques  primaires. 

la  splicrc  visiiidle,  plus  particulicrement  dans  les  lèvres  de  la  scissure 
calcarino  cl  allectent  dans  le  centre  ovale  et  dans  la  capsule  interne  le 
même  trajet  que  les  libres  cortico-tbalamiques  postérieures,  auxquelles 
elles  sont  intim(Mn(>nt  unies.  L'étude  des  dégénérescences  secondaires 
montre  (Voy.  cas  Bras,  b(''niisplicre  gauche,  Fig.  93)  qu'elles  occupent 
dans  le  segment  postérieur  de  la  couche  rayonnante  à  peu  près  la  hau- 
teur de  la  deuxième  circonvolution  tenijtorale,  et,  dans  le  segment  rétro- 
lenticulaire  Ak'  la  capsule  iiit<M-ne,  la  région  sous-lhalamique  supérieure. 
C'est  dans  cette  dernière  n'-gion  que  les  radiations  du  corps  genouillé 
externe  et  du  tubercule  <iiiadii jumeau  anl(>rieur  se  séparent  de  la  masse 
commune  des  radiations  opti([ues  de  (iratiolct  et  constituent  deux  fais- 
ceaux distincts  : 

Les  radialions  du  corjjs  (/ruouil/é  externe,  ftl>res  rortico-genouillées  Uadiationscortico- 
pxternes  [pédoncule  du  corps  r/enouillë  externe,  Stiel  des  lateralen  Knie-  -^«^"«"""^''^s externes. 
hôcker  v.  Monakoir)  se  portent  en   an-ière  et  en  dedans,  sont    l'éunies  en 


68 


A.NATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


gros  fascicules  ondiileiix,   et  abordent  le  corps  genoiiillé   externe  par  sa 
partie  supérieure  et  externe.  Elles  comprennent  à  la  fois  des  libres  corti- 


Ltii     ,T.  Lin\ 
Na     :VA^^     :       Ne 


Ce                        ^-_,^--^       '    '  J"^;     1 
tsc_. \^.^- .»        *^^        li^^ 

FiTh  .._ -  _^.,--^i^-^      Jll*"'-''4iFiyiliJ'4:^-'- 


NR 


FiG.  46.  —  Ee  pédoncule  inféro-inLernc  du  llialamus,  l'ause  lenticulaire  ol  la  partie  an- 
térieure du  t;enia  semi-circularis  vus  .sur  une  coupt;  sagillale  passant  par  le  noyau 
aiili  rii'ur  du  thalanuis.  —  La  substance  i,Misc  ([ui  sépare  le  i)édoncule  inféro-interne 
du  tliulanius  de  l'ans»;  lenticulaire  consliltn'  le  imyau  de  l'anse  pédonculaire  de  Gra- 
tiolet;  elle  apparlieiit  à  la  substance  iiiiKuniin'e  sous-Ienticulairc  de  Reichcrt. 
Méthode;  de  Wei,i,'ert.  (>/ i  grantleur  nalure. 

.1/,  anse  lenticulaire.  —  Al  +  FI,  union  île  l'anse  Irnliciil.iirc  cl  iln  l'aisi-cau  Icnliculairc 
(le  Forci.  —  Ce,  corps  calleux.  —  f'A,  corps  de  l^u.vs.  —  CM,  conmiissure  de  Mcyuort.  — 
FI,  faisceau  lenticulaire  de  Forel.  —  l.mi,  lame  médullaire  mierne  du  tbalainus.  —  Lu,  locus 
niffcr.  —  .YC,  noyau  cauil('.  —  Sa,  noyau  antérieur:  Ve.  noyau  exierne  du  thalamus.  — A7{, 
noyan  rouge.  —  /',  pied  du  ixiloncule  cérébi'ai.  —  l'iT/i,  [)éiloncule  niféro-interne  du  tha- 
lamus. —  l'Tni,  pédoncule  du  tubercule  mainUlairc. —  Hulp.  railiations  olfactives  |)rofondes. 
—  Sjji).  subslan(;c  |)crforée  antérieure  ou  aire  olfactive.  —  ÏV*.  llialamus.  —  Tina,  tubercule 
mamillaire  accessoire.  —  /,sx-,  ta-nia  semi-circularis.  —  ///;.  la'uia  Ihalann.  —  l'.l,  faisceau 
de  Vic(|  dWzyr.  —  l'Cs/,  veine  du  corps  strié.  —  17,  ventricule  laler.d.  —  Zi.  zona  incerta  du 
llialamus.  —  //,  baiidclette  opti(|Uc. 


cifuges  et  des  libres  corlicipèles  et  (•(ineouriMit  a\'ec  les  radiations  du  pul- 
vinar,  et  certaines  fibres  de  la  bandcdette  opti(|ne  cl  du  faisceau  leniporo- 
Ibalamiqiie  d'Arnold  (p.  17)  à  la  formalioii  diiii  ciianii)  compact  de  fibres, 

ZdiKMie  Wcrriickc.    Ic  c/i(////j/  I  fi  OU  (/ Il  hù  l'c   (Ic   W'cnucl,!'.   zoHC  (h'    \] 'ci'/i  /  c/if  (W)  [di'c  i('c/ti(jes 


|.|i;iU';s   iti:   i'H(i.ii:(  ri<i  \    lu.   i.ij.nuci;  c.iiiu.i'.i;  \  i.i;. 


*:"^-:at,)T, 


r.  /«\ 


V 


Fii;.  47.  —  Les  segments  antérieur,  iiosti'iieur  et  rétrolenliculaire  de  la  capsule  interne, 
radiations  du  corps  genouillé  externe  et  du  tubercule  (juadri jumeau  antérieur.  — 
Coujie  horizontale  passant  par  la  région  inférieure  du  thalamus  aux  contins  de  la 
région  sous-optique.  Méthode  de  Weigert.  2/1  grandeur  naturelle.  Détails  dessinés 
à  un  grossissement  de  12  diamètres.  (Voy.  description  de  cette  coupe  T.  l"^,  Fig.  '{08, 
p.  600.) 

Alv,  alvéus.  —  .I.U.  avant-mur.  —  AM ,  partie  morcelée  de  l'avant-mur,  se  continuant  avec 
i't'corcc  de  la  circonvolution  puslùrioure  de  l'insula  7jd).  —  B/'Qa,  bras  du  tubercule  ([uadriju- 
meau  antérieur.  —  CA.  corne  d'.\mmon.  —  Ce,  corps  calleux.  —  Cci;/',  genou  du  corps  cal- 
leux. —  Ce.  rapsule  externe.  —  Ce.r,  capsule  extrême.  —  Cff,  circonvolution  godronnée.  — 
C(/e,  corps  genouillé  externe.  —  Cf/i,  corps  genouillé  interne.  —  Cia,  scf^mcnt  antérieur  de 
la  capsule  interne.  —  Ci  f/),  genou  de  la  capsule  interne.  —  Cip,  segment  postérieur  de  la 
capsule  iiitei'ne.  —  Cirl.  segment  rétro-lenticulaire  de  la  capsule  interne.  —  coni,  com- 
missurt'  molle.  —  coji.  counnissure  postérieure.  —  F^,  troisième  circonvolution  frontale.  — 
/>/.  sillon  fiuihrid-godrunué. —  FI,  faisceau  lenticulaire  de  Forel.  — Fli.  faisceau  longitudinal 
inférieur.  —  l-M,  faisceau  rétrotlexe  de  Meynert.  —  AT,  faisceau  de  Tùrck  et  segment  sous- 
lenticulaire  de  la  capsule  interne.  —  /•'//(,  faisceau  thalamique  de  Forel.  —  Gh,  ganglion  de 
l'iiabénida.  —  //,  iii[)i)ocainpe.  —  /i.  sillon  de  rhipi)ocampe.  —  /,  sillon  insulaire.  —  ht.  in- 
sula  antérieur.  —  Iji.  insula  postérieur.  —  le,  lame  cornée  et  t;enia  semi-circularis.  —  Line, 
lame  médullaire  externe  du  tbalauuis.  —  Ime,  lame  médullaire  externe  du   noyau  lenticu- 


70  ANATOMIK    DES    CENTRES    NEIIVEUX. 

laire,  —  lmi>',  lame  médullaire  externe  supplémentaire,  subdivisant  le  segment  moyen  \Li) 
du  noyau  lenticulaire.  —  Lnii.  lame  médullaire  interne  du  thalamus.  —  ///;/.  lame  médul- 
laire interne  du  noyau  lenticulaire.  —  Imi' ,  lame  médullaire  interne  supplémentaire  subdi- 
visant le  segment  interne  .VLi)  du  noyau  lenticulaire. —  »ia,  sillon  marginal  antérieur.  — 
7)ip.  sillon  marginal  postérieur.  —  NC,  tète  du  noyau  caudé.  —  XC .  i(ueue  du  noyau  caudé. 
—  \e.  noyau  externe  du  tlialamus.  —  \F,  noyau  semi-lunaire  de  Flechsig.  —  Xi.  noyau 
interne  du  thalamus.  —  XLj.  -Vi;,  A'/>i,  troisième,  deuxième  et  premier  segments  du  noyau 
lenticulaire.  —  Xm,  noyau  médian  du  thalamus  (centre  médian  de  Luys^.  —  PaTh.  pédon- 
cule antérieur  du  thalamus.  —  pCR,  pied  de  la  couronne  rayonnante.  —  Piil,  pulvinar.  — 
Qtt.  tubercule  quadrijumeau  antérieur.  —  f'fjR»t,  région  du  ruban  de  Reil  médian.  —  RTIi, 
radiations  optiques  de  Gratiolet.  —  Sexi\  surface  extra-ventriculaire  du  thalamus.  —  Sgc, 
substance  grise  centrale.  —  si,  sillon  opto-strié.  —  SI,  septum  lucidum.  —  slvz,  stratum 
zonale.  —  J,,  première  circonvolution  temporale.  —  T(i(i,  pilier  antérieur  du  trigone.  — 
Tffp,  pilier  postérieur  du  trigone.  —  Th,  couche  optique.  —  l'a.  troisième  ventricule.  —  VA, 
faisceau  de  Vicq  d'Azyr.  —  17,  ventricule  latéral.  —  ^Y,  zone  de  Wernicke.  —  Zi.  zona  in- 
certa  de  Forel.  —  Zr,  zone  réticulée  ou  grillagée. 

Markfeld  m.  [Wernicke]),  qui  entoure  la  partie  externe  du  pulvinar  et 
coiffe  le  corps  genouillé  externe. 
Ridiationscortico-  Lcs  racUations  du  tubercule   quadrijumeau  antérieur,    fibres   cortico- 

qua  riyemina es.  (juadrigéminales,  affectent  un  trajet  sinueux  (Fig.  47),  Elles  passent  au- 
dessus  et  en  avant  du  corps  genouillé  externe  qu'elles  séparent  du 
segment  postérieur  de  la  capsule  interne  [Cip],  en  particulier  du  fais- 
ceau de  Tiirck  (FT),  en  arrière  du  corps  genouillé  interne  (Cgi),  entre 
ce  dernier  et  le  pulvinar  (Pul).  Puis  elles  deviennent  superficielles,  en 
Hia-  .lu  tui.oicuio   concourant  à  la  formation  du  bras  du  tubercule  quadrijumeau  antérieur 

ripur.  '    '  ""      '     (BrQa),  et  s'irradient  finalement  dans  les  couches  superficielle  et  moyenne 
du  tubercule  quadrijumeau  antérieur. 
Ka.iiationscortico-         Cc  tubcrcule  reçoit  en  outre  d'au  1res  radiations,  qui  n'entrent  pas  dans 

finîtes"  "'""^''*^™  ''^  constitution  du  bras  du  tubercule  quadrijumeau  antérieur.  Les  unes 
appartiennent  à  des  régions  plus  élevées  du  segment  rétro-lenticulaire 
de  la  capsule  interne,  traversent  le  champ  de  Wernicke  et  le  pulvinar 
au-dessus  du  niveau  oii  apparaît  le  corps  genouillé  externe,  restent  pro- 
fondes et  s'irradient  dans  la  couche  moyenne  du  tubercule  quadrijumeau 
antérieur  (RQa)  (Fig.  1()9,  cas  Racle,  Fig.  147,  cas  Rivaut,  coté  sain 
et  ï.  F'",  Fig.  320,  p.  G'tl).  belles  représentent  les  radiations  les  plus 
supérieures  et  les  plus  profondes  du  tubercule  quadrijumeau  antérieur, 
et  dégénèrent,  comme  le  bi'as  du  tubercule  quadrijumeau  antérieur  et  les 
radiations  corlico-geuouillées  externes  à  la  suite  de  basions  de  la  zone 
i-ihns  ai.crranics  visucllc  cortlcalc.  Lcs  aulrcs,  i)lus  rares,  se  détachent  de  la  voie  i)éd()n- 

postéro-c.xtorncs  (le  (.,,]gij.(3    Qg  gonl  les  radiatious  cortico-quadriqéminales   super/kielles  ou 

la  voie  pedonculairc.  ,  .  . 

fd)res  aberrantes postéro-e./:terne!i[\\ .  54)  qui  contournent  le  faisceau  externe 
du  pied  du  j)édoncule  et  abordent  le  tubercule  quadrijumeau  antérieur  aux 
confins  de  la  région  sous-opliciue  en  passant  en  avant  du  corps  genouillé 
interne.  (Métbode  de  Mardi i.) 

Ces  radiations  unis  3.  RADIATIONS  DU  CORPS    GENOUILLÉ  INTERNE  ET  DU  TUBERCULE  QUADRI- 

s.nt  lazoneau.irtivr   jyjyjg-^y    POSTÉRIEUR.  —   Fcs  rad ia t ious  (1  u  corus  aeuoiiilb' int(>i-ue  llUlgi) 

corliiale     au     corps  \         <.  >    / 

genouillé  Interne  et    ^.^  ^\^^    [uhvi\A\\v  quadrijunicau    ijosti'rieur  (Hinp),  a|)parlienuent  au  svs- 

au  tubercule  (juadri-  i  ■    . ,.  .  i       i         i     i  i  i'        1*  Il 

jumeau  postérieur,     tèmc  auditil  ct  provicniuMit  (lu   l(>l)(>  leuiporal,  (Ml  particulier  de  la  pre- 


III!  m.  s   m:   i'ii(i.ii;(.  i  i"\    m.   i  u  dini;  i.i.  i;i  i:i;  \  i.i:. 


iRTk 


Rolc 


H.q.llet- 


FiG.  48.  —  (^oupc  horizontale  oblique  parallèle  à  la  bandelolte  optique,  passant  parle 
noyau  rouiie,  le  corps  de  Luys,  le  pied  du  pédoncule  cérébral,  le  seirnient  rétro-len- 
ticulaire de  la  capsule  interne  et  la  partie  profonde  du  corps  genouillé  interne.  — 
Celte  coupe  intéresse  le  bras  et  les  radiations  du  tubercule  quadrijumeau  antérieur, 
le  bras  du  tubercule  quadrijumeau  postérieur,  et  les  radiations  de  la  calotte.  — 
Méthode  de  Weigert-Pal.  —  2/1  grandeur  naturelle.  Détails  dessinés  à  un  grossisse- 
ment de  12  diamètres.  (Voy.  description  de  cette  coupe  T.  I""',  Fig.  322,  p.  GiT.) 

AM.  avant-iiuir.  —  A/j.  ;i(Hie(itii-  dv  Sylviiis.  —  BrQa.  l)i-as  du  tubercule  quadrijumeaii 
antérieur.  —  lii-Qp  +  Rnt,  union  du  bras  du  tultcrcule  ijuadrijunieau  postérieur  avec  le  ruban 
lie  llcil  médian.  —  Ce.  capsule  externe.  —  Cf/i.  corps  genouillé  interne.  —  dp,  sepmcnt  pos- 
térieur: Cirl.  sefjment  rétro-lenticulaire  de  la  capsule  interne.  —  CL.  corps  de  Luys.  — 
CM.  couunissure  de  Meynert.  —  C\C.  tul)ercule  inférieur  du  noyau  caudé.  —  coa,  commis- 
sure antérieure.  —  ^/'",  espace  perforé  antérieur.  —  Epp.  espace  perforé  postérieur.  — 
Fcop.  faisceau  de  la  coniniissin-e  postérieure.  —  Fil,  faisceau  longiliulinal  inférieur.  — Flp, 
faisceau  lonjjifudinal  postérieur. —  FM,  faisceau  rétroflexe  de  Meynert. —  F»,  faisceau  unci- 
natus.  —  /,  insida.  —  le.  lame  cornée.  —  Ln.  locus  nijrer.  —  »ip.  sillon  marfiinal  posté- 
rieur. —  \C'.  queue  du  noyau  caudé.  —  .Y/,j,  troisième  segment  du  noyau  lenticulaire 
fputamen).  —  .V/{.  noyau  roupe.  —  /',  étage  inférieur  ou  pied  du  pédoncule  cérébral.  —  /'«/, 
pulvinar.  —  Qa.  tul)ercule  quadrijumeau  antérieur.  —  fiC.  radiations  de  la  calotte.  —  Rôle. 
strie  olfactive  externe.  —  IlT/t,  radiations  oi)tiqnes  de  (iratiolet.  —  S7{.  substance  réticulée. 
—  Sfi.  substance  innominée  sous-lenticulaire  de  Uciclicrt.  —  strz.  stratuni  zonale.  —  Ti, 
première  circonvolution  temporale.  —  Te.  tuber  cinereuni.  —  Tli.  couclie  optique.  —  Tm, 
tubercule  niainillaire.  —  W.  troisième  ventricule.  —  W,  zone  ou  champ  de  Wernicke.  — 
Zr.  zone  réticulée  ou  grilla^'ée.  —  II.  bandelette  optiipie.  —  .»//.  substance  grise  douldnnt 
le  chiasma  des  nerfs  optiques. 


72  AN  ATI). Mil-     DKS    CKMUKS    NERVKIX. 

mière  circonvolution  lemporale.  Elles  passent  par  le  segment  inférieur  de 
la  couronne  rayonnante  et  le  segment  sous-lenticulaire  de  la  capsule 
interne  (Cisl),  suivent  dans  cette  région  le  trajet  du  faisceau  de  Tiirck  et 
traversent  avec  lui  la  partie  postérieure  du  segment  postérieur  de  la 
capsule  interne  (Cip). 

has  radiations  du  corps  cjenouillé  interne  (RCgii  abordent  à  ce  niveau 
la  partie  ventrale  de  la  couche  optique,  entre  le  pnlvinar  et  le  noyau 
externe,  et  s'irradient  dans  la  partie  du  corps  genouillé  interne,  profon- 
dément enclavée  dans  la  couche  optique  (Fig.  47  et  48).  Elles  persistent 
intactes  dans  les  lésions  de  la  sphère  visuelle  (Vov.  cas  Courrière, 
Fig.  82)  et  dans  les  lésions  du  lobe  pariétal  i  cas  Heudebert,  Fig.  121, 
Leudot,  Fig.  103)  et  grâce  à  la  dégénérescence  du  segment  rétro-lenti- 
culaire et  souvent  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  leur  trajet 
est  en  général  facile  à  suivre  dans  ces  cas. 

Les  radiations  du  tubercule  quadrijumeau  postérieur  occupent  un 
niveau  plus  inférieur  que  les  radiations  du  corps  genouillé  interne.  Elles 
Bras  du  tubercule  forment  un  faisceau  assez  compact  [bras  du  tubercule  quadrijumeau  pos- 
rieur""'"'^"^^"  ^"^^"^^  t^ricur  Br(Jp,  Fig.  48),  qui  passe  en  avant  du  corps  genouillé  interne  et 
traverse  le  champ  défibres  situé  au-dessous  et  en  arrière  du  centre  médian 
de  Luys  (Nm),  champ  que  nous  avons  désigné  sous  le  nom  de  région  du 
ruban  de  Reil;  il  s'accole  ensuite  à  la  partie  postérieure  du  ruban  de  Reil 
(Fig.  48),  dont  il  se  distingue  par  le  trajet  horizontal  de  ses  fibres  et  leur 
forte  coloration  par  la  laque  liématoxylinique,  puis  devient  superficiel, 
se  porte  en  bas.  en  dedans  et  en  arrière,  et  aborde  la  partie  externe  du 
ganglion  du  tubercule  quadrijumeau  postérieur,  dans  lequel  il  se  termine 
(Fig.  44).  Il  est  recouvert  dans  une  partie  de  son  trajet  par  le  bras  du 
tubercule  quadrijumeau  antérieur  (BrQa),  dont  la  situation  est  plus  super- 
ficielle. 

Radiations  du  noyau         k.  RADIATIONS  DU  NOYAU  ROUGE.  —  Le  uoyau  rougc  re(;oit  dcs  filnes  lie  la 
'"*'"^*'"  corticalité  cérébrale,  ainsi  que  nous  l'avons  démontré  en   1895;  il  dégé- 

nère, en  effet,  à  la  suite  de  vastes  lésions  de  la  corticalité  cérébrale,  en 
particuli(M',  de  la  corticalité  pariétale  (Voy.  cas  Pradel,  Fig.  (19,  70,  71, 
72,  cas  Leudot,  Fig.  lOi). 

L'origine  corticale  et  le  trajet  des  radiations  du  noyau  ronge  dans  la 
couronne  rayonnante  et  la  capsuh»  interne  sont  encore  nuil  connus.  Il  est 
probable  (|uc  ces  radiations  occupent  la  j)arlie  sup(''rienr(>  du  segment 
posti'iieur  de  la  couronne»  rayonnante  el  la  i-égion  llialanii(|ne  du  seg- 
ment réiro-lenliciilaii'e  de  la  capsule  interne.  I^lles  abordent  la  couche 
opti(|ue  au-dessus  des  radiations  du  corps  genouillé  inttM'ue  j)assent  en 
avant  de  la  parties  enclavée  du  corps  genouillé  interne,  puis  se  portent 
en  dedans,  entrent  dans  la  constitution  des  radiations  de  la  calotte  et 
s'irra(li(uit  dans  la  partie  suj)éro-antéro-cxterne  du  noyau  rouge.  Elles 
représentent  un  des  chaînons  de  la  voie  cérébro-cérébell(»use,  le  neurone 
cortico-rubri(|ne. 


|-|i!i;i>    iti;   1' i;m  1 1 c'i  m  \    in:    i.ii.dKci:   «.i.ui  i-.u  \  i  i  7:» 


//  ORIGINE  CORTICAI-K  KT  TRAJET  CA  l'SlII,  AIRE  HE  I-A  VOIE  l'KDONClII,  AIRE 
CESr  A  DIRE  DES  KIHRES  DE  PROJECTION  CORTICO-PRO TIJHÉR ANTIEI.KES 
CORTICO  BUI.BAIRI'.S  ET  COR TICO  M  |!:i)lIM>AIRES. 

FIBRES    DU    PIED    DU    PÉDONCULE    CÉRÉBRAL.  Les    (iltics    (|(>    iiiojfcl  ioil        |,:i  voi«  pi-ilonni- 

<'tM'tic;il('S  (IcsIiiK'cs  an  rli(tmliciir(''|ilial('  ri  à  la  iiiocllc  l'-pinicrc,  ciin^liliM'iil      '"'''■ 
in    rtiif  prdontllhiirf  ri    lorilirill    <)   <'Ucs  sciilrs    laiilcs   1rs  filnrs   du  jiird   dn 
in'dniicnlr  iiirbrul. 

Les  rcchcrclics  de  l'iiii  yV'  nous,  pariirs  en  iSil.'Ici  hasrrs  sur  l'i'l  imI(M'Ii 
<'(Hipos  niicros('0|)i(|ii('s  s(''i'i('M'S  de  'ï-\  li(''mis|)liri'rs  allriiils  de  h-sioiis  coi'li- 
<"alrs.  (tiil  (jriiioiilrr.  cdiiI  1  airriiinil  à  vy^  (|ii"(iii  cnix  ail  |iis(|  11  alors,  (|iir  A- 
u'icd  du  pvditix  iilc  (rrrhvnl  ne  iDulK'iit ,  ni  dans  sa  conclir  prriplirricinc,  ni       Lc  pip.i  .in  pédou- 

1  I  11  ■      1  r  ]        r  I  /'        •     ■  /     ■  -        Il  I  I         •  ''"''"      ci'Tr'-bral      est 

dans  Ir  slralnni   miriiurdinni,   dr  jihros  fl  oi'H/tiic  sfricc.  Il   rsl  rvcinsivc-   ,.x,i,isivoiii(-nt  form.- 
inrni   Iniiiu-  y\r  lihrrs  Ai'  proirci ion  corlicalrs  cl  d('i;(''nrn'  dans  sa   lolaiilc'    ''."  >i'"-fs 'i';  i'roj<-.- 

'        •'  _  _  '  tioii   corticales  et  ne 

à  la  suilr  dr  h'sions  di'IriniiiK'cs  dr  la  eordcali/c  cérôln'iili'.  (^os  rcclierchos   contient  pas  .icfii.rcs 

ont  dcnionlri'  (Mummc,    (•(mlraiivnirnl   à  ce  (jiie  l'on  croyail,   que  les   scc- 

Icnrs    anl('rirnr    ri     |)oslcricnr    Ai'    riicniisphcre ,    c'csl-à-dire    les     trois      Scs    fibres    ).ro- 

I  ,  .     ■  1       I     1         (•  I     I      r  I      I      I     I  •■il  ■       viennent  du  secteur 

<|uarls  aiilrnrnrs  (In  Idhr   Iconlal  d  iinr  {)ai'i,  le  lobe  occipilal,  y  compris   ,„oycn    «le    l'hcmi- 
le   pli  coui'he.  d'anlrc  pari,  n'cinoicnl  de  libres  de  projeclioii  ni  dans  le   «itiièrc. 
pied  dn  pédoncnle  ccréNral,  ni  dans  l'élage  anl(''i'ienr  de  la  ])rolnb(''i'anee. 
Les  libres  de  la  \oic  jxMloiicnlaire  proviennent  dn  srcirnr  moyen  Ac  llir- 
niisphère  cérc'bral,  [)assenl  par  1(>  yr//o// (Ci(g'),  Xq'à  segments  postérieur  ((^ip)      l'-Hes  passent  jiar 
et   st)us-leiiticulaire  (Cisl)  de  la  eapsnle  interne  et  s'enchevêtrent  intime-  mon^ts  postérieur  et 
nirnl  dans  cette  région  avec  les  libres  de  projection  corticale  à  trajet  plus   j*a  capsu'ie TiltêrL 
court  [fil)res  cortico-thalamirjues ,  cortico-genoii'dlées,  cortico-riihrùjues,  etc.). 
Les  libres  de  la  partie  sus-sijlvienne  ou  rolandlquc  de  ce  secteur  occupent 
les  (jnalrc  cin(|uièmes  internes  du  pied  du  pédoncule  ct'rébral,  celles  de 
la  partie  sous-sylvienne  ou  temporale  en  occupent  le  cinquième  exti^nc 
Fii:.  VX).  On  peut  donc,  j)our  la  commodité  de  la  description,  diviser  le 
pied  ilu  [)édoncule  en  ciiKj  parties  égales. 

I.  —  La  partie  interne,  cinquième  interno  ou  faisceau  interne  du      origine   corticale 
pied  du  pêdoneule  cih-èhral  Vi^(rQ\i  ses  libres  de  l'opercule  rolandique  et  de   '  "  ^^^'^^^^  '°  *^'"  "" 
la  j)artie  adjacente  de  l'opercule  frontal,  c'est-à-dire  de   la  zone  motrice 
facio-phdrijnr/o-larynyée  (  Fig.  23G).  Elles  passent  dans  la  l'égion  tlialamique      son  trajet. 
supérieure  par   la  partie  postérieure  du  segment  antérieur  de  la   capsule 
interne  (Cia),   dans  les  régions   thalamiqnes  moyenne  et  inférieure,  par 
le  faisceau  géniculé  (Ci(g)  et  la  partie  antérieure  du  segment  posti'rirur 
(Cip);  dans  la  région  sous-thalamique,  elles  occupent  la  partie  antérieure 
du  scgnunil  postérieur  (C\\).  puis  l'ormenl  la  partie  interne  du  pied  du  j)é- 
doneule  cérébral,  (Voy.  cas  Schweigoffer,  Fig.  IIG  à  122. 

Le  plus  grand  nombre  de  ces  fibres  s'épuisent  dans  le  locus  iiigcr  (  Ln),      sa  terminaison. 
les  autres    j)énètrent   dans   Vétage   antérieur   de  la  protubérance,  et  lon- 
gent le  rapbé;  un  très  petit  nombre  descend  dans  la.  pyramide  bulbaire, 
participe  à  l'entre-croisement  moteur  et  à  la  constitution  des  faisceaux 
pyramidaux  de  la   moelle.  La  méthode  des  dégénérescences   secondaires 


74 


AN  A  TU. Mil-:    DES    CENT  H  K  S    NEHVEIX. 


Ses  rapports. 


Ses  diverse  ,  déno- 
minations. 


Sa  constitution. 


Lésions  qui  cn- 
I rainent  sa  dcgénc- 
resccnco. 


montre  ((ue  la  dégénérescence  du  faisceau  interne  du  pied  du  pédoncule 
cérébral  s'accompagne  d'une  dégénérescence  de  la  partie  interne  du  locus 
niger  et  de  la  substance  grise  antérieure  de  la  protubérance,  ainsi  que    f 
dune  diminution   de  volume  toujours  très  appréciable  de  la  pyramide 
bulbaire  (Fig.  121  et  122,  p.  136,  cas  Schweigoffer). 

Dans  son  trajet  pédonculaire.  le  faisceau  interne  du  pied  du  pédoncule 
est  croisé  en  baut  lau  voisinage  de  la  région  sous-optique),  par  les  fihres 
de  Vansc  du  noyau  lenticulaire  (Al)  (Fig.  33,  120)  et  du  pédoncule  du 
tubercule  mamillaire  (PTml)  (Fig.  3i)  ;  en  bas  (au  voisinage  immédiat  de  la 
protubérance),  par  les  libres  du  tœnia  pontis  (Tpo)  (Fig.  35,  36,  337,  351  et 
364),  c'est-à-dire  par  les  fibres  les  plus  supérieures  de  la  protubérance.  Le 
faisceau  interne  est  limité  en  dedans  par  une  traînée  de  substance  grise 
qui  appartient  au  locus  niger,  et  conserve  ce  rapport  dans  toute  la  hau- 
teur de  son  trajet  pédonculaire.  Dans  quelques  cas  toutefois,  lorsqu'il 
existe  un  pes  lemniscus  superficiel,  il  est  refoulé  en  dehors  par  ces  fibres, 
mais  ce  déplaconent  ne  s'effectue  qu'au  voisinage  immédiat  de  la  protu- 
bérance (Voy.  F^ig.  37-40). 

Le  faisceau  interne  du  pied  du  pédoncule  cérébral  a  été  identifié  par 
.Meynert  avec  l'anse  du  noijau  lenticulaire  (Voy.  Historique,  p.  81),  puis 
tour  à  tour  désigné  sous  les  noms  de  faisceau  cortico-protubérantiel  anté- 
rieur, faisceau  fronto-protubérantiel  (frontale  Brïickenbalin,  Flechsig), 
faisceau  d'Aimold  (Meynert),  faisceau  psgcliique  ou  intellectuel  (Brissaud). 
(le  faisceau  ne  correspond  pas,  comme  l'a  admis  Brissaud.  au  segment 
antérieur  de  la  capsule  interne,  mais  bien  (Hn  faisceau  geniculé  {Cï{^);  il 
n'est  pas  constitué  par  l'anse  du  noyau  lenticulaire,  ainsi  que  Meynert  l'a 
avancé;  il  ne  contient  pas  de  fibres  provenant  du  noyau  caudé,  comme  le 
croyaient  Meynert  et  Flechsig,  et  comme  radmettej;it  encore  aujourd'hui 
BetchercAv  et  Zacher;  il  ne  reçoit  pas  non  plus  de  fibres  de  la  partie  an- 
térieure du  lobe  frontal,  comme  le  pensaient  ]\Ieynert,  Flechsig,  Bris- 
saud, etc.,  mais  bien  de  la  partie  postérieure  de  ce  lobe,  en  particulier 
de  l'opercule  rolan(li(|ue  et  de  la  partie  adjacente  de  l'opercule  frontal. 

Le  faisceau  interne  csl  exclusivement  formé  de  neurones  corticaux. 
1!  contient  les  fibres  de  projection  corticales  ([ui  se  rendent  au  locus 
niger  et  les  neurones  corticaux  d'une  partie  des  nerfs  moteurs  crâniens. 
11  contient  en  outre  (juebjues  libi-es  cortico-protubéranliellcs  et  de  rares 
fibres  pgram  ida les . 

Le  faisceau  interut;  du  pied  du  pédoncule  cérél)ral  (b'génère  à  la  suite 
de  lésions  de  l'opercule  rolandi(|ue  (Fig.  116  à  122,  cas  Schweigoflfer) 
et  après  les  lésions  centrales,  capsulaires  qui  intéressent  la  partie  infé- 
rieure du  segment  antérieur  de  la  capsule  interne  {Cia)  (cas  Gogery, 
Fig.  174  à  180);  dans  ce  dernier  cas  le  faisceau  geniculè  (Ci^g])  est  lésé; 
les  lésions  de  la  partie  siipiMJeiirt^  du  segmenl  aiili'M'ieiir  de  la  capsule 
interne  ((lia)  respectent  le  faisceau  geiiiciilé  (cas  Racle,  iMg.  S^^"^'^  à  173), 
et,  parlant.  n(>  déterminent  pas  la  dégénérescence  du  faisceau  inttM-ne  du 
pied  du  |»(''(l(mcule  cérébral.  Les  lésions  de   la   partie  antérieure  du   seg- 


ï 


lii:i;i<    i»i:    l'i;n.i  liciinN    ni;    l'iicuiici:    (,i,i!i.i;i;  \  |,|..  !6 

nn'lll  |)()>l('rii'iii'  (le  l.i  i;i|)>iil('  iiili'rm'  (ii|i  ,  •^iliii'rs  iiiiiiH'ili;!  Iniirnl  en 
;irii(MT  (In  -ciKiM  cas  Sôjalon.  l'ii;.  INI  cl  1,S2,  cas  Jouan,  l'i;j  !i7  ;i 
1(1(1,  cas  Carré.  I*'!:;.  IN(»  à  ISS  .  i-cspcclcnl  le  r;iiscc;ni  iiili'inr  du  |nr(| 
ilii  |ii'(|niiiiili'  ccii'Im  ;il  l'I  1,1  (li>^l;lll(•(•  i|iii  >(''|»;in'.  iImii--  I;i  i-i'^idii  soiis  ||iii- 
hmiitiiic.  le  laixTaii  (Icj^t'iicrc  du  Ixn'd  iiilcriic  du  m'j^iuciiI  |i()sl(''ririir  de 
lii  ciiiiNiiIc  iulcnic  (".ipl.  csl  x-ii^ildcmnil  ('-i:!!!»'  ;i  crllc  (|iii,  (dii^  l)ii<, 
sciKiic  le  lai'^ciMii  dc^ciK'n''  du  liord  iiilcnic  du  pied  du  [hmIoik  ii  le  vrvv- 
lu'ahcc  soûl  là  aulaul  di'  |ti('u\  es  (|ui  dcumul  irul  (|uc  le  iaisccau  iiilrnii' 
{\n piril  <hi  i)r<h)U(ulc  {•uvvv>\n^\\A  lucu  au  Iaisccau  ;;cuicul<''  de  la  caiisulc 
i/iffiiir. 
L  l>c•^  lcsi(uis  coilicalcs,  sous-corticales  et  capsulaires,  même  lorscurdlcs 

sici;cul  au  lieu  d'cdection  !()|>l{,  ()p  F',  pai'tie  inleiieui-e  de  Ciai,  n'eu- 
Iraiueul  pas  toujours  une  (l(''^én(''i"esceM(;e  /o/a/c,  du  l'aisceau  interne 
du  pied  du  p(''doncule  (•('•[■(•hral .  <  >u  \  reucoulre  ([uei(|U(d'ois  des  libres 
>aine<.  disposee>  eu  l'ascicules  làehes  ot()l)li(|ues  cas  Rivaud,  l'i^.  loO; 
cas  Richard,  l'ii;.  '2'\\),  (\\ù  s'(''puiseiil  chemin  faisani  dans  le  locus 
uiuer  (d  doul  uu  petil  uomlire  alleiul  seul  le  lioid  siip(''rieur  de  la  prolu- 
litTauce;  aiH'ime  de  ces  lihres  ne  descend  dans  la  pvrauiide  du  luilhe. 

I  De  |M  imi'  aluu'd,  il  païaîl  assez  diriicile  dt'-ialilir  l'oii^iiit'  de  ((■>  lilucs.  I, emploi  de       Discussion        sur 

la  iihIIiimIc  des  coupes  microscopiciues  sériées  montre  toutefois  comme  dans  le    cas    '•""'fe''"'^   *^<'^      '^'^,^ 

'  '     '  ...  saines  dans  les   ue- 

Mivaiid,  (juil  s'agit,  le  plus  souvent,  do  libres  respectées  au  sein  de  la  lésion  primitive    générescences     in- 
il  iiui  i)euvent  être  suivies  du  pied  de  la  couronne  rayonnante  jusque  dans  le  faisceau    complètes  du  fais- 

*'  CP3.U  interne  du  pied 

interne  du  pied  du  pédoncule  cérébral.  (\'oy.  cas  Rivaud,  Fig.  142  à  162,  p.  l;ji  et  suiv.)    ,iu  pédoncule. 

Tous  les  c;is  ne  sont  cependant  pas  justiciables  de  celle  interprélalion  et  l'on  peut 
M'  demander,  si  le  faisceau  interne  du  pied  du  pédoncule,  en  dehors  des  très  nom- 
breuses libres  qui  lui  viennent  de  l'opercule  rolandique  et  de  l'opercule  frontal,  ne 

I     reçoit  pas  quelques  fibres  d'autres  l'égions  corticales,  en  particulier  du  lobe  frontal. 

[     Ces  fibres  ne  peuvent  avoir  qu'une  origine  corticale,  le   cas  Pradel  (vaste  lésion  cor- 

i  licale  avec  d<'générescence  totale  du  i)ied  du  pédoncule  cérébral  et  intégrité  complète 
des  corps  striés  Fig.  66  à  78,  p.  tOO)  démeiiire  d'emblée  ((ue  ces  libres  ne  peuvent  avoir 
une  origine  caudée  ou  lenticulaire.  Le  cas  Mauriceau  (Fig.  137  à  1  U,  p.  147)  montii'  en 

j  outre  qu'elles  ne  vieinient  ni  de  la  pointe  frontale,  ni  de  la  face  externe  ci  moyenne  df 
F^,  puisque  les  lésions  de  ces  régions  s'accompagnent  d'une  intégrité  iiail'aili'  du  piid 
du  pédoncule  cérébral,  en  inuticulier  de  son  faisceaii  interne.  Le  cas  Mauriceau 
paraît  en  contradiction  avec  le  fait  de  la  dégiMiérescence  du  faisceau  interne  du  pied  du 
pédoncule  cérébral,  obtenu  par  Ferrier  et  Turner  chez  le  singe  après  l'ablation  de  la 
moitié  antérieure  du  lobe  frontal.  Les  résultats  de  ces  auteurs  ne  sont  pas  dans  l'espèce 
applicables  à  l'homme.  Le  singe  possède  en  effet,  en  avant  du  sillon  précentral,  dans 
lu  partie  antérieure  du  lobe  frontal,  une  importante  zone  motrice  pour  les  mouvements 
des  yeu.\  (Fig.  240  et  241),  (;t  il  n'y  a  rien  d'étonnant  à  ce  que  cette  zone  excitable 
envoie,  tout  comme  la  zone  motrice  rolandique,  des  fibres  dans  le  pied  du  pédoncule 
cérébral.  Chez  l'homme,  l'existence  même  de  cette  zone  motrice  est  encore  à  démontrer. 
Par  exclusion,  nous  arrivons  donc  à  chercher  l'origine  de  ces  fibres  dans  la  faceorbi- 
taire  du  lobe  frontal,  bien  que  dans  le  cas  Rivaud,  dont  le  faisceau  interne  contenait 
([uelques  fibres  saines,  cette  zone  participai  nettement  à  la  lésion  primitive.  (Voy. 
Fi;,',   l 'ri  et  147.) 

Le  cas  Richard  Fii,'.  2i:{  à  2.$;5,  leurrait  être  invoipié  en  faveur  de  l'origine  orbitaire 
de  ces  tiliii>-:  il  iaiil  toutefois  se  rapptder  qu'il  s'agit  ici  d'une  malfoi-mation  céié-brale 
remenlani  aux   lumiifis  mois  de   la   vie  embryonnaiii',    avanl   la  voudiiii'  du  nianleau 


76 


ANAÏdMIE    DES    CE  MUES    NEHVEIX. 


cérébral  au  corps  opto-strié,  à  une  époque,  par  conséquent,  où  les  cellules  nerveuses 
corticales  sont  encore  à  l'état  de  nouroblastes  et  où  les  cylindres-axes  encore  courts 
n"ont  pas  encore  frayé  leur  chemin.  ?sous  ne  savons  pas  comment  s'effectue,  dans  ces 
malformations  congénilales,  le  bourgeonnement  des  cylindres-axes,  et  l'on  peut  se 
demander  si,  rencontrant  un  obstacle  sur  leur  route,  ils  ne  se  frayent  pas  un  nouveau 
trajet  plus  ou  moins  aberrant  de  la  voie  normale  et  si  les  fibres  du  faisceau  interne  du 
pied  du  pédoncule  du  cas  Richard  ne  proviennent  néanmoins  du  secteur  moyen  de 
l'hémisphère  (Voy.  p.  207). 


Origine  corticale         ^2,  8,  4.  —   La  partie  moyenne,  ou  faisceau  moyen  du  pied  du 

du  faisceau  mojen.  i         r     ri        j  ■  ir-i  •  i  ••! 

pédoncule  cérébral,  est  constituée  par  des  fibres  qui  tirent  Jeur  origine  des 
cinq  sixièmes  supérieurs  des  circonvolutions  rolandiques  (Fa,  Pa)^  des 
pieds  d'insertion  des  circonvolutions  frontales  (Fi,  F,,),  et  pariétales  (P, ,  P,,) 
et  du  lobule  paracentral  (Parc).  Ces  fibres  descendent  directement  dans  le 
pied  du  pédoncule  cérébral  sans   s'arrêter  dans  les  ganglions  centraux. 

Son  trajet.  Ellcs  passcnt  par  le  segment  postérieur  de    la  capsule  interne    (Cip)   et 

occupent,  dans  ce  segment,  une  région  d'autant  plus  antérieure  et  d'autant 
plus  rapprochée  du  genou  de  la  capsule  (Ci [g])  et,  dans  le  pied  du  pédon- 
cule, une  région  d'autant  plus  voisine  du  faisceau  interne,  qu'elles  pro- 
viennent de  régions  rolantliques  plus  inférieures  et  plus  antérieures. 

La     topograpiiio         Lcs  fibrcs  dc  la  partie  nioijenne  de  lazone  rolandique  (zone  corticale  du 

capsulaire  et  pédon-  ,  ,  ,„  ',  ,  .,  ..,  .  ., 

cuiairc  de  ses  ditTc-   membre  supérieur)  lorment  les  deuxième  qX  troisième  cinquièmes  internes 
rentes  parties.  ^^  j^/cf/  A\\  pèdoncule  cérêbrul  (Fig.  49),  et  passent  par  la  partie  moyenne 

du  segmenl  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip).  Les  libres  dc  la  partie 
supérieure  de  la  zone  rolandique  et  du  lobule  paracentral  (zone  corticale 
du  membre  inférieur)  passent  par  la  partie  postérieure  du  segment  pos- 
térieur de  la  capsule  interne  (Cip)  ;  dans  la  région  thalamique  de  la  capsule 
interne,  ces  fibres  sont  limitées  en  arrière  par  le  segment  rétro-lenticulaire 
de  la  capsule  [CiA);  dans  la  région  sous-thalamique,  elles  sont  séparées 
du  segment  rétro-lenticulaire  (Cirl)  par  les  fibres  horizontales  du  fais- 
ceau de  Turck  qui  les  refoulent  en  avant;  elles  occupent  dans  le  pied  du 
pédoncule  cérébral  le  deuxième  cinquième  externe  et  sont  limitées  en 
dehors  par  le  faisceau  de  Turck  (Fig.  49). 

Les  fibres  des  trois  cinquièmes  moycMis  du  pied  du  pédoncule  cérébral 
abandonnent  chemin  faisant  de  nombreuses  Ubres  au  locus  niger  (Lu) 
puis  descendent  dans  la  protubérance  [Po).  Un  petit  nombre  de  ces  hbrcs 
traversent  en  lâches  fascicules  le  locus  niger.  entrent  dans  la  constitution 
dc  la  calotte  du  pédoncule  cérébral  et  s'adossent  au  ruban  de  Heil  médian 
(Rm),  en  formant  le  pcs  Irmniscus  profund  (Voy.  Fig.  '{5,  ;U'),  37,  38). 
D'autres  contournent  })arfois  la  face  siiperlicielle  du  j)i(Ml  du  pédoncule  et 
forment  le  pes  lemniscus  superficiel  (Fig.  38,  iO).  Mais  la  plupart  des  libres 
descendent  dans  Vétage  antérieur  de  la  protubérance  :  elles  y  sont  disso- 
ciées par  les  fibres  transversales  et  abandonnent  à  la  substance  grise  an- 
térieure {nogaux  politiques)  de  nombreuses  libres;  elles  descendent  en- 
suite dans  la  pgramide  bulbaire  et  dans  les  faisceaux  pyramidaux  direct, 
croisé (\l  homolatéral  (\v  la  moelle  épinière. 


8es    tcrniiiiaisoiis. 


nitUKS    IH      l'l;n.l|.(.  I  in.N    IH.    I,"  liC  (i  IK.l';    <:  1. 1;  I,  IM;  \  1. 1..  77 


I 


•'i(i.  i9.  —  Le  trajet  capsulaire  et  le  trajet  pédonculairc  des  libres  de  projection  de  la 
corticalité  cérébrale.  Le  secteur  antérieur  ou  frontal  de  Flu'niisphère  cérr-bral  (colon'' 
en  bleu)  envoie  ses  libres  de  projection  dans  le  segment  antérieur  de  la  capsule 
interne  (Cia)  et  dans  l'extrémité  antérieure  du  tbalamus.  Le  secteur  postérieur  ou 
occipito-pariétal  (coloré  en  jaune)  envoie  les  siennes  dans  les  segments  rétro-lenti- 
culaire {Cirl)  et  sous-lenlioulaire  (Cisl)  de  la  capsule  interne;  le  pulvinar  (P«/j,  le 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

corps  genouillé  oxteine  Cr/c^,  le  tubercule  ijuadii jumeau  antérieur  (Qa)  reçoivent t 
le  contingent  des  libres  du  lobe  occipital;  la  partie  ])ostérieure  du  noyau  externe 
du  thalamus  et  la  région  sous-optitjue,  en  particulier  le  noy;m  rouge  reçoivent  les 
fibres  du  lobe  pariétal.  Ees  fibres  de  projection  du  secteur  moyen  de  Ihémisphère 
passent  par  le  genou  et  le  segment  postérieur  de  la  capsule  interne,  s'irradient 
dans  la  couche  optique  et  forment  à  elles  seules  l'étage  inférieur  du  pied  du  pédon- 
cule cérébral.  Les  fibres  du  segment  supérieur  ou  sus-sylvien  du  secteur  moyen  et 
la  légion  orbitaire  du  lobe  frontal  (colorées  en  rose)  occupent  dans  la  région  tha- 
lamique  le  genou  et  le  segment  postérieur  de  la  capsule  interne,  dans  la  région 
sous-thalamique  les  cinq  sixièmes  antérieurs,  dans  le  pied  du  pédoncule  cérébral 
les  quatre  cinquièmes  internes.  Elles  occupent  dans  le  segment  postérieur  de  la 
capsule  interne  une  situation  d'autant  plus  antérieure  qu'elles  proviennent  de  ré- 
gions corticales  plus  inférieures  et  plus  antérieures.  Les  fibres  du  segment  sous- 
sylvien  ou  temporal  du  secteur  moyeu  (coloré  en  rouge  foncé)  passent  par  le  seg- 
ment sous-lenticulaire  de  la  capsule  interne  (Cisl),  s'irradient  dans  le  corps 
genouillé  interne  {Cgi)  et  la  région  ventrale  du  thalamus,  et  occupent  dans  la  région 
sous-thalamique  le  sixième  postérieur  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne 
et  le  cinquième  externe  du  pied  du  pédoncule  cérébral. 

Cf/e,  corps  genouillé  externe.  —  Cf/i,  corps  genouillé  interne.  —  Cia,  segment  antérieur; 
Cirl,  segment  rétro-lenticulaire;  Cisl,  segment  sous-lenticulaire  de  la  capsule  interne.  — 
CL,  corps  de  Luys.  —  FT,  faisceau  de  Turck.  —  Lu.  locus  niger.  —  XC,  noyau  caudé.  — 
NLi,  NLî,  SLi,  les  trois  segments  du  noyau  lenticulaire.  —  .V/?,  noyau  rouge.  —  Piil,  pul- 
vinar.  —  RsTli,  région  sous-thaIauiif[ue.  —  Th,  couche  optique.  —  Qa,  tubercule  quadriju- 
meau  antérieur.  —  1,  2,  3,  4,  u,  les  cin([  parties  du  segment  sus-sylvien  du  secteur  moyen 
de  Ihémisphère  et  la  situation  respective  de  leurs  fibres  dans  la  capsule  interne  et  le  pied 
du  pédoncule  cérébral. 


Sa  constitution.  Lcs  fibros  clo  la  partie  moyenne  du   pied  du  pédoncule  cérébral  con- 

tiennent donc  des  neurones  corticaux  du  locus  niger,  des  fibres  cortico- 
irrotubérant telles  et  des  fibres  pyramidales ,  elles  contiennent  en  outre,  dans 
la  partie  adjacente  au  faisceau  interne,  les  neurones  corticaux  du  nerf  fa- 
cial. Ces  dilTérentes  catégories  de  fibres  du  pied  du  pédoncule  ne  se 
groupent  pas  en  faisceaux  distincts  et  sont  intimement  mélangées  les  unes 
avec  les  autres,  aussi  bien  dans  le  pied  du  pédoncule  cérébral  que  dans  le 
segment  postérieur  de  la  capsule  interne. 

Ses  .liffércntcs  ca-  L'élude  dcs  dégéuérescenccs  secondaires  montre,  en  elTet,  que  toute dégé- 
tégories  ric  fibres  no  «('«i-f^sccnce  dcs  ciuatrc  cinnuicmes  internes  du  pied  du  pédoncule  cérébral, 

se   {,'rou])ent  pas  en     »»>"'■  "^  1  l  ^  j.  i 

faiseeaux  distincts.  l'etentit  à  la  fois  sur  le  locus  niger,  la  substance  grise  de  la  protubérance 
et  la  pi/ramide  bulbaire,  et  que  toute  dégénérescence  de  lamoilié  interne 
du  pied  du  pédoncule  cérébral  retentit  en  outre  sur  les  neurones  corticaux 
des  nerfs  moteurs  crâniens.  11  n'existe  donc  pas  dans  le  pied  du  pédon- 
cule cérébral,  comme  le  veulent  certains  auleurs,  un  faisceau  corlico- 
prolu])érantiel  dislinct,  un  faisceau  des  nerfs  moteurs  cianieus  distinct, 
un  faisceau  pyramidal  distincl.  (les  libres  sont  inlinicnuMil  oncbevèlrées 
les  unes  avec  les  aulres,  bien  (jue  les  libres  des  lUM'fs  moteurs  crâniens  se 
groupent  surtout  à  la  partie  interne  du  pied  du  iiédoncule  cérébral,  tandis 
que  les  libres  pyramidales  sont  plus  abondantes  dans  les  deuxiiMue,  troi- 
sième et  surtout  quatrième  cin(juièmes  du  pied  du  pédoncule.  I/élude  des 
dégénérescences  secondaires  montre  (|ue  les  dégénérescences  du  cin([uième 
interne  du   pied  du   pédonrnie  déterminent  toujours   une  diminution    de 


I.OH  nUrvH  fiyrnmi- 
lalcH  «ont  iliN<ii'-mi- 
i<-<"s  ilaiiH  IcH  <|iialrn 
'irir|iiii''riir>H  intiTiK'H 
lu     |>ii!<l     <lil     |ir'.|o(|- 


lii  l'aiscoau  oxtcrnc. 


iiiMti;^   i>i:   l'iid.i  n.  I  inN    iii;   i.  i.<  hiki;  (1:1111:1^11,  t'j 

volniiif  (le  l;i  |»yi;iiMiclr  luillniin'  (cas  SchwoijçofTfir,  l'i-.  Ihi  ;i  122  ;  ri 
que  lo  (|('«^('>ii(''r(«s(Tiiccs  (les  Imis  i|ii;irls  immmmis  c;as  Sclieule,  l'i^.  lOC» 
I  112  -^'.nii  iiii|i,ij^iii'iil  Imii  |iiiii-^  (I  une  (|(''L;(''iH'n'->criicc  lrr>  iiilni-c,  \(iiic 
iiiriiir  diiin'  ,iln'|ilih'  fnm  plrlc  de  cri  le  |i\  r;i  niidc  Loliliro  |»\  r;un  i(l;i  les 
()C(Mi|M'iil  ili'iic  mil'  clrmliic  lirs  ^imikIc,  (I;iii>  Ii-  |»i('(l  du  [i(''d(Uiciil('  crr'r- 
|)i-;il,  |)i';iii((>u  |t  plu--  ur.iiidi'  (juc  cidli-  (|ii<'  leur  ;i>'>ii:  iiiiiciil  l"'lr(di>i^  cl 
Cdiaicol:  car  im-s  iim  Iici(dic^  dc'moiilrciil  (|n  elles  ->(iiil  siliK'c.s  djitis  I(î.s 
(Hialre   ci  ikj  ii  it'iiies  i  nleiiio  el   >rr((iiil  (l;m>  les    (rois  ciii(|iiièines  moyens 

du   |i|i'il  du    |>i'dii|icu  le. 

n.  —  La  partie  externe  ou  faisceau  e'K.terne  du  /lird  iln  prdoncnla  oriKino  .oni.ai 
ct'i'i'hriil  on  faisceau  de  Tiirck  l'T  lire  son  ori-iir.c  de  la  parlic  moyenne 
du  l(d»e  lenip(ual,  (d  en  pailiciilier  de  I  écorce  des  deuxième  cl  Iroisièmo 
cin'on\  (du  I  ion>  leni|iorales.  (îes  lihres  |>assenl  |iai-  \('  sef/mcnl  infrrimir  {\i\ 
la  rourn/uir  rdi/onnaiitr  el  par  le  stupnciit.  sous-/riitirn/air(;  fCisI  de  la  ctip- 
sulr  Inlerni'  (d  aboi'deul  le  sej^ment  |)Oslérieur  d(;  la  capsule  interne  (Cipj  tjon  trajet 
dans  la  région  sous-lhalamique.  Elles  s'insinuent  entre  la  partie  infé- 
ricurr  du  soji'menl  rétro-lenticulaire  ((^irl)  et  la  partie  postérieure  du  seg- 
ment postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip),  descendent  avec  le  segment 
postérieur  de  la  capsule  interne  dans  le  pied  du  pédoncule  cérébral  et  en 
oecupeid  le  <  iin/idètne  externe.  Dans  son  trajet  pédonculaire,  le  faisceau 
de  Tiircdv  n'ahandonne  (\\w  de  très  rares  libres  au  locus  niç/er^  il  pénètre 
pres(|ue  en  entier  dans  l'étage  anlérieui'  de  la  protubérance,  et  ses  libres 
se  lerminenl  dans  la  [)arVio  postéro-supérieitre  des  noyaux  pojitirjues.  Xn- 
cune  libre  ne  descend  dans  la  pijramide  bulbaire.  Le  faisceau  externe  du 
pied  du  pédoncule  cérébral  ne  contient  donc  que  des  fibres  teniporo-pro- 
lubérantielles  et  quelques  fibres  pour  le  locus  niger. 

Le  faisceau  externe  du  pied  du  pédoncule  cérébral  a  été  désigné  sous  ses  diverses  «léno 
les  noms  de  faisceau  de  Tiirck  (Meynevl),  faisceau  se nsiti f  [Chixr col,  Ballet, 
Brissaud  .  faisceau  cortico-protubérantiel  postérieur  (Flechsigi,  faisceau 
occipilo-loiiporo-protubérantiel  (Flechsig,  Bechterew,  occipito- temporale 
llri'tchrnhalin.  Flecbsig'i.  I)'a})i'ès  tous  ces  auteurs,  le  faisceau  externe  du 
|>ied  (lu  pédoncule  entrait  en  connexion  intime  avec  le  lobe  occij)ilal.  Pour 
Meynert,  il  constiinail  la  })()rlion  sensitive  des  pyramides  et  r(diait,  par 
linlermédiaire  des  noyaux  des  cordons  de  GoU  et  de  Burdacli,  les  cordons 
j)oslérieurs  delà  moelle  au  lobe  occipital (Fig.  ol).Pour  Chai"cot,ce  faisceau 
n'élail  jamais  frappé  de  dégénérescence  secondaire  et  contenait  des  «  fibres 
centripètes  prolongeant  les  fibres  sensitives  spinales  ».  Fleclisig  montra 
que  ce  faisceau  ne  participe  pas  à  la  formation  de  la  pyramide  bulbaire, 
mais  qu'il  s'arrête  dans  la  protubérance  ;  il  le  considéra  comme  \\n  faisceau 
occipito-lonporo-prolulirrantiel . 

On  crut  pendant  longtemj)s  ([ue  lefaisceau  de  Tiirck  ne  dégénérait  jamais 
à  la  snit(>  de  b'sions  corticales  ou  centrales,  et  l'on  invoqua  cet  argument 
pour  lui  allribn(M'  une  fonction  sensitive  (Meynert,  (diarcot.  Brissaud, 
Ballet  .  Betditerew,  Bossolimo,  Jelgersma.  Zaclier,  etc..  montrèrent  (jue 
ce  faisceau  dégénéi'ait,  sans  toutefois  établir  son  origine  corticale,  car  dans 


nnnations. 


80  ANATOMIK  DES  CENTRES  NERVEUX. 

les  cas  qu'ils  ont  rapportés  il  s'agissait  de  lésions  à  la  fois  corticales  et 
capsnlaires.  L'origine  corticale  du  faisceau  de  Tiirck  fut  établie  pour  la 
première  fois  par  l'un  de  nous,  en  1893,  dans  des  recherches  qui  démon- 
trent que  le  faisceau  externe  du  pied  du  pédoncule  cérébral  tire  son 
origine  exclusivement  du  lobe  temporal,  qu'il  constitue  un  faisceau  tcm- 
jjoro-p)'otifùrra/it/r/  ci  que  les  lésions  du  lobe  occipital  ne  retentissent  pas 
sur  le  pied  du  pédoncule  cérébral.  Ces  recherches  ont  depuis  été  confir- 
mées chez  l'homme  par  Kam  (189o!;  Ferrier  et  Turner  (1898)  en  lésant 
la  corticalité  temporale  chez  le  singe  ont  obtenu  de  môme  une  dégéné- 
rescence du  faisceau  externe  du  pied  du  pédoncule  (méthode  de  Marchi). 
Pusateri  (1898)  en  extirpant  chez  le  chat  la  région  temporale  moyenne 
(zone  auditive  de  Munck)  constata  par  la  même  méthode  la  dégénérescence 
de  ce  faisceau  et  sa  terminaison  dans  la  substance  grise  de  la  région  supé- 
rieure de  la  protubérance.  Quant  aux  fonctions  sensitives  du  faisceau  do 
Tilrck  elles  n'existent  pas,  la  chose  est  certaine,  aussi  bien  expérimenta- 
lement que  cliniquemcnt  parlant. 

Sa  constitution.  Lc  faisccau  de  Tûrck  est  donc  formé  par  des  neurones  de  projection  du 

lobe  temporal.  Il  dégénère  de  haut  eu  bas,  comme  les  autres  faisceaux  du 
pied  du  pédoncule  cérébral.  «  S'il  dégénère  moins  souvent  que  ces  derniers, 
surtout  que  le  faisceau  moyen,  cela  tient  uniquement  à  ce  que  les  lésions 
de  la  région  temporale,  en  particulier  de  la  partie  moyenne  des  deuxième 
et  troisième    circonvolutions  temporales,  sont  sensiblement  moins  com- 

Ltsions  ,,ui  en-  muucs  quc  cclles  de  la  région  rolandi(jue.  S'il  dégénère  plus  rarement 
resccncc  cucorc  a  la  suitc  de  lésions  des  masses  centrales,  cela  tient  a  son  trajet  ;  car, 

passant  au-dessous  du  noyau  lenticulaire,  il  ne  peut  aborder  la  capsule  interne 
que  dans  la  région  sous-optique.  C'est  aujourd'hui  un  fait  bien  connu  que 
dans  la  région  thalamique  les  lésions  de  la  partie  postérieure  du  segment 
postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip)  se  traduisent  par  une  dégénérescence 
secondaire  de  la  partie  du  pied  du  pédoncule  contiguë  au  faisceau  de 
Tûrck,  sans  que  ce  dernier  participe  à  l'altération.  Cette  intégrité  du  fais- 
ceau de  TiMck  est  ici  facile  à  comprendre,  puisqu'il  n'existe  pas  encore^ 

Le  pourquoi  .le  la   à  ccttc  haulcur  dans  le  segment  postérieur  de  la  capsule  interne.  Mais  ce 

rareté  de  ces  lésions.     ,.    .  i  ^     ^     -,  i  ■        i  ^  <  i  i  '  i        i  •  i  ■ 

laisceau  dégénère  dans  toute  son  étendue  lorsijue,  par  une  éventualité 
que  je  crois  très  rare,  la  lésion  j)orle  dans  la  région  sous-lhalamitpie 
sur  la  partie  postérieure  du  segment  postérieur  de  la  capsule  inlerne. 
c'est-à-dire  sur  la  région  où  le  faisceau  <lr  Tiirck  aborde  la  capsule  in- 
teime.  »  (J.  Dejerine,  Mém.  Soc.  liioloc/ie,  1893.)  (Voy.  cas  Cogery, 
Fig.  17G,  p.  173;  cas  Dautriche,  Fig.  192  à  19r).) 

La  dégénérescence  du  faisceau  de  Tiirck  ne  j)eut  être  suivie,  ainsi  (juc 
nous  avons  pu  le  constater  à  l'aide  de  la  méthode  de  Marchi,  au  delà  du 
tiers  supérieur  de  la  pioliihérance;  d'aulre  pari,  les  lésions  |)rotubéran- 
tielles  qui  déiruisent  la  parli(>  snpéi()-])osléro-(\\lerne  des  noyaux  pon- 
li(|nes  ne  rentiss(Mit  pas  sur  la  voie  pyi'amidale,  mais  entraînent  une  dt'gé- 
iK'rescence  rétrogi'ade  du  j'iiisceau  de  TiircU  dans  son  liaj(>t  pédonculaire 
e(  (•;i|)siilaire,  dégénérescence  (|ui  jxmiI  èlre  sni\  ie  justiue  dans  le  segnuMil 


riiMu:s   hi:   l'Ud  i  i;i  rm  \    in;   i/iiconch;   (;i:im,i:i!  \  i,i:.  h\ 

S(tll>    Iriilicill.iiic    (Ir    l.i    i';i|i'^ll  le    I  II  I  l'ilic  cl    le  set:  llicil  I    i  11  liTlcil  r   dr    lu    coil- 

r()iinr    i;i\  Miiii.iiitc.    h;m->    rr^    im^    il    r\i'-li'    (I.iiin   I;i    n'-^ioii     soiis-opl  i(|  lie, 

jlill--l     illir    lii)||>    ;i\(i|i>    |i|l    le   ci  )||^|,i  1er.    Illic   /.nlic    tic   (|('^('iH''l'c-.fciicc    ;i    |;i 

pjirlic    |i(isli'iiciirc    du    scl;iiiciiI    posh-riciii'    de    hi    ciit^iilc    iiili'iiic,    tii.'ii-' 

crilc  /.olic  l'iiil    dclaiil  daii^   hi   i'('';^i(>ii  I  li;i  hiiii  ii|iic  de  l;i  c;i|)Siilc. 

\']y   Ui:si  MK  :  Les  jihrrs  idl  jurd  du  jn'-iltninilc  crrrhitil  rni'inrnl  Inulcs  di-        l,«'s  iliir.-ronioii  ca- 
,      ,  ■       I  •     '       ■     ' I        I  •  I         u'-i^orios  <lo  libres  do 

rrrlriuviif  (II'  la  rorlinililc  rt-rrlirnlr,  sans  nilri'niplnni  tiin  init\  au  iifrcfuidcs    la voio pédonculaire. 
tlil/ii/finii''  crnliUtiir,  ri  jirovii'li  ncnl  il  il  \ri  leur  iiim/i'ii  de  I  hriiiisplit-rc  (('■rrhriil . 

!,••>'  lihi'csdii  |)icddii  |iim|(>iicii  le  (•(•(■rdiia  I  coin  prcii  lien  I  les  radiât  iniis 
lin  Imits  nii/rr.  les  la'aroiii's  rnrliin-i>ri)l.nhriaiilir/s.  les  nraroUfs  corliro- 
hulhaircs  (ou  rjiisceiiii  ccndiriil  des  iieils  (■raiiicns  moteurs),  les  neurones 
rorlico-mrdiillaircs  plus  coiiinis  sous  le  iioiu  Ai'  faisinaii  pyramidnl . 

Les  radiations  du  locus  niger  lireul  Icmtjiigino  delà  régirju  rolau- 
diijuo.  La  déj;iMi(^resccnc(' ilu  locus  uigcr  accompagne  toujours  les  lésions 
rorticalt's  de  la  zone  rolaudi(|uo,  el  le  secteur  dégénéré  correspond  assez 
oxa(i(MU(Mil  à  la  zone  de  di'iii'uéresceTUM^  pédouculairc».  l.a  d('générescencc 
du  locus  iiigei'  es!  plus  iuleiise  lors(|ue  le  deiixiènu'  cinquième  externe 
du  pied  du  piMloucule  cérélual  est  d(''géuéré,  (jue  lorsque  la  dégénérescence      i.'-ur  oriyinp  «lans 

Il  •-  •     ,  Il  1  •        •        -c        t       1  la  zone  rolan'IifMif. 

occupe  les  deux  ciU(|un'uies  inlernes;  (die  est  pres([ue  insigniliante  lors- 
qu'il n'y  a  ([uuiie  di-géniMcscence  du  faisceau  de  ïiirck.  Ces  faits  nous 
pcnuidlent  de  conclure  (|ue  les  radialioiis  du  locus  nigei'pi'ovieuncui  siir- 
Ituil  des  régions  rolandi(jues  supérieures. 

Parmi  les  libres  (|ui  s(^  rendent  dans  le  locus  niger,  les  unes  >y  arrèlent      i-curs     torminai- 
et  s'\   teiiuiiieiil,  le>  auli'es    le  travei'senl  simplenieiil  en   fascicule->  |)lus'^''"^' 
ou  moins  làclu^s  el  nombreux,  puis  pcMièirenl  dans  la  calotte,  et  s'accolent 
dans  nue  partie  de  leui'  liajet  au  ruban  de  lieil  médiaii    Hnii;   elles  consti- 
lueiit    le  y>rs'  Unnnisms   profand  ;voy.  p.  51  i,  véi'italdes  libres   abeiraules 
de  la  voie  jK'diuu'ulaire  ([ui  plus  bas  reuli'cut  dans  le  syslènu?  pyramidal. 

I-es  neurones  cortico-protubérantiels  proviennent  de  tout  le  sec-  Leur  origine  dans 
leur  moyeu  de  l'bémispbèi-e.  Le  faisceau  de  Turch  ne  contient  pour  ainsi  na^mi'sphèr"e.°^*'°  ^ 
dire  que  des  libres  corlico-protubérantielles,  qui  se  terminent  dans  la  partie 
supéro-postéro-externe  des  noyaux  pontiques  ;  il  représente  un  neurone  tem- 
poro-[)rotubérantiel.  Les  quatre  cinf/uiè))ies  internes  du  pied  du  pt'doncide 
conlieiiuenl  de  mènu>  de  nombreuses  fibres  cortico-protubérantielles  ([ui 
pro\  ienueut  de  la  zone  rolandi({ue  et  dont  les  tei'minaisons  s'échelonneni 
aux  dilb'renles  bauteurs  des  noyaux  ponticjues.  Toute  dégénéi'escence  du 
j)ieddn  [KMloucule  cérébral  est  toujours  accom|)agnée  d'une  dégénérescence 
(le  la  substance  gi'ise  d(^  l'étage  antérieur  de  la  protubérance. 

Les  neurones  cortico-bulbaires  [ou  faisceau  cénd)ral  des  nerfs  Leur  origine  oper- 
moleurs  crâniens)  tirent  leur  origine  de  l'opercule  rolandique  et  de  la  partie 
adjacente  de  l'opercule  frontal,  passent  par  le  genou  de  la  capsule  interne  et 
le  faisceau  interne  dupied  du  pédoncule  cérébral,  et  sont  encbevétrées  à  ce 
niveau  avec  des  libres  cortico-protubérantielles  et  quelques  libres  pyra- 
midales. 


culaire. 


82  ANATU.MIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 

Leur  origine   ro-         Les  neuvojies  cortico-iaéduU.3iires  {faïsceau  pi/ramidal),i[reTit\ei\r 
'^"'  "'""'  origine  de  la  zone  rolandique,en  particulier  de  ses  trois  quarts  supérieurs; 

ils  occupent,  dans  la  jéjiion  Ihalamique  do  la  capsule  interne,  tout  le  seg- 
ment postérieur,  depuis  le  genou  i^non  compris)  jusqu'au  segment  rétro- 
lenticulaire.  Ils  passent  dans  la  région  sous-tlialamique  par  les  trois  cin- 
quièmes moyens  du  segment  postérieur,  occupent  les  trois  cinquièmes 
moyens  du  pied  du  pédoncule  cérébral  et  forment  la  pyramide  bulbaire. 
Ils  ne  reçoivent  pour  ainsi  dire  pas  de  fibres  du  faisceau  de  Tûrck,  mais 
un  petit  nombre  de  fibres  du  faisceau  interne  du  pied  du  pédoncule.  En 
effet,  les  dégénérescences  du  faisceau  de  Tiirck  n'entraînent  pas  d'as- 
symétrie  appréciable  de  la  pyramide  bulbaire  (voy.  cas  Neumann, 
Fig.  134  à  136),  tandis  que  les  dégénérescences  du  faisceau  interne  du  pied 
du  pédoncule  déterminent  toujours  une  petite  diminution  de  volume  de 
cette  pyramide  (voy.  cas  Sch'weigofferjFig.  122).  Les  dégénérescences 
des  trois  quarts  moyens  du  pied  du  pédoncule  cérébral  sont,  par  contre, 
toujours  accompagnées  d'une  dégénérescence  très  intense,  voire  même  d'une 
atrophie  complète  de  la  pyramide  bulbaire  (voy.  cas  Scheule.Fig.  112). 

Historique  des  fibres  de  projection  de  la  cortiealité  cérébrale  et  en  parti- 
culier de  la  voie  pédonculaire.  —  I.a  coiislitution  du  pied  du  pédoncule  cérébral, 
telle  que  nous  venons  de  la  décrire  et  Torigine  purement  corticale  de  ses  fibres,  ont  été 
établies  par  l'un  de  nous  en  1893.  C'étaient  là  des  fails  en  opposition  avec  les  opinions 
admises  alors,  d'après  lesquelles  le  pied  du  pédoncule  cérébral  contenaient  de  nom- 
breuses fibres  originaires  des  noyaux  caudé  et  lenticulaire.  Il  n'est  donc  pas  inutile 
d'exposer  très  rapidement  l'historique  de  cette  question. 

Morgagni.  Morgagni,  le  premier,  entrevit  les  connexions  du  cerveau  avec  le  reste  du  névraxe 

en  constatant  dans  les  hémiplégies  très  anciennes  une  diminution  de  volume  du  tronc  encé 

Cruvciiiiier.  phalique  du  même  côté;  Cruveilhier  précisa  ces  connexions  en  montrant  ([ue  les  vastes 

et  anciens  foyers  hémorrliagiques   du  cerveau  entraînent  du  côlé  correspondant  une 

Rokitansky.  atrophie  du  pédoncule  cérébral,  de  la  protubérance  et  du  bulbe  rachidien,  et  llokitansky 

montra  que  celte  atrophie  peu^  être  suivie  dans  le 'côté  opposé  de  la  moelle  épinière. 

'^"'"■'''*-  L.  Tiirck,  dans  une  série  de  travaux  parus  en  1830,  1851  et  1853,  étudia  avec  grand 

soin  les  dég(''nérescences  secondaires  médullaires.  Il  pratiqua  des  coupes  vertico-trans- 
versales  à  travers  le  cerveau  et  montra  : 

1°  Que  la  destruction  de  la  jtartie  antérieure  de  la  capsule  interne  entraîne  une 
hémiplégie  prononcée  et  une  dégénérescence  de  la  pyramide  du  bulbe  du  même  côté, 
dégénérescence  qui  jieut  être  suivie  dans  la  jiarlic  postérieure  du  cordon  latéral  du 
côté  opposé  de  la  iiKMlIr.ll  .idiiiil.  en  oulic.  ([ue  la  dcslruction  des  premier  et  deuxième 
segments  du  noyau  lenticulaire,  suilout  lorsqu'elle  s'étend  à  la  partie  anlériinire,  infé- 
rieure et  externe  de  la  capsule  interne,  (Mitraîiie  la  dégénérescence  des  libres  de  la 
partie  posiéro-exteine  de  la  pyramide  et  celle  des  libres  situées  le  long  du  sillon  médian 
anli''ri(!ur  dans  le  cordon  antérieur  de  la  moelle  du  même  côté.  Tiirck  établit  ainsi,  à 
lort  du  l'cste,  une  distinction  entre  la  partie  des  voies  pyramidales  qui  se  rend  dans 
le  cordon  latéral  du  côté  opposé  et  la  partie  non  croisée  qui  aboutit  au  cordon  anté- 
rieur de  la  moelle; 

2"  Que  dans  les  lésions  de  la  jiai'tie  itostt'-rieun'  de  laia|)sule  interne,  l'hémiplégie  et  la 
dégi'-ni'-rescence  secondaire  sont  point  ou  peu  proiionci'es  et  ipie  ces  lésions  déterminent 
frérjuemment  de  riiémianesthésie  de  la  sensibiliti'  gi'ini  .ilr  du  côté  opposé   du   corps. 

LKcolf  irancaiso:  l^es  travaux  de  Tiirck    l'uicnl    suivis  par  uin'   si'iir  df   tr;i\aux   confirmalifs  parus 

Charroi,      Viilpian.    .s;iitout  fil  l'iaiic'.  Tcl>  >i>\\\  le-  faits  rapportés  parCliaicid  et  Tiniiei' (I8îi2),  Schroeder 


i-ii(iii:^   i>i;  i'it(i.ii:<iii»\   ur:  i.'kc.ouc.I';  (.1,1111:1;  m.k 


s:» 


Ki.lk  ilS.'.J  .  •l'iiiiicr  (IMiiCii.Cliairol  .•!  (iiil.l.T  (IH:1'.I),  Cli.iirnl  ri  \  iilpi.ili  (ISCI 
Ch.ii-.i.l  cl  Cl. mil  ISC.:n.  I.cydrii  flHC.t  .  I..iii.Tic;inx  MSC.i),  hi.iicli.ii d  ft«<l't), 
,,,,11.'   loihl.niM'iil.il  <\r  l!nurli;n'.l.  •!<'    IHi.i;. 

Il !.'   Tiink,  iiiMiili.i    (|i|r   jr-,  f;ii-<-.',ni\    .liml   .•! 

'Illinil    ,'l    un    ^••\l\    cl    IIh'iiH'    i'.li-Mr.HI    r||(i'|il|,lll(|U(!    cl, 
^^l•lllc  cl 


riiiic 

;t''iicn 


vun  MCI 
à  isf.c.i 
et  le  iiiciiiMiic  roihl.niiciii,! 

Hiiui-lianl,  coiiliiiiicmci 
croise  (le  l.i  moelle  éiiiiiici 
(|u'ils  (ir-^éiièi-eiil  à  la  siii 
lllème  lésimi.  Micii  iHie  ces 
S'oltseivclll  slllloiil  dans  1rs  ca^  d 
conlraleMlc-<  In'nii-iilièi  es  oc(U|ianl 
U'iiicnl  le>  COI  |)s  -liii'-s  niai>  suih 
que  C.iiarcot.  cl  \iil|iian  l'on!  m 
rapsule  iiilcnic,  illc-  s'.iji^i:  vcnl 
([uoiiiiic  nii'in-  pniiinncrcs,  dans  le 
iuléressaiil  l'éccrcc  ^l■isc  avec 
des    corps    si  ries    et   des   eouclies 


•ciiccs 

•  Ic-inlls 
lliiil  SCII 

11 1,  ain^i 
iiilri'.  la 
■n  oiilic, 
s  l(''>i(iii-' 
inlcL'iili' 


Vi 


Ainsi  se  lioiiva  donc  j.osé  le  iirolucinc  de 
l'origine  coilicalc  du  laiscoau '|)yiaiuidal.  Il 
le  lui  déjà  iKir  Vulpian.  lorsi[ue  ci'l  aulcm 
inouti'a  que  les  lisions  siluécs  dans  le  ciiih  e 
oval(\  en  dehors  dt>sc(ii|is  si  iii's,d('lenniiii'nl 
des  alroidiies  deseendaiiles  i|i('iliinculaires 
et  pyramidales) semblables  à  ^(dle-^llllc  pro- 
duisent les  lésions  des  corps  striés. 

Si.  urAce  aux  travaux  de  Tiirck,'de  Cliar- 
cot  et  Vulpian.  de  Houchard,  le  trajet  intra- 
médullaire  du  faisceau  pyramidal  [était  dé- 
finilivemenl  •'•labli.  si  l'on  savait  que  ce 
faisceau  iléi^énère  à  la  suite  de  lésions  pro- 
tubérant iellcs,  pédonculaiies  et  capsulaires, 
son  origine  eiici'ii!ialii|Ui'  re-;lail  néanmoins 
à  découvrir. 

.Ius(|u'aux  reclierclies  expérimenlales  de 
Gudden,  jusqu'aux  travaux  de  Charcot  et  de 
ses  élèves  basés  sur  l'étuile  des  localisations 
cérébrales,  jusqu'aux  travaux  de  Fleclisii; 
basés  sur  le  développeiuent  des  faisceaux 
encéphaliques  et  médullaires,  l'opinion  des 
anciens  anatomistes,  tels  que  Vic(|  d'Azyr. 
Reil,  Burdach,  Foville,  Arnnld.  lui  implicite- 
ment acceptée  et  l'on  admit,  avec  Meynert, 
que  le  faisceau  pyramidal,  comme  du  reste 
la  jilupart  des  fibres  du  ]iied  du  pédoncule, 
tiraient  leur  origine  du  corps  strié  :  noyau 
lenticulaire  et  noyau  caudé. 

Pour  Meynert,  en  efl'et,  les  connexions  de 
la  corlicalité  cén-brale  avec  la  pi'riphérie  du 
corps  étaient  indirectes  et  s'elTecfuaient  [tar 

l'intermédiaire  de  trois  systèmes  de  libres  de  projection  iles  libres  de  projection  de  fibres  «lo  projection. 
1*%  2"  et  :{«  ordres)  et  par  deux  relais  ganglionnaires  :  les  ganglions  de  la  base  du  cer- 
veau (cor|)s  opto-striés,  tubercules  quadrijumeaux)  et  la  substance  grise  centrale  (cornes 
médullaires  et  noyaux  des  nerfs  crâniens).  L'écorce  cérébrale  était  reliée  aux  ganglions 
de  la  base  par  le  si/sli'me  de  projection  de  premier  ordre  dont  les  fibres  abordaient  cha- 
cun des  ganglions  de  la  base  par  une  de  leur  face  ou  pôle  ipôlc  central  de  Meynert)  et 
leur  constiluaiontune  véritable  couronne  rai/onnantc  [Via.  oO\  La  couche  ojitique  recevait 


,.;j().  —  Les  connexions  des  ganglions 
de  la  baseaveclacorticalité  cérébrale 
et  avec  le  pied  du  pédoncule  céré- 
bral, d'après  l'opinion  de  Meynert. 
(Schéma  de  Huguenin  emprunté  à 
CUarcol, Localisations  ccri'brales,p.S:).) 

.1.1/.  av.int-iiuir.  —  Ci,  corne  [d'Ain- 
111011.—  rc,  corps  calleux.  —  C£,  capsule 
externe.  —  CI,  capsule  interne,  —  CO, 
couche  optique.  —  FC,  fibres  pédoncu- 
laires  destinées  au  noyau  caudé.  —  FD, 
fibres  directes.  —  FK.  fibres  du  noyau 
caudé  qui  vont  à  la  corticalité  cérébrale. 
—  /•"/>.  fibres  du  pédoncule  destinées  au 
noyau  lenticulaire. —  F.V.  fibres  du  noyau 
lenticulaire  qui  vont  à  la  corticalité  céré- 
brale. —  FS,  fibres  du  noyau  lenticulaire 
qui  se  jettent  dans  le  lobe  sphénoïdal,— 
FT,  fibres  de  la  couche  optique  qui  vont 
à  la  corticalité  cérébrale. 


La  doctrine  de 
Mcvncrt  sur  la  tex- 
ture du  cerveau.  Les 
trois     systèmes     de 


S4 


A>ATUMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 


FiG.  î)l.  —  K<'i  consliliilioii  du  Lroiic  t!iiC(''|)li;ili(iuo,  en  parlirulitM-  du  pied  du  pt'diuu'ulo 
cén'bral,  d'aprrs  Mcyurrl,  (Arch.  f.  Psi/ch.,  1874). 

S('[)t,  foupcs  liansvorsalcs  du  tronc  ouc(''|)li,ili(Hu:'  passant.  :  1,  par  les  luborcules  (juadri- 
junicaux  anlt'ri(MUs  o(,  lo  pied  du  pédiiuculc  (-(''n'-lual  au-dossous  de  l'oiigine  du  nerf 
inoUMif  ii(  iil.iii  ("  l'oiMtiiun;  2,  pai-  la  piotulx'rance  au-dessus  de  sa  plus  forte  con- 
vexitf'-;  .'{,  par  la  protubérance  an-(b'ssus  de  l'i'UieriJience  du  nerf  facial;  i,  par  la 
pailic  moyenne  des  olives  bull)aires;  ;>,  par  la  parlie  sous-olivaire  du  bulbe  raclii- 


iiiiin:s   i>i;   i-noii;!  iinN   m;   i.iicdiici;  ci  im.i-.ka  i  i;.  h:; 

(lien;  11,  |Mi'  riiilri'-iidisrniciil  iiilVi  inir  drs  pyi  aiiiiilcs  ;  7,  p.ir  l;i  ^l'•^illll  sii|)t'riciii  c 
lie  1,1  iiiiirllc  ii'iviiJilf.  —  l.rs  voies  i  riil  lil'iiLM's  suiil  inlorrcs  en  lilcii.  Ii-s  voies  rr-ii- 
lllpèles  en   lu  un    (1,111,    le   ■-y>li'iiie  (  il  iliel  lill  \  en   |.i  II  IH' . 

<7",  le  ffiisceaii  interne  du  pied  du  iiedonriile  cendiral  lilires  de  l'anse  lenlieiiinirc;  ;  il  <mcii|w 
Ift  |iartie  interne  de  la  pyramide  coiipi!  fi,  et  le  cordon  antérieur  Iminolaléral.  —  ^,Vy;',  iV-^'ion 
moyenne  du  pied  du  pedonenle  eén  lirai  d.ins  l,-ii|iielle  les  libres  île  la  [lyramide  sont  niélan 
;^'ees  aver  di-s  (ihres  du  pédoncule  ciTidielleiix  moyen.  —  Cji,  h;  faisceau  extiTiie  du  pied  du 
pédoncule  cendiral  ou  faisce;ui  de  'l'iirck  ;  il  provient  de  l'écorce  des  lobes  occipilal  et.  tem- 
|ioral,  occupe  la  partie  externe  de  l;i  pyramide  du  bulbe  icoupes  '2,  II,  't,  et  forme  l'entro-croise- 
ment  superieurou  sensitifdii  bulbe  (coupe  '.'<).  —  r/{.cor[)s  restiforiiu!.  —  /'Ai. //'.■, //vi (confies  2 
fl  3\  une  (ibre  protubérantiidle  ipii  occupe  la  ciuiidie  siiperticicdle  du  pédoncule  cérébelleux 
moyen  f,'auclie,  entre  en  connexion  avec  une  cidliile  i<-ll]  des  libres  lonf,'itudinfiIes  di;  la 
protubérance  et  se  ronlinuc  avec  une  libre  de  la  cuik  lie  pridonde  du  [lédoïK-ule  cépélielliux 
moyen  •gauche.  —  fb  (coupe  4),  fibre  superficielle  du  corps  resliforme  f,'au(;lio  a|>partonant 
au  stralum  /.ouale.ipii  s'entro-croise  îi  la  partie  antérieure  du  raplié  avec,  une  filtre  de  même 
nom  du  coté  opposé,  entre  on  connexion  !avec  une  cellule  de  l'olive  bulbaire  et  pénètre 
dans  le  cordon  postérieur  droit.  —  ///,  libre  des  couches  profondes  du  corps  resliforme 
droit  ipii  eiilre  en  connexion  avec  une  cellule  de  l'olive  droite  et  se  continue  avec  le  cordon 
postérieur  j^auclie. —  fol,  cordon  antéro-laféral  de  la  moelle  cervicale.  — flji,  cordon  postéro- 
lateral  de  la  moelle  cervicale.  —  fl    coupes  (j  et  1),  cordon  latéral  de  la  moelle  et  du  bulbe. 

—  /•'/).  cordon  postérieur.  —  //,  subsbince  f:él;itineuse  de  Ilolando.  —  A,  la  partie  antérieure 
du  ruban  de  lleil,  son  orifjine  dans  le  tubercule  (piadrijuuieau  antérieur  (coupe  1).  —  I.a. 
tcoupe  4  .  la  jiartie  antérieure  du  ruban  de  Heil  dans  la  ré^'ion  bulbaire,  ses  rapports  avec 
l'olive  bulbaire  et  sa  continuation  avec  le  faisceau  latéral  du  [bulbe  (coupe  O;  et  le  cordon 
latéral  de  la  moelle  (coupe  (i).  —  Lp,  la  partie  postérieure  du  [rulian  de  Keil,  son  orif^ine 
dans  la  valvule  de  Vieussens  [vl)  (coupe  2  ;  ses  rapports  dans  la  jirotubérance  et  le  bulbe 
.coupes  3  et  11;  sa  continuation  avec  la  partie  postérieure  du  cordou  latéral  de  la  moelle 
(coupes  5,  0,  7^.  —  A.7,  lingula.  —  01,  l'olive  jbulbaire.  —  0,s,  olive  supérieure.  —  l'cm,  pé- 
doncule cérébelleux  moyen.  —  Pcs,  pédoncule  cérébelleux  supérieur.  —  l'o,  protubérance. 

—  l'  va)  la  pyramide  ou  la  voie  antérieure  du  tronc  encéphalique.  —  Qa,  tubercule  ((uadri" 
jumeau  antérieur.  —  88,  locus  niger.  —  Vu,  la  voie  antérieure  du  tronc  encéphalique  ou  voie 
pédonculaire.  —  (7).  la  voie  postérieure  du  tronc  encéphalique  ou  de  la  calotte.  —  .'j,  racine 
descendaide  du  trijumeau.  —  8,  noyau  externe  de  l'acoustique.  —  8/,  noyau  interne  de 
l'acoustique.  —  83  (coupe  4),  fibres  arquées  en  connexion  avec  les  noyaux  de  l'acoustique. 
10,  noyau  postérieur  du  vague  et  fibres  radiculaires  de  ce  nerf  (coupe  4).  —  10«,  noyau 
antérieur  du  vague.  —  12,  noyau  de  l'hypoglosse. 

sa  couronne  rayonnante  par  toute  l'étendue  de  son  bord  supéro-externe  (FT)  ;  le  noyau 
caudé  (FK)  et  le  noyau  lenticulaire  (FN)  recevaient  chacun  la  leur  le  long  de  leur 
bord  supéro-externe.  De  la  face  tournée  vers  le  tronc  encéphalique  [pôle  périphérique 
de  Meynert)  les  ganglions  de  la  base  émettaient  le  syatcme  de  projection  de  deuxième 
ordre  qui  unissait  ces  ganglions  à  la  substance  grise  centrale  croisée;  de  cette  dernière 
partait  le  si/sicmc  de  projection  de  troisième  ordre  constitué  par  les  nerfs  périphériques 
cérébro-rachidiens. 

La  couche  optique  et  les  tubercules  quadrijumeaux  envoyaient  leurs  fibres  de  pro-      Contingent icnticu- 
jeclion  de  deuxième  ordre  dans  la  calotte  du  pédoncule  cérébral.  F^e  corps  strié  envoyait   'o-'^^"^^^  'l*^^  fi>Tvs 

•'  ■  ^  ''  du    picil    «lu    peilon- 

les  siennes  dans  le  pied  du  pédoncule  cérébral  1  Fig.  oO).  Les  fibres  du  noijau  caudé  (FC)  et   cule  cérébral. 

les  fibres  radiées  du  notjau  lenticulaire  i  F[>)  y  arrivaient  en  suivant  la  voie  directe  de   la 

capsule  interne.  Les  libres  des  lames  médullaires  du  noyau  lenticulaire  [irenaient  la  voie 

détournée  de  Vanse  du  noyau  lenticulaire  :  elles  longeaient  la  face  inférieure  du  globus 

pallidus,  contournaient  le  pied  du  pédoncule   cérébral  à  la  manière  de  la  bandelette 

optique  au-dessus  de  laquelle  elles  sont  situées,  puis  se  recourbaient  en  bas  et  formaient 

les  fibres  les  plus  internes  du  pied  du  pédoncule  cérébral  (CF,  Fig.  ')[).  La  plupart  des 

fibres  de  l'anse   lenticulaire  abandonnaient  le  pied  du  pédoncule  cérébral  après  un 

court  trajet,  s'enlre-croisaient  avec  celles  du  côté  opposé  au  niveau  du  raplié  du  cerveau 

moyen  puis  se  rendaient  dans  les  noyaux  des  nerfs  moteur  oculaire  commun  (Itl*  paire 

et  pathétique  (IV=  paire),  quelques  libres  descendaient  jusqu'aux  noyaux  des  VI',  VII"^  et 

XII*  paires;  ces  fibres  de  l'anse  lenticulaire  n'étaient  en  effet  pour  Meynert  que  les  ^6r<?.s- 

cérébrales  des  nerfs  moteurs  crâniens.  \,cs  nulvcs   libres  de  l'anse  du  noyau    lenticulaire 

descendaient  dans  l'étage  antérieur  de  la  protubérance,  formaient  la  [larlie  iiiti-rne  de  la 


AXATOMIE    DES    CENTRES    .NEUVEIX. 


Contingent  corti- 
cal direct  occipito- 
temporal. 


Continrent 
eus  nifccr. 


In    lo- 


Dr-coiivcrte  ilc 

(lii'Men  (le  l'origine 
'In  faisceau  do  la 
[)y  ramidc  dans  la  cor- 
ticalilé    motrice    du 

ehieil. 


Travaux-  de  (/'liar- 
col  sur  l'origine  corti- 
cale du  faisceau  pvra- 
mid;il   (liez  l'Iiniiimc. 


pyramide  (luhulbi',niaisiie  parlici[)aienl  pas  à  renlre-croisemeiil  inolcui'  des  pyramides; 
elles  occupaient  dans  la  moelle  le  cordon  antérieur,  le  long  du  sillon  médian  antérieur. 
Quant  aux  autres  fibres  striées  (Cbr,  Fig.  lil,  coupe  1),  les  unes  s'arrèlaient  dans  la  substance 
grise  de  la  protubérance  annulaire,  les  autres  concouraient  à  la  formation  de  la  pyra- 
mide antérieure  du  bulbe,  s'eutre-croisaient  au  niveau  du  collet  du  bulbe,  pour  former 
l'enlre-croisement  inférieur  ou  moteur  des  pyramides,  puis  se  continuaient  dans  le 
cordon  latéral  du  côté  opposé  de  la  moelle  épinière  (Fig.  jIj. 

Outre  le  contingent  strié  qui  occupait  les  parties  interne  et  moyenne  du  pied  du 
pédoncule  cérébral  (fig.  ol,  coupe  i),  celui-ci  recevait  en- 
core des  fibres  dn  loats  niger  et  des  fibres  directes  de  Vécorce 
des  lobes  occipital  et  temporal. 

Ces  dernières  occupaient  la  partie  externe  du  pied  du 
pédoncule  cérébral  (Fig.  51,  coupe  l,Cp),  la  partie  externe 
de  la  pyramide  du  bulbe  (coupe  4,  Cp),  formaient  l'entre- 
croisement supérieur  ou  sensitif  des  pyramides  (Fig.  51, 
coupe  3),  puis  se  rendaient  aux  noyaux  des  cordons  de 
(ioll  et  de  Burdach  et  se  continuaient  indirectement  avec 
les  cordons  postérieurs  de  la  moelle.  Meynert,  eu  égard 
aux  cas  d'iiémianeslbésie  d'origine  cérébrale  rapportés 
par  Ti'irck,  désigna  ce  faisceau  sous  le  nom  de  faisceau  de 
Tiirck,  ou  faisceau  sensitif. 

Quant  aux  fibres  du  locus  niycr  (pédoncule  du  locus 
niger  de  Meynert)  (SS,Fig.  51,  coupe  1),  elles  occupaient  la 
couche  profonde  ou  stratum  intermedium  des  parlies  in- 
terne et  moyenne  du  pied  du  pédoncule  cérébral,  puis 
descendaient  dans  la  pyramide  du  bulbe. 

La  pathologie  expérimentale  et  l'anatomie  pathologique 
devaient  bientôt  battre  en  brèche  l'interprétation  de 
Meynert  en  démontrant  l'existence,  dans  le  pied  du  pé- 
doncule cérébral  et  dans  la  pyramide  bulbaire,  de  fibres 
cortico-médullaires  directes.  Aussi,  dans  ses  travaux  ulté- 
rieurs (1879),  Meynert  admet  dans  le  pied  du  pédoncule 
céri'bral,  outre  les  faisceaux  du  corps  strié,  du  noyau 
lenticulaire  et  les  fibres  corticales  directes  temporo-occi- 
]»i[ales  qui  forment  le  faisceau  de  Tl'irck,  un  |quatrièrae 
faisceau,  allant  directement  du  pédoncule  cérébral  au  lobe  frontal  sans  passer  par  les 
ganglions  centraux  et  (ju'il  désigne  sous  le  nom  de  faisceau  d'Arnold. 

En  1872,  Guddeu  montra  par  voie  expérimentale  que,  chez  le  ihiiii.  les  fibres  de  la 
pyramide  i)rennent  leur  origine  dans  le  gyrus  sigmoïde;  (c'est-à-diie  dans  la  région 
désignée  sous  le  nom  de  zone  motrice  par  Hitzig)  et  que  l'extirpation  de  cette  région, 
sans  lésions  concomitantes  des  corps  stries,  pratiiim'e  sur  des  animaux  nouveau-nés, 
enlraînait  uik;  alrojjhie  totale  de  la  pyramide,  alr^pliie  (lui  peut  êlre  suivie  ijus(iue 
dans  le  cordon  lati-ral  (hi  (ùh'  opposé  de  la  iiidcIIc.  Carville  (>t  Durel,  Dejerine  (1875), 
eurent  l'occasion  de  ciinslater  la  dégi'ni'n'si-i'nee  dv  la  pyramide  dans  des  cas  de 
lésions  patholo';i(|ues  du  gyrus  sigmoïde  clic/,  le  chien,  et,  en  IS7(l.  Vuipian  reproduisit 
expérimentalciiient  ('(îtle  di'géni'rescencc;  chez  l'animal  adulte. 

.Maigri- son  inniortance,  celtfî  expi-ritMice  fondamentale  de  (iuddcii,  (|iii  luonve  impli- 
<item(!nt  l'origine  corticale  du  faiscc^au  pyramidal,  n'eut  aucun  l'etenlissement.  Ce  ne 
fut  que  quchiues  ann('(;s  plus  tard,  grâce  aux  liavaux  de  Charcol  (1870)  et  de  Flechsig 
(1881),  ([ue  l'origine  corticale  du  faisceau  pyiaiiiidal  lut  dt'linilivcmciil  admise. 

Charcot  montra  (jue  les  lésions  de  la  substance  grise  corlicah;  déterminent  une 
sclérose  du  faisceau  pyramidal  lors(|ue  le  foyer  intéresse  les  deux  circonvolutions 
r()landi(|ues  et  les  jjarties  attenantes  du  lobe  parii'tal  et  du  lobe  frontal.  Cet  auteur 
lut  ainsi  conduit  à  admettre  que  U'.  pied  du  ]iédoncuIe  cérébral  contenait  à   côté    de 


LI> 


Fig.  52.  —  La  région  pyrami- 
dale du  pied  du  pédon- 
cule cérébral ,  d'après 
Charcot .  (  Localisations 
cérébrales,  p.  200.) 

D,  dégénération  secon- 
daire occupant  environ 
les  deux  quarts  moyens  de 
l'étage  inférieur  du  pédon- 
cule. —  F,  étage  inférieur 
du  côté  sain.  —  L,  locus  ni- 
ger.—/', faisceau  interne  de 
l'étage  inférieur  du  côté  ma- 
lade. —  T,  étage  supérieur 
du  pédoncule  cérébral. 


iii;ui.s    m;    l'Kit.i  lie,  l'inN   i)i-;   i/iicdiicI':   (;i;iii:i!ii  \  i.i;.  s: 

fibres  pt'donriildircs  imliveclcs  [V'm.  l\0},  c'csI-iMlii  ••  -i-  l.i  miii.iiil  .lui-  r.'-|i;iissour  dfH 
corps  slrii's,  tics /i7<rcs  }irilnunilitiir'<  lUrcrtr^  vniaiit  de  l.i  roi  lii-,ilil<',  (|tii  ttavci-^fiil  la 
capsule  iulcriu!  sans  rnlirr  daii-^  1''^  iiny,iii\  ui  is  cjcs  ma^^rs  rrnli  aji-s.  l'iiiili-rnis,  il 
no  h'Ur  assigna  pas  iinf  incalisalion  dans  la  capMiJi'  iMlcnic. 

Dans  un  travail  iilli'i  ii-nr,  C.haicol  i-n   se  fomlanl.  priiii-ipalriiniil,  siii-  lr;s  n-rhondics 

di'  Kli-clisi},'  (•onlriMt''cs  par  ses  pio|)r('s  observations,  divi>a  \r  pied  du  pi'dniirul'-  niré-       I.oHtroiHfai^maux 
,  ,      ■     !•  ■  'lu  iiirvl  du  pé'Ionculc 

.      l.iuU-n  trois  lais.ra.ix  :  .i  ,-.|,r.s  Clmrcot. 

'  Un  faisi-raii  inicnif,  (|iii  cm  lopuiid  à  Idiillc  scmin'iil  and'Tieni'  di-  la  ••a|)>uli'  iiilcirir, 

qui  (It'iîénèri'  parfois,  mais  («xcpptionnrilcnieiit  à  lasnilc  de  h'sions  cérébrales,  ri,  dnnl 
la  (léyéni'ifscence  m-  peut  èlre  suivit»  au  ilelà  de  lajprotulti'-iance  ; 

l'n  faisceau  »ii^nrn,  ou  l'aisc(>au  |»yrauiidal,  (pii  comprend   au   innins  les  ilcit-r  iinurts 


FiG.    :i3.    —    La    région    pyramidale    de    la    capsule 
interne  et  du  pied  du  pédoncule,  d'après  Flechsig. 
1,  coupe  horizontale   de  la  région  thalamique  de 
la    capsule    interne;   2,    coupe  Jihorizontale    de  la 
région  sous-opliijue  tle  la  capsuli;  iuleruo;  :{,  coupe  transversale  du  pied  du  pédon- 
cule cérébral. 

a,  le   faisceau  externe  de  la  couche  inférieure  du  pied  du  pédoncule  cérébral     faisceau 
occipito-tcmporo-protubéranliel  non  encore  myélinisê  .  — ;;,  la  voie  pyramidale  myélinisée. 

—  p',  la  voie  centrale  des  nerfs  moteurs  crâniens,  en  particulier  du  facial  et  de  l'iiypoglosse. 

—  c,  le  faisceau  interne  de  la  couche  inférieure  du  pied  du  pédoncule  cérébral  (fd)res  du 
noj'au  caudé  non  encore  myélinisé.  —  d,  la  partie  interne  de  la  conclic  supérieure  ou  dor- 
sale du  pied  du  pédoncule  cérébral  ;(ibres  du  lobe  frontal,  du  noyau  lenticulaire  et  du  noyau 
caudé)  non  encore  myélinisée.  —  /j,  la  partie  externe  de  la  couche  supérieure  ou  dorsale  du 
pied  du  pédoncule  cérébral  (rd)res  du  noyau  lenticulaire  et  de  la  (pieue  du  noyau  caudé)  non 
encore  myélinisée.  —  ,7.  les  radiations  de  la  calotte. 


moi/ena  de  l'étage  infé'rieur  du  pédoncule  cérébral  et  répond  aux  deux  tiers  antérieurs 
du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  {région pyramidale  de  la  capsule); 

Un  faisceau  externe  IJaisce-du.  sensitif  de  Meynert),  (jui  jamais  sous  aucune  condition 
ne  dégénère,  qui  est  composé  de  libres  centripètes  et  qui  forme  le  tiers  postérieur  du 
segment   i^oslérieur  de  la  capsule  interne. 

En  1880,  Brissaud  subdivisa  le  faisceau  interne  en  deux  faisceaux  inégaux:  un  petit       i-a  subdivision  du 
faisceau  externe,  contigu  au  faisceau  pyramidal,  qui  renferme  les  fibres  des  noyaux   p*èd*^da  'pédolfcuie 
moteurs  bulbaires  (facial  et  hypoglosse)  et  correspond  au  genou  de  la  capsule  interne   par  Brissaud. 
faisceau  géniculé);  un  faisceau  interne,  beaucoup  plus  grand,  qui  répond  au  segment 
antérieur  de  la  capsule  inleine,  «  se  termine  (''gaiement  dans  le  bulbe  et  dont  la  dégéné- 
rescence ne  semble  coïncider  Itî  plus  souvent  qu'avec  des  troubles  intellectuels  »  («  fais- 
ceau psychique  »).  Plus  tard,  Brissaud  abandonnant  l'épithète  de  faisceau  psychique, 
revient  à  l'ancienne  opinion  de  Meynert  et  identifie  tour  à  tour  le  faisceau  interne  du 
pied  du  pédoncule  avec  Vanse  du  noyau  lenticulaire  et  avec  le  faisceau  d'Arnold. 


88 


ANATOMIE    ])ES    CENTHES    NERVEUX. 


Les  travaux  de 
Flechsig  basés  sur 
la  méthode  embrvo- 
logique. 


La  constitution  du 
pied  du  pédoncule 
d'après  Flechsig. 

La  couche  ven- 
trale. 


Son        continrent 
cortical. 


Son         contingent 
strié. 


La  couche  dorsal 


Son  cotilint'rNl 

strié. 


Flechsig,  dans  une  st^iie  de  travaux  ])arus  en  1869,  1877,  1878,  1881,  1884,  étudie, 
l'aide  de  l'anatomie  de  déveloiipenient,  le  trajet  du  faisceau  pyramidal  dans  la  moelle 
épinière  et  s'occupe  plus  spt'cialement  des  varialions  que  présente  la  décussation  des 
pyramides.  Dans  ses  premiers  travaux,  il  admet  encore,  avec  Meynert,  l'origine  striée  du 
faisceau  pyramidal  ;  dans  ses  travaux  ultérieurs  (1881-1883),  il  étudie  le  trajet  du  faisceau 
pyramidal  dans  la  capsule  interne, admet  l'existence  de  fibres  cortico-méduUaires  et  cor- 
tico-prolubérantielles  directes,  et  tlivise  chez  le  nouveau-né  le  pied  du  jiédoncule  cérébral 
en  deux  couches, l'une  î;en(ra/<?  inférieure  ou  périphérique,  l'autre  dorsale  ou  supérieure. 
La  couche  ventrale  comprend  quatre  faisceaux  (Fig.  1)3)  : 

1"  Le  faisceau  externe  (a),  faisceau  cortico-protubcrantiel  postérieur,  faisceau  temporo- 
occipito-protiibérantiel  (Hintere  oder  Temporo-occipitale-Grosshirnrinden-Briickenbahn), 
occupe  le  tiers  externe  du  pied  du  pédoncule,  ne  se  myélinise  que  plusieurs  mois  après 
la  naissance  et  ne  présente  jamais  une  dégénérescence  descendante.  Il  ne  constitue  pas, 
comme  le  croyait  Meynert,  l'entre-croisement  sensitif  ;  il  ne  représeirte  pas  un  faisceau 
sensitif;  il  n'atteint  pas  le  bulbe,  mais  relie  la  substance  grise  antérieure  du  pont  à 
l'écorce  occipito-lemporale  ; 

2°  Le  faisceau  moyen  (p),  /"a/scert^pî/ramù/*//,  occupe  dans  la  région  pédonculaire  infé- 
rieure le  tiers  moyen  et  dans  la  région  pédonculaire  supérieure,  le  troisième  quart 
externe  du  pied  du  pédoncule.  C'est  un  faisceau  myélinise  à  la  naissance,  très  bien 
délimité  en  dehors,  qui  passe  par  l'étage  antérieur  de  la  protubérance,  n'abandonne 
aucune  fibre  aux  noyaux]pontiqucs,  forme  la  pyramide  bulbaire  et  se  continue  avec  les 
faisceaux  pyramidaux  direct  et  croisé  de  la  moelle.  Dans  la  capsule  interne,  il  occupe 
la  partie  postérieure  du  segment  postérieur,  se  rapproche  du  genou  de  la  capsule  sur 
les  coupes  supérieures,  puis  aborde  le  centre  ovale  et  se  rend  dans  le  lobe  pariétal, 
en  particulier  dans  la  circonvolution  pariétale  ascendante; 

3°  En  dedans  du  faisceau  pyramidal  se  trouve  un  faisceau  encore  peu  myélinise  à  la 
naissance  (p'),  il  n'atteint  pas  le  bulbe,  occupe  dans  la  capsule  interne  le  segment  pos- 
térieur en  avant  du  faisceau  pyramidal  et  représente  les  fibres  des  iwrfs  moteurs  de  la 
protubérance  ; 

4»  Le  faisceau  int erne [c] ,  qui  comprend  les  deux  cin(|uièmes  inlornos  du  \ùcd  du  jiédon- 
cule, se  revêt  tardivement  de  myéline.  Il  fait  suite  au  segment  antérieur  de  la  capsule 
interne  et  à  la  partie  aniérieure  de  son  segment  postérieur  et  conlienl  des  fibres  du  lobe 
frontal,  du  noyau  caudé  et  de  la  partie  antérieure  du  noyau  lenticulaire,  a)  Les  libres 
originaires  du  lobe  frontal  constituent  le  faisceau  cortico-protubérantiel  antérieur  ou  fron- 
tal [vordere  oder  frontale  Grossliirnrinden-Bruckenbahn);  elles  jirennenl  leur  origine 
dans  les  trois  circonvolutions  frontales  ainsi  que  dans  leurs  pieds  d'insertion  sur  la  fron- 
tale ascendante;  elles  dégénèrent  à  la  suite  de  lésions  de  ces  régions,  occujient  le  bord 
inlerne  du  pied  du  pédoncule  cérébral,  deviennent  jirofondesdans  la  partie  inférieure  du 
pédoncule  et  occupent  alors  la  partie  interne  de  la  couche  dorsale  ouinofonde;  elles 
aboutisstiut  finalement  à  la  substance  grise  de  l'étage  antérieur  de  la  luolubérance, 
mais  ne  participent  pas  à  la  constitution  de  la  pyramide,  b)  Les  fibres  du  noi/au  caudé, 
provenant  de  la  lèle,  du  (ronc  et  de  la  queue  de  ce  noyau,  se  rendent  direclenient  dans 
la  capsule  inlerne,  passent  en  avant  du  faisceau  pyramidal  el  se  ]>lacenl  dans  le  jMed 
du  pédoncule,  enli'e  le  faisceau  cortico-protubéranliel  anii'rieur  el  le  faisceau  des  nerfs 
moteurs  crâniens;  elles  (iicupcnt  ensuite  le  bord  iiiliTiie  de  la  ])rotubérance  lorsque  les 
fibres  cortico-protubéiaiilielles  antérieures  sont  devenues  ]tiofondes.  c)  Quant  aux  fibres 
du  noyau  lenticulaire,  les  mies  o(;cupent  la  couche  dorsale,  les  autres  se  rendent  dans  la 
conclu!  ventrale  el  sont  situées  entre  le  faisceau  des  nerfs  crâniens  moleurs  el  le  faisceau 
d(!s  fibres  caudées;  elles  forment  avec  ce  dernier  le  faisceau  slrio-protubérantiel  (Slrei- 
rcnliiigcl-ISriickenbahn). 

La  couche  dorsale  du  |)icd  ilu  jM'doncule  cérébral  csl  siluée  au  voisinage  immédiat  du 
locus  niger  et  correspond  au  stralum  inlermedium  de  Meynert;  elle  est  constituée  en 
dedans  (Fig.  a3  (d)  par  les  filtres  du  faisceau  corlico-prolulx'ranliel  antérieur  el  en 
dehors  par  les  fibres  du  noyau  lenliculaire  (b). 


I 


riniU'is   i»i    l'iKUii  Ti(i\    Di:  i.'iic.oitci':  <:i:  lu  nit  ai.i:. 


S9 


.iii'ii 

■^    rn|M'iru 


ilr  (  .i/'Im.iI  liri!  son  oiii^'ino  non  pas  du 
MrMiril.    FhTlisit;.    Hi'ililorcw,  Ivlin- 
■     idl.llKli.nir  ri  il.in-  Ir  l'iril  <riM- 


l.f's  aulrnis  i|ui  (ml  sncciili-  à  Mi-i  li>.it;  m-  Minl  m  ^'l'-nf'ial  l.ln^^'■.s  à  son  opinion 
(Ol»M>li'in«'r,  Ktlinuri,  Itrclilcii-w,  v.  Monak.tw.  Zadici  i  r-l  .iilrni-l  Iml  dans  Ir;  |)i(!d  du 
pédoncule  cr'n'lnal  :  un  l'aisc-i'iiu  roilicn-pi(iliili-'i;inlii'|  .mli'i  ifui',  iiii  Liiscrau  de» 
iici  r->  nii'trurs  naniriis,  un  r.ii^icni  pyi.iniiil.il,  un  Liisicm   cinliid  |ii hMiIh  r.inlifl  pos- 

l.'l  l.'MI    ri,    (l;in-<    II'-  (Mil,   lir-,    llllrlllrs  cl    pi  i  .|i.lh|i'S  dll    pinl    ijll    p.'ddlKll  |r    dr^   lillIWS  d'oi  i- 

. me  caudi'c  t'I  Icnlicid.iin'. 

\r<  riM-licr<-lM<s  ,|.-  It.'jniiic  (I.S'.i.t  ,  li.i>..'c-.  mit  l.i  iii-'llnidr  drs  df.L'.'iirips.cnics  .secon- 
da in'-  «■hldi.'rs  à  r.lid.'di's  ,iMl|M'-~  lllhi,,v,-,,|.iillli'--M'lii'r^,  |||<'l  Imdr  (  pu  ili  li  I  cu  ilfiriifr 
iOMii  I  tixri   r.uiiiinr  df  lis  lilurs,  au  mmn-  i  hr/,  rimn ,        (inl  di'-inonln;  (Fig.  49)  : 

I"  (juc    Ir   pii'd  du   p.dnili'idr  .  iT.dM-.l  1    Ile  rdnlicnl  p.i^dr  lilu<'S  Slri('!CS,  (jU'il  esl  CXClU- 

sivcnu'Ut  lornir  de  IIImcs  d'(>i'ii.dnr  coiiicali'  «l  ipi'il  di-i'in'i '■  in  Inl.ilili'  à  la  suiff;  df; 
lésions  l'icndut's  di-  la  coilicalili'-  ci'n'luale ; 

■2"  (Juc  If  l'aiscciui  iiilniir  du  pii'il  du 
lolio  Tronlal  loul  rnhir,  roiiiiin'  r.idiin 
per.  olf.,  -  ni.iis  ipi'il  |urnd  naissanri'  il 
sorlion  dr  la  Iroisit-nio  t'irc(Uivoluli(Ui  IVonlali'; 

3°  Que  II"  raiscoau  exicrnc  ou  do  Tiiiok,  n  cnI  pniiil,  ((nnme  lo  croyaient.  Meynfut, 
FK'cIisii,',  ("le.,  nu  faisceau  venani 
de  la  r('i:i(Ui  occipilo-leiuporale, 
mais  (]u'il  \  ieni  de  l.i  p.n  lie  nioyeii- 
110  lie  la  (-(Mliialili'  leiii]H)r,ile,  et 
<*n  parliculier  des  deuxième  et 
1roisiènn>  circonvoluliiuis  leuipn- 
rales  ; 

4°  yiio  le  faisceau  pyramidal 
occupe  les  trois  cinquièmes  moyens 
du  pied  du  pédoncule  cérébral. 

En  1894  et  189G,  Flechsig  mo- 
difiant ses  anciennes  idées  sur  la 
texture  du  cerveau  et  aliandou- 
nant  son  opinion  sur  lorigine  des 
faisceaux  cortico-protubérantiels 
antérieur  et  postérieur,  émit    en 

se  basant  sur  l'étude  du  di'velnppenieul  de  la  uiyéliue  dans  les  luMiiisphères  céré- 
braux luie  nouvelle  opinion  sur  la  texture  ilu  cerveau  qui  peut  se  résumer  ainsi 
(pi'il  suit  :  Il  existerait  dans  clnc[ue  bémisplièro  des  zones  distinctes  les  unes  des  autres 
au  point  de  vue  anatomique  et  partant  fonctionnel  :  les  zones  des  centres  de  projection 
ou  zones  des  sphères  sensorielles  (Sinnesspbaren  ou  Projectionscentren)  et  les  zones  de 
centres  d'association  (Associationsceniren). 

Les  zones  des  centres  de  projection  seraient  reliées  par  des  fibres  de  projection  aux 
centres  inférieurs  du  nevraxe;  elles  com]>rendraient  :  1"  la  région  rolandique.le  lobule 
paracentral,Ia  partie  adjacente  de  la  circonvolution  du  corps  calleux  et  la  partie  posté- 
rieure des  trois  circonvolutions  frontales  (sphère  tactile);  2"  le  cunéus  et  la  lèvre  cal- 
carine  du  lobule  lingual  (sphère  visuelle)  ;  3°  la  partie  moyenne  de  la  première  circon- 
volution temporale  (sphère  auditive);  4"  les  circonvolutions  limbiques,  en  particulie- 
I  hippocampe  et  la  substance  perforée  antérieure  (sphère  olfactive). 

Les  zones  des  centres  d'association  seraient  dépourvues  de  libres  de  projection  mais 
seraient  reliées  aux  sphères  sensorielles  par  de  nombreuses  libres  d'association.  Ces 
zones,  au  nombre  de  trois,  seraient  :  l'une  postérieure,  comprenant  le  lobe  lemporo- 
occipital,  le  lobe  pariétal  et  le  précunéus;  l'autre  moyenne,  localisée  dans  l'insula  de 
Heil;  la  troisième  antérieure,  localisée  dans  la  partie  antérieure  du  lobe  frontal. 

D'après  Flechsig,  il  n'y  aurait  donc  guère  qu'un  tiers  de  la  corticalité  encéphalique 
<iui  serait  ponivu  de  libres  de  projection,  les  deux  autres  tiers  en  seraient  privés  et 
serviraient  seulement  à  associer  les  unes  aux  aulres  les  sphères  sensorielles  et  la  sphère 


Fk;.  .'ii. —  La  n''giiiu  pyramidale  du  i)ied  du  pédon- 
cule cérébral,  d'après  Dejerine.  (Voy.  aussi  Fig.49.i 


'rr.iv.iux  <lo  I)<!Jo- 
rini!  sur  l'oriK'n« 
(•xi'lusivciiuîjit  r.i>ni- 
calo  <l(!s  tltiros  <lii 
j)ic<l  'lu  |i(';'l'>ficul<! 
cérébral. 


Les  nouvollos  idées 
lie  Flcclisig  sur  la 
texture  'lu  cerveau. 


Les  centres  de  pro- 
jection. 


Les  centres  «l'asso- 
ciation. 


Ces  derniers  se- 
raient dépourvus  de 
fibres  de  projection. 


90 


ANATOMIE    DES    CENTRES    .NEliVElX. 


Recherches  de  De- 
jerinc.  Sachs,  v.  Mo- 
nakow,  Siemerling', 
O.  Vop-t  démontrant 
la  présence  de  fibres 
do  projection  dans 
les  soi-disant  cen- 
tres d'association  de 
Flcchsig. 


Modifications  ap- 
po<'té(>s  par  Flechsifr 
;'i  SCS  opinions. 


tactile.  Les  zones  des  centres  de  projection  existeraient, ;d'après  Flechsig,  dans  toute  la 
série  des  mammifères,  quelquefois  même  avec  un  développement  plus  considérable 
que  chez  l'homme.  Les  zones  des  centres  d'association  représenteraient  les  centres 
intellectuels  (Geistige  Centrent  les  véritables  organes  de  la  pensée  (Denkorgane).  Elles 
n'appartiendraient  qu'aux  primates,  constitueraient  la  marque  caractéristique  du  cerveau 
de  l'homme  et  leur  développement,  variable  d'un  cerveau  humain  à  l'autre,  serait  en 
rapport  étroit  avec  le  développement  des  facultés  intellectuelles.  Dans  la  série  des 
mammifères  elles  perdraient  de  leur  importance  et  finiraient  par  disparaître  complète- 
ment au  fur  et  à  mesure  que  l'on  descend  dans  l'échelle  zoologique. 

Cette  conception  de  la  corticalité  cérébrale,  que  Flechsig  a  émise  dans  plusieurs 
publications,  repose  sur  l'élude  de  cerveaux  de  nouveau-nés  ou  d'enfants  dont  le  plus 
âgé  avait  cinq  mois;  elle  est  en  contradiction  absolue  avec  tout  ce  que  nous  enseignent 
l'anatomie  normale  et  l'élude  des  dégénérescences  secondaires. 

L'anatomie  normale,  appuyée  sur  l'étude  des  dégénérescences  secondaires,  démontre 
que  toute  la  corticalité  cérébrale  contient  des  fibres  de  projection,  y  compris  probable- 
ment l'insula.  L'un  de  nous,  en  1897,  a  montré  que  l'extrémité  antérieure  du  lobe  fron- 
tal et  le  pli  courbe  envoient  de  nombreuses  fibres  de  projection  dans  la  couche  optique, 
et  les  faits  que  nous  rapportons  dans  cet  ouvrage  (Fig.  66  à  141,  p.  90  à  149)  montrent 
une  fois  de  plus  que  toute  la  corticalité  cérébrale  possède  des  fibres  de  projection. 
Mais  le  secteur  moyen  de  l'hémisphère  envoie  seul  des  fibres  de  projection  dans  le 
pied  du  pédoncule  cérébral,  et  de  là  dans  les  régions  inférieures  du  névraxe.  Les 
secteurs  antérieur  et  postérieur,  c'est-à-dire  les  deux  fiers  antérieurs  du  lobe  frontal, 
le  lobe  pariétal  et  le  lobe  occipital,  le  précunéus,  les  lobules  lingual  et  fusiforme,  la 
pointe  temporale,  envoient  de  très  nombreuses  fibres  de  projection  dans  le  thalamus 
et  les  ganglions  qui  en  dt' pendent,  mais  n'en  envoient  pas  dans  le  pied  du  pédoncule 
cérébral. 

En  1897,  Sachs  est  de  même  arrivé  à  dos  résultats  opposés  à  ceux  de  Flechsig  en 
employant  la  inélhode  des  dégénérescences  secondaires,  et  v.  Monakow,  en  1898,  étu- 
diant la  myélinisalion  de  la  corticalité  cérébrale  chez  un  enfant  âgé  de  quatre  mois,  a 
pu  constater  très  nettement  que  le  lobe  pariétal,  comme  les  circonvolutions  occipito- 
temporales,  possède  des  fibres  de  projection,  et  qu'il  participe  à  la  constitution  des 
couches  sagittales  du  lobi^  occipito-temporal  et  du  segment  rétro-lenticulaire  de  la 
capsule  interne.  Siemerling  enfin  (1808)  étudiant  la  myélinisalion  de  l'écorce  chez  le 
fœtus  de  huit  et  de  neuf  mois  et  chez  des  enfants  de  un  à  lieize  mois  a  constaté  que  la 
corticalité  cérébrale  tout  entière,  y  compris  l'insula,  possède  des  fibres  de  projection. 

L'anatomie  comparée  montre,  du  reste,  que  les  cerveaux  des  mammifères,  en  par- 
ticulier du  chat  (0.  Vogt,  1898),  présentent  le  même  mode  de  développement  de  la 
myéline  (|ue  l'homme.  La  myélinisalion  apparaît  d'abord  aux  trois  points  qui  corres- 
pondront aux  «  trois  centres  sensoriels  onde  projection»  de  l'homme;  ces  points  s'agran- 
dissent peu  à  peu,  puis  se  fusionnent  et  s'étendent  bientôt  à  toute  la  corticalité  cérébrale. 

La  nouvelle  conception  de  Flechsig  est  donc  erronée.  Qu'une  grande  partie  de 
l'écorce  cérébrale  soit  encore  dépourvue  de  fibres  de  projection  chez  l'enfant  en  bas 
âge,  —  et  le  cerveau  de  l'enfant  le  plus  Agé  étudié  par  Flechsig  était  celui  d'un  enfant 
de  cinq  mois,  —  la  chose  est  probable.  11  n'y  a  rien  d'étonnant  à  ce  que  les  centres 
sensoriels  et  sensitivo-motcurs  se  dévelopiient  plus  vile  qiu^  d'autres  régions  de  l'écorce, 
puisqu'ils  sont  d'ordre  pliylogéni'lique  plus  ancien.  Mais  se  baser  sur  ce  fait  que  cer- 
taines fibres  ne  sont  pas  encore  dév(>loppées  à  une  certaine  période  de  la  vie.  jiour  dire 
qu'elles  n'existeront  pas  plus  tard,  c'est  là  une  projidsilion  inadmissible. 

Du  reste  Flechsig  n'a  pas  tardé  à  modifier  son  npiiiiiui  IS',)8);  il  admet  ;injourd'iiui 
au  lieu  des  7  zones  corticales  primitives  (4  zones  de  projection  et  ;}  d'association)  «  pour 
le  moins  »  40  zones  corticales  eml)ryoli\gi(|ues  ;  il  admet  en  outre  que  ses  «anciennes  » 
zones  d'association  possèdent  /les  libres  de  piojection  mais  en  i|uanliti''  nioiiulre  que  les 
zones  de  projection. 


iii;iîi;s   m:   i'i!ii.ii:(  timn   ni-,  i.'iicoitcK  (;i:iu;i{i«  a  i.i:.  -.h 

III.  -  Tn\,ii:r  lis  ni!i;i:>  i»i.  i-uojkction  du  mantiiai  «èhkiih  \i,  kti.dikks  : 
I"  i'\u  i.\  Ml  iiMthi  \>\:^  iii;(.I':m';hi;sc.i;ncI';s  si;cum)AIUi;s  ;  2"  dans  cichtains 
(•.\s   d' \(.i;m;sii:s    ih     \i\nii  \i     (.i:iii;iin  \i.. 

I.   —   i)i;(;  i:m^'.h  i:sc.  i:Nt;i;s    siicond  v  i  it  r,s 

l.t'    itriuiinc   liinni-    iiii    loiil  ;m  poiiil    do   VU(î  <'uialnmi(|ii(' cl  pliysiolo-      ConsidcTations  (,'»••- 
<ii(]iir  l'I  iiiic  loiiui  (rime  (le  >(•>  |t;iili('>  constiliiantcs  l'ciciilil,  sur  (oiilcs 
Ifs  ;iiili('>.  .\(iii>  >;i\(iiis  (|ii('  si  l'on  >(''i)ai'(!  le  cylindrc-ax(;  de  sa  (•clliilc 
d'oriiiiiir.  la  parti»'  de  ce  cylindi'c-axc  sitiKMMiu-dossous  de  la  scclioii  d(''g6- 
iicri'  —  (//■f/r/irrrsir//(f'  ii'dlln'irnin'  ou  cellulifiif/c.  Nous  savons  aussi  (|Uo,      D(-(,'6n(-resr;oncf) 

I  1  III  '  Il  II  -        !•  I        I        I  i'        I   I  <:(!llulifn(^r'. 

daii>  ce  cas.  la  cellule  prcscMUc  des  altci-auons  de  Icxluro  (v.  (luddcu, 
lla\cui.  l"oi(d,  Nissl.  elc.  1 .  cl  (|ue  le  lVaj;nuMil  de  cylindre-axe  sihu''  au- 
dessus  de  la  seclion  s'allère  c'^alenuMit  —  drgénrrescnicc  rrlr'x/rtide  ou 
( rllitliitrtr.  ('elle  dernière  est  d'aulanl  plus  complète  (|ue  le  neurone  est  Dég.-nrrcsccncc 
pluscourl.  ([uil  estléséen  un  point  plus  rapproché  de  sa  cellule  d'ori^^ine  ^^  "  "pôto. 
cl  (|uc  le  >ujel  a  idc  fi-appé  à  un  âge  plus  jeune;  mais  elle  survient  égale- 
nienl  elle/  l'adulle  dès  (|U(>  la  lésion  est  un  peu  ancienne  (Fig.  o5,  cas 
Brichard,  cas  Dautriche,  Fig.  192  à  194,  p.  182).  Nous  savons  enfin 
i[ue  les  lésions  (h^slruciives  —  lorsqu'elles  remontent  à  la  première  enfance 
V.  (iiudd(Mi,  For(d,  v.  Monakow.  [.angley  et  rîrunbaum,  etc.)  ou  lorsqu'elles 
SI  ml  anciennes  fvoy.  casPradel.  [).  I  00  elsuiv.)  — entraînent  une  atrophie 
des  ueui'ou(^s  de  2'' et  de  .'{"ordre.  Ces  atrophies,  dites  atrophies  indirectes,      Afroi>iiies     in.ii- 

/     ■  .       .•     •  ,    ,        •  1        ,  '       •'!     I  !•         .  Il'  1  rectos     ou      secou. 

^cronatnrns,  tertiaires,  sont  loujours  lentes  a  selahiir  et  sont  1res  proba-  daircs. 
blement  l'expression  anatomique  de  l'inactivité  fonctionnelle  (Vulpian  .  de 
l'absence  ou  de  l'insuffisance  d'excitants  nécessaires  à  la  nutrition  normale 
des  neurones.  On  connaît  de  longue  date  l'hémiatrophie  croisée  céréhel- 
leusc»  dans  l'hémiplégie  infantile;  il  est  de  même  fréquent  de  conslalei-, 
suivant  le  siège  de  la  lésion,  soit  une  atrophie  de  la  bandelette  opli({ue, 
ou  du  ruban  de  Heil  médian  (Fig.  57  et  58,  cas  Pichepin,  voy.  aussi  cas 
Rivaud.  \^.  l')l,Pradel.  p.  lOOi,  soit  une  diniinution  de  volume  de  la 
corne  anli'ricure   d<'  la  moelle  épinière  (,Fig.  77  et  l')9i. 

Les  atrophies  indirectes  ou  secondaires,  s'accompagnent  toujours  d'une  Atropines  en  masse 
atrophie  en  masse  plus  ou  moins  prononcée  de  la  moitié  correspondante  iatéraie'"<hi"tronc'!în- 
du  tronc  encéphalique,  portant  sur  la  totalité  des  faisceaux  blancs  et  de  la  c^'piia'i'i"'^  et  de  la 

,  .        .  .  .       moitié  croisée  de  la 

substance  grise.   Elle   intéresse  non   seulement  les  faisceaux  de   la  voie  moeiin  épinière. 

pédonculaire  respectés  par  la  dégénérescence  (Fig.  60,  cas  Bizaguet  ,  ou  le 

système  de  ])rojection  du  rhinencéphale,  en  particulier  le  trigone  et'it'bral 

(Fig.  61,  cas  Rivaud),  mais  encore  toute  la  moitié  correspondante  de  la 

calotte  pédonculo-prolubérantielle(Fig.  ()0,casBizaguet;  Fig.73à75,cas 

Pradel  ,1a  moitié  correspondante  du  bullx"   Fig.  76,  cas  Pradel  :  Fig.  ."7, 

cas  Pichepin:  Fig.  V.Vl,  cas  Rivaud  et  la  moitié  de  la  motdie  é|)inière 

opposée  à  la  lésion  cérél)rale  ( Fig.  77,  cas  Pradel;  Fig.lo7,  loS,lo9,cas 

RivaudK  A  topographie  de  lésion  égale,  l'atrophie  en  masse  est  d'autant  jjIus 


ANATOMIK    I)i:S    CENTRES    NEItVElX. 


intense  que  la  lésion  frappe  un  sujet  à  un  âge  plus  jeune  ou  que  chez  l'adulte 
elle  est  de  date  plus  ancienne.  Il  est  intéressant  de  comparer  à  cet  égard 
les  cas  d'hémiplégie  cérébrale  infantile  cas  Pichepin,  Fig.56  à  59;  cas 


SR     ^^P      Vd 


.Lu 


YP(d) 


i''iG.  o.'J.  —  Dégénérescence  rétroiirade  de  la  voie  pédoncuhiire,  en  paiiiculicr  de  sa 
partie  moyenne  chez  un  homme  de  44  ans,  frappé  à  Tàge  de  35  ans  d'une  hémiplégie 
gauche  consécutive  àun  foyei'  de  ramollissement  occupant  la  moiliédroile  delapro- 
tuhérance.  (Voy.  cas  Brichard,  III''  ]iartie.) 

La  dégénérescence  rétrograde  de  la  voie  pédonculaire  diminue  de  bas  en  haut; 
elle  peut  être  suivie  avec  beaucoup  de  facilité  dans  la  région  sous-thalamique  de  la 
capsule  interne  ;  dans  la  région  llialamique  inférieure  et  moyenne  il  n'existe  plus  de 
zone  dégénérée  dislincte,  mais  une  diminution  de  vohmie  en  masse  de  tout  le  seg- 
ment postérieur  de  la  capsule  inlerne,  surtout  dans  sa  partie  moyenne. 

Le  pied  du  pédoncule  gauclie, présente  une  ])elite  zone  de  dégénérescence  (VP  (d) 
consécutive  à  un  foyer  de  ramollissement  du  noyau  lenticulaire  ayant  sectionné 
dans  la  région  Ihalamiiiiie  moyenni^  la  p.iilii'  aiilériciire  du  segment  postérieur  de 
1.1  <;i|isule  interne  en  arrière  du  genou. 

/■7/;,  faisceau  longitudiii.il  i)(ist(  rieur.  —  /•"/',  f.iisci'.nnlc  'l'unU  allciut  (l(Mlégénérosccnce 
létro^'iade.  —  Lu,  locus  niger.  —  l'es,  pédouculc  cércbcllcux  supérieur.  —  Qp,  tubercule 
(luadrijuuieau  postérieur.  —  /{/,  rubnn  de  Ueil  I.iléral.  —  R»i.  ruban  de  Holl  médian  atteint 
h  (troito  de  défjénéroscencc  ascendante  eonsécutive  à  la  lésion  prolubérantielle.  —  SR,  for- 
nialion  réticulée.  —  IV/.  petite  racine  nu)tnce  descendante  du  Irijunu^au.  —  17*.  voie  pédon- 
culaire; Vl'd;,  la  zone  dégénérée  du  jiicd  du  pédoncule  gauche:  17' /•),  la  zone  d'intensité 
niaxinia  de  la  dégénérescence  rétrograde  de  l;i  \(ii(;  pédonculaire  droite.  —  ///,  filets  radicu- 
laires  du  nerf  moteur  oculaii-e  couuiuni. 


Rivaud,  l'ig.  1  \2  à  162)  aux  cas  d'hémiplégies  ancieinics  «h'  l'adulte,  cas 

Pradel,  ouzo  ans  de  durée  (l'ig.  (»(")  à  78);  cas  Bizaguet,  (|uinz('  ans  de 

durée  i  l'ig.lJO);  cas  Cogery,  viiigl-(hMi\'  ans  de  diirc'e  (l^g.  ITS,  ITÎ),  180). 

hniis  les  cas  d'hémiplégie  céréhrah*  renionlanl  à  l'enfance  et  s'accom- 


riinu'.s   i>i;  I'Hoiicimin   m;   i.*i:i;ni;(;i;  c.i.ki.i'.k  \  i.i: 


'j:j 


.'M 


...•t 


V  -lir  (  J.1 


Fio.  56. 


:.R'm[ûi:    Py 
Jlrn 

KlG.    08. 


tiitn  l'ic liofii  II, 
Air»|iliiii  iii'lirncdr 
'lu  rulmii  ili<  Knil 
iii<-<liaii'  i!t  litViiija- 
tr<i|>hiu  l'H  mnH<i()  ilu 
tronc  (■ii<:>-|ili;iliquu 
'laiiH  un  rus  •!  Ii<-nii 

)il«'-(,'io    rrrri'tljrnl»!    ili- 

l'aiitilc  Kaiiolio  l[>la- 
<[ii(^juiiiir  i|i!l;i|iuri.ii! 
inoyciirii-  «li-s  i;ir<:')n- 
voliUioiis  rolaii<lif|ii«?\ 
ilroiU's  sans  pariifi 
paiioii  'les  noyaux 
t{ris  cciilraux. 


Crst 


N  D      l^aT 


3^  an:     îTOl'      •^' 

F  1(1.  :;:. 

FiG.  oG,.")7  et  .'18.  —  Cas  Pichepin,  héinipléyie  cérébrale  infantile,  datant  de  l'âge  de  Tans 
chez  un  sujet  mort  à  l'âge  de  84  ans.  Plaque  jaune  de  la  partie  moyenne  des  cir- 
convolutions frontale  et  pariétale  ascendantes,  sans  participation  des  noyaux  gris 
centraux.  Il  existait  en  outre  dans  ce  cas  une  dilatation  de  la  corne  occipitale  et 
du  carrefour  ventriculaire,  et  une  atrophie  des  circonvolutions  des  régions  pariéfo- 
occipito-teniporales  dans  les  régions  légèrement  teintées  de  la  figure  56  qui  ne 
mesuraient  guère  plus  d'un  demi-centimètre  d'épaisseur.  — Fig.  o7.  —  Coupe  trans- 
versale de  la  partie  moyenne  du  bulbe.  ;Dégénérescence  de  la  pyramide  anté- 
rieure du  bulbe  (Py),  atrophie  indirecte  de  la  couche  interolivaire  (Rm(a)  et  hémia- 
trophie en  masse  de  la  mollit'  droile  du  bulbe.  —  Fig.  08.  —  Coupe  transversale  delà 


94 


ANAÏOMIE    DKS   CE.\TI\ES    NKRVELX. 


région  inférieure  du  bulbe.  Déf^énérescence  de  la  pyramide  antérieure  droite  (Py), 
atrophie  indirecte  derentre-croisemenl  piniforme  (xpin),des  libres  arciformes  inter- 
réticulaires  gauches  (fir(a),  des  noyaux  des  cordons  de  Burdach  et  de  Goll  gauches 
(NG,  >'B'i,  du  côté  opposé  à  la  lésion  cérébrale.  (Méthode  de  Weigert.) 


Côté  sain. 


Côté  atrophié. 


FiG.  59. —  Cas  Pichepin.  l-"ragnients  des  couches  interolivaires  du  côté  sain  et  du  côté 
atrophié  vu  à  un  fort  grossissement.  Le  ruban  de  Reil  du  côté  atrophié  contient  un 
petit  nombre  de  libres  normales  (fn),  il  contient  surtout  des  libres  de  petit  calibre 
et  un  très  grand  nombre  de  libres  atrophiées  (fa),  les  fibres  sont  en  outre  plus  ser- 
rées les  unes  contre  les  autres,  la  substance  fondamentale  étant  atrophiée.  Double 
coloration.  (Mélhode  de  Weigert  et  Carmin. "i 


pagnant  d'une  dégénérescence  ou  d'une  agénésie  plus  ou  moins  totale  de  la 
pyramide  du  côté  correspondant  à  la  lésion,  on  observe  parfois  du  côté 
sain  une  véritable  Jnjpertrophie  de  tout  le  système  des  fibres  de  projection 
du  manteau  cérébral,  en  particulier  de  la  voie  pédoncuiaire  et  de  la 
pyramide  antérieure  du  bulbe.  Il  s'agit  là  vraisemblablement  d'une  hyper- 
dans  certaines  hémi-  irophie  de  cause  fonctionnelle,  compensatrice,  vicariante  pour  ainsi  dire; 

plegics      cérébrales  ^  •    i  i        i 

infantiles.  trés  appréciable  dans  le  cas  Pichepin  (Fig.  o7  et  58),  elle  atteint  un  degré 

excessif  dans  le  cas  Rivaud  (Fig.  (»2et63;  voy.  aussi  les  ligures  lit,  147 
à  155,  p.  lo3  et  suiv.  se  rapportant  à  ce  cas). 


Hy  i>ertrophio  com- 
pensatrice de  la  voie 
pédoncuiaire,  en  par- 
ticulier do  la  i)yra- 
mide    du   côté  sain, 


Dans  le  centre  ovab\  la  ca[)sule  interne  et  le  pied  du  pédoncule  céré- 
bral, l'enchevêtrement  des  différentes  catégories  de  fibres  de  projection  du 
manteau  est  tel,  ([ue  l'emploi  systiMualiqui»  de  la  méthode  des  dégénéres- 
cences secondaires  perm(^l  seul  de  déterminer  leur  trajet,  leur  longueurel 
le  territoire  cortical  dont  elles  émanent.  Or  une  lésion  rorlicalr  entraîne  non 
seulement  la  dégénérescence  des  fibres  de  projeclimi  corliciruges,  à  ter- 
toutfs  les  (iiTos  qui  niinaisous  pins  on  moins  éloignées  (thalaminues.  st>ns-lli;ilaniiciues,  pro- 

l>reiiiientlcuront,'in<'  '  .  .        .  . 

lulx-rantiellcs,  mi'dnllaii'cs),  nniis  encore  — ainsi  (pic  nous  l'avons  vu  dans 
le  tom(î  l'"''  —  la  d(''g(''nérescence  des  fibres  commisMirab's.  (l(>s  libi'cs  courtes 
et  longnes  d'associalion  ;  elle  l'elenlii  en  onire  sni"  les  fibres  lerniinab^s, 
corlicipMes  (|ui  subissent  la  dégéiuM'escence  i'('lrograde,  cellulipéle.  Fe 
champ  (le  dégénérescence,  si  l'on  peut  s'exprimer  ainsi,  sera  donc  li'ès 
élcndn   an  voisinage    iniiniMlial    Aw    foyer  priniililCorlical   cl    se    l'i'dnira 


J^os  lésions  corti- 
cales déterminent  la 
(|éf,'énércscciicc      ilo 


ou   (jui  se  terminent 
dans  la  réf'ion  lésée. 


Vc     '       6yAq 
!     'Aq    ; 
■    '        ;    Ça 


TiG.  (")!. 

Fk..  C.O.  —  Alr.i|iliii'  cil  niasse  de  la  caloltc  du  pédoncule  ci'rébral  et  de  la  voir  pédoii- 
culaire  dans  un  i  a>  de  di''i:énérescence  de  la  partie  moyenne  du  pied  du  pédoncule 
ctTébial.    Cas  Bizaguet.  voy.  Fii;.  39,  p.  ao.) 

FiG.  01.  —  Alropliie  en  masse  du  pilirr  aniérieur  du  (ri^'one  dans  un  cas  d'hémipleuie 
cérébrale  inlantile.  Cas  Rivaud,  Fii;.  142  à  162,  p.  l.il  et  suiv.)  F^'atropliie  porte  non 
sur  le  nombre  mais  sur  le  vokune  des  fascicules  qui  sont  plus  petits,  plus  serrés  les 
uns  contre  les  autres  et  sépan-s  par  très  [leu  de  substance  i^rise.  Méthode  de  ^^eiger^. 
I.e  Iriiione  atropliié-  et  le  triiione  sain  ont  été  dessinés  à  un  même  grossissement. 
—  Atrophie  indirecte  du  ruban  de  Heil  médian  dans  un  cas  diiémiplégie  cérébrale 
infantile.  Cas  Rivaud,  Fig.  142  à  102,  p.  loO  et  suiv.)  (Colorât,  au  carmin).  Le  ruban 
de  Hcil  sain  et  le  luhan  de^lUdl  atrophié  ont  été  dessinés  à  un  même  grossissement. 


96 


AXATUMIE    DES    CEXTKES    .NERVEUX. 


polit  à  petit,  au  fur  et  à  mesure  de  l'épuisement  des  fibres  dégénérées. 
A  la  suite  d'une  lésion  sous-corticale,  capsulairc,  pédonculairc.  protubé- 


NCB 


Lu 

Fir..  62-63. 

NCG(a) 
"NCG      1        >]CB(a) 


FiG.  62  et  63.  —  Hypertrophie  conipcnsatrico  de  la  voie  pédonculaire  (Fig.  62)  et  de  la 
l>yramido  antérieure  du  bulbe  (Fig.  63)  du  côté  sain  dans  un  cas  d'ht'niiplégie  céré- 
brale infanlilc  avec  agénésie  de  la  pyramide  du  côté  lésé. (Cas  Rivaud,  voy.  p.  151, 
Fig.  142  à  162.) 


ranlicllc,  hullxiirc  ou  mcdultaive  siUuM'  sur  le  trajet  des  fihres  d(^  |)ro- 
jectioii  ilii  luanleMii  (•('•rél»ral.  IV'tendiie  de  la  zone  dégénérée  est  toujours 
plus  grande  ([ue  celle  (|ui  s'observe  à  la  suit(>  de  lésions  corticales,  (le  lait 
liciil  :  1"  à  la  disposiliou  eu  éventail  du  système  de  j)roje('tiou,  (jui  veut 
(|iriiii('  h'sion  capsulairc  iiuMue  minim(>  détruise  d'un  seul  ('oii[t  uu  [)lus 


iii;ui;s    im;    l'Hn.i  iic  i  i  o  n    im;   i.'iic.uuci';  (;i;i;i:r.i(  \  i.k.  <m 

«riMIld    iiniiiliir  ili'    lilil'i'-^  (11-   |i|(ij('rl  iuli    à  IniKj   Inijrl    i|iriii|i'    |i-|ii||    ci  iil  ir.i  !<•         |,(.h    li'-Hionti    ««.u»- 

(le    llirmi'    rlcliillic;     1'   ;i    (•(■(|ll('    «l.llls     leur    huit:    Inijcl    rlcinlll    illl    lli;illlr;il|     i^jr,,,,     |,/,.|f,n,ulai- 

<'(M('lii;il    .111    liliim    h'niiiiiiil.    les   lihrcs   de   iifoiccl  ii  m  nCxi^Irnl    iiiilli'    imi'l    ''"''•   ""■■•   'i|''    "•"''■ 

j^    \'r\\\\    i^(i|r,(|iic   |i;iiln|il   cllrs    sc   inrljlllj^cil  I    <MI     ^'cll  I  ic  en  li  ^cii  I     ;i\i'C    {\i'^     l-rojnction    'In    rnaii- 

I  II  V      i  ■  ■  K      \  "■'"'     '■•'■'■"l'rîil     cn- 

liliir--   plu-.  iMi    iiiniii'-   ii(iinlir('ii--<'s    cl     (le    |tr(i\  ciKiitcr   Iml     \;iiic(':   A    Inir    iniini-nf.  la  «l-k-tk;- 

(irii/inr   cl    (|;ms    l:i     siili<l(incc    hlaiulic    non    di  ff  rrrinirc    de     rii('Mlli>|)llcr(',    syMèmo'  <lo' "(il.rci»' 
elles  s'ciK  licNcIrciil    iiil  iiiiciiUMil   Jivcc   les   liltrcs  cominissmjilcs  cl   d'iisso-    ainsi  fine  -les  nbrM 

(||  ongiiio  varii'cs  (pii 
ciiilioli   du    in;iiilc;ni    (•('•nd)i';il  ;  d.iiis    la   conrannc  rniinnnnnlc  cl    la   caitsnlc    snnirc-croiscnf ohm- 

inti'tni'.  (dics  sc   iiiclanj^ciil    en    (Uilrc    aux    lihrrs  larl iciprics  (|iii,  |ircnaiil 

leur  origine    dans  l(>s  e(Milrcs    uaii^lioiiiiaircs   iiirrucoiiicaiix    [/ihrrs  ihn- 

\    hnno-cnrticalos  ^'[  aiilrcs),  se  ((MMiiiueiil  dans  l'ocorce  cérél)ralc  en  siii\anl 

en  sens  inverse  le  Irajel  ^\^'>  libres  do  projection  corticale.  Dans  la  ea|)snl(' 

inl(Mne.    (dies    sniil    en    duI rc   croisées    par   un    nombre    plus    on    moins 

considi'iahle  de  libres  (|iii  —  ndiant  le  C()r|)s  strié  au  tlialanius,à  la  ré^^ion 

sous-llialanii(|iii'   v\   à    la  ealolle  du   |i('d()iieiile  cérébral,  —  suiv(Mil.  pour 

ari'i\('r  à   leur  deslinaliou,  dans  nue  j)arlie   de   leur  Irajtd  la   voie    de    la 

capsule  interne  ou  la  traversent  plus  ou  moins  obli({uenienl.  Dans  Vélar/e 

infrrirnr  du  pédoncule  cérébral,  par  contre,  elles  existent  à  l'état   isolé 

sans  mélange  avec  d'autres,  et  il  en  estpi-es(|ne  de  même  dans  Va.  puramide 

hulbairo.  Dans  la  moelle  épin'ière  enlin,  les  libres  dn  faisceau  pyramidal, 

bien  (jne  cantonnées  spécialement  dans  certaines  parties,  sont  accompa- 

iiuées  dans  tonl  ItMir  trajet  par  des  fibres  ayant  une  toute  autre   origine 

(^libres  longues  et  courtes  d'association  provenant  des  cellules  descordons, 

fibres  de  la  formation  réticulée   bulbo-protubéranlielle,  fibres  venant  du 

liibercule  (juadrijumeau  antérieur,  du  cervelet,  du  noyau  de  Deiters,  etc.). 

Les  lésions  sous-corticales,  capsulaires.  protubérant icdles,  nu'dul- 
laires.  etc.,  entraîneront  donc,  outre  la  dégénérescence  des  librcîs  de  pro- 
jection corticale,  la  dégénérescence  d'autres  systèmes  de  fibres  d'origine 
variée. 

Dans  ces  lésions  il  sc  produit,  en  outre,  des  dégénérescences  en  aval       Dé-tnércsccnces 
et  en  amont  du  foyer  primitif.  Lorsque  la  lésion  est  récente,  le  champ  de  et'l"I'amont'^de''ces 
dégénérescence  est  constitué   seulement  par  les  fibres  qui,  séparées  de  lésions. 
leurs  cellules  d'origine,  ont  subi  la  dégénérescence  wallérienne  —  déf/é- 
nérescence  cellulifuge.  —  l^es  fibres  ([ui  dégénèrent  en  aval,  c'est-à-dire 
au-dessous  d'une  lésion  sous-corticale  ou  capsulaire  par  exemple,  et  qui 
suivent  la  voie  de  la  capsule  intern(>  et  du  pied   du  pédoncule  cérébral, 
appartiennent  aux  fibres  de  projection  du  manteau  cérébral;  ce  sont  des 
libres  corticifuejes.  Les  fibres  qui   dégénèrent  en  amont,  c'est-à-dire  au- 
dessus  de  la  lésion,  sont,  elles  aussi,  frappées  de  dégénérescence  cellu- 
l'fn(je,  car  ce  sont  des    fibres,  qui   nées  dans  le  thalamus   et  ses  gan- 
glions, etc.,  —  vont  s'arboriser  dans  l'écorce,  fibres  cortie'ipèles. 

Par  contre,  lorsque  la  lésion  est  moins  récente, à  cette  dégénérescence 
cellulifuge  vients'adjoindreun(>  dégénérescence  rellulipèle,  rétroep-ade^o^xù,        Dégonércsccncos 
elle  aussi,  s'obs(>rve  en  amont  et  en  aval  de  la  lésion.  Au-dessus  de  la  lésion,    efcïï,\o'uVcoI 
il  se  produit   uik»  dégénérescence  i-étrograde  des  fibres  de  projection  —  lésions. 


98 


ANATOMIE    DES    CENTllES    NERVEl'X. 


Importance  de  la 
méthode  de  Marchi 
pour  cette  étude. 


pouvant  s'accompagner  d'une  atrophie  comi)lète  des  cellules  pyramidales 
de  l'écorce  cérébrale  —  et  au-dessous  de  la  lésion  une  dégénérescence 
rétrograde  des  fibres  coriicipètes.  En  d'autres  termes,  dans  les  cas  de 
lésion  sous-corticale  ou  capsulaire  —  et  il  en  est  de  même  à  la  suite  d'une 
lésion  du  pied  du  pédoncule,  de  la  protubérance,  du  bulbe  et  de  la  moelle 
épinière,  —  les  faisceaux  sectionnés  dégénèrent  dans  les  deux  sens,  très 
rapidement  dans  le  sens  cellulifuge,  plus  lentement  dans  le  sens  celluli- 
pète  (voy.  en  particulier,  cas  Dautriche,  Fig.  192,  à  194,  p.  182,  lésion 
du  segment  rétro-lenticulaire  de  la  capsule  interne  et  dégénérescence  des 
couches  sagittales  du  segment  postérieur  de  la  couronne  rayonnante  et 
le  cas  Brichard,  Fig.  55  lésion  protubérantielle,  dégénérescence  rétro- 
grade de  la  voie  pédonculaire). 

D'une  manière  générale,  l'emploi  de  la  méthode  de  Marchi  est  supérieure  à  celle  de 
Weigert,  dans  ce  genre  de  recherches,  hien  qu'en  anatomie  pathologique  humaine  son 
usage  soit  plus  restreint  qu'en  pathologie  expérinientale,  car  elle  ne  peut  s'appliquer 
que  dans  des  cas  de  lésions  récentes  et  on  ne  peut  l'employer  pour  étudier  des  coupes 
de  grandes  dimensions;  mais  c'est  une  méthode  positive,  montrant  la  dégénérescence  de 
la  myéline  et  pouvant  déceler,  par  conséquent,  l'existence  d'un  très  petit  nombre  de 
fibres  dégénérées  au  milieu  d'un  faisceau  sain,  résultat  que  l'on  ne  peut  obtenir  avec  la 
méthode  de  Weigert.  Celte  méthode  de  Marchi  est  également  précieuse,  car  elle  permet 
l'étude  des  lésions  très  récentes,  à  une  période  où  la  méthode  de  Weigert  no  donne  pas 
encore  de  résultats.  Par  l'emploi  de  la  méthode  de  Marchi  on  peut,  d'autre  part,  établir 
dans  un  faisceau  complexe  la  direction  des  fibres  qui  le  constituent.  Dans  les  lésions 
anciennes  de  la  corticalité  rolandique,  par  exemple,  la  méthode  de  Weigert  montre  dans 
le  segment  postérieur  de  la  capsule  inlerne  une  zone  de  dégénérescence  qui,  certaine- 
ment, n'est  pas  seulement  constituée  par  les  fibres  de  projection  dégénérées,  mais  aussi 
par  un  grand  nombre  de  fibres  corticipMes  frappées  de  dégénérescence  cellulipète.  Les 
lésions  corticales  récentes,  étudiées  au  Marchi,  montrent  en  effet,  dans  ces  régions, 
l'existence  d'un  grand  nombre  de  fibres  saines  au  milieu  des  fibres  dégénérées;  cer- 
taines lésions  thalamiques  7'écentcs  permettent  de  suivre  le  trajet  de  ces  fibres  cortici- 
pètes  dégénérées  à  travers  la  capsule  interne  et  la  couronne  rayonnante  ;  le  nombre  de 
ces  fibres  est  enfin  bien  mis  en  évidence  dans  certaines  agénésies  du  manteau  cérébral 
(voir  cas  Longery  et  Richard,  p.  1S5  et  suivantes). 

Lorsque,  pour  prendre  un  autre  exemple,  la  voie  pédonculaire  cl  le  ruban  de  Reil 
médian  se  trouvent  sectionnés  par  une  lésion  protubérantielle,  la  méthode  de  Marchi 
permet  de  déceler  dans  les  lésions  très  récentes,  une  dégénérescence  exclusivement  des- 
cendante de  la  voie  pédonculaire  et  une  dégénérescence  excbisivetnent  ascendante  du 
ruban  de  Reil  médian.  Mais,  dès  que  la  lésion  protubérant ielle  est  im  peu  moins  ré- 
cente, la  dégénérescence  rétrograde  de  ces  deux  faisceaux  survient.  On  constate  alors 
(  méthode  de  Marchi)  outre  les  dégénérescences  ([ue  nous  venons  de  mentionner,  une 
dégénérescence  rétrograde  ascendante  de  la  voie  pédonculaire,  remontant  plus  ou  moins 
haut  dans  le  pied  du  pédon(!ule  cérébral  et  le  segment  postérieur  de  la  capsule  interne, 
et  une  dégénérescence  rétrograde  descendante  du  ruban  de  Reil  médian,  dans  son  trajet 
bulbaire.  Ces  dégénérescenc(>s  rétrogrades  diminuent  rapidement  d'intonsilé  à  mesure 
que  l'on  s'éloigne  d<>  la  h'-sion  ihîstiuctivo,  et  leur  interprétation  est  en  général  facile, 
mt'me  avec  la  méthode  de  Weigert-Pal.  Mais,  s'il  s'agil  d'un  neurone  court,  d'un  sujet 
frappé  dans  le  jeune  Age  ou  d'une  lésion  un  peu  ancienne  cho/.  mi  adulte,  elles  peuvent 
s'étendre  à  toute  la  longueur  du  segment  cellulipète  lUi  neurone  lés('  et  s'accompagner 
même  d'une  disparition  comjjlète  de  la  cellule  d'origine.  La  rniHliode  de  Weigert  per- 
mettra bi«;n,  dans  ces  cas,  d'établir  le  trajet  du  neurone  court  lésé,  mais  non  pas  le 
sens  de  sa  conductibilité  et,  partant,    son   origine  et  ses  terminaisons;  aussi,  dans 


KiiniKs   ni:  l'iioJKCintN   ni';  i.'Kcoin;!:  (,i.iu  i-.it  m.k 


00 


I     cos  cas.  lie  r.iiil  il  jamais  m'-i^lii,'!'!' il  rliiili'i ,  suit    |)ai'  la  iiit'lliit.lt!  du  carmin  en  masse, 
'     Si'if,  loiM|uc  la  cliosf  est  possible,   par  cdlr  ili;   NissI,  rélal  «les  Cfllulfs  tlt;s  nourones 
(•(ini'spoiidanl  aux  liluTS  (lt'i,'('n(h'i'os. 

Kll   rrSK/)li\    I  Cl  llilc  tlt'>  tlt''i;i'licn'srcii(  rs    s('(()mliliir>   (IrillDlil  I  r   (jlK'    i\r        Dn»  fibres 'lo  (iro- 

.  '  ,  I  ■  I       1  il         ri  I  j'^ntion  HO  (It-iaclient 

/o//v    les   poiiiK  tir  l;i  (■Klliciiilli"  ccirhi;!  le    >(•    (Irinclicill    (les   ilitrt's   de   |)l()-    ,i„  tous  los  poiniH  .lo 

ircli..M.  Mais  le    nmiil.iv  cl    la    l..n^.i.Mir  .1rs    lihivs  ,|(--."i.rn'.('s  <I.'.|,..|hIc.iI    I;;,,,''^""''"-''''''  '"''*■ 

{'ssculicllcmcnl  du  sirtjr  \uvn\v  de  la  lésion,  l/c'corcc  csl  iloiic  loin  d'avoir 


OTa 


Fi(i.  60.  —  Irriiiation  vasciilaire  des  circonvolutions  de  la  face  externe  de  l'hémisphère 
cérébral;  ligure  pouvant  servir  à  la  topographie  vasculaire  des  foyers  de  ramollisse- 
ments localisés  de  la  convexité  cérébrale. 

Les  branches  de  l'artère  cérébrale  antérieure  :  artrre  frontale  interne  et  anté- 
rieure (Fia),  artère  frontale  interne  et  moyenne  (Fim),  artère  frontale  interne  et 
postérieure  (Fip)  sont  colorées  en  rose.  —  Les  branches  de  l'artère  sylvienne  ou 
cérébrale  moyenne  :  artère  frontale  inférieure  (Fi),  artère  frontale  ascendante  (Fa), 
artère  pariétale  ascendante  (Pa),  artère  pariétale  inférieure  (Pi),  artère  du  pli 
courbe  (Pc),  artères  temporales  antérieure  (Ta),  moyenne  (Tmj  et  postérieure  (Tp) 
sont  colorées  en  bleu.  —  Les  branches  de  l'artère  cérébrale  postérieure  ;  artère 
occipito-temporale  antérieure  (OTa),  artère  occipito-temporale  moyenne  (OTm), 
artère  calcarine  (K)  sont  colorées  en  vert. 

partout  les  mémos  connexions  avec  les  masses  grises  inférieures  du  né- 
vraxe,et  l'étude  des  localisations  cérébrales  montre  qu'elle  est  loin  d'avoir 
partout  la  même  valeur  physiologique. 

Les  résultats  fournis  par  l'étude  des  dégénéi'escences  secondaires 
(méthodes  de  AVeigert  et  de  Marchi)  confirment  les  recherches  de  v.  Monakow 
(méthode  au  carmin)/  tout  en  complétant  certains  détails  et  démontrent  : 

I"  (Jue  l'écorce  cérébrale  entre  en  l'elalion  intime,  directe  et  étroite 
avec  un  certain  nombre  de  régions  du  nc'vraxe  (|ui  dégénèrent  toujours 
et  très  rapidement  après  la  deslruclion  d(^  territoires  corticaux  (hHerminés  : 
tels  sont  les  driix  tiers  suprrirtirs  de  la  couche  optique,  (en  particulier  le 
pulvinar.  les  noyaux  exl(>rne  et  interne  du  Ihalamus),  et  les  corps  genouil- 
lôs  e.rterue  ol  in/cr/w ;  une   ])ai'!ie  du  noyau  rou(/e  el  du   tulxTcule  cjuadri- 


Connexions    corti- 
;ales  directes. 


cales  indirectes. 


100  ANATOMH-:    I»ES    CENTllKS    NERVELX. 

jumeau  anlr rieur;  le  locus  ni(/er  ;  la  mbslunce  (jrise  de  l'étaf/e  antérieur  de 
la  proluhêrauce  (noyaux  pontiques).  Qu'elle  n'envoie  au  globus  pallidus 
et  au  corps  de  Lut/s  qu'un  petit  nombre  de  fibres  (méthode  de  Marchi^. 
2°  Que  les  lésions  de  l'écorce,  surtout  lorsqu'elles  remontent  à  l'en- 
connexions  corti-  fauce  OU  lorsquc  cliez  ladulle  elles  sont  très  anciennes,  retentissent  indi- 
reclemenl  sur  certains  systèmes  de  neurones  qui  s'atrophient  et  subissent 
une  réduction  simple  de  volume  portant  à  fois  sur  les  cellules,  le  cylindre- 
axe  et  la  gaine  de  myéline  —  atrophies  indirectes  (  Fig.  61).  L'écorce 
retentit  indirectement  sur  la  partie  ventrale  du  thalamus,  sur  la  bandelette 
optique,  sur  une  partie  du  noyau  rouge  et  du  tubercule  quadrijumeau  anté- 
rieur; sur  le  tubercule  quadrijumeau  postérieur  et  le  bras  de  ce  tubercule; 
sur  le  ruban  de  Reil  médian  et  les  noyaux  des  cordons  de  Burdach  et  de 
Goll;  sur  les  pédoncules  cérébelleux  supérieur  et  moyen;  sur  les  noyaux 
moteurs  et  sensitifs  des  nerfs  crâniens;  sur  la  colonne  grise  médullaire. 

D'autres  formations  ganglionnaires  et  faisceaux  du  névraxe  bien  que 
n'affectant  aucune  espèce  de  connexion  avec  la  corticalité  cérébrale  (mé- 
thode de  Marchii,  participent  néanmoins  dans  les  lésions  anciennes  à 
l'atrophie  en  masse  de  la  moitié  du  tronc  encéphalique  correspondant  à 
la  lésion  corticale;  tels  sont,  dans  le  cerveau  antérieur  :  le  noyau  caudé, 
\q  putamen,  Vanse  du  noyau  lenticulaire;  dans  le  cerveau  intermédiaire  : 
les  faisceaux  lenticulaire  et  thalamique  de  Forel,  le  faisceau  rétroflexe  de 
Meynerf,  la  substance  grise  centrale  du  troisième  ventricule;  dans  le  cer- 
veau moven  et  le  rhombencéphale  :  la  formation  réticulée  et  ses  fibres 
arcifortnes,  le  faisceau  longitudinal  postérieur ,  le  noyau  du  ruban  de 
lieil  latéral ,  les  olives  supérieure  et  inférieure,  le  corps  trapézoïde,  le 
noyau  de  Deiters,  etc. 

Nous  étudierons  successivement  les  dégénérescences  secondaires  con- 
sécutives : 

1"  Aux  lésions  très  étendues  de  l'écorce  cérébrale; 

2°  Aux  lésions  corticales  plus  restreintes,  limitées  aux  ditlérents  lobes 
ou  segments  de  lobe; 

3"  Aux  lésions  sous-corticales  et  centrales. 

I.   —  Dégénérescences  secondaires,   consécutires  aux  lésions  très  étoulues 

de  técorce  cérébrale. 

Lctriijcl,  la  longueur,  la  terminaison  inférieure  des  ueuronesde  projec- 
tion coi'ticaux  sont  très  netteuient  uiis  en  évidence  i)ar  l'élude  des  dégéné- 
rescences consécutives  aux  très  vastes  lésions  de  la  corticalité  cérébrale, 
les([uelles,  déiruisani  la  pres(|ue  totalité  de  l'écorce  cérébrale,  intéressent 
de  ce  fait  à  peu  \)vi'^  li)iil(>s  les  libres  de  j)rojecli()n. 

Le  cas  Pradel. —  iiéniiph-gic  droite  avec  contracture  et  aphasie  dataiil  do  onze  ans 
cliez  un  vieillard  mort  à  lAge  de  08  ans  [V\%.  GG  à  7S)  —  représente  en  quelque  sorte 
le  cas  idéal,  schématique  pour  cette  élude  (voy.  Dejcrine,  Méni.  Soc.  Biol.,  18!)3). 


Kiitiiiis   m    I' i;(t  1 1  <  riii  \    ih;   i/I'ciiHcm  (;i;iti.i;i;  a  i.i: 


l'ii 


r.s'aj-il     iruiir   \.l-lr    l.l.l.nir    1,1  tllir,  ,  1 111    ,MVll|,r    ImIiI,.    |,i     [.trr    <\\,IW   .Ir    l'in'llli  s|.l|l-l(î  CjlH  l'r«.l..l.    VoHtn 

^;Ml.•ll.•.  I.I   iimilir  imI.Ti.-iii.'  .1.-  1.1  .•iiTnii\..|iilh.ii    limil.ilr    iiilmi.;  ri.  In   |..Im'   «m  l.il.iii.;.  ,,,,„„  i,„.„j.,„       ,,„, 

iii.i  .  .'•  .'  <ritra|c».l»r'- 

-/^^^-JC"  •  y^  ^  ^  I"  »y»t«!mo  ili'H  fll»rc)» 

(   1  \  '     (          "V- ^~>^    -v^                              /^'^/^f      ^  /v         tli>^^Nl^  <lc'proj<'<;tiiin<liiniari- 

/ -*^         \,\~~N;7--v.     V--*i  \')n                      /TYC/'^A>    -tT    ^^  \  i.-a.i  .•.■•r,-l,r.il.  Ihif.-- 

^      '^A^'^  ; _>>!       \ /^  \                  u/^     V  »    ^A     /   '    Z       >  T\' /-'^X^  iiorcHceiic»'  toUilfj  (lu 


Fil-,.  tU').    -  Cas  Pradel.  Il-iiiipl('iiie  ilroilc  avec  conlracluie  (il  ai)hasie  dutaiil  A^  1 1  ans 
liiez  un  Ikimiuic'  mkuI  à  CiS  ans.  Topoiiiapliic  do  la  vaste  lésion  coilicalf. 


FiG.67.  —  Cas  Pradel.  Hémiplégie  droite  avec  contracture  et  aphasie.  Vaste  lésion  cor- 
ticale. Coupe  horizontale  passant  par  la  région  Ihalamique  inférieure.  —  Dégénéres- 
cence complète  des  segments  postérieur  (_Cip),  antérieur  (Cia)  et  du  genou  ^Ci(g)  de 
la  capsule  interne.  Les  radiations  strio-lhalaniiques  et  strio-sous-tlialanii(iues,  en 
particulier  le  faisceau  lenticulaire  de  Forel  (FI)  qui  traversent  la  capsule  interne 
sont  seules  conservées.  —  Dégénérescence  complète  des  fibres  radiées  du  pulvinar 
(Pul)  et  du  noyau  interne  (Ni)  du  thalamus  (Th).  —  Dégénérescence  incomplète  de 
la  commissure  antérieure  (coa).  Atrophie  indirecte  de  la  partie  ventrale  du  noyau 
externe  iNe)  du  thalamus.  Intégrité  du  ganglion  de  l'hahénula  ((ih)  intégrité  du 
noyau  lenticuhiiro  NLi,  NL»,  NL3)  qui  na  subi  qu'une  simple  atrophie  en  masse.  — 
Méthode  de  Wciuert  2/1  grandeur  nature. 


102 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


Cas  Pradel.  Vaste    (C'est-à-dire  le  territoire  vasculaire  de  l'artère  sylvienne  et  des  branches  antérieure  et 

li'Sion  corticale  sans  j     u  iiw<.vm.ui  ^  ci 

participation      des    moyenne  de  1  artère  cérébrale  antérieure  (Fig.  Go  et  79).  La  plaque  jaune  intéresse  récorce 
masses centrales.Dé-    et  la  partie  adjacente  de   la  substance  blanche,  mais  respecte  complètement  les  nouaux 

ffénérosccncc  (iG  tout  •  ^  j.  ij 

le  système  des  fibres    S""«s  centraux  ct  la  capsutc  interne  qui  ne  sont  intéressés  en  aucun  point  par  la  lésion  pri- 
de  projection  (In  man-   mitive.  Comme  dans  le  lobe  lemporo-pariétal,  la  lésion  atteint  l'épendvme  vontriculaire 

teau  cérébral.  Dé<ri"- 

nérescence  totale  du 

pied     du    pédoncnlo  m  ri         p|' 

cérébral.  '^'' 


RCc;i 


■    ^d    ■       Tc^a         ;Cia  i 


Tiia 


ft 


P^Tk 


Fig.  G8.  —  Cas  Pradel.  Coupe  horizontale  passant  par  la  partie  supérieure  de  la  région 
sous-thalamique  de  la  capsule  interne.  —  Dégénérescence  complète  des  segments 
postérieur  (Cip)  et  antérieur  (Cia)  de  la  capsule  interne,  ilu  pulvinar  (Pul),  de  la 
partie  interne  du  noyau  interne  (Ni)  du  thalamus  (Th).  Dégénérescence  incomplète 
de  la  commissure  antérieure  (coa).  Atrophie  indirecte  de  la  partie  ventrale  du  tha- 
lamus ct  du  centre  médian  (Nm).  Atrophie  en  masse  du  corps  de  Kuys  (CL),  du 
noyau  lenticulaire  (Ni>;),  NL»,  NLi),  du  faisceau  rétrolloxe  de  Moynert  (EM).  (Compa- 
rez en  particulier  la  moitié  gauche  de  la  figure  68  à  la  moitié  droite  des  figures  68 
et  69.)  —  Méthode  de  Weigert.  2/1  grandeur  nature. 


et  sectionne  la  couche  sagittale  et.  que  c'est  par  celle  couche  que  passent  les  fibres 
de  projection  de  la  région  occipitale  (faces  interne  et  externe),  ce  cas  correspond  en 
réalité  à  une  detilruction  de  tout  te  manteau  cérébral  de  l'Iirmisplirre  (jauche. 

Celle  plaipie  jauni'  (]ui  datait  de  oiiz(î  ans,  avait  délerininé  uni' diniinulion  de  volume 
marquée  de  l'hémisphère  gauche  dans  tous  ses  diamètres  et  une  aliniihic  très  prononcée 
de  la  couche  optique,  ainsi  (|u'une  réduction  de  volume  très  nelte  de  toute  la  moitié 
gauche  du  liiombencèphali!  et  de  la  moitié  droite  de  la  moelle  épinière.  Les  noyaux 
caudé  et  Icnticulnirc  étaient  de  vohinir  normal  comme  aspect  bien  que  réduit  de  volume 
(Fig.  67  et  68). 


|-iiii;i:s   iti:   l'iin.iii  iin\   i»i    i/iicmici;  (;i;iti  ini  \i.i:. 


Kl.'l 


l"  Il  (•\i>li'  (l.iiis  (T  r.i>  ;  uni'  (|('':^i'iii'i  rscciif.t!  (olalr  (!<•  loiilrs  les  lllui-s  Idimilinlinalcs  Cim  rrn'iri.  Vntii- 
d.>  li.  .•ai.M.lr  inl.M-nr  (sr^-nirnls  .•mlrii.'iiis  (Cia).  pns(r,i..,ir  fCip),  n'In.  fCi.l)  -l  sous-  ^l^^:;;;,^^;;;!'^" '^Z 
li'liliculaii  1'^  ('.i»l  l'ii;.  CtT.  (IK,  (i'.»)  ;  uni-  (li'-L'rin'n'-r.iM c  /o/<//c  (!«•  tuiitcs  \i's  (ihics  loiif,'!-  niaKHO»c«ntrnlo»,l)«S- 
tudiiial.'s  .lu  />/(</  ilit  inUiomuilc  rcrrhiuil  (!'  .  y  (•.niii-ii.  ]-•  stralnm  intrrmcdiinn  (Stii  |^|f^'''!,'°*';,''^^^^^^^^^^^ 
fKiis'.  "/O-Ti);  uin-  lii-irriirn-scfiirc  lolale  dis  lilms  |niii.'iliiiliiialrs  di-  I'i'Iikjc  (intérieur  ,|,. ,,rojf;<;iP>ii<iii man- 
de /<;  proliihrnimr  (l-'i^.  7:;);iiii<'  (l.'i;<''iirirM-.ii.-,'  /.,^/A    dr  l.i    jn/mmide    hulbaire  (Pyj  u-au  cér6i,ral.  Oéx/.- 

'                         ...                            .'  .                     .,       .           -                           Il                II      /    •  iieroscoiico  totale  <lii 

(Fiiî.  70)  cl  (IfS  libros  ihrcrtcs  rt  crotsécs  i\iiv  ir\lv  liniiici.'  ru\,,u)  dans  la  inoclh'  epi-  j,;,,,,    ,,^   ,,^j„„p„,„ 

c<'T<'bral. 

RC 
Kmi      NR 


H(;,//,t 


FiG.  G'J.  —  Cas  Pradel.  Coupe  lunizuulale  passant  par  la  rt'gion  sous-opfique.  Dégt'né- 
rcpoonce  coinplMe  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip)  et  du  faisceau 
de  Tiirck  dans  son  trajet  capsulaire  (FT)  et  sous-lenticulaire  (FT').  Dégénérescence 
du  pulvinar  il'nl),  des  corps  gonouillés  externe  (Cge)  et  interne  (Cgi),  de  la  capsule 
du  noyau  ronge  (CNR),  de  la  commissure  antérieure  (coa).  Atrophie  indirecte  de  la 
région  du  ruban  de  Reil  nii'dian  (rgRm).  —  Méthode  de  Weigert.  2/1  grandeur 
nature. 


iiière.  libres  pouvant  être  suivies  dans  toute  Ja  hauteur  de  la  moelle  (Fig.  77);  une  dinii- 
nulion  de  volume  considérabb'  du  locus  niijer  (F.n)  (Fig.  71-74)  et  de  la  substance  grise  de 
filage  atitcrieur  de  la  protubérance  [F\g.~'6\  due  en  grande  partie  à  la  disparition  du  feu- 
trage des  fibres  de  ces  régions. 

■2°  Il  existe  :  une  dégénérescence  comi>lèLe  des  /ibrcs  radiées  des  noyaux  externe  et 
interne  du  ///«famws  (Ne.Ni)  (Fig.  67),  du  pulvinar  (Pul)  (Fig.  67  et  68),  des  corps  genouillés 
externe  et  interne  (Cge,  (]gi)  (Fig.  69-72),  de  la  zone  de  Wernicke  (W)  et  une  atrophie  con- 
sidérable de  la  zone  réticulée  ['Ar)  et  des  différents  noyaux  du  thalamus;  3"  une  dégéné- 
rescence de  la  partie  antéro-supérieure  du  noyau  rouge  (NR)  (Fig.  70-72)  et  de  la  partie 
supéro-externe  dt;  la  capsule  de  ce  noyau  (CNR)  (Fig.  69). 

Par  contre,  le  corps  strié  inoyau  caudé  et  putamen)  (NC,  NL3),  le  globus  pallidus 
M,2,  Ni.i;,la  partie  ventrale  du  ttialamus  (Fig.  67,  68),  le  centre  médian  de  Luys  (Nm),  le 


104 


A.XATO.MII-     DES    C.KMHES    NEHVEIX. 


Cas  Pradel.  Vaste 
lé^ion  corticale  sans 
participation  des 
niasses  centrales. Dé  • 
{rénérescencc  do  tout 
lo  système  des  fibres 
de  projection  du  man- 
teau cérébral.  Dég-é- 
nérescence  totale  du 
pied  du  pédoncule 
cérébral. 


corps  (le  Luys  (Fig.  68-70)  étaient  intacts  ou  n'avaient  subi  qu'une  diminution  simple 
de  volume,  et  contenaient  de  nombreuses  fibres  saines  fortement  colorées  par  l'héma- 
toxyline. 

Le  faisceau  thalamique  de  Forci  (Ftb),  le  ruban  de  Reil  Rm),  les  fibres  verticales  de  la 
lame  mcdullaire  e.rlerne  du  thalamus  (I.me),  le  pédoncule  cérébelleux  supérieur  (,Pcs)  bien 
qu'atrophiés,  ne  participent  nullement  à  la  dégénérescence  (Fig.  67  à  75)  ;  il  en  est  d& 
même  du  faisceau  lenticulaire  de  Forel  (FI),  de  l'anse  du  noyau  lenticulaire  (Al)  et  de 
loul  ce   système  de  fibres  qui,  reliant  le  corps  strié  et  le  globus  pallidus  au  thalamus  et 


SaA 


^2,^- 


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BrQa 

Ce 


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R 


CNR  ;  i-  b'- 

in  >-n   :    ; 

l;na 

PTr. 


PTn.  11 


Fi*;.  70.  —  Cas  Pradel.  Région  sous-tlialami(jue.  —  Dégénérescence  tolale  du  pied  du 
pédoncule  cérébral  (P).  Les  libres  qui  traversent  le  pied  du  pédoncule  [radiations 
strio-luysiennes  (CM,  fClj]  sont  seules  respectées.  —  Dégénérescences  des  corps 
genouillés  externe  et  interne,  du  bras  du  tubercule  quadrijumeau  antérieur  et  de 
la  couche  superficielle  du  tubercule  quadrijumeau  antérieur.  Dégénérescence  du 
noyau  rouge.  Atrophie  légère  de  la  bandelette  optique.  Atrophie  iutlirecte  tlu  ruban 
(le  Reil  UK'dian.  —  Méthode  de  Weigert.  2/1  grandeur  nature. 


au  corps  de  Lui/s,  traversent  le  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip)  dans  les  ré- 
gions thalamifiue  et  sous-thalamique  (Fig.  (u  à  70  et  78). 

En  d'aulres  termes,  toutes  les  connexions  de  la  couche  optiijue  avec  la  corlicalité 
cérébrale  étaient  ([(''truites,  tandisque  les  sysièmes  de  fibres  qui  relient  le  thalamus  à  la 
région  de  la  calotte,  el  ceux  qui  relient  le  corps  strié  au  thalam,us  et  à  la  régionsous-thala- 
mique,  en  particulier  au  corps  de  Lui/s,  étaient  intacts.  Grâce  à  la  dégénérescence  com- 
plète des  fibres  de  projection  corticale,  on  |Kiuvait  dans  ce  cas  étudier  à  l'état  dissocié 
pour  ainsi  dire;  l(!s  radiations  slrio-thalamigucs,  strio-sous-thalamiqucs  strio-Luysiennes,  etc. 
(Voy.  p.  .'}2i),  qui  traversent  dans  les  régions  lhalanii(iue  et  sous-lhalami(jue  le  segment 
postérieur  de  la  capsule  interne,  ('es  fibres  paraissaient  inènK^  plus  nombreuses,  plus 
denses,  plus  serrées,  ])lus  onduleuses  qu'à  l'état  normal,  grdce  à  l'étroitesse  de  la 
capsule  interne,  conséquence  directe  de  sa  dégénérescence  (Fig.  78). 


rii;iti;s   m    l'r.n.i  n  tkin    iii;   i.'i.i.oim;!;  (.i:i!I  iiit  ai.k.  in:; 

(!i'  cas  iiiKiilii' (Imir  :  Ciis  it.i'I''!.  vniti- 

1"  Une    la  roitii  alili-   crii'lnalf   niMiir    i\<->    \\\<ir>   à    loiid-    r.-|.ii.|ii.j    des    noyaux    i'':»""»  <'>rii'-nl"  wn» 

|i(irti''i|iiittoti        'Ion 

g  A  p^-  mannrH  contrnl*"».  M- 

0|     "  Q-  Ki'.lii'TcHicnrcflr!  tout 

'c3   cmcp     :  !  ^1  '^^  .|n|.r..j.ciioM.l.iinan- 

I       ,,'!„'         cp     ;  C8  lOJiii  ciTi-linil.  Id'^f!- 

;       ;     'i         'i  '.''^;  .        ;     l  llércM<;filir,<'  toialo  «lu 

ilu     pio'l     |(i''l<jii<;iili> 
.•.•■réi.ral. 

^sSk^     /.An  y)i^^^       ■''■•I.      l'.l  •''■'ïTl  iy  ^     iï ^Ti      i  jt  ■^ 

s-i         ;:  icnr;'  i   ';    ,.|lSr^ — ^ 

KR;PTm  ;  e?    i  //.^^,////- 

Tma     Tm         ! 
FM 
iMi;.  71. 

Flp,---/::;^.,-:-:-;^^:^^^      ;  |?;,  ..  ,^V     ,  ^l:__  .\  ....Cgi 

Lu    ï'Tm'.jjy       , 

\'\y,.   72. 
FiG.  71  et  72.  —  Cas  Pradel.  llt'-gioii  pédonculaire  supérieure.  —  Dégénérescence  totale 
du  pied  du  pédoncule  cérébral   (P).  Dégénérescence  des  corps  genouillés  externe 
(Cge)  et  niterne  (Cgi)  du  locus  Niger  et  du  noyau  rouge,  i. Méthode  de  Weigert.) 

externe  et  inU'iin'  du  l  lialauiu.-.  au  pulvinar,  aux  coriis  genouillés  interne  et  externe,  au 
noyau  rouge  île  Siilliuy; 


106 


A.XATO.MIE    DES    CENTIII-S    NEinELX. 


Cas  Pradel.  Vaste 


2"  Que  le  pied  du  phloncule  cérébral  (P),  y  compris  le  stratum  intermedium,  est  en- 
plniripatiôn^ '^  Tes    *'''rement  formé  de  fibres  corticales  dont  les  unes  s'épuisent  dans  le  locus  niger  et  la 

masses  centrales. I)c- 
généresconcc  de  tout 
le  système  des  fil)res 
(le  projection  du  man- 
teau cérébral.  Dégé- 
nérescence totale  du 
pied  du  pédoncule 
cérébral. 


FiG.  73  et  74.  —  Cas  Pradel.  Région  pédonculaire  moyenne  et  inft'rieure.  —  Dégéné- 
rescence complète  du  pied  du  pédoncule  cérébral  :  les  libres  (|ui  limilent  le  pied  du 
pédoncule  célébrai  en  dedans  correspondeni  dans  la  ligure  7:5  aux  fibres  radicu- 
laires  de  la  III"  paire,  et  dans  la  figure  74  aux  libres  prolubéranlielles  (jui  comblent 
le  trou  borgne  et  dissocient  le  pied  du  pédoncule  cérébral  (comparez  avec  coupe 
normale  Fig.  30).  Hemarcjuez  sur  toutes  ces  coupes  l'atropbie  en  masse  île  la  moitié 
gauche  du  Ironc  encéphalique,  ainsi  que  du  locus  niger.  2/1  grandeur  nature. 

Fir;.  7!).  —  Cas  Pradel.  (loupt;  transversale  de  la  prolubérance.  —  Dégénérescence 
complète  des  fibres  longitudinales  de  la  |trolubérance  et  des  noyaux  pontiques 
gauches.  Atrophie  indirecle  des  pédoncules  céit-helleux  supérieur  et  moyen  droits 
et  hémi-atrophie  de  la  calolte  gauche.  Méthode  de  NVeigert.  2/1  granthmr  nature. 

Fig.  7G.  —  Cas  Pradel.  Dégénérescence  totale  de  la  pyramide  gauche.  Atrophie  de 
la  couche  inler-olivaire  gauche.  Atrophie  en  masse  de  la  moitié  gauche  du  bulbe. 


I  iiiitKs   i>i:   ntd.iiicTiiiN    i)i;  i.'i.cdiicK  f;i;iM;iti«Ai,K. 


Ht7 


l>>.|;m(i'  i.'l  IM'   tif  I  l'IclUt'  ;illli'lirin    (!'•    I.l    |i|  hIiiImi  .linc,  dnlil   les  .lllllrs  (lirSCCIldl'Ill.  ddllS         <'n-\  J'ra.lrl     VanU) 

i.vr.imi.l.-  ,nil.'Ti.-nn'  du  IhiIIm'  nu  r||,.s  f<.iini-iil    m  lolalilr,  puis  dans  la  ino(dl.;  r'-i.i-    ''""""•""":al"  ««". 
■  •  '  .  .    ,  l'iirti'MjmtiDii        lin* 

iiii  rr  I  l'aisccaii  |i\raniid;il  diii'i  t  fl  «  roisi';;  ina»w»ri-uiruU-<t.M- 

:i"  On."  I.'  iiil.aii  (!.•  H. 'il  d,  |r  l.rdnlICIllf  .■.•i.'l..||rMx     fn^renc-nc,, '^^  u,»t 
,  .        .       .    .  .  ,  ,  l<'Hy»lV.m.-  .Irs  (llirnu 

su|Mi  ii'iir    \ii  liiii    iiili'^rili')  no  re«;(iiviMil  pas  dr  (ilm^    <lf|)roj<-.fi.,ti.iiimiin- 

diirrlrs  ,\r  |,i  ,ul  I  i,  a  I  i  1 1-  rryrhvnU'  (Voy.   Itul.ari   >\r  li.iil.  "■»"  '■'•r'-'-ral.  I»r«(i- 

.  "  niTOHi-.ctici)  totale  <lii 

'"'    l'-'l'lK'    :  ,,i„,|    ,|„     p(;Umrxi\n 

i"  i.l-  ra-  liiniilic  (Il   niilir  ipir  |r  rr)ips  sl,ri(';  ''noyau  '-ér^-hral. 
caudi'.  |iiilaiiH'ii,  -lidiii-  pallidii--    l'I  \r  corps  t\c  Luys  lu; 

|cciii\r|il  ipic  i\r  liii'Il  laii's  liliii'^  ,\f  1,1  idi  liralili'  ri''].'- 
llialc,  ,-i    Idllli'l'ni-    iU    l'Il    rn  iiivrlll  .    (ir-.     llnyailX    i''lai<!lll, 

il  l'sl  vrai,  diinimn's  dr  \(i|iiiiii'  (111111111111111  i'iM'nii.-- 
|dirrc  cl   Idiilc  1,1   iii(iili(''  i;;iii(Im'  du  IroiK- (■nr(''|diali(pii! 

caldllc  du  p('(l iilc.  de  I.l  pKiliilM'ranct;  cl  du  Imllx-j 

l'I  la  niiiilié  dmilc  de  i;i  iiKxdli;  t'pini<'re,  mais  on  n<; 
pouvail  y  suivie  de  lilucs  d(''gi''n('réos,  cl  l'cfat  sain  de 
ces  luiyaiix  (•(Uilra''laiciil  singulièrcniful  avec  l'alio- 
phie  ('onsidi'raldc  de  l;i  cdurlie  opliqur. 

Si  ce  cas  nous  icn>cii;iii'  paiTailciiiciil  sur  les  con- 


FiG.  77.  —  Cas  Pradel.  Quade 
coupes  de  moelle  des  régions 
cervicale,  dorsale  moyenne, 
dorsale  inférieure  et  lom- 
baire. Dégénérescence  du 
faisceau  pyramidal  direct 
gauche  et  croisé  droit.  Di- 
minution de  volume  de  la 
corne  antérieure  droite, 
atrophie  en  masse  de  la 
moitié  droite  de  la  moelle. 
.Méthode  de  Weigert  3/1 
grandeur  nature. 


Fir,.  78.  —  Cas  Pradel.  Coupe  horizontale  du  segment 
postérieur  de  la  capsule  interne  dans  la  région 
sous-optique.  Les  fibres  horizontales  saines  mais 
d'aspect  onduleux  du  faisceau  lenticulaire  de  Forel 
(Fl)  segmentent  la  capsule  interne  dont  les  fibres 
longitudinales  sont  totalement  dégénérées.  —  Com- 
parez cette  coupe  avec  la  région  sous-optique  du 
cn\<]  sain  (Fig.  67),  et  avec  la  Fig.  l()l,p.  163,  cas 
Rivant, hémiplégie  infantile;  ici  la  lésion  remonli' 
au  jeune  âge,  les  fibres  dégénérées  ont  disparu 
sans  laisser  pour  ainsi  dire  de  traces;  les  fibres 
du  faisceau  lenticulaire  sont  si  serrées  que  l'on  dis- 
lingue à  peine  les  intervalles  occupés  à  l'état  normal 
par  les  fibres  du  système  de  projection  du  man- 
teau cérébral.  Méthode  de  Weigert  io/1  grandeur 
nature. 


nexions  de  la  corticalité  cérébrale  avec  le  thalamus  et  le  noyau  rouge  et  l'absence  ou  le 


108 


A.NAÏO.MII-:  DES  CENTRES  NERVEUX. 


peu  de  connexions  de  la  coiiiealilé  cérébrale  avec  le  corps  strié  et  le  corps  de  Euys,  s'il 
montre  que  toutes  les  libres  du  pied  du  pédoncule  cérébral  prennent  leur  origine  dans 
la  corticalité  cérébrale,  il  ne  nous  renseigne  nullement  —  étant  donnée  l'extrême 
extension  de  la  plaque  jaune  —  sur  les  territoires  corticaux  qui  envoient  leurs  fibres 
de  projection  >;oit  dans  le  Ibalanius.  soit  dans  le  pied  du  pédoncule  cérébral. —  Ce  der- 


FiG.  79.  —  Irrigation  vasculaire  des  circonvolutions  de  la  face  interne  de  rbémisplière 
cérébral  et  des  masses  centrales.  —  Figure  pouvant  servir  à  la  topographie  vasculaire 
des  foyers  de  ramollissement  siégeant  à  la  face  interne  de  l'hémisphère  et  dans  les 
masses  centrales.  —  Les  branches  de  l'artère  cérébrale  antérieure  :  artère  frontale 
interne  et  antérieure  (Fia),  artère  frontale  interne  et  moyenne  (Fim),  artère  fron- 
tale interne  et  postérieure  (Fip)  sont  colorées  en  rose.  —  Les  branches  de  l'artère 
cérébrale  postérieure  :  artère  temporo-occipitale  antérieure  (OTa\  artère  temporo- 
occipitalc  moyenne  (OTm),  artère  calcarine  {K\  ou  temporo-occipitale  postérieure 
sont  colorées  en  vert. 

I.c  tronc  de  l'artère  cérébrale  antérieure  (rose)  irrigue  la  tète  du  noyau  caudé  et 
l'espace  perforé  antérieur  (artères  striées  antérieures),  le  tronc  de  l'artère  sylvienne 
(bleu)  irrigue  le  tronc  du  noyau  caudé  (artères  lenticulo-striées  et  lenticulo-optiques), 
le  tronc  de  l'artère  cérébrale  postérieure  (vert)  irrigue  l'espace  perforé  postérieur,  la 
paroi  du  1JI«  ventricule,  le  pédoncule  cérébral  et  la  partie  i>ostérieure  du  Ihalauuis 
(artères  optiques).  L'artère  choroïdiennc  antérieure  (brini)  irrigue  la  circonvolution 
du  crochet,  la  circonvolution  godronnée,  le  pilier  postérieur  du  Irigone  et  la  queue 
du  noyau  caudé.  L'artère  communicante  postérieure  (jaune)  irrigue  l'exlréniité  an- 
térieure de  la  couche  optique  et  de  la  région  sous-optique. 

nier  problème  ne  peut  être  résolu  inn'   par  l'i'tude   des  dégénérescences  secondaires 
consécutives  à  des  lésions  restreintes,  limitées,  de  la  corticalité  cérébrale. 


2 .  Dégénérescences  secondaires  consécutives  aux  lésions  cortictiles  restreintes^ 
limitées  aux  différents  lobes  ou  segjncnts  de  lobe. 

LOBE  OCCIPITAL.  —  Dans  les  lésions  du  lobe  occipital,  on  observe  toujours  une 
dégénérr.scfiice  —  d'autant  plus  accusée  cpie  la  lésion  est  plus  étendue  —  des  segments 
postérieur  et  inférieur  de  la  couronne  raj/onn/mtc,  des  serments  rétro  (Cirl)  et  sous-lenticu- 
laire (Cisl)  (le  la  capsule  interne,  di'  la  zone  île  Werniclic  (W),  du  pulvinar  (Pul),  du  corps 
genouillé externe  {CiH'] ,  iUi  bras  du  tubercule  <iuadrijuincau  antérieur {nvQa), cl  la  disparition 


iii;i;i^   m    l'iut.ii'c.TiiiN    i>i:   I.  i.(.iiiu:i':  (;i:iii;i!it  \  i.i;.  kt) 

dos /i7i/'C.">'  iitttiifs  tilt  pull  iii'ir  r\  (1rs  lilncs  du  slidtiiiii  ;()»(//(;  (M  i/.j.   \.<-  lui i  (  i|pil,i|  |if)s- 

9(''(li'  (Imir  :  I"  tirs  liliif^  ilr  |ii  nirilidii  riirtiiii-lliiihuiii'iiirs,  i|iii  si-  ii'iiilinl  d.iiis  \r  pulvi- 
nar  ri  iLiii^  su»  strittian  ziuidlc  :  2"  drs l'thn's  tir  pyiïjrrtiini  ntrliro-ijnuniiUrvs  f.rtcrnns,  dcsli- 
niM's  à  l.i  |i.irlit'  sii|>i''i  ii'iiit'  tlil  rnriis  ijintmilli'  cxtciur.  Crs  liliics  |Miilr|il.  ciicruf;  U'. 
1)11111  «II-  iii'liiitiiiiK  ii/ili'iiii<  lit'  iiniliiili'l  (HTIij  et  (M'cii|niil .  il.iiis  1,1  rriiii'lH'  .s;i;.'itlal<- 
ilili'i'in-  <lii  lolir  iM'i'i|iilii-lciii|inral,  à  |ii'M  ptr-s  la  liaiiti'iii'  ilr  la  ili'ii\i<'-iiii-  rin-oiivoliilioii 
lriii|Mira!t' ;  II"  i|iii'|i|iii>s  /iliri's  ilr  pri\jfC.tiiMi  riitlirn-iiioulriji'niiniil's  nntcrieiiyes.  Par  ronlrc, 
les  /<'s/(»i';  '/'/  /"/"'  iiriipitul  nr  i  rhiilisM-nl,  ni  sur  IT-lai,'!'  iiil'i'i  leur  on  pii'd  du  p<'il<iii- 
cult'  t|ui  l'sl  loujoins  sain,  ni  sur  Ir  scuun-nl  poslrricur  di-  la  capsule  inlcmr;  (Vny. 
Fip.  i'.'^-  l-c  /<*''<'  oi'cipilit!  iif  itiirlkipt'.  donc  p((>i  à  Ui  forinalion  ilf  lu  inic  pùdoncnUiirc  ;  il 
ne  posKiulc  ni  /Utrcs  de  projection  corlicn-pmliilx-nnitiellpx,  ni  /ihrr^  de  projcriion  corlico- 
bulbaiirs  ou  corlicn-inihlnlluive^  (voy.  cas  Courrière,  l'iu.  HO  à  sii,  et  cas  Bras,  Fit,'.  87 
à  9;'.,  p.  Ii:i V 

Les  lésions  du  jolie  oceipilal  di'-lei  niinenl ,  en  oulie,  i\:\\\--.  le  sy-lènH'  des  Ijlne's  i^uni- 
missuiales  cl  d  ass,Hiali(Mis,  une  déi^énércscence  : 

1"  Desidui  li'>  li  lues  d'assoiMal  ion  et  des  libres  piupres  du  loi (i  pi  lai  :  faisceau  occi- 
pital trannveise  du  cunéus  (fLcS),  faisceau  occipital  tramverse  du  lalnilr  litu/ual  (llgt),  slra- 
tum  calcarinum,  faisceau  propre  du  cunéwi,  el  une  déiiénénscnc,.  du  fni^ceau  occipital 
x^crtical  [0\),  Ioi-si|ue  la  lésion  siège  à  la  l'ace  exierne  du  hdie  oriipilal; 

2"  Du  faisci'au  long  d'association  :  faisceau  lon;/iliidinal  inférieur  (Fli).  Los  libres 
dégénérées  de  ce  faisceau  passent  par  la  couche  sagillalo  exierne  du  lobe  l(!mporo- 
occipilal  et  s'iiradienl  dan-  ITtoicc  du  hdie  Inuporal  (face  externe,  face  ])arii'|u-(eni- 
porali\  bduiles  lingual  el  fu.sil'oi  nie); 

:i"  Du  lapetuni  (Tap)  (Voy.  cas  Courrière  et  Bras)  (]ui  envoie  un  grand  iioiulue  do 
ses  libres  dans  le  bourrelet  du  corps  calleux  (Ce  Spl  ),  et  d'auires  libres  dans  le  faisceau 
d'association  occipito-frontal  (OF).  Voy.T.  I'''':pg  71)4-800.  I-es  libres  commissuralos  du  lobe 
occi[>ilal  preimeni,  non  seuleiuenl  la  voie  du  lapelum,  mais  encore  celle  du  forceps 
postérieur  du  corp$  calleux  \V\\\]  el  occupent  dans  le  bouirelet  uu  siège  spécial  :  la 
parlie  venirale.  recourbée  du  bourrelet  du  corps  calleux,  ainsi  que  nous  l'avons  montré 
dès  iSl»2.  Les  libres  de  la  pointe  occipitale  et  de  la  partie  postérieure  des  lobules  lingual 
et  fusiforine  aflleurenl  la  surface  libre  du  (jenou  et  du  bec  postérieur,  les  fibres  du 
cunéus  et  de  la  scissure  pariéto-occipitale  occupent  une  situation  plus  profonde  (Voy. 
T.  I^"",  pg.  704-799).  L'extrémité  eflilée  du  bec  postérieur  né  contient  pas  de  libres  occi- 
liilales,  mais  livre  passage  aux  fibres  coinniissurale>  du  Irigone  cérébral  tributaires 
du  lobe  linibique  '|Voy.   p.  278). 

Dans  le  cas  Courrière  (cécité  verbale  pure,  Fig.  80-86),  il  s'agit  d'une  lésion  de  la 
pointe  et  de  la  l'are  interne  du  lobe  occipital  intéressant  la  base  du  cunéus,  l'écorce  des 
lèvres  des  scissures  calcarine  et  collatérale  (Fig.  80)  s'étendant  en  profondeur  jusqu'à 
lépendyme  du  plancher  de  la  corne  occipitale  et  sectionnant  à  ce  niveau  les  couches 
sagittales  (en  particulier  le  faiscejiu  longitudinal  inférieur)  et  le  tapetum  de  la  région 
(Fig.  80). 

Cette  lésion  a  enlraiu(''  les  dégénérescences  suivantes  :  1°  Une  dégénérescence  très 
intense  du  sennicnf  postérieur  de  la  couronne  rayonnante  dans  les  couches  sagittales  qui 
tapissent  la  paroi  inférieure  et  la  moitié  inférieure  de  la  paroi  externe  de  la  corne 
occipitale  et  du  carrefour  ventriculaire  (Fig.  8t)).  Cette  dégénérescence  se  poursuit  d'une 
part  dans  la  partie  inférieure  du  scç/ment  rétrolenticulaire  de  la  capsule  interne  (Cirl), 
dans  la  zone  de  W'crnicke  (NV),  le  pnlrinar  (Pul),  la  partie  supérieure  et  postérieure  du 
corps  (jenouillé  externe  (Cge)  le  bras  du  tubercule  quadrijumeau  antérieur  (BrQa)  (Fig.  SI  à 
8:{1.  D'autre  part  elle  se  poursuit  dans  la  couche  sagittale  externe  [faisceau  longitudinal 
inférieur  Fli),  du  segment  inférieur  de  la  couronne  rayonnante,  le  long  de  la  paroi  externe 
et  du  plancher  de  la  corne  sphéno'idale  jusqu'au  noyau  amygdalien  (NA)  (Fig.  83  à  8o); 
une  partie  des  fibres  dégénérées  du  faisceau  longitudinal  inférieur  s'irradie  dans 
l'i'corce  du  lobe  temporal  dont  la  substance  blanche  est  très  dégénérée  (fibres  longues 


110 


ANATOMIE     DES    CENTRES    NERVEUX. 


d'association)  (Fig.  83),  l'autre  partie  (libres  de  projection)  se  recourbe  en  anse  au 
niveau  du  noyau  amygdalien,  entre  dans  la  constitution  du  segment  sous-lenticulaire  de 
la  caspule  interne  (Cisl)  et  s'irradie  avec  le  faisceau  temporo-thalamique  d'Arnold  (FTth) 
qu'elle  concourt  à  former,  dans  la  partie  inférieure  du  puhinar  (Pul,  Fig.  83  et  84). 
Le  corps  genouillc  interne  (Cgi),  les  radiations  du  corps  genouillé  interne  (RCgi),  le 


/^.Ç'^/rt- 


Fk;.  80.  —  Cas  Courrière.  Cécité  verbale  pure.  Topographie  des  lésions.  Plaque  jaune 
ancienne  —  indiquée  par  des  hachures  —  de  la  base  du  cunéus,  de  la  pointe  occi- 
pitale, de  la  partie  postérieure  des  lobules  lingual  et  fusiforme  et  du  sillon  collatéral 
ou  occipito-temporal.  La  zone  poinlillée  représente  le  siège  d'un  ramollissement 
récent  qui  a  entraîné  la  mort  du  malade.  Dégénérescence  du  bourrelet  du  corps 
calleux.  (Voy.  Fig.  8G.) 

Ce  cas  a  trait  à  un  malade  que  l'un  de  nous  a  observé  et  suivi  pendant  quatre 
ans  et  qui  présentait  les  symptômes  suivants  :  cécité  verbale  totale  —  littérale  et 
verbale  —  chez  un  homme  de  soixante-huit  ans,  très  intelligent  et  très  cultivé. 
Cécité  musicale.  Conservation  complète  de  la  lecture  des  chiffres  ainsi  que  de  la 
faculté  de  calculer.  Pas  trace  de  surdité  verbale,  ni  de  troubles  de  la  parole.  Pas 
d'aphasie  opti(|uo  ni  de  cécité  psychique.  Conservation  complète  de  l'écriture  spon- 
tanée et  sous  tlict(''e.  Ecriture  d'après  copie,  péniltle  et  défectueuse.  Hémianopsie 
homonyme  latérale  droite  avec  hémiachromatopsie  du  même  coté.  Intégrité  de  la 
motilité,  de  la  sensibilité  générale  et  spéciale,  ainsi  que  du  sens  musculaire.  Mort 
subite,  après  avoir  présenté  pendant  dix  jours  de  la  paraphasie  avec  agraphie  totale, 
sans  trace  de  surdité  verbale. 

En  résumé,  l'histoire  clinique  et  anatomo-palhologique  de  ce  malade  se  compose 
de  deux  stades  :  pendant  le  premier  stade  qui  a  duré  (juatre  ans,  cet  homme  pré- 
senta le  tableau  clinique  le  plus  pur  que  l'on  puisse  imaginer  de  la  cécité  verbale  pure 
—  cécité  verbale  avec  intégrité  de  l'écriture  spontanée  et  sous  dictée  ainsi  que  de 
la  parole,  et  relevant  des  lésions  anciennes  du  lobe  occipital.  Pendant  le  deuxième 
stade,  (jui  ne  dura  qu'une  dizaine  de  jours,  la  cécité  verbale  pure  se  transforma  en 
cécité  verbale  avec  agraphie  et  troubles  de  la  parole,  par  suite  de  la  lésion  du  lobule 
I)ariélal  inft-rieur  et  du  pli  courbe.  (J.  Dk.ieriM',  Soc.  de  Biologie,  1892,  Dejeuine  et 
ViALET,  Soc.  de  Biologie,  18'J2,  Thèse  de  Vialct,  1893,  et  Tome  1,  p.  798  et  800.) 


faisceaiide  Tnrck  {VT),\c  pied  du  pédoncule  cérébral[P)  sont  absohnnenl  normaux.  (Fig.  82 

à  8:i). 

2°  Une  dégénérescence  très  intense  des  fibres  calleuses  (jui  entourent  le  plancher, 
les  parois  externe  et  interne  de  la  corne  occipitale,  forment  le  iapctum  (Tap)  et  le 
faisceau  inférieur  du  forceps  postérieur  du  corps  callciu  (Fm')  (Fig.  86).  La  dégénérescence 
(In  tapnluin  se  continue  suri  uni  à  la  |)artie  inférieure  de  la  face  externe  de  la  corne 
occipilale  et  du  carrefour  V(Milri(iilair(>;  sur  les  coupes  sériées  on  voit  une  partie  des 
libres  dégénérées  longer  la  paroi  inférieure  du  vcniricule  et  se  rendre  avec  le  forceps 


iii;im:s   im:   i'Ho.i  i:i:  i  mi\    iii:    i.'iicoiM.i;  CKiuhii  \i,i:. 


III 


inaji 

Ct>ll> 

loiii; 
du  /•' 
la  Vi 


tillllioii 
<!•>  l'anal 

DX'C/IS    (lu 

•yioi»  (lu 


1'    liniiin'l"'!  ilii   iiii|i->   cailciiv,  il'ciuli  I-  liliifs  (lt'^('M('-i't'-i's  ciilrcnl    dans  la       Can  Cournàro.  Cé- 

lu    filisrr,iu   orrinilo  Ir.nital    cl,    hrlivriil    .••lie    .suivi    sur   les    c. Mlles    M'ii('(;S    lu     ','',"'      *"'■''»'"     P"'"''- 

'  '  '  '  ,     ,     ,  l'Inquo  jnuno  de   la 

('    l'.xlciiii'  (lu  \rMlrHulr  j.ili'i.il.      -  |„i  (h'-j^tUlÛrcSCcMci'  ilu  fiiisiri/it  iiifcricur    lmH»!<lu  ciini!ii)iot<Je 

COI  lis  calleux  (•(•(Uin'   loulc   la  paini  iiili  rnc  de»   la  coiiic  occiiiitalf.  F)aiis    '•'"''"■''«    'l""    lôvro» 
,  ,  .,  F         ■  Il  II  I'     '     '    '         1        ''"■*  '":"<'""■')«  cal'îa- 

Ituunolcl  ces  linr»;s  sont  leuloicccs  pu   lo  libres  calleuses  uegeiierecîs  du    rj„„   ,,,   ,-oii;iii-,ralo. 

l)é(,M-ri()re.Hconco  «le» 
HogniofitH  rëtro  ot 
Moiivlciiticulaire  do 
la  <:a|i<>ulo  iritorno, 
(lu  piilvinar,>iu  curps 
r.-  ,_^  ffonouilli;  externe, 'lu 

hras     <Iii    tubercule 

NC  '       .Fk    '  i|ua<lrijuni(;au    atitii- 

I  ;      !  niMir.     Iiitô(,'rit(i    du 

laisci-aii  de  Tùrck  oi 
<lu  (ileildu  pédoncule 
cùTùhra}. 


mil 


Strz, 


tsc 


//■ç<//./r . 


Vu;.  81.  —  Cas  Courrière.  —  Cécité  verbale  pure.  —  Coupe  hoiizontale  passant  par 
la  réfiion  tlialamique  moyenne,  intéressant  lo  segment  antérieur  (Cia),  le  genou 
(Ci(g\  les  segments  postérieur  (Cip)  et  rétro-lenticulaire  (Cirl)Je  la  capsule  interne. 
En  Ram,  on  voit  l'extrémité  antérieure  du  foyer  de  ramollissement  récent  qui  a 
entraîné  la  mort  du  malade.  La  coupe  passe  au-dessus  du  maximum  de  la  zone  de 
dégénérescence.  —  On  constate  néanmoins  une  dégénérescence  très  nette  des  couches 
sagittales  (radial  ions  thalainiques  (  KTIi)  et  faisceau  longitudinal  inférieur  (Fli).,  du 
segment  rétrolenliculaire  de  la  capsule  interne  iCirl),  du  stratuni  zonale  (Strz;  et 
des  libres  radiées  du  pulviaar  J'ul  .  .Mc'lliode  de  Weigert.  3/2  grandeur  nature. 


lapelum;  elles  occupent  la  partie  inférieure  du  bourrelet,  en  particulier  le  bec  et   le 
genou  postérieurs  (Fig.  8G). 

3°  Une  dég(''nérescence  des  courtes  fibres  ci  associât  io)i  qui  relient  la  face  inférieure  du 
lobe  occipital  à  la  face  interne  et  aux  circonvolutions  du  bord  inféro-externe  de  rh('Mni- 
sphère.  La  dégénérescence  des  libres  d'association  qui  relient  la  face  inférieure  du  lobe 
occipital  à  la  face  supérieure  de  la  région  pariélo-occipitale  est  en  partie  masquée  par 
le  foyer  de  ramollissement  récent  (Rr,  Fig.  86). 


112 


Cas  Courrière.  Cé- 
cité   verbale     pure. 
Plaque  jaune  de  la 
base  du  cunéus  et  de 
l'écorce    des    lèvres 
des  scissures  calca- 
rine    et    collatérale. 
Dégénérescence  des 
couches  sagittales  du 
segment    postérieur 
de  la  couronne  rayon- 
nante, en  particulier 
du  faisceau  longitu- 
dinal inférieur  (Fli), 
des  segments  rétro- 
lenticulaire  (Cirl)  et 
sous-lent  i'culaire 
(Cislj,  de  la  capsule 
interne,   de   la  zone 
de  AVernicke  lAVi,  du 
pulvinar  (Pul)  et   de 
son    stratum   zonale 
(Strz).      Dégénéres- 
cence    du     faisceau 
temporo  -  tlialamique 
d'Arnold  (FTth}.  In- 
tégrité dos  radiations 
du    corps    genouillc 
interne    (KCgi),    du 
segment     ])ostérieur 
de  la  capsule  interne 
(Cip)    en    particulier 
du  faisceau  cIcTùrck 
et  du  pied  du  podon- 
■cule  cérébral. 


A.X.VTO.MIE    DES    CE.NTHES    .NEIJVEI  \. 


HC^i 


Cirl 


.  PTtli 

Vsti 


HsL 


FiG.  82 


;        g+^    ;  Sti  '< 

CKC  ■,      ck    • 

^^^         .  ;      -EL 

H'oL  2 

.    ;BrQa       ^^^ 


Ek,.  «:{. 


H.QiUeL 


i-K.  82  H  83.  -  Cas  Courrière.  (.rnir  v,.>|,,-,lr  ,„ne.  C.uprs  hon/.onlalcs  passant,  par 
la  n'i,Mon  so„s-opl„,MP  iVv^.  m  H  par  la  pa.lir  infrri.m-r.  ,1,.  ,-,11,,.  n'"i,Mon  au  vo  si- 
nage  de  la  l.amlelni.-  ..pluiue  (Fig.  8;},.  .M.-.(ho,|r  .I.  Wrigort.  .V2  uran  i.n      à     re 


iii;ui;>   iti;  piin.iij,  i  ion    m;  i.'kcmuck  ci.iti.i;!;  ai.k. 


ii:t 


Brga:     ^jiMi  :  ^^|'>    :  l'i' 


('vt  (JoiirriAro.  •;<•- 
cité  vnrbnln  piiro. 
I'lnr|iio  jaiKio  rio  In 
bnio  >lii  f;un<'!i|"«  nt  <lo 
rricorco  <lr«H  li'îvrpt 
do«  N<;iiiHirro>i  calca- 
rino  et  «oHaii-ralf. 
WffénéroHfnur.n  «lu 
HCKfiftit  |)<)st<'Tioiir 
<l<'  la  coiironiK!  rayon- 
nante, en  particulier 
<lu  faisceau  lon((itu- 
'lioal  |iostiTieur(Kli); 
<l«!»  Ne(;nients  rétro 
et  sous-lenliciijairo 
lie  laca|isiile  ititomc, 
en  parti>'ulieri|ii  fais- 
ceau teniporo-thala- 
mi(juc  rlArnol'l 
(FTth)  ;  (lu  pulvinar 
(Pul),  du  corps  ge- 
nouilld externe  Cge), 
«lu  liras  ^BrQaj  et  «Je 
la  couche  «le  fibres 
superficielles  «lu  tn- 
))«'rcul«',  f|iia'lriju- 
nicau  anti-ricur  (Qa). 
IntérjritiWlu  sctrment 
postérieur  de  la  cap- 
sule interne  (Cip),  «la 
faisceau  de  Tiirck  et 
du  pied  ilu  pédoncule 
cérébral. 


•    CA  ■   ,,   .  ^         - 

c§      h  ^^f'^ 

FiG.  84  et  80.  —  Cas  Courrière.  Ct'cilô  verbale  pure.  Coupes  horizontales  passant 
par  la  partie  inféri.'iuv  do  la  rr^'ion  sous-npticiue  au  voisinage  de  la  bandelette 
optique  (Fig.  8+  et  par  le  pr^loncule  cérébral  Fig.  S.'i).  Méthode  de  Weigert.  3/2  gran- 
deur nature. 

TOME    II.  g 


114 


ANATOMIE    DES    CENTRES    .NERVEUX. 


/ iCuvq- 


-rt 


>&£.. 


H.GilUt 


FiG.  86.  —  Cas  Courrière.  C('ci(,6  verbale  pure.  —  Couiie  vcrtico-transversalo  de  la  partie 
postérieure  de  rii(''inisplière  f,'au('lie.  3/2  grandeur  naturelle.  Détails  dessinés  à  un 
grossissement  de  12  diamètres.  Les  paities  dégénérées  sont  teintées  en  jaune, 
le  foyer  ancien  en  brun. 

La  coupe  passe  i)ar  la  |i;irlii'  iinslriiciue  du  iMiiincjcl  du  corps  calleux  et  par  le 
foyer  de  rainollissenicMt  récent  (Rr)  du  pli  courb(>.  Elle  intéresse  en  outre  au  niveau 
de  la  paroi  mférieme  de  la  coine  occipitale  (Voc),à  la  base  du  lobule  fusifornie  (Fus), 
la  partie  antérieure  du  foyer  ancien  datant  de  quatre  ans  (Fpa).  Dans  les  régions 
postérieuies  an  plan  par  lei|Me|  ]iasse  celte  c(>ni>e.  le  foyer  ancien  a  pénétré  jus(|u'à 
l'épendyme  ventriculaire  cl  a  ciiiiiplelenieiil  driinii  le  l,i|M'ltiiii  (Tap),  les  radiations 
tlialaniiques  (I{Tli)  et  le  faisceau  longitudinal  inférieur  (Fli).  Sur  la  coupe  actuelle, 
la  lésion  n'a  sectionné  (|ue  le  faisceau  longitudinal  iuféri»>ur. 

Dégénéiescence  extrêmement  accentuée  du  faisceau  longitudinal  inféi'ieur,  des 
radiations  thalami(jues,  du  tapetuni,du  faisceau  inférieni- du  foice])s  «M  du  bourrelet 
du  corps  calleux.  Dégénérescence  de  la  masse  blanclie  de  la  face  iuféro-interne 
de  l'hémisphère. 


I  iitiu;s  m:  l'iMUiicimN    m:   i.i;(;(in<.i;  (i.iii.r.ii  \  i.i..  ii.. 

I..  cas  Bras  ;.  Ii.nl  .1  un  M.illai.l  >h-  1. 1  .111^.  .ilhnil  .lr|Mii.  .'iih|  an-  .1-  rMté  ''«»  '•'•««^  <'^cHé 
corticitlr  i.ai-  doiil^lr  h  Mm,  du  .mire  .mlh.il  ,!.•  la  viMcii.  av.-r  ititr^nl.'-  <(.iii|.l.'l.c  (U;  j^,^.,,  ,,^^  ,^  ,,„„,,,„ 
rd'il.rniivlal.i' |>ai    IrNaiiini  n|ilillialiii(i.^(i'|iiiliir  i^l  |,ri  sisl.iiicc  dr  la  n'-aclioii  |ni|.illaii  <•.    lénion    ()o-i    cgntre» 

l/hémisphère  droit  Kig.  S8)  |tn'sciilr  la  jrvinii  l,i  |i|ii^  .■i.ndiir  :  <iii  mn^iiic  deux  ^J'^'^]^'"'"''  '" 
platiurs  jaunes  aiiriruiii--,  dmil  l'iiiif  iic.ii|>('  la  iiailii-  r.nlialf  du  runcus  ri,  la  Irvir; 
supi-riruiT  iW  \i\  scissure  nilniriiir  :  Ai^wi  iaul  rr  d.l  1  uil  1rs  Ifdiulfs  liiuiiial  cl,  f'iisiforme  sur 
une  t'iciuluc  anlôlti-liiislriiriiic  dr  (1  ri-uliuirli  es  ;  crtli'  dnni.'ic  |da(|ur  cnMiini'ucc  eu 
nriit'M-t>,  à  i  ccnliinrlifs  du  iiùlc  (>C(i|iilal ,  allfinl  in  lias  [>■  Imid  iuli  rii;ur'  di;  l'Iiéiui- 
sniii'i'o  mais  icspcrlc  vu  iiaul  la  Irvic  caliariui-  ilu  liduilc  liu;:iial  <•!  nr  d('|i,i--.i'  |i,in  rn 
avant  uiif  iiL'Uc  vciliralc  la^aul  l'i-xl  it'iuili'  |in-.|.|  irurc  dr  la  (■.ouclit;  o|di(jur;  cllr 
scftionur  à  fr  niveau  Vlsllmn-  dr  hi  i-ircoiinihtlinn  dr  riiippiuumpe  et  le  pilirr  postérieur 
du  (riyviic.  Dans  jouir  l'c-irudur  dr  la  plaiiur  jaiiiir  l'i  riuco  rsl  coinplrtemenl  drliuil»!, 
iransfornirr  en  un  lissu  sclTif  nx,  Jaunàlrr,  niolia^-r,  Iniuianl  à  la  cornr  ()cci|)ilalr  une 
paroi    Ar   i|nrl(|ur>   uiilliiuMirs    vrulruirnl.    I.rs    idiipi's   \ r 1 1 ico-liansv(;i'.sal('s  l' Fig.  8'.)) 


f'CIs 


Fk;.  87  et  88.  —  Cas  Bras.  Topomapliir  dv  la  douhlr  lésion  corticale  dans  un  cas  de 
cécité  corticale.  A  droite,  plaque  jaune  ancienne  du  cuneus  et  de  la  lèvre  supérieure 
de  la  scissure  calcarine,  vaste  plaque  jaune  des  lobules  lingual  et  fusiforme  et  de 
l'islliinr  de  riiippocaini)r.  A  gauche,  plaque  jaune  de  la  partie  postérieure  du  lobule 
lingual,  de  la  jiartie  adjacente  de  la  scissure  calcarine  et  du  pli  cunéo-linibique, 
(Voy.  J.  DejkhiM':  et  Vialet,  Sur  un  caa  de  cécité  corticale  diagnostiquée  pendant  la  vie 
et  confirmée  par  rauiopsie.    C.  li.  Soc.  Dioloijie,  1893,  p.  983.) 


montrent  que  cette  plaque  a  détruit  les  trois  coucbes  de  fibres  qui  doublent  le  plancher 
de  la  corne  occipitale,  que  l'écorce  du  fond  de  la  scissure  calcarine  est  sclérosée  et 
qu'il  existe  à  la  base  des  circonvolutions  du  cunéus  un  foyer  sous-cortical  anfractueux 
qui  s'étend  jusqu'à  l'écorce  du  fond  de  la  scissure  calcarine  (K)  et  rejoint  dans  cette 
région  la  vaste  plaque  jaune  qui  a  détruit  le  lobule  lingual.  Ces  coupes  montrent  encore 
(jue  l'écorce  de  la  lèvre  linguale  de  la  scissure  calcarine  (Lg)  possède,  il  est  vrai,  un 
ruban  de  Vicq  d'Azyr  d'apparence  normale  et  un  assez  grand  nombre  de  fibres  myéli- 
iiisées,  mais  qu'elle  est  ratatinée  et  complètement  isolée  du  reste  de  l'écorce  du  lobe 
occipital  par  la  plaque  jaune  sous-jacente. 

Ces  lésions  si  étendues  du  lobe  occipital  ont  entraîné:  1"  tme  dégénérescence  très 
intense  du  tapetumÇY ai))  ci  du  forceps  major  du  corps  ca//eua?,  pouvant  être  suivie  dans  le 
bourrelet  du  corps  calleux  dont  la  partie  inférieure  ou  réfléchie  (genou  et  bec  postérieur) 
est  complètement  dégénérée  et,  au  delà  du  bourrelet,  dans  le  forceps  major  de  Vhémi- 
sphère  r/auclie  qui  est  dégénéré  dans  sa  partie  interne,  inférieure  et  supérieure  (Fig.  92). 

2°  Une  dégénérescence  très  intense  des  couches  sagittales  des  segments  postérieur  et 
inférieur  de  la  couronne  r«(/o?înrtn/e  i^Fig.  89).  Au  milieu  des  libres  dégénérées  des  couches 
sagittales  (jui  longent  la  paroi  externe  de  la  corne  occipitale,  il  existe  un  petit  nombre 
de  fibres  saines  (rRTh),  myélinisées,  qui  représentent  les  fibres  de  projection  des 
circonvolulions  de  la  face    externe  du  lobe  occipital;  elles  peuvent  Atre   suivies   sur 


116 


ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 


Cas  Bras.  Cécité  quelques  coupes  depuis  la  crête  des  circonvolutions  jusqu'à  la  couche  des  radiations- 
corticale  par  .loubie  thalamiques  ou  sagittale  interne.  —  La  dégénérescence  des  couches  sagittales  (radia- 
corticaux  de  la  vi-    tions  thalamiques  (RThi  et  faisceau  longitudinal   inférieur  (Fli)''  s'accompagne  d'une 

sion.        liémisplière 

droit  :  plaque  jaune  p^  n 

du  cunéus.  des  lolm- 

les  lingual    et   l'usi- 

forme  et  de  l'isthme 

de        rhippocampe. 

Détrénérescenccs  de  ,^^  „^,^, 

Tap.  Km,  RTh,   Fli.  /      .^   ^-^  '       7  T" 

Ov.  Tgp. 


Voc.,_.  / 


FiG.  89.  —  Cas  Bras.  Cécité  corticale.  —  Hémisphère  droit.  Topographie  de  la  plaque 
jaune  et  des  dégénérescences  secondaires  sur  une  coupe  verlicn-transvcrsale  pas- 
sant par  la  partie  moyenne  du  cunéus. 

La  plaque  jaune  a  détruit  la  mnilié  interne  du  lohule  fusifonne,  la  plus  grande 
partie  du  lobule  lingual;  elle  se  prolonge  sur  l'écoroe  qui  tapisse  le  fond  de  la  scis- 
sure calcarino  et  le  foyer  anfractucux  ([ui  occupe  la  base  des  circonvolutions  du 
cunéus.  Dégénérescence  du  lapetumet  du  forceps  postérieur  du  corps  oalleu.\.  Dégé- 
nérescences des  couches  sagittales  (radiations  thalamiques  (RTh)  el.  faisceau  longi- 
tudinal inférieur)  (Kli),  du  faisceau  occipital  vertical  (Ov),  de  la  substance  blanche  non 
différenciée  de  !;i  face  externe  du  lobe  occiiutal.  (Les  zones  dégénérées  sont  colo- 
rées en  j.unic,  la  b'-sioii  priniilivc  m  brun.)  .Mi'thodc  d(>  Weigert.  2   I  grandeur  nature. 


dégénérescence  très  intense  (bîs  scfpnom  rrlio  cl  souti-lentirulaires  de  la  capsule  intcr))- 
(Ciil)  (Fig.  90),  de  la  zone  de  Wcrnidic  (W),  du  corps  ffcnnuillc  rxlcrne  (Cge)  et  dos  fibres 
radiées  et  du  slratum  zonale  du  pulvinar  (Pu!).  Il  existe  en  outre  une  dégénérescence  très 
manifeste  du  bras  du  tubercule  quadrijumcau  antérieur  (BrQa),  des  fibres  superficielles 
el  moyennes  de  ce  tubercule  et  de  la  substance  grise  centrale  de  l'aqueduc  de  Sylvius. 


I  lillM. 


Di;   l'iiiiJiiCTHiN    m;   i/iiCoMcr;    (;i;i;i.i;it  \  i.i; 


ir 


I.c  sii/incul  iiosti'rirur  -/'■  hi  rnjt'-iilr  inli nie,  \r  jiiid  du  prdinicnlv  /•■ii.hrul ,  i-ii  piu  tirulicr 
h>  faiseriiii  de  Turck  soiil  ali-^iliiiiKiil  mu  iii;m\  Kig.  91)  :  la  handcicllr  niiHifui:  ont  intncto, 
ainsi  i|iit'  la  rommissuir  iiuh'riritrr. 

I.a  (l(''f^t'iu'it'>icriici'  lie--  (  uiiclirs  >aL.'i  t  (aji's,  m  pai  liriilji'i-  ilii  laisicau  lon^'iliiiliiial 
iiift'i-icui'.  a  irli'iili  m  milii'  vur-  la  siiii-lanci'  M.iinli.' .lu  injn-  (itii|iiii  al  ;  la  |p|  fini<"  ri- ot 


...Tap 
BTli 


//.Ôil/et. 


FiG.  90.  —  Cas  Bras.  Cécité  corlirale.  —  Hémisphcre  droit.  Coupe  horizontale  de  la 
région  tlialaniicine  inlérieure  de  la  capsule  interne  droite.  Déiiénérescences  secon- 
daires du  tapetum  iTap),  des  radiations  thalamiques  (RTh),  du  faisceau  longitudinal 
inférieur  (Fli),  de  la  substance  blanche  des  circonvolutions  temporales,  du  segment 
rétro-lenticulaire  de  la  capsule  interne  (Cirl),  de  la  zone  de  Wernicke  (W),  du  pulvi- 
nar  (Pul)  (fibres  radiées  et  stratum  zonale),  du  bras  du  tubercule  quadrijumeau 
antérieur  (BrQa),  des  couches  superficielle  et  moyenne  de  ce  tubercule  et  du  pilier 
antéiieur  du  frigone  (Tga).  (Les  zones  dégénérées  sont  colorées  en  jaune.)  Méthode 
de  Weigert.  .3  2  grandeur  nature. 

la  deuxième  circonvolulion  temporales,  la  partie  inférieure  de  la  capsule  externe  con- 
tiennent de  nombreuses  fibres  dégénérées  (Fig.  91). 

3°  Une  dégénérescence  des  courts  faisceaux  d'association  du  lobe  occipital  :  faisceau 
occipital  vertical  (Ov),  faisceau  transversc  du  cttncus,  faisceau  transverse  du  lobule  lingual. 

4°  Une  dégénérescence  dn  pilier  postérieur  du  trir/one  cc'/'e6rrt/(Tgp)qui  ]>eut  être  sui- 
vie dans  le  corps  etle  pilier  r/H;e;'/eiO'(Tga)(Fig.90  et  91)jusque  dawiic tubercule inamillairc. 


'.'iiH  lira<i.  i'.f<:iU- 
l'orticalo  par  double 
liiHJoii  ilii  lontro  c.or- 
tiral  ilo  In  viition.  A 
ilroilr,  |>ln<|uo  jiiun'- 

■  lu      <III|l'-IIM,     (|l!l     lo 

|jiil'-i  litiffiiiil  i'I  fil 
HifonrKM't,  «lo  l'istlirnc- 
<li!  riiii>|iocurn|io.  1)6- 
P<'n<'Tcscf!nccs    Cirl, 

CisI,      W,      l'ul,      (•((«!, 

UrQa,  (ja.  Inn-fîrit** 
parfailo  du  faisceau 
do  Tiirck,  du  pind  dri 
pédoncule  céréliral 
et  do  la  bandelette 
optique. 


Sur  l'hémisphère  gauche  (Fig.  87)  il  n'existe  à  la  face  interne  du  lobe  occipital 


118 


A.NATOMIE    DES    CENTRES    NEUVEL'X. 


Cas  Bras.  Cécité 
corticale  par  double 
lésion  du  centre  cor- 
tical de  la  vision.  A 
droite,  plaque  jaune 
du  cunéus,  des  lo- 
hules  lingual  et  fu- 
siforme  et  de  l'isthme 
de  l'hippocampe.  Dé- 
frénére«cences  Cirl, 
Cisl.  W,  Pul,  Cge, 
HrQa,  Qa.  Intégrité 
I)arfaite  du  faisceau 
de  Tûrck,  du  pied  du 
I>édoncule  cérébral 
et  de  la  bandelette 
optique. 


([u'une  plaque  jaune  limitée  porlani  sur  la  partie  postérieure  du  lobule  lingual  et  la 
partie  adjacente  de  la  scissure  calcarine  et  s'étendant  sur  la  partie  postérieure  du  pli 
cunéo-limbique.  Cette  lésion  a  entraîné  des  dée;énérescences  moins  étendues  que  celles 
de  l'hémisphère  droit  mais  néanmoins  très  manifestes  : 

1°  Il  existe  une  légère  dégénérescence  du  tapetum  (jui  double  la  paroi  inférieure  de 


Fk;.  91.  —  Cas  Bras.  Cécité  corticale.  —  Hémhphcvc  droit.  Coupe  horizontale  de  la 
région  sous-thalami(ine  de  la  capsule  interne.  —  Dégénérescences  secondaires  du 
tapelum  (Tap),  des  couches  sagittales  du  segment  postéro-inférieur  de  la  couronne 
rayonnante  (RTh,  Fli),  du  segment  rétrolenticulairc  de  la  capsule  interne  (Cirl),  de 
la  zone  de  Wernicke  (W),  du  pulvinar  (Pul),  du  corps  genouillé  externe  (Cge)  des 
couches  .superficielle  et  moyenne  du  tubercule  (juadrijumeau  anté;leur  (Qa),  des 
pili(!rs  postérieur  (Tgp)  et  antérieur  (Tga)  du  trigone  cérébral.  —  Inlégrité  du  segment 
postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip),  en  particulier  du  faisceau  de  Tiirck  (ET)  et  de 
la  commissure  antérieure  (coa).  fL(>s  zones  dégénérées  sont  colorées  en  jaune.) 
Méthode  de  Weigert.  3/2  grandeur  nature». 


la  corne  occi|)itale.  l-a  dégénérescence  si  intense  du  forcep><  major  que  présente  la 
coupe  (Eig.  92)  est  essentiiillement  constitui''e  par  les  fibres  calleuses  dégénérées  de  l'hémi- 
sphère droit;  la  zone  de  dégénérescence  (|ui  coille  le  faisceau  compact  de  la  couronne 
rayonnante  relève  très  probablement  de  la  même  cause:  l'irradiation  dans  la  convexité 
pariétale  des  libres  calleuses  dégénérées  de  rhéinis|)hère  droit. 

2"  Il  existe  une  dégénérescence  très  inli'iise,  bien  que  limilée,  dt;s  couches  sagittales 


|.|i;ui.;s   m;  i'U(t.ii:(.  I  iMN    in:   i/iicoHci';  ckiu.  lut  \  i.i:. 


119 


l|lli     l|iUll>l>'lll 


nui  iiifriii'iii  !•  ili-  la  ciiiiii! 


•ipi 


l.ilf    l"iL'.  '.••i!  ;   1rs  lihrcîs  ({•'•«rii/îiV-cs 


I\t 


Cbh  ItroH.  Cécité 
corticalo  |inr  doiililn 
U'-Hiori  <lii  contro  cor- 
tD^nl  r|(i  la  viition. 
//«•mi'^/i/i/Vc  i/nu«hr  : 
|ila/|iio  jatino  <ln  la 
Hci^siiro  caicariiio  ot 
<Iii  pli  cun<iolimbi((ue. 
l)  6  n<';ii<')rosrf)nce  ■< 
Tap,  Klh,  VU,  CM, 
l'ul,  C^o,  W.  Int/!- 
grité  du  |>ic<l  <lii  pi- 
doiictilo  cirMital  «lu 
faiscjati  do  Tiirck 
ni  do  la  bandolotto 
optique. 


■'iG.  02.  —  Cas  Bras.  (Récité  corliciûe.  ^  Ilnnisphcre  (jaiiche.  Coupe  vertico-ti'ansver>;ile 
passant  par  le  pli  cuneo-limhuiue  (ticI)  et  le  forceps  postérieur  du  corps  calleux  (Fin). 
Plaque  jaune  ilu  lobule  lingual  (Lg)  et  du  pli  cuneo-limbique  (ucl).  Dégéue'rescences 
secondaires  des  radiations  thalamiques  (RTh)  et  du  faisceau  longitudinal  inférieur 
(Fli)  qui  doublent  la  paroi  inférieure  du  carrefour  vontriculaire  (TgV).  Dégénéres- 
cence légère  du  tapetum  (Tap),  dégénérescence  de  la  substance  blanche  non  difTé- 
renciée  de  la  région  temporo-pariétale.  Dégénérescence  du  forceps  major  et  de  la 
substance  blanche  non  différenciée  de  la  première  circonvolution  pariétale  relevant 
de  la  lésion  de  l'hémisphère  droit.  Méthode  de  Weigerf.  3 '2  grandeur  nature.  Les 
zones  dégénérées  sont  colorées  en  jaune. 


se  concentrent  surtout  le  long  de  l'angle  inféro-externe  et  de  la  paroi  externe  de  la 
corne  occipitale  à  la  hauteur  de  la  deuxième  circonvolution  temporale  et  occupent  la 


120 


A.NATOMIE    DES    CE.NTHES    NERVEIX. 


Cas  H  ras.  Cécité 
corticale  ])ar  double 
lésion  du  centre  cor- 
tical (le  la  vision. 
Hémisp/irrp  gauchu  : 
plaque  jaune  de  la 
scissure  calcarine  et 
du  pli  cunéolinilii(iue. 

I)  é  g  cnérescen  c  es 
CSgt  (Ti  ,  Cisl.  Pul. 
Cpe,  \V.  Intégrit(- 
parl'aite  du  faisceau 
de  Tiirck.  du  pied  dvi 
pédoncule  cérébral 
et  de  la  bandelette 
opti(jue. 


partie    intonio  du   fai.<ceau  lonuitiuliiial    infriieiir,    la   partie    externe    des  radiations 
thalaniique.^. 

La  coupe  (Fiu.  93  trt'Sobli(jue  eu  bas  et  en  deliois  et  à  peu  près  parallèle  au  plan  de 
section  des  ganglions  de  la  base  du  cas  Sch-weigoffer  i^Fig.  il6j  passe  par  la  voûte  de 


CSgt  (T,^_. 


CSgtfT,) 


Fa  Th.. 
Cl  (g;..* 


Fk;.  U3.  —  Cas  Bras.  Cf'cilr  corlicale.  —  Hrmisphcre  ijauche.  Cou]>e  obliiiue  en  bas  et 
en  (leliors  passant  par  la  parlie  supérieure  de  la  couch(>  optique  et  la  voûte  de  la 
corn(;  sj)li('noï(lale,  intéressant  les  quatre  segments  de  la  capsule  interne.  —  Dégéné- 
rescences des  couches  sagittales  des  segments  postérieur  et  inférieur  de  la  couronne 
rayonnante  dans  la  région  correspondant  à  la  deuxième  circonvolution  temporale 
(CSgt  (T2)  et  du  segment  sous-lenticulaire  (Cisl)  de  la  capsule  interne.  (Les  zones 
dégénérées  sont  colorées  on  jaune.)  Méllio(l(^  de  Woigert.  3  '2  grandeur  nature. 


la  corne  si)Iiénoï(lal('  et  scclionnc  les  ([uatre  segments  de  la  capsul(>  interne;  elle  per- 
met de  suivre  d'mie  ra(;on  très  manifesli;  les  libres  dégénérées  dans  la  couche  sar/ittalc 
(le  la  deuxième  circoiirolutioii  temporale  (CSgt)(T.>)  jus(|ue  dans  le  sc(jmcnt  souii-lenticulaire 
de  la  capsule  interne  (Cisl).  Elle  montre  en  outre  que  les  segments  rétrolenticulaires 
(Cirl),  j)ostérieur  (Cip)  et  antérieur  (Cia)  de  la  capsule  interne  sont  parfaitement 
normaux. 

Il  existe  ciiliii  dans  ce  cas  vnic  dégénérescence  limitée  bien  i|Ue  très  intense  du  corps 


i.|itiu;s   i)i;   rnii.ii;'  ii'iN    l'i:   i.iicniici';  (.i;it  lui;  \  i.i;. 


121 


yt-nouillr  r.rlnitr    C-"'  ,  <!<•  I.i  zniir  dr  Wmiirhr  .1  iiiir  ,|ryrm'i  fMTiic.'  |>lii-,  limilr.-  r-iimirr 
(lu  pulviiKir:  II-  lii;i>  Jii  MiIm'Ii  iilr  i|ii.nliiii .m  .iiih'i  hiii    |.;ii,ii(    \«\\   Imi.  hr,  îiiiiH  ilii 


y,      BrQp 


^^^^        >^ 


FiG.  94  et  9.).  —  Cas  Bras,  (lécili'-  (■(ulicalo.  —  Iléiitisphcrc  ijunclie.  ('.iiii|h-.  (ilili([ucs 
on  lias  et  en  drliors  passant  par  le  thalamus  (Fi^.  9i!,  la  région  sous-()pti(jue  [V'iii-  9o), 
le  pied  du  ]H''doncnle  eén'bral  et  la  bandelette  optique  gauches.  Dégénérescence  du 
corps  gcuduillé'  rxici  lie  (Cge),  du  pulvinar  (Pul)  et  de  la  zone  de  Wernii'ke.  Intégrité 
du  pied  du  iH''diiii(ule  cérébral.  —  Les  zones  dégénérées  sont  colorées  en  jaune. 
Méthode  de  Weigeil.  :{  2  grandeur  nature. 

reste  (]ue  la  couche  superlicielle  de  ce  lubercule.  La  bandclelle  (ipli(iue  est  intacte  et 
le  ;)/<•(/  du  pcdoinule  cérébral  est  parlaitenient  normal  (Fig.  94  et  95). 

LOBE  PARIÉTAL.  —  Les  lésions   du    bdic    parié' lai,  même  lorscju'elles    sont   isolées. 


Fig.  9ti.  —  Cas  Jouan.  hicélre.)  Topogra])hie  de  lacavih'-  porencéphalique  du  pli  couihe 
dans  le  fond  de  l;u[Uell(>  on  aperçoit  la  striation  des  couches  sagittales.  Dessin  fait 
d'après  une  photographie. 


122 


AXATOMIE    DES    CENTRES    NEUVELX. 


Cas  Jouan.  Lésion    limitées  et  n'iiitéresseiit  (lue  le  pli  courbe,  par  exemple,  atteitineiit  en  général  l'épen- 
dc    déficit    du    pli    (lyme  ventriculaire,  et  sectionnent  par  conséquent  les  couches  sagittales  du  segment 

courbe      limitée      à  »  i  ^  o 


l'écorce  et  à  la  sub- 
stance blanche  sous- 
jacente.  Dégénéres- 
cence du  segment 
rétrolenticulaire  de 
la  capsule  interne  et 
du  pulvinar.  Intégri- 
té de  la  moitié  ex- 
terne du  pied  du  pé- 
flonculc  cérébral. 

Monoplégic  facio- 
linguale.Fovor  lacu- 
naire sectionnant  le 
segment  postérieur 
do  la  capsule  interne 
en  arriére  du  genou. 
Dégénérescence  du 
deuxième  cinquième 
interne  du  pied  du 
pédoncule    cérébral. 


Ce 


HL 


Lme  Cip 


iLmi  j        ;       ! 
!       VA      '        '■ 


Km. 


FiG.  97. — Cas  Jouan.  (niciMi'c.)  Cavité  poicncéplialiiiue  dupli  courbe. Coupe  horizontale 
passant  par  la  région  tiialamitiue  moyenne.  Dégénérescence  des  couches  sagittales 
externe  (Sge)  et  interne  (Sgi),  du  segment  rétrolenticulaire  de  la  capsule  interne 
(Cirl),  de  la  partie  supérieure  de  la  zone  de  Wernicke  (W)  et  du  pulvinar  (Pul). 

il  existe  en  outre  dans  ce  cas  (\c,  petits  foyers  lacunaires  disséminés  dans  le  seg- 
ment interne  du  noyau  lenticulaire.  L'un  d'eux  (Tig.  97)  empiète  sur  le  segment  pos- 
térieur de  la  capsul(î  interne  (Cip)  immédialement  en  arrière  du  genou  (Ci^g).  Il  a 
donni-  lieu  pendant  la  vie  à  une  monoph'gie  facio-linguale  avec  conlraclure  de  la  face 
et  hémiparésie  très  légère  de  la  moitié  gauche  du  corps  et  était  survenu  à  l'ilge  de 
38  ans  au  cours  d'une  fièvre  typhoïde  chez  un  lioimni'  ([ui  a  succombé  à  l'iVge  de 
60  ans  à  luie  bronchopneunionie.  Ce  malade  ne  [trt'sentait  aucun  trouble  de  la  sen- 
sibilité, ni  du  sens  musculaire,  |)articularités  inléressantes  à  noter  élanl  donnée  la 
lésion  du  pli  courbe  et  de  la  partie  adjarcnle  du  lobule  |>aiié'lal  iiiféTieur.  i^Voy. 
localisations  cérébrales,  \^.  2:50.) 

La  lésion  capsulaire  a  entraint;  une  (b'^'iMiéTcscence  du  dcuxiènie  ciiKiuième  an- 
térieur du  segment  postéricnir  de  la  cai)sule  inlerne  (Cip\  de  la  lame  médullaire 
externe  (Lme)  et  des  libri's  radiées  du  Ihalanius  dans  la  partie  adjacente  à  la  dégé- 
ni'ri^scence  capsulaire.  C(dle-ci  peut  être  suivi(>  dans  le  deuxième  cinquième  inlerne 
du  pied  du  pédoncule  cérébral  et  du  locns  niger  (Fig.  99,  100). 

il  existe  enfin  (Fig.  98)  dans  la  pailie  inIVTicnre  et  postérieure  de  la  capsule 
externe  un  petit  foyiîr  lacunairtî  ayant  entraîné  une  dégénérescence  partielle  de  la 
commissure  antérieure  (coa)  et  des  courtes  libres  d'association  du  sillon  marginal 
pi»st<'rirur  de  l'insula.  M('tliode  de  Weigert.  2  1  mandiMir  nature. 


i-ii{iti':>   i>i:   l'iKijiic  I  iiiN   DK  i.'KCDitci:  ci.iti.iiK  \  i.i:. 


123 


pusir-ririir  ili-  l.i  inm.iiiiH'  i.iyi'iiii.iiilf.  U.iii>  ces  i;is,  <>n  n|i>.fi  vf  t.Mii|iims  iiiir  ili:(/i.'ni;- 
rescnirv  srrDiiiliiiif  ilrs  rnurlirn  Siiijillttlcs  se  fuisanl  dini^  1rs  deux  sens,  du  iM»''  de  l.i 
poiiilt'  ticoii'ililr  il  iiiM'  l'.iil,  cl  (lu  coït'!  du  sfi:iiiiiil  nli  o-Iculiculaii»;  di;  la  capsule 
intnii)*  l'I  du  |uil\m.ii  (l'.iulri'  ji.iil.  Ca-  l'ail  niinilir  inlliiiiciit  i|iii'  les  i'jmicIh's  sa^illaliîs 


du    Injir    iirfi|iili 

Hhif-.  (•.iilici|H''l 

Mais   iMi   l'i'iil 


|i,iiirlii  liiii|ini  ,il  (  niiliniiinil  à  la    lois  (lr>   lilirr>  i  oi  I  i(ifiiL;i!S  <;t  des 


,is  plus   lairs,   il   rsl    vrai,  ipir  h 
NL, 


I'" 


'■<\>-\i\-.  cl 


oe 


(/UH  Joiian,  l<ii<ii<>n 

(le  llrll'lt  'lu  pli 
c:oiirt»o  limit<!0  A 
l'écorca  ot  A  la  «ub- 
«tuiico  l)lancho  hou*- 
jaoonti).  I)i')i{i)iii)rnii- 
cciicij  'lu  Ht'ifiwmt 
r(''troii'iiti<:iil;iir<)  do 
lu  capHiili)  intcnin  ot 
'lu  pulvinnr.  Iiiti-^ri- 
tu  r]«t  la  iiioiiiii  ox- 
torno  'lu  pio'l  «lu  pi5- 
'IomcuIr  ciT'îliral. 

Monij|ili'-i(io  facio- 
lingualo.  Fuyor  lacu- 
naire! s(î':ti')[iiiaril  lo 
segmonl  |)ost<:ri(!ur 
do  la  ';a(»sul(;  inicnio 
en  arrière  du  genou. 
Dégénoresccnco  du 
deuxi'-mc  cin'|ui(''ni(î 
interne  <lii  pio'l  'lu 
ionculc    cérébral. 


c^^r  %■  ^-  tin 


Km    , 
"Ne      Gh 


..  !)8.  —  Cas  Jouan.Coupo  horizontale  lui  peu  oblique  en  bas  et  en  dehors  passant  par 
la  région  tbalamique  moyenne  de  la  capsule  interne  :  1°  dégénérescence  des  couches 
sagittales  externe  et  interne  (Sge  et  Sgi)  du  segment  postérieur  de  la  couronne 
rayonnante,  du  segment  rétrolenticulaire  de  la  capsule  interne  (Cirl)  et  du  pulvinar 
(Pul)  consécutive  à  la  lésion  porencéphalique  du  pli  courbe;  2"  dégénérescence  du 
deuxième  cinquième  antérieur  du  seguKmt  postérieur  de  la  capsule  interne  (Gip) 
consécutive  à  la  lésion  capsulaire;  3"  dégénérescence  de  la  commissure  antérieure 
(coa)  consécutive  au  foyer  lacunaire  de  la  capsule  externe.  Méthode  de  Weigert. 
2/1  grandeur  nature. 


lesquels  la  h'sion  corticale  u'iult'ressc  pas  le  laisceau  compact  du  segment  postérieur  de 
la  couronne  rayonnante.  Le  cas  Jouan  (Fig.  96  à  100)  en  est  un  exemple  très  net. 

Il  existe  dans  ce  cas  une  lésion  de  déficit  (cavité  porencéphalique)  mesurant  4  cen- 
timètres de  long  sur  3  à  4  de  haut  et  2  de  profondeur  occupant  le  pli  courbe,  la  partie 
postérieure  et  infi'rieure  du  pli  marginal  supérieur  ((Isin)  l'extré-mité  postérieure  de  la 
première  circoiivoluliou  temporale.  Cette  b'sion  a  détruit,  comme  à  l'emporte-pièce, 
Técorce  du  pli  courbe,  et  la  substance  blanche  sous-jacente  de  la  région,  de  telle  sorte 
que  Von  voit  intacte,  dans  le  fond  du  foyer,  la  strialion  des  couches  sagittales  (Fig.  96). 


124 


ANATOMIE    DES    CENTRES    .\EKVEUX. 


Cas  Jouan.  Lésion 
de  déficit  du  pli 
courbe  limitée  à 
l'écorce  et  à  la  sub- 
stance blanclie  sous- 
jacente.  Dégénéres- 
cence du  segment 
rètrolcnticulaire  de 
la  capsule  interne  et 
<lu  pulvinar.  Intégri- 
té de  la  moitié  ex- 
terne du  pied  du  pé- 
doncule cérébral. 

Monoplégie  facio- 
linguale.  Foyer  lacu- 
naire sectionnant  le 
segment  postérieur 
de  la  capsule  interne 
en  arriére  du  genou. 
Dégénérescence  du 
deuxième  cin<|uième 
interne  du  pied  du 
pédoncule   cérébral. 


L'écorce  du  iiyrus  supra-niariiinalis  est  rnlalint'c,  mais  la  substance  blanche  sous- 
jacente  ne  participe  pas  à  la  lésion  primitive.  L'examen  des  coupes^  microscopiques 
sériées  confirme  l'examen  à  l'œil  nu,  en  montrant  que  les  couches  sagittales  ne  sont 
nulle  part  sectionnées  ou  intéressées  directement  parles  lésions  primitives;  elles  pré- 
sentent néanmoins  une  dégénérescence  partielle  très  manifeste.  Cette  dégénérescence 
ne  va  pas  en  diminuant  d'intensité  de  dehors  en  dedans,  de  la  substance  blanclie  non 


^T' 


Ccii 


BrÇ 


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—Y. 


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•'P^//e£: 


FiG.  99  et  100.  —  Cas  Jouan.  Monoplégie  facio-linguale  avec  contracture  de  la  l'ace  et 
liémiparésie  très  légtTe  de  la  moilié  gauche  du  corps.  Dégénérescence  du  deuxième 
cinquième  interne  du  pied  du  ])édoncule  cérébral  et  du  locus  niger  consécutive  à  la 
lésion  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  immédiatement  en  arrière  du 
genou.  Remarquer  dans  ce  cas  l'inh-grilé  d(>  la  nioilii'  postérieure  du  pied  du  pédon- 
cule cérébral,  malgré  la  lésion  (hi  pli  courbi'.  I.c  ]ili  courbe  n'envoie  pas  de  fibres 
à  la  voie  jjédonculaire.  Coupes  passant  par  la  partie  siij^i'rieure  (Fig.  99)  el  la  partie 
inférieure  (Fig.  100)  du  |)édoncule  cérébral.  Méthode  de  Weigert.  2  1  grandeur  nature. 


dillViciicii'c  à  la  |i;iiiii  \  iiilricnlaiie,  comme  on  l'observe  lois(ine  les  couch(>s  sagittales 
liaiticjpciil  parlicllriiicnl  a  la  h'sinn  ju  imitivc.  l'.llc  dcciipr  la  partie  inicrne  de  la  ro»c/(e 
sayiltalc  cxfcrnc  (S^'e,  Fli;,  et  la  partie  cciilialc  de  la  couche  sa(i)tl(tle  interne  (Sgi,  RTh), 
et  C(!  siège  in(li(pic  nettement  (jne  les  lilucs  di'générées  ne  iieuviMit  venir  (pie  de  la 
lésion  pariétale,  qn'cllrs  rvpirsrnlcnl  les  libics  de  projeclioii  du  y\\  courb(>  (Fig.  97  et 
98).  —  Ces  libres  pcuNcnt  èiir  siiiviis.  à  tiavers  le  segment  ri'tro-hnticulaire  de  la  caps^iUe 
interne  (Cirl),  dans  le  piihiuar  fl'nll  et  la  partie  supérieure  de  la  :.one  de  Wernicke  (W) 
(Fig.  97  et  98).  Aucune  libi-e  d(''g(''nér(''e  ne  se  rend  dans  le  segment  postérieur  de  la 
capsule  interne  (Cip),  aucune  ne  descend  dans  le  pi«>d  du  ]>édoncuIe  ci''rébral  (!'). 
Ce    fait   démnntre  i\i)]\r  (pie  je  ]i|i  courbe  C(inlieiil  des  filives^  de  pnijection,  et   (]n'il 


Mitui;>   i>i;   l'uoiiic,  ih»  N    i> 


i.'iicom.i:  (;i:iu:i{iiAi.i:. 


12.", 


los  (Mivoif  ll.lll■^  \r  |iiil\iii,ir  |i,ir  lf>  citiirlii 

IVlli»  li'llliiul.lirr  ilr   1,1  1  .Ipsiilc  ilili'lllr. 


.millali'-,  inliTtii-  i;l,  rxlcrii»!  cl  I';  s<'U(ii';iil 


LoiMinr  l;i  l(''sioii  du  \n\u-  paiii'-l.il  i'>l.  ()liis  rlcinlur  (Cas  Leudot,  l'ij^.  101  à  10;)), 
lorsi|u'i'lli'  iiil'M'io^si-  Idiilr  l.i  rircniivoluliim  i)aiir'(al('  intVTii'iirr  r(  cmipirlr!  sur  la  cir- 
Cim\nliilii>M  |iai'ii'lali'   ascciid  iiilr,    i\  la  (lryt''ii('r(";c('iirr  ilii    |iiil\  iii.ii  ,    il'-   la    |iailii'  sii|m';- 


Cas  Leudot.    {{i.rliv    181)0.; 
aiiiii'  <li'  la  i"ini)iivi)liitiitii   pa- 


Fi<;.   loi. 
Pla.iu.' 

riclali-  iiift'ricuni  fiaiiclir  l'Ii  rmii  Im-, 
U)linli"  |tarit''l;il  iiift''ri(Uir,  ciicdiiNoluliuii 
inariilnaii'  supiMioure),  des  cUiux  tiers  in- 
f(''ricius  (1(1  la  circonvolulion  pariiilahî 
asc(Mi(lante,  (.le  la  partie  iiosh-ricuii'  des 
prciuii'Ti'  el,  (li'Uxit'ine  circoiivoluliiiiis 
lompuralos,  des  oirconvolulioiis  lélro- 
insulaire  et  de  la  cireonvolution  posté- 
rieure de  l'insula.  (",efte  plaque  jaune 
a  att(Mi»t    r^'-penclyun'     veii(riculair(;  el 

sectioiuK''  les  couclies  sa^il taies  du  segment  pnst(;rieur  de  la  couronne  rayonnante 
et  la  partie  adjacente  du  segment  r('lrolenticulairo  de  la  capsule  interne  (Fig.  102). 
Dégém'rescences  des  couches  sagittales  en  amont  de  la  lésion  pouvant  être  suivies 
dans  les  radiations  thalamiques,  le  faisceau  longitudinal  inférieur  et  la  substance 
blanche  non  différenciée  du  lobe  occipital;  dégénérescences  du  tapetum.du  forceps 
postérieur  et  du  bourrelé!   du  corps  calleux. 

11  s'agit  ici  d'un  homme  de  7.'?  ans  atteint  d'aphasie  sensorielle,  à  savoir  de  cécité 
el  surdité  verbales  complètes  avec  paraphasie  extrêmement  prononcée,  alexie,agra- 
phie  absolue  pour  l'écriture  spontanée  et  sous  dictée,  avec  copie  très  défectueuse,  le 
malade  reproduisant  les  lettres  les  unes  après  les  autres  comme  un  dessin.  Hémi- 
anopsi(î  droite  probable.  Il  n'(.'xislait  chez  ce  malade  dont  la  mimique  était  particu- 
lièrement expressive,  ni  troubles  de  la  motilité,  ni  troubles  de  la  sensibilité,  nj 
troubUîs  de  l'ouïe,  l'as  d'aphasie  optique,  pas  de  cécité  psychique,  pas  d'altération 
de  la  vue  autre  (|ue  rh(''mianopsie  droite.  (Voy.  r)(^jerine,  sur  un  cas  d'aphasie  senso- 
rielle (cécité  et  surdité  verbales)  suivi  d'autopsie.  C.  R.  Soc.  BioL,  1891,  p.  167  et 
Vialet.  Les  centres  céri-braux  de  la  vision.  Th.  Pari^,  1893.  Obs.  IV,  p.  295.) 


<:a%  l,«ii>lot.  Aplia- 
sic  Nniiiiorifllo.  1,6- 
nioti'lii  |i|i  r:niirlie,  <lii 
lolniln  (inri/rtal  infô- 
riiMir  <it  <lii  la  partin 
ii'ljiiC"-iii')  'li;  l;i  rir- 
rodvoliiiion  [i.iri'italo 
asi-eti'Iaiitn.  I)6(fén6- 
ritsri'tu;»}  rlii  snf^mont 
rd  t  roi  (!  Il  i  i>;ul  air» 
IC\r\i  ol  do  la  partie 
[>ost(5ridir<!  <Ju  so(.'- 
mcnt  postérieiir^Cip;, 
'lo  lacapsiiln  interne, 
ilu  piilvinar  (!t  <in  la 
partii  adjacente  du 
noyau  (îxtcrno  du 
iliulamiis  (l'ulj,  do 
la  zone  <le  Wcrnicke 
'VV),  du  corps  i^e- 
nouill(';  exloriio(Cgc), 
du  tulx^rcule  qiia- 
drijumeaii  antéri<!ur 
'Qa}.  Di'-gcînércsccn- 
co  partielle  du  corps 
t,'enouiII(i  interne 
Tgi),  des  radiations 
de  la  calolte  et  du 
noyau  rou^'e  (NR). 
I)égén(5rescence  du 
deuxième  cinquième 
externe  du  pied  du 
pédoncuUî  cérébral, 
intégrité  du  faisceau 
de  Turck. 


rieure  du  cliamp  de  Wernicke  et  du  segment  n'^lro-lculiiulaire  de  la  capsule  interne, 
s'ajouli'  une  dégénérescence  de  la  [)artie  postérieure  du  noyau  externe  du  thalamus  (^e), 
cl  du  siiimcnt  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip).  Cette  dernière  dégénérescence 
occupe  dans  la  région  thalami(iue  la  partie  postérieure  du  segment  postérieur  de  la 
capsule  interne  (Cip,  Fig.  102  et  10:{i. 

Dans  la  région  sous-thalamique  (Fig.  104)  elle  est  refoulée  en  avant  par  les  fibres  du 
sc(jment  sous-lenticulaire  de  la  capsule  interne  (Cisl)  qui,  venant  du  lobe  tempoi^al,  forment 
le  faisceau  de  Tiirck  (ET)  ;  dans  le  pied  du  pédoncule  cérébral  (Fig.  lOo),  la  dégénéres- 
cence se  place  en  avant  et  en  dedans  du  faisceau  de  Tiirck  et  correspond  au  deuxième 
cinquième  externe  du  pied  du  pédoncule.  Cette  dégénérescence  du  i)ied  du  pt'doncule 
tient  à  la  lésion  concomitante  du  pied  d'insertion  de  la  circonvolution  pariétale  infé- 
rieure, de  la  pariétale  ascendante  et  de  l'opercule  pariétal,  et  ne  s'observe  que  lorsque 
cette  région  est  lésée. 

Dans  les  vastes  lésions  du  lobe  pariétal,  on  observe,  en  outre,  une  dégénérescence 
de  la  partie  antéro-supérieure  du  noyau  rouge  (iNR,  Fig.  103  et  iO't  .  Le  lobe  pariétal 
contient  donc  des  libres  (h;  projection  corlico-rubriqucs  (jui  passent  en  partie  par  le 
segment  rétrolenticulaire  (Cirl)  de  la  capsule  interne  et  en  partie  par  son  segment  pos- 
térieur (Cip). 


126 


Cas  Loudot.  Apha- 
sie sensorielle.  Lé- 
sion du  pli  couilje,  <lu 
lobule  pariétal  infé- 
rieur et  de  la  partie 
adjacente  de  la  cir- 
convolution pariétale 
ascendante.  Dégéné 
resccDce  du  se^'ment 
rétrolentic  ulaire 
(Cirl)  et  de  la  partie 
postérieure  du  seg- 
ment postéricur(Cip), 
de  la  capsule  interne- 
du  pulvinar  et  de  la 
partie  adjacente  du 
noyau  externe  du 
thalamus  (Pul),  do 
la  zone  de  Wernicke 
("W),  du  corps  ge- 
nouillé  externe(Cge), 
du  tubercule  qua- 
drijumeau  antérieur 
(Qa)  Dégénérescen- 
ce partielle  du  corps 
gcnouillé  interne 
(Cgi\  des  radiations 
de  la  calotte  et  du 
noyau  rouge  (NR). 
Dégénérescence  du 
deuxième  cinquième 
externe  du  pied  du 
pédoncule  cérébral 
Intégrité  du  laisccau 
de  Tiirck. 


ANATUMIE    DES    CENTRES    XEIWEIX. 

CSgt 


Zi 


RgRin     ;         ^jri  Im 


FiG.  102,  103  et  104.  — CasLeudot.  Aplinsic  seiisoiiello  avec  liriiiianopsit^  par  lôsion  du 
pli  courbe  et  du  lobulo  ]inriôlal  iiifrrieur.  —  Coupes  horizonlales  passant  par  la 
région  llialamitiue  moyenne  de  la  (*ai)sule  interne  [Vis,.  102),  la  i)artie  inférieure  de 
la  région  |tlialamique  (Fig.  103]  et  la  région  sous-thalaniiijue  (Fig.  104).  Méthode  de 
Weigert.  2/1  grandeur  nature. 

La  substance  blanche  des  cirroiivcdulions  |u'oinière  temporale  (Ti)  et  postérieure 
de  l'insula  (Ip)  étant  englobée  dans  la  lésion  primitive,  la  limite  entre  la  lésion  pri- 
mitive et  les  dégénérest^ences  difticile  est  à  établir  dans  le  segment  réirolenliculaire 
de  la  capsule  inlerne. 

Dégénérescence  du  scgmcnl  nMidlciiticulaire  i^(>irl)  et  de  la  partie  postérieure  du 
segment  postérieur  de  la  capsule  iniciiie  (^Cip);de  la  lame  médullaire  cxlerne(Lme), 
de  la  zone  réticulée  (Zn)  du  stralum  zonab;  (Slrz\  des  libres  radiées  du  pidvinar  (Pul) 
et  de  la  partie  adjacente  du  noyau  externe  du  thalamus. 

Dt'génércscence  Jdo  la  partie  supi-ro-autthieure  de  la  zone  de  Wernicke  (\V),  du 
corps  genouillé'  externe  (Cge)  et  du  tubercule  (luadiijiimeau  antérieur  [Qn).  Dégéné- 
rescence partielle  des  radiations  du  corps  genouilb'  inlerne  (UCgi)  (Fig.  103)  et  du 
corps  genouillé  inlerne  (Cgi).  Dégénérescence  de  la  jiartie  supérieure  des  radiations 
de  la  calotte,  de  la  ])aiiie  supéro-antérieure  de  la  capsule  du  noyau  rouge  (C.\U)  et 
de  la  partie  sup(''ro-anté!ieure  de  ce  noyau  iNR  .  I)(''g(''nérescencc  du  tleuxit'me  cin- 
•  juièmt!  exteine  du  pied  du  pédoncule  ct-rébral.  Intégrité  du  faisceau  de  Tiirck  (VT); 
ce  dernier  refoule  en  avant  la  zone  dégénén-e  du  segment  postérieur  de  la  capsule 
interne  (Cip)  et  la  sépare  du  segment  rétrolenticulaire  de  la  capsule  interne 
(Fig.  104). 


,,„„,;.   ,„:,.„„„:.  HUN    ,„M.K,,nu..K 


Cl.lU.l'.ll  M.K. 


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Cn»  Uii'loi   A|>»iii 
nio    Honiorioll*'.    I*^'' 
Mioii  "liiiili  <oiir»io,<li« 
lohiil"  parn-ial  inf<'- 
riour  (!i  d»   la  parti" 
adjaconio  <\>'  la  cir 
(;oiiv(iliilioii|iarii-tal<' 
asrcii'laiit»-.  I)<t,'<-ii" - 
rcsrcii'c  <lii  sr-^moiil 
rùtrolonti'-iilaif" 
(Cirlj  et  <lo  la  iiartic 
posiiriourc   -lu  hi^K- 
incnt[)osiiTiciirf(;ij>,, 
(U!l:i<:ai>siilf!iiiHTru!. 
(lu  pulvinar  et  'I"  1" 
partie   a'Ijacciilc  <lii 
noyau     oxK-riio     au 
thalamus     l'ul),    d" 
la  zone  «le  Wernicke 
(\Vj,    <lu    cori)S    gc- 
nouillé  externe  (Cgc), 
du    tulicrculc     qua- 
drijumcau   antérieur 
(Qa).   Dégénérescen- 
ce partielle  du  corps 
gcnouillé         interne 
(Cgi),  des  radiations 
de    la  calotte   et  du 
noyau    rouge    (NR). 
Dégénérescence     du 
deuxième  cinquième 
externe  du  pied   du 
pédoncule    cérébral. 
Intéirrité  du  faisceau 
de  Tiirck. 


FlO.    lOi 


H;     u  i 


128  ANATOMIE    DES    CEMUl-S    >EKVEUX. 

En  résumé  :  le  lobe  pariétal  conlient  des  libres  de  projecliou  cortico-thalamiques  et 
cortico-rubriques ;  sa  partie  postérieure  n'envoie  pas  de  libres  de  projection  dans  le  pied 
dupédoncukMérébral  et  ne  contient  ni  fibres  cortico-protubérantielles,  ni  fibres  corlico- 

médiillaires.  .     . 

Une  lésion  du  lobe  pariétal  retentit  en  outre  sur  les  libres  des  systèmes  d  association 
et  commissural.  On  observe  toujours  une  dégénérescence  :  1°  des  courtes  fibres  d'asso- 
ciation de  la  région  et  du  faisceau  occipital  vertical  (Ov),  qui  recouvre  les  couches  sagit- 
tales et  se  prolonge  en  avant  jusqu'à  la  base  du  gyrus  supra-marginalis;  2°  du  long 
faisceau  d'association;  faisceau  longitudinal  inférieur  (Fli),  qui  concourt  à  former  la 
couche  saiiitlale  externe  et  dont  les  libres  dégénérées  s'irradient  dans  la  première  cir- 


FiG.  10.').  —  Cas  Leudot.  Aphasie  sensorielle  avec  h('inianopsie.  Plaque  jaune  du  pli 
courbe,  du  lobule  pariétal  inférieur  et  de  la  partie  adjacente  de  la  circonvolution 
pariétale  ascendante.  Coupe  horizontale  passant  par  le  pied  du  pédoncule  cérébral. 
Dégénérescence  du  deuxième  cin((uième  externe  du  jiied  du  pédoncule  cérébral 
[P(d)].  Intégrité  du  faisceau  de  Tïuck  (FT). Méthode  de  NVeigert.  2/1  grandeur  nature. 

convoluliiin  temporale  (Fig.  103);  3°  du  lapctum  (Tap;  qui  envcne  ses  libres  dégénérées, 
soit  dans  U\  bourrelet  et  la  partie  postérieme  du  tronc  du  corps  calleux,  soit  dans  le 
faisceau  occipilo-frontal  (OF). 


Zone  rolandique.  (I.obe  central:  circonvolutions  fronialt;  et  |)ariétalt'  ascendaiiles, 
opercule  rolandiiiue,  lobule  paracentral.)  —  Les  lésions  destructives  de  la  zone  rolan- 
dique, quel  f|iie  soit  leur  siège,  relentissent  sur  la  couche  optique  (ÏIO,  le  locus  ni(jcr 
(Ln),  le  pied  du  pédoncule  cérébral  (P)  et  la  pyramide  bulbaire  (Py)  (>t  la  zone  dégénéré»» 
occupe  toujours  le  segment  moyen  de  la  coiironrie  rayonnante,  le  segment  postérieur  de  la 
capsule  interne  (Cip)  et  les  quatre  cinquièmes  internes  du  pied  du  pédoncule  cérébral. 

Dans  le  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip)  et  les  quatre  cinquièmes 
internes  du  pied  du  pédoncule,  le  siège  de  la  zone  dégi'-nérée  dépend  essenliollement 
du  siège  même  de  la  lésion  corticale  :  Lorsque  la  lésion  primitive  intéresse  Vopercule 


iiitni>   i»i:   l'Ud  ii;<:tmin   im;   i.'kcomcI':  (;i:iu;i!H  \  i.k. 


I  -2'.» 


ro/«'i''"y"''  l'M''*'  '■'   '■'  l'ii'i''  iiil.liii'fiilf  lie  liiiinriilr   [nnihil  '^^\A''.\.  li    /'>\\<-   (|i'u'<'iii'i  l'i- 

OCCUpt'     Ir    ^cmm     il<'     l.l     .  .Ilislllf     [<)ilK)l     «'1     I''     rill'|lllr|lir     inhim'     ,|||     |i|r,|     i|||     |ir'i|.ilii;ll|i; 

C«^iv lirai  (cas  SchweiKofTer,  Im^-.  IHîà  \11);  iliiii>  iiin'  Ir^imi  Anlnliuli:  piiruarilral  i\';iit.) 
et  tli-  Vr.rliriiiili'  siipri  iiKir  i\i<  rin-fminlntirDia  finnlnlr  '  K.i  i  ri  pnrirlalr  ^isrcndunlcs  iVa.) 
(cas  Scheule,  I'il:.  im.  ,i  II.'  ,  rljc  .i.cupri  ,i  .l.nis  l,i  n'ulnn  I  li,il;MiiH|iir  l.i  p.iilii'  [nol.-- 
rit'liri'  «lu  S(':;iiit'iit  im^li'i  icinc  (!<•  la  r,i|i->iil('  iiilrnio  .('.i|i  ,  iL  (l;m>  ji-  |»ic(l  iln  |h'<1iiiic,I|I<! 
(•('•rrlual  II'  ilfiixii'-nic  i  iiniun'iiH'  ixlnui'.  |);ms  les  lésions  dr  la  partie  moyenne  ili'S 
riirourolittinns  pdiù'lalr  ol  frontale  iisrrwliinlrs,  plus  la  Ii'sioii  cotiirali!  sera  infi'ri<'un; 
aiilt'iifuii'  fl  voi-iiii'  tic  rnpi'rculc  lolaiidiipK-,  |(lus  la  zoikî  (l('i.'éii('n'o  se  rapprocliora 
(lu  ^(Minii  (If  la  cap-'Ulf  iiiliiiic  ri  (lu  IhPid  iiilcriKî  du  pied  du  |)t'di)Mcul(;  (-('i-i'liral 
(Cas  Naudin.FiL'.  I  i:t  à  t  C,  cas  Heudebert,  Tit;.  il't  à  i28).C'osllà  uni;  loi  qui;  l'un  di; 
nous  a  l'orniulir  cm  iS',)2  cl  i|iii  csl  hascc  aujonrd'liui  sur  37  cas  personnels  de  ir'>ii)MS 
corticales  exanum'cs  à  l'aide  de  ciuipcs  niiiroscopiques  sériées. 

La  déi;i'nérescenco  du  segmeni  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip)  s'acconi|iagne 


r"c\ 


Fio.  ioC).  —  Cas  Scheule  lUicètre  i8'J2).  Hémiplégie  gauche  ilatauL  de  deux  ans  chez 
un  liouinic  mort  à  l'âge  do  74  ans.  Topographie  de  la  lésion  corticale,  lobule 
l^arariMifral  et  partie  sui)érieure  des  rirconvolulimis  rolandiques.  (Voy.  dégénéres- 
cences, Fig.  102  à  117.) 


toujours  d'une  dégénérescence  du  thalamus,  intéressant  la  zone  réticulée  (Zr)  et  les 
libres  radiées  (fr),  dont  le  siège  et  l'étendue  correspondent  très  exactement  au  siège 
et  à  l'élendue  de  la  dégénérescence  capsulaire.  Si  cette  dernière  occupe  le  genou  de 
la  capsule  interne,  ce  sont  les  libres  radiées  de  l'extrémité  antérieure  du  thalamus  qui 
sont  dégénérées  (cas  Schweigoffer,  Fig.  119);  si  elle  occupe  la  partie  postérieure  du 
segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip),  c'est  dans  la  partie  adjacente  du  thala- 
mus qu'il  faut  cherchei-  les  libres  di'générées  (cas  Scheule,  Fig.  108). 

Ce  fait  montre  donc  (jue  dans  le  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  —  comme 
du  reste  dans  le  segment  moyen  de  la  couronne  rayonnante,  —  les  fibres  cortico- 
tlialaniiqucs  sont  iiilimement  enchevêtrées  avec  les  fibres  de  projection  cortico-protu- 
béranlii?lles,  cortico-bulbaires  et  cortico-médullaires.  Les  fibres  cortico-thalamiques 
abandonnent  la  capsule  interne  dans  toute  la  hauteur  de  la  région  thalamique  et  s'ir- 
radient dans  les  tiers  supérieur  et  moyen  du  thalamus.  Les  fibres  cortico-protiibé- 
rantielles,  cortico-bulbaires  et  cortico-médullaires  descendent  dans  le  segment  postérieur 
de  la  région  sous-thalamique  de  la  capsule  interne  et  dans  le  pied  du  pédoncule  céré- 
bral et  en  forment  les  quatre  cinquièmes  internes.  Elles  n'y  occupent  pas  de  zones 
distinctes,  mais  sont  intimement  mélangées  les  unes  aux  autres,  en  sorte  que  toute 
dégénérescence  des  quatre  cinquièmes  internes  du  pied  du  pédoncule,  quel  qu'en 
soit  le  siège  et  la  cause,  retentit  à  la  fois  sur  l'étage  antérieur  de  la  protubérance 
et  sur  la  pyramide!  bulbaire. 

La  zone  rolandique  ne  paraît  pas  posséder  de  libres  de  projection  pour  la  région 

TOME     n.  9 


130 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


Cas  Sclieule.  llc- 
niipléyie gauche.  Ra- 
mollissement du  lo- 
bule paracentral  et 
de  la  partie  supé- 
rieure des  circonvo- 
lutioDs  rolandiques. 
Dégénérescence  de 
la  partie  postérieure 
du  segment  posté- 
rieur de  la  capsule 
interne .  du  noyau 
externe  du  thalamus, 
du  deuxième  cin- 
quième externe  Ju 
pied  du  pédoncule 
cérébral,  du  pcs  lem- 
niscus  profond,  du  lo- 
cus  niger,  des  noyaux 
pontiques.  Dégéné- 
rescence très  intense 
de  la  ]>yramide  anté- 
rieure du  bulbe. 


Ce 

Ail      '.    ïîL, 


En;.  107  cL  108.  — CasScheule  (Ricêtro  1892).  iir'niiplt''i;ioi,'auclicilal;ml dcdeu-v  ans  chez, 
un  homme  moit  a  l'a-"'  <l*'  ~'i-  '"is. —  Ramollisseiiicnl  du  titussupt'Tieur  des  circouvo- 
lutioii.s  i)ari('iale  cl  IVontah'  asc(Midanlos  et  du  hthulc  paraeenlral.  —  Dégénérescence 
de  la  pallie  i)osl,érieui-e  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Gip,  Eig.  10"), 
de  la  lame  médullaire  e.\lerne(Lme)etdcs  libres  radiées  du  noyau  externe  (Ne)du  tha- 
lamus dans  la  partie  adjacente  à  la  dégénérescence  capsulaire  (Fig.  108).  Coupes  hori- 
zontales passant  par  la  partie  supérieure  (Fig.  107)  et  la  partie  moyenne  (Fig.  108)  de 
la  région  llialaini(iue  Ai'  lacapsule  interne.  Méthode  (1(>  NVeigert,  2/1  grandeur  nalure. 


i'iinu>   ni;   i'Uiuiictikn   di-,   i/imiokck  c  r;Mi;i;ii.\i.i;. 


i.ti 


sous-i'pli'iui'  ;    m. Il-  i||. 


iH'    au    /'Hv/s    iii'/ii     l.ii  .  <|i 


<l   l<>ii|iiMi  -   pai  I  M'll<  iiM'iil 


(■us  Sclieiilo.  H«- 
iiii|i|i''[(ii'i<aiii-hi'.  Un 
niolliKunniciit  (lu  lu 
liiil»'  |inra'vniral  ei 
'In  lu  |iarlii'  <ni(ié- 
riourd  <|i'i  r.trr.nuvo- 
liitionn  roinri'liqiicH. 
l)p(f<in<''rfHccnr«!  dn 
la  piirtic  imstf-rioiiro 
(lu  Nf.-gmuiit  po*té- 
riciir  do  la  raimule 
intnrnn ,  <lii  noyau 
oxlcrno  du  thalarniiM, 
du  dciixicriK!  rin- 
f|uii-mc  (.'Xtcrtif  du 
pied  du  pM(>ncu\e 
cérébral,  du  jx-s  lotn- 
iiiscMs  profond, du  lo- 
(;usnig(T,dos  noyaux 
[lontiques.  Déf^éné- 
roscenct^  très  intense 
de  la  p3'raniide  anté- 
rioiiro  du  t)ulbc. 


P'iG.  109,  110,  111,  112.  —  Cas  Scheule.IIt'miplégie  gauche.  Coupes  ])a.ssant  par  la  région 
sous-optique  de  la  capsule  interne  iFig.  109),  les  parties  supérieure  «Fig.  110  et  infé- 
rieure (Fig.  IHi  du  pied  du  pédoncule  cérébral  et  la  parlie  moyenne  du  bulbe 
(Fig.  112  .  Dégénérescence  du  deuxième  cinquième  exlerne  du  pied  du  pédoncule 
cérébral  (Cip(d,'l,  P  d),  du  locus  niger  (Ln),  du  pes  lemnicus  profond;  dégénéres- 
cence très  intense  de  la  pyramide  antérieure  du  bulbe. 


132 


A.XATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


Cas  Naudin.  Mo- 
noplégie  brachiale 
droite.  KnfoiicemcDt 
dii  crànc.  Lésion  du 
deuxième  ijuart  supé- 
rieur de  la  zone  ro- 
landiquc.  Dégénô- 
roscence  du  segment 
postérieur  de  la  cap- 
sule interne ,  du 
noj'au  externe  du 
thalamus,  du  cin- 
quième moyen  du 
pied  du  pédoncule 
cérébral  et  du  locus 
niger. 


déiit'néré  dans  les  lésions  corticales  (jui  intéressent  le  lohe   central.  Parmi  ces  fibres, 
les  unes  se  terminent  dans  le  locus  niger,  les  autres  le  Iravci  <cnt  jiour  se  rendre  dans 


FiG.  113  à  Ho.  —  Cas  Naudin  (Bicêtre. 
1894).  Traumatisme  du  ciàue,  chez  un 
homme  de  03  ans.  Chute  sur  le  rebord 
d'un  trottoir,  enfoncement  de  l'anule 
anléio-inleriic  du  paiiélal  franche.  Com- 
pression de  la  partie  supérieure  de  la 
zone  rolandique  par  une  esquille  os- 
seuse, sur  une  élendue  de  0  centimètres 
dans  le  sens  antéro-postérieur  sur  2  et 
1/2  dans  le  sens  transversal.  Hémiplégie 
brachiale  droile  sans  aucun  trouble  de 
la  sensibilité  générale  ou  spéciale.  Mort 
à  l'âge  de  68  ans. 

Dégénérescence  du  segment  posté- 
rieur de  la  capsule  interne  (Cipi,  de  la 
lame  médullaire  externe,  de  la  zone  ré- 
ticulée (Zr),  et  des  fibres  radiées  du 
noyau  externe  du  thalamus  dans  la 
I)artie  adjacente  à  la  dégénérescence 
capsulaire.  Dégénérescence  du  cin- 
quième moyen  du  pied  du  pédoncule 
cérébral  et  du  locus  niger.  Méthode  de 
^Veigert,  3/2  grandeur  nature.  Les  zones 
dégénérées  sont  colorées  en  jaune. 

la  calotle  pédonculaiie  ;  d'autres  consli- 
tuent  le  pes  Icmnicus  profond  (p.  bl),  s'a- 
dossent au  ruban  de  Heil  médian  (Rni)  et 
repiésentt;nt  \rs  fibres  ahemnites  de  la  voie 
pédorK'ulaire. 

Les  lésions  df  la  zone  rolandiijue  re- 
tentissent en  outre  sur  les  courtes  fibres 
d'association  de  la  ré'gion,  sur  le  faisceau 
arqué  ou  longitudinal  supérieur  (Arc),  sur 
1<!  faisceau  occipilo-fronlnl  (OF)  et  sur  le 
t  ronc  (ht  corps  calleux  fCc).  1-e  l'aisccau  oc- 
ci]iilo-rrniil,il  csi  liiii jiiiii-~  |i,ii  I icili'iiiciit 
dégénéré  (laii>  les  li'^ions  dr  la  /(lor  rolaii- 
di(|ue  (cas  Sch-weigofFer,  Kii:.  117  cl  II  Si  r 
le  l'aisccau  en  ciDclifl  (()l<'j(|ui  Miniimilc  le  i 


Cc__. 

f 
--a 

Vf._J 
OY.,.. 

—  ^fe^ 

VlG. 

114. 

Cgi 


vV 


Tul     ; 


ïPcs 


Sti        p 


I  la  (li'géii('r(>scence  inicressc,  non  sculciiiciit 
loyau  cauilf'-  cl  iiuicdiilicnl  ,'i  la  l'ois  des  libres 


iir.Hi,^    hi:    l'iiii.i  ij;  I  MiN    m.    i.i.cnin.i:   ci.i;  i  i;i;  \  i,r..  i:i;j 

<|  asSDiialinll  ri    ils  lil>|i's  i|r   pi  ii|i'r(  imi,  lii.li-<  rin  me   les   lill|r>  iltî  1,1   ciiIkIiI'  SiillS-r'|i<'|l- 

dyiii.'iiri'  iS^t'  ;  on  pi'iil  l.i  Miivic  il'.iiiirii'  m  ;i\.iiil  pi-i|ii'.'i  I  i-xli  l'iiiili'  .iiih'iifiiic  «li- l;i 
rt>iii<' IVoiilalc  1  \  r  ,  iii.'ii'^  nii  cniislali',  m  milic,  snf  mi  rnint  li.i|cl  iiim-  \r'^rn'  di'u'i'in'- 
rt'sooin'C  se  riiisniil.  iTavaiil  in  ,ii  i  ii'ir  \ri->  \r  hi\>riuiii  l.ip  .  rc  i|iii  -imlili'  iii(lii|ii'-i- qm- 
le  fai«'f;ni  occipilit-rioiilal  ir.nil  ,\r  \.\  /mif  i(>l.iii(ln|iM'  plii>  il''  lilni',  m' dir  ii.'i'aiil.  vcfs 

1»>    loin'  Il  olll.ll  iiu'll    Iir    Kl  cil  I    cil'   lilil  i'-<   |r    I  rll.lMl    .1    l.l    lllnll  H'    pi  i- 1 1  '  I  i  i' 1 1 1  i  •  1 1 1  ■  Il  n  ■  |||  is|l|ll"'n' . 

(^(•s  ir:;lr->  ^l'iiiMalr-  iiiii'  Ini^  piiNi'T>,  il  iiuii^  Liiil  pasMT  m  ir\iic  Irs  (l('L'('iii';rc.s- 
coiiros  SfCdiidaircs  coiim  riilivc- j'i  cIlhiiii  ili'^  sniciu-ilr  la  /mih'  i  nlaiiiliipii'  : 

1"  Lésion  du  lobule  paracentral  et  du  quart  supérieur  des  circonvolutions 
frontale  et  pariétale  ascendantes  cas  Scheule.  l'ii,'.  I()(i  à  112.  —  Les  l(';siniis  du 
lobidi"  |iarari'iilral  -'arcniiipaiinciil  iiii'S(|iir  Imijouis  (riiiic  li'sinii  df  la  |iarlio  supérieur»! 
delà  i'aci^  cxtiMin-  drs  rircniivolulidiis  rnlandii|U('s,  iiiai>  ini'iin'  daii>  li-  cas  où  collf; 
dtM'iiiôro  lésion  n'i'sl  pas  aii|iarriili'  à  rcxlriimir,  il  rxi^li'  li)iijiim>  iiih'  dcslruciion  di' 
la  substance  idanciu*  snus-Jacenlo  ;  lo  lobule  pai'ai;i'iilial  ne  re|)n''seiilr  m  illil  ipii'  la 
face  inliTue  de  la  partie  supérieure  des  cinonvolulioiis  rolaiuliiiues. 

Les  dt''i.'i''n(''rcsconces  secondaires  ociiipiiii  la  pai  lie  j)os<i:r<cj<re  du  .se^menf  moyen 
do  la  couronne  rayonnante,  et  pénètrent  dans  la  capsule  interne  entre  le  bord  posté- 
rieur du  inUamcn  (NL3I  et  le  tronc  du  noyau  caudc  (NC);  (juelipir^  libres  passent  en 
dehors  du  »r)//rt»  lenticultiire,  apparlieuneni  pendant  \m  court  Irajet  à  la  capsule  externe 
(Ce),  puis  pénètrent  entre  les  dentelures  du  bord  postérieur  du  putamen  et  rentrent 
ainsi  dans  la  capsule  interne  (Fig.  107  et  108).  Elles  occupent  la  partie  postérieure  du 
segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip)  et  sont  séparées  du  segment  rétrolenti- 
culaire  de  la  capsule  interne  (Cirl),par  des  fibres  saines  qui  appartiennent  au  système 
de  projection  de  la  jiarlie  anté^rieure  de  la  circonvnliilion  p.irii'laie  inl'i'rieare  (Yoy.  cas 
Leudot)(Fig.  101  à  lOo). 

Le  champ  de  ilégénérescence  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne, abandonne 
chemin  faisant  des  libres  à  la  zone  réticulée  (Zr)  et  à  la  partie  adjacentiî  du  noyau 
externe  du  thalamus  (Ne)  (Fig.  108),  puis  aborde  la  région  sous-thalanii(iue  de  la  ca[)- 
sule  interne  (Cip  (d),  Fig.  109)  où  il  est  refoulé  en  dedans  et  en  avant  par  le  faisceau 
de  Turck.  Il  occupe,  dans  le  pied  du  pédoncule  cérébral,  le  deuxième  cinquième  externe 
et  abandonne  dans  son  trajet  pédonculaire  des  libres  au  lo''us  niger  (Ln).  (Fig.  110  et 
111).  Dégénérescence  très  intense  de  la  pyramide  bulbaire  correspondante. 


2"  Lésioa  du  deuxième  quart  supérieur  des  circonvolutions  frontale  et  pa- 
riétale ascendantes  cas  Naudin.  Fig.  113  à  11b). —  Il  s'agit  tlans  ce  cas  d'un  cnfon- 
cemeiil  du  cc'mi-  ayant  cniilus  el  lésé  le  deuxième  quart  supérieur  de  la  zone  rolan- 
ditpie  et  déterminé  une  monoplégie  brachiale  droite  (Fig.  113).  Ici  la  dégénérescence 
capsulaire  occupe  dans  le  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip)  un  siège  plus 
I  antérieur  que  dans  le  cas  précédent  (Fig.  114).  Il  en  est  de  même  pour  le  secteur 
dégénéré'  du  pied  du  pédoncule  cérébral  (P).  (Fig.  Ho).  Comme  dans  le  cas  précédent,  il 
existe'  une  dis[)arition  des  fibres  radiées  dans  la  partie  du  noyau  externe  du  'thalamus 
(Ne)  (Fig.  114)  adjacente  à  la  di'générescence  capsulaire,  et  une  dégénérescence  du  locus 
niger    Lu).  iFi;,'.  I  io.) 

3"  Lésion  du  deuxième  quart  inférieur  de  la  zone  rolandique.  —  Le  cerveau 
du  cas  Heudebert  (Fig.  124  à  12S;  présente  dt;ux  lésions;  l'une  intéresse  le  lobe  tem- 
poro-(icci[ulal  :  nous  y  reviendrons  plus  loin  (V'oy.  Lobe  tenii)oral ,  p.  137),  l'autre 
occupe  le  deuxième  quart  inférieur  de  la  circonvolution  frontale  ascendante  (Fa),  le 
pied  d'insertion  de  la  deuxième  circonvolution  frontale  (F2)  et  la  partie  postérieure  de 
la  troisième  frontale  (F3)  et  s'est  manifestée  clini(iuement  par  une  monoplégie  bra- 
chiale droite  avec  aphasie  (Fig.  124).  Comme  dans  les  cas  précédents,  la  dégénéres- 
cence occupe  le  segment  moyen  de  la  couronne  rayonnante  (pCli),  le  segment  lenticulo- 


134 


A>'ATO.M|IE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


Cas  Schwciyoffer.    de  la  capsule  interne  (Cipi  et  le  pied  du  pédoncule  cérébral  (P).  Mais  la  zone  de  dégéné- 
Monoplegieiacio-hn-    rçscence  est  reportée  encore  plus  en  avant  que  dans  les  cas  précédents.  Elle  occupe. 

guale  gauche. Poren-  '  ^  '  '  ^f^i 

céphaiic  acquise  do    dans  la  région  thalamiquc  moyenne  (Fig.  12b),  la  partie  du  segment  lenticulo-optique 
lopercuie    roiandi-    située  en  arrière  du  genou  (Cirgi)  et  siège  dans  la  région  sous-thalamique  (Fisr.  126) 

que.Dépénérescencc  ■     ,    ,  ,  ,  ,     ,J:?  i    ,,       •  ,  .  ,  i        \      o  / 

du  faisceau   arqué,    ^^  dans  le  pied  du  pedoncule  (P>  a  1  union  du  quart  interne  et  des  trois  quarts  externes 

du  faisceau  occipito- 
frontal.de  la  capsule 
externe.  Déirénéres- 
cencedu  faisceau  gé- 
niculé,  de  la  partie 
antérieure  du  thala- 
mus, du  faisceau 
interne  du  pied  du 
pédoncule  cérébral. 
Légère  diminution  de 
volume  de  la  pyra- 
mide l)ulbaire. 


FiG.  116.  —  Cas  SchweigofFer.  Monoplégic  facio-lingualc  gauche  et  troubles  de  la 
déglulilion.  Coupo  vcrtico-transversale  de  la  partie  supérieure  de  riiémisphère  pas- 
sant par  la  ligne  A,  A  de  la  figure  H7,  et  intéressant  le  segment  antérieur  ou  len- 
ticulo-caudé  de  la  capsule  interne.  Dégénérescence  du  faisceau  arqué  ou  longi- 
tudinal supérieur,  de  la  capsule  externe,  de  la  couche  sagitlale  inlm-ne  du  lobe 
frontal,  du  faisceau  occipito-frontal  (OF  +  Pr)  et  des  fibres  (OF)  qm  sillonnent  la 
substance  grise  sous-épendymaire.  Dégénérescence  partielle  du  segment  antérieur 
de  la  capsule  interne.  Méthode  de  NVeigert,  2/1  grandeur  ualure.  Les  zones  dégéné- 
rées sont  colorées  en  jaune. 

optique  (Fig.  127  et  128).  Comme  dans  les  cas  précédents,  on  observe  encore  ici  une  dégé- 
nérescence des  filtres  radiées  du  thalamus  et  du  locus  niger  (Lu)  dans  la  région  adja- 
cente à  la  zone  capsulairc  ou  pédonculaire  dégénérée. 


4"  Lésion  de  l'opercule  rolandique  (cas  SchweigofTer.  Fig.  110  à  122).  —  Il 
s'agit  dans  ce  cas  d'une  poreiici'plialie  ac(|nis(>,  taillée  pour  ainsi  dire  à  l'emporte-pièce, 
ayant  détruit  l'écorce  du  quart  inféiicur  de  la  zone  rolandique  et  le  pied  de  la  troisième 


rii!iti;s   m;   i'i;itii;(  tion    ih;   i.'icoinr;  (,i.iti;i!i;  \  i.i; 


\r. 


Fie.  117.— CasSchwriKoffrrHii  Alri'.IH'.M  . 
Moiioplt'tlit'  Iju  ii>-|iii:.'il.ili' i.Miirlio  rt  liriii- 
Mos  de  la  dt'^lul  ilion  dalaul  ilr  srpt  ;iiis, 
dit'/ un  litiiumi'  inoi  l  à  I'/ilii-  ilf  l'il  ;iiis.— 
l'orciu'i'plialir  ;n'(iiiiM' dr  liiini  lulcmlnii- 
iliinit*  (I»''tnii--aiil  l't'coK'c  cl  la  Mil>slaiic<' 
lilaïu'lic  Mtiis-iaf(Mtli\>-ansalli'iM(li<'  Ir  lais- 
t'cau  <'(iiii|>,irt  lie  la  <  l'iuoiiiir  I  a  yoniiaiilc 
ol  sans  (•(Hiiimmical  ion  aiicmif  a\rc  la  la- 
vitt"  viMili  iiulairc.  Do^iii  l'ail  d'api  rs  une 
pliofotiiapliii'.  Voy.Ohs.  clin,  in  Lkuil^ciik, 
TlH''St\  Paris,  ISdÔ.  Obs.  XXVJ. 


Fin.  fis.  —  Cas  Sch-weigoffer.  .Monupl('<,'ii'  racio-liiiiiuale  gauche.  Cuupe  vertico-lrans- 
versale  <le  la  moitié  supérieure  de  rhémisphère  passant  par  la  cavité  porencéidia- 
lique  et  le  segment  jiostéricur  de  la  ca[isule  interne  (en  parliculier,  par  la  ligne  B  15 
de  la  fig.  117).  Dégénérescence  de  la  substance  blanche  non  dillerenciée  des  circon- 
volulions  frontale  ascendante  et  première  et  deuxième  frontales.  Dégénérescence  de 
la"  capsule  externe  du  faisceau  occipito-frontal  (OF  +  Pr  et  OF).  Intégrité  du  seg- 
ment postérieur  de  la  capsule  interne  (Méthode  de  Weigert).  2/1  grandeur  nature. 


('an  SrUwnif(i)fTnr. 
.Mon(i|i|('-Kio  fario-lin 
Kijiilii((atii'|in.|>or'!n- 
'•l'plialif!  n<'<|tijiia  Mo 
lopor'-iilc  rolaiiiii- 
i|iii'.  I)iV'''>i<')r>!H<:otico 
•lu  falHcit.iii  nrqiié 
<lii  rai<«i'i-uii  oocipiio- 
frontal,  do  la  <:a|iHiile 
cxicrnn.  iJi'-tfi'MKîrcH- 

ccfifo  (lu  raisrcail  ifr';- 

ni'jiiii'-.  <\n  la  partie 
antùriciiro  'lu  thala- 
mus, (lu  faisceau 
infnrnn  du  pied  du 
pédonfMiIo  Cf-réliral. 
LétffTC  diminution  do 
vohimn  do  la  pyra- 
mide bulbaire. 


circonvolution  frontale    Fig.  117)  et  emiùétaul  d'un  ci'iiliniMre  environ  sur  la  >ub-tance 


Cas  Schweigoffer. 
Monoplégie  facio-lin- 
guale gauche.  Poron- 
céjihalie  acquise  do 
l'opercule      rolandi- 
<|U('.  Dégénérescence 
ilu    faisceau    anjué, 
ilu  faisceau  occipito- 
fronfal,  de  la  caj)sulo 
externe.  Dégénéres- 
cenco  du  faisceau  gé- 
niculé,  de  la  partie 
aatéricure  du  thala- 
mus,    du      faisceau 
interne    du    pied   .!u 
pédoncule    céréhral. 
Légère  diminution  de 
volume  de  la   pyra- 
mide bulbaire. 


FiG.   119    et    120.  —    Cas 
Schweigoffer.    Coupes 
IiorizontalesoMi.jucsen 
bas  et  on  dehors  seclion- 
nant  iFig.  llUi  la  région 
thalaniique  et  (Fig.  J20l 
la  région  sous-thalami- 
que  de    la  capsule   in- 
terne.    Dégénérescence 
du     faisceau     géniculé 
(Ci  (g)  et  du  bord  lenti- 
culaire de  la  partie  ad- 
jacente du  segment  pos- 
térieur   de    la    capsule 
interne  (Gip), dégénéres- 
cence de  la  zone  réticu- 
lée, et  des  libres  radiées 
del'extrémilé  antérieure 
de    la   couche    optique. 
Dans     la    région    sous- 
Ihalamique  de  la  capsule 
interne  (Fig.  120)  la  zone 
dégénérée    est    limitée 
en   dedans  et  en  avant 
par  les    fibres  horizon- 
tales saines  de  l'anse  len- 
ticulaire.    Méthode    de 
Weigert.  2/1  gran- 
deur nature. 


FiG.  119. 


NL. 


Fro.   120. 


'mi  --'ife^^ 


ni;,/f,t- 


c.'y 


blanche  sous-jacenfe.  La 
face  insulaire  de  l'opercule 
rolandi(jue  et  son  rebord 
sylvien  paraissent  intacts, 
mais   les  coupes    vertico- 
traiisversales    (Fig.   118) 
montrent  (|ue  la  lésion  a 
«b'iMiil  toutes  les  libres  de 
projection    de    l'opercule 
rolandique,  et  que  les  li- 
bres courtes  d'association 
qui  relient  l'opercule  à  la 
«Mrconvohition  antérieure 
'I"  I'insula(Ia)sout  seules 
conservées.  Nulle  part  la 
iouronne  rayonnante  n'est 
primitivement  lésée.  Cette 
l<'sion     avait      déterminé 
pendant  la  vie  du  malade, 
'""•    |';ii,ilysi(>    du    facial 
iiil' rieur   cl    ,|,.    I.-,  l;,iigue 
(lu  cùii'  ()ppi>s('  à  la  lésion, 
-liiisi  que  des  troubles  de 
la  déglutition  et  datait  de 
sept  ans. 

ï/étutle  dos  coujjcs  mi- 
croscopiques sériées  mon- 
(re(pi(>lefaisc(>audt'gén(''ré 


I  1 1;  i;  I  -    1)1     I'  i;ii  1 1,(   I  i(i\    m;    i.'i;(,()ii(;i.   (i,  i;  i,  i;  i;  \  Lr; 


1.17 


oriMip»»  1,1  |i,iilif  /)'is/i/ /.;/;•(■  du  sinnirnt  nnliririir  Ar  l.i  ronronne  rtt\ionnnnte  (p(jH) 
(Kig.  Ill>\  |ii'iirli(^  dans  le  si'tjnu'nt  antrricnr  dr  la  miisiili:  intrnir  't'.\;i;  ciilfi-  !'•  noi/mi 
catidf  {iiC.^  cl  II- /)»/((»ic»  iM,:i),  puis  s((  ihuIc  cm  l.as.rn  aiiirn'  ri  m  dcdaii-,  alMiidnruH; 
le  aniiunit  tinh'rinir  di>  l;i  capsula  inlcrne  (Cia)  dans  la  n';,'i(in  llialaMiii|iii;  inriycriM'" 
fonuo  If  l'iiisrcnu  ni'ninili'  v\  <)ccu|m'  le  ymou  (<'iîi;])  cl  la  pail,i(î  la  plus  aiilt'ri<'Ui<-  du 
seiiincnl  /Jos/f'nV»/- (Ci p)  de  la  capsule  interne  (Fij,'.  !  l'.i). Dans  sou  liaiid.  à  travers  l<!  si-^mcnl. 
nnlt''ii<'ur  de  la  capsuIcMi'ia',  cf  iaisccau  est  rusidum-  avec  le  prdoiirule  unir  rieur  (h-  la 
couche  opHipii'  iPaTli).  Au  iiinnirnl  nù  il  >"i'ii  dilarjic  pi>u 
sul(<  iC'ii;  ).  il  aliaudiMuif  à  rcxIiTUiilt'- 
nn(<''riiMU-  du  llinlitmiis  Tli  i  lui  icilaiu 
iiouilur  de  l'ihri's  radiées  (|ui  i»assoul. 
eu  dedans  vl  l'u  avant  du  f'nisrcini  iW 
\icq  d'Azyr  (VA)  et  se  rcndinl  dans 
rcxlirmiit'  anIt'Tiourc  des  noijaux  ex- 
terne et  inlcrne  du  Ihaldmus  (Xo,  Ni) 
(Fif;.  119'.  Dans  la  ri'ijiou  sous-lliala- 
niiqu»'  (Fii,'.  liO  ,  le  faisceau  di''i,'(''n(''i-('' 
oocui>e  la  |)arlie  anlrrieiirc  du  seijment 
postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip)  ; 
il  est  foulourné  eu  dedans  parles  fibres 
à  trajet  horizon! al  de  Vaiise  du  noijau 
lenticulaire yW  ',  [uiis  forme  \ecin(juicmc 
interne  du  pied  du.  pédoncule  cérébral  {P} 
(Fiir.t21  .  [.a  dégénérescence,  très  ma- 
nifeste à  la  partie  supérieure  du  pied 
du  pédoncule,  au  voisinage  de  la 
liaudelelle  optique,  est  beaucoup 
umins  aixusée  sur  les  coupes  voisines 
de  la  protubérance.  La  plupart  des 
libres  dégénérées  se  porleiil,  eu  elfet, 
vers  les  couches  profondes  du  bord 
interne  du  pied  du  pédoncule  et  une 
jiartie  s'épuisent  dans  le  locus  niger 
li.n).  11  est  probable  qu'un  grand 
nombre  de  ces  libres  qui  représentent 
les  neurones  encéphaliques  des  uerfs 
moteurs  crâniens,  en  particulier  des 
nerfs  facial  et  hypoglosse,  se  porlent 
en  arrière,  s'entre-croisent  au  niveau 
du  raphé,  puis  descendent  dans  la  ca- 
lotte juscju'aux  noyaux  des  nerfs  mo- 
teurs bulbo-protubéranliels.  Leur  tra- 
jet est  encore  jieu  élucidé   et  ne  peut 

être  suivi  par  la  méthode  de  Weigert-Pal;  car  il  s'agit  ici  de  libres  peu  nombreuses, 
isolées,  non  réunies  en  faisceau.  La  méthode  de  Marchi  donne  de  meilleurs  résultats 
(Voy.  Nerfs  crâniens,  Hliombencéphale,  IIP  partie).  Une  partie  des  fibres  du  cin- 
quième iuteru(>  du  pied  du  pédoncule  cérébral  descend  dans  la  protubérance  annu- 
laire (Po,  longe  le  raphé  et  se  rend  à  la  pyramide  du  bulbe  (Py),  ainsi  que  le  montre 
la  différence  de  volume  que  présentent  dans  ce  cas  les  pyramides  antérieures 
(Fig.  122). 

LOBE  TEMPORAL.  —  Les  lésions  isolées  du  lobe  temporal  sont  rares.  En  général, 
ce  lobe  se  trouve  en  elfet  lésé  en  même  temps  que  le  lobe  occipital  ou  le  lobe  pariétal. 
Les  lésions  du  lobe  occipital  étendues  au  lobe  temporal  occupent  le  plus  souvent   la 


fIftH  SchwciKoffor. 
Mono|)l<i«iofocio-lin- 
tfiiiilo  ffanr.ho,  l'oren- 
r;i^|ihiilio  a<:'|ui«o  do 
l'o|)<T(!iiln  rolandi - 
(|nn.  iJr'îKi'di-rn^conco 
•lu  fnincnaii  nr'|U<i, 
ilii  Taiscoaii  orvMpito- 
frontal,  <lo  la  capsiilo 
cxtornc.  ])A((^;ni;riiH- 
ccnco  (lu  l;liH'^oau  1^6- 
nicuU;,  (lu  la  partie 
antéricarc  du  thala- 
mus, du  faiM(;cau 
int(^rno  du  pi(^<l  du 
(lédoncuU!  c/^rfitinil. 
I.(5gi!ro  diminution  d'î 
voliimo  d(î  la  pyra- 
inido  bulbaire. 


.    122. 

FiG.  121  et  122.  —  Dégénérescence  du  faisceau 
interne  du  pied  du  pédoncule  cérébral  et 
du  locus  niger  dans  le  cas  Sch-weigoffer. 
(Porencéphalie  acquise  lW  l'oinaiule  rolaii- 
dique.)  Diminution  de  volume  de  la  pyra- 
mide antérieure  du  bulbe  sans  dégénéres- 
cence appréciable.  Méthode  de  Weigert. 


138  ANATOMIE    DES    CENTRES    NEIIVEEX. 

partie  postérieure  et  inférieure  de  ce  lobe  et  relèvent  de  troubles  circulatoires  dans  le 

H 


i'.Gdleb. 


Fil,.  123.  —  Irrigation  vasculaire  de  l'insula  et  de  l'opercule  sylvien.  —  Les  circonvolu- 
tions antérieures  de  l'insula  sont  irriguées  par  les  artères  frontale  inférieure,  fron- 
tale ascendante  et  pariétale  ascendante;  la  circonvolution  postérieure  de  l'insula  par 
l'artère  pariétale  inférieure,  la  région  rétro-insulaire  par  l'artère  du  pli  courbe.  Le 
territoire  vasculaire  de  l'artère  sylvienne  est  coloré  en  bleu,  celui  de  l'artère  céré- 
brale antérieure  eu  rose,  celui  de  l'artère  cérébrale  postérieure  en  vert. 

domaine  de  l'artère  cérébrale  postérieure  (Fig.  6.'),  p.  99).  Les  lésions  du  lobe  pariétal 
(artère  cérébrale  moyenne),  lorsqu'elles  atteignent  le  lobe  temporal,  s'étalent  de  préfé- 


Fm;.  Vl'v.  —  Cas  Heudebert  (Hicètre,  1892).  Aphasie  totale, le  nialadi'  iir  peu!  émettre 
la  nioindie  syllabe,  le  moindre  mot,  cl  il  est,  incapable  do  lire  ou  d'écrire.  —  Para- 
lysie faciah;  inn-iieure  droite  avec  In'miparésie  du  membre  supérieur  droit.  Dimi- 
nution de  l'intelligence.  .Mimique  très  peu  expressive. 

Double  lésion  corticale  :  I»  lésion  du  deuxième  (juarl  inférieur  de  la  zone  rolan- 
dique  ayant  entraîné  une  dé-générescence  du  deuxième  cincjuième  antérieur  du 
segment  postérieur  de  la  ca|isule  interne,  (ît  du  d(!uxiènu^  cin(|uième  interne  du  pied 
du  pédoncule  cérébral;  2°  lésion  du  l(>I)e  occiiiito-lemporal,  des  S(>gments  postérieur 
et  inférieur  (b;  la  couronne  rayonnante.  Dégénérescence  des  segments  rétro  et  sous- 
lenticulaires  de  la  capsule  interne  ot  du  faisceau  de  Tiirck. 

renc(*  à  la  paitiepost('rieure  et  sujjé'rieure  de  ce  lobe  (Fig.  123).  Dans  le  premier  cas  (cas 
Heudebert,  Fig.  124  à  128)  ce   .sont  les  3«  et  2'  circonvolutions  temporales  (Ï3,  T2)  qui 


il 


iiMiir^   i»i    ritoji-c.iKiN    m:   i,i:<;ni(<;K  ci-iU'Ui;  \  i.i'. 


i:<9 


AM 


Strz!  !Zr    \  ''  \       T'^y  ;     !  ^t--' 
J.rnb     CiplKa      '     '   :     ■      ^'„ 
-j^;       Tga  iCi(g^    £S1 

ts'c    SI 
FiG.  123. 


C'a»  flpiiilcbnrt. 
A|ihnKie  tolnin.  l'a- 
riily«i<'  fariain  infi*- 
ri«Mir«-<lr'(ilfl«voc  liA- 
mifinri-iiinilu  iiicmlirn 
!itl|ir''riniir  'Iroit. 

i)oulilo  Union  ror- 
tical'-  :  1*  K^Hioii  "la 
ikuxi<>ine  '|tiart  iriT)^- 
riour  'le  la  zone  ro- 
larid'Kiun.  iJi'îK'-nércv 
conco  (lu  <lciixi<-mo 
cinriuièmc  antériniir 
(lu  scffmnnt  posi/;- 
ricur  'lo  la  capsule  in- 
tornc  nt  'lu  douxi^rmo 
'•in'|ui6nic  int'Tnfi  'lu 
pied  'lu  pérloncule 
cérébral  ;  2"  lésion  'lu 
loljo  orcipito-tempo 
rai.  Oégénéroscenco 
(les  scffments  rétro 
et  sous-lenticulairo 
lie  la  capsule  interne, 
(lu  pulvinar.  du  corps 
genouillé  externe  et 
du  faisceau  'le  Turck. 


Cia  Ce 


Hara 


cep 


^'^  RC.CNR 


Tfa 


>IG 


FiG.  12G. 


140 


A.NATUMIK    DES    CKMltKS    .NERVEUX. 


Cas  Heudebcrt. 
Aphasie  totale.  Pa- 
ralysie faciale  infé- 
rieure droite  avec  hé- 
miparésie  du  membre 
supérieur  droit. 

Doul)lc  lésion  cor- 
ticale :  1»  lésion  du 
deuxième  ((uart  inté- 
rieur de  la  zone  ro- 
landi(|Ue.  Déiçénéres- 
cence  du  deuxième 
cinquième  antérieur 
du  bcirment  posté- 
rieurdcla capsule  in- 
terne et  du  deuxième 
cinquième  interne  du 
pied  du  pédoncule 
cérébral  ;  2»  lésion  du 
lobe  occipito-tempo- 
ral.  Dégénérescence 
des  segments  rotro- 
ct  sous-lcnticulaires 
de  la  capsule  interne, 
du  pulvinar,du  corps 
genouillé  externe  et 
du  faisceau  de  TUrek. 


sont  atteintes;  dans  le  second  (cas  Le  Seguillon,Fig.  121»  à 
margiiialis  (Gsin),  les  jn-cmièro  cl  ileuxième  circoiivolulions 

Rsm   +  Cisl 

'  I2  ; 


133), ce 
tempoi 


sont  le  j 
'alcs(T,, 


lyrus  supra- 
ïo)et  la  oir- 


Lms 


la.k:{ 


Aq 


Rm 


\Y\\\    NRLh: 


.Mrn 


CTP. 


^  PTn     IT  '^'^P 


oFi(C-r)     Fir,.     12- 


FiG.  12;),  126,  127.  — Cas  Heudebert.  Coupes  horizontales  passant  par  les  régions  llia- 
lamique  (Fig.  12."j)  et  sons-llialanii(jue  de  la  capsule  interne  (Fig.  12G)  et  parla  partie 
supérieure  du  pédoncule  cérébral  (Fig.  127i. 

1°  La  lésion  du  /06e  occipito-tcmporal  dont  le  foyer  atteint  (Fig.  12o)  l'épendynie 
ventriculaire  au  voisinage  du  segment  rétro-lenticulaire  de  la  capsule  interne  a 
entraîné  une  dégénérescence  des  segments  rétro-lenticulaire  (Cirl)  (Fig.  125  et  126)  et 
sous-lenticulaire  (CisI),  (Fig.  127)  de  la  capsule  interne,  des  libres  radiées  et  du  stra- 
tum  zonale  (Strz)  de  la  partie  postéro-supérieure  du  noyau  externe  du  Ibalainus 
(Fig.  121))  et  du  pulvinar  (l'ul,  Fig.  12G),de  la  zone  de  ^Vernicke(^V).du  corps  gciioiiillé 
cxlcriic  fCgci,  du  bras  (HrQa)  et  de  la  coucIk'  de  libres  superlicielles  du  tubercule 
((uailrijmneau  antérieur  (Qa).  Dégénérescence  du  faisceau  tomporo-tlialamiquo 
(l'Arnold  (CisI,  Fig.  127)  et  du  faisceau  de  Tiirck  (FT)  dans  son  trajet  capsulaire  et 
pédoiiculairc.  Di'générescencc  du  faisceau  uncinatus  (Fu),de  la  substance  blancliede 
la  i)oint(;  temporale,  de  l'insula  (Fig.  12')  et  120) et  de  la  face  oibilair(>  du  lobe  frontal 
(Fig.  127).  Intc'grilé  d(!S  radiations  du  corps  genouillé  interne.  (UCgi,  Fig.  120).  Inté- 
grité de  la  commissure  antérieure  Méthode  de  ^Veigerl. 

2°  Lalésionde  la  zone  rolandique  a  entraîné  une  dégénérescence  du  deuxièmecin- 
quième  antérieur  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip)  et  des  libres 
radiées  du  thalamus  dans  la  légion  atljacente  à  la  (b'-générescencc  capsulaire  (Fig.  12'> 
et  12(j)  et  une  dégénérescence  du  deuxième  cincjuième  exierne  du  pied  du  pi'doncule 
cérébral  (Fig.  127  et  128).  Méthode  de  Weigerl-Pal.  3/2  grandeur  nature. 


convolution  iiostérieure  de  l'insula  (Ip).  Dans  l'un  et  l'autre  cas  il  s'agit,  en  général, 
d(!  lésions  à  la  fois  corticales  et  sous-corticales  qui  atteignent  les  couches  sagittales  du 


l'iiiiiKs  iti']   l'itdJKc  I  ION   m:  i/iiCdHci';  ciiiiKitit  \i.i:. 


lii 


lobtî  cu'fi|iili)-ltMii|iiii.il.    voiii'    im'iiir    r"|»iiil\  iiH'    \riili  ii  iil.iii  !•   il    ilc'h  iii-i-ni     |,|ii,  i,i| 

moins   (•(im|llrlf|lli'|ll     li's    nlucs  de    |,|    |i'L;ln||. 

Aux  (li''i;i''inT('Stt'ii(cs  si'cniidaii  rs  |ii(i|Ufs  .iii  Inhc  ii(ii|iil,il,  .111  lnlir  |i.'ii  ji'lal  i-l  aux 
couflics  safjillalcs  snus-jaiTiih's  ((li'u'i'iK'rcsc.ciiccs  du  sajuifiil.  rrlrolentiriilnirc  du  la 
ciiiisiilc  intt'ine  (r.iri),  ilu  ixthiiun  l»iil  ,dii  inr})^  iininuillr  externe  {C'^cj  —  sr;  j(»it,'n<'ii((laiis 
rc  fas  di"^  (li'i,'(''iit'Trs(i'iiic^  l>ni|iirs  .m  hdir  Icmiiiu  al.  Oi-  sonl  :  ilaiis  li-s  h'sioii's  des  M'i-I 
2''  cil  rnin  idul  iiHi'^  lriii|u)i  ,i|r^  une  di'yt'iH'i  rMi'iiii-  du  ilininiriiir  r.ilmic  du  jiicil  du 
juuliinriilc  n^n'linil,  l'i-sl  à-din'  du  /'(//sc(''/»  de  'l'iivrk  [V'V  \  cl  daus  les  Ic'.sidDs  de  la  l"(ir- 
couvululioii  tcniporalr  une  di''L;i'Ui''n'sci'iic('  du  rorps  ijenoiiilli-  interne  Mli,'i}. 


1.1'  cas  Heudebert  I'Il;.  IJi  à  I  2s  i|ui  unus  a  di 
2''i|uail  iulV'iicurdo  la  zouc  i(daudi(iu('  es!  uii 
oxfuipii'  lv|iii|Ui'  di'  ii'sioii  du  IoIh'  (H(i|ii(ii- 
li'Ui|><ii  ,il.  Il  >'a-il  d'uni'  |i|.ii|Ui'  jaune  a\aul 
di'lruil  la  l'aci'  cxli'i'iic  du  lidu-  ofcipital  ot  les 
|>ai'li('s  posli'rifurr  cl  uioycuuc  des  i''  cl  .'l"  cir- 
couv.ijulinn^  lcni|Miialcs  (Fiu.  1:21  .  V.Ur  lonirc 
CM  liaul  la  >ri>^uic  parallèle  iul(''i-c->c  la 
luauchc  iuiV'ijeuic  du  pli  conilic  1 1>  1  cl.  di''- 
passc  la  scissure  paiiélo-occipilalc  (P).  Elle 
oiupicle  sur  la  face  infr-ro-iulcin»!  de  l'Iiémis- 
plière  au  niveau  de  la  |iai'tie  moyenne  du  lo- 
luilc  fusifomn',  mais  n  inlércsse  ni  le  cuuéus, 
ni  le  loluilc  liu^nial.  Les  coupes  microscopiques 
sériées  nioulrcnl  (|uc  la  plaijue  jaune  a  dé- 
Iruil,  non  sculeuicnl  {'l'cmcc  du  lobe  occipilo- 
feniporal.  mais  encore  la  couche  blanche sous- 
jacenlc  el  qu'elle  alleini,  dans  le  lobe  tenipo- 
i"al,  la  couche  épendymaire  du  plancher  de  la 
corne  sphénoïdale  (Fig.  127). 

("clic  vaste  lésion  a  entraîné  une  dégéné- 
rescence secondaire  presque  complète  des 
segments  rétro-lentirulaire  (Cirl)  et  sous-lenti- 
culaire (Cisl)  de  la  capsule  interne  et  du  pulvi- 
nar  (Pul).  Le  segment  ri''tro-lenlicnlaire  de  la 
capsule  interne  ne  conlieiit  en  ]iailiculier  dans 
la  région  sous-thalamique  que  (juehiues  rares 
libres  faiblement  colorées  par  l'hémaloxyline 
qui  s'irradient  dans  le  thalamus.  Il  est  croisé 
dans  cette  région,  conune  dans  les  régions 
ihalamiques  de  la  ca]i.sule(Fig.  12b  et  126), par 
di's  fibres  saines  (lie)  qui  s'étendent  de  la  queue 


à  sei'vi  pour  les  locali,'>ation.s  du 


IV 


„,vîV 


Fii;.  128. —  Cas  Heudebert.  (]oupe  de 
la  région  péduuculaire  inférieure. 
Dégénérescence  du  deuxième  cin- 
quième interne  du  pied  du  pédon- 
cule cérébral,  de  la  partie  adjacente 
du  locus  niger  et  du  faisceau  ex- 
terne du  pied  du  pédoncule  ou 
faisceau  de  Tiirck  (FT). 

Il  existe  dans  ce  cas  une  dégéné- 
rescence manifeste  de  la  pyramide 
antérieure  du  bulbe  laquelle  con- 
tient néanmoins  un  nombre  consi- 
dérable de  libres  saines  correspon- 
dant aux  fibres  saines  du  faisceau 
moyen  de  la  voie  jjédonculaire. 
Méthode  de  Weigert. 


du  noyau  caudéi'SC)  au  noyau  lenticulaire  (NL3), 

et  appartiennent  au  sysième  des  fihres  Icnticuln-caudées.  Le  pulvinar  (Pul),  la  partie  pos- 
térieure et  supérieure  du  noyau  interne  du  tlialamus  (.\ii,  le  corps  genouillé  externe  (Cgei, 
la  zone  de  Wernicke  (W)  sont  1res  dégénérés  et  ne  contiennent  (jue  de  rares  fibres 
saines. 

Dans  la  région  thalainiiiue  de  la  capsule  interne  (Fig.  \'2'\^,  le  segment  rctro-lcnticu- 
laire  (Cirl)  seul  est  lésé,  le  segment  postérieur  (Cip)  est  intact  (sauf  dans  sa  partie  anté- 
rieure (jui  correspond  à  la  lésion  du  2*=  quart  iiifthieur  de  la  frontale  ascendante);  mais, 
dans  la  région  sous- thalainique  de  la  capsule  interne  apparaît  un  nouveau  faisceau 
di'généré,  le  faisceau  de  Tiirck  (FT),  qui  refoule  en  avant  les  fibres  saines  du  segment 
postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip),  et  se  place  entre  les  segments  postérieur  (Cip)  et 
réirn-lcnliculaire  (Cirl'  de  la  capsule  interne  en  avant  des  radiations  du  corps  genouillé 


Ii2 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


interne  (R  Cgi)  (Fig.  120).  Sur  les  coupes  plus  inf»-rieures  il  occupe  le  cinquième  externe 
du  pied  du  pédoncule  cérébral  (Fig.  128). 

II  existe  donc  dans  ce  cas  une  dégénéscence  :  1"  des  fibres  cortico-thalamiqiies  desti- 
nées au  pulvinar  ;  2°  des  fibres  de  projection  cortico-ijt-nouillées  externes  ;  S'^  des  tibres  du 
cinquième  externe  du  pied  du  pédoncule  cérébral.  Il  est  impossible  dans  ce  cas  de  déter- 
miner ce  qui,  dans  la  dégéni'rescence  du  pulvinar,  ve\ieni  au  lobe  occipital  et  ce  qui 
revient  au  lobe  temporal.  Mais,  vu  l'absence  de  dégénérescence  du  pied  du  pédoncule 
cérébral  dans  les  lésions  du  lobe  occipital  rapportées  plus  haut  (cas  Courrière, 
Fig.  80  à  85  et  cas  Bras,  Fig.  87  à  9o,  p.  109  à  121),  il  est  permis  d'affirmer  que  la 
dégénérescence  du  cin([uième  externe  du  pied  du  pédoncule  cérébral  relève  unique- 
ment de  la  lésion  du  lobe  temporal,  en  particulier  de  la  lésion  des  2^  et  3«  circonvolu- 
tions temporales. 

Dans  ce  cas,  il  existe  en  outre  une  dégénérescence  du  faisceau  iincinatus  (Fu)  qui 

peut  être  suivie  dans  la  circonvolution  an- 
térieure de  l'insula  (la),  et  dans  la  face  orbi- 
taire  du  lobe  frontal  (Fig.  126  et  127).  Il  est 
probable  que  les  petites  zones  de  dégéné- 
rescences qui  existent  dans  la  substance 
blanche  non  différenciées  de  la  première 
circonvolution  temporale  (Ti)  et  de  la  pointe 
temporale  relèvent  au  moins  en  partie  de 
la  dégénérescence  du  faisceau  uncinatus. 


FiG.  129.  —  Cas  Le  Seguillon  (Bicêtre, 
1892).  Hémiplégie  gauche  avec  contrac- 
ture, —  sans  troubles  de  la  sensibilité, 
sans  troubles  de  la  parole,  sans  troubles 
apparents  de  la  vision — datantdedeux 
ans,  chez  un  homme  ayant  succombé  à 
59  ans  à  une  pleurésie.  Plaquejaune  du 
pli  courbe,  de  la  partie  inférieure  de  la 
circonvolution  pariétale  inférieure,  du 
gyrus  supra-marginalis ,  do  la  partie 
postérieure  de  la  première  circonvolu- 
tion temporale,  de  l'opercule  pariétal 
(;t  (le  la  circonvolution  postérieure  de 
l'insula. 


Cas  Le  Seguillon  (Fig.  129  à  133)  :  il 
s'agit  d'une  lésion  du  pli  courbe  et  de  la 
partie  inférieure  de  la  circonvolution  pa- 
riétale inférieure  (Fig.  129),  de  la  partie 
postérieure  delà  1''^  circonvolution  tempo- 
rale, de  l'opercule  pariétal  et  de  la  circon- 
volution postérieure  de  l'insula.  Cette  lésion 
a  sectionné  dans  la  région  thalamique  su- 
périeure les  couches  sagittales  de  la  région, 
mais  n'atteint  pas  l'épendymo  du  carrefour 
ventriculaire. 

La  dégénérescence  occupe  dans  ce  cas 
(Fig.  130  et  131)  la  région  rétro-lenticulaire 
de  la  capside  interne  (Cirl),  la  partie  adja- 
cente du  segment  postérieur  (Cip),  la  partie 


postérieure  du  noyau  externe  du  thalamus 
(Ne),  la  partie  supérieure  du  pulvinar  (Pul)  dont  les  fibres  radiées  ont  complètement 
disparu  (Fig.  131)  et  l'extrémité  supérieur-,    de  l;i  zone  de  M'ernicke  (W). 

Dans  la  région  sous-optique  (Fig.  132)  le  segment  rétro-lenticulaire  de  la  capside  in- 
terne (Cirl)  contient  un  nombre  considérable  de  libres  saines;  il  en  est  de  même  de  la 
zone  de  Wernicke  et  du  pulvinar  qui  présentent  à  peu  près  leur  aspect  normal.  La  dégé- 
nérescence S(;  canloiiiK.'  cuire  le  pulvinar  et  le  centre  médian  de  Lu)/s  (^im),  dans  cette 
région  ventrale  du  Ihalamus  (|ui  correspond  à  la  partie  profonde  du  corps  gcnouillé 
interne  (Cgi)  (Fig.  132).  En  tbîliors,  (slle  se  prolonge  en  avant  du  corps  genouillé  externe 
(Cge)  et  peut  être  sui\ie  dans  le  segment  rétro-lenticulaire  de  la  capsule  interne  (Cirl); 
en  dedans  et  sur  les  coupes  plus  inférieures  (Fig.  133),  cil''  iiiléiesse  le  bras  du  tid)ercule 
quadrijnmeau  postérieur  fl{rQp.),les  radiations  de  la  calotte  et  la  partie  supéro-posté- 
rieure  du  noyau  rouge  (Fig.  133). 

Une  seconde  zone  de  dégénérescence  occupe  le  segment  postérieur  de  la  capsule  interne 
(Cip);  elle  est  séparée  de  la  zone  précédente  par  le  faisceau  de  Tiircli  (F'Ui.qui  ne  contient 
relativement  que  peu  de  fibres  dégénérées.  Elle  occupe,  dans  le  pied  du  pédoncule  céré- 


riitiu;>   in;  i*i{nji;(;rin\   m:   i.'iiconcK   (.un  ini  \  i  i 


I  '»:< 


Rojn.a 


CcCJjjL, 


Fil..       ^'•^" 


'Jui  I,(!  .S<<(fiiillon. 
i'la<|iin  jaiirii-  'lu  pli 
rourlin,  >!«  la  |inrtio 
iiifr'rii'riro  ijn  1',,  i\n 
la  |inrin'  |i>i4t<'-rii'uro 
"lo  r,..lo  OpI'iot  l|i; 
snction  (1(ih  ruiirlii!<i 
ROffittaloii.  I)i''((i^né- 
rn»i:ofi(;o  'lu  fii'KmcDt 
rôtr'jlonti'juliiiri!  et 
(l()  la  partio  \it>%ié- 
ricurc  'lu  HOK'fH-nt 
|io.sl6ri(jur  'lo  la  cap- 
sule intcriio,  ili-  la 
partie  supérloun;  «lu 
pulvinar,  do  la  partie 
postérieure  <lu  noyau 
f!.\terne  «lu  thalainus, 
<lucor|isgcnouill6  in- 
terne, 'lu  bras  'lu 
tuliorcul'!  (|uailri|u- 
moau  p')st''rrieur  et 
'le  la  partie  post'-ro 
supiiricure  'lu  noyau 
rouge.  Dégi-néres- 
cencc  partielle  'Ju 
faisceau  de  Tûrck. 
I)cf,'éiiérescence  du 
'leuxi(''ine  cin'|uiéme 
externe  du  pied  du 
pédoncule  cérébral. 
Dégénérescence  très 
intense  de  la  pyra- 
mide antérieure  du 
bulbe. 


Strz 


w 

Cirl" 


A  M 


externe  (Ne,  IVj  du  thalamus.  Dt:-irenéresceiice  du  pulvinar  (Pu 
nicke  (W.)  Fig.  131  . 


Fi';.i:jOcl  i:il.  — CasLe 
Seguillon.Hrniiplf'uii' 
gauciii;  avec  conlrac- 
ture.  Coupes  liorizon- 
tales  passant  par  les 
régions  thalamiques 
supérieure  (Fig.  130)  et 
moyenne  (Fig.  131).  La 
placiue  jaune iHam  ai  a 
seolionné  les  couches 
sagittales  au  voisinage 
du  segmentrélro-lenti- 
culairede  la  capsule  in- 
terne et  s'étend  à  la 
circonvolulion  poslé- 
rieiuc  de  l'insula. 

Dégénérescence  du 
segment  rétro-lenii- 
culaire  (Cirl)  et  de  la 
part  iepostéricuie  adja- 
cente tlu  segment  pos- 
térieur de  la  c;i[>sule  in- 
terne (C'ip  ,  de  la  zone 
réticulée  et  des  fibres 
ralliées  de  la  partie 
postérieure   du  noyau 

1    ef  de  la  zone  de  Wer- 


144 


ANATOMIE    DES    CENTRKS    NERVEIX. 


Cas  Le  SeguiUon. 
Plaque  jaune  du  pli 
courbe,  de  la  partie 
inférieure  de  P».  de 
la  partie  postérieure 
de  Ti,deOpPi  et  Ip; 
section  des  couches 
sagittales.  Dégéné- 
rescence du  segment 
rétrolenticulaire  et 
de  la  partie  posté- 
rieure du  segment 
postérieur  de  la  ca])- 
sulo  interne,  de  la 
])artie  supérieure  du 
pulvinar,  de  la  partie 
postérieure  du  novau 
externe  du  tlialanuis, 
du  corps  genouillé 
interne,  du  liras  du 
tubercule  quadriju- 
meau  postérieur  et 
de  la  jiartie  postéro- 
supéricure  du  noyau 
rouge.  Dégénéres- 
cence partielle  du 
faisceau  de  Tiirck. 
Dégénérescence  du 
deuxième  cinquième 
externe  du  pied  du 
pédoncule  cércliral. 
Dégénérescence  très 
intense  de  la  pyra- 
mide antérieure  du 
bulbe. 


'U         NC 
:  Rl'h  •  ; 

•         ■  'tSC 


.,f=K 


W       Pul 
;Têp      ;     Cêi 


FiG.  i;]2.  —  Cas  Le  Se- 
guillon.  Hi'miplégie 
gauche  avec  contrac- 
ture. Coupe  horizon- 
tale passant  par  la  ré- 
gion sous-thalamique 
(le  la  capsule  interne. 
I,e  champ  déernéré  de 
la  coupe  précédente  est 
divisé  en  deux  parties 
par  l'arrivée  des  libres 
en  grande  partie  saines 
du  faisceau  de  Turck 
(FT)  qui  refoulent  en 
avant  la  zone  dégéné- 
rée du  segment  posté- 
rieur de  la  capsule  in- 
terne. Dégénérescence 
partielle  du  segment 
rétro  -lenticulaire  de 
lacapsule  interne  (^Cirl) 
dans  la  région  adja- 
cente au  faisceau  de 
Tiirck:  dégénérescence 
(lu  corps  genouillé  in- 
t(Mne  (Cgii.  Dégénéres- 
cence de  la  partie  du 
segment  postérieur  de 
la  capsule  interne  située  immédiatement  en  avant  du  faisceau  de  Tiirck.  Dégé- 
nérescence du  faisceau  uncinatus.  Intégrité  de  la  commissure  antérieure.  Comparez 
à  ce  dernier  point  de  vue  la  Fig.  132  avec  le  cas  Leudot  (Fig.  103  et  104)  (commis- 
sure antérieure  intacte),  et  avec  le  cas  Jouan  (Fig.  98)  dans  lequel  la  commissin-e 
antérieure  est  dégénérée  consécutivement  à  un  petit  foyer  laciinairo  situé  sur  son 
trajet.  Mi'lliodo  do  "Woigert.  2/1  grandeur  nature. 

Fk;.  133.  —  Cas  Le  Seguillon.  lli'miplégie 
gauche  av(>c  contracture.  Coupe  trans- 
versale du  pédoncule  cérébral.  Dégéné- 
rescence du  deu.\ième  cinquième  ex- 
terne du  pied  du  p('doncuIe  cérél)ral,du 
pes  Icmniscus  profond  (Stri)  et  du  locus 
niger.  Dégénérescence  partielle  du  fais- 
ceau de  Tiirck  (FT).  Dégénérescence  du 
corps  genouillé  interne  (Cgi),  du  bras 
(lu  tubercule  (Hiadrijumeau  postérieur 
(ik'Up)  et  (le  la  pallie  iiostéi'o-su])érieure 
du  noyau  rouge  (Ml).  11  existe  dans  ce 
cas  une  (l(''g(''n(''iescence  très  intense  de 
la  pyiaiiiiiic  aiih'ricuic  du  luilbe. 

'(;■(//  (P),  le  (leuxii'iiic  cincjuicmi;  c.rfcnie  et 
la  partie  adjacente  du  lociis  niijcr  (Lu) 
et  du  stratum  intcinncdiiun  (Stri);  le  fais- 
ceau de  Turck  ou  (FT),  ou  cinquième 
externe,  n'est    toutefois   pas  comph'tcmciit    indcMuie. 


iii;iu,s   m:   i'Hnji:(;  iion    di':   i/iicoucK   <;i;iu;i!H  \  i.k.  i;:; 

haiis  (■(■  cas,  il  l'xislt»  ilonc  mir  (li''L;r'iir'ri'srciii('  dru  /ihirs  r.iirtirii-l/niliiiiiiiiiifK  dosliiiiiCH 
au  piilviiiar  ri  à  la  parlie  |K)>^|(iii'uii'  du  nni/an  l'.rfcrnc  du  thulunuia,  immî  d<'>;i'ri<;rf!sconce 
dos  iiiu'cs  (•ortiro-iicnoiiill(-i'<  iiitcrnrs,  un»'  di'^'i'uf'-ifîsccuco  iii(i)in[iir;|t;  du  foisncail  de 
Tùl'vk,  t»t  UUO  dégémucscriirr  du  ilrn\iriii(>  riihiiiirmr  rxli'Viie.  iln  pied  du  pàloiir.ulc 
ccrt'bnil  [Vi^.  l^l-'M. 

Il  pxislo  en  luilii'  une  (l(''g»'!U('rosrciii(>  drs  iioyauv  iioiiliijur-,  cl,  uiir  drj^t'nérescenre 
fri^s  iiitcuso  dr  la  pyiamidi'  antcricun'  ilii  luillic.  Il  c\i-,|i-  iiiiin  iiihj  di;iiéni''iosceu(;e  par- 
licllc  (lu  locit.f)U(jcr  (Lii'.  (lu  shiilinii  iiilrniiriliinn  de  .Mi\  ini  I  SIri)  (Fig.  K53),  du  faisceau 
iiiiriiintus  \V\i]  Kii.'.  lilii  t'(  dn  faisceau  loui/ilnilinal  infcricar  VU i.i'.i)  cas  csl.  paiticuli<!re- 
iiioiil  dtuuonslialif  pour  rt'ludc  du  Irajid  du  faisccaa  de.  Tard;,  il  di'monlro  (|uo  lorsque 
daus  la  ri'iiiou  liialaiuit|ue  supériouro  <>t  luoycnne  la  zone  di'^'éïKMét;  occupe  le  segment 
rotrolcnticulaire  de  la  capsule  interne  et  la  partie  adiacente  du  segment  po3t('!rieur  elle 
est  divisée  dans  la  région  sous-thalamiciue  en  deux  parties  pour  l'arrivée  du  faisceau  de 
Tiirok  :  une  parlie  postérieure  rétroliMiliculaire,  qui  s'épuise  dans  le  [lulvinar  et  la  partie 
postérieure  el  ventrale  du  (lialanius  et  une  partit!  antérieure  qui  occu|»e  le  «egment 
postérieur  de  la  cai>sule  iulcnio  et  descend  dans  le  deuxième  segment  externe  du  pied 
(lu  péiloncule  cérébral. 

Ce  cas  présente  en  outre  une  itarlicularité  intéu-cssante.  Dans  la  n'gion  thalamique 
moyenne  (Fig.  131)  on  voit,  en  eiret,  un  faisceau  s.iin  se  dt''iacli(;r  sur  les  seyinerits  pos' 
tcricitr  (Cip)  et  rétrolcnticulaire  (Cirl)  dégénérés  de  la  capsule  interne  et  s'irradi(;r  dans 
l'exlrémilé  postérieure  du  glohus  pallidus  (IIGP).  Sur  h.'s  coupes  sériées,  il  peut  être 
suivi  en  bas  et  en  arrière,  dans  les  couches  sagittales  voisines  du  segment  rétro-lenticu- 
laire de  la  capsule  interne.  S'agit-11  ici  de  fibres  de  projection  corticales  destinées  au 
globus  pallidus  ou  de  fibres  lenticulo-caudées?  c'est  là  un  point  sur  lequel  nous  aurons 
à  revenir  par  la  suite.  (Voy.  radiations  striées,  p.  31  et  suivantes.) 

La  dégénérescence  ilu  cinquicaie  externe  du  pied  du  pddoncide  cérébral  que  l'on 
(d)serve,  soit  lorsque  la  lésion  du  lobe  occipital  empiète  sur  le  lobe  temporal,  et  détruit 
les  deuxième  et  troisième  circonvolutions  temporales,  soit  —  à  un  moindre  degré  — 
lorsque  les  lésions  du  lobe  pariétal  s'étendent  sur  les  première  et  deuxième  circonvo- 
lutions (eiiq)orales,  s'observent  en  outre  dans  les  lésions  isolées  du  lobe  temporal.  Il 
est  vrai  que  ces  lésions  intéressent  parfois  la  couche  sagittale  du  lobe  temporo- 
occipilal  et  détruisent  [lar  conséquent  un  certain  nombre  de  fibres  occipitales  ;  mais, 
nous  avons  montré  plus  haut  (p.  108  et  suiv.)  que  les  lésions  isolées  du  lobe  occipital 
ne  retentissent  pas  sur  le  pied  du  pédoncule  cérébral.  La  dégénérescence  du  cin- 
quième externe  du  pied  du  pédoncule  cérébial  dépend  en  effet  de  la  lésion  temporale; 
elle  ne  s'observe  que  lorsque  le  lobe  temporal  est  lésé  (p.  79  et  80). 

Le  cas  Neuman  (Fig.  13i  à  130)  a  Irait  à  une  lésion  isolée  du  lobe  temporal.  Il  s'agit 
d'une  plaque  jaune  n'intéressant  que  le  lobe  temporal,  et  en  particulier  la  partie 
moyenne  des  deuxième  et  troisième  circonvolutions  temporales.  Dans  ce  cas  il  existe  une 
dégénérescence  du  segment  sous-lenticulaire  de  la  capsule  interne  (Cisl)  et  du  cinquième 
externe  du  pied  du  pédoncule  cérébral  ou  faisceau  de  Tûrck  (FT).  Cette  dernière  ne  peut 
être  suivie  au  delà  du  tiers  supérieur  de  la  protubérance  et  la  pyramide  antérieure  du 
bulbe  est  intacte. 

l-a  lésion  intéressait  l'écorce  et  la  substance  blanche  sous-jacenle  du  lobe  temporal, 
mais  ne  sectionnait  pas  les  couches  sagittales  de  la  région.  Dans  deux  autres  cas,  à  topo- 
graphie analogue,  la  dégénérescence  secondaire  présentait  la  même  disposition. 

Le  lobe  temporal  envoie  donc  ses  fdjres  de  projection  dans  la  parlie  inférieure  de  la 
couche  optique,  dans  le  pulrinar  (Pul),  dans  le  corps  genouiUé  interne  (Cgi)  et  dans  le 
cinquième  externe  du  pied  du  pédoncide  cérébral.  Toutes  ces  fibres  passent  par  le  segment 
sous-lent icidaire  de  la  capsule  interne  (Cisl),  puis  se  placent  dans  la  région  sous-thala- 
mique  entre  le  segment  postérieur  (Cip)  et  le  segment  retro-lenticulaire  (Cirl)  ;  les  unes 

TOMF.  n.  10 


146 


ANATO.MIE    DES    CENTRES    NERVEIX. 


Cas  Neumann.  Dé- 
générescence du  fais- 
ceau externe  du  pied 
du  pédoncule  céré- 
bral consécutive  à 
une  plaque  jaune  oc- 
cupant les  parties 
moj-enne  et  posté- 
rieure des  deuxième 
et  troisième  circon- 
volutions temporales. 
Pas  de  dégénéres- 
cence de  la  pyramide 
bulbaire. 


cgc— : 


FiG.  134  à  136. — Cas  Neumann. 
(Bicêtre,  1893.^  Trouvaille 
d'autopsie  chez  un  homme 
mort  à  l'ûge  de  6'j  ans.  — 
Plaque  jatnie  des  parties 
moyenne  et  postérieure  des 
deuxième  et  troisième  circon- 
volutions temporales  et  de  la 
partie  moyenne  de  la  première 
temporale.  Dégénérescence  du 
segment  sous- lenticulaire  de 
la  capsule  interne  et  du  faisceau 
de  Tlirck  ^FT).  Dégénérescence 
des  noyaux  pontiques,  sans 
dégénérescence  appréciable  de 
la  pyramide  antérieure  du 
bulbe. Dégénérescence  du  corps 
genouillé  interne,  du  bras  du 
tubercule  quadrijumeau  pos- 
térieur, et  de  la  face  superfi- 
cielle de  ce  tubercule  (Fig.  135). 
Fig.  134,  topographie  de  la 
lésion  corticale.  Fig.  13;),  coupe 
dupédoncule  cérébral.  Fig.  136, 
coupe  des  pyramides  anté- 
rieures du  bulbe  passant  par 
la  région  moyenne  des  olives 
bulbaires.  Méthode  de  Weigert 
2  1  grandeur  nature. 


traversent  la  partie  postérieure 
de  Cip,  aboutissent  à  la  partie 
inférieure  et  postérieure  des 
noyaux  externe  et  interne  du  tha- 
lamus (Ne,  Ni)  (fibres  corlico- 
thalaniiques)et  au  corps  (jcnouiUé 
interne  (Cgi)  (fibres  cortico-ge- 
iiouilli'es  internes).  Les  autres 
descendent  avec  le  segment  pos- 
térieur de  la  capsule  interne  (Cip), 
dans  le  jiied  du  pédoncule  céré- 
bral, constituent  le  faisceau  de 
Tûrck  (FT)  (cinquième  externe 
du  pied  (lu  pédoncule  cérébral) 
et  s'éiniisiiil  d.ms  la  substance 
grise  de  la  partie  i^ostéro-supéro- 
exlerne  d(^  rétag(!  antérieur  de 
1,1  |irolnli('r;uii'e  i^libres  cortico- 
lirotuliéianlifllcs). 

l.cs  l('si(ins  du   lobe  l(>niporal 

cnlraînent,  vn  outre,  une  tb-gé- 

néiesc(!ncc  des  courtes  libres  d'associaliiiM  de  la  n'gion,  ainsi  que  ^cf^  faisceaux  lomiilu- 

dinal  inférieur  [FU],  uncinalus  (Vn),  longitudinal  supérieur  (Arc)  et  du  tapctnm  (Tap). 

I.a    dégénérescence  du    taprtum  jumiI  être  suivie,  d'une  part,  dans  le  faisceau  orcipito- 


C'ait  Morirnaii.  Ha- 
molli<iii><ni(?ni  >ln  l'ox- 
In-miii^aiitérieiimlo 
V,  "t  F,  .|n  llifimi- 
^pliiTo  ilroil.  i'la<|iio 
):iiini)  <|ni|  ilciix  Ui-rn 
ariti'riniirH     do       Vt, 

aiitt'trinurH  'lo  la  ''ap- 
Hulo  intornn  ,  <|pt 
lllirfs  radli'înH  'le  li'x- 
tr(''iiiit(!aiii<:ri''iin-'lu 
tlialamiis.  Inli-grin'i 
•lu  |iio(l  ilii  péflonciil'î 
'oràbral. 


FiG.  137.  —  Cas  Moriceau.  llL'iiii.-plit-ie  iiiiuclif.  Apliabic  transitoire.  IMaqiic  jaune  des 
deux  tiers  antérieurs  de  la  tioisième  circonvolution  frontale  gauclie  sectionnant  le 
faisceau  compact  de  la  couronne  rayonnante.  Dégénérescence  du  genou  du  corps  cal- 
leux (Cc(r),  du  faisceau  occipito-frontal  (OFet  0F-|-  Pn,  tlu  segment  antérieur  de 
la  capsule  interne  (Cia),  des  noyaux  externe  et  interne  du  thalamus  (.\e  et  Ni).  (Voy. 
aussi  Fig.  138  et  141.) 


148 


ANATUMIE    DES    CENÏHES    .NEliVELX. 


Cas  Moriccau.  Ra- 
mollissement (le  l'ex- 
trémité antérieure  de 
Fi  et  Fi  de  Ihémi- 
sphére  droit.  Plaque 
jaune  des  deux  tiers 
antérieurs  de  Fj 
gauche.  Dégénéres- 
cence des  segments 
antérieurs  de  la  cap- 
sule interne ,  des 
fil)res  radiées  de  l'ex- 
trémité  antérieure  du 
thalamus.  Intégrité 
du  pied  du  pédoncule 
cérébral. 


FiG.  138  et  139.  —  Cas  Moriceau  (Bicêtre,  1894».  RamoUis.^emenl  de  rextrémité  anté- 
rieure des  première  et  deu.xième  circonvolutions  frontales  droites.  Plaque  jaune  des 
deux  tiers  antérieurs  de  la  troisième  circonvolution  frontale  gauche,  chez  un  homme 
mort  à  l'âge  de  G7  ans  et,  ayant  présenté  à  l'ùge  de  57  ans  pendant  trois  à  quatre 
mois  une  aphasie  transitoire. 


en. 


I 


Fio.  140.  —  Cas  Moriceau.  Héinisithère  droit.  llamoUissoment  de  l'exlrémité  anté- 
rieure des  pr(Mnirre  et  douxirmo  circonvolutions  frontales  droites.  Dégénérescence 


I  iiiiu:^   ni'    l'un.ih.cTio.N    DM   I. "iMid iici-;  (:i:iu:i{H  A  i.K. 


{'*<.} 


ilii  m'iiini  ilu  iiu  |iM  alliiix  ,('.(•),  ilii  M  liiii.iil  anlt'iiriii  i\r  la  .  <.nr()iiiic  iHyoïiiiaiiltMilH), 
(lu  >;t'miicnl  aiilf'-iifur  (le  la  rapsuli'  iiilrim-  (liai,  An  laiMcaii  occiiiilo-froiital  (01'")  v.l 
(le  rcxln'iiiitt-  anit'ririii  r  <ifs  ii(>yaii\  cvlri  ur  .1  inliriii'  ihi  llialaiiius  (Tli).  l'as  de 
iIi'l;('ii(''I('sc<'Ii<c  du  |mi'(|  du  ju'doucuji'  c  >i'liral.  I-a  /nnr  dt'f^rnéiéo  est  coluréc  on 
jaune.  Mrlliiiilr  dr-  \\  cij^ort.  .1/2  t;raiiilriii    nahirr. 

jrontnl  <t|'  JMM|u'à  la  liaiiliiir  ilu  Imnr  du  hhiihh  rmidr  'SCj  \  d'aiilic  |>ait,  liaus  la 
liartic  iiilV'rii'urc  cl  ixisli'iiruic  liii  lioiirrclt't  du  corps  calleux  {(U;  iSpl,;.  I)ans  le  hoiir- 
iclct,  les  liluc^  tcuiiioialfs  passent  au-dessus  et  on  avant  des  lihriîs  du   lobe   occipital. 

I.a  ilém'niTescencc  du  /"rj/somw  lomjitudinal  inférieur  [)0.\.xl  ôlre  suivie,  d'une  pari,  Jus- 
<iu'i\  In  pointe  lempoiale  et  la  |iailie  infi'rieure  do  la  cipsule  externe  (Ce),  el,  d'aulro 
pari.  juM|u'à  la  pniule  occipi- 
tale. Ce  faisceau  dt'iri'nère  par 
coiiséquenl  dans  les  deux  sens 
(libres  eortioifuj;es  et  libres 
oorlicipèles)  ;  il  reçoit  du  l(d>e 
temporal  des  fibres  (pii  relient 
Ja  réiiion  temporale  moyenne 
les  unes,  à  la  poinle  lemporale, 
les  autres  à  la  pointe  occipitale. 
Toutes  ces  libres  emprunlenl. 
dans  une  pai  lie  de  leiii'  li  ajei, 
la  voie  île  la  couche  >ai:iltale 
externe. 

Quant  à  la  dt''i,'<''n(''rescence 
éxx  faisceau  uncinatus,  elle  peut 
être  suivie  le  long  de  la  capsule 
externe  et  de  la  partie  mor- 
celée de  l'avant-  mur  (.\M'), 
jusque  dans  la  face  (U-bilaire  du 
Itdie  frontal  i^cas  Heudebert, 
Fia.  120  et  127). 


Fici.lil.  —  Cas  Moriceau.  Hémisphère  gauche.  Inté- 
grité du  pied  du  pédoncule  cérébral  dans  un  cas  de 
destruction  des  deux  tiers  antérieurs  de  la  troisième 
circonvolution  frontale  gauche  avec  section  du  seg- 
ment antérieur  de  la  couronne  rayonnante.  (V'oy. 
Fig.  137  et  138.)  Méthode  de  Weigert,  2/1  grandeur 
nature. 


LOBE     FRONTAL.    —    Les 

li'sions  du  lobe  fronlal  qui  in- 
t(''ressent  la  poiulc  frontale  et 
en  particulier  l'extrémité  anté- 
rieure lies  première  et  deuxième 
circonvolutions  froiUalcs{¥  i  et  F2) 
(cas  Moriceau  H.  d.,  Fig.  139 

et  I  40  enUaineni  une  dégénérescence  du  segment  antérieur  de  la  couronne  rayonnante, 
du  seyment  antérieur  de  la  capsidc  interne  (Cia\  ainsi  que  de  l'exlrémité  antérieure  des 
noyaux  externe  et  interne  du  thalamus,  mais  elles  ne  retentissent  pas  sur  le  pied  du 
pédoncule  cérébral. 

Les  h'-sions  des  deux  tiers  antérieurs  de  la  troisième  circonvolution  frontale  F3)  (cas 
Moriceau,  H.  g.  Fig.  137, 138  et  141)  sectionnent  le  plus  souvent  le  faisceau  compact  de  la 
couronne  rayonnante  du  lobe  frontal;  elles  déterminent  une  dégénérescence  du  segment 
antérieur  de  la  capsule  interne  {Cia)  et  des  fibres  radiées  des  noyaux  externe  et  interne  du 
thalamus  et  respectent  elles  aussi  le  pied  du  pédoncule  cérébral  (Fig.  141).  Dans  ces  deux 
variétés  de  lésion,  le  segment  antérieur  de  la  capsule  interne  est  très  réduit  de  volume  : 
les  fascicules  dégénérés  qui  traversent  le  corps  strié  sont  minces  et  grêles,  se  colorent 
mal  i)ar  la  laque  liéinatoxylinique  et  s'accolent  aux  fascicules  sains,  qui  les  masquent  en 
partie.  Il  en  résulte  que  le  segment  antérieur  de  la  capsule  interne  est  caractérisé  dans 
■ces  cas,  bien  plus  par  la  minceur  de  ses  fascicules  rjue  par  l't'tendue  des  zones  dégénérées. 


150  A.XAIOMIE    DES    CENTitES    NERVEl'X. 

La  pointo  frontale  et  les  doux  tiers  antérieurs  de  la  face  externe  du  lobe  frontal  se 
comportent  donc  comme  le  lobe  occipital  et  la  partie  postérieure  du  lobe  pariétal. 
Elles  n'envoient  pas  de  libres  de  projection  dans  le  pied  du  pédoncule  cérébral  et  ne 
contienneni  par  conséquent  pas  de  libres  cortico-protubérantielles,  cortico-bulbaires, 
ou  corlico-médullaires.  Leurs  libres  de  projection  se  rendent  toutes  dans  l'extrémité 
antérieure  du  Ihalainus  et  concourent  à  la  formation  des  libres  radiées  des  noyaux 
externe  et  interne. 

Les  lésions  du  lobe  fronlal  retentissent  encore  sur  les  courtes  fibres  d'association 
de  la  région  et  sur  les  longs  faisceaux  d'association  :  faUceau  arque  ou  longitudinal  su- 
périeur, faisceau  occipito-froutal  (OF)  (Fig.  137  et  140),  et  dans  les  lésions  de  F3  sur 
le  faisceau  uncinatus  (Fu).  La  dégénérescence  du  faisceau  occipito-frontal  intéresse  non 
seulement  les  libres  de  la  substance  grise  sous-épendymaire,  mais  encore  le  faisceau 
curviligne  qui  entoure  l'angle  latéral  du  ventricule  et  qui  contient  à  la  fois  des  fibres 
d'association  et  des  fibres  de  projection.  Ces  dernières  peuvent  être  suivies  dans  le 
segment  antérieur  de  la  capsule  interne  (Cià)  où  elles  se  mélangent  inlimement 
avec  les  fibres  dégénérées  de  la  couronne  rayonnante  du  lobe  fronlal.  Suivant  leur 
siège,  les  lésions  du  lobe  frontal  déterminent  en  outre  une  dégénérescence  soit  des 
fibres  du  genou  (Ce[g]),  du  bec  (Gc[r])  ou  de  la  partie  antérieure  du  tronc  du  corps 
calleux  (Fig.  137  et  140). 

3.  Dégénéi^escenccs  secondaires  consécutives  aux  lésions 
sous-corticales  et  centrales. 

Los  lésions  sous-corticales  et  centrales  ne  peuvent  nous  renseigner  sur 
le  territoire  cortical  dont  dérivent  les  fibres  de  projection,  mais  elles  sont 
précieuses  pour  l'étude  du  trajet  de  ces  libres  dans  la  capsule  interne  et 
dans  le  pied  du  pédoncule  cérébral.  Si  l'on  fait  abstraction  des  fibres  de 
projection  destinées  à  la  couche  optique,  aux  corps  genouillés,  au  noyau 
rouge,  etc.,  pour  ne  considérer  que  les  fibres  du  pied  du  pédoncule,  — 
(b)nt  l'origine  corticale  est  démontrée  par  les  l'cclierches  précédentes,  — 
on  constate  une  concordance  parfaite  entre  les  résultats  obtenus  par  les 
dégénérescences  secondaires  consécutives  aux  lésions  corticales  et  celles 
consécutives  aux  lésions  sous-corticales  et  centrales. 

Les  lésions  exclusivement  limitées  au  segment  antérietir  de  la  capsule 
interne  (Gia)  sont  rares.  Celles  qui  en  occupent  la  partie  supérieure  (cas 
Racle,  Fig.  16."}  à  173)  empiètent  en  général  sur  la  partie  antérieure  du 
scginent  moyen  de  la  couronne  rayonnante;  celles  qui  siègent  à  la  par- 
tie inférieure  du  segment  antérieur  de  la  capsule  interne  (cas  Gogery, 
l'ig.  17i  à  180),  intéressent  en  même  temps,  dans  la  région  tlialamique 
iiifcîrieure,  b;  faisceau  geniculé.  Dans  l'un  et  l'autre  cas,  il  existe  une 
dégénérescence  du  pied  du  pédoncule  cér(''bral  cl  du  segment  postérieur 
de  la  capsule  interne  dans  la  région  sous-llialami(|ue.  Lors(|ue  le  faisceau 
du  genou  est  lésé  (casCogery,  Fig.  174  à  180),  la  dégénérescence  occupe 
bipartie  interne  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip)  (région 
sous-lbalamique)  cl  la  parlic  interne  du  pied  du  pédoncule  cérébral. 
Lorsque  c'est  le  segment  moyen  de  la  couronne  rayonnante^  qui  est  con- 
j()inlcm(>nl  lésé  (cas  Racle,  Fig.  IGo  à  173),  la  dégéucTcscence  siège  en 
arrière  du  genou  et  respecte  le  faisceau  interne  du  pied  du  pédoncule. 


Kinin>   m:   i'Hitii:(  iion   ih:   i/iicouck  (;i:ni:i!ii  \  i.k.  <:;i 

l.iis     li'-^iiiii--    illl     M'ijiiii'nt   poslrni'ur    de    l;i    Ciili^lllr     ililriiir      (!i|»       CaS 

Rivaucl.  I  1^.  I  il'  ;i  Mil':  cas  Racîle,  lif;.  If».')  ù  17'!;  cas  Cogery, 
l-i-.  17'.  il  ISO;  cas  Carré,  l-'i^.  IHC  m  IHS;  cas  Séjalon,  V'v^.  iHl  .;L 
IS:*;  cas  James  l'ii;.  IS.'!  i\  IH;!  (Ii'lcnniiirul.  (hms  l;i  n\t:i(iii  >,(,iis-||i;i- 
l;imi(|ih'  ili'  la  caiiMilc  iiilniic  cl  dan^  le  (ticd  du  |)(''d(iii(iilr,  des  d<''<^(''ri(''- 
rcxciiic--  \aiial»l('~.  avec  leur  sir^^c  :  les  h'sioiis  silm-cs  imm(''(lial('iiM'iil 
en  aiiii'ic  du  l;i'I|(iii  l'c^iicclciil  le  l'aisccaii  iiitcl'iic  du  |»ird  du  im'mIou- 
(iilc  cci'idual  .  cl  la  /oiic  d(\m'ii(''i(''c  cii  (m'(ii|>c  le  dciixictiic  ciiKiuicrnc 
iulci'iic   cas  Séjalon.  l"'ii;.  IS2:  cas  Carré,  Fi^.  KS.S;;  les  N-sions  de  la 

pallie  uidvenne  du  seiiiiieiil  |»iiNl(''i'ieili'  de  la  capsul»^  ililei'ue  i(j|)  lonl 
ilei;éiu''rer  la  pailit»  moyeiiiu»  du  j)ied  du  |)(m1()I1('uIo  ciM'éhi'al  (cas  James, 
I  ii;.  ISi  ;  les  lésions  de  la  partie  posiéricure  du  se^nieiil  p(tsl(''ri(!ur  de  la 
(apsiile  iulerne  (Cip)  (cas  Carré,  W^.  18(j;  cas  Lavigne,  Fig.  489) 
eiilraîiiont  une  déi;énorescencc  du  deuxième  cin([uiènie  externe  du  pied 
du  pédoncule  ct'>rél)ral  et  respectent  le  faisceau  de  Tiirck.  (îe  dernier  fais- 
(  l'an  —  ciiuiuiènie  externe  du  pied  du  pédoncule  cérébral  —  ne  dégénère 
(pi(>  lors(|ne  la  h'sioii  intéresse  le  segment  sous-lenticulaire  de  la  capsule 
intei-ne  (^Cisli  icas  Cogery,  Fig.  470  et  4  77). 

Les  lésions  exclusivenicnl  limitées  au  seginent  ré/ro-lenticiilaire  de  la 
capsule  interne  (Girl)  sont  très  rares  et  ne  retentissent  pas  sur  le  pied  du 
liedoncuh^  cérébral.  Les  lésions  de  la  partie  supérieure  du  segment  rétro- 
lenticulaire  (Cirl)  empiètent,  le  plus  souvent,  sur  la  pai'tie  postérieure 
du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  et  entraînent  de  ce  fait  la 
dégénérescence  du  deuxième  cinquième  externe  du  pied  du  pédoncule 
cérébral.  Par  contre,  les  lésions  de  \^  partie  inférieure  du  segment  rétro- 
lenticulaire  ((^irl)  s  étendent  généralement  au  segment  sous-lenticulaire 
de  la  capsule  interne  Cisl  et  déterminent  par  conséquent  une  dégénéres- 
cence du  faisceau  de  Tûrck  (cas  Dau triche,  Fig.  492  à  196i. 

Ces  considérations  une  fois  posées,  il  est  intéressant  d'étudier  les  cas 
en  détail. 

A.  —  Vaste  lésion  corticale  et  sous-corticale. 

\a'  cas  Rivaud  (Fig.  142  à  162)  se  rapporte  à  une  lésion  corticale  et  sous-corticale 
de  [■liénns[)lière  droit,  survenue  vers  l'âge  de  12  à  15  mois  chez  un  Jeune  homme  qui 
mourut  à  24  ans  de  tuberculose  pulmonaire.  Elle  s'est  traduite  cliniquement  par  une 
hémiplégie  cérébrale  infantile,  en  particulier  une  monoplégie  brachiale  gauche  avec 
contracture  et  arrêt  de  développement  du  membre  inférieur.  L'atrophie  musculaire 
du  membre  supérieur  était  portée  à  un  degré  extrême;  le  membre  inférieur,  par 
contre,  était  fort  peu  touché,  le  malade  pouvant  marcher  aussi  longtemps  qu'un  indi- 
vidu sain.  La  sensibilité  était  intacte. 

La  lésion  intiM'csse  tout  l'opercule  ^yliicii  (c'est-à-dire  les  circonvolutions  Ti,  (>sm, 
Op  Po,  Op  H,  Op  F;)\  le  cap  tst  la  partie  orbitaire  de  la  trnisU'me  circonvolution  frontale  (0F3J, 
Vinsula  et  la  réyion  rétro-insulaire  yVlg.  142).  Dans  la  profondeur,  elle  atteint  l'épendyme 
ventriculaire  au-dessus  du  noyau  caudé,  sectionne  les  pieds  des  segments  moyen  et 
antérieur  de  la  couronne  rayonnante  et  détruit  presque  complètement  son  segment 
postérieur  (Fig.  14.3  et  144). 

Cette  lésion  respecte  les  noyaux  gris  centraux,  en  parliculierle  noyau  caudé  (Fig.  144) 


Cas  Kivau'l.  Hé- 
miplégie cérébrale 
intantile  gauche. 
Plaque  jaune  de  l'in- 
sula,  de  la  région 
rétro-insulaire  et  do 
l'opercule  sylvien 
sectionnant  le  pied 
des  segments  anté- 
rieur, moyen  et  pos- 
térieur de  la  cou- 
ronne rayonnante. 
Dégénérescence  du 
pulvinar,  des  noyaux 
externe  et  interne  du 
thalamus,  des  corps 
gcnouillés  interne  et 
externe,  de  la  partie 
supérieure  du  noyau 
rouge,  du  locus  ni- 
i^cr.  des  quatre  cin- 
quièmes internes  du 
pied  du  pédoncule  cé- 
rébral. Agénésie  com- 
plète de  la  pyramide 
bulbaire  droite,  dans 
son  trajet  bulbaire  et 
médullaire.  Hyper- 
trophie compensa- 
trice de  la  pyramide 
gauche  ;  faisceau  py- 
ramidal homolatéral. 


15-2  ANATO.MIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 

et  le  troisième  segment  du  noyau  lenticulaire;  elle  ne  sectionne  le  bord  postérieur 


(lias» 


FiG.  142  cl  143.  — Cas  Rivaud.  (Bi- 
cêtre  1893.)  Hémiplégie  cérébrale 
infantile  gauche.  Topographie  de 
la  lésion  corticale  et  sous-corti- 
cale. Plaque  jaune  de  l'insula  de 
la  région  rétro -insulaire  et  de 
l'opercule  sylvien  droit  (Fig.  142). 
Section  des  pieds  des  segments 
moyen  et  antérieur  de  la  couronne 
rayonnante  (Fig.  143).  Lacoupe  ho- 
lizontale  (Fig.  143)  sectionne  le 
tiers  supérieur  de  l'hémisphère 
cérébral  et  passe  au-dessus  du 
noyau  caudé  et  du  tronc  du  corps 
calleux.  Méthode  de  Weigert, 
5/4  grandeur  nature,  dessiné  à  un 
grossissement  de  12  diamètres.f 


du  putameu  (NL;))  qu'en  un  point  très 
limité,  au  voisinage  du  segment  rétro- 
lenticulairedelacapsule  interne  (Cirl) 
(Fig.  147).  La  destruction  du  pied  de 
la  couronne  rayonnante  (pCH)  n'est 
toutefois  pas  complète  et  l'on  ren- 
contre dans  le  segment  moyen, comme 
dans  les  segments  antérieur  et  posté- 
rieur, quelques  fasci(-ules  de  fibres 
intactes,  saines,  et  plongées  au  sein 
d(!  zones  comjjlètement  dégénérées. 
Ces  libres  saines  existent  sur  les  cou- 
pes qui  passent  au-dessus  du  noyau 
caudé  (Fig.  143)  CR);  plus  bas,  elles 
s'accolent  à  la  face  externe  de  ce 
noyau  (Fig.  144  x,  pCR),  s'inlléchis- 
sent  ensuite  et  passent,  suivant  hijré- 
gion  à  laquelle  elles  appartiennent, 
dans   les    segments  antérieur   (Cia), 

postérieur  (Cip)  ou  rélrn-lcnticulaire  de  la  c.iiisule  inlerne(Cirl').  Certaines  de  ces  tibres 
saines  s'irradient  dans  la  coiirlic  tipti<iHc  (Tli),  en  particulier  dans  son  extrémité'  anté- 
rieure; d'autres  occupent  le  <jcnou  de  la  capsule  interne  (Cilgl)  et  la  partie  postérieure 


i-|iiui:s   iH-,  I  uoïKCTHiN    Di'.  I, ' i;( :( Hjc K  (.i;in;i(H  \i.i;. 


I  !i:< 


lie    r.ip.    l'illcs    |ii'llV('lll,    MU     les    ((lUIHS 
iiKtvi'ii  (lu  /linl  lin  /)('//'))i(»/'' nnVt/v;/ (  l'i 

i\  la   siilxtninr  i/ri^r  milri  ii-in  r  i\r   lu  fin 


iKiff.  l'i(l)  l'I  s'épuisent  dans  Ir  locus  nij^cr  (I-ii; 


M  rires,  èlri-   suivies  dans   les   liers  inlenie  et       C«»  Kivau'l.    H«- 

Mu\i\f-Uii>     c4rél>ralo 
'     inraiitilo         (("ticlie. 

tiilii'iiinrf.  ].<■   -.  i/iiniil   s'iifi-htit  iiiiln  irr  (Cini)  i\(i    |'la'|ti(jjauiio  d«  l'in- 

«iila,  (lo  la  rf'Kion 
n-tro-inHtilaire  et  do 
l'operculo  «ylvinn 
soctionnant  In  pied 
dcH  «cgmnntn  anté- 
rieur, moyen  ot  po»- 
ti'TifMir  'io  la  cou- 
ronne rayonnante. 
I)<;H<-ii<^r<;sc<;ri(:c  du 
pulviiiar.  dos  noyaux 
externe  et  interne  du 
thalamus,  des  corps 
^enouillés  interne  et 
externe,  do  la  partie 
sup«Tieurc  du  noyau 
rouge,  du  locus  ni- 
ger,  des  quatre  cin- 
quièmes internes  du 
pied  du  pédoncule  cé- 
rébral. Agénésiecom- 
plèin  de  la  pyramide 
ijulbairo  «iroitc,  dans 
son  trajet  bulbaire  et 
médullaire.  Hyper- 
trophie compensa- 
trice do  la  pyramide 
gauche;  faisceau  py- 
rami<lalhomolatéral. 


.Cirl 


-AM 


-Cip 


-NL 


FiG.  144. —  CasRivaud.  Hémiitlé- 

gie  cérclirale  iiit'anlile  gauclio. 
Topograpliie  de  la  lésion  sous- 
corticale  qui  a  sectionné  les  seg- 
ments anlérieui",  moyen  et  posté- 
rieur de  la  couronne  rayonnante 
sans  léser  le  noyau  caudé.  Remar- 
quer les  quelques  rares  libres 
respectées  du  segment  moyen  de 
couronne  raynnnanle  -en  p  CH  et  x),  la  dilatation  de  la  cavité  ventriculaire,  le 

hune  el  rasjtect  normal  du  noyau  caudé.  Méthode  de  Weigort.  Même  échelle  (5/4 

andeur  nature)  que  les  Fig.  143,  14'>  et  147. 


la  capsule  interne,  n'étant  pas  directement  intéressé  par  la  lésion  primitive  (Fig.  148  et 
149),  contient  un  très  grand  nombre  de  fibres  saines,  et  dans  le  pied  du  pédoncule  (P) 
on  trouve  un  faisceau  de  Tnrck  (FT)  très  apparent  (Fig.  i.'iO). 

Abstraction  faite  de  ces  rares  fibres  conservées,  il  existe  chez  Rivant  :  i°  une  dégéné- 
rescence presque  com{)lète  des  fibres  cortico-thalamiqucs  du  puhinar   VuVk  des  noi/aux 


lo4 


A.XATOMII-    DES    CEMItES    XERVEUX. 


Cas  Rivaud.  Hé- 
miplégie cérébrale 
infantile  gauche. 
Plaque  jaune  de  l'in- 
siila,  de  la  région 
rctro-insulaire  et  de 
l'opercule  sylvien 
sectionnant  le  pied 
des  segments  anté- 
rieur, moyen  et  pos- 
térieur de  la  cou- 
ronne rayonnante. 
Dégénérescence  du 
pulvinar,  des  noyaux 
externe  et  interne  du 
thalamus,  des  corps 
genouillés  interne  et 
externe,  de  la  partie 
supérieure  du  noyau 
louge,  du  locus  ni- 
gcr,  des  quatre  cin- 
quièmes internes  du 
pied  du  pédoncule  cé- 
rébral.Agénésie  com- 
plète de  la  pyramide 
bulbaire  droite,  dans 
son  trajet  bulbaire  et 
médullaire.  Hyper- 
trophie compensa- 
trice de  la  pyramide 
gauche  ;  faisceau  py- 
ramidal homolatéral. 


ETli 


—  L.Cc(r) 


FiG.  145  et  146. — Cas 
Rivaud.  Coupes 
liorizontales  pas- 
sant par  la  région 
thalamique  supé- 
rieure. La  plaque 
jaune  de  l'iusula 
respecte  le  puta- 
men  et  atteint  le 
segment  rétro-len- 
ticulaire de  la  cap- 
sule interne  (Cirl). 
Dégénérescence  et 
petitesse  extrêmes 
ilu  thalamus, enpar- 
liculier  des  libres 
radiées  du  pulvinar 
et  du  noyau  externe 
du  thalamus  (!Ve). 
Dégénérescence  ex- 
trème  de  la  zone 
réticulée  (Zr)  et  du 
segment  postérieur 
de  la  capsule  in- 
terne (Cip). Minceur 
et  dégénérescence 
des  segments  anté- 
rieurs (Cia)etrétro- 
lenticulaire  (Cirl) 
de  la  capsule  in- 
terne qui  contien- 
nent des  fibres  s'ir- 
radiant  dans'  l'ex- 
liémilé  antérieure 
(lu  thalamus.  Inté- 
grité remarquable 
du  noyau  caudé  et 
(hi  putanion  (com- 
parer la  Fig.  145 
avec  le  côté  sain  de 
la  Fig.  144  dessiné 
à  la  même  échelle). 
Intégrité  du  taMiia 
s  e  m  i  c  i  r  c  u  1  a  r  i  s . 
.\lrophie  indirecte 
despiliersantérieur 
(Tga)  et  postérieur 
(Tgp)  du  trigone. 


externe  et  interne  du 
thalamus  (Ne,  Ni) 
(Fig.    145,    146).   Les 

no;/aux  externe  et  interne  du  thalamus  conlieniicnt  un  petit  nombre  de  fibrea  radiées;  le 
pulvinar,  par  contre,  en  est  complètement  dépourvu  (Fig.  146),  ce  qui  tient  évidemment 


Vn\  V 


FUi 


^■<f-lUt 


ii;.  147,  148,  149.  —  Cas  Rivaud. 

(loupi^s  horizontales  passant  par  la 
parlio  inférieure  de  la  région  tlia- 
laini(pie  i  Fiiç.  147)  et  par  la  région 
sous-(lialamique(Fig.  148  et  149)  de 
a  capsule  interne.  Le  foyer  primitif 
dont  la  topographie  est  très  visible 
sur  la  Fig.  147  sectionne  le  bord 
postérieur  du  putainen,  longe  les 
couches  sagil  taies  du  lobe  tem- 
poro-occipital  et  côtoie  la  couronne  rayonnante  du  lobe  frontal,  il  n'atteint  pas  le  seg- 
ment sous-lonticulaire  de  la  capsule  interne  (CisDJdont  les  fibres  saines,  en  particulier 
le  faisceau  de'Turck  (FT),  abordent,  sur  la  Fig.  149,  la  partie  postérieure  du  segment 
postérieur  (Cip)  de  la  capsule  interne.  Celui-ci  ne  contient  que  de  rares  libres  saines, 
en  pari iculier  dans  sa  partie  antérieure;  sa  dégénérescence  est  en  ^'rande  partie  mas- 
quée par  les  fibres  saines  des  radiations  strio-sous-thalamiques,  strio-luysienncs  et  du 
laisceau  lenticulaire  de  Forel.  Dégénérescence  du  pulviuar  (Pull,  de  la  zone  de  Wer- 
uicke  (W),  de  la  capsule  du  noyau  rouge  (CNR),  delà  partie  antéro-supérieure  du  noyau 
rouge  (NR),  des  corps  genouillés  interne  (Cgi)  et  externe  (Cge),  du  bras  (FiiQla)  et  de 
la  couche  de  fibres  superficielles  du  tubercule  quadrijumeau  antérieur  (Qla'),  des 
libres  delà  substance  grise  centrale  (Sgc  id)  et  de  la  substance  grise  de  l'a(jueduc  de  Syl- 
vius  iSg  Aq  (d).  Dégé-nérescence partielle  du  bras  du  tubercule  quadrijumeau  postérieur 
iBrQlpi  (fig.  149).  Atrophie  secondaire  très  évidente  du  faisceau  réfroflexe  de  Meynert 
(FM^i^Fig.  147!,  du  faisceau  de  Vicq  d'Azyr  ou  mamillaire  principal  (Fmp)  et  des  piliers 
postérieur  (Tgpi  et  antérieur  (Tga^i  du  trigone  droit.  Remanjuer  l'hypertrophie  de  la 
capsule  interne  saine.  .Méthode  de  Weigert.  La  fig.  147  est  dessinée  à  la  même  échelle 
(5/4  grandeur  nature)  que  les  Fig.  1 43, 144. 1 43  et  1 48;  les  Fig.  146  et  149, 3/2  grandeur  nature. 


156 


Cas   Kivaud.    Hc- 
miplt'gie     ct-rélirale 
infainilc     pauclie. 
Plaque  jaune  de  lin- 
sula,    de    la    région 
rétro-insulairc  et  do 
l'opercule       svlvien 
sectionnant   le    pied 
des  segments  anté- 
rieur, moven  et  pos- 
térieur   de    la   cou- 
ronne     rayonnante. 
Dégénérescence    du 
pulvinar,  dos  noj-aux 
externe  et  interne  du 
thalamus,  des  corps 
gcnouillés  interne  et 
externe,  de  la  partie 
supérieure  du  noyau 
rouge,  du  locusniger. 
rfps       ((uatro       cin- 
'luiémos  internes  du 
pied  du  pédoncule  cé- 
rébral..Vgénésie  com- 
plète de  la  pyramide 
bulbaire  droite,  dans 
son  trajet  bulbaire  et 
médullaire.     Hyper- 
tropliie      compensa- 
trice de  la  pyramide 
f.'auche;  faisceau  ])y- 
ramidal  homolatéral. 


ANATOMJE    DES    CE.NTRES    .XEHVELX. 


'^2       CL  ^ 

Fio.   J48. 

■    i    i  I      I  cjfR    !    :   N,ni  ;    ^^^  ^^- 


Al 


coa     lïL^    • 


NL. 


^''Ç.UeJr. 


Fio.  i49. 


l'IinU'lS    l»i;    l'll(i,li:r.TIt»\     1)|-,    I.'KCdUCK    CKIlKltll  Ai.i;. 

Vu;.  r.iO.  Cas  Rivaud.  I>i''i;i-ii«'- 
rcM-i'iicr  <Ii'^  iiu.ilii'  (  iiii|iiii''iiit's 
iiitniu's  ilu  l'ii'il  (lu  inMlmiiiih' ;  l(!S 
liliics  sailii'S,  rii  |i;irlirulicr  <  rllcs 
ilii  r.iisfcaii  iiili'iiic,  corn-spoiiili'ut 
,iux  rasciiult's  ('•|iaii,'in's  pai-  la  It'— 
sion  priiiiilivc.  Iiilt'-milt'-  tlu  l'ais- 
ti'aii  (Ir  Tiurk  (VT\.  Alropliif  sc- 
coiidairi'  ilii  ruli.ui  «Ir  Hril  mi''(lian 
(liiiil  ;^Hm)\(n.  (lu  |>t'(li)uiiili'  (•('•n'-- 
Itfllcux  su|i(''rit'uriîauihc  (IN's  [a 
llyiuMlrdiiliii'  considrral)!!'  ilc  la 
voit>  pt'donculairo  tlu  cnlo  sain  ou 
i;auolu'.  Mrthoile  île  Weigcrl.  2/1 
t;randt'ur  nalurt>. 


i:>7 


Bm 


Ilm(aJ.i2ï- 


Ciiii  Kivaii'l.  ili'!- 
ini|>li-Kin  c<)r<^liral«) 
infAntiln  uttHcUii. 
I'|ii(|iio  jAunn  lin  l'iri- 
milii,  'la  la  région 
r<'-tr'i  intiilnirii  nt  do 
ro|)(!r>Mili)  nylrien 
H'ictioiin.'ifil  lo  pioU 
de»  HutfinonX»  anté- 
rieur, iiioyon  et  pos- 
tôrionr  'lo  la  cou- 
ronne rayonnante. 
i)(''KcntTcsccni;o  du 
|iiilvinar,  'les  noyaux 
'•xtorno  et  intorno  du 
tli.'ilarnus,  «les  ';orp'< 
fî'inouilli's  iiitorno  et 
oxtorno,  do  la  partie 
supériouro  du  noyau 
rouncc,  du  loous  ni- 
f,'(-r,  des  ijuatro  cin- 
'Hiiùmes  iiilornos  du 
piod  du  p<;don'nlo  c'j- 
rébral.Agénésio  com- 
plète de  la  pyramide 
bulbaire  droite,  dans 
son  trajet  bulbaire  et 
mi-dullairc.  Hyper- 
trophie compensa- 
trice de  la  pyramide 
gaucho  ;  faisceau  py- 
ramidal homolatéral. 


FP  op 


FiG.  Ivil.  —  Cas  Rivaud.  Coupe  transversale  sectionaaut  la  partie  supérieure  de  lu 
protubérance  et  les  noyaux  du  toit  du' quatrième  ventricule.  Le  faisceau  de  Turck 
s'épuise  dcans  la  partie  supéro-postéro-externe  de  la  substance  grise  de  l'étage 
antérieur  de  la  protubérance.  La  partie  antéro-interne  de  cet  étage  ne  contient  pas 
de  libres  longitudinales  (Py  ((/».  Atropbie  des  noyaux  ponti(iues.  Atropbie  indirecte 
du  ruban  de  lleil  médian  droit  (Hm  (a)  et  du  pédoncule  cérébelleux  supérieur  Pcs  (a) 
gauche.  Fascicules  arrondis  aberrants  de  la  voie  pédonculaire  dans  le  ruban  de  Reil 
médian  sain  ou  gauche;  absence  de  ces  fascicules  dans  le  ruban  de  Reil  droit 
atrophié.  Hypertrophie  considérable  de  la  voie  pédonculaire  gauche.  Méthode  de 
Weigert.  2/i  grai\deur  nature. 


158 


AXATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


Cas  Rivaud.  Hé- 
miplégie cérébrale 
infantile  pauclie. 
Plaque  jaune  de  l'in- 
sula,  de  la  région 
rétro-insulaire  et  de 
l'opercule  sylvicn 
sectionnant  le  pied 
des  segments  anté- 
rieur, moj-en  et  pos- 
térieur de  la  cou- 
ronne rayonnante. 
Dégénérescence  du 
pulvinar,  des  noyaux 
externe  et  interne  du 
thalamus,  des  corps 
genouillés  interne  ot 
externe,  de  la  partie 
supérieure  du  noyau 
rouge,  du  locus  ni- 
ger,  des  quatre  cin- 
quièmes internes  du 
pied  du  pédoncule  cé- 
rébral. Agénésie  com- 
plète de  la  pjramide 
bulbaire  droite,  <lans 
son  trajet  bulbaire  et 
médullaire.  Hyper- 
trophie compensa- 
trice de  la  pyramide 
gauche  :  faisceau  ))y- 
ramidal  homolatéral. 


à  l'exlension  du  foyer  primitif  dans  le  segment  rélro-lciitioulaire  de  la  capsule  interne 
(Fis.  147). 

2°  Une  dégénérescence  des  corps  genouillés  externe  et  interne  iCge,  Cgi)  (Fig.  149i,  de 

Ts 


"  leo       Bm(u) 


^y 


Fig.  132.  —  Cas  Rivaud.  Coupe  transversale  du  luilbe  passant  par  la  région  moyenne 
des  olives  bulbaires.  Agénésie  complète  de  la  pyramide  antérieure  du  bulbe  i  Py  (ag) 
qui  n'est  représenté  que  par  un  petit  amas  névroglique  contenant  le  noyau  arqué. 
Les  fibres  saines  du  pied  du  pédoncule  cérébral  (Fig.  150)  se  sont  foutes  épuisées  dans 
la  substance  grise  antérieure  de  la  protubérance,  aucune  ne  descend  dans  la  pyi'a- 
mide  bulbaire.  Atrophie  en  masse  de  toute  la  moitié  droite  du  bulbe,  en  particulier 
delà  couche  interolivaire  (Rm(fl).  Amincissement  de  l'olive  bulbaire  gauche.  Hyper- 
trophie de  la  pyramide  gauciie.  Méthode  de  Weigert.  4/1  grandeur  nature. 

Fig.  i'.VA.  —  Cas  Rivaud. 


NCB 


>iCG(a) 


Co 


Coupe  transversale  du 
bulbe  passant  au-  des- 
sons des  olives  bulbaires. 
Agénésie  de  la  inramide 
antérieure  droite  (l'y 
o\  Alropliie  indirecte 
du  rujiaii  de  Hi'il  HH'dian 
droit  iHni  (t\  de  Tentre- 
crois(Mnent  ]iiniforme 
(xlhn, des  fibres  arcifor- 
ni(\s  in  terré  ticulaires 
gauches  (fai  a),  des 
noyaux  des  cordons  de 
(ioll  (NCG  a),  et  de  Bur- 
dach  (NCB  a)  gauches. 
Hypertrophie  compen- 
satrice considi'rable  de 
la  pyramide  gauche.  Mé- 
thode de  Weigert. 


KIUIIKS    Di;    l'inM  i:(  I  iiiN     i)K    i.'iicditci';  (:i;i;  i  i:i;  \  i.i; 


I  r.'j 


1,1    |MltR'    Mlpil  HUrr   .1     1 1,  is  | .  rir  II  I  r   illl    flt,l/<lll    ininir     Mt      il'iir.    liH   f|     IJ'I,    .lu    lor.llS    nujrr 


FPv 


Uoa 


FiG.  i;)4  et  loi).  —  Cas  Rivaud.  Coupes  passant  par  le  collet  du  bulbo  et  l'enlre-croi- 
sement  moteur  ilo  [lyrainides.  La  Kig.  154  montre  l'entre-croisement  de  la  pyramide 
gauche  hypertrophiée  :  elle  envoie  dans  le  cordon  latéral  droit  un  volumineux 
faisceau  pyramidal  croisé  (FPyc),  et  dans  le  cordon  latéral  gauche  un  fascicule 
compact  de  fibres  pyramidales  homolatérales  (fPyhl).  La  pyramide  droite  agénésiée 
iPy  a)  borde  le  sillon  médian  antérieur,  s'entre-croise  (xPy'i  sur  la  Fig.  155  et  envoie 
des  travées  névrogliijues  dans  le  cordon  latéral  gauche.  Méthode  de  Weigert-Pal. 
6/1  grandeur  nature. 


(a*  Kivaii'l.  lU- 
iiii|<l(''l,rio  rrrfi),Tn\o 
infantili!  nnuc.Un. 
Pl:i'|iin  jaiinn  ilRl'in- 
Huln,  <|(i  la  T^t(ion 
rétro-irisulnirn  ot  ilo 
ro|><'rciilo  nylvicii 
sc'Ctionnaiii  lo  pie<l 
lies  Hegmontfi  anté- 
rieur, moyn  «t  po»- 
ti'rrii'iir  <lo  la  coii- 
roniio  rajiMinanU'. 
Dé^f'-néresccnco  du 
pulvinar, 'les  noyaux 
oxtfîrncet  iritomoilii 
thalamus,  .les  cor|is 
goDouillés  interne  et 
externe,  do  la  partie 
sup(?rieure  'In  noyau 
rouge,  (lu  locus  ni- 
ger,  (les  quatro  cin- 
quièmes internes  du 
pied  du  pé'doncule  cé- 
rébral. Ag(;n(>8iecom- 
f)lèto  de  la  \)\  ramidc 
bulbaire  droite  dans 
son  trajet  bulbaire  et 
m('-dullaire.  Hyper- 
trophie compensa- 
trice de  la  pyramide 
gau(;he;  faisceau  py- 
ramidal homolat(îral. 


Cas  Hivaud.  Hé- 
miplégio  cérébrale 
infantile  gaucho. 
Plaque  jaune  delin- 
sula,  de  la  région 
rétro-insulaire  et  de 
l'opercule  svlvien 
sectionnant  le  pied 
dos  segments  anté- 
rieur, moyen  et  pos- 
térieur de  la  cou- 
ronne rayonnante. 
Dégénérescence  du 
pulvinar.  îles  noyaux 
externe  et  interne  du 
thalamus,  dos  corps 
gonouillés  interne  et 
externe,  do  la  partie 
inférieure  du  noyau 
rouge,  du  locus  ni- 
ger,  des  quatre  cin- 
quièmes internes  du 
pied  du  pédoncule  cé- 
rébral..Vgénésie  com- 
plète do  la  pyramide 
bulbaire  droite,  dans 
son  trajet  bulbaire  et 
médullaire.  Hyper- 
trophie compensa- 
trice do  la  pyramide 
gauche;  faisceau  py- 
ramidal honiolatéral. 


FP^C- 


rPy... 


FiG.  156, 157  et  158.— Cas 
Rivaud.  Coupes  pas- 
sant par  le  collet  du 
bulbe  et  intéressant  la 
partie  inférieure  del'en- 
tre-croisement  moteur 
et  la  région  supérieure 
de  la  moelle  au  niveau 
de  l'émergence  de  la 
première  paire  de  ra- 
cines cervicales.  La  par- 
tie non  entre-croisée  de 
la  pyramide  droite  agé- 
nésiée  forme  une  petite 
zone  sclérosée  qui  borde 
le  sillon  médian  anté- 
rieur de  la  moelle  épi- 
fa 


FiG.  136 


nière.  Des  libres  pyramidales 
liomolat(''rales  (fPyhl)  aban- 
donnent (Fig.  156)  la  pyra- 
mide hypertrophiée  ;  elles 
forment  (Fig.  157)  un  petit 
fascicule  compact  qui,  très 
rapidement,  se  perd  (Fig.  158 
dans  la  masse  des  libres  du 
cordon  latéral  gauche  et  met 
à  nu  une  petite  zone  de  sclé- 
rose (FPyc)  qui  longe  la  corne 
postérieure.     La     substance 


CG-    .CB 


c.a  \  rr-y;    ^^ 


FiG.  157. 


.FPyc 


lo8. 


JPydra) 


Coa 


grise  centrale  contient  un 
certain  nombre  de  fascicu- 
les aberranis  Ja^  qui  ap]>at- 
t  iennent  très  vraisemblable- 
mentaux  fibres  pyramidales 
homolatérales  et  peuvent 
rire  suivis  dans  toute  la 
liauleur  de  la  motdle  cervi- 
cale supérieure.  Hémiatro- 
pliie  en  masse  de  toute  la 
niiiilii'  gauche  de  la  moelle 
IMiiianl  Mir  la  substance 
grise  et  l'ensemble  des  cor- 
dons blancs.  Méthode  de 
Weigert.C/1  grand,  nature. 


^ll!l;l■:•^   m:  iMn>.ii:<:Tn>\   di".  i/iiconcr:  c. l'iuiinis  \i,i;. 


if)i 


(Lu)  (l''ig.  lî>0),  (lu  luhciailc  tiwidrijumrnu  iinlrriatr  i(Jaj  (Fi^.  I  «•'')  "1  «l''-^  lilin-s  «L:  l.i 
suhstitncc  iivisc  cciilralr  [^i!,r)  au  voisinage  «Ir  m  luln'inih!  (Fi^.  148  et  14'.»); 

:\"  Uiu!  dôm-m'iuscenco  |)n">.|iir  ((.uii.lMr  drs  <iuatre  cintjiiirinoi  internes  dn  pied  <Ui 
pMonnilr  rcirhnd  (P)(Fiff-  liiO),  uii.«  alinpliic  lirs  a<f,usrr  d.-  li  snhslanrc  (jrise  nnlrrieure 
do  la  protnhcritnrt'  (Kii,'.  i:'.l)  cl  uiif  iigi'néaic  coinplM.'  .1''  li  />i/riimidc  htilhnire  (l'y) 
(Fii;.  i;i2  et  i:i:i^;  i  vmiil.h-.r  pu  un  pilil  amas  m'vi()i,'li(pit!  siliir  m  avant  do  la  cniinha 
intcrotivniir.  I.'aliopliio  rnnipIM.-  Ar  i.i  i>!ininiidc  fl»y)  di-inoiittr  «pir  les  libres  saines  du 
pit'd  du  lu'doncule  ccrébrul.  sdl  .rilcs  du  [nisn-nu  dr  Tfirrk  (FT),  soit  les  rares  fibres 
sainos  des  II.ts  IuIim-ik»  <•!  iin-vn.  >'i'puis.iil  /n///cs  dims  la  sub^taiice  t,'rise  antérieure 
delà  prolubéraïuT  ri  u'al  Iri-uml  pas  le  -illoii  l.iillx.  pidlnln'ranlicl. 

Au  niveau  du  e.dlel  du  IuiIIm',  W  priit  amas  névr()i;li(|ur  (pii  représente  la  pijramidc 
bulbaire  droite  s'enire-eroise  iiicomidih'meiit;  une  petite  parliese  porte  dans  le  cordon 


A-"'^ 


je  (a) 


Coi  KiTBud.  116- 
ini|il<''((i«  ci'-rébral" 
irifuntilo  ({aiichn. 
i'liii|ii><  jauiio  'io  l'in- 
siiln,  <t()  la  ri5«ion 
rtHro-inHiilairo  ot  >lo 
l'oporciilo  iiylvi(;ii 
scctioniiant  In  |iic<l 
<loH  si-(/nioritH  arité- 
rioiir,  moyen  ot  pos- 
térinur  ilu  la  cou- 
ronne rayonnante. 
r)i''t,'<''n<!roscciico  du 
|iiilviiiar,<lcH  noyaux 
exirTiic  ot  intornedu 
thalamus,  'les  corps 
gcnouillf'îs  interne  et 
extcrno,  'le  la  partie 
sii|)''Ticur(;  'lu  noyau 
rouge,  'lu  locus  ni- 
ger,  'les  quatre  cin- 
quièmes internes  'lu 
pied 'lu  pédonculecé- 
rébral.Agéncsie  com- 
plète de  la  pyramide 
bulbaire  'lroite,dan.s 
son  trajet  bulbaire  ci 
médullaire.  Hyper- 
trophie compensa- 
trice de  la  pyramide 
gaucho;  faisceau  py- 
ramidal homolatéral. 


, -^V 


FPyd(a) 

FiG.  139.  —  Cas  Rivaiid.  Coupe  passant  par  le  renflement  cervical.  Il  n'existe  à  la  partie 
postérieure  du  corddu  antérieur  droit  et  du  cordon  latéral  gauche,  que  deux  petites 
taches  de  sclérose,  vestiges  du  faisceau  pyramidal  droit  agénésié.  Hémiatrophie  de 
toute  la  moitié  gauche  de  la  moelle  (substance  grise  et  cordons  blancs).  Méthode  de 
Uosin.  6/1  grandeur  nature. 


lati'ral  du  ciMé  croisé  {faisceau  pi/ramid'il  rroisé)  (xPy;  Fig.  loj,  puis  disparaît  rapi- 
dementsur  les  coupes  plus  inft'rieures(Fig.  KIG  et  loT);  une  autre  partie,  poursuivant  son 
trajet  descendant  le  long  du  sillon  médian  antérieur  (faisceau pyramidal  direct)  (FPyd  (a) 
(Fig.  156,  137,  io8),  disparaît  à  son  tour  sur  des  plans  plus  inférieurs]  que  le  faisceau 
pyramidal  croisé.  Au-dessous  de  la  quatrième  racine  cervicale,  on  ne  trouve  aucun 
vestige  des  faisceaux  pyramidaux  croisé  ou  direct;  le  cordon  latéral  croisé  est  simple- 
ment plus  petit  que  du  côté  opposé,  la  corne  antérieure  elle-même  est  diminuée  de 
volume;  mais  on  ne  retrouve  pas,  comme  dans  les  cas  de  dégénérescence  secondaire  de 
ladulle.  remplacement  des  faisceaux  pyramidaux  dégénérés  (Comparer  ce  cas  avec  le 
cas  Pradel,  Fig.  77).  Ce  n'est  que  sur  les  coupes  de  la  région  cervicale  inférieure, 
traitée  par  le  carmin  ou  la  méthode  de  Rosin  (Fig.  159)  que  l'on  trouve  dans  le  cordon 
latéral  croisé  et  dans  le  cordon  aiih'rieur  direct  une  légère  tache  de  sclérose  névroglique. 

Le  faisceau  puramidal ,lri^é  au  nivtviu  du  pied  de  la  couronne  rayonnante,  pendant  les 
premiers  12  à  18  mois  de  la  vie  extra-utérine,  a  donc  complètement  disparu;  il  s'est 
résorbé  dans  son  trajet  médullaire  sans  laisser  pour  ainsi  dire  de  trace. 

Bien  qu'il  n'existe  pas  ici  une  dégénérescence  totale  du  pied  du  pédoncule  cérébral,  ce 
cas  présente  néanmoins  de  nombreuses  analogies  avec  le  cas  Pradel  (Fis.  06  à  78). 
TOME  n.  11 


162 


A.NAÏOMII-:  DES  CENTRES  NEUVELX. 


Cas  Rivaud.  Hé- 
miplégie ccrtMjralo 
infantile  gaucho. 
Plaque  jaune  do  l'iii- 
sula,  de  la  région 
rétro-insulaire  et  de 
l'opercule  svlvien 
sectionnant  le  pied 
des  segments  anté- 
rieur, moyen  et  pos- 
térieur de  la  cou- 
ronne rayonnante. 
Dégénérescence  du 
pulvinar,  des  noyaux 
externe  et  interne  du 
thalamus,  des  corps 
genouillés  interne  ot 
externe,  do  la  partie 
supérieure  du  noyau 
rouge,  du  locus  ni- 
:Ter,  des  quatre  cin- 
quièmes internes  du 
pied  du  pédoncule  cé- 
l'ébral.Agénésie  com- 
plote de  la  pyramide 
bulbaire  droite,  dans 
son  trajet  bulbaire  et 
médullaire.  Hj'per- 
trophie  compensa- 
trice de  la  pyramide 
.'auche;  faisceau  py- 
ramidal homolatéral . 


Mieux  que  ce  dernier,  il  montre  :  1°  l'agénésie,  l'arrêt  de  développement  des  diflV'rentes 
fibres  de  projection  corticale,  conséquence  directe  de  la  lésion  des  neurones  de  premier 
ordre;  2°  les  atropines  indirectes,  secondaires  des  neurones  de  deuxième  et  troisième 
ordre  consécutives  aux  vastes  lésions  corticales  et  sous-corticales.  La  lésion  remonte  en 
effet,  à  une  période  de  la  vie  (12  à  18  inoisi,  où  la  myélinisation  des  différents  faisceaux 
n'était  pas  parachevée;  elle  réalise  par  consi'quenl  une  véritable  expérience^  de  Gudden 
chez  le  jeune  enfant. 

Comme  atrophie  secondaire   indirecte,  il  faut  cilcr  :  Vatruphio  du  trbjonc  ccrébml 
(Tg)  (Fig.  61,  p.  94}  et  du  faisceau  de  Vicq  d'Azi/r  iFmp,  Fig.    147  à  149),  caractérisée, 


i0 


Rsth 


ov 


---tSO 


Fig.  100.  —  Cas  Rivaud.  Ili'iniplégie  cérébrale  iiil'anlile.  l'n  fragment  grossi  de  la 
j)arlie  antérieure  dn  segment  postérieur  de  la  réi^ion  lhalami(|ue  de  la  capsule  in- 
terne de  la  Fig.  145,  p.  Ilii-.  Le  segnieul  posiérieui-  de  la  capsule  inlerne  co  m  pi  élément 
dégénéré  est  traversé  par  de  lins  fascicules  apiiarlenant  aux  ratliations  strio-thala- 
miques.  Il  est  limité  en  dedans  et  en  arrière  par  le  i.i'uia  semicircularis  (tsc)  et  les 
tibrcîs  qu'il  envoie  à  In  courlii'  (ipli(pie.  Mi'lliode  de  Weigeri-l^il.  10  1  grandeur  iialure. 


comme;  le  sont  toujnuis  les  ;ili  npliies  secondaires,  par  la  pelile-sc.  ja  uiiuceur,  le  tas- 
sement des  fibres,  el  ikhi  par  une  ilégénérescence  de  ces  tleruières;  llu^mialrophie 
cé7'éhellcuse  croisée,  due  à  Vatrophic  secondaire  des  pédoncules  cérébelleux  supérieur  (Pcs) 
et  moyen  (Fig.  150  à  i:;!i;  l'alnipliie  ûyi  ruban  de  Roi!  (Hni'l  dans  son  trajet  pédoncu- 
lairc,  iirotubérantiel  cl  bulbaii  v  i  Fig.  IWà  C)2)  ;  \'i\[vo\A\\v  i\cs  (ibrcs  arciformcs  internes 
du  bulbe,  de  ï cnlre-croisen\i'nl  scnsilif  i\n  bulbe  et  des  noyaux  des  cordons  de  Goll  (XCC) 
et  de  lUirdtirli,  (NC|{)  du  coté  opposé  à  la  lésion  cért'brale  (Fig.  1ij3).  Celle  atrophie 
est  (Ml  tout  comiiarablc  à  celle  du  Iriuone  (Fig.  (H,  p.  Ui'i. 

L'ail  iipliie  de  res  difl'érents  faisceaux  esl  cause  de  la  diiuinulion  de  volume  en  masse 
de  la  moilié  du  lione  eucépbali(iui'  correspnudaul  à  la  lésiuii,  niai^  ici  inleixienl  proba- 


riMiu:^    Kl';   I'Ikui  (  Tin\    ni,   i.  iicuitci:    (;i,i;i;i;i;  \  i  i 


)•>;( 


Mfllli'Ill  cllicic  1111  .lUlli'   r.irirlll-  :  lil  (Ifm'Ilrrr.MCIIcc  (li'S  Cdll.llri  .llrs  ou  ili'^  liliir-,  .iImt- 
liiiil'S  (|iii'   l;i  voir  |>.'il(>iirul.iin'  fiivoic  ;"i  l;i  (•■ildlli-.  Ndlons  fiilln  i|iii'  l.i  irmilii'  ^amlii- 

tic    l.l    llincllc  c|iilli."'|i'_|i|i'-M-llli'    il. m-   lnlllr>    v,..    ji.lllir^    uni-    l.'.L'.'rf   il  1 III  i  I  lll  linli   i|i'  ViilllllK' 

(l-'i;;.  i:i."i  .1   !:.'.•:  i-'r-l  l.l  lin  l.nl  l'.iii.il  il;ui->   rii'iiii|il<''t.'ir  ri'i  rhiali'   iiilaiil  !!<•. 

Cl'  i|iii  IVapiH"  ciifi.rr  d.iii^  li-  cas  Rivaud,  l'i'»!  la  [n'illi-ssc,  l'.ili  njiliji'  i'xIu'iik'  iI>' 
lit  partir  sii/icriciDr  de  l.i  roiirlic  opli<iiic  iiiiilviiitir,  tidi/nii.r  cxtvrnc  et,  inleniCj  (  Kit,'.  I  Vil  »•! 
40)  cl  le  tli'V('lo|ii>riiiriil  pirMiuf  iioiiiial  tic  >a  pal  lie  vcnlialc  [centre  mcdian  de   I.iiys 


fip 


Th 


^) 


•,'^i^ 


W  :  l 


Tb 


-me 


j^Mi-0^'-^Mim^^, 


NL. 


ftsc 


.Rsih 


Rsth 


dm  Kivnuil,  ll<-- 
tiii|ili''Kin  cé<ri\>tu\i' 
Inriiiitiln  ((&■"''■'' 
l'la<|iin  jaiiiio  <l<'  lui 
Hiila,  <lo  la  r<'-K><>*) 
ri-lro-iiiMuInJro  nt  'In 
l'oporciilo  nyJvien 
sni:ti'innant  lo  picrl 
lies  si-^'HUMilH  ant«>- 
rii'iir.  moyen  ot  \>o*- 
irrioiir  do  la  cou- 
roniit;  rayonnariio. 
l)f't'<^li«'rrf!«f:f:ncn  iln 
piilviiiar,  i\ffi  noyaux 
(•xlcrru! fît  interni!  «lu 
tlialaiinis,  ilos  iiorp-. 
f,'(!nouillés  interne  cl 
cxtorne,  de  la  parlio 
sii()<^rieuro  du  noyau 
rouge,  du  locus  ni- 
gcr,  ries  quatre  <;in- 
(|ui6mcs  internes  du 
pied  du  pédoncule  ciî- 
rébral.  Agénésie  com- 
plète de  la  pyramide 
ijulbaire  droite,  dans 
son  trajet  bulbaire  et 
médullaire.  Hyper- 
trophie compensa- 
trice de  la  pyramiile 
gauche;  faisceau  py- 
ramidal homolaitjral. 


FiG.  101.  —  Cas  Rivaud.  Un  fragment  grossi  de  la  partie  antérieure  du  segment  pos- 
térieur de  la  partie  inférieure  de  la  région  thalamique  de  la  capsule  interne.  Les 
radiations  strio-thalamiiiues  traversent  en  fascicules  onduleux  si  serrés  le  segment 
postérieur  de  la  capsule  interne,  qu'elles  en  masquent  la  dégénérescence.  On  n'y 
retrouve  même  plus  les  intervalles  plus  ou  moins  volumineux  qui  séparent,  à  l'état 
normal  ou  dans  les  lésions  de  l'adulte,  les  radiations  strin-lhalaniiques  les  unes  des 
.nitres.  (Comparer  cette  ligure  avec  la  Fig.  78  du  cas  Pradel.)  Méthode  de  Weigert- 
Pal.  101  eraiideur  nature. 


\m),  noyau  scmi-lanairc  (XF;  (l'ig.  i'tl).  Le  corps  strié  (XC,  .\Li,  NL^,  XL^,)  est  de  mèine 
normal  (Fig.  14ià  147),  bien  (ju'il  participe  à  la  diminution  de  volume  en  masse  de  cette 
moitié  du  névraxe.  Ces  faits  mctieut  bien  en  évidence  les  connexions  étroites  de  la 
partie  supérieure  du  llial.iiiiii^  avec  la  corticalité  cérébrale,  et  les  relations  insigni- 
liantes  de  l'écorce  avec  le  corps  strié. 

L'agénésie  presque  complète  des  libres  du  sj/stéme  de  projection  du  maulcau  ci'ré'bral 
permet  de  suivre  avec  facilité  le  trajet  des  systèmes  de  libres  saines  tjui  croisent  les 
libres  de  projection  dans  leur  trajet  capsulaire.  Tels  sont  les  radiations  strio-thalanuques 
et  ^ous-tlvilaniiques  [anse  du  noyau  Icnlicalaire  [Al],  fibref^  strio-hiysiennes,  faisceau  lenti- 
culaire de  Foret  [FI]  etc.  ,  et  les  libn^s  que  le  taenia  semi-circularis  (ftsc)  (Fig.  100)  envoie 
à  la  couche  optique.  Conli.iirein.Mil  à  i-e  iiui  exisie  à  TtUat  normal,  ou  encore  dans 
les  vastes  lésions  corticales  de  l"ailiiile,  nièine  liusqu'elle^  <ont  très  aui'iennes,  connue 


164 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEL'X. 


dans  le  cas  Pradel  (Fig.  78),  —  les  radiations  strio-thalaniiques  el  stiio-sous-lhalamiques- 
ne  sont  pas  dans  le  cas  Rivaud  séparées  les  unes  des  autres  par  des  intervalles  plus  ou 
moins  volumineux  ;  elles  traversent  le  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip)  en 
fascicules  onduleux,  denses,  serrés  et  parallèles,  et  forment  i)resque  une  couche  con- 
tinue (Fig.  161).  A  première  vue  le  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  paraît  con- 
tenir un  grand  nombre  de  lii)res  de  projection,  il  ne  contient  en  réalité  que  des  fibres 
strio-tlialamiques  sectionnées  parallèlement  à  leur  axe. 

Cette  apparence  est  facile  à  comprendre,  si  l'on  songe  que  les  fibres  de  projection  ont 
dégénéré  ici  très  peu  de  temps  après  leur  myélinisation.  Elles  ont  par  conséquent 
disparu  sans  laisser  de  traces  pour  ainsi  dire  — l'étal  de  la  pyramide  le  démontre  suffisam- 
ment.—  Dans  les  cas  d'agénésie  par  malformations  des  hémisphères  cérébraux  remontant 
aux  premiers  mois  de  la  vie  intra-utérine,  cette  disparition  est  encore  plus  accusée  (voy, 


fPjL,, 


,JT7c 


Fig.  162.  —  Cas  Rivaud.  Coupe  passant  par  la  partie  inférieure  de  l'cnlre-croisement 
moteur  des  pyramid(;s.  La  j)yramide  gauche  saine,  mais  hypertrophiée,  abandonne 
au  cordon  latéral  gauche  un  faisceau  compact  de  fibres  pyramidales  homo-lalérales 
(fPyh),  et  au  cordon  latéral  droit  un  volumineux  faisceau  pyramidal  croisé  (FPyc). 
Méthode  de  Weigert-Pal.  13/1  grandeur  nature. 

cas  Richard,  Fig.  220).  Chez  l'adulte,  [)ar  contre,  les  faisceaux  dégénérés  sont  tou- 
jours in(li(|ii('s  iKîttement  par  la  sclérosi;  névrogliciuc  qui  a  pris  la  place  du  faisceau 
disparu,  tout  en  ()ccu[)ant  uikî  étendue  moindre  (jue  ce  dernier  (cas  Pradel,  Fig.  78). 
L(!  cas  Rivaud  est  enfin  r(Mnar(|uabl(!  par  rhyprrli'0])hie  considéraltle  de  \apjjrinnidc 
bulbaire  du  côté  sain  ipii  a  |Mrs(iu(!  doubli''  t\r  vuhiini'.  I.a  voie  |tyraniidale  gauche  ou 
saine  est  du  reste  hy|)ertn>piii('e  dans  toute  la  longueur  de  son  trajet  capsulaire,  pédon- 
culaire,  protubérantiel,  bulbaire  et  médullaire  (Fig.  147  à  lo8).  Au  niveau  du  collet  du 
bulbe  (Fig.  154,  lo6  et  162)  elle  donne  un  faisceau  pi/ramidal  croisé  (FPyc),un  faisceau 
pi/rami(liil  direct  et  des  fibres  pour  le  cordon  latéral  du  méuie  côté  —  fibres  pyramidales- 
homolaléralcs  (fPyii).  Ces  (bunières  fibres,  assez  peu  iKnubreuses  à  l'état  normal,  for- 
ment ici  un  véritable  faisceau  compact  qui  se  i)orte  eu  arrière  et  en  dehors,  décajiile  la 
corne  antérieure  du  même  côté  (Fig.  lo4,  lo6,  102)  et  se  rend  au  cordon  latéral  tle  la 
ninclle  du  même  cAlé,  où  il  se  place  en  avani  du  col  de  la  corne  postérieure  (Fig.  157), 


riiiiu:s   iii':   i'ikuiic,  ikin   m;  i.'i:(;<iih;k  ciiiu-itii  ai.i; 


if.:i 


lui    lin'-i'lKC    (le   crllr    II  \  |irl  I  I  1 1|  i||  ic     CiHI-idi-l  .1  Mr    il''     l.l     |i\  I  .1 III  M  |i'     lilll  li,l  i  If,    nu     |p(-ul     Sf! 

■  (lcni;iii(l(M-  ^'il  lu-  s'iiiîil  |);is  ici  iriinr  li\  |i(i  h  .i|ihii'  r(iiii|icii>.iliii'c  cl  >i  riiili';.'ril('',  |ii('sr|iic 
f(>iii|ilMt',  (lu  iiit'iiilirt'  iiilViiiiM  iic  liiiil  pas  au  (lc\r|(i|i|)cuifnl  d'un  vi'rilaltlf  /'nisicnn 
pijr(iiui<{itl  liinnnldtirnl. 


Fir,.  103. 


Fie.  10.3  ot  164.  —  Irrigation  vasnilaire  des  noyaux  gris  centraux  et  delà  cajisule  interne 
représentée  sur  deux  coupes  horizontales  passant  par  la  région  thalamique  et  la  ré- 
gion soiis-thalaniique  de  la  capsule  interne  (Fie.  103)  sur  neuf  coupes  vertico-trans- 
versales  (Fig.  164)  passant  jiar  le  segment  antérieur  (Cia)  le  genou  (C(g)),  les  seg- 
ments postérieur  (Cip),  sous-lenticulaire  (Cisl)  etrétro-lenficulaire(Cirl)  de  la  capsule 
interne.  Le  tronc  de  l'artère  cérébrale  antérieure  (artères  striées  antérieures,  co- 
lorées en  rose)  irrigue  la  face  orbitaire  des  première  et  troisième  circonvolutions 
frontales,  la  partie  interne  de  l'espace  perforé  antérieur,  la  tète  du  noyau  caudé,  la 
partie  inférieure  et  anti'rieure  du  putamen,  et  les  deux  tiers  inférieurs  du  segment 
antérieur  de  la  capsule  interne.  —  Le  tronc  de  l'artère  sylvienne  (artères  lenticulo- 
striées  et  lenficulo-opli(iues,  colorées  en  bleu)  irrigue  la  partie  externe  de  l'espace 
perforé  antérieur,  les  segments  externe  et  moyen  du  noyau  lenticulaire,  le  tronc  du 
noyau  caudé,  le  tiers  supérieur  du  segment  antérieur  et  la  moitié  supérieure  du 
segment  postérieur  de  la  capsule  interne.  —  Le  tronc  de  l'artère  cérébrale  postérieure 
(artères  optiques  colorées  en  verl)  irrigue  l'espace  perforé  postérieur,  la  paroi  du 
troisième  ventricule,  les  deux  tiers  postérieurs  de  la  couche  optique,  de  la  région 
sous-optique  et  du  jiédoncule  cérébral.  —  L'artère  communicante  postérieure  et  le 
tronc  carolidien  (colorés  en  jaune)  irriguent  le  chiasma,  le  tubercinereum,  les  tuber- 


166 


ANAiUMlE    DES    CEMHES    NERVEUX. 


El.;.  Ifii. 


culos  iii.'iiiiillniics,  l;i  liandclctlc  n|ili(|ui',  la  i^'t^ioii  (luiicMiou  d  de  la  parlio  adJaCLMilc 
du  seiîiiiciil  i)nsl (''rieur  de  la  capsulr  iiihMiie,  le  pilier  ant('rii'ur  du  Irigone,  l'extré- 
iTiitf'  ;iiili'rii'iiro  de  la  couclic  ii|ili(|iir  cl  de  la  n'gion  snus-npl i(iue.  —  L'arlère  cho- 
inidiciiiic  aiili'i  inirr  (oolni'éc  en  luiiii  iiiit;ih'  la  f|U('ue  du  noyau  caudi-,  le  pilier 
I»()sh''rieur  t-l  le  Ironc  du  Itigonc,  le  seyinenl.  iiileriie  du  noyau  Ii-nlieulaire,  les  trois 
quaris  jjosh'iieurs  du  sei^'uieiil  poslrrieiir,  les  sef^'nienls  réiro-lenliculaire  el  sous 
lenliciilaiic^  de  la  capsule  inlcnic.  cl  la  jiarlic  supérieure  du  pied  du  pt''dnncnle 
céréhial. 


ii:i;i: 


m.   l'KM.i  I  (.  I  iu\    1)1,   i.iicttiici;  ci.iu.i'.i;  \  i.K 


10- 


Lésions   criitralrs   circoiisc  riUîH. 


<'ni  Hnoli'.  H<-nii- 
|il>i((io  (lroit(<  nvoc 
.i|iliii<iin.  I/iiion  >;on 

il.  Lésion  (If  la  parti»-  sii|)tM'ii'ure  (lu  s('gnient  aiitf^iricur  (tîia)  et  de  la  partie  |,"\ti^,'.n7.lMTron"(lo 

adjacente  du  seK""*»*-  postérieur  (Cip)de  la  capsule  interne,  sans  participation  noyau  caii'l.-.<io<iion 

du  faisceau  géniculé  (Ci)R  .       I..-  rn  v,.,,,i  ,|ii  cas  Racle    l'i^'.  Km  .1  IT:t,  |.n'-s.;iil.;  nue  '^'.'^J^*    Tt  Jnt 

1.  -ion  rriilialf  .1.111^  11-  (liiiiMiiir  i\>--  lu.iih  lu-  ;ii  li'iirll.'.  du  ||-r)iir  sylvicn,  m  |i;iil  i(Milifr  ani.('!ri«Mir  m  ,{,-* 

,1,111  rn  laiii  110ml. iv  ,l;ii  l-"'!  v.  Imlinil,.   .hi.c-  r^\,■ snv.l'i:;.   l'i:!  <■]    l.li   .   L;i  lésion  'l<'-«xti..rH  ant.-riot.rM 

.1    .Icllllil     \'-    plll. 11   ri    1,1   1,1. -r  ,Hl|,irriilf  <|ii   L'Inliii-  |  M  1 1  K I  11-,  |r  1 1  oiir   .'l    1,1    p.irllf  ;i(I.|;i-  riotir 'lo    la    rapsiilo 

Cflllc  il.'  1.1   l'"li'  ilii  ii(>v,iii   iinidi',  >.Mli,.iiiii'   1,1  |.,iili.'    sn|ii'iiciMc   du  '-(•iiniciil  .iiil.'ricin     intorno.    lU^ur-ui-n-n- 

,      ,  .    .  1  ,  ,  -    ■  /••         I        «toncc    <le    la    partie 

{C'\iV  el  lr>  ili-n\  lMT>  ;iiil.'iirni-  iU-  l,i  pinlir  Mi|MTiriiir  du  se-iiirnl,  jw^lri  mmh-    (.i|i)  do     „,o^.p,„„,  ,,„  j,;^,,  ,,„ 

[x'fdonfMilc.  Inti-tTitc* 

'':'^'  Iruc-    ciri 


nna 


partielle  iJu  faisceau 
gô.i'ciiié. 


FiG.  if)'),  166  et  167.  —  Cas  Racle.  Ili^niiplégie  droite  avec  contracture  et  aphasie  mo- 
trice datant  de  30  ans.  Topographie  de  la  lésion  centrale  qui  a  détruit  le  putamen, 
évidé  le  tronc  et  la  partie  supérieure  de  la  tête  du  noyau  caudé,  sectionné  la  partie 
supérieure  du  segment  antérieur  (Cia)  et  les  deux  tiers  antérieurs  du  segment  pos- 
térieur (Cip)  de  la  capsule  interne.  Coupes  horizontales  un  peu  obliques  en  bas,  en 
arrière  et  en  dedans,  passant  par  la  partie  supérieure  (Fig.  165)  et  la  partie  moyenne 
(Fig.  166  et  167)  de  la  n'-gion  thalaniique  de  la  capsule  interne;  la  partie  antérieure 
de  la  coupe  appartient,  par  conséquent,  à  un  plan  plus  élevé  que  la  partie  posté- 
rieure. Dans  la  partie  postérieure  du  segment  antérieur  de  la  capsule  interne  (Cia) 
complètement  dégénérée  (Fig.  16b)  apparaissent  (Fig.  166  et  167)  de  gros  fascicules 
de  libres  saines  appartenant  au  pédoncule  antérieur  du  thalamus  PaThi(|ui  s'irradient 
dans  la  moitié  antérieure  des  noyaux  externe  el  interne  du  llialamus,  et  limitent 
en  dedans  la  zone  dégénérée  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip).  Les 
coupes  sériées  permettent  de  suivre  les  libres  saines  du  pédoncule  antérieur  de  la 
couche  optique  dans  la  partie  inférieure  du  segment  antérieur  de  la  capsule  et  de  la 


168 


A.NAÏOMIE    l)i:S    CENTRES    NERVEUX. 


Cas  Racle.  Hémi- 
plégie droite  avec 
aphasie.  I^ésion  cen- 
trale ;  destruction  du 
putamen,  du  tronc  du 
noyau  caudé,  section 
de  la  partie  supé- 
rieur du  segment 
antérieur  et  des 
deux  tiers  antérieurs 
du  segment  posté- 
rieur do  la  cai)sule 
interne.  Dégénéres- 
cence de  la  partie 
mo3'enne  du  pied  du 
pédoncule.  Intégrité 
partielle  du  faisceau 
géniculé. 


Ce. 


^P       Ip 


îip. 


(fiii'i 


\i» 


IiTû.e(a;  Xmi. 
FiG.  ]m. 


AM 


couronne  i.iyonnanlc.  Dri^riKMC^ccncf  coinplèlo  des  ilcux  (icrs  anlthicurs  du  seg- 
ment postérieur  (Cip)  de  la  capsule  interne.  DégtMiiîrescence  de  la  lame  médullaire 
e.xterne  (Lme),de  la  zone  réticulée  (Zr)  et  des  fibres  radiées  des  deux  liers  antérieurs 
des  noyaux  externe  et  interne  (Ne,  Ni)  du  thalamus.  Intégrité  du  noyau  antérieur  et 
de  la  partie  postérieiut!  du  noyau  externe.  Dégénérescence  ])artiel!(;  de  la  partie 
postérieure  du  segm(;nt  postérieur  de  la  capsule  interne.  Inli'giili'  du  segment  rétro- 
lenliculaire  de  la  capsule  inlerne  et  des  couches  sagittales  du  segment  postérieur  de 
la  couronne  rayonnante  (CSgl).  Méthode  de  Weigert.  .1/2  grandeur  nature. 


I  ii;iti;s  h 


iii>.ii:(  I  ION    II  !■;   i.iicuKci';  (:i;iir.iii; AI.  i-; 


if.'j 


la  f.l|i';ulr    illIcllH'.   i;|lr   1  rsiii'ili'   I.MIlul  I  H'  I  II  !<  ricll  I  i'  (lll   si'L.'Ilir||  I   ,1  lil  l'i  irll  |-  (|c    |,|   lapsul"'  '"n*   Hoflc    lléini- 

illI.MIir.     1,1     MinllM'    I  II  |r  i  irllt  r    il.-    la     \r\r    <ll|    iiuNail     raihh'    .•(     ,\r    |,|     pailir    a.l  larrill  .•     (lit  l'''!'^'""     ''^".''*     ''^''"' 

.      .       ,                     .          '  ii|itia«n),  Li-Hion  crn- 

plll.lllhli      I   11,'.  I  Ip'.I  ri    I  Jl    .  irill,Ml('C  |iai    I  ai  Ii'm  !•   (ri  cIh  air  ailli'l  irill  r,  la   1  (■i.'liill  (lu  lai^crail  traie;  «Instnirtion  (lu 

C('lli(  ulc  ri    (le  l'r  \l  I  ciiiilr  aiih'iifiii'r  du  llialaiiiiis   ii  i  imii'c  iiai'   l'arlrir  coiiiliMmicaiil.'!  {"'tann-ii.du  troin:  «lu 

,.    •               ,.,,        .    ,,,             I             ,        f,  •             1       I                                •    ,   ,    ■      1-      •<  -  noyau  caii'lc,  «oction 

postrlliMirr.   I.llr  ll  alllrllic  la  Cdl  hcalllr  criclualr  (|ll  r|l   un  |i(illll    lies  llinitr  coricspfin-  ,|,.    |„    ,,arlin     mipc- 

(laiil    à    la    circonvolul  idii    |i(i-lri  iriii  c    de    I  iii-iila      l'i:.'.   Iii.'l     ri    à   la  |('\  ic  wK  iriiiir  (le  riiMiro    (lu    vKment 

I  ■                I             '-lll                 (      1  '           I                 ■    (                  (           I               (           ■       ■      (  •  •  ■        I  a  n  t  ('•  r  i  n  II  r  R  t  (I  c  N 

|()|iri(iilr   |iaiiclal  ri   rr>|ir(lr  I  ava  ll  1  m  lll    ri    la    (  apsulr  cxlrriir    dans    Nailr  I  rlriidiic  ,i,,,ix  tiornantérifur» 

lies  cil  coiiNdliilidii-  aiih'i  ir  uns  df   l'iii'-iila.    I.a    pailir  |('-('r  du  noyau  caiK^'  rf.sscnildf!  «lu   sr^mi^nt    \ii)%u\- 

à   Ullr   coilUr.   vide   de    son    ((illlrnu  i\f   sIllislaïKc   i.'l  isr,  (jllr    la    llirlll  liiaiK!    ('■nriidvin.'i  i  ic  l"'""""    ''*'''*  '■•T'''"'" 

'                                               '           •  intcrnji.    Dr-ffcnorns- 

.^       ,        ,.  Cfiico    (le    la    partie 

In..  KiS.        Cas   Racle.  (-0  cas  concerne  nn  nioycnne  du  pie.l  riu 

I iiir  liKUl  à  l'ài.'f;  di;  02  an.s,  atteint  depuis  pédonoiile.   Intégrité 

l'y          I       •>  1                iM   '      •    1  '    •        1      -1  partielle  (lu  faisceau 

1  aiic  de   .(2    ans  d  liciniplc^'ie   droite   avec  îféniculé 

conliJiclure  et  «iphasie  moirice  sans  trou- 
Idrs  (Ir  la  seiisiliilllé  et  relevaiil  iriiur  li'sion 
dans  le  domaine  des  aiti'ics  lenliculo- 
striées  (Fig.  165-107),  qui  atlrinl  la  cortica- 
lilé  c(''i(''l)rale  dans  la  réi-'ioii  de  la  circonvo- 
lution j)Ostéricure  de  l'iiisula  ri  de  la  lèvre 
syiviriiur  i\c  rdprictilc  [iaii('lal. 


Cia  WL,    Cmpl  C.p     II;; 

Cia        NLo  ;      .  ,                   '    '  ' 

A  M      ;    la      :    ;  im,  P-Th  ; 

Ce;        ;      '   /^Sv    '.'  i    ;  Rsi]i 


KC. 


Cc{c)'       ■      NSI     :  ""'":          Cii    ;Fih'    :  FM   ':  '    •■     Gp 
L^i  V^  fTga    :  VA    RC;  cop.   Q  à  -^ 

Tja  LiTie      Sgc 

Fi(,.  1011. 


]•"](..  100,  170  cl  171. — Cas  Racle.  Coupes  passant  par  la  partie  inférieure  de  la  région 
Ihalaniicju»^  et  par  la  région  sous-optique.  La  dégénérescence  du  segment  postérieur 
de  la  capsule  interne  est  masquée  en  grande  partie  parles  radiations  strio-luysiennes 
(Fig.  109  et  170),  mais  elle  devient  très  manifeste,  lorsipie  ces  libres  ont  pénétré  dans 
le  corps  de  Luys  (CL)  (Fig.  171).  Intégrité  partielle  du  faisceau  géniculé  (Ci  g)).  Dégé- 
nérescence partielle  des  radiations  strio-thalamiques  et  strio-sous-thalamiques,  des 
fibres  radiées  des  régions  antérieure  et  ventrale  du  thalamus  (Fig.  169),  du  faisceau 
lenticulaire  de  Forel.  La  Fig.  109  permet  de  suivre,  en  outre,  le  trajet  des  radiations 
profondes  du  tubercule  quadrijumeau  antérieur  iIlQii^  'i  travers  le  pulvinar  et  la 
région  rétro-lenticulaire  de  la  capsule  interne.  Dégénérescence  partielle  de  l'anse 
lenticulaire   .VI 1  et  de  la  commissure  anti'-rieure  (coaj.  Sur  ces  coupes,  on  voit  se  déta- 


170 


A.XATUMIE    DES    CE.NTIiES    NERVEIX. 


Cas  Racle.  Hémi- 
plégie droite  avec 
aphasie.  Lésion  cen- 
trale: Jcstructiondu 
ptitamon.du  tronc  du 
iio_vaueaudé,  section 
de  la  i)artie  supd- 
rieure  du  segment 
antérieur  et  des 
deu.\  tiers  antérieurs 
du  segment  posté- 
rieur de  la  capsule 
interne.  Dégénéres- 
cence de  la  partie 
mo3'cnne  du  pied  du 
pédoncule.  Intégrité 
partielle  du  laisceau 
géniculé. 


Ciai   i  Cip[dj 


ITC 


f  Tga  ;  ^,  i  Al  VA,' 

'  Cl 

Ustt  Tga  ^ 


cher,  des  libres  anté- 
rieures du  trigone, 
un  faisceau  aberrant 
(fTga)  (Fig.  167)  qui 
passe  en  avant  de 
la  commissure  anté- 
rieure (Fig.  169).  11  est 
situé  au  voisinage  de  la 
bandelette  diagonale 
deBroca  ibd)  (Fig.  170 
et  171),  sur  les  côtés  de 
la  lame  terminale  em- 
bryonnaire, tandis  que 
le  faisceau  principal 
du  pilier  antérieur 
(Tga)  aborde  le  tuber- 
cule mamillaire  (Tm, 
F'ig.  171).  .Méthode  de 
Weigert.  3/'2  grandeur 
nature. 


Fig.  170.  CFR 


^L, 


sépare  seule  de  la  cavité 
du  ventricule  latéral 
(Fig.  10;i  à  167).  Cette 
lésion  a  entraîné  les  dé- 
générescences suivantes  : 
1  "Une  dégénérescence, 
voire  même  une  destruc- 
tion complMe  de  la  par- 
tie supérieure  du  seijment 
antérieur  (Cia),  de  la  cap- 
sule interne,  une  dégé- 
nérescence des  deux  tiers 
antérieurs  du  segment 
posicrieitr  de  la  capsule 
interne  (Cip)  dans  les 
parties  supérieure  et 
moyenne  de  la  région 
thalamicjue;  une  dégé- 
nérescence do  la  lame 
médullaire  externe  (Lme), 
de  la  zone  réticulée  (Zr), 
des  fibres  radiées  des  deux  tiers  anlérieuis  des  noyaux  externe  et  interne  du  thalamus 
(i\e,  Ni).  Dans  la  partie  moyenne  et  inférieure  de  la  région  thalamique,  de  gros  fascicules 
de  fibres  saines  réapparaissent  dans  le  segment  antérieur  de  la  capsule  interne  (Cia); 
ils  appartiennent  à  la  i)artie  inférieure  de  ce  segment,  respecté»'  par  la  lésion  dcstruc- 
tiv(!.  On  les  voit  s'irradier  en  gros  fascicules  dans  l'extrémité  antérieure  du  thalamus 
iPa  'l'h)  (Fig.  167  et  16'.))  et  envoyer  dans  la  partie  antérieure  du  segment  postérieur  de 
la  cafisule  interne  fCip)  un  faisceau  de  libr(>s  saines,  le  faisceau  (/t'/i(C«ft'(Ci(g)).Dans  toute 
|;i  h.iulcur  de  la  région  sous-tliMlaniiinic,  la  partie  antérieure  du  segment  postérieur  de 
lii  capsule  interne  contient  d(;s  libres  saines  appartcMiant  au  faisceau  géniculé.  Elles 
|ii'uvent  être  suivies  dans  le  faisceau  interii(>  du  pied  du  pédoncule,  mais  elles  y  sont 
moins  nonijjreuses,  moins  (hanses,  moins  serrées  qu'à  l'état  normal  (Fig.  172),  s'épuisent 
chemin  faisant  dans  la  région  sous-thalamique.  d.ins  le  locus  niger,  de  sorte  que  quel- 


Fie.   171. 


iii;iii>   iH.   l'UMj iM.Tio.N    hi.   i.'i.c.oïK.i';  <;i;iii;itit  A  i.K. 


l'/i 


,|Ui'S  rai'i's  r;i-«.i(iilfs  (Ki;;.  [l'A)  ;illcif;iiciil  si'uK  !"• 

■Rm      Vct 


ilioM   |Mi|i,|ir|||.i-|i|  nllllicliinlicl  (;l    I 
PCB 


Cnt  lU'l».  Héml- 
|)li't((in  droiln  avxc 
a|itiniiio.  I.i^gioii  cun- 
trulo  ;  (Inxiruction  'lu 
|iiiiiuiii>n,  'lu  tronc  'lu 
ii'iviiii  rraii'li',  miction 
'I"  la  partie  mipiî-- 
riouro  du  »i'î«ifi'îni 
a  II  t  '•  r  i  e  ti  r  o  i  'I  n  n 
^_.  deux  lifîr»  anti'rioiir* 

1^  ■!■  *^ '^'-  du  «ppfiiient  [iohU}- 
ricur  d<3  la  capsulf! 
iiilcrno.  D"-gén('!re»- 
conr^c  de  la  partirj 
movenii'î  du  piod  du 
pi'-d'jiiciîle.  Intégrité 
partiollo  du  faisceau 
g(3niculé. 


Fio.  172.  —  Cas  Racle,  (".iii'i  r(Hi|M's  du  \nv(\  du  [HMlduculi'  rt'irliral  jiassani  i)ar  le  tuber 
cinercum,  le  faisceau  abcrianl  du  luiier  antérieur  du  Irigone  et  le  sillon  pédonculo- 
profubtTanliel.  Détirnéresceiicr  de  l;i  région  moyenne  du  pied  du  pédoncule  cérébral, 
conservation  partielle  du  faisceau  inlerne  dont  les  libres  font  suite  au  faisceau 
géniculé,  et  s'épuisent  en  grande  parlie  dans  le  locus  niger;  qucdques  rares  fasci- 
cules arrivent  seuls  à  la  protubérance  ;  ces  coupes  monlrenl  les  rapports  du  faisceau 
aberrant  du  |iiliii'  antérieur  du  trigone  avec  la  bandelette  optique  et  la  commissure 
de  Meynert  (ju'il  croise  el  ses  connexions  avec  le  tubercule  mamillaire.  Métbode  de 
Weigert.  .3/2  grandeur  luiture. 


ï 


es.. 


ïlp 


Tc.._/| 
[E.1 -.;tK«t£^"^'-i 


FPoaM 


(iers  supérieur  de  la  pi'olulié'rauce  où  elles 
peuvent  être  suivies  le  long  du  raplié  mé- 
dian. 

Malgn'  l'apparence  que  présente  la 
Fig.  1(19,  ces  libres  saines  ne  proviennent 
pas  du  noyau  caudé.  L'examen  en  coupes 
sériées  permet  de  les  suivre  jusque  dans 
le  segment  antérieur  de  la  couronne 
rayonnante;  l'étude  des  dégénérescences 
secondaires  démontre  en  outre  que  toutes 
les  fdires  du  pie.l  du  i)édoMcuIi'  sont  d'ori- 
gine corticale  [\'oy.  cas  Pradel,  p.  100). 
Étant  donnée  la  topograjibie  de  la  lésion 
qui  correspond  à  un(>  destruction  de  la 
jiartie  supérieure  du  segment  antérieur  et 
des  deux  tiers  antérieurs  du  segment 
moyen  de  la  couronne  rayonnante,  on 
peut  se  demander  si  les  fibres  respectées 
à  la  parlie  inlerne  du  pied  du  pédoncule 
ne  représentent  jias  le  continç/eiit  orbilaire 
du  faisceau  interne.  Ces  fibres  passent  en 
ollet  par  la  partie  inférieure  du  segment 
antérieur  de  la  capsule  inlerne  et  s'enclievêtrent  dans  la  région  snu— optique  et  le  fai 


H.C::i^L. 


Fig.  173.  —  Cas  Racle.  Coupe  transver- 
sale de  la  partie  inférieure  de  la  protu- 
bérance. Dégénérescence  des  faisceaux 
antéro-internes  de  la  voie  pédonculaire. 
Méthode  de  Woiuert. 


172 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NEUVELX. 


ceau  interne  du  pieil  du  pédoncule  avec  les  fibres  que  l'opercule  rolandique  et  la  partie  I 
adjacente  de  l'opercule  frontal  envoient  dans  le  faisceau  grniculé  et  le  faisceau  interne 
du  pied  du  pédoncule  (,Voy.  p.  73).  Dans  les  parties  moyenne  et  inférieure  de  la  région 
thalamique,  de  nombreuses  fibres  radiées  saines  de  la  partie  inférieure  du  segment 
antérieur  de  la  capsule  interne,  s'irradient  dans  l'extrémité  antérieure  de  la  couche 
optique  (Fig.  167)  ;  il  existe  néanmoins  dans  ces  régions  une  dégénérescence  très  intense 
de  la  zone  réticulée  {Zv\  de  la  lame  médullaire  externe  (Lme)  et  des  fibres  i-odiées  du  \\ 
noyau  externe  (Ne)  du  thalamus,  dans  toute  la  région  adjacente  éi  la  dégénérescence  des 
deux  tiers  antérieurs  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne.  Cette  dernière  peut  être 
suivie  dans  la  région  sous-optique  et  le  pied  du  pédoncule  cérébral  où  elle  est  limitée 
en  dedans  par  les  fibres  saines  du  faisceau  interne  (Fi,  Fig.  172)  jusque  dans  l'étage 
antérieur  de  la  protubérance  (Fig.  173). 

11  existe  en  outre  une  dégénérescence  très  intense  du  locus  niger  {Ln\  du  stratum 
inlermedium  (Stri),  des  noyaux  pontiqucs,  une  dégénérescence  très  intense  du  faisceau 
pyramidal  dans  son  trajet  bulbaire    et  médullaire. 

2°  Une  dégénéi'escence  partielle  de  la  commissure  antérieure  [Fig.  ilO  et  171),  des  radia- 
tions strio-thalamicjues  et  sous-thalamiques ,  du  corps  de  Luys  et  des  régions  antériewes  et 
ventrales  du  thalamus(FÏQ.  167,  169  à  171).  Néanmoins  on  voit  un  grand  nombre  de  radia- 
tions strio-thalamiques  et  strio-sous-thalamiques  originaires  du  globus  pallidus  tra- 
verser, en  fascicules  denses  et  serrés  (Usth,  Fig.  169),  la  zone  dégénérée  du  segment  pos- 
térieur de  la  capsule  interne.  Dans  la  région  sous-optique  elles  sont  si  denses  et  serrées 
qu'elles  masquent  en  partie  la  dégénérescence  capsulaire;  celle-ci  ne  redevient  appa- 
rente qu'au  fur  et  à  mesure  de  la  pénétration  des  radiations  strio-luysiennes  dans  le 
corps  de  Luys  (Fig.  170  et  171). 

3°  Il  existe  dans  ce  cas  une  intégrité  parfaite  du  noyau  antérieur  du  thalamus  (Na) 
(Fig.  166),  du  tiers  postérieur  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip),  des  seg- 
ments rétro  (Cirl)  et  sous  (Cisl)  lenticulaires  de  la  capsule  interne,  du  faisceau  de  Tûrck 
et  du  tiers  externe  du  pied  du  pédoncule  cérébral.  Une  intégrité  du  noyau  rouge,  des 
radiations  de  la  calotte  et  du  ruban  de  Rcil  médian  dans  son  trajet  pédonciilairc  et 
piolubérantiel. 

4"  Le  cas  Racle  est  encore  intéressant  par  la  présence  d'un  petit  faisceau  aberrant 
du  trigone  (fTga)  apparent  dans  l'espace  opto-i)édoiiculaire.  11  se  détache  du  pilier  anté- 
rieur (lu  Irigono  à  la  hauteur  du  trou  de 
Monro  (Fig.  107),  passe  en  avant  de  la  com- 
missure antérieure,  s'enfonce  dans  la  sub- 
stance grise  du  tuber  cinereum  où  il  con- 
stitue la  strie  blanche  du  tubercide  cendré, 
[uiis  aborde  le  tubercule  mamillaire  en  dé- 
crivant eu  avant  et  à  une  certaine  distance 
(lu  pilier  antérieur  du  trigone  une  courbe 
])arallèlc  à  celle  de  ce  dernier  bien  qu'ap- 
partenant à  un  arc  i)lus  grand  (Voy.  p.  28.">). 


Fjg.  174.  —  Cas  Cogery.  Topographie  de 
la  lésion  (le  di'^licil  (porciicéphalic  MipiT- 
ficiclle)  d(^  la  i)arlie  nioyeniu!  de  la  cir- 
convolution pariétale  ascendante.  Celte 
lésion  a  entraîné  une  dégénérescence  de 


b.  Lésion  de  la  partie  inférieure  du 
segment  antérieur  de  la  capsule  in- 
terne (Ciia).  Lésion  du  segment  sous- 
lenticulaire  de  la  capsule  interne  (Cisl). 

Le  cas  Cogery  est  la  contre-]);irtie  du 


la  partie  antérieure  du  quart  postérieur  cas  Racle.  Ciiez  ce  dernier  il  s'agit  d'une 
du  segment  postérieur  de  la  capsule  in-  •''•'^'""  centrale  (pii  sectionne  la  partie  su- 
terne  Cip  (Fig.  17-0  et  170).  périeure  du  segment  antérieur  (Cia)  et  la 

partie  adjacente  du  segment  postérieur  (Cip) 
de  la  capsule  interne,  respecte  le  faisceau  géniculé  (lequel  n'est  dégénéré  que  parlitd- 
lemenl);  chez  Cogery  il  s'agit  d'une  lésion  de  la  partie  inférieure  du  segment  antérieur 


iii!Im;s   m-,  i'ii(>,ii;(;  iidn   di;   i/iicnini';  ci.  m;  huai,  k 


17.» 


c^r) 


</«»  C«K<'r>.  lU-nii 
|)|/'({in  iftiH<:\u\  sur- 
tout du  mninltro  io- 
f'-rinur.  I>^«artliric, 
(xinilyHio  Iiri((ual0, 
l-«'»ioriii  niiilti|.|oH. 
l'nMructioti  «Io  In 
partie  Infériouro  ilii 
!«Pf,'niniit  ant<'-riRur 
«UîlacajfHuliîifitornc. 
Dî'jff'îtK'Tcsnciic*!  dti 
laisicau  ^fiiiii.ulc  et 
•lolaimrtifintcrnoHu 
pied  du  p»!donculc. 
Lésion  rlc  la  région 
sous-loniictilairo  do 
la  capsulo  iriKrrno  et 
do  la  partie  adja- 
cente du  scgTncnt 
postérieur.  Dégéné- 
rescence du  tiers 
cxtorno  >lii  pied  du 
pédoncule,  y  compris 
le  faisceau  deTurck. 
Dégénérescence  do 
BrQa,  Qa.  Tgp.  et 
du  ruban  de  Rei- 
médian.  Dégénéres- 
cence des  couches 
sagittales  du  seg- 
ment postérieur  de 
la  couronne  rayon- 
nante. 


-pCR 


,^'     CF 


FiG.  ni).  —  Cas  Cogery  ,Bioùtie,  1893).  Syphilis  cérébrale  chez  uii  huuime  mort 
à  '■);}  ans.  Hi'miplégie  gauche  avec  contracture  en  flexion  datant  de  22  ans  et  pré- 
sentant ce  caractère  particulier,  que  le  membre  inférieur  est  aussi  paralysé  que 
le  membre  supé-riour,  contrairement  à  ce  que  l'on  voit  chez  les  hémiplégiques. 
Ilyperesthésie  légère  de  la  moitié  gauche  du  corps  sans  autres  troubles  de  la  sensi- 
bilité. Dysarthrie,  paralysie  linguale  et  atrophie  de  la  moitié  gauche  de  la  langue 
remontant  à  trois  ans,  myosis  très  marqué  sans  signe  d'Argyll  Hobertson.  Topogra- 
phie (sur  une  coupe  horizontale  passant  par  la  région  thalamique)  de  la  lésion  capsu- 
laire  qui  a  sectionné  la  partie  inférieure  du  segment  antérieur  de  la  capsule  interne 
et  déterminé  pendant  la  vie  de  la  dysarthrie  et  une  paralysie  linguale;  foyers  lacu- 
naires duputamen.  Dégénérescence  du  segment  antérieur  delà  capsule  interne  (^Cia), 
du  faisceau  géniculé  (Ci(g),  de  la  zone  réticulée  (Zr)  de  la  lame  médullaire  externe 
(Lme)  et  des  libres  radiées  de  l'extrémité  antérieure  du  noyau  externe  et  du  noyau 
interne  du  thalamus.  Dégénérescence  du  segment  antérieur  de  la  couronne  rayon- 
nante (pCR), du  faisceau  ocoipito-frontal  et  de  la  capsule  externe.  2°  Dégénérescence 
lie  la  partie  antérieure  du  (juart  i)ostérieur  de  Cip  consécutive  à  la  lésion  porencé- 
phaliqne  corticale.  3"  Dégénérescence  des  piliers  antérieurs  (Tga)  et  postérieur  (Tgp) 
du  trigone ,  des  couches  sagittales  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne 
(CSgt),et  de  la  partie  postérieure  de  la  capsule  externe  (Ce,f/)  consécutive  à  la  lésion 
du  segment  sous-lonticulaire  do  la  capsule  interne  (Fig.  176)  (Méthode  de  Weigert). 


174  ANATO.MIE   DES    CENTRES    NERVEUX. 

de  la  capsule  interne  sectionnant  le  faisceau  |uéniculé  et  d'une  seconde  lésion  intéres- 
sant le  segment  sous-lenticulaire  de  la  capsule  interne  et  détruisant  le  faisceau  de 
Tùrclc  et  la  partie  adjacente  du  segment  postérieur  de  la  capsub'  interne.  Dans  le  pre- 

Cip 

/  ■-\  %■•••    :  .)"'^v       -l-— ^— -C'^^^'C 

!"ig.  170.  —  Cas  Cogery.  1"  Lésion  destructive  dans  le  domaine  de  l'artère  choroï- 
(liennc  antérieure,  lésant  le  segment  sous-lenticulaire  de  la  capsule  interne  (Cisl\  la 
partie  adjacente  du  segment  postérieur,  les  corps  genouillés  e.xterne  et  interne,  le 
ruban  de  Reil  médian  à  la  partie  supérieure  de  la  calotte  pédonculaire  et  le  pilier 
postérieur  du  trigone.  Dégénérescence  du  faisceau  de  Tiirck  et  du  deuxième  cin- 
quième externe  du  pied  du  pédoncule  cérébral  (Fig.  177).  Dégénérescence  du  bras 
(  BrQa)  et  des  coucbes  superlicielle  et  moyenne  du  tubercule  (juadrijumeau  anté- 
rieur. Dégénérescence  de  la  bandebdte  opti(jue  (111  avec  intégrité  (U;  la  commissure 
de  Mcynert  (CM).  Dégénérescence  des  coucbes  sagittales  (Sgi  et  Sge-(/)  du  segment 
postérieur  à  la  couronne  rayonnante,  de  la  partie  inférieure  du  segment  rétro-len- 
liculaire(Cirl)  de  la  capsule  interne. Dégénérescence  partielle  du  faisceau  uncinatus 
(Eu),  intégrité  ck;  la  commissure  antérieure  (coal.  2"  Dégénérescence  du  faisceau  in- 
terne du  pied  du  pédoncule  consc'cutive  à  la  b\sion  du  sc^gment  antérieur  de  la  cap- 
subî  interne  (Cia).  3°  La  di'générescence  du  segment  postérieur  de  la  capsule 
interne  (Cip)  consi'-cutivc;  à  la  b'sion  corticale  fusionne  avec  la  zone  de  dégénéres- 
cence consécutive  à  la  ié'sion  ibi  segment  sous-lenticulaire  (Cisl)  et  de  la  partie 
adjacente  du  segment  postéricnr  de  la  capsule  interm^  du  ('ip.  Mélbode  de  Weigert. 

mier  cas  (Racle)  il  existe  une  dég(''nérescenc('  des  parties  moytîune  et  interne  du  |ii(Ml 
du  pédoncule  cérébral  avec  intégrité  partielle  du  faisceau  interne  et  intégril/'  complète 
du   faisceau  de  Tiirck  et   du  deuxième  ciiKjuièiiK^  externe  du   pied  du  piMliuitule.  Ciie/. 


liUI'. 


hi;  l'iiD.iiic.  iinN   hi;   i.i'.Cditcr;  (;i;iii:i!it  \i,i;. 


Fn;.  177.  Cas  CoRory.  Cniin"  pas- 
<;ml  |>.ii'  l;i  l'.ulic  liili  ricurc  du  p»''- 
iImik  iilc  iiTi'ln  ;il.  I"  l»i'm'in'r(,'.sct!nc(! 
du  raiscniii  di»  Tini  k  ri    de  la  parlii- 

rXltM'IlC  adjai  rllh'    du   [Urd  du  pt'doll- 

rult>  ctMrdual.  ."  I.a  dc^viirTcsccnif 
du  faisct-au  inlciiir  du  pied  du  pi'-- 
diaicidr  ;l'i.  th  csl  li-riudcc  eu  drliois 
par  uu  faisceau  f\i'  lilucs  >aiMf>  ap- 
paiifuanl  au  jirs  li'uniis(U>  >upi'ili-  FT/<// 
ciel.  .{"  Drut'-iit'i  (sceucc  du  ruliau  de 
Hcil  uii'diau.  MT'HhmIi'  de  Wci^crl. 

Cogery  il  (•\i>li'  uin'  di''i.'i''ii('n'sc('UC(' 
du  faisceau  iulrini'.  du  faisceau  de 
Tiirck  et  du  deuxièuie  st'iiuu'ul  exlerue 
du  pied  du  pi'dducule  uvoc  iuléfirih'" 
des  libres  de  sa  j»ail  ie  uu>veuue.  i-e  [)ied 
du  pédoncule  de  Cogery  leprésenle 
eu  <pielipie  siule  .,  ri'preuve  m'ualive» 
ilu    pied   du    iiédoucule    de  Racle. 

l/liéniisplière  du  cas  Cogery  |iiis(iile  liois  lé>iiiiis  :  uHe|M:lile  li'-sion  corlicale  inlé- 
ressaul  la  |iailie  luoyeuui;  de  la  circouvolutiou  pariéiale  asceudaule  et  deux  lésions  cen- 
trales, iloul  Tune  occupe  le  i)utamen,  le  segment,  antérieur  de  la  capsule  interne  et  sec- 
lionue  le  genou,  doiii  l'aulre  siège  sur  le  segmeut  sous-lcuticulaire  de  la  caii>ule  interne. 

Ces  trois  lé-sion»  oui  entraîné  chacune  des  dégénérescences  disliucles  dans  la  cap- 
sule interne  et  le  pied  du  pédoncule  cérébral  : 


'^fc^J   S^Po 


FP03l 


lilô^io  (;aiirlii>,  mir- 
toiit  (lu  riiornhro  in- 
fi'Tifiir.  I)y>iartlirin, 
liiiralynio  liiiKuala, 
lAWiotii  iniilliiile». 
HnstriiPlion  <lo  la 
jmrtio  lolV-riouro  «In 
sojfmfïiit  aritc^rieiir 
'Iclacaiisiilniti  terni!. 
I)<>g<'rric'!roscoiir:ci  du 
Taisccau  ^'«-uiciilé  ot 
do  la  partie  inierni; 
du  pied  du  pi-<lonculo. 
Lésion  do  la  rf'gioii 
sous-lenliciilair»!  do 
la  capsido  interrio  «^i. 
do  la  partie  ailja- 
conto  du  segment 
postérieur.  Ué(,'é- 
nércscenco  du  tiers 
externe  du  pied  du 
pédoncule,  y  compris 
le  faisceau  do  Tiirck. 
Dégénérescence  do 
BrQa,  Qa,  Tgp,  et 
du  ruljan  de  Reil 
médian.  Dégénéres- 
cence des  couches 
sagittales  du  segmeut 
postérieur  de  la  cou- 
i-onne  rayonnante. 


R"lli(<ii 


Fi< 


.  178,  17U,  ISO.  — ■  Cas  Cogery.  Coupes  passant  par  la  partie  moyenne  de  la  protu- 
bérance et  les  parties  moyenne  et  inférieure  du  bulbe.  i°  Dégénérescence  très 
intense  dos  fibres  longitudinales  de  l'étage  antérieur  de  la  protubérance;  dégénéres- 
cence presque  totale  de  la  pyramide  bulbaire  droite  (Fig.  179  et  180i.  2°  Diminution  de 
volume  considérable  du  ruban  de  Heil  médian  droit  !  Hm-rt)  dans  son  trajet  jirotubérau- 
tiel.  .Minceur  de  la  couche  interolivaire  droite.  Diminution  de  volume  des  libres  arci- 
formes  internes  gauches  et  du  feutrage  du  novau  du  c(udon  de  iîurdach  uauche  (.NH  . 


176 


ANATOMIE    DES    CEMUES    .\ER\ELX. 


Cas  Copery.  Hémi- 
plégie gauche,  sur- 
tout du  membre  in- 
férieur. Dvsarthric, 
paralysie  linguale. 
Lésions  multiples.. 
Destruction  Ue  la 
partie  inférieure  du 
segment  antérieur 
de  la  capsule  interne. 
Dégénérescence  du 
faisceau  géniculé  et 
de  la  partie  interne 
du  pied  du  pédoncule. 
Lésion  de  la  région 
sous-lenticulaire  de 
la  capsule  interne  et 
de  la  partie  adja- 
cente du  segment 
postérieur.  Dégé- 
nérescence du  tiers 
externe  du  pied  du 
pédoncule,  y  compris 
le  faisceau  "de  Turck. 
Dégénérescence  île 
BrQa,  Qa,  Tgp,  et  du 
ruban  de  Reil  mé- 
dian. Dégénéres- 
cence des  couches 
sagittales  du  seg- 
ment postérieur  de 
la  couronne  rayon- 
nante. 


'^1 


Py     :  R'm    iPy 
H  m  (a)    No] 
FiG.  179. 


Nai' 


La  dégénérescence  conséoulivo  à  la  lésion  corticale  occupe  dans  la  région  thalami- 
que  et  sous-thalamique  la  partie  antérieure  du  quart  postérieur  de  Cip.  Dans  le  i.ied  du 
pédoncule  cérébral  elle  est  mal  délimitée  et  fusionne  avec  la  dégénérescence  qui  relève 
de  la  lésion  du  segment  sous-lenticulai're  de  la  capsule  interne  (Cisl). 

La  lésion  centrale  qui  sectionne  le  segment  antérieur  de  la  capsule  interne  ,Cia)  a 

entraîne'    une    dégénéres- 
fai(d)^^'  cence  qui  occupe  dans  la 

S^K  région  thalamique  le  ge- 

nou de  la  capsule  interne 
LCi(g)]  (Fig.  175)  et,  plus 
bas,  dans  la  région  sous- 
thalamique,  le  cinquième 
interne  du  segment  posté- 
rieur (Cip)  i^Fig.  176),  puis 
le  faisceau  interne  du  pied 
du  pédoncule  cérébral 
(Fig.  177).  Elle  a  entraîné, 
en  outre,  une  dégénéres- 
cence des  libres  radiées 
de  l'extrémité  antérieure 
du  noyau  externe  et  du 
noyau  interne  du  thala- 
mus ;  elle  a  entraîné  enfin 
une  dégénérescence  du 
segment  antérieur  de  la 
couronne  rayonnante,  du 
faisceau  occipito-  frontal 
(OF)  et  de  la  capsule  ex- 
terne (Ce)  (Fig.  175). 

La  deuxième  lésion  cen- 
trale sectionne  le  segment 
sous-lenticulaire  (Cisl)  et 
la  partie  inférieure  du  seg- 
ment réiro  -  lenticulaire 
(Cirl)  de  la  capsule  inter- 
ne, les  corps  genouillés 
interne  (Cgi)  et  externe 
(Cge),la  i)arlie  postérieure 
et  inférieure  du  pulvinar 
(Pul),leruban(IcH(Mi(Rm) 
immédialenicnl  au  -  des- 
sous du  cenire  nn'dian  de 
Luys  (Nm),  enlin  le  pilier 
]iostérieur  du  Irigone  (Tgp) 
(Fig.  176).  Les  dégénéres- 
cences secoiidaiit.'s  suul  ici  iiiipui  l,iiilr>  cl  imuibieuses.  Celles  qui  inléresscnt  le  sys- 
tème de  projection  cortical  sont  à  la  luis  ((uliciruges  et  corticipèles  :  .iH-fifcs-s^s  du  foyer 
primitif  on  constat(;,en  cfTel,  Jusipie  sur  les  coupes  horizontales  ([ui  intéressent  la  région 
llialanii(|ue  du  segment  rélrolenticulaire  de  la  capsule  interne  ((]irl),  une  dégénéres- 
ceii<;e  très  nelti;  des  couches  .sagillales  des  s(>gments  inférieiu'  et  postéiieur  d»;  la  cou- 
lonne  rayonnanit!,  inléressant  pitis  iiarliculièrenient  la  partie  externe  de  la  couche 
sagittale  externe!  et  la  paille  inlerne  de  la  couche  .sagillale  iulerne  (Fig.  I7i-  et  17()). 
Celte  dégénérescence  |ieiit  èlre  suivie  dans  le  lobe  temporal  et  jusiju'à  la  pointe  occipi- 
tale. Elle  est  dut!  à  la  dégénérescence  des  fibres  qui,  prenant  leur  origine  dans  le  corps 


^'f  CGr 


Bj3i(aj. 


■  Noi  -  J 


iii;i;i>   m;   l'Kd.i  i  c  i  m  \    m    i.-i:r.(iii(;i':  (;i;it  i;i!it  \  i.i;.  177 

;;rl|(>lllll>'    il     l>'    |>lll\  lll.ll  .    -M'    li'l  liillli'lil     •l.lll^    ri'-('ii|  <'i-    illl    liilii'     lrlii|Mi|  ii-iH'ri|iil;il,   .'linsi 

iiu'.'i  il  (ir-^i'-nfrcsi-ciiiT  a-rciiil.iiiii',  n'Iid^iailr,  ir||iili|irlr  ili-,  liliir-,  (If  projcrlioii  cor- 
lir.ilc  <|ui  se  It'i'uiiiii'iil  ilaii--  !.•  inrps  ^iMnniilli'  '1  l''  piilv  iii.ii  ,  nu  i|iii  ilcsmidiiiil,  daiiH 
Il     |iii'<l   ilil   pr-iioiiriili'   .-.  r.lii.ii.    .1// -(/(•s>(i;/s    (Ir    la   jc^iciii    pi  iiiiil  i\<\   la   i|i''|^i''in'rcsc,ciirr 

(ir.  iipr    ].■  lii-is  l'xli'i  iir  (lu   pied    (in    p.-,l iilc    (•('•I  (d)!  al     l"\i:.   I  7S   ;    dlc    iiih'n-ssi;,   par 

r(.ii>((piciil.  I'"  l'ai-. -('au  de  Tmvk.  |c  l-  ciiKiiiii'iin'  cxlciiic  du  pied  du  pcdouculf!  «d, 
l'iiipii'lc  -m  II'  ■!  ciMipiii'uic.  I  ui'  iai^c  /.n\\r  de  lilui's  -aiui-  la  -(•parc  du  l'aisfcau 
iiiliiiic  du  phd  du  iicdoMi  idc  ((■Kdiral  dt'i.'i''m'i('  à  la  suite  ilr  la  h'-ioii  du  l'''U(iu 
(Ki.ir.   IT.V. 

|)aii>  le  rlinmhnurplinlr  ou  ((lU-lalc  uuc  (|i'-('ii('ic-icuic  li(''-  inar(|Ui'c  des  liliros 
vi'i  licalc-  d<-  l'cla-.'  aul('i  icui  (le  la  pi oIuIm'i  aiicc  V\'j..  I  7N  ,  d'aiilaiil  plu-  iiiai.pir'c  (|Uc 
l'on  -'appi"(  II''  du  -illdii  liullM)-pi(iluli('raiiliil.  Ij'-  liln  c-  -aine-  du  pied  du  |i<'m|.iii(u|c 
s"i''pui-t'nl,  en  cllcl.  pic-ipic  Idulc-  dan-  l'idaLii'  aiilidicur  du  pniil,  de  Idlc  -mlc  i|Ui' 
dans  le  Inillio  il  cxisli'  une  d(''i,'(''m''icscciic(î  picsiiuc  tolaiiï  de  la  |iyiaiiiidc  anltMicuic 
C.idle-oi  lit'  (■(iiiliciit  (pi(>  ([urhpii's  rarc-^  (llircs  saines  iir('^uli("'ri'iiicnl  disst'inim'cs.  I,a 
S(diM(i-i'  |ivi  aiuidalc  (iciiipe  d  Ml-  la  inn.'llc  le-,  l'ai-iriiiix  pyiaiiiidaux  dii  ecls  et  croisas 
cl  peu!  ("■lie  >uivic  ju-(|u'à  la  i  l'uioii  idiuliaiic  iidVTicuie. 

Il  existe  dans  ce  cas  :  1"  [mi-  siiilc  de  la  NV-ioii  du  corps  genouillé  externe,  une  dcgô- 
ii(i-e-(-eiice  dii  /lyYis  (/«  (ubcrciilr  quddrijaini'an  antérieur  (BrQa)   et  une  d»'gi''nérescenr(; 
pi(-(|iie  ((Uiiplclc  de  la  bandelette  optique  (il)  avec  intci,'rité  de  la  commissure  de  Mey- 
mrt  (CMj    rifi.  170);  i^par  suite  de  la  iésiondii  pilier  postérieur  du  tri!/one{Tf^p}iy\'j;Al&), 
une  dt'i.'t'iu''resoence  considéialde  du  corps  e(  du  pilier  antérieur  du  triijone{T'j,;i)  (Fig.  175) 
qui  peiil  èlrc  suivie  jiis(|uau  tubercule  mamillaire;  3°  par  suite  de  la  lésion  du  ruban 
de  licil  mhlian  illni),  une  dimiiuilinn  de  volume  considérable  de  ce  faisceau  dans  son 
trajet  pédonculaire,  protubt-raiiiid  cl  Imlbaiie.  Cette  diminution  de  volume  est  excessi- 
vement marqui'-e  dans  le  pi'dmicule  et  dans  la  protubérance  (Fig.  177  et  178),  elle  se 
dissipe  dans  le  bulbe  (Fiu.  1 '.)'.•  .   Mais  il  existe  encore  ici  une  certaine  minceur  de  la 
couche  inter(divair(\  une  diminution  de  v(dume  des  fibres  arciformes  internes  croisées 
et  du  noyau  du  cordon  de  Burdach  croise,  ainsi  qu'une  disparition  partielle  du  feutrage 
de  ce  novau. 


c.  Lésions  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip).  —  Chez  Segalon 

(Fig.  181  cl  tS2;,  il  >"ai:il  d'une  b'-ioii  ceiiliale  de  l'exl [■(■init('' antérieure  de  la  C(>U(  lie 
opti(iue  et  de  la  i)arlie  moyenne  du  iilobus  pallidiis,  (pii  sectionne  le  segment  posté- 
rieur de  la  capsule  interne  immédiat cmcnt  en  arii("it'  du  gtMiou.  La  dégénérescence 
pédonculaire  respecte  le  faisceau  interne  du  [lied  du  i»i''doncule  cérébral,  et  siège  immé- 
diatement en  dehors  de  lui  (Fig.  182). 

Dans  le  cas  Carré  (Fig.  186  à  188),  rii('iiii-iiliire  dndl  pn'senle  deux  lésions  cen- 
Irales.  L'une  sectionne, dans  la  région  llialamique  supérieure,  le  quart  antérieur  du  seg- 
ment postérieur  de  la  capsule  inlerne  (Cip);  l'autre  occupe  le  thalamus  (Fig.  186)  et 
sectionne,  dans  la  région  llialaiin(|ue  moyenne,  la  paille  [)ostérieure  du  segment  pos- 
térieur de  la  capsule  interne  ,Cip^.  La  première  lésion  respecte  le  genou  et  la  partie 
adjacente  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip),  et  la  zone  dégénérée 
occupe,  dans  la  région  sous-optique  (Fig.  187)  et  dans  le  pied  du  pédoncule  cérébral 
(Fig.  188),  une  situation  plus  posléiieure  que  dans  le  cas  Ségalon;  elle  occupe  en  effet 
le  deuxième  cimiuième  interne.  La  dégénérescence  consécutive  à  la  section  du  quart 
postérieur  de  Cip  est  rebuUi'ccn  avant  par  le  faisceau  de  Turck  dans  la  région  sous- 
thalamique,  et  occujie  dans  le  pied  du  [H'doncule  cérébral  son  deuxième  cintiuième 
externe  .Fig.  188  . 

Dans  le  cas  James  Fig.  183  à  18:i),la  lésion  centrale  occupe  la  partie  moyenne  du 
segment  postérieur  île  la  capsule  interne  et  du  noyau  lenticulaire,  et  sectionne, en  outre, 
la  capsule  externe,  l'avant-mur  et  la  circonvolution  postérieure  de  l'insula.  La  dégé- 
nérescence occupe  la  partie  moyenne  du  pied  du  pédoiu'ule  cérébral  (Fig.  184),  et  la 
pyramide  bulbaire  est  ici  dégénérée  en  totalité  (Fig.  18o). 

T(I\IF.      M.  12 


ts.c 


ne 


Cas  S^'jalon.  Des- 
truction (le  la  partie 
antérieure  de  Cip  en 
arrière  du  {^enou. 
Dégénérescence  du 
deuxième  cinquième 
interne  du  pied  du 
pédoncule. 


Gh... 


Cas  James.  Hémi- 
plégie droite.  Lésion 
Je  la  partie  moyenne 
du  segment  poste- 
rieur  de  la  capsule 
intenre  ;  dégénéres- 
cence de  la  partie 
moyenne  du  pied  du 
|]i'donculo. 


FiG.  181  et  182.  —  Cas  Séjalon. 
Lésion  centrale  ùe  la  partie 
moyenne  du  globus  pallidus  et 
de  l'exti'émité  antérieure  de  la 
couche  optique  sectionnant  la 
partie  antérieure  du  segment 
postérieur  de  la  capsule  interne  immédiatement  en  arrière  du  genou.  Dégénérescence 
du  deuxième  cinquième  interne  du  pied  du  pédoncule  cérébral  et  de  la  partie  adja- 
cente du  locus  niger.  Métliode  de  Weigert.  3/2  grandeur  nature. 


}!.(i:llet 


Fie.  183, 184,  IS.").  —  Cas  James. 
Hémiplégie  dioile.  Foyer  du 
pulamen  dél misant  le  globus 
pallidus  et  la  partie  moyenne 
du  segment  postérieur  de  la 
capsule     interne.    Dégénéres- 


cence de 
complète 


la  partie  moyenne  du  [lied  du  pédoncule   cérébral,  dégénérescence  presque 
de  la  pyramide  antérieure  du  bulbe. 


l-'iiiiiKS   in;   l'ito  I  icTiHN    ni':  i,  iciutci':  (.1:111:1:1;  \  i.i: 


\-'.i 


inn 

Ce  Ime    NL.,      :    NI, 

!         AM 


Cip 


pCK 


^.^iV/('^ 


PaTh' 

Lxne 

F.G.   186. 

NL/    FT 
NL;     Imi  Imi";  Cip 


VA  ;  Ne    Ni 
Zr 


ri  ri 


NC 


CciT)  SI    ^FaTh    ^  FI      ^CL        KC    cop  ^ 


Qa 


FiG.  IST. 
FiG.  186,  187,  188.  —  Cas  Carré.  Double  lésion  capsulaiie  :  l»  Lésion  sectionnant  le 
quart  antérieur  du  serment  posiérieur  i^Cip)  de  la  capsule  en  arrière  du  iienou. 
l)ét;énérescence  des  fibres  radiées  du  noyau  externe  du  tlialamus  dans  la  région 
adjacente  à  la  dégénérescence  capsulaire  ;  dégénérescence  du  deuxième  cinquième 
interne  du  pied  du  pédoncule  cérébral  et  du  locus  niger(Fig.  188).  2°  Lésion  destruc- 


("nn  Carri.  I'  !.''• 
nIoii  'Ir-  In  |inr(i'i  nn- 
t<'ri«Mirn  'In  (-'Iji  im- 
rn  <^  <l  i  a  t  n  rn  0  ri  (  n  n 
arriAro  «lu  ((('non  ; 
<l('Ki''iii'T«-sc<'tiro  'lu 
(leuxi<!ino  HC(,'im'nt 
iritorno  'lu  jiio'l  'lu 
Iii!''lon';iil«!  ry-rétiral. 
2'  lésion  'lu  '|iiart 
postérieur  'lo  Ci|>, 
(l<''(,'én('Tosc(Uic<!  'lu 
(Icuxièmc  cirKiui'îmo 
oxtorno  (lu  picfl  'lu 
piidoriituln. 


180 


ANATOMIE    DES    CE.NÏHES    >EUVEl  X. 


Cas  Carré.  1°  Lé- 
sion de  la  pariiu  an- 
térieure de  Cip  im- 
médiatement eu 
arriére  du  (çenou  : 
iléjrénéresccnce  du 
deuxième  sojjrment 
interne  du  pied  du 
pédoncule  cérébral. 
2"  Lésion  du  quart 
postérieur  de  Cii), 
dégénérescence  ilu 
deuxième  cinquicnic 
externe  du  pied  du 
pédoncule. 


live  (le  la  partie  antérieure  du  pulvinar  i  Pul^i  et 
de  la  partie  postérieure  du  noyau  externe  du  tha- 
lamus sectionnant  le  quart  postérieur  du  seg- 
ment postérieur  de  la  capsule  interne.  Dégéné- 
rescence partielle  des  fibres  radiées  du  thalamus, 
de  la  zone  de  Wernicke,  du  segment  rétroleiiti- 
culaire  et  des  couches  sagittales  du  segment  ])os- 
lérieur  de  la  couronne  rayonnante  (faisceau 
longitudinal  inférieur  (Fli),  ladiations  thala- 
miques  (RTh)  Fig.  186  et  Fig.  187).  Dégénéres- 
cence partielle  du  globus  pallidus,  du  corps  de 
Luys  et  des  radiations  strio-luysiennes;  intégrité 
de  l'anse  lenticulaire.  Dégénérescence  du  quart 
postérieur  du  segment  postérieur  de  la  capsule 
interne.  Dans  la  région  sous-thalamiquefFig.  187), 
cette  zone  dégénérée  est  refoulée  en  avant  par  le 
faisceau  de  Tûrck;  elle  occupe  le  deuxième  cin- 
quième externe  du  pied  du  pédoncule  cérébral. 
Dégénérescence  du  locus  niger  et  du  stratum 
intermedium  (Stri).  Dégénérescence  rétrograde 
du  ruban  de  Reil  médian.  Méthode  de  Weigert. 
3/2  grandeur  nature. 


•Çp 


Stri.-ff!! 


Cas  Lavigne.  Lé- 
sion d(^  hii)arlio  pos- 
térieure du  sc^'ment 
postérieur  de  la  cap- 
sule interne  immé- 
diatement en  avant 
du  scf^ment  rétrolen- 
ticulairc.  Défrénéres- 
cence  ilu  deuxième 
cinquième  externe 
du  pied  du  pédon- 
i-ule  ci-rébral.  Inté- 
{.'rité  du  faisceau  de 
'l'iirck. 


Dans  le  cas  Lavigne  (fig.  189,  190  et  191)  enfin,  il  s'agit  d'une  lésion  centrale  (jui 
occupe  la  partie  antérieure  du  pulvinar  et  la  partie  postérieure  du  noyau  externe  du 
thalamus  et  détruit  en  particulier  la  partie  profonde  du  corps  genouillé  inteine,  la  ré- 


Ime 


ETh 


ap^/ze  2! 


T  '  ■  <)     'Lme  -L  aTJi 

^  Va 


iigULot. 


j;,,;.  189.  _  Cas  Lavigne  (IJiet^tre,  189:}).  Hémiplégie  droite.  I.ésion  de  la  partie  posté- 
rieure du  se:,'nu!nt  postériiuir  de  la  capsule  interne,  immédiatement  en  avant  du 
segment  rétro-lenticulaire,  s'étendant  à  la  partie  adjacente  de  la  couche  optique  et 
du  globus  pallidus.  Méthode  de  ^Veigcrt.  3/2  grandeur  nature. 


I  lllltKS    hK    l'Un.lIlC.TKiN    |»l'.    I,  '  KCo  II  i;  !•:    C  i;  Il  i:  Il  I»  A  I.  K. 


\H\ 


co.i   NJ, .;     ■    J(<na        j,',,.; 
■pTli  ''■'l^     ;        ;      ;'       :    Aivf  :     NI,. 


..OF 


Tcr^  tth  ;  ;  ;  :    Na 

^™  •     ^  'Ni   LmelVA 


Vu:.   190. 


FiG.  190  et  l'.U.  — Cas  Lavigne  (Bicèlre,  1893).  Ilémiplrgie  dioiLe.  Coupes  horizon- 
tales oblitines  (Mi  airièro  et  on  dehors  de  la  partie  inférieure  (Fig.  190)  de  la  région 
fhalamiquo  de  la  capsule  interne  et  du  pied  du  pédoncule  cérébral  ^Fig.  1911.  Mé- 
thode de  Weigert.  .3  '2  grandeur  nature. 
I.e  loyer  primitif  occupe,  dans  la  couche 
optique,  la  partie  antérieure  du  pulvinar 
(Pul),  la  partie  postérieure  et  inférieure  du 
noyau  externe  (Ne),  la  partie  profonde  du 
corps  genouillé  interne,  et  la  région  dite 
région  du  ruban  de  Reil  médian;  il  sec- 
tionne Fig.  189  le  segment  postérieur  de 
la  capsule  interne  (Cip)enavantdusegmenl 
rétrolenticulaire  (Cirl),  et  la  partie  posté- 
rieure du  globus  pallidus  et  du  putamen 
(NLi,  NL2,  NL;,,  Fig.  189  et  190).  Dégé- 
nérescence de  la  partie  postérieure  du  seg- 
ment postérieur  (t>ip  delà  capsule  interne 
immédiatement  en  avant  du  faisceau  de 
Turck,  (FT)  dégénérescence  du  deuxième 
cinquième  externe  du  pied  du  pédoncule 
cérébral,  du  stralum  intermedium  (Sfri) 
et  du  pes  lemniscus  profond.  Dégénéres- 
cences des  fibres  radiées,  de  la  lame  mé- 
dullaire externe  (J.me),  et  de  la  zone  réti- 
culée (Zr)  du  noyau  externe  du  thalamus  (Fig.  190);  dégénérescence  de  la  couche  de 
fibres  superficielles  du  tubercule  quadrijumeau  antérieur  (Qa);  dégénérescence  par- 
tielle du  bras  du  tubercule  (luadrijumeau  postérieur  (BrQp  ;  dégénérescence  rétro- 
grade du  ruban  d»,'  Heil  iiK'dian  Rnn.  Intégrité  du  noyau  rouge  iNR)  et  de  sa  cap- 
sule de  fibres.  Dégénérescence  partielle  des  radiations  strio-luysiennes  et  de  la  partie 
postérieure  du  corps  de  Liiys;  intégrité  de  l'anse  lenticulaiie.  Intégrité  de  la  com- 
missure  antérieure    coa».  iMéthode  de  Weigert.  3/2  grandeur  nature. 


ti.CJLllet 


FlG.  191. 


('a«  l.aviKiifl.  I/A- 
«lo»  <!<•  In  |iarlin  \m%- 
tiiri'Miro  ilii  'M'V,\ncA\y 
(ioHt<'ri"iir  'If  In  rn|t- 
Milo  intiTiio  imin<>- 
•liatnmctit  en  avant 
'lu  He^mont  r«^trolen- 
ticulairt!.  \U'v,i-n/tte.%- 
ccfiro  fin  (li'iixi«mo 
cin(|nii'Tno  (!xt<.Tfi»!  'lu 
piod  'lu  \w'\imi:y\\n 
ctîF'Jlir.'il.  \n\.<'\i,r\\<'  'lu 
raisc'i.iu  'l»î  Tiirfîk. 


182 


ANATOiMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


i;ion  du  ruban  de  Reil  mt'diau  et  le  bras  du  tubercule  quadri jumeau  aiiti'rirur;  elle 
sectionne  le  segment  postéiieur  ^Cip  de  la  capsule  interne  immédiatement  en  avant  du 
segment  rétrolenticulaire  (Cirli  et  s'étend  à  la  partie  postérieure  du  globus  pallidus  et 
du  pulamen(Fig.i89  et  190).  Cette  lésion  a  entraîné  une  dégénérescence  des  libres  radiées, 
de  la  zone  réticulée  (Zr)  et  de  la  lame  médullaire  externe  (Lme)  du  thalamus  dans  la 
région  du  noyau  externe  située  immédiatement  en  avant  du  foyer  primitif  ;  une  dégéné- 
rescence du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  qui  se  place  dans  la  région  sous- 
llialamiciueimmédiatement  enavant  du  faisceau  de  Tiirck^Fig.  191)  et  occupe  ledeuxième 
cin([uième  externe  du  pied  du  pédoncule  cérébial,  la  zone  dégénérée  occupe  une  situa- 
tion encore  plus  externe  que  dans  le  cas  Carré  (Fig.  188).  11  existe  enfin  dans  ce  cas 
une  dégénérescence  de  la  couche  de  fibres  superficielles  du  tubercule  quadrijumeau 
antérieur  (Fig.  191),  une  dégénérescence  partielle  du  bras  du  tubercule  quadrijumeau 
postérieur  (Br  Qp)  et  une  dégénérescence  rétrograde  du  ruban  de  Reil  médian  (Rm). 


d.  Lésion  du  segment  rétro-lenticulaire  de  la  capsule  interne  (Cirl).  —  Cer- 
taines lésions  dans  le  domaine  de  l'ailrrc  choroïdienne  antérieure,  peuvent  intéresser 

Cip 
NL---NL.':     Cip(dj 


J> 


'  ;Tga  '     :    :'; 
c6a       iPaThi; 


Cc(Spl) 


uG.lUb 


1\ 


^\ 


Cl{.^) 


i'YA 


^   com 


Fig.  102 


Cas  Dautriche.  Hémiplégie  gauche  avec  contracture  et  lu-mianopsie 
homonyme  latérale  gauche  datant  de  deux  ans.  Lésions  capsulaires  dans  le  domaine 
de  l'artère  choroïdienne  antérieure  :  1°  lésion  du  globus  pallidus  sectionnant  la 
partie  moyenne  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne.  2°  Lésion  du  seg- 
ment rétrolenticulaire  de  la  capsule  interne.  Dégénérescence  complète  du 
pulvinar  (l'ul)  ;  dégénérescence  des  couches  sagittales  du  segment  postérieur  de  la 
couronne  rayonnante  (Sge  et  Sgi)  et  du  faisceau  occipito-frontal  en  amont  du  foyer 
primitif.  Dégénérescence  partielle  de  la  commissure  antérieure  et  du  trigone  céré- 
bral (Tgp,  Tga).  Méthode  de  Weigert-Pal.  a/4  grandeur  nature. 

le  segment  rélKi-ifuticulaiic  de  la  (jqisulc  interne,  sectionner  les  conducteurs  centraux 
de  la  vision,  se  manifester  (  liniciiuîment  par  une  hémianojtsie  homonyme  latérale 
croisée  et  anatomo-patliologiquonKMil  par  une  dégénérescence  des  voies  optifjues  en 
amont  et  en  aval  du  foyer  pi  i mil  il'. 

Le  cas  Dautriche  (Fig.  192  à  19(1)  a  trait  à  un  homme  de  1)4  ans  atteint  d'hémi- 
plégie gauche  avec  contracture  datant  de  deux  ans  et  d'hémianopsie  homonyme  laté- 
rale gauche.  L'hémis|>hère  droit  |irésenle  deu.\  h'-sions  dans  le  domaine  de  l'artère 
choioïdieniK!  antérieure  qui  ])ien  (jue  petites  ont  entraîné  de  ])ar  leur  siège  la  dégé- 


I  I  i;i;  I 


1)1      I'  uni  ic  I  Kl  \     hi;    l,'i;(;n|l(.l'.    Cl  lil.l;  Il  \  I, 


IH.J 


coa(</y.;       '■{'.,    .\*^'    ^^ 
AL        ""^      ^"^'^^^ 


C^     Cc(Spl) 


Tap 


HCtNL       \>à.        n 


ÎT^a;  Fiap 


Céi 


Qa 


P 
FlG. 


riiH  Dnutrichn. 
ll''-rni|il<!((io  ((nuchp 
iivor  rontroctiif  "t 
liiimiaiiopiiio  honio- 
riym»)  \nifira\p 
(f.'iii'-lic  rolcvnnt  'le 
(li-iix  li'Hions  (lan<ilA 
domainn  do  l'ari^rc 
choroidjnnnn  anté- 
rifîiirr.  L'iinf  «cc- 
tionnn  I  a  partir- 
moycritif!  du  sp(,'inonl 
posiérioiir  do  I  a 
capsiilo  inicrno  ot 
entraîne  uiif  dci^'o- 
n<'Tfscon':o  do  la  par- 
tic  moyenne  'lu  pied 
du  pédoncule,  l'autre 
occupe  le  segment 
rc'îtro-lenticulaire  de 
la  capsule  interne, 
sectionne  lesconduc- 
tcurs  centraux  de  la 
vision. 


ira; 
ET 
194. 

FiG.  10.3  et  19i.  —  Cas  Dautriche.  Hémiplégie  gauche  avec  contracture  et  hémianopsie 
homonyme  gauche.  Lésions  capsulairos  dans  le  domaine  de  l'artère  choroïdienne 
antérieure.  Coupes  horizontales  passant  parla  région  sous-thalamique  de  la  capsule 
interne  iFig.  193'  et  la  partie  supérieure  du  pt'doncule  aux  confins  de  la  région  sous- 
optique. 

Uégi'nérescence  complète  des  couches  sagittales  du  segment  postérieur  de  la 
couronne  rayonnante  (Sge  et  Sgi),  (faisceau  longitudinal  postérieur  et  radiations 
thalamiques).  Intégrité  du  tapetum.  Dégénérescence  partielle  du  faisceau  occipito- 
fronlal,  de  la  capsule  externe  et  de  la  substance  blanche  des  circonvolutions  tem- 
porales. Dégénérescence  du  pulvinar  (Pul),  du  corps  gcnonillé  externe  (Cge),  de  la 
bandelette  opti(iue  II»,  du  bras  et  de  la  couche  superficielle  du  tubercule  quadriju- 
meau  antérieur  ^Qn).  Dégénérescence  partielle  du  corps  genouillé  interne,  des  piliers 
(Tga)  antérieur  et  postérieur  (Tgp)  du  trigone  et  de  la  commissure  antérieure  (coa). 
Foyer  primitif  dans  la  partie  moyenne  du  pied  du  pédoncule.  Conservation  relative 
du  faisceau  de  Turck.  Méthode  de  Weigert-Pal.  o/4  grandeur  nature. 


Cas  Dautrichc. 
Hémiplégie  gauche 
avec  contracture  et 
hémianopsie  homo- 
nyme latérale 
paucho  relevant  de 
lieux  lésions  dans  le 
domaine  de  l'artère 
choroïdienae  anté- 
rieure. L'une  sec- 
tionne la  partie 
moyenne  du  segment 
postérieur  de  la 
:apsule  interne  et 
entraîne  une  dégé- 
nérescence de  la  par- 
tie moyenne  du  pied 
du  pédoncule,  l'autre 
occupe  le  segment 
rétro-lenticulaire  de 
la  capsule  interne, 
sectionne  les  conduc- 
teurs centraux  de  la 
vision. 


184  AN.VTd.MIE    DES    CE.MHES    NERVEUX. 

nérescence  de  faisceau.v  importants,  l/uiie  siège  dans  la  partie  posti-iieure  du 
globus  pallidns  sectionne  dans  la  région  sous-optique,  le  segment  postt-rieur  de  la 
capsule  interne  en  avant  du  faisceau  de  Turck,  atteint  la  partie  supérieure  du  pied  du 
pédoncule  cérébral  et  a  entraîné  une  dégénérescence  de  la  partie  moyenne  du  pied  du 
pédoncule  et  du  locus  niger,  pouvant  être  suivi  dans  l'étage  antérieur  de  la  protubé- 
rance et  une  dégénérescence  très  intense  du  faisceau  pyramidal  dans  son  trajet  bulbaire 
et  médullaire;  une  dégénérescence  partielle  des  radiations  strio-tbalamiques,  de  l'anse 
lenticulaire,  du  faisceau  lenticulaire  de  Eorel,  des  radiations  slrio-luysiennes  et  du 
corps  de  Luys.  La  seconde  lésion  occui)e  le  segment  rétro-lenticulaire  de  la  capsule 
interne  et  la  partie  adjacente  du  segment  sous-lenticulaire  qu'il  ne  détruit  pas  com- 
plètement et  respecte  en  partie  le  faisceau  de  Tiirck.  Le  faisceau  externe  du  pied  du 
pédoncule  contient  un  certain  nombre  de  fibres  saines.  La  lésion  du  segment  rétrolen- 
ticulaire  de  la  capsule  interne  a  entraîné  en  amont  du  foyer  primitif  :  l^  une  dégéné- 
rescence très  intense    des  couches  sagittales  externe  et  interne  ^Sge,  Sgi),  (faisceau 

Qa 


FiG.  19b  et  19G.  —  Cas  Dautriche.  Hémiplégie  gauche  avec  contracture  et  hémianop 
sie  homonyme!  gauclie.  Lésions  capsulaires  dans  le  domaine  de  l'artère  choroïdienne 
antérieure.  Dégénérescence  du  corps  genouillé  externe  (Cge)dela  bandelette  optique 
(II)  et  du  tubercule  quadrijunieau  anlérieiu-.  Dégénérescences  des  deux  tiers 
externes  du  pied  du  pédoncule  cérébral  et  du  locus  niger  Dégénérescence  incom- 
plète du  faisceau  de  Tiirck.  Intégrité  des  fibres  du  tiers  interne  du  pied  du  ii(''doncule. 
Intégrité  du  ruban  de  Reil  médian,  du  noyau  rouge  et  de  sa  capsule  de  fibres. 
Méthode  de  Weigert-Pal  5/4  grandeui'  nature. 


longitudinal  iiiiéricur,  radiations  lhalaiiii(juesj  du  segnu'iil  po>liTi('ur  de  la  couronne 
rayonnante  (Fig.  192,  193,  194)  pouvant  être  suivi  jusque  dans  la  pointe  occipitale; 
inie  dégénérescence  partielle  de  la  substance  blanche  des  circonvolulions  temporales, 
une  dégénéresc(!nce  de  la  capsule  externe  (Ce)  eu  particulier  du  contingent  de  fibres 
fournies  par  le  faisc(Niu  longitudinal  infi-rieur;  2°  Une  di''gi>nérescence  du  faisceau 
iiCi'i|)ilo-rr(intaI  M)E)  (|ui  |irut  élrc  suivie,  d'une  part,  ilans  la  couclie  sous-épendyniaire 
du  laiicluiii  cl  d'aiilM'  part  irions  de  l'angle  exlcrne  du  vculiiculc  Ial(''ial  jusiiuc  dans 
la  substance  grise  (|ui  borde  la  corne  l'idulale  (l'"ig.  l'.t-  et  l'.'.'i).  Le  lapeluni  jtarail  iiilact 
dans  toute  la  partie  externe  du  cai  retour  ventriculaire  et  forme  une  couelie  1res  bien 
délimitée  en  dehors  par  la  (b'-générescence  des  C(»uclies  sagittales,  eu  dedans  par  la 
dégénérescence  des  fibres  du  faisceau  occipilo-fronlal. 

En  aval  de  la  lésion  primitive  il  existe  :  1"  une  dégénérescence  très  intense  du  pul- 
vinar  (Pul)  (jui  ne  contient  ni  fibres  radiées,  ni  slralum  zonale.  ni  zone  de  Wernicke  ; 
une  dégénérescence  du  corps  genouillé  externe  (Cge),  du  bras  et  de  la  couche  superfi- 
cielle du  tubercule  quadrijunieau  antérieur  (Qa),  une  dégénérescence  partielle  de  la 
bandelette  optique  (II,  Fig.  194  et  19."»),  une  dégénénîscence  partielle  du  corps  genouillé 


iii:iii>   hi:   riKi.i  i;(.  iKiN    ih".   l'iicohck   (i.Ki.itit  \i.Iv  \h:\ 

iiili'iiH'  K'cl.  lii;.  l'.'t   ;  -' '  UNI-  (li':.'iti('i  rMciiri-  |i;iilnl|c   dr   |,i    i  iniimi^^iiri-    ;iiil»'ii<;ure 

(CIM.    KlU'.    !'•'-.     I'''l    l'I      l'.'l     ;      ■'  '     ""I-     ili'f^t'lK'lfxrlKT     |Mllii'||c    (|||     pilirl-     |  pi  psi  ('lifUI-     (lu 

f  I  i:.'ip|ii'  Ti:|>  ,  ili''f,'t'iit'ri'scciiii'  i|iii  \i<\\{  •"•Ire  siiiv  ir  iLiii^  |i'  |iilii'i  .nili'i  m'Iii  ,  niais  qui  »>l 
iiiliiiiiiiciil  iiiniiis  intense  (pie  dans  le  casCogery  I'jl;.  IT.'l  ipii  l,i  li'-imi  ,iv.ii(  .secliiiMM»'; 
le  pilier  |i(wli'cieiii  el  eni|iii''li'  sur  la  parlie  exlerm-  ihi  |pi''c|ipniMile  cp'ti'Ipi  al.  Il  (!xis(.<; 
dans  ce  cas  une  iniéf^iili' pai  l'.iili'  <iii  iiili.in  di'  liiil  iin''di.iM  iini  ,  du  nnyan  rou^c;  (NU) 
cl  de  sa  capï-ulc  tic  libres. 

2"   .\  r.  K  m:  s  1 1:  s    nr    ■MANii;\r    (.r;u  i;i'.  is  \  i. 

Les  r(''siill;ils  ulilcmis  |);ir  j'idiKlc  des  (|('l;(mi(''itscciic('s  sccomliiii'cs  soiil 
<Mi('iir('  corrolMiit-s  |);ii'  ci'\\\  (jnc  Ion  niisscnl  (•('rl;iiiH'>  aiioiiia  lies  d'i^s  olii- 
linii  (Iii  inaiilcau  (•('•l't'hi'al.  Hicii  (|ii('|)as  très  l'arcs,  ces  a;;(''ii<''si('s  crrOhi-alcs 
M  oui  |)a>  cncon'  r\r  ('liKlit'M's  an  |)()iiil  de  vue  spécial  du  système  des 
lihri's  de  |tr(pi(Mlii)ii  de  rtu'urcc  ('(Ma'hralc ,  la  |)lu|)arl  des  auteurs  qui  eu 
oui  rapporté  des  exeuiples  s'élaul  horués  à  l'exaiiUMi  des  régions  infé- 
rieures {\u  iK'vraxe,  moelle,  bulbe  (juelquefois  protubérance,  ou  encore  à 
la  simple  et  11  de  macroscopique  des  pièces. 

Les  deux  cas  ([ue  nous  rapportons  (cas  Longery  ei  Richard  sont  le 
compléuKMil  des  cas  Pradel  (d  Rivaud.  Chez  ruii  cas  Longery  ,  le 
rbiuenct'pliale  est  pres(|ue  normal,  mais  le  manteau  (-('réljral  est  en 
iirande  parlie  réduit  à  une  mince  membrane  transparente,  tapissée  par  la 
pie-nu're.  et  le  si/sthne  des  fibres  dr  projection  de  Pécorce  cérébrale  fait 
co)nplètei)iciit  dé/aiit.  Ni  le  pied  du  pédoncule  cérébral,  ni  l'étage  antérieur 
de  la  protubérance,  ne  contiennent  de  fibres  longitudinales  et  la  pyra- 
mide anti'rieure  du  bulbe  est  absente.  (]c  cas  est  donc  le  pendant  du  cas 
Pradel,  p.  101),  mais  chez  Longery  il  s'agit  d'une  anomalie  d'évolution  , 
d"un(>  (K/énésie  des  libres  de  projeel  ion  cérébrale,  le  manteau  faisant  défaut, 
tandis  (|ue  cluv,  Pradel  il  s'agit  d'une  dégénérescence  de  tout  le  système  de 
j)roj(>ction  ('(trticale  dans  son  trajet  ca|)snlaire,  péd(Uiculaire ,  j)rotubéran- 
titd  et  bulbo-médiillaire,  à  la  suite  d'une  vaste  lésion  corticale. 

Dans  le  deuxième  cas  (cas  Richard  ,  il  existe  bien  un  manteau 
cérébral  (Fig.  213,  214,  216i  presque  complètement  dévelopi)é  sauf  dans 
la  région  de  l'insula  et  la  parlie  adjacente  de  l'opercule  sylvien,  mais  une 
vaste  porcncéphalie  a  complètement  séparé  la  convexité  des  hémisphères 
des  ganglions  de  la  base,  lesquels  ne  sont  reliés  au  manteau  qu'à  leurs 
parties  antérieure,  postérieure  et  inférieure.  Les  fibres  de  projection  se 
sont  dév(doppées  dans  ce  cas,  mais  elles  n'arrivent  à  la  capsule  interne 
que  par  les  segments  antérieur,  postérieur  et  inférieur  de  la  couronne 
rayonnante,  la  poi'encéphalie  empècdiant  la  pénétration  des  fibres  du  seg- 
ment supérieur  de  la  couronne  rayc^nnante  dans  la  capsule  interne.  Ce  cas 
peut  ètr(>  raitprocbé  du  cas  Rivaud  (p.  loi,  Fig.  142  à  102),  chez  le- 
qmd  une  lésion  palhologi([ue  a  détruit  l'insula  et  la  circonvolution  d'en- 
l'einte  de  la  scissure  de  Sylvius  el,  disséquant  en  quelque  sorte  le  corps 
strié,  a  sectionné  le  pied  du  segment  supérieur  de  la  couronne  rayonnante. 

Mais  les  deux  cas  tératologiqncs  (cas  Longery  et  Richard^  diffèrent 


186  A.NATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

des  cas  Pradel  et  Rivaud  en  ce  que  l'anomalie  d'évolution  du  manteau 
cérébral  est  bilatérale,  qu'elle  remonte  aux  premiers  âges  de  la  vie  em- 
bryonnaire, avant  la  soudure  du  manteau  cérébral  au  corps  opto-strié.  Ils 
en  difïèrent  encore  par  l'absence  complète  du  système  calleux  dans  le  cas 
Longery,  et  par  lagénésie  partielle  du  tronc  du  corps  calleux  dans  le 
cas  Richard.  Ils  en  diffèrent  enfin  par  l'existence  d'une  cavité  ventri- 
culaire  unique,  commune  aux  deux  bémispbères,  mais  étranglée  sur  la 
ligne  médiane  et  limitée  à  ce  niveau,  en  avant,  en  haut  et  en  arrière  par 
une  mince  membrane  qui  unit  dans  le  fond  de  la  scissure  interhémisphé- 
rique les  faces  internes  des  deux  hémisphères,  en  bas  par  le  corps  du 
trigone,  en  bas  et  en  avant  par  la  partie  inférieure,  ganglionnaire  ou 
basale  du  septum  lucidum  (Fig.  200  «4  217). 

Cette  disposition  n'est  pas  sans  soulever  un  point  intéressant  d'embryo- 
génie cérébrale.  Que  l'on  admette,  avec  Mibalkovicz  et  His,  le  développe- 
ment du  septum  lucidum,  du  corps  du  trigone  et  du  corps  calleux  aux 
dépens  de  la  face  interne  de  l'hémisphère,  ou  que  l'on  se  rallie  à  l'opinion 
plus  récente  de  Marchand  d'après  laquelle  ces  parties  procèdent  de  la  lame 
terminale  embryonnaire  épaissie  et  prolongée,  il  faut  dans  l'un  et  l'autre 
de  nos  cas  admettre  qu'un  processus  régressif  survenu  à  une  période  proba- 
blement tardive  de  la  vie  embryonnaire  a  fait  communiquer  les  cavités  des 
deux  hémisphères  dans  la  région  qui,  à  l'état  normal,  correspond  au  sep- 
tum lucidum.  Quelle  qu'en  soit  la  nature,  ce  processus  est  certainement 
postérieur  à  celui  qui  dans  nos  deux  cas  a  déterminé  l'absence  d(^  soudure 
du  manteau  cérébral  au  corps  oj)t()-slrié  et  entraîné  chezLongery  l'agé- 
nésie  du  manteau  cérébral,  et  chez  Richard  la  porencéphalie.  Ce  der- 
nier processus  est  survenu  avant  le  troisième  mois  de  la  vie  embryon- 
naire; le  premier  ne  s'est  effectué  que  vers  le  cinquième  ou  le  sixième 
mois  de  la  vie  embryonnaire. 

L'existence  d'une  cavité  ventriculaire  unique,  commune  aux  deux 
hémisphères,  l'existence  d'un  corps  du  trigone  bien  constitué  et  occupant 
le  j)lancher  de  la  cavité  ventriculaire,  dislingue  comj)lèlenient  nos  cas 
(les  observations  d'agénésie  du  corps  calleux  publié  jusqu'aujourd'hui  et 
qui  sont  peut-être  moins  des  cas  cragcnésie  du  système  calleux  (jue  des  cas 
d'agénésie  du  tronc  du  corps  calleux.  Dans  tous  ces  cas,  en  particulier 
dans  les  cas  de  Onufrowicz  et  F'orel,  Kaufmann,  Anton,  et  particulièrement 
dans  le  cas  de  llocbhans,  les  deux  venti'icules  latéraux  paraissent  être 
complètement  indépendants  l'un  de  l'autre.  Le  corjis  du  trigone  n'existe 
poui' ainsi  dire  pas  en  tant  que  corps,  ses  deux  moilic's  élan!  r(\jelées  de 
ciuiquc  côté  de  la  ligne  médiane  et  occupant  à  peu  près  la  silualion  des 
piliers  postérieurs  du  trigone  d'un  embryon  d(^  quatre  mois.  A  en  juger 
d'après  les  dessins  de  ces  auteurs,  ces  deux  moitiés  du  trigone  sont 
reliées  entre  (dics  jtai'  une  mince  hune([ui  ivconvre  les  coucbes  optiques. 
Mais  il  n'est  figuré  dans  aucun  cas  une  secon(l(>  lame  compaiable  à  celle 
qui,  dans  nos  cas,  occupe  le  fond  de  la  scissure  inter-bémispbérique  et 
relie  entre  eux  les  deux  hémisphères. 


I  ir.i;i  s   m;    l'imi  iiction  m.;   i.iiconci';   r.i';ni;iiii  \  i.k.  1^7 

l'.l.ilil  tl"iiiH'  (|iir  (|;iiis  iiiilrc  cas  Longery  Ir  m.illIciUI  cri-t'l)!-;!!  li'cl;iil 
(■((m|t.ir;ili\  l'iiniil  mirrc  plus  (|c\  clditiir  (|im'  clic/  les  poissons  on  les  li;ilr;i- 
cicn--.  oïl  ;iiii;iil  pu  s'.iKcndrc  à  ne  p.is  lr<iii\cr  de  cMpsiilc  inici'iic  <l;iiis  les 
-iinulii  iM--  (le  |;i  ha--!',  ('r  il  n'en  e-~l  rien.  I,;t  capsule  inleine  esl  l'aci- 
Icnn-nl  n-i  Miiiiais>al>le,  an  moins  (lan>  se>  sc^incnls  anN'ricur  cl  poslc- 
lienr,  cl  ((iiilieiil  (Ian>  la  ri'i^ion  I  lialani  i(|ne  de  noinln'eiises  liln-cs  niyéli- 
ni^cc--  (|ni  piii\ieniieiil  jniile^  du  llialanin^.  se  diri-cnl  xcrs  l'écorcc 
cerrhralc  (|nVlli's  n'onl  pu  allcindre  cl  icpn''>enlciil  le  si/slrmr  dff;  fihrf.s 
tir  prnji'choii  thahiiiio-cnilK  airs .  j'ar  nnedisseclioii  inlininnMii  pins  déli- 
calc  (|nc  n  anrail  pn  le  taire  n'iiii|)(nie  (|nelle  l(''>ioii  palhoiogiijue  ou 
oxpérinienlale,  co  cas  diMinniIre  donc  j'exislcin'e  de  filn-rs  l/ialamo-corti- 
Cdlrs  dans  les  scj;nicnls  anliMienr  cl  posIciMcnir  de  lu  (■ai>snlc  interne. 
Elan!  donnés  les  résnilals  l'ournis  par  l'clndc  des  dégénérescences  secon- 
(lairi^s.  non>  pon\(ms  donc  al'litiner  (|ne  les  segments  anh'rieni-  el  pos- 
liM'ieni'  de  la  capsule  inlerue  el  il  en  est  certaineinenl  de  même  des 
>e-rncnl-  rc'dro  el  sous-lenticulaires  contiennent  à  lafois  des  libres  coi'lico- 
llialaniiijnes  v[  des  libres  thalamo -corticales.  Mais  ce  cas  montre  en 
outre:  l"(|ne  les  libres  tbalamo-corlicales  sont  des  libres  ascendantes, 
([uelles  n'appartiennent  (|u'à  la  région  tlialamique  de  la  capsule  interne; 
'2"  (|ue  ni  le  tlialamns,  ni  le  corps  strié  n'envoient  de  libres  descendantes 
dans  la  capsule  intei'ue,  o[  que  If/  région  aoiis-tJialainiqiw  dr  la  capsule 
inlernc.  le  pied  du  prdonciilc  crrébral,  Vrlagc  antérieur  de  la  protubé- 
rance et  la  pijramidr  hulbaire  sont  exclusivement  for/nés  par  des  fibres  des- 
cendantes d'origine  corticalr. 

Ce  sont  lîi  des  résultats  auxquels  nous  avait  déjà  conduits  l'élude  des 
dégénérescences  secondaires. 

Cas  Longery. —  (Fig.  l'.iT  à  212  .  Hydrocépliale  avec  malformation  cérébrale,  mort  à 
l'âge  (le  2  mois  el  <lemi.  (Voy.  .1.  l)É.iKRi.\Eet  E.  Long,  Soc.  Biol.  1898,  et  Long,  Th.  Paris,  1899.) 

Enlant  iialurel,  du  sexe  masculin,  né  à  terme  d'une  mère  ayant  eu  un  autre  enfant 
bien  confornii',  mais  mort  actuellement.  Depuis  sa  naissance  on  ne  l'a  jamais  vu  faire 
un  seul  mouvement,  ni  des  bras,  ni  des  jambes.  Il  restait  inniiobile,  en  état  de  contrac- 
lure  des  quatre  membres  et  ne  criait  que  rarement.  La  circonférence  de  la  tête  était 
de  oO  centimèlres.  Nous  n'avons  pu  avoir  d'autres  renseignements  cliniques  sur  cet 
enfant  dont  l'encéphale  nous  fut  remis  parle  D''  Long. 

Le  cerveau  de  cet  hydrocéphale  n'est  qu'une  vaste  vésicule  remplie  de  liquide 
céphalo-rachidien  mais  ayant  conservé  la  forme  générale  du  cerveau  normal.  Il  existe 
inie  faux  du  cerveau,  une  profonde  scissure  interhémisphérique  et  à  la  face  inférieure  de 
chaque  hémisphère  on  distingue  un  lobe  frontal  et  un  lobe  sphéno-occipital  séparés  l'un 
de  l'autre  par  une  scissure  de  Sylvius  très  accentuée. 

Il  n'existe  de  circonvolutions  cérébrales  véritables  ([ue  dans  des  régions  très  limi- 
tées de  la  face  inféro-inlerne  des  deux  hémisphères  (Fig.  199  et  200).  A  droite,  les  deux 
tiers  postérieurs  du  lobe  sphénoïdal  sont  développés  et  l'on  distingue  en  particulier  la 
rirconvolution  de  Vhippocampe  avec  la  partie  adjacente  des  lobules  fusiforme  et  lingual,  et 
à  la  face  interne  la  circonvolution  du  corps  calleux  développée  dans  ses  trois  quarts  pos- 
térieurs (Fig.  200'.  A  (/'luche,  les  circonvolutions  cérébrales  développées  sont  plus  nom- 
breuses et  on  reconnaît  une  face  interne,  une  face  inférieure  et  une  pointe  occipitales,  la 
circonvolution  de  l'hippocampe  avec  son  crochet  et  la  partie  adjacente  du  lobule  fusi- 
forme,les  scissures  collatérales  ei  ralcarine.  Les  circonvolutions  développées  sont  limitées 


188 


ANATO.MIE    DES   CENÏUES    .NERVEUX. 


par  un  bord  toujours  netlement  accusé,  parfois  même  très  saillant  suivant  que  la  ligne 
d'arrO't  des  circonvolutions  correspond  à  une  crête  Je  circon\olution  ou  à  une  pro- 
fondeur de  sillon.  11  est  particulièrement  accentué  au  niveau  de  lextrémité  antérieure 
de  la  circonvolution  du  corps  calleux  gauche  et  le  long  du  bord  externe  du  lobule  fusi- 
forme  droit.  Tout  le  reste  du  manteau  cérébral,  —  à  savoir  :  la  convexité  tout  entière 
et  la  face  interne  des  deux  hémisphères  (à  l'exception  des  trois  quarts  postérieurs  de  la 
première  circonvolution  limbique  gauche  et  de  la  moitié  inférieure  du  cuneus  droit), 
la  face  inférieure  du  lobe  frontal,  la  pointe  temporale,  —  se  réduit  à  une  membrane 


FiG.  197  et  J98.  —  Cas  Longery.  Topographie  des  régions  agénésiées  du  manteau 
cérébral  chez  un  hydrocéplialo  avec  malformation  cérébrale  mort  à  l'âge  de  deux 
mois  et  demi. 

Les  circonvolulions  cérébrales  ne  sont  développées  que  dans  les  zones  blanches 
des  schémas;  au  nivcMu  des  régions  teintées,  l'écorce  cérébrale  était  réduite  à  une 
mince  memhianc  Iraiishicide  recouverte  par  la  pie-nu''re  et  ses  arborisations  vas- 
culaires. 


lisse,  mince,  translucide,  mesurant  à  peine  1  millimètre  et  demi  d'épaisseur  et  recou- 
verte par  la  i)ie-mère  et  le  feuillet  araclmoïdien.  ('-ette  membrane  se  déchire  et  se 
plisse  avec  la  jjIus  grande  facilité  en  laissant  échapper  le  liiiuide  C('phalo-rachidien, 
néanmoins  il  est  toujours  facile  de  suivre  «à  sa  surface,  et  en  particulier  dans  la  région 
de  l'insiila  d  de  la  pointe  temporale,  les  arborisations  vasculaires  des  différentes  bran- 
ches de  l'artère  syl vienne  (Fig.  199). 

A  la  base  du  cerveau  (Fig.  190)  on  distingue  un  /«sv/of/r  opto-pcdonculaire  bien  déve- 
Iop]ié  et  on  reconnaît  les  tiibcrrulcs  imnni  lin  irai,  Viiif'mulihiilum,  Vespace  interpcdoncu- 
laire.  Les  pcdonculefi  céfébraux  sont  peu  saillants  et  giis;\lres,  il  en  est  de  même  des 


Cas  I^n((«r.v.  Mal 
lormatinn  rV^raliraln  : 
AKi^n'-nix  'lu  man- 
li-uii  côf^bml,  (l«  non 
nyHtl-ma  dd  fliiroii  <lo 
proj^riion  «a  ilii  fif>|i- 
(iim  hir^iiluiii.  Al>' 
gciicf)  f;oin|ilntit  do 
(llintH  lon(;iiii<linale)i 
clarm  la  riîj^ion  houh- 
o|)lic|iifl  df'  lamptulo 
idtcnii!  fi,  |r<  |tii>(|  i|ii 
|ié(ton''iilo  ci^n'îbral. 
Ahspnci!  (le  la  voio 
(M-'Ionriilaini  dann 
son  trajet  protiib»;- 
raiiiiol,  biilliajrt!  et 
,  médiillairo.  Abscnc« 
dos  jiyraniide»  anté- 
riniiro»  du  bulbe. 
AfTiincsic  du  corps 
calleux.  Développe- 
mont  normal  du  rhi- 
noncrplialo  ol  du 
triî,'onocerf!bral.  Dé- 
monstration de  l'cxin- 
tencc  d'un  système 
do  libres  tlialamo- 
corticales.  Intégrité 
du  système  des  ra- 
diations strio-thala- 
r.  .  ^        -r  1  •  -    1     I        1       I         '    1     1-  ip  r    ,,       ,       miquos  etstrio-sous- 

Fii;.  [W.  —  Cas  Longery.  L  ouci'pliule  tliydroceplialie  avec  muliormalion  cérébrale    tiiaiami(|ucs. 
et  agénésic  du  manteau  cért'-bral)  vu  par  sa   face  inférieure.  llemar(juer  à  la  face 
antérieuri;  du  bulbe  l'absence  des    pyramides  et  le  méplat  interolivaire.  L'écorce 
réréi)rale  n'est  dévelo[ipée  que  dans  la  région  teintée  en  gris.  (Dessin  fait  d'après  une 
pboliigrapliie.) 


,H^*^ 


f&'  3 


>^:-^^^^ 


"il..  200.  —  Cas  Longery.  i/eiiri'phalc  \u  piL  <a  l'ace  supérieure  après  décliirure  de 
la  mince  membrane  ([iii  liiiiKe  le  ventricule  latéral.  Remarquer  la  situation  du 
trigone  entre  les  ganglions  de  la  base,  l'éperon  saillant  formé-  par  le  fond  de  la 
scissure  de  Sylvius  et  celui  constitué  par  le  fond  de  la  scissure  iuterbémisphérique 
et  la  [U'emière  circonvolution  limbiciue  gaucbe.  (D'après  une  pbohigrapliie.) 


190 


AXATOMIE    DES    CENTRES    .NEIIVEIX. 


Cas  Longery.  Mal- 
ibrmation  cérébrale. 
Agénésie  ilu  man- 
teau cérébral,  de  son 
système  de  rtbres  de 
projection  et  du  sep- 
tum  lucidum.  Ab- 
sence complète  de 
fibres  longitudinales 
dans  la  région  sous- 
optique  de  la  capsule 
interne  et  le  pied  du 
pédoncule  cérébral. 
Absence  de  la  voie 
pédonculaire  dans 
son  trajet  jirotubé- 
rantiel,  bulbaire  et 
médullaire.  Absence 
des  pyramides  anté- 
rieures du  bulbe. 
Agénésie  du  corps 
calleux.  Développe- 
ment normal  du  rhi- 
nencépiiale  et  du 
trigonc  cérébral.  Dé- 
monstration de  l'exi- 
stence d'un  système 
de  fibres  tlialamo- 
corticalcs.  Intégrité 
du  système  des  ra- 
diations strio-thala- 
miques  et  strio-sous- 
thalamiques. 


bandelettes  et  du  chiusma  des  nerfs  optiques.  L'espace  perforé  a)i(érieures[  normal  et  limité 
en  avant  par  un  bourrelet  saillant  qui  correspond  au  pli  falciforme  de  l'insula,  au  bord 
postérieur  du  lobe  frontal  et  au  trigone  olfactif  et  qui  se  prolonge  en  avant  en  unpédoncule 
olfactif  couii,  pédicule  et  creux.  Le  bulbe  olfactif  a  élé  arraché  des  deux  côtés,  un  stylet 
introduit  dans  le  canal  du  pédoncule  olfactif  conduit  dans  la  cavité  du  ventricule  latéral. 

Le  cervelet  paraît  normal  comme  la  protubérance  (Fig.  109);  à  la  face  antérieure  du 
bulbe  les  pyramides  foui  défaut  et  les  olives  bulbaires  très  saillantes  sont  séparées  l'une 
de  l'autre  par  un  mé-plat  médian  qui  loge  le  tronc  basilaire.  Tous  les  nerfs  crâniens 
sont  développés. 

Lors([ue  par  une  déchirure  de  la  membrane  on  pénètre  dans  la  cavité  de  la  vésicule 
cérébrale  iFig.  200),  on  constate  que  les  deux  hémisphères  possèdent  une  cavité 
venfriculaire  uniciue,  étranglée  en  bissac  sur  la  ligne  médiane  par  la  scissure  inler- 
hémisphéri(iue,  mais   dont   les   deux   moitiés   communiquent    largement    entre    elles 


■VspK 


Fil,.  201.  —  Figure  schématique  du  cas  Longery.  La  cavité  venlriculaire  luiique  (Vl"^, 
•'•tranglée  en  ])issac  sur  la  ligne  médiane  par  la  scissure  inlerhémisphéri(|ue  isih), 
(Mitoure  l(;s  ganglions  de  la  base  et  les  sépare  du  fond  de  la  scissure  de  Sylvius  (SS). 
i{emar([uer  la  situation  du  corps  du  trigone  (Tg)  entre  les  deux  couches  optiques  (Th) 
et  la  face  intraveniriculaire  du  noyau  lenticulaire. 


L'élianglenu'ut  est  limité  en  haut  et  en  arrière  par  la  face  vcnlricuiaiic  dr  la  pre- 
mière circonvolution  limbi([ue,  en  avant  par  un  repli  falciforme  saiUant,  correspon- 
dant au  fond  de  la  parlie  antérieure  de  la  scissure  int(M-hémisph(''rique  el  eu  bas  par  \o 
corps  du  liigonc. 

La  paroi  inft'Tieuri;  de  la  cavité  venfriculaire  présente  :  sur  la  ligne  médiane,  le  corps 
du  trbjone,  formation  triangulaire  bordée  par  les  plexus  choroïdes  du  ventricule  latéra 
unique;  de  chacpie  cAté,  une  saillie  ovoïde,  irrégulièrement  bosseh'e,  du  volume  d'un 
Q'uf  de  pigeon,  à  surface  llnement  réticulé(>  et  qui  correspond  aux  ganglions  de  la  base 
du  cerveau  (corps  opio-striés).  IMus  en  dehors  et  en  arrière,  on  Irouve  la  face  interm> 
veiitriculaire  des  circonvolutions  de  la  région  splu'-no-occipitale  correspondant  à  gauclie 
au  iihinchcr,' k  droilc  au  plancher  el  à  la  juiroi  interne  du  prolongement  splicno-occipital 
de  celle  vast(!  caviti'  venlriculaire.  A  la  pailic  ant(''rieiu'e  des  corps  opto-striés,  il  existe 
de  chaque  côté  nn  repli  l'alciforme  saillant  dans  la  cavité  venlriculaire  et  formé  par 
le  fond  de  la  scissure  de  Sylvius. 

Les  coupes  verlico-transversales(Fig.  202  ri  suiv.)  mollirent  (pie  les  corps  opio-striés 
sont  tapissés  par  une  membrane  épendyniaii c  1res  é|iaisse,  ((ui  se  rt'ili'rhit  sur  la  face 


MI,-. 


r^^^i   CiaNC.    p^^  Y] 


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iCM;      Lue 


Fii;.  202.  —  Cas  Longery.  Coupe  verlifo-traiisvers.ile  passant  jiaric  n)i[is  strie-  iiKiyaii 
cauilé  (NC)  el  noyau  hMilicuIairc  >iF>;j,  M.j,.M.i  i  et  le  segment  and  riiur  de  la  capsule 
interne  (Cia).  Ce  dernier  contient  un  Iri-s  i;rand  nombre  de  /(6/e.s  iUalamo-corticalcs 
qui  s'épanouissent  dans  l'épaisse  membrane  épendymaire  (Ep).  Cette  série  de  coupes 
vertico-transv(>rsales  est  légèrement  obli((ue,  la  moitié  gauche  de  la  figure  infi'resse  un 
plan  plus  postérieur  nue  la  moilié  droite.  MiHliode  de  Weigert-Pal.  :>/  2grandeur  natun;. 

Cia    o^ 

•    :■  ;  :         '■    H>.        :      nccip  ml 


m^: 


,HL 


Al  p  CM 

FiG.  203.  —  Cas  Longery.  C(iu[m'  vci  lico-lransversale  passant  :  à  droite,  par  la  partie 
antérieure  de  la  couche  opticjue  i^Tli)  et  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne 
(Cipj;  à  gauche,  par  la  partie  moyenne  du  thalamus  et  du  segment  postérieur  de  la 
capsule  interne  (Cip),  par  le  corps  de  Luys  (CL)  et  la  partie  antérieure  du  pied  du 
pédoncule  cérébral.  Remarquer  le  grand  nombre  de  fibres  thalamo-corticales,  leurs 
connexions  avec  la  couche  optique  et  leur  épanouissement  dans  la  membrane  épen- 
dymaire qui  recouvre  le  noyau  caudé  et  le  putamen.  Méthode  de  Weigert-Pal. 
5/2  grandeur  nature. 


'¥L- 


Fkj.  204.  —  Cas  Longery.  Coupe  veitico-tiansversale  passant  à  droite  par  le  pédon- 
cule cérébral  (P),  le  noyau  amygdalien  (NA),  le  corps  de  Luys  (CL),  la  partie  moyenne 
du  tlialamus  (Th)  et  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip),  et  à  droite, 
par  la  partie  postérieure  ilu  corps  strié  (NLa)  et  la  corne  d'Ammon  (CA).  Les  fibres 
llialamo-corticales,  très  nombreuses  à  droite,  ont  presque  disparu  à  gauche. 


Ke  Tlci- 


^e        l^C 


10. 


CA 


^9       Fl  Tgp         ^^^C^ 


^^■,  iRC  :ci^  cip    "NL^ 

L'n     P 


l'"i(',.  20.").  — Cas  Liongery.  C(tu[H'  vcri  ico-liaiisvcrsale  passaiil   ji.ir  le  pédoncule  céri'- 
iiral  (I*),  les  noyaux  rouges  (NH),  la  parli(>  pnsliMieurc  du  sc^gmcnt  posté-rieur  de  la 
apsule  interne  (Cip),  et  le  corps  de  Luys  iCL)  à  ihoilc,  v\   par  l,i  |iarlic  posl('i-ienre 


<  <i|i.^iim;   iiii  i  1  lie    ^>ii  ji),    \\.    ic     i,  l'i  |i.-<    (  lu    i.u  >  ^^    I  Vj1<  j   <|    u  i  ui  i  r,    r 

de  la  couche  optique  à  gaudie.  Mélhode  de  Weigi  rl-l'al.  ." 


1  giaiiilrur  iialinc. 


1  ii;im; 


m;   l'iKii  n:  i  ion   i>i:   i'i-comci;  t:\:  itii'.ii  \  i.i:. 


10  :j 


FiG.  206.  ■ 

(NIU,  1 
(P\  le 
lliodf 


—  Cas 

e  i.Mnul 

ClMlIlC 

(le  Wci 


Longery 

ion  (le  l'ha 
mi'-di.in  (.!( 

i:.M-i-Pai.  ;; 


(aiuiic  v('ilicii-(ransv(^rsal('  passant  |iar  les  noyaux  louges 
henula  ((jli),  le  faisceau  r('l  rollcxe  i  FM  i,  le  pied  du  pi'doncule 

l-uys  (Nm)  et  la  partie  postt^rieuie  du  llialamus  (Jhj.  M(;- 
'2  urandeui-  iialnre. 


(;nH  l,onK«Ty.  Mol- 
formaiion  rén'îlirnii'. 
AK<''n<'"tjf  >lii  mantnuii 
a<5r<-tirnl.  '!<•  «on  %y%- 
UîiiKi  <l()  llliri'o  <lo 
|iri>ji!<-tiiin  et  >lii  «rp- 
tiini  Itici'liim.  AliHRii- 
i;f!  coin(iU't(!  i|<)  lll>rn« 
loii({itiiiliii;ili'Hi|,iiiHln 
ri'^ion  s'iiiH-ii|i(ir|u<! 
'lo  la  rapMiili;  iritcrtid 
ot  1»  pioil  •lu  |i(!>lon- 
ciil»!  ci-rébral.  Aluni 
co  "lo  la  voii!  |ic<|r)ii- 
culairt!  dans  un  irajol 
proliilx'TanticI,  Iml- 
hairo  et  médiillain;. 
Alisonco  'les  pjra- 
Mii'les  antéri»!iircî'  'lu 
tiulho,  Af,'c:ii''sic  du 
corps  calIfMix.  Dévo- 
loppcmcnt,  normal  du 
rliincnccplialu  et  du 
trigone  céréliral.  Di';- 
inonstration  del'cxis- 
l(!noe  d'un  système 
do  libres  thalamo- 
corticalcs.  Intéf^rité 
du  système  des  radia- 
tions strio-thalami- 
qiics  et  strio-sous- 
tlialamiques. 


Gli 


Tii_    Tlm 


P 
Fui  207.  —  Cas  Longery.  ("oupe  vertico-lransveisale  du  p(''doiicule  ctîrébral  passant 
par  la  partie  postfU'ieure  du  llialamus  et  du  corps  du  li'igone,  et  sectionnant  le  gan- 
glion de  riiabenula  [Gh),  la  commissure  post('rieure  (cop  ,  les  noyaux  rouges  (>"R), 
le  ruban  de  lleil  médian  (^Hm).  La  partie  postérieure  du  thalamus  (Tli)  est  une  masse 
informe  contenant  un  assez  dense  feutrage  de  fibres  myélinisées.  Le  pied  du  pédon- 
cule ne  contient  pas  la  moindre  fibre. 

TOME    H.  13 


iU 


A.NATOMIE    DKS    CENTRES    NERVEUX. 


ventriculairc  des  circonvolutions  split'no-occipitales  el  forme  à  elle  seule  «soutenue  par 
la  pie-mère)  la  partie  membraneuse  des  hémisphères.  Il  résulte  de  cette  disposition 
que  le  rebord  des  circonvolutions  développées  paraît  moins  saillant  vu  de  la  cavité 
ventriculairc  que  de  l'extérieur.  Dans  toute  la  région  de  la  convexité  et  de  la  face 
interne  des  hémisphères,  cette  membrane  est  mince,  bien  que  d'épaisseur  variable 
suivant  les  régions,  et  présente  un  aspect  finement  grenu. 

Le  corps  calleux  fait  complètement  défaut.  Le  septum  lucidiim  n'est  développé  que 
dans  sa  partie  inférieure  et  antérieure,  celle  qui  contient  le  ganglion  de  la  cloifion  ;  il 
se  présente  sous  l'aspect  d'une  petite  lame  verticale  étendue  du  trigone  au  repli  falci- 
forme  médian  qui  fait  saillie  dans  la  cavité  ventriculaire  unique  et  qui  correspond 

au  fond  de  la  scissure  interhémisphé- 
ri(iue. 

Pour  la  facilité  de  l'étude,  on  peut 
reporter  sur  un  schéma  les  parties 
développées  et  agénésiées  de  cet 
hydrocéphale,  on  obtient  alors  la 
figure  201. 

Le  cerveau  antérieur  de  cet  hy- 
drocéphale ne  dépasse  pas  le  stade  de 
développement  d'un  cerveau  de  pois- 
son osseux  ou  de  reptile  :  le  manteau 
est  réduit  en  grande  partie  à  une 
mince  lamelle  dépourvue  de  fibres  de 
l»rojection,  d'association  et  de  com- 
missure, et  sans  connexion  aucune  avec 
les  ganglions  de  la  base.  L'écorce  du 
rhinencéphale  (circonvolution  de  l'hip- 
pocampe, partie  postérieure  de  la 
première     circonvolution     limbique, 

corne  d'Ammon,  circonvolution    go- 
FiG.208. —  Cas  Longery.  Coupe  passant  iiar  les    ,  .  -,        .  »       i-        i- 

.  .^     "^  '     J  .  l   ,    .      dronnee),  est  par  contre  bien  déve- 

loppée; ses  fibres  se  rendent  dans  le 


BrQp 


Fp  op' 


Po 


l'entre-croisement  des  pédoncules  cérébelleux 
supérieurs  (Pcs).  Agénésie  complète  de  la  voie 
pédonculaire.  Méthode  de  Weigert-Pal.  3/1 
grandeur  nature. 


tubercules  quadrijumeaux  antérieurs  (Qa),  la 

partie  supérieure  de  la  protubérance  fPo),  et  ,  T'  '   -i      i         •  i 

{,     ^  •„     »  I        'A         1        -   'i    11         trigone   cérébral  mais  ne   sont  pas 

encore  myélinisées  ;  sur  les  coupes 
traitées  au  carmin  on  peut  néanmoins 
suivre  avec  facilité  les  cylindres-axes» 
soit  dans  le  pilier  postérieur,  soit  dans 
le  corps  ou  les  piliers  antérieurs. 
L'indépendance  complète  des  ganglions  de  la  base  d'avec  le  manteau  cérébral  nous 
indique  que  cette  malformation  remonte  aux  premiers  stades  de  la  vie  embryonnaire 
avant  la  soudure  du  manteau  aux  corps  opto-striés,  laquelle  s'elTectue  vraisemblable- 
ment vers  h;  2"  mois  de  la  vie  intra-utérine.  Ce  cas,  dans  lequel  tout  le  contingent  des 
fibres  corticales  fait  défaut,  est  donc  de  première  importance  jiour  étudier  le  système 
de  fibres  qui  prennent  leur  origine  ou  se  terminent  dans  les  corps  opto-striés. 

Les  ganglions  de  la  base  et  la  partie  adjacente  de  l'écorce  cérébrale  ont  été  débités 
en  coupes  vertico-lransversales  sériées  (Fig.  202  à  207). 
L'élude  de  ces  coupes  montre  : 

i°  Que  la  voie  pédonculaire,  c'est-à-dire  les  libres  de  projection  cortico-protubéran- 
tielles,  cortico-bulbaires  et  cortico-médullaires,  fait  complètement  défaut;  le  pied  du 
pédoncule  cériibral  (Fig.  202  à  207)  et  l'étage  antérieur  de  la  protubérance  (Fig.  208 
et  209)  ne  contiennent  aucune  fibre  verticale  ;  les  pyramides  antérieures  du  bulbe  font 
complètement  défaut  et  de  chaque  ciMo  du  sillon  médian  antérieur  du  bulbe  on  ne 
trouve  que  h-s  petits  noijaux  arqués  applif[ués  sur  l'olive  bulbaire  (Narc,  Fig.  210V  Dans 
la  région  bulbairi;  inférieure,  au  niveau  de  l'entre-croisement  piniforms  (xpin,  Fig.  211), 


|-|i;ni:>   hi;   I'imiii.ctmin    i>i:   i.i.(.(iim;i:  <.i,iii.i;ii  a  i.k. 


1  '.»;', 


on  lioiivf.  .Il'  cliai|iii'  rn\r  ilii  --ill.pii  iiH'ili.m  .iiil-'i  hiii  ,  i U-nrii-  saillit-  .l<'|iiiiifvni'  dt: 

libres  ,'i  myriiiir,  h  ,i\  i-r^''"  .1  riil.iuiVr  |i,ii  il.  s  (il.r.-s  ai  .■il'oi'in.'^  iiiyi'-linis.Mrs  et  (jui 
oct-U|><'  l.i  |>l.i(r  ili-  la  pyianihli'  am'I.'.'  .i.iii'^  smi  .[.■\.'l(i|i|M'mr||| .  Itari-  la  rriftfilic  cer- 
viralt'  [l'Vri.  'il^i  il  l'xislc  îles  /.iiiirs  |iic-«i|iir  r()iii|>l«'-lciiiriil  (|i|.i)iii  \  in-s  de  (iliir-s  à  myé- 
line dans  |t>s  rri;ii)iis  mrrospDndaiil  aux  f(iis<-caiir  jH/inniidiiux  (liirrls  el  croisés,  c'esl- 
à-diir  if  Iniii;  du  sillon  iindian  aiilt'iifUr  cl  à  la  |iarlii'  |iosl«'ii<'urr  du  l'oi'don  lairTai. 
I,a  paît  if  |n-ii|>lir'ri.|iic  du  cordun  aiiUTo-lal''Tal  paiail  rgalfiiii:iil.  moins  liriiu  en 
liluc^  à  uivi'liui'. 

•2»  Los  tpin'jli'nis  de  la  bdsc  du  cerveau  (Fig.  202  ;ï  207)  séparés  l'un  de  l'aulK;  par 
l'étroile  mviU  du  Iroisicme  rmlririih'  (Va^  n)iupieniienl  à  leur  partie  anféro-exlcrne  le 
corps  strie,  à  leur  partie  iiosléin-iiilcnic  la  cowhc  opti(i<ii:  î^rii],  el  à  leur  |iarli<'  ii)f«^ro- 
exferne  le  twi/nit  (nin/(jdalien  (NA). 

I.e  corps  sirié  pn'-Nfiilr  un  iini/nu  ciitdé  (NC),  un  put'imcn   (Nl.:|i,  n\\    (jlnlnis  pdllidm 


.Pcs       Flp 


9p 


■i; 


V 


c  -ï 


<'a%  l^inurry,  Mul- 
luriiiniion  c/irAlirnli'. 
AK''''i<''Hir>'lii  monioaii 
f;<^r<''l)ral,  do  non  %)■:■ 
U'rrm'lii  l|l>rcn<li'  |ir<»- 
jnctimi  ot  (lu  HPiittini 
liioiiliim.  Ali<ii>nr'(t 
<:iiriipli-ti-  .|<i  (ItiroH 
loiiKiiii'liiialns  ilan<i 
la  ri'f,'ioti  Mouvofiti- 
'lun  <l<i  la  (:a|i*iiil(!  in- 
torno  ot  lo  piod  du 
Ih'mIoiicuIi!  i:<'T(''liral. 
Absonco  (Ir-  la  voi» 
IxWlonculairi!  dans 
son  trajot  [irotul»6- 
raiiiicl,  liulliairn  n 
iii>'<liillair<'.  Alisoncn 
ilfs  jiyrarni'lcs  ant*"'- 
ri(!iir<;s  rln  Ijullie.  A- 
j,'én(';sio  du  corps  cal- 
leux. l)évclop|>emcnt 
normal  du  rliinonré- 
plialo  ft  du  trigono 
ron-ljral.  Dr-nioiisl ra- 
tion do  l'existciico 
d'un  système  do  fibros 
tlialamo  -  corticales. 
Int6grit(5  du  systf^me 
des  radiations  strio- 
thalamif|ues  ot  strio- 
sous-tlialami(|Ucs. 


Pcxn. 


SE' 


PjjiFpop     'Tr  'PPoa 
Pc 


Fig.  20U.  —  Cas  Longery.  (louiie  passant  par  les  laheicuh^s  (luadiijuiueau.v  postérieurs 
(Qp),  la  partie  moyenne  de  la  protubérance  (l'o),  l'émergence  du  trijumeau  et  les 
hémisplières  cérébelleux.  L'étage  antérieur  de  la  protubérance  ne  contient  aucune 
fibre  longitudinale.  Méthode  de  Weigert-Pal.  3  1  grandeur  nature. 


(NLî,  NLi)  de  forme  et  de  dimension  normales.  Le  noyau  eaudé  est  relié  au  putamen 
par  de  nombreu.v  ponts  do  substance  grise;  il  en  est  séparé  par  les  segments  antérieurs 
(Cia,  Fig.  202j  et  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip,  Fig.  203,  204  et  205)  qui  con- 
tienennt  de  nombreuses  fibres  à  myéline.  Le  putamen  est  intraventriculaire  à  ren- 
contre de  ce  (jue  l'on  observe  dans  le  cerveau  normal  et  recouvert  ainsi  que  le  noyau 
caudé  par  une  membrane  épendymaire  (Ep'  remaniuablement  épaisse.  La  face  externe 
du  putamen  est  irrégulière  et  bosselée  (Fig. 204  et  20o),  son  bord  inférieur  se  continue 
avec  le  noijau  arnyçjdalien  (NA,  Fig.  202,  203  et  204).  Le  globus  pallidus  est  remarqua- 
blement développé  dans  sa  jKirlie  antérieure  (Fig.  202  et  203)et  comprend  deux  et  trois 
segments. 

Le  système  des  fibres  striées  est  très  bien  myi'linisé.  Les  libres  radiées  du  noyau  caudé 
et  du  putamen,  les  lames  médullaires  du  noyau  lenticulaire ,  le  feutrage  du  globus 
pallidus  sont  normalement  développés.  Il  en  est  de  même  de  l'anse  lenticulaire 
(Al,  Fig.  202  côté  gauche,  et  Fig.  203  côté  droit),  d«  faisceau  lenticulaire  de  Fore/ 1  FI, Fg.  203 
côté  gauche,  et  Fig.  204  côté  droit),  des  fibres  strio-luysiennes,  du  champ  de  Forel 
(F, Fig.  204),  de  la  commissure  de  Meynert  (CM,  Fig.  202  et  203).  Tous  ces  faisceaux  sont 


196 


ANATO.MIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 


myélinisés,  ot  grâce  à  rabsence  du  système  des  libres  de  projection  corticale,  iieuveut 
être  suivis  avec  facilité  dans  leur  trajet  à  travers  le  segment  postérieur  de  la  capsule 
interne. 

Le  thalamus  présente  dans  ses  deux  tiers  antérieurs  un  aspect  normal;  on  y  dis- 
tingue un  noyau  antérieur  (Na,Fig.  20:{i,  un  noyau  interne  pauvre  en  fibres  à  myéline 
(Ni,  Fig.  20i;,  une  lame  médullaire  interne  iLmi»,  un  noyau  externe  (Ne)  remarquable 
par  son  développement  et  une  zone  réticulée  iZr)  anormalement  large  (Fig.  2031;  on 
reconnaît  en  outre  le  tœnia  thalami  (tth),  le  ganglion  de  l'habenula  i^Gh,  Fig. 206'  avec 
son  faisceau  rétroflexe  (FM),  le  centré  médian  de  Luys  (Nm).  La  partie  postérieure  du 
thalamus  est  par  contre  une  masse  informe  et  on  ne  reconnaît  ni  pulvinar  distinct, 
ni  corps  genouillé  interne  ou  externe  (Fig.  206,  207).  Quant  àMa  partie   postérieure  et 


Cist 


Uarc 


Fig.  210.  —  Cas  Longery.  Coupe  passant  par  la  partie  moyenne  des  olives  bulbaires. 
Agénésie  complète  des  pyramides  antérieures  du  bulbe.   Méthode  de  Weigert-Pal. 

7/i  grandeur  nature. 


ventrale  du  noyau  externe  ilu  thalamus  (Fig. 203)  elle  est  subdivisée  en  noyaux  aplatis, 
de  dedans  en  dehors  par  une  série  de  lames  médullaires^anormales. 

La  conservation  de  volume  et  de  forme  des  deux  tiers  antérieurs  du  llialamus  a  lieu 
de  surprendre  de  prime  abord,  I(>rs(|u'on  songe  à  l'atrophie  extrême  que  subit  parfitis 
ce  ganglion  à  la  suite  de  lésions  corlicales  dcslructives,  surloul,  lors(iu'elles  remontent  à 
la  première  enfance  (voy.  cas  Rivaud,  Fig.  I  i-.-;  et  cas  Pradel,  Fig.  07  et  68).  Elle 
tient  indubitablement  à  la  présence  îles  nombreuses /(6rcs  ^(((/à'cs  (jui  sillonnenMe  noyau 
externe  du  llialamus,  traversent  en  s'enchevètrant  la  zone  réticuh-e,  puis  se  portent  eu 
haut  (!t  en  dehors,  parcourent  en  fascicules  serrés  et  parallèles  les  st^gments  antérieurs 
et  j)oslérieurs  chî  la  capsuh;  inlerne,  en  passant  d'abord  enirc  le  llialamus  et  le  globus 
pallidus  (Fig.  204  et  20:}),  puis  ciilrc  le  noyau  r.nndr  el  le  |mlaiiieii  pour  s'épanouir  en 
éventail  dans  ri''|)aisse  memluane  (■■|)eii(lymaire  (pii  reiouvi c  la  lace  veniricnlairedu  corps 
strié.  Ces  libres  ne  |ieuviiil  èlre  (|iie  des  libres  d'or  igiiieliialaniiiiue,  des  ^6)'cs  thahmo- 
corticales,  <\n\,  nées  des  cellules  de  la  couche  oplique,  se  dirigent  vers  la  rorticalité 
f|u'elles  n'ont  pu  atteindre  par  suite  même  de  la  malformation  cérébiale.  Elles  existent 


rii;iti>    m:    i- im  i  iiciio  \    m;   i.'icoiici-,   ci.ni.i;!!  \  i.i;. 


I'j7 


Inl  lie  piiifir-,  sans  iik'-I.iml'i'  iIi'    lilu  i-s  roi  ti('ii-||ial,'iiiiii|u 
it's  si'iiiin'iils  aiilt'-i  ii'iii'  r.\  |msli'i  ii'iir  «1 

r.iiisuli' 


<lnns  ce  cas 

v\\*"<    SiMlIfS    1rs    lilii 

j'Ili'-.  ii'i'\isl(iil  i|iir  (l.iiis  la  ii''t;ii)ii  llMl.iMii<|ii<'  il 
«laiis  la  iiinilii'  ^ii|)t''i  icuit'  (II'  la  caiisnjc  iiihMiw 
iiili'iiir.  à  si\,iii-  li's  n't;iniis  llialaiiiii|U<>  iiilV'ricii 


rorinaiil   à       rii«  l/Mi^nry.  Mnl- 

.,.  .ai.s.ilr  iiil. •,„...  Mais    (••niMiUnu  <;-,ri'\,rnUu 

A  i^'i'iicHU!  <iii  rnanlcnii 

(iii   iir   l"'s  I  fiiidiilif; 


|U»:     r.ri'lirnl,  "l<i  «ni  «y 
iilVlirinr    (11-    lu   capsule     t<'M.<Ml.||l,rn«.!»,  ,iro 
il.iiiii.|ii.-  '  l-'i^. 204  fît  20:i)    


NB     l^G 


HM 


Ysd 


Py(a)    Py(a) 


Plt 


Fie.  211.  —  Cas  Longery.  ('.oupc  passant  par  la  parlio  inféiieure  du  Inilln!  au-dessous 
desolives  Itulhain's  el  seclionnant  renire-croisemcntpinirorme.  Méthode  de  Weigert 
Pal.  7    I  urandeui' naluie. 


jrtrtion  i!t  (lu  ii(t|itam 
lii<-i<lum.  Alidnnco 
ci)iii|ili'-t()  ilo  (lliroH 
loriKiMi>liii:il(;<t  <l;inH 
la  n'-Kioti  Roiiit-o|iti- 
qiio  <lo  la  rapHulo  in- 
terne et  lo  pifMj  'In 
pôilonculo  n'Ti'Ojral. 
Absence  do  la  vole 
ji-'-donr-ulairc  clan» 
son  trajet,  protiilié- 
raiitiel,  l>nlliairc  et 
niofliijlaire.  Absence 
des  pyramides  anté- 
rieures du  bulbe.  A- 
génésicdii  corps  cal- 
leux. DcHcloppcinent 
normal  du  rhinencé- 
phale et,  du  trij,'oiie 
cérébral,  Démonstra- 
tion de  l'existence 
d'un  système  de  fibres 
thalamo  -  corticales. 
Inté-^rité  du  système 
des  radiations  strio- 
ihalamiques  et  strio- 
sous-thalamii|ues. 


■  11  n'y  renconlie  (|ui'  U;  sys- 


sonl   aussi   di'pouivufs  de   liliri'S  verticales  que  le  pied  du  pi'doncule  céréhi-al,  l'étage 

antérieur  de  la  i)rotul)érance  e(  la  pyramide  bulliairc,  cl 

lème  des  fibres  strio-soufi-thalamiqiies  ;  (tnse 

lenticulaire  [W.,  faisceau  lenticulaire  de  Forel 

(Fl!,  fibres  strio-luysiennes  qui  traversent  la 

capsule  interne  pour  se  rendre  du  corps  strié 

à  la  région  autéro-ventralc  du  thalamus,  au 

corps  de  Luys,  à   la   calotte  pé-donculaire. 

L'espace   occupé   dans   un  cerveau  normal 

par  la  région  sous-thalamique  de  la  capsule 

interne  est  envahi  sur  ce  cerveau  mal  formé 

par  la  zona  inccrta  C/A,  Fig.  204  el  20;'))  qui 

sépare  la  région  ventrale   du  thalamus  du 

globus  pallidus  et  du  corps  de  Luys. 

Le  sfipiwnt  riHro-h'nticuhtirc  de  la  capsule 
interne  l'ail  di'i'aul,  et  dans  la  partie  posté- 
rieure du  Ihaiainus,  qui  à  l'état  normal  cor- 
respond au  pulrinar,  on  trouve  au  lieu  de 
libres  radi('-es  de  nombreuses  libres  à  myé- 
line enchevêtrées  dans  tous  les  sens  et  circonscrivant  des  ilols  gris  informes  i^Fig.  200 
et  207). 

Le  faisceau  thalamiquc  de  Forel  iFth,  Fig.  203),  lec/tamp  de  Forel  (F,  Fig.204),  lacapsule 
du  noyau  roiufc,  les  radiations  de  la  calotte  (RC,  Fig.  200),  paraissent  normaux.  Le  noyau 
rouge  (NR,  Fig.  2()b,  200,  206 ^  contient  toutefois,  dans  sa  partie  supé-rieure  surtout, 
moins  de  libres  (ju'à  l'étal  normal  ;  peut-èlre  parce  que  la  myélinisation  des  libres  n'est 
pas    parachevé',  peut-être   aussi  par  suite  de  l'agéuésie  des  libres  cortico-rubriques. 


Fig.  212.  —  Cas  Longery.  Coupe  passant 
]iar  la  moelle  cervicale  supérieure. 
.Méthode  d(>  Weigert-Pal.  7  I  grandeur 
iiaiure. 


198 


ANATO.MIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


Le  ruban  de  Reil  médian  (Rni)  est  bien  développé  et  peut  être  suivi  dans  son  trajet 
bulbaire  ;Fig.  211  et  210)  protubérantiel  iFig.  209)  et  pédonculaire  (Fig.  208  et  209) 
juscfue  dans  la  partie  ventrale  du  thalamus  autour  et  en  dehors  du  centre  médian  de  Luys. 

Le  cervelet  et  ses  pédoncules  cérébelleux  supérieur,  moyen  et  inférieur,  paraissent  nor- 
maux. Les  fibres  protubérantielles  antérieures  et  postérieures  ne  sont  pas  encore  com- 
plètement myélinisécs,  et  grâce  à  l'absence  de  la  voie  pédonculaire  la  substance  grise 
antérieure  durpont  paraît  plus  abondante  (ju'à  l'état  normal  (Fig.  208,  209).  On  trouve 


-Sg 


T>      iKi^-' 


sih   '■ 


H  d 


Fig.  213.  —  Cas  Richard.  Porencéphalic  double  avec  malformation  cérébrale  et  hydro- 
céphalie. Face  supérieure  de  l'encéphale.  Les  lèvres  de  la  profonde  scissure  inter- 
hémisphérique (sih)  se  sont  écartées  pendant  le  durcissement,  et  l'on  aperçoit  dans  le 
fond  la  mince  membrane  interhémisphérique  qui  contient  à  sa  partie  antérieure  un 
tronc  calleux  rudimentaire.  Les  lignes  de  repère  1,2,  3,  4,5,6,  correspondent  aux 
coupes  vertico-transversales  (Fig.  219  à  22o).  D'après  une  photographie. 

tous  les  éléments  constitutifs  de  la  caloKe  pédonculaire  et  bulbo-protubérantielle,  et 
la  substance  grise  est  abondant»;  comme  ell(>  l'est  à  cet  Age  chez  un  enfant  normal. 


Cas  Richard. —  l'orenci'phalie  double  avec  malformation  cérébrale.  (Voy.  J.  Dejk- 
itiNE  et  E.  Long  :  Soc.  de  Biologie,  1898,  et  Long,  Thèse  de  Paris,  1899.  Enfant  hydro- 
céphale de  forte  conslitulion  et  d'aspect  robuste.  Né  à  terme  ;  mort  à  l'Age  de  7  mois. 
L'encéphale  nous  fut  remis  par  le  D'  Long.  Les  (iuel(|U('S  renseignements  cliniciues  que 
nous  avons  pu  nous  piocnrer  se  résument  à  ceci  :  L'enfant  était  en  état  de  contrac- 
ture des  quatre  membres,  remuait  un  jteu  les  Jambes,  assez  bien  les  bras.  Tétait  bien 
au  biberon  ;  s'approchait  du  biberon  lorsqu'on  le  lui  présentait;  tournait  la  léle  quand 
on  causait  près  de  lui.  Ne  se  salissait  pas  plus  souvent  qu'un  autre  enfant  du  même  âge. 

Bien  que  les  circonvolutions  cérébrales  soient  en  grande  [larlie  développées  chez  cet 


iiniiiv^   i>i;   l'iHt  I  i.ciioN   m-:   i,'i:<:(Ht<.i-;  (;i:iu;i!  i«  a  i.i;. 


1  w 


liviliiit'l'li'il"'.  '1  >i'^il  i'i  iiiidi  r  il'iiin'  iiLiU'iii  iiiiitidii  I  l'K'lirali"  li<'s  .iiialii^iir  k  crllrilu 
cas  Longery  <'l  survciiin'  il. m-  h-  pi  iiiiins  sladrs  i|i'  la  vie  riiilnyoïiiiain',  nriint  la 
soudure  du  mtintcuu  ccrcbiitl  aux  an  jis  o/i/o-s//  /o. 

I.i'  ciMvi'aii  aiili'-iii'iir  rt'|iri'<i'iil<'  iii  du  mic  iiii.>  \,i>lr  \.'-ii  iilf  à  cavil.'  vcnliiculaii  <! 
uniiliii".  mai-.  Ir  maiilraii  fi'iilu  .1 1 ,  .111  Ihii  ilrlir  k-iIihI  ,'i  iiim'  iiiiih-i'  iiirmliraiU!  Iraiis- 
luciili'..!  iliuun''  iiaissaiici*  à  tics  lircniivdliilimr»  c(;i  l'In  aies  dans  les  i(''i.'ifiiis  iiilerm; 
sui>«'i  ii'un-.  iiirfiifuif.  anirTifiirc  cl  |i()slt'i  iciiic  (1rs  lM''mi^|ili(''i<'S  (Kip.  21.'{i.Lf's  [»arli<'S 
la  If  raies  dfs  iK'iiiisplirics  t'niil  sriilcs  (h'I'aul,  cl  à  Lui  \<\;\rr  ,<u  lidinr  iiii  \asle  orilicf! 
(porencépluilic)  i[m  mesure  à  pru  près  les  Imis  quaiK  dr  la  1(iiil:ui-ui   \i<\:\\r  ,\\i  cerveau 


;.  211.  —  Cas  Richard.  Face  latérale  de  l'encéphale.  La  ligne  .1  a  indique  la 
direction  suivant  huiuelle  les  ganglions  de  la  base  ont  été  débitées  les  coupes  hori- 
zontales obliciues  iFig.  226  à  231).  Le  cerveau  s'est  aplati  pendant  le  durcissement 
de  sorte  que  la  partie  antérieure,  étranglée  (Etr)  du  manteau  occupe  la  face  infé- 
rieure du  cerveau.  —  FHd,  les  circonvolutions  de  la  partie  inférieure  repliée  de  la 
face  externe  de  l'hémisphère  droit.  —  GH,  ganglions  de  la  base  (corps  opto-striés). — 
Ilg,  les  circonvolutions  delà  face  externe  de  l'hémisphère  gauche.  —  Lor,  lobe  orbi- 
taire.  —  .Mp,  ligne  d'insertion  de  la  membrane  qui  ferme  incomplètement  la  vaste 
porrnci'jdialie  (po'(iui,  de  part  en  part,  fait  communiquer  le  ventricule  latéral  unii|ue 
avec  l'espace  sous-arachnoïdien.  —  PT,  pAle  temporal.  —  Vf,  la  corne  frontale  du 
ventricule  latéral. 


('ai  Uic.lianl.  l'or- 
iiii>'<'-|>linlin  'loiiltln 
iivoc  tiiairormaiioii 
<;i'r<'lirnl«i  «?i  liylro- 
'••'•|iliiilio,  Al»<t<"tir«  «In 
soiiijiiro  (lu  H(>((mcnt 
Hiipi'Tidiir  "lu  man- 
teau d'-n'-lirnl  aux 
••or[iH  opto- Htnt'iH. 
A^'éiii-sio  ilii  scptuin 
liiciiltim.  Absence  'lo 
lilirns  loiiKi'K'linal';)* 
ilaiis  l;i  ri-Ki""  sous- 
'iptii|U(;  •!(;  lao:t|isule 
iiiierno  et  lo  pie'l  'lu 
pù'lonculo  cérébral  à 
l'exnoption  «lu  fais- 
ceau géniciil'j  et 
•l'une',  partie  «lu  fais- 
••cau  interne  'lu  pici 
«lu  pédoncule  eéré- 
tral.  Absence  de  la 
voie  pédonculaire 
dans  son  trajet  pro- 
fibérantiel,  bulbaire 
et  médullaire.  Ab- 
sence de  la  pyrami- 
de antérieure  du  bul- 
be. Développement 
'les  fibres  d'associa- 
tion et  commissu- 
ralcs  du  manteau 
cérébral  avec  agé- 
nésie  partielle  du 
tronc  du  corps  cal- 
leux. Démonstration 
de  l'cvistence  d'un 
système  de  libres 
thalamo  -  corticales. 
Intégrité  du  système 
des  ra'liations  strio- 
thalami')ucs  et  strio- 
sous-thalamiqucs. 


tl  par  If'jut'l  la  caviN'  vtiili  iculaire  unique  communi'iue  largement  de  chaque  côté  avec 
l'fspace  sous-arachnoïdien  !Fig.214).Ce  large  orifice  est  incomplètement  fermé  par  une 
membrane  mince,  fenètrée,  doublée  de  la  pie-mère  et  qui  se  déchire  avec  la  plus  grande 
facilité. 

Les  bords  de  la  porencéphalie  paraissent  de  prime  abord  correspondre  à  une  ligne 
courbe  qui  passerait  ])ar  la  deuxième  circonvolution  frontale,  la  deuxième  circonvolu- 
tions pariétale,  la  partie  moyenne  du  .obe  temporal,  la  partie  externe  de  la  circonvolu- 
tion de  riiippocamp»!  et  l'espace  perforé  antérieur.  La  perte  de  substance  aurait  donc 
porté  sur  l'insula,  l'opercule  sylvien,  la  troisième  circonvolution  frontale,  la  pointe  et 
les  parties  antérieure  et  moyenne  du  lobe  temporal.  Elle  est,  en  réalité,  beaucoup 
moins  grande  (Fig.21o)  et  n'intéresse  que  l'insula,  une  partie  de  la  face  profonde  de 
l'opercule  sylvien,  la  pointe  et  la  partie  antérieure  du  lobe  temporal;  les  circonvolutions 


•200 


ANATUMIE    Di:S    CEMliES    NEKVEUX. 


drvt'loppées  do  cet  liydroct'phale  correspondaiil  assez  exactement  (^moins  la  pointe- 
temporale  toutefois)  au  manteau  cérébral  que  l'on  obtient  en  pratiquant  sur  un  encé- 
pliale  normal  la  coupe  dite  de  Meynert  (T.  l",  Fig.  3,  p.  19>.  Si  la  perte  de  substance 


FiG.  21o.  —  Régions  de  la  corlicalité  détruite  parla  porencéphalie  d;ins  le  cas  Richard. 


--Mp 


EiG.  210.  —  Cas  Richard.  l»oi'cnié|ilialic  tloubli'  avec  maH'onnalion  cérébrale.  Face 
inférieure  de  l'encéphale.  Etranglement  de  la  partie  antérieure  du  manteau 
cérébral  (Etr),  absence  des  pyramides  antérieures  du  bulbe.  —  Mp,  bord  d'insertion 
de  la  membrane  (pii  feinn'  incomplètement  la  vaste  porencéphalie  (po). 


jtai'aitsi  étendue,  cela  lienl  à  ce  (|ue  la  Mibslance  blanche  du  ccnire  ovale  est  excessi- 
vement réduite  et  à  ce  (|ue  l'écorce  de  la  convexité  se  replie]sur  (die-méme  au  niveau 
des  bords  de  la  porencéphalie.  l-a  membrane  (ou  ses  débris)  qui  ferme  incomplète- 
ment ce  vaste  orilice  recouvre,  (mi  oulrc,  la  partie  repliée  do  l'écorce  et  la  masque  en. 


i-ii!Ui;s   \)\:   l'Un  II!  riit\   iii:   i.  i  loiui:  (,i:iu;i!H  \i.i:. 


2<il 


parli«>  avant    d.-   Ia|ussci-    l.i    r.nil.-    \riilM. nl.inv.   (Vi.y.    I''i«.    2ZZ  à    227,  22'.»    <;l.    2:jt».y 

(/>lli>  (lis|in>iliiiii  ii'i'xisic  pas  (l.iii-  la  Kirioii  orciiiilali'  où  l'on   ilisliiipiH-  iiiic  {in'iuU:, 

uni-    l'ai-i'    iiiii'iiir,  mil'   i'iici-   iiiiV'i  hm  •■    >■{    une    li,  c   r\lr i   .  uiivc\.-,   mais  clic   se 

rcllOIIVc   li.lll^     1,1     li-uinll     |.;M  ii-|n-lrlll|ni|  ,llc    nu     r,iMl(C     1 1 1 1    -  \  M  I  ^    -  1 1 1  U  .1  Ill.l  IL'ilia  1  is,    (Ic    L'I 
parlll'    .|il|.|C.'lllt'   lii-    ri>|icrillir    |..iricl.ll    ri     dr    l'nlMl  ,lllr     lr|i||HM;il     -r    |r|,||c    i'||    ijrilailS    Ct 

^'a|^|llll|lll•  Mil'  cc||(>  (lu  liijic  paiii'lal  |iuiii   liinih'i    j.i  |hii  rih  i|ili.ilii'  in  .iriific. 

(j'I  liy(ii(><-i-|i|ialr  |ti.s>r(li>  une  ^.issiiic  inNi  iHini-iiln'i  h|ur  (u  nlnnilr  fKif,'.  2l.'{j  cl,  une 
faux  (lu  irivrau  Imn  c|i\  ilnpinr.  I.r  iM.iiiN'iu  ^"l'Iiaiiiili'  à  ri'Xlri''iiiilt''  aiili''iiciirc  ou 
IVonlaIr  (!'•>  il'  ini-|ilièi '■■-,  la  -ri^-iiir  inhi  licmis|ilH'ri(|iM'  (Irviriil.  alui'S  siipcriiciclle 
|i.un'  icilfM'Mir  pinloïKl.'  ilan^  la  ii\uinn  m  lulaii  r  dr-  Idl.rv  l'ionlaiiv  (Fifi^.  21(j).  l'ar  siiiti; 
(If  raplalisvi'iufnl  .le  la  pnrr  |.rnilaiil  ]'•  diin  i^srininl ,  l'id-iaii^lcmcnl  sul)i  |tai-  le 
niaiiicaii  paiail  ^iii  la  pli.iln::i  .iphic  mc-ci  à  la  larr  inli-ricurc  des  liémisplièrcs  (Ktr, 
Kit;.  211  td   2l(i   ;  il  ciu  lopnnd.  'ii    nalili',  ,'i  l'cvl  n'inih'  rii'Mlah'  du  l'civrau.  l'ai  airi<''re 


'n*  Ki<  har'l.  l'or- 
••iiiApiinlic  floiiMn 
l'iviT  rriaU'iirnialion 
r<^ri'-l»rnl<i  «i  liylro- 
«■«'•|ilinli('.  Alxcrirn  <ln 
xoïKliirn  (lu  nt^ttnwtil 
Kii|i6rii-iir  ilii  rnan- 
tniiu  ciirél.ral  aux 
"■or|iH  ojito- Hiri<'-ii. 
Affiincsio  <lii  Ki-|i(iini 
liiridurn.  AUhpw.h  do 
libres  loMt^itii'linaloH 
'l.'iiiN  la  ri't'ioii  s'Mis- 
o|iii<|iio  d(i  la  r'a|)Hijlu 
inlirrno  <;l  le  pirvl  du 
pédoncule  crn'lirai  à 
l'oxcejitiori  du  fais- 
<!naii  ^rrriii-iil"'!  cl 
'liino  (lartjr  ilii  fais- 
'•«■aii  interne  du  piod 
rlu  pédoncule  cérc- 
hral.  Absence  do  la 
voie  pfîdoncnlaire 
dans  son  trajet  pro- 
tuhérantinl,  liuiltairo 
ct  médullaire.  Ab- 
sence de  la  pyrami- 
de antéricnre  du  bul- 
be. Développement 
des  fibres  «l'associa- 
tion et  commissura- 
Ics  du  manteau  céré- 
bral avec  agénésio 
partielle  du  Iroiic  du 
corps  calleux'.  Dé- 
monstration de  l'exis- 
tence d'un  système 
de  libres  thalamo- 
corticales.  Intégrité 
du  système  des  ra- 
diations strio-ttiala- 
miques  et  strio-sous 
thalamiques. 


\        FiG.217.  —  Cas  Richard.  \..i.  païui  inréiieuie  de  la  cavité  ventriculaire  commune, après 
I  ablation   du  nianlcaii   c  rébral.  Remarquer  la   situation  du  trigone   cérébral  (Ti,') 

entre  les  ^-'anglions  df  la  base  (GB)  et  ses  connexions  en  avant  avec  la  jiartie  infé- 
rieure, basale  du  se[)luni  lucidum  (Si). 


de  lui,  on  trouve,  en  elTel,  de  chaque  côté,  la  région  orbi taire  du  lobe  frontal  avec  son 
sillon  crucial,  Va^pace  perfore  anttirieur,  la  circonvolution  du  crochet,  el,  sur  la  Hune 
médiane,  le  losange  opto-pedonculairc. 

Le  cervelet  paraîl  normal:  la  protubérance  est  jietite;  les  pyrtnni'lrs  antérieures  du 
bulbe  sont  absentes,  et  il  existe  ici,  coinmedans  le  cas  Long,  un  nu-plat  médian  bordé 
de  chaque  côh'  p;ir  la  saillie  des  olives  (Fig.  216  . 

.V  la  convexité  des  hémisphères,  on  topographie  très  difticilement  les  différents 
sillons  td  circonvolutions.  Les  circonvolutions  sont  larges,  (lexueuses,  unies  entre  elles 
par  de  nombreux  jdis  de  passages,  et  affectent  de  ])référence  une  direction  traiisver.sale  ; 
on  n'observe  pas  ici  la  disposition  radiée  des  circonvolutions  si  fréquentes  dans  les 
porencéphalies  peu  étendues  (Voy.  cas  011ier,Fig.237)  ou  dans  les  agénésies  du  corps 
calleux.  Le  profond  sillon  transversal  de  la  partie  postérieure  de  la  convexité  gauche 
(Fig.  2i:{)  appartient  ])robablement  au  sillon  pariétal  transverse;  la  scissure  de  Rolando 
serait  située  un  peu  plus  en  avant. 

\  la  face  interne  des  in-misphères,  il  existe  une  srissure  calloso-marginale,  interrompue 


202 


A.NATUMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


par  de  nombreux  plis  de  passage,  mais  à  direction  sagittale  manifeste  néanmoins.  On 
reconnaît  un  praecunous,  une  scissure  pariéto-occipitale,  et  à  la  face  inféro-interne 
droite,  un  sillon  collatéral  et  une  scissure  calcarine  avec  un  ruban  de  Vicq  d'Azyr  trt's 
manifeste  sur  les  coupes  (Fig.  219. Iciencore, il  n'existe  donc  pas  cette  disposition  radiée 
des  circonvolutions  de  la  face  interne  des  hémisphères  signalées  par  Forel  et  Onu- 
frowicz,  Hochhans,  Kaufmann,  Zingerle,  etc.,  dans  les  cas  d'agénésie  du  corps  calleux 
Dans  le  cas  Richard,  le  /ro?ic  du  corps  calleux  est  incomplètement  développé  et 
n'existe  à  l'état  rudim  entaire  qu'à  la  partie  antéro-supérieure  de  la  scissure  iuterhé- 
raisphéricjue.  Dans  la  moitié  postérieure  de  la  scissure,  le  tronc  du  corps  calleux  fait 
complètement  défaut,  et  les  deux  hémisphères  sont  réunis  entre  eux  par  une  membrane 
mince,  translucide,  qui,  de  chaque  côté,  se  continue  avec  la   membrane  épendymaire 


?«•  ,r 


FiG.  218. —  Figure  schématique  du  cas  Richard.  La  cavité  ventriculaire  unique  est 
limitée  en  haut  par  le  manteau  cérébral  et  la  mince  membrane  qui  occupe  le  fond 
de  la  scissure  interhémisphérique;  elle  est  limitée  en  bas  par  les  ganglions  de  la 
base  (corps  opto-strié),  le  trigone  cérébral  et  la  face  latérale  dupulamen.  De  chaque 
côté,  elle  communique  largement  avec  l'espace  sous-arachnoïdien  au  niveau  de  la 
porencéphalie  (po). 


de  la  voCite  du  ventricule  latéral  uni(iue  et  qui,  en  arrière,  se  réfléchil  sur  l,i  l'ace  supi'- 
rieure,  intra-ventriculaire  du  corps  du  trigone. 

Le  plancher  de  la  cavité  ventriculaire  unicjuc  présente,  comme  dans  le  casLongery, 
deux  saillies  ovo'ides,  les  <ian(jUons  de  la  base  ou  corps  opto-striés  séparés  l'un  de  l'autre 
à  leur  partie  postérieure  par  le  corps  du  trigone  et  les  plexus  choro'ides  du  ventricule 
hité'ral  (Fig.  217  et  226),  et  en  avant,  par  une  mince  cloison  verticale  et  médiane  (jue  les 
coupes  montrent  formée  par  le  ganglion  du  scptum  luciduni  (SI),  cloison  qui  s'étend 
(Fig.  226)  du  sommet  du  corps  du  trigone  à  la  partie  anléro-inférieure  du  noyau  caudé 
où  un  diverlicule  inférieur  et  médian  de  la  cavité  , ventriculaire  la  sépare  de  la  lame 
(lih),qui  occupe  dans  la  région  orbitaire  le  fond  de  la  scissure  interhémisphérique(sih). 
Ce  fait  est  important  à  relcniir  pour  l'étude  du  dt-veloppement  respectif  du  corps  du 
trigone  et  (hi  tionc  du  coips  calleux  iliez  l'homme. 

Nos  deux  cas  Richard  et  Longery  moulreul  en  oulre  «jue,  à  un  certain  stade  de 
leur  développement,  les  ganglions  de  la  hase,  en  |i;irliculier  le  putamen,  sont  intra- 
ventriculah'es,  et  (pu;  ce  n'est  que  secondairement,  après  la  soudure  du  manteau  céré- 
bral aux  ganglions  de  la  base  dans  la  région  où  la  capsule  interne  se  continue  avec  le 


i'iiini:s   iti;   l'imJij.  i  |(»n   hk  i.' i;<:m|((;k  ckhkimi  \i.i;. 


2o:j 


pi,.,|    il,.    1,1     ((.Uliilinc     l,l\  (.llll.inli'.    i|Ui'    II'    |illl,llllrll    iliM'Ill     >\ll  .1    \<l|ll  h  ul.iirc    ri,    .|lli- 

l'in.>'Ul;i  •-';i|>|ilii|u.'  -iii-  l,i  l.irr  .xinnr  ilii  |iul,iiiicii. 

Ktmle  inin-osc('pi</iif.        \.'-  iii.iiilr.m  (■('•[.•ln.il  a  <'\r  i\<'\>\\<-  <\\  rnii|.cs  vcrlifo-lniiisvHr- 

snlfS  sf rires,   les    i;;iii;jlic>iis   t\r   la    ha^^  avn-   la    kl-i I>ilaii.'   du    IoIm-   fioiilal   et   la 

pnrlif  ailjai-fiil.-  ili-  la  riiv..ii\ohiln>M  de  riii|>|iiH  atii| t    du    l<dic  lrMi|Mual,  i;li  roup<-S 

lioii/.oiilalt'S  ..liliiiii.'S  siMi.sildrm.iil  |mi,iI1i  |r>  a  la  Landrlrllr  n|,tii|U''.  Il  it-siilto  de 
rcxaiiH'ii  de  CCS  coupes  : 

1"  Ou.'  \i- iiuiiihiiii  riKliial  (!'•  cri  liydioct-pliali!  possède  uiKi  suhslaiicf!  blariclu;  (jui, 
bien  (juc  icduitc,  cdiiliiul  utauiuoiiis  les  trois  catégories  de  libres  normales:  fihrex 
(l'associât iou,  fibres  de  prujrrtioii,  fihrcs  calleuses  ou  commissiirales.  Elles  s'épanouissent 
en  évenlail  dans  la  crtMo  des  circonvolutions,  forment  la  substance  blanche  non  différen- 
cit'e  (In  ctnlrr  ovale  et  se  disposent  en  couclies  distinctes  au  voisinage  de  la  cavité 
ventriculaire. 

Dans  le  lobe  occipital  on  Irouve  les  trois  couches  conceiitri(iues  du  cerveau  normal 

■pace     suporie-ure 


('n*  llirlinr<l.  l'or- 
<ii>  «■•|ilialio  «loiililo 
tivi:  rnalforniiiiion 
'orôlirnlo  ni  hyilro- 
i:<>|ilialin.  AltHciicii  'lo 
Kou'lura  (lu  <«<'((innnt 
Nii(iijri<)ur  'lu  man- 
U'iiii  ci'-rrliral  aux 
':or|>s  o|iio  -  Hlrif'H, 
tiffénéme  >lii  Knpluni 
liici'ium.  AliHorico  <lo 
AbroH  lorifi^itiKlinaloH 
dans  la  ri'rt,'i''ri  soiis- 
(>[)ti'{u<:  <\t:  la  i;a()»iil<' 
interne  et  lo  pic'l  'lu 
pédoncule  cérébral  à 
l'cxcoption  'lu  fais- 
ceau gi'-niculé  et 
d'une  [>artio  'lu  faiîi- 
ceau  interne  du  pied 
du  pédoncule  céré- 
bral. Absence  de  la 
voie  pédonculaire 
dans  son  trajet  pro- 
tubéranticl,  bulbaire 
et  médullaire.  Ab- 
sence de  la  i>yrami- 
de  antérieure  'lu  bul- 
be. DévcITîppcment 
des  fibres  d'associa- 
tion et  commissura- 
les  du  manteau  céré- 
bral avec  agénésie 
partielle  du  Ironc  du 
corps  calleux.  Dé- 
monstration de  l'exis- 
tence d'un  système 
do  fibres  thalamo- 
corticales.  Intégrité 
du  système  des  ra- 
diations strio-thala- 
miqucs  et  strio-sous- 
thalamiques. 


..  210.  —  Cas  Richard.  Coupe  vertico-transversale  du  lobe  occipilal  gauche, passant 
par  la  ligue  de  repère  G  de  la  Fig.  213.  Méthode  de  Weigert  2/1  grandeur  nature. 


Fig.  219).  Le  tapetum  en  dedans  (Tap) ,  avec  ses  fibres  fortement  colorées  par  l'héma- 
toxyline,  les  couches  sagittales  interne  et  externe  (CSgt)  en  dehors.[Ces  trois  couches 
entourent  complètement  l'épendyme  ventriculaire,  mais  sont  plus  épaisses  au  niveau 
des  parois  supérieure  et  inférieure,  et  surtout  de  l'angle  externe  du  ventricule  (VI). 
Elles  s'y  concentrent  encore  davantage  dans  la  région  pariétale,  lorsque  la  cavité  ven- 
triculaire, de  triangulaire  qu'elle  était,  devient  irrégulièrement  quadrilatt'rale,  par  suite 
de  la  transformation  de  son  bord  e.vterne  en  une  véritable  face. 

Immédiatement  en  arrière  de  la  porencéphalie  (Fig.  220)  les  trois  couches  entourent 
bien  encore  complètement  la  cavité  ventriculaire  (VI),  mais  les  fibres  des  couches  sagit- 
tales s'amassent  le  long  de  la  paroi  externe  (CSgl)  et  de  l'angle  supéro-exferne  (CR)  du 
ventricule,  tandis  que  les  fibres  calleuses  faisant  suite  au  tapetum  de  la  cmpe  précé- 
dente se  concentrent  autour  de  l'angle  supéro-externe  en  un  faisceau  volumineux  for- 
tement coloré  par  l'hématoxyline  (Fc).  En  dedans  des  fibres  calleuses,  dans  les  couches 
inofondes  de  la  membrane  épendymaire,  on  trouve  dans  le  lobe  occipital  comme,  dans 
toute  la  convexité  de  l'hémisphère,  une  mince  couche  presque  continue  de  fines  libres, 
faiblement  colorées  par  l'hématoxyline,  jtarticulièrement  aboiuianfe  au  niveau  de 
l'angle  externe  du  ventricule  et  qui  appartiennent  au  faisceau  occipito- frontal  (OFj 
(Fig.  220,  221,  222  et  223). 


204 


ANATU.MIE    DES   C  EN  TUES    -NEliVELX. 


Cas  Richard.  Por- 
enct']>halie       double 
avec     malformation 
cérébrale    et   liydro- 
céi>halie.  Absence  de 
soudure  du  segment 
supérieur    du    man- 
teau    cérébral     aux 
corps      opto- striés. 
Afrénésie  du  se])tum 
lucidum.  Absence  de 
libres  longitudinales 
dans  la  région  sous- 
optique  de  la  capsule 
interne  et  le  ided  du 
pédoncnle  cérébral  à 
re.\cei)tion   du   fais- 
ceau    géniculé       et 
d'une  partie  du  fais- 
ceau interne  du  pied 
du   ijédonculo    céré- 
bral. Absence  do  la 
voie        pcdonculaire 
dans  son  trajet  i)ro- 
tubérantiel.  bulbaire 
et     médullaire.    Ab- 
sence de  la  ])_vrarni- 
de  antérieure  du  liul- 
be.     Développement 
des  fibres  d'associa- 
tion et  commissura- 
les  du  manteau  céré- 
bral   avec    agénésie 
l»artielle  du  tronc  du 
corjts    calleu.x.     Dé- 
monstration de  l'exis- 
tence   d'un    système 
de     fibres    thalaiiio- 
corticales.   Intégrité 
du  s^-stème  des  ra- 
diations   strio-tliala- 
miques  et  strio-sous- 
thaiamiques. 


C"R  ,      ;  Ep 


F.Sup 


CR 


F.'G.  220. 


r.Ext 


Int. 


F.Exi 


Kl  G.  221. 
Vu-    220  01  221.  -  Cas  Richard.  Coupos  vnMir.,-|,.an.sv,M-sal,.s  passm.l.  Vuur  Mnm.-..li-, 

n.  ?«  7        :    •■""'■''""•'    •-'y'>"nan(o  ,1.  la  faro  suprro-oxtorno  ,lo  Iln-mi- 

sphorc.-CSgt.coucl.es  .sagillales  se  conronirani  lo  louj;  ,lo  la  fa.o  e.xto.n.>  ^Ki.-.  220) 


Lefi 


iir.iii's  m;  l'im  n-c  iid  \   m;  i/iiCoiicK  <;i:iu;i!ii  \  i.i: 


•2tt;i 


.•I  lie  I  .iiil;Ii'  mtiTo-cxIfi  iir  I'i;^.  221  )  (lu  M'iiliiriilr  l.ih'ial.  l'ir,  scclioiis  d'Ilols  cor- 
In  .Mi\  ii|)|)ailfii.iiil  à  rr-Cdici!  i|ui  lapissc  la  |iaini  |His(<'iii'Ur(!  ilr;  la  (Min!iic<'|ilialif. 
—   \''.\),  r|>cn(lyiin'    vciiti  iculaiic   lirs  (''pais,  roiniiir   il    Vcsl  rlicz    rriil'aiil.  i-'c,   le 

l'aiMcau  i\r  tilni'-^  lallruscs  sitm'-  en  <l('lniis  du  laisccau  oci-ipilo-rimital  aiilDiir 
ilr   raii::lr   --iiiiii ,  -,■  \  I  ,i  nr    du    vcnli  iciilr   l.iNial.  K,    .sc,issur(!  culcariii"'.  Mp, 

iiu'ImIu  aiic  i|ui  liiiiilc  la  pm  l'iiiéplialu'  d  -,•  l'oiiliiiiir  en  di'daiis  avr-c  r<'pi'iidyiii(; 
\  mil  irulaii  r.  (iK.  rai-^ccaii    iMcipild-liniil.il.  S^r,  v|ili-laiii<'   L'ii-i'   miii--«';|K'II- 

d>lll.mv.  Vl,    Vrlillh  lllc    Lll.ial.    .M.'IJKidr   de    Wrl^'cl  l-l'al,   2,1    ^laiidriii-   liallllr. 


vii.?^ 


1  '         '  ,  , 

RCc  ;     Fc   ^^  ■  Ep     Y^ 

pCR 


mu 


Fig.  222.  Cas  Richard.  Frairnicnt  d'une  coupe  vertico-lransversale  du  manteau  céré- 
bral passant  III  avani  de  la  liiiue  de  repère  4  de  la  ligure  213,  dans  la  région  de  la 
cavité  ventriculairc;  commune  qui  correspond  à  l'état  normal  au  bourrelet  du 
corps  calleux.  Cette  coupe  intéresse  la  circonvolution  godronnée  (Cg)dans  la  région 
où  elle  se  continue  avec  le  taenia  tecta.  Le  faisceau  des  fibres  calleux  (Fc)  occupe 
encore  l'angle  externe  du  ventricule,  mais  commence  à  se  déjeter  en  dedans  et  à  se 
r('-uiiir  à  la  base  des  circonvolutions  de  la  face  interne  de  l'hémisphère  en  un  faisceau 
à  direction  sagittale,  particulièrement  manifeste  sur  la  coupe  suivante]  (Fig.  223). 
I,e  faisceau  supérieur  (pCdij  des  libres  de  projection  contourne  en  crochet  le  faisceau 
des  fibres  calleuses  (Fc)  et  tapisse  sa  face  supérieure;  il  est  traversé  au  voisinage 
de  l'angle  supéro-externe  du  ventricule  par  les  radiations  calleuses  (RCc)  qui  pro- 
viennent de  la  partie  recourbée  du  manteau;  ces  fibres  sont  situées  sur  le  même 
plan  et  présentent  la  même  direction  (jue  les  libres  de  projection  et  simulent  à  tort 
un  faisceau  d'association  anormal  reliant  les  circonvcdutions  de  la  face  externe  du 
manteau  à  celles  de  la  lare  interne.  Méthode  de  \Vei?erl-Pal. 


La  cavité  ventriculaire  en  s'ouvrant  au  dehors  (Fig.  221  ,  au  niveau  de  la  porenoé- 
phalie,  détruit  la  face  externe  iln  ventricule,  et  les  fibres  des  couches  différenciées 
s'amassent  en  deux  tronçons  autour  des  angles  supéro-exferne  et  inféro-externe  du 
ventricule.  Les  fibres  calleuses  (Fc)  entourent  l'angle  supéro-externe  et  s'étalent  sur  la 
paroi  supérieure  du  ventricule  en  une  couche  infiniment  plus  épaisse  que  celle  des 
régions  pariéto-occipitale,  puis  se  continuent  en  une  très  mince  couche  qui  double 
l'angle  interne  et  la  paroi  inférieure  du  ventricule.  Les  filires  de  projection  forment 
deux  faisceaux  qui  affleurent  l'épendyme  ventriculaire  au  niveau  de  la  porencéphalie 
(Fig.  221).  Le  faisceau  supérieur  {CA\),  le  plus  petit,  est  l'homologue  du  segment  supé- 
rieur (pariéto-frontal)  de  la  couronne  rayonnante  ;  il  entoure  en  crochet  les  fibres  cal- 
leuses et  forme  au-dessus  d'elles  une  mince  couche  de  fibres  à  direction  transversale. 
Le  faisceau  inférieur  {CSgl^,  tvbs  volumineux,  forme  une  épaisse  couche  verticale,  home- 


206 


A.X.VTOMIE    Ui:S    CENTRES    NERVEUX. 


logue  des  segments  postérieur  et  inférieur  de  la  couronne  rayonnante.  Ces  deux  fais- 
ceaux sont  reliés  entre  eux  par  une  mince  couche  de  fibres  qui  entoure  l'angle  interne 
et  la  face  inférieure  du  ventricule.  Lorsque  les  cornes  occipitales  s'ouvrent  dans  la 
cavité  ventriculaire  unique,  cette  couche  disparaît  et  les  deux  faisceaux  sont  complè- 
tement séparés  l'un  de  l'autre. 

Les  coupes  horizontales  oblitjues  montrent  (Fig.  229  et  230)  que  le  faisceau  inférieur 
(CSgt)  poursuit  son  trajet  antéro-postérieur  jusqu'aux  ganglions  de  la  base  où  il  se 
divise  en  deux  parties:  l'une  longe  la  paroi  externe  du  putamen,  forme  une  capsule 
externe  rudimentaire  et  s'épuise  dans  l'écorce  repliée  du  bord  inférieur  ou  temporal  de 
la  porencéphalie  ;  l'autre,  plus  volumineuse,  se  recourbe  en  dedans,  passe  entre  la 
queue  du  noyau  caudé  et  le  putamen,  forme  les  segments  rétro  (Girl)  et  sous-lenti- 
culaires (Cisl)  de  la  capsule  interne  et  s'irradie  dans  le  pulvinar  et  la  partie  ventrale 


Fig 


.  22.'{.  —  Cas  Richard.  Fragment  d'une  coupe  verlico- transversale  du  manteau 
cérébral  passant  par  la  ligne  de  repère  3  de  la  Fig.  213. 

Cing,  cingulum.  —  Fc,  le  faisceau  des  fibres  calleuses  se  concentre  à  la  partie 
interne  de  l'hémisphère  en  un  faisceau  à  direction  sagittale,  l'homologue  du  forceps 
postérieur  d'un  cerveau  normal.  —  Fp,  faisceau  des  fibres  de  projection  recouvrant 
le  faisceau  calleux.  —  pGR,  pied  de  la  couronne  rayonnante  du  faisceau  de  libres  de 
projection.  —  OF,  faisceau  occipito-froninl.  —  Li,  première  circonvolution  lim- 
bique. 


du  thalamus  (Fig.  228,  229,  230).  A  son  volume  et  à  ses  rapports  ventriculaires  près,  il 
se  comjjorte  donc  comme  les  segments  postérieur  et  inférieur  de  la  couronne  rayon- 
nante normale  ijui  longent  la  paroi  externe  de  la  corne  sphénoïdale  avant  de  se  con- 
tinuer avec  les  segments  rétro  et  sous-lenticulaires  de  la  capsule  interne. 

Le  faisceau  supérieur,  très  petit,  contourne  en  crochet  les  fibres  calleuses  et  s'étale  à 
leur  surfaci;  en  formant  une  minuscuhî  couronne  rayonnante  qui  s'épanouit  dans  les 
circonvolutions  d<!  la  convexité  et  de  la  faie  interne  de  l'iiémisplière  et  dont  le  pied 
affleure  i'épendyme  ventriculaire  (pGR,  Fig.  222  et  223).  F-a  plupart  de  ses  fibres  se  por- 
tent transversalement  de  dedans  en  dehors,  et  sont  sectionnées  parallèlement  à  leur 
axe  sur  les  coupes  vertico-transversales  ;  au  niveau  du  crochet  elles  sont  sectionnées 
obliquement;  au  niveau  du  pied,  perpendiculairement  à  leur  axe,  ces  dernières  suivent 
donc  un  trajet  sagittal  bicm  distinct  du  trajet  normal  oblique  en  bas  et  en  dedans. 

r,(!tt(;  couroiuie  rayonnante  rudimentaire  est  traversée  comme  à  l'état  normal  par  un 
grand  nombre  de  radiations  calhmses  (jui  convergent  sur  l'angle  externe  et  la  face  supé- 
rieure du  faisceau  calleux  (Fc)  ;  celles  qui  proviennent  du  bord  externe  et  de  l'écorce 


riituKs   i»i;   i'Mnii;(  Tin\   iii    I. ' i-.c.i i u c !•;  (,i;iu  ini Ai.i:. 


ii'iilii't'  (le  riii''iiiis|iliri  (•  -Mini  |i.irl  iculi<'ii'irn'iil  iiuiiilii  l'iiscs  ;  elles  soiil  serlioiimW-s 
|i,ir;illèleiin'iil  à  leur  .ixe  rniiiin''  les  lilnes  (le  1,1  ciiuiiimie  laydiiiiaiile  (|iii  rtiCDiivrciil 
je  raisi'iMii  cilleiix  el  -~iii  le^  riin|tis  un  |ieii  i'|iaisses.  [laraisseiil  ne  l'aire  av(>c  r-jles 
(|n'nn  --enl  et  in^Mne  r.ii-;iiMti;  les  rimpes  niinres,  cnnveMaliIetnent  r  i.lori'-es,  monti°(;nt 
i|u'ellt-- a|i|iarlieMnenl  en  ii'Mlili'à  deux  l'aiseeaiix  dislinil-,  il  non,  e.iinnieon  |iniiiTail 
!o  crniit'  ilo  piiiut'  alioid,  à  un  loije  faisceau  d'assiicialion  lelianl.  les  cii  lonvolutiftus 
(le  la  ((invexili-  à  ci'lli's  (!••  1.1  l'ace  iulciiie  de  riii'inisplière  fl''i^'.  222'!. 

I,e  j'ai-ceaii  sn|iiM  leur  de  la  iimiunne  ia\  oini.mle  U]l\)  cnn^eive  cetle  dispnsilirin 
dans  Uiule  ['('lendiie  de  la  conveMle  du  nianleau  ccrt'ltral.  il  diniiniie  seiilemetit 
({'(^paissiMir  dans  la  partie  nuivenne  do  la  cunvexil»'',  en  in<Mne  temps  ipie  le  [tied 
-■él(ueMe  des  Imrds  de  la  pdrcnccplialie  })our  s'enfoncer  un  peu  dans  la  profondeur, 
mais  le  (  idclu'l  ijuc  les  liltres  de  projeclion  déoiivent  autour  des  libres  calleuses  est 
trt's  manifeste  et  facile  à  suivre  sur  la  plupart  des  coupes  (Kii;.  22V,  22!)). 

Lorsijue  l'on  s'approche  des  régions  aut(''rieures  du  manteau,  le  faisceau  supt'rieur 


Fi<;.  22 i.  —  Cas  Richard.  Coupe  vintico-transversale  du  manteau  cén'dnal   du   cas 
Richard,  passant  par  la  ligne  de  repère  2  de  la  Fig.  213. 

Les  libres  du  faisceau  calleux  sagittal  (Fc)  s'infléchissent  en  dedans  et  pénètrent 
dans  la  lanii;  membraneuse  interhémisphérique  ijui  relie  les  deux  moitiés  du 
manteau  cérébral. 


('a*  Kii-liiir'l.  Por- 
<'iM'i'<|ihnlii)  (loiililo 
îivci:      innlfiirmiition 

•  •'•ri-liralr-    t-i    hv'lr'i- 

•  '■'|ilialin.  Alitcfirc  <Jo 
Niiiiduro  'lu  Nogmont 
Hti|ii'-riciir  du  man- 
loau  (■i-ri''l(ral  aux 
corps  o]il(i-Nlrii-H. 
A(f<'iii'!«io  'lu  H(?|ttuin 
liicidum.  At)scii';o  'lo 
(lliros  lon((itu(linalf!M 
.laris  la  rctrioii  soiis- 
ii|>h(jiir'(|(!  la  ca|isulo 
ifil<!riio  irt  lo  pind  «lu 
)n'-ilonculn  ciTé'iral  à 
l'cxcojdion  <Ju  fais- 
ro.iu  tf<-nicu|r!  et 
(l'une  partie  <lu  fais- 
ceau interne  du  pied 
du  pc'Ionciile  ccr<'-- 
liral.  Alisencc  de  la 
voie  p«-donculairc 
dans  son  trajet  pro- 
tul)cranliel,  linlltairc 
cl  mi'dullairc.  Ali- 
Ncnce  de  la  ])yrami- 
do  anlf-rieure  du  ImiI- 
lic.  Df'veloppenicnt 
des  fibres  d'associa- 
tion et  commissura- 
Ics  du  manteau  céré- 
hral  avec  af,'('nésic 
jiartiollc  du  tronc  du 
corps  calleux.  Dé- 
monstration de  l'exis- 
tence d'un  système 
de  filires  tlialamo- 
corticalcs.  InU'f^ritù 
du  système  des  ra- 
diations strio-thala- 
mii|ue  et  strio-sous- 
tlialamiques. 


de  la  couronne  rayonnante  augmente;  le  crochet  contient  plus  de  libres  ({ue précédem- 
ment, bien  que  le  pied  de  la  couronne  rayonnante  reste  toujours  grêle.  Il  n'augmente 
d'épaisseur  qu'au  voisinage  de  la  partie  étranglée  du  manteau  cérébral.  En  comparant 
avec  soin  les  coupes  vertico-transversales  sériées  avec  les  coupes  horizontales  obliques 
on  se  convainc  qu'une  partie  des  fibres  du  pied  de  la  couronne  rayonnante  franchit 
rétranglement,  se  fusionne  avec  la  couronne  rayonnante  du  lobe  orbitaire  et  i)énètre 
avec  elle  dans  le  segment  antérieur  de  la  capsule  interne. 

En  résumé  les  libres  des  segments  antérieur,  postérieur  et  supérieur  de  la  cou- 
ronne rayonnante  abordent  les  ganglions  de  la  base  en  concourant  à  former  les  seg- 
ments antérieurs,  rétro  et  sous -lenticulaire  de  la  capsule  interne.  Quant  aux  fibres  du 
segment  supérieur  de  la  couronne  rayonnante,  —  comme  elles  ne  peuvent  aborder  les 
corps  opto-striés  à  cause  de  la  porencéphalie  et  de  l'absence  de  soudure  des  ganglions 
de  la  base  au  centre  ovale  —  elles  changent  de  direction  dans  la  région  du  pied  de  la 
couronne  rayonnante,  deviennent  sagittales  et  les  quelques  fibres  qui  arrivent  aux 
ganglions  de  la  base  empruntent  la  voie  des  segments  antérieur,  postérieur  ou  inférieur 
de  la  couronne  rayonnante. 

Quant  aux  fibres  calleuses,  elles  se  déplacent  de  plus  en  plus  en  dedans;  Fig.  222  ,  puisse 
concentrent  eu  un  petit  faisceau  compact  à  surface  de  section  ovalaire,  à  trajet  sagittal, 
qui  longe  de  chaque  C(jlé  la  base  de  la  circonvolution  du  corps  calleux  dans  la  région  où  le 


208 


ANATOMIE    DES    CE.NTUES    .NERVELX. 


bourrelet  et  le  troiii-  du  rorps  calleux  font  défaut  ^Fc,  Fia;.  223).  Dans  les  régions  anlé- 
rieures  de  riiémisphère,  on  voit  de  chatiue  côté  se  détacher  du  bord  interne  du  fais- 
ceau compact  des  libres  qui  se  portent  en  dedans  (Fip.  223  et  224),  pénètrent  dans  la 
lame  membraneuse,  qui  relie  dans  le  fond  de  la  scissure  interhémisphérique  les  deux 
hémisphères  entre  eux  :  elles  atteignent,  puis  dépassent  la  ligne  médiane,  s'irradient 
dans  l'hémisphère  du  côté  opposé  eu  constituant  un  (ronc  calleux  rudimentaire  (Ce, 
Fig,  225).  Au  fur  à  mesure  que  le  tronc  calleux  se  constitue,  le  faisceau  sagittal  dimi- 


FiG.  225.  —  Cas  Richard.  Coupe  vertico-transversale  sectionnant  la  partie  antérieure 
du  manteau  cérébral  et  passant  par  la  ligne  de  repère  1  de  la  Fig.  213.  La  partie 
inférieure  de  la  coup(;  intéresse,  l'écorce  située  immédiatement  en  arrière  de  la 
région  étranglée  du  lobe  frontal  (voy.  Fig.  214  et  21  (H. 

Le  faisceau  calleux  sagittal  a  disparu,  et  dans  la  lame   inlerhé-niispliérique,  il 
existe  un  tronc  calleux  rudimentaire. 


nue,  [)uis  disparaît,  et  dans  les  régions  antérieures  du  manteau,  les  libres  calleuses 
forment  une  couche  transversale  mince  qui  relie  les  deux  hémisphères  et  s'étend  de 
l'angle  externe  d'un  hémisphère  à  l'angb!  externe  de  l'autre. 

Malgré  les  apparences,  cette  disposition  si  spéciale  des  libres  calleuses  s'écarte  en 
réalité  très  peu  du  trajet  général  des  fibres  calleuses  d'un  cerveau  sain.  A  l'état  normal, 
les  fibres  calleuses  entourent  complètement  la  corne  occi])itale  d'une  couche  épaisse, 
surtout  le  long  des  parois  supérieure  et  externe  du  ventricule,  jiuis  elles  se  concentrent 
à  la  partie  su|)éro-interne  du  carrefour  ventriculain;  en  un  Faisceau  volumineux,  ova- 
laire,  à  direction  sagittale,  \v.  forceps  majeur  ou  postrriritr  du  ctu'ps  calleux  (Fm,  Fig.  8, 
p.  14),  dont  les  fibres  après  un  trajet  sagittal  |iins  ou  moins  court  s'infléchissent  en 
dedans  pour  former  le  liourrelol  du  corps  calleux. 

Le  faisceau  sagidal  de  notre  hydrocéphale  peu!  dmic  être  considéré  comme  l'hoino- 


iiI!1m:s    di:   l'iinii-i  tkin    m;   i.i'icnuci;  ci-n  i;i!i;  \  i.K 


•jo;» 


Pol 


CoN     Uichtinl.  1* 
rniici'>|iliulin     iloiililo 
.iM'-       iii.-iir>iriiialion 

<i'r<l.r.ili'  <•!  Iiyilro- 
<<■•(. Iijili''.  ,\lii<'(ic<)  i\n 
Hoiidiiru  <lu  Hc^morit 
«iiIii'TJiMir  <lii  inan- 
tniiii  r<'T(jliral  aux 
r.nr\in  opto-stril-». 
AK''''>('!Hic!  dti  Hoptum 
liicidiini.  Absnnco  do 
flliroH  lon^ittidinaloN 
dans  la  région  sou»- 
nptiqiiodr;  la  <.'ap<tulo 
interne  et  le  j>ied  du 
jKidonculo  cérébral  à 
l'exception  du  fais- 
ceau ^(éniculé  et 
d'une  iiartio  du  fais- 
ceau interne  du  pied 
•lu  pédoncule  réré- 
bral.  Absence  do  la 
voie  pédonculaire 
dans  son  trajet  pro- 
tubcranticl,  bulbaire 
et  médullaire.  Ab- 
sence de  la  pyramide 
antérieure  du  bulbe. 
Développement  des 
fibres  <rasso<:iation 
et  comniissurales 
du  manteau  cérébral 
avec  agcnésio  par- 
tielle du  tronc  du 
corps  calleux.  Dé- 
monstration do  l'exis- 
tence d'un  système 
de  fibres  thalamo- 
corticales.  Inté^rrité 
du  système  des  ra- 
diations sirio-tliala- 
miques  et  strio-sous- 
halami(|ues. 


FiG.220.  —  Cas  Richard.  Porencéplialii'  (loul)lo  avec  nialfoiinalion  ct'-rrljrale  et  liydro- 
cépliali(\  Coupe  hori/.ou(ale  oMiinu'  pa-^saul  par  les  eaiiglions  de  la  hase  et  l'écorce 
ilu  lobe  orbilaiie. 

Celte  coupe  sectionne  le  stratum  zonale  (Stiz)  et  le  noyau  antérieur  (TliXa)  de 
la  couche  optique,  la  parlie  supérieure  et  antérieure  du  corps  strié,  en  particulier, 
la  masse  commune  au  noyau  caudé  (NC)  et  au  pulamen  (NL3),  et  la  couronne 
rayonnante  du  lobe  orbilaire  ^pCU).  Le  nombre  de  ces  dernières  fibres  est  évidem- 
ment disproportionné  à  la  petitesse  de  ce  lobe;  les  fibres  internes,  recourbées  en 
arc,  appartiennent  très  vraisemblablement  en  propre  à  ce  lobe,  les  fibres  e.\ternes 
peuvent  être  suivies  sur  les  coupes  si'rié'cs  dans  le  faisceau  supérieur  de  la  couronne 
rayonnante(CR)  du  manteau  cérébral  (Fig.  223)  ;  elles  représentent  très  probablement 
la  voie  détoui'née  par  laquelle  un  cerlain  nombre  de  fibres  de  la  convexité  du 
manteau  cérébral  arrivent  à  la  capsule  interne.  Celle  coupe  sectionne  encore  la 
parlie  antéro-inférieure  du  segment  antérieur  i^Cia)  et  la  parlie  antéro-supérieure  du 
sei;ment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Gip).  Ces  segments  contiennent  un  grand 
nombre  de  fibres  myélinisées  qui  se  continuent  avec  la  couronne  rayonnante  du  lobe 
orbilaire,  ou  s'épanouissent  dans  l'épaisse  membrane  épendymaire  (Ep),  dans  une 
région  où  il  existe  de  nombreux  îlots  hétérotopiques  de  substance  grise.  La  partie 
inférieure,  basale  du  septum  lucidum  ;S1)  sépare  les  deux  noyaux  caudés,  et  s'étend 
du  pilier  antérieur  du  trigone  (Tge)  à  la  partie  inférieure  de  la  UHe  du  noyau  caudé 
un  diverlicule  médian,  inférieur  ou  frontal  de  la  cavité  vcnlriculaire  unique  (VI)  la 
limite  en  avant  et  la  sépare  de  la  lame  interhémispbérique  (lih).  Méthode  de 
Weigerf-Pal.  2/1  Cramlfur  iialure. 

tmmk   II  j4 


210  AXATOMIK    DKS    CENTUES    NEllVELX. 

logue  du  forceps  postérieur  normal,  mais  d'un  forceps  postérieur  anormalement  étiré 
par  suite  de  l'agénésie  du  bourrelet  et  de  la  partie  postérieure  du  troue  du  corps  calleux. 


Fil 


Th.Ne 
PaTK 


Gi(g) 


'PoL 


,.  227.  —  Cas  Richard.  (]ou]»c  liorizonlale  oblique  passant  par  la  région  thalamique 
de  la  capsule  interne,  et  sectionnant  le  lobe  orbitaire  au-dessous  de  sa  couronne 
rayonnante  (voy.  fig.  21.5,  le  plan  de  direction  de  ces  coupes). 

La  couche  o[)ti(|ue  remaniuablement  petite  présente  un  noyau  interne  (TliNi) 
et  un  noyau  externe  (ïli.Xe)  bien  développés,  riches  en  tîbres  radiées,  dont  un  faisceau 
important  appartient  au  pédoncule  antérieur  de  la  couche  optique  (PaTh)  et  provient 
du  segmrnt  antérieur  de  la  capsule  interne  (Gia).  Au  voisinage  du  genou,  un  petit 
fascicubî  de  libres  (Ci(g)  se  détache  du  segment  antérieur  (Cia^  et  se  place  à  la  partie 
ant('riour('  du  segment  postérieur  (Ci[)).  Celui-ci,  bien  ([u'étroit,  contient  néanmoins 
un  grand  nombr(^  di>  libres  myi'linisées;  elles  s'éiianouiss(>nt  dans  la  membrane 
épendymaire  (EpWpii  recouvre  les  ganglions  de  la  base  ;  un  certain  nombre  de  fibres 
entrent  dans  la  constitution  de  la  capsule  externe  rudimenlaire  (jui  recouvre  la  face 
externe  intmventriculnirc  du  pulamen  (NLu).  La  jiarlie  antérieure  de  cette  coupe 
sectionne  le  pédoncule  olfailir  Vo\),  les  radiations  olfactives  (Roi),  et  le  pédoncule 
du  septum  luciduin  (l'SI)  enirt;  les  deux  noyaux  caudés.  A  la  partie  postérieure  de 
la  coupe,  on  voit  le  coii)s  du  Irigone  (Tg)  avec  la  lame  intertrigonale  (lit)  et  le  pro- 
fond sillon  de  sa  face  inférieure».  Plus  en  arrière,  la  corne  d'Ammon  (CA),  la  circon- 
volution godronnée  (Cg),  et  le  pilier  posté-rieur  du  Irigone  (Tgp)  dans  la  région  où 
il  s'infléchit  en  avant  pour  se  conlinuer  avec  le  corps  du  trigone.  Méthode  de 
Weigert-Pal.  2/1  (irandeur  nature. 


iinitis   iM    i'i;it  ii:(iHi\    ni",   i/i'cdiici:  CKnr.  itii  \i.k 


2il 


On 


uni. lit    iiii'iiii 


>,ir     .lll.llMi.' ir 


iikIi'I 


r,iiv(c;iii    s.ii,'ill.il 


i|iilii- 


rjis    Kii'tinr'l.    l'o- 
riri>  ••iilinlio     «loiiJiWt 
iivi-i:       Miiillortnutioii 
ri'Ti''tirnl"    nt   Uydnt- 
(■i'^(ihnliiv  Alisoiico  'In 
Moii'lurn  ilii   Nfiiffncnt 
i>ii|>«rieiir    dti    mnn- 
loari    <'<!n''hr;il     aux 
corps     oiiio-Hlni'H. 
A({i-n"'-si''  'lu  Hopium 
lucl'liim.  Aljsrrifodf) 
fll)ros  lonf,'ilii'lin.ilns 
dans  la  rr'^Kion  sous- 
opMi|ii«;'U;  la<;a|>siil" 
iiileriK!  ot  1(J  |»i';d  du 
[x'-donculo  cérf'djral  a. 
l'<'XCc|itiori   du    fais- 
ceau     fçérilculc       et 
d'une  partie  du  fais- 
ceau interne  du  pied 
du    pédoncule    céré- 
liral.  Alisenco  de   la 
voie        pédonculaire 
dans  son  trajet  pro- 
tubi'îrantiel,  l>ull«aire 
et     médullaire.    Ab- 
sence lie  la   pvranii 
do  antérieure  du  bul- 
be.    Développement 
dos  fibres   d'associa- 
tion  et  commissura- 
Ics  du  manteau  céré- 
bral   avec    agénésie 
partielle  du  tronc  du 
corps    calleux.    Dé- 
monstration de  l'exis- 
tence   d'un    système 
de    fibres     tlialamo- 
corticales.    Intéirrité 
du   système  des    ra- 
diations   strio-thala- 
miques  et  strio-sous- 
thalamiques. 


■'^■We/=~. 


Fie.  228.  —  Cas  Richard.  Le  seginent  po.st('rieur  de  ja  capsule  interne  dans  la  région 
sous-thalainiqiio.  I>a  partie  antériouro  du  segmen'  postérieur  (Cipl  de  la  capsule 
interne  est  relalivinnent  bien  dt'vcloppée  et  contient  les  tîbres  descendantes  du 
faisceau  ut'nieuli'  Ci'i;  .  Tout  le  reste  du  segment  postérieur  est  dépourvu  de  fibres 
longitudinales,  et  n'e^t  n>ronnaissable  que  grâce  à  l'existence  'des  radiations  strio- 
sous-thalamiques  qui  li>  Iraversent  en  fascicules  onduleux  fortement  colorés  par  la 
laque  hémafoxylini(iue;  il  fait  complètement  défaut  dans  la  moitié  postérieure  de 
la  région  tlialaiiii([ue,  où  la  zone  réticulée  (Zr)  anormalement  large,  s'appliifue  contre 
le  globus  [lallidus  fXL-ii,  et  les  libres  du  faisceau  lenliculaire  de  Forel  (FI).  Le 
segment  réirolenticulaire  de  la  capsule  interne  (Cirl)  contient  un  grand  nombre  de 
fibres  qui  font  suite  au  segment  postérieur  de  la  couronne  rayonnante  et  s'irradient 
dans  le  pulvinar  (Pul)  ;  cette  région  confient  un  certain  nombre  d'amas  bétéroto- 
piques  de  substance  grise.  Mélbode  de  Weigert-Pal.  0  '1  grandeur  nature. 


frontal    décrit  par  Forel   et  Onurrowicz,  liochhans,  etc.,  lUnis  les  agénésies  du  corps 
calleux  n'est  pas  l'Iiomologue  d'un  forceps  postérieur  très  allongé.  Nous  n'avons  pas  eu 


212 


ANATUMIE    DES    CENTRES    .NERVELX. 


Cas  Richard,  l'o- 
rencéphalio  douMe 
avec  malformation 
cérébrale  et  hydro- 
céphalie. Absence  de 
soudure  du  segment 
supérieur  du  man- 
rcau  cérébral  aux 
corps  opto-striés. 
-Vgénésic  du  septum 
liicidum.  Absence  de 
Mbres  longitudinales 
dans  la  région  sous- 
optique  de  la  capsule 
interne  et  le  pied  du 
pédoncule  céréliral  à 
l'exception  du  fais- 
ceau géniculé  et 
d'une  partie  du  fais- 
ceau externe  du  i)iod 
du  pédoncule  céré- 
bral. Absence  de  la 
voie  pédonculaire 
dans  son  trajet  pro- 
tubérantiel.  bulbaire 
et  médullaire.  Ab- 
sence de  la  pyrami- 
de antérieure  du  bul_ 
be.  névclopi)ement 
lies  libres  d'associa- 
tion et  commissura- 
les  du  manteau  céré- 
bral avec  agénésie 
partielle  du  tninc  du 
corps  calleux.  Dé- 
monstration de  l'exis- 
tence d'un  système 
do  fibres  thalamo- 
corticalcs.  Intégrité 
du  système  des  ra- 
diations strio-thala- 
miques  et  strio-sous- 
thalaraiques. 


à  notre  disposilioa  tui  ras  personnel  tl'agénésie  de  corps  calleux  sans  porencéphalie 
ou  autres  anomalies  il'évolution  ;  la  question  serait  néanmoins  intéressante  à  élucider, 
car  si  l'hypothèse  se  vériliail  il  ne  faudrait  pas  confondre  le  faisceau  sagittal  occipilo- 


C'Jl 


.--_i^Ç.Sg^ 


I 


Fk;.  220.  —  Cas  Richard.  Coupe  liori/nntah^  olili(iue  passant  par  le  tuhercule  ipiadri- 
jumeau  antérieur  iQa),  le  luilvinar  (l'ul),  le  centre  médian  de  Luys  (Snw,  le  corps 
do  f.uys  (CE),  et  la  parti(!  inférieure  basale  du  noyau  caudé  (CXC). 

Ici  cncon,',  le  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip)  n'existe  que  dans 
la  région  correspondant  au  segment  interne;  du  glohus  jiallidus  (NLi)  et  du  corps  de 
Luys  (CL)  et  ne  citulicnt  de  libres  que  dans  sa  paille  anli'rieure  (Ci(g).  De  la  partie 
postérieure  du  s(;giii(;nl  posli'ricur  de  l;i  capsule  iiiteine,  celle  qui,  normalement, 
longe  les  deu.x  segmeiils  du  gU)lius  pallidiis,  il  u'cwiste  pas  trace,  el  à  sa  place,  on 
trouve  une  zona  incerta  (Zii  anormahMnent  large,  l-es  couches  sagittales  (CSgl)  du 
segment  postérieur  de  la  couronne  rayonnante  se  divisent  en  abordant  les  ganglions 
d(!  la  l)as(;  en  diiix  |)aiiii's  iiié'galcs  :  l'une  se  imite  en  dedans,  roriue  le  segment 
r(''troleiiticulain'  A<'  la  cap.-sule  intcuiie  (Cirl)  el  s'i'pamuiil  dans  le  iiuMnar  iPul)  et  la 
paili(!  adjacente  du  thalamus,  l'auti't;  concourt  à  former  une  capsule  (wterne  rudi- 
mentairc;;  elle  est  recouvei't(!  par  l'écorce  rei)li(''e  du  lobe  temporal,  tajussé-e  par  la 
niembraue  [qui  f(!rme  incomplèlemcnt  la  porencéiihalie.  .Méthode  de  NVeigerl-Pal. 
2/1   giandeui'  ualure. 

frontal  des  agéuésies  calleuses  avec  le  faisceau  d'association  occipilo-l'routal  du  cer- 
veau normal  e|  m'  coiisidi'rei-  comme  tel  cpie  les  libres  (|ui  occupeiil  la  substance 
gi'iso  sous-é|)endymaire  et  (|iii  s,, ni  jiai  lieulièi  emeul  denses  autour  de  l'angle  externe 
du  vcintricule  latéral  ipi'elles  cumIoui  lunl  eu  >  rnehei. 


iiiii;i>    i>i:  l'iiu.i  i.i;  I  h)N    i»i';   i.i;(,mH(;i:  ci.iu.kii  \  i.k. 


2i;j 


1,1's  (/(ni;///M;is  (/(•  /(/  Imsr  i  l-'iy.  ^'ill  i'i  :2:iOi  cniiiiii  ininiil  un  iini/mi  cniidr,  un  iiiii/nii  Imli 
CUhlii't'  r\  un  llinliiinu^  liirii  (nii-l  iliii'>  et  sr|i.iir,s  1rs  mis  ilrs  .iiilii-s  |i,ii-  |cs  dillV-irnls 
SOJ^incills   (II-   1.1  (Mpsuli'    illIrlIH'.   I.rs  cnlli'Ili'S   s.l^^ill.lli'S    (!Sj;(      illl  M'^'IIH'tll   pcislriiflir  (11- 

la  rmiiimiH'   layDiiiiimlc     1''^'.  22".*  ri   -JiK))  cl    lu  coiiKiniir  iMynmi.iiilc  ilu  |n|)c  m  liihiiii- 
(pCUi,  Kit;.  2Jt)  fl  227' s'il  r.idifiil  dims  !<•  Ili.ii.iiiiiis. 

l.t'S  scijmrnis  iiiiliiiriir  (C.\;\  <,  rr(ro-lvnliiiiliiirr  <  iii  I  cl  sniis-lnili'  iiliiircîVAnl'j  de  hi  capsule 
Ill.V)»'' (•oiiliciiiiciil   |ii  cili,ili|iiiii'iil  ;i  1,1  fuis  lies   jiJiiTs  rmliiu  l|i,il,iiiiii[iics  cl  i\i'<  lilircs 


Al       ■ 

BoOp 
Y'. 


HB 


Ci  ..  J^ 
CiCgY'-'-'-^  '^ 


Fu;.  230.  —  Cas  Richard.  Coupe  Iiorizontale  obli(iue  passant  par  la  région  sous- 
optique,  le  cori>s  de  Luys  (CL),  le  noyau  rouge  (.NR),  par  le  segment  sous-lenticulaire 
de  la  capsule  interne  (Cisl)  et  les  radiations  olfactives  profondes  (Holp  . 

Le  segment  postérieur  (Cip)  de  la  capsule  interne  est  traversé  par  les  radiations 
strio-luysiennes  et  ne  contient  de  fibres  descendantes  que  dans  sa  partie  antéi'O- 
interne  (Ci(g)  ;  celles-ci  proviennent  du  faisceau  géniculé  et  descendent  dans  la 
partie  interne  du  pied  du  pédoncult>.  Méthode  de  Weigert-Pal.  2/i  grandeur  nature. 


tlialamo-corticales,  bien  ([ue  le  nombre  respectif  de  ces  deux  variétés  de  libres  soit 
diflicile  à  établir,  étant  donné  les  connexions  de  ces  segments  avec  la  corticalité  cérébrale. 
On  peut,  en  outre,  afiirmer  que  le  segment  antérieur  de  la  capsule  interne  (Cia'i  dans  la 
région  thalamiiiue  inférieure  (Fig.  220  à  228)  contient  des  fibres  cortico-protubé'ran- 
tielles  qui,  se  détachant  comme  à  l'état  normal  du  reste  des  fibres  de  ce  segment, 
sous  l'aspect  d'un  petit  faisceau,  faisceau  Çféniculé  (Cig),  Fig.  227),  occupent  dans  la 
région  sous-thalamique  la  partie  antérieure  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne 
(Cig,  Fig.  228,  229,  2;i0),  et  plus  bas  la  partie  interne  du  pied  du  pédoncule  cérébral 
(Fi,  Fig.  2.11),  puis  s'épuisent  rapidement  dans  la  région  protubérantielle  supérieure. 
Quelle  est  l'origiiic  corticale  de  ces  libres  du  faisceau  interne  du  pied  du  pédoncule 
cérébral  (Fig.  2.31)?  iirovicniienl-clles  comme  les  apparences  paraissent  l'indiquer  de  la 
face  orbitaire  du  lobe  frontal,  ou  y  arrivent-elles  par  le  faisi'cau  supérieur  de   la  cou- 


214 


ANAÏUMIE    DES    CENÏUES    NEUVELX. 


P 

Rm 


.-4-P 


ronne  rayonnante  ?  Dans  le  premier  cas,  elles  aflirmeraient  l'existence  de  fibres  cortico 
protubérantielles  dans  les  régions  antérieures  (face  orbitaire)  de  l'hémisphère.  La  ques- 
io  n  est  délicate  ù  résoudre,  car  il  faut  se  rappeler  qu'il  s'agit  dans  l'espèce  d'une 
anomalie  d'évolution;  nous  ne  savons  pas  comment  s'eflectue  dans  ces  cas  le  bourgeon- 
nement du  cylindre-axe  et  l'on  peut  se  demander  si,  rencontrant  un  obstacle  sur  sa 
route,  il  ne  se  fraie  pas  un  nouveau  trajet  plus  ou  moins  aberrant  de  la  voie  nor- 
male. Cela  csl  d'autant  plus  probable  que  l'on  peut  suivre  sur  les  coupes  sériées  une 
partie  au  moins  des  libres  de  la  couronne  rayonnanle  du  lobe  orbitaire  dans  le  faisceau 

supérieur  de  la  couronne  rayonnante 
(Voy.  plus  haut,  p.  207). 

Quant  au  segment  postérieur  de  la 
capsule  interne  (Cip),  bien  que,  sans 
connexion  aucune  avec  le  manteau 
céréltral,  il  contient  néanmoins  un 
grand  nombre  de  libres  dans  toute  la 
région  thalamique  de  la  capsule,  il 
ne  peut  exister  aucun  doute  sur  la 
-AT-n  nature  de  ces  fibres  qui  toutes  sont 
"VxLtl  d'origine  thalamique  :  fibres  thalamo- 
corticales;  elles  forment  les  fibres  ra- 
diées du  thalamus,  s'enchevêtrent 
dans  la  zone  réticulée,  montent  dans 
le  segment  postérieur  de  la  capsule 
interne,  et  ne  pouvant  atteindre  le 
ccnlre  ovale  par  suite  de  la  porencé- 
lihalie,  s'épanouissent  dans  l'épaisse 
membrane  épendymaire  qui  recouvre 
les  ganglions  de  la  base  (comparer 
les  Fig.  22G  et  227  avec  les  Fig.  202  à 
2(t4  du  cas  Longery).  Le  segment 
postérieur  de  la  capsule  interne  jiré- 
sente  d\i  reste  une  disposition  diffé- 
rcnle  dans  les  régions  thalamique 
(Fig.  227)  et  sous-thalamique  de  la 
capsule  interne  (fig,  228,  229,  230). 
Bien  (]ue  mince  et  étroit  dans  la  ré- 
gion Ihalaniique  —  où  ses  fibres  sont 
adossées  au  premier  e(  au  deuxième 
segments  du  noyau  lenticulaire  et 
paraissent  refoulées  en  dehors  par  la 
v.ono  réticulée  relativement  large  du 
thalamus,  — le  segment  post('Mieur  de  la  capMile  s'élend  lu-anmoins  dans  cette  région  du 
genou  de  la  capsule  à  la  (jueue  du  noyau  cauiié;  mais,  comme  la  partie  supérieure  du 
segnientrétiolenlicnlaire  fait  défaut,  la  (jneue  du  noyau  caudé  occupe  une  silualion  un 
pcuiplus  antérieure  qu'à  l'état  nonnal  (Fig.  227).  Dans  les  régions  thalamique  inférieure  el 
sous-thalami(iue  (Fig.  228,  229,  230),  par  contre,  le  segment  postérieur  de  la  capsule  ititcmc 
est  dépourvu  de  fibres  verticales  sauf  au  niveau  du  genou;  il  n'est  reconnaissable  que 
dans  sa  partie  antérieure,  celle  qui  est  adossée  au  segment  interne  du  globus  pallidus, 
grâce  à  la  prc'-sence  des  nombreuses  radiations  strio-lhalauii(|ues  et  strio-luvïiennes  et 
des  fibres  du  faisceau  lenliculaire  de  Forel  (|ui  le  cloisonnent.  Mais  (fans  toute  la  région 
qui  s'étend  de  la  lame  médullaire  interne  du  noyau  lenticulaire  au  segnumt  rélro-lenticulaire 
de  la  capsule  interne  (Fig.  228),  rii-n  n'indique  la  moindre  trace  d'un  segment  posté- 
rieur de  la  capsule  interne  et  à  sa  place  on  trouve  la  zone  réticulée  (Zr,  Fig.  228)  et 
plus  bas  la  zona  incerta  (Zi),  anormalement  larges  (Fig.  229)  qui  s'adosseut  directement 


FiG.  231.  —  Cas  Richard.  Coupe  passani  [uir 
le  pédoncule  cérébral. 

Agénésie  presque  totale  de  la  voie  ju'- 
donculaire.  Le  faisceau  interne  du  pied  du 
pédoncule  (Fi)  contient  seul  des  fibres  my- 
élinisées.  Du  locus  niger  se  détachent  un 
grand  nombre  de  fibres  (xLn)qui  se  iiorlent 
en  arrière,  croisent  le  ruban  de  Reil  mé- 
dian et  la  formation  rc'licuh'e  de  la  i  alolle 
et  se  dirigent  vers  le  tubercule  (juadriju- 
meau  antérieur.  Méthode  de  Weigert-Pal. 
3/2  grandeur  nature. 


FlP.        Vc  Tcc 


Pan 


A.R*" 


Fie.  '2'M.  —  Cas  Richard.  Poiencéplialie  double  avec  malformallon  cérébrale.  Coupe 
transversale  de  la  prolubérance  au  niveau  de  rémergence  du  trijumeau.  Agénésie 
presque  complète  de  la  voie  pédonculaire.  Développement  remarquable  des  fibres 
sagittales  du  raplié.  Intt'giiié  de  la  calotte.  Métbode  de  Wcigcrt-Pal.  Li/l  erandi-ur 
nature. 


(',a%  Kiclinnl.  l'o- 
ronni'iilialio  iloiil)l« 
aviv  inairomiiiiioii 
r*'T<-lirnl»!   rt    liylro- 

Noudiiro  'lu  NOKrmvit 
supôridir  <lii  ninii- 
(oau  cr'Tfrliral  aux 
corp»  oiiio-sin/îs. 
Agéii('!Hio  <lii  hc|iitini 
lucidiim.  Alisciicc  "In 
fibros  lori(^'itii'linuli-H 
'lans  la  r<-gion  soiis- 
<>|iiif|ii(;  (If;  la>'n|iHtilc 
]  iilnrne  et  le  jiieil  'lu 
péiloncnlo  ci'T<';liral  à 
l'exception  du  fais- 
ceau géiiiiMilé  cl 
'l'une  partie  du  fais- 
ceau interne  du  pied 
du  pédoiieulr;  ciircî- 
hral.  Aliseneo  de  la 
voie  pédonculaire 
dans  son  trajet  pro- 
tubérantiel.  bulbaire 
et  médullaire.  Ab- 
sence de  la  pyrami- 
de antérieure  du  bul- 
be. Développement 
des  fibres  d'associa- 
tion et  comniissura- 
les  du  manteau  céré- 
bral avec  af^éiiésic 
partielle  du  tronc  du 
corps  calleux.  Dé- 
monstration de  l'exis- 
tence d'un  système 
de  filjres  thalamo- 
corticales.  Intégrité 
du  système  des  ra- 
diations strio-thala- 
miqucs  et  strio-sous- 
thalamiqucs. 


Fii;.  2.33.  —  Cas  Richard.  Coupe  transversale  du  bulbe  ]iassant  par  la  jiartie  moyenne 
des  olives.  Agénésie  totale  des  pyramides  antérieures  du  bulbe.  .Méthode  de  Weigert- 
Pal.'T,  1  grandeur  nature.  iVoy.  Long, /fi'  Voies  centrales  de  la  fiensibilitc  tjcncmle,  Jhèse 
Paj'is,  1899.) 


21(1  ANATOMIK    Dt:S    CENTRES    NEKVEUX. 

aux  dfiixi."'me  et  troisième  segments  du  noyau  lenliculaiie  ou  n'en  sont  séparées  que 
par  ([uelques  fibres  appartenant  au  faisceau  lenticulaire  de  Forel. 

Le  pied  du  pédoncule  cérébral  ^Fig.  231)  ne  contient  (à  l'exception  de  sa  partie 
interne)  pas  de  fibres  verticales  descendantes;  les  pyramides  antérieures  sont  absentes, 
et  les  noyaux  arqués  directement  appliqués  sur  la  couche  inter-olivaire.  La  voiepédon- 
culaire  fait  partout  défaut  dans  son  trajet  prolubéranliel  (Fig.  32),  bulbaire  (Fig.  233) 
et  médullaire;  la  périphérie  du  cordon  aniéro-latéral  présente  la  même  pauvreté  en 
libres  à  myéline  ((ue  dans  le  cas  Longery  [Vïii.  212). 

Fibres  de  projections,  Dégénérescences  secondaires.  —  A.  Arnold,  llandbuch  der  Ami- 
tomie  des  Menschen.  2  Hand.  2  Ablheilung  Freiburg,  18ol.  —  Du  mkme.  Tabidse  anatomicœ. 
Fasc  I,  Ziirich,  1838.  —  Bechterew.  Die  Lcitungsbahncn  im  Gehirn  und  Rùckenmurk. 
■2'  Aullage,  1899,  Leipzig. —  Bouchard.  Des  dciji'ncratiom  secondaires  de  la  moelle  épinière. 
In  Arch.  gen.  de  Méd.,  186G,  t.  I,  p.  272,  411,  oGîi  et  t.  II,  p.  273.  —  Bcrdach.  Vom  Baue 
wid  Leben  des  Gehîrns.  Leipzig,  1819-1820.  —  Brissaud.  Du  faisceau  dit  Bandelette  sous- 
optique  dans  la  racine  postérieure  du  thalamus.  Nouvelle  Iconographie  de  la  Salpètrière, 
1894,  p.  99.  —  Du  MÊME.  Recherches  anatomo -pathologiques  et  physiologiques  sur  la  con- 
tracture j^ermanente  des  hémiplégiques.  Th.  Paris,  1880.  —  Charcot.  Leçons  sur  les  mala- 
dies du  système  nerveux,  1874.  —  Charcot  et  Turner.  Atrophie  cérébrale  avec  atrophie  et 
dégénération  dans  une  moitié  du  corj^s.  Comptes  rendus  de  la  Soc.  de  Biol.,  t.  IV,  18o2. 

—  Charcot  et  Vclpian.  Recherches  sur  les  scléroses  consécutives  aux  lésions  cérébrales  en 
foyer  faites  en  commun  à  la  Sal])êtrit're,  do  1861  à  1860,  citées  par  Yulpian.  In.  LeçoHS 
sur  la  phys.  gen.  et  comparée  du  syst.  nerv.,  1860,  p.  470,  et  par  Cuakcot  in  Leçons  sur  les 
localisations  dans  les  maladies  du  cerveau,  1876,  p.  155  et  Soc.  de  Biologie,  1802.  — Charpy. 
Traité  d'Anatoniie  liumaine  du  système  nerveux,  1894.  —  Cornil.  Note  sur  les  lésions  des 
nerfs  et  des  muscles  liées  à  la  contraction  tardive  et  permanente  des  7nentbres  dans  les  hémi- 
plégies. Soc.  de  biol.,  1803.  —  Cruveiluier.  Bulletin  Soc.  anat.,  1828, p.  202;  idem.,  1849, 
p.  17.  —  Du  même.  In  Dict.  en  15  vol.  Paris,  1829,  art.  Apoplexie.  —  Du  même.  Traité 
d'anat.  pathol.  gén.  Paris,  p.  56,  III,  p.  169  et  1862.  —  Du  même.  Aiiat.  path.  du  corps 
humain,  livr.  28-32.  —  J.  Déjerine.  Note  sur  un  cas  d'atrophie  d'un  lobe  cérébral  observé 
chez  un  cJiien,  avec  atrophie  secondaire  du  pédoncule  et  de  la  pyramide  corrrspoiidante. 
C.  R.  Soc.  Biologie,  1875,  p.  385.  • —  Du  même.  Sur  l'origine  corticale  et  le  trajet  inlracérébral 
des  fibres  de  V étage  infér'ieuroupieddu  pédoncide  cérébral.  Mém.  de  la  Soc.  de  Biologie,  1893. 

—  Dr  MÊME.  Sur  les  fibres  de  projecl'ion  et  d'association  des  hinnisphéres  cérébraux.  C.  R. 
Soc.  Biol.,  1897.  —  J.  Dejeri.ne  et  A.  Thomas.  Sur  les  fdwes  pyramidales  homolatérales  et 
sur  la  terminaison  inférieure  du  faisceau  pyramidal.  .Vrch.  de  Piiysiologie.  Avril  1896, 
p.  277,  et  Comptes  Rendus  des  séances  de  la  Société  de  Biologie,  1896,  p.  157.  —  L.  Edinger. 
Vorlesungen  iibtr  den  Bau  der  nervosen  Centralorgane  des  Menschen  und  der  Thicrc.  Leip- 
zig, 1896.  —  P.  Fernioue.  Sur  quelques  particularités  des  dégénérescences  spinales  descen- 
dantes consécutives  à  une  lésion  hémisphériques.  Thèse  Paris,  1899.  —  P.  Flechsig.  Veber 
die  Varielâlen  im  Bau  des  menschlichen  Riickenmarks.  Centralbl.  f.  die  med.  Wissensch, 
1874,  p.  35  et  Arch.  f.  d.  Hcilkunde,  1874.  —  Du  même.  Die  Leitungsbahnen  im  Gehirn  und 
Ruckenmarh  der  Menschen.  Leipzig,  1876.  —  Du  même.  Zur  Anatomie  und  Entwicklungs- 
yeschichlc  der  Leitungsbahnen  im  Gehirn  der  Menschen.   Arch.  f.  Anat.  u  Physiol.,  1881. 

—  Du  même.  Plan  des  menschlichen  Gehirns.  Leipzig,  1883.  —  Du  même.  Gehirn  und  Seele. 
Rectoratsrede.  Leipzig,  1894  et  1896.  —  Du  même.  Die  Lokalisation  der  geistigen  'Vor- 
gunge,  etc.  Leipzig,  189().  —  Du  même.  Ueber  ein  neues  Eintlwilungsprincip  der  Grosshirno- 
berfldche.  N(;ur.  Centralbl.,  1894.  —  Du  même.  Z«c  EnlnickelungsgcschiclUe  der  Associa- 
lionssystcm  im  mensrhl  Gehirn.  Koiiigl.  Siichs.  Ces.  d.  Wissensch.  zu  Leipzig,  1894.  — 
Du  même.  Weitere  Mittcilungen  iiber  die  Sinnes  und  Associalionscentren  des  menchlichcn 
Gehirns.  Neurol.  Centralbl.,  1895.—  Du  mêmk.  Weitere  Mi tteilungen  ilhcr  den  Stabkranz 
des  menschlichen  Grosshirns.  Nmirol.  Centralbl.,  1896.  et  Neur.  Centralbl.,  1897,  n"  7.  — 
Du  MÊME.  Neue  Vntersuchungen  uher  die  Markbiltlung  in  dcm  menschlichen  Grosshirulappen. 
Neurol.  Centralbl.,  1898.  —  Forel.  Einige  llirnanatomische  ïietrachtungen  und  Ergebnisse. 


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\i("li.  fur  l'syili.  1111(1  .Ni'ivi'iili.  i;.|.  Wlll,  ISMT.  —  (imii.Kii.  Du  rumoUis&r.mrnt  crnhrni 
itrophiiiHC.   In.   Aiili.  ^••n.   Miil.,   Isii'.*.  (ii  i»iii:\.    K.iftt'ihiii'iili-lli:    rnfirsiirliiiiii/eii   iiln:r 

./s  f)cripliciisfhr  uml  rriitiiili:  Ncrvcnsysfcm.  Anh.  1.  l'sy.  Ii.  iiml  Niiv«iili.  l;,!.  ||,  1809- 
;i).  —  Du  Mnii;.  (',i)rfrs[i()iiili'iizl)l;ill  fiir  Si'liw  li/iT  A<'i/li',  I  HT  J.  I  \  "  Sil/.iiri  l'  iiii  \I"  Jalire» 
.l(>  tlt'icinltrc.  —  Itr  Ml  Ml..  Nny.  Ki^-mmi..  hir  SliiruiKjin  iln  S{)riiilii\  \\.  H(l.  Voy.  .N'issL. 
lirnilninl  roii  (îinlden's  liirniinnliimischv  l'j.rprriiiifntdhintnsiiriniuijni.  Allt;.  Zeilsoli.  t'. 
l'sycliialric,  |{il.!)l,  IS'.)i-.  —  IIwi.m.  l)fs  (illrnitions  de  la.  innrllc  conscmitivcs  a  Varniche- 
mt'ul  (lu  nerf  scinliiiiic  ilirz  Ir  ln/iin.  Aich.  de  l'iiys.,  1S7H,  p.  i)04.  —  IIk.nsciikn.  Kllnisrlie 
Il  iinulomisclic  lifitiHijc  zur  Vntlinlnijir  des  (ichiiii'^.  :t  Tlioilo  l'iK.ila,  ISOO,  {H'M.  —  IIdciik. 
l'rher  V(ivititit))icn  im  Vcrlmifr  drv  l'iinnnidtnhiilni.  .Nfiunl.  (  Icnliallil.,  IS'.tT,  \\.  '.•!»!(.  — 
ls-i.\UTiKii.  l)i'(jcncrii(ions  sccomluircs  de  la  inocllr  jn'or'o'/iiccs  jifir  dm  Irsions  exiirritncuInleA 
ilr  l'ccorcc  rt'i-rlirah  .  Tliî'so  l'aiis,  IH7H.  —  V.  Ki'h.i.ikkh.  llandhucli  dcr  (icirehcirhrc  des 
Moisriu'u.  O'""  .\iillngt',  l.oipzi;.',  189G.  —  K\m.  TSelIrdijr  ziir  licnufuisa  dur  dnrcli  (îrossUirn- 
liiidc  lit'iliiiiitni  scciiuddrcn  Vci<i)tdern)i(jcn  im  Uirnslainmc.  Aicli.  f.  l'sycli.  ii.  Ncivoiih, 
ISdi),  l!(l.  \\\  II,  ]i.  Oii).  —  La.ngley  et  GniiNEB.xuM.  On  llie  deycncrnlion  vcsuHhkj  from 
rcinovdl  (if  t/ic  ccrchral  cortex  uml  corpora  strintu  in  tlicdoij.  Journal  of  Pliysi()l()i.'y,  1891. 

—  Leyden.  Die  i/raue  Dc<jcn.  des  liùckenniurks  (DeutsclH!  Kliiiik,  186;]).  —  l)i;  mkmk.  Traité 
clinique  di's  Maladies  de  In  moelle  épinicre.  Tiad.  franc.,  1879.  —  F.  A.  F.onget.  Anntomic 
et  physiologie  du  système  Jierveux.  Paris,  I8i2,  —  J.  Luys.  Reclicrclies  sur  le  système  ner- 
veux cérébro-spinal.  Paris,  186.T.  —  Du  mi^me.  Iconographie  jihdlmji'iiihi'jiii-  des  centres  ner- 
veux. Paris,  1872.  —  I)i-  mkmf:.  Le  Cerveau,  1877.  —  I.euukt  et  (iitATiuLEr.  Analomie  compa- 
rée du  système  ncrrrux.  Paris,  1839-18;)7.  — ^  Tu.  Mkymcht.  Vom  Gehirne  der  Sdugelhiere. 
Slrickor's  Handbuch  ilcr  Lclue  von  den  liewehcn.  2  iJand,  p.  694-808.  —  Du  mi-':me.  Bei- 
triuje  zur  Kenntniss  der  crnfralrn  Projection  der  Sinnesobcr llàchcn.  Sitziniiisberichle  dor 
Wionor  Akadcnno,  09  Hd.  II  Abih.  Jabri^ang,  1869,  p.  547.  —  Du  mkme.  Skisse  des  mcns- 
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Wien,  1884.  Formen  und  '/.usammenhaiig  des  Gchirnes,  '-V.'i-VA .  —  Meynert.  ISeue  Studien 
liber  Associationbùndcl,  Silzungsb.  d.  \Vien.  Akad.  Bd.  VA.  —  V.  Monakow.  Ueber  einige 
durck  Extirpation  circumscriptcr  Hirnrindcnrcgionen  bedingte  Entivickcluiigshcmiiiungoi 
des  Kaninschcnhirn  Arch.  f.  Psycb.,  B.  Ml.  —  Du  même.  Gehirnpathologie  in  Xothnaf,'ers 
Specielle  Palhol.  u.  Th  érapio,  1897.  —  Du  même.  Experimcntelle  Untersuchungen  iiber 
Eirnrindenatrophien.  Neurol.  Centralbl.  1883.  —  Du  même.  Experimentelle  et  patholo- 
gisch-anatomische  Untersuchungen  iiber  die  Beziehungen  der  Sehsphare  zu  den  infrakortika- 
len  Opticuscentrcn.  Arch.  f.  Psych.,  Bd.  XIV,  XVI,  XX,  XXIII,  etc.  —  Mougagm.  Recherches 
anutomitiues  sur  le  siège  et  les  causes  des  maladies,  lettres  2  à  'j  et  60.  Traduites  du  latin 
par  A.  Desornioaux  et  Destoriet.  —  H.  Oberstei.ner.  Anlcitung  beim  Studium  des  Baues 
der  7iervosen  Centralorgane  im  gesunden  und  k)a)iken  Zustandc.  Leipzig  und  NVien,   1896. 

—  Parrot.  Sur  le  développement  du  cerveau  chez  les  enfants.  Arch.  de  Pbys.  norni.  et 
l>atli.,  2.  S.,  t.  VI,  1879  —  Pitres.  Des  dégénérescences  secondaires  dans  la  moelle  provo- 
i/uées  par  des  lésions  corticales  du  cerveau.  Mi-m.  de  la  Soc.  de  Bi(dogie,  1876,  p.  186.  — 
Pusatehi.  Contributo  alla  studio  dell'ongine  del  fascio  peduncalarc  diTurck  e  del  fascio  lon- 
gitudinale infcriore.  Il  Pisani,  fasc.  1-2,  1898,  et  Bivista  di  Patologia  nerv.  e  ment., 
1898,  p.  308. —  PuonsT.  Zu  den  fortschreitenden  Erkrankungen  der  motorischen  Leitungs 
bahncn.  Arch.  f.  Psych.  t.  XXX,  1898,  p.  766.  —  C.  B.  Beiciiert.  Der  Bau  des  menschlichen 
Gehirns.  2  Abtbeilnngen.  Leipzig,  1859  u.  1861.  —  Beil.  Untersuchungen  iiber  den  Bau  des 
Grosshirns.  Archiv.  v.  Beil.  ù.  Aulonrieth.  Bd.  IX.  1809,  p.  147.  — Max  Bothman.n.  Ueber  die 
Dcgeneration  dcr  Pyramidcnbahncn  nach  einseiliger  Extirpation  der  Extremitatsccntren. 
Neurol.  Centralbl.,  1896,  p.  11.  —  F.  Butishauser.  Experimenteller  Beitrag  zur  Stabkranz- 
faserung  im  Prontalhirn  des  Affen.  Monatsch.  f.  Psych.  uNeurolog.,  1899.  —  Sachs.  Ueber 
Flechsig's  Versta^idescentren  Monatsschrift  f.  Psych.  et  Neurol.,  1897,  [).  199.  —  Schroe- 
DEu  VAN  DEu  KoLK,  W'imcmiiig  von  eue  Atrophie  van  het  linker  halfrand  der  herscnen  mci 
gelijklijdigc  atrophie  vanhet  ligchaarcn.  Verhandelingen  d.  eersle  Cl.  von  het.  Nederland. 
Inst.   Amsterdam,   lS."i2.    —  Du  même.  Pathologie   und   Thérapie   der  Gcisteskranklieiten. 


218  ANAT0MI1-:    DES    CENTRES    NERVEUX. 

Braunschweig.  —  Schlkowski.  Vclcr  anatomische  Verbindwigen  der  Frontallappen.  Wis- 
sencli.  Yersamml.  d.  Aorzte  d.  St.  Petersb.  Klinik  f.  Nerv.  u.  Geiteskr.  1897.  Neurol. 
Centralbl.,  1801.  p.  524.  —  Schwalbe.  Lehrhuch  der  Neurologie,  d881.  —  Siemerling. 
l'eber  Markscheiitdenenticickeluny  des  Gehirns  iind  ihre  Bedciitung  fiir  die  Localisation. 
Berl.  klin.  Worhenschr.  N°  47,  p.  1033,  1898.  —  Sobowïzoi-f.  Sur  les  difformités  congé- 
nitales du  cerveau  dans  leurs  rapports  avec  l'état  des  cellules  nerveuses  de  la  moelle. 
Nouvelle  Iconographie  de  la  Salpêlrière,  1898,  n'  3,  mai  et  juin,  septembre  et  octobre. 
—  L.  TuRCK.  Ueber  ein  bisher  iinbekannte»  Verhalten  des  Rùckenmarks  bel  Hemiplegien 
(Zcitschrift  d.  Aertze  zu  Wien,  18bO,  n°  6-8).  —  Du  même.  Veber  secundiire  Erkrankung 
clnzelner  Riickenmarksstrange  und  ihrer  Fortsetzungen  zum  Gehirne  Sitzungsber.  d.  ma- 
them.  naturw.  Classe  der  Kaiserlich.  Acad.  d.  'NVissensch.  zu  Wien,  1851,  Bd.  YI, 
p.  288-312;  Bd.  XI,  1833,  p.  113  et  BXVI,  1855,  p.  329  et  18:)0.  —  Di  même.  Ueber  die 
Beziehiing  gewisser  Krankheitsherde  des  Grossen  Gehirnes  zur  Anaesthesie.  Sitzungsber.  der 
Matheni.  naturw.  Classe  d.  Kais.  Acad.  d.  ^Vissensch,  Wien,  Bd.  36,  J859,  p.  191.  — 
Tlr.ner.  De  Vatrophie  partielle  ou  unilatérale  du  cervelet  et  de  la  moelle  allongée  et  de  la 
moelle  épinièrc  consécutive  à  la  destruction  avec  atrophie,  d'un  des  hémisphères  du  cerveau. 
Th.  de  Paris,  1856.  —  \vlvian.  Influence  de  V abolition  des  fonctions  des  nerfs  sur  la  région 
de  la  moelle  épinière  qui  leur  donne  origine.  Arcli.  de  PhysioL,  1868,  p.  443  et  1869, 
p.  675.  —  Du  MÊME.  Expériences  relatives  à  la  pathogénie  des  atrophies  secondaires  de  la 
moelle  épinière.  In  Arch.  Phys.  norni.  et  palhol.,  1869.  — 0.  Vogt.  Sur  la  Myélinisa- 
tion  de  l'hémisphère  cérébral  du  chat.  C.  R.  Soc.  Biol.,  1898,  p.  54.  —  M"""  C.  Vogt. 
Étude  sur  la  Myélinisation  des  hémisphères  cérébraux.  Th.  Paris,  1900.  —  C.  AVernike. 
l'eber  die  Bedeutung  von  Hirnschenkelfuss  und  Hirnschcnhclhauhc.  Allgem.  Zeilch.  f.  Psy- 
chiatrie Bd.  31,  1874.  —  Du  même.  Lehrbuch  der  Gehirnkrankheitcn.  Leipzig,  1881.  — 
Zacher.  Beitrâge  zur  Kenntniss  des  Faserverlaufes  im  Pes  pedunculi  soxvie  uber  die  corti- 
calen  Beziehungen  des  Corpus  geniculatum  internum.  Arch.  f.  Psych.  u.  Nerv.,  1891, 
t.  XXII,  p.  654.  —  Zappert  et  Hitschman.n.  Ueber  eine  ungewôhnlich  Form  des  angebore- 
iien  Ilydrocephalus.  Jahrb.  f.  Psych.  u  Neurologie,  1899,  Bd.  XVIII,  p.  225.  —  Ph.  Ze.n- 
NEH.  Ein  Fait  von  Ilirngcsclnvulsl  in  der  Hiikcn  motorischen  Sphàre,  linkseitige  Lahmung 
Abuesenheit  der  Pijramidoïkreuzwvj.  Neurol.  CcnlrabM.,  1898,  p.  202. 


IV.    LOCALISATIONS     CÉR  É  lî  R  A  LE  S. 

La  (jucsiion  dos  locaiisalions  cérébrales  l'ut  iieltenieiit  posée  el  résolue  à 
l'aide  de  la  nK'lliode  anatonio-cliniquo  i>ar  liroca  pour  le  langage  articulé,  et  par 
llughings  .lackson  pour  r(''pilei)sie  partielle.  Mais,  il  faut  bien  le  reconnaître,  ces 
travaux  si  importants  n'avaient  point  été  appréciés  à  leur  juste  m(>rite  juscjuau 
jour  (1870)  où  Fritsch  et  Hitzig  démontrèrent,  dans  la  corticalilé  cérébrale  du 
cliien,  l'existence  de  zones  dont  l'excitation  donnait  lien  à  des  mouvements 
des  membres  du  côté  opposé.  Ils  désignèrent  ces  régions  sous  le  nom  de  cen- 
tres psycho-moteurs. 

Les  travaux  de  Fritsch  et  Hitzig  ouvrirent  une  voie  nouvelle  à  la  physiologie 
Cf'réhrale.  Ils  lurent  bientôt  suivis  de  nombreuses  rechercln^s  expi-rimenlales  et 
anatomo-cliniques  destinées  à  contrôler,  à  vérifier,  à  confirmer  chez  le  singe  et 
chez  rhomme  les  localisations,  dans  l'écorce  des  hémisphères  cérébraux,  des 
fonctions  mcdrices,  sensitives,  sensorielles,  et  des  différentes  formes  d'aphasie. 

Parmi  les  premiers  travaux  parus  sur  les  locaiisalions  motrices,  il  faut  citer 
ceux  de  Hitzig  (1872-IS74),  de  Charcot  (i87(î),  de  Ferrier  (1878),  de  Gharcot  et 
Pitres  (1877-1879,  188;?  et  1895);  puis  ceux  de  Nothnagel  (1879),  Fxner  (1881) 
Wernicke  (I88!2),  etc.,  etc.;  les  expériences  d'Albcrtoni  et  l\lichi»di  (187(>), 
Carville    el   Duret  (1875),   de    Liiciani  el    Tambiuiiii.  de    Franck   et    Pitres;  les 


iii;iii<   II!'   l'iio  ii:i  I  KiN   m;   i.'KcoHci;  (:i;iii.i:i;  \  i.K.  «ir.» 

1  ri  li('nlic>    t'X|irl  illiriililli'^    cl     cl  lli  K  |  Ile--    i|c    I  ciller,    M  11  II  k   I  I  S77  I,  <  iollz  i  I  S7<>   , 

I  iicKiiii  |Nss  .  T.iiiiliiiinii  isTS,  Wciiiickc,  V.  .Muii.ikiiw,  Vialcl,  llcrisclicii. 
|)c|ciiiii',  clc,  clc.  --iii  les  luiicl  i(iii>  sciisili\cs  (lu  ccrNciiii  cl  les  liic;ilis;iliiiris 
(|c->  lllllcl■eIllr'^  Miiii'li'S  d'iildiasie. 

C.iImIis  ciiciili'    li'S    rcclici'cllfS   ('\|i('!lillic|il;iles  (le    l|iU>le\.    Ilui-|e\    cl    {'.ceMif 

ISSS,  |SSS-IS!M)),  llorsicv  cl  Sclialer  I SSS  ,  iJisicii  iJusscll,  \l<.l  I ,  IjiIc-^  sur  le 
iiiacaqiH'  cl  l'oranii-oulanj;,  -  Icsiiiicllcs.  (•(iiiiplrlaiil  les  cxiK'iiciices  (!(•  l'cnier, 
diil  iMMiuis  (le  iiH-iitMllii'  (les  (idiiiK'cs  Irrs  |tr('ciciiscs  sur  lu  localisation  Une 
(les  iliviMs  iiKMuhrcs  cl  scunn'iils  de  incinlire. 

Sii^naliuis  enlin  les  icsullals  obtenus  par  la  faradisalion  du  cei'vcau  do 
riionmic,  ajiidiiiuee  au  cours  de  diverses  Irépanations,  d'aboi'd  i)ar  {{arlliolow, 
ScKunania.  puis  surloul  par  llorsley  et  les  chiruriiicns  américiiins  Kecn,  Mills, 
iliani.  Mo\d  cl  Deaver,  Parker  cl  (iotscli;  (iu<d(iucs-iincs  de  ces  observations 
p(i---c(lcut  tous  l(^s  caractc'res  d'une  expérience  de  physiologie,  d'une  véritable 
vivisection  i)rati(|ui''c  sur  l'Iioninie. 

1 .   Ijicalisdl'tDiis.  corlicalcs. 

1.  Localisations  motrices.  —  i-a  zone  cicilnhlc  on  moirice  du  cerveau  >^'j"«  motrice  cor- 
occnpc  la  i)artie  sus-sylvienne  du  secteur  moyen  de  rhcniisplière  céré-bral; 
elle  comprend  par  conséquent  les  circonvolutions  rolandi(iues,  le  lobule  para- 
central,  les  pieds  d'insertion  des  circonvolutions  frontale  et  parii'-tale  et,  d'après 
Horsley  et  Scliaf(M\  la  partie  moyenne  de  la  première  circonvolution  linibique. 
Elle  correspond  assez  exactement  aux  territoires  irrigués  i)ar  les  deuxième  et 
troisit'mt»  branches  de  l'artère  sylvienne  Fig.  (ioi  (arli^re  frontale  ascendante 
et  artère  pari(''tale  ascendante)  et  par  la  branche  paracentrale  de  l'artère  cén'-- 
brale  antérieure,  c'est-à-dire  à  ce  territoire  |(lont  les  lésions  entraînent,  comme 
nous  venons  de  le  voir,  une  dégénérescence  secondaire  du  thalamus,  du  pied  du 
pédoncule  cérébral,  de  l'étage  antérieur  de  la  protubérance  et  du  faisceau  pyra- 
midal dans  son  trajet  bulbaire  et  médullaire. 

La  zone  motrice  comprend  trois  centres  moteurs  principaux,  échelonnés  de      ^"'^  '™'^  ce.T.r»-» 

,  >  1         ■      •      •  ;  principaux. 

haut  en  bas,  et  qui  sont  :  le  centre  moteur  an  membre  inférieur,  le  centre  moteur 
lin  ilinnbre  supérieur,  le  centre  moteur  de  la  face.  De  ces  trois  centres,  celui  du 
nienilire  supérieur  est  le  plus  vaste  :  il  occupe  les  deux  quarts  moyens  des 
circonvolutions  rolandiques,  s'étend  en  arrière  jusqu'au  sillon  interpariétal  et 
comprend,  en  avant,  les  pieds  d'insertion  des  deuxième  et  première  circonvo- 
lutions frontales.  Le  centre  du  membre  inférieur  correspond  au  quart  supérieur 
des  circonvolutions  rolandiques  et  au  lobule  paracentral.  Le  centre  moteur  de 
la  face  occupe  l'opercule  rolan(li(|ue.  le  quart  inférieur  des  circonvolutions 
rolandiques  et  le  pied  d'insertion  de  la  troisième  circonvolution  frontale. 

L'excitation  électrique  de  la  zone  motrice  a  élt'  i»rali(|uée  à  dilîérentes      „    .    .     ... 

^  ^  '  L.\citation  electri- 

reprises  chez  l'Iiomme   Fig-  :23li  .  Elle  a  montré  que  les  centras  du  membre  supé-   que  de  ces  centres 
rieur  et  de  la  face  comprennent  un  certain  nombre  de  centres  secondaires  dis-   *^**'^ 

...  .  .  ,         ,  1  •  ,<•  •  .  !•       1    «•  1     1       _  Zone    du    membre 

tincts,  préposes  aux  mouvements  des   ditlercntes  articulations  et  tle  groupes   s„,,érieur. 

musculaires  souvent  très  hautement  différenciés.  Les  résultats  obtenus  ne  sont 

encore  ni  assez  nomhreux,  ni  assez  détaillés  pour  permettre  une  localisation 

exacte  des  difTè-renles  jointures  Ils  sont  néanmoins  des  plus  intéressants  et  des 

idus  instructifs,  car  ils  ont  permis  de  localiser  :  le  centre  du  pouce  sur  les  cir-      Centre  du  pouce. 


220 


ANATOMIE    DES    CENTRES    .NEUVEIX. 


convolulions  pariétale   et  frontale  ascendantes   immédiatement   au-dessus   du 
genou  de  la  scissure  de  Rolando,  à  peu  près  à  la  hauteur  du  deuxième  sillon 


f 


Fk;.  234.  —  Les  centres  sensitivo-moteurs  et  sensoriels  de  la  face  externe  de  riièmisphèrc 

cérébral  de  l'homme. 

Ac,  centre  cortical  de  faudition.  —  F,  centre   de   la  face.  —    .V5,  CMiIro  du  nicinluv 
supérieur.  —  MI,  centre  du  membre  inférieur. 


I 


FiG.  23;;.  —  Les  centres  sensilivo-niotcurs  rt  sensoriels  de  la  face  interne  de  j'Iiémi- 

splière  cérél)ial  ib'  Tbomme. 

Mf.    centre  corlical  du  ini'inlirc  iiirCriiMir.  —  <).  reiilfe  cortical  i\v  l'olfaction.—  1",  cenln 
cf)rtical  visuel. 


frontal  et  le  cenire  de  l'rjxnile  sur  la  IVontale  ascendante  au-dessous  du  premier 
sillon  frontal.  Ils  ont  montré,  en  outre,  qu'il  est  infiniment  plus  facile  d'ohlenir 


i.inni;s   m    ninirci  ion    im:   i.  rnntci:  cimikimi  \  i.i:.  *22i 

.■lie/  rilitmillr  iltic    rlli/    le    ^lll-c    llll    lin  >  Il  \  iMIH'Ill     rvi/r    illilir    -rlllr    :i  l  I  l('lll:i  I  ii  ill , 

iiifiiif  ;i\rr   un  (■.iiiiiiiil    irliilivr ni    Inil.    (lii  ;i    |tii   ;iiii->i   olilciiir  ;i    1  rl;il    i^nl.- 

,.|    in.li-|M'ii<l;i  iniunil    i|r     loiil    ailln'    i \ciinnl    :   l:i    /Inimi    i/u    rninlr     llor^lrv 

Niiiiifi'tic,  KriMi  ,  les  ililliiciils  iikjmvciimmiIs  iIii  /minr  :  la  iJr.inni    ll<>isli'>,  -Naii- 
.  riMlc.  Ki'cii,  DilliT  cl  lUnliaiiaiu,  Vithilm-Hini     lloislcy,  l'arkcr  cl  (ioldi,  Kocn), 

Viiinuisilntn      KcMMll.Ia    /Ir.iioii    isn/i'-f   ilf    l'uKlri     (ll()l>|c\i,    Vr.ilriisinii    i/r    l' iwlfr 
(Ki'cn  ,  Vii/iiliiflinii  ilrs  ^Iniijls    Kci'ti.  MilU  cl  llcanii,  r\i-. 

l'ar  l'cxcilalidii  de  la  /.(Hic   ilr  la  l'ace,  mi   (ililiciil  de  iiiciin'  do  iin>ii\  nnciils       Zone  .i.;  la  farc. 
i^(d(''>    cl    très   (liHV'rcucii'S,   lid^    (jiic    la   rrlrnrlKni    linnziiiilnli-  ifr   lu  riniiini.ssurti 
ii/)iiih\  Vrli'-rfiliini  du  froiil  <7  des  sounils,  la  furiiinlurc  des  ycu.r.   J<a  réiractiun 


FiG.  236.  —  La  zone  motrice  de  riiomme  d'après  les  recherches  des  cliirurgiens  améri- 
cains et  anglais,  Keen,  .Mills,  Naiicrèdc,  Horsley,  etc. 


horlzonldle  de  In  co)nmissure  labiah;,  produite  surluut  par  la  contraction  des  centre  tacnai 
muscles  zygomatiques,  s'obtient  par  l'excitation  d'un  centre  (centre  du  facial  ^'''■'^"'■• 
inférieur  ou  centre  zi/ijonintif/ue)  situé  sur  la  circonvolution  l'ronlalc  ascendante, 
à  l'union  des  tiers  moyen  et  supérieur  de  l'aire  faciale,  au  niveau  du  genou 
du  sillon  de  Rolande,  en  arrière  et  un  peu  au-dessous  du  deuxième  sillon  fron- 
tal (Horsley,  Mills,  Lloytl  et  Deavcr,  IIearn,SacIis  etGerster).  Le  centre  un  fa  ci  ai 
si(/)i'')-ieur  occui>e  Va  partie  supérieure  de  la  zone  de  la  face,  immi'diatement  au- 
dessous  du  centre  du  pouce.  L'excitation  de  la  frontale  ascendante  au-dessus  du 
centre  zygomatique  et  au-dessous  du  centre  du  pouce  détermine  la  fermeture 
des  (feu./- (/^«.r  mouvement  hilati'-ral)  (Keen  .  Par  l'excitation  de  la  pariétale  ascen- 
dante au  niveau  et  en  arrière  du  centre  zygomatique,  Keen  a  obtenu  Vélécatiou 
du  front  et  des  sourcils.  La  rotation  siin/ile  de  la  tête  a  été  obtenue  par  Mills  et 
Hearn,  en  excitant  le  pied  de  la  deuxième  circonvolution  frontale  en  avant  de  la 
zone  des  doigts  et  de  la  main.  C'est  enlin  sur  le  pied  de  la  deuxième  circonvolu- 
tion frontale,  dans  l'angle  formé  parle  deiixièine  sillon  frontal  avec  le  sillon  pré- 


Contrc    facial 
pcrieur. 


222  ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

Mouvements  con-   roIandiquG,  que  Keen,  Bechterew,  Starr,  localisent  le  centre  des  mouvements  de 

iugués  de  la  tête  et  ...         /;...       ,    i     j  '    ■    .■  •  ■      i 

desj-eux.  rotation  de  la  tête  et  de  déviation  conjuguée  des  yeux. 

Zone  du  menii.ro         Qtiaut  à  la  zone  du  membre  inférieur  dont  les  mouvoments  sont  peu  variés 

intc'rieur.  chcz  l'iiomme  et  le  plus  souvent  automati(îiios,  on  n"a  pu  encore  la  décomposer 

en  zones  secondaires  pour  les  différentes  articulations.  Son  excitation  produit 
plus  souvent  des  mouvements  combinés,  associés,  que  des  mouvements  isolés. 
Mills  et  Keen,  en  excitant  la  pariétale  ascendante  au-dessus  du  centre  de  l'épaule, 
cest-à-dire  immédiatement  en  arrière  et  au-dessus  du  premier  sillon  frontal, 
ont  obtenu  l'abduction  de  la  cuisse,  sa  flexion  sur  le  bassin  et  la  flexion  de  la 
jambe  sur  la  cuisse.  En  règle  générale,  on  peut  dire  que  les  représentations 
corticales  des  mouvements  de  la  cuisse  et  du  genou  occupent  la  partie  anté- 
rieure de  la  zone,  tandis  que  celle  des  petits  orteils  siège  en  arrière  et  attein- 
drait, pour  (fuelques  auteurs,  la  scissure  perpendiculaire  externe. 
Troui)i(s  i.arai.\ ti-         Cbcz  rhommc,  Ics  lésions  destructives  de  la  zone   motrice  s'accom- 

k^sîLT°dest"rucdves  P^o^^ut  toujours  de  troublcs  moteurs  qui  se  traduisent  cliniquement,  suivant 

des  différents  centres  j'éteudue  de  la  lésion,  soit  par  une  hémiplégie  totale  et  indéfiniment  persistante 

de    la    zone    motrice  .«  -ip-i  i  .«,.  ,  ,  ..  .  ,. 

corticale.  ^V^^  frappe  a  la  fois  le  membre  intérieur,  le  membre  supérieur  et   certains 

muscles  de  la  face  et  do  la  langue  du  côté  opposé  du  corps;  soit  par  une  hémi- 
plégie partielle  [monoplégies  associées,  monoplégies  pures),  limitée  à  un  ou  deux 
segments  du  côté  opposé  du  corps. 

Lorsque  la  lésion  destructive  intéresse  la  moitié  sup(''rieure  de  la  zone 
motrice  et  le  lobule  paracentral,  comme  dans  le  cas  Scheulé  (Fig.  106),  elle  se 
traduit  cliniquement  par  une  mo/io^)/'''(//e  ô;'ac/</o-c/v/;v//('.  Lorsqu'elle  siège  sur  la 
partie  inférimiro  de  la  circonvolution  rolandique  elle  donne  lieu,  comme  dans  le 
cas  Heudebert  (Fig.  l'2i).  à  une  ynonoplégie  bracliio- faciale.  Le  plus  souvent 
cette  dernière  intéresse  à  la  fois  les  muscles  de  la  langue  et  ceux  de  la  face. 
D'aulres  fois  la  monoplégie  brachiale  s'accompagne  d'unt;  [)aralysie  de  la  face 
seule,  ou  de  la  langue  seule.  Telles  sont  ces  varitHés  d(>  tnnnnplriiies  brachio- 
fiiciale  et  brachio-linguale  rap{)Ov\éci^  \ydv  11.  Martin,  Landou/.y,  Wood. 

Lorstfue  la  lésion  destructive  est  très  limitée,  elle  produit,  suivant  son 
étendue  et  son  siège,  soit  une  monoplégie  pure^  c'est-à-dire  une  paralysie  isolée 
de  la  face  et  de  la  langue,  du  inombre  supérieur  ou  du  miMiibre  inférieur,  soit 
une  paralysie  liiuitéi^  à  un  ou  plusieurs  groupes  musculaires  synergiques. 

Monoi.iégies  cru-  Lcs  monoplégies  crurales  sont  rares  el  relèvent  toutes  d'une  lésion  du 
obule  paracentral  uu  de  l'extrémité  supérieure  de  la  région  rolandique  (tu- 
meur, plaques  de  n^mingito,  foyer  de  ramollissement  ou  d'hémorragie).  Elles 
peuvent  ôlre  bilalf'rales,  —  [larapb'gie,  —  lorstfu'il  existe  deux  lésions  symé- 
triques, ou  une  fumeur  mt-diane  comprimant  les  deux  lobules  paracentraux. 
Elles  peuvent  survenir  dans  renfance  ou  avant  la  naissance,  r(Mever  d'une 
porencé[)lialie  double  (cas  Ollier,  Fig.  "23"),  et  présentent  abu-s  \r  laldeau 
clini(|ue  do  la  i)arapl(''gie  s|)asiiio(li({ue  eongiMiilale   syndrôint^  de  Littlei. 

.Monoi.irt'ies    lira  l-ies  monoplégics  brachiales  'résultent  de  lésions  destructives,  compres- 

'•''"''^^  sives  ou  liauiiialiquos  des  dcMix  ([uarts  moyens  des  circonvolutions  rolandiques. 

Elles  [x'uvent  être  totales  el  rtihîver  d'une  lésion  oceiqiant  le  deuxième  (inarl 
supérieur  des  circonvolutions  rolandi([ues,  comme  dans  notre  cas  Naudin 
(Fig.  li;{),  ou  bien  purllc/les  (>t  n'iiilcresser  ([ue  les  exfonseurs  des  doigfs  el 
du  poignet  (Stiiiisoii),  ou  être  liinili'os  au  pi)igiiet  et  aux  ([uatre  dtM'niers  doigts 
avec  intégrité  du  pouce  (Lépiiie  . 

Monoi.i.-v'ies     fa-  Lcs  monoplégics  faciales  se  traduisent  p:ir  une  paralysie  d»>s  muscles  de 

cinlcs  inférieures. 


raies. 


iii:im;s   dI'!  i'Ho.ii  i,  I  |(i\    m;  i/Kcniici-.  (:i;iii.i:ii  \  i  r..  ii'\ 


Fir,.  237.  —  Double  porencéplialie  congénitale  de  la  face  externe  des  lirinispiit'res 
C(''iéL)iaux  chez  un  homme  atteint,  dès  sa  plus  tendre  enfance  ;  de  paralysie  spasmo- 
dique  des  membres  inférieurs  (syndrome  de  Liltle)  et  mort  à  l'àge  de  79  ans.  F.a 
porcnci'plialio  péuMi-c  jus'pu-  dan-  if  vcnirictdi'  lal.'inl  et  siège  à  droite  à  l'unimi 


t  ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEIX. 

(lu  tiers  moyen  et  du  tiers  inférieur  du  sillon  de  Rolando  ;  à  gauche,  à  l'union  du 
tiers  moyen  et  du  tiers  supérieur  de  ce  sillon.  Disposition  radiée  des  circonvolutions 
autour  de  la  perte  de  substance  crafériforme,  dont  le  sommet  occupe  la  voûte  du 
ventricule  latéral.  Agénésie  partielle  du  faisceau  pyramidal  (Ricêtre,  1892'.  (Voy. 
J.  Déjerine.  Deux  cas  de  rigidité  spasmodique  eoiujcnitale.  Maladie  de  Little  suivie 
d'autopsie.}  [C.  R.  Soc.  liioL,  1897,  p.  2G1.) 


corticale     bilatérale 
du  facial  suixTiciir. 


la  partie  infé'rieiire  de  la  face  —  orbiculaire  des  lèvres,  mentonnier,  zygoma- 
tiques,  releveur  de  l'aile  du  nez  —  et  dépendent  d'une  lésion  occupant  le  quart 
inférieur  de  la  région  rolandique.  Dans  ces  cas  le  facial  supérieur  n'est  jamais 
absolument  intact.  Lorsqu'on  examine  le  malade  peu  de  temps  après  le  début 
des  accidents,  on  constate,  en  effet,  que  les  rides  du  front  sont  moins  accen- 
tuées du  côté  paralysé,  que  l'œil  de  ce  côté  est  plus  ouvert  que  du  côté  sain 
et  que  le  malade  le  ferme  moins  facilement.  Quelque  discutée  qu'ail  été  la 
Représentation  patliogéuie  de  Celle  parésie  légère  du  facial  supérieur,  de  si  courte  durée  dans 
l'hémiplégie  faciale  d'origine  cérébrale,  elle  est  cependant  d'une  interprétation 
facile,  surtout  depuis  les  travaux  de  Horsley  el  Beevor.  Elle  est  une  conséquence 
de  celle  loi  générale  qui  fait  que  chez  l'hémiplégique,  la  paralysie  est  moins 
accusée  dans  les  muscles  qui,  de  chaque  côté  du  corps,  fonctionnent  simul- 
tanément —  tel  est  le  cas  pour  les  muscles  de  la  moitié  supérieure  de  la  face 
—  que  dans  les  muscles  à  fonctions  plus  spécialisées,  plus  autonomes.  En  effet, 
les  muscles  homologues  à  aclion  synergique  ont  une  représentation  corticale 
dans  chaque  hémisphère.  C'est  cette  particularité  qui  explique  pourquoi  on  ne 
rencontre  jamais  une  paralysie  faciale  d'origine  corticale  ou  capsulaire,  dans 
laquelle  le  facial  sup(''rieur  soit  aussi  paralysé  que  dans  la  paralysie  faciale 
d'origine  périphérique.  C'est  là  encore  ce  (jui  explique  ce  fait  que,  pendant 
longtemps,  on  s'est  demandé  si  le  facial  supérieur  avait  un  centre  cortical.  Or 
ce  centre  existe,  mais  comme  il  a  une  action  bilatérale,  sa  destruction  n'en- 
traîne du  côté  opposé  que  des  symptômes  de  paralysie  légère  et  de  courte 
durée.  Les  expériences  de  Horsley  et  Beevor  ne  laissent  aucun  doule  à  cet 
égard.  Chez  le  macaque  et  chez  l'orang,  l'excitation  du  centre  cortical  du  lacial 
supérieur  détermine  l'occlusion  bilatérale  des  paupières,  avec  prédominance 
dans  la  paupière  du  côté  opposé,  tandis  (pie  l'excitation  du  centre  du  facial 
inférieur  se  traduit  presque  exclusivement  dans  les  muscles  du  côté  opposé. 
L'excitation  capsulaire  a  donné  les  mêmes  résultats  à  ces  auteurs,  le  faisceau 
capsulair-e  du  facial  supérieur  d'un  côté  ayant  la  môme  aclion  bilatérale  que 
l'excitation  du  centre  lui-même. 

La  paralysie  isolée  de  la  face,  d'origine  corticale,  est  tout  à  fait  exception- 
nelle et  s'accompagne  d'habitude  d'une  paralysie  de  l'hypoglosse  du  même 
côté.  Plus  rarement  elle  pourra  en  outre  s'accompagner  de  paralysie  du 
voile  du  palais  e!  de  troubles  de  la  déglutition  (cas  Schweigoffer,  Eig.  117). 
Enlln,  si  la  lésion  de  l'extrémité  iulV'iieure  des  liontales  el  paii('lales  ascen- 
dantes est  i)ilatérale  —  ce  (\m  est  assez  rare —  le  tableau  clinique  sera  celui  de 
la  j)tiral;/s>(:  pseudo-hulhaire  d'<iri(/inc  rarliralc  —  })aralysic  de  la  langue,  de  l'or- 
biculaire  des  lèvres,  des  masticateurs,  du  i)harynx,  du  larynx,  démarche  spé- 
ciale du  malade  que  l'un  de  nous  a  comparée  (thèse  de  Leresche,  1891)  à  la 
démarche  à  petits  pas  et  à  tâtons  d'un  sujet  qui  marche  dans  l'obscurité.  Nous 
ne  possédons  jusqu'ici  que  deux  observations  de  cette  aiïection  (Barlow,  !877; 
Bouchaud,  1895);  la  figure  238  a  trait  à  un   nouveau  cas  de  paralysie  [iseudo- 


Paralysio  associée 
do  la  lanpue,  ilii 
pharynx. 


Paralysie  pscudo- 
liiilliaire  d'orlj,'ine 
corticale  par  lésion 
bilatérale  do  l'oper- 
cule rolandi(|ue. 


iii;i;i>    hi:    iMinii...  1  KiN    m,   i.'i,(.nn(,i;   ci.iu  i;n  \  i.k.  22:; 

l,i,ll,;,i,,.    .l'oii^mr  ri.rlir.il.".  I);iiis  c'   cas   cuiiiiiir  dan-   «cliii   .!.•  I',;ul<.\\,  rnpnr- 
,.,,1,'  (ÏMiil.il   p:irliri|ir  a    la  li'-sioii. 

\,nH  (in'nii  iM.iiMul  s'y  iillrndir.  1rs  lisions  dr  ropciculr  iclaiidMiih'  ri" 
,1,, 1111.  ni  pa^^  iiaissanco  :i  (l(^s  syinplnincs  aussi  localisrs,  aussi  di>snn.'s  <ph' 
cMix  l'nuiuis  par  r.'xprriiiuMilaliou  pliysi<d(..-i(|u<'.  cl  cria  s(;  cnrn[)rriid,  .'•laiil, 
(Ituuirr  laprtilr  rl.Midur  occuix-r  par  clnupir  n'prrsriilalion  inoIrico.Oii  a  co[)cm- 
,l;iiil  (.l.-.M\r  un  ra-  dr  paialysi.'  coniplrlr  des  dmx  liypo-losses  sans  parlicipa- 
lion  i\r  la  lacr  Hcsrnllial,  IS78  ,  à  la  suilr  diiiir  Irsion  double  et  syniélrique  de 
r,.pnTulr  tVonlal  et  rolandi(pir.  Ouanl  à  la  paralysie  corlieale  des  iirrfs  mastirn- 
1,'iirs  -  d(»nl  le  centre  cortical  sicL,'e  chez  le  singe  à  la  partie  infrrieure  de  la 
circonvolution  tVonlalo  ascendante,  —  elle  a  clé  renconlrée  par  l'.arlow  et  par 
H(Ui<diaud  dans  1rs  cas  précédemnient  cités.  Elle  existait  égaU^nienl  d'une  uia- 
iiirrc  Ires  n. 'Ile  dans  notre  cas  ])ersonn(d  (  l•■i^^ -i.'IS).  Dans  ces  trois  cas,  l'opercule 


Fig.  238.  —  Paralysie  pseudo-bulbaire  d'origine  corticale  datant  de  deux  ans  et  demi 
chez  un  homme  de  5.3  ans.  Lésions  bilatérales  exclusivement  corticales  constituées 
par  un  processus  d'encéphalite  interstitielle  comprenant  de  chaque  côté  l'opercule 
frontal  et  l'opercule  rolandique,  et  remontant  en  s'atténuant  jusqu'à  la  partie 
moyeinie  de  la  région  rolandique.  Dans  les  derniers  mois  de  sa  vie,  ce  malade  pré- 
senta des  symptômes  d'hémiplégie  bilatérab;  et  des  convulsions  épilcpliformes 
(Bicèlre,  1894l  Voy.  .1.  Déjerine.  Scméiolor/ie  du  système  nerveux.  In  Bouchard,  Traite 
(le  patliol.  (jén.,  T.  V,  p.  460,  Fig.  13;  Comte,  Ces  paralysies  pseudo-bulbaires,  Th. 
Paris,  1900,  Obs.  \IV  et  PiporUofT.  Arch.  de  Neurol.  1898,  p.  i33. 


frontal  était  altéré  des  deux  côtés.  Nous  ne  possédons  pas  jusqu'ici  d'exemple  de 
paralysie  unilatérale  des  nnasticateurs  par  lésion  corticale  ou  centrale.  Il  est 
probable  que,  dans  ce  cas,  la  paralysie  doit  être  peu  accentuée,  les  muscles 
masticateurs  ap{)artenant  aux  muscles  à  fonctions  synergiques.  L'expérimen- 
tation montre,  en  effet,  que  cha(|ue  centre  cortical  masticateur  a  une  action 
bilatérale. 

La  déviation  conjuguée  des  yeux  avec  rotation  de  la  tête  s'observe 
au  cours  de  certaines  li('nii[)l(''gies  par  lésion  corticale  Prévost,  llugbling 
Jackson,  etc.  !  :  elle  est  un  syni[)L('une  ordinaire  dans  l'épilepsie  corlieale  ou  jack- 
sonienne  I  Landouzy  i.  Ferrier,  Landouzy,  Grasset,  Wernieke,  llenschen  placent 
dans  le  lobule  parié-lal  inférieur  pli  courbe  et  gyrus  supramarginal)  le  siège  de 
la  représentation  corticale  des  mouvements  de  la  tête  et  des  yeux.  Par  contre, 
Horsley  diagnostique  une  lésion  du  lobe  frontal  lorsque  l'attaque  d'épilcpsie 
jacksonienne  débute  par  la  déviation  conjuguée  de  la  tète  et  des  yeux  du  côté 
opposé.  Mills,  au  cours  d'une  opération,  dit  avoir  obtenu  une  déviation  nette  de 
la  tête  du  côté  opposé  en  éloclrisant  la  partie  postérieure  de  la  deuxième  circon- 
j    volution  frontale.  Il  résulte  de  nombreuses  expériences  faites  sur  l'animal,  en 

TOME    n.  15 


Déviation  conju- 
guée de  la  tète  oî 
(les  yeux. 


226  ANATOMIE    DES    CENTRES    NEFUEIX. 

particulier  sur  le  singe,  qu'il  existe  en  réalité  deux  zones  corticales,  lune  anté- 
rieure, l'autre  postérieure  dont  l'excitation  provoque  une  déviation  conjuguée 
des  yeux  avec  rotation  de  la  tête  du  côté  opposé  au  point  exité.  La  zone  anté- 
rieure ou  frontale  serait  seule  motrice  et  la  déviation  conjuguée  des  yeux  et  de 
la  tête  —  toujours  t7ri)isiloire,  constatée  dans  les  lésions  en  général  profondes 
du  lobule  pariétal  inférieur  serait  un  symptôme  indirect  de  lésion  en  foyer,  dû 
à  l'évocation  d'une  sensation  visuelle  ou  auditive  par  suite  de  l'irritation  ou 
de  la  destruction  des  faisceaux  visuel  cortical  et  auditif  cortical  sous-jacent  au 
pli  courbe  ou  au  gyrus  supramarginalis. 
Centres    larynïrés         Centres  corticaux  laryngés.  —  Les  deux  fonctions  que  possède  le  larynx 

bilatéraux    distincts  p         l-  ^        i  c         t-  •      t     ■  i  ■  i    i-  i-'i 

pour  la  phonation  et   —  fouctiou  vocale  et  fouction  respiratoire  —  ont  une  représentation  corticale. 

pour  la  respiration.  L'cxistencc  d'uu  ccutrc  cortical  pour  la  pbonalion  fut  pressentie  par  Bouillaud, 
entrevue  par  Ferrier,  par  Duret,  puis  par  Munk,  et  nettement  démontrée  par 
Krauss  (1884  et  1890),  qui  chez  le  chien  localisa  ce  centre  dans  la  partie  antéro- 
externe  du  gyrus  précrucial.  Pour  Masini  (1888),  cette  zone  s'étendait  en  arrière 
sur  la  région  motrice  proprement  dite.  En  1889  et  1890,  Semon  et  Horsley  mon- 
trèrent que,  chez  le  singe,  le  centre  cortical  laryngé  siège  dans  la  partie  infé- 
rieure de  la  frontale  ascendante  immédiatement  en  arrière  de  l'extrémité  infé- 
rieure du  sillon  précentral.  L'excitation  de  cette  région  produit  chez  l'animal 
en  expérience  une  contraction  bilatérale  des  adducteurs  de  la  glotte.  Pour  ces 
auteurs,  il  n'y  aurait  pas  de  centre  cortical  respiratoire,  la  respiration  étant  une 
fonction  d'ordre  organique.  En  1895,  Risien  Russell  a  montré  qu'il  existe  un 
centre  cortical  respiratoire,  siégeant  chez  le  chat  et  le  chien  en  avant  et 
au-dessus  du  centre  phonateur.  L'excitation  de  cette  région  détermine  une 
contraction  bilatérale  des  abducteurs  de  la  glotte.  Ainsi  donc,  d'après  les 
recherches  précédentes,  il  existe  un  C(^ntre  cortical  de  la  phonation  ot  un  centre 
cortical  de  la  respiration,  ayant  l'un  et  l'autre  une  action  bilatérale. 
Paralysies  laryn-         Lcs  paralysies  laryngécs  par  lésions  corticales  ou  sous-corticales  unila- 

^*^"'*'  térales  ont  été  jusqu'ici  très  rarement  observées.  Dans  un  cas  de  Garel  (1890),  il 

existait  une  lésion  très  légère  du  pied  de  la  troisième  frontale  et  de  l'extrémité 
inférieure  de  la  frontale  ascendante,  et,  dans  un  autre  cas  du  même  auteur,  la 
lésion  siégeait  au  niveau  du  genou  de  la  capsule  interne.  Semon  et  Horsley  ont 
fait  remarquer  (|uc  dans  ces  cas  l'examen  histologique  du  l)ull)e  n'ayant  pas 
été  pratiqué,  ces  faits  ne  pouvaient  être  invoqués  en  faveur  de  l'existence  d'un 
centre  cortical  laryngé  ayant  une  action  croisée.  Dans  les  deux  cas  que  l'un  de 
nous  a  rapportés  en  1891,  concernant  deux  aphasiiiues  moteurs  sous-corticaux 
avec  paralysie  de  la  corde  vocale  droite,  cette  objection  ne  iieut  être  soulevée, 
car  l'examen  histologique  du  bulbe  a  été  pratiqué.  Dans  ces  deux  cas,  les  lésions 
sous-corticales  avaient  di'truil  la  substance  blanche  sous-jaccnte  au  tiers  pos- 
térieur de  la  circonvolution  de  Broca,  ainsi  qu'à  l'extrémité  inférieure  de  la  fron- 
tale ascendante.  Or,  chez  ces  deux  malades,  la  paralysie»  de  la  coido  vocale  sié- 
geait du  côté  opposé  à  la  lésion  cérébrale, 
(vntrcspiiar.vnpés         Quaut  aux  ceutrcs  corticaux  des  mouvements  du  pharynx,  les  recherches 

t.ii.it.raux.  expérimentales  montrent  que  ces  contres  siègent  au-dessous  et  un  peu  en  arrière 

(les  centres  laryngés.  Comme  les  centres  masticateurs  et  laryngés,  leur  action  est 
l)ilatéralo. 

Localisations  motrices  corticales    chez   le   macaque  et  lorang-outang.  — 

Gràrc  aux  cxiiidriilioiis  ('•li'cUiquos  do  KcrriiM-,  Horsley  et  IJonvor.  ilorsloy  c\  Soliâfer, 


|.||{Hi:s   l'i;   n;(iii  i  timn   m;   i.i.c.iiiicK  ckiii:  nu  \  i.i:. 


227 


|iii|ii.-->liMii  .11'-,  lim-s  |.«i-,ili-,iliiiii-^  i-cilicil-'--  r-l  i  II  lin  Mil'  Il  I  jiln    .i\.iii  .•.■.•  t\\i/.\>-  iilm  .i<|ii. 

ri    r.'I.IIIU   'ill''    (lu/    rilnllllllr. 


ViG.  239.  —  Les  ctMilri's  inolcurs  dos  faces  externe  et  interne  du  cerveau 
du  macacus  sinicu^, d'après  Horsiey  et  Seliafei' iPliilos.Tians..  1887). 


Chez  le  macaque  {Vifi.  239',  la  zone  motrice  occupe  la  réiiion  rolandique,   empiète       Zone   motrice    du 
en  avant  sur  le  lobe  frontal,  et  en  iiaul  sur  la  faci^  interne  de  riiémispiièn'.  Ou  y  trouve    '"^'^^'l"^* 


228 


ANATOMIl-  DES  CENTRES  NERVEUX. 


Zone    motrice 
l'oranc 


échcldiinrs  (le  haut  en  bas,  le  centre  du  membre  inférieur,  le  centre  du  membre  supérieur 
et  le  centre  de  la  face.  En  avant  de  ces  centres  se  tiouveut,  en  haut  le  centre  du  tronc, 
en  bas  le  centre  des  mouvements  de  la  UHe  et  des  yeux. 
<\c  Chez  l'oianc  (Fig. 2i-0', les  centres  du  membre  inférieur ^yill  du  membre  supérieur  (MS' et 
de  la  face  siègent  surtout  sur  la  circonvolution  frontale  ascendante  et  sur  les  parties  supé- 
rieure et  inférieure  de  la  circonvolution  pariétale  ascendante.  Le  centre  des  mouvements 
de  la  tête  et  des  ijeux  occupe  la  circonvolution  frontale  ascendante  et  s'insinue  entre  le 
centre  du  membre  supérieur  (MS)  et  celui  de  la  face  ;  mais  il  existe  en  outre,  en  avant 
du  silbin  pii'ci'iilial,  un  centre  moteur  spécial  des  yeux  dont  l'excitation  ne  détermine 


FiG.  24-0.  —  Les  centres  moteurs  corticaux  de  l'orang  isimia  satyrusi,  d'après  Reevoret 

Horsley  (Philos.  Trans.,  1890l 

.1//.  centre  du  inciubrc"  inférieur.  —  MS,  contre  du  membre  supérieur. 


Zone  (lcsnicnil)rcs. 
Leurs  centres  sccon- 
ilaircs. 


Leurs  <Iis|iosiiiunsi 
cliez  l'oran;,'  et  le 
macaijiio. 


qu'une  déviation  conjuguée  des  yeux  du  côté  opposé,  sans  rotation  concomittante  de  la 
tète. 

Ces  centres  empiètent  les  uns  sur  les  autres  chez  le  macaque  ;  chez  l'orang,  par 
contre,  ils  sont  séjjarés  ])ar  des  aires  inexcitables  qui  existent  également  chez  l'homme  : 
les  éiectrisations  fail(\s  par  KetMi,  Horsley,  Mills,  Parker  el  (iotsch,  Chipaull,  concortlent 
eu  efffd,  toutes  pour  (b'-montrer  l'tîxisttMUM!  d'un  point  iiiexcilable  situé  en  avant  du  genou 
du  sillon  (le  liolando,  entre  le  centrt;  de  la  face  et  celui  du  pouce. 

Zone  des  membres.  —  Chaciui  des  centres  moteurs  comprend  un  certain  nombre 
de  cenlies  secondaiies  dont  r(''teiidue  est  d'autant  ]>lus  grande  quo  l«  centre  est  préposé 
à  un  mouvement  plus  hautement  différencié.  Chez  le  macaque,  les  limites  entre  ces  (lilTé- 
reuts  centres  ne  sont,  nulle  part  nelteiiuMit  trancJK'es  :  les  centres  secondaires  empié- 
tant les  uns  sur  les  autres;  mais  il  exisic  ni'annioins  pour  chaque  articulation,  pour 
cliaque  mouvement  différencié,  ni\  foyer,  un  })iiint  d'élection,  dont  l'excitation  provoque 
un  effet  maximum,  i»uis  à  mesure  qu'(Ui  s'en  éloigne,  le  mouvement  diminue  pro- 
gressivement, et  aux  limites  de  deux  centres  on  observe  une  V('ritable  confusion  de 
(b;ux  mouvements. 

Los  dilb'renls  centres  secondaires  du  membre  inférieur  sont  disposés  chez  le  macaque 
(Fig.  241)  d'avant  en  arrière,  d;ins  l'ordre  .suivant  :  hanche, genou, cou-de-pied,  çjros  orteils, 
lielits  orteils;  le  centre  du  gros  orteil  correspondant  à  l'extrémité  supé>rieure  du  sillon  de 


iii;iii:s   m;   nm  n  1. 1  ihn    m-:   i.i.coiici;  (,i.  lu.iu;  \  i.i;. 


'22'.» 


llt>l.inilii.  I.i's  ciiili  "'S  lin  inrinliii-  sii))iiiiiir  >i<\\l,  |i.ii  >(iiil  i  r,  i  rlirluiiiii-s  di-  li.iiil  «  ii  |i.i->; 
Citiiiilr,  ciiiiilf,  jHtii/nrl,  iloijls,  imli  r  r\  ixnii-r,  les  i.'r;iii(li's  ;iitiiiiI;ilioiis  i»ccii|(;iiil  l.i  |i;iili<! 
supriit'uri'  <lo  l.i  zoih",  l.iiulis  qur  li->  rnnlios  des  jiflllfs  ;ii  liriil.ilions  i-t  îles  mrnivi;- 
miMils  liault'liii'iil  (lillV'i  iinii's  si,':;, ■ni  j  l.i  |).irlii'  inlV-ririir  ■•,  ,iii  vnisiii;iu'<î  ilii  ifiili»; 
nioliMir  lit-  l.i  r.iii'. 

C.litv.  l'nnni;/  (Fiij.  242), les  coiiliTs  du  wcmhir  in('ciii'itr  h'occuimuI  i|ii(>  la  circonvoliilion 
froiilali'iisi'i'iidaiilp  cl  sont  dispnsi'-s  ikui  dans  le  scii-;  Iraiisvi'isal.coMiint'  chez  l(;  inaca<|iH', 
mais  dan»  \<-  --t'iis  mm  In, il.  Ili'  liani  en  ha»,  (in  li  nn\i'  les  ccMilrcs  :  </rns  orteil, pclils  orteils, 
cou-ilc-pied,  ijciioii  cl  liiiiirlic:  et'  (Ici  nier  ccnlic  c'iani  juxtapose  au  (•ciitii'  i\r  rc|>aule. 

Par  contre,  la  disposition  i,'rni''ialc  des  (•cnlll■■^  du  membre  sitpcrimtr  se  lappioch*! 
bcaui'oup  <U'  celle  (|iic  l'on  rcncmiliv  clic/  le  inacaiinc.  Les  variantes  lienneiil  à  la 
conduit'  ^\\\  sillon  de  linlando  cIhv.  l'oiani,'  cl  à  la  ilivxno-ih'  îles  (-irconvolutions  qui  le 
bordeut.  Il  s'cnsuil  ([uc  les  dillV-rcnU  ccmiIics,  au  lieu  d'èlre  l'clielounés  de  liant  en  lias 
coininc  (lie/,  le  luaraipio,  sont  silui's  l'un  devant  l'autre  ;  niai.s,(|iie  l'on  ledressc  pai  la 
pensi-c  le  sillon  d(>  i{olando,  et  l'analoiiie  devient  çoinpièle. 

L'excitalion  de  cliaiiin  de  ces  centres  di'-lerinine  un  niuu\enieiit  isol»',  primaire  initial 
de  la  joiuluif  (Mirespomlanlc  S/f/zia/  si/mplom  de  llorsleyj;  mais,  [)OUr  peu  que 
l'excilalion  se  prolonge,  ce  luonvemeut  primaire  est  bientôt  suivi  de  mouvements 
secondaires,  tertiaires,  etc.,  dans  les  aulics  joinlures  du  membre.  L'ordre  {March  de 
lluizliliniis  Jackson), dans  ]e(|uel  s'eiïectuentces  mouvomenls  secondaires,  tertiaires,  etc., 
est  tout  à  fait  conlorine  à  ce  que  l'on  observe  chez  riiomme  dans  l'épilepsie  partielle 
dite  Jacksouienne  et  olx'-it  à  de  véritables  lois.  La  proi:ressioii  est  :  l'-paule,  coudi;,  poii.'net, 
main.  Ioim|u'(M1  cxcilc  les  i'(''i:i(Uis  ('levées  de  la  zone;  elle  suit  nu  ordre  inverse,  — 
pouce,  doiiits,  [loiizuet,  coude,  é[iaule,  —  lors(|u'on  excite  les  r(''gions  inférieures.  Dans 
les  régions  moyennes,  le  mouvement  commence  par  une  des  articulations  moyennes; 
par  le  poignet,  lors(pi'(Mi  appli(jue  les  électrodes  sur  la  frontale  ascendante;  par  le 
coude,  lorsqu'on  les  a|i[)li(iue  sur  la  pariélale  ascendante,  et  se  |)ropage  de  làà  la  racine 
du  ineinlin'  ou  à  sa  périphérie.  L'excitation  de  la  partie  antéro-supérieure  de  la  zone 
déleriiiine  une  progression  spéciale  de  mouvements  sigiiaU'e  par  Feriier  :  l'animal 
porte  la  uiain  à  la  bouche.  Ce  mouv(Mueul  commence  i)ar  le  iioignel  i|ui  est  d'abord 
lixé  dans  rcxlenwion,  ]uiis  on  observe  la  (lexion  des  doigts,  suivie  de  la  llexion  du 
coude,  de  l'adduction  et  de  la  rotation  de  r('paule  en  dehors. 

Le  mouvement  obtenu  par  l'excitation  électri(iue  de  la  zone  du  membre  inférieur 
varie  suivant  le  si('ge  d'application  des  électrodes,  mais  il  s'agit  en  général  d'un  mou- 
vement de  flexion  des  articulations  du  membre  inférieur.  Lorsqu'on  applique  les  élec- 
trodes en  arrière  de  l'extrémité  supérieure  du  sillon  de  Uolando,  on  agit  sur  les  articu- 
lations du  cou-de-pied  et  des  orteils,  et  l'on  produit  la  llexion  du  pied  et  la  llexion  ou 
plus  souvent  l'extension  des  orteils.  Lorsqu'on  électrise  les  régions  antérieures  de  la 
zone,  à  la  flexion  du  pied  et  aux  mouvements  des  orteils  s'ajoutent  la  llexion  du  genou, 
puis  la  flexion  de  la  hanche  lorsque  les  électrodes  sont  appliqués  à  la  limite  antérieure 
de  la  zone.  La  difîérenciation  des  mouvements  du  membre  inférieur  est  toutefois  loin 
d'être  aussi  fine  et  distincte  que  celle  du  membre  supérieur,  et  dès  qu'on  emploie  un 
courant  un  peu  fort  on  obtient  non  pas  une  progression  lente,  mais  une  succession 
rapide  presque  simultanée  des  mouvements  des  différentes  articulations. 

Poussant  plus  loin  leurs  recherches,  I3eevor  et  Horsley  sont  arrivés  à  localiser  dans 
chacun  des  centres  secondaires  (en  particulier  dans  ceux  de  la  zone  du  membre  supé- 
rieur) les  mouvements  propres  à  chaque  articulation.  Par  l'excitation  du  centre  de 
l'épaule  prati(iuée  de  haut  en  bas,  on  voit  survenir  les  mouvements  dans  l'ordre  suivant  : 
projection  en  avant,  abduction,  rotatioii  en  dehors,  adduction.  Le  centre  du  coude  présente 
de  haul  en  bas:  extension,  fnouvemcnt  intermédiaire  entre  l'exlension  et  la  llexion, 
flexion  ;  !(!  poignet  :  extension,  flexion  et  pronation,  mouieme)U  intermédiaire  entre  la 
pronation  et  la  supination,  supination.  Dans  les  centres  des  doigts  et  du  pouce,  l'ordre 
s'effectue  dans  le  sens  transversal,  l'extension  en  avant  et  la  llexion  en  arrière.  Chez 
forantj,  la  locali»alion  des  mouvements  très  difîérenciée  est  infiniment  plus   fine  que 


Leur       oxcitation. 
Mouvement  primaire. 


Mouvements  sc- 
fondaircs  et  ter- 
tiaires. 


Ordre  de  succes- 
sion de  ces  mouve- 
ments. 


Localisation  corti- 
cale des  différents 
mouvements  d'une 
mt^mc  articulation. 


230 


AXATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


Zone  de  la  face. 


Sa  division  chez  le 
macaque. 


chez  le  macatiue.  L'excitation  de  i'écorce  protluil  en  général  un  mouvement  primaire 
isolé,  et  ce  n'est  qu'exceptionnellement  que  l'on  assiste  à  ces  successions  ou  progressions 
de  mouvements  secondaires,  tertiaires,  etc.,  si  fréquents  chez  le  macaque. 

La  zone  de  la  face  est  très  étendue  chez  le  macaque  et  surtout  chez  l'orang.  Elle 
est  située  au-dessous  de  la  zone  du  membre  supérieur,  s'étend  en  avant  jusqu'au  sillon 
précentral  et  contient  non  seulement  la  représentation  corticale  des  mouvements  de 
la  face  proprement  dite,  mais  encore  celle  de  la  partie  supérieure  du  tube  digestif  (/an- 
gite,  pharynx)  et  du  larynx.  Ce  qui  caractérise  cette  zone,  c'est  qu'à  rencontre  des  zones 
des  membres  supérieur  et  inférieur,  elle  contient  un  certain  nombre  de  centres  secon- 
daires qui  président  à  des  mouvements  bilatéiaux. 

Horsley  et  Schafer  divisent  cette  zone  chez  le  macaque  en  deux  régions  :  l'une  supé- 
rieure, la  région  faciale  supérieure  dont  l'excitation  entraîne  le  clignement,  c'est-à-dire  la 


FiG.  241.   —  l^es  régions  sensitivo-motrices  de  I'écorce   cérébrale  du  singe  (macacus 
sinicus),  d'après  Beevor  et  Hor-sley  (Philos.  Trans.,  1890,  B.  p.  81). 


Région  faciale  su- 
périeure. 


K6î.'ion  faciale  in- 
férieure. 


fermeture  des  paupières,  l'élévation  de  l'aile  du  nez  et  l'élévation  de  la  commissure  la- 
biale; l'autre  inférieure,  la  région  faciale  inférieure,  dont  l'excitation  détermine  des 
mouvements  de  la  langue  et  des  mâchoires  analogues  à  ceux  de  la  mastication. 

Dans  la  région  faciale  supérieure,  on  trouve  contigu  au  centre  du  pouce  et  de 
l'index  un  centre  pour  les  mouvements  des  paupières,  —  centre  palpcbral;  —  ce  centre 
est  bilatéral,  mais  actionne  surtout  les  |>aupières  du  côté  opposé.  L'excitation  de  la 
partie  prérolandique  du  centre  détermine  l'ouverture,  l'excitation  de  la  partie  rétro- 
roiandi(iue,  la  fermeture  des  paupières.  Au-dessous  du  centre  palpébral  siège  le  centre 
unilatéral  de  l'élévation  de  la  commissure  labiale  du  côté  opposé. 

Dans  la  région  faciale,  infériein-e,  on  trouve  échelonnés  d'avant  en  arrière  les  centres 
pour  les  mouvements  latéraux  du  larynx,  du  pharynx  et  de  la  masticatio)»,  et  au  voisinage 
immédiat  de;  la  scissure  de  Rohuiih»,  un  centre  unilatéral  de  rétraction  [horizontale)  de 
la  commissure  labiale,  puis  au  niveau  de  l'opercule  rolandique  le  centre  bilatéral  de  l'ou- 
verture de  la  bouche.  Le  centre  phonatoire  du  larynx,  enfin,  siège  dans  la  partie  anté- 
rieure du  pied  de  la  frontale  ascendant c;  son  excitation  produit  la  contraction  bilaté- 
rale des  adducteurs  de  la  glolle.  Dans  toute  la  région  faciale  inférieure,  on  obtient  en 
outre  des  mouvements  de  la  langue  et,  ainsi  que  Ferrier  l'a  signalé,  l'excitation  de  la 


rii:iii>   Di;   l'iidii-cTioN   i»i;   i  ' icoim:!'!  (;i:ni:i!it a i.i; 


•2:»l 


iiailic  iUili'iitMiri'  tli-  ri'llr  /uni'  tlrlci  iiiiiH!  I.i  |n  kIi  iisitui,  It-Milalidii  ih-  ^a  paili'-  prinlé- 
rit'iii"',  la  1  l'hait  iiiii  ili-  la  i.niyiif  a^sncii'i-  à  des  hkhivciih'IiIs  dr  la  ImiikIk'. 

C.Ui'/.  l'orti  II  ij,    llnisli'y    l'I    |{fcv(ir  nul    iinii^-^t'  cinnic   |i|iis  Iniii  1,1   liiic  lm  ali-al  i(i|i  dc^        Sa    <ltiri'Toncinlioti 
mt'Uvi'inriils  il.'  la   l'arc,  ni   iiailirnlnr  .eux  (1rs  \l-\\i>  .1  <lr  la  laiif^ut-  ^l'iK.2V2|.  Ils  oui    •:'""• ''"'■""K- 
llioiidr  i|Ui'  Ir  iiiitrr  ilcs  iiiiiiirciin  nh  nnijitiiiirs  ilc  lu  li'lr  ri  ili's  i/rii.i:  est  ad  jacciil.  au  <:(!Hl.H' 
tlu  |iiiiUM',(|u"il  ^<it"'^l'  >ur  la  ciicniividiilioii  Iroiilali'  ascriidanlf,  iiiiiiM'dialcniciil  aii-d<'-'-(iii'~ 
«lu  is'fiitiu  du  sillon  de  Midaiido  ol    non,  (•oiiiini'  clic/,  le   iiiacai|uc,  dans   TanLiic  i cnlranl 
des  luanclics  iioii/i'ntalc  cl  \crliralc  du  sillon  |ii  ci  idaiidii|nc.  I.'cxcilalinn  di-  (  c  croire 
delermiiie  /"ofoc/Z/oc  nijiidc  des  jxiiiincrcs  cl,  lu    lulaliuii   ,(lans  h;  jjlan   Imi  izonlal^    des       i'<-  <:<;iitn;   iialin;- 
iicii.r  cl  dr  la  <<'/f  vers  le  côte  oppose .  Au-dessous  du  ccnire  des  yeux  cl  de  la  lile  se  trouve    '^t.,lu',"^'"  t^  V[~ 
\o  crnirc  du  faci'il  supéri<-iir,  ccnlic  pnlpclirnl,  di>nl  l'excilalion   déliTiniiie    la    ieinielini;    îisr-crxlantc. 
liilalcialc  di's  paupières  plus  pi'onoiiccc  du  côlé  opposé. 

I.e  ui.iiid  (li''\e|iippenieiil  de  la   niinii(|iie  il   la  iiodiililé  exliènn;  des  lèvres  du   jeune 


FiG.  itl.  —  f>a   réi;it>n    motrice   de  la   corticalité  cérébrale  de  l'orang  (simia  satyrus), 
d'après  Ijeevor  et  Horsley  (Philos.  ïrans.,  1890). 


oraim  l'uni  déjà  prév(iir  chez  lui  une  diliérenciation  très  fine  des  mouvemeuts  deslèvres, 
de  la  bouche  et  de  la  lauiîue.  Le  centre  de  la  lèvre  xiipi'rieure  siège  sur  la  circonvolution 
pariétale  asceudanle,  au-dessous  du  sienou  du  sillon  de  Rolando.  L'excitation  de  la  partie 
supérieure  de  la  zone  détermine  la  contraclion  de  la  i^artie  supérieure  de  Vorbiculaire  des 
lèvres  du  cùté  opposé.  L'excitation  d'une  bande  étroite  de  la  circonvolution  pariétale 
ascendante  le  long  du  sillon  de  Rolando,  à  la  hauteur  horizontale  de  l'extrémité  infé- 
rieure du  sillon  interpariétal,  détermine  l'clévation  de  la  lèvre  supérieure  du  côlé  opposé. 
Par  l'excitation  de  la  partie  correspondanlelde  la  frontale  ascendante,  onobtient  la  rélrac- 
tion  {horizontale)  de  la  commissure  labiale  du  côté  oppose.  A  égale  distance  entre  ce  centre 
et  le  centre  palpébral,  il  existe  dans  la  circonvolution  frontale  ascendante,  le  long  du 
sillon  de  Rolando,  un  point  dont  l'excitation  détermine  le  renrersement  de  la  lèvre  infé- 
rieure du  côté  opposé.  Ces  (juatie  centres  sont  unilatéraux.  Autour  de  l'extrémité  infé- 
rieure de  la  scissure  de  Rolando,  on  trouve  (juatre  petits  centres  pour  les  mouvements 
bilatéraux  de  la  bouche,  dont  l'excitation  produit  de  haut  en  bas  :  le  renversement  oi 
dedans  des  deux  lèvres,  en  particulier  de  la  lèvre  inférieure  du  côté  opposé,  le  pincement 
des  deux  lèvres,  Vouverlure  de  la  bouche,  la  moue  des  deux  lèvres. 


Centre  facial  infé- 
rieur 


Ropré  se  n  t  ation 
corticale  bilatérale 
et  unilatérale  de  ses 
centres  secondaires. 


232 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


Zone  do  la  tê^tc  o 
des  yeux. 


Centre  cortical  bi-  Les  mouvomonts  de  la  Umgiic  s'obliennent  par  l'excitation  de  la  partie  inférieure  de 
latéral  pour  la  j.^  circonvolution  frontale  ascendante.  Ces  mouvements  sont  bilatcraux,  et  la  disposition 
de  leur  représentation  corticale  est  telle,  qu'en  excitant  le  centre  de  la  langue  de  haut 
en  bas,  on  observe  progressivement  tous  les  mouvements  intermédiaires  entre  la  pro- 
jection de  la  langue  en  avant  et  sa  rétraction  en  arriére  dans  le  fond  de  la  bouche.  Par 
l'excitation  de  la  moitié  inférieure  de  cette  zone,  la  langue  est  tirée  hors  de  la  bouche, 
la  pointe  dirigée  du  côté  opposé,  et  son  attitude  est  celle  qu'on  observe  dans  l'hémi- 
plégie de  l'homme.  Sa  partie  postérieure  est  aplatie  lorsque  l'électrode  est  appliqué  aux 
limites  supérieures  de  cette  zone;  elle  est  épaissie,  gonflée,  lorsque  les  électrodes  sont 
placés  plus  bas.  L'excitation  de  la  moitié  inférieure  de  la  zone  de  la  langue  détermine 
de  haut  en  bas  :  la  rotation  de  la  langue  du  côté  opposé,  dans  l'intérieur  de  la  cavité  buc- 
cale ;  la  rétraction  de  la  langue  avec  rotation  vers  la  joue  du  côté  opposé  et  épaississement  de 
na  partie  postérieure;  enfin  la  rétraction  légère  de  la  langue  avec  aplatissement  total  et 
rétraction  horizontale  de  la  pointe  du  côté  opposé.  Dans  ce  mouvement,  la  langue  s'adapte 
sur  le  plancher  de  la  bouche,  sa  face  supérieure  est  légèrement  concave  et  la  pointe 
rétraclt'e  derrière  l'arcade  dentaire. 

Zone  de  la  tête  et  des  yeux.  —  Les  représentations  corticales  des  mouve- 
ments de  la  tête  et  des  yeux  occupent  chez  le  macaque  (Fi g.  241)  la  partie  postérieure  des 
Son  siège  chez  le  première  et  deuxième  circonvolutions  frontales,  en  particulier  l'angle  rentrant  des 
branches  horizontale  et  verticale  du  sillon  prérolandiqùe.  Ferrier  a  montré  que  l'exci- 
tation de  cette  région  est  suivie  d'une  déviation  conjuguée  des  yeux  et  de  la  tète  du  coté 
opposé  avec  dilatation  des  pupilles,  —  l'expression  de  l'animal  étant  celle  de  l'alteMlion 
et  de  l'étonnement, —  et  que  la  destruction  de  cette  même  région  détermine  une  dévia- 
tion conjuguée  de  la  tète  et  des  yeux  du  côté  de  la  lésion.  Les  recherches  de  Ferrier 
ont  été  confirmées  par  Horsley  et  Schafer,  par  Beevor  et  Horsley,  qui  différencient  le 
centre  des  mouvements  de  la  tète  de  celai  des  yeux  ;  Scliiifer  et  Mott  enfin,  dissocient 
dans  le  centre  des  mouvements  des  yeux  un  territoire  moyen  dont  l'excitation  détermine 
la  déviation  conjuguée  simple,  un  territoire  supérieur  dont  l'excitation  est  suivie  d'une 
déviation  latérale  avec  abaissement  des  globes  oculaires,  et  un  territoire  inférieur  dont 
l'excitation  provoque,  avec  la  déviation  latérale,  une  élévation  des  globes  oculaires. 

D'après  Horsley  et  Beevor,  le  centre  des  mouvements  conjugués  de  la  tète  et  des 
yeuxest  situé  chez  Voi'ang  (Fig.  242)  entre  le  centre  du  pouce  et  le  centre  du  facial  supé- 
lieur;  il  siège  sur  la  circonvolution  frontale  ascendante  immédiatement  au-dessous 
du  genou  du  sillon  de  Rolando  et  non,  comme  chez  le  macaque,  dans  l'angle  rentrant 
des  branches  horizontale  et  verticale  du  sillon  préroiandique. 

Des  mouvements  des  yeux  peuvent  encore  être  obtenus,  ainsi  que  Ferrier  l'a  montré, 
en  excitant  des  régions  postérieures  de  l'hémisphère,  le  pli  courbe,  la  première  circon- 
volution temporale  (Ferrier),  le  lobe  occipital  (Schafer,  Munk,  Scherrington,  Risien 
RusselljObregia  Rechterew).  Mais  il  s'agirait  alors  d'un  mouvement  indirect,  dû  à  l'exci- 
tation des  centres  sensoriels  de  l'audition,  de  la  vision,  passant  à  l'évocation  d'images 
visuelles  ou  auditives  et  assez  analogues  aux  mouvements  de  la  tête,  des  yeux  ou  du 
pavillon  de  l'oreille,  lorsqu'une  lumière  ou  un  son  viennent  à  être  perçus. 

Le  centre  postérieur  occipital  ou  occipito-temporal  des  mouvements  des  yeux  est  en 
partie  au  moins  sous  la  dépendance  du  centre  (Ultérieur  ou  frontal.  Sch'ÀÏer  a  montré  (jue 
l'excitation  du  centre  frontal  a  une  action  plus  directe  sur  les  muscles  des  yeux  que  le 
centre  postérieur,  car  la  période  latente  de  ce  dernier  a  une  durée  beaucoup  plus  longue 
(lue  celle  du  premier. 

Il  résulte,  en  outre,  des  expériences  de  Pick,  de  Risien  Russell,  que  tous  les  mouve- 
ments des  globes  oculaires  ont  une  représentation   corticale  bien   que  l'aire  corticale 
des  mouvements  de  latéralité  soit  beaucoup  plus  importante  que  celle  des  mouvements 
de  rotation,  d'abaissement,  d'élévation  du  globe  oculaire. 
I,a    réffion    cxi  i-  Localisations  capsulaires  chez  le  macaque.  —  Après  avoir  étudié  les  locali- 

tablo  do  la  capsule    sations  motric(!S  corticales  chez  le  macaiiue,  Horsley  et  Reevor  ont  di-liMininé  le  trajet 
intorno  chez   Ip  ma-  i    •         i      r  •  ■  i  i         i  .   \        '  ,      ,      ■  '  x 

..jj,  up  capsulairc  du  laisceau  moteur.  Leurs  recherches  sont  basées  sur  quaranle-Irois  cxpé- 


.Son 
ror.in; 


ii;i;i^    iii,   l'Uni  i.CTiDN    hi;   i/iiconch;  ciiiu.iii;  a  i.i;. 


iXi 


rieiU'i'S   l'iiili's  Iniilfs  siii    II'  Unir, uns    siiiinis.    l'iljcs  ilniiniili  l'iil    i|ih-  le    fuiscc'iil  iiiolriir 

pri'>;i'lllf    li.llls    1,1    (Mli^lllc    lIllilIH"    Mil    ll.l)cl     cl    mil-     l'iciulllr    \  ,1 1  l.l  M  l'S    siiivitiH    !'•.•>    Il.lll- 

li'iiis.  h. 111^  la   l'i:^.  2i.!  riii|ii  iiiilic  ,mi\  .iiiIimh^  |iir.  .'•.jciil  s,  l.i    ii-L'inii  «•\(  il,i|i|c  ,[•■  |,i 

ia|iMll<"   inlciii.'   r-.l    iiiscrili-   mii    IiiiiI    ((Uiin'^    lim  i/nnl.ijr.s,   ('•I.il.'i'ts  de  li.iiit  l'ii  li.i-<.  -- 

C.I'S  COllIlfS    IIKiIlIlrllI    IIIIC    l.'l    rr-;:iull    (Al   il.llilr    ilr  1,1    iM|iMlIc   (I|-CI1|IC    (L'UIS    l.'l    ll'^'ioll    lll.lla- 

lllii|Ut'   SU|)l''li(MMi'      I       l.l    |in'-i|ll<'      liil.ijili'    (Irx    -rijliirllK    ,111 1 1' I  MU  l  -    cl      |  k  i- 1 1' Mc||  |  -,     i|c    |,| 

,  i|>Milf,  il  I'i'\r('|il  KHI  lie  1,1  |i,iilic  Imil  ,i  r,iil  l'iiuiLilc  ilii  nci^^idciiI  aiili'i  iciir.  Sur  |c- 
iipcs  Mii\,iiilc>  Il  cl  il!  .  1,1  |Milic  iiic.\<'il;ililc  du  sc^'iiii'iil.  anti'riiMir  aii;:iiiciilc,  une 
I ,  uion  iii('\rilal»li'  apiMi'.iil  à  l.i  |>;iilii'  |H)>(r'iiciiic  du  sri,'iiiciil  [mslciicur  (  III  ,  de  lc||c 
vcu  le  i|U('  la  zoiic  e\iil,ilde  de  la  ia|t>ule  iiilcriit'  .se  ciiiitiiie  au  ijeiKui  de  la  caiisul*;  cl  à 
l.l  plus  i;rai\de  |>;ii  lie  de  -nu  seiîMicul  posiéricur.  Sur  les  cmipes  (|ui  Jud'-rcssoiil  la  n'-tiion 
lli.il,iiiiii|Ue  niiiyeiiiie  et  le  ^hdius  pallidus.  la  /.oui'  excilalije  euipièle  de  nouveau  sur  le 
-c-iiiciil  auliTieui' de  la  capsule  coupes  l\  cl  \  ,  puis  elle  se  ralliasse  sur  c||e-mr'iii(; 
cl  u'eciiipe  li.iii'-  les  n'i,'i(iiis  I  li,il;iMiii  jue  iuliMicure  ci   siiii>-l  li,il.iiiiit|iic  i]uc  le  izeimu  el, 


FiG.  243.  —  l.a  réiiion  oxcitable  de  la  capsule  infcrue  du  singe  ^macacus  sinicus), 
vue  sur  huit  coupes  liorizonlales  élagi'es  de  liuul.  en  bas,  d'après  Beevor  el  Ilorsley 
(Philos.  Trans.,  1890,  1$.  PI.  oi. 


le  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (coupes  VI,  VII  et  VIIIi.  Sa  liinile  [Posté- 
rieure est  consliluée  par  la  lame  médullaire  externe  du  noyau  lenticulaire. 

A  la  partie  postérieure  du  segment  postérieur,  il  existe  donc  une  zone  inexcitahle 
qui  apparaît  à  peu  près  à  l'union  des  régions  thalamiques  supérieure  et  moyenne,  s'ac- 
croît rapidement  à  mesure  que  l'on  descend  el  acquiert  sa  plus  grande  étendue  dans  la 
région  sous-fhalamique  aux  confins  du  pied  du  pédoncule  cérébral. 

L'excitation  de  la  capsule  interne  détermine  d'avant  en  arrière  des  mourements  dca 
yeux,  de  la  tête,  de  la  face  et  de  la  langue,  du  membre  mpcrieur,  du  tronc  et  du  membre 
inférieur.  Le  point  extrême  antérieur  produit  l'ouverture  des  yeux,  le  point  extrême 
postérieur  des  mouvements  des  orteils.  Horsley  et  Beevor  ont  montré  que  lorsque,  sur  la 
Fig.  241  représentant  les  dilTérentes  régions  excitables  de  l'écorce  du  macaque,  on  lire 
des  lignes  obliques  qui,  partant  des  foyers  des  difTérents  centres  secondaires,  sectionnent 
à  angle  droit  les  deux  tiers  supérieurs  du  sillon  de  Roland,  on  obtient  assez  exacte- 
ment la  disposition  de  l'arrangement  antéro-posté-rieur  des  fibres  excitables  de  la  capsule 
interne.  —  D'avant  en  arrière  ou  les  Irouve    échelonnées  dans  l'ordre  ^l'^né-ral  suivant  : 


OiivtM'tiire  (les  yeux 

HotJition  (les  yeux 

Ouverture  de  la  bouche.    .    .    . 
Rot,iti(in  (le  la  tète  et  des  yeux 

Rotation  de  la  t("'(e 

Langue 

Coiumissure  labiale 


Yeux. 
Face. 
Tète  et  yeux. 

Langue  et  lace 


234 


ANATOMII::    DES    CENTRES    NEKVEUX. 


vroiusion,  de  la,  langue 

otwertLW^  de  lo'  iouc/ie 
'■■  otLverUve  des yewr 
,.rotaCu)n  des^eLLX. 

rotation  de  l^{ct£.  etdesi/eua: 

a/iffle  de  la,  bouche 

rataiic^-^  de  lit  tète. 

■  'épaule 
'/.doigts 
_,couiie, 
^.aidomeriy 
.  -  pou/mi 

■  -.kancTie 

■  -^  peliis  orteds 

■  -  ^gros  orteil 
'  -  ^qenou. 
"^^cow  de  pied- 

.  rotaticn,  des  yeuo- 
'  ' ,  ouvertzire  desueucc 
'  rotation- delà. iéâe 

.  reùrac&cru  de  la  œmjrussure  laiuzle 
'-  -  projecùjcn.  de  la,  lan^u- 
_  _  épauZc 
_. -doigts 

coude 

_  _  poignet 
oMornsn, 

—  poiux 

—  TumcTve 

—  genouy 
--.petUsorteilc 
'--cou,  de  pied, 
'  -  -  rotaÂon  desgeua:  eide  la-  iéte 
'"-.cr  es  orteil' 

o  avertir:  desj/eua. 
,■    rotation,  cZej  geuœ 
,  ■  '  rotcctWTL  de  la  tèie  et-  des  geiur 
■■\  rotaluin de-  la,  tète 
''  ouverture  de  loyiouche 

■  '  J .  riHtaxlian,  de  La  commissure  laiiali 

,.protusion  de  la-langwe 
','. .  coude 
. .  -  pouce. 

doigts 

épaule 

poiqnet 

—  Tianchc 
'-■  .aidorn-en 
"--genou. 
''--COU.  depted 
'"-^gros  ort-ed 

"''petUs  orteilf: 


rotation  des  yeiuc 
■  '  '_  ouoertare.  des  gcua. 
■'\  rotation. de  la, tête 
,  -  '  '  ouverture  de  la  iou-che 

-  '  "  _  épaule 

.'' _  TétraUion.  de Li.  ccmmcsjure  labiale 
'  ',  .doigts 
'\  rotation  delà  têleetdeji/etuc 

-  _,  couati 
"  _.languji 
'.'..  -  potue 

cou  de  pied 

ahdonu'ri 

Jumc/ie 

•■  --genou, 
'•--petits  orteils 
^--  groi  nrteù. 


TTC  _.-',. 

Ah'-'-''-'''''  - 


,  QiivertZire.  des  gea<c 

T^tattxin  des  yeua: 
'  rûtalionde- la.  tête 

aiwertzirt-  de  la-d>oa/Ae 
'rotaiion  de  la^tlte  et  desgetiA 
''  reinxclion^  de.  la.  commzssart  leà 
''prfflusùin  de  la  langue 
'..Coude 
.  dpigts 
.  epazzle 
-aidom&n, 
..poignet, 
-pouce, 
.hanche 
-genou, 
-gros  oried 
-  petite  orteils 
'  cou.  cUpied- 


ouoerture,  des  geacc 

rotation,  des-  geua 

Tota&on  de.  la^tète 
' protu-sion^de  la. langue 
'ouverture  de  la.  ioache 

coude 

.  rçtrojction,  de  la,  commissure  IcSk 
_épcujle 

doigts 
.  poace 
■poignet 

Tiomche 

cou.  de  pied 

aidomen, 

ptùi(,s  orteils 
gros  orteil 


.ouverbiredes  geua 

reiaiion  des  yeiuc 
,  roiatwn.  de  la,  tête 
.  rotation-  de  la-lete  ei  desgeuac 
,proiasion  de  la.  langu-e 
_  aidomen 
.réiracéion  de  la.  cam-nzissurelabud 
.  épaide 
.poignet 
-Caude 
-pouce 

■  hanch-e 
-.doigts 

-gros  orteU 

-  cou  de  pied 
-genou. 

-  petits  orteils 


^rotation  des geua: 
■'  ouverture  des  ueua. 
''  rétraction  de  Iç^camriissareUÀ 
■■'  coude 
■''épaule 
•  ''_  rotalXon  de  la  tète 

doigts 
.'. .  poignet 
. .  .pdUs  orteils 
---cou-devied, 
--  aidorrlen. 
--~gros  orieU, 
-  -  -  pouce 


Ek;. 


Eoralisiiliniis  nidlriccs  capsulaircs  clie/.  le  inacacus  sinicus,  d'apirs  Moevor 
cl  Morsley  (IMiilos.  Traiis.,  I8i)0,  B). 


rir.ur^   iti:  |'i;ii.ii;<:tiiiN    ih    i.T.c.nitr.i;   (;i;iii:i:i;  \  i.i;.  ïx; 


Mriiilin-  -.iiiiiriiiic. 


K|i.'iiili'. 
(liiiiilf 

l'ui-n.l 

llnl^h    . 

l'ont»'  . 

Trniir    .     , 

llilli'llr     . 

(  .Mii-ilc  |>i 

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(ii'r\uii  .    . 

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1.    . 

IVIils  orl. 

ils. 

■} 


Triiiif,. 


Miinlii'i'  inrri-jciir 


l.dl -ijlli'.    (I'.l|i|r>   les    liav;ill\    ilr    liul  --Irv  l'I   lircvnr,  ii||  t'\,imil|i'  ijr  pllIS    |i|  i'^   i',!  I  T,:  llf,'f;- 

inenl  anli'iii-|tii>l(''i'i('ur  de  ces  lilucs  excitables  aux  clifTéieiiles  liaiilt'urs  «le  la  capsule 
inleiuf,  on  Irouve,  il  est  vrai,  de  légères  variations  (Kig.  244),  mais  l'ordre  général  reste 
le  même,  —  les  fibres  motrices  des  i/cii.r.  de  ht  farc,  de  la  tète  et  de  la  lawjue  passent  par  le 
genou  de  lu  aipside  interne  et  la  partie  excitable  du  seyinent  antérieur,  tandis  que  les  fibres 
du  mendnc  snpérienr,  du  membre  inférieur  et  du  tronc  passent  par  le  sefjment  postérieur. 

L'arrangemenI  aniéro-posiérieur  des  libres  excitables  de  la  capsule  interne  n'est 
donc  i|u'une  imilalion  deiehii  des  régions  excitables  de  l'écorce;  cela  est  vrai,  non  seu- 
lement pour  les  régions  principales,  mais  encore  pour  les  subdivisions  des  différentes 
régions;  ainsi  )ioui' les  membres,  les  grandes  articulations,  telles  que  la  hanche,  l'épaule, 
sont  situées  eu  avant  dans  la  capsule  interne  comme  dans  l'écorce,  tandis  que  les  arti- 
culations petites  ou  hautement  différenciées,  telles  que  le  pouce,  le  gros  orteil,  occupent 
les  parties  postérieures  de  la  capsule  interne.  Les  fibres  destinées  aux  mouvements  du 
tronc  sont  situées  en  général  dans  la  capsule  interne,  entre  le  membre  inférieur  et  le 
membre  suju-rieur. 

I.rs  mouvements  propres  à  chaque  articulation  présentent  en  outre,  dans  la  capsule 
intiMue,  la  même  disposition  que  dans  l'écorce.  Ainsi,  dans  l'écorce  comme  dans  la 
capsule,  l'extension  du  coude,  des  doigts  ou  du  pouce  occupent  une  situation  plus 
antérieure,  la  llexion  une  situation  plus  postérieure. 

La  concordance  parfaite  ipii  existe  entre  les  zones  excitables  de  l'écorce  et  de  la 
capsule  intenir  c^l  bien  mise  en  relief  par  les  mouvements  des  paupières.  La  représen- 
tation corticale  du  facial  supérieur,  en  particulier,  de  la  fermeture  de  la  paupière  du  côté 
oppose,  occupe,  comme  nous  l'avons  vu  plus  haut,  ime  zone  étroite  comprise  entre  le 
membre  supérieur  et  la  face,  tandis  que  les  autres  mouvements  des  paupières  occupent 
un  siège  beaucoup  plus  antérieur.  Dans  la  capsule,  la  fermeture  des  paupières  occupe  de 
même  une  situation  plus  itostihieure  et  voisine  des  représentations  du  nicnibn'  supi'- 
rieur  et  de  la  couronne  labiale  (llorsL'v  et  Heevor). 

Les  expériences  de  Horsley  et  Beevor  concordent  donc  complètement  avec 
les  recherches  de  l'un  de  nous  sur  le  trajet  capsulaire  et  pédonculaire  des  fibres 
(jui  tii'ent  leur  origine  de  la  réj^^ion  rolandique  (Voy.  Fig.  i9).  L'excitation  de  la 
partie  postérieure  du  segment  antérieur  de  la  capsule  interne,  observée  par 
Horsley  et  Beevor,  déroute  au  prime  abord  et  semble  en  contradiction  avec 
ces  recherches.  En  réalité,  il  n'en  est  rien.  La  ri'gion  excitable  de  Cia  ne  déter- 
mine en  ellet  chez  le  singe  que  des  mouvements  des  yeux  et  de  la  tète  :  or  la 
représentation  corticale  de  ces  mouvements  occupe  chez  le  macaciue  un  siège 
très  antérieur,  elle  est  située  en  (imnt  du  sillon  pn'central,  et  comprend  une 
étendue  imi)ortante  de  cette  partie  du  lobe  frontal  qui  envoie  des  fibres  de 
projection  dans  le  segment  antérieur  de  la  capsule  interne.  Mais  de  ce  ([ue  la 
partie  postérieure  du  segment  antérieur  de  la  capsule  interne  est  excitable  chez 
1(>  ma('a(|ue,  il  ne  s'ensuit  nullement  qu'elle  livre  passage  chez  l'homme  à  des 
libres  à  fonctions  motrices. 


236  A.NATo.MIE    DES    CENTRES    NERVELX. 

2.  —  LOCALISATIONS  SENSITIVES  DE  L'ÉCORCE  CÉRÉBRALE.  —  Nous  savons  I 
l)ai"  lanatoinie  tiuc  le  ruban  de  Reil  se  termine  en  s'arborisant  dans  la  couche 
optique,  et  que  de  ce  dernier  ganglion  partent  des  libres  destinées  aux  diffé- 
rents modes  de  la  sensibilité  générale,  et  allant  s'arboriser  dans  l'écorce;  s'il  est  I 
universellement  reconnu  que  la  corticalité  cérébrale  est  laboutissant  des  fibres  l 
de  tous  les  modes  de  la  sensibilité,  il  existe  encore  quelques  divergences  parmi 
les  observateurs,  en  ce  qui  concerne  la  topographie  exacte  dans  Técorce  deS' 
zones  de  la  sensibilité  générale.  ' 

Les  k'sions  de  la         Pour  la  plupart  dcs  auteurs,  il  est  admis,  depuis  les  travaux  de  Tripier  1 1877), 
ro"mptc"ne*nt  ^  de  ^^^  ^^^  lésious  partielles  ou  totales  de  la  région  rolandique,  —  c'est-à-dire  de  la 
troubles  do  la  sensi-  zouc  dite  motricc  —  déterminent  chez  le  chien,  le  singe  et  chez  l'homme,  en 
même  temps  que  des  troubles  plus  ou  moins  accusés  de  la  motilité,  des  altéra- 
tions de  la  sensibilité. 

Chez  l'homme,  ces  troubles  sensitifs  sont  très  fréquemment  observés  dans 

les   cas  d'hémiplégie   par   lésion  corticale.   Ils  peuvent  porter   sur  tous  les 

modes  de  la  sensibilité,  mais   ces  différents  modes  ne  sont  pas  toujours  pris 

Ils  peuvent  inté-  SU   même  degré.  Ils  peuvent  donc  intéresser  la  sensibilité  supcrficictle  (tac- 

resser  la  sensibiiiié   jjig    douloureusc,  thermique)  et  la  sensibilité  profonde  (articulaire,    muscu- 

superficielle     et     la  t       /  i        i  \  j 

sensibilité  profonde:   laire).  Ils  pcuvcnt  intéresser  également:  le   sens  des  attitudes  segmentaires 
le  sens  mustuiairc  ot    (m^jon  de    posiliou  '  OU  seus  musculairc  qu'il  ne  faut  pas  confondre  avec  la 

le  sens    stcreognos-     ^  t^  ni.  "■ 

tique.  sensibilité  propre  du  muscle,  laquelle  indique  seulement  le  degré  et  la  durée 

de  la  contraction),  le  sens  de  la  force,  et  enfm  le  sens  dit  stéréognostique, 
—  Holïmann,  1885,  —  c'est-à-dire  la  faculté  ([ue  nous  avons  de  reconnaître 
la  forme  des  objets  par  la  palpation.  Mais  pour  nous,  tous  ces  soi-disants  sens 
n'existent  pas  en  tant  que  sens  spéciaux;  ce  sont  des  résultantes,  des  asso- 
lions de  sensations  simples,  élémentaires  :  tactiles,  douloureuses,  thermiques^ 
articulaires,  musculaires.  Lorsque,  les  yeux  fermés,  on  reconnaît  un  objet  en  le 
palpant,  lorsque,  dans  les  mêmes  conditions,  on  place  ses  membres  dans  telle  ou 
telle  position  que  l'on  vous  désigne,  la  notion  de  laj  forme  de  l'objet,  celle  de 
l'attitude  réalisée  sont  la  conséquence  de  l'association  do  différentes  sensations 
simples,  superficielles  et  profondes.  Dans  son  acception  la  plus  large,  le  sens 
stéréognostique  comporte  la  reconnaissance  non  seulement  de  la  forme  de  l'objet, 
mais  encore  des  propriétés  physiques  de  cet  objet,  telles  que  sa  consistance  et 
sa  température.  Il  est  partant  évident  que  ce  soi-disant  sens  stéréognostique, 
loin  de  représenter  un  mode  de  sensibilité  simple,  n'est  autre  chose  (ju'un  com- 
plexus,  une  association  de  divers  modes  de  sensibilités  t''lémentaircs,  provenant 
de  la  sensibilité  superficielle  et  de  la  sensibilité  profonde,  mais  c'est  surtout  la 
sensibilit(3  profonde  (|ui  nous  donne  la  notion  de  la  forme  de  l'objet,  de  môme 
qu'elle  nous  donne  aussi  la  notion  des  altitudes  segmentaires.  La  perception  tac- 
tile de  l'espace  n'est  pas  plus  une  sensation  simple  (pie  sa  perception  visuelle  ou 
auditive,  et  la  clinique  montre  que  le  sens  dit  stéréognostique  est,  en  réalité, 

I .  l-ors(|ii{'  le  in.iladc  a  perdu  la  iii>tii)i)  ilc  imsilion  —  sciisiiiilitc  miisciilairo,  afiii'iilairc  —  il  ne 
I)Oiit  reproduire  avee  l.i  iiiaiu  du  (•(Me  sain  l'altitude  passivement  imprimée  au  membre  malade, 
mais  si  l'hémipléffic!  est  lieu  prononcée,  il  pt-ut  avec  le  membre  malade  rei)roiluire  très  exacte- 
m(;nt  raltiliidi!  imprimé*;  passivcnu'iit  au  miMiibre  sain.  L'explication  lie  ce  fait  est  aisée,  si  l'on 
réfléchit  <|ue  du  (■(Jté  du  membre  paralysé,  le  centre  cortical  étant  lésé,  les  impressions  périphé- 
ri(|ues  ne  |)rovo(|Menl  le  réveil  d'.aucune  imafji;  de  mémoire  de  moiiveinenl,  tandis  (|ue  les  im- 
pressions périphéricpies  du  menibn;  sain,  réveillant  les  imaj^'es  du  centre  corlical  correspon- 
dant, ces  dernières,  transmises  par  le  corps  calleux,  viennent  dans  le  centre  corlical  lésé  y 
produire  lo  mouvement  correspondant  à  l'allilude  du  membre  sain. 


iii;i;i;s   m    nio  ii'ciion    i»i:   i   i'c.ouci-:  r.i;iu;iin  ai.i;. 


2:»7 


tniancsthriio    oorli- 
ralc. 


mit'  jis^t)i'i;ili"ii  ili'  |iltisi(Mii>  scii salions  Miii|)lrs.  (le  sont  la,  des  lails  liicri  l'oniiiis 
,11  cliniinn'  il  ->ui  crlli'  (Hirslion.  nous  ni'  poiivons  du  rcsli;,  (pic  piirhif^cr  l'opi 
iiiMii  df  li  II  11  11  11.  \  on   MiiiiaKiiw  .  ( '.lapairdc,  ri   iiniis  cros  mus,  ipir  l'on  (loi!  p.ii  Iit 
luMi  d  lin  sens  slfit'oi4ii(>sli(|ii(',  in;iis  hini  d'iiiir  pcici'pliun  slricoLiiosliipir. 

|,'li(Miii;iin'sllit''si('  corlicalc  prcsciilc  les  caiiiclii  r->  siii\aiils  :  elle  ••>!  d'ordi- 
iiairi'.  p:is  loujoiirs  ccpriidaiil .  arroinpMLiiii'i'  d  iiiic  liciiiipli'Lïir.  cl  le  nirinlirr  le 
plu-  pai;il\s('  csl  cii  iiiriiii'  Iciiips  le  plus  ancsl  liisii'.  ||  n  r\islc  pas  de  par;illi''- 
lisiiii'  ni  Ire  li'  dc^ic  di'  1  lirmiplcLiic  i-l  crliii  dr  1  iM'iiiiaiii'sjlicsic.  I  ne  hr-iiiiiih'^dc 
inoNcniic  on  Iri^'s  peu  accusée  pouira  s'aci'oiiipa^ncr  d'niM^  ancsllicsic  lies  pro- 
noiici'c.el  rirr  ri'rsii.  Mais  (|iiel  (pie  S(dl  le  (le,i,M'('  (le  riuMiiiph'^'ie  qui  accompa^'iie 
riu'iiiiMnesIlii'sie.  ou  coii'-lale  d  Hrdiiiaire  un  rappori  ('di'oil  entre  Tt-lal  de  la 
scnsihilili!*  et  celui  de  la  iiudilité;  le  nieinhiM!  le  plus  aiiestliésii"  ('laiit  en  iin-'iiie 
Icinps  le  jdiis  paralyse. 

jiii  daiilrcs  leiines,  dans  rhémipl6j?ie  |iar  li-sion  ('('rt'bralc  cijinpliqu(îc 
d'hciniauestlii'sic,  les  trouhles  de  la  seusiliiliti'  sont  plus  marqués  au  nioinbro 
supérieur  (|u'au  ineinhrc  iulV'rieur,  au  tronc  et  à  la  lace,  et  au  niveau  de  cette 
extrémité  suptTieiiriî  ils  sont  d'aulaiil  plus  accusés  (pie  l'on  examine  des  régions 
plus  ('loijiui'i^s  de  la  racine  du  nu>mbre;  la  main,  [lar  exemple,  est  plus  ancs- 
llu'siée  (pie  lavant-bras,  ce  dernier  est  pJus  insensible  (pie  le  bras,  etc.  Cette 
(listribuliiui  de  l'auesthésie,  sur  huiuelle  on  n'a  Lfuère  attiré  l'attention,  nous 
IKirait  appartenir  en  pro])re  à  riiémiancsthésie  organique,  car  jusqu'ici  nous 
ne  l'avons  jamais  observée  dans  l'hystérie.  Nous  savons  aussi  que  dans  cette 
dernière  all'ection  l'Iiémianesthésie  se  présente  parfois  sous  forme  segmentaire, 
—  aneslhésie  en  gant,  en  manchettes,  en  gigot,  —  particularité  que  nous 
n'avons  jamais  rencontréedans  Thémianesthésie  relevant  d'une  lésion  cérébrale. 

I/intensité  de  celle  hémianesthésie  organique  est  variable;  parfois  très  pro- 
noncée, elle  n'atteint  jamais  le  degré  que  l'on  rencontre  fréquemment  dans 
riumiianesthésie  hystérique,  et  dans  laquelle  la  perte  de  la  sensibilité  peut  être 
totale,  absolue.  D'une  manière  générale,  elle  s'atténue  à  partir  du  moment  où 
elle  est  apparue,  et  peut  même  disparaître  au  bout  d'un  tem[)S  plus  ou  moins 
long;  mais,  par  contre,  elbî  peut  persister  iiendant  très  longtemps,  pendant  de 
longues  années.  Lors(iu"elle  diminu(^  —  et  c'est  le  cas  le  })lus  ordinaire,  la  règle 
pour  ainsi  dire  —  c'est  dans  les  extrémités  des  membres,  et  en  particulier  dans  la 
main,  que  la  sensibilité  revient  en  dernier.  Le  retour  des  fonctions  sensilives 
se  fait  donc  lentement  et  progressivement  de  la  racine  du  membre  vers  son 
extrémité.  11  résulte  des  recherches  faites  dans  le  service  de  l'un  de  nous,  à 
Bicêlre  d'abord,  puis  à  la  Salpêtrière,  que  les  troubles  sensilifs  sont  plus  per- 
sistants chez  les  sujets  âgés  que  chez  les  sujets  jeunes,  et  d'autant  plus  du- 
rables que  la  lésion  corticale  est  plus  étendue  et  plus  profonde,  partant,  a 
di'truil  un  plus  grand  nombre  de  libres  d'association  inlra-corlicales. 

Celle  hémianesthésie  corticale  ne  porte  que  sur  les  divers  modes  de  sensibi- 
lité générale  énumérés  plus  haut,  et  les  sens  spéciaux  sont  toujours  intacts.  Les   ^®°^  spéciaux  :  v 

.  .    .  .    .  *  ■*  ouie,  goût,  odorai 


Son  intensité. 


.Sa  durée. 


zones  corticales  des  sens  six'ciaux  —  vision,  ouïe,  goût,  odorat  —  sont  en  effet 
trop  éloignées  de  la  zone  rolandique  pour  participer  à  la  lésion  de  cette  dernière. 
En  outre,  une  lésion  unilatérale  de  cos  centres  corticaux  sensoriels  ne  détermine 
pas  de  troubles  apprt'ciables  —  sauf  pour  la  vision.  —  L'audition,  le  goût, 
l'odorat,  en  elfel,  ont  des  centres  corticaux  bilatéraux  communiquant  entre  eux 
(Voyez  Localisations  sensorielles).  Pour  la  vision  par  contre,  une  lésion  corticale 
s'étendant  jus(prau  pli  courbe  et  sectionnant  la  couche  sagittale  à  ce  niveau, 


Elle   respecte    les 
."ue, 
dorât. 


238  A.XATOMIE    DES    CE.XTHES    NERVErX. 

pourra  produire  une  hémianopsie  homonyme  latérale  siégeant  du  même  côté 
que  l'hémianesthésie,  et  ce  phénomène  sera  hien  plus  constant  encore,  si,  outre 
la  lésion  de  la  zone  rolandique,  il  en  existe  une  seconde  au  niveau  de  la  scissure 
calcarine.  C'est  là  une  éventualité  possihle,  mais  rarement  observée.   Quant  à 
l'existence  d'un  rétrécissement  du  champ  visuel  du  cùté  correspondant  à  l'hémi-j 
anesthésie,  c'est  hà  une  particularité  qui  fait  toujours  défaut  dans  l'hémianes-ii 
thésie  organique  et  qui,  lors({u'elle  s'y  observe,  dépend  de  troubles  fonctionnels ^ 
surajoutés,  hystériques  ou  autres.  Il  faut  du  reste  pour  l'hémianesthésie  corti-i 
cale,  comme  pour  l'hémianesthésie  capsulaire,  se  rappeler  que  cette  association  i 
de  troubles  fonctionnels  venant  se  greffer  sur  des  symptômes  organiques,  n'est 
pas  un  phénomène  très  rare  (Voyez  Localisations  sensitives  capsulaires,  p.  tî56). 
Dans  beaucoup  de  cas  d'hémianesthésie  d'origine  corticale,  on  a  constaté  que 
la  lésion  rolandique  empiétait  plus  ou  moins  sur  le  lobe  pariétal.  11  ne  faut  pas 
toutefois  en  conclure  que  les  troubles  de  la  sensibilité  relèvent  de  la  lésion  du  lobe 
pariétal  ;  les  hémiplégies  post-opératoires  consécutives  à  la  lésion  volontaire  ou 
accidentelle  de  la  zone  motrice  au  cours  d'une  trépanation,  les  hémiplégies  par- 
tielles ou  totales  dues  à  des  lésions  nettement  localisées  à  la  région  rolandique, 
s'accompagnent  toujours  de  troubles  de  la  sensibilité  générale  et  musculaire,  et 
ces  troubles  sont  en  général   plus  ou  moins  persistants  si  la  paralysie  elle- 
même  est  durable. 

Son  interprétation.  La  pathogéuie  de  CCS  Iroublos  scnsilifs  a  donné  lieu  à  de  nombreuses  inter- 
prétations. Un  certain  nombre  de  physiologistes  attribuent  tous  les  troubles  du 
mouvement  soit  à  la  perte  de  la  sensibilité  tactile  (Schiff),  soit  à  la  perle  de  la 
conscience  musculaire  (Ilitzig  ,  soit  à  la  paralysie  du  sens  musculaire  i  Nothnagel), 
à  la  perte  de  la  puissance  de  perception  (Goltz)  ou  à  une  paralysie  psychique 
(Munk,  Bastian).  De  ce  fait,  ils  nient  donc  l'existence  même  des  centres  moteurs 
corticaux.  Pour  Munk,  ces  troubles  sensiti.'"s  jouent  un  nMc  si  prépondérant, 
qu'il  désigne  la  région  rolandique  sous  le  nom  de  zone  sensible  (^Fiihlsi)hare). 

Locaiisationot  La  plupart  dcs  clinicieus  et  des  expérimentateurs  récents  admettent,  par 
contre,  l'indépendance  réciproque  des  troubles  moteurs  et  sensilifs  consécutifs 
aux  lésions  de  la  région  rolandique.  Mais  tandis  que  Tripier,  Wernicke,  Pelrina, 
Luciani  etSeppilli,Jastrowitz,  Lisso,  Flechsig,  Henschen,  Déjerine,  Mott,  Schâfer 
identilient  la  zone  motrice  et  la  zone  sensitive  dans  la  région  rolandique;  d'autres 
auteurs,  tels  que  Charcot,  Ballet,  Nothnagel,  Ferrier,  v.  Monakow,  localisent  la 
zone  sensitive  dans  une  région  distincte  de  la  zone  motrice.  Ferrier  place  la  zone 
sensitive  dans  la  circonvolution  do  l'hippocampe;  son  opinion  en  opposition  avec 
les  données  anatomo-pathologicpies  est  du  reste  combattue  par  tous  les  auteurs. 
Ilorsley  et  Schàl'cr  (1.SS7)  placent,  chez  \{\  singe,  les  centres  sensilifs  corticaux 
pour  le  tact  et  la  douleur  dans  la  circonvolution  du  lobe  limbique.  Colle  opinion 
est  infirmée  par  ce  que  nous  enseigne  la  pathologie  humaine,  et  c'esl  cette  der- 
nière (pii  doit  juger  en  dernicu'  ressort.  Pour  Charcot  et  Ballet,  la  zone  sensitive 
comprend  loulo  la  parlieposlérioure  de  rin'".nisphère  (lobos  occipital  et  pariétal) 
et  empiète  en  avant  sur  la  zono  rolaudiciue.  Nothnagel  localise  la  sensibilité 
générale,  et  en  particulier  le  sens  musculaire  dans  le  lobe  pariétal  ;  v.  Monakow 
invoque  en  faveur  de  cette  localisation  les  connexions  —  indirectes  il  est  vrai  — 
du  lobe  pariétal  avec  le  ruban  de  Reil  médian  (Voyez  11'  partie,  Ruban  de  Ueil). 

Nous  avons  vu  plus  haut  que  les  h'sions  strictement  limitées  à  la  zone  rolan- 
(li(jue  entraînent  des  Iroublos  moteurs  et  sensilifs  très  marqués.  Ce  fait  suffit 
donc  pour  aftirmerles  fonctions  sonsilivo-niolrioes  de  la  région  rolandique. 


étendue  de   la  zone 
sensitive     corticale. 


iii;i;iv   Di;   l'iîoj  l'f.  ii  o  \   i»i;  i.'KCoiici':  (;i:iti.i;i;  \  i.i:.  rw 

Mai>  t'ii  ptMil  M'  (IrmaiidiT  ^1,  roiiinic  le  vi-iil  Ti  ipirr,  hi  /une  x'ii-ilivf  rst 
,\:ii-l(Mnriil  siipri|)ost'i'  ;i  la  /.mic  iiKtli'iii-,  ou  si ,  plus  (■IcimIiii-  <|ii('  ccllr  (|('i'iii(''rn, 
,'\\r  ne  la  ilt'|)ass('  pas  en  airicn'  ri  n'cMiipirlc  pas  ■^wv  le  loin'  pai  ii'liil. 

IJii'ii  ([u'il  n'exi^li'  auciiiic  ohscrvaliDii  (riK'iiiianr^llu'^ic  lolali'    nu   paili<'llr 
iiar  l('siiUH'\rluM\i'  du  loi),'  parit''lal,'nnus  pnSNi'îdons  loiitclnis  un  ciTlain  uomiju- 
ir<il)S»M'vali(»us  d'lu''Miii|dt'f,nc   lt''>,n'ii'   avec  Imulilcs   Ires  aiiiisc-^  du   sens  niuscu- 
liiir  ainsi  (pu-  du  ^rus  dil  slrréoyuoslicpu',  ndrvani  diuu'  lôsion  du  \()\u'  pai'iélaj 
.1  en  parliiulici    du  ,i;yiiis  suprainar^inalis.   Ilcdlich  (IS!);})   (3ii  a  rappoih'  um- 
ii-lainc       iMUpnuilécs  ;i  dillV-iculs  aulciu's.  —  Dans  aucun  do  ces  cas,  du  reslo, 
,.  nV\i>^l:iil  uui-  iuli'-iii'ilô  absolue  de  la  scnsibilih'  laclilc  cl,  le  sens  stéréojj^rios- 
Inpii'  u"i'lail    lies  alirTi'  (pic    daus  les  cas  oîi  celle  dernière  avait   disparu.  Or, 
dans  le  plus  uiand  nombre  des  t-as  rap|)orlés  [»ar  cet  anieur,  la  circoiivolulion 
paiiélale  asccudaule  parlicipail  à   la  lésion,  sa  pailio  posléro-inlV-ricure  est  en 
cilel  ii'i'iuin'c  \y.\v  la  nii''nie  braucbc  arti''riell(!  (pic  \o  j^ynis  sui)i'a-niar^'"inalis.  La 
(  ii'c(^nv(dulion   pariétale  asciMulante  n'a  été  trouvées  intacte  <[iu)  dans  deux  cas 
dcjà  anciens    Veller,  (îrass(3l)  et  un  récent  di\  à  von  Monakow  (lcS!l7).  A  ces  trois 
laits,  il  l'audrail  encore  ajouter  celui  d'Allen  Slarr  et  Me  Cosh  (jui  se  présente  de 
prime  abord  avec  la  ritrucur  d'une  expérience  pbysiologique  :  à  la  suite  d'une 
lésion  accidentelle  du  i^yrus  supraniarginalisau  cours  d'une  tré[)anationpour  un 
cas  d'épilepsie  traumatique,  ces  auteurs  ont  observé  une  perte  complète  isolée  et 
transitoire  du  sens  musculaire  du  bras  droit  avec  conservation  de  la  sensibilité 
au  contact,  à  la  douleur  et  à  la  température,  et  intégrité  parfaite  de  la  force  mus- 
culaire. l/abs(MU'e  de  lout  trouble  paralytique  distingue  nettement  ce  cas,  des 
lésions  Iraumatiques  ou  opératoires  de  la  zone  rolandique,  dans  lesquelles  les 
troubles  du  sens  musculaire  sont  toujours  accompagnés  de  troubles  parétiques. 
Mais.  ([uel(|ue  inicressani   (pie  soit  le   cas  rapport('!  par  les  cbirurgiens  améri- 
cains, il  est  n(''cessairo,  avani  d'en  tirer  des  conclusions,  qu'il  soit  corroboré  par 
d'autres.  En  outre,  il  faut  tenir  compte  dans  toute  opération  cranio-cérébrale, 
des  i)hénomènes   d'irrilation,  dinliibition  et  de  dynaniogénie  s'étendant  à  une 
distance  plus   ou  moins  grande.   Enfin,  j)our  terminer  ce  qui  peut  concerner  le 
voie  du  gyrus  suj)ra-marginalis  dans  la  perception  des  impressions  sensilives, 
nous  ferons  remar(pier  que.  dans  aucun  dos  nombreux  cas  d'aphasie  sensorielle 
dont  nous  avons  pralicpié  l'autopsie,  nous  n'avons  constaté  d(;  Iroublesde  lasen- 
siliilil('.  bien  que  cette  région,  ainsi  que  le  pli  courbe  du  reste,  fussent  lésés  dans 
la  plupait  des  cas.  En  d'autres  termes,  poiu'  nous,  il  n'est  pas  démontré  que  le 
lobule  pariétal  inférieur  fasse  partie  de  la  zone  sensitivc  corticale. 

En  résumé,  les  troubles  du  sens  musculaire  s'observent  à  la  fois  dans  les 
lésions  de  la  région  rolandique  et  dans  celle  de  la  partie  antérieure  du  lobe 
pari(''lal  :  mais  il  n'est  pas  encore  prouvé  qu'ils  puissent  s'observer  à  l'état  isolé 
—  c'est-à-dire  sans  troubles  moteurs  correspondants  —  à  la  suite  de  lésions 
de  ce  lobe.  En  d'autres  termes,  rien  ne  démontre  que  la  zone  sensilive  corticale 
s'étende  plus  en  arrière  que  la  zone  motrice.  C'est  là  un  point  (jui  nécessite 
encore  de  nouvelles  recherches  et  surtout  des  autoi)sies  faites  avec  la  teclmiciue 
moderne,  c'est-à-dire  i)ar  la  méthode  des  coupes  microscopiques  sériées. 

Localisations  visuelles.  —  Le  centre  visuel  cortical  siège  dans  le  lobe      La  sphère  visuelle 
occipital,  llit/.ig  il  87:;)  lut  l'initiateur  de  cette  localisation  délinitivement  établie   ^"^  ^^""''■ 
chez  le  chien  et  chez   le   singe  par  Munk  en  1877.  Cet  auteur  a  montré  en  effet 
que  le  centre  visuel  ou  sphère  visiiclh\  siège  chez  le  chien  dans  la  partie  posté- 


240  ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEl'X. 

rieure  de  l'hémisphère  et  qu'il  se  fusionne  en  avant  et  en  bas  avec  le  centre 
auditif;  chez  le  singe,  il  est  mieux  délimité  et  occupe  tout  le  lobe  occipital  (face 
interne  et  face  externe). 

L'extirpation  de  la  sphère  visuelle  chez  le  chien  ou  le  singe,  si  elle  est  uni- 
latérale, a  pour  conséquence  Vhrmionopsie,  c'est-à-dire  la  cécité  de  la  moitié 
correspondante  des  deux  rétines;  si  elle  est  bilatérale,  l'hémianopsie  est  double 
et  il  en  résulte  une  cécité  complète,  cécité  corticale.  Si  toute  la  sphère  visuelle 
est  enlevée,  la  cécité  est  totale  et  permanente;  si  on  laisse  intacte  une  portion 
des  lobes  occipitaux,  on  observe  un  reste  de  vision  dans  le  champ  visuel  opposé 
à  la  portion  cérébrale  intacte.  Enfin,  si  on  enlève  dans  le  milieu  de  chaque 
sphère  visuelle  une  petite  zone  circulaire  et  symétrique  d'un  centimètre  et  demi 
de  diamètre,  l'animal  présente  d'une  façon  transitoire,  pendant  quatre  à  cinq 
semaines,  de  la  cécité  psychique  :  L'animal  voit,  évite  les  obstacles,  mais  ne  re- 
connaît par  la  vue  seule  aucun  objet;  il  ne  reconnaît  ses  aliments,  par  exemple, 
qu'à  l'odorat  ou  au  goût,  etc. 
Projection     réti-         Muuk,  poussaut  plus  loiu  eucorc  la  localisation  des  impressions  visuelles, 

iiicnnc  corticale.  admet  uuc  counexion  très  étroite  entre  les  différents  segments  de  la  rétine  et 
les  différentes  régions  de  la  sphère  visuelle  corticale,  c'est-à-dire  une  véritable 
projection  do  la  rétine  sur  cette  dernière.  Les  bords  externe  et  interne  de  la  ré- 
tine correspondraient  aux  bords  externe  et  interne  de  la  sphère  visuelle,  le 
bord  supérieur  de  la  rétine  au  bord  antérieur  de  la  sphère  visuelle,  et  son  bord 
inférieur  au  bord  postérieur  de  la  sphère  visuelle.  En  outre,  le  segment  externe 
de  la  rétine  ne  serait  représenté  que  dans  la  sphère  visuelle  du  même  côté;  le 
segment  interne  de  la  rétine  et  la  macula  lutea  n'auraient  que  dos  connexions 
croisées.  L'ablation  de  la  partie  externe  de  la  sphère  visuelle  déterminerait  non 
pas  l'hémianopsie  homonyme,  mais  l'hémianopsie  temporale  de  l'œil  du  même 
côté,  tandis  que  l'extirpation  de  la  partie  interne  de  la  sphère  visuelle  en- 
traînerait l'hémianopsie  nasale  de  l'œil  croisé.  C'est  là  un  fait  infirmé  par 
Schafer  et  Luciani,  (jui  ont  toujours  constaté  une  hémianopsie  homonyme  bila- 
térale après  extirpation  i)artielle  de  la  sphère  visuelle. 

Les  opinions  de  Munk  en  ce  qui  regarde  le  siège  de  la  sphère  visuelle,  la  per- 
manence de  l'hémianopsie,  voire  môme  la  projection  des  différents  secteurs  de 
la  rétine  sur  l'écorce,  ont  été  confirmées  par  les  recherches  expérimentales 
faites  sur  le  singe  par  Schafer  (U  Sanger  Brown,  llorsley.  Elles  le  sont  encore 
par  les  résultats  formés  par  l'étude  méthodique  des  dégénérescences  secon- 
daires expérimentales,  (ludden  (f<S75),  Ganser  (1<S8;2),  et  v.  Monakow  surtout, 
ont  montré  que  l'ablation  do  la  sphère  visuelle  chez  le  chien,  le  chat,  le  lapin, 
entraîne  une  dégéncTOScencc  secondaire  du  corps  gonouillé  externe,  du  i)ulvi- 
nar  et  du  tubercule  quadrijumeau  antérieur,  c"est-à-dir(>  de  ces  centres  gan- 
glionnaires qui  reçoivent  les  arborisations  terniinalos  de  la  bandelette  optique. 
D'après  v.  Monakow,  la  df'gi'néresccnce  dans  1(>  corps  genouillé  externe  occu- 
perait un  siège  différent,  suivant  ([ue  l'on  extirpe  la  partie  externe  ou  la  i)arlie 
interne  de  la  sphère  visuelle», 
ccniro  visuel   do         (ilioz  riioiMiHo,  los  premiers  (locumonls  cliniques  et  anatomo-palhologiques 

l'homme.  poui'  la  (létei'minaliun  d'un  centre  visuel  furent  apportés  i)ar  Luciani  et  Tamburini 

(LS7i)),  Nothnagel  (I.S80),  Angelluci  (1880),  Hellouard  (1880),  Mauthner  [\^>^\), 
Exner  (1881),  etc.  Puis  vinrent  les  travaux  d'ensemble  de  Haab  (18812),  Allen 
Starr(188i),  Wilbrand  (1881),  Seppili  (188o),  Philipsen  (1885],  Séguin  (i88(i); 
les  observations  de  cécilt'î  corlicale  et  (l'hémianopsie  corticale  de  liouveret  (1887  , 


Il  i:i;i; 


i>i;iii  i:i:  I  I  n  n    hi:   L'ij.nitci:  (i.i;  i.iii;  \  i.i':. 


2il 


,!,•  (;li;illll.llil  l><><'>  ,  ilr  Itciciilir  cl  \  i;ilrl  I  S'.KI,  |  S!t  |  ,  1  S!i;i^  ;  cillili ,  Ir^  I  ni  Ix.ll  .ili  K 
l,;i\,iii\  ilr  \.  M('ii;ilvn\\,  llciisclii'ii  cl  Viiilcl,  iKinis  en  |.S!l-2  cl  iSK.i,  ri  It.isùfi 
Ions  >iir  un  noiiilirr  r,iii-i(lci;il)Ic  (!•'  l'iiils  rliiiii|iu's  cl  ;iii;il(Hiio-|t:illi()lo;,M(jHOS 
recueillis  clic/  riMiniiic  cl  soiiiiiis  ;i  mic  l'Imlc  iiiii  rus.<iiii(|ur  iiiclliM(li(|iic. 

Des  oliscrviiliDUs  aiialoiiKt-cliiiiqucs  recueillies  clic/,  rii<iiiiiiic,  il  résullf;  (juc 
les  li'sious  ciirlicalcs  les  plus  circoiiscrilcs,  caitalilcs  de  produire  Vln'-mifinop.sif  ou 
la  (•'•■(•///•■  rortiidlr  xiivaiil  (pi'ellcs  sont  uni  ou  l)ilalcrale>,  sie;^oul  louU;s  à  la 
l'ace  iiilcMuc  (lu  lohc  occi|iital,  coiuuie  le  uioiilreiil  les  dociuiionls  rapportés  par 
Ziiui,  Dcjeriue,  Houvcrcl,  liun,  Wilbraud.  Moeli,  v.  Mouakow,  llcnschcti,  Dejc- 
riuc  ot  N'ialel,  i'"orsler,  Sadis. 

Clioz  riloininc.  cesl  eu  viYvX  Ux /acn  iiilc)-ii<:  du  lul/e  occipiliil  ul  /jIus  fj/u-liculié-      n  occui.<-  i:i  ra<;o 

•       •  ■  ,     I  ■  I         •  •        .    I        ••  I  t  •         I  A-       1      iiitcnic!  ilu  lolx- occi- 

rrmnil  le  iloinnnir  dr  la  scissure  luilraruie  qui  est  le  siège  nu  centre  visuel  cortical,    j.itai,  en  paniruiier 
Mais  landis  (lue  v.  Mouakow  cicud  le  contre  visuel  cortical, non  S(!uleiiicnl  à  la   ''■  domaine   do    la 

'  .  scissure  calcanno. 

lace  interuc  du  lohc  occi[)ital,  mais  encore  ii  la   lace  externe  et  au  pu  courbe, 


FiG.  24.').  —  Les  centres  sensifivo-moteurs  de  la  face  inlenu'   de    lliémisphère    (MI), 
la  zone  visuelle  corticale  (V)  et  la  zone  corticale  de  l'ellaclion  (0). 


Vialet  le  localise  à  la  lace  interne  du  lobe  occipital  fcunéus,  lobules  liniiual  et 
fusiforme),  Seguin  le  limite  au  cuuéus,  Nolhnauel  au  cuuéus  et  à  la  première 
circonvolution  occipitale,  Brissaud  au  lobule  lingual  et  Henschen  le  confine 
exclusivement  dans  l'écorcc  des  deux  tiers  antiuicurs  de  la  scissure  calcarine. 

Les  lésions  des  lobes  temporal,  pariétal,  pariéto-temporal  et  pariéto-occipi- 
lal,  n'agissent  sur  les  fonctions  visuelles  qu'en  atteignant  et  détruisant  les  con- 
ducteurs centraux  de  la  vision  (|ui  passent  par  les  couches  sagittales  du  segment 
postérieur  de  la  couronne  rayonnante.  C'est  par  le  même  uK'canisme  ({u'agis- 
sent  encore  les  lésions  de  la  face  externe,  conv(^\c  du  lobe  occipital. 

Les  troubles  visuels,  en  particulier  l'hémianopsio,  ne  s'observent  en  elfet 
dans  ces  cas,  que  lorsqu'il  s'agit  de  lésions  profondes  qui  atteignent  l'épendyme 
ventriculaire  et  détruisent  la  substance  blancbe  sagittale  sous-jacente.  Lorsque 
les  h'sions  sont  superlicielles  et  respectent  les  conducteurs  centraux  de  la 
vision,  l'hémianopsie  fait  défaut.  Ce  sont  là  des  particularités  sur  lesquelles  l'un 

TOME     U.  16 


I 


ANATOMIE    DES    CENTUES    NERVEUX. 


de  nous  est  revenu  à  diverses  reprises  et  que  Yialot  et  Henschen  ont  bien 
mises  en  valeur.  Elles  expliquent  comment  Ferrier,  a  pu  être  appelé  à  localiser 
le  centre  visuel,  non  dans  le  lobe  occipital,  mais  dans  le  pli  courbe.  —  Ce  der- 
nier appartient,  comme  nous  le  verrons  plus  loin,  à  la  zone  du  langage. 

On  a  signalé,  il  est  vrai,  Ihémianopsie  ou  d'autres  troubles  du  champ  visuel, 
à  la  suite  de  lésions  de  la  partie  antérieure  de  rhémisphère,mais  ces  symptômes 
visuels  relèvent  alors,  non  d'une  lésion  corticale,  mais  bien  de  troubles  circula- 
toires, d'œdrme,  etc.,  soit  de  la  bandelette  optique  ou  du  cliiasma,  soit  des 
centres  ganglionnaires  primaires  de  la  vision  corps  genouillé  externe,  pulvinar- 
tubercule  quadrijumeau).  C'est  ainsi  qu'il  faut,  à  notre  avis,  interpréter  les 
expériences  de  Goltz.  lequel,  niant  l'existence  même  d'un  centre  visuel,  sou- 
tient que  l'extirpation  des  lobes  antérieurs  du  cerveau  détermine,  chez  le  chien, 
des  troubles  visuels  très  analogues  à  ceux  qui  surviennent  à  la  suite  de  l'abla- 
tion des  lobes  occipitaux.  Ces  résultats  expérimentaux  ne  tiennent  pas  devant 
les  faits  ol)servés  dans  la  pathologie  humaine. 
Sa  destruction pro-         h' lnhnidnopsie   est  Ic  Symptôme  clinique  ordinaire,  banal,  des  lésions  qui 

duit  rhemianorsie.      détruisent  d'un  seul  côté  la  sphère  visuelle  ou  les  centres  ganglionnaires  pri- 
maires (Pul,  Cge,  Qa)  ou  qui  sectionnent  les  voies  optiques  centrales  (couches 
sagittales  du  lobe  occipito-temporal).  Dans  ces  lésions,  quel  que  soit  leur  siège, 
Caractères  de  riié-  l'hémianopsie  n'est  jamais  complète.  La  vision  centrale  est  en  général  conser- 

mianopsie.  ^.^^^  ^^  ^^  jj^^^g  ^^  démarcation,  qui  sépare  la  moitié  aveugle  du  champ  visuel 

de  la  moitié  saine,  passe,  non  pas  par  la  ligne  médiane,  mais  à  o  ou  10  degrés 
en  dehors,  respectant  ainsi  l'intégrité  fonctionnelle  de  la  région  maculaire. 
Ce  fait,  qui  explique  comment  l'hémianopsie  peut  passer  et  passe  en  réalité  si 
souvent  inaperçue,  a  reçu  diverses  interprétations.  —  Wilbrand  admet  que 
chaque  région  maculaire  rétinienne  est  en  connexion  à  la  fois  avec  les  deux 
hémisphères  et  que  le  faisceau  maculaire  du  nerf  optique  subit,  au  niveau  du 
chiasma,  un  entre-croisement  incomplet,  qui  pn'sente  des  variétés  indivi- 
duelles aussi  fréquentes  et  aussi  nombreuses  que  l'entre-croisement  du  fais- 
ceau pyramidal  au  niveau  du  collet  du  bulbe. 

Henschen  localise  le  faisceau  maculaire  dans  la  partie  antérieure  de  la  scissure 
calcarine.  Ferrier  le  place  dans  le  pli  courbe  et  admet  que  la  h'sion  unilatérale 
du  gyrus  angulaire  détermine  une  amblyopie  croisée,  et  la  lésion  bilatérale  une 
perte  plus  ou  moins  complète  et  permanente  de  l'acuité  visuelle.  C'est  là  une 
opinion  qui  ne  peut  jjIus  être  admise  aujourd'hui.  Pour  v.  Monakow  enfin,  aucune 
région  corticale  du  lobe  occipital  et  delà  partie  postérieure  du  pli  courbe  ne  serait 
dépourvue  de  libres  maculaires.  Celles-ci  occupent  l'étendue  tout  entière  du 
centre  visuel,  et  la  lésion  d'une  partie  d'entre  elles,  n'empêche  pas  celles  qui  ont 
été  épargnées  d'assurer  suflisamment  lesconncxions  entre  l'écorce  et  la  macula. 
Kilo  |.cui(-iro  par-         L'hémianopsic  peut  être  parlh'llr  et  n"int(''resser  qu'un  s(>cteur  ou  un  Irag- 

''®''*'-  ment  de  secteur  du  champ  visuel.  D'autres  fois,  on  observe  un  rétrécissement 

de  la  portion  conservée  du  champ  visuel.  .Adaptant  à  Ihonmie  les  résultats 
expérimenlaux  de  Munk  et  de  Schafer,  AVilbrand  admet  une  projection  de  la 
rétine  sur  le  lobe  occipital,  el  e\i«li(iue  riK'mianopsie  en  secteur  par  1(>  siège 
de  la  li'sion.  Quant  au  réiri'cissenieni  de  la  jiarlie  conservée  du  champ  visu(>l,  il 
relèverait,  d'après  cet  auleiu-,  d'un  trouble  fonctionnel  surajouté,  analogue  à 
celui  tpi'on  observ»;  dans  la  n(''vrose  Iraumatique,  la  neurasthénie,  l'hystérie,  etc. 
Nous  aurons  à  revenir  du  reste  sur  le  rétrécissement  du  champ  visuel  à  jiropos 
des  localisations  sous-corticales  et  capsulaires. 


iiiîiu;s  h 


i'i;ii  1 1  (  I  h>  \    m;  I  'liconci:  (;r.i;i;i;ir\  i,i:. 


■2V.i 


FiG.  246.  —  Les  voies  conductrices  de  la  vision  :  appareil  visuel  central  ou  intra- 
cérébral,  et  appareil  visuel  périphérique.  Connexions  de  la  zone  visuelle  corticale 
aviM'  la  zone  du  langage.  —  La  partie  antt'ricure  des  hémisphères  a  été  écartée  afin 
de  montrer  le  segment  antérieur  de  l'appareil  nerveux  visuel  ;  bandelettes  optiques 
chiasma,  et  nerfs  optiques.  La  zone  X  teintée  en  gris  représente  la  localisation 
de  la  lésion  dans  la  cécité  verbale  pure. 

AM.  avant-mur.  —  C,  cuneus.  —  Ce,  corps  calleux  l)ourrelot  .  —  Cf/e,  Cf/i.  corps 
.i,'cnouillés  externe  et  interne.  —  C//V,  segment  rétro-lenticulaire  de  la  capsule  interne.  — 
/•'3.  centre  de  iîroca.  —  Fj,  troisième  circonvolution  frontale  droite.  — fc,  faisceau  croisé  ou 
nasal:  fd.  faisceau  direct  ou  temporal;  fin,  faisceau  maculaire  du  nerf  optinue.  —  Fm, 
forceps  postérieur  ou  major  du  corps  calleux. —  Fu,  faisceau  uncinatus  réunissant  la  zone 
do  AVcrnicke  7',.  à  la  zone  de  IJroca  F:t.  —  lu,  Ip.  circonvolutions  antérieures  et  posté- 
rieures de  linsula.  —  A.  -cissure  calcarine.  — /.i  première  circonvolution  linibi(|ue,  —  .\T, 


244  ANATOMIE    DES    CENTRES    NEKVEUX. 

noyau  caudo.  —  .V',"'  Queue  du  noyau  caudé.  —  \f{.  noyau  roufre.  —  0,  première  circon- 
volution occipitale.  —  oFi,  face  orbitaire  de  la  première  circonvolution  frontale.  —  /',  pied 
du  pédoncule  cérébral.  — Pc,  pli  courbe.  — Pc  pli  courbe  droit.  —  /';//,  pulvinar.  —  Qa. 
tubercule  quadrijumeau  antérieur. —  Rm.  ruban  de  Rcil  médian.  —  S/jci,  substance  per- 
forée antérieure.  —  T,.  T'\.  centre  de  Wernicke  et  première  circonvolution  temporale 
droite.  —  Tf/p.  pilier  postérieur  du  trigone.  —  17,  carrefour  ventriculaire.  —  W,  zone  de 
Wernicke.  —  //.  bandelette  optique.  —  .»//,  cbiasma  des  nerfs  optiques. 

Elle  peut saccom-  Daiis  quelques  lares  cas,  on  a  citr»  Vhrminchromatopsie  (Verrey,  Henschen, 
pairncr  d hémiachro-  Opjepij^ç  çi  Ylalet),  soit  totale  (absence  de  perception  de  toutes  les  couleurs), 
soit  partielle  (c'est-à-dire  limitée  à  une  couleur  ou  deux);  la  diminution  de  Vin- 
tennité  lumineuse,  des  ti^oubb's  dans  Cappi'ériatiitn  des  distances.  Pour  interpréter 
ces  faits,  Wilbrand  a  émis  rinpothèse  de  l'existence  de  trois  centres  distincts 
pour  l'espace,  les  couleurs  et  la  lumit-re,  superposés  dans  la  zone  visuelle. 
L'hémiachromatopsie  résulterait  de  la  lésion  du  centre  des  couleurs,  et  la 
lésion  simultanée  des  trois  centres  produirait  l'hémianopsie  complète. 

Les  rares  cas  d'hémiachromatopsie  ou  d'hémianopsio  en  secteur  suivis  d'au- 
topsie, ne  plaident  guère  en  faveur  des  hypothèses  de  W' ilbrand.  Un  fait  indis- 
cutable, qui  résulte  en  effet  de  l'étude  comparative  des  hémianopsies  et  de  leurs 
lésions  corticales  causales,  c'est  que  les  mêmes  troubles  visuels  correspondent  à 
dos  lésions  de  la  sphère  visuelle  corticale,  d'étendue  et  de  siège  fort  différents. 
Que  la  lésion  siège  dans  la  scissure  calcarine,  dans  le  cunéus  tout  entier,  ou  dans 
la  partie  antérieure  de  ce  dernier,  qu'elle  détruise  les  lobules  lingual  et  fusi- 
forme  et  la  pointe  occipitale,  qu'elle  interrompe  enfin  les  conducteurs  optiques 
partiellement  ou  en  totalité  par  lésion  du  lobe  pariéto-temporo-occipital,  le 
trouble  visuel  est  le  même  :  c'est  une  hémianopsie,  et  cette  hémianopsie  est 
aussi  complète,  aussi  absolue,  dans  im  cas  que  dans  l'autre,  et  revêt  les  mêmes 
caractères  cliniques. 

Quant  à  l'hémiachromatopsie,  à  la  diminution  de  l'intensité  lumineuse,  etc., 
elles  sont  le  plus  souvent  suivies  d'une  hémianopsie  homonyme  latérale 
typique.  C'est  ce  qui  est  arrivé  chez  le  malade  ({uo  l'un  de  nous  a  eu  l'occasion 
d'observer  avec  Vialet. 

Il  semble  donc  rationnel  de  considérer  tous  ces  symptômes  comme  des  ma- 
nifestations à  un  degré  variable,  d'un  trouble  visuel  relevant  d'une  seule  et 
même  cause  centrale,  commençant  par  la  perte  de  la  perception  d'une  couleur 
et  Unissant  par  l'abolition  de  la  lumière  dans  une  moitié  du  champ  visuel. 
Kiic  |.fnt  c-irc  1.1-         L'hémianopsie  peut  être  bilatérale,  et  il  en  résulte  une  cécité  persistante  et 
K^riso  âiôrsT.ard'f-'ii   <liirfil>l'',  ''''citr  rovtiralc  par  double  h'sion  des  lobes  occipitaux.  Kilo  dé'bute  le 
rrrii,-  rortir.ah:  j)|us  souvcnt  aprôs  uno  première  atUuiue  par  une  hémianopsie  homonyme  qui 

peut  passer  inaperçue,  puis  le  malade  devient  aveugle  le  plus  souvent  après  une 
deuxièmo  allariue.  La  cécité  peu!  être  mmjtli'to  et  ne  s'accompagner  d'aucun  autre 
lioublo  cérébrai,  comme  chez  le  malade  dont  Dojoriue  el  Vialol  ont  rapporte 
l'observation  clinitiue  av(;c  autopsie  (1893)  ol  au(iuoI  se  rapportent  les  ligures 
S?  à  1)5  (cas  Bras  .  Dans  ce  cas  la  cécité  fut  d'cmbh'e  complète.  D'aulros  fois,  la 
cécité  est  incomplète,  il  persiste  une  faible  sensation  lumin(nis(^  (v.  Monakow, 
obs.  III,  1885;  Moeli,  181)0);  exceptionnellement  la  vision  centrale  est  conservée, 
comme  chez  le  malade  de  Forsior  autopsié  par  Sachs  (1895). 

Les  observations  cliniques  de  cécité  corticale  suivies  d'autopsies  sont  rares. 
Outre  les  quatre  observations  sus-montiomu'es,  et  qui  ont  été  suivies  d'examen 
microscopi(|ue,  il  existe  encore  un  cas  de  Hergcr  (obs.  III,  1885),  un  de  Chauf- 
fard (1885j  el  un  de  Bouvcret  (1887).  Dans  tous  ces  cas,  il  s'agit  d'une  double 


riinu;s   di:   I'Ikuij,  i  ion    i»i:    iuoik.i;  (,r,ni,i;it  \  i.i;.  '2i:i 

lésion  <M(i|iil;ili',  iiiIncsNaiil  jilus  |i.i  i  I  iciilii'iriiinil  ri'citrci;  cL  la  siilistarn  c 
lila  iicIh'  Sdiis-iafciilr  des  s{'i>>Mirs  calcaiiiii'  ri  cnlIaliTali'. 

(^Miaill  il  \d  (''•rili'  /isi/rlil(fit,\  elle  («si  caraclôlisi'c  par  fr  lail  i\\\r  liiKlividn  a  ('6<-Aifi  \>Hychu{ne. 
(•iiii>i'r\  <•  sa  |i(Mci'pl  l'iii  \isii(>lli'  liiiili',  mai-,  (juil  rs|  incapaMc  flcri  inlcrprélfr 
sa  si::iiilii';ilii'ii  ;  il  a  pi'iilii  s,n  iiiiaur^  \isiii'IIrs  (•MiiiiiK'iiiDiaMvfS.  la-  malade  (pii 
(■()//  rs|  iiiMiimiiiiis  iiicapalili'  ilr  i  rci  mnail  i c  les  i.lijcls  les  plus  usuels,  sa  mai- 
I  son,  sa  rui',  les  peisnuiies  (pu  !c  Inuclienl  ,\,'  pins  pies;  en  daulres  Icniics,  il 
V»)it  les  eln'--es  et,  les  dlijels  comiue  >  il  les  vn\ail  iioiir  la  pi'i;riiièr(î  fois.  J.a 
C«^cile  psyelii(pie  esl  aceompau'iHM!  le  [iliis  soiiveiil  d  Hue  lai  Itlesse  de  MK-liioilT! 
\isuelle  plus  ou  mkuiis  mai(pié(>,  le  malade  est  iueapahle  d((  icprodiiire  par  le 
dessin  uu  ohjel  usuel  ipielcoiuiue.  Ca's  symidi'itnes  peiiv(îul  èlre  pertnarieuls  ou 
passagers,  mais  pn'seiiieiil  loiijouis  d  iiii  jour  a  laiilie  di;  }i;raii(les  oscillalious. 
Ils  aeeompauueul  jjarl'ois  l'Iiemiaiiopsie,  l'apiiasie  sensorielle,  et  ridevcnl  eu 
i:i'iu'*ral  de  (loul)lt>s  h'sions  piofoudes  du  lobe  oreipital  (pii  délruisont  les  radia- 
lions  opiicpies  e(  em[>ièl(Mil  sur  li'  lohe  [larii'dal.  (lelle  localisation  a  anieni'! 
Wilhrand  a  eoueliire  a  rexislenei;  dans  loulo  la  l'ace  externe  du  lobe  oceipiial 
d'un  eenlre  auqucd  il  donne  le  nom  de  centre  des  souvenirs  visuels  (Krinnerun^^s- 
feld),  en  opposiliiui  au  eenlre  visuel  cortical  ou  centre  de  perception  (W'abrne- 
inuuiisleld  ,  ([ui  siège  à  la  face  interne  du  lobe  occipital. 

Localisations  auditives.  —  Les  recherches  expéiimenlales,  clini(iues  et  ana-  i.aspiK-reau'iitivo 
lomo-palliologi{{ues, permettent  délocaliser  les  représentations  auditives  dans  le 
lobe  temporal.  Munk,  le  premier,  montra  que  l'ablation  bilatérale  des  lobes  tem- 
poraux chez  le  chien  entraine  une  surdité  corticale  complète  :  l'animal,  dont  le 
.goût,  l'odorat  et  la  vue  sont  intacts,  ne  réagit  j)lus  à  aucune  excitation  auditive, 
il  n'aboie  plus  spontanément,  mais  crie  et  gémit  lorsqu'on  le  maltraite.  L'abla- 
tion de  la  partie  centrale  de  cette  sphère  auditive  détermine  uni^  surditf'  psy- 
chiciue  transitoire,  analogue  à  la  cécité  psychique  :  l'animal  entend,  car  il  pointe 
les  oreilles  aux  bruits  inusités,  mais  ne  comprend  ])as  ce  qu'il  entend. 

Les  expériences  de  Munk  ont  été  confirmées  par  Luciani  et  Seppili,  Ferrier, 
Goltz,  etc.  Mais,  tandis  que  la  siihère  auditive  ne  comprend,  d'après  Ferrier,  chez 
le  singe  que  la  première  circonvolution  temporale,  elle  serait,  d'après  Luciani  et  j 

Seppili,  beaucoup  plus  étendue  que  ne  le  croit  Munk.  Chaque  zone  auditive  serait  [ 

en  outre,  d'après  ces  auteurs,  en  connexion  avec  les  deux  oreilles,  tandis  ({u'elle  3 

serait  unilatérale  pour  Munk.  Les  résultats  obtenus  par  les  auteurs  anglais  5 

Schâfer,  Sanger-Brown,  Horsley,  sont  moins  aflirmatifs,  et  Schàfer  n'a  constaté 
aucun  trouble  auditif  appréciable  chez  six  singes  auxquels  il  avait  enlevé  les 
deux  lobes  temporaux.  Le  peu  de  concordance  entre  ces  résultats  expérimen- 
taux, est  indubitablement  dû  à  ce  que  l'animal  se  prête  difficilement  à  une  ana- 
lyse exacte  des  phénomènes  sensoriels. 

Chez  l'homme,  les  auteurs  s'accordent  pour  localiser  le  centre  auditif  dans        Sa    localisation 

1  .•  11  •-  •  1     .•         .  1        i^.         .,-  '^''<'''  l'homme. 

la  partie  moyenne  de  la  première  circonvolution  temiiorale  1  l'ig.  l'i/). 

Flet(  lier  lieacli  et  llugueniii  ont  constaté  l'atrophie  de  la  première  circon- 
volution temporale  dans  la  surdité  congénitale,  (lowers.  Westphal.  Bennet, 
Charles  (iray,  \\'ilson,  etc.,  ont  cité  l'aura  auditive  initiale  dans  les  attatpies 
convulsives  relevant  de  lésions  des  lobes  temporaux.  Les  observations  de 
surdité  corticale  complète  ou  croisée,  par  lésion  bilatérale  ou  unilatérale  de 
la  jKirtie  postérieure  des  premières  circonvolutions  temporales,  sont  rares. 
Wernicke  et  FriedlandiM',  Alcock,  Kussmaul  et  Kanfiiianii,  Mills,  l^ick,  Baslian 


246 


ANATOMIE    DES    CENTRES    XERVEL'X. 


Jiurdité  corticale. 


Edgren,  Déjerine  et  Serionx,  et  AH,  en  ont  rapporté  des  exemples.  Tantôt  Wer- 
nicko  et  Friedlander,  Kussmaul  et  Kaufmann)  le  malade  présente,  après  une 
première  attaque  d'apoplexie,  une  hémiplégie  droite  totale  ou  partielle,  plus 
ou  moins  intense,  de  la  paraphasie  et  de  la  surdité  droite  ;  les  troubles  paraly- 
tiques et  aphasiques  s'améliorent  et  il  en  est  de  même  de  la  surdité  ;  puis  sur- 
vient une  deuxième  attaque  daploplexie,  avec  une  hémiplégie  gauche,  et  la 
surdité  devient  complète,  bilatérale  et  persistante.  D'autres  fois  (Mills,  Pick, 
Banks,  Déjerine  et  Sérieux),  le  malade  présente  le  tableau  clinique  de  la  sur- 
dité verbale;  les  troubles  paralytiques  sont  légers,  passagers  ou  nuls,  et  la  sur- 
dité devient  totale  et  bilatérale  soit  après  une  deuxième  attaque,  soit  lentement 
ot  progressivement.  Parfois  encore  (Alcock,  Edgren),  la  surdité  corticale  sur- 
vient après  un  traumatisme  crânien. 

La  surdité  corticale  peut  être  unilatérale  et  croisée  (Hutin,  1877;  Renvers. 

3ri 


FiG.  247.  —  Ea  zone  corticale  seusilivo-niolricc  et  la  zone  corticale  aiulilive  tie  l'hoiuiuc. 

MI,  région  sensitivo-motrice  corticale  du  niciiil)ro  inférieur.  —  MS.  région  sensilivo- 
motrice  corticale  des  membres  supérieurs.  —  F,  région  sonsKivo-uKitrice  de  la  face.  —  .le 
centre  cortical  de  TandiLion. 


Alt).  Le  plus  souvent  elle  est  dans  ce  cas  passagère,  la  première  circonvolution 
temporale  saine  suppléant  la  circonvolution  lésée.  Ces  faits  semhleni  [trouver 
(pie  chaciue  nerf  auditif  est  en  connexion  avec  les  deux  ccMiIrcs  auditifs,  [Kutanl 
avec  les  deux  lobes  tem})oraux.  Le  i)eu  de  durée  des  troubles  auditifs  ex[»li(iue 
d'autre  part  que  nombre  de  lésions  unilatérales  du  lobe  temporal  constatées  à 
l'autopsie  aient  pu  passer  inaperçues  pendant  la  vie.  Dans  ([uelqucs  obser- 
vations (l'^dgron,  I)(!Jerin(!  et  Si-i'ieux),  la  surdité  verbale  s'a('compagne  de  sur- 
dité musicale  ou  tonale,  laiiudie  peut  persister,  alors  cpu^  'a  surdité  verbale 
s'améliore;  v.  Monakow  cioil  (|ue  la  surdité  tonale  rclèv^  duiK»  lésion  bilatérale 
des  ])remières  circonvolutions  temporales;  il  émet  en  outre  l'hypothèse  que  la 
zone  auditive  droite  est  surtoul  pri'poséc  à  la  perception  des  sons,  tandis  (|ue 
la  zone  auditive  gauche  est  dillérencii'c  |)our  les  sons  verbaux.  Il  ne  faut  pa>< 
oublier  (pie  Munk  admet,  en  se  basani  sui'  ses  recherches  expérimentales,  ((ue 


|.ii;i;iv   1)1    i'i;n,ii:(  iiiiN    iii:   i.'i:(.(iin:i;  ckhi  r.i;  \  i.i:.  2V7 

Clnv.  If  (liK'ii,  l;i    iHMvi'|i|iMii  dc".    s(>ii>  r\r\v<^  oc.iipr  la  pailir  anl.'i  inii  .•,  ci-llr 
«lf>isi>ii>  lia-'  la  |iarlu'  |)()>ti'iii'iin'  di-  la  /nue  aiidilivi'. 

Olioi  MUll  m  ■^uit.  (l'apivx  Ir.  .|iirl(|lir>  ca.  Mli\l-  .l'aulnp.jr  n|,s.T\.-S  .-lir/,  ••:""  roj^vo  -In 
riKimiiic,  on  pi'iil  cunrliiri'  i|iii'  la  siii'ilili'  ('(iilicalo  pcriiiatK-iilr  m-  -^i'  rciK-oiilrc  loi».  imnpornl. 
Mil.'  ilaii-  II---  <Ms  (If  Ic-iuiis  liihilrnilr^  des  Inhcs  I.Miipnraiix.  ri  en  [larliciilicr  de 
la  pai  lif  muNt'uiu'  df  rt'>  lolu's.  Nous  dirons  hi  jinrl'n-  nnnii'inir,  r:\y  il  rsl  aiijoiir- 
d  liiii  bit'M  (U^iiittntrt'  ([no  la  parlic  pusI.Tiniir  <lii  l(di(!  Ii'iiipnral  •^■.\\u:\\<>,  clie/ 
les  droilirrs  -fl  vraiscmblaliliMiic ut  du  lobe  Imipiual  droit  clu-z  Ins  .iraucliers  — 
n'a  lii'u  a  voir  avec  la  pt'rc('|tlioii  des  sons  piuprcuiml  dilc  l.a  lésion  on  cdrl 
didci  iniui'  les  syuiph'iuics  de  l'apliasii'  scnsoriidlc. 

Localisations  corticales  du  langage.  —  La  clinitiiio  ot  l'anatomie  patliolo- 
I    gi('|U(>  di'nionIriMil  roxislcnco  de  Irois  ccnlros  d'iniaiz:os  niVossairos  à  In  fonction 


FiG.  as.  —  La  zone  du  langugi;  et  ses  trois  centres  d'images  :  A,  centre  de  Wernicke 
ou  centre  des  imagos  auditifs  des  mots;  B,  centre  de  Broca  ou  centre  des  images 
motrices  d'arlii-nlalion  ;  Pc,  cenlrc  des  images  visuelles  des  mois. 


du  langage  :  le  centre  des  images  motrices  d'articulation,  (B)  le  centre  des  images 
auditives  des  7nots,  (A)  et  le  centre  des  images  visuelles  des  mots  (Pc)  (Fig.  248). 

Par  leur  réunion,  ces  trois  centres  fornienl  la  zone  du  langage  Fig.  2i8i  zone 
hautement  difiérenciée,  appropriée  à  la  fonction  très  spécialisée  du  langage, 
analogue  ot  comparable  aux  zones  sensitivo-motrices,  auditives,  visuelles,  etc., 
(|ue  nous  venons  de  passer  en  revue.  Mais,  tandis  que  les  zones  sensitivo-mo- 
trices. auditives,  visuelles,  sont  bilatérales  ot  représentées  dans  deux  régions 
symétriques  des  hémisphères,  la  zone  du  langage  est  unique  :  elle  siège  dans 
l'hémisphère  gauche  chez  les  droitiers,  dans  l'hémisphère  droit  chez  les  gau- 
rluu's.  EUo  occupe  la  circonvolution  d'enceinte  do  la  scissure  de  Sylvius,  s'étend 
du  pied  de  la  troisième  circonvolution  frontale  au  pli  courbe,  en  englobant  la 
partie  postérieure  de  la  première  circonvolution  temporale.  Les  centres  secon- 
daires qui  composent  la  zone  du  langage  sont  irrigui's  par  un  même  vaisseau, 
Vartèrc  si/lcienne.  Le  centre  des  images  motrices  d'arlirulalio)i,  ou  centre  de  Broca, 


La   zone    ilu    lan- 

irafje. 


Ses    trois    centres 
secondaires. 


248  ANATO.MIE    DES    CENTRES    XElîVEUX. 

occupe  le  pied  de  la  troisième  circonvolution  frontale,  le  centre  des  images  audi- 
lives  des  inots,  ou  centre  de  Wernicke,  siège  dans  la  jiartie  postérieure  de  la  pre- 
mière circonvolution  temporale  et  le  gyrus  supramarginnlis  ;  le  centre  des 
imaqes  visuelles  des  mots  occupe,  comme  l'un  de  nous  a  contribué  à  le  montrer, 
la  région  du  pli  courbe. 

Chacun  de  ces  centres  tire  sa  spécialisation  de  sa  fonction  dans  la  corticalité 
générale  :   le  centre   des   images   motrices  darticulation   est   immédiatement 
accolé  à  l'opercule  rolandique,  —  région  des  centres  moteurs  de  la  face,  du  larynx, 
du  pharynx  et  de  la  langue,  —  c'est-à-dire  aux  centres  des   muscles  dont  les 
mouvements  assurent  le  mécanisme  moteur  matériel  de  l'articulation  des  sons. 
Le  centre  des  images  auditives  des  mots  occupe  la  partie  postérieure  de  la  sphère 
de  l'audition  générale;  le  centre  des  images  visuelles  des  lettres  et  des  mots  est 
en  connexions  intimes,  par   de  nombreuses  fibres  d'association,  avec  la  face 
interne  du  lobe  occipital,  zone  de  la  vision  générale.  Ces  trois  centres  sont  inti- 
mement unis  entre  eux  par  des  fibres  d'association  courtes,  moyennes  et  longues, 
en  particulier  par  le  faisceau  longitudinal  supérieur  ou  arqué  et  le  faisceau  lon- 
gitudinal inférieur,  et  forment  un  tout  complexe,  indissolublement  uni. 
Toutoaitoraiiondc          l'outs  altération  de  la  zone  du  langage  en  un  point  quelconque  de  son  étendue  en- 
ivient'it'  s'u"r  'iT^a^-   ^''^'^'^'  ''^"  P^^  ^'^^  troubles  limités  à  tel  ou  tel  mode  du  langage,  mais  une  altération 
tragc  iiitoricurct  dé-   rfc  TOUS  ks  modcs  du  langage,  avec  prédominance  de  ces  troubles  sur  le  7node  corres- 

tormino  l'aphasie.  j       i  ,  />•     '  /•        ,  ,      //    •    -  /       ;  •    •  r'       i       ■  i    ■ 

pondant  au  centre  d  images  directement  atteint  par  la  lésion.  J.  aphasie  motrice 
domine  si  la  lésion  siège  au  centre  de  Broca,  la  surdité  verbale  domine  si  la 
lésion  a  détruit  la  partie  postérieure  de  la  première  circonvolution  temporale,  la 
cécité  verbale  domine  lorsqu'il  existe  une  lésion  du  pli  courbe. 

11  ne  faudrait  pas  croire  toutefois  qu'une  lésion  de  la  zone  du  langage  entraî- 
nât des  altérations  égales  pour  les  divers  modes  du  langage;  il  existe  en  effet 
une  véritable  hiérarchie  des  centres  présidant  aux  diverses  modalités  du  langage, 
hiérarchie  tenant  au  mode  même  d'éducation  et  d'acquisition 'des  images.  Or 
les  images  sont  d'autant  plus  fixes,  d'autant  plus  résistantes,  qu'elles  sont 
d'ordre  d'acquisition  plus  ancienne.  De  par  l'éducation,  les  images  auditives  se 
forment  les  premières,  elles  sont  les  plus  profondément  gravées  et  dirigent' 
toujours  le  fonctionnement  du  langage  intérieur  :  les  images  motrices  d'articu- 
lation se  forment  ensuite  très  rapidement,  leur  union  avec  les  précédentes  est 
intime,  précoce,  et  l'union  de  ces  deux  images  constitue  la  base  première,  tou- 
jours présente  du  langage  intérieur.  Ce  n'est  que  beaucoup  plus  tard  que  len- 
fanl  apprend  à  rattacher  aux  images  auditives  et  motrices  d'arliculalion  l'image 
visuelle  des  mots,  c'est-à-dire  la  transcription  manuscrite  ou  imprimée  de  la 
parole  entendue  et  parh'e.  Quant  à  l'écriture,  (|ui  n'est  que  la  reproduction  sur 
le  papier  des  images  visuelles  des  lettres  et  des  mots,  elle  est  de  tous  les 
modes  du  langage  celui  qui  s'apprend  en  dernier  lieu  ;  aussi  voit-on  l'agraphie 
exister  dans  toutes  les  lormcs  d'aphasie  relevant  de  lésions  siégeant  dans  la 
zone  du  langage. 

i>a  conservation  des  trois  images,  auditive,  motrice  d'articulation  et  visuelle, 
est  indispensable  pour  le  langage  intérieur.  La  notion  du  mot  résulte  de  l'évo- 
cation sinmltanée  de  ces  trois  images  et  du  passage  rapide  et  facile  de  l'une  de 
ces  images  à  l'autre.  Toutes  les  fois  (ju'un  de  ces  groupes  d'images  a  disparu,  la 
notion  du  mot  est  allérée,  le  langage  iulérienr  est  atteint. 
vari.-ifis  .lapiia-  Toutc  h'sion  dcstructivc  ûi)  la  zone  du  langage  détermine  Vapliasie;  celle-ci 
peut  être   totale  si  toute  la  zone   du  langage   est  détruite,  ou    partielle,-  elle 


\ 


|-||!iii:s   ni',   i'i;(».ii;(.  riiiN   m:   i/rcoiui;  (;i:iti:i:i;  \  i.i:.  -jio 

\o\{'[  ;ili'r->  (lrii\  Ivpi'-^  cliiiiilHi'--  liim  ili->l  incK,  I  iiiilmsir  nnili/cr  ri  I H  iilinsir  srnsn- 
iir/lr,  suivant  <|IM'  la  li'sJDii  .M(  ii|ic  la  pailir  aiiliiiniic  <>ii  la  |)arli.'  |p<)sl(''ri(!Uro 
lie  la  /.onr  <lii  laii,i,'aiï(>,  siiivanl  i|ii"i'llr  ihli  ml  le  (•ciilic  (1rs  imaurs  iiinl  riens  d'ar- 
h,  iilalhiri  dii  1rs  ciMili'rs  des  iiiia,t;rs  ainlilivrs  (H  visiwllrs  (1rs  mois. 

D'après   l,s  ('(iiisidt'M'aiioiis  dans   I('S(|iicllrs  nous    venons  d'riilicr,  1  a|ili;isio 
rnvisaui-r  d'une  manière  m'neiale  punna  se  i-(''ali->ei'  dans  den\  (•(Hidilinns  : 

I"  On  liieii  l'un  des  (rois  ceiili-es  (l(>  r«'|)r(''scnlalii»n  du  lan.L^aiic      iiiolcMir  (l'ar-      Ai.iiasi(r»  par  16- 
lirnlalicn.  andilil"  el    vismd    des  lutds  —  sfia  ali('i(!.   I>a  lésion   si('^'-eaiil    dans    ,'"""  ''"  '"  ^"'"'  ''" 

laii!,'a(,'o. 

la  zone  du  l,iu;:aL;r,  le  laniia^c  inlriieur  si'ia  louinuis  all('M-r  (d,  snivaid  la  loca- 
lisation do  la  lésion,  eu  aura  a  M'a  ire  soil  a  l'aidiasie  nioliire  roiiicah!,  S(»il  à  l 'apha- 
sie S(>nsori(dle  corticale  : 

:2"  On  bien  1rs  trois  centres  du  langage  seront  intacts  et  la  h'sion  sic-gera  en  \|,iiasi.-v  pures. 
dehors  de  la  /.one  du  hmgage.  sur  les  faiseeanx  d'association  (jui  relient  :  Oj  la 
ciri"(.»nvolnlion  de  lîroca  à  l'opiM'cnle  rolan(li(|ue —  nphas'n'  mnîrir.e  sous-atrl'irnle 
—  //i  le  pli  courbe  gau(die  à  la  zone  visuelle  g(''nérale  —  ri'dh'  vi'rhale  pun'  — • 
C(»nne\ions  (pii  s'iMahlissent  par  Ir  corps  calleux,  par  la  couche  sagittale  du 
■lobe  occipital,  par  le  laisceau  longitudinal  inh-ricur.  haus  la  siirrUli'  vfrbnle 
pin-i\  la  l(''sion  peut  ('dre  lanl<M  bilatérale  (d  si('ger  dans  le  centre  commun  do 
raudilioii  Dejerine  (d  Séri(^ux,  iSDT;  Pick,  I89S),  tantôt  unilat(''ralc  et  siéger 
dans  la  masse  blanche  du  lobe  temporal  gauche,  comme  dans  le  cas  de  Liep- 
mann.  Dans  ces  trois  formes  d'aphasie,  le  langage  intérieur  est  intact,  car  la 
lésion  sii'gt^nit  en  dehors  do  la  zone  du  langage,  aucun  des  centres  de  représen- 
tation nuMdah^  du  langage  n'est  touché.  On  peut  désigner  ces  trois  variétés 
d'ajjhasie  sous  le  nom  général  dapliasies  pures,  par  opposition  aux  aphasies  par 
lésion  de  la  zone  du  langage  —  aphasi(^s  motrice  et  sensorielle  corticales. 

Cette  division  des  aphasies  en  deux  grandes  classes,  suivant  (pie  la  zone  du 
langage  est  h''sée  ou  non.  introduite  en  pathologie  nerveuse  par  l'un  de  nous, 
repose  sur  l'examen  clinifiueet  anatomo-pathologi(iue  de  nombreux  cas  j)erson- 
nels.  L'intégrité  du  langage  int(''rieur  dans  les  aphasies  pures  est  des  plus  simples 
à  constater.  Ces  malades,  en  ellet,  pensent  avec  leurs  images  du  langage  comme 
'à  l'état  normal,  tandis  (lue  l'aphasiciue  moteur  ou  sensoriel  par  lésion  de  la  zone 
du  langage  pense  avec  des  idées  et  non  avec  des  images  de  mots  '. 

Pour  nous,  il  n'existe  pas  d'autres  centres  d'images  du  langage  que  les  trois      n  ncxistc  pas  de 
centres  dont  nous  venons  de  parler,  et  il  n'existe  pas  de  centre  spécial  pour  les  poutTcsmou^^emtms 
mouvements  de    l'écriture.    L'existence  d'un    centre    iirapliifiuc,    d'un  centre   fi*"  l'écriture, 
spécialisé  pour  les  mouvements  de  l'écriture  —  pied  de  la  deuxième  circonvo- 
lution frontale  gauche,  —  admise  par  Exner  et  Charcot,  ne  compte  plus  guère 
aujourd'hui  qu'un  nombre  restreint  de  partisan  ('■ï).  Pour  démontrer  son  exis- 
tence, il  faudrait  une  observation  d'agraphie  isolée,  c'est-à-dire  non  accompagnée 
d'aucun  symptôme  d'apliasie  motrice  ou  sensorielle  ou  de  cbMIcit  intellectuel, 
vi  dans  laquelle  l'autoijsie  révélât  l'existence  d'une  lésion  isolée  et  localisée  au 
pied  de  F^.  Or  une  pareille  observation  n'a  jamais  été  publiée  depuis  bientôt 
trente  ans  rpi'on  s'occup(>  de  cette  (luestion. 

1.  il  nfiitrc  [las  dans  Ir  plan  de  cet  diivrai^e  de  doiuier  un  cxpusc  cuiiiplrt  et  drtaillr  do 
travaux  dr  l'un  de  nous  sur  1rs  dillV-rentes  furnies  d'apliasio.  du  trouvera  cet  exixisë  dans  l'oii- 
vra^'e  très  (•oin[)Iel  du  D''  Miraliié.  De  l'Aphasie  sensorielle,  t'aris.  189(),  et  clans  l'article  ^^éine'io- 
lofl'ie  (1)1  Sijslème  iierveit.r.  |uil)llé  par  l'un  de  nous  dans  le  tonie  V  du  Traité  de  Pathologie 
f/énérale  du  professeur  Bouchard.  Paris,  1000. 

2.  Cette  réf,Mon  correspond  du  reste,  ainsi  i(u'on  l'a  vu  plus  liant  p.  ■220  .  au  centre  de  rota- 
tion (le  la  l(!te  avec  (K'viation  conjui.aR'C  des  yeux. 


ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 
F  F', 


Fk;.  249.  —  Les  connoxions  de  la  zone  du  langage,  en  partieuliei'  du  pli  (-ourbe,  1"  avec 
les  centres  de  Weinicke  (Ti)  et  de  Rroca  (Fa);  i°  avec  la  /one  coiliralc  de  la  vision 
générale;  3°  avec  les  zones  moirices  des  deux  cAlés.  La  parlie  aniéi  ii'uro  (^loinlée  en 
gris)  de  cette  figure  apparlicnl  à  une  i-tiu|u' veil  icd-iian-versale.  les  deux  tiers  posté- 
rieurs à  une  coupe  horizonlale.  La  zone  du  langage  el  ses  libres  sont  colorées  eu  rouge. 

Arc,  faisceau  ar(|iié,  réunissant  le  pli  courbe  et  la  première  circonvolution  temporale  au 
centre  do  Uroca  (/''.i),  et  à  la  zone  motrice  corticale  du  membre  snpérieiu"  \Fa\.  Un  certain 
nondire  de  ces  libres  passent  probablement  par  le  faisceau  occipilo-frontal.  —  C,  cuncus. 

—  Ce, corps  calleux.  —  rff,  libres  calleuses  reliant  entre  elles  les  deux  circonvoliilious 
frontales  ascendantes.  —  cf'f'i,  libres  calleuses  reliant  entre  elles  les  deux  circonvolutions 
troisièmes  frontales.  —  Cia,  Cip,  Ctrl,  segments  antérieur,  postérieur  et  rélro-lenticidaire 
de  la  capsule  interne.  —  CSgl,  les  couches  sagittales  du  segment  postérieur  de  la  cou- 
romie  rayonnante.  —  /-'i  /''i',  prenuère  circonvolution  frontale  gauche  et  droite.  —  l\.  cir- 
convolution (le  Hroea.  —  /•'«,  F(i\  circonvolutions  frontales  ascendantes  gauche  et  droite. 

—  se,  noyau  cnudé.  —  A'tj,  A'Aj  les  segments  externe  et  moyen  du  noyau  lenticulaire.  — 
Vc,  Pc',  plis  <  iiuilics  gauche  cl  droit.  —  pcc,  fdires   commissurales  reliant   entre  eux  les 


iii;i;i  ^   i)i:   l'Un.i  i:(:  ikin    m;   i   licoucr:  (.i:iu:i;i;  \  i.i:.  >:;\ 

ilniN  plis  coiirlics.  /h/,  libres  icliiinl  le  pli  roiirlM-  ^'.iiic  lu;  lï  lu  /.«inr  rnnliirr  «lu  (((h- 
opposé.  —  /"/i.  (il'i'i's  rcli.inl  le  pli  coiirlic  >,'mir|ic  ji  la  Iroisii'iiii-  circuiivoliilioti  fi'ontuli' 
tll'oilo. — /"'".  Illirrs  filiiiil  II-  pli  roiii-lic  ^'aiicln'  .1  l.i  /"lU!  rorlicdli"  visiicllf  ilit  iiii''iii)-  ciMc. 
—  peu',  lilii'i's  rcliaiil  11  |>li  rmirlif  ^.'aiiclir  a  la  /imc  curlicalc  visiic|l«'  du  rùir  oppose,  et 
passant  par  le  corps  calIciiN.  —  /ut,  IiIhts  reliant  le  pli  rmirlir  .1  l.i  |iiiiiiiere  eireonvolntirjfi 

temporale  dn  ('("ité  l'orrespondarit.  —  /)«•/'.  lilires  ri'li.nil  li'  pli  >■ Im'  .1   la  première  eireon 

vidniion  temporale  dn  eote  oppose  et  passant  par  le  eorps  ealleiix.  -  /',,  |)remiere  circori 
volnlion  temporale.  —  /i7,  lilires  eallenses  reliant  entr(!  elles  les  deux  eire.orivolnlirms  pre- 
mière lemporali-.    -  Tli.  roiirlie  opiiipii'.    —  17.  veiilrieiiie  lad'ral. 

.\iii-^i  i|iii'  lu  iiioiiiii'  l'iiii  (le  iHMis  (l;iii-^  (lill'i'jrentes  piil)li(;,'il.i<)iis,  non  seule- 
ment  riiN  iidHm'^i'  il'im  ceiili'e  i;i;iiilii(|iie  n'a  jamais  élé  éltiy(''0  sur  des  hases  eli  111- 
i|U(>s  e|  aiialniiiu-|ialli()l()i;i(Hies  pr^'cises,  mais  encore  l'iHiKh!  des  alléi'alioiis  de 
I Vciilme  ciie/  les  apliasinues.  ainsi  ipie  la  psyclicdogie  dn  inéeanismo  intime 
di'  reriilnre,  soni  alixilunieiil  e(inlraire>  à  nno  i)areille  liypollièsc. 

Dans  l'aphasie  par  lésion  de  la  zone  dn  langage  —  aphasie  nioUice  on  senso- 
rielle -  l'ecrilni'e  est  loiijonrs  allt3n''e  ainsi  cpu'  le  langage  pai'h';.  Dans  l'aphasie 
par  lésion  silnée  en  dehofs  do  la  zone  du  langage  —  np/iasie  laolria:  soua-corti- 
cale,  sHi'dilé  vnlmlr  pun',  cécilc  vohale  para  —  le  langage  intérieur  est  intact, 
et  partar.l,  la  parole  el  l'ériilnre  se  font  comme  à  l'f'lal  normal,  restriction 
faite,  hien  (Mit(Midn.  de  la  l'acnllé  d'écrire»  sons  dictée  dans  la  surdité;  verbale 
pure,  ainsi  (|ue  do  la  faculli'  de  copier  dans  la  cécité  verbale  pure. 

L'é'crilnre,  ainsi  (pn»  l'a  indiipié  Wernicke,  n'est  autre  chose  que  la  transcrip- 
li(Ui  |)ar  la  main,  ([ue  la  copi(\  des  imagos  visuelles  des  lettres  et  des  mots. 
On  p(Mil  écriii»  avec  nm  partie  (pielconque  du  corps,  pourvu  ([u'elle  soit  sufli- 
samnient  mobile;  ceci  inonlr(\  partant,  que  l'on  peut  écrire  avec  une  partie 
quelcoïKine  de  la  corLicalilt''  motrice,  et  que,  par  consé(pienl,  le  centre  de 
1  l'criture  n'est  autre  que  le  centre  de  la  motilité  générale. 

L'écriture  comme  la  parole  ne  peut  s'exécuter  normalement  que  lorsque  le 
langage  intérieures!  intact,  aussi  voit-on  les  troubles  de  ces  deux  fonctions  mar- 
(  lier  ensemble  dans  les  a[)hasies  relevant  dune  lé'sion  de  la  zone  du  langage, 
l^onnnent  pouvoir  expliquer  avec  rhypothèso  d'un  centre  graphique  le  fait  que 
l'aphasique  moteur  cortical,  agraphique  pour  l'écriture  spontanée  et  sous  dictée, 
copie  très  facilement  et  très  correctement  et  transcrit  l'imprimé  en  manuscrit? 
Si  ce  centre  existait,  si  le  malade  était  agraphi([ue  parce  qu'il  a  perdu  la  mé- 
moire des  mouvements  de  la  main  et  des  doigts  nécessaires  pour  écrire  — 
centre  rheiro-lcinest/ii'siipie  de  C.  Baslian,  —  non  seulement  l'aphasique  moteur 
ne  poiirrait  copier  en  transcrivant  l'imprimé'  en  manuscrit,  mais  il  devrait  au 
contraire  pouvoir  éerire  à  l'aide  des  cubes  alpliabf'tiques,  c'est-à-dire  com- 
poser un  texte  comme  un  ouvrier  lyi)ograi)lie.  Ici,  en  effet,  il  ne  s'agit  pas  de 
mouvements  spécialisi'^s  pour  l'écriture,  mais  bien  de  simples  mouvements 
de  préhension  quelconques.  Or,  cette  expérience  pratiquée  déjà  autrefois  par 
Ogle,  i'erroud,  Lichlheim,  reprise  par  Mirallié  f  1806  ,  dans  le  service  de  l'un  de 
nous  sur  un  grand  nombre  de  malades  atteints  d"ai)hasie  motrice  corticale,  cette 
expérience,  disons-nous,  échoue  toujours.  Le  malade  est  aussi  incapable  de  com- 
poser des  mots  spontanément  ou  sous  dictée  à  l'aide  des  cubes  alphabétiques, 
qu'à  l'aide  de  son  écriture  propre.  Quel  que  soit  le  degré  de  culture  intellec- 
tuelle du  sujet,  le  résultat  est  le  même,  ainsi  que  l'un  de  nous  a  pu  s'en  assurer 
chez  plusieurs  malades  de  la  clientèle  privée.  Ayant  perdu  l'image  motrice  d'ar- 
ticulalion.  ils  n'ont  plus  la  notion  complète  du  mot,  et  pariant,  ne  peuvent  plus 
en  évo({uor  l'image  opti([ue  correspondante  et  par  conséquent  ne  peuvent  r(q)ro- 


252  ANATOMIE    DES    CENTRES    NEKVELX. 

(luire  collo  dernière  par  récriture.  Si  donc  ces  malades  ne  peuvent  traduire 
leur  pensée  par  l'écriture  typographique,  c'est  ([ue  leur  agraphie  est  la  consé- 
quence d'une  altération  de  leur  langage  intérieur. 

Troui.ies  moteurs.  Localisatioiis  sous-cortictt/ps  et  capsidaires. 

Localisations  motrices.  —  Les  lésions  destructives  siégeant  sur  les 
libres  de  projection  pyramidales,  se  traduisent  par  les  mêmes  symptômes  para- 
lytiques que  si  la  lésion  portait  sur  la  corticalité  motrice  elle-même.  Que  le 
neurone  moteur  soit  touché  dans  sa  cellule  ou  dans  son  prolongement  cylin- 
Leurs  caiacicres.  drc-axile,  Ics  couséqucnces  en  seront  les  mêmes,  —  monoplégie,  hémiplégie. 
Une  seule  différence  symptomatique,  toutefois,  permettra  de  reconnaître  si  la 
paralysie  est  d'origine  corticale  ou  non.  Très  souvent,  dans  le  premier  cas,  sur- 
tout si  la  lésion  est  de  nature  irritative  —  tumeur,  plaque  de  méningite,  plaque 
jaune, —  la  présence  d'attaques  d'épilepsie  débutant  parle  membre  paralysé 
—  épilepsie  partielle  —  indiquera  qu'il  s'agit  d'un  processus  à  localisation 
corticale.  Mais  c'est  là  un  signe  qui,  bien  qu'ayant  une  très  grande  valeur  dia- 
gnostique, n'est  cependant  pas  pathognomonique.  En  effet,  l'épilepsie  partielle 
peut  faire  défaut  dans  les  lésions  corticales  de  la  zone  motrice,  et,  en  outre,  — 
c'est  là  un  fait  aujourd'hui  bien  démontré  et  dont  l'un  de  nous  a  pu  constater  un 
exemple  très  net,  —  l'épilepsie  partielle  à  type  jacksonien  le  plus  pur,  le  plus 
classique,  peut  se  rencontrer  dans  des  lésions  sous-corticales  de  la  zone  motrice. 

Étant  donnée  la  disposition  convergente  qu'affectent  dans  leur  trajet  les 
libres  de  projection  de  l'écorce  (jui  vont  former  la  capsule  interne,  il  est  facile 
de  comprendre  qu'une  lésion  limitée  du  centre  ovale  ou  du  pied  de  la  cou- 
ronne rayonnante,  déterminera  des  phénomènes  paralytiques  d'autant  moins 
dissociés,  d'autant  moins  partiels,  quelle  se  rapprochera  davantage  de  la  capsule 
interne.  En  effet,  si  les  nioiio))légies  consécutives  à  des  h'sions  du  centre  ovale 
ne  sont  pas  très  rares,  il  n'en  est  pas  de  m(''me  pour  celles  ([ui  succèdent  à  des 
altérations  de  la  capsule  interne,  et  (pii  sont  très  exceptionnellement  observées. 
Ici,  en  effet,  une  lésion  intéresse  presque  toujours  des  neurones  de  projection 
rolandique  nombreux,  et  une  paralysie  localisée,  une  monoplégie  faciale,  lin- 
guale, brachiale,  crurale,  ne  pourra  être  observée  ([ue  si  la  lésion  est  de  petite 
étendue  et  très  circonscrite.  Enlin,  une  lésion  sous-corticale  détruit  non  seule- 
ment les  libres  de  projection  et  commissurales  de  la  région,  mais  encore  les 
libres  d'association  qui  relient  entre  elles  les  circonvolutions  voisines,  et  lorsque 
la  lésion  est  ('lendue  en  profondeur  ou  rapprochée  du  centre,  elle  sectionne  les 
longs  faisceaux  d'association  de  la  région.  C'est  lorsque  l'on  étudie  des  cerveaux 
pathologiques  par  la  méthode  des  coupes  microscopiques  sériées,  que  l'on  peut 
constater  combien  les  lésions  localisées  —  qu'elles  soient  corticales  ou  sous- 
corticales  —  sont  en  rc'alité  peu  communes,  et  combien  est  restreint  le  nombre 
des  cas  véritablement  utilisables  pour  l'élude  des  localisations  cérébrales; 
môme  dans  ce  dernier  cas,  ne  doit-on  pas  s'attendre  à  rencontrer  des  phcMio- 
mènes  aussi  limités,  que  ceux  obtenus  par  Horsley  et  Beevor  dans  leurs  e\pé-  ; 
riences  sur  la  capsule  interne. 

Nous  étudierons  successivement  les  symptômes  auxipiels  donnenl  lieu  les        j^ 
lésions  en  foyer  localisées  dans  les  s(>gm(>nts  antérieur  (Ciai,  postt'rieur  (Cip), 
Ils  ne  s'oiisnrvoiit   rétro-leiiticulairc  (dirl)  et  sous-lenticulaire  (Cisl)  de  la  capsule  interu(\ 
.iTcla."' ''' ''"'*'""  ''^^^  ''■•^■''"'s  d<'  >«'(nnenl   anty-riein'  (Cia)   ne  se   traduisent   par  aucun  trouble 


iiiîiii>   Kl    I'Ho.iik  TM>\   m:   i.'iironcK  ckiuiimi  \i.i 


>:.\:\ 


moltHif  :i|i|tri'rial)lc,  1mi -miucIIo  nOi  <  iipciil  ijik;  I:i  iimilii'  «m  les  linis  qii.iils 
f:»nft'rit'llis  (11'  ce  scuiiiriil .  Il  >';il:iI  i:i  ru  rll'rl  d'iiii  >\^lrrrii'  rie  lihics  s|ir'(i;i|  — 
liiMii  iiiu'>  ilr  |iIi>jrcliiMi  IV(ilili)-||i,il:iiiii(|iii'>  mi  piMldiiciilc  ;iril(''l  iciir  de  l;i  coiirhc 
tt|)li(|in'  s'c|niis;inl  (l;iiis  ce  (Iciiiicr  ,:;:iiii;liuii.  O  |;iil  ([iir  nous  iivoiis  pu  vi'i  ilii'i 
il:ii)s  plnsi(Mii's  aiihipsics.  (>sl  loiii  ;i  l'ail  ciinrormi'  aux  lY'siiilals  ('î^^alcmcnl 
Il  'Lialils  oldciiii--  pal  lliir^li'V  ri  Uccvor  daii-^  leurs  rspcricnrc-,.  l'ar  coiilrc.  dr-. 
ipit>  le  iiniiiii  y(',\  '^  es!  louclii'  cl  (pu-  par  (■(Uis(''(pi('nl  le  sf^nirnl  posloi'icur  dr 
l.i  capsnlt*  C.ipi  «^sl  (Milainr,  la  syniploMialoloiri*!  rliau^c  et  ou  voit  ap[)arailir 
(Il  ■>  pliiiiouirncs  paral\  li(|Ufs  dans  le  cnlr  opposf-  du  corps.  Nous  avons 
uiiiuli'i'.  par  l'ctudc  des  di'ui'iu'icsccuccs  sccoutlaii'fîs  à  la  suilc  df  h'-sions  corti- 
cale- de  la  /oue  n)laudi(iue,  ([ue  les  /.oucs  di^j^i'uiérôos  occupeul  dans  le  sei;- 
uuMi!  p()--lerieur  do  la  capsuln  inlorne  (lip  um'  situaliou  (ranlanl  plus  eu  arrière 
du  uenou  ipiellcs  proviouueul  de  didicils  corticaux  ])lus  élevés  le  long  du 
sillou  de  Mnlaudo,  cl  ceci  v>\  tout  a  l'ait  conlirnialif  des  laits  observés  par 
lloi^^ley  cl  Heovor  dans  l(>urs  '.expériences  sur  la  capsule  interne  flu  singe.  Chez 
riioiniue  donc,  les  neurones  de  projection  de  la  eorticalilé  motrice  occupent 
dans  le  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip)  une  situation  d'autant 
|)lus  en  arrière  du  genou  rpTils  proviennent  de  régions  plus  supérieures  de  la 
zone  rolandique. 

I.ois(pu>  h'  (/ciioii  et  la  /Kirtie  adjacente  du  segment  postérieur  (Ci/))  sont  lésés,      Les  lésions  <io  la 
on  constate  l'c^xistence  d'une  paralysie  du  facial  inférieur  et  de  la  moitié  de  la    l'^^i^antencureCii. 

^  ■  produisent  une  mo- 

langiu'  du  côte'  opposé.  C'est  en  ell'et  par  le  genou  et  la  partie  adjacente  du  seg-  nopiogio  facio-iin- 
inent  postérieur  de  la  capsule  que  passent  les  fibres  provenant  de  l'opercule  ^'"'"'  "'"^^^■ 
Iroutal  et  rolandi(|ue  fDéjerinc!.  Parfois,  comme  dans  le  cas  rajjporté  parKtienne 
IS!)()^  et  dans  celui  représenté  dans  la  Fig.  !•!  (cas  Jouan  ,  la  paralysie  faciale 
-'  ra  isolée.  Cette  paralysie  faciale  d'origine  cai)sulaire  présente  les  mêmes 
ciractères  que  lorsqu'elle  relève  d'une  lésion  corticale,  dans  les  deux  cas,  en 
I  Ilot,  le  facial  supérieur  n'est  pas  absolument  intact.  Dans  le  cas  que  nous  rap- 
portons (p.  l-l"!)  et  qui  a  été  étudié  à  l'aide  de  coupes  microscopiques  sériées, 
la  paralysie  faciale  durait  depuis  douze  ans.  La  lésion  ici  siège  en  arriére  du 
genou,  et  ce  fait  montre  que,  chez  l'homme  comme  chez  le  singe,  les  fibres  du 
facial  passent  eu  arrière  du  genou  de  la  capsule  interne. 

Lorsque  la  lésion  est  l)ilal(''rale  et  symétri(iue,  le  tableau  clinique  sera  celui      Kt  une  paralysie 
de  la  paralysie  pseudo-bulhaire,   décrite   par  Lépine  en    1877.   La   localisation   Csque'îa''iésion  es! 
anatomi([ue    de   cette   paralysie  a  été  et  est  encore  diversement    interprétée,    bilatérale  et  symé- 
Nous  savons  que,  comme  une  paralysie  cérébrale  ([uelconque,  elle   peut  être    "'"'"*'■ 
d'origine  corticale  (lésion  bilatérale  de  l'opercule  rolandique)  (voy.  Fig.  238), 
sous-corticale,  capsulaire,  ou  relever  de  lésions  protubérantielles  et  bulbaires, 
siégeant  sur  le  trajet  des  fibres  qui,  provenant  de  la  zone  motrice,  —  neurones 
de  premier  ordre,  —  vont  actionner  les  noyaux  des  nerfs  moteurs  crâniens,  — 
neurones  de  deuxième  ordre,  —  facial,  hypoglosse,   masticateur,  spinal.  La 
forme  corticale  de    la  paralysie  pseudo-bulbaire  s'observe  rarement.  Le  plus 
souvent  on  constate  à  l'autopsie  de  ces  malades,  des  foyers  centraux  bilatéraux 
et  symétriques  ou  des  foyers  siégeant  dans  l'étage  antérieur  de  la  protubé- 
rance ou  même  du  bulbe.  D'autres  fois  enfin,  on  rencontre  les  deux  sortes  de 
lésions,  à  savoir  des  foyers  centraux  et  des  foyers  protubérantiels.  La  lésion 
rencontrée  par  Lépine,  dans  la  paralysie  pseudo-bulbaire,  était  symétrique  et 
siégeait  dans  le  segment  externe  —  putamen  —  de  cha([ue  noyau  lenticulaire. 
Llle  a  été  retrouvée  par  différents  auteurs  :   Leresche  (1S90>,  Galavielle  (1893^, 


s'observent  rarement 
à  la  suite  «le  lésions 


2U  A.XATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

Brissaud  et  Ilalipri'    1894).  Pour  nous,   celte   localisation  ne  peut  plus  être 
admise.  Le  noyau  lenticulaire,  en  effet,  n'envoie  pas  de  fibres  dans  le  pied  du 
pédoncule  cérébral  et  n'en  reçoit  pas  de  la  corticalité.  Ses  fibres  de  projection 
appartiennent  au  système  des  radiations  strio-thalami(jues  et  sous-thalamiques 
(voy.  p.  316.  Radiations   striées).  Nous   ferons  remarquer  en   outre   que  les 
lésions  symétriques  —  hémorrhagie,  ramollissement,  soit  du  putamen,  soit  du 
noyau  lenticulaire  en  entier  —   se   rencontrent  fréquemment  à  l'autopsie  de 
vieillards  n'ayant  jamais  présenté  pendant  la  vie  le  moindre  symptôme  de  para-    j! 
lysie  pseudo-bulbaire.  Oppenheim  et  Siemerling  ont  montré  en  1886  quelorsque 
pendant  la  vie  il  avait  été  noté  l'existence  d'une  paralysie  bulbaire  dans  ces  cas 
de  lésions  symétriques  du  noyau  lenticulaire,  il  existait  dans  la  protubérance 
et  dans  le  bulbe  des  foyers  de  ramollissement  (Voy.  aussi  Comte.  Th.  Paris,  1 900). 
II  existe  cependant  nombre  de  cas  où,  en  l'absence  de  toute  lésion  protubé- 
rantielle  ou  bulbaire  appréciable  au  microscope,  la  paralysie  pseudo-bulbaire 
paraît  relever  de  la  localisation  décrite  par  Lépine  et  retrouvée  depuis  par  plu- 
sieurs auteurs.  Or,  lorsqu'on  étudie  ces  cas  par  la  méthode  des  coupes  micro- 
scopiques sériées,  on  trouve  toujours  que  la  lésion  bilatérale  et  symétrique  du 
noyau  lenticulaire,  a  intéressé  le  genou  et  la  partie  adjacente  du  segment  pos- 
térieur de  la  capsule  interne.  Nous  avons  pu  constater  ce  fait  dans  trois  cas  de 
paralysie  pseudo- bulbaire  et  dans  lesquels,  en  l'absence  de  toute  lésion  corticale, 
protubérantielle  et  bulbaire,  on  aurait  pu,  si  la  méthode  des  coupes  microsco- 
piques sériées  n'avait  été  pratiquée,  regarder  la  lésion  symétrique  des  deux 
noyaux  lenticulaires  comme  cause  des  accidents  paralytiques.  Pour  nous,  nous 
le  répétons,  une  lésion  symétrique  des  noyaux  lenticulaires  n'empiétant  pas  sur 
la  capsule  interne  ne  peut  produire  le  syndrome  de  la  paralysie  pseudo-bulbaire, 
nionopiêgies  Lcs   li'sions  clii  srrpni'ut  postpriew  de  hi  capsule  inlerne  \Cip)  situées  plus  en 

arriére  du  genou  que  les  précédentes,  occupant  par  exemple,  en  allant  d'avant 
de  cip.  en  arriére,  le  deuxième  ou  le  troisième  quart  de  cette  capsule,  ne  donnent  que 

très  exceptionnellement  lieu  à  des  monoplégies.  Nous  savons  par  les  dégéné- 
rescenscs  d'origine  corticale  (voy.  p.  128)  et  par  la  physiologie  expérimen- 
tale (pie  le  deuxième  quart  moyen  de  Cip  correspond  à  la  région  rolandique 
moyenne,  —  centre  du  membre  supérieur,  —  et  que  le  troisième  quart  moyen 
correspond  à  la  région  rolandique  supérieure,  —  centre  du  membre  inférieur. 
Nous  ne  possédons  jusqu'ici  que  deux  observations  de  monoplégie  brachiale 
par  lésion  capsulaire.  La  première,  rapportée  en  18S0  par  l'un  de  nous,  con- 
cerne un  cas  de  monoplégie  du  bras  droit  accompagnée  d'anestbésie  et  rele- 
vant d'mnî  tumeur  de  la  couche  optique  comprimant  la  capsule  interne;  la 
seconde  est  due  à  Hennel  et  Campbell  (188;)).  Dans  ce  dernier  cas,  il  existait  une 
lésion  en  foyer  du  volume  d'un  haricot  occupant  la  partie  moyenne  de  Cip. 
Quant  aux  monoplégies  ci'uralos  par  b'sions  de  Cip,  il  n'en  a  pas  été,  à  notre  con- 
naissance rapporté  juscpi'ici  d'exemple  démonstratif.  Touli^fois,  nous  avons  été 
à  môme  de  constater  plusi(>iirs  fois,  dans  des  cas  de  lésions  anciennes  du  tiers  ou 
du  quart  postérieur  de  Cip  p.  IT.ii  uiu^  contracture  plus  intense  du  membre 
infé'iieur  que  dans  les  cas  de  b'-sions  de  bipartie  moyenne  de  Cip,  se  traduisant 
par  un(>  liémii»l('gie  ordinaire.  Du  resh^  les  mouoplégii^s  crurales  d'origine  cor- 
ticale ne  se  présentent  pas  avec  les  mômes  caractères  que  les  monoplégies 
brachiales.  Elles  s'améliorent  en  effet  plus  rapidement  et  plus  complètement 
que  ces  dernières.  Il  s(^  passe  ici  ce  qui  se  passe  d'ordinaire  lorsipie  des 
muscles  à  fonctions  synergiques  sont  |)aialys(''s.  Les  muscles  des  miMnbres  in- 


iii;i;i:s   i>i:   l'iiui  rc  I  i(i\    ih;   i.  lcomcI';  (;i;iti;i:ii  \  i.k.  2j5 

Irrit'iir^  l'oiitl  i'>iiii;iiil    iriiiic  m  ;iii  iric  ;iiiliiiii;il  i(|iir  ihm-,    l:i  miii  rhr   sdnl  (|;iiis  ce       Coh  'icrniArnK  n» 
.  ;is.  ,.|  il  M  y  a  lien   (IV'Iuimaiil  a  n-  (|u  uiu-,  iiioiiupl.-gir  cniialr  s  ainclion-  plus    ^'^'pnr'm'r,"  lïml- 
.  oiiiiiN'Iemi'nl  (nrmio  iiMUKiplc.Lîii'  luacliialc,  car  les  moiivcMiicnIs  ilc  la  main  cl    i.i.-tfi"  •>aii«i". 
lie  l'avaiil-liras  soiil   aiilrcnn'nl  sincKilisi''-  (|iic  ceux  de  la  jainlx;  cl  du  [)ic(l. 

Mil  n'-^iimi'.  rcxistiMicc  (li>  iiio  iiniilci:ics  par  li'>i(iii  liiiiitr-c  du  sof^^mciil  pos- 
ii'iicur  de  la  cMpsiilc  inlcnic  Cip)  es!  Iniil  ;i  lail  cxccpliuimi-llc.  La  conséqucnco 
rdinairt!  d'une  deslrncliun  du  sep;inenl  push-rieur  de  la  capsule  en  arrière 
du  genou  es!  l'iKMnipléiiie  banale,  jM»rlaid  sur  le  l'acial  inlérieur,  le  menibro 
supiM'ienr  cl  inlV'rienr  du  ciMe  de  |;i  li'sion.  F.orscpie  les  fibres  situées  en  arrière 
du  1,'onou  iCi^iî)  sont  déliuiles  sur  uim'  cerlaine  ('tendue,  le  membre  supi-rieur 
resUM'a  indiMininuMit  paralysé  et  conlraclun''  dos  e\tr(''nii(6s,  tandis  (|ue  le 
lutMnbre  inférieur,  bien  que  contracture,  rt'conviera.  an  bout  d'un  temps  plus  ou 
moins  louir,  une  parti(>  de  ses  fonctions  et  le  malade  pourra  marcher.  11  est  en 
elîei  des  plus  rares  d'ol)server  un  bi'miitléiiifpie,  par  b'sion  corticale  ou  capsu- 
laire.  (pii  reste  privé  de  l'usage  de  son  membre  inférieur. 

Quant  à  la  localisation  de  Vlu'inirJton'o,  et  de  Vltéminthi'iose,  de  Vfir))ii-(i'em- 
/)h'in''>it  post-liriniph-ii'iqiic,  —  ((u'il  s'agisse  d'hémiplégie  infantile  ou  d'hémi- 
plégie de  l'adulte,  —  on  peut  dire  aujourd'hui  que  ces  symptômes  ne  relèvent 
pas  de  la  locu  Usât  Ion  d'une  lésion  dans  telle  ou  telle  région  de  l'hémisphère. 
Charcot  localisait  l'hémichorée  dans  la  partie  postérieure  du  segment  posté- 
rieur de  la  capsule  interne  i  Cip),  Goxvers  la  localisait  dans  la  couche  optique.  Ce 
(dernier  ganglion  est  en  effet  lésé  en  même  temps  que  le  segment  postérieur 
tCipl  dans  les  cas  d'hémichorée  post-hémiplégique  de  l'adulte,  et  l'hémianes- 
Ihésie  que  l'on  rencontre  le  plus  souvent  dans  ce  cas  relève  de  la  lésion  de  la 
oouche  optique,  ainsi  que  nous  le  montrerons  plus  loin,  et  non  de  l'altération 
(lu  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip).  fJn  1879,Kahler  etPickmon- 
rèrent  (|u'une  lésion  siégeant  sur  une  partie  quelconque  du  trajet  du  faisceau 
p\raniidal  peut  i)roduire  l'hémichorée,  et  j)our  ces  auteurs  il  y  avait  là  une 
(lueslion  d'irritation  bien  plus  ([ue  de  destruction  de  tissu  nerveux;  Gowers 
avait  déjà  fait  remarquer  du  reste  que,  dans  l'hémichorée,  il  devait  s'agir  de 
lésions  qui  lèsent  plutôt  qu'elles  ne  détruisent  la  substance  cérébrale.  Les 
mêmes  réflexions  s'appliquent  à  l'athétose  et  au  tremblement  post-hémiplé- 
gique. Nous  av  ons  constaté  l'hémiathétose  dans  l'hémipb'gie  cérébrale  infantile, 
à  la  suite  de  lésions  corticales  de  la  région  rolandique,  tout  comme  à  la  suite 
de  lésions  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip).  Il  n'y  a  pas  de 
localisation  pour  ces  diflérents  mouvements  involontaires  que  l'on  observe  si 
fré(|uemment  dans  l'hémiplégie  de  l'enfance,  si  rarement  au  contraire  dans 
colle  de  l'adulte.  En  d'autres  termes,  la  production  de  ces  mouvements  relève  de 
la  physiologi  e  pathologique,  et  non  d'une  localisation  anatomique. 

Dans  la  fi-r/inn  sous-thnhnu'iqne  de  la  capsule  interne,  les  localisations 
motrices  ont  éti'  pou  étudiées,  par  la  raison  qu'il  s'agit  de  lésions  assez  rares. 
Ici  le  segment  antérieur  (Cia)  a  disparu  ou  n'est  représenté  que  par  ({uolques 
rares  fibres.  Le  segment  postérieur  (Cip)  représente  déjà  à  cette  hauteur  le  pied 
(lu  pédoncule  cérébral.  Dans  cette  région,  les  fibres  de  projection  de  la  région 
motrice  sont  encore  plus  tassées  que  plus  haut,  et  elles  sont  refoulées  en  avant 
par  le  faisceau  de  Tiirck  venu  de  la  région  temporale.  Une  lésion  des  fibres  mo- 
iricos  dans  cette  région  ne  donnera  jamais  naissance  à  une  monoplégie,  mais 
se  traduira  par  une  hémiplégie  vulgaire,  i)Ouvant  dans  certains  cas  se  compliquer 
d'hémianesIlK'sio  et   (riu'niianoijsie  (cas  Dautriche.  p.  IS'2). 


256  ANATOMIE    DES    CEMHES    .\EUVELX. 

JLocalisations  sensitives  dans  la  capsule  interne.  —  Nous  avons  vu 
plus  haut  i^W  p.  Bit  que  L.  Tùrck  avait  montré  que  les  lésions  siégeant  dans 
la  partie  postérieure  de  la  capsule  interne  se  traduisaient  par  une  hémiplégie 
nulle  ou  peu  prononcée,  et  par  une  diminution  plus  ou  moins  considérable  de 
la  sensibilité  générale  et  spéciale  dans  la  moitié  opposée  du  corps.  Charcot 
(187:2-1880)  adopta  et  développa  les  idées  de  Tiirck  et  admit  que  les  libres  des 
sensibilités  générales  et  spéciales  de  la  moitié  opposée  du  corps,  passaient 
dans  la  partie  postérieure  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne.  Lorsque 
cette  partie  postérieure  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  iCip)  était 
détruite,  la  symptomatologie  était  la  suivante  :  Hémiplégie  plus  ou  moins 
accusée  avec  hémianesthésie  dite  sensitivo-sensorielle,  c'est-à-dire  portant  sur 
les  divers  modes  de  la  sensibilité  générale,  —  tact,  douleur,  température,  sens 
musculaire  —  et  sur  les  sensibilités  spéciales  —  ouïe,  goût,  odorat,  vision  — 
les  troubles  de  la  vision  étant  caractérisés  par  un  rétrécissement  du  champ 
visuel  avec  amblyopie  du  côté  anesthésié.  En  d'autres  termes,  dans  ces  cas,  les 
troubles  de  la  sensibilité  étaient  les  mêmes  que  ceux  que  Ton  rencontre  dans 
rhémianesthésie  sensitivo-sensorielle  des  hystériques.  Charcot  désigna  cette 
Le  carrofour  scn-  partie  postéricure  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip)  sous  le 
sitif  de  ciiarcot.  nom  de  cnri'i'fonr  sonsitif,  et  insista  à  maintes  reprises  sur  ce  fait  que  la  couche 
optique  n'avait  rien  à  voir  dans  la  conduction  de  la  sensibilité,  contrairement  à 
Luys  qui  taisait  de  ce  ganglion  le  centre  du  sensorium  commune,  c'est-à-dire 
l'aboutissant  des  fibres  conductrices  de  la  sensibilité  générale  et  des  sens  spé- 
ciaux. Los  idées  de  Charcot  sur  le  carrefour  sensitif,  pendant  longtemps 
admises,  furent  le  point  de  départ  des  travaux  de  Veyssières  (1874),  Lépine, 
Rendu  (1875),   Raymond  (1870),  Ballet  (1881). 

Les  recherches  modernes  cependant  n'ont  pas  confirmé  toutes  les  idées  de 
Charcot.  Si,  en  effet,  depuis  les  travaux  de  Tiirck  et  de  Charcot,  tout  le  monde 
est  d'accord  pour  reconnaître  qu'une  lésion  de  la  partie   postérieure  du  seg- 
ment postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip)  se  traduit  dans  certains  cas  par 
une  hémiplégie  compliquée  d'hémianesthésie,  il  n'en  est  plus  de  même  lors- 
qu'on étudie  les  caractères  de  cette  hémianesthésie  et  les  conditions  anato- 
miques  dans  lesquelles  elle  se  réalise,  c'est-à-dire  sa  localisation.  Si   —  dans 
certaines  conditions  sur  lestiuelles  nous  allons  revenir  —  une  lésion  du  seg- 
ment postérieur  de  Cip  se  traduit  par  une  hémianesthésie  de  la  moitié  opposée 
du  corps,  cette  hémianesthésie  ne  porte  ((ue  sur  la  sensibilité  générale.  Il  faut 
en  eiïet  le  reconnaître,  les  plus  belles  observations  d*hémianesthési(>  sensitivo- 
sensorielle,  rapportées  autrefois  à  l'appui  de  l'existence  du  carrefour  sensitif. 
sont  des  cas  relevant  de  l'hystérie  et  publiées  à  une  époque  où  l'existence  de 
l'hystérie  chez  l'homme  commençait  à  peine  à  être  adniis(î.  Il  faut    songer  en 
outre  dans  les  cas  dlK-mianesthésii^  organi([ue,  à  la  possibilité  —  bien  démon- 
trée aujourd'hui  —  d'une  association  hystéro-organique. 
i;iK-miancstiicsio         En  cc  (jui  concemc  la  i)articipation  des  sens  spéciaux  telle  qu'on  l'admettait 
ort,'ani(|iincapsuiairc   aulrcfois  (laiis  rhémianestlu'sie  organique,  la  ((uestion  pour  nous  est  résolue 
!rii'6mîanop's'i!!'''mâ'is  par  la  négative.  Une  h'-sion  du  tiers  postérieur  du  segment  postérieur  de  la 
non  pas  diuiniancs-   (.^pj^^iIq  interne  (Gip)  ne  produit  jamais  d'amblyopie,  ni  de  rétrécissement  du 

tlK-sie  sensorielle.  '  .  ,    ,  .t^  '     c-i      i-    •  -v  i  i         •     •  .11         •  •    rc 

champ  visuel  du  coté  oppose.  Si  la  lésion  siège  dans  la  région  thalamique  inté- 
rieure et,  détruisant  le  segment  rétro-lenticulaire  (Ciii)  de  la  capsule  internt>. 
(CasDautriche,  p.  18'2),  sectionne  en  même  temps  à  ce  niveau  le  faisceau  visuel 
elle  déterminera  la  production  d'une  hémianopsie  homonyme  latérale.  Les  cas  de 


I 


iiKKis   iH    I' 11(1,1  l'CTi II N   ni;   i.i-cnucr:  (;i;ui;iîii  \i.i;.  2:57 

CP  iriMU'c  siiiil  ;niiiiiii(riiiii  ;issi'/.  iinmlirciix  cl  iiTciniiii'iit  Is'is  l'un  i\r  nous  (mi 
:i  r;i|)|)t>iii'  |ilii^M'Mi<  cxciiiiilcN  livre  smi  élrvi-,  \,i)u<^.  Si  et  cfsl,  l:i  ïc  cas  U; 
nliis  riiMiuiMil  1''  lii'is  pdsléi'icnr  du  s(';^mu(miI  poslt-i'iciir  (Cip)  osl.  h'îsi'j  d.'ins 
l;i  M'uHMi  IlialaiiiHji"'  niu\rnii('  de  la  «apsiilc  inlcriii',  il  n'rxistc,  auciUl  lr(>ul)l(! 
i|U('lt()ii(|iu'  (h>  la  vision.  Il  en  est  di;  iiièinc  pour  les  aiihos  sens  spt'icianx  — 
aiulili«>ii,  odorat.  ,i,'oi'il        (]ni  oux  aussi  ont  iiiio  rcprcseiilation  corlicah;  bilalf';- 

I  ralf.  Toiii  laiidilinn.  Ii's  choses  se  passent  d'iiiic  lacjou  analogue  Les  neurones 
audilils  corticaux  venus  dt'  la  première  ciiconvolution  temporale  passent  ftar  la 
partie  postériiMire  du  se-nu'iil  soiis-lenticulairc  ((iisl)  de  la  capsuh;  interne  |)oiir 

1  se  rendre  dans  le  corps  ;j;enoiiilli'  interne,  et  de  là  dans  le  tulxîreule  (piadriju- 
nieau  postérieur  v^oy.  Nerfauditil  .  (les  libres  peuvent  donc  être  détruites  dans 
une  li'-ioii  de  ce  sei,Mnent  sous-lenticulaire;  mais,  comme  le  centre  auditif  est 
bilatéral,  eelie  b'sion  ne  déterminera  pas  do.  irouble  nnilat<''ral  persistant  de 
lauditioii.  (".e  dernier  sympliime  par  contre  pourra  durer  indélinimenl,  dans  les 
cas  de  b'si(Ui  de  la  partie  antéro-latéralc  de  la  protubérance,  au  niveau  du  noyau 
du  nerf  coebb-aire.  et  s'accompai^ner  d'anestlK'sie  de  la  moiliiî  op[)oS(''(;  du 
corps  si  le  ruban  d(!  KimI  uiédian  participe  ii  la  lésion. 

i  .  Les  inénies  rellexions  s'apj)liquent  à  l'olfaction  et  à  la  gustation.  Les  fibres 
olfactives  venues  de  la  corne  d'Amm(»n  et  du  fascia  dcutata  arrivent  par  le  pilier 
postérieur  du  trigone  pour  se  rendre  au  tubercule  mamillaire  (voy.  Nerf  olfactif) 

I    et  ne  passent  pas  par  la  capsule  interne  ;  pour  qu'il  se  produise  une  anosmie 

'  unilatérale,  —  anosmie  du  reste  passagère  par  suite  de  la  bilatéralité  du  centre 
olfactif  —  il  faut  donc  (}ue  le  pilier  post(''rieur  du  trigone  soit  intéressé  par  la 
lésion.  Il  en  est  de  môme  pour  la  gustation,  dont  les  fibres  —  d'après  ce  que 
n(Mis  savons  de  l'origine  corticale  de  ce  centre  —  passent  probablement  par  la  môme 
voie. 

Si  la  participation  des  sens  spéciaux  dans  rbcmianestlii'sie  d'origine  capsu-      Localisation  do 

,    ■  ■       •    ,  1  ..  •  1     •       il      1         -1  1       !■    •        M       >  L     riiémianesthésiecarj- 

lairc  n  existe  pas  avec  les  caractères  ({u  on  lui  attribuait  autrelois,  il  n  en  est  ^uiaire. 
jKis  de  même  pour  les  troubles  de  la  sensibilité  générale,  et  à  cet  égard  il 
n'existe  aucune  divergence  parmi  les  observateurs.  L'bémianeslhésie  capsu- 
laire  se  pn'senle  avec  les  mêmes  caractères  que  l'in-mianesthésie  d'origine 
C(U'ticale  et,  comme  cette  dernière,  s'accompagne  d'iK'mipb'gic  plus  ou  moins 
accusée.  Ici  encore  les  parties  les  i)lus  paralysées  sont  aussi  les  plus  aneslhé- 
si(''es  (voy.  plus  haut,  Localisatons  sensitives  corticales,  p.  "230). 

Voyons  maintenant  quelle  est  la  localisation  exacte  de  l'hémianesthésie  cap- 
sulaire.  Nous  avons  montré  plus  haut  que,  pour  les  nerfs  de  la  sensibilité 
spéciale,  la  doctrine  du  carrefour  sensitif  ne  pouvait  plus  être  admise.  Il  nous 
reste  à  rechercher  maintenant  si  cette  doctrine  est  applicable  à  l'hémianesthésie 
de  la  sensibilité  générale.  En  d'autres  termes,  les  fibres  qui  conduisent  à 
la  corlicalilé  les  impressions  tactiles,  douloureuses,  thermiques,  muscu- 
laires, etc.,  passent-elles  directement  et  sans  neurones  intercalaires,  par  le 
segment  postérieur  de  la  capsule  interne  pour  aller  s'arboriser  dans  l'écorce 
cérébrale  ? 

Lorsque  l'on  examine  les  observations  d'hè-mianesthésie  capsiilaire  suivies 
d'autopsie  rapportées  juscjuici,  on  voit  que,  dans  l'immense  majorité  des  cas,  la 
couche  optique  était  lésée  en  même  temps  que  le  segment  postérieur  de  la 
capsule  interne  et,  dans  les  très  rares  cas  où  la  lésion  du  thabmius  n'est 
pas  indiquée,  on  ne  peut  afiirmer  l'intégrité  de  ce  ganglion;  car,  dans  toutes 
ces  observations,  il  s'agit  de  localisations  faites  ;i  l'o'il  nu   et  sur  des  pièces 

TiniK    n.  17 


238  ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

fraîches.  D'un  autre  côté,  il  existe  des  observations  de  lésions  du  segment  pos- 
térieur de  Cip  avec  intégrité  du  thalamus  et  dans  lesquelles  les  malades  étaient 
de  simples  hémiplégiques  non  anesthésiques.  Nous  avons  observé  nous-mêmes 
deux  cas  très  nets  de  ce  genre,  étudiés  par  la  méthode  des  coupes  microsco- 
piques sériées. 

Il  ressort  donc  de  cette  discussion  que,  lorsqu'une  altération  de  la  partie 
Kilo  relève  dune    postérieure  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  s'est  traduite  pendant 

lésion    du    thalamus     -,         ■  ,,.,,.  ,,,,,.  ^    ,    •         ,  , 

dans  la  rétrion  du    '^  "^'16  par  unc  hémiplégie  accompagnée  d  hemianesthesie,  la  couche  optique 
ruban  de  Reii.  participait  à  la  lésion  capsulaire.  Mais,  et  nous  tenons  à  le  faire  immédiatement 

remarquer,  pour  qu'il  y  ait  hemianesthesie,  il  ne  suffit  pas  que  le  segment  pos- 
térieur de  la  capsule  interne  et  le  thalamus  soient  simultanément  altérés  par 
une  lésion  en  foyer,  il  faut  encore  que  cette  lésion  siège  dans  une  région  spé- 
ciale de  ce  ganglion,  à  savoir,  en  avant  du  pulvinar,  dans  la  partie  postérieure 
et  inférieure  du  noyau  externe  du  thalamus  (région  du  ruban  de  Reil).  Nom- 
breuses en  effet  sont  les  observations  suivies  d'autopsies  et  dans  lesquelles 
une  lésion  de  la  partie  postérieure  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne 
et  du  thalamus,  siégeant  dans  les  régions  thalamiques  supérieure  ou  moyenne 
de  la  capsule  interne,  n'a  produit  qu'une  hémiplégie  banale  sans  troubles  de  la 
sensibilité.  Les  cas  qui  sont  représentés  Fig.  181,  182  cas  Carré,  Fig.  129  à 
133,  cas  Lavigne,  Fig.  187  à  188,  cas  Le  Seguillon,  sont  des  plus  démon- 
stratifs à  cet  égard.  Dans  ces  deux  cas,  en  effet,  où  le  segment  postérieur  de 
la  capsule  interne  et  la  couche  optique  sont  lésés  dans  la  région  thalamique  de 
la  capsule,  il  existaitjune  hémiplégie  très  prononcée,  sans  altération  des  sensi- 
bilités générales  et  spéciales. 

La  question  qui  se  pose  maintenant  est  la  suivante.  Les  troubles  de  la  sensi- 
bilité générale  que  l'on  observe  lorsque  la  partie  postérieure  de  Cip  est  lésée 
dans  la  région  thalamique  inférieure  ou  dans  la  région  sous-thalamique,  sont-ils 
la  conséquence  de  la  destruction  des  fibres  de  la  sensibilité  générale  qui  passent 
par  la  partie  postérieure  do  Cip  ou  bien  relèvent-ils  de  la  lésion  concomitante 
du  thalamus?  C'est  à  cette  dernière  interprétation  que  nous  nous  arrêtons.  En    j 
effet,  s'il  existait  un  faisceau  sensitif  dans  la  partie  postérieure  de  Cip,  les  lésions 
de  cette  partie  de  Cip  dans  la  région  thalamiciue  supérieure  devraient  produire 
do  l'anesthésie,  ce  qui  n'est  pas  le  cas.  Le  môme  résultat  devrait  être  observé 
dans  les  rares  cas  où  le  segment  capsulaire  est  seul  altéré,  sans  participation 
du  thalamus  à  la  lésion.  L'étude  des  dégénérescences  secondaires  —  patholo- 
giques ou  expérimentales  —  nous  montre  en  outre  que  le  faisceau  sensitif  — 
ruban  de  lleil —  s'arrête  dans  le  thalamus  et  s'arborise  dans  le  noyau  externe  et 
dans  le  centre  médian  de  Luys.  De  là  partent  de  nouveaux  neurones  —  neu- 
rones thalamo-corticaux  —  qui,  sortant  du  llialamus]iar  sa  face  externe,  pénètrent 
dans  Cip  s'y  entremêlent  avec  les  libres  de  projection  corticale  cl  vont  s'arbo- 
riser  dans  la  corticalité  rolandique  —  zones  sensitives  corticales.  Or,  il  résulte 
des  recherches  faites  par  l'un  de  nous  (>n  collaboration  avec  son  interne  Long 
—  et  dont  ou  trouvera  les  détails  dans  la  thèse  inaugurale  de  ce  dernier  {Les 
voies  cnntralrs  de  la  sensihilifé  rjcnéralc,  Paris  1899)  —  ([u'une  hemianesthesie 
de  la  sensibilité  générale  relevant  d'une  lésion  centrale  de  l'hémisphère  ne  peut 
être  réalisée  (juc  dans  les  deux  conditions  suivantes  à  savoir  :  1°  dans  le  cas  de     . 
lésion  thalamique  détruisant  et  les  libres  terminales  du  ruban  de  Reil  et  les 
fibres  du  neurone  thalamo-cortical  ;  T  lorsque,  le  thalamus  étant  intact,  ses 
connexions  avec  la  corticalité  sensitivo-motrice  sont  plus  ou  moins  détruites. 


iii;ni>-    m    l'iiii  I  ccTinN    m:   i.  iicoitci';   ciiiti.i'.i;  \  i  i,.  r:,:) 

\)M\->  (!■  clii  IIKM  '  ;i->.  l;i  |i->i(tll  rs|  i|||  irsic  loiiiuiifs  ||TS  l'Iriiillir.  Ces  ii'clicn'lics 
IMulilit'iit  (Ml  nuire,  ([lie  I  lii 'mi;!  iiisl  |i('sii'  csl  •^iiiloiil  [iri  sislaiili;  |()rN(|iir  le  lli;i- 
hunns  csl  ]{'<■'-. 

l'Mii'oi-'.  l'iiliii,  Ic-^  li'sidiis  (lu  lli;il;niiu->  (I.iun  s:i  [lailir  iiilÏTicurc,  lorsiiu'i-llr. 
suni  |)<Mi  (''Icndiic--.  |pi'ii\i'nl  ilcliTinincr  (i.iiis  1rs  nifiiihics  du  cAté  opiiost';  du 
rorjjs  di's  dniilcuis  en  inriiir  liin|(S  (|n'iiii  dal  liyin!i('slln'!si(iu(!  plus  ou  uioius 
uiar(|ii6  iKdiu.u'or,  .M;uiii,  Bicruacki,  llciclienlxir^',  (  tpiM-iilii-iin).  Il  im)Us  a  r{r 
donui'  d'»>l)siM-V(M'  un  ras  analo<,,nio  suivi  d'aulopsio. 

Ku  ri^suuir,  la  doririur  du  carrefour  S(!nsilif  n'nst  j)lus  coufiirnir  aux  di)U- 
uét's  ai'hndlrs.  pas  plus  pour  la  sensibilité  ^'éuéraie,  (jue  |)Our  la  sensihililr  spt';- 
rialr.  Il  n'y  a  pas  dr  faisceau  scnsilif  veuani  du  pied  pédoncule  et  passant 
dirccIcnitMil  dans  la  capsidc  inici'ne,  de  niiMue  (pi'il  n'y  a  pas  dans  la  partie 
pttsIciitMuc  du  sei;ineul  postérieur  de  celte  dernière  de  faisceau  compact  formé 
uin([uenuMit  de  libres  à  fonctions  sensitiv(>s.  (les  dernières,  une  fois  issues  du 
tlialamus  se  mélaui^-enl  inlinienienl  dans  ce  segment  postérieur  de  la  ca])sule 
interne  avec  les  libres  motrices  pour  aller  s'arboriser  dans  les  terrilorifs  cor- 
ticaux —  zone  s(Misitivo-motricc  —  d'où  ('manent  ces  dernières. 

ItlIM.IOGil.VPIIlK.  -  Localisations  cérébrales.  Alukuto.m  (;t  MicuiELi.ii/u  centii  cere- 
bralho  'li  nioriineitto.  Speriiiiculalc,  ISTC).  —  IJm  ii.i.aud.  Recherches  expérimentales  sur  les 
fonctions  ilit  ccrrcau  {lobes  cérébraux!  en  ijéncrnl  et  sur  celles  de  sa  partie  antérieure  en  par- 
ticulier. Joiun.  de  Pliys.  de  F.  Magendie,  i8.{0,  p.  85-91.  —  Ruoca.  Remarques  sur  le 
sici/e  lie  la  faculté  du  langarje  articulé  suivies  d'une  observation  d'aphémie.  \Ui\\.  de  la  Soc. 
anal.,  1801,  2*'  série,  p.  330.  Id.  Mém.  Soc.  d'Ânthrop.,  1803.  —  Carville  et  Dcret.  Sur 
les  fonctions  des  hémisphères  cérébraux.  Arcli.  d(!  i'iiys.  norm.  et  pathol.,  1875. — Charcot. 
Leçons  sur  les  localisations  dans  les  maladies  du  cerveau.  Paris  1876.  —  Clozel  de  Hoyer. 
Études  cliniques  sur  les  lésions  corticales  des  héndspkcres  cérébraux.  Th.  doct.,  Paris  1879. 
—  SiGML'ND  Kx.NER.  Untersuclnuigen  iiber  dv;  Localisation  der  Funktioncn  der  (irosshirnrinde 
des  Mcnschen.  WiiMi,  1881.  —  David  I-'errier.  De  la  localisation  des  maladies  cérébrales. 
Trad.  frani'.  [tar  de  Vaiiiiny,  Paris  1880.  —  Du  même.  Leçons  sur  les  localisations  cérébrales 
(Croonian)  lectures,  liaduites  par  11.  Sorel,  Paris  1891.  — Du  même.  The  function  of  the 
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die  Vcrrichtunqen  der  Grosshirns.  Arcli.  f.  die  gesammte  Physiologie,  1876,  1879,  1881, 
1885-,  ls88.  —  lIiTziG.  l'ntersuchunqcn  zur  Phi/sioloqie  des  Grosshirns.  Ueichert's  u.  Du  Rois 
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.\agel.  Topischc  Diagnostik  der  Gehirnkrankheiten.  Rerlin,  1879.  —  Pitres.  Recherches  sur  les 
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sanne, 1S9C..  —  Wernicke.  Lehrbuch  der  Gehirnkrankheiten,  3  vol.,  1881. 

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tal) of  the  varions  movements  produced  by  stimulaling  in  the  monkey  différent  régions  ofthe 
cortical  centre  for  the  upper  liinb  as  defined  byProf.  Ferrier.  Philos.  Trans.,  1887,  vol.  178, 
l'i3-l()7.    —    Des    mêmes.    An   Expérimental    Investigation    into  the  Arrangement    of  the 


260  ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

excitable  fibres  of  the  internai  capsule  of  the  Bonnet  Monkey  [Macacus  siniciis).  Pliil.  Trans. 
of  the  R.  Soc.  of  London,  vol.  181,  1890;  Loudon  1891.  p.  49-88.  —  Bianchi  (L).  Sulle 
Degenerazione  descendanti  endoemisfericlie  seguite  alla  estirpazione  dei  lobi  frontale. 
1°  Communicazione.  (Ann.  di  Neurol.,  XIII,  1895  et  Brain,  1893,  p.  497-522.)  — 
Charcot  et  Pitres.  Contribution  à  l'étude  des  localisations  dans  Vécorce  des  hêmisphcri  ^ 
du  cerveau.  Revue  mensuelle  de  Médecine  et  de  Chirur^àe,  1877,  p.  1  et  180.  —  I)k- 
MÊMES.  Nouvelle  contribution  à  l'étude  des  localisât,  motrices  dans  Vécorce  des  hémisphcrcs 
du  cerveau.  Rev.  Mens.  Méd.  et  Cliir.,  1878-1879.  —  Des  mêmes.  Étude  critique  et  cli- 
nique de  la  doctrine  des  localisations  motrices  dans  Vécorce  des  hémisphères  cérébraux. 
Rev.  de  Méd.,  1883,  —  Des  mêmes.  Les  centres  moteurs  corticaux  chez  Vhomme.  Pari?, 
Rueff,  éd.  1895.  —  Chipault.  Chirurgie  du  cerveau.  —  Duret.  Études  expérimentales 
et  cliniques  sur  les  traumatismes  cérébraux.  Paris  1878,  et  C.  R.  Soc.  Riol.,  1877.  — 
Dejerine.  Contribution  à  Vétudc  de  raphasie  motrice  sous-corticale  et  de  la  localisation  cért- 
brale  des  centres  laryngés  (Muscles  phonateurs).  C.  R.  Soc.  de  Biol.,  1891.  —  Edi.nger. 
JJeber  die  Bedeutung  der  Hirnrmde  im  Anschlusse  an  den  Bericht  iiber  die  Untersuchunij 
eines  Hundes  dem  Prof.  Goltz  das  ganze  Vorderhirn  entfernt  habe.  Ans.  d.  Verhandl.  d. 
Congr.  f.  inn.  Medicin.,  XII,  1893.  —  Etienne.  Monoplégie  faciale  et  déviation  conjwnuc 
de  la  face  et  des  yeux  d'origine  capsulaire.  Presse  médicale,  189G,  p.  Go7.  Ferrier  (Davih 
et  Tl'rner  (William  Aldren).  An  expérimental  research  upon  ccrebro-cortical  afférent  and 
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1889.  Philos.  Trans.  of  the  R.  Soc.  of  London,  vol.  180,  1889.  London,  1890.  —  Franck 
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(François)  et  Pitres.  Article  Encéphale  (Physiologie),  in  Diction.  Encyclop.  des  Sciences 
Méd.,  t.  XXXIV,  sér.  I,  p.  1.j3-360.  —  Goltz,  Der  Hund  ohne  Grosshirn.  Pftuger's  Arch. 
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(H,-E.)  u.  ScHERRiNGTON.  Ucber  Hemmiing  der  Contraction  rvillkurlicher  Muskeln  bei  elektri- 
scher  Reizung  der  Grosshirnrinde.  Arch.  f.^die  Ces.  Physiologie.  B,  68,  1897.  —  Hitzig. 
Veber  einen  interessanten  Abcess  der  Hirnrinde.  Arch.  f.  Psych.  et  NervenUr.,  Rd.  III, 
Heft  2,  1872.  —  Du  même.  Ueber  Production  von  Épilepsie  durch  expcrimentelle  Verletzung 
der  Hirnrinde.  In  Lnters.  u.  das  (ieliirn,  1874,  p.  27 L  —  Du  même.  Lk'bcr  équivalente 
Rcgionen  am  Gehirn  des  Hundes,  des  Affen  und  des  Menschen  in  Unters.  uber  das  Gehirn. 
Berlin,  1874.  —  Du  même.  Ein  Beitrag  zur  Hirnchirurgie.  Klin.  Vortrag.  Berl,  Klin. 
Wochonsch.,  1892,  ii°  29.  —  Horsley  et  Schafer,  A  record  of  Experiments  upon  the  func- 
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Gehirn.  Arch.  f.  Laryngol.  u.  RhinoL,  II,  9,  329.  —  IL  Krause.  Ueber  die  Bczichungen  der 
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déterminés  d'après  les  effets  de  Vexcitation  faradique  des  hémisphères  cérébraux.  Arch.  clin, 
de  Bordeaux,  VI,  1897,  n"  11.  On  trouve  dans  ce  Mémoire  le  résumé  de  la  plupart  des 
observations  des  auteurs  américains  en  particulier  celles  de  Keen.  Amer,  .lourn.  of  med. 
Se,  1888,  1891,  1894;  Mills  et  Keen.  Id.,  1891;  Lloyd  et  Dkaver.  Id.,  1888;  Dillet  et 
BcciiANAN.  Id.,  1893,  L  II,  p.  14;  Gkrster.  Id.,  1893,  t.  I,  p.  620;  Sachs  et  (îerster,  Id., 
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I 


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.liri".  il  dv  smi  tiiipnitiinic.  nu  puinl  dr  vue  unatomuiuc  cl  clinùptc.  An'h.  ^du.  do  Mcd., 
IST7.        <;.  Masini.  Siti  ci'iilri  iiinlori  rortirnli  didia  luiiufin.  Sludi   speriiiiciilali  n  oliiiici, 
I  Nn|udi,  ISSS.        Mnir  cl  Sciiai  i;ii.  On  associalrd  ci/rmurciiicnlii  prodiiccd  Inj  cortical  fnrnili- 
1  srttion  of  thv  monkcys  luain.  hiaiii,  IS'.M).  —  MniMitw.  E.rpciiiiiculi'lh:  iilistci<jnidr  lh-(fi:nc- 
I  rationrii  bri  rurtinili'  llrnlni.  (Icscllsch.,  d.  .Noiiitipatli.  se.  Ineii;ii/le  zu  Muhkoii.  .Nciirol. 
I  Cenlralli..  IS'.Cl.  |i.  7.">",i.  —  l>i   \ii:mi;.  Scruiidare  Dcijcneraliimen  narh  Ztrslorniir/  dcr  maUnis- 
I  chcn  Sphare  (/es  (irhinis  in  Vcrliiiiditnii  mit  dcr  Fratjc  ron  dcr  Localisation  dcr  Uirnfnnclionen. 
t  Arch.  r.  Anal,  i-l  IMiys.,  iSUi}. —  Dumkmk.  Y.itr  Patlmloi/ie  dcr  Geliirndcucncralioncn  beiHerdcr- 
I  krnnkitiKicii  ilcr  molorisclic  Spliarc  dcr  liindc.  Ncurol.   (^Milralbl.,  IHOii,  482.  —  Onodv. 
.  Die  l'hoiintionsccntrcn  iin  (ichirii.  iWurol.  CenlralM.,  1804,  7:)2-.'l.  15i'iiiii.  Kliii.  WocIktis- 
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262  A.XAÏOMIE    DES    CENTHES    NERVEUX. 

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Sur  un  cas  de  cécité  verbale  avec  agraphie.  Autopsie.  Soc.  Biol.,  1891.  —  Du  même.  Con- 
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zur  topischen  Diagnosc  der  Gehirnkrankheilcn.  Berlin,  liSSI. 


iiniîi;^   iii:   l'im  1 1;<:  i  ion   m:  i.  iiconcK  c liHKni;  \i.k 


2«3 


II.        svsri'Mi;  in.s  i  ii;iii:s  Dh:  riKUiici  ion  di:  niiiNi;.\(:r:i'ii ai.k 

l.r  rluiiiMi('i'-|)li;il(Miii  !;i'Mii<l  Ii)Im>  liinlii(|iir  dr  niocii  coiiiprciKl,  coriunc;       Loh    dnux     uni» 
non.     l;.No„s    s,,    ,.l..s    hiu.l      T.    I".    ,..  :>!»(;,,  Ir  A.A.   o//./r///.  jo   .svy,/,,,,,    ;l':;:U':  t^h.'-' 
Iiiriihini,  \\\  nrronvohitiDu   iiiulmniirc     l'iisci;!    dciil.ihi    cl    siric  de   l,;in(;isi)    "«"«''■p'"»lo. 
cl    les   </r/r/-  circonvolKlioiis  linihii/iics  :    (-(mmic  d'AiniiKtii,  circoiiNoliilion 
{\r  riii|»|)(>(';im|)('  cl  yyiMis  loiMiic-ihis.  Ses  lihics  de  |)i'()|cclioii  lorineiil  h'S 
r  (/Vs-  olfdctirf's  crntrah's    cl    siiixcnl    un   lr;ijel    Mcii   di>liiicl   de,  celui  des 
llluc-^  de   iirojcclinii   du    iniiiilc.ui  c(''nd)r;il    :    les   lihres  d(;   projeclioii  du 
j(d»c  oUaclif  cl  du  scjdiiMi  liicidiim  coiisLilueut  U's  radiations  olf adirés,  le 
fnisrrait  srpto-tluilaniitiur.   cl    le   l.vnia  semicircidaris;  les  fibr(!s  de  pro- 
jeclioii  ^\<'   la  eirc()nv()liilii)u   iiodioiuK-c.  de    la   coi-iic  d'Ammon  cl    de    la 
cii'convoiulion  de   riiij)pocam|)c   roriiicul   le   si/sirnu'  du  Iritjtmn   crri'hraL 

Ouaul  à  la  |)rcniièrc  eireouvoluliou  lirnl)i(|uc  —  vérilaMc  r(''^\tn\  de 
Iraiisiliou  cuire  le  l'Iiiueuci'plialc  cl  le  luauleau  C(''r('bi'al  doul  elle;  [)ré- 
senle  la  inorplioloi;!!'  et  la  slruclure  et  dout  elle  partage  probablement 
les  ibnclious,  —  elle  envoie  ses  libres  de  projection  en  partie  dans  le 
Irigone  cérébral  et  en  partie  dans  la  capsule  interne. 

FIBRES  DE  PROJECTION  DU  LOBE  OLFACTIF  ET  DU  SEPTUM  LUCIDUM 


I.  RADIATIONS  OLFACTIVES.  —  (louime  les  circonvolutioRs  du  man- 
teau cén'bi'al.  le  lobe  (dtaclil  émet  des  libi'cs  de  projeclion.  d'association 
et  de  commissure.  Elles  [xulenl  le  nom 
collectif  de  radiations  olfactives  et  sont 
aussi  intimemcul  mi'daugées  entre  elles 
(|ue  le  sont,  dans  la  masse  blanche  non 
dillerenciée  du  centre  ovale,  les  fibres  de 
projection,  d'association  el  d(>  commissuie 
du  manteau  cérébral. 

Suivant  qu'elles  occupent  la  surface  du 
lobe  olfactif  ou  sa  profondeui",  les  radia- 
tions olfactives  sont  dites  saprrficiellrs  ou      i.„.     ovn       r  .,„„  , ,■ 

'      '  rU:,.   iM.  —  Loupe  vertico-trans- 

profondcs.  versale   du    pédoncule    olfactif 

Les    radiations    olfactives    super-  gauche   de    l'homme.  ^Méthode 

ficielles  naissent  pour  la  plupart  des  cel-  ^^^  Weijjpif.) 
Iules  mitrales  du  bulbe  olfactif.  Elles  oc- 
cupent à  leur  origine  les  couches  profondes 
du  bulbe,  puis  deviennent  superficielles  et  revêtent  le  plus  souvent  le 
pédoncule  et  le  tubercule  olfactifs  d'une  couche  de  libres  plus  particu- 
lièrement denses  et  épaisses  au  niveau  des  bords  sagittaux  de  ce  tractus 
triangulaire  (lig.  250).  D'autnvs  fois,  les  radiations  olfactives  superficielles 
ne  tapissent  que   les  bords  saillants  du  p('MloncuIe  ei  du  tubercule  olfac- 


be,   bord  externe.  —   bi,   bord 
itcrne.  —  bs,  l)ord  supérieur. 


Radiations    olfac- 
tives suporlicielles. 


Leur  origine. 


264 


ANATOMIE    DES    CENTIMES    NEUVEIX. 


tifs,  et  clans  leur  intervalle  souvent  fort  iiT(!''gulier  on  aperçoit  la  substance 


grise  de  cette  circonvolution  avortée. 


Leur  trajet. 


An  niveau  du  tubercule  olfactif,  les  radiations  olfactives  superficielles 


divergent  en  se  divisant  en  deux  fascicules  ou  stries. 


Strie  olfactive  ex- 
terne. 


Strie  olfactive  in- 
terne. 


Leurs 
sons. 


La  Strie  olfactive  ej-^^/vîe  (improprement  appelé  racine  olfactive  externe) 
se  dirige  obliquement  en  arrière  et  en  dehors,  recouvre  incompb'^tement 
la  circonvolution  olfactive  externe,  longe  le  bord  postérieur  de  l'espace 
perforé  antérieur  qu'elle  sépare  de  l'insula,  et  peut  facilement  être  suivie 
jusqu'à  la  circonvolution  du  crochet  et  au  noyau  amygdalien.  Le  plus  sou- 
vent elle  est  unique,  quelquefois  elle  se  dédouble  ;  la  branche  interne 
traverse  alors  l'espace  perforé  antérieur,  puis  s'enfonce  sous  le  crochet 
de  l'hippocampe. 

La  strie  olfactive  interne  (improprement  appelé  racine  olfactive  interne) 
est  beaucoup  plus  inconstante;  elle  se  porte  en  haut  et  en  dedans  à  la  face 
interne  de  l'hémisphère,  recouvre  la  circonvolution  olfactive  interne  et  le 
carrefour  olfactif,  puis  se  continue  en  partie  avec  les  fibres  de  la  strie  de 
Lancisi,  en  partie  avec  les  fibres  du  pédoncule  du  septum  lucidiim  et  entre 
ainsi  dans  la  constitution  du  faisceau  olfactif  du  trigone  (Fig.2o2). 

Les  radiations  olfactives  superficielles  représentent  pour  la  plupart  les 
cylindres-axes  des  cellules  mitrales,  petites,  moyennes  et  géantes  du  bulbe 
olfactif,  renforcés  par  un  certain  nombre  de  fibres  qui  prennent  leur 
origine  dans  la  substance  grise  des  lobes  olfactifs  antérieur  et  postérieur. 
Les  plus  courtes  se  terminent  dans  la  substance  grise  du  pédoncule 
olfactif,  du  tubercule  olfactif  et  de  la  circonvolution  olfactive  externe;  les 
plus  longues  atteignent  la  couche  moléculaire  de  la  circonvolution  du 
crochet,  et  s'arborisent  autour  des  nids  cellulaires  décrits  par  Ganser, 
Cajal  et  Calleja.  Les  radiations  olfactives  superficielles  contiennent  donc 
surtout  des  fibres  d'associations  qui  relient  le  bulbe  olfactif  au  pédoncule* 
et  au  trigone  olfactifs,  aux  différentes  parties  de  l'aire  olfactive  etàla  circon- 
volution du  crochet;  elles  dégénèrent  (Lœwenthal.  méthode  de  Marchi) 
après  ablation  du  hulbe  olfactif  et  ne  possèdent  que  de  rares  fibres  de 
projection  destinées  au  noyau  amygdalien.  Dans  leur  ensemble,  elles  con- 
Kiies  représentent  stitueut  le  ucuroue  dc  deuxième  ordre  de  la  voie  olfactive  et  transmettent 
à  rhip])Ocampe  les  impressions  olfactives  comluites  au  glomérule  olfactif 
par  les  fibres  du  nerf  olfactif. 

Pour  Edinger,  la  strie  olfactive  interne  ne  recevrait  aucune  fibre 
rnitrale  et  serait  exclusivement  constituée  par  des  fibres  qui,  prenant  leur 
origine  dans  les  cellules  pyramidales  petites  et  moyennes  du  tubercule 
olfactif,  relieraient  cette  région  à  la  formation  ammonique  par  l'intermé- 
diaire du  faisceau  olfactif  du  trigone.  Il  s'agirait  doue  dans  l'espèce  d'un 
neurone  olfactif  de  troisième  ordre. 

Les  radiations  olfactives  profondes  (l{olp)(Fig.  251)  foimcnl  la 
substance  blanclic  piolbiKh^  du  pr-donculc  et  du  tiibei'Cul(M)|fa(tifs.  I']lles  se 
groupent  en  fascicules  |)etits  et  seri'és  lorlement  coloriés  parla  laque  liéma- 
toxylinique  et  séparés  les  uns  des  autres  par  des  îlots  allongés  de  substance 


le    neurone    olfactif 
(lo  deuxième  ordre. 


Radiations    olfac- 
tives profondes. 


iii;ni>   i>i:  iMin.iiiciKtN   itK  i.i;(;nii(:i';  (:i:iti.  itn  \  i.k. 


n;':, 


I  i>-c.  A  rii  \  !•■-  ;iii  ni  \  cm  il  II  I  II  Ihtcii  II-  I  il  Lui  il     I  uj  i.  cllrs  «,  ciilDiircii  I  il;i  ii-  la 

|)n>r<m(l('iii-  CM  (it'ciix  aiil  ■inr  cniiilH'  en  S,  |uii>  Iravcr-ciil  d  a\  aiil  en  a  ni  in-       i..Mr  iraj-t. 

l'iiirr  iilftniiir    Aol    .(•(■->! -à-dii'c  N"^  r('^i(tiis  hasalcs  du  ccin  raii  aiiirriiiir 

iiailic  iiiri'i-iciirc  v\    lia--alr   Ar    l;i     \r\r   du    ikinjii    candi'-  ((INi!     •-iili-'Iancc 

ncrliiri'c  aiili'riciirc,   sultslaiicc  iiiiKiiniiii'c  sons  Icnl  iciila  ire  de  lU'ifdicrtj. 


Cia 


n  CM 


Fi 


..  251.  —  Les  radialions  olfactives  profondes  et  leur  trajet  à  travers  l'aire  olfactive 
en  particulier  l'extrémité  inférieure,  ba?ale,  olfactive  du  noyau  caudé  (CNC).  — 
Coupe  sagittale  correspondant  à  peu  près  au  plan  de  la  figure  311. 

Al,  anse  lenticulaire.  —  Aol.  la  partie  de  l'aire  olfactive  située  en  arrière  du  tubercule 
olfactif  du  noyau  caudé  {C?sC)  et  comprenant  la  substance  perforée  antérieure  et  la  sub- 
stance inuoniinée  sous-lenticulaire  de  Heiciiert.  —  Cc[v)  bec  du  corps  calleux.  —  Cia, 
scjînient  antérieur  de  la  capsule  interne.  —  Cinfi,  faisceau  antérieur  du  cin;L'uluni.  —  CL, 
corps  de  Luys.  —  CM.  connnissure  de  Meynert.  —  CYC.  tubercule  ou  colliculus  du  noyau 
caudé.  —  coa,  commissure  antérieure.  —  FI,  faisceau  lenticulaire  de  Forel.  —  fU,  fibres  en 
U  ou  courtes  d'association  de  la  première  circonvolution  frontale.  —  A'C,  noyau  caudé.  — 
-W.-:,  deuxième  segment  du  noyau  lenticulaire.  —  oFi,  partie  orliitaire  de  la  première  cir- 
convolution frontale.  —  /'.  pied  du  pédoncule.  —  Pol,  pédoncule  olfactif.  —  Rolp,  radia- 
tinns  olfactives  profondes.  —  Toi,  tubercule  olfactif.  —  //.  bandelette  optique. 


Elles  passiMit  donc  au-dpssnus  du  somment  antérieur  de  la  capsule  interne 
(Cia)  et  au-dessous  de  la  commissure  antérieure  (coa). 

A  ce  niveau,  les  radiations  olfactives  profondes  divergent  :  une  partie      Leurs     terminai- 
se  porte  en  haut,  en  arriére  el  en  dedans,  soit  vers  la  commisstn-e  (intrricurc 
dont  (dles  forment  la  partir  olfactive,  soit  vers  l'extrémité  antérieure  du 
Ihalamus    oii  elles  se  continuent  avec    les  libres  du  t;i>nia  semirirciilnris 
<?t   du  t^i'nia  thalami   (Fig.  2.').*}  et  2.>ii.    Une  autre   partie   des  radiations 


266 


ANATOMIE    DES    CEMUES    .\ERVEUX. 


olfactives  profondes  poursuit  son  trajet  antéro-postérieur  i  Fig.  252),  tra- 
verse,   en    fascicules  lâches   et    onduleux,    l'aire    olfactive,   en   particu- 


Ftr 


FiG.  252.  —  Les  voies  olfactives  centrales.  (Systèmes  des  radiations  olfactives  et  du  tri- 

gone  central.) 

Aol,  aire  olfactive.  —  Bol,  bulbe  olfactif.  —  Ce,  corps  calleux.  —  Cf).  circonvolution 
podronnce.  —  Cing,  cingulum.  —  Cinf/{p),  le  faisceau  postérieur  du  cini,uilum.  — coa.  com- 
missure antérieure,  son  faisce.au  olfactif  et  le  contiui.'-enll  des  fibres  du  taniia  semicircu- 
laris.  —  /V,  fasciola  cincrea.  —  FG,  faisceau  de  la  calotte  de  Gudden,  ou  branche  de 
bifurcation  postérieure  du  faisceau  mamillaire  principal  Fmp).  —  Fld,  faisceau  lonyilu- 
dinal  dorsal  de  la  substance  grise  centrale  de  Scliutz.  —  /•".)/,  faisceau  rétrotle.ve  de  Meynert. 

—  Fol,  faisceau  olfactif  du  trigone.  —  fp,  fibres  perforantes  calleuses  ou  fibres  extra- 
ammoniques  du  corps  du  triponc.  —  fslh,  faisceau  septo-thalamique.  —  fisc,  fibres  que  le 
tamia  semi  circularis  envoie  à  la  couche  o])ti(|ue.  —  /•'//■.  fornix  transversus,  ou  commis- 
sure psallerienne  du  Irigone.  —  (i(^,(t,  fjan,i,dion  dorsal  de  la  calotte  de  (iuilden.  —  GGp, 
ganglion  profond  de  la  calotte  de  Gudden.  —  Gip,  ganglion  inlerpédonculaire.  —  G  h, 
ganglion  de  l'habenula.  —  //,  circonvolution  de  rhipi)ocam]ie.  —  IIJ).  isthme  de  la  cir- 
convolution de  riiippocampe.  —  A|,  première  circonvolution  limhi(|uc.  —  .Vrt. noyau  anté- 
rieur de  la  couche  optique.  —  A'.l,  noyau  amygdalicn.  —  l'ol,  pédoncule  olfactif.—  PSI. 
pédoncule  (hi  septum  lucidum.  —  l'T))},  pédoncule  du  tubercule  mamillaire.  —  Qa.  tuber- 
(uilc  nuadrijuineau  antérieur.  —  (Jj),  tubercule  ipiadrijumeau  postérieur.  —  Rôle,  radiations 
olfactives  externes.  —  iioli,  radiations  olfactives  internes.  —  liolp.  radiations  olfactives 
profondes.  —  .sL,  strie  de  Lancisi.  —  Sj)l,  splenium  ou  bourrelet  du  corps  calleux  traversé 
|)ar  les  fibres  perforantes  ])rovenaut  soit  du  fasciola  cinerea,  soit  de  l'istlune  de  la  circon- 
volution de  l'hippocauijte  ou  du  cingulum.  —  7V.  luber  cinereum.  —  Tg.  corps  du  trigone. 

—  Tf/(t,  i)i!ier  antérieur  du  trigone.  —  Tgp.  pilier  postérieur  du  trigone.  —  T/i,  couche 
o|)tirpie.  —  '/'//(,  tubercule  mamillaire.  —  tsc,  tamia  semicircularis.  —  ///(,  ta^iia  thalami. 

—  L',  circonvolution  du  crocliel.  —  l'.l,  faisceau  de  Vicq  d'.V/.yr  ou  branche  de  bifurcation 
supérieures  du  fiisceau  mamillaire  |)riMci|ial. 


lier  la  substance  innominre  sous-lciiliculairo  de  Reicherl,  et  ci'oise  obli- 
quement  les  libres  de  l;i  l);iiid('b'll»'  diagonale  de  Broca,  située  au-dessous 


'  iiiiiii:s   m:   l'iiniiM.  ikin    m:   i/iicomcm  (;r;iu;iti;.\  i.i:.  -2i;i 

d'cllr.  I';iiiiii  (('->  liisciciilfs.  Ir>  uns  se  porlcnl  «mi  dclioi's  cl  se  icihIcmI 
(lirccIcuitMil  il.iii^  Ir  iioy;iii  ;im\  t^il.ilicii  NA)  ;  les  autres  se  (lifi^wiil  ••ti 
(Irdiius  cl  (Ml  ariiiM  (',  .illri^iiciil  le  liihcr  ciiicrcimi  'Te  i  cl  Ir  liiliciciilc  [n;i  mil- 
lai  fcTm  lau  delà  (lcs(|iic|s  il  (|c\  iciil  tliriicilc  (le  lc>siii\  rc.l'!llc>sc  Ici'iniiiciit 
daii'- ces  parauo,  en  pari iciilicr  dans  le  liilterciile  inainillaire  ,  mais  il  est 
iios-^ilile  (|ii(>  (|iicl(|iies  fad  la  I  i()ii>>  (dlaclixes  prnlotido  .  piiursiiis  aiil  |e(ic 
liajel,  eiilii'iil  dans  la  coiisl  i  lui  imi  des  lihics  l()iij;iliidiiiJiles  de  la  réf^ioil 
siUis-()pli(Hie  el   de  la  eahdiedii  pc'doiicule   céi't'd)i'al  fl'i};.   'II')"!,. 

Les  ladialions  ()iraeli\('s  pt'oinndes  ne  roeoivoni  aiieiiiie    lihre  inilrah*,      Leur  oriKinn. 
Il     aucune    lilne    du    linllie   (dlaclif.    l'allés  naisseul    des   c(dlules   pyramidales 
petiles  el   moyennes  de  la  substance  ^rise  du  pédoncule  el  du  tuhercuhi 
(iiraclils  et  sont  renl"orc(''es  dans  leur  trajet  anl('ro-j)ost('ri(Mii'  pai'  un  apport 
inc(>s>aiil  de  lihres  n(''es  des  cidlnies  de   l'aii'e  olfactive. 

Les  l'adiations  oiractives  profondes  coiistilu(Mit  des  neurones  de  Iroi-  Elles  constituent 
siènie  ordre  do  la  voie  olfactive,  jolies  ne  représentent  pas  un  faisceau  à  'l^l^^  "Te'*'"uois!èmc 
orij;ine  et  à  destination  uniques,  mais  contiennent  à  la  fois  des  fibres  d'as-  •"■*^'"«- 
[I  «ocialion,  des  libres  de  projection,  des  fibres  commissurales  et  des  fibres 
terminales.  Les  /i/)res  (/\issociafwn  unissent  le  bulbe,  le  pédoncule  et  le 
Irii^one  olfactifs  au  septum  luciduni  et  à  l'aire  olfactive.  Les  fibres  cotnmis- 
surales  relient  les  dilTérentes  régions  d'un  lobe  olfactif  à  colles  du  côté 
opposé  par  linlormédiaiiM^  de  la  partie  olfactive  de  la  conimisaxre  anté- 
rieure, ou  encore  le  lobe  olfactif  d'un  côté  au  noyau  amygdalien  du  côté 
opposé,  par  l'intermédiaire  de  la  partie  hémisphérique  de  la  commissure 
antérieure.  Les  fibres  terminales  s'arborisent  dans  le  bulbe  olfactif  et  dans 
l'aire  olfactive;  elles  suivent  le  trajet  du  faisceau  olfactif  du  trigono  (Fol, 
Fig.2o2)  et  unissent  les  circonvolutions  limbiquesau  lobe  olfactif.Quant  aux 
fibres  de  projection  enfin,  elles  relient  le  lobe  olfactif:  1°  au  noyau  amyr/- 
dalien  du  même  côté,  soit  diroctemont,  soit  par  l'intermédiaire  du  to'nia 
somicircularis:  2°  un  t/ialamus  (noyau  externe  el  pulviuari  par  l'intermé- 
diaire du  la'iiia  semicircularis;  3"  au  ganc/lion  de  Vhabenula  par  le  faisceau 
seplo-tlialami(jue  el  le  tuMiia  thalami;  4°  au  tuber  cinereiim,  et  au  tubercule 
mamillaire^  par  des  fibres  directes;  o**  probablement  à  la  calotte  ilu  pédon- 
cule cérébral. 

2.    FAISCEAU    SEPTO-THALAMIQUE.  —  Le  faisceau  Septo-lhalamique(fsth)         Faisceau      septo- 

(Fig.  2,')'i)  naît  des  cellules  de  l'aire  olfactive  el  du  septum  lucidum  ;  il  '''a'^n^T'e. 
traverse  d'avaul  en  arrière  la  partie  inférieure  du  septum  en  convergeant 
vers  la  commissure  antérieure,  s'adosse  au  pilier  antérieur  du  trigone 
avec  lequel  il  semble  se  confondre,  puis  l'abandonne  en  arrière  de  la 
commissure  antérieure  j)our  entrer  dans  la  constitution  du  taenia  thalami.  son  trajet. 
Il  s'irradie  ensuite  dans  le  ganglion  de  l'iiabenulaet  dansla  partie  moyenne 
et  interne  du  thalamus,  et  unit  par  conséquent  ces  dernières  formations  à 
l'aire  olfactive  el  au  septum  lucidum. 

Ce  faisceau  a  été  décrit  chez  les  reptiles  et  les  oiseaux  par  Honegger, 
sous  le  nom  de  faisceau  rai/onnaiit  du  septum  fMarkbiindel  der  Strahligen 


268 


ANATOMIE    DES    CENTRES    .NERVEUX. 


Scheidewand)  ;  par  Ad.  Meyer,  sous  celui  Aa  faisceau  lojujitudinal  basai  pour 
le  tsenia  thalami  (basalos  Langsbi'indol  zur  Ifenia  thalamT)  :  par  EdingcM*, 
sous  le  nom  de  t raclas  olfacto-habenularis.  0.  Vogt  l'a  de'crit  chez  le  lapin 


Lmi 


FiG.  2o3.  — Coupe  sagiLlalc  pubbaiiL  un  dedans  du  plan  de  la  cuupc,  Fig.  251,  inléressaiiL 
l'aire  olfactive,  la  partie  antéro-intcrnc  du  thalamus  et  de  la  région  sous-thalamiiiue 
et  sectionnant  les  radiations  olfactives  profondes,  le  faisceau  seplo-llialanii(iue,  le 
faisceau  de  Vicq  d'Azyr  et  l'anse  lenticulaire  (Méthode  de  Weigert). 

Al,  anse  lenticulaire;  Al  +  VI,  son  union  avec  le  faisceau  lenticulaire  de  Forel.  —  Aol, 
aire  olfactive.  —  Ce,  corps  calleux.  —  CI.,  corps  de  Luys.  —  CM,  connnissure  de  Meynort. 
—  CNI\,  capsule  du  noyau  rouvre.  —  cou,  commissure  antérieure.  —  AV,  faisceau  leulicu- 
laire  de  Forel.  —  f'slh,  faisceau  septo-lliaIanii(|ue.  —  Lmi,  lame  mcdullaire  interne  thi 
thalamus.  —  Ln,  locus  ni<,'er.  —  .Vr',  noyau  caudc.  —  A'«,  noyau  aniéricur.  —  A'c,  noyau 
externe.  —  .Y/,  noyau  interne.  —  Xin,  centre  médian  du  thalanuis.  —  .\7{.  noyau  roufre  et 
sa  capsule  de  libres  {CNIt}.  —  /',  pied  du  pédoncule  cérébral.  —  l'iiT/i.  pi'iloncide  ;\ntérieur 
(lu  llialanms.  —  Bo/p,  radiations  olfactives  profondes.  —  SI,  scptum  hicidum.  —  Tdki, 
tubercule  mamillairc  accessoire.  —  Isc,  ta-nia  senncircularis.  —  ////,  taenia  thalami.  — 
VA,  faisceau  de  Vic(|  d'.Vzyr.  —  VCsf,  veine  du  corps  strié.  —  17,  ventricule  latéral.  —  Zr, 
zone  réiicidi'i'  du  lli.d.uuus.  —  //,  bandelette  oi)li(pH'. 

sous  le  nom  de  faisceau  srpio-i/ialamiqKc  II  a  nionlrr  en  oulre  (méthode 
de  Marclii)  (|ii'il  drjiénrre  à  la  suile  de  lésion  de  la  i)arlic  aniérieure  du 
septum  luridum,  (ju'il  est  simj)lemeiil  adossé  et  enchevêtré  avec  le  pilier 
antérieur  du  tri^^one,  mais  qu'il  n'en  reçoit  ou  n'y  envoie  aucune  fibre. 
Il  représenic  donc  un  r;iisc(>;in  in(l<''|)eii(liinl  du  système  i\n  Irigono. 


I  iitiu;s   i)i;  i'i((t.ii:(',Tin\   in.   i.iiconi:!:  (;i;ui;r.i;Ai.i:. 


>60 


:i.T/tNIA   SEMICIRCULARIS    ^\v\:\  I  cilll  i  li.l  I  i^   .  I  ii- I  ril  i;i  scni  ici  icii  |,i  iis(l9C)        Twniaiinmicirciila- 

irlic  lairt' oHiicliNt'    Aol   mm  don  ;iii  ;iinyf;tliilicii  (  .N'A  i  i'I  à  lii  cniiclic  ()|)rK|iH'. 
Il  i('|)n''--<'iil(' un  lUMiroiic  nU'aclirdc  Iroisirinc  ordre  et  coiilicnt  à  ht  l'ois  des 


Lth.     ,r.  Lmi 
Na    :VA^r^    '•       Ne 


Fr;.  2a4.  —  I.es  radialions  olfactives  profondes,  la  partie  antérieure  du  tœnia  semicir- 
cularis,  l'anso  lenticulaire  et  le  pédoncule  inféro-interne  du  thalamus  vus  sur  une 
coupe  sagittale  passant  par  le  noyau  antérieur  du  thalamus,  en  dedans  du  plan  des 
coupes  Fig.  2ol  et  253.  (Méthode  de  Weigert.) 

Al,  anse  lenticulaire.  —  .(/  +  FI,  iiiiiim  de  l'anse  lenticulaire  et  du  faisceau  thalaniique 
de  Forel.  —  Ce.  corps  calleux.  —  CL.  corps  de  Luys.  —  CM.  commissure  de  Meynert.  — 
coa.  coinniissiire  antérieure.  —  FI,  faisceau  lenticulaire  de  Forel.  —  ii,  première  circonvo- 
lution liudji((ue.  —  Lmi,  lame  médullaire  interne  du  thalamus.  —  Lu,  locus  niger.  —  .Y«. 
noyau  antérieur,  Ne,  noyau  externe  du  tlialamus.  —  .\R.  noyau  rouge.  —  /',  pied  du 
pédoncule  cérébral.  —  PiT/t,  pédoncule  inféro-interne  du  thalamus.  —  PTni,  pédoncule 
du  tubercule  mamillaire.  —  Rolp,  radiations  olfactives  profondes.  —  Spa,  substance 
perforée  antérieure.  —  Th,  thalamus.  —  Tina,  tubercule  mamillaire  accessoire.  —  fsc. 
tamia  semicircularis.  —  /fh,  taenia  thalami.  —  \'A,  faisceau  de  Vicq  dAzyr.  —  17,  ventri- 
cule latéral.  —  fCat,  veine  du  corps  strié.  —  Zi,  zona  incerta.   —  //,  bandelette  optique. 


fibrc^;  qvii  prennent  leur  orii;inc  dans  le  noyau  amyg'dalii^n  et  se  terminent       sa  constitution. 
dans  l'aire  oU'aetive,  et  des  fibres  dont  les  cellules  d'origine  siègent  dans 
l'espace  perforé  antérieur,  le  septum  lucidum  et  les  arborisations  termi- 
nales dans  le  noyau  amygdalien. 


270  ANATOMIE    DES    CE.XTUES    .XEUVELX. 

Son  trajet.  Eii  avant  (Fig.  234),  le  tœnia  semicirciilaris  émerge  de  la  substance  per- 

forée antérieure  et  de  la  partie  adjacente  du  septum  lucidum,  sous  l'aspect 
d'un  faisceau  large,  étale  et  ascendant,  dont  les  fibres  convergent  de  l'aire 
olfactive  à  l'extrémité  antérieure  du  sillus  opto-strié.  11  est  renforcé  dans 
cette  partie  de  son  trajet  par  quelques  fibres  que  lui  envoie  la  commis- 
sure antérieure,  il  est  recouvert  par  une  couche  très  épaisse  de  la  sub- 
stance grise  sous-épendymaire  des  parties  latérales  de  la  corne  frontale  et 

Ses  rapports.  corrcspoud  asscz  exactement,  dans  celte  région,  au  genou  de  la  capsule 

interne.  A  la  hauteur  du  trou  de  Monro  (Fig.  41,  p.  o8),  le  faisceau  se 
resserre,  puis  occupe,  avec  la  veine  du  corps  strié  et  la  lame  cornée,  le 
sillon  opto-strié.  Sur  les  coupes  horizontales  (Fig.2oo'let  vertico-transver- 
sales  (Fig.  256),  il  présente  une  surface  de  section  triangulaire,  s'enfonce 
à  la  façon  d'un  coin  entre  le  thalamus  et  le  noyau  caudé.Son  sommet  mal 
déterminé  atteint  le  genou  et  le  segment  postérieur  de  la  capsule  interne, 
sa  base  est  tapissée  par  l'épendyme  ventriculaire.  Il  enveloppe  la  veine  du 
corps  strié  et  ses  branches  de  bifurcation  d'une  mince  couche  de  fibres  lon- 
gitudinales, et  contient  dans  son  épaiss-^ur  un  certain  nombre  d'amas  de 
substance  grise  en  continuité  avec  la  substance  grise  sous-épendymaire. 
Le  taenia  semicircularis  conserve  ses  rapports  avec  le  thalamus  et  le 
noyau  caudé  jusqu'au  niyeau  du  carrefour  ventriculaire.  A  ce  niveau  et 
dans  toute  l'étendue  de  la  corne  sphénoïdale,  il  s'éloigne  de  la  partie 
recourbée  de  la  queue  du  noyau  caudé,  reste  accollé  à  la  couche  optique  et  se 
trouve  placé  immédiatement  en  dehors  du  corps  genouillé  externe  ou  de  la 
bandelette  optique  quilui  fait  suite  (Fig.  30  et  2o6).  Il  correspond  assez  exac- 
tement à  la  ligne  d'insertion  des  plexus  choroïdes  de  la  corne  sphénoïdale, 
et  il  est  séparé  du  noyau  caudé  par  le  faisceau  temporo-thalamique  d'Ar- 
nold (fTth)  qui  affleure  ici  l'épendyme  de  la  voûte  sphénoïdale.  Sectionné 
comme  lui,  perpendiculairement  à  son  axe,  le  ta'uia  semicircularis  s'en 
distingue  toutefois  par  la  faible  coloration  de  ses  fibres  parla  laque  héma- 
toxylinique. 

Le  long  de  la  voûte  de  la  corne  sphénoïdale,  le  ta'nia  scmicircuhiris  se 
subdivise  en  trois,  quatre  ou  cinq  fascicules  qui  pénètrent  dans  le  noyau 
amygdalien  et  le  segmentent  en  plusieurs  amas.  Lue  partie  de  ces  fibres 
s'y  termine  ou  y  prend  ses  origines,  les  autres  fibres  s'irradient  dans 
l'écorce  de  la  circonvolution  du  crochet,  dans  la  partie  morcelée  de  l'avant- 
mur,  ou  encore,  comme  Fovillele  signalait,  dans  la  partie  postérieure  de  la 
substance  perforée  antérieure. 
Ses  connexions.  Nombrcuscs  sout  h's  opiuious  éuiiscs  par  les  diflérenls  auteurs  sur  les 

connexions  du  ta-nia  semicircularis. D'après  Ganser,  ce  faisceau  naîtrait,  chez 
la  taupe  et  le  hipin.de  toutes  les  parties  du  noyau  amygdjiliou,  eulrorait  on 
connexion  intime  avec  le  noyau  caudé  et  se  terminerait  soit  dans  la  sub- 
stance grise  du  troisième  ventricule  en  arrière  de  la  commissure  antérieure, 
soit  dans  le  septum  lucidum. 

D'après  Ilonegger,  le  ta'uia  somiciiTulai'is  prendrait  son  origine  ou  se 
terminerait  dans  le  noyau  auiygdalieu,  dans  l'avaut-mur,  le  noyau  Icnticu- 


iM;i;r^   i»i;   I'imi.i i  i  i  ihn   m;  i.'i'.coitci:  (;i;ni':iiii.\i.K. 


27  J 


lairc  cl  I  l'cnici'  (If  1,1  |i(iiiil('  (In  Idjic  Iciii  |m  u  ,i  I .  Il  n 'en  \  iii;i  il  [ci^  de  liltrcs 
,111  iioMiii  ('.unie.  iii;iis  en  eux  en;!  il  |ii'(ili;il)li'iii('iil  i\;\\]>  le  i  liiihiiiiiis,  N^s- 
(|iii'll('>  -^  l'iiclicv  ilicr,!  K'iil  ;i\cc  !(•■>  li  hi'cs  d  ii  s|  r;i  I  ii  m  /.iiii;i  le.  I'!n  av.'inl,  le 
l.i'iii,!  ■-(•iniciiciil.iri^  ;ili;iii(l()ii  iiciii  1 1  (|c->  lilu'c-.  ;iii  |ii  I  icr  ;iii  h'riciir  du  Ici- 
i;iiii('.  ;i    1.1  /()ii;i  iiiccil;i  cl   ii  l;i  ((•miiiissin'c  Miih-riciirc. 

l'iiiir  Kollikt'i'.  le   l.ciii.t  •x'iiiicii'ciilaris  |ircii(lruil  >in\  oi-i^iiic  [rAw/.  le 


Linc 


Th 


2r 


if. 


-tsc 


-^— sgc 


J   HÇ'//et. 


■Fie.  2o'j.  Les  radiations  stri()-thalami(iues  de  la  réi.'ioii  tlialarnique  moyenne  et  le 
contingent  llialamique  du  taMiia  seniioirculaiis  particulièrement  manifeste  grâce  à 
1.1  dégénérescence  complète  des  fibres  longitudinales  de  la  capsule  interne.  — 
Cas  Rivaud.  'Hémiplégie  cérébrale  infantile  (p.  150)  détail  de  la  fig.  14o,  p.  Ib3). 
Méthode  de  Weigcrt.  10,  i  grandeur  nature. 

(if/,  genou  do  la  capsule  interne.  —  dp,  segment  postérieur  de  l.i  capsule  interne.  — 
fisc,  fibres  qui  se  détachent  du  t.enia  semicircularis.  et  s'irradient  dans  la  couche  optique. 
—  Lme,  lame  médullaire  e.\.terne.  —  NL-2,  scimient  moyen  du  noyau  lenticulaire.  —  ov, 
orifice  vasculaire.  —  Rsl/i,  radiations  strio-tlialandques.  —  Th,  thalamus.  —  tsc,  tœnia 
semicircularis.  —  Sf/c,  sul)st;mce  grise  centrale.  —  Zr.  zone  réticulée. 


hipiii  dans  le  noyau  lenticulaire,  le  noyau  amy^dalien  et  la  substance 
§:rise  de  la  pointe  de  la  corne  sphénoïdale.  Il  ne  recevrait  du  noyau  caudé 
et  du  thalamus  aucun  contingent  de  fibres  et  se  terminerait  au  niveau 
de  la  corne  frontale  en  abandonnant  des  libres  soit  à  la  commissure  anté- 
rieure, soit  à  la  substance  grise  qui  entoure  le  cliiasma  des  nerfs  optiques, 
soit  au  pilier  antérieur  du  Irigone. 


272  ANATO.MIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

Nos  recherches  personnelles  nous  permettent  d'affirmer  les  connexion? 
du  tœnia  semicircularis  avec  la  couche  optique,  connexions  soupçonnées 
par  Honeg^ger  et  niées  par  Ganser  et  Kolliker. 
Ses  conncxious  Ccs  fibrcs  sc  détachcut  à  anele  droit  du  tœnia  semicircularis  (fisc. 
Jhig.  2o5)  dans  son  trajet  ascendant  et  antérieur,  se  dirigent  d'avant  en 
arrière  et  pénètrent  entre  la  couche  optique  et  le  segment  postérieur  de 
la  capsule  interne.  Elles  forment  au  thalamus  une  véritable  couche  limi- 
tante externe,  séparée  de  la  lame  médullaire  externe  par  la  zone  réticulée 
et  sont  croisées  à  angle  droit  par  les  fibres  verticales  de  la  capsule  interne 
et  les  fibres  horizontales  des  radiations  strio-thalamiques.  Sur  les  coupes 
horizontales  ou  vertico-transversales  normales  ces  fibres  à  direction  sagit- 
tale se  perdent  parmi  les  fibres  longitudinales  et  transversales  de  la  cap- 
sule interne  et  ne  peuvent  que  difficilement  en  être  distinguées.  Mais 
elles  deviennent  très  évidentes  dans  les  vastes  dégénérescences  de  la  cap- 
sule interne,  tel  que  le  cas  Rivaud(p.l51,Fig.  142  à  162).  En  dedans  de 
la  capsule  interne,  entre  celle-ci  et  la  zone  réticulée  de  la  couche  optique, 
on  trouve  alors  (Fig.  2oo)des  fascicules  de  fibres  à  direction  sagittale  qui 
en  avant  se  détachent  du  tœnia  semicircularis,  s'effilent  et  se  terminent  en 
pointe  au  voisinage  de  la  partie  postérieure  delà  couche  optique  (Fig.  145  , 
et  abandonnent  à  cette  dernière  des  fibres  ou  en  reçoivent  ;  ce  cas  ne  permet 
pas,  en  effet,  d'élucider  ni  l'origine,  ni  la  terminaison  du  contingent  tlia- 
lamique  du  taenia  semicircularis. 

SYSTÈME    DU    TRIGONE    CÉRÉBRAL 

Système   du   tri-  Lc  trigouc  céi'ébral  est  un  faisceau  com})lexc  comme  les  radiations  olfac- 

gonecerubrai.  tivcs.  Il  couticnt  à  la  fois  Ics  librcs  do  projection  et  d'association,  les  fibres 

commissuralcs  et  terminales  de  la  corne  d'Ammon,  de  la  circonvolution 
godronnée  et  des  circonvolutions   linîl)i(|ues  (circonvolution  de  l'hippo- 
campe et  du  corps  calleux). 
Sa     fonsiiiuiion         Lcs  fibres  coinmissurales  relient  entre  elles  les  deux  circonvolutions  de 
comiiioxe.  l'hippocampe   et  plus  particulièrement  les  deux  cornes    d'Ammon.   Lcs 

fibres  d\isso(ial'(<m  relient  la  corne  d'Ammon,  lacirconvolulion  godronnée, 
la  cii'convolution  de  riiippocuinpe  et  une  partie  de  la  ciironvoluliou  (hi 
corps  calleux,  soit  entre  elles,  soit  aux  régions  basâtes  du  cerveau  anti'- 
ricur:  seplum  lucidum,  substance  innominée  sous-lenticulaire  de  Reichert, 
noyau  amygdalien.  Les  fibres  de  projection,  enlin,  unissent  ces  mêmes 
circonvolutions  aux  régions  basâtes  des  cerveaux  intermédiaire  et  moyen 
(tubercule  mamillaiie,  région  sous-oplique,  calotte  protubérantielle). 
Ses   quatre   par-  VAwwi  douué  SOU  loug  trajet  étendu  de  la  corne  d'Aninion  au  tubercule 

mamillaire,  s(>s  connexions,  ses  rai)ports,  les  contingents  de  libres  qu'il 
reçoit  ou  (|u'il  émet,  on  peut  diviser  le  Irigone cérébral  en  quatre  parties  : 
la  preinièi-e  occupe  la  corne  s|)luVn()ïdal(\  s'étend  des  digitalions  de  la 
corne  d'Ammon  à  l'isthme  de  riiij)pocanipe  et  constitue  Valveiis  et  \a  fnti- 
bria.  La  seconde  partie  s'adosse  au  forceps  major  du  corps  calleux,  occupe 


tics 


nitUKs    hi     l'Kd  ii'i;  I  i(t\    i)i:    i,i;(:(>U(.i;   (,i.ui,i;i;  \  i.k 


27.» 


Il     If  c-ii'i'i'loii  r  \  ni  Iricii  L'ii  l'c  ri  -s  cl  nid  ilc  li-^l  li  un-  ilr  I  lii  |i|m  icim  |ii'  :'i  \;\  |),'irl  ic 
,111  liT  i  r  H  rc  lin  Imui  II  l'h'l  du  cdrii-»  (mIIiii  \  :  ce -si  \{'  in/irr  im-'lfrifin-  |)l()|)iriiirii  I 


NC 


Uni!- 


Ci  si    ï'ff^yj;:' 


--  mai}. 


Th. 


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«M"^    ,M't 


^J&'  MM>Ê  w  1  A  v  \  Lo   ■  ■■■:  MWi 


^^m  mm  m  W '-mm 


btrs 


Strxa 


ÎTp     Strp    B-ra. 

FiG.  256.  —  [-a  corne  d'Ainmon,  la  fimbria,  l'alveus  inUaventriculaire  et  l'alveus  extra- 
ventriciilaire.  Coupe  vertico-lransversalc  passant  par  les  segments  postt'rieur  (îI 
sous-lenticulaire  de  la  capsule  inlerne,  le  faisceau  exlerno  du  piod  du  pt-douiiiic 
cérébral  et  le  noyau  rouae.  Métliod(î  de  Weigert. 

Air,  ai  vous  iiitravontrifiilaire.  —  .1//'.' ,  al  vous  extra  ventriculaire.  —  CA,  rorne  d'Ammon. 

—  Cf/,  circonvolution  fforlronnée.  —  /'<';/,  les  fibres  de  la  circonvolution  j,odronnée  qui  se 
rendent  dans  la  tind)ria  et  l'alveus  intraventriculaire.  —  Cip,  segment  postérieur  de  la 
capsule  interne.  —  Cisl,  segment  sous-lenliculairc  de  la  capsule  interne.  —  C^V//.  les 
couches  sagittales  du  segment  inférieur  de  la  couronne  rayonnante  ;  elles  se  continuent 
avec  le  segment  sous-lenticulaire  de  la  capsule  interne  et  se  dédoublent  le  long  de  la 
paroi  externe  de  la  corne  sphénoïdale  en  couche  sagittale  interne  iSgi)  ou  radiations 
thalanuques,  et  couche  sagittale  externe  {Sge\  ou  faisceau  longitudinal  inférieur.  —  FM, 
faisceau  rétrotlexe  de  Mej-ncrt.  —  FT,  faisceau  de  Turck;  il  forme  la  couche  supérieure 
du  segment  sous-lenticulaire  de  la  capsule  interne  et  se  continue  en  bas  avec  la  voie 
pédonculaire,  en  particulier  avec  le  faisceau  externe  du  'pied  du  pédoncule  cérébral.  — 
fT/h,  faisceau  temporo-tbalamique  d'Arnold  ou  couche  inférieure  du  segment  sous-lenti- 
culaire de  la  capsule  interne.  —  Lu.  locus  niger.  —  SC,  partie  recourbée  de  la  queue  du 
noyau  caudé.  —  A'/L-.,  SU.  deuxième  et  troisième  segments  du  noyau  lenticulaire.  —  \p, 
noyaux  pontiques.  —  SU.  noyau  rouge.  —  Rm.  ruban  de  Ueil.  —  SU,  formation  réticulée. 

—  Slrni.  couche  moyenne.  —  S/rp.  <-ouche  profonde.  —  S//',<,  couche  superficielle  des  libres 
transversales  de  la  protubérance.  —  Tnp.  tapetuni.  —  T/t.  thalamus.  —  /se.  taenia  semi- 
circularis. —  17',  voie  pédonculaire.  —  \'sp/i,  corne  sphénoïdale  du  ventricule  latéral. — Zr, 
zone  réticulée  du  tbalanuis.  —  //,  bandelette  optique.  —  llf.  nerf  moteur  oculaire  commun. 

TOME    II.  18 


274 


ANATO.MIE    DES    CENTIJES    NEllVELX. 


(lil.  La  troisième,  co/yy.s  du  tr'ujow,  occupe  l'étage  supérieur  du  ventricule 
latéral,  s'étend  du  bourrelet  du  corps  calleux  au  trou  de  Monro  et  recouvre 
la  toile  choroïdienne.  La  quatrième  enfin,  pilier  antérieur  du  trigone,  est 
comprise  entre  le  trou  de  Monro  et  le  tubercule  mamillaire;  elle  forme  la 
partie  antérieure  du  troisième  ventricule,  puis  s'enfonce  dans  la  substance 
grise  du  tuber  cinereum  et  aborde  le  tubercule  mamillaire. 


Fiijiliria  ;  corps  lior- 
iaiit  (lu  liordô. 


Kibros  qui  la  con- 
stituent. 


Alveus. 


Son  segment  intr; 
veiitriculaire. 


Son    segment   ex 
travpiilriculairo. 


1.  FiMBRiA  ET  ALVEUS.  ^Fig.  7,  M,  15,  16,  21,  24,  28,  29,  30,  33,  43,  47, 
2313.)  —  Le  trigone  cérébral  prend  son  origine  principale  dans  la  corne 
d'Ammon  et  dans  la  circonvolution  godronnée  dont  les  libres  forment  la 
jimhria  et  Y  alveus. 

La  fimbria  (Fi)  [corps  bordant  ou  bordé,  tœnia  ou  bandelette  de  t hippo- 
campe, limbus  cornuAmmonis)  longe  le  bord  interne  de  la  corne  d'Ammon 
(Fig.2o6),  puisse  prolonge  sur  le  bord  externe  du  pilier  postérieur  (Fig.  41) 
et  du  corps  du  trigone  (Fig.  7, 26).  Elle  constitue  un  faisceau  de  fibres  lon- 
gitudinales et  parallèles  que  les  coupes  vertico-transversales  sectionnent 
perpendiculairement  à  leur  axe.  Dans  son  trajet  hippocampique,  la  fimbria 
est  un  faisceau  volumineux  en  partie  extraventriculairc  sur  lequel  s'insèrent 
les  plexus  choroïdes  du  ventricule  latéral.  File  reçoit  chemin  faisant  un 
certain  nombre  de  fibres  de  ralveus,mais  elle  est  surtout  alimentée  parles 
cylindres-axes  des  cellules  pyramidales  géantes  de  la  région  godronnée  de 
la  corne  d'Ammon  et  par  les  cylindres-axes  des  cellules  polymorphes  de 
la  circonvolution  godronnée;  la  plupart  de  ces  fibres  se  rendent  directe- 
ment dans  la  fimbria  en  formant  sur  les  coupes  vertico-transversales (l'Cg, 
Fig.  2.^)6)  un  petit  faisceau  de  fibres  convergentes  qui  passent  par  le  hile 
du  fascia  dentata;  les  autres  y  arrivent  par  la  voie  de  l'alvtHis  extra ven- 
triculaire  ( Alvx). 

L" alveus  (Alv)  revêt  toute  la  face  i/ttrave}i/ri<  u/(/ire  de  la  corne  d'Am- 
mon (CA),  depuis  les  digitations  (Fig.  H)  jusqu'à  l'isthme  de  Ibippocampe 
(Fig.  15  et  16),  et  occupe  cet  espace  extravent rieulaire  (Alvx)  (l^g.  256\ 
très  réduit  chez  l'homme,  beaucoup  plus  développé  chez  les  mammifères 
macrosmatiques,  compris  entre  la  fimbria  et  l'écorce  de  la  circonvolution 
godronnée.  On  peut  donc,  avec  llonegger,  considérera  l'alveus  deux  parties  : 
V(dveus  intrave/ilriculairccl  V alveus  extraventriculairc.  \^\/lveus  inlraventri- 
culaire  (Alv)  reçoit  les  cylindres-axes  des  cellules  pyramidales  de  la  région 
iiippocampitiue  de  la  corne  (FAmmon  et  du  subiculum. Parallèles  ou  plus 
ou  moins  ()l)li(|ues  au  j)lau  vtM'Iico-transvei'sal  de  rh('niis])hère.  ces  fibres 
se  port<Mitcn  haul,  chaiigeut  bien I (M  de  direction,  deviennent  longiludinales 
et  s'accolenl  à  la  limbria  (pTclles  reuforcenl.  L'c/Z/vv^v  extraventriculairc 
(Alvx)  est  conslilu(''  par  une  parlie  des  eylindrt^s-axes  des  celluh's  poly- 
morpbesdelacirconvolulion  godroimée  ([ui  s(>  réunissent,  àla  parlie  interne 
du  bile  du  fascia  dentata,  en  un  petit  faisceau  dont  les  fibres  affectent  une 
direction  longiludiiiale  et  sont  sectionnées  sur  les  coupes  vertico-transver- 
sales [)erpeudiculairement  à  leur  axe,  comnu»  celles  de  la  fimbria. 

La  limbria,  l'alveus  intra  et  cxtraventriculaire  présentent  sur  les  coupes 


I  l'IiniKS     IH      l'lin.||;(;  IKtN     |i|,     I     If.iilKi:    Cl.lll   I:h  \  I   I..  27'» 

Vi'lliin   li;ill->\  rr-.;ili's  (le    I 'Ihmii  i-^plli'ir   lin    ,i^|ic(|    r|    illir    -lll-r.Mi'    (II-  -(.(1  ion         Oîiirt  nii(n!.:U  niir 
I  ,  ■  I   •     /  •       /     ■  •    1  II  '"''   ''"'M'""   vcrlli'»- 

il      Vîlriillll^■^  NiilN  aill   les  ni:lnii>.    \ .  n/rrif^  mlini  nilrn  iihnrr  v\\s\i'   M'Ill  Mir  li'S    irnnHvorxal"'»       »<•- 

■'  roiiiM's  l'i-.  2ii.  |).  .".!•.  l'iu.  Il,|).  17  (|ii  i  mcI  ii.iincnl  li's  ili};il;il  ioiis  do  la  ''"'""'• 
l'ornr  (r\iiiinnii  i'I  lo  v\'\r\  (riiiic  iiiincc  coiirhc  de  lihn'>^  presque  loiilcs 
|i;ir;illi'|i"-^  :iii  |il;in  xi'ilico  t  i;iiis\  cr^iil  ilr  I  lii'iiii>|)lii'n'.  Sur  li'>  cdiiiM-s 
iiliis  pdsli'rii'iin's.  I;i  ciniclic  s"t''|i;iis>il .  les  lihro  (li'\  irniiml  pi  lis  ()l)li(|iii's 
cl,  ;m  iiiMMiitlt'  risllinic  dr  I  liippociiinpr.  rllc-.  >(•  coiil  iniiciil  mvcc  le  pilier 
ixisli'ricn  r  dii  I  rluoiie  (|ii  rlIcN  (•(iiicdiiieii  I  ;"i   Iniinrr  m  uninde  p.irlic 

\.' al  relis    r.rl  nirriilririihiirr    cl    hi    Innltrid    n"iip|)iii';ii>>('nl    (|ii('    >iir    les 
conpe--  ipii   |)ii-^senl    en  ai'rière   des  dij^ilalions  de  la    coiiie    d'Ainnion   e| 
t(      dn  \(iile  leriuinal.  I.a  /imlirin  n'est  d'aboi'd  (lu'iin   pelil   faisceau  seclionné 
pcrpi'iidiciilaii cmciil   à  son  axe  occiipani  la  l>ase  de  la  crèle  épendyuiaire 
<|ni  donne  in>ciii(in  aux  plexus  (dioroïdes  de  la  corno  sphénoïdale  (Fig.  2(3;. 
l'.llc  aui;nicnle  rapidcincn!  de  \  idum(\  s'étale  sous  l'aspectd'une  lame  mince 
cl  ciroile  I  Fij;'.  7  et  2')()  i  ([ui  recouvre  le  lascia  deulata  (Gg)  et  doni  le  hoi'd 
I      inleiiie  h'^èremeut  l'ocoui'hé  en  haut  donne  insei'lion aux  plexus  clioi'oïdes. 
A     nu'sure  ([ue    l'on    considère  des  coupes   jdus    |)ostérieui'es,  la  liml)iia 
>'(''paissil,   sou    lionl  iiiUuii'i    s'appli(jue   sur  sa  face  snpi'Tieure  (Fig.    'M), 
\).  i."»\et  elle  se  présente  sous  l'aspect  d'un  épais  faisceau  irrégulièrement 
triangulaire,  dont  le  sommet  extraventriculaire  recouvre  la  circonvolution 
godronnée  (Cg),  dont  l'angle  supérieur  (l'ancien  bord  interne)  donne  inser- 
tion aux  plexus  choroïdes  de  la  corne  sphénoïdale,  tandis  que  son  épais 
angle  inférieur  se  continue  avec  l'alveus  intraventriculaire.  Ouant  à  Va/vrns 
(\rh(/vcfi//ici(/alre{\\\'s)  iFig.  MO  et  25()  ,  il  constitue  un  petit  faisceau  situé 
au-dessous  et  en  dedans  de  la  limbria  ([uil  accompagne  jusqu'à  l'isthme  de 
rhi|)pocamj)e;  à  ce  niveau  il  s'en  éloigne,  suit  la  circonvolution  godroniu''e 
et  n'entre  pas  dans  la  constitution  du  pilier  postérieur  du  trigone. 


2.    PILIER   POSTÉRIEUR    DU    TRIGONEJ  Fig.  9,  I'k  i  1  .  2(»().    — Le  [)ilierpOSté-        Pilier     postérieur 
I       ,    •  T  r  I  •  r    •  I-  '  1     •         V  'lu  triffone. 

rieur  du  trigoiu'  Ig})  lorme  uu  xolumuKmx  faisceau  replie  sur  lui-même 
dans  le  sens  de  son  axe  longitudinal  J'ig.il,  p.  59) ;  sa  partie  interne  est 
épaisse,  s'adosse  au  forceps  postérieur  du  corps  calleux  et  se  continue  avec 
les  lil)res  intraventriculaires  de  l'alveus.  Sa  partie  externe  ou  supérieure 
contient  les  libres  de  la  limbria  et  se  termine  par  un  bord  mince  et  effilé 
qui  sert  d'insertion  aux  plexus  choro'ides  du  carrefour  ventriculaire. 

Le  |)ilier  postérieur  du  trigone  se  porte  obliqueiueul  eu  haut,  eu  avant  son  trajet, 
et  en  dcilans  de  l'isthme  de  la  circonvolution  de  l'hippocampe,  oii  la 
corne  d'Ammon  cesse  d'exister,  vers  les  parties  latérales  du  houriidet  du 
corj)s  calleux  où  il  se  place  à  l'union  de  la  j)artie  vcMilrale  ou  rétlécliie  du 
spleniuni  avec  la  partie  dorsale  ou  supérieure  (  b'ig.  9,  p.  14,  42  et  2{)Si. 
A  ce  niveau,  une  petite  partie  des  libres  du  pilier  postérieur  du  trigone 
se  porte  soit  transKcnalemont  en  dedans,  soit  obliqurment  en  dedans  et 
en  avant,  mais  la  majorité  des  fibres  se  porte  dn-eclement  m  avant  et 
forme  le  contingent  principal  des  fibres  longitudinales  du  rorps  et  da 
pi/irr  (intrrirtd'  du  trigone. 


276 


ANATOMII-:  DES  CENTUES  NERVEUX. 


Les  tibrct.  trans-  Les  fibi'cs  transversales  ou  < omtnissurales  du  pilier  postérieur  se  ren- 

vcrsalcs  ou  commis-  -t        ,      ^            ^          •■>•                          •                                                          t-«ii 

suraics  passent  par  clcnt  daus  Ic  pilior  posteriGur  (lu  côté  opposé.  Llies  passent  par  le  bec 

corpt'^caUcux!^'"^  "  postérieur  du  corps  calleux,  se  placent  immédiatement  en  avant  des  libres- 


Fie.  21)7.  —  La  face  infriiourc  du  corps  du  Irigono  cl  du  ImuriH'li'L  du  corps  calleux 
(d'ajHrs  la  pliologiapliic  d'un  cerveau  durci  dans  le  l'onnol).  Les  plexus  choroïdes 
du  vciilriculc  lalrral  dioil  soûl,  colorés  en  rose. 

Ce.  (ronc  (lu  corps  (•.•dieux.  —  (V  (>^pl),  bourrolcL  du  corps  calleux.  —  /'"c.  fasoiola 
cincrcia.  —  Fus,  lohulc  fusiforuK!.  —  U,  circunvoluliou  de  1  liippocauipc.  —  Lg,  lobule 
lirifju.'il.  — /''/{,  pied  de  la  couronne  rayonnante.  —  7V/.  (•or|)s  du  Irij^'one.  —  .v'/V/,  le  sillon 
inc'diiin  de  sa  l'ace  iuf(;rieure.  —  Tija,  le  ])ilier  anlc'ricnr  du  triyone.  —  L'espace  triangulaire 
compris  entre  les  deux  moitiés  du  cor[)s  du  trifione  cl  le  bourrelet  du  cor|)S  calleux  corres- 
pond il  la  Lyre  de  David,  au  corpus  psalloïdes,  s('par(''  de  la  face  inférieure  du  tronc  du 
corps  calleux  par  la  mince  lamelle  névroglique  intcririgonale.  (Voy.  Fig.  'i.'iS.) 


calleuses  qui,  provenaut  d(!  la  face  inleriie  cl  de  l;i  poiiile  occipitale 
(ï^i^.  2()0),  forment  le  force|)s  |)oslcricur  du  corps  calleux  et  rtdieul  eutre 
elles  les  ^\q\\\  cornes  d'Auiiuoii  en  consliliuiut  la  comuiissurc  drs  cornes 
(/' Atnniiin ,  Ir  [omis  trtinsversas  de  l^'orid. 

Les //A/v'.s  ()hH(/n('s  du  |)ilicr  posliMicur  occupcul  ccl  espace  liiaui;iilaii'e 


iii!iii:s    i>K    l'iîii.i  icTKi  \    m:   i.  i.i  oncr;   (iii  i.i:n  \  i.k. 


(•i>m|iii--  l'tilii'  Ir  lii-c  |iii^|iTii'iir  (lu  rnr|is  ciillciix  cl  le  curii-^  iln  lri|;(iiir,  d 
cnliini  ■-i>ll'>  II'  iiMiii  (|i<  /i/ri-  lie  h<iri(l ,  iistillii  niiii ,  mi  ((irpiis  psalhiitlfs .  \'.\\ 
se  |Mtil;iiil  (i|ili(|iicmciil  («Il  ;i\;iiil  r(  cil  tlcd.iiis,  rllcv  j);i>>>('lll  ;ill-(lcss(»iis 
(Ir  l;i  l;imr  iK'v  r<  ii;  I  i(|ii(\  s'fiilrr- cidisciil  siii-  l:i  lii^iir  rm-dianc,  jivcto  des 
tiluc-  tir  iiirmc  ikhii  du  colc  n|(|)(i>('.  cl  sc  cdii  liniiciil  ;iv('(;  los  fibl'r'S 
loii^iliidiiiaics  du  (•(>i|(>  du  lii^oiic  ((Uil  ridai  (''rai. 

i)\\[\\\\  Mw  filins:  Iniii/ilinrnitili-s  {\\\  |»i li(>r  posh-riciir,  (dics  >onl    dircrlrs      i,.,s  m.roH  i.,..;iitu- 
cl  cil  1res  [iclil   iiniiij.rc  rro/'srfs  cl   sc   coiijiiiiicnl  a\cc  les  fihrcs  ion^ilu-  ''"'*•'"'• 
diiialcs  du  c()i|)>  du  Iri^oiic. 

i.cs  lilircs  loii-iliidiiialcs.  1 1 aiisvcrsalcs  (d  (tl)li(|iics  du  pilier  postérieur 
coiiliciiiiciil  à  la  lois  des  liluvs  d,.  I;,  liniliria  (d  des  liJu-cs  do  l'alvciis  itilra- 
MMilriciilaire  :  tdlc--  (■(Uislilucnl  le  coiitiimcnl  principal  ou  (inniKHiniiii-  du 
(■(trp>  du  Iriudiic. 

3.  CORPS   DU   TRIGONE.     V'wj^.  ~.  :2(i,  i2,  li'iT.  li.'ill,  i.")!).  2{]2.)  —  Lo  COrjlS  du        Corps  du  trife'onc. 

trigone  se  présenio  sur  les  cou|)es  veitico-lransvcrsales  sous  l'aspect  d'un 

faisceau  volumineux,  Innlot  aj)lati,  tantôt  ie|)lié  sur  lui-même  ou  irrégu- 

lièr(>ni(Mil  (juadrilaléral,  situé  au-dessous  du  corps  calleux  (Fig.  257,  2o8). 

In  |)r(d'ond  sillon  médian  (s  ïg),  d'autant  plus  étroit  que  l'on  considère  des 

coupes  |)lus  antc'rieures,  sépare  sa  face  inférieure  en  deux  moitiés  droite 

(d  gauche,  rcdic'cs  entre  (dles  dans  le  fond  du  sillon  par  une  mince  lamcdle 

névroglique,  la  /ame  inlcrlrn/onalc  [\\[].   Hien  (|uc  l'usionnée  chez  l'adulle      sa  lamo  n.;vrof,'ii- 

avec  la  face  inférieure  du  corps  calleux,  cette  lame  interli'igonale  appar-  ''"*"° '"■*'''&°''^ ''• 

ti(>nt  en  réalité  au  corps  du  trigone  et  non  au  corps  calleux  (Fig.  200  à 

20o,  217,  227).  C'est  là  un  fait  que  mettent  bien  en  évidence  certaines 

malformations  cérébrales,  certaines  vastes  hydrocéphalies  remontant  aux 

pnmiiers  âges  de  la  vie  embryonnaire  (d    s'accompagnant  d'un  arrêt  de 

dével(q)pement  plus  ou  moins  comphd  du    manlt>au   cérébral,  du  corps 

<all(Mix  (d  du  scplum  liicidum. 

Dans  les  deux  cas,  Longery  el  Richard  (p.  187  à  21 6),  que  nous  avons  l'occasion  d'exa- 
miner, il  existe  une  ai.'éné>it'  variable  du  manteau  cérébial  et  un  dévelopj)ement  presque 
normal  du  rhinencéphale,  en  particulier  des  circonvolutions  de  l'hippocampe  :  aussi 
]<•  Irigone  cérébral  est-il  très  bien  développé  ainsi  que  la  commissure  antérieure. 

Le  tronc  du  corps  calleux  fait  complètement  défaut,  dans  le  cas  Longery  (Fig.  20i), 
il  n'est  développé  dans  le  cas  Richard  (Fig.  22o)  que  dans  sa  partie  ant«'rieure.  Néan- 
moins, il  existe  dans  les  deux  cas  une  profonde  scissure  inteihémisphérique  logeant  la 
faux  du  cerveau  et  dont  le  fond  est  constitué  par  une  mine»;  lamelle  m'-vioglique  trans- 
parente qui  se  continue  avec  la  lame  terminale  embryonnaire  de  la  base  du  cerveau, 
(letfe  lamelle  n'est  nulle  ]»art  adhérente  au  corps  du  trigone,  de  sorte  que  les  deux  ven- 
tricules latéraux  ne  forment  i|uuiie  vaste  cavité  unique  et  bilobée. 

Dans  les  deux  cas  le  cori>s  du  trigone  occupe  entre  les  deux  ganglions  de  la  base  la 
paroi  inférieure  de  la  cavité  ventriculaire  unique  (Fig.  200  et  21  G).  Sa  face  supérieiu-e  est 
j)arfaitement  lisse  et  libre,  tapissée  par  l'épendyme  ventriculaire  et  bordée  de  chaque 
côté  par  les  plexus  choroïdes  des  ventricules  latéraux.  Son  sommet  se  continue  en  avant 
avec  une  mince  et  étroite  cloison  verticale  et  antero-postérieure,  peu  élevée, qui  sépare 
à  leur  partie  antérieure  les  deux  ganglions  de  la  base.  Cette  cloison  n'est  autre  que  la 
partie  inférieure,  basale  ou  ganglionnaire  du  septum  lucidum,  celle  qui  s'étend  en  avant 


278 


ANAÏOMIE    DES    CEMUES    NERVEUX. 


an  té  rie 


Son  contiii^'cnt  atn- 
moniquc  :  Alveus  in- 
t  ra  ven  t  r  ic  ulairc. 
Kimliria. 


Alvous 
triculairc. 


cxiravci 


urs  du  Irigoiie  et  se  fusionne  avec  la  partie  basale  de  la  tèle  du  noyau 

caudé  (Fig,  226,  p.  209).  Los  coupes 
montrent  que  le  corps  du  tiigtuie 
icpose  sur  la  toile  choroïdienne, 
qu'un  sillon  profond  divise  sa  face 
intérieure  en  deux  parties  droite  et 
gauche,  qui,  accolées  dans  la  région 
du  corps  du  trigone  lEig.  227)  par 
une  mince  lame  interirigonale,  re- 
lui'unciil  leur  indépendance  au  ni- 
veau (les  piliers  postérieur  et  anté- 
lii'ur. 

Ces  deux  cas  nionlronl  donc  net- 
tement que  le  développement  du 
trigone  est  indépendant  de  celui  du 
corps  calleux  et  que  la  lame  inter- 
trigonale  n'a  rien  à  faire  avec  la 
lame  qui  occupe  le  fond  de  la  scis- 
sure interhémispîiérique  et  dans  la- 
quelle apparaît  le  tronc  du  corps 
calleux. 

Le  corps  du  trigone  con- 
tient des  libres  de  la  finibria 
et  des  fibres  de  l'alveus  inlra- 
etextraventriculaire(Fig.258). 
Les  fibres  de  l'alveus  intraven- 
triculaire  (Alv)  occupent  la 
partie  inféro-interne  du  corps 
du  ti'igonc.  la  jimbria  Fini)  en 
occupe  le  bord  inlero-externe 
et  s'étire  en  une  niinci^  lanudle 
qui  sert  d'insertion  aux  j)lexus 
cboroïdes  du  venlricub»  laté- 
ral. Ces  fibres  sont  pour  la  plu- 
part la  continuation  directe 
des  fibi'es  loniiiliidinales  du 
pilier  ])oslérieiir(lu  inèniecoté  ; 
le  corps  du  (rij^one  ne  conlieni 
en  (>l1'el  (pi'uii  pelil  noiul)re  de 
libres  croisées. 

Quant  aux  libres  de  Xalveus 
cxtravcntricitlairc  i^Alvx),  elles 
n'entrent  pas  dans  la  constitu- 
tion du  pilier  postérieur  du 
Irii^one  el  arrivent  au  corps  du 
liii;()ne  par  une  voie  détour- 
née, bi(Mi  étudiée  j)ar  0.  Vogl. 
ulion  godroniKM'  jns(|u'au-des- 


Fk;.  2:)8.  —  Le  corps  du  trigone,  son  aspect  et  sa 
constitution,  représentés  sur  cinq  coupes  ver- 
tico-transvcrsalcs  passant:  1°  par  le  bourrelet 
du  corps  calleux;  2"  par  la  partie  postérieure 
du  tronc  du  corps  calleux;  3"  par  le  tronc  du 
corps  calleux  dans  le  plan  du  noyau  rouge  et 
du  centre  médian  île  l.uys;  4"  dans  le  plan  du 
clianip  de  Forel  et  de  la  zona  incerta;  iy>  \m\v 
le  scptum  lucidum  dans  le  plan  du  noyau  an- 
térieur (lu  llialaiiiiis. 

/(//',  alveus  intraventriculaire.  —  Ah\r,  alveus 
extravcntrieulairc.  —  Ce,  corps  cailoux.  —  Fim, 
tiiMl)ria. —  f'ji,  (il)res  |)erf()r;uiles  callcusos  ou  fil)res 
(•xtraaiiinioniiiucs  (lu  corps  ihi  trigone.  —  /IsV,  (il)rcs 
(lu  sei)tiiin  lucidum  ou  fibres  pcrl^orantcs  de  la  par- 
tie uioycnnc  (tu  (roue  du  corps  calleux.  —  //,  lame 
ncvrogUipie  inteitrigonalc  col()r(''e  en  rouge.  —  nii, 
orifice  vasculaire dîms  le  septum  lucidum  (.S7). —  nL, 
strie  de  F-ancisi.  —  VSI,  vcniricide  de  la  cloison. 


I']||es  reslenl  en  ciïcl  accolées  à  la  circ(tnvolul 


Illt!il>    hi     l'Kd  1 1  (.  I  M' N    hl     I.  l.ciMK.i.    cm;  I  r.ii  \  i.i;.  2;'.) 

s(iii~<  (lu  iMiiirii'IcI  ilii  ('iii'|i>  r,illi'ii\.  |)iii-^  r.'iliiiiiilniiiii'ii  I  ;iii  iii\i';iu  iln  |ii>iril 
,111  lininniiN  iiliil  iDii  l;iiiI|(iiiiicc  •-r  (Mil  I  unir  ;i\  ce  l;i  r;i>ci(il;i  ci  iiitc;i  .  le  l.i'iii.i 
Il  ■(•1,1  cl  lc^  -^liic^  (le  l,,iiici>i.  A  i'i-  iii\  c.iii  \"\'j..  'J.'IS,  I  .  lc->  (i  lin-  (le  l'iiKciis 
(•\|i;i\  ciiliiciihiirc  -c  poijciil  (liicclciiiciil  cii  ;i\;ml,  I(iiil:ciiI  I.i  I;icc  iiifr- 
liciirc  ilii  Imiiiii-c|c|  (In  C(ii|i-  c;illcii\,  cii\niciil  (|  iicl(|  iic-~  lilnc-  coin  niissii- 
r.ilcs  ;i  l'aKcii--  ('\lr;i  \  cii  I  liciihii  ic  du  C('i|c  (i|)|((i-c,  [iiiis  >c  immiii  i-^-ciil  en 
lin  [iclil  r;i>ci(iil('  comiKicl  (|iii  se  |i()il('  olil  ii|iicmciil  en  (l('(|;iii>  cl  en  ;i\;inl. 
cl  iillcinl  l)i(Mil(M  l;i  |).-ii'lic  proloiidc  du  sillon  incdiiindii  ('(ii'|)-~  ilii  lri,u<)iic. 
Il  -c  |i|,icc  ,111 -(!('>>(  m-  (le  l;i  1,1111c  ii(''\  i(iL;li(|iic  in  IcrI  i'i:^(  iii;i  le   il      l' i^'.  2.')8,2) 


'■^/. 


'    '    ^  ^^,1  ,f    ■^,     /• 


Fc  H 

Fig.  259.  —  Les  libres  ptM-rmaiito  du  Imuni-hjl  du  corps  calleux,  vues  sur  une  coupe 
sagittale.  Méthode  de  Weigert-l'al.  4  1  Grandeur  nature. 

Ce  [Spl),  bourrelet  du  corps  calleux.  —  Fc,  fasciola  cinerea.  —  fp,  fibres  i)erlor,mtes  du 
corps  calleux  se  reudant  dans  le  corps  du  trigone  {Tr/  .  —  II.  circonvolutioa  de  l'hippu- 
campe. 

concourant  avec  les  libres  ohli([ues  du  j)iliiM'  posléi'ieur  ù  lornicr  lu  lyre  de 
David,  mais  conserve  son  indépendance  dans  toute  la  longueur  du  corps  du 
Irigone.  Lorsque  le  sillon  médian  du  Irigone  se  rétrécit  (Fig.  258,3  et  4),  le 
fascicule  abandonne  la  profondeur  du  sillon,  il  contourne  la  face  interne, 
puis  les  faces  inférieure  et  externe  du  corps  du  trigone  (F'ig.  2o8,  o),  se 
porte  par  consé([uenl  ol)li(|uement  en  avant,  on  bas  et  en  debors.  et  se 
fusionne  fiiialeuîenl  avec  le  pilier  anb'rieur  du  Irigone  en  avant  du  tiou 
de  Monro. 

Les  fibi'c>  delà  linibria.  ((dlesde  lalveus  intraet  exlravenlricnlaire  peu- 
vent, dans  leur  (Miseuible,  être  désignées  sous  le  nom  de  fibres  (i/)U)wniqurs 
i/u  trii/onc.  LUes  constituent  le  contingent  j)rincipal.  mais  non  unique,  du      Son  contin^om ex- 
corps du  trigone.  tr..i:.,n.onir|ue. 

Dans  son  trajet  au-dessous  du  corps  calleux,  ce  derniei-  reçoit  en  effet, 
comme  l'ont  montré  les  recberclies  récentes  de  0.  Vogt  et  KoUiker,  un 
grand  nombre  de  libres  des  stries  de  Lancisi  qui,  perforant  le  corps   cal- 


280 


ANATO.MIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 


leiix  de  sa  face  dorsale  à  sa  l'ace  ventrale,  représentent  le  contingent  dor- 
sal, supérienr  ou  extraammonicjnc  du  corps  du  trigone,  Thomologue  du 
faisceau  des  mammifères  macrosmatiques  décrit  par  Forel  sous  le  nom  de 
fornix  long  us. 

ÇxQ.%  fibres  extraammo niques  j)euvenl  être  suivies  avec  beaucoup  de  net- 
teté sur  les  coupes  sagittales  du  corps  calleux  (Fig,  259,  260  );  elles  lui 
impriment  en  e<îet\in  aspect  strié  tout  spécial,  que  nous  avons  déjà  signalé 
dans  le  Tome  V\  et  qui  est  visible  à  l'œil  nu  sur  les  coupes  sagittales  de 
cerveaux  durcis  dans  les  bichromates  alcalins  (Fig.  208,  269,  T.  F'). 


^^'^^^^^^'^jf~^^  ' 


Les  fibres  pcrlo- 
raiilcs  (lu  corps  cal- 
leux. 


Spl(g) 


ll/h 


\  ■    ''  ip'Tn    Tgp 
ft-'  Te'  1       .Splfx^ 
fp 
Fig.  260.  —  Les  libres  perforantes  du  liounclol,  du  corps  calleux  dans  un  cas  de  dégé- 
nérescence du  bourrelet  consécutive  à  une  lésion  étendue  du  lobe  occipilal  (lobule 
lingual,  lobule   fusiforme,  cuneus,  pointe   occipitale).  La  partie  antérieure  du  bec 
postérieur  (Spl)  (r)  contient  les  fibres  conimissurales,  saines,  du  trigone  cérébral. 
La  zone  dégénérée  est  colorée  en  jaune.  Méthode  de  Weigert-Pal.  6/1  Grandeur  nature. 

Sur  les  coupes  fines,  on  voit  Joutes  ces  libres  extraammoniques  se 
grouper  en  petits  fascicules  fortement  colorés  parla  hu|ue  liématoxylinique, 
traverser  le  corps  calleux  de  sa  face  supérieure»  ou  dorsale  ii  sa  face  infé- 
rieure ou  ventrale  [fibres  perforantes  de  KoUiker),  et  croiseï-  |)ar  consé- 
quent la  direction  des  fibres  calleuses.  Elles  existent  aussi  bien  au  niveau 
du  bec  et  du  genou  qu'au  niveau  du  tronc  et  du  l)onn(>l(>t  du  corps  calleux. 

Arrivées  à  la  face  inférieure  du  corps  calleux,  les  fibres  prrforuntes 
(lu  bourrelet  et  du  tiers  postérieur  du  tronc  du  corps  calleux  (fp)  (Fig.  259) 
se  coudent,  se  portent  en  avant,  se  (('Miiiissciil  cii  lascicules  fortement 
colorés  par  la  laque  liénKit().\yliiii(jiie.  Parmi  ces  derniers,  les  uns  s'ados- 
sent à  la  partit!  supérieure  dii  corps  du  trigone.  entrent  dans  sa  conslilu- 
tion  et  ne  se  distinguent  des  lascicules  amnioni(|ues  <|ii(»  par  Unir  colora- 
tion [)lus  intense  ;  les  auti'cs  font  partie  constituante  de  la  lyre  de  David 
et  se  rendent  dans  le  corps  du  trigone  controlatéi'al.  Les  libres  perforantes 


I  ii!Hi;s   IM.   I'I;m,ii;<;ti(i\  i»i;   i.  imihk  i;   t.i  i;i  m;  \  i  i; 


.'«1 


,ijf^ 


tlll     ///•/•^     lllol/ril       r'ij^.     LM'i-J       (IiI     ((Hll--     (mIIi'IIX       1 1    i  '  |  |  |  |  i  •  |  |  I      |i;|v    (Il      CiilllMA  ion 

.•(ii^-^i  iiil  iiiii'  il  \  «'<•   li"^   lilin'->   ,imiiiniii(|  iic^  ilii    Iri^oiic   ijur   \r^   |in''(i-i|ciili's. 
I'!II('S     SI'     n''lllli--'-flll   en    un     liiivccni     de     lililcs     |i;ii;illr|rv.     iiioills    (Icn^f'S, 

moins  sciTiM'^  (|iii'  li'->  lii^-iiciilcs  «lu  liiiiinir  |ini|in'nH'iil  dit.  |iiii^  se  jiorirni 
cnaNiinl   (l;iii^    r(''|»;ii>>>(Mir   «In    sr|iliiiii    liicidiiiii.   •-'iiilliMlii^^ciil   cnsnilc  en 
|»;i>^  cl    coiicmin'iil   ;i    liniiicr    le //r'(A///r///r  lin  sij,! uni    Inininni  fl    l;i   Innnlc- 
li'lfr    ilinijunnlf    de     llrnin.     Les 
lilni's  pcrloriinlcs  du  linsnnlr- 
rirnr  {\\\  coips  ciilliMix   \\  vu\\\- 
nris  l(>  [irnini   cl   le   hcr),  s"irr;i- 
di(M»l  d(>   nicinc  dans  le  sepliim 
lucidnni      el     cnliciil     dans     la 
coMsIilnlion    de  >(>n   jn-doncnle 
l'i-.  L>(i2V 

l,e>  iiltres  peiloranles  pro- 
\ieiineiil  ^iii'ioul  de  la  s/rie  ili- 
Lnnrisi  et  ilu  fnscinln  ciiirrcn, 
e'esl-à-dire  de  celle  circoiivo- 
liilion  iiilralirnl)i(|ne  avortée  et 
rndinicntaii-e  (iiii  proIoiii;e  en 
avant  la  circonvolution  godron- 
nét\  Sur  l(>  tronc,  le  genou  et 
le  bec  du  corps  calleux,  on  les 
trouve  sur  les  coupes  sagittales 
très  voisines  du  plan  médian; 
au  ni\cau  du  hourridcl.  il  faut 
—  à  caust>  d(^  la  situation  laté- 
rale du  l'asciola  cinerea  Fc, 
Fig.  257)  —  les  chercher  sur 
dt>s  çou})es  j)lus  lali'rales.  Le 
bourrelet  rec'oit  en  outre  quel- 
ques libres  perforantes  du  cin- 
tjnhan,  par  conséquent  Irihu- 
taires  du  gyrus  fornicatus  cl  de 
listhnie  de  la  circonvolution 
de  riiippocanipe.  Dans  les  dégénérescences  du  bourrelet  du  corps  calleux 
consc'cutivesaux  b'sions  du  lobe  occipital  (Fig.  260  ,  le  trajet  de  toutes  ces 
libres  piM-foi-anles  t'p)  est  particulièrement  maniteste  :  on  les  voit  traver- 
ser le  bounclcl.  se  recourber  en  avant  et  s'adosser  au  corps  du  'rigone(ll). 

I.ors([u'on  examine  des  coupes  sagittales  des  parties  laléi-alcs  du  coi'ps 
calleux  (Fig.  2(»r.  on  constate  de  nombreuses  libres  à  direction  radiée 
qui  s'enfonc(Mil  à  des  profondeurs  variables  dans  le  tronc  du  corps  calleux 
et  qu'il  faut  se  garder  de  confondre  avec  les  fibres  perforantes  du  fornix 
longus.  La  plupart  n'atteignent  pas  la  face  inférieure  du  corps  calleux; 
celles  qui  y  arrivent  ne  se  recourbent  pas  et  ne  se  réunissent  pas  en  fasci- 


Kig.  o,ii_  _  c.oiii»e  siiL'illale  passant  par  les 
parties  latérales  du  genou  et  du  bec  du  corps 
calleux.  Aspect  strié  du  corps  calleux  tenant 
non  pas  à  la  présence  de  fibres  perforantes, 
mais  bien  à  la  disposition  des  radiations  cal- 
leuses. Méthode  de  Weigert-Pal.  (4/1  Grandeur 
nature). 

Cc(,7),  genou;  Ce  (/•  ,  bec  du  corps  calleux.— 
-V,  noyau  caudé.  —  17,  ventricule  latéral. 


heur  origine. 


282 


A.NATUMIH    DES    CENTKKS    NE  KVEIX. 


Cilles.  Eu  ivalilé.  il  sagil  ici  soil  de  radialions  calleuses  sectionnées  pa- 
rallèlement à  leur  direction,  soit  de  fascicules  du  tronc  du  corps  calleux 
(|ui  s'infléchisseul  el  cliaui;ent  de  direction  au  voisinage  de  l'augle  externe 


\  ¥■ 


sL    fol 


m    Sl'^^^Tda^^l 


II      (dso) 

FiG.  202.  —  Ee  corps  du  Irigone,  son  faisceau  olffictif  et  les  fibres  du  seplum  lucidum. 
Coupe  sagittale  passant  par  le  septum  lucidum  et  sectionnant  la  partie  interne  du 
thalamus  le  long  du  tœnia  tlialami,  le  tubercule  mamillaire,  le  noyau  rouge  et  la 
commissure  postérieure.  Méthode  de  Weigert-Pal).  3/1  Grandeur  nature. 

VU,  carrefour  olfactif  do  Hroca.  —  CM,  conmiissure  de  Meynert.  —  coa,  connnissure 
antérieure.  —  cop,  commissure  postérieure.  —  eF,  entrecroisement  sous-Uialamique  pos 
téricur  de  Forel.  —  F/J,  fente  cérébrale  de  Richat.  —  /nW,  faisceau  rétrotlexe  do  Meynert.  — 
Fmf),  faisceau  mamillaire  principal.  —  ///,  fibres  perforantes  dn  corps  calleux  abordant  lo 
corps  du  trigone.  —  Fol,  faisceau  olfactif  du  trifione  ;  fol.  fascicules  olfactifs  des  récrions 
antérieurs  du  septum  lucidum.  — /Te,  faisceau  du  tuber  cinerouni.  —  L,,  première  circon- 
vobition  limliiipio.  —  NH,  noyau  rouge.  —  Qa,  tubercule  quadrijumeau  postérieur.  — 
Sf/Af/.  substance  f,'riso  centrale  do  ra(|ueduc  de  Sylvius.  —  SI,  septum  lucidum.  — 
fSl,  (il)rcs  du  septum  lucidum  fjui  s'unissent  au  faisceau  olfactif  du  trii,u)ne  et  forment 
le  pédoncule  du  septum  lucidum,  situé  en  avant  de  la  commissure  antérieure.  — 
sL,  strie  de  Lancisi.  —  Te.  tubcr  cinereum.  —  f'Tc,  faisceau  du  tuber  cineromn  do  (iudden 
dont  les  libres  peuvent  être  suivies  jusque  dans  la  substance  jjriso  centrale  du  troisième 
ventricule.  —  T{/,  corps  du  frif.'ono.  —  Tr/d,  son  |)ilior  antérieur.  —  Fol.  son  faisceau 
olfactif.  —  Tin.  tubercule  mamillaire.  —  T/i,  couche  optique.  —  ll/i.  ta'uia  thalami.  — 
l'a,  troisième  ventricule. — En >/.«o  ,  sou  divorticulo  sus-optique.  —  E/,  ventricule  latéral.  — 
If,  nerf  optique  avant  son  entre-croisement  dans  le  chiasma.  —  III,  nerf  moteur  oculaire 
commun. 


du  ventricule  latéral.  Nous  axons  uionhé  eu  (dlet,  dans  1(>  Tome  l''',  (|ue  les 
lascicules  du  corps  calleux  ne  sont  |>as  p;irallMes,  comme  ceux  de  la  com- 
niissiir-e  antéi-ieure,  mais  s'enchevêtrent  les  uns  avec  les  autres,  el  (|ue  h^s 
radiations  calleuses   s'enfoncent    dans    l'épaisseur    du    faisceau   compact 


Ill;l;l•^    |i|     I'1;m  1 1  (,  I  i(i\    m:    i.'ichim.i;    m,  i;  i,  i;i;  \  i  i.  283 

(In  (•(i||)->  r.illciix  ,i\;ilii  lie  ^c  cniidi'i  ri  de  se  cnii  1 1  ii  lie  r  ;i\cc  uni-  il»'  SOS 
liluT--.  (tr  li'^  i(iii|ir--  siii;ill;ili'->  scci  iiniiirii  I  Imilr^  rr>  lilirc^  plu-  mi  moins 
|i;ii-all(''lriiii'ii  I  un  |)ci|M'n(Ii(iil.iinMMi'iil  ;i  leur  d  i  mmI  ion  .  et  c  (•-.(  |;i  une 
(li>|ioNi|ioM  (|Ni  |H'nl  iniliiiri'  rn  ci-iiMir.  lor-i|iril  s';iL:il  d'i-s  ;i  Iiht  clir/ 
riinniiiic  II'  nnnilin-  ilrs  lilni'--  |ii'rror;inl('-  du  jniiiix    loiiL:n^. 

|';ii    jcni-   (iiil;im('->,   Icn  lilnc-^   |»i'i  rorjiiiirs  son!    ilonc   en    r'i'iilih''   liorno-       Leur   iioni«io«i<i 

,  I         I    I  I  II-  1  I       r       I      •  Il  "^■<"^   'o"   lit'rns   Hiio 

jo^ncs  di'->  Il  lue--  (|lir  1,1   c  iiroil  \ol  n  I  ion  ^oil  roM  lier    ciixon'ii   |;i    lini  idi;!  .  cl  les     la  circonvolution  |fo- 

|iio\  iiMiiirnl ,  coniiiii'  (•(•-  diTiiirro.   de  l:i  ci  rcoii  \  idiil  ion  Liodroiim'c.    in;iis    •jjouit'-i- <u\nu' n  in 

i\i'   s;i    |i,iilii'  ;in  Iciicnrc.   ,i\  oih'c.    iiidiiiiciil;i  ire     --hic  de   l.iiiici-i,  l;i-cio|;i 

cinci'c;i.    \o\.    '1'.     1'    ."ÎOl'    .     \.r<    liitrc--    |»ciToi;iii  je-    dil     lioiiiichd     cl     (\i'     hi 

Mimlic  |io>(ciiciii'c  du   lidiic  du  coi'ii--  calleux  leur  >oiil  ciiciuc  IiomioIo;^ucs 

par  leurs   Icrin  i  iiaixui--.   .\ou>    \(M'roii>  en  cllcl    pin-,    loin    (|n'idle>  se  coiii- 

porleul    connue  les  liliics  aniinoni(|ues    du    |)ilier  |to-l(''ricur  du    lrii:onc, 

au\(|U(dlcs  (dics  soûl   inlinieincnl   nudanj^i'cs. 

I,e~.  Iilirc>   lout;iliidiuale--  du  corps  du  I  rij^onc  —  (jucdlo  a  pparl  ienneul 

à   la    liniluia,  à  1  aUcus   inlrax  cnlriciiiaii'c,  au  j'orniv  ionj^us  on  à  1  alvcus 

c.vIraNcnlricnlain»  —  se  |torlcnl   en   a\anl,  en   dedans  cl    nn  [)eu  en  bus, 

s'iUoi^nonl   peu    à  peu   du  corps  calleux    aiupud    (d!es  ('laiciil  adossées   et 

dont  les  séparent  le  septum  lucidnin  (d  les  liiires  perfoianles  de  la  jiartie 

moyenne  du  tronc  du  corps  calleux.  An  niveau  du  tiers  antérieur  de  la 

cou(die  opti(]ue,  nn  grand  nouilire  de  lâches  et  minces  fascicules  se  déta- 

clianl  de  la  conxcxih'  du  cor]»s  du  lrii;one  sinadient  dans  le  septum  Inci-  ; 

diini   en   l'ornuint  le  faiscran  olfacllf  du  frif/o)ir  lVt)\  i  ([iii  porte  encore  le      i-'aisccau    olfactif        ^ 

I         /•     •  I  r  ■  j-      I       I  t>   1  '  1        r/         I  1  11  'lu  tri;,'oiic.  | 

nom  de  fatsrffi/  olfdctif  de  la  corne  d  Auuiion  de  Au(d<erl<andl.  ( 

\.o  faisrcdii  olfarlif  xViA.  j'ig'.  262)  du  ti'i|i;()ne  comj)rend  à  la   lois   des      son  oritrinc.  * 

lihres  ammoni([ucs   et   cxtraammonicjues   (fornix   longus  .    Les  premières  ^ 

viennent  de  l'alveus  (d  de  la  linihria:  les  secondes  perforent  le  bourrelet  ^ 

et  la  partie  adjacente  du  tronc  du  corps  calleux.  Il  est  renforcé  en  outre  *^ 

par  les  liljres  perforantes  des  parties  moyenne  et  antérieure  du  corps  cal-  "^ 

leux.  —  Toules  ces  lil)res  occupent  le  septum  lucidum  ;  les  unes  s'y  arrêtent  2 

ou  y  prennent  leur  origine,  les  autres   convergent  vers  la  partie  anléro-  ^ 

iulV'rieure  du  septum    SI  ,  [)assent  en  avant  d(^  la  commissure  antérieure,  % 

deviennent  aj)pai'enles  dans  b^  fond  de  la  scissure  intei'b(''mispliéri([ue,  son  fraj.n. 
au-dessous  du  bec  du  coi'|)s  calleux.  Renforcées  par  les  libi'cs  des  stries  de 
Lancisi  et  de  la  strie  olfacli\e  interne,  elles  constitueni  le  in'donculc  du 
septum  lucidum.  longent  de  (  ba([ue  côté  la  lame  terminale  embryonnaire, 
puis  traversent  en  diagonale  l'espace  perforé  antérieur  (bandebdle  diago- 
nale de  Hroca)  et  se  terminent  linalement  autour  des  cellules  de  la  région. 
Les  fibres  les  plus  longues  atteignent  la  circonvolution  du  crochet. 

Le  faisceau  olfactif  du  trigone  constitue  donc  un  gi'aud  faisceau  d'as- 
sociation (jui  relie  la  corne  d'Ammon.  la  circonvolution  godi-onnée  y  com- 
pris 1(>  fasciola  cinerea  (>t  les  stricts  de  Lancisi).  le  gyrus  fornicatus  et  le 
se})tuni  lucidum.  soit  entrc^  eux.  soit  à  la  substance  perfori'c  aiiIcMieiire  et 
au  tubercule  olfactif. 

4.  PILIER  ANTÉRIEUR.  — Après  le  di-parl  du  faisccau  ollactif,  le  corps  du      l'iiicr  antéii.-nr. 


Son  trajet. 


■284 


ANAÏO.MIE  DES  CENTRES  NEHVEUX. 


trigonc  dimimio  de  volume  et  s'arrondit.  Les  plexus  choroïdes  (Fig.  2o7) 
qui  s'inséraient  le  long  de  son  bord  inféro-externe  se  portent  au  niveau 
du  trou  de  Monro  on  dedans,  longent  sa  face  inférieure,  puis  se  conti- 
nuent avec  les  plexus  choroïdes  médians  du  troisième  ventricule.  Lafini- 
hria  cesse  de  former  un  faisceau  distinct;  elle  se  fusionne  intimement  avec 


FcG 


ITR 


Fig.  263.  —  Le  pilier  antérieur  du  trigone,  ses  connexions  avec  le  |tubercuie  mamillaire 
et  le  pédoncule  de  ce  tubercule;  le  faisceau  mamillaire  principal  et  sa  division  en 
faisceau  de  Vicq  d'Azyr  et  faisceau  de  Gudden.  Coupe  sagittale  passant  en  dehors 
du  plan  delà  Fig.  202.  Méthode  de  Weigert-Pal.  (4/1  (irandeur  nature). 

CM,  commissure  de  Mcynert.  —  CNR.  capsule  du  noyau  rouge.  —  coa,  comniissuro  anté- 
rieure. —  eF,  entrecroisement  sous-thalamique  postérieur  de  Forel.  —  Fc(i,  faisi-oau  de 
la  calotte  de  Cudden.  —  FM,  faisceau  rétrolle.xe  de  .Mcynert.  —  Finp,  faisceau  mamillaire 
principal  et  ses  deux  branches  de  bifurcation,  le  faisceau  de  Vicq  d'Azyr  (r.-!)  et  le  faisceau 
de  la  calotte  de  Gudden  [FcGj.  —  f'Tc,  faisceau  du  luber  cinercum  de  Gudden.  —  Ln, 
biens  niger.  —  SU,  noyau  rouge.  —  C.\R,  sa  capsule  de  fibres.  —  /»,  pied  du  pédoncule 
cérébral.  —  l'o,  protubérance. —  PTm,  pédoncule  du  tubercule  uiamillaire.  —  PSI,  pédon- 
cule du  sepfuMi  lucidtun.  —  Te,  tuber  cinereuni.  —  T;/(i.  pilier  antérieur  du  Irigonc.  — 
Ti/ii,  noyau  interne;  T)iil,  noyau  externe  ou  latéral  du  tuiicrcule  mamillaire.  —  ]'A.  fais- 
ceau de  Vicf|  il'.Vzyr.  —  //,  bandelette  optique  sectionnée  sur  les  iiarlics  latérales  du 
chiasma.  —  ///,  nerf  moteur  oculaire  comnum. 


les  libres  do  l'alveus  et  celles  du  foruix  longus  (l'ig.  2')S).  Ainsi  se  trouvent 
constitués  les  piliers  anlerinirs  ou  colonnes  du  trigone  (Tga)  (Fig.  21)1) 
qui  de  chaque  côté  se  portent  en  bas,  en  arrière  et  en  dedans,  passent 
eu  arrière  de  la  commissure  antérieure  (  l'ig.  22,  p.  '.\'2,  et  Fig.  SG'^).  s'en- 
foncent dans  la  subshiuce  grise  centrale  de  la  région  sous-oplique,  puis 
lin  liibcr  cincii'iim,  jioiir  se  diriger  V(M's  les  IiiIxmtuIcs  mamillaires  qu'ils 
ahordciil  par  leur  partie  antéro-siipcMO-exIcrne. 

Les  piliers  antérieurs  du  trigone  sont  dépourvus  de  plexus  choroïdes. 


riltitl'is    hi:    I' i;i).i  II.  I  1 1)  \    hi:    i.'i':i:iiiii:i:   (i  i;  i.  i:i;  m  i 


'iHii 


(Ir    scrliori    OSt 


;  I  (•  I  • 
h;iii- 


2:;".  S2\ 
iilriiciirc 
l.'i  n'-Liioii 


|iMini-ili:iliMiiriil  en  ;i\,iiil  ilii  li'nii  de  Mniii'n.  Iriir  --ill'hici 
;irii  iinl  ic  l'I  i>\;il;iiii'  cl  |iic^('iil('  11  iir  hicc  |)(>sli'ii('iiri'  I  i  lii( 
I  ,Miiii\  l'i  Ir  |i;ii-  I  r|icml\  inc  ilii  I  idisirriir  \riil  ficiilr  <•!  une 
illlilliriiiriil  ailIlciiMl  le  ,111  Se  |i  1 1 1  11  I  1 1  le  h  1 1 1  iii  I'' i^  .  '(  I  .  |t .  .')S 
soii-^  i>|i|  i(|  lie  l'iu.  -Ti'l  ,  cliiKiiii'  [tilicr  iiiili'iii'iir  du  liiLiMiic  |i;i^-r  <■///- 
/Av\//s  (Ir  l;i  l);i  IkIcIcIIc  ((|ili(|ili'  ri  de  hi  (■nmmi>>llir  de  Mcxiicil  i|ll  il 
croix',  <Mi  ilrildii^  du  ^l'iKHi  dr  l;i  cii)^!!^'  inlrriic  cl  de  lit  [iiiilii'  ;iiiti'- 
litMirc  de  l;i  ('(Uiclir  iipl  i(|  ne.  Il  cidi^c  d;iii->  cclli'  n''i;iiiii  \'\'^-  -'W  '.  \'\i' 
l.r/iiti  srifi/r/rri//(fr/s  .[sv  i,  ;iii(|ii(d  il  altiiiidoiiiic  ([ii(d(|iii'>  libres,  oL  \(' pr- 
(lontiilc  infrro-iiilrrnc  du  l/iahiDnis  1 IM  FId  (|ui  se  |)oil('  on  l»;is  cl  en  ;ivant, 
(lu  tlialainii>  à  la  -iil»^laiic(>  inu()miii(''0  soiis-lciilicu  laiic  de  Heiidicrl  ; 
2"  \r  /'ti\(r//ii  Icnl  iculdirf  dr  Forr/  {V\)  et  i'nnse  du  nof/ni/  Iciiliriildirn  W] 
au  inoincnl  ofi  ils   (((nloiirnciil  le  iicuou  de  la  capsule  inlcrnc. 

Dans  l'espace  oiilo-jx'MJoiiciilairc.  le  pilier  aiih'rieur  délermiiic  iiii  r(di(d 
()i)li(|uc  en  a\aiil  cl  en  dehors  eoniiii  sous 
1(>  nom  de  />/v/v  dti  lultrrctdc  nviniillaire 
(Hracliiuni  coi'poris  nianiillaris.  (î.  Kct- 
zius).  Il  est  eroisé  par  un  pclil  l'aisccaii  de 
liitres  rorlenuMil  colore  par  la  la([nc  licnia- 
loxyliiH(|ue ,  U^  faisceau  du  lubcr  chwt'cuui 
(fTc)  (le  Gudden  (Fii^.  2(13  et  262).  11  est,  en 
outre,  en  rai)|)orl  avec  un  pidil  amas  ji;an- 
glionnaire  situé  sur  les  parties  latérales  du 
tuber  cinereum  entre  le  pédoncule  céré- 
lual.  I(^  tubercule  mamillaire  el  la  bande- 
lette optique,  el  ([ui  détermine  à  la  base 
du  cerveau  un  relief  constant,  mais  plus 
ou  moins  saillant  suivant  les  sujets.  Dans 
le  TiUiU'prcmiei'dccet  ouvraiic  nous  avons 
(b'crit  ('y'  pelil  amas  i;ani;lionnaire  sous  le  nom  de  tubercule  mamillaire 
lali  rai.  Pour  éviter  sa  contusion  avec  le  noyau  latéral  du  tubercule  ma- 
millaire, nous  le  dési<inerons  à  l'avenir  sous  le  nom  de  tubercule  mamil- 
laire accessoire  (Tma,Fig-.  :2oli  et  2oi.).  Il  appartient  en  elîet  au  système 
du  tubercule  mamillaire  et  reçoit  un  grand  nombre  de  fibres  du  pédoncule 
du  tubercule  mamillaire  (PTmi  ou  lui  en  abandonne. 

Les  rapports  du  pilier  antérieur  du  trigone  dans  la  région  sous-optique 
et  du  tuber  cinereum  se  voient  avec  beaucoup  de  netteté  sur  les  coupes 
horizontales  sériées  (T.  \\  Fig.  309  à  314)  et  sur  les  coupes  sagittales  262 
et  263.  Sur  toutes  ces  coupes  le  pilier  antéri(uir  présente  un  asix'cl  et  un 
groui)ement  de  ses  fascicules  bien  spécial  et  distinct  de  celui  du  cor[)s  du 
trigone  (comparez  la  Fig.  2()2  avec  la  Fig.  263).  De  parallèles,  rectilignes 
et  serrés  qu'ils  étaient  dans  le  corps  du  trigone.  les  fascicules  deviennent 
lâches  et  onduleux;  ils  sont  séparés  les  uns  des  autres  par  des  inter- 
valles plus  ou  moins  grands  de  substance  grise,  s'enchevêtrent  les  uns 
avec  l(>s  aulres  et  sont   ciilourés  par  de  fines  libi'cs  aicjuées   ([ui  cidisent 


Im 


S<'s  ra|i|>ort<i]<lanH 
la  rr^inn  Hi>UM-o|iti- 
rjiio. 


!..  2G4.  —  Coupe  hoiizontale  du 
pilier  antérieur  gauclie.  (Mé- 
thode de  Weigert.)  12/1  Gran- 
deur nature. 


Dans  l'cspano'op- 
to-p(;'lonculaire. 


5 
") 

Sx 

> 


Son  aspect  sur  les 
coupes. 


286 


ANATOMIK    DES    C  EMU  ES    NEHVEIX. 


leur  direction  (Fig.  2M  oi  ^(iti.Lo  pilier  antérieur  du  Irigone  présente  cet 
aspect  spécial  et  tout  à  fait  caractéristique  sur  les  coupes  vertico-transver- 
sales,  horizontales  et  sagittales,  et  le  conserve  jusqu'au  tubercule  mamil- 
laire.  Dans  son  ensemble,  il  l'orme  néanmoins  un  faisceau  bien  délimité. 
Ses  fascicules  Toutcfois,  dans  quclqucs  cas  relativement  rares,  on  voit  un  ou  plusieurs 
fascicules  plus  ou  moins  volumineux  se  détacher  du  pilier  antérieur  et 
suivre  un  trajet  parallèle  bien  qu'écarté.  Dans  certains  cas,  on  voit  un 
faisceau  aberrant  (fTga)  se  détacher  du  corps  du  trigone  au-dessus  du  trou 
de  ^lonro,  passer  en  avant  de  la  commissure  antérieure,  décrire  une 
courbe  à  convexité  antérieure   plus    accentuée   que  celle  du  pilier  anté- 


ilicrrants 


VT^'::. 


pPca 


Fig.  2()i).— Er  rasciculc  aberranl  du  pilier  aiiLi''iifur  du  tiii^oue  ITyaj  ^slria  alita  luliciis^ 
dans  son  livijol  à  travers  le  luber  cinercum  (Voy.  cas  Racle  liir.  \ù'\  à  17:?,  p.  IG7\ 


rieur,  puis  s'enfoncer  dans  le  luber  cincM'eum  el  aborder  le  lubercule 
mamillaire  I  Fig.  2().')).  Ce  faisceau,  tiguré  dans  les  schémas  (T.  I"',  Fig.  '20'2 
et  20'{),  est  intéressé  sur  les  coupes  horizontales  du  cas  Racle  ^l' ig.  I<"»«^  à 
I72j.  11  ne  doil  être  confondu,  ni  avec  le  l'aisc(MU  olfactif  du  Irigone,  ni 
avec  b^  faisceau  exlra-venlricubiirc»  de  l'alviHis.  Il  représeule  en  effet  un 
vérilabb*  l'aiscean  aberranl  du  pilier  anb-rieur,  doul  il  présenle  du  reste 
la  iexture,  ras|)ect  fascicule  spécial  et  les  connexions  avec  le  tubercule 
niainillaiie.  J)'aulres  fois,  un  ou  plusieurs  faisceaux  aberrants  ne  se  déla- 
clicnl  (In  pilier  antérieur  du  Irigone  (|ue  dans  la  partie  de  sou  Irajet  située 
dans  le  tuber  cinerenm.  Tous  ces  faisceaux  aberrants  sont  le  |)lns  souvent 
su])erticiels  dans  le  luber  cinerenm  et  apparaissent  à  la  surface  du  cei'veau 
dans  res|)ace  oi)to-j)(''donculaii'e,  où  ils  onl  élé  signab's  par  GuddcMi,  puis 
|)ai'  Lenliossek  (qui  les  a  (b'signés  sous  le  nom  de  \/r/f/  nl/xi  f////rris)  ol 
tout  récemmeni  |)ar  Hetzins. 

Le    j)ilier  antérieur   du    Irigoiu'    entoure   toute  la   lace   inlei'ienre    ou 


I  i;i;i  s    hi     nio  ii:(.  iloN    i>i;    l.liCfi  lu;  i:   (  iiii  i;i!  \  i,i; 


'2h: 


\,<iilr,ili-  (lu  I  II  lii-nii  le  iii,i  m  1 1  hii  ir.  r|  ciiiicniiti  ;i  en  Idiiin-r  l;i  (':i|i-iili'. 
I.ii  ^iMiiilf  Mi;i--'>('  ili--  lil'ii'->  ilii  |iilirr  iiiilciiciir  ^c  irnil  Idiilrloi^  ihiiis  iin 
ix'lil  ;im;is  i;;iiiuliiiiiii;ii  ic.  uNdiilc  nii  --|iliciii|  iii',  -^illll•  ;i  l;i  |»;irl  ir  iinh'-ro- 
^ii|tcri»-('\|iTm'  (lu  I  iiix'iciili'  iii.iiii  i  I  l;i  I  ic  d  (|iii  iDii^liliic  le  t/'//i'//if>/i  du 
iim/nu  rilrriir  (In  ttihcrnilr  iiKiniillinrf .  ^a'<  coiiiicxiotis  sont  hicti  iii;iiii- 
lolcs  sur  la  (•(tiipc  liori/onliilc  l'ij:.  I!i:!,  T.  I"''.  sur  la  coiiix'  >a;^illiil(' 
l'iu.  :2(t'!  .  cl  Miiloiil  >iii'  la  ii)ii|»('  lioii/.diilalc  (il)li(|ii('  de  la  l'iu.  '1~'\  ipii 
iiilcir->-('  II'  [lilicr  aiiliMiciir  du  IriLioiic  dans  loiilc  son  (''Icndiic.  di'|inis  le 
lion  (l(>  Mdiini  jn-'ipi  an  Inlx'i'cnlc  inainillaii'c  T(Mil('s  ces  conix'^  nionlrcnl, 
a\('c  licanc()n|i  de  iicllclc  les  i;anL;li()iis  iiilci-nc  cl  cxlciaic  du  liihcrcnic 
iiiaiiii  lia  ii'c  cl  Ic^  c(tii iicvion-.  du   pilier  anli'riciii'  avec  ces  i\v\\\  ^anj^lions. 

.1  jirinris  il  parail  clianj;('  (|n'nn  laisccan  aussi  volumineux  (|in'  IC-^I  le 
pilier  anl(''rionr  du  li'i^one  se  l(>rniiiu'  dans  un  ganjilion  aussi  pelil  ([iic 
le  lulieiciile  ma  lu i  I laii'c.  (les  coniu'xions  sont  néanmoins  bien  d(''iu(iiilr6es 
par  IClnde  des  d(''L;i'n('M'escenees  secondaires.  Le.  Iid)crcule  nianiillairc; 
>'alr(>pliie  cl  diniinno  C(Uisidéraldeni(Mil  de  volume  à  la  suite  do  lésions  du 
Iri^onc.  ([u'il  s'agisse  d'une  secli(^n  du  pilier  |H)sléiieii r  du  tri^one  par  une 
pla(|uc  jaune  de  la  scissure  calcarine  ([ui  (Mupiète  sur  la  circonvolution  de 
riiip|m(ani[)e,  ou  (|u"il  s'agisse,  comme  dans  les  Fig.  2116  à  27:2,  d'une  lésion 
purcincnl  corticale  limitée  à  l'écorce  de  la  circonvolution  de  l'hippocampe  et 
delà  corne  d'Ammon  sans  parlicipalion  de  la  masse  Manche  sous-jacente. 

Dans  l'un  cl  l'auti-e  cas,  ralropliie  [)orte  sur  ton/  le  tubercule  mamil- 
laire.  sur  le  iiauglion  intei'ne  comnu' sur  le  ganglion  extern(\r'du>/  l'Iiomme, 
le  pilier  ant(MMeur  du  ti'igoiu'  paraît  donc  bien  se  terminer  dans  le  luber- 
culc  maniillaire  corr(^si)ondanl  ;  toutefois,  (jU(d([ues  rares  libres  travei'sent 
ce  lid)ercule  et  se  prolongent  dans  le  pédoncule  du  tubercule  mamillaire, 
ainsi  ([ue  le  montrent  les  coupes  sagittales  (Fig.  263). 

Cas  Chab  treiivaillc  (l'auloii-ie.  Ce  cas  se  ra[i|H)rli'  à  une  li'sioii  \iv>  liinitt'-e 
(phiqucî  jaune  tlu  |»li  r(''lroliinl)i(iue  de  la  partii;  adjaeenle  du  lobule  liiiiiiial  et  de 
la  circonvolution  de  lliippocampe  (Fil.^  206), 
localisi'-e  à  l'écorce,  sans  participation  aucune 
du  pilier  postt'Tieur  du  Irigone  au  processus 
priiuilir.  Il  existait  en  outre  une  destruction 
partielle  de  la  couche  des  cellules  pyramidales 
de  la  corne  d'Ammon  et  du  liile  de  la  circon- 
\ (dut ion  godronn('e  (\m  ('lait  remplacé  jus- 
(|u';iu  niveau  des  digitations  de  la  corne 
d'Ammon  par  un  tissu  lacunaire  riche  en 
granulations  d'héniatoïdine. 

Cette  lésion  si  localisée  a  endaiiii'  des  di'- 
générescences  dans  le  domaine  des  fibres  de 
projection,  des  fibres  commissurales  et  d'as- 
sociation du  riiinencé[)]iale. 

La  destruction  des  cellules  pyramidales  de 
la  corne  d'Ammon  et  du  bile  de  la  circonvolution  godronnée  a  déterminé  une  dégéné- 
rescence de  Vahem  et  de  la  fimbria,  et  la  disparition  d'un  certain  nombre  de  libres  du 
stradtm  laciinosum.  Or,  nous  savons,  depuis  les  recherches  de  (lolgi,  S(halT(>r,  Cajal,  que 
le  stratum  lacunosum,  l'alveus  el  la  timl.iia  -nul  liibulaires  de  ces  cellules. 


Son  i:oii  noxioii» 
nvcu  \r%  KangUiins 
intnriin  ot  oxlnrno 
'lu  tiilionniln  mamil- 

l.iiri'. 


i(i.  200.  —  Cas  Chab  Toi)ographie 
de  la  plaque  jaune  superficielle  du 
pli  rétrolimbique  et  de  la  circonvo- 
lution de  riiippocampe. 


Cas  Cliab.  Plaque 
jaune  du  pli  rétro- 
limbique, de  la  par- 
tic  adjacente  du  lo- 
bule lingual  et  de  la 
circonvolution  de 
l'hippocampe.  Dégé- 
nérescence du  tri- 
gone  cérébral  :  al- 
veus,  fimbria.  piliers 
postérieur  et  anté- 
rieur, corps  du  tri- 
gone  :  du  tubercule 
maniillaire  corres- 
pondant, du  faisceau 
olfactif  du  trigone  et 
des  libres  commissu- 
rales du  bec  posté- 
rieur du  corps  cal- 
leux. Dégénéres- 
cence du  forceps 
postérieur,  du  tape- 
tum,  des  couches  sa- 
gittales du  plancher 
do  la  corne  sphé  - 
noïdale,  du  segment 
sous-lenticulaire  do 
la  capsule  interne, 
du  faisceau  temporo- 
thalamique  d'.Vrnold. 
Dégénérescence  de 
la  partie  hémisphé- 
rique de  la  commis- 
sure antérieure  et 
du  faisceau  occipito- 
frontal. 


288 


ANATOMIK    DES    CEN'TlîKS    NERVEUX. 


La  dégénéresconco  de  l'alvcus  et  dt>  la  timhria  peul  rire  suivie  daii-  le  pilier  po<t.''- 
rieiir  (Tgj)),  le  corps  et  li'  pilier  antérieur  du  trigoue  (Tga),  jusque  dans  le  luhereule  nia- 
niillaire  correspondant.  Dans  le  corps  du  trigone  les  fibres  dégt''nérées  occui)ent  sa  par- 


lifi 


r..:-^^^<"' 


a"b 


li 


FiG.  2(17.  —  Cas  Chab  Li'sion  du  pli  rélrolinihiiiue,  de  la  partie  adjacenle  du  lobule 
lingual  et  de  la  circonvolution  de  l'iiippocampe.  Destruction  des  cellules  pyrami- 
dales de  la  corne  d'Animon  et  du  bile  de  la  circonvolution  godronnée.  Coupe  ver- 
tico-transversale  passant  par  le  bourrelet  du  corps  calleux  (ligne  b,  b)  et  le  forceps 
postérieur.  Dégénérescenc(!  du  forceps  posti''i'ieur  (Cc,Fp)  et  de  la  jiièce  intermé- 
diaire [Spl(i)]  du  bourrelet  du  cor[)s  calleux,  du  pilier  postérieur  du  trigone  (Tgp),  du 
tapetum  (Tap),  des  couches  sagittales  externe  (Sge,  Fli)  et  interne  (Sgi,  RTb),  du 
segment  postérieur  de  la  couronne  rayonnante.  Dégé'nérescence  du  faisceau  occipito- 
fiontal  (OF),  en  iiailiculiei-  des  libres  (jui  oc(Mi[ient  la  couche  prohuide  sous-éi)eu- 
dyniairc!. 


lie  interne  ou  amnioniiiue  (Fig.  26'.l  et  270),  la  limbria  est  relative  m  (Mit  intacte;  les  libres 
dorsales, ('xtra-aninioni(|ues  du  Inrnix  longus,  sont  saines  ainsi  (lue  le  petit  fascicule,  qui 
provient  de  la  paille  e.\l  ra-veni  lieiilaire  de  l'alveus.  La  dégénérescence  du  trigone  paraît 
plus  maiijuéi'  au  niveau  du  corjis  (ju'au  niveau  des  piliers  ant('rietir  et  postérimir  (Tgp, 
Fig.  2681.  Le  pilier  postéiieur  reç(ut  en  effet  le  faisceau  cnniiuissin  al  sain  de  la  corne 


riitnKS   i»i:   puoi  l'c  i  iu\   m:   i.'i;<;om(;k  ckiuiîii  \  m;. 


•2H<.) 


il' Allllllnll   (lu 

|,f  IiiIm'it 


(•('lie  (i|i|iiisc  ;  |i"  |iilirr 

illr    III.IIMlll.lil  I'    illl    l'iMi 


Cc(Spl).... 


;ill|i|lilll     i-\     rrllliili  .•     |i.l|-     1rs    lilili's    f'Xll  ,|-,|||||||(|_ 

cm  I  rs|iiiii(l.in(    "-l   iliiiiiiiip'  ili'  snliirii"',   snn   iiny.'ia 


^.0? 


("an  Clinb.  l'ln<|ii'- 
jiiuiif  (lu  |>li  rfitrn- 
liml>ii|ii<'.  'le  la  (lar- 
tic  n'Ija'-ciito  ilii  lo- 
liiilc  liii((iial  et  •!(*  la 
circonvolution  <l(! 
riii|i|iO''ani|>c.  U^ii^- 
n('r('sccnc<)  'lu  iri- 
Con<>  cf'Trltral  :  al- 
v(>u«,  fimliria,  pili»"rH 
((ostr-riciir  et  ani<'!- 
rionr,  ror|is  rlii  tri- 
(fODc:  <lii  iiil)(!rciil(! 
inamillairn  rorrcs- 
|iond:iiit..  'lu  faisceau 
olfactif  ilii  liifronccl 
«les  lllircs  loinniissii- 
ralos  ilii  licc  [lostr- 
ricur  "lu  corps  ca!- 
li'UX.  D(-gi;ncros- 
«•cnco  «lu  forr:(!|)s 
postérieur,  du  tapc- 
turn.dcs  '•ouchessa- 
ffittalo."  ilii  plaiichtîr 
(le  la  corno  spliê- 
noïilale,  <lii  se<,'iiient 
<sousl<Miticulaire  «le 
la  capsule  interne, 
ilu  faisceau  tcmiioro- 
ilialaniiquefrAriiold. 
I)(''g(;nérescençc  de 
la  partie  htimisplK»- 
riquc  de  la  commis 
sure  antérieure  et 
«lufaisccauoi-cipit'i 
l'rontal. 


,^J---5gecFli) 


FiG.  iliS.  —  Cas  Chab.  Plaiiuc  jauni'  siipeiiiciclli'  du  [ili  nHiDliinliiiHie  cl  df  la  i-iirdii- 
volulioii  de  riiippocampe.  Coupe  verlico-transversale  passaul  [lar  la  liuin'  aa  du 
schéma  (Fit;.  267),  et  sectionnant  le  bourfelet  du  corps  calleux,  le  [)iUer  posLéiieuc 
du  Irigone  (Tgp)  et  la  partie  postérieure  recourbée  du  noyau  caudé  (NC). 

Dégi'nch'oscence  du  bec  postt'riour  du  bourrelet  du  corps  calleux  (Spl,  b),  du 
pilier  posti'-rieur  du  trigone  (Tgpl,  de  l'alveus  iiilraventriculaire  (Alv),  des  libres  de 
la  circonvolulion  godroniiée  Cg  .  Dégt'nérescences  du  lapetum  (Tap  ,  de  la  paroi 
inférieui'e  du  carrefour  veuliiculaire,  et  des  couches  saiiiLtales  interne  (Sgi,  ItTh)  et 
externe  (Sge,  Fli)  du  segiiinil  ]>  i>l''i  iriir  (h-  la  cnuidiiiie  rayoïuiante.  Dégénérescence 
du  faisceau  occipito-froiital  OF  le  long  des  aiiL'h'^  iiiri'-ni-exienie  et  supt'rn-exierne 
du  carrefour  vi-utrirulaire. 

externe  est  d(''gi''iii''ir  ;  la  cap>uli'  (h-  la  parlii'  vciihalc  du  noyau  inli'iiie  ri  >nii  l'culrage 
ont  en  itarlie  disparu. 

Outre  la  dt-gèiiéresceiice  des  fibres  coilico-mamilluircs  du  Itijune,  il  existe  une  dégé- 
nérescence :  l"=  des  fibres  commissuralcs  de  la  corne  d'Ammon  {psalteriiiin  dorsale),  qui 
passent  pai-  le  bec  postérieur  du  bourrelet  du  corps  calleux  ;  2''  une  dégénérescence  par- 
tielle des  libres  (|ui  s'irradient  dans  le  seplum  luciduin  et  concourent  à  la  foimation  du 
faisceau  olfudif  du  Irigone  (Fig.  2('.'.l  et  270);  ■\'^  une  dégénérescence  partielle  du  laMiia 

TOME     U.  l'J 


2S0 


ANAÏOMIK    DKS    CENTRES    .XEUVKIX. 


tlialaiiii  du  mèine  côté  (Fie.  2(ï9),  qui  ne  j)eul  (Miv  suivie  sur  les  coupes  verlico-lrausvei- 
sales  sériée?  au  delà  de  la  iiarlie  renflée  du  Ihalanius.  I.a  partie  postérieure  du  tœnia 
thalami  et  le  ganglion  de  Ihabenula  sont  normaux,  et  ce  fait  ne  peut  donc  être  invo 
que  en  faveur  de  l'existence  dans  le  trigone  de  libres  cortico-habénulaires.  Le  faisceau 
de  Vicq  d'Azyr  et  le  faisceau  de  la  calotte  de  Gudden  sont  normaux. 

Outre  cette  dégénérescence  dans  le  système  du  trigone  cérébral,  il  existe  i^Fig.  207 


^c  )a 


SU   \  1  %--^  :  '       ;  n.cjiUct 

CA  vsph 

F. G.  269,270,271.  —  Cas  Chab.  Pkuiue  jaune  superlicielle  du  pli  rétrolimbique  et  de 
la  circonvolution  de  rhipi)ocampe.  Trois  coupes  vertico-transversales  passant  par 
l'extrémité  antérieure  du  thalamus  (Fig.  2G9\  le  genou  i^Fig.  270)  et  le  segment  anté- 
rieur de  la  capsule  interne  (Fig.  271)  et  sectionnant  le  pédoncule  inféro-interne  du 
thalamus  et  la  partie  olfactive  de  la  commissure  antérieure.  Dégénérescence  du 
pilier  antérieur  du  trigone  (Tga),  du  faisceau  olfactif  du  trigone  et  du  pédoncule  du 
scpluiu  iuriduiii  l'Sl).  Dégénérescence  partielle  du  la-nia  thalami  dans  la  région 
adjacente  au  pilier  antérieur  du  trigone.  —  Dégént-rescence  de  la  partie  hémispln'- 
iii)ue  de  la  commissure  antérieure  (coa)  avec  intégrité  delà  jiartie  olfactive  [coaiol  . 
—  Dégénérescence;  du  faisceau  occipito-frontal  (OF)  le  long  de  l'angle  externe  du 
ventricule  latéral. 

et  208)  une  dégénéresc(!nce  partielle  du  l'aisrrau  iiifcricid'  ou  minor  du  forceps  du  corj)x 
cdlleiix  (Cc,Fp),  ilu  tnpelinit  (Tap),des  coucIu'k  saijilUiles  inicrne  et  ci'/erHf  du  segment  pos- 
térieur de  ta  couronne  rayomumtc  (Sgi  KTh\  (Sge,  Fli),  qui  relèvent  surtout  de  la  lésion 
du  pli  rélrolimbiciue.  Les  libres  dé-généiées  du  faisceau  inférieur  ou  minor  du  forceps  i 
occupent,  conformément  à  ce  que  nous  avons  démonlié  (1892),  la  partie  ventrale 
ou  inférieure  du  s]>lenium  (Spl  (i)  (Fig.  207)  et  se  placent  en  arrière  des  fibres  commis- 
surales  du  trigone  qui  passent  par  le  bec  postérieur  du  corps  calleux.  Les  libres  dégé- 


f'iiH  (!|inl),  i>|>ir|iie 
jailli"  ilii  |*li  rcHro- 
limlii(|iii!,  (lu  la  |iar- 
li"  a<lja':oiit(>  (lu  lo- 
l>iiln  lin({iial  et  r|o  In 
circonvolution  de 
riii|i|iocam|ic.  I><'-ff<'-- 
nr;riï.sconc»r  du  tri- 
gonfî  (vri'liral  :  al- 
vous,  flmliria,  fiilicrs 
pottôrietir  ot  ant'v 
ri<-iir,  corps  rlu  tri- 
Kono  ;  'lu  mborciiic 
inaniillairc  corrcs- 
Iion<laiit,<lu  faisceau 
olfactif  du  irigonc  et 
«les  fibres  commissii- 
rales  du  bec  posté- 
rieur du  corps  cal- 
leux. Dégcnércs- 
ccnco  «lu  forceps 
postérieur,  du  tapc- 
tuni,des  couches  sa- 
gittales du  plancher 
de  la  corne  sphé- 
noldalc  du  segment 
sous-lenticulaire  de 
la  capsule  interne, 
du  faisceau  temporo- 
thalamique  d'Arnold. 
Dégénorosccncc  de 
la  partie  hcmisphc- 
ri(|uc  de  la  commis- 
sure antérieure  et 
du  faisceau  occipito- 
frontal. 


PjTh  ;   ;U  „,  Vsph  :    PiTh' 
CA 


1m...  270. 


292 


ANATO.MIK    DES    CE.NTHKS    NERVKLX. 


Cas  Cliab.  l'la(Hic 
jaune  (lu  pli  rétro- 
limbique,  de  la  par- 
tic  adjacente  du  lo- 
bule lingual  et  de  la 
circonvolution  do 
1  hippocampe.  Dégé- 
néroscence  du  tri- 
ironc  cérébral  :  al- 
vcus,  fimbria,  piliers 
lostéricur  et  anté- 
1  ieur,  corps  du  tri- 
;.'one  ;  du  tubercule 
uiamillaire  corres- 
pondant, du  faisceau 
olfactif  du  tri-^'one  et 
des  fibres  coitimissu- 
rales  du  bec  posté- 
rieur du  corps  cal- 
leux. Dégénéres- 
cence du  forceps 
postérieur,  du  tape- 
tuin,des  couches  sa- 
gittales du  plancher 
de  la  corne  sphé- 
noïdale.  du  scynient 
sous-lenticulaire  de 
la  capsule  interne, 
<iu  faisceau  teniporo- 
thalaniiqu(>  d'ArnoM. 
Dégéni-resccnce  de 
la  partie  liémisjihé- 
rique  de  la  commis- 
sure antérieure  cl 
du  faisceau  occipito- 
froiital. 


néri'es  des  couches  sagiK'ile^^  inlernc  et  extrrne  du  lobe   Uîmiioial  occupent  les  parois 


Cisi 


.pCE 


H-q:lUt 


^^^''"\M 


Fie. 272.  ■ —  Cas  Chab.  I,a  ([('■^énérescence  du  faisceau  occiiiito-rKuilal  le  long  de 
l'angle  externe  du  ventricule  latéral  constJcutive  à  une  jiUuiue  jaune  du  pli  rtHrolim- 
bi(|ue,dela  partie  adjacente  de  lobule  lingual  et  de  la  circonvolution  de  Tbippocampe. 
Coupe  vertico-transversale  passant  par  la  partie  moyenne  de  la  conclie  optitiue. 
La  dégénérescence  intéresse  le  l'aisceau  compact  formé  de  fibres  iTassociation  et  de 
fibres  de  projection  (OF  +  Pr),  le  feutrage  de  la  substance  grise  sous-épendymaire 
(OF)  (|ui  double  l'angle  externe  du  ventricule  latéral  et  les  radiations  ([ue  le  faisceau 
occipito-frontal  envoie  dans  la  capsule  externe  (OF).  —  Métbode  de  \Veigerl-I*al. 

Fi(;.27:{.  —  l)ég(''ni'iescence  du  lapeluni,  sans  dégénérescence  concomilanle  du  faisceau 
occipito-frontal  consécutive  à  luie  lésion  en  foyer  de  la  substance  blanclH>  snus- 
jacente  à  la  pi'einièi'c  circonvolution  temporale.  —  Coupe  borizonlale.  Mé'tliode  de 
\Veigert-l»al. 

(,7',s7,  segment  sniis-lenticiil.iire  de  lu  capsule  inlei'ue.  —  /T,  ril)res  courtes  d'asseciation 
ou  en  V  (le  la  deuxième  circonvolution  temporale.  —  //«,  fibres  longues  d'association  des 
circonvcdiitions  lem|)ornlos  tlégéntTées  .  —  .VC',  queue  du  noyau  caudé.  —  /'.VC,  fibres 
propres  de  ce  noyau.  —  ()]•",  sej^Miient  fomporal  du  faisceau  occipilo-frontul,  ses  fdn'es 
oi-cnpent  les  couctu's  profondes  île  l'cjx'ndyme  venlricidaire  et  sont  parlieulièroment  nettes 
grâce  à  la  déf.'énérescence  du  tapeluni  VV//*  d).  —  /'/•.  (|iii'li|nes  libres  de  proj(>ction  occupant 
au  voisinage  du  segment  sous-lenticulaire  île  la  caiwiili'  iulerne  la  p.uMi  externe  de  la 
(pieue  du  noyau  caudé  et  mélanf,'ees  aux  libres  conservées  du  tapelum.  —  >'(/<'>  couche 
sagittale  externe  iou  faiseeau  lon^^iliidinal  inlerleur >  —  S7/,  couche  sa<;ittale  interne  (ou 
radiations  llialaniii|ues;  du  segment  pnstéiieur  de  la  couroiini'  r.iyonnante. 

inférieure  et  exleine  du  earret'iiur  veni  1  iculaiic  el  de  la  cm  ne  ^  phi'iioïdale  (Fig.  2G7  et 
20H).  Ccdles  de  la  ciuielic  sagillale  exleine  s"i'|iiii-eiil  ia|iidemeiil  :  les  libres  de  la  couche 
sagittale  iulerne  se  pniieiil  peu  à  peu  en  iiaiil  e;  en  deliurs,  aliaiidoiiiieul  le  |dancber, 


1 


iii;i;i  ■>   iii:   l'iio  ii;(.  I  KiN    di:   i/iif  i  ih;!-;  ci'!  it  i:iin  a  i.k.  j'.ci 

pUix   lil    l'.lltli'    mlVlHUIi'    (II'    l.l    |MIni    cvlfllli'     i|r'     |.|    (u|||r    - 1 1 1 1 1  ■  I  In  M  1 ,1 1.  • ,    ri     lin   II  |  ii  '  t|  I     l|||.' 

^ë^it>ll  il'aiil.iiil  |ilii>  >ii|it''i  iciirr  cl  voisiiir  ilr  la  vorilr  ilr  la  cdhh-  >|ilii''iioiilali-  i|iii'  l'un 
COlisiilrn-  ili'->  coiiiic-^  vri  lird-lraiisvcisalrs  |>lii'<  aiiléiii-iiii-s.  Kllrs  ahoidcnl  (iiialfiinril 
le  si'k'Mit'iil  s, 111^  Iciil  h'iil.iiir  (le  la  (•a|i->iili'  iiili'iiir  (lisl),  oc,c,ii|ii'iil  l<;  faisceau  Iciii|mi|()- 
thulaiiii(|uc  ilAi  imlil,  ccsl-à-ilii  c  ri'  c|iaiii|i  nvilaiic  silip''  aii-ilcssiis  de  ri'>[icii(|\  iiie  ilr  la 
VOÛlo  s|»ln''iioi»lalc  cl  ciiin|>iis  ciilic  le  l.enia  >eiiiirii  (  niai  is  e|   la  i|iieiii'  du  iinvaii  «  amie. 

l'tle   pailic    (les   libres    (Ii'^CIk'mi'i'S      celles    qui    |)|nvie|ll|e|il    (lu    |i|i    I  l'Il  ii|lliili|i|He;   St;    |)ill- 

Icnl  cil  dedans  cf  s'irradicnl  dans  |e  C(ii|is  L'eiKuiilli'  e\ieii I  la  |i,iilie  |ici->|cri<!ur<;  du 

llialaiiHis.  l,cs  autres  conl  inuiiil  leur  Irajel  -^a^'illal  le  huiu'  de  la  \(tùlt!  de  la  coiiic  s|dn''- 
iii'idali-  jusciu'à  la  |iarlic  iiiii\  emie  du  imyau  aiiiyf^dalieii  uù  elle-,  clianycnt  de  dircci  ion, 
ve  porleiit  l'ii  liaul  cl  eu  dedaiis,  s'iiradieiil  dans  la  commissun;  anl('ri<;ure {cOii)(h'"i^.2&9) 
I  I  >'cnclic\clreiil  a\ec  |e>  lilues  c()iiinn>--urales  saines  de  la  circonvolution  <lu  crochot 
il  de  i'li(''niis|dièie  du  ciMi'  (i|i|HiM'.  (',e>  lilu-e-~  ^aiiii>  in.i-i|ueiil  i-nin|ilèlcnionl  los  libres 
dee,.|i,'.c,H.s,  dès  i[nc  hi  coiunnssun;  ant('rieure  constilue  un  faisceau  fiuini'.  Dans  son 
ii.ijct  sous  b>  noyau  U'uliculaire  (  Fii;.  2(19),  la  commissure  anlériiMii-e  (•>[  mince, 
,i|dalie  de  haut  eu  bas  el  alh'iul  à  |M'iiie  |,i  iiinilii'  du  \nluriie  d'inie  ('iiiiiiiiissuie  >aiiie 
iii'i  iiiale.  i.a  |iaiiie  liemispln'i  ii|Ue  seule  e-|  h'^i'c,  |,i  |iailie  ulfad  i\  c  e>l  iiilai'le  el  peu! 
èlre  suivie  Jivec  beailCnUp  de  Ile|lel(>  depuis  le  lubercule  (dlaclif  iiisi[u'à  la  pallie 
iiioyeiine  de  la  commissure  aniérieure  (Fit;.  271;. 

Le  tapetuin  est  surloul  déi;énéré  dans  sa  couclie  iulerne  sous-i'|)eudymaire.  Au 
inveau  (U>s  jiarois  inféro-exiernos  du  carrefiuir  venIriculairefFic.  2r)7},los  ijrossiïs  libres 
\'  I  lico-lransversales  (|ui  apiiarlienneni  au  corps  calleux  sont  intactes;  bîs  lines  fibres 
-  i.illale^  ipii  apparliennenl ,  ainsi  ([ue  0.  Voi,'t'  la  iiioulié,  au  faisceau  occipito-frontal, 
- 'ul  seules  di'-i,'(''nérées.  |]lles  peuvent  èlre  suivies  :  | "  dans  le  lapetum  do  la  corne 
-plii-noïdale  ius([u*ui  niveau  des  diuilalinus  de  la  cnrue  d'Ammon  ;  2°  dans  l'étaiie 
-ii|Hiieiir  el  la  corne  fronlale  du  ventricule  latéral,  le  long  de  la  ijueue,  du  tronc  et  de 
l.l  hle  du  noyau  caudal.  Elles  occupent  l'aniib,"  externe  du  ventricule  latéral  et  envoient 
dans  la  capsule  inleme  uu  certain  nombie  de  fascicules  (|ui  se  porlenL  en  bas  el  en 
dejiors  el  IravL'iseiil  le  [ued  de  la  couroinie  rayonnante  iFifi.  2(J0  à  272). 

("le  cas  montre  donc  (pie  b's  faisciNiux  diUerenciés  du  centre  ovale  des  lié^misplièies 
u<  -ont  pas  exclusivement  formés  par  une  seule  variété-  de  fibres  (de  projection,  d'as- 
■-iH  iation  ou  commissuralesi,  mais  (ju'ils  constituent  des  faisceaux  mixtes.  La  couclie 
sagittale  externe  [faisceau  longitudinal  inférieur)  du  lobe  temporo-occipital contient  de-, 
lilu(>s  d'association  et  de  projection;  la  couche  sagittale  interne  des  libres  de  projection 
el  commissurales,  le  lapetum  eiilin  des  libres  commissurales  ou  calleuses  et  des  fibres 
d'a-socialion  ou  occipito-frontales. 

Le  faisceau  occipito-frontal  conslitue  de  même  un  faisceau  mixte;  le  long  de  l'angle 
e.\lerne  du  veulricule  lah'ral,  les  libres  d'associaliou  occipilo-frontales  se  mélangeant 

1.  La  cunslitutioii  du  tapetiiiii  .lu  liepens  de  deux  cutégories  de  fd)i'cs.  des  fibres  calleuses 
et  des  libres  d'association  occipito-lroiitates.  est  bien  mise  en  évidence  non  seulement  par  l'étude 
de  coupes  de  cerveaux  d"enfants  convenablement  coloriés,  mais  encore  par  l'étude  des  dégé- 
nérescences secondaires.  Chez  l'enfant,  on  distin^uie  dans  le  tapelum  deux  couches,  l'une  mince 
interne,  formée  de  fines  fibres  à  direction  sagittale  qui  empiètent  en  dedans  sur  la  couche 
profonde  de  la  membrane  épendymaire  particulièrement  épaisse  à  cet  âge,  et  une  couche 
externe  plus  épaisse  adossée  aux  coucdies  sagittales  du  segment  postérieur  de  la  couronne 
rayonnante.  Ces  deux  couches  son!  particulièrement  manifestes  sur  le  cerveau  de  notre  liydru- 
cé[diale  avec  porcncéphalie  et  mail'ormatiiin  cérébrale  cas  Richard,  i-'i;;.  220  à  22:{.  p.  20i  . 
Ciiez  radulte.  ces  deux  couches  se  fusionnent,  mais  peuvent  lievenir  manifestes  par  la  dégéné- 
rescence de  lune  ou  l'autre  catégorie  de  fibres  consécutive  à  certaines  lésions  encéphaliques. 
Dans  le  cas  Chah  ;Fig.2(i7  et  2GS1.  les  fibres  sagittales  occipito-frontales  du  lapetum  sont  seules 
dégénérées  le  long  de  la  paroi  externe  du  carrefour  ventriculaire,  et  les  fibres  calleuses  y  sont 
presque  normales.  La  Fig.2*:i  est  la  contre-partie  de  ce  cas  :  ici  les  fibres  sagittales  occipilo- 
fronlales  (»F  sont  respectées,  tandis  (|ue  les  fibres  calleuses  du  lapetum  Tap  sont  dégénérées 
à  la  suite  d'une  lésion  en  foyer  siégeant  à  la  base  de  la  première  circonvidution  temporale  et 
sectionnant,  sur  un  plan  plus  élevé  que  la  i-'ij:.  2"3.  le  ta|ieluni  et  les  couches  sairillales  du 
segment  postérieur  de  la  couronne  rayonnante. 


294 


A.NATUMIK    DKS    CE.NTItES    NERVEUX. 


avec  les  libres  conimissurales  calleuses  et  avec  des  libres  de  projection  corticale. 
Ce  cas  permet  de  déterminer  le  trajet  et  l'origine  corticale  de  la  commissure  anté- 
rieure :  elle  entre  dans  la  constilution  de  la  couche  sagittale  interne  du  lobe  temporal, 
longe  les  parois  exteine  et  inférieure  de  la  corne  spliénoïdale  et  s'irradie  dans  la 
circonvolution  de  l'hippocampe,  y  compris  la  circonvolution  du  crochet  et  l'isthme 
du  lobe  limbique. 


Les  segments  in- 
férieur et  supérieur 
de  la  corne  d'Ammon 
des  mammifères  ma- 
crosmatiques. 


La  partie  inférieure 
du  trigone  : 

l'iinbria. 


Alveiis     intr.ivi'ii- 
trirulaire. 


Trigone  des  mammifères  macrosmatiques.- —  Chez  les  mammifères  macrosnia- 
tiques  le  rhinencéphale  est  très  développé;  la  corne  d'Ammon,  en  particulier,  afferle 
une  disposition  sensiblement  différente  de  celle  de  l'homme.  On  y  dislingue  un  petit  scj- 
ment  inférieur  ou  ventral  qui  occupe  la  corne  sphénoïdale  du  ventricule  latéral  et  ne 
ditïère  que  par  ses  dimensions  de  la  corne  d'Ammon  de  l'homme  et  un  segment  supr- 
rieiir  ou  dorsal  beaucoup  plus  développé  qui  se  i^ecourbe  avec  le  fascia  dentata  au- 
dessous  du  corps  calleux,  recouvre  la  couche  optique  dont  le  sépare  un  feuillet  pie-mérien 
et  atteint  presque  en  avant  l'extrémité  antérieure  du  thalamus  et  la  partie  moyenne  du 
tronc  du  corps  calleux.  Il  forme  la  paroi  interne  du  ventricule  latéral  et  se  soude  sur 
la  ligne  médiane  à  la  corne  d'Ammon  du  côté  opposé. 

De  celle  disposition,  il  résulte  un  agencement  spécial  du  trigone  cérébral  :  le  corps 
du  trigone  n'existe  pour  ainsi  dire  pas,  le  pilier  postérieur  se  continuant  directement 
avec  le  pilier  antérieur;  ijuanl  aux  fibres  extraammoniques  ou  fornix  longus  de  Forel, 
elles  se  groupent  en  un  faisceau  distinct  qui  longe  la  face  inférieure  du  corps  calleux 
et  qui  est  séparé  du  trigone  jiropremenl  dit  par  toute  l'épaisseur  du  segment  dorsal  de 
la  corne  d'Ammon. 

Le  trigone  comprend  donc  en  réalité  chez  les  mammifères  macrosmatiques  deux 
parties  :  l'une  inférieure,  formée  par  la  fimbria,  ïalveus  intra  et  cxti'^ventriculaire  et  la 
puissante  commissure  dn  psalterium  ;  l'autre  supérieure,  constituée  ])ar  le  fornix  longus 
de  Forel.  L'une  et  l'autre  partie  envoient  des  libres  dans  le  sept  uni  lucidum  et  le  fais- 
ceau olfactif,  l'une  et  l'aiitre  coucourenl  à  la  foimation  des  i)iliers  antérieurs  ou  co- 
lonnes (lu  trigone. 

Partie  inférieure  du  trigone  (fornix  inl'erior  de  Kollikerj  :  fimbria,  alveus  intra- 
ventriculaire,  alveus  extraventriculaire  et  psalterium. 

La  fimbria  est  un  volumineux  faisceau  'situé  à  la  partie  supérieure  du  segment  ven- 
tral et  à  la  partie  inférieure  du  segment  dorsal  de  la  corne  d'Ammon.  Elle  ne  recouvre 
pas  le  fascia  dentata  comme  chez  l'homme,  mais  se  loge  dans  le  sillon  opto-strié,  très 
large  chez  les  mammifères  macrosmatiques,  et  recouvre  la  strie  terminale  ou  tœnia 
semicircularis  dont  la  séjiare  IduleFois  la  iavil('(hi  veuliicuh'  latéral. 

Comprise  entre  l'alveus  inliavenli  icul.iiie  et  l'aiveus  extraventiculaire,elle  dépasse  en 
avant  rexlrémilé  antérieure  de  la  couche  opliiiue  et  se  divise  à  ce  niveau  en  deux 
faisceaux  d'inégal  volume,  l'un  transversal,  l'autre  longitudinal.  Le  faisceau  transversal 
est  le  plus  volumineux;  il  se  porte  en  dedans,  s'enchevêtre  sur  la  ligne  médiane  avec 
le  faisceau  homologue  du  côté  opposé  et  forme  avec  lui,  en  avant  du  troisième  ventri- 
cule, la  vaste  et  puissante  commissure  transvers;ile  du  ps(d(('rium  (Pslv,  Fig.  274)  qui 
relie  entre  elles  les  deux  cornes  d'Ammon.  Le  faisceau  longitudinal  passe  en  avant 
du  psalterium  et  constitue  le  fornix  obliguus  do  Honeger;  il  se  porle  oblicpiement  en 
bas  et  en  dedans  dans  l'éiiaisseur  du  septum  Inciduui,  sadosse  au  fornix  longus  de 
Forel  dont  il  se  distingue  facilement  grâce  à  la  jdns  faible  coloration  de  ses  libres  ]iar 
la  laque  hémato.xyliniciue,  puis  il  se  rend  en  partie  dans  le  pilier  anli'rienr  du  Irigone, 
en  partie  dans  le  faisceau  ollaclif  (l'"ol)  de  la  clnison  li  anspareiile  ou  iK'dinicule  du 
septum  lucidum. 

\j\tlreHS  intravenlrirjihiin-  iapiss(\  couinie  son  ncui  riniiii|ue,  la  face  veniriculaire  des 
segments  ventral  et  dorsal  de  la  corne  d'Auinidn  et  forme  la  paroi  interne  d\x  ventricule 
latéral.  Il  contient,  comme  la  fimbria.  des  libres  longitudinales  et  des  libres  transver- 
sales. Les  j)remières  s'adossent  à  la  liuilui.i  (luiil  elles  partagent  la  terminaison  :  elles 
concourent  à  fnnni'r  le  fornix  ohliqui'.  le  |iilii'i'  aiileiienr  du  trigone  et  le  pédoncule  dn 


i;i. 


h  I     l'Kd  I  II.  I  1 1)  N    i)i:    i.'i.i.iiiici.   Cl. Il  lui;  \  i.i. 


2y:; 


iii> 


Il  .iii'~\i' 


i||imi-<Mll.lli's     M'    I  rlicl'lil     (l.ill^     II-    |)S;il|r- 


Srpliiiii  lin  iiliiiii.  I. 
l'iiiiii. 

(,lii;ml  à  ['iilrriisr.rlrdvnilrinihiirr.  il  ni-.ii|pr  r.--.|.,i,r  ,issi-/.  I.iiui-  iln'/  \r>  iii.iiiiiiiilVtrf'S       AIv<mih    oxiravrn- 
inarr..s|ii.ilh|urv  rmiiiui-  mliv  |'.-.-,un'  <lii  f.iM-i.i  JchI.iI.m'I  I;i  liinln  i.i.  S--  lilurs  s'acco-    "•'<:">»"«'• 


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Fir. 


.  27  f.  —  Coiipe  sa^illale  du  cerveau  du  lapin  adulte  passant  par  la  partie  interne 
de  la  couche  optique,  le  tubercule  maniillaire  et  le  ganglion  de  la  cloison. 
Méthode  (Ir  Weigert-Pal.) 

('.  calolle  pédonculo-protubéranticllc.  —  CA,  corne  tlAnniiun.  —  ('c,  corps  calleux.  — 
CG,  commissure  de  (Judden.  —  ('//,  circonvolution  {jrodronnéc.  —  coa,  commissure  anté- 
rieure comprenant  une  partie  antérieure  ou  olfactive  fortement  colorée  parla  laque  héma- 
toxylinique  et  une  partie  postérieure  pâle  ou  hémisphérique.  —  Fd.  faisceau  de  la  calotte 
de  Gudden.  —  FI.  fornix  lonfrus.  —  FM,  faisceau  rétrotlexe  de  Meynert.  —  Fmp,  faisceau 
maniillaire  principal  et  ses  deux  branches  de  bifurcation,  le  faisceau  de  Yicq  d'AzjT  et  le 
faisceau  central  de  la  calotte  de  Gudden.  —  Fol,  faisceau  olfactif  du  trigone.  —  Gh, 
Eranglitm  de  l'Iiabenula.  —  (iSl.  ganglion  du  septum  lucidum.  —  Na,  Xe,  .V/,  les  noj'aux 
antérieur,  interne  et  externe  du  thalamus.  —  NC.  le  noyau  caudé.  —  P,  pied  du  pédoncule 
cérébral.  —  .'l'es,  entre-croisement  du  pédoncide  cérébelleux  supérieur.  —  Po,  protubé- 
rance. —  /'*•/'/,  psalterium  dorsal.  —  l'slr.  psalterium  ventral.  —  PTm,  pédoncule  du 
tubercule  maniillaire.  —  Oa.  tubercule  quadrijunieau  antérieur.  —  Qp,  tubercule  quadri- 
jumcau  postérieur.  —  ^{/Ar/.  substance  grise  de  l'aqueduc  de  Sjdvius.  —  Te,  tuber 
cinereum.  —  Fr/n,  pilier  antérieur  du  trigone.  —  T/t,  thalamus.  —  Tm.  tubercule  niamil- 
laire.  —  VA,  faisceau  de  Yicq  d'Azyr.  —  //,  le  nerf  optique  et  le  chiasnta  dont  la  partie 
postérieure  faiblement  colorée  par  la  laque  hématoxyliniiiue  appartient  à  la  commis- 
sure de  Gudilen.  —  ///.  nerf  moteur  oculaire  cuminun. 


lent  à  la  timbria  et  atteignent  l'extrémité  antérieure  de  la  couche  optique  où  elles  s'in- 
tléchissent  en  dedans  et  entrent  dans  la  constitution  du  psalterium. 

Psalteriitm. —  On  comprend  sous  le  nom  de  paaltcrium  toutes  les  libres  comniissu- 
rales  du  trigone;  dejmis  Ganser  on  y  dislingue  un  feuillet  antérieur  ou  ventral  et  un 
feuillet  jtostérieur  nu  doisnl.  séparés  l'un  de  l'autre  par  toute  la  longueur  antéro-posté- 
rieure  du  segment  doisal  de  la  ccumh'  (r.\mmon.  l.o  feuillet  antérieur  ou  ventral,  insi- 


Psalterium. 


206  A.XATOMIE    DES    CENTRES    NEllVEUX. 

gnifiant  chez  l'homme,  atteint  chez  les  mammifères  macrosmatiques  un  développement 
considérable;  il  constitue  le  psalterium  proprement  dit,  connu  encore  sous  le  nom  de 
Lepsalteriumven-  psalterium  ventral,  feuillet  ventral  du  psalterium  {Ga.nser\  de  commissure  ventrale  des  cornes 
tral  de  Ganser.  ^fAmmon  (KoUiker). 

\.e  psalterium  ventral  (Psly,V\g.  273)  reçoit  ses  fibres  de  la  timbria,  de  l'alveus  intra- 
ventriculaire  et  de  l'alveus  extraventriciilaire  ;  il  reçoit  en  outre  quelques  fibres  com- 
missurales  du  fornix  longus.  0.  Vogt  a  montré  que  les  fibres  de  l'alveus  extraventricu- 
laire  occupent  la  partie  ventrale,  les  fibres  de  la  fimbria  la  partie  antéro-inférieure,  les 
fibres  de  l'alveus  intraventriculaire  la  partie  antéro-supéricure  du  psalterium  ventral. 
Le  psalterium  dor-  Ee  feuillet  postérieur  ou  dorsal  ou  psalterium  dorsal  (Psld)  occupe  chez  les  mammi- 
^a  f.c  (.anscr.  fères  macrosmatiques  comme  chez  l'homme  la  partie  ventrale  réfiéchie  du  bourrelet 

du  corps  calleux  ;  il  est  séparé  de  la  partie  dorsale  du  bourrelet  par  le  fornix  longus. 
Ni  la  (imbria,  ni  l'alveus  extraventriculaire  ne  lui  abandonnent  de  fibres;  il  n'en  reçoit 
que  de  l'alveus  intraventriculaire,  du  cingulum  et,  d'après  Honegger,  de  la  lame  mé- 
dullaire superficielle  du  subiculum.  Les  fibres  de  l'alveus  intraventriculaire  longent  la 
paroi  interne  de  la  corne  spliénoïdale,  au  voisinage  du  bourrelet  du  corps  calleux, 
puis  se  rendent  dans  le  psalterium  dorsal.  Ees  fibres  du  cingulum  perforent  le  corps 
calleux  et  arrivent'  au  psalterium  dorsal  en  longeant  la  voûte  du  ventricule  latéral. 
Quant  aux  fibres  de  la  lame  médullaire  superficielle  du  subiculum,  elles  traversent 
sous  forme  de  gros  fascicules  toute  l'épaisseur  de  l'écorce  du  subiculum,  atteignent 
la  cavité  ventriculaire  et  arrivent  au  psalterium  dorsal,  soit  en  longeant  l'alveus  (paroi 
interne),  soit  en  longeant  le  tapetum  (paroi  externe)  de  la  corne  spliénoïdale. 

Un  certain  nombre  de  ces  fibres  après  avoir  traversé  le  psalterium  dorsal  se 
rendent  dans  la  corne  d'Ammon  du  côté  opposé  et  représentent  de  sinii>les  fibres  com- 
missurales  reliant  deux  régions  symétriques  des  cornes  d'Ammon.  D'autres  deviennent 
longitudinales  et  se  continuent  dans  le  fornix  longus  homolatéral  ou  controlatéral. 
Elles  relient  par  conséquent,  par  l'intermédiaire  du  psalterium  dorsal  et  du  cingulum, 
la  corne  d'Ammon  d'un'^côté  au  gyrus  fornicatus  du  côté  opposé,  et,  par  l'intermédiaire 
du  fornix  longus,  la  corne  d'Ammon  d'un  côté  aux  régions  antérieures  du  rhinencé- 
phale du  côté  opposé  ou  du  même  cùW'. 

l'artic  supérieure  Partie  supérieure  du  trigone,  fornix  longus  (Eorelj,  fornix  superior  (KôUiker), 
■lu  trif^onc  ou  fornix    faisccau  arquc  du  scptum  (Bogenhundel  des  Septum  [Ganser]). 

Le  fornix  longus  forme,  de  cluuiue  côté  de  la  ligne  médiane,  un  faisceau  aplati  et 
compact  de  fibres  foricmentcolorées  par  la  laque  hématoxylinique  ;  il  occuite  d'abord 
l'intervalle  qui  sépare  la  partie  supérieure  de  la  partie  réfléchie  du  bourrelet  du  cor])S, 
calleux  (El,  Eig.  27't),  longe  ensuite  la  face  inférieure  du  corps  calleux  qu'il  sépare  de 
la  corne  d'Ammon,  puis  du  psalterium  vcnlrai,  et  se  continue  en  partie  avec  les  fibi-es 
du  septum  lucidum,  en  partie  avec  celles  du  pilier  ant(''rieur  du  trigone. 

Ses  fibres  sont  d'origine  ammonique  et  extraammonique.  Les  fibres  ammoni(iues 
proviennent  dcï  l'alveus  intraventriculaire  etde  lalame  médullaire  supiu'licielle  du  subi- 
culum voisin  du  bourrelet  du  corps  calleux.  Elles  appartiennent  dans  une  jiarlie  de  leur 
trajet  au  psalterium  dorsal,  puis  serecourlicnl  dans  le  fornix  longus  du  même  côl('.  D'après 
Honegger, quelques  fibres  iraient  dans  le  l'ornix  longus  croisé,  fait  nié  par  KoUiUer. 

Les  fibres  extraammoniques  décrites  par  Forel,  puis  par  Ganser,  Honegger,  Mayer 
Edinger,  etc.,  proviennent  du  cingulum  et  du  gyrus  fornicatus  ;  elles  perforent  la  partie 
(lorsah;  du  bourrelet  du  corps  calleux  et  se  conlinu(Mit  entre  les  deux  feuillets  du  bour- 
relet av(;c  le  fornix  lonijus  du    mêiur  rôle-. 

1,0    fornix    lon^'iis 

(les  mammifères  ma  |^(.  fomix   loiioiis   (Ics    mil  111  luifcrcs  imicrosmal iqucs  (lilVère  donc    du 

crosmali<|ues    con-     -  .        ,  i        m  i  •  i  r»  i  •  i 

tient  (les  libres  ani-  fomix  loiîgus  do  J  lioiTimo  par  le  contiiigeiu  dos  libres  iinimoinques.  Le 
par""'"'ir  logmc'n^  fomix  loiigiis  de  l'Iiommo  110  ('OUI |)rond  quo  dos  iiliros  oxlraaiiinioiiiqnos, 
-lorsai  (le  la  corne   ^e  «ui   lient  évidciiuiioiil  au   polit  dévoloppoinenl  de  la  coriio  d'Aninioii 

"l'Ammon.  ^  i  i  i 


lonjîus. 


iii;i;i>    hi:   l'iin  i  i;i  rin\    iii:   i  ■noiui;   (  i  luitii  \  i.i;,  2'.)7 

cl     ;"l    rilIl-rlICC    ilr    ->M|l     v,.-llli'lll     i|n|-~;i|.    ('.Iliv     ri|(i|limr.     1,1     coirir    il    AllllllMll 

«>n\  oie  ItMlIcs  se-,  lilno  iliiii^  h-  coiji^  du  lii^niic.  i-l  c'csl  <l;iii>  le  ri)f|i>, 
lin  Iriuitnc  mriiii'  (|n  .'llr^  se  lii^idii nciil  ;i\cc  les  lihr'cs  ('\li;i;miiii(>iii(jiU's 
lin  Inriiiv  l(iiimi>.  (!lir/  !(•■>  MLininiifri  ••■^  iii;iri(i^iii.i  I  i(|  iir-,  le  ((kii-iIii  tn- 
i;iiiir  it"i'\i^lc  |iiiiir  ;iin>i  iliic  |i.i-^.  cl  Ir  iMiiiix  jonmi^  rsl  lionli'  en  iiili*. 
|(inL:n('  i-li'inliir  p.ir  Ir  ^c^nicnl  il(ir->;il  ilc  l;i  idiiir  il'A  m  mon  .  ilonl  ses 
lilno  le  iciirniriMil .  (jne  |>;ir  l;i  |MMisr('.  ■>iir  l.i  ri)ii|M'  ^;iuill;il<'  <ln  hipin  on 
r;ini<'nr  l.i  mi  ne  d' Aninion  rn  Jin'irn'  ilc  l'in'oii  ;'i  phu'cr  ji-  |)--;i  I  Icrin  ni  \cn- 
li;il  an  ilr-^-^nn-^  lin  --picninin,  m  l'-liranl  le  rinp'^  du  liiuonc  indinicn- 
lairr;  ce  di'inirr  ^c  >ii|)i'i|KiM'ia  an  l'iunix  inni^n^  ri  on  olilirndra  ain>i  la 
di--|to>il  ion   ini-smliM'   |iar  le  ccrNi'an  linniain. 

Pilier  antérieur.  —  Le  pilici'  aiilnicur  du  liiL'unc   icidil  ses  lilin-s   dr   la  (iinhiia,       l'ilioranit^Tioiir  riu 
de  l'alvous  iiiLra  l't  oxlravciitiiculain-  (roriiix  (ddiquiisi  cl  du  foiiiix  lonj,'Us.  En  passant    tn^-"""'. '^a  consutu- 

'  '  .  .       tion.  SOS  rapports  en 

en  arrièiv  di'  la  coimnissurr  aut(Mi('ur(\  il  altandouuciait,  ipiehiuês  fasidculfs  au  tœnin    particulier  avoc   \p 

semich'cularis  {\\it\  d'.\/yi-,  Scrn-s,  IloucL'ucr,  Ad.  Mcvit.   nii's   par  (iudden)  et  au  tœnia    '•'''"■''  'halami. 

thalami  (Arnold,  l.iMnrl,  I|oiii'i:(m,  Ad.   .Mcyer,  Edinger).  (les  dernières  iHabliraient  une 

connexion  enire  la  curm'  irAnnuoii  il  lo  ganglion  de  l'iiabcnida  {fibres  corlico-hahenu- 

/ar/s  d'Edingei).  Leur  exislence  a  élt-  iiit'-e   chez  les  mamnufères  par  Meynert,   Gudden, 

Ganser.  lUnnin,   0.  Vogt,   et    chez  l'honime   par  V.  Monakow.    (iudden   a  montré    que 

l'alropliie    niènie  totale  ilu   pilier  antérieur  s'accompagne  d'une  intégrité  parfaite  des 

driix  Uenia  Ihalami,  el  0.  Vogt  ('nn'lliode  de  Marchi)  a  constaté  que  ceux-ci  ne  dégénèrent 

pas  après  la  section  du  Irigone  au-dessous  du  corps  calleux.  D'après  ce  dernier  auteur, 

l'S  fibres  qui   send)lent  relier  le  pilier  antérieur  au    ta'uia  thalami  appartiennent  au 

laisceau    sppto-tlialaniique  (Voy.    p.    26o).   Notre   cas  Chab   (Fig.  26G    à    272,  p.    28"j) 

n'est  pas  non   plus    en    faveur  de    l'existence  des    fibres    cortico-habenularis  reliant 

la  corne  d'Ammon  à  l'iiabenula  par  l'intermédiaire  du  trigonc  et  du  ta'nia  Ihalami. 

Comme  chez  rhomnie,  le  pilier  antérieur  des  animaux  macrosmatiques  traverse  le      sa  terminaison 

lid)er  cinercum  et  se  porte  vers  le  tubercule  mamillaire;  mais,  contrairement  ù  ce  que    dansietuberculema- 

l'on  observe    chez  l'homme,  un  petit  nombre  de   fibres  se  terminent   seules  dans  les 

noyaux  externe  et  interne    Honegger,  (-ajal,  Kolliker,  Vogt)  do  ce  tubercule  et  dans  la 

-ulistance  grise    avoisinante  iKidliker,  Vogtj.    Le  plus  grand  nombre  se  coude,  décrit 

une  sorte  de  genou  et  ne  fait  que  traverser   le   tubercule   mamillaire  pour   se  porter 

ensuite   dans  la   calotte  pédonculo-prolubérantielle  du  même  côté,  et  surtout  du  côté 

opposé',  i.e  faisceau  direct,  le  plus  petit,  entre  dans  la  constitution  du  pt'doncu/e  du  tuber-      ses   connexions 

riilc  iniiinilluirc  (Honegger,  Vogt)  dont  il  partage  la  terminaison  (Voy.  Pédoncule  du  tuber-    avec  le  pédoncule  du 
..1  11    •  ■^r\t\   I      ^-    ■  -Il  I         •  '1  •  1  1     tubercule nianiillairo 

cule  niainiiuurc,  p.  302).  Le /«isct'rt»  cctxst' le  plus  volummeux  S  entre-croise  au-dessus  et    ,      ,    ,  .     , 

'  '  1  ilirect   et    croise    et 

en  arrière  du  tubercule  mamillaire   avec  des  libres  homologues  du  côté  opposé.  Une    avec  l'enirec-roise- 
pi'tite  partie  concourt  à  former  la  capsule  du  tubercule  mamillaire   interne  croisé,  s'y   sèment    sous-thala 
termine  ou  se  continue  dans  le  faisceau  mamillaire  principal  de  Kolliker  et  dans  le  fais-   '""J""  1'°^ 
d'au  de  la  calotte  de  Gudden  (Vogt).  I,a  plus  grande  partie  entre  dans  la  constitution  de 
Ventre-croisement  sous-thulamiquc  postérieur  (Forel,  (ianser,  Schnopfhagen,  V.  Monakow, 
Vogt);   quelques  fibres  se  terminent  dans  la  substance  perforée  postérieure  (Kolliker, 
Vogt  ;  d'autres  entrent  dans  le  pédoncule  du  tubercule  mamillaire  croisd  (Honegger,  Vogt). 
Les  libres  croisées  du  trigone  sont  toujours  faciles  à  reconnaître  parmi  les  autres  fibres 
de  l'entre-croisement  sous-thalamique  postérieur;  elles  se  groupent  en  effet  en  gros 
fascicules  compacts,  fortement  colorés  par  la  laque  hématoxylinique. 


298 


A.NATOMII-:    DES    CENTRES    NERVEUX. 


TUBERCULE    M  AMILL  AIRE    —  F  AIS  CE  AU    DE    L  A  C  A  L  OTT  E    F  AI  S  CE  AU 
DE   VICQ-DAZYR.    PÉDONCULE    DU    TUBERCULE    MAMILLAIRE. 

Le  tuberciilo  mamillaire  comprend,  comme   Gudden  l'a  bien  montré, 
deux   ganglions  :  l'un  interne,  l'autre  externe  iTni,  Tml,  Fig.  273).  Le 


FiG.  27."i.  —  Les  gaiif^lions  interne  et  externe  du  tul)ercule  mamillaire  de  l'hoinmo  rt 
les  connexions  du  ganglion  externe  avec  le  pilier  antérieur  du  trigone.  —  Coniu' 
oblique  en  liaut  et  en  avant  parallèle  au  plan  du  prdoncule  cérébelleux  supérieur. 
Méthode  de  Wei^ert-I'al. 

F,  clianip  (le  Forel.  —  /Te.  faisceau  du  luhcr  fincrcuni  de  (iiuldcii.  —  l'iT/i.  pcdnncult' 
inIV'ro-inIcrno  du  tlialauuis.  —  .SV/c,  substance  grise  centrale  du  troisième  veulricule.  — 
Tf/a,  pilier  ;iiitérieur  du  trigone.  —  Tni,  ganglion  interne  du  Inhcrcule  niaïuillaire.  —  Tml, 
ganf.dion  externe  du  tubercule  mamillaire.  —  VA.  faisceau  île  \ic(|  d'A/yi'.  ou  |)ius  exac- 
tement le  tronc  d'origine  de  ce  faisceau  (ou  faisceau  mamillaire  principal.  —  17',  voie 
pédoncidaire.  —  1:1.  troisième  ventricule. 

i.<! ganglion  interno    ganglionou   uoyaii  inlcriic  l'orme  la   partie  principale  du  tubercule   ma- 

(lu  tubercule  maïuil-      _'ii     •        .      ''     i  i-i  i    '    •  •  ••   v         -ii*       >i  i       i- 

millaire;  c  esl  un  petit  amas  spli(Mi(|U('  (|ni  mesure  .).r)  millimètres  de  dia- 
niMre,  fait  saillie  dans  respac(>  oplo-ix'doucnlairc  (>l  concourt  à  former 
le  jtlanclicr  du  troisirinc  Ncniriciilc.  Il  esl  s(''|>ar(''  de  la  caxib'  venlricu- 
laire  par  la  snbsiance  grise  cenlrale,  niiiice  sur  la  lign(>  médiane  el  à  la 
j)arlie  inlerne  du  ganglion  interne,  beaucoup  plus  épaisse  au-dessus  de 
ce  ganglion.  Une  ca[)snle  de  libres  plus  épaisse  à  la  partie  supérieure  et 


lairo  donne  naissaiicn 
au  faisceau  mamil- 
laire iirimipal. 


iiiiitis   m-,    l'Ud  1 1  (  I  iM  N    hi    I    KCditci;  f:i:i;  i.iiii  M.i;.  i'M) 

lllIcl'IH-     rnilnilic     rolll  |i|i|cilli'll  I     ri     le    sr>|i;i|T    i\r    \;\     -1 1  I  )s|  ;i  ncr    ;^li-'i'     (TU 

[y;t\i'    (lll    I  nii>|riiii'    \  c  1 1 1  I  h  '  1 1 1 1  •    il    ilii    -;niL;lli'|)    n\\    ||ii\;ill    cxlcllic    illl    llllx'l"- 

enlc   iii.iiiii  I  l;ii  n'.    I.''   u;iiii;lioii   mi    iiii\;iii   rxiciiic.  Ijciiicoiiji   |)Iii^   |i''lil,  <'^l 

I)\  lirol'iiic.    liic^llir     1.71     lll  il  1 1  llirl  II-    de     IoIil:    -HI'    ^),\'2    di'     l;ir;^c    et     urc|i|,c         |,,.    t,'fniKli"n    "t- 
,  .  ,   .  ,  1  •  •      r  1  1    •  I  I         'f riH*  r<!';iMl  In  iiilinr 

la  |i;irli('  ;iiin'i-(i  Nii|M'iM  ex  Iciiic  du  u;ini:lioii    m  1er  m-  sur  li'(|url  il  ■>(•  uioiih-    ;i„t,;ri,,,ir  <iii  iriKono 

(Ml     UrUt'T.ll.     m.lis    .I(.UI     Ir    MMMIV     une     Cuii.Im-    plu-    ( KHII-     ('luisM!    dr     '••  '"'m'-l  Ir,  ,„-.,|„n<:ulo 

liluTs  (|iii  ,1  |i|i,irl  icil  lii'ii  I  ;i  l;i  C'iiisulr  de  i-r  ii()\;iu.  Ihilis  (|iirl(|il('S  (•■,\^  ndii- 
li\('iii('iil  r;ii('>,  le  imMiu  cxlcnic  l'iiil  s,iil|ic  ;i  |;i  hii-cdii  (crxciiii  d;ius  le, 
I()s;iiii;t'  o]>|o-|)tMl(>ii(ui;iir(',  cl  un  sillon  |)hi>  ou  iiiniu-.  luoloiid  le  srpare 
;il(»rs  du  novau  iulcrnc.  Le  iii)\;iii  cxlci'iic  (■>!  eu  ia|i|M>rl  imi  dcdiors  avec 
la  |i;irlit'  iiilciiic  du  pied  du  |)('d(iiiciil('  (■('■i'id)r;i  I ,  du  corps  de  Liivs  id  du 
l;iis((Mu  Iciiticiilairc  de  l'dnd  ;  dans  l'espace  ctuiipris  eiilre  le  noyau 
c\leiiie.  le  piiMJ  (\\\  pcdoiiciile  cendiral  cl  la  sui'face  du  Inher  ciiicreum.  on 
ln>u\c  un  pelil  amas  uaniilioniiaii'c  ovoïde,  à  jirand  axe  vei'lieal,  li'  hilicr- 
cnle  mamilldirr  (irrcssniri'  iTma,  V\^.  2."Ji.  33'{i. 

\.Q  gaufilion  inleiTic  conlieni   des  cellnles  Iriangulaires  ou  éloilées  de      structure  de  ces 

I  I  .^A  '    'ja  1      '         •  i-«  17-       o-e\     I  ganglions. 

volume  nioven,inesuranl  2(1  a  .iO;'.  cl  i-eniiies  en  pet  il  anias'  big.2/o);  leurs 
dciidrilcs  ('pilleuses  cl  ri(dicmcii[  arl)oris(''es  piM'seiilcn  I  eu  i;(;ii(''!'al  une 
(lirccli(Mi  ar(|uee  el  rappcilcnl  pai'  leur  aspect   les  cellules  do  Tolive  C(''r(''- 

lielleuse  ou   luiiltairt»   i  l\()lliker).   Les   cellnles   dn   j;anf;lion    externe    sont  ( 

licaucoup  plus  \oluinineuscs  el  mesurent   '-V.')  à    i.'i  ;j.;  elles    sont    fusilor-  » 

mes,  présenlent  de  longues  dendriles  peu  ramiliées  et  sont  assez  analo-  ; 

unes  aux  cellules  éloilées  du  thalamus;  elles  envoient  leurs  cylindres-axes  > 

dans  le  pédoncule  du  tubercule  mamillaire.  Le  ganglion  externe  reçoit 
les  fibres  terminales  du  pilier  antérieur  du  Irigone,  le  ganglion  interne  ^ 

donne  naissance  à  un  volumineux   faisceau  qui  représente,  comme  l'ont  T 

moidi'é   les  recherches  l'écentes    de   (lajal   (ISÎJ.'ii  et    KciUiker     IISOG),   le  ^ 

Ironc  commun    du    iaisccau  ^\q  la  calolte  et  du  faisceau   do  ^  ic(|  d'Azyr.  D 

Avec  K(')llil\er.  nous  d(''signerons  le  tronc  d Origine  commune»  au  faisceau  -s 

de  Vic(|  d'A/.yr  et  au  faisceau  de  la  calotte  sous   le  nom  de  falsceiiu  ma-  > 

//////(ilrr  pri/iripr/l  iÎRsclciûws  mamillai'is  princeps,  Kolliker).  ij 

J 

Faisceau  mamillaire  principal  (Fmpi.  —  Ce  faisceau   tire  son  origine      Faisceau   mamii- 
des  cellul(>s  dn  noyau  interne  du  tubercule  mamillaire  et  de  sa  capsule  de   '«""o  p"'"^'!'-»'- 
libres,  et  apparaît  à  sa  partie  postéro-supéro-interne  sous  l'aspect  de  trois 
à  quatre  fascicules  nettement  distincts  (|ui  se  réunissent  bient(')t  en  un 
faisceau  épais  arrondi  o\  comj)act  iFig.  202  .  Il  se  dii'ige  ensuite  obli(juc-      son  najet. 
ment  eu  haut,  en  (hdiors  el  en  arrière,  et  traverse  la  substance  grise  cen- 
Irale  du  troisième  ventricule  au  voisinage  de  la  substance  i)erfoi"éo  posté- 
rieure,  })uis  entre  dans  la   l'égion  sous-thalamiquc  de  Forel  iFig.  277). 
Situe''  d'abord  en  arrière  du  pilier  antérieur  du  Irigone  (Tga),  en  dedans 
du  pédoncule  du  lubcrculo  mamillaire  iPTnii,   en  avant  de  rentre-croi- 
sement sous-lhalamique  postérieur  de  Forel  (cF''),  le  faisceau  mamillaire 
principal   se  place  ensuite  en  dedans   de  l'anse    lenticulaire  et  du  corps 
de  Luys.   Ihms  la  région  sous-lhalamique,  à  la  hauleiir  du  coi-ps  de  Luys 


300 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


Ses  deux  branches  et  (Ic  la  pai'tic  veiitrule  du  thalamus,  il  se  bifurque  en  deux  faisceaux  do 
volume  inégal .  dont  l'un  se  termine  dans  le  tubercule  antérieur  de  la 
couche  optique  et  constitue  le  faisceau  de  Vicq  d'Azi/r  (VA),  et  dont 
l'autre,  mal  délimité  du  champ  de  P^orel,  se  rend  dans  la  calotte  pédon- 
culaire  et  représente  le  faisceau  de  la  calotte  de  Gudden  i^FcG). 

Le  faisceau  do  Vicq  d'Azyr  et  le  faisceau  de   la  calotte   de   Gudden 

naissent  donc  d'un  tronc  commun 
et  ne  constituent  pas,  comme  on  le 
croyait  depuis  Gudden,  deux  fais- 
ceaux indépendants  se  terminant 
dans  le  tubercule  mamillaire.  Ce 
fait  est  surtout  manifeste  chez  les 
mammifères  inférieurs! rat.  souris, 
lapin  )(  Fig.47  i  et  276  ).  où  le  faisceau 
de  la  calotte  de  Gudden  l'emporte 
par  son  volume  sur  le  faisceau  de 
Vicq  d'Azyr. 


Le  faisceau  de   la 
calotte  de  Gudden. 


Son  trajet. 


Sa  terminaison. 


Faisceau  de  la  calotte  de  Gudden 
[fasciculus  ter/menio  -  nuimillaris 
Kr)lliker)FG.  Fig.  274,  277  et  252). 
—  Chez  le  lapin,  la  souris,  etc.,  le 
faisceau  de  la  calotte,  mieux  déli- 
mité que  chez  l'homme,  se  porte  en 
arrière,  en  bas  et  en  dedans,  et 
pénètre  dans  la  calotte  du  pédon- 
cule cérébral.  II  passe  au-dessus  du 
noyau  rouge,  entre  dans  la  consti- 

ciellcs  ;f, SCS  cellules  étoilccs  dont  loi-yliiulre      tution  de   la  [)arlie  postérieure  et 
axe  se  continue  avec  une  fibre  du  faisceau 


FiG.  270.  —  Coupe  sagittale  du  noyau  in- 
terne du  tubercule  mamillaire  de  la  souris 
nouveau-née.  (D'après  Cajal,  ISDG.) 

A,  noyau    interne    du    tubercule    ni.unil- 
laire.  —  h,  ses    cellules   fusiformes  super/i- 


mamillaire  principal.  —  li,  faisceau  mamil- 
laire i)riucipal  au  tronc  d'origine  conmmn  au 
faisceau  de  Vie»]  d'Azyr  (V)  et  au  faisceau  de 
la  calotte  de  Gudden  (C).—  D,  faisceau  de  la 
capsule  du  tubercule  mamillaire;  ^/,les  bran- 
ches collatérales  (lu  faisceau.  —  Yi',  commis- 
sure interinamillaire.  —  /•',  réf,Mon  inlérieure 
du  noyau  interne  du  tubercule  mamillaire. 


interne  de  la  capsule  de  ce  noyau, 
se  place  en  avant  du  faisceau  lon- 
gitudinal postérieur,  lui  envoie 
(juelqui^s  libres  d'après  Kolliker. 
puis  s'enchevêtre  avec  les  libres  du 
pédoncule  cérébelleux  supérieur 
an  nn)mentde  leur  (Ml Ire-croisement 
et  se  termine  dans  un  j)elit  amas  ganglionnaire,  situé  de  chaque  côté  du 
raphé,  en  avant  du  faisceau  hnigilndinal  postéi'ieur  :  le  (jfOK/lion  jirofond 
de  la  ((ilolle  de  Gudden{(\{j\\,  Fig^.  252).  Chez  l'homme,  le  trajet  (>t  la  ter- 
minaison dans  la  calotte  |)édoncnlaire  du  faisceau  de  la  calotte  de  (îndden. 
soupçonné  et  ligure  par  Vic(|  d'Azyr  (IM.  XXXI),  ne  peuvent  être  élucidés 
par  la  méthode  des  coupes  microscopiques  sériées  :  dès  la  bifurcalion  du 
faisceau  mamillaire  princi|)al,  le  faisceau  de  la  calotte  s'adossant  en  elVet 
au  faisceau  thalainiijue  el  au  cliam|>  de  h'orel  <  l''ig.  277  i. 

Ces  connexions  sont  faciles  à  suivre  sur  les  coupes  Ncrlico-lrausver- 


I  ||!Iti:<     hi:     l'Iin.ll  (   Tln\     I»|'.    I,   IMldlICK    C,  I  ;  Il  11  II  M  A  LF'). 


:h)1 


-.;il("-  cl  Siiuillalcs  -.rTicCN  nu  Inn  \nil  licl  tclili-lll  se  (|c|;i(||rr  de  ri-xln'-iiiili' 
jlllli'ririirr  iln  clillini)  ili-  l'nirl  (|  lli'|(|iirs  r;i^ci(lllr-,  (|iir  I  nii  |)('lll  Miivrc- 
jii-^(|iir  (l;iii--  II'  IiiIhtciiIc  iii;iiiiill;iiri'     l'i::.2/7  . 

Faiscenii  do  Vic(i  d'A/.vr,  N  A.        I.<'  tiii^ccm  df  \'i((|  d'A/A  r  crju^liliic      i.ria,s.,.au.i..  vk-i 

'lAzvr. 


li  u 


FiG.  ni.  —  \a'  [lilirr  auh'iii'Ui'  tlii  Iriqune,  ses  coiiiiL'xioiis  avec  le  liilicrciili'  iiiaiiiillaire 
et  le  pédoncule  de  ce  tubercule.  —  Le  faisceau  mamillaire  principal  el  sa  division 
en  faisceau  de  Vice]  d'Azyr  et  faisceau  de  Gudden.  —  Coupe  sagittale  passant  en 
dehors  de  celle  de  la  fig.  2G2.  Mi'lliode  de  Weigert-Pal. 

r.V,  coiimiissuro  de  Mcyiurt.  —  C.Y/Î.  capsule  du  no-^au  rouf;e.  —  coa,  commissure 
antérieure.  —  c/-',  ontrecroiscincnt  sous-llialamiiiuc  postt'ricur  de  P'orel.  —  FcG,  faisceau  de 
la  calotte  de  Gudden.  —  /•'.)/,  faisceau  rétrollexe  do  Meyncrt.  —  Fmp,  faisceau  manullaire 
principal  et  ses  deux  branches  de  bifurcation,  le  faisceau  de  Vic(|  dWzyr  t'.l  et  le  faisceau 
de  la  calotte  de  (ïuddea  J'cG.  —  f'Tc,  faisceau  du  tuber  cinereuin  <le  (judden.  —  Lu,  locus 
niger.  —  .Y/{.  noyau  rouge.  —  CSIi,  sa  capsule  de  fibres.  —  /'.  pied  du  [X'doncule  cérébral. 
—  Fo.  protubérance.  —  PTi»,  pédoncule  du  tubercule  manullaire.  —  PSI,  pédoncule  du 
septum  lucidum.  —  Te,  tuber  cinereum.  —  /Te.  faisceau  du  tuber  cinereum.  —  Tf/a.  pilier 
antérieur  du  Iriirone.  —  Tmi,  noyau  interne.  —  Trnl,  noyau  externe  ou  latéral  du  tuber- 
cule mamillaire.  —  l'.l,  Taisceau  de  Vicii  d'.Vzyr.  —  //,  bandelette  optique  sectionnée  sur 
les  parties  latérales  du  cluasma.  —  ///,  nerf  moteur  oculaire  counuun. 


(lie/  riiommo  un  faiscoau   volumineux,  compact  et  serrr.  foimr  {\e  Hues 
libres  parallèles. 

A  son  origine  dans  la  réi;ion  soiis-lhalami(jue  de  Forei,  au  niveau  du 
point  de  liifurcalion  du  faisceau  nuuuillaire  principal  l'^ig.  277  i,  le  fais- 
ceau de  ^  ic(i  d".\/yr  est  adossé  à  la  partie  antérieure  et  interne  du  fais- 
ceau tlialaini(|ue  de  Forel  avec  lecjuel  il  semble  se  confondre  coniplèt(>- 
menl.  Il  s'en  dégage  très  rapidement  (i'^ig.  310  i,  traverse  de  bas  eu  liant 
el  un   |)i'u  de  dehors  en  dedans  re\tr(>niil(''  nnli'rieui'e  du   iiovau  externe 


302  AXATOMIE    DES    (".EMUES    NERVEUX. 

Sa  terminaison   d II  tlialamus,  passG  011  arrière  du  pédoncule  ini'éro-interne  do  la  couche 

dans  le  noyau  antc-  .  ,  i-^-rri  \  •  i  '  i  •!•  i'    •  J       i    ■  '  t^*         f»»\ 

rieur  de  la  couche  optiquo  (Fil h)  qui  ic  separc  du  pilier  antérieur  du  trigone  (voy.  rig.  4o), 
"P"'!"*"-  on  dehors  de  la  lame  médullaire  interne,  et  croise  les  fibres  radiées  du 

pédoncule  anlériour  de  la  couche  optique  (Fig.  253  et  2o4  .  Arrivé  dans  la 
région  thalamique  supérieure  (Fig.  3 1 0  ).  le  faisceau  de  Yicq  d'Azyr  s'infléchit 
en  avant  et  on  dedans,  s'élargit  en  entonnoir  et  embrasse  le  noyau  anlé- 
riour do  la  couche  optique  dans  lequel  il  pénètre  en  s'irradiant  et  dans  lequel 
il  se  termine  par  des  arborisations  libres  décrites  par  Kolliker  en  1895. 

On  sait  que  pour  les  anciens  anatomistes,  et  pour  Meynert  on  particu- 
lier, le  pilier  antérieur  du  trigone  et  le  faisceau  de  Yicq  d'Azyr  consti- 
tuaient un  seul  et  môme  faisceau  qui  décrivait  un  8  de  chiffre  dans  le 
tubercule  mamillaire.  Giidden  battit  cette  manière  de  voir  en  brèche  et 
démontra  que  le  faisceau  de  Yicq  d'Azyr  constitue  un  faisceau  complè- 
tement indépendant  du  pilier  antérieur  du  trigone.  Il  dégénère  à  la  suite 
d'ablation  de  l'hémisphère  cérébral,  sans  lésion  concomitante  du  corps 
strié  et  de  la  corne  d'Ammon,  alors  que  le  pilier  antérieur  du  trigone 
reste  intact,  et  il  est  par  contre  intact  dans  les  cas  do  lésions  expérimen- 
tales ou  pathologiques  de  la  corne  d'Ammon  ou  de  section  de  la  fimbria 
qui  entraînent  une  dégénérescence  du  pilier  antérieur  du  trigone  (Cas 
Chab.,Fig.  266  à  272).  Les  recherches  récentes  faites  à  l'aide  de  la  mé- 
thode de  Golgi  confirment  du  reste  pleinement  l'opinion  de  Gudden.  Mais 
tandis  que  Gudden  croyait  que  le  faisceau  de  Yicq  d'Azyr  prenait  son 
origine  dans  le  noyau  antérieur  du  thalamus  et  se  terminait  dans  le 
tubercule  mamillaire,  les  recherches  récentes  ont  démontré  que  le  fais- 
ceau de  Yicq  d'Azyr  se  termine  par  des  arborisations  libres  dans  le 
noyau  antérieur  du  thalamus  et  qu'il  prend  son  origine  dans  le  tul)or- 
cule  mamillaire  par  un  tronc  commun  avec  le  faisceau  de  la  calotte  do 
Gudden. 

Pédoncule  du  tu-         PédORCule  du  tubercule  mamillaire  (Pïm).   —  Le  pédoncule  (hi 

Uerrule  mamillaire.       ,i  i  -il"  "i  i  ri  i*i  i  •!•  j'* 

tubercule  maniiflaire  reçoit  queicjucs  libres  directes  tlu  i)ilior  antérieur 
du  trigone  du  même  côté  (Fig.  277),  mais  il  tire  son  origine  principale 
du  ganglion  externe  du  tui)ercul(^  mamillaire  et  du  tubercule  maniillairo 
accessoire!  I'ig.25i)  ;  clioz  h»  laj)iu(P'ig.  274),  hM'hion,  etc.,  il  roçoitou  outre 
quelques  fibres  du  |)ilier  antérieur  du  liigono  du  cùlé  croisé  quilui  arrivent 
en  passant  par  rentre-croisement  sous-tlialami(|uo  postérieur  de  Forel. 
Ainsi  renforcé,  1(>  pédonculo  du  tubercule  mamillaire  constitue  un  petit 
faisceau  de  fibres  làclies  (|ui  allecle  dans  j'ospaco  iiilorpédonculaire  un 
trajet  sagittal,  occupe  la  |)arlie  superficielle  de  la  calollo.  passe  on  dedans 
du  locus  niger,  entre  la  substance  perforée  postérieure  et  le  pi(Ml  du 
pédonculo  cérébral,  et  croise  les  fibres  du  nerf  moteur  oculaire  commun 
(Fig.  25i-  et  277).  Au  voisinage  du  sillon  |ié(lonculo-prolubérantiel,  il  se 
coude,  change  do  (lii'oction;  ses  libres  divergent,  trav(>rsont  d'avant 
en  aiTière  le  tronc  encéphali()uo  en  foi"niant  les  fibres  radiées  (h;  la  for- 
mation   réticulée.  Ses  librcNS  les  plus  nonibi-ousos  se  portent  on  arrière  et 


i  riitUKS   i>i:   l'iîd  iij  Tin\    i>i-;    I    iicoiicK   ci'.itiii  I!  A  i.K.  :io:j 

II)   ilflliil'-.  |t;i^--iMI  I   rii  ili'ihiii^  (lu  (Miii--  (le  I  .ll\  >,  crni'^cnl  II'--  li  lue-  (le  l'i'iil  l'c  -         Son  trnjot  •Innii  la 
Il  II'  I         I  '         r     I        I  I  Jil'iitn  iKîdonr-iilnirr 

ciiilMMlIt'Ill     --iMi--    I  li:il;illlli|lli'    |in^|riiciir    de    Idicl     cl'      cl     le     Idcii-,     lii^cr;     ,|„  ||ir,jnm«v 

l'Ili'S  |i;is^i'iil    i'ii~~imIi-  .111  (lr-^'>i»ii^  cl    l'ii  (Iclinr^  ilii   iiii\;iii  n»ii;^c     l'i;^.  277 

\i'|-^    la    rcL:i(iii   Jn    niliaii    ilr    in-il    iiiciliaii     l''i;4.    ."î'i,    î'i.   2.")  ,  an  dda    ilr 

lailiu'llr  iinii^    Il  a\(>ii-~  jui    le   --iii\rc  rlnv    riininiiH' ;  (|iic|(|iics  i'iicc>   lihn'- 

s,,,   piirifiil    l'ii    anii'ic   r\    en     dedans.    Iiiiii:riil     la    l'arc    inlcnic   du    tii»\aii 

i,,iii;('    cl     aiii\riil    à    la    ->ii  li^l  ,i  ncc    ^l'i^c    de    ra(|ii(M|iii-   de   S\l\iiis,  cil    lia- 

\cr--aiil  le   lai^d'aii    lniii;ihidiiial  |t(>sl(''ri('ii  r. 

(.lie/    li'^    ma  llllll  i  Icrcs    hds    (|II('    jr    lapin,    (de.      l'i^.   27  i    ,    Ir     |M'd()|iril  le        son   trajet   et  SCS 
,  ,  II-  I  '  I  1'  r      I         r      I  i<!rriiinaison!«  chez  le 

(II!    Iiilici'ciilc    inaïuillairc    cinisl  1 1  iic    iiii    lal-^^(^lll    assez,    cniiiiiacl    (i<iiil     les    |.,j,j„ 

liiti'e--.  loilemeiil  coldii'es  par  la  la(|iie  InMiialow  lin  i(|  ne,  (li\er;^eiil  à  leur 
enlii'e  dans  la  calidle;  une  pallie  de  ce^  lihro  se  |iiir!eiil  en  d(diiii'>,  dans 
le  lix'iis  iiiL;er.  une  aiilro  parlie  cntise  le  l'uhan  de  lîeil  iin'dian,  nue  aiili'e 
enliii  >('pan(Miil  en  l'sciilail  dans  la  réuidii  du  i:anulii'n  in lerpi'don- 
ciihiire,  eiiloiire  le  laiscoau  r(''lrtd1ex(>  de  Meyiicrl  en  dedans  el  en  didiors, 
le  traverse  même,  puis  eroise  reiilre-croisemenl  des  pédoiiciiles  eérélxd- 
len\  •>iiperieni's  en  eoiieonraul  à  Idiiner  les  Jihi'es  anl(''ni-|)()sl(''rieiii'es  de 
la  >nhslaiie(;  lélieiilée  de  la  calotte,  billes  se  terminent  linalenienl  dans 
deii.v  amas  j^anglionnaires  décrits  par  (îudden,  les  ganglions  profond  et 
dorsal  de  la  calotte  (Fig.252).  Le  ganglion  profond,  qni  reçoit  en  outre  des 
libres  du  faisceau  de  la  calotte  de  Gudden,  est  un  petit  amas  ganglion- 
iKiire  de  I  niillimètn»  de  long  sur  0""",o  de  large,  situé  le  long  du  raj)hé. 
immediatemenl  en  avant  du  faisceau  longiliidinal  postérieur.  Il  est  [)r()- 
hahlemenl  riioinologue  du  noyau  central  supérieur  de  l'homme  (Voy.  For- 
mation rt'ticulée,  lit'' partie).  Le  ganglion  dorsal  est  situé  dans  la  substance 
mise  centrale  du  (|uatrièmc  ventricule,  en  arrière  du  faisceau  longitu- 
dinal posh-rieur.  ("/est  un  ganglion  arrondi,  entouré  d'une  capsule  de 
libres,  (jiii  reçoit  un  certain  nombre  de  libres  du  ganglion  interpédoncu- 
laire  (d  duquel  émanent  des  libres  longitudinales  qui  traversent  du  haut 
en  bas  la  substance  grise  centrale  du  quatrième  ventricule  en  formant  le 
l'iiscrdH  longitudinal  dorsol  (dorsales  i.rmgsbiindtd  des  centralen  (Irau 
de  Selinl/), 

inBLIOGllAPIIIË.  —  Voy.  Toiiio,  1,  p.  312.  XVA  et  739.  —  Ukevoh.  Un  thc  course  of 
Ih''  fibcr>i  of  thc.  cinijulum  and  thc  postcrior  parts  of  the  corpus  callosum  and  Fornix  in  the 
Marnwsct  Monkeij.  IMiilos.  Transacl  of  llie  i\oy.  Soc.  Loiulon,  1891.  —  Blimknau.  Z«r 
Entn'irhclnnii^ijeschirlitc  iind  fcineren  Anatomic  ((es  llirnhalkens.  Arcli.  f.  inikr..  Anal., 
1891,  Bd.  XXXVII.  --  MuMM.  l'eher  ein  bisher  nork  seKcn  heobachtetes  Markbundcl  an  dcr 
Ihtsis  des  mensch.  Gehirns.  Arch.  f.  Psycli.,  Bd.  XIII,  1882.  —  Di;  mkme.  Das  Grosshirn  der 
Vô(jel  Zeitsch.  f.  wisseiischaftl.  Zoologie,  Bd.  XXXVIII,  1883.  —  C.vllkja.  La  reijion 
olfatoria.  Madrid,  1893.  —  Cajai..  Apuntes  para  cl  estudio  dcl  liulbo  raquideo  cerebeto  y 
origcn  de  las  nervios  encefaUcos.  V.  Ganijlio  intcrpcdimcalar  de  los  mammiferos.  XII.  Estruc- 
ttira  del  Talamo  optico.  Madrid,  189;).  —  M.  et  -M""-'  J.  Dejkri.ne.  Sur  les  déijénérescences 
secondaires  consécutives  aux  lésions  de  In  circonvolution  de  l'hippocampe,  de  la  corne 
d'Amman,  de  la  circonvolution  godronncc  et  du  pli  l'étrolimbique.  Triijone  cérébral,  com- 
missure antérieure,  faisceau  inférieur  du  forceps  du  corps  calleux,  tapetum  et  faisceau  occi- 
pilo-front'il.  C.  II.  Soc.  de  Biologie,  1897.  —  Dotto  et  Pu^ateri.  Sul  decorso  délie  fibre 


304  ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

del  corpo  culloso  e  del  psalterium.  Rivista  di  Patologia  nervosa  e  mentale,  1897.  fasc.  2. 

—  Edinger.  Ricchapparat  und  Ammonshorn.  Anat.  Anz.,  1893,  Bd.  VIII,  —  Du  mkmk.  Vor- 
lesungen  ûbcr  den  Bau  dcrnervoscn  Centralorf/une  der  Menschcii  u.  der  Thicre,  1896.  —  Du 
MKME.  l'ntersuchnnfjen  ùber  die  Vergleichcndt;  Anatomie  des  Gehirns  l  Das  Vorderhirn. 
Frankfurt,  1888. —  Du  même.  Neiic  Studien  ùber  das  Vorderhirn  der  Reptilien,  Frankfiirt, 
1896.  —  FoREL.  Beitrdge  zur  Kenntniss  des  Thalamus  opticits.  Zurich,  1872.  —  Du  même. 
Untersuchungen  l'iber  die  Haiibcnregion  Arcli.  f.  Psychiatrie,  Bd.,  VII,  1877.  —  GA.^■^ER. 
Vergleichend.  Anat.  Studien  iiber  das  Gehirn  des  Maulivurfs.  Morphol.  Jahrb.,  Bd.  VII, 
1881.  —  Du  MEME.  Ueber  die  peripheren  und  centralen  Anordung  der  Schncrtenfasern  und 
ùber  das  corpus  bigeminum  anterius.  Ai'ch.  f.  Psych.,  Bd.,  XII,  1882.  —  v.  Gudden.  Rei- 
trag  zur  Kenntniss  des  corpus  mammiUare  und  der  sogenannten  Schenkel  des  Fornix.  Arch. 
f.  Psych.,  Bd.,  XI,  1880.  —  Du  même.  Ucber  das  corpus  mammiUare  und  den  sogenannten 
Schenkel  des  Fornix.  Verhandl.  d.  sect.  f.  Neurol.  u.  Psych.,  der  57  Versam.  in  Magde- 
burg,  1884.  —  Du  même.  Gesammelte  u  hinterlassene  Abhandlungen.  herausgegeb.  von 
Grashey,  Wiesbaden,  1889.  —  Du  même,  Ueber  einen  bisher  nicht  beschricbcnen  Nerven- 
faserstrang  im  Gehirn  der  Snugethiere  u.  des  Mcnschen.  Arch,  f.  Psych.  II,  1870.  —  Du 
MÊME.  Mittheilung  uber  das  ganglion  interpedonculare.  Arch.  f.  Psych.,  Bd.  XI,  1880.  — 
HoNEGGÉR.  Vergleichend -anatom.  Untersuchungen  uber  den  Fornix,  etc.  Rec.  de  Zool. 
suisse,  1890,  t.  V.  —  Kollirer.  Ueber  den  Fornix  longiis  von  Forel  und  die  Riechsirak- 
lungen  im   Gehirn  des  Kaninchens.  Verhandl.  d.  Anat.  Gesellsch,  in  Strassburg,   1894. 

—  Du  MÊME.  Hdb.  d.  Gcwebelchre  6'°  Auflage,  1896,  p.  491,  721  et  774. —  V.  Lemiossek. 
Beobachtungen  am  Gehirn  des  Menschen.  Anat,  Anz.  1887.  —  Loenwe.nthal.  Ueber  das 
Riechhirn  der  Saugethierc  Festschrift  zur  69^"  Versamml.  drut.  Naturf.  u.  Aizte  Brauii- 
schweig,  1897.  —  Marchand.  Ueber  die  Enluickelung  des  Dalkens  im  Mcnschlichcn  Gehirn. 
Arch.  f.  Mikr.  Anat.,  1891,  Bd.  .\.\XVII.  —  Martin.  Zur  Entwickelung  des  Hirnbalkens 
bei  der  Katze.  Anat.  Anz.,  Bd.  IX,  p.  Iii6.  —  Au.  Meyer.  Ueber  das  Vorderhirn  einiger 
Reptilien.  Zeitsch.  f.  wissensch.  Zoologie,  LX,  1892,  p.  63.  —  Du  même.  Zur  Homologic 
der  Fornixcommissur  und  des  Septum  lucidum  bei  den  Reptilien  u.  Saugern.  Anat.  Anz, 
X,  n°  1."),  p.  476.  —  V.  Mo.NAivOw.  Einiges  ùber  sec undare  Dégénérât ioncn  im  Gehirn.  Cor- 
resp.  bl.  f.  Schweiz  Aerzle,  1886,  p.  390.  —  Du  même.  Experimentelle  und  pathol.  anat. 
Unters.  iiber  die  Beziehungen  der  sogenannten  Sehsphâre  zu  cUn  infracorticalen  Opticus 
centren  unddem  nervus  opticus.  Arch.  f.  Psych.  Bd.  XVI,  188:1.  — Oxoni.  Ueber  die  Verbin- 
dung  des  nervus  opticus  mit  dcm  tuber  cinereum.  Internat.  Mnnal^;(•ll^.  f.  Anat.  u.  Ilistol., 
Bd.  111,  p.  2'i-7-2'f9.  —  (i.  Retzil's.  Das  Menschenhirn.  Studien  in  der  Makroskopischen 
Morphologie.  Stockholm,  1896,  2  vol.  —  Sachs.  Das  Ilemispharenmark  des  menschlichvu 
Grosshirns.  I.  Der  Ilintcrhauptlappen,  1892.  —  Schnoi'khai.k.n.  BeitrOge  zur  Anatomie  des 
Sehhugels  unddessen  nïuhsfer  Umgebung.  Sitzungsber.  d.  K.  Akad.  der  Wissenschal't.  Wien, 
1877.  —  Serres.  Aiial.  comparée  du  cerveau,  2  vol.  avec  allas.  Paris,  1824-1826.  —  \u\> 
d'Azyr.  Traité  d' Anatomie  et  de  Phijsiologie.  Planches  anatom.  avec  des  explicat.  trc- 
di'taillés.  Paris,  1780-1790.  —  0  VoGT.  Ueber  Fasersijsleinc  in  den  mittleren  u.  caudiden 
Dalkenabschnillen.  Neurol.,  Ceiitralbl.,  lS9."i.  —  Du  même.  Sur  le  faisceau  septo-thalamiqiie. 
Sur  le  pilier  antérieur  du  trigonc.  C.  R.  Soc.  Rio!..  1898,  [i.  -iOli. 


CIÏAIMTIIE    VIT 
(^,A.Nr.LI(>NS    INFRACOin  ICAliX   :    COUPS    STUIK, 

couciii":  oi'Tigi  i<:,  ukcion  sous-optioue 


1.  —  STRUCTURE  ET  CONNEXIONS  DU  CORPS  STRIÉ  ( 

Structure   du   corps    strié.   —   Le   corps  strié,  en  particulier  le  3 
novaii  caiitlé  et  le  pulamen,  [Hvsente  une  structure  très  voisine  de  celle 
(le  l'écoree  ('('rébrale.  Ou  y  trouve  :  1"  des  cellules  nerveuses  et  des  cellules     ccUuios nerveuses.        ç 

iirvi'ogliqties    pl()U<;ees  au  sein   dune    substance  fondamentale  liucmcut  f 

réticulée  et  se  coloi'aut    inleusivemeut  par  le  carmin  ;  2°  des  fibres  ner-  ^ 

veuses  groupées  en  fascicules,  dont   les  uiu's  ne  sont  que  des  libres  de  r 
passage,  et  dont  les  autres  prennent  leur  origine  dans  le  corps  strié  ou 

s'v  leruiinenl.  ' 

a 

1"  Cellules  nerveuses.  —  Les  cellules  nerveuses  sont  pourvues  de  nom-  ' 

breux  prolongements  protoplasmiques  ;  elles  sont  multipolaires,  leur  vo- 
lume varie  de  15  à  30,  50  et  (10  ;j-.  D'après  JMlinger,  elles  se  disposeraient 
en  couches  stratiliées  au  voisinage  de  la  l'ace  libre  du  noyau  caudé  et  de 
la  face  externe  du  putamen.  Les  recherches  faites  par  Marchi,  en  1887,  à 
l'aide  de  la  méthode  de  (lolgi  et  confirmées  par  les  recherches  récentes  de 
van  Gehuchten  (^iSDM)  et  CajaL  189t  sur  les  poissons,  de  P.  Ramon  (  18Ui) 
sur  les  batraciens  et  les  reptiles,  de  Sala  (1893)  sur  les  oiseaux,  de  Cajal 
(1895)  sur  les  mammifères,  de  Kolliker  (1896)  sur  l'homme  et  les  mam- 
mifères, ont  démontré  que  le  plus  grand  nombre  de  ces  cellules  répondent 
au  type  II  de  Golgi  :  elles  possèdent  un  cylindre-axe  court,  qui  s'arborise  ceiiuiosàcyiindn- 
librenieiil  au  voisinage  du  corps  cellulaire.  Ce  sont  des  cellules  tantôt  ^riterveU.cL'' '**^" 
étoilées,  tantôt  triangulaires,  fusiformes  ou  ovoïdes,  de  7)Wijenne  et  de 
petite  {aûXq^,  munies  (le  plusieurs  dendrites  épaisses  et  llexueuses  qui  se 
subdivisent  à  plusieurs  reprises  et  sont  couvertes  d'épines  et  d'aspérités; 

TOME    II.  20 


306 


AXATOMIE    Di:S    CENTllES    NEHVKLX. 


Cellules  à  cylinJre- 
axe  long  et  à  trajet 
descciiiiaiit. 


les  clondiites  sont  d'uulaiil  plus  volumineuses  et  d'autant  plus  étendues, 
plus  flexueuses  et  plus  velues,  qu'elles  appartiennent  à  un  corps  cellu- 
laire plus  gros.  Leur  cylindre-axe  est  fin  et  se  décompose  après  un  court 
trajet,  souvent  irrégulier,  en  une  arborisation  complexe  et  très  enchevê- 
trée. A  côté  de  ces  nombreuses  cellules  de  moyenne  et  petite  taille,  on 
trouve  irrégulièrement  disséminées  dans  le  noyau  caudé  et  dans  le  puta- 
men  quelques  cellules  de  grande  taille,  véritables  cellules  géantes,  à  den- 
drites  amples  et  velues  (Fig.  278),  à  cylindre-axe  épais,  de  trajet 
flexueux,  non  revêtu  d'une  gaine  de  myéline  et  qui  se  termine  par  une 

arborisation  extrêmement  étendue 
et  assure  les  connexions  de  terri- 
toires souvent  fort  éloignés. 

Le  corps  strié  possède  en  outre 
des  cellules  correspondant  au  type 
cellulaire  de  Deiters;  soupçonnées 
par  Edinger  en  1 887 ,  leur  existence 
a  été  confirmée  par  les  recherches 
récentes  de  V.  Gehuchten,  P.  Ha- 
mon,  (^ajal,  Kôllikei'.  Morphologi- 
quement, ces  cellules  se  distin- 
guent mal  des  cellules  du  type  II 
de  Golgi  ;  elles  sont  en  général 
volumineuses,  occupent  les  parties 
profondes  du  corps  strié  et  sont 
pourvues  de  dendrites  épaisses, 
tl(>\ lieuses  et  recouvertes  d'aspéri- 
lés.  Leur  cylindre-axe  est  épais, 
décrit  un  trajet  transversal  ou  plus 
oumoinsoblique,  émoi  un  nombre 
variable  de  collatérales,  puis  se 
coude  à  angle  droit  et  se  porte, 
avec  les  cylindres-axes  des  cel- 
lules avoisinanles,  dans  un  des  fascicules  qui  sillonnent  la  partie  pro- 
fonde du  corps  strié.  Grâce  à  son  trajet  oblique,  llexueux  et  coudé  et  à 
ses  nombreuses  collatérales,  il  n'est  pas  toujours  facile  de  suivre  le  cy- 
lindre-axe dans  loiile  sa  longueur,  et  ces  cellules  peuviMil  facilement  être 
confondues  avec  les  cellules  géaiiles  du  type  II  de  Golgi.  Les  cylindres- 
axes  de  ces  cellules  ont  tous  un  trajet  ilescendaut  (^Cajal);  aucun  ne  se 
porte  en  haut  vers  l'écorce cérébrale;  dans  quelques  cas  rares,  ils  émettent 
an  niveau  de  leur  coude  une  Une  collalérale  ou  une  mince  branche  de 
bifuication  à  trajet  ascendant. 

Les  cellules  à  cylindre-axe  long  ou  conil  el  à  dendriles  raniiliées  et 
velues  existent  surtout  dans  le  «jlobus  pallidus  el  dans  le  noyau  caudé. 
Dans  \v pufamen  de  l'iioinme,  Kiillikera  décrit  en  ouirt»  des  cellules  de 
pelit(>  ou  de  moyenne  dimension  à  corps  cellulaire  petit  et  grêle,  remar- 


ViG.  278.  —  Cellule  i.'éaiil('  du  !y|ie  II  d 
Golgi  (à  cylindre-axe  couil  .  Noyau  lenli 
culaire  du  lapin  adulte.  Méthode  de  Golui 


(.\Nf.lhi\s     IN|l;\tn|;||(:Ar\;i,(il;l' 


I  i;ii: 


307 


(|ii;iMi'-^  l'^ii'  li'iii'^  iliinln  le--   lis-^cs  |H'ii    ii(iiiilin'iisr->  cl    prii  r;iiii  ilii'r-,,    iri;ii^ 
l»xr('>>i\  fiui'iil    loiij^iii's  (<|   (•Ifiidih's. 

Cellules  névroflliques  et  ôpLMidyniaires.        I.r-^  i rllnh's  iir.iri>i/litiiif<  du      onuios  i.nvroBii- 

I    •  •  <i        I  '      -       I     I       r  I  III         'I     •!  '  I  III  'MK's  nt  i^nondyntai- 

CorpS  sine    icM'Iciil    cil    }i<'Il('r;il    y<\    lorilic  de  (('lliilrs  clollccs.  dr  crlliilo    ^,,^ 

aniijiH''''"'-  l-""^  une--,  (I  ;i|ip;i  I  riicr  ni()ll>>ll(',   lie  p(i>-<r(|riil  (|iic  de  coiiils  pro- 

Inii^cnirii  ls  \  ;i  iii|  lien  \  cl   ,'i  dirccliuii  riidii''c;  les  aiih'cs  pn''>(Milciil  des  pfo- 

|oiii;riiiciih    i'p;ii^.    liuidc--.    pi-c^(|iic    rcci  i  I  ij;M('s ,    doiil    (|iicl(|iics-ims    Irès 

éltMidiis  >c  |i(iilciil  -.(lil  du  crili'  dii  \  l'iil  liciilc,   snil   \crs  la  ca|)sii|c  inlcrnr, 

IraNcrsaii!  ainsi  loiilc  r(''|)aiss(Mir  du  noyau  candt'-.  \.v  noyan  caiidi''  t'sl  en 

(Uili'c  liavcM'si' radiaii-oiniMil  par  les  prolun^onienls  pc'iiplK'riqncs  des  ccl- 


FiG.  27y.  —  ('.«■liule  lie  Deilers  à  cyliudro-axc  lonu  du  foi|>s  strié  du  lapiu  adulle;  à 
droite,  cellule  du  Ivjie  II  de  Golgi,  à  cylindre  court,  à  dendrites  velues.  Mi'dliode  de 
Golgi. 


V'i lires  lie  passaye 


lides  épendi/maircs  du  ventricule  latéral.  Chez  le  fœtus  humain  (Fig.  280), 
ces  prolonjjemcnts,  extrêmement  lon^s,  sont  couverts  d'aspérités  ;  ils 
atteign(»nt  et  traversent  sonvent  le  sop:ment  antérieur  de  la  capsule  interne. 

2"  Fibres  nerveuses.  — Le  corps  strié  possède  de  nombreuses  fibi'cs 
groupées  en  épais  fascicules  dont  la  [)lnpart  sont  des  fibres  de  p(is!ia(/e 
provenant  des  nenrones  corlicanx  (libres  corlico-thalamicjnes,  cortico- 
protubéranticdles,  corlico-niédiiUaires,  etc.).  Ces  fibres  abandonnent  au 
corps  strié  <|uel(iues  Unes  collatérales  (|ni  sont  recouvertes  d'une  mince 
gaine  de  myéline,  et  (|ui  sarborisent  librement  an  voisinage  des  cellules 
de  Golgi  et  des  cellules  à  cylindre-axe  long. 

Les  fibres  nerveuses  qui  prennent  leur  origine  dans  le  corps  strié  sont     Kaaiations 
représentées  par  les  cylindres-axes  des  cellules  de  Deiters.  Elles  allectent  ''  ^'^^^ 
tontes  nn  trajet  dcscoidant,  constituent  les  fibres  de  projectioii  s/riées,  les 
radiations  oi/  neurones  strie's,  et  sont  destinées  à  reliei-  le  corps  stri(''  à  la 


striéos 
lendant. 


308 


A.XATOMIK    DES    CEMilES    NKUVKIX. 


Fi  lires  terminales. 


I/O  no^au  caudé  et 
le.  imtamcii  no  re- 
çoivent pas  (le  lilircs 
cortlco-striées  et  ne 
posscilcnt  jias  de  cou- 
ronne ravonnanle. 


couche  optique  et  à  la  région  sous-optique,  en  particulier  au  corps  de  Luys. 
Le  corps  strié  reçoit  enfin  des  fibres  terminales  ascendantes,  dont  les 
cellules  d'origine  sont  encore  inconnues  et  qui  lui  arrivent  par  la  capsule 
interne  ;  ce  sont,  d'après  Cajal,  des  fibres  épaisses,  recouvertes  d'une  gaine 
de  myéline  et  qui  se  ramifient  dichotomiquement.  Leurs  branches  pré- 
sentent en  général  une  direction  oblique  ou  perpendiculaire  à  celle  des 
gros  fascicules  et  se  terminent  par  une  arborisation  complexe  et  sou- 
vent fort  étendue. 

Les  cellules  et  les  fibres  nerveuses  du  corps  strié  sont  plongées  au  sein 
d'un  feutrage  péricellulaire  extrêmement  dense,  formé  parles  arborisations 

des  fibres  terminales  ascendantes,  par  les 
collatérales  des  neurones  striés  et  corti- 
caux et  par  les  arborisations  cylindre- 
axiles  terminales  des  cellules  du  type  II 
de  Golgi.  Dans  ce  feutrage  entrent  encore 
les  dendrites  des  cellules  nerveuses  du 
corps  strié  et  les  prolongements  des  cel- 
lules névrogliques  etépendymaires. 

Connexions  du  corps  strié  avec 
la  corticalité  cérébrale.  —  Le  corps 
strié,  en  particulier  le  noyau  caudé  et  le 
putamen,  ne  reçoit,  au  moins  chez  l'hom- 
me, pas  de  fibres  cortico-slriées  directes; 
il  ne  reçoit  que  les  fines  collatérales  que 
lui  abandonnent  les  fii)res  de  projection 
corticale  qui  traversent  sa  masse  pour  se 
rendre  à  la  capsule  interne  et  de  là  aux 
amas  ganglionnaires  des  cerveaux  inter- 
médiaire, moyen,  postérieur,  etc.,  etc.  (fibres  cortico-thalamitjues,  libres 
cortico-  protubérantielles,  cortico-bulbaires,  cortico-méduUaires).  (Con- 
trairement à  ce  que  semblent  indiquer  l'élude  des  coupes  sagittales  (Fig.  281 
et  282),  le  corps  strié  (noyau  caudé  et  putamen)  n'est  donc  pas  en  con- 
nexion directe  avec  la  corticalité  cérébrale  el  l'existence  de  fibres  cortico- 
.sirices  directes,  en  particulier  irune  couronne  r(n/on)iante  du  corps  strie 
reliant  le  lobe  frontal  au  coi'ps  strié  (>t  admise  par  l'oville,  I\Ieynert,  IJu- 
guenin,  etc.,  etc.,  reste  encore  à  démonlrei".  Les  résultats  fournis  par  la 
méthode  de  Golgi,  par  l'anatomie  expérimentale  et  par  l'étude  des  dégé- 
nérescences secondaires  (méthodes  de  Weigert-Pal  et  de  Marchi)  sont,  en 
effet,  en  conti'adiction  formelle  avec  l'ancienne  bypolhèsi^  de  lM)ville  et 
de  Meynert  (Voyez,  IIistori([ue,  p.  82  el  l'ig.  ')()). 

S'il  est  un  fait  (|ui  semble  aujourd'hui  bien  dénionlré.  c'esl  (jue  les 
lésions  corticales,  ([uels  que  soieni  leur  siège,  leur  étendue  el  leur  durée 
ne  retentissent  pas  sur  le  noyau  caudé'  et  sur  le  pulamen  eomine  elles 
relcntissent  sur  la  couche  o[)li({ue.  dette  o[)posilion    (|ui  existe  entre   le 


FiG.  28U.  —  Cellules  épendyiiiaiies 
du  corps  strié.  Fœtus  humain  de 
6  mois.  Métliodo  de  Golei. 


(.  \  Ni.l.lHN  V    I  \  I  l;  \  (  iiii  I  h    \  I   \  ,  ciilil'^    ^Tllll.. 


:i()!) 


cnriis   >l  l'ii'  ri   II'  I  li,il;i  mil-  :i    r\r    liicil   Ml  i'-r   l'ii  \  ;i  Iciir  |i;ir  (  iiiildcji .  tir-,  I  H"  2, 
|»;ir  Miir  cxiirii  iiiriil;ilc.   |ii;iiii  In  r\  il    Miiiinln     I(S,S(i     mil  -i:;  ii,i  li-,  il  r^|   \i;ii. 


Cex 


Arc 


CSgt 


t  ?c 


Kic.  281.  —  (auiim'  sagillalo  jtassant  par  le  inMldinulc  du  |uitaiiii'ii,  les  noyaux  amygda- 
lien  et  prôaniystlalien,  les  segments  sous-leiiticulairc  cl  n'Iro-lenticuiaire  de  la  cap- 
sule interne.  L'irradiation  des  libres  des  segments  postérieur  et  supérieur  de  la 
couronne  rayonnante  simule  sur  cette  coupe  une  couronne  rayonnante  du  piitamen 
Renuirquer  en  outre  la  constitution  du  segment  sons-lenticulaire  de  la  capsule  in- 
terne :  ses  deux  couches  superposées,  la  supérieure  formée  de  fibres  sectionnées  p  er 
pendiciilairement  à  leur  axe,  correspond  au  faisceau  de  Turck  et  se  continue  avec 
le  segment  rétro-lenliculaire  de  la  capsule  interne;  l'inférieur  comprend  les  fibres 
onduleuses  à  direction  sagittale  du  faisceau  temporo-thalaniique  d'Arnold.  (Compa- 
rez cette  coupe  avec  les  Figures  20  à  :i2  cl  avi'c  le  scluMua,  Fig.  27  .  Métliode  de 
Weigert.  2  i  (irandeur  nature. 

AU\  alvcus  infravcntriiulaire.  —  .13/,  avant-mur.  —  .1/c,  faisceau  arqué.  —  CA,  corne 
d'.Vmnion.  —  Ce,  capsule  externe.  —  Ce.r.  capsule  fxtréiue.  —  ('{/,  circonvolution  godronnée. 

—  Cirl,  segment  rétro-lenticulaire  de  la  capsule  interne.  — C/s/,  segment  sous-lenticulaire. 

—  coa,  coimuissure  antérieure,  située  dans  l'angle  rentrant  du  pédonciule  du  putamcn.  — 
C[{,  segment  supérieur  de  la  couronne  rayonnante.  —  CSf/t,  couches  sagittales  du  segment 
postérieur  de  la  couronne  rayonnante.  —  ds.  diverticule  du  subiculum.  —  Fit,  faisceau 
loni:itu(linal  inférieur.  —  FT/lt.  faisceau  temporo-thalauiique  d'.Vrnold.  —  Fu,  faisceau 
uncinatus.  —  Fus,  lol)ule  rusiforme.  —  0F3,  face  orbitairc  de  la  troisième  circonvolution 
frnnlale.  —  //,  circonvolution  de  l'hippocampe.  —  /(,  sillon  de  l'hippocampe.  —  la,  cir- 
convolutions antérieures  de  l'insula.  —  »ta  sillon  marginal  antérieur  de  linsula.  —  ms, 
sillon  mari,Mnal  supérieur  de  l'insula.  —  .V.l.  noyau  ainyfrdalien.  —  .\L",  .\L",  queue  et 
extrémité  antérieure  recoiu'béc  de  la  queue  du  noyau  caudé  et  sa  fusion  avec  le  pédoncule 
du  pulamcn.  —  .YAj.  putamcn.  —  \pA,  noyaux  préamygdaliens.  —  0/.  sillon  collatéral.  — 
/'.N'Ai,  pédoncule  du  pulamen.  —  KTIi,  radiations  thalami(iucs.  —  .<.  scissure  de  Sylvius. 
Tap,  ïapelum.  —  tsc,  tamia  seiui-circularis.  —  F,  circonvolution  du  crochet.  —  Voc, 
carrefour  vcnfriculaire. —  ]'sp/i.  corne  sphénoïdale  du  ventricule  latéral. 


310 


Xfi  -- 


NL 


A-NATU.MIE    DES    CEMUES    .NEUVELX. 

^„      •         .       Zr     ;      W    •  [^C 

;  ;   ; S^e 


Ime 


FiG.  282.  —  Coupe  sagittale  passant  par  les  trois  segments  du  noyau  lenticulaire,  le 
pulvinar,  le  corps  genouillé  externe  et  la  bandelette  optique.  L'irradiation  des 
fibres  du  segment  anti'îrieur  de  la  couronne  rayonnante  et  de  la  partie  antérieure 
du  segment  postérieur  de  la  couronne  rayonnante  simule  sur  cette  coupe  une  cou- 
ronnc  rayonnante  du  nojjdu  lenticulaire  (pulamen  et  globus  pallidus).  Remarquer  ici 
la  continuation  du  segment  ])Ostéri('ur  de  la  capsule  interne  avec  le  pied  du  pédon- 
cule cérébral  ;  l'aspect  de  la  zone  réticulée  et  de  la  lame  médullaire  externe  du 
thalamus,  la  continuation  de  cette  lame  avec  la  zone  de  Wernicke  et  la  courbure  que 
le  pulvinar  décrit  autour  du  corps  geiuniilb'  exienie.  Méthode  de  Weigert.  2/1  (Gran- 
deur  nature. 

Ah',  ,'ilvciis  in(r;ivcn(ri(ulain\  —  .loi,  aire  ullactive.  —  CI,  eorno  (rAinmon.  —  Ce, 
corps  calleux.  —  C;/,  circonvolulion  fjodronnéc.  —  C;/e,  corps  genouillé  externe.  —  Cia, 
Cip,  CirI,  segments  aniérienr,  postérieur  et  rélrolenticulaire  de  la  capsule  interne.  —  coa, 
coininissure  antérieure.  — p('l{,  pied  du  segment  antérieur  de  la  couronne  rayonnante.  — 
/•'//,  faisceau  longitudinal  inférieur.  —  /'\/.s'.  lobule  fusiformc.  —  0F3,  face  orbilaire  de  la 
li'oisiénie  circonvolulion  fronlah".  —  //,  circonvolution  de  l'hippocampe.  —  /(,  sillon  de 
riiipi»oc,ampe.  —  //,  incisure  temporale.  —  Line,  lame  médullaire  externe  du  thalamus.  — 
Ime,  Imi,  lames  médullaires  externe  et  interne  du  noyau  lenticulaire.  —  Lms,  lame  mé- 
dullaire superficielle  de  la  corne  d'Auunon.  —  AT,  queue  du  noyau  caudé.  —  A'c,  noyau 
externe  du  thalamus.  —  A7..i,  A7>a,  .V/.i  ,  les  trois  segments  du  noyau  lenticulaire.  —  ol. 
sillon  collatéral.  —  J'ic/i,  plexus  choroïde  du  ventricule  latéral.  —  Put,  pulvinar.  — 
liT/i,  radiations  thalanuques.  — •  S,  scissure  de  Sylvius.  —  Se.rr,  surface  extraventriculairc 
de  la  couche  ojjtifiue.  —  Sr/e,  substance  grise  sous-épendymaire. —  Tap.  lapelum.  —  Tf/P- 
pilier  posiciieui-  du  Irif^^one.  —  Tf/  17,  carrefour  vculriculaire.  —  Isc,  tauiia  semicircularis. 
Vspli,  corne  spliiMioïiiaie.  —  /'/,  voile  leruiinale.  —  IV,  zone  de  \\'eruicke.  —  Zr,  Zone 
réticulée.  —  //,  haudeictie  o|)li(pic. 


(iAM.lInNs     I  M   I!  \(;u|;  III.  \  I    \   .  (;i>lll'>     ^lilil,,  311 


IIIIISSI!. 


une  ;il  iMiili  ic  I('l;('i  r    du  cmiii^  s|iii';'i    l.i   su  il  i-  d  ;i  M;i  I  i<  iii  du  ;^yr'iis -^jm  m,,!,!,.       i,«»  i.'.^ionH  rorii 
iliiv     II'    clilcil.     ;i\«'c    iliiiiiiiiilioii    dc^    clciiiciils     (•l'IJiiliiirc^,     |iri>ll  Iit.i  linii    ,|„„,  „„  roionii-.-.ofit 

I IV   .le    ht    M.-VIO-li.'.    ri     .lil:il;ilion     l.-.-ir   i\r<   ci  |)i  I  l.l  i  lO.     \\    \l..ti;.k..\V     I'"- sur  1.- .•.,r,-.Htr.^ 

;i  iiidi-  l.l  dilllimilii>ii  i\f  \(dliriic  id  de  liomlili'  i\r^  ((dllllrs  IHTN  ciiscs  du  'in'unn  atro|iliio  nn 
(•(ii|»->  -^Iric;  M;iiiiir^c(t,  ;i  l'.iidc  de  l;i  iindliodc  ilc  M.iivdii,  ;i  <tltMT\i''  l;i 
(h'^t'iHM-occiici'  ^r  (|ii(dt|ii('s  liiio  lihrcs  du  cnrijs  sliir  ;i|)i'('s  ahhilioii  du 
lolic  iVonl.il  (diiv  II-  --iimc  cl  Ircdiicii  I  S!l."»  .(les  Ii'sioiis  ininitiics  diiris  tous 
les  (Ms.  (d  <|iii  liiMiiiciil  vc.ii-^cm Id.i lilcmciil  ;i  la  d('générescr(icr  des  lil)rGS 
de  passait' (d  des  collaliîi'alcs  des  luMiroïK's  corticaux  Icscs,  nosoiil  loii- 
l(dois  pas  coiuparaMcs  à  l'alrophic  souviMil  cxli'cmc  (|U('  suhit  la  coik  lie 
(>|dM|ii('  dans  CCS  lucmcs  cii'coiislanccs.  I.a  li'cs  minime  diiuiniilion  (\(' 
Volume  du  corps  >lri('",  (|iic  l'uii  (•(uislalc  (|ii(di|md'()is  (die/  riiumme  à  la 
suite  de  vitMlles  lésions  corlicales  |)alliol();;i(|nes  remonlani  à  la  pi'cmicre 
enfance,  est  j)oui"  nous  l'analo^nc  dt*  la  diininulion  de  volume  en  masse 
que  subissent  dans  ces  cas  joule  la  moitié  correspondante  du  tronc  encé- 
j)liali(|U(\  la  corne  aniérienre  croisée  de  la  moell(>  o\  riiémis|thcre  cérébel- 
leux croisé.  Elle  tient  autant  à  la  dégénérescence  des  collatérales,  que  le 
-ysième  des  fibres  de  projection  corticale  envoie  au  corps  strié  et  à  la 
rei^ion  de  la  calotte,  (|u'à  l'inaidiviti'  i'onctionnellc  de  ces  mômes  régions. 

Ia"  cas  Rivaud  (p.  I.il,  Tig.  142  à  102)  on  est  un  exemple  très  frappant.  Les  noyaux 
caudt'  el  ItMilimiiaire  sont  itispoctés  par  la  lésion  primitive  corticale  et  sous-corticale 
(Fig.  144  à  14(')),  sauf  au  niveau  du  deuxième  cinquième  postérieur  du  noyau  lenticu- 
laire. oi!i  la  lésion  fuse  en  dedans  et  sectionne  non  seulemcMit  le  putamen  et  le  globus 
pallidus,  mais  encore  ta  parlie  correspondante  du  segment  postérieur  de  la  capsule 
interne  (Fig.  117.  p.  I.i:')).  Dans  ce  cas  datant  de  la  première  enfance  et  où  le  malade 
survécut  24  ans  à  sa  lésion,  le  noyau  caudé  est  remanjuable  par  son  volunir  qui  ne  le 
cède  en  rien  à  celui  du  côté  sain.  [Comparez  en  particulier  le  noyau  caudi'  drnil  de  la 
figure  14;;  avec  le  noyau  caudé  du  côté  sain  (Fig.  144)  dessinés  au  même  grossisscmient.] 
Il  présente  son  aspect  normal  et  donne  naissance  à  d'aussi  abondantes  libres  que  du 
tôté  sain;  seules  les  libres  de  projection  corticale  qui  le  traversent  pour  former  le 
M'graenI  antérieur  de  la  capsule  interne  (Cia)  font  défaut,  et  grâce  à  l'absence  de  ces 
libres,  l'union  du  noyau  caudé  et  du  putamen  paraît  encore  plus  intime  que  du  côté 
sain.  (Voy.  également  Fig.  140  dessiné  à  un  grossissement  plus  fort.)  \a'  putamen  est 
bosselé,  d'apparence  godronnée,  et  paraît  légèrement  diminué  de  volume  (Fig.  145  et 
147),  ce  qui  tient  prol)ai>li'Mienl  au  voisinage  de  la  lésion  primitive  et  à  sa  section  par 
cette  dernière. 

Dans  ce  cas,  l'atropbitî  du  thalamus  atteint  un  degré  extrême  et  tel  qu'on  ne 
l'observe  guère  que  dans  les  lésions  remontant  à  la  première  enfance.  (Comparez  la 
Figure  14ij  à  la  Figure  144  (côté  sain)  et  les  deux  couches  optiques  de  la  Figure  I  i7 
entre  elles.) 

Le  noyau  cauii»''  fl  le  putamen  >t' (■(pnipniit'ut  di'  même  dans  les  lésions  sui'venant  chez 
l'adulte,  soit  qu'il  s'agisse  de  lésions  du  lobe  frontal  (cas  Moriceau  Hg.  tl  ild.,  Fig.  137 
et  1  iO,  p.  147  et  148),  soit  qu'il  s'agisse  d'une  destruction  complète  de  la  corticalité 
cérébrale  (cas  Pradel,  Fig.  66  à  78,  p.  100  et  suiv.)  Dans  le  premier  cas  le  malade  sur- 
vécut 10  ans,  dans  le  second  19  ans,  à  la  lésion  corticale.  M  dans  l'un  ni  dans  l'autre 
cas,  le  noyau  caudé  ou  le  putamen  n'étaient  altérés. 

nu(d(|ues  auteurs.  Schwalhe.  Kdinger,  Sachs.  Bechlerew,  Marinesco, 
tout  en  niant  l'existence  àe  fibres  de  projections  cortico-slriées,  admettent, 


i 


312  ANATO.MIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

en  se  basant  sur  Ihomologic  de  développement  et  de  structure  du  corps 
strié  et  de  récorce  cérébrale  établie  par  Wernicke,  l'existence  d'un  fais- 
Lv  faisceau  occi-  ccau  (T associatioïi  cortico-strié,  et  décrivent  comme  tel  \q  faisceau  occipito- 
u'n° laTsce^au"  !ras^o^  fvontal  OU  faisccau  sous-calleux  de  Muratoff.  Bien  qu'il  paraisse  évident  que 
ciation  cortioo-stné.   j^  niiucc  couchc  dc  fibrcs  à  myéline  sous-épendymaire  qui  tapisse  le  noyau 
caudé  (f  NC,  Fig.  290),  appartienne  en  propre  à  ce  noyau  et  représente  des 
fibres  d'association   intercaudées  reliant  deux  territoires  plus  ou  moins 
éloignés  du  noyau  caudé,  rien  ne  prouve  qu'il  en  soit  de  même  pour  les  nom- 
breuses fibres  à  myéline  qui  sillonnent  la  substance  grise  sous-épendymaire 
de  l'angle  externe  du  ventricule  latéral.  Ces  libres  appartiennent,  en  partie 
au  moins,  au  faisceau  occipito-frontal  et  dégénèrent  à  la  suite  de  lésions  do 
•  la  corticalité  cérébrale  [lobe  frontal,  zone  rolandique  cas  Sch"weigofFer, 

Fig.  116  à  121,  p.  133  et  suiv.),lobe  occipito-temporal  cas  Chab,  p.  287, 
—  et  plus  particulièrement  à  la  suite  de  toutes  les  lésions  qui  intéressent 
le  tapetum  (Fig.  206  à  272j].  Elles  n'abandonnent  au  noyau  caudé  que  de 
très  rares  fibres,  ainsi  que  le  montrent,  non  seulement  les  préparations 
traitées  par  la  métbodc  de  Weigert-Pal,  mais  encore  celles  traitées  suivani 
la  méthode  de  Marchi.  Le  faisceau  occipito-frontal  ne  doit  donc  pas  être 
considéré  comme  un  faisceau  d'association  cortico-striée  dont  les  cellules 
d'origine  siègent  dans  l'écorce  cérébrale  et  dont  les  arborisations  abou- 
tissent au  corps  strié  :  mais  bien  comme  un  faisceau  d'association  inter- 
cortical, reliant  deux  points  plus  ou  moins  éloignés  du  manteau  cérébral. 

Radiations  corticales  du  globus  pallidus.  —  Si  le  noyau  caudé  et  le 
putamen  no  reçoivent  pas  de  libi'os  do  la  corticalité  cérébrale,  il  ne  paraît 
pas  en  être  de  mémo  du  globus  pallidus.  Lorsqu'on  examine  le  segment  | 
rétro-louticulaire  de  la  capsule  interne  sur  des  coupes  horizontales  pas- 
sant par  les  parties  moyenne  ou  inférieure  du  thalamus  (^Fig.  295,  RGp), 
il  est  le  plus  souvent  facile  de  suivre  de  petits  fascicules  de  fibres  hori- 
zontales qui  traversent  sagittaloment  le  segment  rétro-lenticulaire  de  la 
1.(5,  radiations  COI-  capsulc  intcme  ct  abordcul  le  globus  pallidus  au  niveau  de  son  bord  pos- 
naiî'dus.'^"  ^''"''"''  térieur.  A  ce  niveau,  les  fascicules  divergent  et  pénètrent,  soit  dans  la 
lame  médullaire  externe  du  noyau  lenticulaire,  soit  dans  le  deuxième 
segment  dc  ce  noyau.  —  ('es  fibres  i)euvent  être  suivies  encore  avec 
plus  Ai^  facilité  dans  les  dégénérescences  complètes  du  segment  rétro-len- 
ticulaire (le  la  capsule,  cl  apparaissent  alors  en  général  normales  sur  le 
cham|)  dégénéré  (IKlp)  (cas  Le  Séguillon,  l'ig.  131 ,  j).  I  V^  ;  cas  Jouan, 
Fig.  !)7,  j).  122j.  Sur  les  coupes  sériées  on  peut,  dans  ce  cas,  les  suivre,  en 
bas  et  en  arrière,  dans  les  couches  sagittales  du  lobe  occipito-temporal 
au  voisinage  du  segment  rélro-lenticnlaire  de  la  capsule  interne.  De 
prinu'  abord,  on  semble  être  ici  on  présence  de  radiations  corticales  du 
(jlobus  pallidus.  Mais,  comme  dans  la  couronne  rayonnante,  ces  libres  ne 
peuvent  être  suivies  au  (bdà  dn  voisinage  imnic'-dial  du  segnuMil  rétro-len- 
ticulaire de  la  caj)snlo  interne,  on  pont  se  doniander  si,  dans  ros|)èco,  il 
ne  s  agit  pas  plutôt  de  fibres   Ic/iticulo-caudrcs ,   de  fibres   de  projection 


(.  \  \(.  1   II.  N-     I  \  I   i;  \(  M  i;  I  |(    \  I    \  :  Cdi;  l'>    s  I  m  I, 


:n:i 


ou  t/r  frr//ii/ial^'iii  ((imlrrs,  c'ol  ;i  diicd''  IiIhc-  i|iii  I  i;i\  n-ml  |c  -r-inriit 
rriri»  li'lilniihiiir  ilr    l.i    cili-lllr  iiilcilii'  ri    iclinil    l;i    (|liriii-  (lu  li'i\;iii  cainli' 

uu  -Inliii-  |.,illl.hi^  l'l(  cas  Heuclebert,  l'i.u.  12(;.  p.  l-"!'.»;  Cas  Bras, 
Fij;'.  !'il  ri  !M,   i».    117  d    IIS. 

|);iii->  l('>  li''>i(iM--  ((uliciilcs  —  i-l  cikIiic^  mii  liiii  ili'i-s,  I  im  il  •'•(■-;  ^iii\;ml 
la    infllKHJc   (Ir   \\ Ci^crl   l';tl.    le   -lnjni^    |i;illi(liis    ne    ii;ir;iil    >>iiliir  .'iiiniiir 

iosprrt'  ili'  iiiiiiiirKMliiiii  :  un  \\'\  ri'iicnnl  ic  |i,i-^  de  /inic^  (l';i  I  i(i|ili  n-  liiiiili'-r 
jlM'c  (li-|);iiili(m.  --nil  (jc-^  lilni's  i;i(li('i'^.  ^oil  ilc^  hiiiio  iiK'diilhii  ro.  >oil  du 
fculiMUC  coiniiariildc  à  ci'  (iiii'  l'iiii  cuii-lalc  dans  la,  (•(•iiclii'  ()|)li(|ii('  dans 
les  nirincs  cas:  mais,  d'aiilir  pari,  un  ne  prul  ariirmcr  (jiic  le  ^lohiis  [)al- 
lidii-  |»(i>-ril('  dans  ces  cas  aulanl  de  lilin-s  radii-cs.  on  un  rciilia;L;('  an^-i 
(Icnsc  (ju'à  it'lal  nuiiuai.  ('.C>1  donc  à  l'cnipldi  tic  la  nirlliudc  de  Maiclii 
ouosl  di^N  oinc  la   lâche  d'iMncidci'  colle  (|ncsl  ion. 

Deux  cas  (le  h'sions  C(''r(''l)iale>  n'-ccnles.  l'une  ('-lendne,  l'anlre  lirnih-e, 
cxamiiiéos  à  l'aide  de  la  nK'lliode  de  Mai'clii,  pai'  l'un  d(î  nous,  avec  son 
inicrne  Loiii;,  ainsi  (|u"un  autre  cas  ("liidié  i(''ceniinenl,  nou.s  permettent 
irallirmer  (]tio  le  _i;l(il)iis  pallidiis  el  le  corj)s  de  Luys  reçoivent  tous 
deux  des  lihi'es  de  projection  de  la  corlicalilé  céi'('d)rale. 


Cas  Caillot.  —  iir'ini|il('i.'ie  gauche  récente  avec  hdmiancsthésie  datant  de  22  jours  et 
relovani  d'un  laniollissenient  de  la  .subslanco  blanche sous-corlicale  placée  .sous  la  partie 
moyenne  des  chconvohilions  lol.indiques,  et  sous  la  partie  adjacente  de  la  [>remière 
oirconvolulion  pariétale;  <e  ramollissement  peu  étendu  dans  le  sens  de  la  profondeur 
laisse  absolument  inlacl  les  (■(irp>  opio-striés.  Le  noyau  lenticulaire  ne  coiilienl  aucun 
foyer  lacunaire.  (Voy.  Lu.\...,  Th.  Paris,  1898,  ohs.  IV,  p.  203.) 

Cette  lésion  a  enlrainé  : 

1»  Une  dégénérescence  du  W*^  (juait  postérieur  du  segment  postérieur  de  la  capsule 
interne  (Cip  Fig.  28:J  et  284);  ime  dégénérescence  du  tiers  moyen  en  [particulier  du 
3«  cinquième  e.vierno  du  pied  du  pédoncule  cérébral  (l'ig.  28."));  une  dégénérescence 
de  l'étage  antérieur  de  la  protubérance  et  de  la  pyramide  bulbaire,  et  dans  la  moelle 
une  dégénérescence  des  faisceaux  pyramidau.x  direct  et  croisé,  sans  dégénérescence 
manifeste  de  libres  pyramidales  homolatérales.  La  dégénérescence  du  pied  du  ])édon- 
cule  s'accompagne  d'une  (h'générescence  du  locus  niger  (Ln),du  slratum  inlerniedium, 
en  particulier  du  pes  lenuiiscus  jirofond  ^PLpl,  dont  les  lil.res  s'accolent  dans  les  régions 
pédonculaires  inférieures  au  ruban  de  Heil  médian,  mais  s'en  séparent  déjà  dans  les 
régions  protubérantielles  supérieures,  de  telle  sorte  que  l'intégrité  du  ruban  de  Reil 
médian  est  absolument  parfaite  dans  la  ré'gion  protubérantielle  inférieuie  et  dans  son 
trajet  bulbaire.  La  dé'générescence  de  la  voie  pédonculaire  s'accompagne  d'une  dégéné- 
rescence très  évidente  et  très  line  île  la  substance  grise  antérieure  de  la  protubérance. 

2"  Une  dégénérescence  du  noyau  externe  du  thalamus  (.\e)  dans  la  partie  adjacente  au 
champ  dégénéré  du  segment  postérieur  delà  capsule  interne  (Cip).  Cette  dégénérescence 
occupe  les  faisceaux  radiés,  la  lame  médullaire  externe  (Lme)  et  la  substance  grise  fonda- 
mentale de  la  moitié  postérieure  du  noyau  externe;  elle  respecte  la  moitié  antérieure 
du  noyau  externe,  ainsi  que  le  noyau  interne  (Ni  ,  lepulvinar  (Pul)  et  les  corps  genouillés 
r,gi  (',ge\  Elle  occupe  en  outre  toute  la  hautem-  du  noyau  externe,  s'étend  à  la  partie 
ventrale  de  ce  noyau  et  au  centre  médimi  de  [,uys  (Nm),et  occupe  en  particulier  cette 
partie  piofonde  du  noyau  externe  que  nous  avons  désignée  sur  le  nom  de  Hégion  du 
ruban  de  Heil  médian  (Hg  Rm,  Fig.  284).  Elle  respecte  toutefois  le  ruban  de  Reil  médian 
\\\m.  V\\x.  283)  lequel  apparaît  sain  sur  toutes  les  coupes  qui  passent  par  le  tiers  supé- 
rieiH-  du  pied  du  pé'doncule  c-'-rébral,  c'est-à-dire  sur  toutes  les  coupes  qui  intéressent 


Cas  Caillot.  Kamol- 
llssoinonl  sotis-corti- 
cal  sous-rolandi(|Uc. 
Dogénérescence  de 
Cip,  Ne,  .Nni  ;  dégé- 
nérescence (lu  pied 
du  pi-donciile  céré- 
liral,  du  locus  niircr, 
du  pes  loniniscus 
profond,  des  noyaux 
jioutiques.  du  fais- 
ceau pyramidal.  — 
Dcgcuéresccnco  lé- 
gère du  globus  pal- 
lidus  et  du  cori)s  de 
Luys  :  intégrité  du 
putanien. 


314 


ANATOMIE    DES    CENTRES    .NERVEUX. 


la  partie  du  ruban  de  Reil  située?  au-dessus  des  fibres  dégénérées  que  le  pes  lemnicus 
profond  (PLp)  envoie  au  ruban  de  Reil  médian;  il  existe  enfin  une  dégénérescence  de 
la  partie  externe  du  tœni.i  thalami  iFig.  283). 


FiG.  -284. 

FiG.  283,  284,280.  —  Cas  Caillot.  Hémiplégie  gauche  avec  hémiancsthésie   et  paraly- 
sie faciale  inférieure,  datant  de  22  jours,  relevant  d'une  lésion    sous-corticale  qui 

occupe  la  partie  moyenne  des  circonvolu- 
tions rolandi(iues  et  la  première  circonvo- 
lution pariétale.  Cette  lésion,  peu  étendue 
en  profondeur,  respecte  complètement  les 
corps  opto-striés  et  la  capsule  interne.  — 
Di-giMiérescence  des  troisième  et  quatrième 
cinquième  postérieurs  du  segment  posté- 
rieur de  la  capsule  interne  (Fig.  283  et  2841, 
du  tiers  moyen  du  pied  du  pédoncule  et  du 
pes  lemniscus  profond  (IM.p),  Fig.  28.")).  Dé- 
générescence de  la  moitié  postérieure  du 
noyau  externe  du  thalamus  (Ne),  de  la  lame 
médullaire  externe  (l.me),  du  centre  nuMian 
de  Luys  (Nml  et  de  la  région  du  ruban  de 
Reil  médian  (Rg  Rni).  Intégrité  du  ruban 
de  Reil  médian  (Fig.  285)  dans  la  région  pé- 
donculaire  supérieure.  —  Dégénérescence 
partielle  et  légère  du  globus  pallidus  (NLa. 
Nl>i),  de  son  feutrage,  de  ses  libres  radié-t^s  (>t  de  ses  lames  médullaires  interne  et 
sup|)l(''mentaire.  Dégénérescence  légère  des  radiations  strio-luysiennes  (RsL),  du  fais- 
ceau lenticulaire  de  Forel  et  du  corps  de  Luys  (CL).  (Méthode  de  Marchi.) 


Fie.  2H;). 


(,.\  M.l.li'  N'^    I  M   l;  \i,(iH  I  II.  \  I   \  f.nlU'^    S  I  11  I  I, 


31K 


I;|o  1  li'p'IU'i-i'SCfiici'   lirs   I ,  mais   \\<-  iiiaiiil'-li'  du  f//()/<(^^  inillubis    |irciiiii-|- et. 
douxii-mt'   s,M.'m.iil-  .In   n.iy.iu  irnliciilain-   M.j.  M-i,  M.i';  <iv«'C  intin/rilt'  du  jiulnmcn: 
I  r»'lui-ii   11.'  |>i '-l'iili'   i|iii'    i|iii'l<|iir-<  fa^iiiMiIrs  de  pas^ayc  <li't;<'ii('it's.  |,a  ili'yi'iii'irsrciiri; 
.lu  uloltiis  palliiliis  or.ii|.r  l..iilr   la   Mili-laiicr  L'ri^-'   >\r  '■>■  imsaii.  rllr  .-I  ,„  milir  |iai- 
liiillii-iTiu.'iit    iiiaiiilV-.|c    au    ui\<au    t\r    la    lanir    rni'dullaii c     iMl'Tin-,    mais    iiib-icss»; 
..^..llrUl.ul    .|U.|ilUr-.    lilur^    l.hlii'rs.     DaUsIa     ri;:inM    -(  u  1  -   Il  la  la  u  I  i  (  |  ur  |  J-'i^.  284)    OU   vol  I, 
■-  lilMf>  (lci,'iiir'HTS  ciilitM-  dans  la  (•oii>liluli'Ui   d.  -  i  adial  i(Ul'^  slri(i-soiis-tlialamii|U(;s 
I  .ii|ialii>iis  slrio-Miysicimos  (Hsl,),  l'aiscfau  Iciilii  ulaii c  ilr  l'uirl.  d   traverser  la  |iai'(j(! 
.Hil.ii.'Uii'   UMM   (li'iir'iK'n-c  (Ir  la   raji^ulr    iiilriur.  |uii^   |  M  ■  1 1- '1 1 .  •  i'   .lau-   {'■  ini|i-  (|i-  l,uys 
ii;i.  ,  il. ail  la  .L'-i'iirTCSOiMii'c  i>l   li'^rrc,  mai-  uiaiiilc.-Lr    l-'i";.  2!Sî  . 


Cas  Hilaire.     -  ll.'miplrijit'  ;,'aucli(>  .ivi'c  lii'iiiiaiii'silit'sio  ot  liiMnianopsio.  Ajiliasir       CasHilainvi'ia'iiic 

•    Il  I-,  ,  Il  '    -1  -  I  •  11'  •  1  •!    ■  juimo  'In  pli  roiipbo. 

nniliiiT  cl  si'ii-oiiflli',  -ukIiIc  vcrli.ilf,  cci-ilt!  |>syriiiiiu<',  inoil  daiiuiiK;  do   imiliiiic  an    ,|„  i„i,„|,.  '   rj.-.iai  i„. 

.|iiaiaiilii'iin-  Jnui'.    Itoiihlc  !(''--i(iii  corlicali'  (Kit,'.  28i-).  (Vny.  I.hm;,  Tlir-i'  de  Paris  180'J,    ((•rioiirotileia  |.artif 

obs.  111,  p.  IS8  .  \.r  lam.dlisM'mriit  .orlical  iiilrn-sse  :  a.ijointe  dcl'a.T,  et 

'  ...  Tj.  Di-fçcncrcscences 

A  t'aurlic,  la  paili.'  ,nil(''iii'ur''  di'  l.i  pifuiii'-ic  circoiivoluli.ui  lrmp(Uali'  r\    la  Icvii;    .lo  Cirl,  partie  postc;- 

SVlvitMlUt'  di'  riip'iiulc  riiuil.il:  <lc  l.'i  I.'  r;imolli<sciuiMit  s'éliinl.  eu  li.iîut''i!  mit  1»;  uyrus    ■"''""rc  Cip,  Pul,  No. 

.       ,  .    .  ,1,  ,,-,      •  ,-    ,      .  .  ,      ,    V.       iNm,  Cgi,Cf,'c,HrQa. 

SUpraniart;uial.  la  p.ulir  iio.nIci  hmui'  du  mIIou  paialhl.    |u-i|u  a  la  lace  externe  du  lobe    partie  moycnno   du 

pifid  du  pi-doruMilf!. 
pos  lemniscus  pro- 
i'ond,  pns  lemniscus 
superticiel,  fibres 
aberrantes  postcro- 
externes.  Défri-né- 
rescenco  partielle  du 
faisceau  de  Tiirck. 
Dégénérescence  Ic- 
ircre  du  glolius  pal- 
lidus  et  du  corps  de 
i.uvs. 


Fir..  28(5.  — ■  Cas  Hilaire.  Topoi,Ma[diir  de  la  dnu 


idU  ciiilicale. 


OCoii>ilal  i|ui  pi-t'-piiic  un  It'^cr  lauKdlisstMiiont  an  niveau  do  la  di'uxiômo  riiconvolution 
occipitale.  Il  n'oxislo  dans  le  pied  du  iiôdonculo  cén'-lu'al,  examiut':  à  la  mT-lliode  de 
Marohi,  auruno  de'i;('n('rescence  appn'cialde.  Lo  faisceau  de  Tiirck  tm  particulier  est 
absoluniont  normal. 

A  droite,  la  circonvolulion  paiii'dalc  inlVi  icure  (gyrus  suprauiarginalis  et  pli 
(Durlio  .  les  plis  de  passages  qui  l.i  nliinl  à  l,i  première  circonvolulion  pariétale,  l'oper- 
.ulo  pariétal,  la  partie  postériouro  el  inl'érioure  de  la  pariétale  ascond.iute,  et  la  partie 
|Hi-|(''rieuro  de  la  première  circonvolution  temporale;  cette  lésion  s'(''tend  en  profondeur 
jusqu'aux  coucbes  sagittales  el  an  segment  supérieur  de  la  couronne  rayonnante  qu'elle 
seolionne  près  de  la  coucbe  optique,  mais  n'atteint  pas  le  segment  rétrolenticulaire  de 
la  capsule  interne  (Fig.  287  et  288). 

A  droite,  les  dégénérescences  sont  très  étendues  etnombreusos.il  existe  : 

1°  Une  dégénérescence  du  segment  réti'o-lonlioulaire  (Cirl)  et  do  la  moitié  postérieure 
du  seumont  poslé-riour  (Gip)  de  la  ca]>sulo  interne  dans  ses  régions  llialamiquo  Fig.  287) 
ot  >ous-tbalami(iuo  (Fig.  288),  ainsi  qu'une  dégénérescence  partielle  du  faisceau  de  Tiirck 
(FT)  (Fig.  289);  une  dégénérescence  des  trois  cinquièmes  externes  du  pied  du  pédoncule 
cérébral  peu  prononcée  au  niveau  du  faisceau  de  Tiirck  ;  une  dégénérescence  du  pes  lem- 
niscusprofond  (PLp\  du  pes  lemniscus  superficiel  etdes  fibres  aberrantes  postéro-externes 
de  la  voie  iiédonculaire;  une  dégénérescence  des  libres  verticales  de  l'étage  anté-rieur 
de  la  protnbi'-rance  et  do  la  substance  grise  avoisinante,  de  la  pyramide  antérieure  du 
bulbe,  et  dans  la  moelle  des  faisceaux  pyramidaux  direct,  croisé  et  liomo-latéral  ; 

2°  Une  dégénérescence  du  noyau  externe  du  tlialamus,  du  pulvinar,  des  corps 
genouillés  interne  et  externe,  du  bras  du  tubercule  quadrijumean  antérieur.  Sur  les 


316 


A.NATOMIE    DES    CEMRES    NERVEUX. 


Cas  llilairo. Plaque 
jaune  du  pli  i-ourlic 
du  lobule  pariétal  in- 
férieur et  «le  la  partie 
adjointe  de  l'a  T|  et 
Tj.  Dégénérescences 
de  CirI,  partie  posté- 
rieure Cip.  Pul,  Ne, 
Nm.  Cgi,  <'ge,  BrQa, 
partie  moyenne  du 
l)ied  du  pédoncule, 
pes  lemniscus  pro- 
fond, pes  lemniscus 
superficiel ,  fibres 
aberrantes  postéro- 
externes.  Dégéné- 
rescence partielle  du 
faisceau  de  Tiirok. 
Dégénérescence  lé- 
gère du  globus  pal- 
lidus  et  du  corps  de 
Luys. 


coupes  qui  passent  par  la  légion  llialamique  supéiicurc  la  dégénéresceiiCL'  inlércsse  les 
trois  noyaux  thalamiques,  externe,  interne  et  antérieur.  Dans  les  régions  thalamique> 
moyenne  (Fig.  287)  et  inférieure  (Fig.  288),  la  dégénérescence  se  cantonne  dans  le 
trois  quarts  postérieurs  du  noyau  externe  et  dans  le  pulvinar.  Elle  occupe  foule  la  hau- 
teur du  noyau  externe,  en  particulier  sa  couche  ventrale,  au  niveau  de  la  région  du 
ruban  de  Reil  médian  et  s'étend  au  centre  médian  de  Luys  Nm);  eu  bas, elle  peut  être 
suiv  \ejus(]uo  dans  la  partie  externe  de  la  capsule  du  noyau  rouge. 


UgTlm 


Cirl 


FiG.  287. 


Vu..  288. 


Fig.  287,  288,  289.  —  C 
convoluli 


i,  289.  —  Cas  Hilaire.  Hémiplégie  drciilc.   IMaipir  j; 
(in   ]iari(''lale  inférieure,  le  pli  courbe,  ro[K'rcuh'  pa 


unie  ([l'iruisaul  la  cir- 
rié'ial,  la  |)artie  posté- 
rieure de  I;i  iircmière  circonvolution  temporale 
et  la  partie  imstérieure  et  inférieure  de  la  parié- 
tale ascendante  et  s'éteiulant  en  profontleurjnsqu  a 
l'épendynie  du  carrefour  vent  riculaire.  Dégénéres- 
cence des  segments  n'Irolentieulaire  (Cirl),  sou>- 
lenticulaire  (('isji  et  de  la  i>artie  i)ostérieure  du 
segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip) 
des  trois  ciniiuième  externe  du  pied  du  pédon- 
cule. Dégénérescence  i>artiellc  du  faisceau  de 
Turck  (FT),  du  pes  leiiiiiiscus  profond  (Pl-p),  du 
pes  lemniscus  superlicid  et  des  libres  aberrantes 
postéro -externes  de  la  voie  pédonculaire.  Dégé- 
nérescence du  noyau  exierne  du  thalamus  (Ne), 
du  |)ulvinar  (l*ul),  des  coips  genouilh's  interne  et 
externe  (Cgi,  Cge),  du  bras  du  Itiliercule  ipiadriju- 
meau  antérieur  (HrQa),  du  centre  nn'-dian  d(>  Luys 

IK,^\    nA,,.'., ..'....>. >..,,   .lu    ,,l.>I,iic  ■.•illiMiic  ^M   .iVI  .\ 


(Nm). Dégénérescence  du  globus  pallidus(NLiNLi), 
le  la  lame  médullaire  interne  (Ime),  du  corps  de  Luys  (CL),  du  faisceau  lenticulaire 
le  F^rel  (FI)  et  d(;s  radiations  strio-luysiennes.  Coupes  horizontales  passant  par  la 
égion  thalami(|ue  moyenne  (Fig.  287),  la  région  thalamiciue  inférieure^  aux  confins 
le  la  région  S()Us-opti(|ue  (Fig.  288)  et  le  pied  du  pédoncule  cérébral  ^Fig.  289). 


(.\^|.I|||\•^    I  \  I  H  VCnliTlC  A  I   \  :  f'.dll  l'S     siitii:.  317 

A  ft'S  lli'ur-lliTCMi'Ilifs    (li'>    >\><l<''IMi'>  (le   |i|  (i|ii  I  hUl   c  l'I  I  irn-|i|  (illllii'l  .llllirllc,   coil  icfi- 

nii^dullain',  coiliio-tlialamiciui".  corlico-yL'iioiiilli-.  ijni  rnulii  imiil  |iair,iitciiiiiii   Imilis 

|.'«i  (ir'm'm;rOSC(Mir.t'S  t'Iudit'CS  à  l'.liclr   dr   l.l    lllc'lhndr  lie   \N  riL'i'i  t-l*.ll  (\i>v.   |i.   II.!   ,    il  Lllll 

.ijoulfi'  niio  (l('i;t'm'n»sf('ur<'  lt''i;i''i  r,  il  «-si  vi  .li,  mai-;  maniri-h'  du  (/lohus  jinlliiliis  M.,.,  .M,i; 
ri  (lucor/is  lie  Lui/s  iVA.).  I.fs  liliics  (l<''tj(''ii(''i'('('S  pt'-iii'li  rnl  dans  \>- i/tohiis  pulliilns  an  niveau 
i|i<  son  (>\li'<>iiiilt'-  posliM'ii'Ui'c,  *mi  pai  lirnlitM'  jr  Inn:.'  d>'  la  lanir  nii'duJIairf  inlciin' ilniij.  II 
rxish'rii  iMiIrt'  uin"  tl('yi''ii(''ii'sci'iii'i'  dill'iisi-  de  la  Mili-lancr  misi-  de  loiilc  la  innilii'  pdslf';- 
rii'iin*  du  i^lolms  pallidus  dans  la  i-t'-i^ion  adjairnli'  à  la  di'i;rni'ii-ciii(f  (ap^nlaiir.  han-. 
la  ii-:.'ii>n  liialaniiiint'  iKii;.  'iST  ,  la  di'-i,'r'ni''ii'>rcnci'  n'uicMpr  i\\u-  la  nmilii^  poslj'riciii  i;  du 
ul(i|>n-  pallidns;  dans  la  n'-yion  -nu-  lli  il  iinh|in«  (Fij,'.  288),  iiiir  pail  ii'  dl"^  li  lires  dégcmérées 
dui;i<din-  pal!iduss'(''puis('  dans  la  sulislancc  j,'iis(!  de  ce  ;;an^'li()n,  une  aiilic  parlie  cnlro 
dans  la  i-onsliliilion  des  radialions  stii()-llialanii(|ues  (en  parlii'iili<T  dn  faisci-aii  li-nli- 
c  iilaire  de  Foiel)  el  de  la  partie  anN'iieuie  des  radialions  sliio-Inysiennes  et  se  icndent 
,in  coriis  de  l.uys  (CL)  dont  la  ili'-ijt'ni'iesii'nre  esl,  li'i^èi'e,  mais  très  nianilesle.  Les  moitiés 
antérieures  et  postérieuics  du  se'iniciiL  posti'iieur  de  la  capsule  inlerne  (Cip)  pré- 
.  nient,  de  ce  fait,  un  aspect  bien  di-linct.  Dans  la  moitié  postérienie  du  segment  pos- 
lieur  (Cip),  les  lilires  veilicali-  -on!  di'-géni'rées,  tandis  (|ue  les  lilnv-  horizontales  du 
-\-tème  slrio-luysien  sont  alisulument  intactes;  dans  la  moitié  antihieuic  du  se{5'ment 
^(ap;,  les  lilu-es  veiticales  sont  intactes  et  les  fibres  horizontales  sont  dégénérées. 

C(>s  cas  monlfiMil  donc  que  cci'laines  lésions  corticales  et  sous-corti- 
cales (Miliaïiient  — en  l'absence  de  tout  foyer  lacunaire  du  noyau  lenticu- 
laire —  Il  lit"  (léjiénérescciice  toujours  léyère  il  est  vrai,  du  globus  pallidus 
et  tlii  ((Mps  (l(>  Ijiys. 

Lej^lobus  pallidus  entre  donc  en  connexion  avec  la  corticalilé  céré- 
brale; re(;oil  par  sou  («xtréuiilé  posiérieure  et  sa  lame  niédiillaire  des 
libres  (|iii  s'épuiscul  daus  sa  subslaïu-e  j;risc  ; 

Le  ((iiits  de  Luys  eiilre  de  inéuie  en  connexion  avec  la  corlicalité  céré- 
bialo.  SCS  libres  suivent  le  Irajcl  de  la  lame  médullaire  interne  du  noyau  H 

bMiliculairc.  puis  arrivent  au  corps  de  Luys  en  traversant  la  partie  an-  -j 

Icrieure  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip),  et  en  suivant  ) 

b'  trajiM   (b^s  libres  slrio-lnysiennes  antérieures    et   du    faisceau  lenticu- 
laire (\v  |-'(ircl.  < 

Connexions  du  corps  strié  avec  les  cerveaux  intermédiaire     Les  connexions  du 
et  moyen.    —    I.c    coips  shi('    csl    rcli(''   aux    cerveaux    iiitcrini'diairc    e 
luoyeii   par  à  un    volumineux  système  de  libres  dune  valeur  phylogéné 
ti(jue  considérable,  car  il   apj)artient  au  |)lan  général  de  lencépliale  et  se 
retrouve,  par  conséquent,  dans  toute  la  série  des  vertébrés.  Pris  dans  son 
ensemble,  ce  système  constitue  le  faisceau  basai  du  cerveau  antérieur  des 
vertébrés  (Edinger),  le  systèrrie  des  radialions  striées  que  l'on  peut  encore 
désigner  sous  les  noms  de  radiations  strio-thalamiqucs  et  sfrio-sous-tliala- 
>iti(/ups.  11  relie,  à  la  manière  de  certaines  libres  corticales  (fibres  cortico-      Leur    imiionance 
tlialaniii|nes    (>t    cortico-sons-thalamiques',    le   corps    strié    à    la    conclu"    i'''y'*>s«"'^*"iu*^- 
opti(|ue  et  à   la  région  sous-opti([ue,  en  particulier  au  corps  de  Luys  (>t 
au  locus  niger. 

Le  faisceau  Itasal 
Chez  le-  \eif('hrés  non  niaïuniifères,  le  coriis  strié,  conini  sous  le   nom  dt>  anunlion    'lu  cerveau  antérieur 

,  '  j       .»  Jpg    vertèbres    inle- 

oasnl  dit  cerveau  antérieur,  reiu'é'senle  un  ;imas  ganglionnaire  unique  et  considérahle  ipii    rieurs 


corps  strie  avec  les 
cerveaux  intermé- 
diaire et  movcii. 


318 


ANATO.MIE    DI£S    CEMUES    X  Eli  V  E  I  X. 


Difficulté  d'étude 
de  ce  systémo  de 
fibres  cliez  les  mam- 
mifères. 


chez  les  poissons  forme  à  lui  seul  le  cerveau  antérieur.  L'écorce  cérébrale  ne  dépasse 
pas,  en  eflet,  chez  les  poissons  cartilagineux,  le  stade  embryonnaire  et  se  réduit  à  une 
mince  lamelle  épithéliale.  Elle  n'ai teintsa  structure  véritable,  caractérisée  par  des  couches 
stratifiées  de  cellules  pyramidales,  que  chez  les  amphibies,  les  reptiles  et  les  oiseaux. 
Encore  cette  écorce  rudiment  aire  en  connexion  étroite  avec  l'appareil  olfactif,  n'esl- 
elle  l'homologue  que  d'une  partie  de  l'écorce  des  mammifères;  elle  correspond  au  rhin- 
encéphale, en  particulier  à  la  corne  d'Ammon  et  donne  naissance  à  un  groupe  de  libres 
de  projection  (jui  est  l'homologue,  ainsi  que  Ad.  Meyer  l'a  montré,  du  système  du  tri- 
gone  cérébral.  En  dehors  de  la  formation  ammonique,  le  reste  de  l'écorce  cérébrale 
n'atteint  pas  dans  ces  classes  de  vertébrés  un  degré  de  développement  suftîsant  pour 
envoyer  des  libres  de  projection  dans  les  cerveaux  intermédiaire  et  moyen  à  travers 
le  ganglion  basai;  la  capsule  interne  fait  par  conséquent  défaut  et  il  devient  facile  d'étu- 
dier le  système  des  fibres  striées.  Celui-ci  constitue  un  volumineux  faisceau,  faisceau 
basai  du  cerveau  antérieur  {basâtes  Vorderhirnbiindet)  dont  les  fibres,  recouvertes  d'une 
épaisse  couche  de  myéline,  prennent  leur  origine  dans  la  masse  ganglionnaire  uniciue 
qui  représente  le  corps  strié,  et  se  terminent  dans  les  amas  ganglionnaires  des  cerveaux 
intermédiaire  et  moyen.  Aucune  fibre  ne  descend  dans  la  prolul)éraiice  ou  le  bulbe 
(Édingerj. 

Chez  les  mammifères,  en  particulier  chez  l'homme,  l'élude  du  système  des  fibres 
striées  est  plus  difficile  à  cause  de  son  intrication  avec  le  système  des  fibres  de  pro- 
jection de  l'écorce  cérébrale.  Il  ne  peut  donc  être  étudié  à  l'aide  de  cerveaux  nor- 
maux débités  eu  coupes  microscopiques  sériées,  et  il  faut  avoir  recours  à  d'autres  mé- 
thodes. Édinger  les  a  étudiées  chez  de  jeunes  embryons  de  mammifères  et  par  la 
méthode  des  dégénérescences  secondaires  chez  un  chien  auquel  Goltz  avait  enlevé  toute 
l'écorce  cérébrale  sans  lésion  concomittante  du  corps  strié.  \.  Monakow  a  employé 
la  méthode  des  dégénérescences  secontlaires  expérimentales  et  pathologiques.  Nos 
Nos  rechcrciios  recherches  personnelles  ont  porté  sur  l'homme.  .Nous  avons  pu  étudier  le  trajet  des 
personnelles.  libres  de  projection  striée  :  1"  dans  un  cas  de  vaste  lésion  corticale  avec  dégénérescence 

complète  de  toutes  les  fibres  d'origine  corticale  et  intégrité  complète  du  corps  strié  (cas 
Pradel,  Fig.  66  à  78,  p.  100);  i°  dans  plusieurs  cas  de  lésions  corticales  étendues  avec 
dégénérescence  d'un  grand  nombre  de  fibres  de  la  capsule  interne  (cas  Rivaud, 
Fi".  142  à  t()2,  p.  loi  et  suiv.);  \\°  à  l'aide  de  la  méthode  do  Mai'chi  dans  plusieurs  cas 
de  lésions  étendues  ou  limités  du  corps  strié  (cas  Ronse,  Fig.  290  à  301)  ;  i"  dans  deux  cas 
de  malformalioii  du  cerveau  avecarrèt  de  dévoIoppciinMit  plus  ou  moins  complet  du  man- 
teau cérébral,  rcmoiitaiil  aux  premiers  âges  de  la  vie  embryonnaire  cl  |)n'>('iilaiil  comme 
caractère  commun  l'existence  d'une  cavité  veiilriculaire  unique  et  commune  aux  deux 
hémisphères  et  l'absence  de  soiuliiic  du  nianleau  cérébral  à  la  partie  supérieure  du 
corps  strié.  Dans  l'un  des  cas  (cas  Longery,  Fig.  197  à  212,  p.  187),  l'écorce  céré- 
brale de  la  convexité  des  hémisphères  ('■lait  rtuluile  comme  cliez  les  poissons  à  une 
mince  membrane  tapissée  par  la  pie-mère,  et  partant  le  sysième  des  libres  de  projec- 
tion corticale  faisait  défaut.  Dans  l'autre  cas  (cas  Richard,  Fig.  213  à  231,  p.  198^^ 
toute  l'écorce  ('iail  ({('veloppée,  sauf  celle  de  l'insula.  I,e  système  de  projecliou  existait 
dans  le  centre  ovale,  mais  n'arrivait  pas  à  la  capsiih^  interne  ]tar  suite  de  l'absence  de 
soudure  du  manteau  avec  les  corps  opto-strié. 


Les  radiations 

slrio-tlialainiquos  et 
strio-sous-t  lialani  i- 
ques. 


Origine  des  radiations  striées.  —  Les  radiations  strio-thala  miqves  rt 
sons-lhahnniijups  coiiiporlciil  à  la  lois  des  libros  striofuges  cons  lituécs  par 
los  longs  cyliiulics-axos  dcscelhilos  du  corps  slrio.  ol  dos  libros  striopètos, 
terminales,  doiil  li's  (•clliiics  d'orijjjino  sont  oncoi'c  mal  (•(•miiics;  ollos  se 
<:;roiip('iit  dans  rinlrrionr  nirinc  do  col  amas  c;ani;Ji()nnairo  on  l'asoioulcs 
voltiminoux,  d'aspocl  arhorosccMit,  qui  convoi'tiCMil  Ions  voi's  certains 
points   détermines  du  noyau  oaudi'  ol  du    noyau   leuliculairo.    Los   fasoi- 


(i  \  M.  I   1M\  V     1  M'  i;  \  (Oi;  Il  (A  I    \   :  <:ol;  l'S     v  n;  |  i;  319 

,iil('-~ilil  lli  i\  ;iii  r.niilc  --r  diii^riil  \r|s  suii  ImU'iI  i  m  |f  |i  i  i  II  I  cfrif  ;  iciix  rlii 
I1,,\,|||   li'lli  |(lll;iil  r  riiiii -iiil    le    InliUilr  ^n||   snlilllirl    cl    (|cs;i    [.Mr  i  M  |i' li  i- Il  IM'. 

Radiations  du  noyau   caudé.  —  l.cs  liisricnlcs   du  r;iili;iliiiii>  du      i.cs  ra.imiio.iM  .lu 

,  ,         ,  -,    I  .     •  1  <  1  I  •  noyau  candi!. 

ii(>\;iu  tHiitli'  ne  |>nvriili'iil,  ^iii\iiiu  les  n'Irions,  ni  hi  iiiniic  (lircclion  m 
hi  nuMiic  l'iiii;ii('iir.  Cciin  lic  l;i  /rVr  soiil  les  jiliis  loiiius  cl  les  plii-^  \oliiiiii 
iicii\  l-'ii;.  iMHIi;  ils  s'i  it;iiI  icii  I  ^iii\;iiil  le  |)l;iii  s;iL;ill;il,  l;iii(li>  i|iic  |c>  I'ms-  i.<-»r  fray-i  imra 
,-i(iil«>s  (lu  /ni/ir  s'iriMiliciil  siiivanl  le  |il;iii  vcrlic(i-ti;iii-^\ crsiil,  d  a-wx  de 
1,1  Y//r//<'  siii\  ;inl  le  |d;iii  liori/oiihil .  De  là,  sur  les  e()U|ies,  de  :^r;iiides 
\  arii'lt's  d';i^|ieel .  Sur  les  cmpo  inui/oiilales  passaiil  par  le  |»ied  de  la 
Minime  ra\  niiiiaitle.  les  l'aseiciiles  de  hilèleeldii  Iroiic  du  noyau  caudé 
alVerlcMil  l'aspi'cl  diiii  pninlilh-  assez,  régulier  (Fi-.  :290  cl  T.  I'=^  (if,^.  302  cl 
.'{OU).  Sur  les  coupes  liori/.oiilales  (|iii  iiili'i-essenl  les  tiers  moyen  et  infé- 
rieur de  la  eoiielie  iipli(|ue  h'ii;.  '2\U  .  21,  'i.'{  et  i".,  les  fascicules  de  la  lèle 
du  novaii  caudé  se  Irouveiil  seclionii(''s  |)arallèleiuenl  à  leur  axe,  taudis 
iju'ils  pn'seuleul  un  aspect  pointillé  sur  les  coupes  vertico-transversales 
1-ip;.   lî)  p.  21). 

(juelle  que  soit  leur  direction,  ces  fascicules  convergent  tous  vers  le  bord      Leur  trajot  ca^su- 

.     /..  •     ,  I  1  '  •      1  1  I  1        /'z  /  lairc;  libres  Iciiticuio- 

intero-inlerne  du  noyau  cautle,  puis  traversent  sous  le  nom  de  jibrcs  Lcn-  caudées. 
ticulo-iaiiilres  (Fie)  la   capsule  interne,  et  convergent   vers   les   parties 
antérieure,   supérieiin»,   postérieure  et   inférieure  du  globiis  pallidus,  k 

la  nianit'^re  des  i-ayons  d'une  roue  vers  leur  axe.   Les  fibres  originaires  ± 

de  la  Irtc  du  noyau  caudé  traversent  le  segment  antérieur  de  la  capsule 
interne  (Cia)  (Fig.  11),  p.  27,  et  Fg.  23,  p.  33);  celles  du  tronc,  le  segment 
postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip);  les  fibres  de  la  queue  traversent 
les  segments  rétro-lenticulaire  (Cirl)  et  sous-lenticulairc   de  la  capsule  H 

intérieure  (Cisl).  Les  libres  lenticulo-caudées  croisent  donc  les  fibres  de  -j 

jHojection  corticale  sous  un  angle  plus  ou  moins  droit;  elles  sont  parti-  ) 

culièn>ment  nombreuses  et  serrées  dans  la  moitié  inférieure  du  segment 
antérieur  de  la  capsule  interne,  et  les  coupes  vertico-ti'ansversales,  colo- 
rées sui\anl  la  niédliode  de  Weigerl,  montrent  très  nettement  leur  trajet 
inira-capsulaire  ;  la  hujue  bématoxylinique  colore  en  effet  les  fibres  len- 
liculd-caudées  Ix^aucoup  moins  intensivement  que  les  fibres  de  projection 
corticale.  Le  (lajet  ^\<'>  libres  lenticulo-caudées  à  travers  le  segment  rétro- 
leiiliciilaire  de  la  cai)sule  inferiie  i(^irl)  est  de  même  facile  à  suivre 
lor(|ue  ce  S(>gment  est  dégénéré  à  la  suite  de  lésions  du  lobe  occipital 
et  du  lobe  occipito-pariétal  icas  Bras,  Fig.  90  et  91.  p.  117  et  ILS.  et 
cas  Heudebert,  Fig.  125  et  120,  p.  139). 

Les  libres  lenticulo-caudées  abordent  le  giobus  pallidus,  soit  au  niveau  i.curs  connexions 
de  ses  segments  (NL,,  NL„  NL,'  ,  soit  entre  les  segments,  en  entrant  dans  ZZ!'  *^'"''"'  ''''" 
la  constitution  des  lames  médullaires  intei'ue  et  externe  du  iiovau  lenti- 
culaire. In  petit  nombre  de  fibres  se  terniinont  dans  1(>  giobus  i)allidus, 
mais  la  plu{)art  se  coudent,  après  un  trajet  plus  ou  moins  long,  deviennent 
horizontales  et  concourent  à  l'oruier  !es/?6rev  radiées  ol  les  lames  inédid- 
laires  du  novau  lenticulaire. 


CSgt.. 


Fii;.  290.  —  Coupe   Iiori/.mil.ilr   iiil/t  (".iiil   la    iV'ijinii   de  Iraiisiliun   cnln'   le  |iic(I   do  la 
couronne  rayonnaiiLo  cl  la  rei,'ioii  llialaiiii(|iic  de  la  caiisuic  iiili'iiit'.  Collo  couposec- 


(.\M,lli)\s    i\ii;\((»l;l|(.\l\.(niii'.v    s|ui  i;.  :{2I 

liiiiiiir  11'  -li.iluiM  /CM, il.'  <lii  lli.il.iiiiii-.  I.i  |i;iilir  Mi|i(  iH  I In  |.iil.iim'ii,  l.i  l'I'-  id  la 

qucm"    <ln   ik'V.hi  •  .nnlr   il    h-,    i  ,hli,ilinii>   ilii    imy.iii   ..iii<l<'.    .M<'llin<|f    •!«•    W.igcil. 
4   I  ^ramlfur  iialnif. 

.I.U,  îivaiil-iimr.  —  '<•.  cuip^;  lallciiv.  —  ir,  rap^ilr  i\|i  nn'.  —  Cia,  sc^'inont  (inlf'rriciir 
(lo  la  caps  iili"  iiilcrm- ;''/'.  ■^«'^'iiniil  pusliiicur;  '/,/,  sc^'iiiciil  Klrolcnliciiliiirc.  —  l'Sal, 
coufhi's  sajîillalfs  (lu  sc;.'iui'iit  pnslcrifiir  de  la  ciiiirimiir  rayunnanlf.  —  /AT,  fil)rcs  du 
noyau  l'umlf.  —  lu,  cinonvuliilinii^  aiilcriciiiTs  de  i'insnia.  —  ///,  riicniivoliilion  posh'-- 
rieuiT  tic  rin>«iila.  —  .NT,  Irlc  du  iinyau  caiidc.  —  S<",  ipiciif  du  nnyaii  laiidf.  —  .N7.i,  pii- 
liiliH'n.  —  «'/•',  faisceau  (iccipilo-fmiilal.  —  ()!•'+  l'r.  faisceau  complexe  i-onlenanl  à  la  fois 
des  lilircs  du  faisceau  occipito-froiilal  et  des  lilires  de  iirojection.  —  l'nT/i,  |)édoncul(; 
antérieur  du  lluilauuis.  — l'pTh.  pédoncule  postérieur  du  llialaunis.  — pCH,  pied  do  la  cou- 
ronne rayoïuiaute.  —  l'r,  lil)res  de  projection  corticales  lon^'cant  la  (pujue  i\u  noyau 
caufiè.  —  >7,  septuui  luciduui.  —  T/i  S/rz)  stratuni  /.ouale  du  thalamus.  —  Isc,  ta-nia 
-emi circularis.  —  \'SI.  veulricule  du  septum  lucidum.  —  //■.  zone  réticulée. 

I  Toutes  les  lil)i(»s  caiulros  ne  Iravcrsoiil  cciuMidaiil  pas  le  noyau  lonlicu- 
ain>;  un  pdil  iiomhi-e,  provenant  surtout  de  la  partie  inlV-rieurc  de  la  tète 
lu  uovau  caiide,  suil  dans  le  sei;nieul  aiit('Tieui'  de  la  capsule  interne  le 
rajet  des  lilues  de  projeelJDii  (•ortie()-|lialaini<|ues  antc'rieiii'es,  et  se  rend 
ivee  ellis  dans  la  partie  ventrah»  (l(>  rexIriMuiti"  anlt-rieiire  du  tlialainus. 

Radiations  du  noyau  lenticulaire.  —  Les  fascicules  ou  radiations      Les  deux  groupes 

,  I        ,  •        1     •  1  •  Il  1  j  ,     do      radiations      du 

lu  noyau   lenhcnlaire  se  disposent  en  deux  groupes,  les  uns  traversent  „oyau lenticulaire 


C 


t 


? 


atlialeiueut    le   piitaïuen    et    le    i^lohus   pallidus,    et  converijent  vers   le 

commet  du  noyau  lenticulaire,  fibres  radiées  du   noyau  lenticulaire  ;   les  i 

lutres  séparent  les  trois  segments  du  noyau  lenticulaire,  et  subdivisent 

^es   deux  segments  intcM-nes  en  forniant   les  lames  médullaires   e.rterne, 

Inie  ,  et  interne  (^Inii)  et  les  lames  médullaires  supplémentaires  {ImC',  Inii'). 
I      Fibres  radiées.  —  Les  fascicules  radiés  ilu  patamen  (NL3)  présentent  le      Les  fibres  radiées;  Zj 

N  II  I  1  l'r''         .-xcn      01      i\i      /o       leur  trajet  intra-icn-  > 

neme  aspect  arjjorescent  que  ceux  du  noyau  caude    rig.  Jyl,  21,  ii,  4.),    ,icuiaire.  Ç 

n  ).  Arrivés  au  niveau  de  la  lame  médullaire  externe,  ils  s'enchevêtrent  r 

les  uns  avec  les  autres,  une  partie  des  fibres  entrent  dans  la  constitution 

lie  cette  lame,  les  autres  poursuivent  leur  trajet  radiaire  et  traversent  le  J 

!;lobus  pallidus  (NL,,  NL,). 

Les  fascicules  radiés  du  globus  pallidus  son!  [il us  denses,  plus  serrés, 
Iplus  volumineux  «Micore  que  ceux  du  putamen  et  convergent  tous  vers  la 
partie  moyenne  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  fT.ip)  qu'ils 
traversent  dans  les  régions  tlialamique  intérieure  et  sous-thalamique. 
lu  sont  entourés  d'un  ilense  feutrage  interradiaire  dont  les  fibres  se  con- 
i  entrent  entre  les  segments  du  glolnis  pallidus,  et  au  centre  même  de 
ces  segments,  pour  former  la  lame  médullaire  interne  et  les  lames  médnl- 
llaires  supplémentaires. 

I  Lames  médullaires.  —  La  lame  médullaire  externe  (Ime)  sépare  le  puta-  i.e^  lames  mèdui- 
Uen  du  globus  pallidus;  elle  décrit  une  courbe  à  concavité  interne,  s'étend  |';;a!ien"cS^ 
dans  le  sens  antéro-postérieur  du  segment  antérieur  de  la  capsule  interne 
i(Cia)  au  segment  rétro-lentienlaire  (Cirl)  et  dans  le  sens  vertical  de  la 
région  tlialaiui(iue  moycunn^  à  la  liiuite  inférieure  de  la  région  sous-tha- 
lamique. Plus  (deinlue  que  les  autres  lames  du  noyau  lenticulaire,  mince 
en  haut,  un  peu  plus  épaisse  au  voisinage  de  la  base  de  ce  noyau,  elle  est 

roMK  II.  21 


^. ^_  ;:<9!^ NI"      ''\^^^ 

Fir,.  291.  —  Coupe  liorizontah;  passant  par  la  n-f^ioii  llialamiiino  de  la  capsulo  interne. 
Cette  coupe  ind'rosso  les  radiations  du  noyau  caudé  et  du  putamon.  La  partie  supt^- 


(,\\(,l|iiN-     I  M   H  \i   n  i;  I  Ki  \  I    \  :  f.olM'^    STIlIK.  323 

rifUli'   tlll   f.;l'>lMl-  l'.llliilll^.    lr-<    sri,MIl'||l>   ;illli'l  irlll  ,     |.M-li-|  inil    il    M'IlMlclilicllIailr   (Ir 

1.1  ClIiNllIr    llllrl  llr    cl    l;i   |i,ll  Ih'    llloyc iln    I  ll.ll.l  III  11  >.    Mr  |  ||,  m|c   1 1.  ■    \Vr|-r|  I  .    (      1    t;|,II|- 

ilcUl    ll.llllli-. 

f'c,  foi'ps  ciillciix.  —  C'(V/,  scfiim'iil  iiiilrricur  ih;  l.i  rupsiili!  inlirnc.  —  ('i  (k/,  K""""  '''" 
la  rapsuif  iiilfriic. —  Ci/t,  soffiiiriil  poslcririir;  r/;-/.  sr;^'iiiiMil  n'IroN.'nlirulairi!  de  lactipsiili- 
iutrint".  —  ''>",'//.  l'oiic'hfx  surfil liilc^i  ilii  s(';,'iii  -ni  posliTifiii"  de  la  (•(Hironnct  rayonnant»;.  — 
/■'i,  liiMbria  du  pilirr  poslrriciir  du  IriyiMic.  — //.  (ilucs  du  foriiix  lun^.Mi-^  (pii  honlcnt  la  fac»; 
prufiindi'  du  ciirps  callrux  cl  se  rendent  dans  le  seplinu  liiciduiii.  —  //;,  fibres  perforantes 
des  ri'irions  antérieures  du  corps  calleux  se  rendant  dans  le  septuiuc  hiciiiiim.  —  Lme, 
lame  médullaire  exiernc  du  thalamus.  —  Lnii.  lame  médullaire;  interne.  —  lme,  lame  mé- 
dullaire externe  du  noyau  lenticulaire.  —  N(',  noyau  <'audé.  —  f.\'<'.  libres  propre^  du 
noyau  caude.  —  Su.  noyau  antérieur.  —  .Yc,  noyau  externe.  —  Si.  noyau  interne  du  tli.ila- 
i„(is.  —  .Y/.i.  .VA...  les  deux  sei,'ments  externes  du  noyau  lenticulaire.  —  0/'+  /'/•,  f.iisccau 
occipito-fronl.il.  mélani.'c  de  libres  de  i)rojeetions.  —  l'aT/i,  pédoncule  antérieur  du  tha- 
lamus. —  pCli.  |>ied  de  l.i  couronni^  r.iyonnante  du  loi»;  frontal.  —  l'tc/i.,  [)lexus  choroïdes. 

—  l'T;/.  plicalure  du  |)ilier  posterieiu"  du  trij,'cMie.  —  Ks/h.  radiations  slrio-llialami<|ues.  — 
SI.  septum  lucidum.  —  SIrz,  stratum  zonile  du  tli  il.imiis.  —  Ti/n,  ()ilier  antérieur  du 
triiroao  cértd)ral.  —  Ti/p,  pilier  postérieur.  —    T/i.  Ilial.iiuus.  —  Isc,  tiunia  semi-circularis. 

—  Itli,  t;enia  tlialami.  —  //•.  /.oiie  nliciilrc  ilu  (li.il.uaus. 

^iiiIdiiI  coiisliliKM'  pat-  des  fascicules  de  libres  cnchcvèlrés  dans  tous  les 
-CMS.  mais  (|iii  alVecteiit  néanmoins  de  préférence  une  direction  verticale. 
La  /(in)c  mcdulldire  interne  (Imi)  sépare  les  deux  segments  du  globus 
l  pallidus.  I']lle  est  remar([iial)l(^  par  son  épaisseur  et  la  courbure  très  accen- 
luée  de  son  extrémité  aiilc'i'ieiire  '{''ii;.  2Î)2),  et  s'étend  du  genou  iCi^g])  au 
segnuMil  post('i'ieur  de  la  capsule  interne  (Gip);  sa  partie  postérieure  com- 
prend sniloul  des  gros  faisceaux  enchevêtrés,  à  direction  verticale,  dans 
1    sa  partie  antérieure  les  libres  alTectent  une  direction  horizontale,  traver- 
\   sent  en  fascicules  onduleux  le  genou  de  la  capsule  et  présentent  sur  les 
[   coupes    hori/ontalcs    un  aspect  nettement    réticulé   (Fig,    2t,   p.    3o    et 
'    Fig.  i;{.  p.  (Ki;  Fig.  47,  p.  69;  Fig.  292  et  Fig.  295). 

Les  laines:  médullaires  supplémentaires  sont  infiniment  plus  minces  et 
moins  étendues  ;  Vcrtcrnc  i  lme"  i  cloisonne  incomplètement  le  segment 
moyen  du  noyau  lenticulaire  (Fig.  43,  p.  63;  Fig.  47,  p.  69 1  ;  \  interne  {\m\) , 
beaucoup  plus  accentuée,  occupe  le  segment  interne  du  noyau  lenticu- 
laire, le  cloisonne  quehjuefois  complètement,  de  telle  sorte  que  ce  noyau 
romprend  en  réalité  quatre  segments  au  lieu  de  trois.  Les  fascicules  de 
I es  lames  médullaires  supplémentaires  atfectent  une  direction  sensible- 
ment parallèle  à  ceux  de  la  lame  médullaire  interne  qu'ils  renforcent  à 
la  base  du  noyau  lenticulaire. 

(Jnelle  que  soit  la  direction  des  fibres  des  lames  médullaires  dans  l'épais- 
seur du  noyau  lenticulaire,  elles  deviennent  toutes  horizontales  au  niveau  de 
la  face  inférieure  de  ce  noyau,  et  la  tapissent  d'une  dense  couche  de  libres, 
d'autant  plus  é{)aiss('  ([ue  Ion  s'approche  du  sommet  du  noyau  lenticulaire, 
et  parlant  du  genou  de  la  capsule  int(^rne  (Fig.  2'L  p.  33). 


Trajet  et  terminaisons  des  radiations  striées.  —  Les  libres  striées.      Trajet  des  radia- 

triées  à  tra 
segment  \>o> 


quels  que  soient  leur  origine  et  leur  trajet  intra-strié.  qu'elles  appartien-   verTie'"'"''^  ^  *'''" 


nentau  noyau  caudé,  au  putamen  ou  au  globus  pallidus  (libres  lenticulo-   ""ricurde  lacapsui 
caudées.  fibres  radiées  ou  lames  médullaires  du  noyau  lenticulaire),  con-   '"*"'"'■ 
vergiMit  toutes  vers  le  sommet  du  noyau  lenticulaire  et  alleclent  à  leui 


324 


ANATOMIE    I)J£S    CEMUES    NERVEUX. 


émergence  un  trajet  horizontal.  I]lles  traversent,  en  gros  fascicules  paral- 
lèles, fortement  colorés  par  l'hématoxyline,  le  segment  postérieur  de  la 
capsule  interne  (CipV  en  interceptant  des  intervalles  irrégulièrement 
arrondis  ou  rectangulaires  comblés  parles  fibres  de  projection  corticale. 

Cia 


^ 


•3 

Ime 

Imi 
NL 


.^r-n 


Radiations  strio- 
tlinlanii(|UC3. 


FiG.  292.  —  Coupe  horizontale  passant  i>ar  la  partie  inférieure  de  la  région  tlialauiique 
et  intéressant  le  genou  de  la  capsule  inlerne,  le  faisceau  géniculé,  le  globus  pallidus, 
les  lames  médullaires  externe  et  inlerne  du  noyau  lenticulaire.  Méthode  deWeigert. 
4/1  grandeur  nature. 

Bfl,  bandelette  diagonale  de  Broca.  —  Cia,  segment  antérieur  de  la  capsule  interne.  — 
Ci  if/],  f^enoii  et  faisceau  génicidé. —  Cip,  segment  postérieur  de  la  capsule  interne.—  cou, 
connuissurc  antérieure.  —  l'jf,  épcndynie  vcntriculaire  de  la  corne  frontale.  —  L\,  pre- 
mière circonvolution  lindjique. —  Ltnc,  lame  médullaire  externe  du  tliakuuus.  —  hue,  Imi, 
James  médullaire  externe  et  interne  du  noyau  lenticulaire.  —  XC,  noyau  caudé.  —  SL3, 
NL<,  A7-i,les  trois  segments  du  noyau  lenticulaire. —  l'aT/i,  pédoncule  antérieur  de  la  cou- 
che oplifpic.  — Tf/a,  pilier  antérieur  du  trigone.  —  Th,  ll)alamus.  — fr  Th,  fibres  radiées 
du  thalamus.  —  Isc,  ta'uia  semi-circidaris.  —  llh,  tienia  tlialami.  —  \'A,  faisceau  de  Vicq 
d'Azyr.  —  Zi,  zona  inceit.i. 

Klles  abordent  ensuile  le  thalamus  et  la  région  sous-lhalamique,  et  peu- 
vent, suivant  leur  liaut(Mir,  être  distinguées  en  radiations  strio-thalamiqucs 
et  radiations  slrio-sotts-Z/ialaniir/ars. 

Les  radiations  strio-tlialamiques  (Hsth)  émergent  le  long  de  la 
face  interne  du  globus  |)allidus,  au-dessus  du  sommet  du  noyau  lenticu- 
laire, traversent  le  segment  postérieur  de  la  ca|)sule  interne  dans  les  par- 
ties moyenne  et  inférieure   de  la  région  thalamiquc  et  s'irradient  dans 


(.  \  M.  I  I  M  N  s     I  M  i;  \(  ii|;  I  |(  A  I   \     (fiii  |>-    >Tl;|  i: 


32» 


|;i  iiii>ilii'  inri'iii'iii  r  (lu  I  li.i  l;i  iim-^.  lillr-  |»;ir;iisM'iil  Ifrs  cLiiisrim'-r-,.  |ii'ii 
iiomlirtMiM'-^  --111  lc>  ri>ii|)i'->  ||l)^i/()Ill.■ll('^  s('•|■il'l•■^  (|iii  m-cI  iniiiicnl  |,i  |,,iilir 
inoNciuif  (In  I  li.il.iiiiii--  l'iu.  :2lM  ,  iii;ii>^  (Icvicmi  ni  ir;inl.inl  |iln-  drn^i'-, 
cl  |iln--  ninnlnmi^i'^  (jnc  Idn  ^';i|i|niM-ln'  de  la  |),iilii'  i  n  IVi  icn  n-  df  la 
ici;ii)n  I  lia  la  ni  h|  ne  de  la  caji-^iilc  iniiTin'  rn  jia  il  icii  lirr  ilr  la  /oiir  *\c 
lran>ii  h  >ii   i|iii   ^l'iiaïc   la   ri'^inn   I  lia  laiiiii|  m*  ili>   la   l'i'^iun   mhi^I  liala  iiiii|iii' 


Ljnc 


Th 


---tsc 


FiG.  293.  —  l.f  coiilinirenl  tlialaiiiique  (ftsc)  du  laMiia  seini-ciicularis  (tsci  et  les  radia- 
tions strio-llialamiques  (Hslli)  de  la  région  thalamique  moyenne,  dans  un  cas  d'hé- 
miplégie cérébrale  infantile  avec  dégénérescence  complète  des  fibres  de  projection 
corticale  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne.  Cas  Rivaud,  p.  1">I,  détail 
de  la  (igure  lio,  p.  lo4.)  Méthode  de  Weigert-Pal.  10  l  grandeur  nature. 


(Fiii'.  292V  C(4  aspi'cl,  lr{"^s  aj)[)ai'('nl  sur  los  coupes  sériées  normales, 
dcvieiil  parlieulièreiiitMil  luaniresle  lorsque  les  fibres  de  projection  corti- 
cales du  segment  postéricni'  de  la  capsule  interne  sont  comj)lèlement  dégé- 
néré(»s  à  la  suite  dune  vaste  lésion  corticale  icas  Pradel,  Fig.  06  à  78, 
|>.  100 s  ou  sous-coi'ticaie,  surtout  lorsque  celte  dernière  remonte  à  l'en- 
tance  (cas  Rivaud.  p.  l.'il,  Fig.  142  à  162'i.  La  comparaison  des 
tigures  293  et  :29i  appartenant  au  cas  Rivaud  esl  très  démonstrative  h 
cet  (>gard.  Daus  la  partie  moyiMiue  d(^  la  r(''giou  tlialanii(|ue  (^Fig.  293  ,  les 
radiations  stri(3-tlialanii(|nes  Kstli  tra\ers(>nt  en  lâches  fascicules  le 
segment   posléilcnr  di'   la  cap-^nlc  iulerne.  croisent  les  libres  (ftsc)  que  le 


326 


A.NATOMIE    DES    CENTRES    NEltVELX. 


Les  rad 
strio-sous- 
i|ues. 


1  a  1 1  o  n  s 
tlialami- 


taenia  semi-circiilaris  (  tsc)  envoie  à  la  couche  optique  et  entrent  dans  la 
constitution  des  fibres  radiées  du  thalamus.  Dans  la  partie  inférieure  de 
la  région  thalamique  (Fig.  294),  les  radiations  strio-thalamiques  iRslh) 
sont  si  denses,  si  serrées,  si  nombreuses,  qu'elles  forment  presque  une 
couche  continue,  qui, —  grâce  à  la  rétraction  des  tissus  dans  ce  cas,  — 
masque  en  quelque  sorte  l'emplacement  des  fibres  de  projection  corti- 
cale  dégénérées  et  agénésiées. 

Les  radiations  strio-sous-thalamiques  sont  infiniment  plus  nom- 
breuses; à  leur  émergence  le  long  du  sommet  du  noyau  lenticulaire,  elles 

2r 


NL 


^i-Tb 


Lme 


fisc 


Rslh 


Sos   trois 
ilo  libres  : 


FiG.  294.  —  Les  radiations  strio-tlialamiciues  (Rsth)  de  la  région  llialaniiciue  inl'éiieure 
dans  un  cas  d'iiémiplégie  ccréhial  infantile  avec  dégénérescence  complrle  des  libres 
de  projection  corticales  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne.  (Cas  Rivaud, 
p.   151  et  suiv.)  Méthode  de  Weigert-Pal.  10   1  grandeur  nature. 

se  concentrent  en  une  couche  compacte  de  fibres  (FI),  Fig.  17,  p.  09)  qui  se 
place  entre  le  glo])us  pallidus  (NU,)  et  le  segment  postérieur  de  la  capsule 
groupes  interne  (Cip),  puis  (dies  se  disposent,  suivant  la  hauteur  à  Uujuelle  elles 
appartiennent,  en  trois  groupes  de  fibres.  Les  unes  passent  au-dessus  du 
corps  de  Liiys  et  forment  le  faisceau  lenticalairr  dr  Forci  (FI);  les  autres 
s'irradient  dans  le  corps  de  Luys  et  constituent  les  radiations  strio-liiy- 
siennes  (RsL);  les  troisièmes  conlourncut  en  dehors  la  région  sous-lhala- 
mique  de  la  capsule  interne  à  sa  limite  avec  le  pied  du  pédoncule  et  s'ir- 
radient dans  l'extrémité  antérieure  du  tbaiamus  et  de  la  région  sous- 
opti({ue,  en  formant  Vause  du  nof/att  lenticulaire  (Al). 

Ces  trois  groupes  de  fibres,  très  mal  délimités  les  uns  des  autres,  ont 
été  désignés  par  v.  Monakow  sous  le  nom  commun  à'ansc  du  noyau  Ion- 


(,  A  \f.  I  Kl  \ -.    I  \  I  i;  \  (oi;  I  M.  \  I  \     (,nu  l'v    -III  m:.  327 

ticiiliiirr.  Va'\  Miilciir  \  ili>liiii;ii('  iKMiiiiinin^  Inii-  |i,irlirs  (Iki-.iIi-, 
ÏÎK'N fiiiii'    l'I    \riili;ili'  .    (•uii('^|tiiii(l,iiil    il    iKis    liois  };r<»ll|)rs  de   lildcs. 

I.c  faisceau  lenticulaire  de  Forel    \'\}  'r.iisnjiii  II'    ImhtI  ,  (Imsahr      i  !.<•  faiH.paii  i.-n- 

,  ,  ...  ,  ,  ...  1-1  1  11' ulair.- .I.t  Korol  ou 

Antnril  (trr  l.msnild'rnsrhliiitir,  r.  Mn/ia/,iiir    iclic   le  ((nii-  -I  iir  ;i  l;i   |i;irlii'    la  .ouriK!  .lorialn -lu 

anirro  \ciili;ilc  du  I  li.iiiimiis.         Il  ol  miiIoiiI   roniii'  dr  liKn-^   r;idii'r>  du    ''"n""'"  I-'Oh. 

noNMii   It'iil  iiiil.iin'  (|iii  lr;i\  cr-^riil  en  l'iixicii  les  imm  hicii  \  .  dcii'^iîs  cL  .sciT(''s 

!(••-  dru\  lins  iiiiii'iiciii--  du  se- me  ni  iiu^li'iiciir  de  l;ir,i|)-iilr  iiilcme  (Cip), 

nui--   -'C    r;iss(>ml>l<Mil    m    un    r.iisccjin    liicur  ri   ;i|)l;ili  (|ni    ^V-talc  imi    ;iv;inl 

ri  ;iM-d('Ssn>  du   coips   de   Luys  iCLi,  i  l'i^.  •NK  T.    1",   |>.   (i.'IT  (d    l"i^.  •{12; 

en  roniKinl  l.i  ioikIic  ihir^^dlc  du  rorps  de  Litt/\  de  (|n(d(|n('s  anlciirs.  Il  se 

|M)il('   (Mi'-nili'  en  di'd;ins  (l'ig.  ''\'2'-\,   '\'2'ii.  s'jidussc  an   l'aisccan   llialaini([nr 

di'    j-'orrl    (l'Ili)  dont    le    sépare    la    zona   inccriu    Zi    de   ccd  aniciii',   puis 

^'cMcht'vrlrc  avec  le  |)('Mloiicnlr  inlV^ro-inlrriic  de  la  concdic  oplicph'  (l*iTli) 

(d  l'anse  du  ni)\au  Icnl  icidairc    Ai  .  Il  al)and(Uinc  (Ihunin  iaisaid  (|iiclques 

lilu't's    à    la    snltslance    j;risc   ctMilralc  du   •"{''   vcniricnic    (d   au   (  liamp  di'      ses  connexions. 

l'orel  [V),  c'c'sl-à-dii'o  à  la  pai'lio  anir'ricurc  vl  suprricurc  de  la  capsule  du 

noyau  rougo,  puis  s'irradie  dans  la  partie  antéro-inféiieuie  du  thalamus.  Les 

coupes  horizontales  montrent  ses  rapports  au-dessus  et  en  avant  du  corps  de 

Luys    V'i^.  .312  et  l'ig-.  2î  i,  les  coupes  horizontales  ohliques,  ses  connexions      ses  rapports. 

a\('c  le  faisceau  thalamiijue  de  h'orel,  le  pédoncule  inféro-internc  du  tha-  C 

lainus  (d  laiise   leiiliculaire.  Sur  ces  coupes  il  se  j)résente  sous  l'aspect  H 

d'nu  l'aisceau  Iriaiifiulaire  l'ormé  de  lihres  j)ai'allèles  (Fig.  3I8T.   I''').  Les  ^ 

coupes  verlico-lransversales  monireni  enlin  ([ue  ce  faisceau  n'appartient  ^ 

pas  à  un  seul  plan  horizontal,  mais  (|u'il  traverse  ol)li([uement,  de  bas  en 

haut  et  de  (hdiors  en  dedans,  le  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  ^ 

avant  do  former  la  couche  doi"sale  du  corps  de  Luys  (Fig.  323,  324,  32o).  ^ 

Les  radiations  strio-luysiennes  (UsL)  font  suite  au  faisceau  lenti-     2»  Les  radiations       j 
culaire  de  Forel,  au-dessous  et  un  peu  en  arrière  duquel  elles  sont  situées.    "        "  '  ) 

l'.Ues  traversent  les  deux  tiers  antérieurs  du  segment  postérieur  de  la  cap- 
sule interne  et  de  la  partie  supérieure  du  })ied  du  j)édoncule  cérébral  en 
fascicules  denses,  nombreu.K,  serrés  et  parallèles  (Fig.  295  etT.  I"",  F'ig.  319, 
3-20,  321),  puis  pénètrent  dans  lecoi-ps  de  I^uys  (CL)  et  s'y  irradient  en  pin- 
ceau. Les  coupes  horizontales  obliques  montrent  que  les  radiations  strio- 
luysiennes  s'accolent  en  avant  et  en  dedans  à  l'anse  lenticulaire  et  qu'elles 
sont  en  rapport  plus  bas  avec  la  bandehdte  optique  et  la  commissure  de 
Meynert  (T.  L',  Fig.  321).  (^omme  les  radiations  strio-luysiennes  se  myéli- 
nisentde  bonne  heure,  vers  le  huitième  mois  de  la  vie  intra-utérine,  ces  rap- 
ports les  ont  fait  considérer  à  tort  par  Stilling  (1880)  et  Bernheimer  (1891) 
comme  une  racine  hiysienne  de  la  bandelette  optique  (  Voy.  p.  429). 

Anse  du  noyau  lenticulaire  (Al).  —  L'anse  du  noyau  lenticulaire  5"  1  anse  icmicu 
(ou  anse  lenticulaire,  ans//  lonticularis)  est  un  faisceau  volumineux  situé 
au-dessous  et  en  avant  des  radiations  strio-luysiennes  avec  lesquelles  il 
se  fusionne  en  partie.  Les  fihres  radiées  et  les  lann's  médullaires  externe, 
interne  id  snj)[)lenientair(>s  du  noyau  lenticulaire  concourent  à  la  former, 
mais  (die  rc(;oil  (mi  outre  par  les  lames  nn-dullaiies  (jU(d(|ues  fihi-es  lenti- 


lairo 


Rco 


^iG.  293.  —  Coujie  liorizonlaln  de  la  n'i,'ion  sous-Uialamique  de  la  rapsiile  inlorne  inté- 
téressaiit  les  radiations  du  f,'iobii.s  pallidns,  les  radiations  slrio-luysicnnos,  l'anse  len- 
ticulaire' (>t  lo  faisceau  deTurcU.  Mélliodc  de  Weigert.  o/l  grandeur  nature. 

Al,  anse  icnticul.tire.  —  Alo,  alvcus.  —  lirQa,  bras  du  tubcrculo  quadrijunicau  antoriotir 
—  Cge,  corps  f,'fnoiiillé  exlcrnc.  —   Cgi,  corps  gcnouillé  interne.  —  ('/'/),  sp<;nicnt  poste 


(,\\(.lhi\->     I  \  I   l;  VCnltïh    \r\  :   r.nlil's    <||;||:.  :j2'.) 

rii'ur  ;  i'irl.  scjtmrni  iVIrolcnlifiiliiiri'  de  In  c/iiisiili'  inlrriic  ;  —  ('l.,ri>v\t-^  ili-  Liiv*.  —  l'ia, 
rt)iiiiiiis>iiin<  aiilrrirmc.  —/•'/',  fniHci'/iii  de  'l'iink.  —  filli,  fuiHcoiiii  lrMi|nMc>  Ili(il/iiiii((iir: 
.1  Arimlil  au  lunmrnl  mi  il  aluinli-  If  |tiilviiiar  {••nmparr/.  avec  !!>;.  K.t,  p.  112,  cas  Cour 
riôro).  —  hm-,  laim-  un-iliiliain'  (•\lrrnc;  Imi,  iaun'  iiHMiullain!  inlrM-iw  du  noyau  Inilu  (i 
|„ii,>.  —  .V(",  i|iiriii'  dir  iiciyati  caudc  —  .V/-i,  .\7-j.  .V/-i.  I<"S  Iniis  sc^'niriiN  du  nnyau  Irnlri- 
cnlaiiT.  —  Siii,  i-culrc  im-ilian  ilr  Liiy<.  —  l'iTfi.  ix-doiiculc  iuffro-iulcrnf  rln  lliulaiiUH. 
/•(//.  pulvinar.  —  IH',  radialions  dr  la  ralutlf.  — /{'V/'.  nidiali<ui  du  enrps  f.'(;ri()uill<-  iulcrtif. 
-  Ki-iui.  r.idiatiiiiis  di-  la  i-iuniui-i-iMrr  anir-rii-urf  travcrsatil  If  pii-d  du  sc^uwiil  pitslrricur 
de  la  CDuromic  iMyomiaulf.  —  IHI/k  radiation  du  >,'loliu-<  paliidus.  —  ll\f,.  radiation-^  -ilrio- 
luysicnn<>s.  —  >'.'/<•,  ciuiclii'  saLrillalc  cvlcrnc  ;  Si/I,  coiicln'  saj,'illal(;  inti'rnr  du  s(;j,'uicul 
posIrriiMM- de  la  counuinc  raycuinanli'.  —  7'"/'.  Iiprium.  —  T;/fi,  pilier  aiilcricur;  Tf/p, 
pilii-r  postérieur  du  lrijrt)niM-i.'ri!l)ral. —  tsr.  I;iiii  i  -rmi  cin-niaris.  —  U'.  /.ni\i-  de  VVcrnifko. 

cmIh-ciiikIi'cs.  (  ".(iiiliiiin'iiiriil  an   l'ai'^ccaii   li-iil  iciilairc   de    l'Oicl   cl   aux    ra- 
diations s(  ri()-ln\  sicnnc'^.   l'anx'  Icnlicnlain'  ne  li'avcrsc  pas  (lircclcnicnl, 
par  II'   |tlns  conrl  clicniin,  le   sc^nicnl    |)()sl(''ri(Mir  de  la   caijsnlc    inlci'iio,      scs  rapports  avec 
mais  l(>  conloni-nc  en  ('cliarix'  (mi  se  poiianl   lioi'izoïilalcmeiil  en  dedans  ot   nour*'do'Ta  capsuiô 
nn    pcn    en   a\anl.    I>ans   celle  |)arlic    do  son   trajet,  elle    longe    la   face;   ""«'■no. 
inrérieure  du  noyau  lonliculaire  (Im^.  23),  appartient  à  la  substance  inno- 
niiiK'e  sous-lenlienlaire  de  Kcichci't  et  croise  à  angle  presque  droit  les 
libres  de  la  capsule  inlerne  (>n  suivant  un  trajet  sensiblement  parallèle  à 
(fini  de  la    bandelette  optique  ou  du  pédoncule  inféro-internc  du   thala- 
mus, au-dessus  desquels  elle  est   située  (Fig.  2i,    io,  209,  270  et  29oi. 
i;ib>   forme   avec  ce   dernier  faisceau  Vatise  pédonculaire  de  Gratiolet    :  C 

l'esl-à-din^  celle  bande  de  substance  grise  et  blancdie  (jue  l'on  voit  à  I'omI  ^ 

nu  sur  un  cerveau   frais,   après  al)lation   de  la  bandelette  opti({ue,   con-  £ 

tourner  le  pied  du  pédoncule  cérébral  au  niveau  de  sa  pénétration  dans  t= 

le  cerveau.    Les  deux  faisceaux  constitutifs  de  l'anse  pédonculaire  sont 
s('>parés  l'un  d(>  l'autre  par  une  couche  de  substance  grise  riche  en  volu-  2 

mineus(>s    cellules   nerveuses,  (jui   appartient  à  la  substance  innominée  ^ 

sous-IcMiticulaire  de  Ueicherl  et   qui   est   connue  depuis  Meynert  sous  le  7 

nom  de  (janglion  de  /'anse  pf'doncitlaire.  ) 

Arrivée  au  tuber  cineroum,  l'anse  lenticulaire  se  coude,  se  porte  en      scs  rapports  dans 
haut  et  en  arrière  (Fig.  23,  251  à  2')'{)  et  s'enfonce  entre  le  bord  antéro-   ttjue*!^'""  ^°"''"°P" 
interne  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  et  la  substance  grise 
cent  l'aie  du  troisième  ventricule  ;    elle  est  accolée  aux   radiations   strio- 
luysiennes  les  plus  internes  (Fig.  29a);  passe  en  dedans  du  corps  de  Luys 
(CL),  en  dehors  du  tubercule  mamillaire  accessoire  (Tma),  du  pédoncule 
du  tubercule   mamillaire  (PTm),  du  pilier  antérieur  du  trigone  (Tga)  et 
du  faisceau  de  Vicq  d'Azyr  (VA)  (Fig.  io  et  T.  K,  Fig.  319  et  320,  p.  639). 
Dans  la  région  sous-optique,  une  partie  des  fibres  de  l'anse  lenticulaire 
se   porte   en    liani   dans  la  partie  antérieure  et  ventrale  du  thalamus  où 
(die   s(»  termine   en  s'enchevèlrant  avec   les  fibres   du    faisciviu   lenticu-         son  irradiation 
laire  de  Forel  i^Fl)  et  du  pédoncule  inféro-interne  du  thalamus  (Piïh)   les   la^caps^uiVdu'noya^i 
libres  les  plus  longues  atteignent  le  plan  du  ganglion  de  l'habenula  (Gh)  ; 
une  autre  partie  se  porte  en  arrière,  abandonne  chemin  faisant  quelques 
libres  à  la  substance  grise  centrale  du  troisième  ventricule,  puis  pénètre 
dans  la  partie  antéro-interne  de  la  capsule  du  noyau  rouge  (CNR)   (Fig. 
2.')1,  2')3  et  2')'t,  p.  268).  Contrairement  à  liq^inion  de  Flechsig,  Edinger, 


rouire. 


330  ANATO.MIK    DES    CENTUES    NERVEUX. 

Bechlerew,  etc.,  l'anse  du  noyau  lenticulaire  n'envoie  aucune  fibre  dans 
le  ruban  de  Reil,  ni  dans  les  radiations  de  la  calotte. 

Dcyoncrcsconce  DégénéresceRce  des  radiations  striées  consécutives  aux  lésions  cen- 
consécùuvcTTôute  trales.  —  Les  radiations  strio-thalamiques  et  strio-sous-thalamiques 
lésion  centrale  éten-  dégénèrent  à  la  suite  de  toute  lésion  centrale  des  hémisphères  cérébraux 

ilue    ou    limitée    du  .  .  .  *  ' 

corps  strié.  qui  détruit  le  corps  strié  ou  sectionne  les  radiations  striées   dans  leur 

trajet  capsulaire,  thalamique  ou  sous-thalamique.  Comme  ces  lésions 
empiètent  le  plus  souvent  sur  la  capsule  interne,  une  dégénérescence 
des  fibres  de  projection  corticale,  en  particulier  de  la  voie  pédonculaire, 
se  surajoute  nécessairement  dans  ces  cas  à  la  dégénérescence  des  radia- 
tions striées  et  en  complique  l'étude.  Les  lésions  du  corps  strié  sont 
d'autre  pari  des  lésions  partielles  en  général,  et  partant  n'entraînent 
qu'une  dégénérescence  partielle  du  système  des  radiations  striées.  11  est 
en  effet  exceptionnel,  même  dans  les  vastes  lésions  centrales,  de  con- 
stater une  destruction  totale  du  corps  strié  et  partant  une  dégénérescence 
complète  de  son  système  de  fibres  radiées.  Cette  particularité  tient  évi- 
demment à  la  complexité  de  l'irrigation  vasculaire  de  ce  noyau,  le  corps 
strié  recevant  ses  vaisseaux  des  artères  striées  antérieures  qui  se  déta- 
chent de  l'artère  cérébrale  antérieure  ;  des  artères  lenticulo-striées  et  len- 
ticulo-optiques,  branches  de  l'artère  sylvienne,  et  de  \ artère  choroïdienne 
antérieure.  (Fig.  163  et  164,  p.  165.) 
Dégénérescences         Lcs  lésions  étendîtes  du  corps  strié  entraînent  en  général  une  dégéné- 

sufvann*o%iègc"^"'  resccuce  plus  ou  moins  intense  de  toutes  les  catégories  de  fibres  striées  : 
radiations  strio-thalamiques  et  radiations  strio-sous-thalamiques  (faisceau 
lenticulaire  de  Forel,  radiations  strio-luysiennes,  anse  lenticulaire).  Les  1 
lésions  plus  restreintes  peuvent  intéresser  de  préférence  certains  groupes  ' 
de  fibres,  en  épargner  d'autres  et  les  dégénérescences  secondaires  qui  en 
résultent  varient  alors  suivant  le  siège  de  la  lésion  :  ainsi  h^s  lésions  de 
la  partie  supérieure  et  moyenne  du  noyau  lenticulaire  (domaine  des 
artères  lenticulo-striées  et  lenticulo-optiques)  déterminent  surtout  une 
dégénérescence  des  radiations  strio-thalamiques,  strio-luysiennes  et  du 
faisceau  lenticulaire  de  Forel,  et  respectent  relativement  l'anse  lenticu- 
laire. Les  lésions  de  la  tête  du  noyau  caudé  et  de  Yextréniité  antérieure  du 
putamen  (domaine  des  artères  lenticulo-striées)  épargnent  en  général 
Fanse  du  noyau  lenticulaire  et  le  faisceau  lenticulaire  de  Forel  et  reten- 
tissent surtout  sur  les  radiations  strio-thalamiques  et  strio-luysiennes, 
La  dégénérescence  prédomine  enfin  dans  l'anse  lenticulaire,  l()rs([ue  la 
lésion  destructive»  occupe  la  hase  du  noyau  lenùvutaire,  eu  i)articulier 
du  globus  pallidus.  Il  résulte  de  cette  disposition  (|u'il  est  difficile  de 
déterminer  c(^  qui,  dans  la  constitution  des  radiations  striées,  revient, 
soit  au  noyau  caudé,  soit  an  ixitaincn  ou  au  globus  pallidus. 

D'après  V.  iMonakow,  le  l'aisceau  l(>nticulaii'e  de  h'orel  et  les  radiations 
strio-luysiennes  tireraient  leur  origine  principale  du  putamen  et  du 
noyau  caudé,  tandis  que  l'anse  lenticulaire   proviendrait  des  trois   scg- 


(.A\(.llii\s    I  M  li  \(.(i|i  I  II    \  I   \     CnU  l'S    STIIir..  331 

iiiciiIn  iIii  iinx.iii  li'iil  ICI)  l;i  1 1  r.  I  .(•  iii)\:iii  r;iii(|(''  m  |i;irl  icii  I  ht  ^;i  liti-  -ri.iit 
Munr  ci'l  .iiilriir  il  |iMiir  M;ili;iim  m  (■niiiir\i()ii>  cl  loilcs  ;ivrc  le  cori)^  tic 
I.iivn,  ('(>  i|iii  iiii|il  ii|  iirrail  (l:iii>  l:i  loiisl  il  iilioii  îles  t'iidialioiis  '^It'io- 
I  ii\ --irimr--  IIII  Cdiil  iiiLii'iil  caiiilc  i  iii|Miila  ii  I .  Il  immin  -^niiliic  |ii'MJ)ali|i'  loii- 
ictoi--  (|iii"  la  cnii-^lil  II!  ion  do  lailiatiniis  NlritM's  ol  |iliit<'i|  n'-j^iniialc  (|iii' 
^i'L;iin'iilai  ic  ;  le  laisccaii  Icn  I  iciila  i  rc  de  I'oitI,  Io  radialions  slrjd-- 
lii\ -iriiiii'--  l'i  ^t  liii-l  lialaiiii(|ii('>  lirciaiciil  leur  (>ri;:iii('  de  j;i  partie  su|>(''- 
I  ifiiic  cl  iiiovi'mic  du  c(ir|i^  -^Irii-,  laiidis  ipic  raii>c  Iciil  icii  lai  rc  r(dcvcrail 
-iirldiil  Al'  la   ri'i^idii  \ ciil raie  cl  aiih-riciirc. 

I  .or-.(|n  on  examine  au  point  de  vue  de  la  d(';^(''n(''resceiico  des  radiations 
--lriee>  le>  ca^  de  li'sions  ce  ni  raies  rapporti'cs  p.  I  07  à  I  H.'i.  on  est  lrapp(''  du 
iioinlire  ndativenient  considéralde  de  lil)i'es  (|ui  |>eisistenl  intactes  après 
des  lésions  niènies  très  étendues  du  corps  slrié.  Ce  fait  est  bien  mis  en 
'  \  iileiice    par  la  nictliode  de  ^^'eiiieI•t-Pal. 

l)aii>  le  cas  Racle.  j)ar  exem|)le  (l'ig.  !<)•')  à  H-'t,  p.  167  ot  suiv.  ),  bien 
que  le  pulamen.  la  partie  adjacente  du  j;lobns  pallidns,  le  tronc  ol  la  parliez 
siij)éi'i«Mii'e  de  la  lèle  Au  noyau  caiidé  soient  complètement  détrnits,  il 
existe  néanmoins  dans  l'anse  leiiticulaii'e  et  les  l'adialions  strio-luysiennes 
un  tirand  nombre  d(>  libres  saines  ([ui,  dans  la  i'(''j;ion  soiis-tbalamiqne,  tra- 
versent ou  contourneni  en  l'ascicnles  si  nombrenses  et  si  sei'i'ées  le  seg- 
ment posti'ricur  de  la  capsule  interne  qnVll(»s  masquent  presque  la  dégé- 
nérescence lies  libres  de  projection  corticale  (Fi^-.  109,  170,  171,  p.   169). 

Dans  le  cas  Dautriche  '  l'iji.  192  à  196,  p.  182  et  suiv.),  il  existe  une 
lésion  destructive  du  ^lobns  pallidus,  en  particulier  de  son  segment  interne 
XL,  ;  la  dégénérescence  secondaire  intéresse  toutes  les  catégories  de 
libres  striées,  les  radialions:  slrio-tha/ajjiiqurs,  Va)isr  lenticulaire,  le  fais- 
(  rail  /rn/icu/aire  de  Fore/,  les  radialions  strio-liii/siennes,  le  corps  de  Luys; 
mais  ici  encore  on  est  IVappi'  |)ar  le  nombre  des  ladiations  striées  intactes. 
(dia(|ue  j)arc(dle  du  i;lobus  pallidus  respectée  par  la  lésion,  possède  un 
dense  leulrage  inlerradiaire  et  de  nombreuses  libres  radiées;  et  la  partie 
adjacente  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  est  cloisonnée  par 
de  nombreuses  radiations  striosous-tbalamiques  et  strio-luysiennes  saines. 
han<  les  lésions  plus  circonscrites,  telles  que  les  cas  Segalon,Lavigne, 
Carré,  les  dégénérescences  sont  plus  localisées  encore  et  se  continent  au 
plan  du  secteur  lenticulaire  lésé.  l)ans  le  cas  Segalon  (Fig.  181  et  182, 
p.  178  1,  il  existe  une  dégénérescence  parti(dle  de  la  j>arli(^  antérieure  du 
corps  de  Luys  et  de  l'anse  lenticulaire  ;  dans  les  cas  Lavigne  Fig.  189  à 
lîH,  p.  ISO  cl  Carré  Fig.  186  à  188,  p.  179)  —  (section  de  la  partie 
posU'rieure  du  noyau  lenticulaire  i,  —  la  dégénérescence  respecte  l'anse  len- 
ticulaire, retentit  sur  la  [)artie  postérieure  du  corps  de  Luys  et  les  radia- 
lions  strio-luysiennes  correspondantes. 

L'élude  des  dégénérescences  secondaires,  faite  à  Laide  de  la  métbode  DogtWrescenco 
de  Marcbi.  monlr(>  (|u'il  existe  toujours  en  amont  d'une  lésion  primitive  î^ feu^iTi nterra- 
du  corps  strit'  une  dégénérescence  très  nette  du  putamen  et  du  "lobus   ^'^'■"^  en  «mont  des 

,,.,,.  Il'  I  •  lésions  primitivos. 

[tallidus,  adjacente  à  la  lésion  et  intéressant  à  la  fois  les  fibres  radiées  et 


en  aval. 


332  ANATOMIE    DES    CENTRES    NEKVELN.. 

le  feutrage  inlori-adiaire.  Celle  dégénérescence  des  gros  fascicules  de  libres 
est  localisée  à  une  tranche,  à  un  secteur  du  corps  strié  et  ne  s'étend  pas 
très  loin  du  foyer  primitif;  mais  on  trouve  en  outre,  disséminé  dans  le 
corps  strié,  un  très  fin  granité  de  dégénérescence  que  Ton  peut  suivre 
souvent  très  loin.  Ce  mode  de  dégénérescence  concorde  bien  avec  ce  que 
nous  savons  de  la  structure  du  corps  strié  et  de  la  constitution  des  fas- 
cicules radiés  :  les  fibres  striées  parcourant  souvent  un  très  long  trajet 
avant  de  se  réunir  en  faisceaux  radiés. 
Dégénérescence  Eli  cival  dc  la  lésiou  .primitive,  la  dégénérescence  intéresse  les  radia- 
tions strio-thalamiques  et  strio-sous-thalamiques  (faisceau  lenticulaire  de 
Forel,  radiations  strio-luysiennes,  et  suivant  le  siège,  à  un  degré  plus  ou 
moins  prononcé,  l'anse  lenticulaire). 
Trajet  des  radia-  Pour  pcu  quc  la  lésion  primitive  n'empiète  pas  trop  sur  le  segment 
néré^esTn"avai  dTia  postéricur  dc  la  capsulc  interne  et  sur  le  thalamus,  il  est  en  général  très 
lésion  primitive.  facile  dc  suivrc  le  trajet  des  radiations  strio-sous-thalamiques  dégénérées. 
On  les  voit  traverser,  en  fascicules  serrés  et  parallèles  (^Cas  Ronse . 
Fig.  296  à  301),  le  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  i^Cip\  croiser 
à  angle  droit  les  fibres  de  projection  corticales  plus  ou  moins  dégénérées 
et  s'irradier  dans  le  corps  de  Luys  (CL)  et  les  régions  ventrales  du  tha- 
lamus. La  pénétration  en  pinceau  des  fibres  dégénérées  dans  le  corps 
de  Luys  est  particulièrement  évidente  et  tout  à  fait  conforme  à  ce  qui' 
nous  enseigne  l'anatomie  normale. 

Dans  toute  lésion  du  corps  strié,  la  dégénérescence  du  corps  de  Luys  est 
toujours  très  intense  et  comprend  en  général  toute  l'étendue  de  ce  corps. 
La  dégénérescence  du  faisceau  lenticulaire  de  Forel  (FI)  (Fig.  297  et  29S 
est  de  même  très  manifeste  et  peut  être  suivie  au-dessus  du  corps  de  Luys, 
dans  les  parties  ventrales  du  thalamus  et  dans  le  champ  de  Forel.  Quant 
à  la  dégénérescence  de  l'anse  lenticulaire,  elle  est  surtout  facile  à  suivre 
dans  cette  partie  de  son  trajet  où  elle  contourne  le  segment  postérieur 
de  la  capsule  interne,  et  s'irradie  dans  la  partie  antéro-ventrale  du  tha- 
lamus (Fig.  297)  et  la  partie  antéro-interne  de  la  capsule  du  noyau  rouge. 

fF-.^r»  ■? 

Cas  Ronse.  —  Il  c.xislo  dans  ce  cas  doux  Irsions,  l'une  sous-corlicalo,  sous-jacenli' 
aux  circonvolutions  rolandicjuos,  l'aulre  centrale,  intralenliculaire. 

1°  La  If'sion  sous-jaoente  aux  circonvolutions  rolandiques  a  sectionné  le  pied  du 
segment  supérieur  de  la  couronne  rayonnante,  empiète  un  peu  sur  la  partie  supérieure 
et  postérieure  du  noyau  externe  de  la  couche  optique  ;  elle  s'est  manifestée  pendant  la 
vie  par  une  hémiplégie  gauche  avec  contracture  et  hémiaiiesthésie  datant  de  treize 
mois.  (Voy.  !>on<;,  Th.  Paris,  18'.)9,  Cas  XI,  p.  2:)7.) 

C4etle  lésion  a  entrauié  les  dégiMK'-rescences  secondaii'(>s  classi(]ues  : 

a)  Une  dégénérescence  très  étendue  du  segment  postérieur  de  l.i  (ipsule  interne  (Cip 
(Fig.  29G  et  297)  pouvant  être  suivie  dans  la  partie  moyenne  du  pied  du  pédoncule  cén'- 
bral  (Fig.  209  et  300),  dans  l'étage  antérieur  de  la  protubérance,  la  pyramide  antérieuri> 
du  bulbe  et  le  faisceau  jiyramidal  croisé'  et  direct  de  la  moelle.  Les  segments  sous-lenti- 
cnlaire  et  rétrolenticulaire  ((arl),  les  pailiesitostérieure  e(  antérieure  du  segment  posté- 
rieur (Cip)  de  la  capsule  interne,  en  particulier  le  genou  de  la  capsule  ((a  (g)  (Fig.  298) 
sont  respectées  par  la  dégénérescence  et  il  en  est  de  même  des  parties  interne  et 


11  I  !  I    V  I    V      ('(1  U  I'  *^     s  I  lU  !.. 
I.  \.Nt.l   inNs     IM   H  \<  <>H  I  KM   N      '•'"'' 


333 


fl.- 


com 


Iroi-^^ 


iMG.    290. 


Cm  Koimo,  l*  Lr- 
itioii      Houvcorticalfl 
noiiH-jucentoaiixcir- 
■-.onvuliitioiDi    rolan- 
ili(|iios    ayant     «o»;- 
liouii'^     In     %f((mi^nt 
)iu|ii'Tii'ur  'lo  Iti  <;on- 
roimo  r.iyonnarilo  ni 
ompiéto  Hiir  la  (lartio 
siiin'Tioiiro      'lo     la 
couclin  opli'inc.  D<^- 
^(•nrroscoiice    <lo  la 
|iîirtio    moyonno    'lo 
Cip   cl    (lu    pio'l  dw 
pi'itlonculo.    M(;6né- 
rcsc<Mi'-o  il"  y.r,  I-mn, 
Ne,    Nni.    :."•    l/sion 
intralcnticiilailc.  IJo- 
génorcsconco        'les 
fibres  radiées  et  la- 
mes   mé'lullaires  "lu 
globus  palli'Ius.  des 
radiations  strio-tha- 
lamiqucs,    strio-luy- 
sicnnes,  du  faisceau 
lenticulaire  de  Forci, 
(le     l'anse     lenticu- 
laire et   do   la  com- 
missure de  Meynert. 
Dégénérescence    'lu 
corps  de  Luys,  delà 
partie      antéro-infé- 
lieuro  'le  la  couche 
opti'iue,    du    noyau 
rouge  et  'le  sa  cap- 
sule de  fibres. 


CirI 


334 


ANATOMIE    DES    CEMRES    NERVEUX. 


Cas  Ronse.  1°  Lé- 
sion sous-corticale 
sous-jacentc  aux  cir- 
convolutions rolan- 
tliques  ayant  sec- 
tionné le  segment 
supérieur  de  la  cou- 
ronne rayonnante  et 
empiété  sur  la  partie 
supérieure  de  la 
couche  optique.  Dé- 
générescence de  la 
partie  moyenne  de 
Cip  et  du  pied  du 
pédoncule.  Dégéné- 
rescence de  Zr,  Lme, 
Ne,  Nm.  2»  Lésion 
intraleaticulaire.  Dé- 
générescence des 
libres  radiées  et  la- 
mes médullaires  du 
globus  pallidus,  des 
radiations  strio-tha- 
laraiques ,  strio-luy- 
siennes,  du  faisceau 
lenticulaire  dcForel, 
de  Tanse  lentiru- 
laire  et  de  la  com- 
missure de  Meynert. 
Dégénérescence  du 
corps  de  Luys,  de  la 
partie  antéro-inte- 
ricure  de  la  couche 
optique,  du  noyau 
rouge  et  de  sa  cap- 
sule de  fibres. 


e.xtorne  du  pied  du  prdoncule  cért^bral,  y  compris  le  faisceau  de  Turck  Fig.  299  et  300). 


I 


Fio.  290,  297  et  298.  —  Cas  Ronse.  Hémiplégie  gauche  avec  contracture  cl  hémianos- 
tiiésie.  La  teinte  grise  indique  l'étendue  de  dégénérescence  capsulaire  consécutive  à 
la  lésion  sous-corticale. 

Coupes  horizontales  obliques  parallèles  à  la  bandelelte  opticjue  passant  par  les  par- 
ties moyenne  (Fig.  290)  et  inférieure  (Flg.  297  et  298)  de  la  région  thalamique  :  1°  Dégé- 
nérescence du  segment  postérieur  (Cip)  de  la  capsule  interne  consécutive  à  une  lésion 
sous-corticale  sous-jacente  aux  circonvolutions  rolandiques  ayant  sectionné  le 
segment  supérieur  de  la  couronne  rayonnante  et  em]>iété  sur  la  face  supérieure  du 
thalamus.  Intégrité  du  segment  rétrolenticulaire  (Cirl)  et  des  j)arties  postérieure  et 
antérieure  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne,  en  particulier  du  faisceau 
géniculé  (Ci(g).  Dégénérescence  de  la  zone  réiiculée  (Zr)  de  la  lame  médullaire 
externe  (Lme)  et  des  libres  radiées  du  noyau  e.xterne  (Ne)  du  thalamus.  Dégéné- 
rescence du  centre  mé-dian  de  i-uys  (.Nm)  et  de  \a  région  dite  du  rubtui  de  Uc il  médian. 
2"  Lésion  du  pulamen  et  du  globus  pallidus  (Fig.  290).  Dégénérescences  des  fibres 
radiées  et  des  lames  médullaires  (lme,  Imi,  Imi')  du  noyau  lenticulaire,  dégéné- 
rescence des  radiations strio-thalamiques  (Usth),  du  faisceau  lenticulaire  de  Forci  (FI), 
de  l'anse  lenticulaire  (Al)  des  radiations  strio-luysiennes  (RsL)  et  de  la  commissure 
de  Meyniîrt  (CM).  Dégénéres(-cnce  du  corps  de  Luys  (CL).  Dégénérescence  de  la 
paiti(!  antéro-infé'rieure  du  thalamus  dans  la  région  du  faisceau  thalami([ue  (Fth)  et 
du  champ  de  Forel  (F)  (lig.  298). 

Dégénérescence  partielle  du  taniia  tlialami.  Dé'générescence  partielle  de  la  com- 
missure antérieure.  Méthode  de  Marchi.  2/1  grandeur  nature. 


(;\\(.lhiN^     IMIlXCnlUli    \l\:(ii|i|'s     SIUIi;. 


:)3!i 


I.     \  W  tli-t-fm-li-scfiirc  (If  la  /onc  it'liriil'f.  '\<-  l.i  l.iiiii-  iin'diili.iiir   fXlriiK'  (l.rnr-jcl. 
.1.  N  iiliir>  i.iilitM's  «lu  noyau  cxlciiu!  (.N»>)  <!-•  !••  ■  "U'Im-  .)|.(i,|ur  .l.iiis  lixil*-  la  pailir  a<IJa- 

I  I...  2W.        Cas    Ronse. 

Ilt'iiiipliui''  uauclii'  avi'c 
coiili.icluir  '1  In'ini- 
aiH'»llii'>i''.  <'"ii|>i-  liiiii- 
/onlait'  .>|.|h|iir.  |.,ii,il- 
\r\,'  ;i  1,1  li.llhlrirlh- 
opIitlU'-  i'.i>-.iiil  |i,ii  la 
iri;i(>n  sous-llialaiiiii|Ui'. 
l)(''i;<''nori'SCtMiic  ili'  la 
partit'  nioytMUH'  A^\  pir,l  Q^gi 
«lu  pt'(li)nrulc  [V  .  du  ln- 
cus  uii;<*r  i!,n)  cl  «lu  prs 
Icninisrusiirorond  IM.pi. 
In(<'',i.'rilt''  (lu  l'aisicau  in- 
tcilli'  (lu  pied  du  pi'-diMJ- 

culo,  nialgn'-  la  dé'gi'nt'-- 
rescenco  do  l'anse  lenti- 
culaire de  la  figure  207. 
Intégrité  du  faisceau  de 
Turck,  de  la  partit^  adja- 

cculcdu  pied  du  pédoncule,  du  segment  sous-leuticulairc  de  la  caii.-ule  iulciiie  (CisI), 
de  la  7,one  de  Wcrnicke  (W)  et  du  pulvinar  (Pul). 

Dégénérescence  de  la  région  du  ruban  de  Reil  médian  (IlgRm;  cl  de  la  c missurc 

postérieure  consécutive  à  l'extension  de  la  lésion  sous-corticale  à  la  [>arlie  supé- 
rieure de  la  couche  optique. 
Dégénérescence  du  noyau  rouge  et  de  sa  capsule  de  libres  consécutives  à  la  lésion 

infralenticulaire  et  à  la  dégénérescence  des 
fibres  strio-thalamiques  et  strio-sous-thala- 
miques,  en  particulier  de  [l'anse  lenticulaire 
et  du  faisceau  lenticulaire  de  Forol.  Méthode 
de  Marchi.  2/1  grandeur  nature. 

FiG.  300.  —  Cas  Ronse.  La  zone  de  dégéné- 
rescence du  système  de  fibres  striées  a  dis- 
paru; le  ruban  de  Reil  médian  et  le  noyau 
rouge  ne  contiennent  que  quelques  rares  grains 
isolés.  Dégénérescence  de  la  partie  moyenne 
du  pied  du  pédoncule  cérébral,  qui,  dans 
la  région  pédonculaire  inférieure,  envoie  par 
le  pes  lemniscus  profond  (Plp)  quelcjucs  fas- 
cicules aberrants  de  la  voie  pédonculaire 
dans  le  ruban  de  Reil  médian.  Intégrité  des 
parties  interne  et  externe  du  pied  du  pé- 
doncule. Méthode  de  Marchi. 

cente  à  la  dégénérescence  capsulaire  (Fig.  296,  297,  208).  Une  dégénérescence  particu- 
lièrement accusée  de  la  partie  postérieure  du  noyau  externe  du  thalamus  (Fig.  296), 
•  lui  se  continue  autour  et  en  dehors  du  centre  médian  de  Luys  (Nm,  Fig.  207  et  298)  e 
dont  l'intensité  est  due    très  probablement   à   rt>xleusiou  de   la   lésion    primitive    à  la 
partie  postérieure  du  thalamus. 

2°  La  lésion  centrale  intialenticiihiire  se  présente  sous  l'aspect  de  foyers  lacunaires 


('«H  Koniin.  )•  l^-- 
NJon  NoiiH-cortirnl» 
>i'iiiH-jniv'nl<'niixrir- 
■''■nvoliiiioni  rolan- 
'lii|iicH  tiyani  nnc- 
iioiiniî  lo  Nngmcni 
Mi|i(^ririur  <ln  la  roii- 
niritic  niy'iiiriaritn  ot 
(•tii|>ii-ir-  sur  la|iarti« 
H II I  II- ri  »î  uns  «Je  la 
cuiiclio  ofitiquo.  I)é- 
K<''n6rc«ccnco  <lo  la 
partie  moy«;iinc!  do 
Ci|i  et  ilii  fiifïil  «lu 
[«•«ionculfr.  b<îg('!ii(5- 
rcsccnco  «JoZr,  Lmo, 
No,  Nm.  2"  Lésion 
intralcnliculairo.  Di;- 
;:<!n6roscorico  iJes 
litircs  radiées  et  la- 
mes médullaires  du 
^.'lobus  pallidus,  «les 
radiations  strio-tlia- 
lainir|ucs,  strii>-luy- 
sieiines,  «lu  fai^f;eau 
l«Titiculaircdc  Korel. 
«le  l'anse  lenticu- 
laire et  de  la  com- 
missure de  Meynert. 
I)égénérosccnc(î  du 
corps  de  Luys,  dt;  la 
partie  antf-ro- infé- 
rieure de  la  couche 
Dptique,  du  noj'au 
rouge  et  de  sa  cap- 
sule de  fibres. 


330 


A.XATOMIE    DES    CENTRES   NERVEUX. 


remplis  de  corps  granuleux  (H,  Fig.  20G  et  297),  foyers  allongés  dans  le  sens  antéro- 
postérieur,  situés  dans  le  putamen  ^NLa)  et  le  deuxième  segment  du  noyau  lenticulaire 
(NL2,  Fig.  290)  et  respectant  le  segment  interne  du  globus  pallidus.  Cette  lésion  de 
date  plus  récente  que  la  lésion  sous-corticale  —  à  en  juger  d'après  l'état  de  dégéné- 
rescence des  fibres  —  a  entraîné  une  dégénérescence  de  toutes  les  catégories  de  fibres 
striées.  Dans  la  région  thalamique  de  la  capsule  interne  (NL3,  Fig.  29G),  elle  intéresse 


CM. 


Fig.  301.  — Cas  Ronse.  llémis[>iière  gauche  sain.  Dégénérescence  de  la  coniniissure  do 
Meynert  pouvant  être  suivie  le  long  de  la  bandelette  optique  et  du  segment  postérieur 
de  la  capsule  interne  du  côté  opposé  à  la  lésion  lenticulaire,  jusque  dans  le  globus 
pailidns.  Il  existe,  en  outre,  dans  ce  cas,  un  petit  foyer  lacunaire  du  globus  pallidus 
ayant  en/raîné  une  dégénérescence  parliclle  et  régionale  des  radialions  slrio-luy- 
sicnnes.  Mélliotle  de  .Maiclii  2  1,  gramleiii  iialiiic 


les  libres  radiées  ilu  putamen  et  du  globus  pallidus  (Nl.o),  les  lames  médullaires 
externe  (Ime)  et  interne  (Imi)  et  le  feutrage  du  globus  pallidus,  les  radiations  slrio-tha- 
lami([ues  (Rstii)  qui  sillonnent  le  segment  ])oslérieur  dégénéré  de  la  capsule  inlerne  et 
([ui  s'irradient  dans  b;  noyau  exierne  du  thalamus  et  dans  la  région  occupée  par  le 
faisceau  tlialami(|ue  de  Forel  (Flli,  Fig.  297). 

La  partie  antéro-supéricure  du  putamen  et  ilu  globus  pallidus,  en  particulier  son 
segment  interne,  ne  contient  que  très  peu  de  fibres  dégénérées  (Fig.  296),  mais  il  est 
contourné  par  les  fibres  dégénérées  de  la  lame  médullaire  interne  (Imi)  qui  traversent 
la  partie  antérieure  non  dégénérée  du  segment  [tostihieur île  la  capsule  interne,  en  par- 


(.AM.IIitNS    I  \  I  II  \(,(tli  riCA  I   \  :  (:i»IU'>    STHIi;.  337 

llculiiT  le  r.iisci'iiu  ucuii'ul''    «lii;  ,  puis  ^'ll  i  .kIu'iiI  «I.iii-  la  |i.ii  In-  ,uil''i  iriii  !•  «lu  lli.ilimii-. 
(Fig.2»6). 

Dftiis  In  narlio  inff'iirMtic  di-  la  n'-u'iiui  llialaiiiii|UtM  l-ig.  i'M),  au  voisiii.ig"!  de  I,i  suIj- 
slaïuT  iiiMomim'-f  s,,us-l,iiii,  nlaii  ^  ilr  llin  IhmI.  (Sli),  les  fibres  (lé^énérées  sont  parti- 
culii'-n'iin'iit  nDiiiiiiiMiscs.  lillcs  ocitipi'iil.  les  liltnvs  ladii-cs  et,  \i)  ffrulia^e  des  deux 
sogineiils  inlfiurs  du  i;lidtus  iiallidus  (M..',  M-i  ,  les  lames  médullaires  iiilerues  Mmi; 
et  les  lames  suppli'meulaires  (Imi')  et  s'amassi'iil  en  une  couche  épaisse;  le  lnii-  du  l»onl 
externe  du  segmeni  po^li'iieur  de  la  ra|>sule  interne  (X)  (Fig.  298). 

Klles  traversent  ensuite  ce  sei,Mnent  cupsulaire  (Fig.  297);  les  supérieures  suivent  la 
voie  des  radiations  sirio-llialaniiiines  iUsth),  les  suivantes  la  voie  du  faisceau  lenti- 
culaire de  Forid  ^Fli  el  envoicnl  un  pdit  fascicule  (FI')  dégénéré  dans  la  substance  grise 
centrale  du  troisième  veniricule,  au-dessus  du  tubercule  mamillaiic;  les  inférieures, 
enlln,  proviennent  surtout  des  lames  métlullaires,  suivent  la  voie  de  l'anse  lenticu- 
laire (Al)  et  contournent  la  p  irlie  antérieure  non  dégénérée  du  segment  postérieur  de 
la  capsult^  interne  (Fig,  2*.n  .  D'autres  libres,  enlin,  suivent  la  voie  des  radiations  strio- 
hiysiennes  (Rsl.,  Fig.  208).  l'n  grand  nombre  de  ces  fibres  dégénérées  concourent  à 
former  la  capsule  du  corps  de  I.uys  et  s'épuisent  dans  ce  corps  (CL)  dont  la  dégénéres- 
cence est  manifeste.  Les  autres  s'irradient  dans  la  partie  antéro-inférieure  du  thalamus, 
entrent  dans  la  constitution  du  champ  de  Forel  (F)  et  de  la  capsule  du  noyau  rouge 
(Fig.  298). 

D'autres  fibres  dégénérées  ne  traversent  pas  la  capsule  interne,  mais  se  détachent 
de  la  base  du  noyau  lenticulaire  et  prennent  la  voie  de  la  commissure  de  .Meyncrt  (CMj 
(Fig.  297  et  298).  Klles  peuvent  être  suivies  dans  la  substance  grise  centrale  du  troisième 
ventricule  le  long  du  chiasma  et  des  deux  bandelettes  optiques  Jusque  dans  le  noyau 
lenticulaire  du  côté  opposé  (Fig.  301). 

Dans  la  région  sous-optique  (Fig.  299),  il  existe  :  1°  en  avant  du  corps  genouillé  interne, 
une  dégénérescence  de  la  région  du  ruban  de  Reil  médian  (Rg  Rm),  qui  fait  suite  sur  les 
coupessériées  à  la  dégénérescence  qui  entoure  le  centre  médian  de  Luys  ;  2"  une  dégénéres- 
cence de  la  capsule  du  noyau  rouge  et  de  la  partie  externe  de  ce  noyau  i.\R),  qu.  ifail  suite 
à  la  dégénérescence  du  champ  de  Forel.  Ces  zones  dégénérées  diminuent  iapid(!ment 
d'intensité  de  haut  en  bas  et  dans  la  région  du  pédoncule  cérébral  (Fig.  300),  le  noyau 
rouge  (NR),  le  ruban  de  Reil  médian  (Rm),  la  formation  réticulée  (SR)  ne  contiennent 
que  quelques  grains  isolés  qui  disparaissent  rapidement.  Dans  la  région  sous-optique 
(Fig.  299),  il  existe,  en  outre,  une  légère  dégénérescence  de  la  commissure  postérieure 
(cop),  consécutive  très  probablement  à  l'extension  delà  lésion  sous-corticale  à  la  partie 
supérieure  du  tiialainus.  Il  existe  enlin  une  dégénérescence  de  la  partie  moyenne  du 
pied  du  pédoncule  (P  ,  du  locus  niger  (Lu)  et  du  pes  lemniscus  profond  (PLp),  qui 
fait  suite  à  la  dégénérescence  capsulaire. 

Il  existe,  en  outre,  dans  ce  cas,  une  dégénérescence  partielle  du  taenia  thalami 
(tth,  Fig.  290,  297,  298)  et  une  dégénérescence  partielle  de  la  commissure  antérieure 
(Fig.  297,  298);  cette  dernièn*  relève  de  la  lésion  directe  de  ce  faisceau  par  un  des 
foyers  lacunaires. 

Co  cas  démoli tro  : 

I"  (Juo  lo  corps  strié  envoie  des  lilirrs  dans  les  radialious  slrio-lliahi- 
miqucs.  dan-  le  laisccan  Icnticnlairo  de  Forid.  dans  l'anse  lonliculaire, 
dans  les  radialious  strio-luysiciiiies  el  dans  la  commissure  de  Meynert. 
Ces  lilu'os  sont  deslinées  au  corps  de  Luys,  à  la  partie  antéro-inférieure 
du  thalamus,  au  noyau  rouge,  à  sa  capsule  de  fibres;  et  au  noyau  lenticu- 
laire du  côté  opposé,  par  l'intermédiaire  de  la  commissure  de  Meynert. 

2"  Que  l'anse^  lenliculaire  ne  concourt  pas  à  former  le  faisceau  interne 
du   pied    du    pédoncule   cérébral  et  n'envoie  j)as  de   libres  dans  la  voie 

TOME     H.  22 


338  A.NATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

pédonciilairo.  C'est  là  une  conclusion  à  laquelle  nous  avait  déjà  conduit 
l'étude  des  dégénérescences  secondaires  de  la  voie  pédonculaire  ip.  73). 

La  dégénérescence         Certaines  lésious  du  noyau  lenticulaire  entraînent  en  outre  (Méthode 

<les  radiations  striés=,      i-»f  i-i         ^r      ,      r  '  d  i- l    c    •  Ji^i  •      ^  i 

«n  particulier  de  dc  Marcliij  la  degeuercscence  d  un  petit  taisceau  de  libres,  qui  dans  le 
l'anse    lenticulaire,  plancher  du  troisièms  ventricule  suit  le  trajet  de  la  bandelette  optique 

ne  s  étend  ni  au  ru-    r  «i  i       i 

ban  de  Reii  média;.,  et  qui  est  conuu  SOUS  Ic  nom  de  commissure  de  Mrf/ncrt  (CM).  (Cas 
la  calotte,  ni  au lai-^-  Ronse,  Fig.  297,  298  et  301.)  Ce  faisceau  appartient  donc  au  système  des 
'ir"riln7u'ie'"céré-  ^tres  striécs.  Nous  y  reviendrons  en  étudiant  les  commissures  du  plan- 
'"■•'»'•  cher  du  troisième  ventricule  (p.  408). 

Dans  aucun  des  nombreux  cas  de  lésions  centrales  traités  par  la 
méthode  de  ^Yeigert-Pal  ou  par  celle  de  Marchi,  que  nous  avons  étudiés, 
nous  n'avons  vu  les  dégénérescences  du  système  de  fibres  striées  empié- 
ter sur  le  ruban  de  Ueil  (Rm)  ou  sur  les  radiations  de  la  calotte  (RC)  ;  et 
inversement,  nous  n'avons  jamais  vu  les  dégénérescences  du  ruban  de  Rcil 
se  propager  à  l'anse  lenticulaire  et  aux  autres  catégories  de  fibres  striées. 

Dégé]iérescencc  Dégénéresceiice  des  radiations  striées  consécutives  aux  lésions  thala- 

consé^ituraSt!  mlques.  —  L'anse  lenticulaire  (Al)  et  le  faisceau  lenticulaire  de  Forel  (FI) 

sions  thaïamiquos.      peuvcut  dégénérer  à  l'exclusion  des  radiations  strio-luysiennes  dans  les 

lésions  extra- striées  par  lésion  directe  de  ces  faisceaux  dans  la  région 

antéro-ventrale  du  thalamus.  Les  lésions  de  cette  région  dont  l'irrigation 

est  assurée  par  l'artère  communicante  postérieure  sont  rares. 

Dans  un  cas  qu'il  nous  a  été  donné  d'observer  (Cas  Gardette,  Fig.  302 

à  309),  la  dégénérescence  dc  l'anse  lenticulaire  et  du  faisceau  lenticulaire 

de  Forel  pouvait  être  suivie  en  amont  de  la  lésion,  jusque  dans  le  noyau 

lenticulaire  et  en  aval  dans  le  champ  de  Forel  et  dans  la  partie  antéro- 

interne  de  la  capsule  du  noyau  rouge.  Nous  avons  pu  suivre  cette  dernière 

dégénérescence  jusqu'à    la    partie  moyenne  de    la  calotte    pédonculaire 

sans  pouvoir  toutefois  déterminer  si   les    fibres  dégénérées  se  perdaient 

dans  le  noyau  rouge  ou  dans  les  travées  grises  de  la  formation  réticulée. 

Les  radiations  La   dégénércscencc  des  radiations   striées  en  amont  et  en  aval   des 

deTfibresTtriofu""s  l<''Sions  paraît  impliquer  que  ce  système  de  fibres  contient  des  fibres  diri- 

et  striopètes.  gécs  cu  scus  invcrsc,  des ///>;y'.v  s/riofttgrs  ci  des  fthrcs  sfriopètrs. 

Cas  Gardette.  —  (Kii,'.  302  à  iJOO.)  Ici  il  s'ai,'il,  d'une  tloiiMo  lésion  de  l'héniisplière 
droit,  l'une  sous-corlicale,  rnulre  llialaniiiiuo.  \a\  Ic^ion  Kou^-corticale  est  lui  foyer  de 
ramollissement  situé  dans  les  circonvolutions  frontale  et  pariétale  ascendantes,  qui  sec- 
tionne la  partie  moyenne  du  sci^ment  postérieur  de  la  capsule  interne  et  envoie  un  petit 
prolongement  vers  le  thalamus.  Cette  lésion  a  entraîné  une  dégénérescence  delà  partie 
moyenne  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Fig.  303  à  305),  et  du  pied  du 
pédoncule  cérébral  (Fig.  300  à  30î)i,  dégénérescence  qui  peut  être  suivie  dans  l'étage 
antérieur  delà  protubérance,  la  pyramide  antérieure  du  bulbe  et  les  faisceaux  pyrami-  W'd 
daux  croisé  et  direct  de  la  moelle.  Il  existe,  en  outre,  une  dégénérescence  du  locus  niger 
(Ln,  Fig.  307  et 308)  et  une  dégénérescence  des  voies  aberrantes  du  pied  du  pédoncule: 
pes  lemniscus  profond  (PLp)  et  pes  lemniscus  superficiel  (PLs)  (Fig.  308  et  309). Ces  fais- 
ceaux s'adossent  à  la  partie  externe  et  A  la  partie  interne  dunilvin  de  Rcil  nu'dian  dans 


(.  A  M.l  l"N^     I  M  II  \(;(i|;  1  H.  \  I    \   .  f.ftill' 


I  m  i:. 


:m 


SOnll.ljrl    l.lMllllMl.mli.l.l.lli-.  s','|.ui>r|i(   nll  n'inlri;! ml   1.1   \ni.-   |.yi.illll.l,ll.-   .111    V.iisiliaKO 

(la  !«illi>ii   |iulliu-|iriilul)<'-i'uiilir|. 

11  existe  eiiliii  une  dégéiiércsceiire  des  libres  radiées   (fr)  el  ,\r   l.i  Liiik-    iiirdiillaire 

«>xlenu«  (Lille)  du  llialnmus  ^Kig,  .103,  304  et  3o:i)  inlini ni  plus  r|.„,hi-  >\ur  .,  1|,-  que 

nous  sommes  lial.ilués  à  rencoiilipr  ;\  la  suite  des  dég.'iiéieseenn-  |iarli.  Iles  du  .m^- 
linent  posléiieur  de  la  eapsuie  iulenie.  Ce  surcroît  «le  déffénéres.-en.  -•  -l'ii  n.cupe  toute 
!  l'étendue  du  noyau  exienie  du    lli.il.iniu>  lel-'v.-    é\  id-iiniMiil   «m   ^i.nidr   |..iiliede   la 
lésion  lie  la  eoiirlie  o|)li(|ue. 

Ln  /es/o»    lluiliinii<iiir  >\;x,'  h    i.i    p.iilie    .iiil.'in-inréro-iulei \r   la cmelir  ,,pli,|no. 


Bsth 


Vu..  302  et  :t():i.  —Cas  Gardette  (Salpètrière,  1890).  Double  lésion  de  l'hémisphère 
droit  :  1"  lésion  sous-corlieale  des  circonvolutions  rolandiques  et  section  du  segment 
moyen  de  la  couronne  rayonnante.  Dégénérescence  de  la  partie  moyenne  du  seg- 
ment postérieur  de  la  capsule  interne;  2°  ramollissement  de  la  partie  antéro-inféro- 
interne  du  thalamus.  Dégénérescence  des  radiations  strio-thalamiques  (Rsth),  du 
globus  pallidus  (NLi,  NL2)  et  de  ses  lames  médullaires  (Imi,  Ime)  ;  dégénérescence 
légère  du  putamen  iNLa"!.  Coupes  liorizoutales  obliques  en  bas,  en  dehors  et  en  avant. 
(Méthode  de  Marclii."» 

11  s'agit  d'iuie  femme  de  40  ans,  atteinte  depuis  quatre  mois  dune  hémiplégie 
légère  du  membre  supérieur  gauche  avec  intégrité  complète  de  la  sensibilité  générale 
et  spéciale  (V^oy.  Observ.  clinique  et  protocole  d'autopsie,  E.  Long,  Les  voies  centrales 
delà  sensibilité  r/cncrale.  Th.  Paris,  1899.  Cas  XII,  p.  20  ). 

C'est  un  foyer  de  ramollissement  avec  perte  de  substance  de  la  partie  antéro-ventrale 
du  noyau  externe  du  thalamus  (Fig.  30;J),  s'étendant  juscju'au  champ  de  Forel  (Fig.30G'i. 
Ce  foyer  lacunaire  est  bordé  d'une  couronne  de  corps  granuleux  (corps  de  Gluggej  fol- 
lement colorés  par  l'osmium  et  entourés  d'une  zone  de  dég('nérescence  (jui  s'étend  à  la 
I  II  lie  moyenne  et  postérieure  du  noyau  externe  du  thalamus,  et  au  noyau  interne  dont 
ellules  sont  en  voie  de  désintégration  vitreuse  (Fig.  300  et  307). 

r.ette  lésion  a  entraîné:  1°  une  dégénérescence  des  radiations  strio-thalamiques,  du 
t'ii-rcau  lentictdaire  de  Forel,  de  l'rtnsf  lenticidaire,  du  globus  pallidus,  du  putamen  et  des 
liiiiics  médullaires  du  noyau  lenticulaire,  a\cc  intégrité  des  radiations  strio-luysiennes. 

Les   radial  ions  slrio-lhalamiques  dégénérées   (Rsth)    peuvent  être  suivies  du  foyer 


(JiiN  (iar'lcitp. 
I)<)iil)ln  ji'-ftioii  (In 
l'Iii'-riiiililWTn  "Iroit. 
P  KatnolliHKcmcnr. 
soii»-rorii<jal  «le»  <;ir- 
roiivoliitiooN  roian'li- 
i|ii<'M  ayant  •h-iiI'uiik') 
l(!  sctrnK-nl  moyen  «lo 
la  coiiroiinri  riiyou- 
iiaiito,  I)i''H('!ii<'!r(;«- 
conco  <lo  l.a  |iariin 
moy«!iiri(?  'In  scf,'tiient 
postérieur  'Je  la  'ap- 
sulo  interne  el  <ln 
pifi'l  'lu  p<';<lonciilc 
cérébral ,  «lu  I oc  11  s 
nifçcr,  dri  pcs  lem- 
nisciis  profond  et  dn 
])cs  Icmniscus  sujicr- 
ficicl.  Déj,'énércs  - 
conco  do  la  voin 
[lyrami'lalo  dans  son 
trajet  protubérantiel 
luilbairc  et  nié'lnl- 
lairc.  2'  Lésion  en 
foyer  do  la  partie 
antcro-inléro-interno 
'lu  thalamus.  Déi^é- 
nércscencc  dos  ra_ 
'liations  strio-tliala- 
niiques,  du  faisceau 
lenticulaire  de  Forci. 
de  l'anse  lenticulaire, 
du  globus  palli'lus.'lo 
ses  laniosmédullairos 
et  du  putamen.  Dégé- 
nérescen(-e  du  fais- 
ceau thalamiquo  et 
•  lu  champ  de  Forel, 
'lu  noyau  rouge  et 
de  la  capsule  de  co 
noyau  jjouvant  être 
suivie  jusqu'à  la  ré- 
gion pcdonculairo 
inférieure.  Intégrité 
du  ruban  de  Reil  et 
du  faisceau  interne 
du  pied  du  pédon- 
cule cérébral. 


340 


ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 


Cas  Gardette.  Dou- 
ble lésion  de  l'hémi- 
spliére  droit.  1»  Ra- 
mollissement sous- 
cortical  des  circonvo- 
lutions  rolandiques 
avant  sectionne  le 
segment  moyen  de 
la  couronne  rayon- 
nante. Dégénéres- 
cence do  la  partie 
moyenne  du  segment 
postérieur  de  la  cap- 
sule interne  et  du 
pied  du  pédoncule 
céréliral,  du  locus 
niger,  du  pes  lem- 
niscus  profond  et  du 
pes  Icmniscus  super- 
ficiel. Dégénéres- 
cence de  la  voie 
pyramidale  dans  son 
trajet  protubérantiel, 
bulbaire  et  médul- 
laire. 2»  Lésion  en 
foj'er  de  la  partie 
antéro-inféro-interno 
du  thalamus.  Dégé- 
nérescence des  ra- 
diations strio-thala- 
miqiics,  du  faisceau 
lenticulaire  de  Forol, 
de  l'anse  lenticulaire, 
dugloI(uspallidus,de 
ses  lames  médullaires 
et  du  putamcn.  Dégé- 
nérescence du  fais- 
ceau thalamiquo  et 
du  champ  de  Forel, 
du  no3au  rouge  et 
de  la  capsule  de  ce 
noyau  pouvant  être 
suivie  jusqu'à  la  ré- 
gion pédonculairc 
infi-ricure.  Intégrité 
«lu  ritban  do  Keil  et 
du  faisceau  interne 
du  pied  du  pédon- 
cule cérébral. 


tlialamique  jusque  dans  le  noyau  lenticulaire.  Elles  traversent  le  segment  postérieur 
de  la  capsule  interne  (Cipi  soit  en  avant  (Fig.  302  et  303;  soit  au  niveau  (Fig.  303  et  304^ 
soit  en  arrière  (Fig.  304  et  30o),  de  la  zone  capsulaire  dégénérée  (Cip  (d)),  puis  s'irra- 
dient dans  le  globus  pallidus  (NL2,NLi)  et  ses  lames  médullaires  (Ime,  Imi,  Imi'). 

La  dégénérescence  du  faisceau  lenticulaire  de  Forel  (FI)  est  particulièrement  mani- 
feste dans  son  trajet  le  long  du  bord  interne  du  segment  postérieur  de  la  capsule 
intei-ne  (Fig.  304)  au-dessus  et  en  dedans  du  corps  de  Luys  (Fig.  305),  et  se  présente  sous 


Cip^d). 


FiG.  304  et  30;j.  —  Cas  Gardette  (Salpêtrière,  1896).  Coupes  horizontales  obliques  en 
bas,  en  dehors  et  en  avant,  passant  par  le  foyer  thalamiquc  et  la  région  sous-tliala- 
mique.  Dégénérescence  de  la  partie  moyenne  du  segment  postérieur  de  la  cap>ul', 
interne  (Cip,d)  consécutive  à  hi  lésion  sous-corticale  des  circonvolutions  ro!andiquo>. 
Ces  coupes  montrent  la  situation  et  l'étendue  du  foyer  tlialamique,  la  zone  de  di'gi- 
nérescencc  qui  l'entoure  et  les  dégénérescences  qui  en  sont  les  conséquences. 

Dégénérescence  des  fibres  radiées  (fr)  et  de  la  zone  réticulée  (Zr),  du  thalamu?, 
des  radiations  strio-thalamiques  (Rsth)  en  arrière  de  la  zone  capsulaire  dégénérée 
(Cip,  d),  du  faisceau  lenticulaire  de  Forel  (FI),  du  fascicule  que  ce  faisceau  envdir 
au  plancher  du  3«  ventricule  (Fig.  30:j,  FI'),  de  l'anse  lenliculaire  (Al),  du  glohu- 
pallidus  (NL2,  NI.i,  NLi'),  et  de  ses  lames  médullaires.  Intégrité  du  corps  de  Luy- 
(CL),  des  radiations  strio-luysiennes,  de  la  partie  antérieure  du  segment  postérieur 
de  la  capsule  interne,  du  pilier  antérieur  du  trigonc  (Tga).  (Méthode  de  Marchi.) 


! 


la  forme  caractéristiiiuc  d'un  faisceau  Iriangulaire,  à  sominel  postérieur,  dont  les  libres 
dégénérées  traversent  le  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip),  soit  en  avant  j 
(Fig.  304),  soit  au  niveau  (Fig.  30;;)  de  la  zone  capsulaire  dégi'néréo  (Cip  (d^i)  puis  s'irra-  * 
dient  dans  les  globus  pallidus. 

Le  trajet  de  l'anse  lenticulaire  lAI  (b'-générée  (;st  de  même  1res  manifeste  :  on  la  voit 
contourner  le  bord  ant('rieur  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip),  longer 
sa  face  externe,  puis  la  base  du  noyau  lenliculaire  et  entrer  dans  la  con>^titution  des 
lames  médullaires  du  globus  pallidus  (Fig.  304).  Malgré  cette  dégénérescence  de  l'anse 
lenticulaire  il  n'existe  de  dégénérescence  ni  de  la  partie  antérieure  du  segment  posté 
rieur  de  la  capsule  inlerne  (Cij)),  (Fig.  30!)  et  300)  ni  de   la    par(ii>  interne  du  pit^d    du 


V\(.lin\S     IMU  MOlt  I  M.  \  r  \  :  COItl'S    STUIIv 


341 


|M  ddiHMlli'  n'iilir.il  I')  il'ip.  ;UI7,  AOH}.  L'un  •<>•  Iriiliritlnirc  n'cnvnic  jxi^  di'  /ihreu  à  la  voit; 
l'i  (loiiiulaiif,  li's  imcli|in'-;  i.in's  lilurs  (ir'p(''in''n''t'»  (|ii<'  l'un  coiisl.ilr  il.iiis  If!  faisrf;aii 
iiitfMlK»  illl  pii'il  ilii  |n(lnii.iilt'  n'irliial  au  viiisiimpe  du  -illnu  p'-il'iui  uln-prrjtulx'riari- 
lifl  il-'iu'.  :i<)'.t\  soûl  ilucs  à  la  (l<-i;r'ii('TCsicii<(>  du  prs  I<Miiui->.us  sm|iii  licit-l  (IM.Hj. 

La  dt''f{<'ufH'S(ru(f  du    unyau  Iciitifulain'  iuli'icsso,  à    la    lois,    j.;   ^lohus   [)allidii- 

M.j,  M.t\  l''s  laïui-s  nnMliiliairi-s     liiii,  luii',   linci    rljc  pulaincu  f.N[,;i)  ;  cWn  vc\l'\t:  ou 

.indc  partit'   de   la  di-^t'-Mi'i-fsccnci'  des  ladialious   stri(i-tlialauiii|ii('s  i  llslli)  oi  sliio- 

iiN-llialainii|Urs    raixiaii  liiil  ii  ulaii  r  de  l'onl    l'I  ,  aii^c  IciiliriiJaii  >■    AI    <■!    pdiii   uni' 


II 


.fl> 


VA 


ŒNR 


FiG.  300  et  ;i()7.  —  Cas  Gardette  (Salpêtiièie,  1890).  Dégt-néresceiice  de  la  partie 
moyenne  du  pied  du  jK-donculo  cérébral  et  du  locus  niger  (Ln)  consécutive  à  un 
ramollissonient  sous-coiiical  des  circonvolulions  rolandiiiues,  ayant  sectionné  le 
segment  moyen  de  la  couronne  rayonnante. 

Dégénérescence  vitreuse  des  cellules  du  noyau  interne  du  thalamus  (Ni),  du 
centre  médian  de  l.uys  'Nm'i,  du  noyau  semi-lunaire  de  Flechsig  (NF),  du  ganglion 
de  l'habenula  (Gh)  de  la  partie  interne  du  corps  genouillé  interne  (Cgi)  consécutive 
à  un  foyer  occupant  la  partie  antéro-inféro-inlerne  du  thalamus  et  s'étendant  jus- 
qu'au champ  de  Forel  {Fp,  Fig.  300).  Dégénérescence  du  faisceau  thalamique  (Ftli) 
et  du  champ  de  Forel  F),  du  noyau  rouge  (NR)  et  de  sa  capsule  de  fibres  (CNR). 
Dégénérescences  du  faisceau  de  Vicq  d'Azyr  (VA)  et  de  la  capsule  du  tubercule  ma- 
millaire(Tm)  (Fig.  300).  Intégrité  du  faisceau  interne  du  pied  du  pédoncule  cérébral. 
(Méthode  de  Marchi.) 


tilc  li-M(ici  'If»  l'Iirmi- 
s|>li<'i"  'Iroit.  ]•  Ua- 
rnolliHH»tii(-nt  «oim- 
l'orlical  >l«!<t  r.irrfiri- 
voliitiori<i  roInri'lKjaoH 
.•lyiint  •i<v;ti>iiini!  l<i 
sp^nimil  moyen  <lo 
la  c'oiiroiitio  rayon- 
iiaritn.  lJ<!(f<'-n<'rrps- 
'■«îiic.o  <lo  la  jiarlio 
moyonnndii  sogmonl 
liostoridir  'In  la  rap- 
Miilo  iiilcrrio  nt  'lu 
|iii;'l  'lu  p(''loiicuIo 
';or(-ljral,  du  locus 
iii^'T,  «lu  pcs  loni- 
niscMis  [Tofonrl  ijt.  du 
l'OS  Icmnisciissupor- 
liciol.  D('^,'cii(ires- 
ccuco  do  la  voie 
pyramidale  «lans  son 
trajet  protuhéraiiticl, 
bulbaire  et  médul- 
laire. 2"  Lésion  en 
foyer  de  la  partie 
an  téro-inféro-in  terne 
du  thalamus.  Dégé- 
nért-scenco  des  ra- 
diations strio-thala- 
mifincs,  du  faisceau 
lenticulaire  de  Forel, 
de  l'anse  lenticulaire, 
du  globus  pallidus.  do 
SCS  lames  médul- 
laires et  du  putanien. 
Dégénérescence  du 
faisceau  thalami'iue 
et  du  champ  «le  Fo- 
rel, du  noyau  rougo 
et  de  la  capsule  de 
ce  noyau  pouvant 
être  suivie  jusqu'à  la 
région  pédonculaire 
inférieure.  Intégrité 
du  rul)an  de  Reil  et 
du  faisceau  interne 
du  pied  du  pédon- 
cule cérébral. 


petite  part  de  la  lésion  sous-corticale.  La  dégénérescence  est  en  effet  particulièrement 
manifeste  dans  la  région  du  globus  pallidus  adjacente  à  la  zone  capsulaire  dégénérée. 

2""  La  lésion  thalami(iiie  a  entraîné  en  outre  une  dégénérescence  du  faisceau  thala- 
mique de  Forel  iFth)  et  du  champ  de  Forel  [F]  (Fig.  300).  La  partie  interne  de  ce  champ 
contient  encore  sur  la  ligure  300  les  dernières  vestiges  du  foyer  thalamique  entouré 
d'un  assez  grand  nombre  de  corpuscules  granuleux  de  Glugge.  Dans  la  partie 
inférieure  de  la  région  sous-thalamique,  cette  dégénérescence  s'étend  au  noyau 
rouge  (NR),  et  surtout  à  sa  capsule  de  fibres  (CNC)  (Fig,  307)  ;  elle  se  confine  ensuite  à 
la  partie  interne  delà  capsule  du  noyau  rouge  (CNR)  (Fig.  308\  puis  s'épuise  très  rapi- 
dement (Fig.  300i  et  disparaît  complèlement  dans  la  région  pédonculaire  inférieure, 
lorsque  le  pédoncule  cérébelleux  supérieur  fait  place  au  noyau  rouge. 


342 


ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 


Cas  Gardette.  Dou- 
ble lésion  de  l'hémi- 
sphère droit.  1°  Ra- 
mollissement sous- 
cortical  des  circon- 
volutions rolandiques 
ayant  sectionné  le 
segment  moyen  de 
la  couronne  rayon- 
nante. Dégénéres- 
cence de  la  partie 
moyenne  du  segment 
postérieur  de  la  cap- 
sule interne  et  du 
pied  du  pédoncule 
cérébral,  du  locus 
nipper,  du  pes  1cm- 
niscus  profond  et  du 
pes  Icmniscus  super- 
ficiel. Dégénéres- 
cence de  la  voie 
pyramidale  dans  son 
trajet  protubérantiel, 
bulbaire  et  médul- 
laire. 2"  Lésion  en 
foyer  de  la  partie 
antéro-inféro-interne 
du  thalamus.  Dégé- 
nérescence des  ra" 
diations  strio-thala- 
miques,  du  faisceau 
lenticulaire  de  Forel. 
de  l'anse  lenticulaire, 
«lu  globus  ])allidus,  do 
ses  lames  médullaires 
et  du  puTamon.  Dégi-- 
néresconco  du  fais- 
ceau thalauiique  et 
du  champ  de  Forel, 
du  no^an  rouge  et 
<le  la  caiisule  do  co 
no3-au  ])ouvant  être 
suivie  jusqu'à  la  ré- 
gion pédonculairc 
inférieure.  Intégrité 
du  ruV)an  do  Reil  et 
du  faisceau  interne 
du  pied  du  pédon- 
cule cérébral. 


-.CKR 


\ 


FiG.  308  el  309.  —  Cas  Gardette  (SalpèlriÎTe,  1896).  Dégénérescence  de  la  partie 
moyenne  du  pied  du  pédoncule  cérébral  (P,  dj,du  locus  niger  (Ln),du  pes  lemniscus 
profond  (PLp),  el  du  yv.s  lemniscus  superficiel  (PF.s)  consécutive  à  une  lésion  sous- 
corticale  des  circonvolutions  rolandiiiues  ayani  seclionné  le  segment  moyen  de  la 
couronne  rayonnante. 

Dégénérescence  de  la  capsule  du  iu)yau  rouge,  en  particulier  de  sa  partie  interne, 
consécutive  à  une  lésion  de  la  partie  antéro-inféro-interne  de  la  couche  optique. 
Cette  dégénérescence,  très  légère,  ne  dépasse  pas  le  sillon  pédonculo-protubérantiel. 

Intégrité  du  ruban  de  Reil  médian  malgré  une  dégénérescence  de  l'anse  lenticu- 
laire, des  faisceaux  lenticulaire  et  tlialamique  de  Forel.  Intégrité  du  faisceau  interne 
du  pied  du  pédoncule  cérébral,  malgré  la  dégénérescence  de  l'aiisi^  lenticulaire.  Les 
fibres  dégénérées  qui  se  trouvent  sur  la  Figure  309  dans  le  l'aisceau  iiileiiie  du  |>ied 
du  pédoncule  ap])artienneiil  au  pes  leiniiisciis  superliciel. 

de  l'anse  lenticulaire  (Al)  (Fig.  304,  30:i,  30(5,  307 1,  il  n'existe  dans  ce  cas  aucune  dég('-- 
nérescence  du  ruban  de  Reil  médian  [\\\n),  dans  son  trajet  pédonculairc  (Fig.  308  et 
309).  Ce  n'est  en  effet  (|ue  dans  la  région  ]>rotubérantielle  supérieure,  lors(|ue  les  libres 
aberrantes  dégénérées  de  la  voie  jiédonculaire,  en  particulier  le  pes  lemniscus  piofoiul 
(PLp)  et  le  pes  lemniscus  superficiel  (Pl>s>,  s'adossent  au  ruban  de  Reil  médian  (lu'il 
existe  une  dégénérescence  de  ce  faisceau,  enciue  cette  dégénérescence  ne  ilépasse-l-elle 
pas  le  sillon  bulbo-protulx'rantid. 

Ce  cas  démontre: 

1°  Que  les  r.idi.ilions  slrio-llialami(|ues  et  slrio-sous-thalamiques  (anst>  lenticulaire, 
faisceau  lenticulaire  de  For(d)  dégénèrent  à  la  suite  de  lésions  de  la  partie  antéro-infé- 
rieure  du  thalamus. 

2"  Que;  les  radiations  si  rio-luysienncs  et  le  corps  de  Faivs  n'alïi^-tent  pas  de  connexions 
avec  la  couche  <)()li(pie. 


I 


Il  existe  d'autre  part  une  dégénérescence  du  petit  faisceau  de  libres  que  le 
champ  de  Forel,  en  particulier,  le  faisceau  lenticulaire  de  Forel  envoie  à  la  substance 
grise  centrale  du  3<=  ventricule  \¥\']  lEig.  30o)  au-dessus  des  tubercules  maxillaires.  Il 
existe  enfin  une  dégénérescence  du  faisceau  de  Vicq  d'Azyr(VA)  (directement  lésé  par  le 
foyer  thalamique),et  une  dégénérescence  partielle  de  la  capsule  du  tubercule  mamil-  _i 
laire  avec  intégrité  du  pilier  antérieur  du  trigone.  ■■ 

Malgré  la  dégénérescence  vitreuse  des  cellules  du  noyau  interne  du  thalamus  (Ni) 
du  centre  médian  de  Luys  Nm),  du  noyau  semi-lunaire  (NF)  et  de  la  partie  interne  du 
corps  genouillé  interne  (Cgi)  (Fig.  300  et  307),  malgré  la  dégénérescence  du  champ  d.^ 
Forel  (F),  des  faisceaux  thalamiques  (Fth)  et  lenticulaire  (FI),  malgré  la  dégénérescence 


(.A.\(.i.in\s   iMn  \(  (ti(  I  n;  \r  \  ;  r.(ini'>   ^iiui,  :j4:j 

.')»  (Jiii- l'aiiM"  Iriiliiul.iin-  irriivoif  |i.i>  ilr   liltn'>  dans  h;   |iii'il  du  |i.'i|nii 'id'-  i''n'd»i  al,        Ln»  l<*»ioiit  «lo  Li 

.11  paiti.tdi.T  dans  |,.  faisr.'au  iiil.-in."  ilr  la  voir  |n'd..n.nlaii  ••.  l-arti.- «nK-To-infôro- 

'  1.  1         ■       1    •  1  •  1  iiilirriin  i|ii  tlialaniii« 

•V"  yili'  1  aiiM'   li'iiliriilaiit',    1rs    laisriMti\    l|i.il,iiiih|iii-   il    Iriiliriilaiir   ,\r  V,,\;\    n  l'ii-    rctoniiss.'iii  sur  U-» 

v.iit'iil  pus  de  libn-s  au  iul)aii  di'llril  iin'iliin.  r:fUuu<,uH  Hiri<,  tl.» 

:»"  IJui' I»»»  lilirt'S  (lu  raisccaii  lhal.iiiiii|ii-'  l'I  du  iii,iiii|i  dr  Imil  i|iii  di'f,'<rii'i  i-iil  a  la  iioi,i,,jrn  et  In  faift- 
siiiic  de  lôsimis  dt>  la  pailif  aiili'-in-vi'nliali'  de  la  couili»;  (iptiiiui!  cl  ijui  <'iiltriil  dans  ';"a"  Inntidii.-iiro  <1«» 
1.1  constihiliiiii  d(>  la  «'apsuii'  du  noyau  louîfc  sont  di>s  (ibn^s  de  cotul  trajet  ijui  ne  i,!,û\^"'or,  <\r>'?'''^. 
di'passfiil  yui'if  l.i  ii'-i^iioii  pi''diiiiriilaii  r  itilV'i  iriHi".  01      le»     railiation- 

MrioAuyninnui'H. 

h;l|M•(•-^    l!(liiii:('r.    le    ^n^Iciuc    >lrit''  eux  ciTiiii   ili-  iiMinlireiiscs  lil»rc>  ;iii       l^îs  connexions -lu 

/  I  )  •  I  •  I  I  I     r  I  I  '    •  Il  loriis  stri*'-   avec    le 

/i)(i/s  iiii/rr.  hicii  ((tic  I  nii  ohscrvc  coiislaimiu'iil  dans  les  lésions  cciili-ains  ,,„.,„  „j  „<■  sont 
(If  riit'ini^|»Iirr('  iiiic  (l('t:('n('«r('S('(Mic(>  du  lociis  nif^^or,  (l(''0(«ii(>rcs(;(>nc('  qui  pas 'iémontr<'!os. 
('s|  |)arli(iilirnMii('iil  t''\  i(lriil(>  sur  les  coupes  lrail(''Os  par  la  m(îlli<)(l(ï  de 
Maiclii.  la  iliMMiiiisj i;il ioii  de  ces  lilircs  rcsic  encore  à  l'aire  cliex  l'homme. 
I.cs  l(''--i(>ns  cenliales  (|ui  deiniiseni  une  partie  plus  ou  moins  considt'Tuhle 
du  corps  sirie  empii-lenl  |)res(|ue  loiijours  sur  la  capsule  interne,  sec- 
lioiineiil  par  coiise(|uenl  un  noinhre  plus  ou  moins  C(jnsidérable  de  fibres 
de  projection  cortic;de.  .Nous  axons  niontr(''  dans  le  chapitre  pr(''cédenl 
(jU(>  le  locus  niii(>r  est  (mi  conm'xion  ('droite  avec  la  corticalit(i,  qu'il  re(;oit 
d(>  la  rc'iiion  rolandi(|ue  un  i;rand  nomhre  de  lihres  de  projection.  Si  la 
dé^én('rescenc(>  du  locus  nii;er  parait  |)lus  intense  à  la  suite  de  lésions 
centrales  ([u'à  la  suite  de  h'sions  corticales,  c(da  lient  peut-être  non  pas 
à  l'existence  de  radiations  strii'es  se  rendant  au  locus  niger,  mais  bien  à 
ce  (|u"une  lésion  centrale  capsulaire  frappe  un  plus  grand  nombre  de 
fibres  de  projection  corticale  qu'une  lésion  corticale  même  étendue.  Dans 
le  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  les  fibres  de  projection 
corticale  sont  en  elfet  l'esserrées  et  tassées  dans  un  espace  relative- 
ment restreint. 

BIBLIOGRAPHIE.  —  iJr.n.NiiKiMEii.  Uehcr  die  Sclinenenwurzeln  des  Menschen.  Urs- 
pruiifi,  Enticicklung  ti  Vcrlmtf  i/urr  Markf'uscni,  Wiesbaden,  1891.  — Cajal.  Notas  pre- 
ventivits  sobre  lu  estructum  dcl  encefalo  de  los  Teleostcos.  An.  de  la  Soc.  esp.  de  hist.  nat., 
1894.  —  De  MKME.  Alij.  contribut.  al  conociomento  de  his  ijanr/lios  dcl  encefalo.  V.  Cuerpo 
estriado.  .\nn.  do  la  Sociedad  esp.  de  hist.  natural,  2  série,  tome  III,  Madrid,  189i  et 
Bibliogr.  anat..  n"  2,  189o.  —  Dejeri.nk  et  Long.  Sur  quelques  dégénérescences  secondaires 
du  tronc  encéphalique  de  l'homme  étudiées  par  la  méthode  de  Marchi.  Ruban  de  Reil,  pes 
lemniscus,  locu>  nijer,  faisceau  lenticulaire  de  Forel,  an^e  lenticulaire,  corps  de  Luijs,  com- 
missure de  Mc!,nert.  C.  II.  Soc.  Biologie,  1898,  p.  SGk —  Des  mêmes.  Sur  les  connexions  de 
lacouche  optique  avec  la  corticalifé  cérébrale.  Soc.  de  Biologie,  1898  p.  1131.  —  Edinger. 
l'ebcr  die  liedeulung  des  Corpus  striatutn.  Verhaudl.d.  Versamml.sudwesll.  Xeurol.  Strass- 
hurp,  1887.  Arch.  f.  Psycli.  B.,  XIX,  1887.  — De  Mh:uE.  Ueber  die  Bedeutung  der  Hirnrinde 
im  Anschlusse  an  den  Bericht  iiber  die  Untersuchung  eines  llundes  dem  Prof.  Goitz  das 
ganze  Vorderhirn  enifernt  hat.  \us.d.  Verhandl.  d.  Coiigress  f.  iiiner.  Médecine  XII,  1893. 
—  De  MÊME.  Verglcichrnd  anatomische  u.  entwickelungsiieschichtliche  Studien  im  Bcreiche 
der  Hirnawitomic.  Die  Fnseritng  ans  den  Stamnvjanglion  Corpus  striatutn.  Vergl.  anat.  u. 
e.xper.  Unlersuch.  Verhandl.  der  Anat.  Gesellschaft  in  Strassburg,  mai  1894,  p.  ;>3.  — 
FoREL.  Untersuchungen  uber  die  Haubenregion.  Arch.  f.  Psych.,  Ed.  VII,  1877.  —  Van 
Gehcchten.  Contribution  à  l'étude  du  si/stéme  nerveux  des  Té/eos/t'ens.  La  Cellule,  t.  X.  1893, 
fasc.  2.  —  (ioLT/.  Der  IDmd  ohne  Grosshirn.  IMlugcr's.  Arch.,  XLI.  —  Kdllirer.  Hdb.  d. 
Oewebelehre,  I89(>,  p.  01  G.  —  Langley  v.  fiuiiNiiMM.  On  the  degeneration  7'esulting  from 


344  ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

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vol.  XI,  supplément  Number,  1890.  —  Long.  Les  voies  centrales  de  la  sensibilité  générale. 
Étude  anal.  clin.  Th.  Paris,  1899.  —  A.  Mahaim.  Ein  Fait  von  sekundàrer  Erkrankitng  des 
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Conlralbl.  7Air  Frage  der  Rindenscklcifc,  1893,  lo  cet.  —  Marchi.  Sulla  fina  stritttiira  dei 
corpi  striati  e  dei  talami  ottici.  Riv.sperim.  di  freniatria,  t.  XII,  p.  28b,  1887. —  Marinesco. 
Des  connexions  du  corps  strié  avec  le  lobe  frontal.  C.  R.  Soc.  Biologie,  1893.  —  Meynert. 
Vom  Gehirn  der  Saugethiere.  Stiicker's  Handbuch,  1870.  —  v.  Monakow.  Expérimente  lie 
u.  patfiol.  anatomische  Untersurhiingen  itber  die  Haubenregion,  denSehhugel  itnd  die  Regio 
suhthalamica  nebst  Beitragen  zur  Kcnntniss  friih  ericorbcner  Gross  u  Klcintdrndefccte.  Arch. 
f.  Psych.,  1893,  XXVII,  p.  1-128  et  386-478.  —  Munk.  TJeber  die  Funktionen  der  corpora  striata. 
C.  R.  du  Congr.  internat,  de  Médecine  de  Kopenhague,  1884.  — P.  Ramox.  Inrcstiga- 
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Arch.  f.  mikr.  Anat.,  1880,  p.  468. 


II.  —  STRUCTURE  ET  CONNEXIONS  DE  LA  COUCHE  OPTIQUE 

Structure.  —  Les  coupes  vertico-transversalos,  horizontales  et  sagit- 
tales montrent  que  la  couche  optique  n'est  pas  constituée  par  une  masse 
homogène,  mais  bien  par  une  série  de  noyaux  gris,  de  volume  et  de  struc- 
ture variables,  qui  se  fusionnent  en  partie  et  qui  sont  incomplètement 
séparés  les  uns  des  autres  par  la  lame  médullaire  interne  (  Lmi)  ;  leur  face 
libre  est  recouverte  par  une  couche  de  fibres  à  myéline  connue  sous  le  nom 
de  couche  zonale,  de  stratum  zonale  (Strz,  Fig.  290). 
Les  noyaux  du         Burdach  distingua  dans  la  couche  optique  quatre  noyaux  :  les  noyaux 

thalamus.  antérieur,  externe,   interne   et  le  pulvinar.  Luys  décrivit  un  cinquième 

noyau  profondément  enclave  entre  les  noyaux  externe  et  interne,  et  le 
désigna  sous  le  nom  de  centre  médian.  Meynert  (1870),  frappé  par  la  diffé- 
rence d'aspect  que  présente  dans  ses  parties  supérieure  et  inférieure  le 
thalamus  vu  sur  une  coupe  vertico-transversale,  considéra  sa  partie  ven- 
trale ou  inférieure  comme  un  noyau  spécial  qu'il  désigna  sous  le  nom  de 
couche  ventrale  du  thalamus;  v.  Tschisch  et  Flechsig  décrivirent  dans  cette 
même  région  ventrale  un  noyau  aplati  et  arqué,  d'aspect  semilunaire  sur 
la  coupe,  le  noyau  en  forme  de  coupe  [Schalenformiger  Kiirper),  que  nous 
avons  désigné  dans  nos  séries  de  dessins  sous  le  nom  de  noyau  semilunaire 
de  Flechsig  (NF).  Nissl  (1889)  montra  que  les  cellules  de  la  couche  optique 
se  disposent  en  groupes  de  volume  et  de  forme  variables  et  distingua  chez 
le  lapin  près  de  vingt  groupes  cellulaires;  v.  Monakow  (1895)  enfin,  se 
basant  à  la  fois  sur  les  dimensions  des  cellules  nerveuses,  leur  groupe- 
ment et  les  connexions  des  diUÏTeuls  groupes  cellulaires  avec  la  cortica- 
lilé  cérébrale,  décrivit,  dans  chacun  des  quatre  noyaux  thalaniiques  prin- 
cipaux de  Burdach,  trois  à  quatre  noyaux  secondaires. 

Losnojaux  intiin-         Lcs  uoyaux  lhalami(|ues  sont  donc  en  réalité  beaucoup  plus  nombreux 

**"!'"'*•  qu'on    ne    l'admet   généralenu'nt.    Nous    maintiendrons    néanmoins    les 

grandes  divisions  établies  par  Burdach  et  par  Meynert,  et  nous  décrirons 

à  la  coucbc    (»i)li(|ue   (pialre  noyaux    principaux,   les   nof/aux    antérieur, 


I.  \M.II(tN^    I  M  11  MOU  TIC  \  I   \      (.ni  (   Il  i:    u|'||(Mi:.  345 

iilnni\  iiilmir  cl  \v  inilrnuir.  .\\rc  \.  \liiiiiiki'\s  ,  in.ii-  (  ..n^idi-ititi^  le 
>  ntrrninliiin  ilr  l.iii/'i  iniuiiH'  iiin'  (l('-|ii'ii(l:iii(i'  ilii  int\iiii  iiildiK',  iii;iis 
I1..IIS  riilt.iclitMoiis  Mil  iiii\,iii  r\|ci m-  ilii  lliiihiiiiii^  hi  zone  (/nllinjrf  i)\\  i(Ui- 
ili-i\  le  iini/tiu  ^riiii-hiiKurr  cl  lii  (  Didlir  rciilriilr  du  lluihiniiis.  I/c'-IikIc 
ilc^  (•(»ii|>i'N  lioii/oiiliilcs  cl  \  cil  ic()-lr;iiisvcis;ilcs  iinmlrc,  il  csl  vrai, 
(iiic  dans  la  |)arlic  supiMiciirc  on  dorsale  du  novaii  c\lcinc  la  snlislaiicc 
mi--c  priMloniiiic  cl  (|nc  l.i  immh-I  rat  ion  Av^  lilircs  radii'cs  s'y  cll'ccliic  avec 
b«'aiit'oii|i  <\y'  rt'unlarilc.  laiidis  (|iic  la  iiioili('>  inlV-riciirc  ou  vciilralc  de  en 
novaii  c-<l  i('iiiar(|naMe  |tar  sa  ri(diesse  en  lilircs  verticales.  N(''aiminiiis  la 
Iraiisilion  cnirc  ces  deux  |iailics.  (|ni  tonles  les  deux  sont  en  connexion 
ivcc  la  corticalili'  c(''ndtrale.  se  l'ail  dune  manière  {graduelle  cl  insensible, 
cl  il  >>'ai;il  |>lnlôl  dans  r(>s|ir(c  de  deux  réi;ions  d'un  seiil  cl  mèrnr>  noyau, 
i|nc  de  deux  noyaux  di>l  iiicl>. 

(Milrcces  no\aii\  en  (|ncl(|ue  sorte  inlrinsè(|nes,  le   llialainiis  |)ossède      Les  noyaux  exirin- 
dos  noyaux  surajouléson  exlriusè(|iies.  teissoni  \{'<^c()rjis  (jininniUrs.  r.i Icnic 
\>\  interne  et  \<^  (/iin(/li()n  de  l'hahenuld. 

I,es  i-elliiles    nrrm/ses  dos  dillV'renls   noyaux   du    Ihaiaiuus  apparlien-         Éléments  ceiiu- 

■  I  1  1  III         1  '       -1  /"<     I     •    ,  \^  '|i      I  ...      /i  •    ,  <  laircs    des     noyaux 

ncnl  aux  deux  types  de  cellules  deciMls  par  (jolgi  (  \  oy.   1.  1',  H/siof/enese,    thaïamiqucs. 

p.   1711).  On  y  trouve  par  consécjuenl  des  cellules  du  type  II  de  (jolgi,  ou 

à  cylindre-axe  court,   et  des  cellules  du  type  I  à  cylindre-axe  long.  Les 

recherches  prali(iuées  à  l'aide  de  la  méthode  de  (lolgi  et  entreprises  par 

Marchi  i  lS8li\  par  Tartuferi  (^1881),  P.  Ramon  (1801),  Gajal  (189:3),  v.  Kôl- 

liker  (18961,  n'ont  pas  encore  permis  d'cMucider  ni  le  nombre  respectif  de 

ces  deux  types  cellulaires,  ni  surtout  le  trajet,  l'origine  et  la  terminaison 

de  nombre  de  cylindres-axes  (jui  sortent  du  thalamus  ou  (jui  y  entrent. 

Pour   y.    MonaUow.    les  cellules;    inlcrcalaires;  ou   cidlules   du    type  II    de  f 

Golgi    seraient   très  nombreuses  et  c'est  par  leur  intermédiaire  que  s'ef- 

fectueraicMit   les  coimexions   du    Ihalamus   avec  la  corticalité   cérébrale, 

d'une   jKirt,  et  avec   la  région  de  la  calotte,   d'autre  part.    Pour    v.  Kol- 

liker.  par  contre,  l'existence  de  ces  cellules  à  cylindres-axes  courts  ne  serait 

pas  démontrée  chez  l'homme. 

Les  cellules  nerveuses  du  thalamus  présentent  des  formes  variables. 
Les  plus  nombreuses  sont  étoilées,  polygonales,  triangulaires  ou  fusi- 
formes,  et  ressemblent  par  leur  asi)ecl  aux  cellules  des  cornes  antérieures 
de  la  moelle  ('pinière.  Les  plus  vcjlumineuses  mesurent  de  i3  à  (iO  a,  les 
moyennes  et  petites  de  .'iO  à  20  et  to  ;j..  Du  corps  cellulaire  partent  six  à 
huit  longues  dendrites  pourvues  de  nombreuses  et  courtes  arborisations 
dépourvues  d'épines  di,  Fig.  .'M8  .  Le  cylindre-axe  que  l'on  ne  peut  suivre 
'jue  sur  une  courte  étendue  se  détache  d'un  cône  d'insertion  et  abandonne 
Il  général  une  ou  deux  collatérales.  A  côté  de  ces  cellules  étoilées  à  longs 
prolongements  ramihés,  KoUiker  décrit  une  autre  forme  cellulaire,  les  cel- 
lul(>s  pénicillées  (BuschzellenV  caractérisées  par  leur  mode  d'arborisation 
dendriti([ue  (A,  Fig.  .'{I8t.  Ce  sont  des  cellules  de  moyenne  et  petite  dimen- 
sions 2."i  à  Mi  a)  à  corps  globuleux,  polygonales  ou  fusiformes;  elles  émettent 
<inali(>  à  six  courtes  dendrites,  (|ui  s'arboi'is(>nl  en  ])in('eau  en  donnant  nais- 


3*6 


ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 


Le  feutrage  inter- 
cellulaire. 


sance  à  do  nombreuses  branches  fines  et  peu  ramifiées.  Entre  ces  doux 
formes  cellulaires  se  trouvent  tous  les  intermédiaires.  Les  cellules  étoilées 
sont  disséminées  dans  toute  l'étendue  du  thalamus  ;  les  cellules  pénicillées 
siègent  surtout  dans  la  partie  interne  du  pulvinar  et  du  noyau  externe. 

Toutes  ces  cellules  sont  plongées  au  sein  d'une  substance  fondamen- 
tale, finement  granuleuse,  qui  se  colore  intensivement  par  le  carmin  et  qui 
est  constituée  par  l'enchevêtrement  des  arborisations  dendritiques,  des 
ramifications  cylindraxiles  terminales  et  collatérales  et  par  les  fibres  et 
cellules  de  la  névroglie.  Dans  les  noyaux  antérieur,  externe,  interne  et 
dans  le  pulvinar,  ce  réseau  est  remarquable  par  sa  pauvreté  en  fibres 
à  myéline.  Dans  le  centre  médian  de  Luys  et  dans  la  couche  ventrale  du 
thalamus,  les  fibres  à  myéline  sont  par  contre  nombreuses  et  serrées,  et 
donnent  aux  coupes  traitées  suivant  la  méthode  de  \Yeigert-Pal  une 
apparence  foncée  spéciale  et  très  caractéristique. 


Novan    antérieur. 


.Sa  tonne. 


Sa  structure. 


Ses  coiinrxi 
corticales. 


1.  Noyau  antérieur  (noyau  dorsal  de  Kulliker)  (Na).  —  Ce  noyau  occupe 
la  partie  antérieure  et  supérieure  de  la  couche  optique  et  s'enfonce  à  la 
manière  d'un  coin  entre  les  noyaux  externe  (Ne)  et  interne  (Ni)  (Fig.  310).  Il 
est  recouvert  par  le  stralum  zonale  et  repose  sur  une  bifurcation  de  la  lame 
médullaire  interne  (Lma).  Il  présente,  ainsi  que  nous  l'avons  vu  plus 
haut  (T.  I*"",  p.  381),  une  forme  en  massue,  assez  analogue  à  celle  du 
noyau  caudé.  Son  extrémité  antérieure,  plus  ou  moins  volumineuse  sui- 
vant les  sujets,  produit  la  saillie  connue  sous  le  nom  de  tubercule  anlô- 
ricur  de  la  couche  optique  ou  corpus  album  subrotundum ,  son  extrémité 
postérieure,  effilée  en  forme  de  queue,  appartient  à  la  face  supérieure  du 
thalamus  (Fig.  310  et  7,  p.  10). 

Les  cellules  nerveuses  du  noyau  antérieur  (Na)  sont  petites,  étoilées  et 
multipolaires,  et  réunies  en  petits  amas  réguliers  séparés  par  d'étroits 
intervalles. 

Cliez  le  cliat,  le  lapin,  le  chien,  Nissl  et  v.  MonaUow  ont  dt'ciil,  l\  (àlé  de  ce  noyau 
antérieur  principal  (ant.  a.),  plusieurs  noyaux  accessoires  ;  v.  Monakow  distingue  un  noyau 
interne  et  un  autre  ventral.  Le  noyau  accessoire  interne  (ant.  c),  situé  dans  un  dédouble- 
ment du  stiatum  zonale,  est  caractérisé  jtar  ses  cellules  nerveuses  volumineuses,  ainsi 
que  i)ar  la  richesse  de  sa  substance  fondamentale  en  fibres  à  myéline.  Le  noyau  acces- 
soire ventral  (ant.  b.)  est  séparé  du  noyau  principal  |)ar  de  volumineux  fascicules  de 
fibres  appartenant  au  pédoncule  interne  de  la  couche  optique.  Ses  cellules  sont  très 
analogues  à  celles  du  noyau  principal,  la  substance  fondamentale  seule  se  distingue 
par  une  inoindre  donsKé  de  son  ré'liculuni. 

Le  noyau  antérieur  (Na)  re(;()il  du  segment  antérieur  de  la  capsule 
interne  (Cia)  et  de  la  partie  antérieure  du  segment  postérieur  ((-ip)  de 
nombreuses  fibres  radiées  qui  pénètrent  dans  l'exlrémilé  antérieure  de  la 
concile  ()|)li(|ii('  ;iii-d('ss()iis(lii  slijiliim  Z()ii;il(\  IraviMsenl  les  coiicbes  siipei" 
lie  ici  les  du  noyau  externe  (  .\e  i.  |)iiis  abordent  \c  noyau  a  nié  rieur  par  sa  parlie 
externe  (  l'ig.  12Î)1  ).  L'origine  el  le  lien  de  leiini  liaison  de  ces  libres  sont  (Micort* 
inconnus.  Pioviennenl-elles  des  cidlnles  dii  noyau   anb'ricur  (fibrt's  llia- 


cwciioNs    iMii  Ac.oi;  ik;  A  r  \  :  coiciii:   nl'rinli:.  :{i7 

la  mil  ciirl  il  ali">  .  xuit-i-l  !(•>  d  (tfi|;iiir  cnrt  icalr  lilircs  corl  icn-l  li.i  l;i  iiiitjiK'Sj? 
\.  \|iiiials<i\\  les  rallaclir.  clic/  le  la|iiii.  à  la  laci'  iiilcrnc  ilr  l'iK-rili- 
^plirii'.  à  la  rci^imi  i|iil  concsidiinl  i  .n  I  .ni  Inlnilc  jia  racciil  ra  I ,  à  la  circDii- 
\  olulinii  riiHilalr  iiilniii-  cl  à  la  cinuii  \  u|  ni  ion  liiiil»i(|ii('.  cl  cdrisidcn'  crlU^ 
iruinii  rniiiiiii'  l;i  zoiii'  Col  Inalr  tilt  nni/nu  milfrifur.  .\n>  n'clicrcJM'^.  Itic^ccs 
-,111  lihiilc  lies  (li'j^r'iirroscciiccs  sccniidaircs  clic/,  riioiiiiiic.  ne  cniiliiiiiciil 
|ia->  cc->  iails  c\|»i''iimeiilaii\  de  \.  MniKiknw.  Ilaiis  les  iionihrcux  cns  d(î 
levions  c()rlic;ile>  i;i|i|)nrl('s  plus  lia  ni  |i.îtl  cl  sniv.  i,  nous  n'avons  jamais  et)  n- 
-•iali'  une  d('i;('Mit'M'cscencc  isoh'M'  dn  noyau  anh'MMciir,  l(>(jn(d  csl  [H'cscjne  lon- 
joni>  rcs|icc|i''.  iiiT'iiie  dans  lc>  h'sidiis  (''leiidncs  de  la  c(irl  icaJih' c(''rid)ia  le. 
(oniinc  dans  1(>  cas  Rivaud  p.  l"il  i.  Il  «'lail  loulelois  d(''^(''nci"(''  a\('c  les 
aulre>  uityaux  llialaiiii(|tie>  dans  la  vasic  h'sion  corticale  du  cas  Pradel 
ji.  I  (10  .  (",c  noyau  enirc  donc  (liez  riioinnic  en  connexion  avec  la  coi'licîililé 
cérclualc.  mais  ><»ii  iiiléorilc,  dans  le  cas  Scheule  p.  \''V-\\,  prouve  qu'il 
n'est  pas  en  ct)nnc\ion  avec  le  lobule  paiacenlral,  dont  les  libres  de  pro- 
jocliiMi  passent  du  l'esté,  comme  nous  l'avons  indi(|ué,  par  la  partie  poslé- 
riciire  dn  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip)  et  non  pas  par 
le  sei;incul  antérieur  iCiai. 

Si  les  connexions  corticales  du   noyau  antérieur    sont   mal  connues,      ses  connexions 

I  1  'Il  1        /"     •     1        I  of>"  I      I        l'--i        avec   le  tulicrcnle 

nous  savons,  par  contre,   depuis  les   travaux  de  (.ajal   !l(SÎJ.);   et  de   Kol-   ,„aniiiiaire.  3 

liker    I<S!l()i.  cl  contrairement  à  l'ojjinion  de  (ludden,  que  ce  noyau  est  le  j 

iKii/au  (mnina/  du  fdi'octiii  de  Vicq  d'Azyr.  Ce  faisceau  nait  d'un  tronc  > 
commun  av(>c  le  faisceau  de  la  calotte  de  Gudden,  prend  son  origine  dans 
les  c(dliilcs  du  liihcrciile  mamillaire  (Fig.  274,  276  et  277)  et  traverse  de 

bas  en  baut  le  noyau  externe  du  tbalamus,  à  peu  près  dans  le  plan  ver-  ^  -I 

tico-lransversal  de  la  commissure  molle  ou  moyenne  (com).  Il  ab(jrde  le  ]  . 

noyau  antiMicur  par  >a  partie  post('ro-externe  (^Fig.  '510)  et  y  pénètre  sous  '  ( 

foruK"  {\o  lins  fascicules   rigides,   légèrement    divergents,   bien  différents  "^ 

d'as|)ec[  dt^s  fascicules   onduleux  des   libres  radiées  corticales.  Le  noyau  C 

anli'ricur  recMiit  encore,  dans  sa  partie  inféro-inlerne,  qucl((ues  libres  du  '- 

pédo/irii/r  infi-ro-iulmic  de  la  couche  opficjuc.  ^ 

2.  Noyau  interne  Ni  .  —  Le  noyau  inteine  n'atteint  pas  les  limites  anlé-  Noyau  interne. 
rieures  de  la  couclie  optique  (Fig.  310  et  291)  et  n'apparaît  sur  les  coupes 
vertico-transversales  sériées,  que  lorsque  le  noyau  antérieur  commence 
à  diminuer  de  diamètre.  Limité  en  deliors  par  la  lame  médullaire  interne 
(Lmi  ,  rcconveii  en  dedans  par  la  substance  grise  centrale  (Sgc)  qui  le  sépare  son  étendu.-. 
du  troisième  ventricule,  le  noyau  intei'nc  est  intimement  uni  en  avant  au 
noyau  antérieur  ÇSix]  et  se  continue  en  arrière  avec  le  pulvinar  i  IMiLi 
(Fig.  2îil  cl  :{I0  .  Sur  les  coupes  horizontales  supérieures,  le  noyau  in- 
terne et  le  pulvinar  se  fusionnent  sans  ligne  de  démarcation  appréciable 
l'^ig.  21,  p.  81).  Dans  la  région  thalamique  moyenne  (Fig.  43,  p.  03),  la 
limilc  entre  ces  deux  noyaux  est  constituée  par  le  ganglion  de  l'habenula 
(Gh )  et  le  centre  médian  de  Luys  (Xm). 

A  l'état  frais,  le  noyau  interne  présente  la  même  couleur  sombre  que      sa  st™.  tnre. 


Si 


348 


A.NATO.MIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


Lma 

;  T^ 

zr     VA         ;  m  ^^,  ; 

;     NeiLnuNa;   :.  FM  ;    p^i 


fp 


£i 


1.1 


PI  cil 


FiG.  310.  —  Coupe  sagitlaloMosygaiiglions  de  la  base  el  de  la  partie  adjacente  du  tronc 
encéphalique  intéressant  le  noyau  antérieur  de  la  couche  optique,  le  faisceau  de 
Vicq  d'Azyr,  le  faisceau  rélrollexe  de  Meynert,  le  noyau  rouge,  le  pédoncule  céré- 
belleux supérieiu'.  Méthode  de  Weigert.  2/i  grandeur  nature. 

Aûl,  aire  olfactive.  —  H,  carrefour  nifaclif  de  lîroca.  —  CcySpl),  Ixtinrelet  «lu  corps 
calleux.  —  CSH,  capsule  du  noyau  rouge.  —  coa,  commissure  antérieure.  —  F,  cliamp  de 
Forel.  —  fi,  sillon  olfactif.  —  l'M,  faisceau  rétroflexe  de  Meynert.  —  /)).  libres  perforantes 
du  corps  calleux  destinées  au  Iri/^^onc  cérébral  dont  elles  concourent  à  former  le  fornix 
lonffus.  —  /■/,  fibres  lanf,'enti('llcs  de  la  preuiicre  circonvolution  limbique  (Ai).  —  Le,  locus 
id'rnleus. —  /./«(,  1  an)  e  médullaire  interne;  /,)««, lame  médullaire  supériciu'e  du  tbalanuis. — 
/./(.  locus  nifjer.  —  Xa,  noyau  antérieur;  Xe,  noyau  externe  ;  Ni.  noyau  interne  du  thalamus. 
—  ,\7{,  noyau  rouge.  —  oIÙJir\,  gyrus  reclus,  face  orbilaire  de  la  première  circonvolution 
frontale.  —  /',  pied  du  pédoncule  cérébral.  —  Pc.v,  pédoncule  céréliellcux  suiiéricur. — 
riclt,  plexus  clioroïdes  fermani  le  ventricule  latéral.  —  l'iT/i.  pédoncule  inféro-inlerne  du 
llialamus.  —  l'oa,  l'o/),  libres  Iransversales  anl(''ricures  et  fil)res  transversales  postérieures 
de  la  |)rotubérance.  —  l'Tin,  pédoncule  du  tubercule  mamillaire.  —  /'(//,  ]nd\inar.  —  /'.y. 
fibres  longitudinales  de  l'élafje  antérieur  de  la  prolubérnnce  faisani  suite  à  la  voie  pcd(Ui- 
culaire  et  concourant  à  former  le  faisceau  ]\yramidal.  —  Qa,  lul)ercule  (piadrijunu^au 
antérieur;  Q/),  tubercule  qnadrijumeau  postérieur.  —  Hm,  ruban  de  Heil  médian;  lU. 
ruhan  de  Heil  latéral;  —  sec,  sillon  du  corps  calleux.  —  Sc.vv,  surface  cxtraventriculairc 
du  thalanms,  recouverte  par  la  toile  clioroïdienne  et  le  corps  du  Irigone  et  appartenant  à 
la  gr/mde  fente  cérébrale  de  Hicbal.  —  •%.l7.  substance  grise  de  l'atpieduc  <le  Sylvius.  — 


(.\N(.i.ntNs   iM'ii  \r,()Hïii;  MX  ■.  col  ciih;  iii'iinii;.  :ii'j 

Si/r,  «iih^l.iiiii-  m\->i'  ifulrali'.  —  >'//*".  miIi^I.uu c  nvi-^v  ilc  1  l'I/iK»:  (iiilrricur  «If  In  prulultf'!- 
nincr.  —  SU.  foriimlion  rrliciilrc  do  lu  i/iUdlo  priiliibrraiitrcllc.  —  SU,  siiltsiaiicc  inn(iiiiin(''0 
siMis-lcnliciilairr  Me  HriclicrL  —  frr,  (ii'iiia  Inla.  —  T;/,  corps;  T//n,  pilier  antirinir  du 
(,.,^,,,1,,..  _  /•//,  llialainus.  —  Tina,  liihcnMiic  iniimillain!  ncccssoin;.  —  Isc,  la-nia  scmi- 
(ir'iilaris.  —  IM.  faisceau  de  Viii|  d'A/yr.  —  17,  vciilricnie  latéral.  —  //•,  zone  [réticulée 
du  llialamiis.  —  //,  liandeledc  ci|)lii|iii'.    -  17.  nerf  iiiniciir  uciilairi!  exleriie. 

le  ii(»N  ;iii  .iiiti'i'iiMii'  et  le  jiii  I  \  i  ii;i  r  ;  i  I  x-  coldic  (((iii  me  ces  dcniiri^  ni»y;iii\' 
iiilcnsivciuciil  |i;ir  le  cintniii.  cl  cuniiiic  rii\  il  ;i|(|(;iriiil  |)àlr  suc  les  coiiiir-, 
li-jiiU'M's  par  les  iiuMliodcs  de  \\  ('ij^crl  ou  de  l*al.  Il  se  rapprcx  lie  ('^alrinciil 
de  CCS  noyaux  par  sa  sliuclurc.  (lonuiic  le  noyau  anléricui",  il  conlicnl  un 
uiand  nonilirc  de  |)clilcs  c(dlules  étoil(^cs  ou  pynimidalos,  1res  iap|tio- 
1  lu'(>s  les  unes  des  auli'es  cl  cnlources  d'une  su])slance  l'ondaïuenlale 
|iau\  rc  en  libres  à  myéline.  C^es  cellules  sonl  d'aulanl  plus  petites  que  l'on 
examine  des  réf^ions  plus  rapprochées  de  lu  substance  grise  centrale 
V.  Monakow). 

Le  noyau  interne  reçoit,  surtout  dans  ses  régions  antérieures,  do 
nombreuses  libres  radiées  qui  lui  yiennent  par  les  segments  antérieur(Cia) 
(Fig.  21,  43,47  et  Fig.  21)1  et  310)  et  postérieur  (Cip)  delà  capsule  interne  et  ses  connexions 
qui  trayerscMit  tout(>s  \(\  noyau  externe  du  thalamus  (Ne)  et  la  lame  médul- 
laire interne  i^Lniej.  Sur  les  coupes  traitées  par  la  méthode  de  Weigertou  de 
Pal.  ces  fascicules  de  fibres  radiées,  légèrement  onduleux,  se  détachent  O 

avec  beaucoup  de  netteté  sur  le  tond  clair  du  noyau  interne  (Ni)  (Fig.  21).  H 

Ils  alVectent  pour  la  plupart  une  direction  presque  sagittale  et  impriment  j 

au  noyau  interne, xu  sur  les  coupes  vertico-transversales,  un  aspect  tacheté  a 

•  spécial  (Fig.  284,  T.  P").  Ces  fibres  tirent  leur  origine  de  la  partie  externe 
et  antérieure  des   circonx'olutions  frontales  et  dégénèrent,  ainsi  que   le  : 

noyau  interne,  à  la  suite  de  lésion  dcstructiye  de  ces  régions  (Voy.  cas 
Moriceau.  }>.  ItT).  Pour  v.  Monako\y,  la  zo)iP  corticale  du  noyau  interne 
cori'espondrait  aux  deuxième  et  troisième  circonvolutions  frontales  (F",  F^) 
et  aux  circonvolutions  antérieures  de  l'insula. 

Par  sa  partie  inférieure  et  interne,  le  noyau  interne  reçoit  de  nom-  ses  connexions 
breuses  fibres  du  pédoncule  inféro-in/erne  du  thalamus,  de  Vanse  lenticu-  ^*'''^^^- 
luire  et  quelques  fibres  du  faisceau  lenticulaire  de  Forel.  Ces  fibres  dégé- 
nèrent à  la  suite  de  lésions  de  la  partie  antéro-inférieurc  des  noyaux 
interne  et  externe»  du  Ihalamus  (^cas  Gardette,  Fig.  302  à  309).  Le  noyau 
interne  reçoit  en  outre  ([imiqucs  radia/ ions  slrio-t/ialamir/ues  qui  traversent 
le  segment  postérieur  de  la  capsule  et  le  noyau  externe  du  thalamus, 
dans  les  régions  thalamiques  moyenne  et  inférieure. 

Centre  médian  de  Luys  iNm),  (Fig.  ili,  43,  47,  31  li.  —  Au  noyau  centre  médian  de 
interne  de  la  couche  optique  se  rattache  le  centre  médian  de  Luys  (Nm);  noyau  1mer"nï"'^^'*" 
c'est  un  noyau  irrégulièrement  sphérique  (Fig.  311),  situé  entre  le  pul- 
vinar  Pul).  le  noyau  interne  (Ni)  et  le  noyau  externe  (Nol  du  thalamus, 
au-dessus  de  la  partie  ventrale  du  noyau  externe,  en  dedans  de  la  lame 
médullaire  interne  (Lmi)  et  du  noyau  semilunaire  de  Flechsig  (NF),  en 
ayaiil  cl  au-dessus  du  corps  genouillé  interne  (Cgi)  (Fig.  43).  Il  est  situé 


> 


350  ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

dans  lo  plan  verlico-transversal  et  dans  le  plan  horizontal  du  ganglion 
de  rhabenula  (Gh).  En  dehors  et  en  arrière,  il  est  nettement  délimité  par 
la  lame  médullaire  interne:  en  dedans  et  en  avant,  il  se  fusionne  avec  le 
noyau  interne;  en  avant,  il  envoie  un  petit  prolongement  dans  lépaisseur 
de  la  lame  médullaire  interne. 

Malgré  la  fusion  si  intime  du  noyau  interne  et  du  centre  médian  de 
Luys,  ces  deux  noyaux  se  distinguent  très  bien,  soit  à  l'état  frais,  soit  sur 
des  coupes  colorées  par  le  carmin  ou  traitées  par  la  méthode  de  Weigert- 
Pal.  Le  centre  médian  de  Luys  est  très  riche  en  fibres  à  myéline;  il  appa- 
raît par  conséquent  plus  clair  que  le  noyau  interne  sur  les  coupes  prati- 
quées à  l'état  frais,  et  plus  foncé  que  ce  dernier,  sur  les  coupes  colorées 
suivant  la  méthode  de  Weigert. 
Sa  structure.  Lcs  cellulcs  du  ceutrc  médian  de  Luys  sont  petites,  triangulaires  ou 

fusiformes;  elles  sont  entourées  d'une  substance  fondamentale  très  riche 
en  fibres  à  myéline  qui,  disposées  en  fins  fascicules,  s'entre-croisent  dans 
tous  les  sens  en  formant  un  feutrage  très  dense  et  particulièrement  abon- 
dant dans  les  parties  postéro-inférieures  du  centre  médian.  11  se  confond 
à  ce  niveau  avec  cette  épaisse  couche  de  fibres  situées  à  la  partie  postéro- 
inféro-externe  du  centre  médian  de  Luys,  que  nous  avons  désignées  sur 
nos  figures  sous  le  nom  de  région  du  ruban  de  Reil  médian,  et  à  laquelle 
font  suite,  dans  les  régions  inférieures,  les  radia(io?is  de  la  calotte  (RG) 
et  le  ruban  de  lie  il  médian  (Rm). 


Chez  le  chat,  le  chien,  le  Uipin,  la  taupe,  etc.,  le  noyau  homoloeuo  au  centre  médian 

•;  (le  Luys  affecte  une  forme  rubannée;  il  est  situé  (med.  b),  d"apiès  v.  Monakow,  dans  un 

?*  dédoublement  de   la   lame  médullaire  interne  et  se  rapproche  par  sa  structure  de  la 

zone  réticulée  ou  grillagée.  —  Au-dessus  de  ce  noyau,  on  trouve  un  petit  groupe  très 

bien  différencié  de  cellules  nerveuses,  le  noyau  à  grandes  ccllidcs,  nucleus  magno-cellu- 

laris,  de  Ganser,  Nissl  etv.  Monakow  (med.  c),  remarquable,  comme  son  nom  j'indique, 

par  le  volume  de  ses  cellules  nerveuses  multipolaires.   Il  se  retrouve  également  chez 

'  l'homme  et  ses  cellules  sont  particulirrement  apitarentes  sur  les  coupes  traitées  par  le 

carmin  ou  parla  inélliodi^  i\v  Marchi. 

Bien  (|ue  l'on  ne  connaisse  pas  encore  le  trajet  que  suivent  les 
cylindres-axes  des  cellules  du  centre  médian  de  Luys,  nous  savons  toute- 
scs  connexions  fois  (juc  cc  Centre  aiïecte  des  connexions  importantes  avec  la  corticalité 
cérébrale. '''"^"^* '*'  Cérébrale  et  avec  la  région  de  la  calotte.  Dans  sa  partie  supérieure  et 
moyenne  s'irradient  de  nombreuses  fibres  radiées  (|ui  traversent  la  partie 
postérieure  du  noyau  externe  du  thalamus,  occupent  la  partie  j)()stérieure 
du  segment  postéi-ieiir  de  la  capsule  inlerne  et  provieuntMil  th^s  parties 
moyennes  et  supérieures  des  circonvolutions  rolandiques  et  de  la  j)artie 
adjacente  du  lobe  pariétal.  Ces  fibres  appartiennent  au  système  de  la  cou- 
ronne rayonnante  du  thalamus,  aux  /ihrcs  curtico-tJuiUuniques  supérieures 
(Voy.  p.  62);  elles  ont  été  désignées  par  v.  Monakow  sous  le  nom  de  ruban 
de  Reil  cortical.  Vai  réalité,  elles  ne  se  rassemblent,  ni  dans  la  capsule 
inlerne,  ni  dans  la  couronne  rayonnante,  en  un  faisceau  compact  et  dis- 
tinct,   mais   s'entremêlent   dans   toute    la  longueur   de   leur   trajet  avec 


(.  \  N(.l  hi\^    I  M  i;  Mil  Iitk;  \  I  \  .coi  cm;    (U'inni; 


r:,[ 


iI'lIllIlTs   (•;itc^i>rir>  ilr   lilnr^,    Icllr^    (|llr    le-  li  lurs  (•<  .|l  i(<  )   |Hi  il  ii  lii''i;i  11  I  ir  I  les       sc»        rotiti<-xion« 

,1   ,orlic<.-m(Mliill;iiivs.  "\'"'^  '"  t-'-kIo..  .i„  la 

'•nlotii-,  en    imrtinti- 
l'.ir    l.l    n'i;iitll    <lr    l.i    cilntlc   cl     n.ir    l;i    n'-i^ion     sollS-Diiliiiiic       le     ((iitrc    li'Tavcr  l..  rul.an  .l«i 

'         '  |{.!il  m.-.littn,   I»  |i.- 

■loïKMiln    c«5ri'-lif||i!iix 
Slr2  •tiip<'Tioiir  oi  la  Tor- 

TJi    Nlll  iiiatioii  rf'-iiciilf'w'. 

:Lmi  ,  ;    Strz        T6 

Ime  tsc  Ne  ;      •  ;        ;        ;  ; 

Cia        ;  SI  VCst   ;     :      •'   '  TTa'  ; 
:         :   :      l     ■    •     :  :    ''.   Tlch;  ; 


Cc(Spl) 
-.Sexv. 

■-Cd(Fc) 


FiG.  311.  —  Coupes  sagittales  des  corps  opto-slriés,passaiitpar  le  centre  médian  de  I.uys, 
le  corps  de  Luys  et  le  pédoncule  olfactif.  Méthode  de  Weigert.  2/1  grandeur  nature. 

Aol,  aire  olfactive.  —  B,  fente  cérébrale  de  Bichat.  —  BrQa,  bras  du  tubercule  c[uadriju- 
nioau  antt'TJour.  —  Ce'  (S/)/),  bourrelet  du  corps  calleux.  —  C7(Fc),fasciola  cinerea  de  la  cir- 
convolutlDn  ir^dronnée.  —  Cia,  sédiment  antérieur  de  la  capsule  interne.  —  Ci'fi)  genou  de 
la  capsule  interne.  —  con.  commissure  antérieure.  —  CL, corps  de  Luj's.  —  fp,  fibres  perfo- 
rantes  (lu  corps   calleux.  —   //,   fibres  tan^^entielles  du    subiculum  île  la  corne  d'Ammon- 

—  /"'i.  sillon  olfactif.  —  A,  sillon  de  l'hippocampe.  —  A'-|-  p«, brandie  conmiuneà  la  scissure 
calcarine  et  à  la  scissure  pariéto-occipitale.  —  L\,  première  circonvolution  limbique.  — 
l.mi.  lame  médullaire  interne  du  thalamus.  —  Ime,  lame  médullaire  externe  du  noyau  len- 
ticulaire. —  -Yc,  noyau  caudé.  —  .Va,  noyau  antérieur  du  thalamus.  —  Ne,  noyau  externe. 

—  Si,  noyau  interne  de  la  couche  optique.  —  Sm,  centre  médian  de  Luys,  séparé  de  la 
lame  médullaire  interne  [Lmi')  par  le  noyau  semi-lunaire  de  Flechsig.  —  oF\,  face  orbi- 
taire  de  la  première  circonvolution  frontale.  —  /',  pied  du  pédoncule  cérébral.  —  Plch 
plexus  choroïdes  du  ventricule  latéral.  —  Pol,  pédoncule  olfactif.  —  Pul,  pulvinar.  — 
Holp,  radiations  olfactives  profondes.  —  Sexv,  surface  extra-ventriculaire  de  la  couche 
optique.  —  .s(,  sillon  intermédiaire  ou  opto-strié.  —  Slrz,  stratum  zonale  du  thalamus.  — 
T<l.  corps  du  fripone. —  r/(,  couche  optique.  —  Toi,  tubercule  olfactif.  —  Isc,  tjcnia  semi- 
cirrularis.  —  VCst,  veine  du  corps  strié.  —  17,  ventricule  latéral.  —  t:  d,  pli  rétro-lim- 
bi(pie.  —  //,  bandelette  optique. 


médian  (l(>  Luys  reçoit  un  certain  nombre  de  libres  du  ruban  de  Rri/  mé- 
ilian,  du  prilnncub'  cérrhelleux  sitperieia'  et  des  fibroa  lonr/iltidinales  <h'  In 
formniiou  ri'ticulrc  (les  libres  abonh^nl  le  ciMitre  médian  {\o  Luys  par  sa 


352  AXATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

l)arlie  inférieure  et  par  toute  la  hauteur  de  sa  face  externe,  puis  s'y  ter 
minent. 

Le  centre  médian  de  Luys  représente  donc  une  sorte  de  relais  gan 
glionnaire  entre  le  neurone  bulbo-thalamique  du  ruban  de  Reil  qui  s'y 
termine  et  les  neurones  thalamo-cortical  et  cortico-thalamique  qui  y 
prennent  leur  origine  ou  y  arrivent. 

Lame    médullaire        Lame  médullaire  interne  (Lmi)  (Fig.  7,  21,  43,  47,  310,  311,  323,  324. 

interne.  325).  —  La  lamc  médullaire  interne  sépare  le  noyau  interne  du  noyau 

externe.  Sur  les  coupes  vertico-transversales  (Fig.  7,  p.  10,  323,  32i,  32o). 

elle  occupe  toute  la  hauteur  du  thalamus,  se  dirige  obliquement  en  bas  et 

en  dehors,  et  se  bifurque  en  haut  pour  former  une  lame  médullaire  sup- 

sa   lame  suppié-  plémcntairc  que  l'on  peut  désigner  sous  le  nom  de  lame  mcduUaire  snpr- 

mentaire  supérieure.  ^1^^^.^  •  cellc-ci  s'implautc  comuic  uuc  sortc  dc  gouttièrc  sur  la  lame  médul- 
laire interne,  décrit  dans  son  ensemble  une  courbe  à  concavité  inférieure, 
loge  la  queue  et  l'extrémité  antérieure  du  noyau  antérieur  qu'elle  sépare 
des  noyaux  interne  et  externe  et  atteint  de  chaque  coté  le  stratum  zonale 
qui  la  renforce  par  de  nombreuses  fibres.  Il  résulte  de  cette  disposition 
que  l'on  peut  considérer  la  lame  médullaire  supérieure  soit  comme  une 
dépendance  de  la  lame  médullaire  interne,  soit  comme  un  dédoublement 
du  stratum  zonale  (Fig.  333,  324,  32o). 
Son  étendue  et  ses         La  Uimc  médullairc  interne  n'appartient  qu'aux  trois  quarts  antérieurs 

rapports.  ^^  thalamus.  Les  coupes  horizontales  qui  passent  par  le  tiers  moyen  de  la 

couche  optique  montrent  qu'elle  n'atteint  pas  le  pulvinar  et  qu'elle  décrit 
deux  courbes  en  sens  inverse  présentant  ainsi  l'aspect  d'un  S  italique.  La 
courbe  antérieure  (Fig.  21,  p.  31)  passe  en  arrière  du  noyau  antérieur,  la 
courbe  postérieure  circonscrit  le  centre  médian  du  Luys.  Sur  les  coupes  plus 
inférieures,  lorsque  le  noyau  antérieur  a  disparu,  la  courbure  antérieure 
disparaît  à  son  tour  et  la  lame  médullairc  interne  n'atteint  plus  l'extrémité 
antérieure  de  la  couche  optique  (Fig.  43,  p.  03).  Sur  les  coupes  qui  inté- 
ressent le  tiers  inférieur  de  la  couche  optique  (Fig.  47,  p.  ()9),  la  partie 
antérieure  de  la  lame  médullaire  interne  correspond  à  \d.  commissure  mollv 
owmoi/ennc  (com)à  laquelle  elle  envoie  de  nombreuses  fibres.  Dans  celte 
même  région,  la  courbe  de  la  partie  postérieure  de  la  lame  médullaire 
interne  s'accentue  et  sépare  le  centre  médian  de  Luys  (Nm)  de  la  région 
du  ruban  de  Reil  médian  (rgRm),  du  bras  du  tubercule  quadrijumeau 
postérieur  (HrQp)  et,  plus  en  dedans,  du  corps  genouillé  interne  ((^gi). 
File  se  dédouble  en  outre  (Fig.  47,  p.  09  et  Fig.  31 1)  et  donne  naissance  à 
.Sa  lame  suppié-  iiuc  lamelle  médullaire  supplémentaire,  \\x  lame  médullaife  7uoyc/me  qui 

mcntairo  moyenne.       |j,^^j(,.    |(.    „o,^f,U    Scmi-llllUI i ,'l'    de    VleekÙq    (XF)  Cl    le  séparC  CU    dcllOrs   du 

faisceau  thalaiiii([U(>  de  l'orcl  (Fllii.  Aux  confins  de  la  région  sous-optique 
enfin  (Fig.  312),  la  lame  nK'dulliiirc  inlcnic,  réduite  encore  dans  ses  dia- 
mètres antéro-posiérieurs,  est  située  en  dehors  du  faisceau  rétrollexe  de 
Meyncrt  (FM)  et  du  ruban  de  Reil  médian  (Rm),  en  dedans  du  noyau 
semi-lunaire  de  Flechsig.  Elle  envoie  un  grand  nombre  de  ses  fibres  dans 


I 


(.  \  M,  I   MiN  s    I  M  H  ACiilU  i<:  V  I    \  ;  <  :  ()  I   i  :  Il  I .    Ol'  I  |(,ii:  !•:. 


3:j:i 


lu  rruioM  sous  o|ili(|iir  :  |i'->  ;iiilciiciii  !•-.  -.c  ini^nciil  ;mi  l;li>^^l•,•|ll  I  li:il;i  iiiii|iir 
(|(«  |''i>i<'l  cl  ;ill\  i;nli:ilhili->  <h-  l.i  r.ilnllr  \\{  .  .  le-.  |)ns|(-r-iriircs  siliK'r-  ;iil 
Noi-siiM-i'  ilii  (•(•iilic  lUfdiiill  lie  l,il\s>i'  iTiidciil  diilis  l;i  rr^^j,,!,  ,|,|  nil);iti 
lie  licil   nicili.'iii. 

|,;i  |;iiili-  MK'dillhlin'  illli'liir  rs|  tnniH'i'  de  lilil'rs  ;"i  d  i  r'cci  loti  siu'lmil  Sa  rormiiution, 
vcriicjili'  ri  de  lilnr-^  ;i  dinMJioii  [dus  ou  uioiiis  sji^illalc.  I  ne  pMclir  di' 
ces  d(M  iiitMc--  liii\  risciil  1,1  coinuiissurc  uiollc  r\  ('lîildissciil  uiu*  coii- 
ut>\iou  ciilic  les  i\c[i\  hiuics  lui'dii  I  l,ii  ics  iulriiics.  1rs  ;iuh'(>,s  se  rccoiiilicnl 
(Ml  l>asd;ms  les  r(''|;ious  vciilralc^  de  la  (■ou(di('  o|di(|uc  (d  se  joif^ncnl  aux 
lihrcs   V(>rlical('s. 

Les  lihics  V('rlical(>s  cl  saf;ill;ilos  soiil  croisées  par  les  l'aiscciux  radir-^ 
des  réiiious  aul(''i'()-('xl(MMU's  (lu  llialaïuus  (  Fi^.  '{JO  ,(|ui  li'uvcrscul  le  noyau 
oxlonie  cl  la  lame  nuMluilaicc  iulcruc  avant  d'ahordcr  le  noyau  inicrne. 
Entre  ces  libres,  on  Irouvc  conslaniincnt,  dans  la  lame  nuMlullairc  interne, 
Ao  pidiles  cidlules  nervciisi^s,  (d  ([uehiues  rar(>s  ((diulcs  uiultipohiires 
|)lus  voluniin(Mises. 

l/oiiiiinc  des  lihres  de  la  lame  UK'dullaire  interne  n'est  pas  encore 
élucidi'e.  La  j)lupail  provienneni  (''vidcmment  des  cellules  nerveuses 
situées  dans  la  lame  médullaire  interne,  ou  adjacentes  à  cette  lame. 
Quelques-unes  ne  sont  j)rol)aldemenl  (|ue  les  collatérales  des  libres  radiées 
ou  du  sliatum  zonale  ;  d'autres  représentent  des  libres  terminales  pro- 
venant d(>  la  réiiion  sous-opli(|ue  ou  de  la  calotte  du  pédoncule  cér('d)ral 
en  particulier  du  pédoncule  cérébelleux  supérieur,  de  la  l'ormation  réti- 
culée, etc.  La  lame  médullaire  interne  est  en  effet  en  connexion  étroite 
avec  la  région  sous-optique  et  elle  contient,  à  côté  de  fibres  qui  prennent 
leur  orii;ine   dans  le   tbalanius,   d'autrf^s  qui  s'y  terminent. 


D 
1 


Noyau  externe  (Ne)  (Fig.  7.  lu.  li.  i:>l.  tl.  i.'},  iT.  :{|(),  .'{II.  .'{12,  Novau oxtcmc. 
32.'{,  M:2i,  :{2')  .  —  Le  plus  volumineux  des  noyaux  tlialami(|ues,  le  noyau 
externe,  occuj)e  la  partie  supéi'ieure  et  externe  de  la  coucbe  optique,  corres- 
pond au  seiiiueiit  p(^slérieur  ou  bMiticulo-optique  de  la  capsule  intei'ne 
((^ipi  et  se  caractérise  à  l'état  frais  par  un  aspect  strié  (|u'il  doit  aux  fibres  sonasiK-ct. 
radiées  qui  le  pénètrent,  (iràce  à  sa  ricbesse  en  libres  à  myéline,  il  est  plus 
pàl(>  à  létal  frais  que  le  noyau  antérieur,  le  noyau  interne  et  le  pulvinar. 
11  se  colore  moins  intensivement  par  le  carmin  et  apparaît  plus  foncé  sur 
les  coupes  traitées  suivant  les  mélliodes  de  Pal  ou  de  Weigert  (  Fig.  21 
et  i/)  .  11  est  donc  facile  à  reconnaître  sur  ces  coupes,  et  se  présente  sur  son  étendu,-, 
celles  qui  soni  piali(|uées  liorizontalement  sous  l'aspect  d'un  noxau 
allongé,  légèrement  convexe  en  cbdiors,  et  qui  occupe  les  trois  quarts  anté- 
rieurs du  tbalamus  Fig.  "2],  p.  ;5I  i.  Sui'  les  coupes  vertico-transversales 
et  sagittale-,  il  occupe  toute  la  liauleur  du  thalamus,  repose  sur  la  région 
sous-tbalamique  do  Foiid  et  décrit  une  courbe  autour  des  parties  anté- 
rieuie  (d  exterm»  du  noyau  interne  (Xi  .  11  résulte  de  cette  disposition 
(jue  sui-  les  coupes  bori/onlales  passant  par  les  couebes  supérieures  du 
tbalamus.  les  noyaux  (>xlenie   et  ant('rieur  sont  seuls  intéressés    (T.    F"", 

TOME    H.  23 


3?>4  A.NATOMIE    DKS    CENTRES    NEKVELX. 

Fig.  30 i  et  30o).  Ce  n"est  que  sur  les  coupes  plus  inférieures  cl  lorsque 
la  queue  du  noyau  antérieur  a  disparu,  que  l'on  voit  apparaître  le  noyau 
interne.  Il  en  est  de  même  lorsque  Ton  étudie  la  couche  optique  sur  des 
coupes  vertico-transversales.  Tant  que  ces  dernières  passent  par  les 
régions  antérieures  du  thalamus,  elles  n'intéressent  que  les  noyaux 
externe  et  antérieur,  et  le  noyau  interne  n'est  pas  entamé.  Ce  noyau 
interne  n'apparaît  en  etTet  sur  les  coupes  sériées  que  lorsque  le  noyau 
antérieur  commence  déjà  à  diminuer  de  volume  Fig\  3:23).  Le  noyau 
externe  (Ne)  enveloppe  donc  en  grande  partie  les  noyaux  antérieur  et 
interne.  Cette  disposition,  très  manifeste  déjà  chez  l'homme  iVoy.  éga- 
lement Coupes  sagittales,  Fig.  310  et  31  F,  est  encore  beaucoup  plus 
accusée  chez  le  chat,  où  le  noyau  externe  recouvre  en  avant  et  en  haut  le 
noyau  antérieur  à  la  façon  d'un  capuchon  ou  d'une  sphère  demi-creuse. 
Ses  rapports.  La  lamc  médullaire  interne  \  Lmii  limite  le  noyau  externe  en  dedans  et 
le  sépare,  d'avant  en  arrière,  du  noyau  antérieur  (Na),  du  noyau  interne  (Ni) 
et  du  centre  médian  de  Luys  (Nm)  (Fig.  21).  En  dehors,  il  est  recouvert 
par  le  segment  postérieur  de  la  capsule  interne  (Cip)  auquel  il  correspond 
dans  toute  son  étendue  et  dont  le  sépare  la  /(/me  médullaire  externe  !  Lme) 
et  la  zone  réticulée  ou  grilku/ée  \Zv).  Cette  dernière  ne  constitue  du  reste, 
ainsi  que  nous  le  verrons  plus  loin  (p.  3ij8i.  qu'un  de  ses  noyaux  acces- 
soires. La  face  supérieure  du  noyau  externe  est  recouverte  par  le  stratum 
zonale  (Strz)  (Fig.  290 )  et  concourt  à  former  la  face  supérieure  du  thalamus. 
Sa  partie  externe,  recouverte  par  l'épendyme  ventriculaire,  appartient  au 
plancher  du  ventricule  latéral.  Sa  partie  interne,  située  en  dedans  du 
sillon  choroïdien  (sch),  appartient  à  la  surface  extérieure  du  cerveau 
intermédiaire  ;  elle  est  recouverte  par  la  toile  choroïdienne  et  le  corps  du 
trigone  (Tg)  (Voy.  T.  Y\  Fig.  210,  p.  378). 

Par  sa  face  inférieure  le  noyau  externe  repose  sur  hi  région  sous- 
optique  de  Forel  (Fig.  310,  31  1 .  312  et  2i,  j).  35i.  Il  est  (mi  rapport  d'avant 
en  arrière  :  1°  avec  l'anse  du  noyau  lenticulaire  (Al)  et  le  pédoncule  infé- 
rieur du  thalamus  (Fiïli)  qui  s'irradient  dans  l'extrémité  antérieure  du 
thalamus;  2°  avec  la  zona  incerta  (Zi)  etle  faisceau  lenticulaire  de  Forel  (FI) 
qui  correspondent  au  tiers  antérieur  de  la  couche  optique;  3"  plus  en 
arrière,  le  noyau  externe  repose  sur  le  champ  de  Forel  (F"),  le  corps  de 
Luys  (CL),  le  noyau  rouge  W\\  et  reçoit  ou  émet  le  faisceau  Ihalamiciue 
de  Forel  l'Ili  ,  les  ijulinlions  de  la  calotte  (lîC)  (T.  I".  l'ig.  2S:i  i  et  le 
ruhan  de  Heil  nn-dian  Km-;  i"  son  tiers  postérieur,  enlin,  est  eu  ra|)[)orl 
avec  le  locus  niger  iLm,  la  j)aiiie  postérieure  du  pied  du  pédoncule  et'ré- 
hral  l'ig.  7,  p.  10)  (P)  et  avec  le  corps  genouilh'  interne  (igi)  aux  contins 
du  |)ulvinar  iPuI)  (T.  I'',  l'ig.  287). 

Fn  avant,  le  noyau  externe  concourt  avec  le  noyau  antérituir  à  limiter 
le  troll  de  Monro  (TM  .  11  ist  séparé  de  l'épendyme  ventriculaire  par  les 
libres  du  stratum  zonale.  et  il  est  trav(>rsé  dans  toute  sa  hauteur  |)ar  le 
faisceau  de  Vicq  d'Azyr  \  VA,  l'ig.  310). 

Fn  arrière,  le  noyau  externe  se  continue  axcc  le  pahinar,  mais  la  fusion 


(;\N(,ii(>Ns   I  \i  i;  vcoifiiCAix  :  <:(in;ii  i:   ni-iniii;.  :{:;:; 

lie  cc-^  ili'ii\  iii)\;iii\  c^l  iiiMiii^  iiiIiiih'  (|iii'  <r||r  du  |iii  I  \  i  ii:i  r  r|  i|ii  iiii\;iii 
iiili'iiir.  Sue  li's  coiiiM'^  IrailiT-^  jur  Ir--  im-l  IkhIc-  de  \\  rj-crl  (ni  ili-  l';il,  le 
iii>\;m  i-xli'iiir  ^c  dislin^nc  du  |miI\iii;ii'  |i;ii'  smi  ;i->|ir((  \>\\i->  Iniici''  id  par 
les  ia|i|iiiiK  i|ii  il  alliM  le  a\('c  la  caitsiilc  inlciiic.  Le  iii>\aii  cxlcriii'  corr'cs- 
iMtiiil  Cl»  idltd  ail  >(\uMi('iil  i)(i\lrririir  (ii|i  ,  le  |iiil\iMar  an  sci^iiiciil  rrlru- 
li'nln  uhiirr  CirI  de  cidlr  capsiilr.  La  laiiir  iiH'dii  jlairc  cxlrriic  l,mc 
<'iilili  riiNidr  ciiln"  CCS  dcu\  ii(>\aii\  iill  i'|»ci(p|i  d  aiilaiil  pliis  saillaiil,  ()iic 
l'on  >  appidi  lie  d;i\  anlaf^c  des  r(''_i;i(>ii>  \  ciilralcs  du  ii(t\  an  cxlcrnc  '  l'i}^.  21 , 
|).  .11  id  i-l  I».  tl't  .  I);ins  CCS  l'c^ions,  le  iio\an  c\leiiic  c>|  si-pai-cdii  piil- 
\inai'  par  le  coip^  i;(>iionillé  inicrno  ((ijj^i)  compris  enliclc  hras  dn  Inltcr- 
ciilc  (juadi'i  jninean  anh'i'icnr  Hi'IJa  cl  le  Inas  dn  Inltcrcnle  (|nadri|  iiini'an 
p..slcii.Mir    KrOp      l'ii;.  .{1:2.  l'i-.   i7,  |>.  (i!>  cl  Vv^.  :2'i,  p.  :i:i  . 

Ia' novîiii  cxlcrnc  rcc'oil  |)ai'  loiilc  sa  haniciir  ol  |tar  Imilc  son  cicndiic  ses  fiiiros  ia<iiéos. 
ankVo-p()s(('MitMire  de  noinln'cnx  id  d'i'-pais  l'asciciiles  de  phrrs  i-fulircs  qui 
so  dt'l:udi(Mil  dn  >ci;incnl  aiiN-ricnr.  du  sc^incnl  posicricnr  cl  du  sc^incnl 
I  sous-lcnlicnlaiic  ^\(^  la  ca|isulc  iulenio.  Les  fibres  radiées  (jui  suivent  le 
soi;incnl  anltTicnr  di'  la  capsule  interne  (Gia)  (Fig.  291  et  21,  p.  31)  et 
ponclitMil  en  pinceau  dans  rextrémilé  antérieure  du  noyau  externe,  le 
fravciscnl  dans  toute  sa  largeur,  aux  confins  du  noyau  antérieur  (Na),  lui 

aliandonncnl  des  libres,  ci'oisent  la  partie  supérieure  du  faisceau  de  Vicq  ^ 

I    d'Azyr  (VA)  et  la  lame  niédnllaire  inicine,  puis  s'épuisent  dans  le  noyau  H 

interne  (Sx)  au(iucl   elles   sont    en    })artic   dcsiinées.  Elles  airectent  une  j 

'    direction  presque  sagittale,  apparaissent  sectionnées  parallèlement  à  leur  » 

I    axe  ■>nr  les  coupes  horizontales  et  donnent   au  noyau  externe,  vu  sur  les  .  \ 

I    couj)es  verlico-transversales,  un  as|)ccl  lâcheté  spécial  (  b^ig.  .^{23,  824,  '{:2o). 
Les   fibres   qui    lui   arrivent   par   le   segment    postérieur  de    la    capsule 
inlcrne  (Cip)  se  dirigent  obliquement   de  haut  en   bas  et  de  dehors  en 
I    dedans;  elles  sont  sectionnées  parallèlement   à  leur  axe  sur  les  coupes 
vertico-transversales  (Fig.  7,  p.  10)  et  plus  ou  moins  obli([uement  sur  les 

coupes  hori/onlales  I  Fig.  291  et  T.  I'"',  Fig.  30o  à  307).  Particulièrement  l 

aboiidanles  dan>  la  inoiiii'  sn|t(''i"icnre  ou  dorsale  du  noyau  externe,  elles  3 

existent  m'aninoins  dans  la  moitié  inférieure  ou  ventrale,  mais  hnir  obli- 
t|uilé  est  moindi'c  (d  elles  a|)paraisseiil  sur  les  coupes  horizontales  scc- 
lionni'c-  parallèli'ineni  à  leur  ax(>.  l'iie  partie  des  libres  inférieures  et 
postérieures  passent  par  le  segment  sous-lenticulaire  de  la  capsule  interne 
Cisl;  et   présentent  un   trajet  légèrement  oblique  en  haut  et  en  dedans. 

Les  fibres  radiées  sont  constituées  à  la  fois  par  des  fibres  cortico-tlia-      constitution    .ics 
litinifjucs,  do^  fibres  titalamo-corticales  et  des  fibres  strio-thalaniiquos.  hItcs  ra.iaVs. 

Les  premières,  fibres  cortico-thalamiques,  prennent  leur  origine  dans 
l't'corce  cérébrale,  appartiennent  au   système  de   projection  corticale  et 
|)assent  parla  couronne  rayonnante  td  la  capsule  interne  (Cia,  Ci(g),  Cip, 
C.isl  .   I-^lles  proviennent   du   s(>cteur  moyen  de   l'hémisphère  cérébral,  en      connexion    du 
particulier  des  circonvolutions  rolandiques  et  de   la  partie  adjacente  des   ""y-''" /^'c'-nc 

'  1  I  J  "^    Pavcc  la  cortioalit 

lobes  pari('dal  (d  frontal,  et  dégénèrent  avec  les  autres  libres  de  projection   "■««•é'^raïc ; 
corticale  à  la  suite  de  lésions  dcstruidives  de  ces  régions  ^ji.  91   et  suiv.). 


Iité 


stn 


356  AN'ATO.MIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

Le  secteur  moyen  de  l'Iiémisphère  représente  donc  la  zone  corticale  du 
noyau  externe;  les  recherches  exposées  plus  haut  (^p.  62  et  p.  128  à  137) 
montrent  en  outre  que  les  lésions  partielles  des  circonvolutions  rolan- 
diques  déterminent  une  dégénérescence  partielle  du  noyau  externe ,  dégé- 
nérescence qui  correspond  très  exactement  au  champ  dégénéré  cap- 
sulaire. 

Les  fibres  tJutlamo-corticales  prennent  leur  origine  dans  le  thalamus 
(noyaux  antérieur,  interne  et  externe),  se  terminent  dans  l'écorce  cérébrale 
et  suivent  en  sens  inverse  le  trajet  des  fibres  corticifuges ;  elles  dégé- 
nèrent comme  les  fibres  cortico-thalamiques  à  la  suite  de  lésions  corticales . 
mais  leur  dégénérescence  est  rétrograde,  cellulipète  et  peut  aller  jusqu'à 
la  disparition  complète  de  la  fibre  nerveuse  lorsque  la  lésion  est  ancienne 
ou  remonte  à  la  première  enfance.  L'existence  des  fibres  thalamo-corti- 
cales  est  démontrée  à  l'état  de  pureté  pour  ainsi  dire  dans  nos  deux  cas 
d'hydrocéphalie  congénitale  avec  malformation  cérébrale  remontant  aux 
premiers  stades  de  la  vie  embryonnaire  (cas  Richard  et  cas  Longery. 
p.  185  à  216). 
2"  avec  lo  corps  Lcs  fibrcs  strio-llialamiques  appartiennent  aux  radiations  de  même 
nom  (Voy.  p.  324).  Elles  relient  le  noyau  lenticulaire  et  le  noyau  caudé  à  la 
couche  optique,  croisent,  dans  le  segment  postérieur  de  la  capsule  interne 
les  fibres  de  projection  corticales  et  les  fibres  thalamo-corticales  à  angle 
plus  ou  moins  droit  et  dégénèrent  à  la  suite  des  lésions  du  noyau  lenti- 
culaire (cas  Ronse,  p.  332)  et  à  la  suite  de  lésions  thalamiques  (cas 
Gardette,  p.  338 j. 

La  multiplicité  d'origine  des  fibres  radiées,  le  grand  champ  cortical  f 
auquel  elles  appartiennent,  expliquent  pourquoi  dans  les  lésions  corticales  « 
leur  dégénérescence  est  presque  toujours  partielle.  Dans  les  vastes  et 
anciennes  lésions  corticales  (cas  Pradel, p.  iOO.Rivaut,  p.  151),ladégé- 
nérescence  peut  être  complète  dans  la  moitié  dorsale  du  noyau  externe, 
mais  elle  est  toujours  partielle  dans  la  moitié  ventrale  qui  re(*oit  surtout 
le  contingent  des  fibres  strio-thalamiques.  Quant  aux  vastes  lésions  cap- 
sulaires,  elles  n'amènent  qu'exceptionnellement  une  destruction  complète- 
(les  différents  segments  de  la  capsule  interne,  et  partant,  on  trouve 
loujoiiis  dans  le  noyau  externe  des  ril)res  radiées  consei'vées. 

Dans  hipai'lie  inférieure  ou  vent/-(//ei\ii  noyau  (>xterne,  partii'([ui  corres- 
la  i<-ioM    poiitl  i'i  hi  eouehe  re/ifru/r  du  tlui/iinius  <le  Meyiiei'l  (M  an  f/roupc  des  no//uu.r 
laoaioiic.  centraux  de  v.  Moiialvow  .  il  existe  à  coté  des  libres  radiées  un  très  grand 

nombre  de  fibres  à  direction  [)lus  ou  moins  verticale,  ([ui  occupent  toute 
l'étendue  antéro-poslérieure  du  noyau  externe,  depuis  le  faisceau  de  Vicq 
d'A/yr  jusqu'au  corps  genonillé  interne,  et  qui  forment  un  feutrage  i 
d'aulant  plus  dense  et  plus  serré  que  l'on  s'approche  de  la  région  sous-  ' 
()pti(|ue.  Les  fibres  externes  api)artiennent  à  la  lame  médullaire  externe 
(Lmc)  du  lliulunius  e|  an  faisicau  ihatumii/ue  de  Forel [V[\\)  (l'ig.  i-7,p.  69), 
faisceau  voinminenx  (|ui  ocenpe  les  (hnix  (piarls  moyens  du  noyan  exierne. 
et  qui  se  continue  dans  la  région  sous-opti(|ne  avec  1(>  champ  de  l-'oi'el  el 


avci' 


(.A  Nt.i  IONS   1  M' i(  AcoitTii;  \  I  \  :  Cdi  cm:  (ii'iinii:.  :j:;7 

la  |>;niic  ,lll  Icii  nil  r  ilr  l.i  r;i|i-iili'  ilii  iiipy.ill  l<)li;^r.  |,c-^  lililrs  jiostrriCHrcs 
Solll     (■uiii|MI-i''-    cillic     le    criilic    I  il  i  (  I  i.i  11     (lr    I,|I\S     cl     le    Corps    f^ciioilillé 

i  lit  crue  ;  clic--  ()C(ii|Hiil  (  clic  ri'-ioii  (|iic  ii(iii>  ;i  noms  (Icsigiu'c  sur  iioscoii|)cs 
8011S  le  iidiM  lie  irtiimi  ihi  iiiIkiii  tir  liai  iin'ilnin  'li^lUll)  (l''i}^^  'i7,  |i.  (11)  d 
l'iu.  ."M.*  cl  ^c  ciiiil  imiciil  (j.iriN  l;i  ii''i:i(iii  '>(iii>-<)[)li(|iio  cl  djins  l;i  calollc 
|)('(l()  ncii  l;i  i  rc  ,i\cc  le  nilmu  ilr  l{ti/iiir(liiiiir\  les  r//<//o//o/is  tic  hi  t  ii/(tt/c.\A\ 
nili;m  (le  Kcil  mciliiiii  c^l  iniiiK- (hiiis  ces  rc^i()ii>  jimi'  un  dcii'-c  l'ciilragc 
(le  lilir(>s  i|iii  ciiliiiin'  l;i  |i;n  lie  posh'rieiirc,  iulV-ricurc  cl  cxicriic  <lii  ccnlrn 
inciiiaii  (le  l.ii\^;  les  ladialions  de  la  calollc  se  caractérisent  pai-  leur 
asuoi'l  l"ascicnlcu\  cl  (tndiileiix. 

Au  no\an  cxlcincdii  llialanms  sunl  anncxt's  la  hinw  tiultliilUdri:  crtcine 
cl  deux  noxanx  accessoires  :  le  iioi/au  sfiiii-liiiuiirr  dp  Flcc/isig  et  la  zone 
ri'lniilrf  <i/f  (/r/lldf/rr. 

La   Lame   médullaire  externe     l.mo)   occupe  toute  la  hauteur   de  la     Lame   mr-hiiiain- 
faci'   oxlcrnc  du  llialanius  :  (die  est  située  dans  l'c'paisseur  même  du  noyau   '■^"'''"''• 
externe  cl  du  pul\inar,  cl  s(''j»ai'e  de  ces  noyaux  la  zone  ri-liculée  ou  gril- 
laiitM»     Zr  .  Celle  dernière,  en  contact  immédiat  avec   les    serments  pos- 
térieur ((!ip)  el  réiro-lenliculaire  (^Cirli  de  la  capsule  interne,  constitue  la      son  étendue. 
véritable   liniile   du    thalamus.  Mince  en  haut  et  en   avant  où  elle  s'im-  D 

plante  sur  le  slratum  zonale,  la  lame  médullaire  externe  s'épaissit  en  has  ^ 

et  surtout  en  arrière,  dans  la  région  du  pulvinar,  où  elle  concourt  à  former  - 

la  zone  de  Wernicke  (W).  î| 

Ktudiée  sui-  les  cou|)es  horizontales  microscopiques  sériées,  la  lame 
mt'dullaire  exlcine  décrit  une  courbe  à  convexité  externe,  très  peu  pro- 
noncée au  niveau  du  noyau  externe,  mais  beaucouj)  plus  accusée  dans  la 
•région  du  puKinar.  Ici  <dle  refoule  en  dehoi's  la  zone  réticulée  et  le 
segment  rciro-lcnticulaire  de  la  capsule  interne  iXirli,  lequel  ne  se  trouve 
plus  sur  le  prolongement  du  segment  postérieur  (Cip)  (Fig.   21,  p.  31).  » 

Dans  la  région  du  noyau  externe,  la  lame  médullaire  externe  est  for-  '^on  aspect  dans  s 
mée  par  deux  ou  trois  rangées  de  gros  fascicules,  sectionnés  perpendicu-  externe."  "  ""■^^"  « 
iaireuKMil  à  l'axe  de  leurs  libres  et  réunis  entre  eux  par  de  tincs  fibres  à  ^ 

myéline  à  dii'eclion  verticale  et  sagittale.  Ces  gros  fascicules appai'tienneni 
inconl(>slablenienl  aux  libres  radiées  qni  longent  la  lame  médullaire 
e\t(Mne  Lmc  avant  de  pénétrer  dans  le  noyau  externe  (^c),  ainsi  ({ue  le 
nu)nli'cnt  nettenuMil  les  coupes  vertico-transversales.  Les  fibres  verticales 
et  sag  il  laies  repn''senlenl  l(>s  véritables //7'/'e.s'//roy>/v'.v  delà  lame  médullaire 
externe.  Llles  sont  peu  nombreuses  dans  les  régions  supérieures  du  tha- 
lamus, mais  augmentent  rapidement  de  nombre  dans  les  régions  infé- 
rieures ou  ventrales  où  elles  s'unissent  au  faisceau  thalamique  de  Forel 
(Flh    ([u 'elles  concourent  en  partie  à  former. 

Dans  la  région  du  pulvinar  (Pul),  la  lame  médullaire  externe  s'épaissit      Son  aspect  dans  la 

•>    ■  I  '..    I  1  ,  ^         Il  „    l'i  1       I"  I  1    '  1  région  du  pulvinar. 

consulerahlemcnl  et  constitue  une  zone  de  libres  très  com[)actes  connue 
sous  le  nom  de  zone,  de  c/imnp  /ria/it/u/a/rr  de  WrDiicke  (W),  dreieckiges 
Markfeld  m.)  (Voy.  p.   'MVl). 


338 


ANATO.MIE    DES    CENTIIES    NERVEIX. 


Nova  u  scmi-l  u- 
naire  de  Flcchsig, 
lii'pendanre  du 
novau  externe. 


Ses  rapports 


1.  Noyau  semi-lunaire  de  Flechsig  (NFj,  (Fig.  i7,  312,  311),  (Schalen- 
formigerKorpcr,  v.ïschisli,  Flechsig),  Noyau  cupulifuniif.  niedialerXeben 
kern  dor  vontralen  Gruppe  (vont,  b)  v.  Monakow,  noyau  anjué.  KoUiker). 
—  Le  noyau  semi-lunaire  occupe  la  partie  ventrale  du  noyau  externe;  il 
est  situé  en  dehors  du  centre  médian  de  Luys  Nmi  qu'il  entoure  à  la 
façon  d'un  croissant  ou  d'une  faux.  Pauvre  en  fibres  à  myéline,  mais 
entouré  par  des  régions  qui  en  sont  abondamment  pourvues,  le  noyau 
semi-lunaire  se  présente  sur  les  coupes  traitées  par  la  méthode  de  AVei- 
gert  ou  de  Pal  comme  un  noyau  très  clair,  et  de  ce  fait  se  délimite  très 
bien  des  noyaux  avoisinants.  En  dedans,  la  lame  médullaire  interne  (Lmi) 
le  sépare  du  centre  médian  de  Luys;  en  dehors,  une  petite  lamelle  médul- 
laire supplémentaire,  la  lame  médullaire  moyenne  (Lmm),  le  sépare  du 
faisceau  thalamique  de  Forel  (^Fth);  en  arrière,  il  est  en  rapport  avec  la 
région  du  ruban  de  Ueil  médian  (UgRm)  (^Fig.  47  et  312)  ;  enbas,  il  repose  sur 
la  région  sous-optique  et  en  particulier  sur  les  radiations  du  noyau  rouge. 


Ses  rapports. 


Son  scfriiient  aiitt' 
rieur. 


Zone  réticulée, d,.-        2.  Zone  Téticulée  ou  grillagée  (Zn  (Fig.  29,  43).  —  La  zone  grillagée 

ex'îernT  '^"  ""•''"   »«  rattaclic  au  noyau  externe  (Ne)  et  au  pulvinar  (Pul).   Elle  se  présente 

sous  l'aspect  d'une  mince  lamelle  de  substance  grise  qui  recouvre  toute 

la  face  externe  du  noyau  externe  et  du  pulvinar,  et  sépare  ces  noyaux 

de   la  capsule  interne. 

Située  en  dehors  de  la  lame  médullaire  externe  (Lme),  elle  est  traversée 
par  tous  les  fascicules  de  fibres  radiées  qui  pénètrent  dans  le  thalamus  ei 
qui  forment,  en  s'entre-croisant  les  uns  avec  les  autres,  un  vaste  réseau, 
sorte  de  grillage  qui  recouvre  toute  la  face  externe  de  la  couche  optique. 
Les  mailles  de  ce  réseau  sont  remplies  par  la  substance  grise  de  la  zone 
réticulée  ou  grillagée,  laquelle  communique  ainsi  largement  avec  la  sub- 
stance grise  du  noyau  externe  et  du  })ulvinar. 

On  peut  considérer  îi  la  zone  réticulée  deux  segments  :  l'un  antérieur, 
compris  enti'e  le  noyau  externe  et  le  segment  postérieur  de  la  capsule 
interne  (Cipj,  l'autre  postéi-ieur,  en  rapport  avec  le  pulvinar,  la  zone  de 
"Wernicke  ("W)  et  le  segment  rétro-lenticulaire  de  la  capsule  interne  (Cirl). 
Mince  en  avant,  au  voisinage  du  genou  de  la  capsule  interne,  le  ser/menf 
antérieur  de  la  zone  grillagée  ou  réticulée  augmente  peu  à  peu  d'épaisseur 
et  se  porte  en  arrière  et  en  dehors  en  décrivant  une  légère  courbe  à 
convexité  externe.  Dans  les  régions  ventrales  du  noyau  externe,  elle  se 
place  en  dehors  et  au-dessous  du  faisceau  thalamique  de  Forel (Flh),  et 
se  continue  avec  la  zoua  incerta  du  même  auteur  (Zi)  (Fig.  32i^. 

Le  seiimml  postérieur  de  la  zone  réticulée  est  beaucoup  plus  v\yA\> 
que  son  segmeul  autéiiedi'.  il  décrit  uin^  courbe  à  convexité  externe 
beaucouj)  plus  accusée  (pic  celle  du  scgineni  antérieur,  et  forme  avec  ce 
dernier  un  angh;  obtus  ouvert  eu  (l(>liors  (JMg.  'i3,  p.  63).  Dans  les  régions 
lhalanii(|ues  inférieures,  cet  angle  se  ferme  peu  à  i)eu  et  devient  |)res(iue 
un  augic  droit  lorsque  le  champ  triangulaire  de  Wernicke  vient  coiffer  le 
corps  genouillé  externe  (Cge),  (Fig.  312  et  47,  p.  (iO).  La  partie  posté- 


Son    segment 
téricur. 


(i.\  N(.  I  i(»N^   IM  i;  \(  ni;  rn  \i  \  ;  cdi  cm;  ni-i  inrr;. 


aïio 


FlG 


.  312.  —  l.a  ir-;;ioii  vciilralr  du  llialaiiiiis,  le  noyau  seiiii-luiiaire  de  Fleclisig,  les 
seiiiiicnts  postérieur  et  létio-lenlicuUiire  de  la  capsule  interne.  Coupe  horizontale 
passant  aux  contins  des  régions  tlialamique  et  sous-thalamique  et  sectionnant  les 
commissures  postérieure,  moyenne  et  antérieure.  —  .Méthode  de  Weigert  (voy.  des- 
cription de  cette  coupe,  T.  I'',  Fig.  '{00,  p.  612). 

AU',  alvéus.  —  .l.V,  avant-mur.  —  lirQa,  bras  du  tubercule  iiuadrijuuicau  antérieur.  — 
C-4,  corne  dWmmon.  —  ('f(r/  .  genou  du  corps  calleux.  —  Ce,  capsule  externe.  —  Cex,  cap- 
sule extrême.  —  CV/,  circonvolution  godronnée.  —  Cç/e,  corps  genouillé  externe.  —  Cqi, 
corps  genouillé  interne.  —  Cia,  segment  antérieur  de  lacapsule  interne.  —  Ci,g),  genou  delà 
capsule  interne.  —  Cip.  segment  postérieur  de  la  capsule  int'M-ne.  —  Cirl,  segment  rétro- 
lenticulaire  de  la  capsule  interne.  —  coa,  commissure  antérieure.  —  corn,  commissure 
molle.  —  roy*.  nimuùssure  postérieure.  — Fi,  troisième  circonvolution  frontale. —  FI.  fais- 
ceau lenliiulairc  de  Forel.  —  Fie,  fibres  lenticulo-caudces.  —  Fli,  faisceau  longitudinal 
inférieur.  —  FM.  faisceau  rétrollexe  de  Meynert.  —  FT.  faisceau  de  Tùrclv.  —  Flh.  fais- 
ceau thalamitpie  de  Forel.  —  ';/(.  ganglion  de  l'habénula.  —  //.  hippocampe.  —  /,  sillon 
insulaire.  —  la,  partie  antérieure  de  l'insula.  —  Ip.  partie  postérieure  de  linsula.  — 
le.  lame  cornée.  —  Ime.  lame  médullaire  externe  du  noyau  lenticulaire.  —  bne  .  lame 
médullaire  suppléuientaire  du  segment  moj-en  du  noyau  lenticulaire  VAj  .  —  Lini.  lame 
médullaire  interne  du  thalauuis.  —  Imi,  lame  médullaire  interne  du  noyau  lenticulaire. 
—   ///(/",    lame   médullaire    interne   supplémentaire    divisant    en    deux   segments   le   seg- 


^XR 


360  A.XATOMIE    DES    CENTRES    .NERVECX. 

ment  interne  du  noyau  lenticulaire  [XL,).  —  L)ns.  lame  médullaire  superficielle.  —  ma.  sil- 
lon marfrinal  antérieur  de  l'insula.  —  »ip,  sillon  marginal  postérieur  de  l'insula.  —  .YC, 
tète  du  noyau  caudé.  —  .VC,  queue  du  noyau  caudé.  —  .VF.  noyau  semi-lunaire  de  Flech- 
^ip-  —  -V/.3.  .V/.J,  -VAi,  troisième,  deuxième  et  premier  segments  du  noyau  lenticulaire; 
les  premier  et  deuxième  segments  -YIi,  A'Aj)  sont  subdivisés  par  des  lames  médullaires  sup- 
plémentaires l»)e'.  Imi .  —  PciTli.  pédoncule  antérieur  de  la  couche  optique.  —  pt'fl, 
pied  de  la  couronne  rayonnante.  —  l'iTh.  pédoncule  inférieur  de  la  couche  optique.  — 
/'/t/(.  plexus  choroïdes.  —  l'ul,  pulvinar.  —  Qa,  tubercule  quadrijumeau  antérieur.  — 
r;/Riii,  région  du  ruban  de  Reil  médian.  —  HT/i.  radiations  (tptiques  de  Cratiolet.  —  >V/c, 
substance  grise  centrale  du  troisième  ventricule.  —  SI.  septum  lucidum.  —  T^.  première 
circonvolution  temporale.  —  Top,  tapetum.  —  Tfja,  pilier  antérieur  du  trigone.  —  Tr/p  ^Fi) 
pilier  postérieur  du  trigone  i^Fimbria).  —  T/i,  thalamus.  —  V3,  troisième  ventricule. — 
VA,  faisceau  de  Vicq  d'Azyr.  —  Vsph,  corne  sphénoïdale  du  ventricule  latéral.  —  \V,  zone 
de  Wernicke.  —  Zi,  zona  incerta  de  Forel. 

rieure  du  segment  postérieur  de  la  zone  réticulée  disparaît  bientôt 
(Fig.  47,  p.  09),  et  ce  segment  se  trouve  alors  réduit  à  une  mince  lamelle 
grise,  dirigée  presque  transversalement  de  dedans  en  dehors  qui  sert  de 
limite  entre  les  segments  postérieur  (Cip)  et  rétro-lenticulaire  de  la  cap- 
sule interne  (Cirl)  et  s'enfonce  à  la  façon  d'un  coin  entre  le  corps 
genouillé  externe  (Cge)  et  le  faisceau  de  Tûrck  (FT)  (Fig.  312). 

Ces  deux  segmenisde  la  zone  réticulée  conslituent  chez  le  chat,  le  chien,  le  lapin, 
deux  noyaux  volumineux,  relativement  beaucoup  plus  épais  et  plus  larges  que  chez 
rhomme,et  en  connexion  avec  deux  territoires  corticaux  distincts.  Le  noyau  postérieur, 
grâce  au  faible  développement  du  pulvinar  ainsi  cju'à  la  situation  dorsale  du  corps 
genouillé  externe  chez  ces  animaux,  forme  non  pas  une  mince  lamelle  comme  chez 
l'homme,  mais  un  véritable  noyau  conique,  situé  entre  le  corps  genouillé  externe,  la 
lij  bandelette  optique  et  la  partie  postérieure  du  pied  du  pédoncule  cérébral  (v.  Monakow). 

^  Les  cellules  ner-  Lcs  cellulcs  iio'veu.ses  (lu  ucyau  externe  sont  en  général  voluiniiieuscs, 

"i       terne.  Ijcaucoup  plus  volummcuses  que  celles  du  noyau  antérieur.  Llles  sont 

■^  étoilées,  multipolaires,  et  présentent,  suivant  les  régions,  un  groupement 

y  un  peu  spécial.  Dans  la  zone  réticulée  ou  grillagée,  les  cellules  nerveuses 

sont  petites,  entourées  d'une  substance  fondamentale  abondante  ([iii  rem- 
plit toutes   les  mailles  de  cette  zone.  Çà  et  là,  on  trouve  queUpies  rares 
cellules  multipolaires  plus  volumineuses.  Le  segment  anlérieui*  du  noyau 
externe  se  rapproche  par  sa  structure  de  celle  de  la  zone  réticulée  :  les 
petites  cellules  sont  réunies  en  petits  groupes   très  raj)prochés,  les  cel- 
lules volumineuses   sont  régulièrement  disséminées  et  séparées  par  de 
larges  intervalles.  Dans  le  segment  postérieur  du  noyau  externe,  en  par- 
ticulier au  voisinage  du  ceutre  médian  de  Kuys,  la  disposition  des  cel- 
lules nerveuses  est  autre.  I*]lles  sont,  aiusi  <[ue  v.  Monakow  l'a  indiqué, 
d'autant  plus  petites,  d'autant  plus  serré(>s  l(>s  unes  couli'e  les  auti'es  et 
eulonrées   diiue    substauce    fondamentale    traulaut    |)his    iiilensiv(Muent 
colorée  par  le  carmin.  (|ue  l'on   se  l'approcbe  davantage  de  la  lame  mé- 
dullaire  iuterju».   Du   côti''  de  la  lain(>  iH(''dullaire   exIiMiie  et  d(»s  régions 
ventrales  du  noyau  extciiic.  les  (('llules  devieiiiicnl   |)lii>   Noliiiniueuses, 
atteigiu'ul  le  double  du  volume  des  cellules  précédentes,  et  se  riMtcontrent 
soit  isolées,  soit  disposées  en  jielils  groupes  et  entourées  d'une  substance 
fondamentale  riche  en  libres  à  myéline.  Os  libres  s'entre-croisent  dans 


I 


1 


(.\\(.II(>N<    I  N  I  11  \(:ni;  I  k;  A  I  \      (filCIli:    ni'iinii;.  :i(;i 

Idlls    li'S     >MMI>,      rniiiirlll     un     |rl|li;i,i;r      Ire-,     nciic     iI'.KiI.I  m  I     plll--    dcn-r     (|l|r 
l'on     ■>!'     i;i|i|ilii(|ir    (l,i\  ,iii|;il;c    iIi's    r('-;^i(i|ls    \c|)li;ilr-    illl    ri(i\;m    cxli'llir    ri 
lu   r;ii>cr;Mi    I  li;i  I.i  in  M|  ne    «le    l'dicl,    l'I    i  ni  |ii'iiiii'nl    ;iii    iionjiii    cxlriin'.   ->iir 
!.•>  |in-|t,ii;ili(iii--  li;iili'''s  |i,i|-  Ir-^  mk'IImmIcs  iIc  \\  ci-cil  on  ilr  l';il,  iiiir  f<A<> 
i;ili<in   Iniici'c. 

Ctllf  ili>li  ilnilii>ii  ilfs  icllulcs  du  imyaii  i\l.  rm'  du  ihalaums.  [unir  iicllf  (|u'<'ll('  soil, 
';■    lums  paraît   ct'iit'iuiaiit    pas   siilli^aiili'    |Miin    .nilorisrr   les  divisions    piopdsiM's    pai- 

Mnii.iivi.w  .  ('.cl  aiilrin-  ^uiidi\i'~('  !'•  iiuyaii  txicii ii  deux  noyaux,  l'im  dnival,  l'aiili'' 

iiliiil.  I.r  noyau  mhIi.iI    ((niipirud  ijualic  iinyaux  aci'cssoii-cs  ;  le  pirmicr,  nu  cciitml 

nlralcr  Nidifiikfi  n  \  rnl .  ;i  .  loi  i  r^lioud  au  l'ai^ciMu  I  lialaiini|Uf  de  l''oi<d  ;  |c  scroiid,  mi 
posliTti-cxicnu'  '  ialnalcaudalcr  Alixliiiill,  vciil.c),  fsl  sitiu'-  eu  avaiil  du  corps  ^'fiiouilli' 
iiifiM'iK',  (Ml  aiiirrc  et  en  dtdiois  du  criilrc  ni('dian  de  I.uys  et  correspond  à  ccllç  parlif 
.|Ui'  nous  avons  dt''sii;in''t'  sous  le  nom  dr  rnjion  du  ntlian  de  ïicil  méd'um\\\\i\\\n  .  I.i'  lioi- 
-l'iur.  ou  interne,  ri'pn'scnlé  par  le  noyau  sfini-lunairc  de  Fleclisii.'  nn-ilialiT  Nrljeiikcrii 
.I.r  venlralrn  (irui>pe,  veiil.  b),  constitue  muI  un  noyau  distinct;  onliii  !•■  quatriènne,  ou 
iiutcricitv  (vorderei  Abselmitt  der  ventraleii  Kei  iiunippe,  vent,  aiil.i,  n'c-l  aiilie  (pie  la 
partie  antéro-inli'i  ieure  du  noyau  externe  de  l?ni'dacii. 

Pulvinar     Piil..   l"ii:.  2îi:;.  :{|().   :n  I .    .'{131.  —  Ratlaclu''  suivant    les      p,>iv,nar. 
aul»'nr>.   I;iiil(~d  au  noyau  oxtciiK',   tanlùl  au  noyau  inlerno,  le  pulvinar 

forme  à   la  parlie  postérieure  de  la  couche  optique  cette  saillie  volumi-  5 

neuse  et  lilire,  varialile  dans  sa  forme  et  ses  dimensions,  tantôt  eoni([ue, 
tantôt  ré^ulièiciueiit  arrondie,  que  recouvrent  la  toile  choroïdienne,  le 
pilier  postérieur  du   Iri^one  (Tgp)  et  plus  médiatement  le  bourrelet  du  ^ 

«oips  calleux  (Ce  [Spl  ,  Fig.  310  et  311). 

Il  constitue  l'extrémité  postérieure  delà  couche  optique,  atteint  chez      .><a  situation. 
I  homme  son  plein  (li'vclopju'ment  et  reste  rudimentairc  chez  la  j»lupart  des 

animaux  où  il  c(^iis[iln('  nn  potil  noyau  mal  délimitt',  situé  à  la  partie  supé-  < 

lii'urc  du  thalamus,  en  avant  du  cor|)s  uenouilh''  externe.  En  avant  et  (>n 

lias,  le  pul\  iuar  se  recourbe  et  embrasse  dans  sa  courbe  la  partie  posté-  ^ 

rieure   du    |»ied   du   pédoncule  cérébral  (P),  dont   le   séparent  les  corps  ;■ 

genouillés  externe  el  interne  (Cge,  Cgi)  et  entre  lesquels  il  envoie  un  petit  «: 

prolongement  que    v.    .Monakow  considère,   comme  un  noyau  spécial,  le  "^ 

iiof/ou  posléiirur  du  thalamus.  Cette  disposition  apparaît  très  nettement 
sur  les  coupes  sagittales  ainsi  que  sur  les  coupes  soit  horizontales,  soit 
plus  ou  moins  obliques  en  avant  et  en  bas.  Les  premières  montrent 
nettenieni  la  courbe  dt'crite  par  le  pulvinar  (Fig.  311,  282 1;  les  autres, 
les  rapports  de  ce  ganglion  avec  les  corps  genouillés  (Fig.  47,  312,  24 
et  Fig.  'iS,  2o,  12). 

l'.n  haut  et  en  avant,  le  pulvinar  se  continue  sans  ligne  de  démarca-  ses  rapports. 
lion  nette  avec  la  lace  suj)érieure  du  thalamus;  la  limite  est  constituée 
l)ar  une  ligne  transversale  passant  par  la  commissure  postérieure  (cop), 
en  arrièi-e  du  ganglion  de  l'habenula  (Gh).  Son  bord  interne,  véritable 
face,  e>l  lihre  et  recouvre  les  tubercules  quadrijumeaux  (Qa,  Qp' et  les 
hras  Jh'Oa.  HrQpi  qui  en  partent:  son  bord  exieine  correspond  an  >illon 
choroïdien    seli    et,   pins  en  arrière,  an  sill(»n  o|ito-strié  (si)  el  an  la-nia 


laire  de  Weriiicke. 


3C2  ANATOMIE    DES    CENTRES    NEUVELX. 

somicirciilaris  (tsc).  Toute  la  face  libre  du  pulviuar  est  exlravcHlriciihùre 
et  appartient,  ainsi  que  l'embryologie  le  démontre,  à  la  surface  exté- 
rieure (lu  cerveau  intermédiaire  (Fig.  310).  La  face  externe  du  pulvinar 
est  adbérentc  dans  toute  son  étendue  et  recouverte  par  la  zone  réticulée 
ou  grillagée  (Zr)  les  segments  rétro-lenticulaire  (Cirl)  et  sous-lenticulair»- 
(Cisl)  de  la  capsule  interne  en  particulier  par  le  faisceau  temporo-thala- 
mique  d'Arnold  (fTth,  Fig.  313).  Elle  est  convexe,  et  fait  une  saillie 
beaucoup  plus  accentuée  que  celle  du  noyau  externe  du  thalamus,  de  telle 
sorte  que  le  segment  rétro-lenticulaire  de  la  capsule  interne  n'est  pa- 
situé  sur  le  prolongement  de  son  segment  postérieur  (Cip).  Cette  dispo- 
sition s'accentue  d'autant  plus  que  l'on  étudie  des  coupes  plus  inférieures. 
Le  champ  triangu  Elle  cst  duc  cn  grande  partie  au  développement  considérable  que  preiiil 
dans  cette  région  la  lame  médullaire  externe  du  pulvinar  qui  constitue  le 
champ  triangulaire  de  Werniche  (W).  Ce  champ  alîecte  sur  les  coupes 
vertico-transversales  une  forme  irrégulièrement  triangulaire  à  base  inté- 
rieure, que  Wernicke  a  comparée  à  une  corne  d'abondance  (Fig.  313 
En  haut,  il  s'effile  et  s'implante  sur  le  stratum  zonale  (Strz);  en  bas.  il 
s'élargit,  s'épaissit  considérablement  et  emboîte  le  corps  genouillé  externe 
(Cge)  qui  se  loge  dans  sa  concavité.  Sur  les  coupes  horizontales  (Fig.  29o).ce 
champ  alîecte  la  forme  d'une  gouttière  verticale,  ouverte  en  dedans,  dont 
le  bord  postérieur  s'implante  sur  le  stratum  zonale  et  dont  le  bord  anU- 
rieur,  très  épais,  forme  une  sorte  d'éperon  saillant  qui  sert  de  limite 
entre  h;  noyau  externe  et  le  pulvinar.  Le  champ  de  Wernicke  est  sur- 
tout formé  de  lines  hbres  verticales,  fortement  colorées  par  l'héma- 
toxyline  et  qui,  disposées  en  faisceaux  serrés,  séparés  par  des  intervalles 
allongés,  sont  fort  analogues  aux  fibres  de  la  bandelette  opti([ue  aux- 
quelles elles  font  suite.  Elles  pénètrent  dans  le  corps  genouillé  externe 
ou  en  proviennent,  appartiennent  au  système  visuel  et  sont  croisées  par 
les  fibres  radiées  du  pulvinar  qui  divisent  les  fibres  verticales  du  champ 


i 


de  Wernicke  en  rangées  transversales  (Fig.  2901. 


Sur  les  coupes  horizontales  sériées,  le  pulvinar,  grâce  à  sa  situation 
et  à  sa  richesse  en  fibres  radiées,  semble  faire  suite  au  noyau  externe,  lui 
réalité,  il  se  continue  avec  le  noyau  interne  (Ni)  dont  il  [irésenle  la  struc- 
ture et  la  coloi'ation  sur  les  coupes  traitées  soit  au  carmin,  soit  d'après 
les  méthodes  de  Weigert  (>l  de  Pal.  Sur  les  coupes  horizontales  supé- 
rieures il'ig.  21,  p.  31^  il  est  impossible  de  délimiter  le  pulvinar  du  noyau 
interne.  Plus  bas  (Fig.  i3,p.  ()3),  la  limite  est  constituée  parle  ganglion 
de  l'habenula  ((ih)  et  le  centre  médian  de  Luys  (Nm).  Plus  bas  encore 
(Fig.  47,  p.  69),  aux  conlins  de  la  région  sous-optique,  le  coips  genouillé 
interne  fCgi)  sépare  le  pulvinar  des  noyaux  externe  et  interne  du  thalamus. 
stiatiini  zonale  au  La  facc  libre  (lu  j)ulvinar  est  recouverte  d'une  mince  couche  de  libres 

'•ar(?"irrf'*liu'thai:i-  '^  myéline,  le  stratum  zonale,  (jui  nu'sure  un  peu  moins  d'un  millimètre 
d'épaisseur  et  se  prolonge  en  avant  sur  la  face  supérieui'e  (l(>s  noyaux 
interne,  ext(MMie  et  antérieur  du  thalamus.  Les  fibres  (jui  forment  le  rc- 
vôtcmcnt   zonal   de   la  couche  opti(jue,    affectent  surtout   une   direction 


mu 


t.\N(,iiH\v   iM  il  \(:(»iiTi(:  A  I  \     f.oiciii:    orrMiii; 


:i(;:» 


Sge(Fli) 


CgeTgp  \ca: 

lus 

FiG.  3i;i.  —  1,0  pulvinar,  le  corps  genouillé  externe,  la  zone  de  Wernicke.  le  segmenl 
rétrolenlitulairo  de  la  capsule  interne,  les  segments  supérieur  et  inférieur  de  la 
couronne  rayonnante  vus  sur  une  coupe  vertico-transversale  passant  par  le  bourre- 
let du  corps  calleux,  le  corps  genouillé  interne  et  le  tubercule  qiiadrijumeau  anté- 
rieur. —  Mélliode  de  Weigert.  3/2  grandeur  nature. 

Di(J(i.  bras  du  tubercule  quailrijuinoau  antérieur.  —  BrQp,  bras  du  tubercule  quadri- 
junicau  postérieur.  —  CM,  corne  d'Ainnion.  —  Ce,  bourrelet  du  corps  calleux.  —  Cf/.  cir- 
convolution jrodronnée. —  Cf/e,  corps   genouillé  externe.  —  (';/i.    corps  genouillé  interne. 


364  ANATOMIE    DES    CENTRES    NEIIVEL'X. 

(i»g,  cingulum  :  Cinff{p\  son  faisceau  postérieur.  — Ctrl,  segment  rétrolenticulaire  delà 
capsule  interne.  —  cm.  sillon  calloso-marginal  :  nn'.  sa  branche  verticale. —  cp.  la  couche 
des  fibres  profondes  du  tubercule  quadrijunieau  antérieur.  —  CB,  le  segment  supérieur 
de  la  couronne  rayonnante.  —  pCR,  le  pied  de  la  couronne  rayonnante.  —  ds.  diverticule 
du  subiculum.  —  Fa,  circonvolution  frontale  ascendante.  —  Flp.  faisceau  longitudinal 
postérieur.  —  //,  fibres  tangentielles  du  ta'uia  tecta.  —  Fus,  lobule  fusiforme.  —  //,  cir- 
convolution de  l'hippocampe.  —  ip,  sillon  inler-pariétal.  —  L7ns.  lame  médullaire  super- 
ficielle du  subiculum.  —  ii.  première  circonvolution  limbique  ou  circonvolution  du  corps 
calleu.x.  —  \c,  noyau  caudé  :  .Vc.  la  partie  recourbée  de  sa  queue.  —  .Vis.  putamen.  —  OF. 
faisceau  occipito-frontal.  —  OpPj,  opercule  pariétal.  —  ot,  sillon  collatéral.  —  Pa.  cir- 
convolution pariétale  ascendante.  —  Parc,  lobule  paraccntral.  —  Pcs,  pédoncule  cérébel-(,| 
leux  supérieur.  —  Plch,  plexus  choroïdes  du  ventricule  latéral.  —  PLs.  pes  lemniscus 
superficiel  situé  à  la  partie  interne  du  ruban  de  Reil  médian.  —  Po.  protubérance.  —  prs, 
sillon  prcrolandique  supérieur.  —  Pul,  pulvinar.  —  Pa.  circonvolution  pariétale  inférieure. 

—  Qa.  tubercule  quadrijunieau  antérieur.  —  R,  scissure  de  Rolando.  —  RCc,  radiations 
du  corps  calleux  ;  on  les  voit  traverser  le  pied  de  la  couronne  rayonnante  et  s'irradier 
dans  la  première  circonvolution  temporale.  —  Rm.  ruban  de  Reil  médian.  —  RQa,  radia- 
tions du  tubercule  quadrijunieau  antérieur.  —  ^  p\  prolongement  postérieur  delà  scissure 
de  Sylvius.  —  Srje,  substance  grise  sous-épendymaire.  —  Sf/e  (Fli\  couche  sagittale 
externe  ou  faisceau  longitudinal  inférieur  du  segment  inférieur  de  lacouronne  rayonnante. 

—  %/  [RT/i],  couche  sagittale  interne  ou  radiations  thalaniiques  du  segment  inférieur  de 
la  couronne  rayonnante.  —  Str:,  stratum  zonale  du  pulvinar.  —  Ji,  T:,  T3,  les  trois  cir- 
convolutions temporales.  —  /i,  /,..  h,  les  trois  sillons  temporaux.  —  Tap,  tapetum.  —  lev. 
tipuia  tecta.  —  J7.  le  corps  du  trigone  et  son  insertion  sur  le  bourrelet  du  corps  calleux, 
dans  la  région  où  il  fait  suite  au  pilier  postérieur.  —  T(lP^  le  pilier  postérieur  du  trigone 
dans  la  corne  sphéno'idale.  —  Isc.  ta'uia  semi-circularis.  —  17,  ventricule  latéral.  —  FP, 
voie  pédonculaire.  —  Vsph,  corne  sphénoïdale  du  ventricule  latéral.  —  W,  zone  de  Wer- 
nicke. 

sagittale  et  proviennent  en  grande  partie  des  fibres  de  projection  cortico- 
thalamique  ;  elles  arrivent  par  les  segments  antérieur  (Cia),  postérieur 
(Cip)  et  rétro-lenticulaire  (Cirl)  de  la  capsule  interne,  traversent  la  zone 
réticulée  (Zr)  et  la  lame  médullaire  externe  (Lme),  elles  aijandonnent, 
au  voisinage  du  noyau  antérieur,  de  nombreuses  fibres  à  la  lame  médul- 
laire supérieure  (Lms)  et  à  la  lame  médullaire  interne  (Lmi).  En  avant, 
ces  fibres  sont  renforcées  par  quelques  libres  du  pédoncule  inférieur  du 
tlialamus  (PiTb).  En  arrière,  au  niveau  du  pulvinar,  le  stratum  zonale 
est  renforcé  par  de  nombreuses  fibres  qui  lui  viennent  soit  directement 
de  la  bandelette  oj)tique  iBlI)  soit  du  corps  genouillé  externe  (CgeV  Lo 
stratum  zonale  dégénère  en  elî'et,  non  seulement  après  destruction  de  la 
zone  corticale  visuelle,  mais  encore  dans  les  cas  d'ablation,  d'énucléation 
ou  d'alropliie  du  globe  oculaire.  A  coté  de  ces  fibres  tenninnlrs  cortieo- 
tlialaniiques  qui  constituent  la  couclie  profonde  du  stratum  zonale,  ce 
dernier  contient  en  outre  des  fibres  tbalamo-corticales  qui  prennent 
leur  origine  dans  les  petites  cellules  multipolaires  des  coucbes  superli- 
ciellcs  du  lliiilamus  et  dont  les  cylindres-axes  pénètrent  dans  la  capsule 
interne  et  se  j)ortent  dans  l'écorce  cérébrale. 
Ociini.N  iKiv.iiscs  \^^  pulvinar  conlienl.  coninie  les  novanx  exl(M'ne  et   inlernc,  des  cel- 

<hi  pulvinar.  '  ...  .        ' 

Iules  nerveuses  mulli|)()laires  et  étoilées,  de  dimensions  variables,  i-es 
l)ctiles  cellules  ocen|)cnl  les  régions  internes  du  pulvinar  et  se  disposent 
en  petits  groupes,  cnlonrés  par  une  substance  fondamentale  se  colorant; 
intensivement  par  le  carmin.  Pins  on  saj)proclie  du  cbamp  de  Wernicke, 
plus  les  cellules  augmentent  de  volnnie.  I]ll(»s  sont  isolées  ou  réunies 
en   petits  groupes  et  imtourées  d'un  feutrage    inlercellulaire   abondant, 


Il 


(.  \  N(.  I   InNS     1  N  I   It  \  (din  H    \  I    \      I   Ml    cm;    (i|'  I  Inl    K.  W/, 


iiiiiiii'iit  l;i;iiiii1i'ii\   cl    |i;i icmi ni    |i,ir  dc^   lilnr^   ;i    iiiyliiii'   ijiii  l'iiiiiirnl    ici 

III   ri'iilr;iL;c  Ii(MII(<iii|)  iiinm^  (Icii-^c  (|iH'  celui   tlii    ii()\;iii   rxlmic. 

|,(>   |)ill\iii;ir    iccnil    (Ir    iKniiliii'ii'^cs    lilircs    i-.kIJi'ts  ;    rllc-^    ;i  |i|t;i  r;iis-cii  I 

■  iir  lc->  cnii|ic-.  Iiiiri/iml.ilcs  ^ccl  ionin'-i'^  |»,ii;illclciii('iil  ;'i  h'iir  ;i\c  cl  |icii  \  rnl 
;tn*  suivies  sur  une  liiauilc  (•Icuiliic  à  Ir.ivcis  le  |»ulviM;ir,  le  cli;itu|»  de 
\\'eruicUe,  le  sei;ineiil  it'l  ro-leiil  iculiiire  de  l:i  cnpsule  iulerne,  ju>()ue  d;in> 

.-    c.iuclie>    s,ii;i||;ile>     iulerue    el    exjeriie    du     ^cL^iueul    |>(i--l(''iieiir   de   l;i 
(•(Uliouue    liiNtuiUiiule.    I   u    j^raud     Monihrc    de    ces    lild'es    riulic'cs    a|)|)ar-       Conii<!xion,H<iui.iil- 
'lieiiueut     aux     iinluiliniis    nitlniiics    dr    (  i  ml  ioirl      V(»y.    |).    G'i  i,  pl'ovieu  rH'Ut    ^"|'|î|^.  ^.)ir,;|,ra|"''^|.'„ 

lu    lidie   occiitilal.  el    eu    narl  iculier  de  la   zone    visucdie   et  s'irradieiil  dans    l'animiier  avr-r    la 

.  ,  zono  visuollc. 

le»,  it'tiious  iulerieure-- el  uioM'uuedii  pu I \  i ua r.  (](»nime  le  slrutuni /oiKilc 
du  puhiuar  el  le>  lilucs  vciliealo  du  cliauip  de  \\  oniickc  re(;oivenl  soil 
ilii'iMliMueul,  soil  par  rinlci'iiK'diairc  du  coi'ps  ^cnouilU'  oxlorne,  de  nom- 
(hiTUSOS  lil)r«'s  de  la  liaudidelle  opiiipie.  le  |uil\iiiar  se  Irouvi'  ainsi  siliio 
';\  la  fois  sur  le  Irajel  des  /ihrrs  n'iiiurniu'S  (!"'  ncni'oiw  visuel \  cl  des  fihrcs 

(risnr//(-s  corticales  ou  cenlrules  \'i''  neurone  r'nuel).  Le  pulvinar  c(jiistiluo 
en  olVid  avec  le  corps  geniuiillé  exlei  ne  el  le  lul)crcule  quadrijumeau  antd- 
•  riein*  les  centres  visuels  j/ri/nuires  sous-corticaux  ou  ganglionnaires.  Ses 
libres  dégénèrenl  à  la  suile  de  lésions  coi'ticaies  ou  sous-corlicales  de  la 
>pl»ère  visuelle  (Voy.   cas  Courière,  Bras,  p.  188  et  suiv.),  ainsi  qu'à  5 

|la  suit(>   de   lésions  destructives   de   rap|)areil    visn(d    antérieur  (rétine,  ^ 

!  nerf  et  liandelelle  optique  i.  - 

Dans  la  partie  supérieure  du  pulvinar  s'ii-radienl  des  libres  ([ui  j)rovi(Mi-  î 

|nenl  de  la  face  (>\lerne  du  lobe  occipital,  de  la  partie  adjacente  du  lobe  pa- 
î  riélo-l(Muporal  el  du  precunens  i  Voy.  p.  66).  Mais  le  pulvinar  reçoil  en 
;  outi'e  dans  sa  parlie  inlV^rieure  el  i)Oslérieure  le  faisceau  ternitoro-lhala- 
\  miciue  il' Arnold  Voy.  p.  13)  qui  provi(>iil  du  lobe  lempoi'o-occipital,  traverse 
1  le  segnuMil  sous-lentieulaii'e  de  la  capsule  intei'ue  et  y  croise  le  faisceau  de 

I  Tiirck  et   le  faisceau  visuel  central  (radiations   optiques  de  Gratiolct).  Il  ^ 

I  résulte  de  cet  entre-croisement  que  les  régions  inférieures  du  pulvinar  \ 

dégénèrent,  soil  à  la  suile  de  lésions  de  la  sphère  visuelle  corticale,  soit 

conséculiveiuenl    aux  b'sions  d(^  la  face  infcro-externe  du  lobe  temporal. 

Corps   genouillé   externe     (Ige,   Fig.  12,  16,  24,  ^'i,  28,   /U),   47,      coips genouiiié 


y 


externe. 


282.  '1%\,  312,  :U.{  . —  Le  corps  genouillé  exierne  est  accolé  à  la  face 
inférieure  du  i)ulvinar  et  situé  sur  le  prolongement  de  la  bandelette 
opliqne  (Bu  .  LrolMudeuieul  enclavé  dans  le  pulvinar  et  la  zone  de  Wer- 
nicke  '^^  .  le  corps  geu(»uillé  exierne  est,  en  réalité,  beaucou})  })Ius  volu- 
mineux que  ne  le  fail  prévoir  son  aspect  extérieur. 

Sur  les  coupes,  il  allecle  la  forme  d'un  cœur  de  carie  à  jouer,  dont  la  son  aspect. 
ba>e  regarde  en  haut,  eu  ari'ière  el  en  dedans,  dont  les  faces  sont  aub'- 
ricMire  (>l  externe  el  doul  le  sommet,  dirigé  en  avant,  en  bas  et  en 
d(diors.  se  continue  avec  la  baudcdelle  opti(jue.  Le  corps  genouillé  externe 
est  env(doj)p(''  d'une  cap-ule  di-  libres  médullaires  d'inégale  épaisseui'  tM 
prt'scule    une   >lruclure   caracb'iistiqiu'.    Il   est   formé  de   lamelles  imbri- 


tinicnncs. 


366  A.NAT0M1I-:    DES    CE.NTRES    NERVEI  \. 

Sa  stiucturo  la  quécs ,  allcrnativemeiit  grises  ol  blanches,  qui  décrivent  une  courbe  à 
concavité  postéro-interne,  d'autant  plus  accusée  qu'elles  sont  plus  péri- 
phériques et  plus  voisines  du  sommet  du  corps  genouillé  externe.  La  base 
Ses  rapports.  dc  cc  gangliou  est  en  rapport  avec  la  substance  grise  du  pulvinar  (  Fig.  313), 
et  dans  les  régions  inférieures  (Fig.  312  et  47, p.  69)avec  le  bras  du  tuber- 
cule quadrijumeau  antérieur  (Br  Qa)  et  le  corps  genouillé  interne  (Cgi  i; 
la  face  externe  est  recouverte  par  le  champ  triangulaire  de  Wernicke  i  W). 
La  face  antérieure  est  tapissée  par  le  bras  du  tubercule  quadrijumeau 
antérieur  (Br  Qa)  (Fig.  47,  p.  09)  et  par  le  segment  postérieur  de  la  /onc 
réticulée  (Zr)  (Fig.  312)  qui,  s'insinuant  entre  le  segment  postérieur  (Ci|» 
et  le  segment  rétro-lenticulaire  de  la  capsule  interne  (^Girl),  sépare  le 
faisceau  de  Tiirck  des  fibres  de  projection  corticale  qui  pénètrent  dans  l^ 
pulvinar. 
spsfonnoxionsrc-  Le  corps  gcnouillé  externe  reçoit  de  la  bandelette  optique  de  nom- 
breuses fibres  rétiniennes  qui  sont  superficielles  ou  profondes  : 

Les  fibres  superficielles  passent  les  unes  au-dessus,  les  autres  au-des- 
sous de  ce  ganglion,  l'enchâssent  dans  une  véritable  capsule  et  l'entourent 
d'une  couche  de  fines  fibres  qui  se  colorent  intensivement  par  l'héma- 
toxyline  et  qui  sont  réunies  en  faisceaux  très  compacts  séparés  par  des 
fentes  allongées.  Elles  sont  en  tous  points  semblables  aux  fibres  de  la  ban- 
delette optique  avec  lesquelles  elles  se  continuent  sans  changement  dc 
direction.  Ces  libres  émettent  quelques  collatérales,  qui  se  ramifient  autour 
des  cellules  sous-jacentcs,  puis  se  recourbent  après  un  trajet  plus  ou 
moins  long,  concourent  à  la  formation  des  lames  médullaires  et  se  décom- 
posent, ainsi  que  P.  Ramon  l'a  signalé  le  premier  (1891)  et  que  Kolliker 
l'a  confirme  (1895),  en  une  superbe  arborisation  terminale  très  étendue 
et  formée  de  rameaux  variqueux  et  extrêmement  llexueux,  qui  se 
mettent  en  relation  avec  un  nombre  considérable  de  cellules  nerveuses 
(Fig.  314  c,  D). 

Les  l'ihrcs /)rofo/i(/fs  traversent  le  corps  genouillé  externe  et  concourent 
à  former  en  grande  partie  les  lamelles  médullaires  qui  sillonnent  ce 
ganglion.  Elles  se  terminent,  de  même  que  les  fibres  superficielles,  j)ar  de 
larges  arborisations  qui  entoui'enl  h^s  corps  cellulaii'es  et  s'enlrelaccMit 
avec  les  panaches  protoplasmi(jues  des  cellules  ganglionnaires  du  corps 
genouillé  externe. 

Mais  toutes  les  fibres  rétiniennes,  soit  superficielles  soit  profondes,  ne 
se  terminent  pas  dans  le  corps  genouillé  externe.  In  certain  noml)re  ne 
font  que  traverser  ce  corps  au(|uel  elles  abandonnent  ([uehjues  collatérales, 
puis  cnli(>iil  dans  la  constitution  du  siralum  zonalc  du  pulvinar  (Strz),  du 
bras  du  tubercule  (|uadi'ijumeau  antérieur  (BrOa^  ou  des  fibi't^s  verticales 
de  la  zone  de  Wernicke  ^\\  ).Ces  ilernières  libres  présentent  la  même  dispo- 
sition (jue  celles  de  la  bandeh^te  optique;  elles  se  réunissent  en  faisceaux 
très  compacts  séparés  par  des  fentes  allongées  et  se  terminent,  comni(> 
les  fibres  du  corps  genouillé  externe,  par  de  larges  arborisations  qui 
enlacent  les  cellules  du  pulvinar.  Le  corps  genouillé  externe  et  le  pul- 


I.  \  \(.i  loN^   I  M  u  \i  (11!  I  M  A  r\      r,(»i  <;iii':  oi'  i  k.h  i-: 


;ir,7 


III  II-  |-,.|,l('vriili'lil     ilniir    .1.'    \  cilliiMi's    ii(.\;iii\    I  clin  i  Mil  il  \     |i(MII'    1rs    |i|,fi'S 

1,1    ii-lilir. 

1,1's  himclli's  mi-^f-^  (lu  r(ir|is  f;('ii(iiiilli'  rxlniii'  cmiiI  ini  uni  I  dnix  siriniiin-  -  .•llu- 
lirlr- .l<'  rcl  I  ii  Ir-  rt  iidi.'c-  |.;ir  T.iil  iilrri  INSI  .  I'.  l;;illl()ll  IN'.KI  ri  siiih.iil  n"rilr''.'xfornî'!'  *'"' 
^1,-  I  ,|i;i|     ISM..  .  cl    (|iii    -nul    l'diii^iiic  (IcN  lilncs  \i>iic||cs   <lii    (|cii\iciiic 


mm^mm^% 


Fir..  -U  i.  —  l'arlie  iniV'ricurt'  lUi  corps  i;onouillé  externe  du  cliat  nouvoau-né. 
Mt'-lhode  de  Golgi  'd'après  11.  y  Cajal). 

,i.  fibres  optiiiiies  pourvues  dune  arborisation  terminale  aplatie.  — B,  fibres  optiques  se 
ramifiant  dans  rétaf.'e  moyen.  —  C  et  D,  fibres  optiques  pourvues  d'une  arborisation 
terminale  dense  et  pniftmde.  —  E,  faisceau  des  voies  optiques  centrales.  — F,  fibres  se  con- 
tinuant dans  la  liandelelle  optiipie.  —  H,  la  partie  inférieure  du  corps  genouillé  externe. 

lUMii'oiic.  Los  unos.  polilos,  iniillij)()Iair('s,  pyrifornios,  trianjiulairos  ou 
rtdiléos.  Si'  coIorcMit  inteiisivemonl  par  lo  cariuin,  cl  sont  pourvues  de 
deiulritos  ramifiées  et  couvertes  d'aspérités.  Les  autres,  beaucoup  plus 
voluniiueuses,  sont  vésiculeuses  et  entourées  d'un  espace  périccllulaire. 
Leur  noyau  se  colore  intensivement  par  le  carmin,  tandis  que  leur  proto- 
plasma  Pt''aj;it  nnil  vis-à-vis  des  i-éactil's  colorants.  Traitées  par  la  méthode 
<\r  (ioliii.  CCS  cellules  apparai>sent  |)oui'vues  de  nombreuses  dendriles, 
orieiili-es   pour  la    plii|)arl   ditit'^    le  -^eiis   li'aiisversal.    Le  cvlindre-axe  se 


avec  la  zone  visuelle 
corticale 


3G8  AXATOMIE    DES    CENTRES     NEUVELX. 

dirige  également  dans  le  sens  transversal,  pnis  se  recourbe,  entre  daii; 
l'une  des  lamelles  médullaires,  émet  quelques  collat(''rales  qui  se  rami 
lient  immédiatement  entre  les  cellules  avoisinantes,  puis  se  continue  ave( 
.Ses  comiexions  uuc  libre  visuellc  centrale.  Les  fibres  visuelles  centrales  se  réunissen 
en  fascicules,  traversent  la  zone  de  Wernicke  et  la  zone  réticulée  di 
pulvinar,  puis  entrent  dans  le  segment  rétro-lenticulaire  de  la  ca]; 
suie  interne  (Cirl)  et  la  couche  sagittale  du  lobe  occipital.  Elles  m 
rendent  ensuite  dans  la  zone  visuellc  corticale,  c'est-à-dire  dans  1( 
eu  ne  us  (Ça),  le  lobule  lingual  [L^],  et  plus  particulièrement  dans  l'éciiit. 
des  deux  lèvres  de  la  scissure  calcarine  (K),  puis  se  terminent  par  do: 
arborisations  libres  dans  le  ruban  de  Vicq  dWzi/r  (VA)  et  autour  des  cel- 
lules avoisinantes.  Elles  sont  accompagnées  j  dans  toute  la  longueur  d( 
leur  trajet  par  des  fibres  de  projection  corticale  (fibres  cortico-genouillé? 
externes)  (voy.  p.  G7),  qui  nées  des  cellules  de  la  zone  visuelle  corticah 
s'arborisent  dans  le  corps  genouillé  externe  et  le  tubercule  quadrijii 
meaux  antérieurs. 

Les  cellules  du  corps  genouillé  externe  envoient  dans  la  bandeletli 
optique  quelques  rares  cylindres-axes.  Admises  par  v.  Monakow,  en  S( 
basant  sur  les  résultats  fournis  par  l'anatomie  expérimentale,  l'existence 
de  ces  libres,  dont  la  fonction  est  inconnue,  a  été  confirmée  par  Cajal  c 
V.  Gohuchten,  Kolliker.  Pour  KoUiker,  elles  appartiendraient  au  systènK 
de  la  commissure  de  Gudden;  pour  (lajal,  elles  se  termineraient  par  de: 
ai'borisalions  libres  dans  les  couches  profondes  d(>  la  rétine  (Voy.  ner 
optique,  p.  42,")). 

Chez  te  chat,  le  chien,  la  laupe,  etc.,  —  animaux  chez  lesquels  le  pulvinar  es(  rudi- 
mentaire,  —  le  corps  genouillé  externe  preml  un  développement  considérable  e 
occupe  une  situation  beaucoup  plus  dorsale  que  chez  les  primates,  et  en  particulier  che; 
l'homme.  Chez  ces  animaux,  les  libres  visuelles  centrales  divisent  le  corps  genouilli 
externe  en  deux  noyaux  :  l'un,  dor^nl  ou  supérieur,  reçoit  les  libres  réiinienues 
ainsi  que  v.  Monakow  l'a  moniré;  l'autre,  inférieur  ou  ventral,  plus  volumineux,  pi 
connexion  surtout  avec  les  fibres  visuelles  corticales  (v.  Monakow),  serait,  d'après  ïar- 
tul'erl,  Ganser,  etc.,  l'homologue  du  corps  genouillé  externe  de  l'homme.  Ce  noyai 
ventral  comprend,  d'après  v.  Monakow,  quatre  noyaux  accessoires  en  connexion  avei 
des  territoires  corticaux  dislincls. 


inlorno 


Corps  K'^noiiiu.  Copps  genouillé  interne  ((Igi,  Fig.l2, 16,2i,  2:1,28,  47,48,  2115,  312 

813).  —  Le   corps  genouillé  interne  est  profondément  enclavé  dans  I; 
couche    opli(|ue,    et    quoi([iie   plus  volumineux    que    le  corps   genouill» 
cxleriic  il   l'orme  à   la  l'ace  inrérieui'e   du  pulvinar  une   sailli(>   beaucou] 
Ses  rapports.  moins  accuséc  quc  Celle  (le  cc  (lerii icT.  Il  est  situé  à  la  j)aiiie  poslérieuri 

de  la  calotte  du  pédoncule  cérébral  el  sui'  les  coupes  liori/oniales  (Fig.  28 
p.  i3  et  47,  p.  Oïl),  apparaît  aux  confins  des  régions  lhalauiiqu(>  el  sous- 
thalamique.  Il  se  présente  sous  i'asj)eet  d'un  noyau  allongé  ilans  le  s(M1 
transversal,  compris  entre  le  tubercub»  (|uadrijumeau  antérieur  (Qa  e 
le  corps  genouillé  exlerne  ((^ge),  et  enclavé  entre  les  bras  des  tubercule: 
quadrijiimeaux  antérieur  cl  postérieur  (HrQa,  HrQp).  Le  bras  du  lu  lier 


(.  \  .N(.  I m \  s   I  \  I  u  A ( m;  I  II  \  i  \  ;  mim  ii  i,  d  r  i  mh  i;.  :iii'.t 

cul"'  i|ii;Hlri  iniii'Mii  .mli'iiciir    l!i(J.i     le  M''|i;iir  en   .nricir  ilii   |)ii  I  \  iii;ir,    le 
bras  (lu   lu  liciculr   (|u:i(li'iiiiini>aii   |Mi^|(-riciii'  'lîf<j|i     le  liiiiilr  rn  ,i\;iiil  ri 

lo  sônait'  ili'    l.i    |i;irlii'    iiilV-rii'iiic  un    \  i-iilf.ilr  «lu    ri()\; \lciiic  du   lli;i- 

lamiis  (Nr  ,  <'l  «'Il  ji.ii  In  iilicr  (In  liiiNCiMii  I  li;i  hirn  i(|  ih'  iIi'  l''<»irl  (l'Ili  ,  du 
noNiiu  >Mniilnn;iirc  de  lin  lisi-;;  (iNh')  cl  dr  lii  i(''^i(»li  du  iiihiUi  de  lUîil  flM-- 
Mi;iii  I  ru  Uni  l'ii;.  i".  j».  (i!>  l't  l'ij:.  'A\'2  .  l'Iu-^  \r.[<,  ;ni\  coiiliiis  d(î  la  calollc 
du  ptMJoMciilc  ct'-it'l)!;!!  l'it;.  li'i,  |t.  .')'i  .  lnr>>(|U('  le  cdips  ;j,('n()iiill(''  inlcnic 
iinparail  IIImc  à  ri'xlciii'ui-,  le  lu;i->  du  lulicnulc  (|u;idri|uim';ni  poslrriruc 
(Hl'Up''  !•'  si'ijarc  CM  a\anl  du   ruliau  de  licil  fuc-dian    liiu.  l'ij^.  '.>\',\). 

\a'  corps  i:cu(Uiillc  iulcruc  csl  di'pourvu  Ai'  lauics  uK'dullaircs  ;  sa  l'acc! 

i  libre  nu    posIt'i'o-iiilV'iicurc   csl    rccouNcilc  d'une   niiiice    couche  di-  liltr<'S 

r /oniilcs  (jui  apparlieuucnl  eu  jiarlie  au    hia-  du   lulteiciile  (|iiadrijutneau 

'antérieur.  Sa  lac*'  |)roi"oude  cl  adhci'cule  recjoil  du  bras  du  lul)er(;ulc  (jua- 

'  (irijuincau  posleiieur  —  aux  couliu>^  de  la  calotte  pc'donculairc  —  do  iiom- 

hrcuv  fascicules  de  libr«'s  radiées  (|ui  s'ii-radieul  dans  sou  intérieur  (Fi^.  48, 

p.  71    [\ .  radiations  cortico-iicnouillées  interiu's,  p.  70;.  Sa  partie  antérieure 

\  onfin  alVcMte  de  simples  ra|)ports  de  voisinage  avec  la  branche  interne  de 

(  la  bambdelle  oplit|uc.  Ou  >ail  aujourdhui  <|ue  le  corps  gcnouillé  interne 

u'apparlicnl  jtas  au  système  visuel  et  (|ue  les  lijjres  de  la  branche  interne 

de  la  baud(d<dl(>  opti(jue  (jui  le  côtoient  appartiennent  au  bras  du  tuber-  j 

I  cule  quadrijumeau  antérieur  (Voy.  Nerf  optique,  p.  ilD). 
I        Les  cellules  nerveuses  du  corps  genouillé  interne  sont  analogues  à  celles     sosconmxionsror- 

du  corps  gcnouillé  externe.  Elles  sont  volumineuses,  multipolaires,  étoi-  ^"^^''** 
[  lées,  pourvues  de  dendrites  ramiliées  et  couvertes  d'épines,  et  sont  situées 
j  au    sein    il'une    substance    fondamentale    finement     granuleuse.    Leurs 
I  i-ylindres-axcs  se  rtMinissent  pour  former  des  fascicules  radiés,  légèrement 
I  onduleux,  (|ui  traversent  le  corps  genouilb''  intei-ne,  se  portent  en  dehors, 

I  passent  en  avant  du  corps  genouillé  externe,  traversent,  avec  le  faisceau  ( 

de    Tiirck  i  FT  ,    la    partie   jiostérieui'e  du  segment  postérieur  de  la  cap-  ^ 

suie  intiM'ue    Fig.   :2Î(.-)  .   puis   entrent   dans   le    segment   sous-lenticulair'e  i 

(Cisl)  «le  celle  cap>ule.  cl  (lan>  la  couronne  rayonnante]  du  lobe  tem- 
poral et  se  terminent  linalement  dans  la  sphère  corticale  auditive,  et  en 
particulier  dans  l'écorcc  de  la  picmière  circonvolution  temporale  (T,).  De 
celle  même  région  corticale  parlent  des  fibres  de  projection  corticale  (|ui 
■se  terminent  librement  dan--  le  c(U'ps  genouilb'  interne  [radia/ions  ror- 
trrn-rii'H()UiUrp>i  iiiffnu's^  p.  "(I  . 

Par  l'intermédiaire  du  bras  du  Inliercule  <|uadiijumeau  j)osl(''rieur,  le      ses      connexions 
rorps   genouilb'.   inlcme  e.l  en   connexion  avec   le    ruban  .le  Heil  latéral    :'I,7ttl%flo°"riban 
'  Hl  .    faisceau    auditif   pai'    excellence,  cpii    le    r.die  aux  cenires    auditifs   ''«  R<^'"a'»^«-ai. 
4>ulbo-protubt''ranlieU. 

CONNEXIONS     DE     LA     COUCHE     OPTIQUE 

Les  connexions  du  ihalamiis  sont  multiples  et  complexes.  Située  i.«  connexions 
entre  le  tronc  encc-phalique  et  le  cerveau  antérieur,  la  couche  optique  "ôS ol.ti.,,!c.  '" 
represenle  en  ell'el  une  vi-rilable  >lalion  inleruK'diaire  (|ui   csl  reliée  par 

T..MK    II.  24 


1 


370  ANATOMIE    DKS    CENTIIES    NERVEUX. 

de  nombreuses  libres  ù  la  corticalité  crrébralc,  au  corps  strié,  au  ccrvclrt 
et  au  tronc  encéphalique ,  et  qui  est  en  connexion  avec  la  plupart  des 
systèmes  scnsitiro-sensoriels.  Par  la  partie  ventrale  du  iioyau  externe  et 
le  centre  médian  de  Luiys,  elle  reçoit  le  ruban  de  Reil  médian;  par  le  co/yys 
qenouiUc  externe  et  le  pulvinar,  elle  entre  en  connexion  avec  la  bandelette 
optique;  par  le  corps  genouillé  interne,  elle  reçoit  le  neurone  auditif  cor- 
tical ;  le  faisceau  de  Vicq  d'Azyr,  le  tœnia  semi-circularis  et  le  ganglion 
de  thabenula,  assurent  ses  connexions  avec  les  régions  antérieures  et 
postérieures  du  rhinencéphale . 

Les  connexions  du  thalamus  avec  la  corticalité  cérébrale  et  avec  lo 
corps  strié  s'établissent  surtout  par  l'intermédiaire  des  fibres  radiées, 
tandis  que  le  dense  feutrage  de  fibres  qui  occupe  toute  la  couche  ventrale 
du  thalamus  assure  les  connexions  de  ce  ganglion  avec  le  cervelet  et  lo 
tronc  encéphalique. 

Connexions  avec  1.  Connexlons  de  la  couche  optique  avec  la  corticalité  cérébrale.  — 
îrraie"'^*"^*''**'  '^'^^'^  L'uniou  si  intime  do  la  couche  optique  avec  la  corticalité  cérébrale  (Voy. 
Dégénérescences  secondaires,  p.  91  et  suiv.)s'elïectue  non  seulement  par 
les  innombrables  fibres  de  projection  que  la  corticalité  cérébrale  envoie  à 
la  couche  optique  (p.  57),  mais  encore  par  de  nombreuses  fibres  thalamo- 
corticalcs  qui,  prenant  leur  origine  dans  les  cellules  des  divers  noyaux  du 
thalamus,  en  particulier  dans  le  noyau  externe,  le  pulvinar,  les  corps 
genouillés  interne  et  externe,  se  terminent  dans  l'écorce  cérébrale  et 
suivent  en  sens  inverse  le  trajet  des  fibres  cortico-thalamiques.  La  cou- 
ronne rayonnante  du  thalamus  contient  donc  à  la  fois  des  fibres  corti- 
cifugcs  et  des  fibres  corticipètes.  Mais  le  nombre  et  la  proportion  respective 
de  ces  deux  variétés  de  fibres  sont  encore  discutés. 

La  plupart  des  auteurs  (Meynert,  Flechsig  [avant  189i],  Bechterew. 
Ldinger)  considèrent  la  couronne  rayonnante  du  thalamus  comme  consti- 
tuée surtout  pai'  des  fibres  cortico-thalamiques,  v.  INIonakow,  par  contre. 
admet  qu'elle  comprend  surtout  des  fibres  thalamo-corticales;  v.  Kol- 
liker ,  adoptant  un  terme  moyen,  soutient  que  le  pulvinar  et  le  corps 
genouillé  externe,  c'est-à-dire  les  ganglions  centraux  de  la  vision,  con- 
lienneul  surtout  des  fibres  thalamo-corticales,  tandis  que  les  autres 
noyaux,  en  particuli(>r  le  noyau  externe,  ne  recevraieul  que  des  libres 
cortico-thalamiques. 

I*]ii  réalité,  il  nous  semble  que  les  libi-es  cortico-tlialaniicjues  (>t  tlialanio- 
corticales  soni  à  peu  près  égalenieul  i'é|tiulies  dans  les  dillerents  pédon- 
cules de  la  couronne  rayonnante  du  tli;il;imus. 
Los  fiiircs  (oni.n-         L'cxisteuce  des  fibres  cortico-thalamiques  est  bien  mise  en  évidence 
ihaianiKnios.  ^^^j.  l'j'.jmjç,  ^\^,^  dégénérescences  secondaires  consécutives  aux  lésions  cor- 

ticales de  date  récente  étudiées  par  la  méthode  de  Marchi. 

.Ius(|ii'i(i,  v\\  ('(Ifl,  (111  a  suiliHil  «'liuiii'  il's  cas  de  li'sions  cdilicalcs  aiiciciim's  par  Ic- 
inélliodcs  (le  Wciiçcil-I'aj,  ou  par  le  carniiii.  Of,  si  cos  nirlliodcs  nous  ont  appris  qui' 
la  couclio  op(i<iiic  osl  en  rapport  avec  récoro(>  enlière  de  chaque  liémisplièie  iuiis(|u'uno 


(.  A  N(.i  llt^•^   I  M'it  \(;ititTi(;  \r  \  :  (.'Il  cm;   iti'iinii:  :!7i 

I  loii  iriliii-  |i;iilii-  i|iii|rii|ii|iii-   lit'  ci'llf   (M'itiif    nlriilil  >iii    |i-  lli.il.iiiiii^,  >i   l'Ilr^   iimi^ 
ni  nii'iiln'  •'•«.ili'iiiriil  i|iif  cfil.iiiifs  rt'u'io"*"  <l''  !■'  '  "i  lii-.ilili'  muiI  cm  i.i|i|mil>  |i|ii^  in 

iiiiii's  i|iii'   il'aulrt'S  avec    cfrliiini"»    |t.iilii'>>  dilri  minir^    ilii    tli,il,iiiiii-~,  |i;ii    runli.-   r||c> 

II  .  I.ll>li>-t'lll  |>a«<   ll'lllH'    m.lllii'-l  (•   ,ll>>M>|l||IH'llt    |irii|i,lll(r    l'rxi-li'lKi'    dr    liliMs    .'lll.llll      ili'    la 

I  .'1  liiMlilt'  au  llialaimi>.  l'.ii  dli'l,  il.nis   loiili'  li'-imi  mi  licilc  un  jnii  anriiinir,  j.i  i|i';^('-- 

(iH-iTsct'iirc  n'-lroitrailt'  cxi^lc,  cl  relie  dciiiicrc  >r  |ii<n|iiil  ir,iiil,iiil  |)|n>  vile  el  d'aiilanl 

jplus  loiuplèleiiieiil  i|ue    le  iieuidlie   esl    |dlisniiiil.   (li    |r    (lajcl    des    iir-iirories  crtrlii^ij- 

I  thalainiipies   es!  peu  T'Ieiidu,  el   pailaiil,  la  di-yi'iii'i  c^i  ciicc   m'I  i  niii  .idc  d.-  i  es  neurones 

est  assez  vile  consliluée.   Si  la  nii'llinde  de  Mai  rlii,  inènir  ini^iin'uii   r.ip|ili(|uc  à   l'étude 

.1.-  cas  1res  ii'ccnl>.  ne  peiincl  \>:\^  l(iujnui->  d'i'liniiiiii  iiiMi|ili'l"iiMiilla  dégénérescence 

relrourade,  elle  dduue  (•cpendaul   des  n'-suilals   licaucnup  plus  prohaiils  quaul  au  sons 

|df  la  dé'm'uéicscenre.  Nous  l'avons  appliipiée  dans  idiisieuis  cas  el  nous  avons  [lu  cou- 

slnter  (lu'à  la  suite  de  li'sions  corticales  n'ceiiles  la  déiii'ui'rescence  occupe  non  seule- 

moul  les /l'/icfs  nuliccs  ilu  thalamus,  mais  encore  loule  la  substance  (jrise  de  ce  ganglion 

qui  est  piiiueté  de  grains  noirs  de  dimensions  variées. 

Si  la  lésion  corlicale  est  étendue,  si  elle  occupe  le  Iidio  pariétal  et  sectionne  la  sub- 
stance lilauclie  des  circonvolutions  rolandi(iues   cas  Hilaire,  Fig.  28G  p.  313)  la  dégéné- 
rescence occupe,  dans  la  région  liialamiiiue  dorsale  ou  supérieure,  les  noyaux  externe 
(Ne\  interne  ['Si),  antérieur  (Na)  et  la  zone  réticulée  (Zr;  ;  dans  les  régions  thalainiijues 
moyennes  el  inférieures  la  dégénérescence  se  cantonne  dans  le  pulvinar  (Pulj,  la  partie 
ventrnlc  du  noi/au  externe,  le  centre  médian  de  Luys  (Nm),   et  occupe  plus  particulière- 
ment la  région  du  ruban  de  Heil  médian  (rgRm)  et  celle  du  faisceau  thalamique  de  Forel 
iFlhi.  Klle  peut  être  suivit»  jusque  dans  la  partie  externe  de  la  capsule  du  noyau  rouge 
<  (('.NRi,  mais  elle  ne  s'élenJ  ni  au  ruban  de  liril  médian  (Km)  dans  la  région  pédoncu- 
j  laire  supé-rieure.  ni  au  pédoncule  cérébelleux  supérieur  (Pcs).  Ces  deux  faisceaux  qui  se 
terminent  par  tle  nombreustîs  libres  dans  le  thalamus  ne  sont  donc  pas,  contrairement 
à  l'opinion  de  Flechsig  et  Hijsel,  en  connexion  directe  avec  la  corticalité  cérébrale  par 
l'intermédiaire  de  fibres  passant  par  la  couche  optique.  Si  ces  faisceaux  diminuent  de 
\  volume  à  la  suite  de  lésions  corticales  anciennes  ou  remontant  à  l'enfance  (cas  Pradel, 
)  p.  100,  casRivaud,  p.  lol\  il  s'agit  dans  ces  cas  d'une  atrophie  indirecte,  rétrograde  el 
.  iliminuant  de  liant  en  bas,  du  thalamus  aux  noyaux  des  cordons  de  GoU  el  de  IJurdacli. 
Mais  cette  diminution  de  volume  tient  encore  à  la  dégénérescence  descendante  des  libres 
I  aberrantes  [pes  lemnisrus  superficiel,  pes  lemniscus  profond,  etc.)  que  la  voie  pédonculaire 
[  envoie  au  ruban  de  Reil  dans  la  région  pédonculo-protubérantielle  et  qui  abandonnent  à 
>  tlifférenfes  hauteurs  du  bulbe  le  ruban  de  Ileil  médian  i)our  rentrer  dans  la  conslitulion 
I  tle  la  pyramide  bulbaire. 

Dans  les  lésions  capsulaires  qui  sectionnent  les  segments  postérieur  (Cip)  et  rétro-lenti- 
culaire  (Cirl;  de  la  capsule  interne  et  qui,  empiétant  sur  le  thalamus,  intéressent  plus 
I  particulièrement  la  partie  ventrale  du  noyau  externe  et  le  centre  médian  de  Luys  etdétrui- 
1  sent  par  conséquent  un  nombre  plus  ou  moins  considérable  des  fibres  terminales  du 
I  ruban  de  Ileil  médian  et  du  pi'-doncule  ci'-rébelleux  inft'rieur  :  dans  ces  cas,  disons-nous, 
ttu  observe  constamment  une  diminution  de  volume  du  ruban  de  Reil  médian,  une  atro- 
phie indirecte,  rétrograde,  cellulipéte,  qui  diminue  de  haut  en  bas  (cas  Carré,  p.  179, 
cas  Lavigne,  p.  180).  Dans  les  lésions  récentes  de  la  couche  optique  traitées  par  la 
méthode  do  Marchi.  ou  ne  constate  dans  la  région  sous-optique  et  pédonculaire  sujié- 
rieure  qu'une  dégénérescence  très  légère  quoitiue  manifeste  du  ruban  de  Reil  médian, 
renforcée  dans  les  régions  protubérantielles  par  la  dégénérescence  du  pes  lemniscus. 

I/cxislt'ucc  (lo  fibres  thalamo-corticales  (>sl  dillicilo  à  démontrer  j)ai'      i.cs  li^n-s  uiaïa- 
1  élude  des  dégénérescences  secondaires. 

Dans  les  lésions  sous-corticales  de  la  région  rolandique  ou  dans  celles  qui  section- 
nent les  coupes  sagittales  du  lobe  occipilo-temporal  en  un  point  plus  ou  moins  rap- 
proché  du  segment   rétro-lenticulaire  dt>  la  capsule  interne,  on  observe  dans  les  cas 


iiio-corticalos. 


372  A.NATUMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

anciens  une  dégénérescence  au-dessous  et  au-dessus  de  la  lésion,  à  savoir  une  atrophie 
plus  ou  moins  étendue  du  thalamus  et  une  atrophie  des  libres  et  des  cellules  dans  la 
partie  correspondante  de  l'écorce.  Mais  ici  encore,  du  fait  de  la  dégénérescence  rétro- 
grade, on  ne  peut  considérer  comme  thalamo-corticales  toutes  les  fibres  dégénérées  au- 
dessus  du  foyer  primitif.  L'élude  de  lésions  sous-corticales  rccenta^  pratiquée  à  l'aide 
de  la  métliode  de  Marchi  donne  des  résultats  plus  positifs,  mais  qui,  pas  plus  que  dans 
les  lésions  corticales,  ne  sont  absolument  certains. 

Pour  résoudre  cette  question  de  l'existence  et  du  nombre  des  fibres 
thalamo-corticales  il  faut  employer  d'autres  procédés  et  étudier  certaines 
malformations  tératologiques.  Or  l'existence  de  ces  fibres  est  démontrée, 
à  l'état  de  pureté  pour  ainsi  dire,  par  nos  doux  cas  d'hydrocéphalie  congé- 
nitale avec  malformation  cérébrale  (cas  Longery,  Richard^. 

Dans  l'un  des  cas  (cas  Longery,  p.  187,  Fig.  197  à  212),  l'écorce  et  partant  son  sys- 
tème de  fibres  de  projection  faisaient  complètement  défaut;  dans  l'autre  (cas  Richard, 
p.  198,  Fig.  21.3  à  231),  l'écorce  était  développée  en  partie,  mais  par  suite  de  l'absence 
de  soudure  du  manteau  cérébral  aux  corps  opto-striés,  le  système  des  fibres  de  projec- 
tion ne  pouvait  arriver  au  segment  postérieur  de  la  capsule  interne. 

Dans  les  deux  cas,  il  existe  dans  le  thalamus  de  nombreuses  fibres  radiées  qui  s'en- 
chevêtrent au  niveau  de  la  zone  réticulée  (Fig.  315  et  316)  puis  remontent  dans  la  capsule 
interne  en  fascicules  serrés  et  parallèles,  elles  passent  d'abord  entre  le  thalamus  et  le 
globus  pallidus,  puis  entre  le  noyau  caudé  et  le  putamen,  et  se  terminent  sur  la  coupe 
en  s'épaiiouissant  dans  la  substance  grise  très  épaisse  située  au-dessous  de  l'épendyrae' 
ventriculaire.  Ces  libres  ne  peuvent  être  que  des  fibres  thalamo-corticales,  des  fibres 
d'origine  thalamique,  qui,  nées  des  cellules  de  la  couche  optique,  se  dirigent  vers  la  corti- 
calité  qu'elles  n'ont  pu  atteindre  par  suite  même  de  la  malformation  cérébrale. 

connexionsavccio        2.  ConnexioRS  de  la  couche  optique  avec  le  corps  strié.  —  Les  con- 
cori);, strie.  ncxious  dc  la  couclic  optique  avec  le  corps  strié  ont  été  étudiées,  p.  Slo. 

Elles  s'effectuent  dans  les  deux  sens,  la  couche  optique  recevant  du  corps 
strié  des  fibres  thalomopétos^  de  môme  qu'elle  lui  envoie  des  fibres  llia- 
lamofuges.  Quelle  que  soit  la  direction  de  ces  fibres,  elles  suivent  toutes  le 
trajet  des  radiations  strio-thalamiques  et  des  radiations  strio-sous-thala- 
miques  et  participent  par  conséquent  à  la  constitution  du  faisceau  lenticu- 
laire de  Forci  et  de  l'anse  lenticulaire.  Elles  déi;énérenl  soit  à  la  suite  de 
lésions  du  c()ri)s  strié  (Cas  Ronse,  |).  '{'{0,  Fi^.  29()  à  .'{01  ),  soit  conséculi- 
venieiit  à  une  lésion  liiaiamicjiic  (Cas  Gardette,  p.  3.'{(),  Fii;-.  302  à  309). 

conn.xioiisavrcic  3,  Connexions  de  la  couche  optique  avec  le  rhombencéphale  et  le  cer 
.hoit.t,.n...i,hah-.  }/Qa\i  moyen.  —  \m  couche  opiique  envoie  peu  de  libres  daus  le  rhom- 
bencéphale. mais  elle  eu  reçoit  })ar  conlre  un  dès  i;rau(l  nombre,  qu; 
I  abordeut  par  riulertuédiaire  du  /aiscca/t  thdhnnit/ur  de  Fon'l,  des;  radia- 
lions  dc  1(1  calollc,  dc  la  7'c(/io)i  du  ndxin  de  HcH  7)icdi<nt,  sii'radieul  dai^ 
toute  la  région  ventrale  du  llialauius  située  en  avant  du  pulvinar  et  \ 
forment  le  dense  fcutraj^e  de  libres  si  caractéristique  dc  cette  région 
Le  faisceau  thalamique  dc  Forci  (Flh),  qui  n'est  autre  que  la  partie 
antérieure  delà  capsule  du  noyau  rouge, s'irradie  dans  la  partie  anlérieinv 
et  moyenne  du  thalamus.  Les  radiations  de  la  calotte  (UC)  se  délacheii 
dc  la  partie  externe  de  la  capsule  du  noyau   rouge  sous  forme  dc  gro/ 


(.VM.IIONS     IM  H  \(.n|;  I  K;  AI   \   :  Ctil   Cil  i;    (  1 1'  1  I  (.1 1,' K,  371 

r,l>Clflllf--    nlhlllIrilV     i|lll     ^c    |Hil|i|ll     l'Il     ll.llll     ri     m    (li'llnl--.    cl     ;i  1 11  1  l'i  I  r  1 1 1      |i' 


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Fii;.  31!»  cl  3ir>.  — l.rs  liltn's  tliahiino-corlicalc-^  ilfs  semnonis  anli'rii'Ui'  ri  poslrriour  de 
la  capsuli-  iiilonit'  dans  un  cas  d'agént-sie  du  iiiaiilcau  ct'icbral.  (Voy.  Cas  Longery, 
1».  18f.,  Kii;.  107  à  212.) 


Ilialaniiis    on    arrière   du    faisceau    tluilauiiciuo   do  Forol.   La   région   du 
nilinn  ilf  Rril  ntrilian  (l'ifHni  i  ooni[)ii'n(l  cnlin  co  donso  foutrage  de  fibres 


374  AXATO.MIE    DES    CENTRES    NERVEIX. 

Elles  scHecimnit  sitiié  il  la  ptirlic  posléi'ïcui'e  et  ventrale  du  noyau  externe  du  thalamus 
iami(L*deFo*rei*'ios  ^t  qui  cntourB  le  Centre  médian  de  Luys  en  arrière,  en  bas  et  en  dehors. 
radiations  de  la  ca-  Qgg  trois  faisceaux  ue  sout  pas  coustitucs  par  une  seule  et  même  caté- 
lui.an  de  Rcii nio-  gorle  dc  fibres,  mais  comprennent  des  fibres  du  pédoncule  cérébelleii.r 
'''^"'  supérieur,  des  fibres  du  noyau  rouge,  des  fibres  longitudinales  de  la  for- 

mation réticulée  dc  la  calotte,  des  fibres  du  ruban  de  Reil  médian.  L'élude 
des  dégénérescences  secondaires  à  l'aide  des  méthodes  de  Weigert  et  de 
et  relient  le  thaia-  Marclii  moutrc  quc  le  ruban  de  Reil  médian  forme  la  majorité  des  libres 
mus:  aux  noyaux  des   j     ^     réuiou  du  rubau  dc   Rcil  médian,  qu'il  se  termine  surtout  dans  la 

cordons    postérieurs     vj  »-    i"   '^  «^  î^   ^  '1 

croisés  par  Tinter-  partie  postéricurc  et  ventrale  du  noyau  externe  en  avant  du  pulvinar  et 

médiaire    du   ruban     ^  ^  i-it  -"^vi  •  tii^i  i 

de  Reil  médian;        daus  Ic  ccntrc  mcdiau  de  Luys,  mais  qu  il  envoie  en  outre  des  nbres  dans 

les  parties  supérieures  du  noyau  externe  du  thalamus.  —  Il  assure  ainsi 

les  connexions  de  la  couche  optique  avec  les  noyaux  des  cordons  de  GoU 

et  de  Burdach  du  côté  opposé,  et  par  leur  intermédiaire  avec  les  cordons 

postérieurs  croisés  de  la  moelle  épinière. 

à  l'olive  cérébei-  Lc  pédonculc  cérébellcux  supérieur  participe  à  la  l'ormation  du  faisceau 

lphrrc*'^éréieii™x   thalamiquc  de  Forel,  des  radiations  de  la  calotte  et  dc  la  région  du  ruban 

croisés  par  Tinter-   ^ç.  pjg^  médian.  11  s'IiTadic  principalement  dans  toute  la  hauteur  du  noyau 

médiaire  du    pédon-  '      ,        '^  .  *^    . 

cuie  eéréi.eiieux  su-   extemc  ct  dcs  lamcs  médullaires  externe  et  interne  du  thalamus,  envoie 
^  ^^^^^'  quelques  fibres  dans  la  partie  postérieure  du  noyau  interne  et  dans  le  centre 

médian  dc  Luys  et  établit  les  connexions  de  ces  régions  avec  V hémisphère 
cérébelleux  croisé,  en  particulier  avec  l'olive  cérébelleuse. 
aux  noyaux rouf,'es         Lcs  librcs  du  noijau  rougc  et  celles  de  \n  formation  réticulée  de  la  calotte 
tictié'^homùSrai'o'  entrent  surtout  dans  hi  coiistitulioii  du  faisceau  thalamique  et  des  radiations 
et  croisée.  jg  }a  calottc  ct  établissent   des  connexions  très  intimes  entre  la  couche 

optique,  le  noyau  rougc  ct  la  substance  grise  dc  la  formation  rélicuKW». 
Le  complexus  de  libres  qui  relie  le  rhombencéphale  à  la  couche  opti- 
que, contient  surtout  des  fibres  ascendantes,  afférentes,  thalamopètes,  des 
libres  se  terminant  dans  la  couche  optique  ;  il  contient  néanmoins  un 
petit  nombre  (\q  fibres  e/férc/itrs,  thalamofuges ,  qui,  prenant  naissance 
dans  les  cellules  du  thalamus,  empruntent  plus  particulièrement  le  trajet 
du  faisceau  thaiai!îi<|ii('  de  l'orel  et  des  radiations  (h>  hi  calotte.  Le  pédon- 
cule cérébelleux  siipéiMeur,  le  noyau  rouge  et  sa  capsule  de  fibres,  la  for- 
mation réticulée  de  la  calotte,  contienncMit  donc  un  certain  nombre  de 
libres  descendantes  dont  l'existence  est  déinonlrée  par  l'étude  des  dégé- 
n(''rescences  cons('ciitives  aux  lésions  du  llnilaïuus  et  traitées  à  laide  de 
la  méthode  de  Marchi  (  Voy.  cas  Gardette,  l'ig.  .'{02  à  .'U)9  p.  XiS).  Mais 
ces  fibres  sont  en  généial  des  fibres  à  court  trajet.  Le  ruban  de  Reil 
médian  paiait  de  même  contenir  (juehiues  rares  fibres  descendantes  d'ori- 
gine thalami(|ue,  mais  leur  nombre  est  iusignitinnt  lorsqu'on  le  comjiare 
à  ccdui  (les  lihi'es  ascendantes  ou  terminales. 

l*ar  les  corps  genonillés  interne  et  externe  et  |>;ir  le  pulvinar.  la  couche 

Connexions  do  la  o[)ti(|ue  eiitrc  (Ml  ()utr(î  (Ml  counexiou  av(>c  le  cerveau  moyen.   Le  bras  du 

l'^ZrxclT'mnycn!''^   tuberculc  (j uadrij unieau  postérieur  ^HrOpi  relie  le  corj)s  g^Miouillé  interne 

au  tubercule  quadrijumean  postérieur  cl.  p;ii'  son  intiM médiaire,  ;ni  ruhan 


(..V  N  LIIONS    IM  11  VCiilMIC  \r\  :  COI  CM  1!    o  PI' I  (,i  i  '  i:. 


:»;:» 


|ii»sl(Ticiirc 


Situation  et  trajet 
(lo  la  conmiissiiro 
postérieure. 


Kcil  l;ilt'r;il   l'I   ;ni\  cnilii'^  .nnliliU   pi  iiii:iirr^_  |,c  hi<is  du  Inlim  nh-  (ju>i-       p't  i<-h  Jirnt  .lo» 

I  I  .  ,  ,      ,  ,  ,     ■        H|I.<T.  uli'H   <|iia<lrijii 

lllinriin  iiniri  iriir    Itnil    le  <ii||is    m'iKUllIir    rxlcnic    ;ill    lllhrrcillc    (|li;i(lll-     i,„.„iix   ani.-ririir  n 

iiKMII    .illli'liriir  .    cl     |i;il'    l'i  il  Icnih'il  i.i  i  li'     ilr    cri     ;iiii;is    ^;i  n  t;|  ii  m  ii;i  i  |c     |;i     l'""'"''""'": 

iiclic    ii|ili(|iic    cnlrc    iiiilii'cciciiiciil     en    ((iiiiicxioii     :i\c(-     la     liiriiiaiiiiii 

I  ilicillcc   (le    la    (mIoIIi'    lu  mii  il.i  Iim  a  le    cl     c|■()i-^cc     cl    ;i\cc     les     iii>\;iil\     (lc> 

iicil-  iiii>|ciir->  (je   licil.     \'u\  .    III'    [larlic.   {''(Uiiial  imi  n'-l  iciili-c,  ciil  rc-civti- 

-cmciit  i|in-s;il  (le   la   calolle  de   McNiicrI.i 

Hua  ni  aux  en  une  \i  on  s  il  II  |)iil\  iiiar  a  vcc  lii  forma  lion  l'élicnlf'c  elles  soril 

cini'M'C'-  l't  ■^('lle(•|  lient  \)\\v  \\\  rnunnissurr  jin'^lrririirf  .'>\\\\i'v  \\  la  liniileilcs      [..ir  la  <(»inriiissiire 

I  cr\eaii\  iiili'iinctl  ia  ire  cl    iiiii\cii,  daii^  la   laine  ie|ili(''e  (|iii  iinil   Ic^   liiher- 

culfs  (|iiadriimiii'an\  à  la  -landi'  pineale.  la  commissure  postérieure  cop 

l'ail    saillie   dan-   ra(|iicdiic    de    Sylvins 
I  ij^'.  .'{j  7  .  rétri'cil  >ai'a\iir'   iiiiinediale- 

meiit  en  a\aiil  de  von  emhoiicluire  dans 

K>  '.V'  Ncnlrit  nie  el  ini|)rim('  à  la  hase  du 

triangle  sous-pineal  une  sliialion  liaiis- 

vcrsalc  Irrs  inaiiiresle    V'v^.  X\^d).  C'est 

un  faisceau  volimiiiieux.  formé  par  une 

série  dciiros  fascicules  Irausversaux,  (|iii 

rcnn'senlenl    dan>     leur    eiiseiiild(>    iiiie     ,,      ., ,  _        '.  ,.  . 

'  liii..lli. — -La  cuirniii-siue  polcriciue 

série  de  puillit'i-e  à  C(.iivexilé  antérieure  ^^   i^  commii^sun-   iiKerliahoimlaire 

ot  inférieure,  très  épaisse  à  sa  partie  ceu-  vues  sur  une  coupe  sai;itlale  passaul, 

I  traie,  mince  à  ses  horils.   Les  fascicules  l'in'  !'■  tui.ercule  (luadrijumeau  aiité- 

\\x\  l.ord  supérieur  s'elTilent  et   s'amiii-  licur  .■(  la  tçlaiule  pinéale. 

,1             II              .....                ,1  An,  aqueduc  de  Sylvins.  —  cUi,  coin- 

fissent   dans   la  lame  mlerieure   de   la       „,i,;;„,e  inteihabenulairo.  -  cop,  com- 

Jilande    piuéale   ;Gp,    Fig.    317),  au-des-        missure     postérieure.     —     rp,     couche 

1       ,.         ,.       ,        •      •    1     I       r        •       1  iirolunde    des   libres   du  tubercule  fiua- 

«.onsd.i  diveihculc  pin. -al;  les  fascicules        ,,,.ij„„ieau  antérieur.  -  Cp.  Irlande  pi- 

du  liord  inférieur  S(>  continuent  sans  néale.  —  Qa,  tubercule  quadrijumeau 
I-  11-  1-  1.  1  1  antérieur.    —    rsp ,   divcrticule     siis-ni- 

hiiued.Mlemarcation  nette  avec  la  couche       „,.,i._  sv,  substance  grise  centrale. 

des  libres   profondes   (cp)  du   lulieicule 

(|uadrijumeau  antérieur  (Qa  .  (iette  disposition  très  manifeste  sur  les 
coupes  saiiitlales  ,1'iii'.  'U7";  e\pli(|ue  pour([uoi  sur  certaines  coupes  hori- 
zontales ol)li([ues  l"iu.  .'!2(l  cl  '.Vl\ ,  T.  I  "  i  qui  sectionnent  les  deux  lames 
di-  la  j;oullière.  la  commissure  postérieure  se  présente  sous  l'aspect  de 
deux  faisceaux  jiarallèles  séparés  l'un  de  l'autre  soit  ])ar  la  substance 
i;rise   de  ra.incdiic   de   Sylvius.  soit  par  le  sillon  sous-pinéal. 

\a<-  libres  de  la  commissure  posti-rieure  sont  transversales  et  paral- 
lèles \\\\\\<  leur  partie  moyenne,  située  en  arrière  el  au-dessus  de  ra(|ueduc 
de  Sylvius;  de  tdia(|ue  ccMé  (dles  divergent  :  les  unes  se  portant  en  dehors 
el  en  arrière  dan«-  le  hiberciile  ([iiadi'ijniueau  antérieur  et  la  couche 
optique  pnlvinar  el  partie  postérieure  des  noyaux  externe  et  interne 
du  thalamus  .  formant  la  partie  dorstile  ib^  la  commissure:  les  autres 
s'intlétdiissent  en  avant,  contournent  les  parties  latérales  de  l'aque- 
duc de  Sylvius  el  entrcMit  dans  la  constitution  de  la  partie  postérieure 
tle  la  calotte  |MMlonculaire    jinrlir  rmlralo  de  la  rom//iis\ifrf'  pos/éricure). 


Ses  parties  dorsale 
et  ventrale. 


37G  AXATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 

Malgré  son  volume  on  ne  connaît  encore  que  peu  de  chose  sur  les 
lieux  d'origine  et  les  lieux  de  terminaison  de  la  commissure  postérieure; 
ses  fibres  paraissent  être  de  court  trajet,  car  leur  dégénérescence  ne 
peut  guère  être  suivie  '^méthode  de  Marchi)  au  delà  de  la  région  des 
tubercules  quadrijumeaux  antérieurs  et  de  la  partie  adjacente  de  la 
couche  optique  et  de  la  calotte  pédonculaire. 

En  pratiquant  chez  le  chat  l'ablation  unilatérale  des  tubercules  qua- 
drijumeaux, Boyce  dit  avoir  suivi  la  dégénérescence  de  la  commissure  pos- 
térieure dans  le  bras  du  tubercule  quadrijumeau  antérieur,  puis  à  travers 
le  thalamus  jusque  dans  la  capsule  interne.  Cet  auteur  est  ainsi  conduit 
à  admettre  que  certaines  libres  de  la  commissure  postérieure,  entrent  en 
connexion  avec  la  corticalité  cérébrale,  hypothèse  émise  déjà  par  Darks- 
chewitch  et  Dechtcrew  et  étayée  sur  la  myélogénèse  très  précoce  des 
fibres  du  segment  dorsal  de  la  commissure  postérieure.  D'après  Boyce, 
ces  fibres  corticales  dégénéreraient  à  la  suite  d'ablation  du  tiers  anté- 
rieur de  l'hémisphère  cérébral  ;  d'après  Bechterew.  consécutivement  à 
l'ablation  du  lobe  temporal  (zone  auditive,  du  chien,  méthode  de  Marchi) 
avec  lésion  concomitante  des  voies  optiques.  —  D'après  Bechterew  la 
commissure  postérieure  dégénérerait  en  outre  à  la  suite  de  lésions  de  la 
circonvolution  du  corps  calleux;  les  fibres  dégénérées  suivraient  dans 
ce  cas  la  voie  du  fornix  longus,  du  taenia  thalami  et  des  pédoncules 
de  la  glande  pinéale.  Nos  recherches  personnelles  et  celles  de  V. 
Monakow  démontrent,  contrairement  à  l'opinion  de  Darkschewitch. 
La  commissure  Bcchtcrew  ct  Boycc,  que  chez  Vhommv  la  commissure  postérieure  ne 
^  l^s'ï'TlL°^l^la   reçoit  pas  de  fibres  de  la  corticalité  cérébrale  et  partant  qu'elle  ne  dégé- 

.  orticaiitc  cort-i-raic.  jj^j.g  p^^  à  ].^  suitc  dc  lésious  dc  la  corticalité  frontale,  rolaudique  ou 
pariéto-temporo-occipitale.  Dans  les  cas  de  dégénérescence  du  bras  du 
tubercule  quadrijumeau  antérieur  consécutive  à  une  lésion  du  faisceau 
visuel  intracérébral  (méthode  de  Marchi),  nous  n'avons  januiis  vu  la 
dégénérescence  s'étendre  à  la  commissure  poslérieure.  Dans  les  cas  do 
dégénérescence  du  taenia  thalami  consécutive  à  des  lésions  ciu'ticales  ou 
sous-corticales,  nous  avons  \n\  suivre  les  fibres  dégénérées  dans  le  gan- 
glion de  l'habenula,  la  commissure  interhabenulaire  et  le  ganglion  do 
l'habenula  du  coté  croisé  (l'ig.  320),  mais  la  commissure  postérieure 
était  toujours  respectée  dans  ces  cas. 

A  notre  avis,  la  commissure  postérieure  ne  dégénère  que  dans  lo- 
lésions  qui  détruisent  ou  sectionnent  le  pulvinar  et  la  partie  adjacente  du 
noyau  externe  du  thalamus.  Dans  ces  cas  les  fibivs  dégénérées  de  la  com- 
missure postérieure  ixmivciiI  èlre  suivies  (Méthode  de  Marchi),  en  partie 
dans  le  j)ulviuai"  du  cùb'  opposé  el  la  i)arlie  adjacente  du  noyau  externo 
(lu  llialamus,  représentant  ainsi  une  vérihible  commissure  inlerthala- 
mi(|ue;  (Mi  partie  dans  la  coucIk^  profonde  du  lubercub»  ([uailrijumeau 
;inlérieur  et  dans  la  formai  ion  réticulée,  en  avant  el  en  dtdiorsdu  faisceau 
longitudiiuil  postérieur. 

Malgré  les  connexions  si   nombreuses  de   la  couche   optitjue  avec  h 


I 


(,  \M.I  hiN'»     IM   I!  \<   Mil  I  II    \  I    \   :  (itl   (.111.   ni'  I  lui    |;  377 

1  li(iml>('iicc|»liiili'  cl  le  (Il  \  (Mil  iii(i\  (II,  en  |.;ii  lieu  lier  ;i\  ce  |.i  Im  mai  ion  rr'-li-       \,„  coucIk»  opti.jun 
,ul,c.|..   la  rai. (Ile   Ik-iik  dalci  a  le  ri   en  .1  ^«•c.   iKdi^   ne  saxcM^rn   rralilr.   ni    ;;,:::::;;^';:''î^;''l!i 

,|,'    niirllo    (•(•Illll(">    ltn>\  icillicill    cc^    lilil-c^,    lli    (laii->    (|llc||c->    tiiassr->   ;^l'isns    l'"'"'    ''"    ["'"lonciilc 

I  ...  .  .  ,  .  ■  •■•r<'iirnl. 

l'Ile-   \(iiil    ^c    Icrm  I  lier.    Idiil    (ilisciircs    (|ii  clic-,    "-oiciil     //    r\/    iiraiiiiKiin^ 

rhiiii   nur    (  v\    I  nmir.i mus    s  rtdhlissriil   unniiiniinil    par  In    rr>/ioii    ilr    In 

ilnlli'.  Nos  rtM'IuM'clics  .  liasiM's  s  III'  l'i'linlc  des  (I(''|4(''ih''I(">(i'Ii<('s  sr((tii(laiirs 

cl    >iir  Icliiilc   (le  ccilMiiic^    anomalies  d  V'\  oliil  imi    ilii     maiilcaii    (■i''n''lii'al 

(Iciuoiiii'ciil   CM  cllcl  (|iic    l;i   concile  o|)li(|iie   nCiiNoic  aiicinie   lilnc  (laii>  le 

picil  (lu   |)e(loiiciile  c»'M(''I)r;il  el  (iiielle  lien    i(M;oil  aiiciine. 

i.  Connexions   du  thalamus  avec  la  bandelette  optique     Voy.   Nerf     connexions avor in 

,,,,        ,  ,     .  ,1  ri-  I  'Il     norf  oniiquo. 

o|tli(|ue,  I».  il.'  .  1-e  piihiiiai'  el  le  c(ii|)s  ^cnonille  exieriie  represcuilcnl 
les  cenlre--  i;ani;lioiinaires  priniaiics  on  inférieurs  de  rap|)aroil  visuel 
inlia-cerclual.  Ils  recoivcnl  les  arhoi'isalions  lerniinales  des  neurones 
xi^nids  corlicanx.  (''inellenl  des  libres  qui  s'arboriseni  dans  la  zonn 
\isiielle  corticale  el  r(>coi\(>nl  les  arboi-isalions  lerniinales  du  norl'  opli((ne. 
La  coiiclie  oplii|iie  l'epi'i'senlc  en  ell'el  un  relais  ^anj;lionnai re  iin|)oitant 
des  \()ies  \i>uelles. 

o.  Connexions  du  thalamus  avec  le  rhinencéphale.  —  Ces  connexions     connexions   avec 

,  1  ,  1  11  •'!     I  !•  1  •'■  rliinoncf'iihale. 

sont   nonitirtuises  et  coniptoxos;  elles  s  eial)lissent  : 

I"  l*ar  le  fa'iiia  smiicircularis  (Voy,  ce  faisceau,  p.  26o  et  lig.  235), 
dont  une  partie  des  fibres,  en  prenant  leur  origine  dans  le  noyau  externe 
du  tlialainus  on  en  s'y  lerniinanl,  assurent  les  connexions  du  thalamus 
avec  le  noyau  ainygdalicn,  la  circonvolution  du  crochet  et  l'aire  olfactive; 
!2"  Par  1(^  fniscniK  de  Virq  irAz//r  qui  se  termine  dans  le  noyau  anté- 
rieur du  llialainus  et  le  relie  au  tubercule  mamillaire  (Voy,  Faisceau  de 
Vicq  d  A/yr.  p.  :2ÎI!)    ; 

'.\"  Par  les  rdtlid lions  olf activer  /iroffindes  d  le  faisceau  septo-lhalannque, 
(Vtty.  ]).  'lyVl  (pii  pt''netrenl  dans  la  partie  antérieure,  interne  et  ventrale 
du  thalamus,  concourent  à  former  le  lœnia  ihnlami  et  se  terminent  dans 
le  i/ant/lion  df  l'habenula  du  même  côté  et  du  coté  croisé. 

GANGLION     DE     LHABENULA     (Gh       SYSTÈME     HABÉNULAIRE 

Le  ganglion  de  l'habenula  'iV,  est  un  petit  rcnllcnicnt  rusirorme  ou      (lan-iion  .ic  rha- 
piriforme.  surajonti'  à  la   couche  oj)li(|ue.  el   en  rapport  avec  l'appareil 
olfactif:  siiiiialé  par  Serres    l,S:îi-IS2()    (>l  [)ar  Luys  '  IHlio),  dt'crit  plus  spé- 
cialement j)ar  Stieda    IS(i!l  .  il  doit  son  nom  à  Meynert  i^lSTO  . 

Le  ganglion  de  l'iiabenula  est  situé  immédiatement  en  avant  du  piil-  .situation. 
\  inar.  à  riiuidu  de>  faces  su[)t''rieure  et  interne  du  thalanins,  et  occuj)e 
de  clia(|ne  (ôté  de  reniboiichure  de  ra(|ueduc  de  Sylvius  dans  le  troi- 
sième ventricule,  un -ju^lit  triangle  à  sommet  antériiMir.  le  triangle  de 
riiahrnahi ,  conipri-  entr(>  la  couche  opliiiue,  b>  Inltercule  ({iiadi'i- 
jiimeau    anl('rieur     et    la    glande    |)inéale      Kig.    .'521.    .'{'iS.    ."{."{il  .    Il   est 


378 


ANATOMIE    DES    CENTKES   NERVEUX. 


Sa  valeur  phylogé- 
lU'tiijup. 


Ses  coniif  xions. 


Sa  structure. 


limité  on][arrière  par  le  profond  sillon  sous-pinéal  qui  le  sépare  du  tuber- 
cule quadrijumeau  antérieur;  en  dehors,  par  le  J.^7/o/^  f/e  Cliahemda  qui  le 
sépare  du  pulvinar;  en  avant,  par  un  traclus  blanc  qui  lui  fournit  un 
revêtement  de  fibres  à  myéline  et  qui  est  connu  sous  les  noms  de  txn'm 
thalami  (tth),  de  strie  médullaire  du  thalamus,  de  pédoncule  antérieur,  rêw 
ou  habena  de  la  glande  pinéale. 

Le    ganglion    de    l'habenula    représente    une   formation   phylogéné- 

tique  constante  et  fort 
ancienne.  Il  ne  fait  (mi 
elTet  défaut  chez  aucun 
vertébré,  et  existe  chez 
les  vertébrés  les  plus 
inférieurs  dépourvus 
de  manteau  cérébral. 
Son  volume  para  ît  être , 
d'après  Edinger,  con- 
trairement à  Lothei- 
sen,  proportionnel  au 
développement  de  l'ap- 
pareil olfactif;  très  pe- 
tit chez  l'homme,  il  est 
en  effet  relativement 
beaucoup  plus  volu- 
mineux chez  les  mam- 
mifères osmatiques. 

Ce  ganglion  reçoit 
les  arborisations  ter- 
minales du  txnia  tha- 
lami   qui    le    met    en 
connexion  avec  l'airr 
EiG.  .'ÎIH.   —  I.es  ('■lémcnls  celhilaiics  des  noyaux   iniciiie     oll'ictive  (Fi»'    .'ilOV  il 
e(,  exloi-ne  du  «anulion  do  l'lial)enula  (lu  chien  nouveau-      .        .         p  • 
„'  iv      <    /-  ■  l'.cnr     if,i     1     1    <-  1  •  émet  un  faisceau  coui- 

ne ul  ajires  (-ajal,  iSOij.  Melliode  de  (.olm. 

pact  de  fibres,  le  fais- 
A,   (■(■lliilcs  (lu  noyjiu  interne.  —  II.  cellules  étoilées  du  ..  r\i\ 

noyau  externe.  —  C.  eoupc  transversale  des  libres  du  taenia  Ccau  rclroflcxe  (  r  .M  i 
thalami.  —  D,  faisceau  rt'trollexe  de.Meyuert.  —  «,  cylindre-  (Mt^vnert^  OU  faisceail 
axes  des  cellides  du  novau  interne.  — />,  cviindre-axes  des        ?      '  n  p         i 

cellules  (lu  noyau  externe.  — e.  c.dlal(:>rales'.  de      Mei/ncrt      [VOYV\ 

(Fig.  321)  qui  le  relie 
à  la  calollc  |)(''(l(iiicul;iir(\  en  parlicuru'r  au  (/an(/li()n  i nterpédonculaire ;  il 
est  uni  cnliu  au  gauylion  do  riiaboiuila  du  ('(Mt'  opposé,  par  un  faisceau 
de  fibi'es  Iransvtu'sales,  silut'  à  la  base  de  la  glande  i)inéale,  et  (|ui  forme 
la  coynmissurr  inlrrhahrnulaire  ou  dérussf//ion  do/'salr  du  thalamus. 

La  siruclure  du  ganglion  de  riiabonula,  ses  connexions  avec  le  ta'iiia 
thalami  et  le  faisceau  rélrollexo  do  Nb'ynert,  ne  sont  bien  connues  que 
depuis  les  iéc<Mits  travaux  de  v.  (itdiuchten  et  de  Cajal,  conlirmés  par 
Krdliker  et  i)raliqués  à  l'aide  de  la  méthode  de  Golgi. 


(.  \M.|  |M\v     I  M  i;  \(:m|;  |  H    \  I    \      i  m|   i   |||;    (•!•  I  MM   I. 


37Î) 


Cu.l.l.ii  ..vait  .l.'jà  M;;iialr.  -  !,.•/.  !.•-  m.nmmlVirs.  la  .Ir^'n-irM  .11.;.:  >.•,  ..lulaii.;  .|.-s- 
ondaiilr  .1.1  lai<..M.i  ivln-llrx.'.  A  lasuil.-  .IVxIii  |.ali..n  .lu  KaiiKlion  .1.-  riial.c.nla, 
naisv.  (irh...l,I.M  ...n.l.il..  1.-  pinni..'.  ■  I..-/.  les  |...issons  ..ss.'ux,  .ni-'  I.-^  Iil.n-s  .lu  fais- 
vnxx  nMioll.x.-  Av  M.-mi.i  I  |.i.nn.iiL  l.iu  -.li^-iii.'  .laii'*  l.-s  .■•■llul.-s  .In  p'iii^;li..ii  <!<! 
Iial.riuila  ol  s.-  I.iii.in.-nl  p.n-  .i.'s  ail...i  i>al.n..s  1.1m  .s  .laiis  !.■  i^iw^Vum  iril.-.  p.'.!....- 
•ulniiT.  Os  irsnllals  ...il  -  !-■  .|r,„iis   .-..nti.  i...'s  pai-   (;.i.|al   mii'  I.-s  ...,n...i.ir.'n-s. 

l'.x.iniiiii'  •^iii'  <!.'>  .(Miiic-^  li(iii/(iiil;il.'s  .»ii  \  (M'Ii.'o-lrJinsvcr^al.'S,  colo- 
j  rit'(>  ail  (  aiuiin  <  n  il  apr.'s 
les  m.'lli.xlcs  .1.'  \\'.'iii.M-| 
nu  .1.'  Pal.  I''  ,i:ani;li«>n  d.' 
riialifiiiiia  -('  (•timiH.-~('  .li.'/ 
i>>  maniiuili'ro  .!.'  .Iciix 
juassi's j;riM's..ni.'  l'on  p.Mil 
Jisliiiiiucr.  av.'c  Ni-^^l  .-I 
l'ajal.  iMi    noi/dii  iiilrnu'  .'I 

•'loyau  v\lein<'. 

I      Le   no)/ai(  inti'nio,   Iros 
polit  cho/riuMiimc,  cl  il.ml 

ilo  voliini.'  para  il  ôli-o  dans 

lia    s«'ri(^    animal.'    j)ropoi'- 

ilionnol  au  dôvoloppomenl 
kW  la  i'onclion  DUaclive,  osl 

[recouvori    .mi    «l.'dans    par 

(l't^pcn.lynn'    .In     iroisi.''ni.' 

|Vonlrifiil('  cl  .'ii  .Icliors  par 

,l('s  libres  (lu  la'uia  thalaini. 

llqui   le  s.'par.Mil    du  n.)\au 

[t'xtoruo.  Ses  cellules   sonl 

'caracléristi(jues  et  remar- 

i<Huil)les  par  leur  petitesse 

Ici  leur  nombre    Kij;.  .'{IS). 

Serrées  les  un.'s  contre  les 

aulics  et    in'ctiuli.'M'cmeul 

(disséminées  .lans  l'inté- 
rieur du  noyau  iul.Mii.'. 
.dlcs  se  rappr.iclu'ut  par  leur  j)cliti'ssc  des  crains  du  cervelet,  et  par 
leur  ni.)rpboloi;ie  des  crains  de  la  circonvolution  godronnée.  Le  corps  est 
|)etit.  ov.)ïde,  piriinrnu'.  fusit'orme  ou  étoile  et  donne  naissance  à  deux  ou 
liois  dendrites  épaisses,  .juj  se  terminent  aj)rès  un  très  court  trajet  en  un 
nombre  considérable  de  lani.aux  enchevêtrés,  à  contours  rugueux  et  cou- 
verts d'épines,  qui  ne  s'étendent  pas  au  loin,  mais  restent  confinés  au 
voisinage  du  corps  cellulaire.  Le  cylindre-axe  est  fin,  décrit  plusieurs 
méandres,  t'met  (|uel(|ues  collatérales  dans  l'épaisseur  du  noyau  interne, 
puis  se  continu."  en  une  ftne  liln.'  aiuyéliniqu.'  .lu  fais,  .'au  rélrofiexe 
de    Meynert      \'oy.    p.    .'{S6\    Ces   cellules,    ijui    sont    caract.''risti(iues   du 


FiG.  .{{'.I.  —  Arboi  isalidiis  leiiuinales  du  hiMiia  lliala- 
mi  dans  I.î  noyau  iuli-rne  dugauijlion  de  l'Iiabenula 
du  lapin  de  huit  jours  d'apn's  Cajal,  1894).  Mé- 
liiode  do  (ioliii. 

«,  arborisation  simple.  —  r,  arborisation  double. — 
h,  coupe  transversale  de  la  partie  interne  du  ta-niii 
tiialaini.  —  p.  origine  du  faisceau  rétroflexe  de  Meynert. 


Novaii  intrrno. 


380  A.N'ATOMIE    DES    CENTRES    NERVELX. 

noyau  interne  du  ganglion  de  Ihabenula,  se  trouvent  réunies  par  gToupe> 
de  trois  à  quatre  et  sont  entourées  d'un  feutrage  cylindre-axile  extrême- 
ment dense  et  enchevêtré,  fourni  par  les  fibres  internes  du  tct^nia  thalami 
(Fig.  319),  et  tout  à  fait  analogue  aux  nids  péricellulaires  qui  entourent 
les  cellules  de  Purkinje  du  cervelet. 
No^aucxtornc.  Lcs  ccllules  du  noijau  extcnie  (Fig.  318i  sont  très  analogues  à  celles  di 

thalamus;  elles  sont  volumineuses,  étoilées,  pourvues  de  dendrites  diverj;! 
gentes  très  étendues,  et  occupent  surtout  les  régions  inférieures  du  gan 
glion  de  Ihabenula.  Leur  cylinilre-axe  est  volumineux  .  émet  dan- 
l'épaisseur  du  noyau  externe  deux  ou  trois  collatérales,  s'entoure  d'ui 
épais  manchon  de  myéline  et  se  continue  avec  une  grosse  fibre  du  fais' 
ceau  rétroflexe.  Ces  cellules  sont  entourées  d'un  feutrage  très  dense 
constitué  par  de  fines  fibres  granuleuses  et  ramifiées,  fournies  en  grandi 
partie  par  les  fibres  externes  du  t.eiiia  thalami  et  en  partie  par  lo: 
fibres  radiées  du  pulvinar  et  du  centre  médian  de  Luys. 

Tieiiia  thalami.  Tœnia  tlialanii  (Ith).    —  Le     tœn'ia    thalami    des     frères    Wenze^ 

([lenle)    ou     slvie    médullaii^p     du    fha/amus    [Ihiea     alba     de     Ilaller' 

Sehstreifen  de    Burdach)  occupe   le   bord    supéro-interne    de  la   couchi 

Ç^  optique.  Les  termes  de  pédoncule  antérieur,  de  rênes  de  la  glande  piné al 

121  soiis  lesquels    il   est    souvent    désigné,    doivent    être     abandonnés,    le 

ï*  recherches  modernes  ayant   montré  (|ue  ce  tractus  blanc  est  une  dépen 

^  dance  de  l'habenula  et  qu'il  n'envoie  pas  de  fibres  à  la  glande  pinéale 

Son  aspect  sur  los         Sur  Ics  coupcs  vcrtico-transvcrsales,  le  ttenia  thalami  se  présente  sous  1; 

^  co.iposvertico-trans-   j',^f.,^^Q  ^ w\\  faisccau  triauiiulaire,  dont  la  base  se  continue  avec  le  stratun 

^  versales.  ^  r» 

•ï  zonale  (Slr/.i  des  faces  supérieure  et  interne  du  thalamus  et  dont  le  soni 

j  met  constitue  une  arête  vive,  qui  donne  insertion  ;i  la  membrane  épendy 

nairc  qui  ferme  le  troisième  ventricule  en  haut  et  tapisse  la  face  inférieur 

de  la  toile  choroïdienne  et  les  plexus  choroïdes  du  troisième  ventricule 

Mince  en  avant  où  il  longe  l'extrémité  antérieure  de  la  couche  optiipi 

et  où  on  le  voit  apparaître  immédiatement  en   arrière  de   la  commissur 

aniéticurc.  il  s'é|)aissil  bientôt  grâce  à  l'apport  incessant  de  fibres  qui  lu 

vicnncnl  du  straluni  zonale.  Sur  les  coupes  verlico-transversales  qui  inté 

ressent  la  pailie  renlh-e  du  noyau  anh-rieui"  du  thalamus,  leta'uia  llialani 

f()rm(!  un  faisceau  éjjais,  fusionne''  avec  le    stratuni  zonale   et   impossibi 

à  délimiler  d'avec  lui.  IMus  en  arrière,  sur  les  coupes  qui  intéressent  1 

queue  du  noyau  antérieur,  le  la-uia  Ihalami  s'élale  dans  le  sens  de  la  largeu 

pour  s'amincir  de  nouveau,  au  voisinage  du  ganglion  de  Ihabenula,  en  w 

faisceau  à  surface  de  section  triangulaire.  Os  changements  de  forme  rei 

dent  assez  difficile,  au  moins  chez  l'homme,  rap|)réciation  de  l'épaisseï 

de  ce  faisceau  daie^  les  dilVérenles  parties  (l(>  son  trajet.   D'après   Krdlikei 

il  diininueiail  d'épaisseur  d'avant  en  aiTièrtM'hez  le  clial.  Il  ne  paraît  pa 

en  être  de  même  chez  riioninie. 

Les  libres  du  ta-nia  tlialauii    ne  se    terminent  pas  toutes  dans  le  gai 
glion    (le    riiabenula.   lu  certain    nombre    le    traversent   simplement,  0 


( .  A  N ( .  I  h •  N s   I  \  I  I i  \  (  ( I n  1 1  (  \  I  \  :  ( ; 1 1 1  ( . 1 1 1 :   1 1 1 •  i  i  ii  i  i : .  :\h\ 

I»'  rrcniiN  iiMil    rii    liii   liiniuiil    son   n'\c|ciiii'iil    hLiiir.    |iiii-    [m'iu'I  nul    -dil 
hlan^   l<'    r.iixTjiii    ici  rMllcM-,     suit    iliiiis    l:i    cniii  iiii-sii  ii'    i  n  ti  rli;i  ln'iiiihii  ii-. 

Si    II'    IIIimIi'   i|i'   Ii'I'iii  I  Mil  Isnii    des   lilin'v  (lu    l.nil.'i    lli:il;illli   r^l    ;ii|  jullld   lllli         Ori^ino    complnxn 

I  '  I  I  I  >  I  '  '  Il  III  'I''  HON  librcH. 

,i^^iV    hirii     cipllllll,     il    II  l'ii    csl     |(,|s     (le    iiii'iiji'     liii     s|r;;r     de     Iciir--     crllillcs 

irmi^ilH'.     I.i'    l.rili.l    I  ll.ll.illli   idlislil  Ile  cil   illrl    un    t'.iisccMII    Inri    coinitlcXi!, 

iliMil    Ifs  i)iii;iii('s  s(inl   Idiii  il  rire  ri»Mi|(lrl('iii('iil  ('•liicidiM'S. 

I.    Il   tiii'  mil'   piiilir  tii'   M's    lilirrs  ilii  shalKiti  znnfilc  des    ('aces   siipr- 

ritMin-,  aiili'iii'iin'  l'I    |i(i>ir'ri('iin'  du    llialamiis;  d'aulrcs   lui    ai'i'ivonl     le 
I  lonu    de     la     lace     iiiliTiir    du     llialaimis.     se     [((irlciil     nhl  i(|  iictiiriil     en 

liaiili'i  en  aiTirrc  ou  Ncilicalctiiciil  en  liaiil,  cl  a|>|tafl  iciiMcnl  \\\\  ix'-donculc 

infn'o-intcnw  du  llialaniiis.  Parmi  ces  lilucs  une  pelito  parlic  est  d'oi'i- 
,  «fine  rortiixlr,  dr^iMicre  à   la   suilc  de    h'sions  étendues  de  la  coiMicalil*''      contingent  cortical 

.     .  1        ,  ,  I  ,  ,  ,     •  ,  ,  ,    •  Il  1        '•'   f-ontingcnt  thala- 

(•(•rebrale.  cl  j)asse  par  les  se^inenls  aiucnciw  cl  jxislcrieiir  de  lu  ca[»sulc    ,„|,,uo. 

iulcnic.  Les  d('ii('Miéi'esceiices  Iraih'cs  par  la  mi'lliodc;  de  Marclii  nionti'cnl 

(|u'elle  occupe   la  |)ar(ie  exlcruc  du   Kcuia    Ihalaïui  el  qu'elle  se  termine 

dans  le  uau^lioii  ^Ir   l'IiahcMUila  liomolaléi'al  cl   dans  celui  du  eùt<'*  opposé 

{V'v^.  ;{20,  voy.  aussi  cas  Caillot.  iMg.  2(S.'{,  cas  Hilaire,  Fi^.  287).  Une 

«nutre  |)artie  |)rovient  des  dilVc'rcMls  noyaux  du  tluiluuius,  et  chez  le  lapin 

eu  |iailiculicr,  dajirès  Kollikcr,  d'un  petit  noi/uu  intermédiaire  au  hcnia 

llialami  el  au  noyau  antérieur.  Les  fibres  corticales  el  les  fibres  Ihalamiques  > 

ne  soiil  pas  loutes  superficielles,;  il  y  en  a  de  profondes  ([ui  se  rendent  au  j 

la-nia  lliaiami  et  au  ganglion  de  l'habenula  en  suivant  le  trajet  des  fibres 

radiées  des  noyaux  externe  et  interne  du  thalamus  et  du  pulvinar.  Il  est 

j)iobable  que  parmi  les  fibres  qui  arrivent  au  ta'nia  thalami  par  l'inter- 

uK'diaire  du  pédoncule  inféro-interne  du  thalamus,  la  plupart  tirent  leur 

origine   moins  de   l'écorce  temporale  que   des  cellules  de  la  substance 

innominée  sous-lenliculaire  qui  constituent   le  (/anç/lion  de  t'ansc  pôdon- 

culaire  ou  des  cellules  de  la  substance  grise  centrale  ({ui  tapisse  la  face 

interne  du  Ihalaïuus. 

2.  De  nombreuses  libi'(>s  proviennent  du  spptum  lucidum  et  de  l'aire  contingent  oifac- 
otfactive  ^substance  perforée  antérieure,  substance  innominée  sous-len-  ^'  ' 
ticulaire,  tubercule  olfactif  et  peut-être  partie  ventrale  du  corps  strié), 
inies  suivent  le  trajet  des  radiations  olfactives  profondes  [Rolp]  (Fig.  251) 
v[  un  faisceau  septo-tlialamique  [hih]  (Fig.  253),  passent  au-dessous  de  la 
commissure  antérieure,  ])uis  se  recourbent  brusquement  en  haut  et  en 
arrière,  et  abordent  le  henia  llialami.  au  niveau  de  l'extrémité  antérieure 
de  la  couche  optique. 

.'L  La  plupail  des  auteurs  admellont  avec  Ganser  que  le  ta-nia  llialami 
leroil  de  la  c(uiie  d'Auimon.  par  l'inlermédiaire  du  piliei-  postérieur  et  du      connexions    .lon- 

1       ,    ■  !•    •  •  ,        ,  •  I  '  i       I         I  •  I  •  teuses  dn  t.x-nia  tlia- 

corp>  (In  Irigone.  un  taisceau  assez  important  (lui  se  détache  du  pilier  an-   lami  avecio  trigone 


térieur  immédiatement  en  arrière  de  la  commissure  antérieure,  puis  se 
recourbe  brusquement  en  haut  et  en  arrière,  pénètre  dans  la  strie  médul- 
laire du  thalamus  el  ne  dégénère  pas  lorsqu'on  sectionne  le  pilier  anté- 
rieur du  trigone  dans  le  tuber  cinereum.  L'existence  de  ce  faisceau  niée 
par  Meynert  et  v.  Gudden,  admise  par  Luys,  Schwalbe,  Forel,  Honegger, 


cén-bral. 


382 


ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 


Lotheisen,  KoUikor.  avait  déjà  été  signalée  par  les  auteurs  anciens,  tels 
que  Vieussens,  Sabalier,  Vicq  d'Azyr,  Burdach,  Arnold,  Cuvier,  etcJW» 
0.  Vogt.  toutefois,  n'a  pu  constater  de  dégénérescence  du  tœnia  thalami  ■« 
après  section  du  trigonc  au-dessous  du  bourrelet  du  corps  calleux  et  cet   % 


I 


Fi(i.  320.  —  Dégénérescence  de  la  partie  inféro-cxferne  du  faniia  thalami  (th)  de 
l'homme  consécutive  à  une  lésion  sous-corticale  sectionnant  le  pied  de  la  couronne 
rayonnante  et  le  noyau  lenticulaire  sans  intéresser  la  couche  optique.  Une  partie 
(les  fibres  dégénéiécs  se  termine  autour  des  noyaux  cellulaires  du  ganglion  de  l'halie- 
nula((ih)(lu  même  cô(é,une  autre  partie  s'enire-croise  dans  la  commissure  interha- 
Iténulaire  (Cili)  et  se  termine  dans  le  ganglion  de  l'iiabenula  du  côté  croisé.  (Méthode 
(le  Mardi i.i 

auteur  admet  ([ue  les  fibres  qui  se  détacbenl  du  })ilier  antérieur  du  trigone, 
pour  se  rendre  dans  le  ia'nia  tlialami,  ne  proviennent  pas  de  la  corno 
d'AmnioM,  mais  soni  simplement  accolées  au  pilier  antérieur  pendant  un 
court  trajet,  et  appartiennent  en  réalité  au  faisceau  septo-lbalamique 
(voy.  p.  207).  Les  connexions  du  la'nia  llialami  avec  le  septiim  lucidum 
cl  l'aire  olfactive,  par  rinlemiédiaire  du  faisceau  septo-tlialamiquc  ou 
longitiidiii.il    basai,   sont    du    reste   admises    par    Lotbeisen   et    Kolliker. 


(.  \.N(.l.l(t.NS    IM  li  \(.n|[TI(;.\  1   \  ;  (.(H  cm.    nl'lluil.  :is:( 

\.    Les  illllrrs  Colinrxioii^  ilii    l.i'lli.l    ill.ll.'inii     sont     lii';il|(()ii|(     |i|||s     i|(,||  Aiifr«h  roniif.xion» 

Irlis...  :  |)*;i|>ivs  |;,.|l,  \;.lriiliii,  l.iiy-^.  II..M(--rr.  \r/.rnu/  .rnn-,,rrnlan  i';.'',','""''"''  ''"  '"'"'" 
,  ii\  i'ri;til  i|  iiili|  iir-.  liliir->  ,111  l.riii.i  I  li;i  l;i  m  i .  coiiiH'x  idii-^  nii'-r-.  |t;ir  |\i>||i 
lo-r,  l.ol  Ikmm'II.  h  ;i|trrs  lluiicj^^cr.  Ir  l.i'iii.i  lli;il;iiiii  icccs  r.iil  (|iicl(|iir- 
liluo  (lu  prihiiK  ii/r  tlii  scptiim  hn  idiiiii,  i|iii  ;i|iii-^  iiNoir  Iriivci'M''  l'iiirr 
iiHiiiliN  •'  >•'  joiiiil  l'.'iiiMil  à  l;i  l);iriili-l(>l  le  opl  i(|iii'.  cniildiiiMiM'aii-iil  lucc  dli' 
II'  |)ir(l  (In  piMloiiciilc  (('rt'ld'al.  al  Icimliinciil  aiii-^i  lc>  |)arlirs  lal(''ial('s  cl 
l»osliM'i(Mirr^  (In  llialamii<.  cl  |»ar\  icmhaiciil  au  la'iiia  llialanii,  soil  en 
li-a\  (•i-'ani  la  parlic  iiosli'ricnrc  <lii  llialanius.  soil  |)ar  rinlci-ni(''(liairc  dn 
>lraluni  /unalc  du   |tnlvinar. 

l('ai>ics  ('iidili  cl  lloiicj;^(M\  le  laMiia  llialaini  rcccvrail  du  nerf 
o/ttli/if  t'I  du  '/aiii///n/i  f)f)ft(/Nr  hf/saf  (|n(d(|ncs  lihrcs  qui  abandonncraicnl 
le  iicif  o|)li(|uc  en  arrière  de  l'espace  i^M'Iori'  anl(Micur\  lra\  crscraieni  le 
IiiIhm- eincrcuni  cl  ai'iMM'raicul  au  j;ani;li<ui  de  l'Iialtcnula  a\-ec  les  lilires 
dn  |)t'Ml(iiicule  inlV'io-inlcrne  de  la  coneln»  (>|)li(|nc.  Il  s'aj^irail  dans  l'espèce 
de  /i/)/cs  pK/f///'f/rr^.  haprès  Moudcl  l'arc  irido-réllexe  passerail  par  le 
uauuliou  d(>  l'haheiuila,  cl  l'iridfM'loniie  totale,  j)rali({uéo  clio/  le  (diien, 
le  clial.  le  lapin,  peu  de  jours  après  la  naissance,  cnlruînorail  une  ati'O- 
pliic  partielle  du  ^anj;liou  de  l'habenula.  Darkschewitch  admet  de  môme 

de>  connexions  entre  le  nerf  optique  et  le  ganglion  de  l'habenula,  mais  J 

piiur  cet  auteur,  les  libres  pupillaires  ou  irido-rèflexes  ne  suivraient  pas 
le  trajet  indiqué  par  Ilonegger.  I']lles  n'abandonneraient  la  baïubdette 
opiiipie  (jn'au  ni\eau  du  corps  genouillé  extern(\  traverseraient  ensuite, 
avec  les  libres  radiées,  le  pulvinar  pour  se  rendre  à  la  commissure  pos- 
térieure et  à  la  partie  postérieure  du  ganglion  de  l'habenula.  Cajal  nie, 
par  contre,  toute  connexion  du  nerf  optique  avec  le  ganglion  de  l'habe- 
luila.  en  se  basant  sur  l'intégrité  de  ce  derniei"  cluv  la  souris  après  énu- 
(lealion  du  globe  oculaire. 

Les    expériences   entreprises   dans   le    laboratoire   de    l'un   de    nous      u-    nerf   o^tiqu.. 
sur   le    lapin   et  le  chien  ne  militent  pas  en  faveur  d(^   l'hypothèse   de  l^rL'aTitM^oràol'ha-^ 
Darkschewitch  et  de  Honegger;  même  à  l'aide  de  la  méthode  de  Marchi.   ''cnuia. 
nous   n'avons  januiis    pu    constater   de   dégénérescence  du  ganglion   de 
riialiciuila  soit  du  même  côté,  soit  du  coté  opposé  après  énucléation  du 
globe   oculaire.    Probst,    Hach.   dans    leurs   recherches    expérimentales 
(il>OU  ,  ne  l'ont  pas  non  plus  rencontrée. 


Commissure  iiiter- 
liabcnulaire. 


Commissure  interhabénulaire  (cih,  Fig.  317  et  320).  —  La 
commissure  interhabénulaire  est  un  faisceau  de  hbres  transversales  situé 
en  avant  de  la  glande  pinéale  et  qui  existe  dans  toute  la  série  des  vertè- 
bres, l'dle  relie  le  ta-nia  thalami  et  le  ganglion  de  l'habenula  au  ganglion 
lioniologne  du  côté  opposé  et  îi  la  moitié  opposée  du  cerveau  moytMi.  Con- 
sidér(>e  par  Kidliker  comme  une  commissure  des  tauiia'  thalami. (die  ])orte 
encore  le  nom  de  (Icriissdlion  dorsa/r  du  //m/a;>///6~  (superior  commissur.  sa  situation. 
Osborue,.  Pour  les  auteurs  anciens,  Willis,  Hidley.  Vicq  d'Azyr,  etc.,  etc., 
elle  faisait  partie  du  pédoncule  antérieur  de   lu  glande  pinéale,  nom  qui 


384  ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

doit  être  abandonné,  les  recherches  modernes  ayant  démontré  que  ni  la 
commissure  int(M"habénulaire,  ni  le  taenia  thalami  n'entrent  en  connexion 
avec  la  glande  pinéale. 
Elle  ne  doit  pas         Uu  divcrticule  du  troisième  ventricule,  le  divcrticide  pinéal,  plus  mar- 
ir^oTiîSuTe' ""s-  que  chez  l'embryon  ^Voy.  fig.  42,  pg,  99,  T.  I")  que  chez  l'adulte,  sépare  la 
térieure.  commissurc  interhabénulaire  de  la  commissure  postérieure  avec  laquelle 

elle  ne  doit  pas  être  confondue,  ainsi  que  Haller,  Vicq  d'Azyr,  Leuret  et 
Gratiolet,  Mayser,  etc.,  l'ont  déjà  fait  remarquer.  ! 

Sa  constitution.  Ses  fibrcs  situécs  dans  la  paroi  antérieure  de  la  glande  pinéale  sont 

parallèles,  revêtues  d'une  gaine  de  myéline  et  se  colorent  intensivement 
par  l'hématoxyline.  Elles  proviennent  en  grande  partie  directement  du 
taenia  thalami,  et  dégénèrent  avec  celui-ci  à  la  suite  de  certaines  lésions 
étendues  de  la  corticalité  cérébrale  (Fig.  320).  La  commissure  interhabé- 
nulaire reçoit  en  outre  quelques  fibres  du  ganglion  de  l'habenula  et  du 
faisceau  rétroflexe  de  Meynert,  des  fibres  radiées  du  thalamus  et  du  stra- 
connexions  de  ses  tum  zoualc  du  pulviuar.  Un  'petit  nombre  de  ces  libres,  après  avoir 
'^'''■*^^-  dépassé  la  ligne  médiane,  se  termine  dans  le  ganglion  de  l'habenula  du 

côté  opposé  et  constitue  de  véritables  fibres  commissurales.  D'autres 
se  continuent  peut-être  avec  le  taenia  thalami  du  côté  opposé  et  se  rendent 
aux  régions  olfactives  du  cerveau.  Mais  le  plus  grand  nombre  se  rend, 
au  cerveau  moyen,  les  unes  s'arrêtant  dans  le  toit  du  cerveau  moyen,  en 
particulier  dans  Je  tubercule  quadrijumeau  antérieur  (un  des  centres 
optiques  primaires),  les  autres  entrent  peut-être  en  connexion  avec  le 
faisceau  longitudinal  postérieur  et  le  noyau  de  la  troisième  paire. 

Faisceau  rétro-  Faisccau  de  Meynert  (faisceau  rétroflexe i  (FM).  —  Soup(:onné 
rtexc de  Meynert.  ^^^,  Stiéda  ot  par  Luys,  Ic  faisceaii  rélroilexe  a  été  décrit  par  Meynert 
qui  le  désigna  d'abord  sous  le  nom  do  faisceau  du  (janglion  de  l'habenula 
à  la  calotte  (Haubenbiindel  des  ganglions  habenube),  puis  sous  celui  de 
faisceau  rétroflexe.  Il  j)orte  d(>puis  l'orei  le  nom  de  faisceau  de  Mci/nerl. 
C'est  un  faisceau  compact,  qui  existe  dans  toute  la  série  des  vertébrés  el 
Son  trajet.  qui  sc  dirige  obliquement  de  haut  en  bas,  d'arrière  en  avant  et  de  dehors 

en  dedans,  du  ganglion  de  l'habenula,  oii  il  prend  son  origine,  au  ganglion 
interpédonculaire  dans  lequel  une  partie  de  ses  fibres  se  terminent.  Chez 
les  vertébrés  inférieurs  et  chez  la  plupart  des  mammifères,  ce  faisceau 
décrit  un  trajet  recliligne  et  qui  semble  tiré  au  cordeau.  Chez  l'homme,! 
grâce  au  d(''veloppenieiil  considérable  du  noyau  rouge,  le  faisceau  rétro-i 
flexe  décrit  de  (  iKupic  côlé  du  troisième  ventricule  une  courbe  en  forme' 
d'S   (l'^ig.    321).    La    courbe   suj)érieure   à  convexité   externe,    travcu'se    le 
noyau  interne  du  thalamus  aux  conlins  du  pulviuar,  contourne  la  parliei 
postérieure  du  troisième  ventricule  et  embrasse,  dans  sa  concavité,  le  fais- 
ceau longitudinal   postérieur  et  la  partie  supérieure  du  noyau  de  la  troi- 
sième j)aire.  La  courbe  inférieure,  convexe  en  dedans,  entoure  le  noyaul 
rouge  et  le  traverse  dans  une  partie  de  son  trajet. 
Ses  rapports.  Le  l'aisccau  (le  Meynert  affecte  les  rap|)orts  suivants.  Au  voisinage  du» 


(;  \  M,  I   ht  \>     I  N  I  liACim  I  I  CA  1    \  ;  col  cil  i;    (II'  Il  (H    i;. 


:\h: 


^an;;lit»ii  de  I  Ii;iIm'iiii1;i,  (•(>  r.ii^ciMii  c^l  -^ilin''  l''i^.  m,  |».  (l!)  :  rn  (Icil.in-,  iln 
,C(Miln'  nii'diaii  (le  l.ii\>  Nm  ,  cil  ;i\  :iiil  ilii  liilirniilr  (|ii;i(|  li  j  iihhmii  .iiiir-- 
liciir  i<j;i>.  t'ii  jiiThTc  du  iiii\,ill  iiiIimih'  du  1  li,i  l.iiiiil>  Niiri  ilr  l:i  .sii|>- 
•>l;mct'  ^risf  ctMlIlMlc  du  I  loi-irllir  \  rut  liilllc  Sm-  (|lli  Ir  iTcoiiN  rc,  en 
dedans,  de  la  (•(Uiiiiiissiirc  lutrilialiciiuhiiir.  l'lii->  lias  (l^'i^.  2S,  |).  i.'),,  il  sr 
place  iMi  a\aiil  du  riiliaii  de  Keil  uii'di;iii  Km,  m  d(dinr>  (d  eu  a\aiil  du 
faisceau  i(Ui- iiiidiiial  |)(i-^lcricur    \"i'^.  'M\    .  l'iii^  il  Iravcrsc  de  liaiil  en  has, 


%  >\rJt  miy. 


Fil..  ;{21.  —  Coupe  vertico-transversale  un  peu  oblique  en  bas  et  en  avant,  itarallèle  au 
plan  (lu  faisceau  rétroflexe  de  Mcynert.  (Méthode  de  Weigert.) 

Cge,  corps  gcaouillé  externe.  —  Cf/i,  corps  genouillé  interne.  —  Flp,  faisceau  lonffitu- 
dinai  postérieur.  —  FM,  fnis.-eau  rétroflexe  de  Meynert.  —  Gh,  ganglion  de  rhabeniiln.  — 
l.ii,  locus  nigor.  —  Mo\\.  membrane  obturatrice  du  troisième  ventricule.  —  Xe,  Ni,  N)ii. 
noyau  externe,  noyau  interne  et  centre  médian  de  la  couche  optique.  —  A'/?,  noyau  rouge, 
—  Pj  pied  du  pédoncule.  —  PTi/i.  pédoncule  du  tubercule  mamillaire.  —  Pid,  pulvinar.  — 
RC,  radiations  de  la  calotte.  —  %/f.  région  du  ruban  do  Reil  médian.  —  Sf/c,  substance 
grise  centrale.  —  sM,  sillon  de  Monro.  —  Spp,  substance  perforée  postérieure.  —  >7//. 
stratum  inlermedium.  —  Strz,  stratum  zonale  du  pulvinar.  —  T/i,  couche  optique.  —  //A, 
ta'nia  thalanii.  —  l':i,  troisième  ventricule.  —  //,  bandelette  optique.  —  ///.  nerf  motiMir 
oculaire  commun:  .Viii.  son  novau  d'origine. 


de  dcliois  cil  dedans  cl  d'arrière  en  avant,  la  [)artie  postéro-interno  dn 
noyau  rouge  (NR),  et  sur  les  coupes  horizontales  détermine  dans  ce  dernier 
une  ccliancrure  assez  profonde  (Fig.  320,  321  et  322, T.  T'",  p.  641  et  suiv.) 
considérée  à  tort  par  Luys  comme  le  /liie  du  noyau  rouge.  Arrivé  à  la 
partie  inl'éro-interne  du  noyau  rouge  (Fig.  323,  T.  I",  et  Fig.  321).  le  fais- 
ceau réirollexe  se  confond  avec  la  capsule  de  ce  noyau  et  chez  riiomme  ne 
peu!  être  suivi  au  delà.  Pour  .Meynert,  il  se  couderait  à  angle  droil,  se 
porlerait  en  arrière  (de  là  son  nom  de  fascicii/its  rcAvoflexus;)  et  se  con- 
tinuerait avec  les  libres  antéro-internes  de  la  calotte  du  pédoncule  céré- 
bral. Forel  a  montré  que,  chez  les  mammifères,  ce  faisceau  ne  se  continue 
pas  avec  un  faisceau  de  la  calotte,  mais  qu'il  se  termine  dans  un  pelil 


de  ribres. 


386  ANATOMIK    DKS    CENTRES    NElîVElX. 

ganglion  impair,  médian  cl  syméti-iqne.  le  (janglion  i/it('r/)('doncitlaire\ 
(Gipi,  situé  dans  l'espace  perforé  postérieur  et  découvert  par  (îudden.l 
Nettement  accusé  chez  les  mammifères,  ce  ganglion  est  insigniliant  chez| 
l'homme. 
Ses  deux  espèces  Lc  faisccau  rétrotlexe  comprend  deux  sortes  de  fihres.  Les  unes,  fmesl 
et  dépourvues  de  manchon  de  myéline,  se  colorent  intensivement  parlef 
carmin;  elles  représentent  les  cylindres-axes  des  petites  cellules  du  noyaul 
interne  de  l'habenula  (Fig.  318  A);  les  autres,  volumineuses  et  pourvues! 
d'un  épais  revêtement  myélinique,  prennent  leur  origine  dans  les  cel- 
lules du  noyau  externe  de  ce  ganglion  (B  . 

(liiez  les  mammifères  autres  que  l'homme  et  les  primates,  le  noyaul 
interne  du  ganglion  de  l'habenula  ainsi  que  le  ganglion  inter-pédonculairel 
sont  bien  développés,  les  fibres  amyéliniques  prédominent  et,  sur  les  coupes 
colorées  au  carmin,  le  faisceau  rétrotlexe  présente,  selon  l'expression  dcj 
Forel,  l'aspect  d'un  faisceau  sclérosé.  Chez  l'homme,  les  fibres  fines  sont 
beaucoup  moins  nombreuses,  les  grosses  fibres  myéliniques  prédominent 
et  occupent  la  périphérie  du  faisceau.  Cette  disposition  est  très  facile  à 
constater  sur  les  coupes  horizontales  sériées.  Au  voisinage  du  ganglion  de 
l'habenula,  le  faisceau  rétroflexe  se  compose  de  quatre  à  cinq  fascicules, 
disposés  sur  une'ligne  légèrement  courbe,  à  concavité  postérieure  (Fig.  3 1  î). 
p.  639,  T.  1"  I.  Sur  les  préparations  colorées  par  la  méthode  de  Weigert. 
chaque  fascicule  présente  une  partie  périphérique  foncée,  formée  par  les 
fibres  à  myéline  fortement  colorées  par  l'hémaloxyline,  et  une  partie 
centrale  claire  contenant  les  libres  dépourvues  de  myéline.  Cette  dispo- 
sition se  retrouve  plus  bas,  ou,  par  suite  de  la  fusion  des  fascicub^s. 
^  le  faisceau  de  Meynert  se  compose  seulement  d'un  ou  de  deux  faisceaux. 

Lnurs  lieux  de  ter-         Il  cst  probable  quc  ces  deux  ordres  de  fibres,  d'origines  diverses,  pré- 
sentent également  une  terminaison  différente.   Les  fines  fibres  amyéli- 
niques se  terminent  très  certainement,  ainsi  que  Forel  l'a  indiqué  et  que 
V.  (lehuchten  et  Cajal  l'ont  constaté  de  visft,  dans  le  ganglion  interpédon- 
culaire  (Fig.  322).  La  prédoininance  de  ces  fibres  chez  les  mainmifèrc^s.ilonl 
le  ganglion  interpédoiiciilaire  est  bien  développé,  milite  com[)lètenient  en 
faveur  de  cette  opinion.   Ouant  aux  fibres  entourées  d'une  éi>aiss(>  gaine 
de  myéline,  il  est  fort  probable  qu'elles  se  teiuiiiUMil  dans  la  substance 
perforée  postérieure  ou  que,  se  comportant  de  la  fa(;on  décrite  par  .Meyn(>rl,. 
elles  se  continuent  avec  des  fibres  longitudinales  de   la  calotte  à   d(»sli- 
nation  inconnue   —  Il  est  un  fait  certain,  c'est  que  chez  l'homme  :   I  '  le 
faisceau  de  Meyneil  ne  |>(miI  élic  suivi  au  delà  de  la  partie  antéro-interne 
de  la  capsule  du  noyau  rouge;  2"  le  volume  du  faisceau  rétrotlexe  n'est, 
pas  en  iaj)port  av(>c  le  dévcloppemeul  ludimentairc^  du  ganglion  inlei'pé-i 
donculaire.  C'est  là  du  reste  une  (»pinion  (Muise  d'abord  |)ar  l'ritscli,  puis' 
par  llonuegger  et  à   la(|uelle  nous  nous  rallions  coinplèleuKMil. 

(Janpiion   intorpc-  Ganglion  interpédonculaire  (Gip^.  —  l.e  i:.uii;lion  inlorprdonciilairo  est  un  petiti 

donculaire  des  rori-    g;i,ii,| j,,ii  (  i  i.mmil.'iii  r,  Irrs  jiii'ii  (l<' v('I<>ii|)(' olioz  los  roiii;(MU's  ol  <iui  occupo  IVspace  iiiler- 
prduncul.iii  r   (Ir   (  .1  Hvi'iUiicr  au  Vdisiiiauc  du  IkuiI  supriiour  de  la    prelnlu'ranco.  lise 


(.  A  \(.  I   liiN  V    I  \  I   i;  \(   (i|i  I  |i:A  I    \    :    CiM   (.11  I.    u|'  |  |(i|    \]. 


:js7 


\uil    Irrs    liii'll    à     l'nil    lill    .II.'/     |r    |,||>ill   (\ny.   T.    |■^    p.    :tJCi,    (il.'.     |!I|     ;    il|r/.    |i'     .||,|(    .(     |,. 

,  Ilifii,  il  i'-(    |,|ii--   |Mli(.  CIh'/   Ir  -iii^'c.  il  ol,  .sidi."    (I.ims   |,i  pi  m(iiImi  .mcr' ;  ili.v,  riiomiiii' 
ii(in,  il  (•.•iiipr  1,1  voi^li' ciii  (loii  l>i)ii.'iic  ii('(!iiii(iili>-|tin(iili.'i,iiilii'l.  Il  s';if,'il.  hicii  ici,  du 

iiiiiins  i-lic/.  lr-<  rmiu'iii  s  .1  1rs  iii.iiniiiiiVi  es  mri'iiriii  s.  iriiii  L'.iiiL.'liiiii  iicKcirH-iil  (h'Iitiiil"' 
pli  sfcl  (le   iiny.iii  ilr  (miiin.iisi.ii  an  l'aiscrau  n'd  ci(lr\i>  ,\r  Mr\ii' r(  «•(  ipii  ii<'  <Iih(  pa> 

rlif  ronroiiilii  avcr  la  snlisiaïui'  pcrfun'c  posli'iiciii  r. 

Drrouvfit    par   \.  (.iKldcii,  liim   ili'.-iil  jiar    l'mvj,  puis   par   Ma\>ci-   .•(    |,ai    (.aiiscr, 

II-   ijaiiillioii    iiil.'ip.'.lnuciilaiiT   a    rli'   i'(ii(li<'   à  l'ai.lr   Ai-    la  iiu'lhndr  .!<•  <.mLm  pai   IMin- 


Fi(i.  322.  —  Coupe  voiiico-traiisversale  un  peu  oblique  en  bas  et  en  arrière  du  ganglion 
inlerp(^donculaire  de  la  souris  de  quatre  jours  (d'après  Cajal,  1896).  Le  ganglion 
inlerp('doni-ulaire  est  limité  de  chaque  côté  par  la  bifurcation  des  fibres  du  faisceau 
rétrollcxe  de  Meynm-t  (A).  —  H,  cellules  du  ganglion  intorpédonculaire  vues  de 
champ.  —  C,  arborisation  terminale  d'une  fibre  du  faisceau  rélroflexe.  —  n,  bifui- 
cation  d'une  de  ces  libres;  b,  ses  collatérales;  c,  au-e  formée  par  ces  libies. — 
D,  entre-croisement  ventral  de  la  calotte. 


ger  chez  les  reptiles,  par  v.  (ieliurliteii  el  Cajal  chez  les  poissons  osseux,  ef  par  Cajal 
également  chez  les  mammifères. 

Les  fibres  du  faisceau  rétroflexe  de  Meynert  qui  abordent  le  ganglion  inlerpédoncu- 
laire,  se  recourbent  brusquement  en  bas  et  en  dedans,  pénètrent  dans  la  partie  anté- 
rieure et  supérieure  de  ce  ganglion  et  l'entourent  d'une  sorte  de  fer  à  cheval.  Elles  soni 
toutes  très  Unes,  dépourvues  de  myéline,  ainsi  que  Cudden  l'a  signalé,  et  se  colorent 
intensivement  par  le  carmin.  En  s'enirelaçant  avec  celles  du  cAté  ojiposé,  elles  forment 
dans  l'intérieur  du  ganglion  interpédonculaire  un  système  de  libres  parallèles  légère- 
ment curvilignes,  très  serrées  les  unes  contre  les  autres,  et  dont  l'aspect  est  caracté- 
ristique <le  cet  amas  ganglionnaire.  Décrite  par  v.  Gudden,  Ganser,  Edinger,  cette  dispo- 
sition a  été  étudiée  par  ('ajal,  puis  par  Kolliker,  à  l'aide  des  imprégnations  d'argent,  et 
cet  auteur  l'a  comparé-o  à  l'aspect  que  présente  la  zone  moléculaire  de  Técorce  cérébel- 
leuse vue  sur  les  coupes  praticpiées  parallèlement  à  la  longueur  des  lamelles. 

Lorsqu'on  étudie  attentivement  le  trajet  de  chaque  libre  du  faisceau  de  Meynei  t,  on 


Mode  do  tet'iiiinai- 
sons  des  fibres  du 
faisceau  n-trortexe. 


388 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEIX. 


conslate  qu'olle  ne  se  termine  pas  dans  le  côté  opposé,  mais  qu'elle  décrit  plusieurs 
méandres  horizontaux  qui  occupent  toute  la  largeur  du  tjanjilion  et  sont  situés  sur 
plusieurs  plans  vertico-transversaux  (Fig.  322).  Gudden  et  (ianser  avaient  du  reste 
signalé  ces  dispositions  en  disant  que  les  libres  du  faisceau  de  Meynert  décrivent  des  8^ 
de  chiffre  dans  l'épaisseur  du  ganglion  interpédonculaire. 

Dans  la   première  partie   de    leur  trajet  intraganglionnaire,  ces  libres  n'émettent 
que  de  rares  collatérales.  Plus  loin,  près  de  leur  terminaison,  elles  fournissent  quelques 
collatérales  (jui  naissent  à  angle  droit,  se  portent  en  haut  et  en  bas  et  se  ramifient  libre- 
ment entre  les  cellules.  Quant  au  cylindre-axe,  il  se  termine  par  deux  à  trois  rameaux 
variqueux,  horizontaux,  pourvus  souvent  d'un  bouton  terminal.  Quelquefois,  la  fibre  se 
bifurque  en  abordant  le  ganglion,  et   les  deux   branches  se   comportent  comme  nous 
l'avons  précédemment  inditjué,  mais  occupent  des  plans  vertico-transversaux  distincts. 
Cellules    du  gan-         Les  cellules  du  ganglion  interpédonculaire  qui  entrent  en  contact  avec  les  libres  du 
glion    interpcdoncu-   faisceau  rétrollexe  sont,  ou  bien  de  petites  cellules  étoilées,  pourvues  de  fines  dendrites, 
el  dont  le  cylindre-axe  se  comporte  à  la  manière  des   cellules  du  type  II  de  Golgi,  ou 
bien  des  cellules  volumineuses,  fusiformes  ou  triangulaires  à  cylindre-axe  long  et  plus 
ou  moins  flexueux.  Elles  occupent  la  périphérie  et  le  centre  du  ganglion  interpédoncu- 
laire et  sont  pourvues  de  trois  à  quatre  fortes  dendrites  hérissées  de  grosses  épines, 
qui  se  terminent  par  un  panache  de  ramuscules  épineuv:  disposés  souvent  en  bois  de 
cerf  enchevêtrés  (Cajal).  Les  cellules  les  plus  périphériques  sont  parallèles  à  la  surface 
libre  du  ganglion  et  affectent  souvent  l'aspect  d'un  fuseau.  Les  cellules  profondes  pos- 
Lcurs  conucxions   sèdent  des  dendrites  plus  courtes,  plus  velues,  qui  se  terminent  par  un  épais  panache  à 
avec  les  ganglions   tpxture  très  compliquée.  Ces  cellules  sont  toutes  aplaties  transversalement,  quoique 
Qudden.  d'une  façon  moins  absolue  que  les  cellules   de  Purkinje  du   cervelet  (Cajal).  Leurs 

cylindres-axes  se  réunissent  en  un  petit  faisceau  signalé  par  (ianser  chez  la  taupe  et  la 
souris  des  champs,  et  dont  l'existence  est  confirmée  par  Ktilliker  chez  le  lapin.  C'est 
le  fahceau  tegmentaire  du  ganglion  interpédonculaire  (Ilaubenbiindel  des  ganglion  inter- 
pedunculare  de  Ganser)  dont  les  fibres  se  détachent  du  ganglion  de  chaque  ceilé  de  la 
ligne  médiane  (Fig.  332),  se  portent  sagittalement  d'avant  en  arrière,  croisent  à  angle 
droit  l'entre-croisement  ventral  de  la  calotte  de  Forel  et  se  terminent  dans  la  sub- 
stance grise  centrale  de  la  partie  supérieure  du  quatrième  ventricule  et  dans  le  gan- 
glion dorsal  de  la  calotte  de  (iudden. 


GLANDi:     l'INÉALE    (Gp.) 


Glaii'lo  pini'ale. 


Son  aspect. 


Sa  situation. 


La  glande  piné aie,  ou  conariiim  [ZxvhaX;  Zirbcldruse,  des  Allemands; 
pinoal  liody  or  gland  des  Anglais),  est  un  organe  dégénéré,  une  formation 
visuelle  ancestrale,  dont  l'étude  se  rattache  jusqu'à  un  certain  degré  à 
celle  de  la  couclie  ()|)li([ii(>.  Développée  aux  dépens  de  la  voùle  tlu  troi- 
sième ventricule,  elle  portt»  (>ncore  le  nom  iVf'/)i/)'if/sr  (e[)ipliysis  cerehrii. 
par  op|)osilion  à  \'/i//pop/if/sf>,  ou  corps  pituitaire,  développée  aux  dépens 
du  |)la!icher  de  ce  même  ventricule. 

(j'est  un  corps  mou,  impair  el  nuMlian,  de  couleur  gris  rougefitre,  d'as- 
pect grenu,  de  forme  ovoïde  ou  conicjue.  dont  le  sommet  regarde  en  arriére 
et  la  hase  eu  avaiil.  Du  volume  d'un  petit  noyau  de  cerise  ou  d'un  pois, 
aplatie  d(>  liant  eu  has.  la  glande  piu(''ale  mesui'c  10  millimètres  de  lon- 
gueur sur  .")  millimèln^s  (r(''|)aisseur  el  .""»  millimètres  de  largeur.  Elle  est 
située  à  la  partie  post(''i'ieur(>  du  Iroisième  ventricule,  en  arrière  de  la 
commissure  inleilialx'-nuliiire.  au-dessous  de  la  loil(>  clioroïdieuue  el  des 
veines  de  (ialieii.  aii-de-^sus  de  \i\  conimis-^ui'e  |»os|(''iieui'e,  (Milre  les  d(>u\ 


( .  \  \ ( .  I  I ( I N V  I  M  I i  \ ( , ( ) n  1 1( ;  \  I  \    1. ( I M , 1 1 1 .  ( 1 1 '  1 1 (,) I  i:.  ;»«'.> 

Iilliri  riilfs  (|ii;i(lii|iiiiiiMii\  ;i  ii  li'ilcii  r-,  r\  iciinsr  sur  llin-  miiI.icc  Iriaii^ii- 
l.iirc  hiiiliM  ImhiiIicc  liiiii'i'iiili'  s^iiv  iiinrsil.  cdlliciil  iis  suhjHiic.ili^  ilr 
Sriiw  ;illir  .  I.iiilnl  (l('|)iiiiiiM'  rosscllc  du  ((HMiiiini ,  (!li;ii|i\  ,  (|iii  ;i  |i|i;irl  iiiil 
ail  ccrvciii  iimM'n  ••(  Icniiinc  en  liatil  le  sillon  -.i^illiil  iiif(li;iii  do  liilni 
rnh's  (|ii;idii  jimiriiiiv .  Ces  i;i|i|Hiits  s'cnccliicril  |)iir  riiilriiiH'Mli;iiir  d  un 
fciiillcl  rcllcclii  de  l;i  pir  inrir  (■t''r('li(d Iciix'  ri  ircxisirnl  (|iii'  <  lir/  I  Iiomimh', 
où,  i;i;iC('  :iii  dr\  (d(i|i|i('iiicii  I  coiisidi'iiildc  (|iii'  |in'iid  Ir  iMiiinrlrl  du  (•iti'|)S 
calItMix,  l;i  ^l;indc  |iMh';il('  ■>(•  rcuxcrx'  m  iinici'c  cl  x'  diri;^r  (ihlicjiiciiicMl 
ni  li;i>  cl  en  ;irricr(\  (!hc/  la  plupai'l  dc-^  ma niinircrcs  cl  chc/.  \(\s  oiscîuix, 
clic  csl  en  cll'cl  \  t'il  icalc,  cl  (duv  Ic^  \  ciirdjii's  inlV'iicn  l's  (dic  csl  i-cn\  crst'-c 
en  avanl. 

I  .a    lace  •^U|u''ricui'c    de    la    glande    |»in(''alc    nallcctc  a\('c    l;i    loilc  (dio-      ses  mpiions  avec 

.    |.  ,1  I       i'     I-  I  I       I     -I-     1  l'il  la    toile      choroï- 

roidicnnc  id  les  xcincs  de  liahcn  (jin-  des  ra|i|i()i'ls  1res  lâches.  i'JIccn  .[jgnno. 
osl  s(''|)ar(''c  CM  (dicd  par  un  divcrliciilc  du  Iroisicnic  vcnli'iciilc,  le  (hn-rlK nU: 
ou  I  ul-(h'-sac  si/s/if/if'r//  {\i'  |{ci(du'i'l.  lapissc  par  rc[)cudyiuo  vcniriculairc  (!l 
pailicnlicrcnuMil  dcNidoppc  (dic/  le  IVclus  et  le  jeune  enfant.  —  Le  j»()inl 
de  ndlcxion  de  lépcndN  uu^  venlriculaire  sur  la  face  inférieure  de  la  toile 
(  linroidicMiue  correspond  donc,  non  pas  à  la  face  convexe  de  la  commis- 
sure inlcrliabcnulaire,  mais  à  la  facr  .si/pf-rieure  du  conariiim  (Fig.  317)  et 
au  voisiuaLic  de  son  sommet,  ainsi  que  Kcy  et  Retzius  l'ont  démontré. 

(les  rcdalions  avec  la  toile  choroïdienne  assurent  la  fixité  de  la  glande 
pinéale.  lixilé  (|ui  est  encore  assurée  par  un  cordon  libreux  qui  l'elie  le 
soninicl  de  la  glande  à  la  pic-mèi'e  de  lu  l'ente  cérébrale  de  Bichat,  ainsi 
»|n'à   la  petite  circontV'rence  de  la  tente  du  cervidiH. 

La  hase  de   la  glande   })inéale  est  très  rétrécie  et  se  dédouble  en  deux 
lames   liansversales  qui  interceptent  un  petit  diverticule    du   troisième      i,e  divenicuio  pi- 
ventricule,  ouvert  en  avant,  le  direrlicide  pinc'al  ou  sotis-pineal  dv  Mihal- 
kowicz,  le  centriciilc  du  conariiim  de  Ilyrll.  La  lame  supérieure  du  divcr-  ^ 

licule  pinéal  s'insère  sur  le  bord  inférieur  de  la  commissure  interhabénu- 
laire.  id  a  été  désignée  sous  le  nom  de  l(uno  des  pédoncules  de  la  glande  ^ 

piui'ale  [Itnnina  pt'donculoruiii  s.  stt/trrior:  par  les  auteurs  (|ui  considéraient 
la  commissure  inleidial)t''nulaire  comme  la  commissure  des  [)édoncules 
anli'ricures  du  conarium.  La  lame  inférieure  (iami/ia  conarii  v.  ififrrior) 
se  continue  avec  le  bord  sui)éricur  de  la  commissure  postérieure. 

(iOmposée  dune  substance  grise  molle,  creusée  dune  ou  plusieurs  structun-  ivin- 
cavités  kystiques  renfermant  souvent  des  concrétions  calcaires,  la  glande  piuc-aie!'^ 
pini'alc  est  surtout  constituée  par  du  tissu  lymphoïde.  Elle  est  entourée 
d'une  capsule  conjonctive  fournie  par  la  pie-mère  qui  envoie  dans  l'épais- 
seur de  la  glande  de  nombreuses  travées  conjonctives  riclies  en  vaisseaux. 
Sur  une  coupe  tdb'  monli'c  un  stroma  conjonctif  très  dense,  dont  les  mailles 
sont  tapissées  de  cellules  arrondies  ou  fusiformes,  de  lo  a  de  diamètre 
environ,  contenant  des  granulations  {)igmentaires  jaunes  ou  rouge-jau- 
uàti'cs.  Les  travées  conjonctives  ou  névrogliques,  les  kystes,  la  commis- 
sure iuterliabénulaii'c  (d  la  partie  adjacente  de  la  toile  cboroïdienne 
renferment,  même  chez  lenfant,  des  concrétions  calcaires  qui  constituent 


390  ANATO.MIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 

les  acerviile.s  ou  sable  crrrbral  et  qui  sont  composées  de  carbonate  et  de 
phosphate  acide  ih'  chaux  disposés  en  couches  concentriques  ou  réunies 
en  amas  ii-ré^ulièrement  nuimelonnés. 

La  nature  lymphoïde  de  la  glande  pinéale  est  admise  par  Schwalbe, 
Edinger  et  par  la  majorité  des  auteurs,  contrairement  à  Meynert  et  à  Hage- 
mann  qui  considéraient  cet  organe  comme  un  ganglion  nerveux.  D'après 
Bizzozero,  un  certain  nombre  de  ses  cellules  présenterait  des  prolongements  ' 
plus  ou  moins  ramifiés;  d'après  Cionini,  elle  contiendrait  de  nombreuses 
Ses  libres  ner-  ccllules  uévrogliqucs.  Quaut  aux  fibres  nerveuses  de  la  glande  pinéale, 
ru"rvsuîmo"sympa!   aduiiscs  par  Meynert,  par  Darkschewilsch,  etc.,  elles  semblent,  d'après  les  \ 
''"''"^-  recherches  de  Cionini,  Honegger  et  Cajal,  appartenir  au  système  sympa-  ' 

thique  et  arriver  à  la  glande  pinéale  avec  les  vaisseaux  de  la  toile  cho- 
roïdienne  :  la  commissure  interhabénulaire  ne  lui  abandonne  aucune 
fibre.  Les  fibres  nerveuses  sympathiques  forment,  d'après  Cajal,  dans 
l'épaisseur  de  la  glande  un  plexus  interstitiel  très  riche,  qui  occupe  les 
travées  conjonctives  ou  névrogliques  et  se  résout  finalement  en  une 
arborisation  de  rameaux  courts  pourvus  d'un  bouton  terminal  (Cajali. 
Entre  ces  rameaux  on  trouve  quelques  petites  cellules  nerveuses,  analo- 
gues aux  grains  du  cervelet,  pourvues  de  trois  à  quatre  larges  dendrites 
3j  ramihées  et  dont  le  cylindre-axe  n'a  pu  encore  être  décelé.  11  s'agit  peut- 

-i  être  ici  des  cellules  sympathiques  interstitielles  de  Cajal. 

s;'  Nous  n'avons  pas  à  faire  ici  le  d('veloppement  pliyllogénélique  do  la  glande  pinéale 

>  Elle  constitue  — •  ainsi  que  Rabl-Iluckhard  (1882)  le  soupçonna  et  que  de  Graaf  (1886)  et 

Baldwin  Spencer  le  démontrèrent  —  un  organe  visuel  dégénéré,  pourvu  chez  les  sau- 

\  riens,  les  amphibiens  et  les  cyclostomes  d'un  cristallin,  d'une  rétine  et  d'un  nerf  optique. 

î  Les  recherches  de   Bérancck  (1892  et   1893)  semblent    montrer  toutefois  que  Yœil 

pinçai  ou  pariétal  —  qui  paraît  avoir  eu  son  plein  développement  chez  les  sauriens 
piéliistoriques  et  qui  est  logé  dans  le  trou  pariétal  médian  —  ne  correspond  pas  à  la 
glande  pinéale  de  l'homme  et  des  mammifères.  Il  serait  une  formation  analogue,  une 
épiphyse  ou  évagination  surajoutée,  développée  aux  dépens  de  la  voûte  du  troisième 
ventricule,  en  avant  de  l'épiphyse  du  conarium,  et  n'existerait  que  chez  les  sauriens, 
les  amphibiens  et  les  cyclostomes.  Quant  au  nerf  pinôal,  il  ne  serait  pas  formé  aux 
dépens  des  pédoncules  de  la  glande  pinéale  et  de  la  commissure  inlerhabénulaire,  mais 
représenterait  un  tractus  nerveux  distinct  provenant  non  du  trijumeau,  ainsi  que  de 
(Waaf  le  croyait,  mais  de  la  voftte  du  cerveau  intermédiaire  et  présentant  par  conséquent 
une  origine  semblaiileà  (•clic  du  nerf  optique. 

lilliLIOGHAPIIIK.  —  Thalamus.  —  liKr.UTKHK.w.  Ucbev  die  Fitnktion  dev  Schlnigcl. 
Zeitsch.  f.  Klin  u  l'oren.  Psychiatrie,  lleft  I,  ISS.'i.  —  Blhdach.  Voni  liauc  und  Lcbcn  des 
Gchirns,  .3  Bde,  Leipzig,  1819-tH26.  —  Ca.ial.  Al(jun(is  cotitribucionea  al  conocimento  de  lo- 
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18'.i3.  HoMjw.K».  Vcryleirhend-anatomisehc  Uiilcrs^ichiinucn  iiher  dcn  Forni.v  und  die  zii 
ihiii  in  llezichîiixj  (jrhrnrhle))  lichildc  iin  Ciehini  des  Menschen  inul  der  Saii'jcthii'rc.  Recueil 


(.  \  \(.  i.hi  N->   I  \  I  li  \(,(ii;  I  n  A  I  x  .  coicii  i:   oi'iinii:.  :j'.m 

.M,|i);;ii|Uf  ^U1•'^^•,   I.    N,    IM'".   ( ii'lirVr.         I.i  \~.    Hnliriilirs  sHV  Ir  si/siniir  lirririix  làrrliro- 

;/'l/,  avec  Atlas,  l'.iiis,   IKIi:;.        ^\\Hi.\t[.  Siilln  slntllnni  ihi  'rinilnini  nllirl,  Uiv.  s|Mriiii . 

iii  iVi'iiali  ia.   ISSî    IMS.'i.         De   mkmi  .   Siilla  /iiui  nnnloiniit  (Ici  an  pi  sliiali  t:  (lui  t/uilnini 

\  oitici.  Itiv.  spii  lin.  ili  I  nii.,  IMSd.        .\ll^^l;ul.  Vont  (irhirnc  clcr  SHuf/rtliirrc  iu  Slricki-r's 

I  llaiiillMifli  tliT  l.<'lirc  voii  ilcii  (icwclu'ii.  r.|ia|i.  XXXI.  I.<'i|>/ii;,  IS70.        V.  Munakou.  Expe- 

■  rinu'iih'llf  nnil  piit/iolnijisfh-diiiitoinixrlii;   IJntiTsiirliimiji-n    iiliar  die   lirziflniiiijeii  (1er  sDijr- 

\  naUHtni  Srhsplinic  :»  tien  iiifnirortiriilcn   Opliciisrnilrcn  kii'I  don   I^cnns  opticiis.   Anli. 

r.  psy.li.  lui.  XIV,  iss.l;  IM.  XVI,  iMS.;-.  IM.  XX,  ISH'.);  |{(1.  XX!II,18'I2;  IM.  XXIV,  \W1. 

|»i    Mi'.Mi:.  Evpcriniriih'llc  iiiid  jtiil hiiloiiisil(-(iiiiil()iiiischc  Vnlei'sucluin(/eii  iibcrdic  llKitbcn- 

rvyion.drii  SrhhiKji'l  imd  die  Hajin  siiliIlKddniicd,  wlist  licitriijjoi  zur  KddiIiiIss  fnili  criror- 

I  U'iter  Gioss  itnd Kleinhinidcfcclc.  .\rcli.  f.  l'sydi.  \\d.  XXVII,  \H'X.').  — .Ni->l    Uin  Keiiio.  des. 

i  Thaldiiins  hriiii  Ktiiiiiiclici)  <!2''  V(>rli;mdl.  (ionisoh.  Nalm loisclior-  u.  AimzU;  zu  lli-idclbcrf,'. 

\eurol.  Cfnlrallil.,    188'.),  p.  ."iî".).  Onudi.  Vebcr  die  Verbindiuiu  di'^  sierras  (ipticus  mit 

(lem  lid)er  cinereiiiii.\nlivuA\.  Mniial-rliiil'l  1'.  Aiial.ii.  Ilislul.,  IHsii,  |{.  jll,  p.  2V7-249.— 

P.  H.vMDN.  ltv•cstilpleiolll■■^^  de  liif<(oloijin  com/xti ddti  en  /os  eentros  de  lu  visicjii  de  distinlos 

vertcbiddoA,  18'.)0.   Invci^tigacioneu  micro(jrafica!<  en  cl  cneefalo  de  los  balrarJos  ij  repliiez 

ruerpos  ijcnicidados  ;/  Inbereidns  cKadrioeiiiiiina  de  los  mami feras.  Zaragoza,  1801  (citi;  par 

Cnjal^.  — Sr.iiNorriiACKN.  Ih'itru'jr  zur  Aii'ttoniie  des  Schliicjels  unddcssen  ndclister  Uiiifjcbunij. 

Sitzungsboriclile  dci-  K.  Acul.  d.   Wissenscli.  Wien,  1877.  —  Serhf.s.  Anatomic  comparée 

du  ccrvectu.  2  vol.  avec  atlas.  Paris,  1824-l<S2r).  —  Stif.da.  Sludien  ûber  dns  centrale  Ner- 

vensystem  der  Vogel  ii.    Sauç/ethierc.   Zeitscli.   t'.   wissensch.  Zoologie,  Bd.   XXIX,    1809, 

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ro»7)i  (leiiiciduti  ncll   nomo,  nellc  scimmic  e  nei  mammiferi   infcriori.  Torino,    1881.    — 

V  Tsr.Hisii.  UntersuchuHiiCH  zur  Anatomic  der  GehirnQanulim  des  Menschcn.  lier.  d.  nialli. 

pliys.  Cl.  d.  k.  Ciachs.    (iosell.  d.   Wissoiicli..    ISSd.   —  Wkrnicke.   Lchrbuch  der  G'^hirn 

kninkiteiten,  Bd.  1881,  p.  T'.i. 

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(Jesammelle  u.  liinterlassene  Abhandl.  herausgegeben  von  Crashey.  Wiesbaden,  1880.  — 
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Ikrùcksichtiuunti  der  Cypriuodcn.  Zeitscli.  f.  Wiss.  Zoologie,  Bd.  30,  1882,  p.  2:i9-304.  — 
Mendel.  l'cber  rrflcctorische  Pupillenstarre.  Silzuiigs  bericht,  d.  Berliner  Medic.  Gesell- 
chat'l.  Berl.  Kliu.  Woclienscbrift,  u"  47,  2.)  nov.  1889,  p.  1029-1030.  —  Serres.  Anatomie 
comparée  du  cerveau,  2  vol.  avec  allas.  Paris,  1824-1820.  —  Stieda.  Sludien  ûber  das  cen- 
trale Nervensystcm  der  Yôijel  u  Saugethière.  Zeitscli.  f.  Wissenschaftliclie  Zoologie, 
l!d.  XIX,  IS(1'.>,  p.  80  et  Bd.  XX,  1870,  p.  113. 

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Kenntnissd.  Baues  der  Zirbeldruse.  Med.  Cenlralbl.,  1871.  —  Cajal.  Apuntes  para  cl  Estudio 
del  bulbo  raquideo  cerebelo,  etc.,  .XVIII.  Glandula  pineal.  Madrid,  189o.  —  Charpy.  Sys- 
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Lehrbuch  der  JScurologie.  Erlaiigen,  1881,  p.  471-474. 


392  ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEIX. 


III.   —    RÉGION   SOUS-OPTIQUE 

La   région  sous-  La  rrgion  soiis-optique  ou  soiis-thalamique  (Fig.  2i,  28,  ^^3,  1,  15,  233, 

optique.  2jQ^  gjj^  g^^^  ^^^^  32o),  bien  décrite  par  Forel  en  1877,  est  une  petite  iS 

région  aplatie,    située  au-dessous   de  la   couche    optique,  au-dessus  du 
locus  niger  et  du  pied  du  pédoncule  cérébral,  entre  la  capsule  interne  et 
la  substance  grise  centrale  du  troisième  ventricule.  Elle  atteint  en  avant 
la  substance  perforée  antérieure  et  se  continue  en  arrière  et  en  bas,  sans 
ligne  de  démarcation  nette,  avec  la  calotte  du  pédoncule  cérébral.   Elle 
Elle  représente  la  représente    l'extrémité   antérieure,    terminale,  sous-thalamiqiœ  de  l'im- 
rrs*thaiamirii'r"de   portautc  rècjioii  de  la  calotte,  région  qui  s'étend  de  la  substance  perforée 
la  région  de  la  ca-  antérieure  au  processus  reticularis  de  la  moelle  cervicale  et  qui  comprend  ; 
de  haut  en  bas  :  1°  La  région  sous-optique;  2°  L'étage  moyen  ou  calotte 
du  pédoncule  cérébral;  3°  L'étage  postérieur  ou  calotte  de   la  protubé- 1 
rance;  4"  La  plus  grande  partie  du  bulbe  rachidien. 

La  région  sous-optique  n'est  pas  située  dans  l'axe  de  la  calotte  du  I 
pédoncule  cérébral,  mais  forme   avec  elle  un  angle  ouvert  en  bas  et  en  { 
avant  et  dont  le  sommet  correspond  au  cerveau  moyen,  à  la  coudure  du  1 
vertex  du  cerveau  embryonnaire.  Il  résulte  de  cette  disposition  —  parti- 
culièrement accentuée  dans  le  cerveau  humain  et  très  nette  sur  les  coupes 
sagittales  (Fig.  310)  —  que  les  faisceaux  sagittaux  qui  traversent  la  région  ; 
sous-optique  et  se  continuent  dans  la  calotte  pédonculaire,  n'alTectent  pas  | 
la  même  direction  dans    ces    deux  régions.  Horizontaux    ou  légèrement  ' 
obliques  en  bas    et  en  arrière  dans  la  première   région,  ils   deviennent 
presque  verticaux  dans  la  seconde. 

La  limite  artificielle  établie  par  Forel  entre  la  région  sous-thalamique 
et  la  calotte  pédonculaire  correspond  à  un  plan  oblique  en  bas  et  en  avant, 
qui  passe  par  le  faisceau  rélroflexe  de  Meynert.  Tout  ce  qui  est  situé  en 
avant  de  ce  plan  appartient  à  la  région  sous-optique;  tout  ce  qui  est  en 
arrière,  à  la  calotte  pédonculaire.  Ce  plan  sectionne  le  noyau  rouge  qui  se 
trouve  ainsi  à  cheval  sur  les  deux  régions,  son  tiers  antéro-supérieiu 
appartenant  à  hi  région  sous-optique,  ses  deux  tiers  postéro-inférieurs  ji  I;i 
calotte  du  pédoncule  cérébral  (  iMg.  310,  p.  318). 
Sa  (orme.  Consid(''rée  dans  son  eiiseml)h%  la  l'égion  sous-optique  cousliluo  une 

pyramide  horizontah>  à  (jualre  pans,  dont  hi  base  située  en  arrière  est  = 
sectionnée  obliquement  en  bas  et  en  avant.  Sur  les  coupes  horizontales, 
(die  affectera  par  conséquent  la  forme  d'un  triangle  à  sommet  antérieur  ' 
(Fig.  24,  p.  35),  d'autant  plus  étendu  que  l'on  examine  des  coupes  plus 
supérieures;  sur  les  coupes  vertico-transversales  (Fig.  323,   324,    325), 
elle  est  de  forme  (piadrilalérale  et  d'autant  plus  petite  que  l'on  examine 
des   coupes   plus   anlérieui-es.  Sui-  les  coupes    sagittales,  elle  forme    un  i 
Irianglc  très  allongé  à  sommet  antérieur  (Fig.  31(>).  Il  résulte  en  oulrt»  de 
riiiclinaison  de   sa  base  que  les  couix's  horizontales,  qui  passent  parla' 


1 

Sa 

ilircction. 

> 

Sa 
par  1 
ceau 

limite    établie 
•  plan  (lu  fais- 
<le  .Meynert. 

{,  \  M.l  KiNs    I  \  I  II  \(,()ii  I  h   \l  \  :  i;  I  i.\t)\   s  (Il  s  oj'  I  i(ii  I,.         :i<):; 

(liiilir  ililfiii'iiii'  (In  l;1ii|uis  |i;iI  I  kIiis  r|  l;i  su  li^l.i  lier  i  ii  rioiii  i  iH'i-  son-,  Iriili 
j'nlaiiT  ili'  Kcnlifil ,  iiili-n-sscnt  d.iiis  leur  |i,iili('  iKisjri'ii'H  ir  l:i  cildllr' 
iMMliMinihiiit'.  I.iinlis  (|iir  les  ii)ii|ii's  \  cil  icu  lr';ins\  crsjilcs  ijiii  |(iiss('iit  |i;ir 
le  tiers  im(i\i'ii  Af  l.i  cducIic  (i|)li(|ii('  tl('|Mii>  l.i  comiiiisMin'  |i<isl(''rifiiir 
jiis(|U  à  la  I  niiiiiiis-,111  (•  iiKilli'  M'clioimciil  «laiis  leur  |>arli(' sii|)(Mi('iirr  hi 
r(^iji()U  s(»us -I  li;i  I,iiiii(|  iir,  cl  (laiis  leur  |i,iilic  i  nlV-riniic  la  (alollc  |»(''(|oii- 
Cillaii'c.  (  !i'  Sdiil  la  li's  (■(iiis<''(|iiriic('s  lorci-cs  de  hi  liisioii  de  hi  ii'-j^idii 
soiis-<i|)li<|ni-  a\iM'  l;i  cmIoIIc  ix-donciilairc,  ainsi  (|iii'  de  la  (-(Mn'liiiri'  du 
Inmc  (Mi(('iiliali(|ii('. 

(hi  pciil  coiisidri'iM"  à  la  rc'i^ioii  sdiis-opliinic  (|iialr('  l'aocs,  un  sdiimicl 
'    l'I  mit'  hase.   Les  laces  sont  supérieure,  iulérieure,  iulei'ue  cl  exieiiic  : 

l.a  /(i(f  s///y/''/7V7//7',  sHuoo  au-dessous  de  la  région  voniralc  du  I  ha  la  mus,      safaccsupériourc. 
I    s'élcMid  dc|)uis  le   la-nia   semicireularis   et   le   piliei'  anli'i'ieiir  du    Iri^oni" 
\    ius(|u'au  corps  iicuouilh'  itihM'ne  el  au  luhercule  (juadrijuineau  aul(''iieui', 
ainsi  tpic  le  nionlrc  nclleineni  la  coupe  liori/onlale     Fig".  '{12,  p.  MaO)  qui 
[    nasse  à   la  limite   du   thalamus  cl  de   la  i'(''gi()n  s()us-lhalami(|ue.    File  est 
!     CMi  rappiui    d  avant  eu  arrière  :    I"  avec  la    jiai'lie    inIV'rieure  du    {)(''d(jn- 
I    culc  antérieur  el  av(M'  le  pédoncule  inlV'ro-interne  du  thalamus  (jui  s'ir- 
radient dans  rextrémilc'  auléro-inlérieurc  de  la  couche  oj)ti(juc;  2"  avec 
i     le  faisceau  de  Vicq  d'Azyi'  qui  traverse  la  partie  anlérieure  de  la  région 
sous-opli(}Uc;  3"  avec  la  partie  inlerieure  de  la  lame  médullaire  externe 
f     et  le  noyau  externe  du  thalamus;  4"  avec  les  lames  médullaires  moyenne 
,     et  interne  du  thalamus  et  le  noyau  semi-lunaire  de  Flechsig;  5'^  avec  la 
])arlie  ventrale  du  noyau  interne  et    le  faisceau  rétrollexe  de  Meynert; 
Cl"  enlin.  avec  la  région  du  ruban  de  Heil  médian  situé  en  arrière  et  au- 
dessous  du  centre  uKMlian  de  Luys. 

La  /acr  infri-'icurc,  de  moitié  moins  étendue  dans  le  sens  antéro-posté-      sa  face  inférieure. 
rieur  que  la  face  supérieure,  repose  sur  le  locus  niger  et  se  continue  avec 
la  calotte  pédonculaire.  File  ne  comprend  sur  la  Figure  44,  p.  Ot,  que  la  S 

l^artic  du  pédoncule  cérébral  qui  contient  le  corps  de  Luys,  et  la  partie  du  C 

noyau  rouge  situé  en  avant  du  faisceau  rétrollexe  de  Meynert.  :^ 

La  face  uitcnie  est  tapissée  par  la   substance  grise  centrale  dont  la     sa  face  interne.  ^ 

séparent  incomplètement  le  faisceau  de  Vicq  d'Azyr  et  les  fibres  du  pédon- 
cule inféro-iuterne  du  thalamus  qui  passent  entre  le  faisceau  de  Vicq 
d'A/yr  et  le  pilier  antérieur  du  trigone  (^Fig.  310  et  312).  En  haut,  le  sillon 
de  Monro  constitue  du  coté  du  troisième  ventricule  une  excellente  limite 
entre  le  thalamus  el  la  région  sous-thalaniique  ;  en  bas,  le  plancher  du 
troisième  venlricult\  en  iiarticulier  les  lubercules  mamillaires,  et  l'espace 
inter-pédonculaire  sépaicnt  la  région  sous-optique  droite  de  la  gauche 
(Fig.  3-23,  324,  32:;  . 

Lq.  face  exlcnie  de  la  région  sous-opli(iue,  obli([ue  en  bas  et  en  dehors,      sa  face  externe. 
forme  avec  la  face  inférieure  une  courbe  convexe  en  dehors  et  en  bas. 
File  est  recouverte  par  la  capsule  interne  réduite  dans  la  région  sous- 
llialamiquc,  ainsi  que  nous  l'avons  vu  plus  haut,  à  ses  segments  postérieur 
et  rétro-lenticulaire  ;  or  c'est  le  segment  ponlérieur  de  la  capsale  intnne  ((^ip) 


base 


de    la    région    sous- 
optic]iie 


394  ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

auquel  s'est  joint  le  faisceau  de  Tiïrck  (FT;,  c'est-à-dire  les  éléments  con- 
stitutifs du  pied  du  pédoncule  cérébral  qui  atTectent  seuls  des  rapports 
avec  la  région  sous-optique.  Le  segment  rétro-lenticulaire  {VÀr\)  occupe 
en  elïet  une  situation  plus  postérieure,  il  est  séparé  de  la  région  sous- 
optique  et  de  la  région  de  la  calotte  par  les  corps  genouillés  externe  ot 
interne  iFig.  312). 
Son  sommet  et  sa  Lc  sommct  dc  la  régiou  sous-optique  correspond  au  pilier  antérieur 

du  trigone  ;  la  base,  en  continuité  directe  avec  la  calotte  pédonculaire  ol 
les  régions  du  ruban  de  Rcil  médian,  natïecte  que  des  rapports  éloignés 
avec  le  pulvinar,  dont  il  est  toujours  séparé  par  le  corps  genouillé  interne. 
La  région  sous-optique  ne  correspond  en  effet  qu'aux  deux  tiers  anté- 
rieurs de  la  couche  optique. 

Constitution.  —  La  région  sous-optique  est  essentiellement  consti- 
tuée :  1°  par  une  couche  de  fibres  à  myéline,  la  couche  dorsale  de  la  région 
sous-optique  ;  2°  par  un  petit  amas  ganglionnaire,  le  corps  de  Luys . 

La  couche  dorsale  1-    COUCHE  DORSALE  DE  LA  RÉGION  SOUS-OPTIQUE.    (Fig.   24,   28,   46,  47, 

7,  2o3,  310,  323,  324,  323.)  —  La  couche  dorsale  occupe  toute  l'étendue 
de  la  région  sous-optique.  Elle  s'étale  au-dessous  de  la  moitié  antérieure 
de  la  face  inférieure  du  thalamus,  s'étend  de  l'extrémité  antérieure  du 
Son  (■■tendue.  Ihalamus  au  plan  vertico-transversal  qui  passe  en  avant  du  noyau  rouge 

et  dans  le  sens  transversal,  de  la  zone  réticulée  du  thalamus  à  la  sub- 
stance grise  centrale  du  troisième  ventricule.  Elle  augmente  d'épaisseur 
d'avant  en  arrière,   se  continue  avec  la  couche  de  fibres   qui  entoure  le 
noyau  rouge  et  avec  les  fibres  longitudinales  dc  la  calotte  pédonculaire 
et  forme  à  elle  seule  (Fig.  323)  la  partie  de  la  région  sous-optique  située 
en  avant  du  plan  vertico-transversal  qui  passe  par  les  tubercules  mamil- 
laires.  Les  coupes  vertico-transversales  sont  particulièrement  favorables 
à  son  étude. 
Son  aspect  ot  son         La  partie  antérieure  de  la  couche  dorsale  est  formée  par  les  faisceaux 
suh'anr^cs^'^pLns   Icnticulairc  et  thalamique  dc  Forel.  Le  faisceau  lenticulaire  (FI,  p.  327, 
vmico  -  transver-   pjg  24,  28,  78,  203,  20i,  40,  2:i3,  310,  323,  3-24,  32:;,  et  Fig.  318,  T.  l*^'") 
large  et  épais,   limite   la   région  sous-optique  en    bas  et  tapisse  la  face 
interne   du    segment  postérieur    de  la    capsule  interne  (Gip).    Il  appar- 
tient au  système   des   radiations  strio-sous-thalamiques,   se  fusiouut^  en 
avant,  avec  l'anse  lenticulaire  et  s'irradie  avec  elle  dans  l'extrémilt'  anté- 
rieure  du  thalamus   et  dans  la  substance  grise  du  tuber  cinereum  ;  eu 
arrière,  il  s'amincit   et  participe  à  la  formation  de   la  capsule  de  libres 
L.-i  faisceaux  Ion    qui   culourc  Ic   corps    de   Luys.    Le   faisceau  thalamique  (Fth)  (Fig.   7, 

liculaire      et     tliala-     ,,  ,       ,^.,      ,„      c\*'n       •»  i  w-»      >ii\t       •jiï'^N       i  i  <i  •    ii     •     i  1' 

mique  d.!  Forci.  24,  28,  4/,  2.)3,  312,  M\ ,  32.)),  l)eaucou[)  [)lus  grêle,  nalleint  pas  1  ex- 
trémité antérieure  du  thalamus  et  ne  dépasse  |)as  h^  j)laii  vertico-trans- 
V(!rsal  de  la  commissuit;  molle  ou  moyenne  (Fig.  312,  2'»  et  324);  il  fait 
corps  avec  la  lame  iiK'dulIaire  exierue  et  le  dense  feutrage  de  libres  tjui 
sillonne  la  moitié  venliale  de  ce  ganglion  et  n'es!  en  réalité  (pie  la  partie 
infiMieuic.  é|)aissie,  de  ce  feutrage.  Les  faisceaux  thalami(|ue  et  lenlicu- 


(.  V  M.  I   |ii  \  -     I  N  I   11  \  I    "li  1  M    \  I    \    :    i;l   I.  Ml  N     -'M    S    m|'  |  |i,i|    i;.  :{<i:; 

lailV    ili-     l'nicl    -nul     lirllrllli'lll     -^l- 1 HI  iV's    |    llll    <lc    I   ,llll|r    |i;il     lllir     lllllicc    i.lllir 


5lr^  ^^^^^     (-0 


%l , 


7777>^ 


'■"n^U: 


FiG.  .'{-:<.  —  Coupe  vcrlicu-liausvcrsalr  |iass;ml  eu  avant  des  lubiTCuIfs  uiamillaires  et 
(le  la  corne  spliénoïilalc  du  ventricule  latéral,  parle  tiers  antérieur  de  la  couche 
o|>li(jue.  el  secliounaut  le  pied  du  i)é'doncule  cérébral  et  la  substance  iunominée  sous- 
lenticulaire  do  Reicliert  dans  la  région  où  elle  unit  le  globus  pallidus  au  noyau 
aniy;L.'dalien  et  à  l'extrémité  recourbée  de  la  queue  du  uoyau  caudé. 

La  région  sous-optique,  très  étroite,  est  réduite  aux  faisceaux  de  Fore!  (F)  en  par- 
ticulier au  faisceau  lenliculaire  (FI)  dont  les  fibres  peuvent  être  suivies  à  travers  le 
seunient  postérieur  de  la  capsule  interne  jusque  dans  le  globus  pallidus.  —  Méthode 
de  NVeigert,  2/1  grandeur  nature. 

.(/,  anse  lenticulaire.  —  AM.  avant-mur.  —  C>,  capsule  externe.  —  Cip,  scf^mient  pos- 
térieur de  la  capsule  interne.  —  CM,  couunissurc  de  Meynert.  —  coa,  commissure  anté- 
rieure. —  prR.  pied  de  la  couronne  rayonnante.  —  CSi/f.  couches  sagittales  du  segment 
inférieur  de  la  couronne  rayonnante  dans  la  région  où  elles  s'infléchissent  en  dedans  pour 
se  continuer  avec  le  segment  sous-lenticulaire  de  la  capsule  interne.  —  F,  champ  de  Forel. 

—  FI.  faisceau  lenticulaire  de  Forel.  —  Fie.  fibres  lenticulo-caudées  qui  traversent  la  par- 
tie supérieure  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne.  —  la,  circonvolutions  anté- 
rieures de  l'insula.  —  le,  lame  cornée.  —  L>ne,  lame  médullaire  externe  de  la  couche  optique. 

—  liiie,  lame  médullaire  externe  du  noyau  lenticulaire.  —  Imi,  Imi,  lames  médullaires 
interne  et  supplénuMitaire  du  globus  pallidus.  —  Lms,  lame  médullaire  superficielle  de  la 
circonvolution  du  crochet.  —  »is.  sillon  marginal  supérieur  de  l'insula.  —  MA,  noyau 
amygdalien.  —  Sa,  noyau  antérieur.  Si,  noyau  interne  de  la  couche  optique.  —  -VC, 
noyau  càudé.  —  .^'C',  la  partie  recourbée  de  la  queue  du  noyau  caudé.  —  A'Aj.  .VI>,  NLu 
les  trois  segments  du  noyau  lenticulaire.  —  OF  +  Pr,  le  faisceau  uùxte  de  fibres  occipito- 
frontales  et  de  projection.  —  Pcltl,  plexus  choroïde  du  ventricule  latéral.  —  Sexi'.  la  surface 
extraventrii-ulaire  du  thalamus.  —  .%c,  substance  grise  centrale  du  :?•=  ventricule.  —  S'Z, 
seplum  luciduui.  —  SU,  substance  innominée  sous-lenticulaire  de  Ileii'hert.  —  Strz,  stra- 
tum  zonale  du  thalamus.  —  Te.  tuber  cinereum.  —  Te/h,  loile  choroïdienne  du  troisième 
ventricule.  —  Tf/,  corps  du  trigone.  —  T;/ii,  pilier  antérieur  du  trigone.  —  Th.  thalanms. — 
////,  taMiia  thalami.  —  U,  circonvolution  du  crochet.  —  Vest,  veine  du  corps  strié.  —  17, 
ventricule  latéral.  —  Vj,  troisième  ventricule.  —  Zr,  zone  réticulée.  —  //.  bandelette 
optique. 


396 


ANATOMIK    DES    CENTRES    NERVEUX. 


La  zona  incerta. 
dépendance  do  la 
zone  réticulée  du 
thalamus. 


rel. 


I..e  champ  de  Ko- 


]!  r<ïprcsoiitc  la 
l)artie  antérieure  do 
la  capsule  du  no^'au 
rouge. 


hori/ontalo  de  substance  grise,  la  zona  incerta  de  Forel  (Zi).  Il  s'agit  ici 
d'une  dépendance  de  la  zone  réticulée  du  thalamus  qui  longe  entre  les 
deux  faisceaux  de  Forel  la  face  inférieure  du  thalamus  et  se  perd  en 
dedans,  dans  la  substance  grise  centrale  du  troisième  ventricule.  La  zona 
incerta  est  sillonnée  de  fines  fibres  entre-croisées  dans  tous  les  sens,  et 
se  distingue  surtout  de  la  zone  réticulée  thalamique  par  l'absence  de, 
gros  fascicules  de  fibres  enchevêtrées. 

Dansleplan  destubercules mamillaires\Fig.  32i),  la  région  sous-optiquei| 
change  d'aspect  :  le  corps  de  Luys  apparaît  et  s'insinue  entre  le  segment  pos-iHi 
térieur  de  la  capsule  interne  et  le  faisceau  lenticulaire  de  Forel,  en  mêmei 
temps  que  les  deux  faisceaux  de  la  couche  dorsale  se  réunissent  en  un 
faisceau  volumineux  qui  occupe,  le  long  de  la  substance  grise  centrale  du 
troisième  ventricule,  la  partie  supérieure  et  interne  de  la  région  sous- 
optique,  et  qui  représente  le  champ  de  Forel.  F)  (Fig  203.  204,  324,  32.")  . 
Celui-ci  est  surtout  constitué  par  le  faisceau  thalamique  de  Forel  qui 
s'épaissit  considérablement  grâce  à  l'apport  incessant  de  fibres  qui  lui 
viennent  de  la  couche  optique;  il  reçoit  en  en"et  les  nombreuses  fibres, 
verticales  de  la  lame  médullaire  externe,  du  noyau  externe,  et  des  lames 
médullaires  interne  et  moyenne  qui  délimitent  le  noyau  semilunaire  do 
Flechsig  et  le  centre  médian  de  Luys  (Fig.  312,  324,  22);  il  reçoit  en 
outre  la  partie  postérieure  et  amincie  du  faisceau  lenticulaire  de  Forel 
dont  les  fibres  forment  une  capsule  au  corps  de  Luys.  Ces  dernières  fibres 
traversent  la  zona  incerta  et  la  divisent  en  deux  parties  :  l'une  interne, 
sus-mamillaire,  qui  s'adosse  à  la  substance  grise  centrale  du  troisième 
ventricule;  l'autre,  externe,  plus  mince,  en  connexion  avec  la  zone  réti- 
culée du  thalamus,  qui  sépare  le  faisceau  thalamique  du  corps  de  Luys  et 
de  sa  capsule  de  fibres,  et  se  continue  en  arrière  avec  le  segment  de  la 
zone  réticulée  ([ui  s'insinue  entre  le  faisceau  de  Tiirck  et  le  segment 
rétro-lenticulaire  de  la  capsule  interne  (Fig.  3121. 

Le  champ  de  Forel,  comme  les  faisceaux  thalamique  et  lenticulaire, 
est  forme  de  fibres  entre-croisées  dans  tous  les  sens,  il  est  fusionné  en 
dedans  au  faisceau  de  Yicq  d'Azyr  et  au  faisceau  mamillaire  principal  dont 
il  est  difficile  à  délimiter  sur  les  coupes  horizontales  ou  vertico-trausvei- 
sales,  et  reçoit  \q.  faisceau  <1r  la  calotte  de  Guclden  (voy.  p.  300  et  Fig.  "1"  . 
.\insi  constitué,  le  champ  de  Forel  représente  la  partie  antérieure  de  la 
capsule  du  noi/au  rouge.  Au  voisinage  de  cet  anuis  ganglionnaire,  ses 
fibres  divergent,  euloureni  les  faces  supérieure,  interne,  inférieure  et 
cxtenif  du  noyau  rouge,  s'accolent  aux  radiations  de  la  calotte  et  con- 
courent à  former  les  libres  longitudinales  de  la  formation  réticulée  de 
la  calotte. 

L'origine  et  la  terminaison  des  libres  de  la  couche  dorsale  de  la  région 
sous-()pti(|ue  est  fort   complexe.   File  contient  des  radiations   strio-sous- 
thalami([U('s,  Jcs  fibres  des  pédoiu'uh^s  cérébelliMix  supéritMirs,  du  noyau  ; 
rouge,  des  libi-es  longitudinales  de   la   l'ormalioii  relieuh'M»,  des  fibres  Iha- 
lami(jues  descendantes,   et  (|iiel(|ues  libr(>s  niamilhiires.    Mais    ni    le  fais- 


k 


I  (.  \  M,  I.KiN^     I  M   i;  \"   <M;  I  h,  V  I    \    :   Ul.l.KiN     SOT^    (i  |-  I  M.l  I    !•;.  :)0T 

'•(«fin    lli.il;iiiiii|iii',   !ii     If    l'iii^riMii    l.'iiliciil.iiic  (|r    l'*(>rcl    n'.ili;!  mlMiuirnl    di- 

i|,l,.-.;ill    nil.:ili    ^r    \\r\\    iiM',|i;iii      \.>\       1 1  (•- i  < 'Il   (  Ir   I  ,i    CMlollr,    III      |.;irli(',). 

J.  CORPS   DE   LUYS     I'iiItI    .  I''i-.    |.i.    Ili,    2'\  .   liS.    il!},    'l  'l  ,    'H»,     'lS,2<)."i,        roi-,,s  .|..  I.iivs. 

'"iOi.  -•»•"!.  '{l'I.  '1'.  ■'-'•  •^-•»'  Citr/is  S()HS-//iff/ftJii/i/i/r  llcillc  ,  Ciiriis  )h' 
I' .r,l  j'.iliiiucr  .  i/i^riis  lrn/i/(ir))ii<  Mr\  iicri  i.  inulrus  ftnii/(/(lali lininis 
^h  II  mil;   . 

\x   COl'ns   (le    l.liys   {(\\j]    ()C(ll|ic     l;i     |i,llli('    |)(j>l('Tirllir    cl     cvIci'IH'    i\i'    hl         Sa    situation  à    la 
.,  1        ,•  !•  1         i-ii        I    ■  I     ■        I    •  l-i'        piirtln    nosliTo  -  px- 

i-r'i;i()ii  s()iis-o|»li(|iii' :   il  .1   l;i  loniicil  iiiic  IciiliMc  hii-omrxc  Ires  Ihcii  ddi-    ^f.^^^,.  ,|,.   |;i  r.'.f.'po.i 

niil('(\   (loiil    Ir  Ndliimc  csl   un   peu  iiilV'ciriir  ;i  celui    du   iioyiiu    roii^c   de    •-""^ '-i'"'!'"- 

Uiird;\(li  cl  tic  Stilliii^;    il   csl    cnltuirt"  et)!!!!)!!-    v^-   dci'nicr    noynii    (riiiic 

Icapsidc  y\v   lilircs   à   niNidiiic  (|iii    le  rtdiciil    au   ci)r|)s  slfii''   (noyau   caiidc, 

pulanicii  cl  i;lt)l)us  palliilus).  IJicn  (l(''ciil  jiai'  l''t)r(d  en  1877,  il  a  t'Ii''  ilt'îCDU- 

verl  par  Kuvs  on  ISC»"'»  (|ui  le  désigna  sous  le  nom  impropi'e  tle  hawlclrilc 

inccessoiif  <h'  /'o/irr  M/prrlri/rc  :  il  ne  s'agit  pas  ici,  en  ell'el,  iriine  hnnde- 

\  irflr  {\c  lilut's,    mais  tl'uu  véritable   amas  ganj;lionnairo;   «    l'olive  supé- 

*  rioure  »  di>  l.uys  correspond   en  outre  au  noyau    roiif;e  de  Hurdacli,  de 

Stilliu^U  el  de  Ions  les  anlenrs.  et  ne  doit  pas  èlre  confondue  avec  l'olive 

I  supérieure  ou  itrotulnManlielIc.   il(''ei-ile  en    I.S,")!I  par   Schroedcr  Yan  dcr 

Ktdk,    el   silué(>  tlans   la   calolle   prt)lnl)éranliidle  au   voisinap^e   du  sillon 

ltull)0-j)i-olul)éranliel. 

I        Situnliini.  —  Lt>  corps  de  l.nys  est  silui''  au-dessous  du  noyau  externe 

lin  thalamus,  en  detlans  du  segmenl   postéri(Mir  de    la   région  sous-tliala- 

mii|ue  de  la  capsule  interne  et  du  sommet  du  glohus   [)allidus,  au-dessus 

cl  en  dedans  du  pied  du  pédoncule  cérébral  et  de  la  partie  supérieure  du 

li>cus  niger,  au-dessus,  en  dehors  et  en  avant  du  noyau  ronge.  Il  a  chez 

l'homme  la  forme  d'une  lentille  biconvexe,  très  bien  délimitée,  dont  le      sa  forme.  ^ 

grand  axe  se  dirige  en  avant  et  un  peu  en  dedans  (Voy.  Coupes  horizon-  '^ 

lalt>s    et  thuil   le  pelil    axc  se  dirige  obliquemenl  en  haut   et  en  dehors  C 

^Voy.  (loupes  verlico-transversales).  Il  résulte  de  cette  obliquité  que  les  - 

coupes  vertico-lransversales  et  horizontales  sectionnent  le  corps  de  Luys  :ï^ 

ol)HtjUi'))U'ut,  et  non  pas  paralit'IcmtMit  à  son  petit  ou  à  son  grand  axe. 

Plus  i)elit  par  son  volume  ([ue  le  noyau  rouge,  il  mesure  10  à  13  mil- 
limt'lres  de  longueur,  sur  (3  à  7  millimètres  de  largeur,  et  3  à  4  millimètres 
d'épaisseur. 

Il  présente  à  l'état  frais  une  feinte  café  au  lait  qu'il  doit  à  sa  richesse 
en  ca[)illaires  et  au  pigment  d(>  ses  cellules  nerveuses;  sur  les  coupes 
traitées  par  le  carmin,  il  présente  une  couleur  jaune-rosée,  et  sur  celles 
traitées  suivant  la  méthode  de  Weigcrt  une  couleur  foncée  qu'il  doit  à  sa 
richesse  en  lines  libres  à  myéline. 

Sur  les   coupes  vf'r/irf)-/rf/nsversa/rs  sérwes,  le  corps  de  Luys  apparaît,      sm- los coupes ver- 
avec  sa   forme  cai'acléi'islique    tic    lentille  biconvexe,  sur   les  coupes    qui   "•^o-*'""'^^"^^''^^- 
passent  immédiatement  en  avant  des  tubercules  mamillaires.  Il  augmente 
rapidement  di^  volume,  atteint  ses plusgrandes  dimensions  sur  les  coupes 
qui  [lassent  \);\y  la  partie  moyenne  des  tubercules  mamillaires  (^Fig.  32i), 


398 


ANATOMIE   DES    CENTRES    NERVEl X. 


puis  diminue  gradiiollcmont  ol  disparaît  sur  les  coupes  qui  intéressent  le] 
faisceau  rétrotlexe  de  Meynert. 
i^ur  les  coupes  ho-         Sur  les  coiipcs  horizoïitcilrs  sériées,  il  apparaît  sur  les  coupes  qui  inlé- 


nzontalcs 


FiG.  :{2i.  —  Coupe  veitico-tiansvrisale  iias^aul  |iar  les  lubercules  mamillaires,  la  partie  | 
aiilérieure  du  segment  sous-lciiliciilaire  de  la  capsule  interne  et  l'extréniilé  anté- 
rieure de  la  corne  d'Ammon. 

La  réj^'ion  sous-o])li(iU(î  comprend  le  coriis  de  Luys  et  la  couche  dorsale,  consti- 
tuée par  les  faisceaux  llialamique  et  lenliculaire  de  Forel  et  la  zona  incerta. 

Alv,  alveus  intraventrifulairc.  —  .l.U,  avaiit-iniir.  —  (A,  corne  d'Annuon.  —  Ce,  cap- 1 
suie  externe.  —  Ci]i,  scf^ment  postérieur  de  la  capside  interne.  —  Clsl,  segment  sous-lenti- 
cidaire.  —  CU,  connuissure  de  Movnerl.  —  roa.  conunissure  antérieure.  —  CL,  corps  de 
Luys.  —  peu,  pied  de  la  couronne  rayonnante.  —  /•',  dianip  de  Forel.  —  /•'/.  faisceau  ienti-  Il 
culaire.  —  Fie,  rd)res  lenticuio-caudécs.  —  l'mp,  faisceau  uiamiliairo  principal.  —  Flh, 
faisceau  tl)alaniir|ue  de  Forel.  —  la,  circonvuliilions  antérieures  de  iinsula.  —  le.  laujc 
cornée.  —  Lme,  lame  médullaire  externe  du  tlialanuis.  —  Une,  liiii.  lames  médullaires 
externe  et  interne  du  noyau  lenticulaire.  —  Li/is.  lame  médullaire  superficielle  de  la  cir- 
convolution du  crochet.  —  Lu,  locus  niger.  —  A'A,  noyau  amygdalien.  —  Na,  Ni,  Ne,  les 
noyaux  anlérieiu',  interne  et  externe  de  la  couche  optiipie.  —  XC,  le  noyau  caudé.  —  SFji 
A'A;,  NL[,  les  trois  segments  (hi  noyau  lenticulaire.  —  /'.  pied  du  pédoncule  cérébral.  — 
l'chl,  plexus  choroïdes  du  ventricule  latéral.  —  l'M..  pédoncule  du  putamen.  —  Sg, 
couches  sagittales  (lu  segment  inférieur  de  la  couronne  rayonnante.  —  St/r.  substance  grise 
centrale.  —  SI,  septum  lucidum.  —  S/rz.  stratum  /.oual(>  de  la  couche  optiipie.  — Tch,  toile 
choroïilienne.  —  '/>/,  corps  du  Irigone.  —  T/i.  couche  oplirpie.  —  Tin.  tubercule  mamillaire. 
—  ////,  ta'uia  Ihalami.  —  F.l,  faisceau  de  Vicq  d'Azyr.  —  Vcsl.  veine  du  corps  strié.  —  Vl, 
vcnlricuh;  latéral.  —  \'s/)li.  corne  spliénnïdale.  —  \\,  troisième  ventricule.  —  Zi,  zona  in- 
cerla. —  Xr,  znue  réticulée.  —  //,   Ipaudehlte  oiiti(|ue. 


ressent  la  |)arli('  su|»(''rieiir('  des  coinuiissures  anl(Mieure  et  postérieure  du 
cerveau,  sous  I  aspcci  diiu  (■oi'|)s  ovalaire  en  conlacl  iuiuK'diat  avec  la 
|)arli('   inoyeuue   du   se|;nieul    posh-rieur  d(>  la   capsule    interne  (Fig.    Si', 


(,  \  \i,  I   |(i  \  V     I  \  I  i;  VColM'Ii:  \  I    \    ;    li  I  i.  M'  \    soi   <    ni'  |  mm   |;.  :i;h( 

I,.  .;;.  .    l'Iu-  \\,\-    il    ;iiii: iili-   m   l'Icinliic.    -f    r.i  |i|)in(li.'  l'ii  ;:  i;i  mil  — ;i  ii  I   ilr 

|;i  |i;illir  iilllciii'llic  lin  Sc^mriil  |i(  is  li'iliMI  r  dr  hl  i;i  |i--l  I  je  I  II  I  iTIli-  (  !l|i  ,  lM•(•|l|)l• 
,^;l|)ll|ll  1"'-^  (Iriixii'iiir  l'I  liiii^icmr  li  li(|  Il  irlllf's  iiilcilH's  de  a'  sc^incill 
l'^JM  -JS,  II.  'i  "J  ,  pu  i--  li'^  t  l'di-^  ciiKI  II  iriiK"^  i  iilcrni'^  l'ii:.  .'l'I,  I».  'i  S  i  cl  ;il  Iciii  I 
-<l*>^  nlll*'  ^l'iimlr^  (lilljcil'^idlls  ;iil-(I(">'^nli--  (II-  l;i  |i;illic  iiiunciiih'  tir  l:i  coiii- 
iiii-->'iir<'  ;iiit<'rii'ii  ic,  -^iir  lo  cdiii)!'--  (|iii  i  ii  irTc^-^i'iil  l:i  siilisliiiici'  iii  iioiiiiiii'-r 
->(iiis-li'iili('iil;iir*' <li-  lliMclirrl.  à  |;i  liinilcdii  |)ir(l  du  |)(M|(>n(-iili>  ('('■n'>iii';i  I  ri 
de  l;i  rt'uion  ^nii^  (i|il  i(|ii('.  Il  (liiiiiiiii(>  i  l'ii;.  i  'i ,  p.  (i'i ciisiiilc  ^r;idii(dl('mt'iiL 
de  \(diiiiii'  Imil  fil  ciiii'^crx  mit  so  i';i|)|)(H'U  ;i\('c  l;i  pjirlic  iiiih-iiciii  r  du  >''^- 
iiitMil  |>(tsl(''iM(Mird('  l;i  cMiisiilc  iiil crue,  dans  la(|M(dl('  il  se  crcnsc  une  di'iircs- 
-ioii  lii's  accii^t''!'.  puis  dispjirail  d'arriri'c  en  a\anl  à  mesure  (|ii('  le  lofus 
iiimT  croil .  Il  ;i  di'^p.ini  l()rs(|ii('  le  pied  du  pi-doiicu  le  (•(''n'd)r;i  I  ;ipp;irail 
lihieinenl  ;"i  la  lia-x'  du  cei'veiiii,  au-dessous  de  |;i  |iaud(delle  i)pli(|ue 
l'i-.   .1'..   p.  .■■»••'. 

Sur    les  lutupc^  stiijil hih-^   s(''ri(''es.    le  cnrijs   de    Liiys  es!   plus  aiToiidi,       sur  les  coupes  sa- 
pins ^loluileiix  ;  ses  connexions  avec  le  segment  postérieur  do  la  capsule   ^' 
iiilerue  el    le   pied    du    pédoncule    cérébral  deviennent    très  manifestes; 
il  (.ceiipe  en  elle!  le  sinus  de  Tan-^Ie  formé  par  le  pied  du  pédoncule  céré- 
lii'iil  el   hl  (■aj)siile  iiilerue  '  Fij;".  .'Il  I  >. 

Ou  peut  décrire  au  coi'ps  de  Luys  deux  faces  convexes,  deux  hords 
el  deux  exlr(''milés.  Les  faces  convexes  sont  l'une  dorsale  ou  supéro-interne, 
rjiulre  vrntralr  ou  inféro-extenie ;  les  bords  sont  interne  Qi  externe  ;  les 
exlrémilés  antérieure  et  postérieure. 

La  face  dorsale  ou  supéro-externr  t^si  la  plus  convexe;  elle  est  recou-      Rai.i.ortsdcsaface 
verte  dans  lonle  sou  étendue  par  une  coucbe  continue  défibres  à  myéline, 
la  capsule    du  corps  de    Lui/s,  dont  les   libres    se  dirigeant   obliquement 

eu  baul  el  en  dehors  ai)})arli(Mineu  t  au  système  des  radiations  slrio-sous-  ç 

//lala/nic/ues  [\).  >\2(\),  eu  partieuli(>r  au  faisceau   lenticulaire  de  Forel.  La 

zonaincerta(Zi  .  située  au-dessus  de  cette  capsulede  fibres,  sépare  le  corps  C 

d(^  Luys  de  la  pai'lie  ventrale  du  noyau  externe  du  Ihalamus.  et  d'avant  en  ^- 

airière  du  champ  de  b'orel  (!',  Fig  28i,  T.  I''),  du  faisceau  thalamique 
de  Forel  (Fth,  Fig.  '12 i,  2i,  p.  'lo)  des  radiations  de  la  calotte  (F'ig.  28, 
p.  VA]  et  de  la  partie  antéro-externe  du  noyau  rouge  (Fig,  33,  p,  49}, 

La  face  centrale  ou  iufcro-e.r terne  est  enclavée  dans  le  segment  posté-      do  sa  race  ven- 
rienr   de    la    eapsuh>    interne»    ('région  sous-thalamique)  et  dans  la  partie   '"''"■ 
adjac(Mite  du  pied  du  pt'doueule  cérébral.  Les  libres  de  la  capsule  interne 
séparent  celte   face  de   la    bandelette  optique  et  du    segment    interne    du 
globus  i)allidus  (Fig,  32i.  32') ^ 

Le  hnrd  c.rterne  est  en  iiK-uie  temps  supérieur,  il  est  en  ra})j)ort  avec  De  ses  bords, 
le  segment  postéri(Mir  tie  la  région  sous-thalami(}ue  de  la  capsule  interne 
et  corres[)ond  au  plan  horizontal  qui  passe  au-dessous  de  la  commissure 
uiolh>  ou  moyenne.  Le  bord  interne,  situé  à  la  hauteur  de  la  partie  pro- 
fonde du  tubercule  maniillaire,  est  en  rapport  av(>c  la  i)artie  interne  du 
pied  du  }»édoncule  cérébral  iFig.  32 i  et  32o). 

^extrémité  postérieure  du    corps    de    Luys  est  située  aux  confins  du 


400  ANATOMIE    DES    CENTRES    NEKVEIX. 

Dos.csextri-niités.  soginont  posttM"ieiii'  dc  la  capsiile  inlorne  et  du  pied  du  podonculc  céré- 
bral, dont  lo  sépare  la  partie  supéro-externe  du  locus  niger.  L  extrémité 
antérieure  est  enclavée  dans  le  faisceau  lenticulaire  de  Foi-el  (FI).  Cette 
disposition  est  particulièrement  nette  sur  les  coupes  horizontales  et  sagit- 
tales sériées  (Fig.  24,  28,  33,  44,  48,  46,  2o3,  2o4,  311). 

Connexions  du  Le  faisccau  lenticulaire  de  Forel  abandonne  quelques  fibres  au  corps  de 
corps  KO  .u.\s.  j^yyg  Qijjgi  ç^y^ç  le  montrent  les  dégénérescences  secondaires  consécutives  fl 
aux  lésions  du  noyau  lenticulaire  et  traitées  suivant  la  méthode  de  Marchi. 
Mais  le  corps  de  Luys  est  en  outre  eu  connexion  très  étroite  et  très  active 
Avec  lo  corps  strié,  avcc  Ic  corps  strié  (noyau  caudé,  putamen,  globus  pallidus)  par  le  riche 
système  des  radiations  strio-lui/siennes  (p.  327)  qui  perforent  et  cloisonnent 
dans  la  région  sous-thalamique  le  segment  postérieur  de  la  capsule  interne, 
et  abordent  le  corps  de  Luys,  par  toute  l'étendue  de  sa  face  inférieure 
(adhérente  à  la  capsule  interne)  sous  forme  de  petits  fascicules  fortement 
colorés  par  la  laque  hématoxylinique  qui  s'irradient  en  faisceau  et  dont 
quelques-uns  parcourent  toute  l'épaisseur  du  corps  de  Luys.  Le  trajet  de  ce> 
hbres,  leurs  connexions  avec  le  corps  strié,  en  particulier  avec  le  système 
des  fibres  radiées  et  des  lames  médullaires  du  globus  pallidus,  sont  particu- 
lièrement faciles  à  suivre,  soit  dans  les  cas  de  destruction  étendue  ou  totale 
de  la  corticalité  cérébrale  sans  participation  des  corps  opto-striés  (cas  Pra- 
del,  Fig.  78,  cas  Rivaud,  Fig.  148,  1  i9),  soit  dans  les  anomalies  d'évolu- 
tions de  l'écorce  cérébrale  et  du  système  de  projection  corticale  (cas  Lon- 
gery,  Fig.  203,  204,  205,  cas  Richard.  Fig.  220  à  228),  soit  encore  dans  les 
cas  de  dégénérescences  secondaires  de  ces  libres,  consécutives  aux  lésions 
du  noyau  lenticulaire  et  traitées  par  la  méthode  de  Marchi  (cas  Ronse. 
Fig.  2Î)8). 

Le  corps  de  Luys  elle  système  des  radiations  strio-luysiennes  dégénère 
en  ellet  toutes  les  fois  qu  une  lésion  patholoi/ique  ou  expérimentale  détruit  h' 
corps  strié  en  particulier  le  noi/au  lenticulaire.  Le  degré  de  dégénéres- 
cence du  corps  de  Luys  et  des  fibres  qui  lui  arrivent  est  dans  ces  cas  pro- 
portionnel à  l'étendue  dc  la  lésion  destructive.  Ce  sont  là  des  faits  signa- 
lés pour  la  première  fois  chez  l'homme  par  Mahaim  et  par  v.  Monakow 
(méthode  au  carmin)  et  dont  nous  avons  été  à  même  de  vérifier  plus  d'une 
fois  l'exactitude  avec  noire  matériel  anatomo-pathologiquepersouneltrai- 
tcs  par  les  méthodes  de  Weigerl-Pal  et  de  Marchi.  Le  corps  de  l^iys  ne 
paraît  pas  recevoir  de  fibi'cs  de  projection  corticale,  il  apparaît  intact  à  la 
suite  des  lésions  corticales  ('-tendues  (]ui  n'intéressent  j)as  les  cori)s  opto- 
striés  el  dont  les  préparations  ont  été  traitées  par  la  nuMliode  de  Wei- 
gcrt-!*al  ou  jiar  le  carmin  ;  nuiis  lorsqu'on  ai)pliqu(>  la  niétbode  de  Mar- 
chi, on  constate  dans  ces  cas  une  dégénérescence  très  légère  du  corps  de 
Luys.  Les  fibres  dcgéiu'iv'es  proviennent  du  segnuMit  postérieur  de  la 
capsule  interne,  passent  p;ir  les  hunes  médullaires  du  globus  pallidus, 
perforent  la  partie  antérieure  dn  segment  jjostéiienr  (h*  la  capsule  interne 
avec   les   libres    strio-luysiennes,    puis    iibordtMil    le    C()ri>s  d(>  Luys,  dans 


(.  A  N(.  IH>  N  ^     I  N  I   li  \i   nll  I  h.  \  I    \        Il  l.(.  Ml\     S  (  I  T  ^    d  I'  I  K.)  I   K.  Idl 

|,M|iirl  .'Mrs    x'iilM.liriil       I  If  J. -il  lie    ri    l.nli^     (CaS    Caillot,    l''i^.    liN-'l    <■!   2S'i 

r\  cas  Hilairo,  l'iu.  2S7  i-l  2S,S  .  I.c  ci.ii.-  dr  Liiy-  ircoil  il i(iicl(|iir^ 

livs  rai't's  lil>rr--  df  l.i  <i>r(  iialih' «t'ii'-Iniilc,  iiiiii>  Iciif  nniiilnc  c-t  iii-^iLiiii-      Am-  lu  for(i<niii<^ 

1  ,  .  Il-  •••'•rrl.rnlc. 

liaiil  Iiir«|n  l'ii   |r  comii.ii»'  .m   riclic  ^\  ^li'iiic  ^1  i'ni-liiy>H'M. 

1,,.  ciirii^  (le   \a\\-^  iMiMiii-  ciiliii  (le   ii(iiiil)n'ii'>r^   lil)ic-  (l;iii>    l;i  rnnnnis- 
\HI't'    ({r     i'nrci      cl'       nu    fnni  III I -^Sd  ir    soils-l  lid  laiii  nj  lir    jin^lrriflirc    (I)(m;iis- 

>;ili(»  >iilitli;il;mii(;i  iMc-lcrinr.  (i;m->rr'  non.  |>.  iIK»  (|iii  (»ccnj)('  la  siil»- 
NlaïK'c  ui"i>i'  ili-  I  c^iiacc  |»ri  Inii'  Jk islt'i'it'u r  il'i^.  '{.i."));  ces  iilir'cs  rcliciil 
iiioliaMcincMl   II-  (•<ii|i'>  tir  \.\\\^  an   coii»^  de  iinMin'   iiniii  (lu  cùh''  opposé. 


OiiliT   fc^   coiiiicvioiis   (/•rfaiiirs    du    corit-^  dr    Lii\>,   (|url(|Ui'S  auli'iirs      ConucxioiiM     «inii- 
cn  adiurlli'iil  (Micorc  d'aulrcs   doul    rcxislcucc   poiii'    umis   i'--l   loin   d'rirc 
dt'iniuilii'f.  Tidl(">  >oul  l("^  coniicxioMs  admises  : 

I     {''.utrc    II'   coi'iis    {\i'    Lu\s   (d    1rs  noyaux   des   coi'dons  de  (loll  cl  de 
lluidaili  |iar  riulrinicdiairc  du  ruhan  de  iîcil  médian; 

2"  l'entre  le  foi'|)s  de  Luys  (d  la  handclolle  opliijuc  ; 

3"  lùilrc  li>  corps  do  Lnys  d'un  cùlé,  ol  le  noyan  Icnliculaii'c  du  côté 
opjio-r",  [lai  rinlcrmédiaiiT  do  la  commissure  de  Moyncrl. 

pour  l'Icclisig,  BechliM'cw,  lùlingor,  Honschen  et  d'autres,  le  rnhan  de     avoc  les  noyaux 

r»    •!         '  1-  •«■11'-  '    •  1  ,  ilo  Goll    et    (le    Hur- 

lieil  médian,  arrive  dans  les  reliions  supérieures  du  noyan  rouj^e,se  |)orte-   .i^^^h  par  nmcrm.-- 
rail   en  dtdiors  vers  le  corps  de  Luvs.  Une  partie  de  ses  fibres  s'y  termi-   '''''.','"®  .'■,"  ''"''""  ''" 

,  "  "^  Ki'il  mi'dian. 

nerail.  asMirant  ainsi  les  connexions  entre  ce  corps  et  les  noyaux  des 
cordons  de  (loll  (d  de  Hnrdacli;  la  plus  grande  partie  contournerait  l(>s 
parties  supérieure  l't  l'xlerne  du  corps  de  Luys  et  se  continuerait  soit 
avec  l'anse  du  noyau  lenticulaire,  soit  avec  la  commissure  de  Meynert  et 
relierait  ainsi  les  noyaux  des  cordons  postérieurs  de  la  moelle  avec  le 
jîlohus  pallidus  du  même  côté  et  du  côté  croisé.  Ces  connexions  sont  rien 
moins  (juc  dénionlrées;  si  à  l'aide  de  coupes  microscopiques  sériées  on 
ne  peut,  vu  la  complexité  de  la  réiiion  de  la  calotte  et  de  la  réj^ion  sous- 
opti([ue  réluler  ('(die  hypolhèse,  les  résultats  fournis  j)ar  l'anatomie  pallio- 
loui<|ue  on  expérimentale  ne  sont  pas  en  sa  faveur.  Nous  avons  montré  en 
(dlcd  dans  un  travail  l»as(''  sur  l'examen  de  nombreux  cas  de  lésions  cor- 
ticales, capsulaires  prolubéranlielles  ou  bulbaires,  traitées  par  la  méthode 
de  Weitivrl-Pal,  ainsi  que  par  de  nouveaux  cas  soumis  à  la  méthode  de 
Marchi  que  la  destruction  du  ruban  de  Reil  n'entraîne  pas  une  atrophie 
ou  une  dégénérescence  du  corps  de  Luys,  et  que  le  ruban  de  Reil  médian 
se  termine  dans  le  thalamus  (Voy.  Ruban  de  Reil).  F*our  nous,  il  n'existe 
pas  de  neurone  reliant  dirccipnient  le  corps  de  Luys  aux  novaux  des  cor- 
dons postérieurs  <d  ces  connexions,  si  elles  existent,  ne  peuvent  èti'o  que 
des  connexions  indirectes. 

l\)ur    Darkscliewilsch    et    Pribytkow  dont  l'opinion  a  été  admise  par      avc- le  noyau ii-n- 
Bechterew.  c'est  par  la  eommissure  de  Meynert.  c'.>st-à-,lire  par  ce  traclus  Î^I^Su^ltViI 
blanc  situé  dans   le  tiiber  cinereum  au-dessus  de  la  bandelette  optique  con>'»'^'*ur(" »'<"  ^^^ - 
(Voy.  p.  tus),  que  selTeclucraient  les  connexions  croisées  entre  le  corps 
de  Luys  et  le  noyau  lenticulaire.  Parmi  les  fibres  du  corps  de  Luys  qui 

TOMK    II.  26 


402  A.NATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

traversent  la  région  sous-thalamique  de  la  capsule  interne,  une  partie  se 
recourberait  en  avant,  entrerait  dans  la  constitution  de  la  commissure 
de  Meynert  et  se  rendrait  après  entre-croisement  sur  la  ligne  médiane 
dans  le  noyau  lenticulaire  du  coté  opposé.  Les  auteurs  invoquent  en 
laveur  de  ces  connexions  les  résultats  fournis  par  lexamen  :  \°  d'un  cas 
d'anophtalmie  bilatérale  congénitale;  2°  d'une  section  expérimentale  de 
la  bandelette  optique  en  avant  du  corps  genouillé  externe;  3°  d'une  section 
expérimenlale  de  la  commissure  de  Meynert  à  la  partie  interne  du  |)ied 
du  pédoncule  cérébral.  Or,  les  deux  premiers  cas  montrent  simplonicnf 
que  la  commissure  de  Meynert  persiste  intacte  dans  les  cas  d'atrophie  J. 
la  bandelette  optique  et  qu'elle  n'afîecte,  ainsi  que  ces  auteurs  l'ont  bien  dé- 
montré, aucune  connexion  avec  les  corps  genouillés  interne  ou  externe,  et 
le  troisième  cas  ne  peut  être  invoqué  en  favcu  r  de  l'hypothèse  de  ces  auteurs, 
car  l'état  du  corps  de  Luys  et  du  noyau  lenticulaire  n'est  pas  signale. 
Avec  la  baïuic-  J-  StilHug  déjà  cu  1878  et  1882  avait  décrit  à  la  bandelette  optique  e 
lïiïsmT"'"*'  ''  ''^  au  chiasma  une  racine  luysienne;  Bernheimer  (1891)  et  Kolliker  (1896)  sel 
sont  ralliés  à  cette  manière  de  voir;  ce  dernier  auteur  toutefois,  en  se! 
basant  sur  la  méthode  myélogénétique,  incline  à  considérer  cette  racine 
comme  appartenant  soit  à  la  commissure  de  Gudden,  soit  à  la  commis 
sure  de  Meynert.  L'étude  des  coupes  microscopiques  horizontales  uii 
obliques,  traitées  suivant  la  méthode  de  ^Yeigert-Pal,  semble  de  prime 
abord  confirmer  cette  manière  de  voir;  les  fib^e^  qui  se  détachent  de  la 
partie  postérieure  du  corps  de  Luys  et  qui  perforent  la  capsule  interne 
paraissent  se  recourber  en  avant,  pour  entrer,  sinon  dans  la  bandelelh 
optique,  du  moins  dans  la  commissure  de  Meynert.  Mais,  lorsqu'on  a 
présent  à  l'esprit  le  trajet  des  radiations  strio-luysiennes  tel  qu'il  se  pré- 
sente sur  les  coupes  vertico-transversales,  lorsqu'on  réfléchit  que  ce^ 
radiations,  en  perforant  la  capsule  interne,  appartiennent  à  des  plans 
horizontaux  distincts;  lorsqu'on  examine  de  haut  en  bas  une  série  inin- 
terrompue de  coupes  horizontales  ou  obliques,  la  conviction  s'impose  que 
les  fibres  luysiennes  qui  perforent  la  capsule  interne  et  semblent  se  conti 
nuer  avec  la  bandelette  optique.  api)arliennent  en  réalité  aux  libres  strio 
luysiennes  les  plus  inférieures,  à  celles  qui  proviennent  du  sommet  ou  d( 
la  face  inférieure  du  globus  pallidus. 

Les  résultais  fournis  par  la  nu''lhode  des  dégénérescences  secondaire> 
ne  sont  pas  non  plus  en  faveur  de  lexistence  de  fibres  optiques  d'origin( 
luysienne.  Les  dégénérescences  totales  anciennes  de  la  bamielette  optique 
s'accompagneni  d'une  intégrité  complète  du  corps  de  Luys  et  des  libres 
strio-luvsiennes.  D'autre  part,  on  peut  observer  une  dégénérescence  secon' 
daire  t(»tale  du  corps  de  Luys  avec  une  intégrité  parfaite  de  la  bandeleth 
()pti(|ue.  Ce  sont  là  des  faits  signalés  pour  la  |)r(Muièrc  fois  par  Mahaim  e 
v.  Monakow  et  doni  nous  avons  été  à  nuMue  de  vérifier  plus  d'une  foi; 
l'cxactilude  avec  noire  malériel  anatomo-palhologique  personnel. 

Nous  avons  observé  la  dégénérescence  de  la  commissure  de  >h\vner 
à  l'aide  de  la  méthode  de  Marchi  dans  quel(|ues  cas  de  lésions  dcsliuclive; 


l 


i;  \  N(.  I  in  Ns    IM  It  \i  ii|;  I  IC  \  I    \  :  IU,(.ln\    .S(»i:S    <i»'  I  In  I   i;.  i(t:i 

lu  noxiiil  Iriil  inil.ili  r,  cil  |i;ill  irii  I  iri  ilil  ^lulm^  |);i  1 1  id  il-.  |l;iii-.  its  rn>.  |;i 
Jijindclcllr  ii|ilii|iic  cliiit  |i;irr;iili'iiiriil  iiil.iclc  Sur  iiiic  si'iir  ilc  c.piiiirs 
ininlt'iioiiipiic  i>ii  \(>\;iil  :i  1,1  |i;iilir  |i(»sh''ri('iii  r  ilc  hi  r(''};i()n  soiis-()|ili(|iif 
il»'s  l";i>«cit'iili'->  (|(''|4r'in''it''->  lic  l.i  i  niimiisvinrc  (le  Mf\iH'rl  |t;ism'r  iiii-ilcssiis  cl 
l>n  tli'luu-  tli'  l.i  liJiiiilcli'lli'  ()|ili(|iH'  cl  •^c  (•iiiiliiiiicr  ;i\cc  le  Irii  I  i;i^M'  (l<''^(''- 
iluW'»'  «II!  ■'Miii  iinl  (lu  uldliii--  |i;illi(lii^.  <ics  (•;!>  (Irniuiil  rcii  I  (loiic  (|Ur  l;i  coiii- 
imissiirt'  di'  .M"'\  i»"'rl  |ui  luj  xui  (»rii;iiit'  dans  le  noyau  Icnlirnlairc.  |)an->  ces 
4'as.  le  svslèini'dr^  !  ad i;i lions  si rio-JuN  siennes  esl,  il  osl  vrai,  dé^(''n(''ré,  mais 
Iconinie  le  (m'it^^  de  lux-  iiC-l  pas  iiilt'ie^Ni''  par  la  li'sion  destriieli\e,  la 
dé^ént'rescence  de  la  ronMni>>ure  de  Meyneil  ne  peiil  i-idexcr  (|iie  de  la 
jlosiun  lenlienlaire   cas  Ronse.  l'it;.  2Î)7,  2ÎIS  el  :{()l  . 

I       Le  corps   de    l.uvs   esl  il  en  connexions  avec    le  /if)f///n  ro////r'/  Si   elles       Avc:     \,;    noyatf 
.e\isl(Mil.  ces  connexions  ne  penveni  s'elVechiei' que  par  rinlerni(''diaii'e  dos   ''""^"■' 
lihres  tic  la  /ona  incerla,  du  (  liani|)  de  l"'orcl  et  de  la  j)aiiio  anh-i'ieiire  de 
(la  capsule  du  noyau  ronge. 

I  Kti  irsitn}i\  le  corps  de  Luys  dépeud  essenliellement  du  corps  strié  : 
il  d(\n('nère  clia(|n(>  lois  {\\\o  le  ^Iol)us  pallidus,  le  putamen  et  le  novau 
/•autlt"  sont  deirnils.  11  cnv(ti(M|uel(|ues  lihres  dans  la  substance  gi'isc  inter- 
^pédoncnlairc    el    i'e(;oil    de    la   corticalité    cén'djrale   quelques    très    rares 

lihres  (|ui  passent  par  les  huHcs  un'dullaires  du  j;loljus  pallidus. 

I       Struclure.  —  Connncnl  s'établissent  les  connexions  slrio-luysieiines?     suuciunaa  .«•{« 
jSagil-il  de  libres  qui  se  terminent  dans  le  corps  de  Luys  ou  de  libres  qui     '   '"^*' 
y  prennent  leur  origine?  ('etle  étude  n'est  pas  encore  faite  et  on  n'a  pas 
encore  établi  à  l'aide  de  la  méthode  de  (lolgi  le  trajet  des  cylindres-axes 
[des  ((dlules  du  cor[)s  de  Luys.  (Jnoi  ([u'il  en  soit,  le  corps  de  Luys  présente 
une  struclure  un   peu  s[)éciale,  il  esl  remarquable  par  le  dense  feutrage 
ide  lihres  à   myéline  qui  le  sillonnent  dans  tous  les  sens.  Ces  libres  sont 
toutes  très   fines  et     de    calibre     uniforme,    elles    sont    toutes    pourvues 
(l'une  gaine  de  myéline  qui  se  colore  intensivement  par  l'hématoxyline. 
Llles   se    groupent  en    fascicules,   plus   ou   moins   lâches,    qui   s'entre- 
.croisent  dans  toutes  les  directions  et  forment  ainsi  un  feutrage  si  dense      son  r.ciicot  ,iei.s.) 
(jue  l'on  pourrait  tour  à  tour  considérer  le  corps  de  Luys  comme  apparte- 
nant  soil    à    la  substance    blanche,    soit  à  la  substance   grise.    Ce  n'est 
({u'au  voisinage  de  la  circonférence  du  corps  de  Luys,  lorsque  les  libres 
là  myéline  se  réunissent  en  faisceau  avant  de  traverser  le  segment  pos- 
térieur de  la  capsule   interne,    que   l'on    trouve  quidques  fibres  de  plus 
fort  calibre.  Ce  caractère  i)araîl  plutôt  plaider  en  faveui- de  la  nature  ter- 
minale ou    collali'iale  des    libres   du    corps  de   Luys.    La   dégénérescence 
méthode  de   Mar(diii   des  libres   strio-luysiennes  après  lésions  du  corps 
strié  plaide  de  même  en  faveur  de  la  terminaison  de  ces  fibres  dans  le 
<orps  de  Luys. 

Le  feutrage  des  fines  libres  à  myéline  est  plongé  au  sein  d'une  sub- 
stance fondamentale,  finement  librillaire.  qui  ne  diffère  pas  de  celle  du 
reste  de  la  substance  grise,   et  dans  laquelle   on  trouve  clairsemées  un 


t'iMitrairc  do  libres  à 
mvéliiic. 


404  ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX, 

sos  cellules  muiti-  assGZ  grand  nombre  de  cellules  multipolaires  et  étoilées,  quelquefois  fusi- 

polaircs   et  étoili^cs.     -  .  ,  i  •  i  i    •     .  • 

tormes,  qui  possèdent  toutes  un  noyau  arrondi  se  colorant  intonsivemeni 
par  le  carmin.  Le  protoplasma  ne  s'imbibe  par  contre  que  faiblement  pai 
les  matières  colorantes  et  contient  en  général  un  amas  de  pigment  brui 
clair  qui  occupe  la  moitié  ou  le  tiers  du  corps  cellulaire.  L'étude  de  ce^ 
cellules  à  l'aide  de  la  méthode  de  Golgi  montre  qu'elles  appartiennen' 
pour  la  plupart  au  type  I  de  Golgi  (KoUiker),  qu'elles  sont  entourée: 
d'une  très  riche  arborisation  cylindre-axile.  Maison  ne  connaît  encore  n 
le  trajet,  ni  la  destination  de  leurs  cylindres-axes.  Quoi  qu'il  en  soi 
ces  cellules  s'atrophient  nettement  ainsi  que  Mahaim  l'a  signalé  toute? 
les  fois  que  les  radiations  strio-luysiennes  destinées  au  corps  de  Luv> 
dégénèrent  à  la  suite  de  lésions  destructives  du  noyau  caudé  ou  di 
put  amen. 

Le  corps  de  Luys  est  en  outre  remarquable  par  l'extrême  finesse  de  soi 
riche  réseau  capillaire  dont  les  mailles  sont  beaucoup  plus  serrées  qii< 
celles  du  noyau  rouge  ou  de  Lécorce  cérébrale  par  exemple. 


IV.  —  SUBSTANCE  GRISE  CENTRALE  ET  COMMISSURES 
DU  PLANCHER  DU  TROISIÈME  VENTRICULE 

i^  substanco-risc         La  substaiice  grise  centrale  tapisse  les  parois  latérales  et  le  plan 

ventrirui^^^^^^^^  ^^^^^'  ^'^'  troisièiuc  Ycntiicule,  double  la  membrane  épendymaire  et  form 

la  commissure  mol  If" .  Elle  se  continue  au  niveau  des  trous  de  Monro  et  d 

l'embouchure  de  l'aqueduc  de  Sylvius  avec  la  substance  grise  sous-épen 

dymaire  des  ventricules  latéraux  et  la  substance  grise  centrale  du  cerveai 

s,,!,  .Honiuo.  moyen.  Elle  fait  défaut  au  niveau  de  la  paroi  antérieure  du  troisième  ven 

tricule  formée  aux  dépens  de  la  lame  terminale  embryonnaire,  ainsi  qu'ai 
niveau  de  la  voûte  de  ce  ventricule  où  la  membrane  épendymaire  tapiss 
seule  les  plexus  choroïdes  :  sa  ligne  d'arrêt  correspond  au  ta'uia  thalami 
au  ganglion  de  l'habenula  et  à  la   face  supérieure  de  la  glande  pinéab 
Mince  en  haut  où  elle  tapisse  la  face  interne  du  thalamus,  la  substanc 
grise  centrale   se   fusionne   inc()nn)lèteinent  à  ce   niveau  avec   le  noya 
interne   dont   la  séparent  le   pédoncule   inféro-interne    du  thalamus,   !■■ 
faisceau  de  Vic([  d'Azyr  et  le  faisceau  rélroflexe  de  Meynert;  elle  s'épaissj^B 
au  niveau  et  au-dessous  du  sillon  de  Mouro  et  s'unit  à  la  zona  incerta  e*!! 
recouvrant  la  face  inlei'iie  de  la  région  sous-opli(|ue. 

La  substance  grise  du  plancher  du  troisième  ventricule  occupe  1 
losange  oplo-|)édonculaire  (d  relie  entre  elles  les  deux  régions  sous-0| 
tiques  et  la  |)arlie  adjacente  des  régions  de  la  calotte.  Elle  forme  le  fitùt 
cinercitm  el  la  lamr  intrrprdDUCuldiif  ou  pcrforrr  po  sir  ri  cure  qui  appai 
li(uil  en  r(''ali(é  au  cerveau  moyen,  |niis  lai)isse  la  face  profonde  des  lubei 
(uiles  mamillair(>s,  du  chiasma  el  des  bandelettes  optiques  (Voy.  t.  I'' 
|).  MIH  et  suiv.).  ' 

Son  épaisseur  n'est  pas  partout  la  même  :  mince  sur  la  ligne  médianj 


(;  AN(.I  IfiNv    IM  HACftlU  l<    \|   \      |;r:(.  KiN    sors   ol'TKM  K.  io;i 

I  (le  la  laiiir   iiilcr  |n'(|.in(iilairr,  elle  ^V'|lais^il  à  la   hase  de  la  liu:r  |ii  I  iiilairc       s...,iiiiia«(,'aiiKli«ii 
fol  (ir  cIkuiuc  rn\r  dii   tiihir  cinriciim  <'l  roiiliiiil  (|iirl(|ili'>  aiiia--  ^^aii^lioii- 
nairi's  con^-laiil-.  (|iini(|iic  leur  Ndliiinr  r|    Imi-  iniiiiltrr  \ai'icril   siii\aiil  les 
suivis.     \ii  (li''>->ii-~  r|  aiil'Hir  ilii   rlii;isiiia   ci   cm  [lii'ia  n  I    «le    cliiKiiir  cnh''  sur 
la  laiiii"    Icriiiinalc  ciiiIhn  nniiain'.  mi    lniii\r    Ir   f/fun/Z/o/i    sus-npl  kjiiv.    de 
Lt'li lu >■--•' Iv.   ipii   ■>(•  rii--i(iiiin-  ii\<(     |;i    iiiaNNC   |>iiii<-i|)al('   tlil   liilxT   (itii'iciiiii 
<>n   anii'it'  ilii  cliia^iiia.  ri   (|ii('  Mc\  iicil    di-si^na    s(»n>  li-    iiniii  de  (/ntu/lion       ho  (,'aiixlioi.  -i-u- 
ontiiiiir  hdsal.  l'!Ma\anldii  liiliciciilr  Miaiiiillaiir.  ciilrc  ce  liiIxTciilc  cl    la    ' i ""'•■'■*"  • 
lii;o  |tiliiilaii('.  mi  trouve  de  cluunic  ciMt'  tm  ou  iihisiciirs  pclils  amas  <i;aii- 
ijlioimaii'o    lls.l'.l,   l"'ii;.  ',VX,\  ,   laiil(M    iii>i;4riiliaiils,  laiihM  iiroéiiiiiictils,   cl 

ifoniiaiit   alors   Ai'  M-iilaldc^    |»ctilcs    cmiiioiices  ou    luhcrriilcs  pri-mauiil-      i,>s  iiiniicii..s  la- 
lairos.    Ils   rcprcsculcul    uuc   ioiiuali(tu  conslaulc  (|ui    csl    j)rol)al)lcui(;ul    "^""""^ 
riioniolojiUcMlcs  loix's  iulV'ricurs  (les  poissons  cl  son!  connus  sous  les  noms 

A\cnoi/<ni  po^ln'o-htlri'dl  ilu  tiihrr  lincrciDU  \  Lcnliossok),  e;/iïV2<?/ict'.y  hi/rrales 
h)/in'nn/)li(ili<jui's    lie(/ius\  f/(Uif/lto/is  op(i(^i/r\  hasau.r  (Kidlikeri. 

lu  divcilicule  du  Iroisicme  ventricule  sépare  sur  hi  lij^ne  médiane  les 

j  «.^niincuci's  latérales  du  lulier  eincr-cum,  il  détermine  ù  la  base  du  cerveau 
une  saillie  1res  mar(|uée  che/  le  IVi'lus  et  le  jeune  enfanl,  presque  con- 
slanle  chez  l'adulte,  Vrniinencc  sacculaire  (Uetziusj,  l'homologue  du  sac 
vasculairr  des   poissons.   Les  éminenecs  latérales  du  tuber  cinereum  ne 

.doivent   pas  être   confondues   avec   le  petit    tubercule   mainillairo  acccs- 

^soire  iTma,  Fig.  XVX)   en   avant  et   en    dedans  du([ucl  elles  sont  situées. 

.Celui-ci  occupe  en  elt'et  dans  le  sinus  de  l'anj^le  oI)tus  du  losange  opto- 
pédouculair(>.  (Mitre  la  l)and(d(dle  o[)ti({uc  et  le  pckloncule  cérébral,  une 
petite  région  recouverte  parlitdlemcut  par  la  bandelette  optique  et  per- 
l'orée  de  pelils  orilices  vasculaires. 

La  substance  grise  ccnlrab»  est  lapissce  {)ar  les  cellules  cylindriques  [.es .  riiuios  éi-en- 
H  cils  vibi'atiles  de  la  lame  ('pendymaire  et  traversée  par  les  prolongements  '-^"'^"■'^'' 
radiés  de  ces  cellules.  Klle  contient  de  nombreuses  cellules  névrogliques 
et  ([uelques  cellules  nerveuses  disséminées,  plus  nombreuses  et  plus  volu- 
mineuses dans  les  amas  ganglionnaires  du  tuber  cinereum  et  au  voisi- 
nage de  l'embouchure  de  l'aqueduc  de  Sylvius,  où  elles  forment  un  petit 
noyau  décrit  par  Darkschewitsch.  La  méthode  de  Weigert-Pal  rév(de  dans 
la  substance  grise  ceiiiralc  de  nombreuses  fibres  fines,  de  moyen  et  de  i.es  lii.rcs. 
gros  calibre,  dont  b(>aucoup  aj)pailiennent  aux  faisceaux  avoisinanls. 
Telles  sont  les  libi-es  des  parois  latérales  du  troisième  ventricule  qui 
appartiennent  au  p(Ml(incule  inft'ro-interne  du  thalamus  et  au  faisceau 
sej)to-thalanii(|ue  ;  ccdlcs  de  la  commissure  molle  qui  réunissent  entre 
•  dles  les  lames  médullaires  internes  en  formant  une  sorte  de  commis- 
sure; celles  de  la  région  sous-optique  qui  appartiennent  au  champ  de 
Forel,  aux  faisceaux  Ihalamique  ou  lenticulaire  de  Forel,  au  corps  de 
Luys  ou  au  pédoncule  du  tubercule  mamillaire.  Telles  sont  encore  les 
libres  sagittales  qui  sillonnent  le  plancher  du  troisième  ventricule,  en 
particulier  le  tuber  cinereum.  et  qui  appartiennent  aux  radiations  olfac- 
tives profondes  ou  aux  libres  des  ganglions  du  tul)er  cinereum. 


406 


ANATOMIE    DES    CE.NTHES   NEKVEIX. 


roninussuros  iln 
plancher  du  troi- 
sième ventricule. 


COMMISSURES  DU  PLANCHER  DU  TROISIÈME  VENTRICULE.  —  Dans   la  sub- 
stance grise  du  plancher  du  troisième  ventricule,  on  rencontre  en  outre J 
indépendamment  du  c/iiasma  et  de  la  bandelette  optique  qui  appartiennent' 
au  système  visuel (Voy.  Nerf  optique  -419),  une  série  de  commissures  qui] 
relient  les  deux  régions  sous-optiques  soit  entre  elles,  soit  avec  des  région»' 
avoisinantes.  Ce  sont,  d'arrière  en  avant  :  dans  le  fond   du  trou  borgnei] 
interpédonculaire,  au  niveau  du  sommet  de  la  lame  perforée  postérieure, i 
la  comtyiissxre  ventrale  de  la  calotte  de  Forel  qui  appartient  à  la  calottei| 
pédonculaire;    au-dessus    et   en    arrière    des   tubercules    mamillaires,  à| 
la  base  de  la  lame  interpédonculaire,  la  commissure  de  Forel  ou  com- 
mis.mre  sous-tlialamiqite  postérieure,  et  dans  la  substance  grise  qui  double 
le  chiasma  et  la  bandelette  optique,  la  coinmissure  de  Meynert  et  le  peti, 
faisceau  du  tuber  cinerewn  de  Gudden.  Ces  commissures  sont  l'homologut 
des  fibres  commissurales  qui  traversent  le  raplié  dans  toute  la  hauteui 
du  tronc  encéphalique;  le  plancher  du  ventricule  moyen  n'est  en  effe< 
que  le  raphé  des  cerveaux  moyen  et  intermédiaire  étiré  en  lame  par  1; 
divergence  des  pédoncules  cérébraux;  comme  pour  le  système  des  libres 
commissurales  du  raphé  du  tronc  encéphalique  ou  de  la  moelle  épinièic 
il  s'agit  ici  bien  plus  d'un  entre-croisement  de  fibres  que  d'une  commis 
sure  véritable. 


Commissure  sous- 
thalamique  posté- 
rieure on  (le  Forel. 


.*>a  situaMon. 


.Ses  rapports. 


Sa  ronslilulion. 


Les      fibres 
siennes. 


lu.y- 


Commissure  de  Forel  ou  commissure  sous-thalamique  pos 
térieure  (CF)  (Decussatio  subthalamica  posterior,  Ganser)  (Decussatii 
liypothalamica  posterior,  Kolliker). 

La  commissure  de  Forel  (cF)  ou  commissure  sous-lbalamique  posté 
rieure  a  été  signalée  et  figurée  par  Forel  (1877),  bien  décrite  parSchnopf 
hagen  (1877),  par  Ganser  chez  la  taupe  (1881),  puis  par  Honegger  1^181)0 
l'allé  appartient,  comme  son  nom  l'indique,  à  la  région  sous-optique,  es 
située  au-dessus  et  en  arrière  des  tubercules  mamillaires,  à  la  base  de  1 
lame  perforée  postérieure,  et  ne  doit  pas  être  confondue  avec  la  commis 
sure  vent  raie  de  la  calotte  de  Forel,  qui  appartient  à  la  calotte  pédoncu 
laire  et  occupe  la  partie  postérieure  et  ventrale  du  noyau  rouge  (Von 
Région  de  lu  cahjtte,  III''  pai'tiei. 

La  commissure  sous-thalamiciue  postérieure  (Fig.32r))  est  en  rapport  d 
chaque  côté  avec  le  faisceau  niamillaire  principal  (Fnip),  le  corps  de  Lux 
(CL)  et  le  faisceau  rétroflcxc  de  Meynert;  le  pédoncule  du  tubercul 
mamillaiie  la  sé|)are  de  la  partie  interne  du  piiMl  du  pédoncule,  à  sa  limil 
avec  la  région  sous-thalaniicjue  de  la  capsule  inteine. 

Chez  l'homme,  la  commissure  sous-thalami(|ue  postérieure  est  esseï 
titdlernent  constituée  \);\r  (\v^  fibres  lu //sie/iurs.  l'allés  se  détachent  du  boi 
interne  du  cor|)s  de  Luys  sous  forme  de  liiies  fibres  parallèl(>s,  ne  ; 
réunissent  pas  en  faisceaux  compacts,  mais  sont  disséminées  dans 
hune  perforée  postérieui'e,  puis  se  dirigent  vers  la  ligne  médiane  (|u'ellr 
dépassent  pour  abord(>r  le  corps  de  Luys  du  côté  opposé.  Klles  semblci 
constituer  une  véritable  commissure  entre  les  deux  corps  de  Luys,  mai 


(.  \.N(.  liii  ^•^    I  \  I  i;  \(  i)i;  1  M,  vr  \     iu:i.ht.\   >ors  m|'  i  inn:. 


'.07 


1  ntiilirimiMil    |iin|i:iMriiii'iil    Af--    (iliic>    rrli.iiil    le   corps   de    |,ii\s    «l'iin   rMli- 
,   Mil    Ilov.Ml    inii-c.    Mil  ,1    1,1   cildllccl    ;iii    cIliimi»  (le    l''()I'('l    illl  ciWr  (i|)f»(»s(''. 

l.i'-~     lilur-^    I  ll\  ^iciMlc^    I  iccii  pi'ii  I     l:i    |i.irlii'    lll()\rril|f    (le  l:i  coin  lil  is>iir(' 


H.Çillet 


lUJvl'    ^'P 


KiG.  32:>.  — Cou|io  vi'ilicd-transvcrsalc  passant  cii  anirie  des  tubercules  maniillaires, 
par  la  lame  interpédonculaire  ou  perforée  postiTieure  et  la  commissure  sous-thala- 
mique  postérieure  de  Forel  (^Méthode  de  Weigert). 

La  régiou  sous-optii[ue  comprise  entre  la  couche  optique,  le  pied  du  pédoncule 
cérébral  et  le  locus  niger  coisppend  le  corps  de  I.uys  et  la  couche  dorsale  avec  les 
faisceaux  lenticulaire  Ihalamique  de  Forel,  le  champ  de  Forel  et  la  zona  incerta. 

Ah\  alvciis  intravenfriculairc.  —  .l.V.  avant-mur.  —  Cl,  corne  d'Ammon.  —  Ce,  cap- 
sule externe.  —  (V/.  circonvolution  poilronnéc.  —  C,\p,  segment  postérieur  de  la  capsule 
interne.  —  Cw/,  segment  suus-lenliculairc  de  la  capsule  interne.  —  CL,  corps  deLuys.  — 
pCB.  pied  de  la  couronne  rayonnante.  —  eF.  commissure  sous-thalamique  postérieure  de 
Forel.  —  F,  champ  de  Forel.  —  VI.  faisceau  lenticulaire  de  Forel.  —  Vie,  fibres  lenticulo- 
caudées.  —  Fmp.  faisceau  mamillaire  principal.  —  Vlli,  faisceau  ttialamique  de  Forel.  — 
le,  lame  cornée.  —  L)iu\  laiu*  médullaire  externe  de  la  couche  optique. —  Ime,  Uni,  lames 
médidlaires  externe  et  interne  du  noyau  lenticulaire.  —  Ln,  locus  niger.  —  A'«,  A'e,  .V/, 
les  noyaux  antérieur,  externe  et  interne  du  thalamus.  —  .YC,  noyau  caudé.  —  .Vis.  -V^.j. 
.\7.i,  les  trois  segments  du  nnyau  lenticulaire.  —  /',  pied  du  pédoncule  cérébral.  —  PcliL 
plexus  diiiroides  du  ventricule  latéral.  —  /'.VA,  pédoncule  du  putamen.  —  iexv,  surface 
exlravenlricidaire  de  la  couche  optique.  —  Sr/c,  substance  grise  centrale.  —  SI,  septum 
lucidum.  — .V/)yj,  lame  interpédonculaire  ou  substance  perforée  postérieure. — S/c;,  stra- 
tum  zonale  du  thalamus.  —  ÎV/d.  toile  choroïdienne  du  3'  ventricule.  —  T'/,  corps  du  tri- 
gone. —  Th.  thalamus. —  tlh,  ta?nia,  thalami.  —  tes/,  veine  du  corps  strié.  —  17,  ventricule 
latéral.  —  Vsph,  corne  sphénoïdale.  —  l'j,  troisième  ventricule.  —  U,  circonvolution  du 
crochet.  — Zi,  zona  incerta.  —  Zr,  zone  réticulée  de  la  couche  optique.  —  //,  bandelette 
optique. 


sous-[lialanii([iic  posh-rieuro.  Au-dessus  d'elles,  ù  la  partie  siipi'-rieure  ou 
dorsale  (1(>  la  coinniissiire  sous-thalamique  postérieure,  on  trouve  ((U(>1- 
ques  libres  qui  provienneut  du  champ  de  Forel  et  des  faisceaux  thala- 


408  A.NATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

miqiio  et  lenticulaire  du  même  auteur,  et  semblent  unir  les  deux  régions 

homologues;  plus  en  arrière,  on  trouve  des  fibres  qui.  se  détachant  de 

i^s  rtircs  du  faiv  la  partie  antérieure  du  faisceau  /ongitadinal pos^érieurAongcnl  de  haut  en 

ccau     longitudinal  j^     |    gu^jg^anco  grisc  Centrale,  ainsi  que  nous  lavons  figuré  dans  le  T.  I". 

postérieur.  o  i  o  • 

(Fig.  321\  et  forment  avec  celles  du  coté  opposé  une  anse  à  concavité  su- 
périeure. Elles  ont  été  signalées  par  Schnopfhagen,  Honegger,  Kolliker. 
Leurs  lieux  d'origine  et  de  terminaison  sont  encore  inconnus.  Unis- 
sent-elles entre  eux  les  deux  faisceaux  longitudinaux  postérieurs?  éta- 
blissent-elles une  connexion  entre  ces  faisceaux  et  le  champ  de  Forel 
croisé?  ou  entre  ce  champ  et  le  corps  de  Luys?  le  noyau  rouge?  la  calotte 
pédonculaire  croisée? 
i^s  fibres  mamii-  Aii-dessofis  i\os  fibrcs  luvsicnnes.  la  commissure  sous-thalamique  pos- 
'"""*'*■  térieure  est  surtout   vonsiiiuvQ  ]^nr  dos  iihi'cs  du pi/ier  a^itericar  du  tiigone 

qui  s'y  entre-croisent  ;  par  des  fibres  directes  et  croisées  des  ganglions 
interne,  externe  et  accessoires  des  tubercules  mamillaires  et  du  pédoncule 
du  tubercule  mamillaire ;  et  par  des  fibres  qui  appartenant  vraisembla- 
blement au  faisceau  septo-thalamique  ci  aux  radiations  olfactives  profondes, 
longent  la  partie  interne  de  la  tète  du  noyau  caudé  et  de  la  zona  incerta. 
s'entre-croisent  dans  les  couches  ventrales  de  la  commissure  sous-tha- 
lamique postérieure,  puis  entrent,  dans  la  constitution  du  pédoncule  du 
tubercule  mamillaire  ou  des  fibres  de  la  calotte  pédonculaire  (Voy.  \W  partie. 
Rhombencéphale.  constitution  delà  calotte  i. 

Chez  l'homme,  la  couche  ventrale  de  la  commissure  soas-thalamique 
postérieure  est  insignifiante;  chez  la  plupart  des  mammifères,  on  y  trouve 
de  gros  faisceaux  divergents,  fortement  colorés  par  l'hématoxyline,  (>t  qui 
représentent  les  fascicules  croisés  du  pilier  antérieur  du  trigone 

La  commissure  sous-thalamique  postérieure  ne  parait  pas  recevoir  de 
fibres  du  système  des  radiations  strio-luysiennes.  Elle  ne  dégénère  pas 
(méthode  de  Marchi)  dans  les  lésions  du  noyau  lenticulaire,  et  les  nom- 
breuses fibres  qu'elles  re(;oit  chez  l'homme  du  corps  de  Luys  semblent  bien 
appartenir  en  propre  à  ce  corps. 


Coniniissuro 
Mcvnert. 


Commissure  de  Meynert  CM  .  —  La  commissure  désignée  sous  ce 
nom  par  (iuddcn,  et  décrite  par  Meynert  sous  celui  de  commissure  de  la  sub- 
stance grise  centrale,  est  un  faisceau  formé  de  lâches  fascicules  de  fibres 
enclavés  dans  la  substance  grise  centrale,  au-dessus  du  chiasma  et  des  ban- 
delettes opli(|ues  dont  eUe  suit  le  trajet  et  dont  elle  est  toujours  séparée 
l»ar  une  mince  lame  de  substance  grise.  Ch(>z  riioninie.  (>lle  occupe  une 
siliialion  iii'oionde  dans  toute  hi  louguiMir  de  son  trajet;  chez  le  lapin,  (die 
est  profonde  sur  la  ligne  médiane  où  (die  est  située  au-dessus  du  chiasma, 
mais  de  chaque  C(jlé  elle  apparaît  à  rexléiieur  de  la  base  du  cerveau,  en 
arrière  de  la  bandelette  (q)li(nie.  i)uis  pénètre  entre  les  faisceaux  de  la 
|)artie  moyenne  du  pied  du  pédoncule  cérébral  Voy.  T.  1'"',  Fig.  191 ,  p.  32G). 
Meynert,  Forci,  (ludden  n'ont  pu  la  suivre  au  delà  de  la  partie  moyenne 
du  pied  du  pédoncule  cérébral:   Darkschewitsçh  et  Pribytkow  la  mettent 


(.\M.I.|o\s    1  \  I  it  Acoin  h.  \  I  \  :    ltl(.lu.\    SorS-ol'Tlnl  i;.  '.ny 

l'ii  ((.iiiH'viuii  ,i\(M-  \r  ii(i\;iii  Iriil  inihi  I  ic.  Il'  (•()r|)S  (le  LiiNs  et  le  i'iili;in  dr 
|;,.||  iiirili;ill,  ri  ;ii|  ii  ni  I  r  ii  I  (jurlh'  ciillliriil  i|rii\  s\>|riiirs  <|r  (iliii-  :  I  un 
rcliaiil  le  i:ii\;iii  Icii  I  iciihi  in'  d  iiii  ((Me  :iii  cniii-,  de  Liiy-^dii  ciih-  <>|t|»(js(!  ; 
railln-  lllli>s;iill  le  lllli;m  de  Kcil  llH'dl.ill  d'un  cn[r  .111  i<>||.-,  dr  Lliys  cl  ;mi 
lldV  .'Ml    ItMllicilhlil  r  illl  lolc    n|i|(()>-i'. 

Les  (■(ii\M('\ii>n^  de   l;i  ((unnii-^-^iirr    de    Mcxiicrl   ;i\rc  le  M(»y;iii    Irniicii-       Sot      mnui'.^wii» 

.      '  .         .       ;ivo('  |p  novnu  lonli- 

l;iiif   Mtiil    l'acilcs    ;"i   CDiisl.ilcr  ^iir  iiiir  st'iic  iiiililri'i'(im|ni('  de  coiiiir^  Ikhi-    ,  mI^mt.- 

/.oiilalcs   (ddi(|ii('s  CM   avani   d   en    I)as     l''i-.  -VU)  à  .'!2S,  T.   I",   p.  (;'i  I    .    La 

Conuuissuit'  dt'  Mr\ii(Ml   se  disliii:;!!!'  Iirs  nrllcniriil   des  lilircs  |»ar;il  lidcs, 

serrôrs  cl  sii|MMlicitdlcs  de  la  Naïuhdcllc  (>|ili(|ii(' par  ses  lâches  l'asciciilcs 

l«^j;crcmciil  oiidiiIcMx.  lorlcincnl  colores  [)ar  lu  huiiie  liémaloxylini([ue,  cl 

sc^parcs  lc>  uii>  dc>  aiilics  |iar  de  la  subslanco  ^n-isc.  Elle  occupe  la  purlie 

-ii|»i'rieiire   cl   iiilcriic  du   (liiasuui  cl  d(>   la   liandelclte  opli(iue,  jusqu'au 

plan  vcilico-lransversal   i|ui  jtasse  par  le  tubercule  niamiliaire  accessoire 

où  elle   croise  la  haïuhdelle.  passe  au-dessus  et  en  deiiors  d'elle  et  se  perd 

daM>^  le  l'cnlra^c  des  lilncs  de  la  [)ailic  inIV'ricure  du    ^IoIjus  pallidus. 

(le  trajet  est  encore  l'acile  à  suivre. soit  lorsque  la  commissure  de  Mey- 
uerl  est  déi;én('r('M'  uiéthode  de  .Marclii)  ])ar  suite  de  la  lésion  du  noyau 
lenliculairc  casRonse.  l^ii.  297,  298,  301),  soit  dans  les  dégénérescences 
complètes  de  la  itandeletle  opti(iue,  où  la  commissure  de  ^[eynert  persiste 
intacte,  soit  encore  dans  certaines  malfornuilions  cérébrales,  telles  que  le 
cas  d'anoplitalmie  bilatérale  rapporté  par  Darkschevvitsch  et  Pribytkow. 

Les  connexions  de  la  commissure  de  Meynert  avec  le  corps   de  Luys      ses      connexions         ^ 

,    ,  ,  iii-iri-  •  ,1  •  L    •  douteuses     avec    le 

cl  le  rul)an  de  lieil  médian  nous  paraissent  beaucoup  moins  certaines.  f.or,,s  .le  Luys  et  ic  r 
.\(Mis  avons  déjà  discuté  ces  points  plus  haut  (Voy.  Corps  de  Luys,  p.  101,  ""  ""  '"  """'  ""^ 
v[  Kubau  Ar  llcil  uK'dian)  et  expliqué  pourquoi  nous  penchons  à  consi- 
dérer comme  appartenant  au  système  des  radiations  strio-luysiennes  les  C 
libres  courbes  qui  j)araissent  se  détacher  de  la  commissure  de  Meynert 
pour  se  porter,  soit  dans  le  corj)s  de  Luys,  soit  en  arrière  de  ce  corps  dans  ^ 
la  région  du  ruban  de  Keil  médian.  Les  dégénérescences  même  très 
intenses  du  ruban  de  Keil  médian  n'entraînent  pas  de  dégénérescence 
de  la  commissure  de  Meynert.  Celle-ci  se  recouvre  de  myéline  en  même 
temps  (|ue  les  radiations  strio-thalamiques  et  strio-sous-thalamiques,  et 
d(''géMcre  avec  ces  dernières  dans  certaines  lésions  destructives  du  globus 
pallidus  uK'lliode  de  Marclii  .  Le  départ  de  ces  fibres  ne  peut  donc  être 
fait  ni  par  la  méthode  myélogénétique,  ni  par  celle  des  dégénéres- 
cences secondaires.  Dans  un  cas  de  lésion  du  noyau  lenticulaire  avec 
dégénérescences  de  la  commissure  de  Meynert, nous  avons  pu  suivre  cette 
commissure  jusque  dans  l'hémisphère  du  côté  opposé,  où  elle  entrait  très 
nettement  en  connexion  avec  le  feutrage  du  globus  pallidus;  une  petite 
lésion  du  noyau  lenticulaire  ayant  entraîné  la  dégénérescence  de  quel- 
ques libres  strio-luysiennnes  rendait  évidemment  ce  cas  moins  démons- 
tratif au  point  de  vue  des  connexions  de  la  commissure  de  Meynert  avec 
le  corps  de  Luys  du  coté  croisé  (Fig.  ,'U)P. 

Quoi  qu'il  en  soit,  si  notre  interprétation  est  exacte,  il  taudra  à  l'ave- 


rul)an    île    Keil    mé- 
dian. 


410 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


Elle  représente  nii'  considérci'  la  commissure  de  Meynert  comme  une  commissure  inter- 
un^'^c^mmissure *^in-  lonticuluiro.  Ce  quï  paraît  certain  et  ce  que  Darkschewitsch  et  Prihytkow 
tcrienticuiaire.  ^^j-^j   j^j^j^  j^^j^  ^^^  évidencc,  c'cst  quc  cctte  commissurc  n'affecte  aucune 

connexion  avec  les  corps  genouillés  interne  ou  externe,  la  section  de  la 
bandelette  optique  immédiatement  en  avant  des  corps  genouillés  n'en- 
traînant pas  sa  dégénérescence. 


Faisceau  «lu  tuber 
cinerenm. 


Sa  situation. 


Ses  connexions. 


Son  trajet. 


Faisceau  du  tuber  cinereum  (fTc).  —  Dans  la  partie  antérieure 
du  tuber  cinereum.  au  voisinage  du  chiasma  et  inscrit  dans  l'arc  de  la 
commissure  de  Meynert  iFTc^  (l'ig-  '^-l»  T.  P'),  on  trouve  un  petit  entre- 
croisement commissural  décrit  par  Gudden  (1879)  sous  le  nom  de  fais- 
ceau du  tuber  cinereum  et  que  Darkschewitsch  et  Pribytkow,  par  suite 
d'une  confusion  regrettable,  ont  désigné  sous  le  nom  de  commissure  de 
Furel.  Dans  son  travail  sur  la  région  sous-optique,  Forel  ne  fait  pas 
mention  du  faisceau  du  tuber  cinereum;  la  commissure  qu'il  décrit  daii^ 
la  substance  grise  centrale  occupe  la  partie  antérieure  de  la  lame  inter- 
pédonculaire;  elle  a  été  depuis  désignée  par  Ganser  sous  le  nom  de 
commissure  sous-thalamique  postérieure  et  mérite  seule  le  nom  de  com- 
missure de  Forel  (p.  40 i). 

Le  faisceau  du  tuber  cinereum  occupe  le  voisinage  immédiat  de  l;i 
partie  antérieure  du  troisième  ventricule;  il  est  formé  de  petits  fascicules 
isolés  beaucoup  plus  espacés  que  ceux  de  la  commissure  de  Meynert  el 
qui  se  colorent  moins  intensivement  que  cette  dernière  parla  laque  héma- 
toxylinique. 

Le  faisceau  du  tuber  cinereum  proviendrait,  d'après  Darkschewitsch  et 
Pribytkow,  de  la  partie  basale  et  postérieure  du  noyau  lenticulaire;  il 
longe  la  commissure  de  Meynert  en  dedans  de  laquelle  il  est  situé,  ti'a- 
verse  le  tuber  cinereum  d'arrière  en  avant  et  de  dehors  en  dedans,  puis 
s'entrecroise  sur  la  ligne  médiane  avec  celui  du  côté  opposé,  au  voisinage 
immédiat  de  l'épendynie  ventriculaire.  11  se  porte  ensuite  en  arrière  et 
en  dedans,  le  long  de  la  paroi  latérale  du  troisième  ventricule,  passe  en 
dedans  du  j)ilier  antérieur  du  Irigone,  et  se  perdrait,  d'après  Darksche- 
witsch et  Pribytkow,  dans  la  substance  grise  centrale  comprise  outre  le 
pilier  antérieur  du  trigonc  et  le  faisceau  de  Vicq  d'Azyr. 

Sur  les  coupes  sagittales,  nous  avons  pu  suivre  ce  faisceau  plus  loin 
jusque  dans  la  substance  grise  centrale  de  l'aqueduc  de  Sylvius(^  fTc,  Fig.2l)2. 
[).  282).  Ces  coupes  montrent  en  outre,  mieux  que  ne  le  font  les  coupes 
horizontales  obli(jues,  le  trajet  de  la  |)artie  croisée  du  faisceau  du  tuber 
cinereum.  Celle-ci  se  porte  eu  elfe!  (>n  haut  et  en  arrière,  occupe  d'abord 
les  parties  latérales  de  l'infundibulum,  passe  endedausdii  j)ilier  antérieur 
du  trigone  et  du  faisceau  de  Vicq  d'Azyr  et  arrive  à  laiiuiMluc  en  longeant 
le  sillon  de  Monro.  Ce  trajet  explique  pourquoi,  sur  les  coupes  horizontales 
obliques,  on  le  voit  en  général  se  perdre  entre  le  pilier  antérieur  du 
Irigone  et  le  faisceau  de  Vicq  d'Azyr.  Le  faisceau  du  tuber  cinereum  dégé- 
nère  lorsqu'on   sectionne,  chez  le  chat,  la  bandelette  optique^  et  la  |)arti<> 


(.\\(.llitNv     I  M   11  Aiiili  1  II.  AI    \   :   lU.l.lDN    >  1 1 1   >    Ol'IM.Ml..  ill 

,ii||,ic.-iilc  (lu  IiiImt  ciiKM'cMim  ;iii  \  (>i->iit;it:i'  iln  cliiM^m.i  '  l);u-ls^(lir\\  iUcli  <•! 
l'ii  |i\  I  k(>\\  :  cl  1,1  (|cL;(''lii'rrNri'ii(  r  d  un  1,1  i-'(r;i  ii  |icilili'l  ilr  -^lliv^(^  JIM'C 
-nillilc    lli'llric    le     ll;i|.'|     illi     1,1  is(  r,l  II    saill.     .NnlIS    n'ilNcMl^     |i;i-.    ci  ili  - 1 .1  I  ('•    l|c 

ilc|;ciicrc-^ccMrc  i|c  ce  l;iisri';ni  (l;ins  les  li-siuiis  ilii  iin\;iii  Idi  liciil;iiri'  (jiii 
■«  ;iccom|».iL;iii'iil  d  uni'  (li'iir'Mrrcsci'iK  r  ilc  lii  CDminissiirc  {\f   Mcviii'il. 

lUIiLKM^KAIMIIIO.  —  Rogiou  sous-optiqiio.  -  |{i:iimii;imi.k.  Uehur  dir  Sclmen mu  iirzcl 
1rs  Mnisrlit'u.  l'rsprunij,  Kiitiiirhchoin  ii.  Verhiuf'  ilircr  Mdrkfasrrn  WieshadiMi,  IH'.M.  — 
l)MiK-i:iiK\virsi;ii  u.  l'mitYiKiuv.  Vchcr  dif  lùisrrai/slrme  am  liodrii  des  dritleii  llirnvenlrikcls. 
NtMirol.  ('.onlralhl.  IS'.tl,  p,  V17.  —  Deikuink  cl  I.om;.  Sur  quelques  deqétu'rescences  seron- 
iliiirrs  du  Ironr  cnerpliitlique  de  Vhoutnic  étudiées  par  la  méthode  de  Marciti  :  Huhnn  de  lieil, 
/}«'S  leiuniscus,  loeus  nigcr,  faiseeau  lenticulaire  de  Forel,  anse  lenticulaire,  corps  de  Lwjs, 
commissure  de  Meynert.  C.  H.  Soc.  de  Riol.  1898,  p.  864.  —  Koiiki..  ('ntersuchungen  ûber 
die  llaubenreijion.  Arch.  f.  Psych.  u  Neivenli.,  t.  Vil,  1877.  —  Ganskh.  Verglcichend-ana- 
tomische  Studien  uber  dus  (ie/iirn  des  Maulu  urfs.  Morphol.  Jalirh.  M.  VIF.  —  Guoijkn. 
Veher  die  Krcuzunn  dcr  Xervenfasern  ini  ('liiasma  NervDrum  oplicorum.  Aicli.  f.  Opiillial. 
de  (iraelTi*.  T.  \\V,187'.l.  — Ho.NKcr.Ku.  Vergleichend.  analom.  Unters.  nberde)i  Forni-i-,  l'ic- 
ileoiii'il  zoolojiii|ue  Suisse.  Gt-nèvo,  1800.  —  v.  Kdllikeh.  Handbuch.der  Gewebelehre,  1896. 
—  I.K.NHossKK.  Anat.  Anzeiger,  1887,  n°  14.  —  Long.  Les  Voies  centrales  de  la  sensibilité 
■lenérale.  Thèse.  Paris,  1899.  —  Luvs.  Recherches  sur  le  système  nerveux  cérébro-spinal, 
avec  .Vtlas.  Paris,  I8C.>.  —  Maiiaim.  Ein  Fait  von  secundârer  Erkrankunij  des  Thalamus 
opticus  uutl  dcr  Reijio  siddhalamica.  Arch.  f.  Psych.  u.  Nervenk.  Bd.  XXV.  — Meynert. 
Commissur  im  centrtden  llôhleiujrau.  Strii-kors  Handb.,Fig.  246  A  p.  732.  —  V.  Monakow. 
Experim,  u.  path.  anat.  Unters.  liber  die  Uaubenregion,  den  Sehùgel  u.  die  Regio  subthala- 
mica,  etc.,  Arch.  f.  Psych.  IJd.  XXVII,  189o.  —  Du  même.  Gehirnpathologie,  1897.  — 
Hetzius.  Die  basale  Fi<iche  des  Mitlel  und  Zirischenhirns  in  Dus  Menschenhirn,  p.  '58. 
Allas,  PI.  XXXIIi.  Stockholm,  1890.  f 

C 


2 


CHAPITRE  Vni 

NERFS  CRANIENS  DÉVELOPPÉS  AUX  DÉPENS 

DES   CERVEAUX    ANTÉRIEUR    ET    INTERMÉDIAIRE. 

NERFS  OLFACTIF  ET  OPTIQUE 


Les  ..  noris  »  oi-  Les  ncrfs  olfactif  et  optique  occupent  une  place  à  part  parmi  les  nerfs 
pl-'éscntcn? '(?e"*' vé-  cranicus  auxquels  ils  ne  peuvent  être  assimilés.  Ils  représentent  l'un  et 
litabies   forinatioDs  l'autre  (Ic  véritablcs  émanations  ou  formations  cérébrales  :  le  nerf  olfactif 

cérébrales. 

étant  un  lobe  cérébral  développé  aux  dépens  du  cerveau  antérieur  ;  le  nerf 
optique  n'étant  que  le  pédicule  creux  et  étiré  de  la  vésicule  oculaire  pri- 
mitive, prolongement  elle-même  du  cerveau  intermédiaire.  Leur  trajet 
intracranien  appartient  donc  aux  voies  centrales  :  pour  le  nerf  olfactif, 
la  voie  périphérique  est  représentée  par  les  filets  olfactifs  ;  quant  au  nerf 
optique  il  ne  possède  que  des  voies  centrales,  car  on  ne  peut  guère  assi- 
miler à  une  voie  périphérique  les  cellules  visuelles  (cônes  et  bâtonnets)  et 
les  cellules  bipolaires  de  la  l'étine. 


M:RF    OLFACIIF. 


PREMIERE   PAIRE 


fil 


Voie  ollartivc  \iù- 
ripliériijue  ou  <le  1" 
ordre. 


Siàyc  |>éri|))iéri(juo 
(lo  sa  cellule  d'ori- 
gine. 


1.  VOIE  OLFACTIVE  PÉRIPHÉRIQUE.  —  Le  iir/'f  olfactif  OU  nerf  dc  la  pre- 
mière paire  est  le  nerf  sensoriel  de  l'olfaction.  Il  se  distingue  des  autres 
nerfs  sensilil's  et  sensoriels  cranio-rachidiens  par  le  siège  périphérique  île 
sa  cellule  d'origine  et  l'absence  de  revêtement  myélinique  de  son  prolon- 
gement cylindre-axile. 

Les  cellules  olfactives  doni  il  lire  son  origine  siègent  dans  la  muqueuse 
qui  revêt  la  partie  su[)érieure  des  cornets  et  de  la  cloison  des  fosses 
nasales.  Ce  sont  des  cidlules  nerveuses  j)ériphéri(iues  et  disséminées,  non 
groupées  en  couches  ou  en  ganglions,  i)rofondément  enclavées  entre  les 
cellules  ('pitlK'liales  cylin(lri(|ues  ou  prismati(|ues  de  la  mu(|uense  de 
Schneider,  et  entourées  par  des  arborisations  cylindre-axiles  terminales 
qui  appartiennent  au  trijumeau  (Brunn,  Lenhossek).  Voy.  T.  I'^  Fig.  369, 
p.   733.    Leur  corps   (;ellulaire  est  bipolaire   et  constitué   par    nii  noyau 


.NKiir^  i;i;\Mi:\s,   m;iiis  mi  \(  iii    i;  i    m'iiniK.  ii.» 

,111  i.imIi.  l'iilmin'  il  Une  \\i"^  niiiici'  cniirln'  dr  jn  n|()|il;i^ni;i  ;  il  --r  l<i-c  i|;iii> 
|r>  rii|iiilrs  di-s  crlliilrs  ('iii  I  Im'I  i;i  les  mi  de  soiilriiriiirii  I  .  il  ('•nul  illi  |)r()- 
Idliucillflll  il  tli;i(iiii  (le  -l's  |»("i|c-^.  \  r  |i|i  ilnimnilcii  I  jHTi  |i||('tM|  IH'  ('•|»;ii'^  fl 
(•vliii(lrit|iii'  -I'  itl;!!'!'  (I;iri~-  les  ciimii'liiii's  |(iii,L;ilii(liii;il('>  dr  l;i  pjirlic  sii|m'- 
l-ifiin-  ilr--  crlliilt"--  i'|iilliidi;ilr->  ri  ;i  ifi  \  r  jusiiu'ii  hi  --iirl'iicc  liKic  dr  l:i  tiiii- 
(|iirii--i'  où  il  X"  li'iiiiiiic  |>;ir  un  <>n  deux  |)<'lils  cils  (|ni  il(''|tasscnl  Ir  nivcjin 
de  l;i  nim|in'ii>c.  I.c  iircdoni^cincnl  ccnlrMl.  <'yliiidrc-;i\il(î  on  ((dliilirii'^r 
(«si  cxlirnirnii-nl  ^rrlc  td  \  ;iri(|ii('n\  ;  il  Iimni-isc  I;i  |);irli('  inlV-iirn  rc  do 
Irpillndinni  ri  l,i  ((nudie  sous-nuKiiKMisc,  puis  s'unil  aux  |irf)l()n^('nu'nls 
voi-^iiiN  et  ((incoiirl  avec  (MI\  à  loi'nn'r  nue  filn'ille  olfactirc.  (loltc  ('(juli- 
nuili'  lin  |Mol(Mii;('int'iil  ciMilral  avec  une  lihrillc  olfaclivo,  soupçoniK^'C  par 
S(  Inii/c.  a  de  conslatiM'.  à  l'aide  des  mélhodcs  de  Golj;;i  cl  d'I'^iirlicli.  pai' 
Ani^'lcin.  <iiassi  cl  (laslronovo.  (lajai,  van  (Ireliiichtcn,  etc.,  etc.  Les  iraj.i  .i.-siii.r',i.!s 
liluilles  ojfaclivcs  parcoui'cnl  la  soiis-nuiquciiso,  se  réunissent  les  unes 
aux  aulrc^  |)(iui-  former  d(^s  faisceaux  plus  ou  moins  ('•pais  (|ui  convergent  ; 

V(M's  les  canaux  creusi's  dans  la  lame  criblée  de  rethmoïdc.  Les  faisceaux 
de  la  paroi  exierue  des  fosses  nasales,  au  nombre  de  (J  à  (S,  présenlenL  un 
aspeci  plexifoiine;  les  faisceaux  de  la  cloison  sont  plus  iu)mbreux(8  à  10) 
et  convergent  en  («ventail.  Malgré  celte  variété  d'aspect,  les  fibres  olfac- 
tives ne  forment  aucun  réseau  anastomotique,  elles  s'enchevêtrent  et 
s'entre-cioisent  sous  des  angles  plus  ou  moins  aigus,  mais  conservent 
leur  indépendance  dans  toute  la  longueur  de  leur  trajet. 

Après  avoir  traversé  les  canaux  osseux  de  la  lame  criblée  de 
rethnioïde.  les  faisceaux  olfactifs  pénètrent  dans  la  cavité  du  crâne  et 
abordent  1(>  bulbe  olfactif;  ils  recouvrent  sa   face  inférieure  d'un  stratum      Leurs     arborisa- 

1  1         I       i-       1  '-Il  •  1       „   ■  I  I         '^.U^„     tions  terminalesdaiis 

/ouab>.  sorte  de  leutrag(>  épais  et  d(>nse.  puis  se  terminent  par  de  riclies   le f,'iom.ruie  oiiactif 
arboi'isations  libres  dans  les  f/lonirriiles   olfactifs  i  Voy.  T.   l'''',   Fig.  370,  ^ 

j).  .'{Toi.   Plusieurs  libres  olfactives  abordent  un  seul  glomérule  olfactif  et  ~t 

y  entrent  en  contact  avec  les  ramifications  terminales  d'une  ou  de  plu-  (^ 

sieurs    v.  Gehucliten,    v.    Kolliker*   dendrites  empanachées  des    cellules  '"" 

mitrales.  Le  glomérule  recevrait  en  outre  des  fibres  centripètes  d'après 
(lolgi,  Cajal,  Monti. 

L(^s  libres  olfactives  méritent  seules  le  nom  de  nerfs  olfactifs.  Elles 
forment  le  neurone  olfactif  périji/iérique  ou  de  premier  ordre,  sont  assimi- 
lables aux  racines  postérieures  spinales  et  transmettent  aux  glomérules 
olfactifs  les  impri^ssions  olfactives  recueillies  i)ar  l'aire  olfactive  de  la  mu- 
queuse pituitaire.  Llles  représentent  les  brandies  terminales  du  nerf 
olfactif  des  auteurs,  qui  décrivaient  comme  tel  le  bulbe,  le  pédoncule  et 
les  stries  olfactives.  Ces  formations  —  véritable  lobe  cérébral  —  con- 
tiennent les  voies  olfactives  centrales. 

'2.  VOIES  OLFACTIVES   CENTRALES.  —   Les   voies    olfactives    centrales,      voies     olfactives 
bien  (jue  réduites  clie/  l'homme,  sont  néanmoins  multiples  et  complexes. 
Llles  présentent   trois  relais  gangli(Uinaires  de  première  importance  :  le 
Ifullje  olfactif,  les  centres  olfactifs  primaires  (trigonc  olfactif,  espace  per- 


414  ANATOMIE    DES    CENTRES    NETiVEEX. 

heurs  relais  gaa-  foi'é  anléricui'.  ctc.  )  cl  k's  cPtitres  olfactifs  secondaires  ou  corticaux.  Ces 
gionnaires.  relais  sout  l'elios  les  uns  aux  autres  par  des  neurones  olfactifs  dits   de 

deuxième,  troisième,  quatrième  ordre,  et  représentés  par  les  radiations 
olfactives  superficielles  et  profondes,  le  tœina  semicircularis  et  le  trifjone 
cérébral.  Les  centres  olfactifs  primaires,  de  même  que  les  secondaires, 
sont  en  outre  unis  aux  centres  homologues  du  côté  opposé  et  à  la  calotte 
du  cerveau  moyen  par  des  systèmes  distincts  de  fibres  commissurales  et 
de  libres  de  projection. 

Les  deux  centres  olfactifs  primaires  sont  reliés  entre  eux  par  la  partie 
olfactive  de  la  commissure  antérieure  (Rolp,  1,  Fig.  327)  ;  ils  sont  reliés  au 
cerveau  moyen  par  le  système  du  ganglion  de  l hahenula  :Gh)  :  — faisceau 
&(àpti*-tlwlamique  ifsth,  Rolp,  2i,  txnia  talami  itlh),  faisceau  rétroflexe 
de  Meynert  (FM)  et  par  quelques  fibres  qui  se  rendent  directement  dans 
le  tubercule  mamilloire  (Fig.  327,  Rolp,  oi.  Toutes  ces  fibres  constituent 
probablement  la  courte  voie  olfactive  réllexe  centrale. 

La  partie  hémisphérique  de  la  commissure  antérieure  et  la  commissure 
psaltérienne  iFtr)  assurent  les  connexions  des  deux  centres  olfactifs  cor- 
ticaux entre  eux  ;  le  système  du  tubercule  mamillaire  —  trigone  cérébral 
(Tg)^  tubercule  mamillaire  (Tm),  pédoncule  du  tubercule  mamillaire 
(PTm  ,  faisceau  mamillaire  principal,  faisceau  de  la  calotte  de  Oudden 
(FG),  —  les  relient  à  la  calotte  pédonculo-protnbéranlielle  (Fig.  327i. 


Le  i.uihe  olfactif  et  1"  Lc  bulbe  olfactlf  (Fig.  326)  est  le  relais  d'arrivée  du  neurone  péri-  1 
îlver  s^Jpcrfic'ilHes  phériquc  et  de  départ  du  neurone  central  de  deuxième  ordre;  ce  dernier 
(neurone .le -"ordre..  ,,gt  représenté  par  la  cellule  mitrale  du  bulbe  olfactif  dont  la  dendrite  em- 
panachée pénètre  dans  le  glomérule  olfactif  et  dont  le  cylindre-axe  con- 
court à  former  les  radiations  olfactives  superficielles  qui  se  terminent 
par  des  arborisations  libres  dans  les  centres  olfactifs  primaires.  Les  fibres 
les  plus  longues  foiment  hi  sfrie  olfactive  e.rterne  et  s'arborisent  dans  hi 
couche  des  libres  tangentielles  et  du  feutrage  sus-radiaire  de  Técorce  de 
la  circonvolution  du  crochet  ou  dans  le  noyau  amygdalien  ;  ces  dernières 
libres  toutefois  re{)résentent  probablemont,  non  les  cylindres-axes  des 
cellules  mitrales,  mais  les  cylindres-axes  des  cellules  pyramidales  du 
tubercule  olfactif  et  apparliennenl  par  consé(|iieiil  aux  neuroiu^s  olfaclifs 
de  troisième  ordre. 

Les  renircs  oifac-         2°  Lcs  ceiitres  olfactifs  primaires  comprennent  la  substance  grise 

tifs  primaires  cl   los      i  ,  i  i  i     i        i    •  1 1'       i  •  i'     i  •    •  i  r       i  •  /  t       •  i  ' 

neurones  olfactifs  .le   du  pédoTiculc  ct  tlu  Irigoiie  ollactil,  lan'c  ollactivc  (espace  perlore  ante- 
t  oisième  or.ire.  lieur)  ct  la  partie  adjacente  du  septum  lucidum  ;  ils  émettent  les  neurones 

olfactifs  de  troisième  ordre  représentés  par  les  radiations  olfactives  pro- 
fondes (Rolp)  cl  le  t;i'iii(i  snni(  ircnlaris  'Isci  il'ig.  327). 

Les  radiations  olfactives  profondes   rcdieni  les  centres  olfactifs 
j)rimaires  : 

1"  Aux  centres  olfactifs  corticaux,  par  la  voie  courte  de  la  strie  olfac- 
tive externe  (Rôle)  d'une  part,  par  les  voies  plus  longues  de  la  strie  olfnc-     j 


Kailiatimis     ulfac 
lives  ]iroft)iiilcs. 


M   |;|  s    (llA  M1;N^.     M:III  ->    n|,|A(.lll'     l.l     o  |' |  1 1,.  I   K. 


4i:'. 


///y   inli'iiii      Moli   .   lit'    1.1     •>//•/'•  ilr    Ltiin  iiti     si-     l'I    «In   /iii^imii    nl/mli/    ihi 
tni/onr    l''"'l  .  il  ;inlir  p.iil     l'ii;.  '-Vil  )  \ 

j"  \ii  rriNciii  iiil(  riiicili.iiit'  :  '/  P;ir  (|ii('l(|iirs  lilir'cs,  peu  iHunlirciisos 
,  lir/  I  Ih.minc.  (|iii  -i'  irmlnil  dl  i  rcli-iiM'iil  d.ins  le  liiltcr  ciiicn'iini  Te). 
le  liiliiMciilr  m;imil!,iii  !•  Tin  .  I;i  »(»iiiiiiisMir('  s(nis-lli;il;iiiii<|iic  |ii)>|(''- 
riniic  tic    l''(iii-l     cl    pciil  i-lic   (|;iiis    |;i     Idi'im;!  I  ioii    r(''liciilcc    i\i'    l;i    c;il(.llr 

ncilnlicilhlirc       H<il|i.      i     cl    :;.      I''i_i;.     '.Vl~     ;    A        Tar    le    fit'l^craii     sfj,/i,-/li(il<i-        Kaisrpansf>|iio-iha- 

iniiiitr    l'stli.  I{<>l|i,  1     (loiit    lc>  libres  c(tiic(iiirciil  à  roiiiici'  le  l;eiii;i  lliiihiini     •"""i"''- 
luii-^  ^'iirlinrisciil  daii'-   la  jitirlir  uini/cnnr  du  t/iahiniiis  el   (laii>  le  iiniii/lion 
dv  l'htihniiila    (ili  .  I>ii  j;aii^li<in  de  riiabi'inila   le  cDiirani  -cii>()iic|  (dl'aelir 
esl  li;m>^mis  au  [disecou  irlrn/lrxr  tir  Mfi/ii<'rl    l''.M     iiciiioiie  de  i\'  ordro); 


FiG.   :^26.  —  Sciit'ina  do  la  marche   des  courants  nerveux  dans  l'appaixil  olfaclif  des 
inaniniifères  (d'après  Hamon  y  Cajal). 

.1,  imniinu-e  (ilf.iclivr.  —  /i,  glomérule  olfaclif  du  bidhe.  —  <",  cellule  niitralc.  — 
i).  pédoncule  olfactif.  —  K.  ^n-ains  du  bulbe  olfactif.  —  G,  région  de  la  strie  olfactive 
externe.  —  F.  cellules  pyramidales  du  pédoucule  olfactif.  —  M.  cellule  à  cylindre-axe 
court.  —  ./,  collatérales  des  cylindres-axes  des  cellules  niifrales  au  niveau  du  bulbe  olfactif. 
—  //.  collatérales  de  ces  niéines  cylindres-axes  dans  le  pédoncule  olfactif.  —  /,  fibre  cen- 
trifuge. —  /..  fibre  centrale  terminale.  —  La  jioinfe  des  IKclics  iii<li(|ue  le  sens  des  courants. 

puis  aux  liltres  (V  neurone)  ([ue  le  ganglion  inter-jjédonculaire  envoie 
aux  noyaux  de  (Indden  noyau  profond  (OGp)  et  noyau  dorsal  iGGd/)  de 
la  calolle  pédonculaire  ;  enfin  au  faisceau  longitudinal  dorsal  (Fld)  de 
Scliiit/  M'  neui'one).  C'est  par  rintermédiairc  de  ces  faisceaux  et  des 
libres  longitudinales  de  la  calotte,  que  passe  ti'ès  vraisemblablement  la 
voie  olfactive  centrale  rélîexe  et  que  s'établissent  les  connexions  entre 
les  voies  olfactives  centrales  et  les  noyaux  des  nerfs  crâniens. 

Le  Uvnia  scmicircalaris  (tsc)  représente  une  voie  très  liomologue  à  iienia  scmicjrcu- 
celle  des  radialituis  olfactives  profondes,  tout  en  présentant  un  trajet  dis-  ^^^^' 
linct.  11  assure  b^s  connexions  des  centres  olfa&tifs  corticaux  ou  secon- 
daires (en  pailiculier  du  imyau  amygdalien  (NA)  et  de  récorce  du  crochet 
\X  adjacente  avec  les  centres  olfactifs  primaires  et  aveclethalamus(noyau 
extenu^  et  pulviiuir  par  l'intermédiaire  des  libres  que  nous  avons  décrites 
(Voy.  cas  Rivaud,  Fig.  160, p.  162).  Il  contient  en  outre  quelques  libres 


416 


ANATOMIE    DES    CE.NTRES    NERVEUX. 


comiiiissurales  qui,  passant  par  la   commissure   antérieure,   se   rendent 
dans  le  lobe  olfactif  croisé  i^coa,  Fig.  327). 


Flr 


FiG.  327.  —  Les  voies  olfactives  centrales.  (Systèmes  des  radiations  olfactives  et  du  tri- 

gone  cérébral.) 

Àol,  aire  olfactive.  —  Bol,  bulbe  olfactif.  —  Ce,  corps  calleux.  —  Cg,  circonvolution 
godronnéc.  —  Citifii,  cingulum.  —  Cinf/.p),  le  faisceau  postérieur  du  cinguluni.  —  coa,  com- 
missure antérieure,  son  faisceau  olfactif  et  le  contingent  des  rd)res  du  taniia  semicircu- 
iaris.  —  Fc,  fasciola  cinerea.  —  FG,  faisceau  de  la  calotte  de  Gudden,  ou  brandie  ili- 
bifurcation  postérieure  du  faisceau  mamillaire  principal  IFinp).  —  FUI.  faisceau  longitudi- 
nal dorsal  de  la  substance  grise  centrale  de  Scliûtz.  —  /•".)/,  faisceau  rétrotlexe  de  Meynerl. 
—  Fol,  faisceau  olfactif  du  trigone.  —  fp,  fd)res  perforantes  calleuses  ou  fibres  extra- 
aniMioniques  du  corps  du  trigone. —  fslh,  faisceau  scpto-thalami(|ue.  — f/sc,  fibres  que  le 
ta-nia  seuii-circularis  envoie  à  la  couche  optique.  —  F/v,  fornix  ti'ansversus,  ou  conunis- 
surc  psalterienne  du  trigone.  —  Glld,  ganglion  dorsal  de  la  calotte  de  (nidden.  —  (i(ij). 
ganglion  profond  de  la  calotte  de  (iludden.  —  (lip,  ganglion  inferpédonculaire.  —  (l/i. 
ganglion  de  l'iiabenula.  —  //,  circonvolution  de  l'iiippocanipe.  —  ll[i\  isthme  de  la  cir 
convolution  de  l'hippcx-ampe.  — /y  1,  preiinère  circonvolution  lind)iipic.  —  Sn.  noyau  anté- 
rieur de  la  couche  opli(|ue.  —  -Y.'l,  noyau  aniygdalien.  —  l'ol,  pédoncule  olfactif.  —  l'Sl, 
pédoncule  du  septum  luciduni.  —  l'Ti»,  pédoncule  du  tubercule  mamillaire.  —  Qa,  tuber- 
cule ijuadrijinneau  antérieur.  —  Qp,  tubercule  quadrijumeau  postérieur.  —  Rôle,  strie  ou 
railiations  olfactives  externes.  —  lioli,  strie  ou  radiations  olfactives  internes.  —  liolp, 
radiations  olfactives  profondes  et  leurs  connexions  :  \,  avec  la  partie  olfactive  de  la  com- 
missure antérieure;  2,  avec  le  ta'uia  thalami  par  le  faisceau  sei)to-thalauu(iue  ;  3,  avec  le 
tipnia  senucircularis  ;  '»,  avec  le  tuber  cinereum  ;  .'1,  avec  le  tubercule  mamillaire;  C,  avec 
le  noyau  amygdalien.  — .s7-,  strie  de  Lancisi.  —  S/)/,  s])lenium  ou  bourrelet  du  corps  calleux 
traversé  par  les  fihres  perforantes  provenant  soit  du  fasciola  cinerea,  soit  de  l'isthme  de 
la  circonvolution  di;  l'hippocampe  ou  du  cingulum.  —  Te,  tuber  cinereum.  —  7'//,  corps  du 
trigone.  —  T;//i,  pilier  antérieur  du  trigone.  —  Tff/),  pilier  postérieur  du  trigone.  —  Th, 
couche  optique.  —  Tiii,  tuberctde  mamillaire.  —  tse,  ta'nia  semi-circularis.  —  Ith,  laMiia 
thalami.  —  U,  circoav(dulion  du  crochet.  —  VA,  faisceau  de  Vicq  d'Azyr  ou  branche  de 
l)ifurcation  supérieure  du  faiscea\i  mamillaire  principal. 


m;iiis  (.u\mi:.ns,   m;uis  (ii.i.m  rii    i.i    m'iioii;.  ;it 

|,rs  «Iciix  <'(Milr('s  oir.iclirs  priinairi's  soiil   rrlirs  iiitii'  eux  p.if  la  pai'        i,,.„r  nymimn  do 
1,,.  n//mfirr  </r  /a  rnmnussurr  an/rrinnr  <\\u\\y:)  i\uu\  la   plupart  .1rs  lihrr.s    '""•'•- corrnmM.raU,,. 
se  li'i'iiiiiu'iil    -iiil    tlaii-^  la   •>ii|)>(;iiiri'  <;iiM'   du  liilMTciilr    nUarlir.    soi!   au- 
tour 'l<'s   <('lliilt's  milrah's  cl    dans  la   /oiif  uinh-ciilaiic  du   Itulitc  ollaclil 
I  (v.  KidiiUiM-^.  (Jni'l(|M('s  raies  lihn'sallciiidrainil  le  IiuIIm'  «d  lad  if'  v.  KDJIikcrj 
I  et  parlicipi'iaicul   à    la   cun-^l  il  ul  i(Ui   du  t^loim-rulr  ulf.iclir    (iolj^i,    Monli). 

.{"  Les   centres  olfactifs  secondaires  nu  corticaux  --fuil    rcpré-     entres    oirartirs 
I  senties  (Fi^-.  .'{27)  par  lu  cornc!  d'Aïuiuon   C.V  .  li-  lascin  dcnlaUi  (C}^),  lo   ucaux^orSirouns 
uoyiu    auiy^dalicM   (NA),    l;i  circoiiv.dulion    du   cr.xdiot  (U)  el  la    partie   ""''ii'tifs  <ic  »•  .,r.iro. 
aiiltMifurc  de   la  (•ircoiivoliilion    de   l'Iiippocauip»;  ill).    Ils    roçoivciit    l(;s 
lihros  ccnli'ipMcs  Ifruiinalcs  des  radiations  oirarlivcs  |)r(»IV)n(les  (Rolp,*^), 
du   faisceau    (dfactif  du    trigonc   (Fol)    et    du   ia-nia  somi-circularis  (tsc) 
(^noui'oiie   de   wv  ordre)  cl  émollent   le   Irii/onr  c'rrhral  (T{^),    la  pdrlif 
\  hvmisphn'ii/iiv  de  la    commissure  niitt'rirure,  et  le   cnii/iihon  (Cing  ,   iieu- 
\  ronos  oitaclifs  d(>  w'  ordre  (jui  ndient  les  cenlres  olfactifs  corticaux,  soit 
avec  le  cerveau  inleniK'diaire  du  nuMue  côl(''  e(  du  côté  croisé,  soit  entre 
,  eux,  soit  avec  la  j)reniière  circonvolution  linibique  du  même  côté. 

I        Les  cellules  pyramidales  géantes  du  hilc  et  de  la  région  godronnée     Trigonc  cr.iirai. 
[  de  la  corne  d'Ammon  et  les  cellules   polymorphes  de   la  circonvolution 
'  godronnée  sont  les  cellules  d'origine  du  trifjone  cérébral.  Par  ses  fibres 
commissurales  [commissure  psaltériennc  (Ftr)),  le  trigone  relie  entre  eux 
;   les   lieux    centres  c(uticaux   de  l'olfaction  ;  par  ses  fibres  corlico-mamil-  \ 

laires  directes  et  croisées,  il  (Mablit  les  connexions  de  la  zone  corticale  de  ( 

rollaction  avec  le  cerveau  intermédiaire.  Dans  le  luberculc  mamillaire,  le 
\  courant  sensoriid  olfactif  est  transmis  par  contact  :  l"  au  faisceau  mamil- 
laire principal  (V  neurone)  et  à  ses  deux   branches   de   bifurcation,   l(>  -^ 
faisceau  du  Vicij  </'.l;//r  (VA)  qui  se  termine  dans  le  noyau  antérieur  du 
thalamus  (NaTh),  et  le  faisceau  de  la  calotte  de  Gudden  (FG)  qui  se  rend 

dans  des  régions  encore  indéterminées  de  la  calotte  pédonculairc  ;  2"  au  c: 

pédoncule    du   tubercule   mamillaire    (PTm)   (v''  neui'one)   et    de  là    à    la 
calotte  pédonculo-protubérantielle. 

Le  cingulum   (Cing)  constitue  un  neurone   olfactif  de  iv*"  ordre,  qui      cinguium. 
relie  le  centre   olfactif  cortical  à  la  première    circonvolution   linibique. 
Celle-ci,  par  les  libres  perforantes  calleuses  (fp),  le  corps  du  trigone  (Tg) 
et  le  faisceau  olfactif  du  trigone  (Fol),  entre  en  connexion  avec  le  tuber- 
cule mamillaire  et  avec  les  centres  olfactifs  primaires. 

Le  centre  olfactif  cortical  donne  en  outre  naissance  aux  libres  de  la  Leur  système  de 
partie  hémisphérique  de  la  com7nissure  antérieure  qui,  prenant  leur  origine  o!*d^ars°odation.'^'*'^ 
dans  les  cellules  pyramidales  de  la  circonvolution  du  crochet  et  de  la 
partie  adjacente  de  l'hippocampe,  relient  ces  régions,  soit  au  centre 
olfactif  primaire  du  côté  opposé,  soit  au  centre  olfactif  cortical  du  côté 
opposé,  soit  (connexion  non  encore  démontrée  chez  l'homme)  an  noyau  1(mi- 
liculaire  du  coté  opposé. 

Les    dilVérentes  régions   des  cenlres    olfactifs   corticaux  sont   encore 

Td.ME   II.  27 


4J8  ANATOMIE    DKS    CEXTllES    NERVEUX. 

unies  entre  elles  par  de  nombreuses  fibres  d'association  inlra  et  sous- 
corticales,  telles  sont  h's  fibres  d'association  de  l'alveus  qui  relient  la 
corne  d'Animon  au  subieulum  et  au  reste  de  la  circonvolution  de  l'bippo- 
campe  (Voy.  Fig-.  3ol,  T.  I*"'),  les  fibres  moussues  des  grains  de  la  circon- 
volution godronnéc .  (jui  relient  cette  d(»rnière  à  la  corne  d'Ainnion.  les 
libres  du  stratum  lacunosum  qui  unissent  les  cellules  pyramidales  géantes 
de  la  région  godronnée  de  la  corne  d'Ammon  aux  cellules  du  stratum 
lacunosum  et  à  la  région  hippocampique  de  la  corne  d'Ammon. 

Les  centres  olfactifs  corticaux  sont  enfin  reliés  aux  dilïerentes  régions 
du  manteau  cérébral  par  des  fibres  courtes  et  longues  d'association.  Les 
connexions  se  font  avec  le  lobule  fusiforme  par  les  courtes  fibres  en  U  ai" 
Meynert,  avec  le  lobule  lingual,  le  cuneus  et  la  convexité  occipito-teni- 
porale  par  le  faisceau  longitudinal  inférieur.  Le  faisceau  uncinalus-.  enfin, 
les  relie  au  pôle  temporal  et  à  la  face  orbitaii-e  du  lobe  frontal. 

Malgré  les  connexions  si  nombreuses  que  présentent  les  centres  olfactifs 
secondaires  ou  corticaux,  nous  savons  encore  peu  de  chose  sur  la  valeur 
physiologique  de  ces  régions.  D'après  Ferrier,  l'excitation  électrique  de  la 
circonvolution  du  crochet  déterminerait  des  sensations  olfactives  subjec- 
tives, sa  destruction  entraînerait  à  la  fois  des  troubles  de  l'olfaction  et 
du  goût.  Ces  expériences  confirment  les  données  d'anatomie  comparée. 
qui  montrent  que  la  circonvolution  du  crochet  et  l'hippocampe,  c'est-à- 
dire  le  lobe  piriforme,  est  plus  développé  chez  les  mammifères  osmatiques 
qui  recherchent  leur  proie  par  l'odorat  (chien,  loup,  etc.)  que  chez  ceux  qui 
la  recherchent  par  l'ouïe  (tigre,  panthère,  léopard)  ou  par  la  vue  (herbi- 
vores). Elles  conlirmentencore  les  recherches  anatomo-('lini(|ues  de  Ogle. 
Fletscher,  llughlings-.lackson,  Me  Lane  Hamilton,  Coupland,  d'après  les- 
quelles la  lésion  de  la  circonvolution  du  crochet  déterminerait  des  troubb>s 
olfactifs  :  anosmie,  parosmie,  hyperosmie,  ou  aura  olfactive  épilepti()ti('. 

IIIBLIOGKAPIIIE.  —  Aa.NSTEi.N.  Die  Mcllii/lhiaafarhnnu   ah    liisfuloui^iche  Méthode. 
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Cajal.  Terminaciones  dclnervia  olfattorio  en  la  iiuicono  nasal.  Nuevas  applicaciones.  Bar- 
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Les  nouvelles  idées  sur  la  slniclitri'  du  système  nerveux  chez  l'homme  et  chez  les  vertèbres. 
Trad.  par  S.  Azoïilay.  l'aris,  1894.  —  Coupland  cité  par  Miui.s.  The  ncrrous  System  and 
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des  (ieruchsorgancs  des  llundcs.  Arcli.  f.  iiiikr.  Anal.,  1889.  —  v.  Kiiuijkkr.  Uaudbiich  der 
Gewehelehre    des  Mcnsrhcu.   I.ci])/.i|^.  IH93   cl    IS9G.  —  Du  mi>mk.  ICIur  dm  Forni.r  lonijit- 
von  Furel   und   die    liiechslrahlungcn   im  Gehirn  des  Kaninrhcn^.  \ CilianiU.  d.  anat.  (ir 
selisch.  a.  d.  8.  Versanil.  in  Strassburg,  1894.  lena.  — V.  Lkmkxskk. /)/c  Xerveuursirrunu 
und    Endigungen  im  .lacol>snn'schcn  Organ    des  Kaninrhen.  Anat.  Anz.  1892.  —  Du  mkmi 
Die    Nerrcnendigvngen    in    der   liierhsrhlcimhaul.   Beilfii^c    znr   llislologie    dos    Nim-vch 
syslenis  dcf  Sinn(!S()i>;ano    Wicsitadon.    IX'.ii.  !)i    mkmk.   Der  fcinere  liau  des   Nerrrti 


NKUi'S  (;it\Mi:Ns.   NKiirs  oi.iMTii    i:r  un  i"ii.>i'K,  410 

«i/iitfHK  I»)  l.iilktr  iiiKi-^lrr  l''iiisiliiiii<jrn.  IIimIiii,  iH't.i.  I,'K«  i,\i  ii  \i..  lii:>>rr  dus  l\iirl,ln,n 
der  SiitiiflUifif.  Hi'ilia,M'  ziir  NViiscnscliiiItliilpii  M'-iliiiti,  Fcslscliiifl.  ziir,  I.XXI.  \<i- 
Samiiil.  Ilt'iilscli.  NalmlDisclir.  ii.  Ar/.lc.  nrauiiscliwci;,',  IS'.tT.  Ili;r/ii  -.  Zm  K'unlniss 
ier  Nrrrt'ncniliuiniijni  in  dcr  nirr/isrlilrimliniit.  Miolof,'.  rnlc-rs.  IM.  IV,  lH'.t2  ri  Itd  VI,  «804. 
—  Max  Sciiuu/k.  Urhcr  die  Entlignntjsii'eisi'  der  (icruchsncrrcn  inul  ilif  KpillirlialfjpJnldc  drv 
Sasensi'hlrimhiiiif.  MonalsIitM-.  d.  Kiiiiigl.  Arad.  i\.  Wiss.  Horliii.  IS.itl.  —  |>i;  mkmk!  Iinlvr- 
suchuitijin  iilwr  dm  Ititii  ilrr  Sascu'irhlciinhant,  tinmrnllirh  dry  Stntlittir  u.  Kndinuuffsirp.isn 

'  lier  (ierwlisnrrrcn  ln'i  dein  Mnitrlnn  uiitl  dm  Wirhellliicrr.  Halle,  1802.  —  Tnoi,.\nr).  I^r 
l'appariil  nrrvi-u.r  roitnil  </'•  l'olfartinn.  Airli.  de  NtMirr)!.   IH'.K)-I8'.»I .  Voy.  aussi  |{iiif,i<i- 

1    OHAi'iiiK  du  tthinrnrrplutlr.  pa^;.'  :t()|  .-l  T.  I"',  p.  -Wl.  .'t.t.t  <•!  .!:{<.». 

M.iîi    (ii'in.n  i;.   i>i;i  xn.Mi:  l'MiiK  (II) 
Lr  MCI  r  i)[tli(|U('  ('•>!  (I('|ii>iii\  Il  lie  soies  [K''ri|iln''ri(jiU's  ;  il  nv  posscdi!  (juc       i-o  nnri  o|.tir|iicMe 

,  .  ;  •    1-  1  1  \  I  1  •  romprcn<l     que    <los 

(It's /v>//'s- <7'////ï//'"s  <|iii  liirniciil    1111  syslemo  comploxc,  pronncnt  naissance   voies  centrales. 

(laii>  la  it'IiiKM'l  ;ilt(iiil  i^-i'iil  l'ii  (lornirrc  analyso  àl'écorce  du  lohe  0('ci[)ilal  ; 

l'ilt's  se  (livisciil  en  deux  uiaiids  soi::;moni'r<  :  Wm,  antrrieur  on  extrri-r/'rr/)ral 

'    ConipriMianl    les  /if'r/'\  i)pti(jurs .    le  cliiasma  ot   los    handeh'ltcs    oplicpies; 

\'\\\\\yK\  pn'ilrrifur  ow  iiitrd-crri'hrd/ ,  r('[tr('S('n((''  [lar  les  l'ddiations  opliqucs 

tir  (itat'udrt  cl  le  criilrr  risuri  cortical. 
I 

I         Segment  antérieur  ou  extra-cérébral  des  voies  optiques.  —     i.es  voies  optiques 

1  f  .  •  '  I  1  II  l»i  L  '    ■  1        extra   -  rén-bralcs  : 

\y    nerf   opf/t/ffe   cmergo  au-dossus  ot  en    dedans  du    polo  postérieur  de   „crfs,chiasniaeti.an- 
Id'il.   traverse    la   cavité    orbitairc  et  le  canal  optique,  i)énètre  dans  la  'l'iettos  optiqur-s. 
cavité  crânienne  et  s'entre-croise  incomplètement  avec  le  nerf  optique  du 

I    côté  opposé,  en  avant  dutuber  cinereum,  au  niveau  du  chiasma.  Ses  fibres  se 

I  continui^nl  ensuite  dans  les  handcIrUrs  optiques  qui  limitent  l'espace  opto- 
pédt)nculair(\  conloui'nent  les  pédoncules  cérébraux,  adbèrent  comme  le 

I    chiasma  à  la  siibslance  i;rise  de  la  base  de  l'encéphale,   puis  se  divisent  'T' 

cliacuue  (Mi  deux  branches  ou  racines  ([ui  abordent  decluujue  coté  le  corps 
gentMiillé  externe,  le  pulvinar  et  le  tnberciile  quadrijunieau  antérieur. 

La  hr/mclif  ^j:/<?r/ie,  de  beaucoup  la  plus  volumineuse,  enveloppe  le  corps      Lesieux  branches 

;    genouillé  externe  d'une  sorte  de  capsule,   pénètre  dans  son  intérieur  et  bandeicue." 
concourt  à  former  les  lames  médullaires  de  ce  g-anj;lion.  Une  partie  des 
libres  s'y  termine  ;  une  autre  partie  traverse  simplement  le  corps  genouillé 

j  externe,  ])articipe  à  la  l'ornialioii  des  libres  verticab^s  du  champ  de  ^^'er- 
nicke  ou  concourt  à  former  le  siratum  zonale  du  pulvinar. 

La  hranclw   interne  se  porte    eu   arrière   et   en  dedans    vers    le    corps 

t  geiiiiiiillr'  iiileiiie.  mais  nalfecle  avec  ce  derniei  que  des  rap[)orts  de  voi- 
sinage. Ouel([ues  rares  libres  tapissent  la  surface  libre  de  ce  ganp,lion, 
la  plupart  senfoncent  dans  sa  profondeur  ou  se  loii,ent  dans  l'étroit 
sillon  qui  le  sépare  {\\\  |iiil\iiiar;  elles  contribuent  à  former  le  bras  du 
taberca/e  qaadrijumeau  antérieur  et  se  lerniiiieiil  dans  In  substance  p,~rise 
superlici(>lle  el  moyenne  de  ce  tnbei-cnle. 

Segment  postérieur  ou   Intra-cérébraL  —  Du   corps  genouillé 
exienie  .  Lii,e  .  du  piiUinar    Lui    el  du  liibercule  (|iia'lrijnin(MU  aniérieur 


420 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


FiG.  328.  —  Ecs  voies  coiuluclriccs  do  la  vision  :  appareil  visuel  central  ou  intra- 
céréhiai,  e!,  appareil  visuel  périi»li('ri(jue.  -  Connexions  de  la  zone  visuelle  corticale 
avec  le  pli  courbe  et  la  zone  du  langage.  La  jiailir  aiilrricuic  des  hémisphères  a  élt' 
écartée  afin  de  montrer  le  segment  antérieur  de  l'apitarcil  nerveux  visuel  :  bande- 
lettes optiques,  chiasma,  et  nerfs  opiiques.  La  zone  leinlé(>  en  gris  représente  la 
localisation  de  la  lésion  dans  la  cécité  verbale  pure 

AM,.'iv,'int-nuir.  —  C, cunciis.  —  <\\  corps  calleux  (Imiirri'Ict  >.  —  Ct/c,  Cfji,  corps  gcnoiiillcs 
externe  et  interne.  —  Cirl,  soguicnt  rélro-lonlicidaire  do  la  ('a]iside  interne.  —  CSgt,  cou- 
ches sagittales  interne  et  externe  du  segment  postérieur  de  la  couronne  rayonnante.  —  l\. 
y.onc  de  Hroca.  —  F's,  troisième  circcmvohdion  frontale  droite.  —  />■,  faisceau  croisé  ou 
niis!\\;  ffl,  faisceau  direct  ou  li-mporal  ;  />//,  faisceau  niaculairo  du  nerf  optique.  —  Fin. 
forceps  postf'rieur  ou  major  du  corps  calleux.  —  Fu,  faisceau  uncinatus  réunissant  la  zone 
lU'  Wernicke  à  In  zone  de  itrocîi.  —  Iti,  Ip,  circonvolutions  antérieures  el  postérieure  ilc 


Mi;i>  (i;\Mi:\--.  m;iu  ^  oii  w;tm'  i:t  (>i'ti(_ii;k.  421 

1  iiiMil.i.  -  A.  sii-.siMri-,il.;inm'.  /.,,|>irmiiTr  (■ir.iiinnliiliiiii  Iiiiilii(|iii'.  vr.  iiovdii  caiifir'. 
\V,  i|iii<n('  ilii  iiKvaii  laiidc.  —  .\7f,  novaii  roiiK''    —  O,,  |iiciiii.ir  rinoiivulnlidn  (.nipilalr. 

„/■■,  fa.- -Iiitiiri'    ilr    la    prcmii'ir    lindiiviplnlinii    rrunlalc.  —  /',  pied    du    |n'M|(.miil<- 

.('•ivliral.  /'.  .  pli  ri>iirl)f  >;aii.lir.  /'.'  pli  iimiiIm'  dn.il.  —  /'(//,  i>iilviiiar.  —  O'/,  tiilxr.  uh 
ipiadriJMiiiiNui  anliM-iriir.  —  Ihn.  niliaii  dr  Hdl  nir-diaii.  —  >/"/,  siibslaticc  pciTnivc  aiiti  - 
nciiri-.  —  ■/',,  7"i'  fcnlrc  de  WiTiiiikc  cl  i)rciiiirn'  <  irrrinvnliitinii  Iniiporalc.  —  Tr/ii.  piiiir 
pi.sli  rii'iir  du  Iri^niir.  —  17.  caircrKiir  \riiiririd.iiri'.  U'.  /nui'  i\r  \\  <'rrii<kc.  —  N//,  nerf 
iiplnpiiv      -   //,  liaiidrlrllc  (i|ilii|iir.  /  //.  ili  i;i  ~lii.i   i\<-^   nirl'-   cipliipK"'. 

(0:1  ,  s(Ml('liU'h('iil  lr>    lihics  du   sotiiiiciil  poslrriciir  de   l'appiii'cil   visuel;       i.os  voms  o;,ii.|iic 

,,  ,    ,  ;•       •  Il  I  I    ■  ■  ,  >     ■  •     i'ilra<;<'T(;l»r.i]cs  :  ra 

elles  comiin'iiiiriil  les  idilKiliniis  ilii  tiilirrrutc  (ptadrijiniu-ait  finlcriciir  (\\\\    .liation»  «piiqucs  .i, 
siiiveiil.  .I;iii>  une  |.;iilie  de  leur  liiiiel.  I;i  \<.ie  du   hvA>  du    luhereiile  (|u;i-    '•>•'»•*"''■'  <"  '•'•"•^' 

1  •'  '  vi.suKi  cortical. 

drijumeaii    ;mlérieui'    (Noy.    \\.    7(1.    les    rddidliniis    du    rorjts    (/cnoidllt' 
I      extrriii'    \oy.  p.  .'{(»()    el   les  nidla/lofis  dit  ptt/r/tinr    VoV-   p.  <)•)  et  !{()){  ,  (lui 
fornuMil  les  lihres  lijinsversales    ou    liori/.onlales  du    cliaini»   li-ianjz^ulaii'e 
do  Wernicke  [\o\.  p.  '•U'}2\ 

Toutes  ces  radialions  se  fusioniieMl,  rorineul  dans  leur  enseuiblc  les 
radiafi()/i\  o/ttif/t/rs  do  Griîtinlct,  passent  par  la  partie  supérieure  du  seg- 
nienl  relro-lenliculaire  de  la  capsule  interne  et  pur  le  segment  postérieur 
de  la  eouroun(>  ravonuante.  I"]lles  eonc<)urent  à  foi'nier  les  couches  sagit" 
lalesi(lSgti  du  l(d)e  occipito-teiuporaK  puis  s'ii-radient  dans  la  zone  visuelle 
corticale  qui  occupe  plus  |tarti(ulièrcmcnt  la  région  de  lu  scissure  culca- 
rine  \K\  et  qui  séleiul  au  cuneus(G),au  lobe  linguul  (Lg)  et  ù  la  pointe 
occipitule  (Fig.  Sio). 

Les  deux  segments  do  l'appareil  visuel  se  réunissent  donc  dans  les  lcs  centres  -an- 
ganglions  de  lu  buse  du  cerveuu  (corps  gcnouillc  externe,  pulvinur,  tuber-  ^i,',';;'""^"^''''  '''^  "  ^'" 
cule  (luudrijunieuu  antérieur)  qui  portent  de  ce  fuit  les  noms  de  centre}; 
ga/u/l/ofinfi/rf'\-  de  la  rision.  de  centres  optiques  inférieurs,  sous-corticaux 
ou  /n'iuiaire.s.  Ici  l(>s  arborisutions  terminules  si  riches,  si  étendues,  si 
denses  el  si  C(unple\es  des  fibres  rétiniennes  (Fig.  'ÎIV)  entourent  un 
nombre  considérable  de  cellules  ganglionnaires. 

L'articulation  (b^s  neurones  visuels  antérieurs  avec  les  neurones  visuels  Mode  .larti  uu- 
poslérieurs  s'(>irectue  soit  directemcmt,  de  rurborisation  terminale  du  visùeiL*^^ 
neurone  extrucérébrul  ù  lu  cellule  doriginc  du  neurone  intrucérébrul,  soit 
pur  interposition  d'une  ou  de  plusieurs  cellules  du  type  de  Golgi,  comme 
l'admet  v.  Monukow.  Or  les  rudiations  optiques  de  Gratiolet  contiennent  à 
la  l'ois  des  libres  corticit'uges  et  des  libres  corticipètes.  Les  premières  pren- 
nent leur  origine  dans  les  cellules  pyramidales  géantes  de  l'écorce  occi- 
pitule et  se  terminent  j)ur  des  arborisations  dans  la  substance  grise  du 
corps  genonillé  ext(>rne.  du  pulvinur,  du  tubercule  ([uadrijumeau  anté- 
rieur et  clans  la  substance  grise  de  l'aqueduc  de  Sylvius.  Les  autres  rei)ré- 
sentent  les  cylindres-axes  des  cellules  du  corps  genonillé  externe,  du 
pulvinar  et  du  tubercule  (|ua(lrijunieuu  antérieur,  et  s'arborisent  dans  la 
iouche  des  cellules  polymor[)hes  et  les  couches  des  cellules  pyrami- 
dales géantes  de  la  zone  visuelle  corticale.  ,     ,. 

*-'  l..es  lésions  de  ces 

L'étude  des  dégénérescences  seconduires  montre  que  les  lésions  des-  centres  retentissent 

,  .•  I  ,  ,.  .  ,      ,  .    .  ,        ,.  1    '     I       !•    ■  sur  les  deux  segments 

UMictiv(>s  des  centres  ganglionnaires  d(^  ta  vision  retenlissenf  a  ta  fois  sur  des  voies  opti,,ues. 


422  ANATU.MIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

les  radiations  optiques  et  le  centre  visuel  cortical  d'une  part,  sur  la  ban- 
delette optique,  le  chiasma  et  les  deux  nerfs  optiques  d'autre  part  (Voy. 
cas  Cogery,  p.  173,  Fig.  174  à  180  et  cas  Dautriche,  p.  182,  Fig.  192  à 
196).  Les  dégénérescences  consécutives  aux  lésions  destructives  du  centre 
visuel  cortical  ou  des  radiations  optiques  de  Gratiolet  (Voy.  cas  Cour- 
rière,  p.  109,  Fig.  80  à  80;  cas  Bras,  p.  Mo,  Fig.  87  à  95)  ne  dépassent 
pas,  en  général,  les  centres  ganglionnaires  de  la  vision  et  n'entraînent 
qu'à  la  longue  une  atrophie  du  segment  antérieur,  extra-cérébral  de  l'ap- 
pareil nerveux  visuel.  Les  dégénérescences  secondaires  consécutives  aux 
lésions  du  segment  antérieur  de  l'appareil  visuel  s'arrêtent  de  même  aux  ! 
centres  ganglionnaires  primaires  et  ne  s'étendent  qu'à  la  longue  et  ter-  ! 
tiairement  au  segment  postérieur. 

Chaque  segment  de  l'appareil  nerveux  visuel  comprend  donc  un  neu- 
rone indépendant,  et  il  ne  semble  pas  exister,  chez  l'homme  tout  au  moins, 
de  fibres  établissant  une  connexion  directe,  ininterrompue,  entre  la  rétine    j 
et  le  centre  visuel  cortical. 
Les  connexions  <ie         L'énucléatiou  duu  scul  œil  OU  la  lésiou  d'uu  .ve^/ uei'f  optiquc  entraîne    > 

la  rétine  avec  l'encc-  i_       t      j  r     r      r  i»  •  iin  .•  .i/  l 

phaïc  sont  à  la  fois   Gu  outrc  la  degenerescsnce  des  deux  bandelettes  optiques  et  des  deux  centres   i 
croisées  ot  homo-  optiqucs  primaires:  ces  faits  démontrent  donc  que  les  connexions  de  la 

laferalos    ot   s  once-        i        i  i  l 

tuent  avec  la  moitié   rétine  avcc  l'cncéphale  sont  à  la  fois  croisées  aihomolatérales.  Chaque  rétine   ; 

homonyme  «les  deux  .  ,,  ,.  ,,  •iir' 

roiines.  est  cu    coiincxion  avec   les  deux    pulvinars,  les  deux   corps   genouilles  ; 

externes  et  les  deux  tubercules  quadrijumeaux  antérieurs  et,  par  l'intermé- 
diaire de  ces  centres  ganglionnaires,  avec  les  deux  centres  corticaux,  et 
vice  versa,  chaque  centre  visuel  cortical  est  en  relation  avec  les  deux  nerfs 
optiques  et  avec  les  deux  rétines. 

Les  recherches  anatomo-cliniques  ont  montré  que  ces  relations  s'eifec- 
tuent  avec  la  moitié  homonyme  des  deux  rétines,  de  telle  sorte  que  toute 
lésion  destructive  de  l'appareil  nerveux  visuel  située  en  arrière  du  chiasma, 
qu'elle  siège  sur  le  centre  visuel  cortical,  les  radiations  optiques,  les 
centres  ganglionnaires  ou  la  bandelette  optique,  se  manifeste  cliniquement 
par  une  hémianopsie  latérale  homonyme  :  elle  intéressera  la  moitié  droite 
du  champ  visuel  si  l'hémisphère  gauche  est  lésé,  et  la  moitié  gauche  du 
champ  visuel  si  c'est  l'hémisphèiT  droit  qui  est  intéressé. 

Ces  faits cliiii(jues,  anatonio-[)alhologiques  et  expérimentaux  (jiic  nous 
devons  à  v.  Gudden,  (ianscr,  Tartufcri,  Singer  et  Miiu/er,  v.  Monakow,  Hen- 
schen,  <'tc.,  etc.,  et  (puM  ienncnt  conlii-nuM"  encore  les  recherches  récentes 
de  DelbriJck,  de  Schlagenhauer,  Bernlieimer,  Moeli,  etc.,  etc.,  démon- 
trent jusqu'à  l'évidence  et  contrairement  aux  assertions  des  anatomistes 
purs,  tels  que  Michel  et  v.  Kcdlikei-,  que  chez  l'homme,  les  nerfs  oplicpies 
contiennent  à  la  fois  des  libi'es  directes  et  croisées,  et  (ju'ils  ne  subis- 
sent  au    niv«'au  du  chiasma  qu'une  décussation  incomplètr. 

Origine  rétiniennn         OrlginGS  et  trajet  dcs  fibres  visuelles.  —  Les  libres  visuelles  ou 

(les  fllires  visuollos.  ,•  ,  i  i  i  •  i  i  i  ni 

opti(|n<'s  |)i('iinen[  poiii'  la  phi|)arl  naissance  dans  les  graiules  cellules 
ganglionnaires  rniilli|tolaires  (l(>  la    rétine  dont  elle    l'oi'ine   les  |)rolonge- 


MillI'S    (    i;  \  M  INS.    M   l;l^     iil.lACIII      i:  I     nl'lKjli:.  ii.J 

llKMiK  crillriltrlc--.  l'.llrs  (I((II|iimi  I  l,i  ((lUrlic  inlrinr  de  l.i  |(''liiir  ;iii  ri>\\- 
|,i(|  iiiinicili:il  (le  l;i  iiii'iiilir;i  iir  li\  ;il<iiilc,  ^-nul  (|c|i.)iii\  ne-  de  ;^;iitii'  ilr 
lllM'Iinr  cl  lilN  oiiiiciil  xn--  l.i  |i,i|ii  I  II',  ^ll  lli'c  en  (lr(|;iii^  cl  un  prii  ,iil-(|('S^ii-, 
ilii  pnic  |io>l('ii(Mir  tir  Id'il.  A  l.i  |)i''ri  |ili('ii('  Af  l.i  icliin-,  ;iii  \  oisiiiii^c  di" 
l'ora  s(MT;ila.  1rs  lihrrs  icliiiiciinrs  se  disposciil  en  une  miner  coiiclic  (|iii 
i|   â't'Piii^'^^il    liè>    lapiilrnicnt    cl   (|ui    c--!    pa  il  icnliciciMcnl    (Icii^r  d    (''paisse  à       l-cur  tcroiiiLimcm 

1  ■•  .  .    ■     1  ••     •  Il  II         i'  I  "M     •  •!  l.-iris  l;i  iiaiiillo. 

la  paiiic  exieine  et  mieneiirc  delà  |tapille.  Lesccleur  papillairc  reçoit  en 
l'iVcl    ses  lilties  de  la  niatiild  hili'n     poiiil  de  NÎsion  cenlrale,  lâche  jaune  i 

Isiinc  en  didiors  cl  un  |>cn  au-dessous  di'  la  papille  cl  (|ui  coiTcsporid  \\'hs 
«îxacicineni  au  piMc  poslt'rieur  de  ru'ij. 

han>  la  parlie  ccnliale  de  la  luaciila  [fovca  (cnlidlis >,  les  cellules  J^aii- 
iilioiuiaires  cl.  pailanl.  Ie>  lilncs  ncrvoiiscs  font  ('()m|)lèlomcnl  (h'faul,  la 
rclinc  très  niinccàc(>  niveau  nt'tanl  rcpivscntec  que  par  une  simplocouche 
do  ("(dliiles  visuelles  (M1  cônes.  Mais  à  la  j)('ri|)liéi*ic  de  la  macula  les  cciluics 
>  y;aiii:lionnaires  s(>nt  excessivement  nombreuses,  s'enlassent  en  7  à  î) 
I  couches  cl  doimeiil  naissance  à  un  l'aisccau  iKM'veux  voliimineiiv,  le  fais- 
ceau des  lihres  maculaires,  connu  encore  sous   le  nom  de   Jaiscrau   de  In      Les  lii.rcs  .i<-   la 

'..,..  I         ,      •  ;  •;;     •  •  i  i      1         /•     •  macula. 

(    cisfiin  liistmctr,  de  faiscnni  maculo-paiullan-e  ou  simplement  de  fatsceait 

!    maculdirc  (fm,  Fig.  328  et  mn.  ml,  Fig.  329),  qui  se  porte  transversalc- 

incnf  en  dehors,  al)oulit  au  secteur  exlerne  et  inférieur  de  la  paj)ille,  et 

représente  près  du  tiers  des  libres  du  nerf  optique.  C 

I  Les   libres  de  la   partie  interne  ou  nasale  (N,  Fig.  329),  de  la  rétine      Les  libresdespai-        ^ 

,  !••  1  1  -iiiiii  II  ■  '■''*>    nasale  et  tem-  ^ 

I    convergent    radiairement  vers   la   papille  dont  elles  occupent  le  secteur  poraie  de  la  rétine.         rn 
intiM'ue.  Les  lihres  de  la  partie  temporale  (T)  ou  c.rterne  de  la  rétine  alTectent  ^ 

un  traj(d  moins  rccliligne.  La  présence  de  la  macula  et  du  faisceau  macu- 
laire  les  obligent  à  se  grouper  en  deux  faisceaux  :  l'un  SK/x'r/'eur,  alimenté 
par  l(>s  lihres  du  (juadrant  supc'ro-externe  de  la  rétine;  l'autre  inférieur,  O 

consliliK'  j)ar  les  lihri's  du  ([uadrant  inféro-externe.  Ces  deux  faisceaux  se 
portent  en  dedans,  décrivent,  ainsi  que  Kôlliker  et  Michel  l'ont  montré,  -4, 

au-dessus  et  au-dessous  de  la  macula  des  courbes  ouvertes  du  côté  de  la  ^ 

macula,  à  concavité  maculaire,  puis  abordent,  le  supérieur  la  partie  supé- 
rieure, rinféricur  la  partie  inférieure  de  la  papille.  Ils  n'atteignent  pas  la 
[>aiti(>  c(Mitralede  la  papille,  mais  se  cantonnent  à  sa  périphérie  supérieure 
et  inférieure  et  sont  séparés  l'un  de  l'autre,  en  dedans  par  le  faisceau  nasal, 
en  dehors  par  le  faisceau  maculaire. 

Les  libres  visuelles  ou  rétiniennes,  après  s'être  groupées  dans  la  papille,  La  .onstitunoii  lu 
se  portent  en  arrière,  traversent  la  sclérotique,  au  niveau  de  la  lame  cri- 
blée, se  recouvrent  d'une  gaine  de  myéline  mais  non  d'une  gaine  de 
Schvvann,  et  se  continuent  dans  le  nerf  optique.  Elles  sont  excessivement 
nombreuses  (de  400  à  oOO  000  :  Salzer,  Krause)  et  fines,  mesurent  les 
moyennes  2  u.  de  diamètre,  les  plus  grosses  5  à  10  a;  outre  ces  fibres,  on 
<Mi  trouve  un  grand  nombre  d'une  extrême  finesse.  Toutes  ces  fibres  se 
réunissent,  en  un  très  grand  nombre  de  fascicules  (prèsde800)qui  entourent 
l'artère  centrale  du  nerf  o|)ti({ii(%  présentent  une  surface  de  section  plus  ou 
moins  polyédri(j[ue  ou  arrondie,  et  sont  séparés  les  uns  des  autres  par  des 


nerfopti<|ii« 


424  ANATOMIE    DES  CENTliES    NERVEUX. 

Sa  trame  névro-  sopta  névrogliqucs  plus  OU  moins  épais,  qui  se  détachont   do  la  gaine 
^  "'"''■  piomcrienne  du  nerf  opti([uo.  D'autres  septa  plus  minces  subdivisent  et 

cloisonnent  les  différents  fascicules.  Au  voisinage  immédiat  de  la  gaine 
piemérienne  et  autour  de  l'artère  centrale  du  nerf  optique,  les  fibres  réti- 
niennes s'atrophient  chez  l'adulte,  disparaissent  mémo  complètement, 
de  sorte  qu'à  la  périphérie  du  nerf  optique  et  à  sa  partie  centrale,  les  mailles 
du  fin  réticulum  de  soutènement  névroglique  sont  souvent  vides.  A 
1')  ou  20  millimètres  du  globe  oculaire,  l'artère  centrale,  en  se  portant 
obliquement  en  bas  et  en  dehors,  abandonne  le  nerf  optique  et  les  fibres 
atrophiées  ne  s'observent  qu'à  la  périphérie  du  nerf  optique,  au  voisinage 
immédiat  de  sa  gaine  pie-mérienne. 

Trajet  des  fais-         Groupemeiit  des  faisceaux  rétiniens  :  1°  Dans  le  nerf  optique. 

iTnerf^opt'iq^ue.  ^"^  —  Les  rccherches  de  Samelsohn  (1882),  Vossius  (1882),  Bunge  (1884), 
Llhthoff  (1880),  Thomson  (1888),  Jatzow  (1885),  Delbruck  (1890),  Hens- 
chen  (1890),  Moeli  (1898),  basée  sur  l'élude  des  dégénérescences  secon- 
daires chez  l'homme,  démontrent  que,  dans  le  segment  antérieur  de  l'ap- 
pareil nerveux  visuel,  les  faisceaux  qui  proviennent  des  différents  segments 
de  la  rétine,  —  faisceau  marAilaire ,  faisceau  temporal,  faisceau  nasal,  — 
conservent  une  certaine  individualité,  affectent  un  groupement  spécial  et 
modifient  leurs  positions  réciproques  le  long  du  nerf,  du  chiasma  et  de  la 
bandelette  optiques  (Fig.  329). 

Immédiatement  en  arrière  du  globe  oculaire,  le  groupement  des  fais- 
ceaux est  le  même  que  dans  la  papille  (Fig.  329,1).  Le  faisceau  maculaire 
(mn,  mt)  occupe  la  partie  externe  et  inférieure  du  nerf  optique  et  se 
présente  sous  l'aspect  d'un  coin  à  base  périphérique  et  à  sommet  central.  Le 
faisceau  nasal  (ns,  ni)  se  place  en  dedans  du  faisceau  maculaire  et  occupe 
le  secteur  interne  du  nerf  optique.  La  périphérie  supérieure  et  inférieure  est 
occupée  par  les  fascicules  supérieur  (ts)  et  inférieur  (ti)  du  faisceau  temporal. 
Le  faisceau  macu-  Daus  la  partie  vasculairc  du  nerf  optique  le  faisceau  maculaire  (mn,  ml 
change  de  forme  :  il  émigré  progressivement  vers  le  centre  du  nerf  optique, 
s'épaissit  à  ce  niveau  de  telle  sorte  que  sa  base  devient  centrale  et  son  som- 
met périphérique  (Fig.  329,2).  Plus  en  arrière  encore,  dans  la  partie  non 
vasculaire  du  nerf  optique,  il  abandonne  complètement  la  périphérie  inféro- 
exlerne  du  nerf  optique,  affecte  la  forme  d'un  ovale  vertical  qui  longe 
encore  le  (;ùt('  leniporal  du  nerf  (Fig.  329,3),  puis  il  devient  central  et 
s'aj)bilil  de  hani  en  bas  au  voisinage  du  trou  optique  et  dans  b^  trajet  intra- 
cranien  du  nerf  optituu»  (Fig.  329,4). 
i.o  fnis.eau  tem-  Avcc  la   miiirallon  du  faisceau  maculaire   dans  la  partie  cenlrab'  du 

poral. 

nerf  o})lique,  les  fascicules  supérieur  et  inférieur  du  faisceau  temporal 
(ts,  ti)  se  réunissent  en  un  seul  faisceau  qui  occupe  la  partie  inféro-externe 
du  nerf  optique  (Fig.  329,  3)  et  entoure  dans  la  région  intra-cranienne  le 
faisceau  nia(;ulaire  d'une  sorte  de  fer  à  cheval  (Fig.  324,4).  La  fusion  des 
deux  faisceaux  temporaux  s'effectue  en  général  immédiatemeni  en  arrière 
(h'  la  paili<'  vasculaire  du  nerf  optique  (Jatzow),  niais  elle  p(Mil  présentcP 


I 


lairo. 


MMUS    CIIAMK.NS.    MiltlS    (il.lAt.il 


FiG.  329.  —  Le  i;roupement  des  fibres  des  parlies  maculaire,  temporale  et  nasale  de  la 
rétine  :  A  dans  la  papille;  B  dans  le  nerf  optique,  le  chiasma  et  la  bandelette  optique, 
daprès  Henschen.  La  coupe  1  passe  par  le  nerf  optique  à  son  émergence  du  globe 
oculaire  ;  la  coupe  2  sectionne  la  partie  vasculaire  ;  la  coupe  3,  la  région  non  vascu- 
laire;  la  coupe  4,  enfin,  intéresse  le  nerf  optique  immédiatement  en  avant  du 
chiasma.  La  coupe  o  passe  par  la  partie  moyenne  du  chiasma;  les  coupes  6  et  7 
intéressent  la  partie  antérieure  (6)  et  la  partie  moyenne  (1)  de  la  bandelette  optique. 
—  La  hauteur  de  ces  7  coupes  se  trouve  repérée  sur  le  schéma  B'. 

Le  faisceau  maculaire  teinté  en  gris  comprend  une  partie  temporale  ou  directe, 
qui  se  rend  dans  la  bandelette  optique  homolalérale,  et  une  partie  nasale  ou  croisée 


426  ANATOMIE   DES    CENTRES    NERVEUX. 

qui  se  continue  dans  la  bandelette  optique  croisée;  le  faisceau  temporal  se  distingue 
par  des  hachures  IIIII;  le  faisceau  nasal  par  des  croix  +  +  +. 

-V,  la  macula  lutea  ou  point  central  de  la  rétine.  —  .V,  le  champ  nasal  de  la  rétine.  — 
T.  le  champ  temporal.  —  Te,  tuber  cinereum.  —  nui.  la  partie  nasale  croisée)  du  faisceau 
maculaire.  —  tnf,  la  partie  temporale  i^non  croisée  du  faisceau  maculaire.  —  ni,  le  quadrant 
inférieur  du  faisceau  nasal;  ns,  le  quadrant  supérieur  du  faisceau  nasal.  —  ti,  le  quadrant 
inférieur  du  faisceau  temporal;  fs,  le  quadrant  supérieur  du  faisceau  temporal.  —  p.  Icv 
fibres  pupillaires  et  leur  siège  dans  la  bandelette  optique. 

de  grandes  variétés  individuelles,  elle  peut  ne  s'elTectuer  qu'iiiimédiato- 
ment  en  avant  du  chiasma  (Schmidt-Rimpler,  Delbriick,  Hensclien)  et 
semble  donc  être  indépendante  du  point  de  pénétration  de  l'artère  centrale 
du  nerf  optique  (Hensclien).  J 

Le  faisceau  nasal.  Quaut  'àw.  faisccau  uasal,  il  occupe,  après  la  fusion  des  deux  fascicules 

temporaux,  la  partie  supérieure  et  interne  du  nerf  optique  iJatzow,  Siemer- 
Jing,  Delbriick,  Henschen). 
indépen.iaïK-e   .le  Daus  Icur   trajet  intra-orbitaire,  intra-canalicuhiire  et  iutra-cranien. 

montréT*^*!'»"''  leur  ^^^  faisccaux  dii  ucrf  optiquc  ne  constituent  pas  toutefois  des  faisceaux 
.ii'frénérescencc.  rigoureuscment  fermés  et  nettement  séparés  les  uns  des  autres.  Par  la 
méthode  des  dégénérescences  secondaires,  on  constate  toujours  que  les 
limites  d'une  zone  même  complètement  dégénérée  ne  sont  jamais  nette- 
ment tranchées  et  qu'il  existe  toujours  une  région  de  transition,  où  los 
fibres  dégénérées  sont  entremêlées  de  fibres  normales.  Malgré  leurs  varia- 
tions individuelles,  l'existence  de  ces  faisceaux  est  néanmoins  indiscutable 
chezriiomme,oiiils  peuvent  dégénérer  indépendamment  les  uns  des  autres. 
Le  faisceau  maculaire,  dont  l'existence,  soupçonnée  par  Leber  (18G9), 
a  été  établie  et  démontrée  par  Samelsohn  (lcS82),  Neltelschip,  Vossius, 
Bunge  (1884),  Uhthoif  (1884),  Thomsen  (1888),  peut  être  seul  lésé  dans 
la  névrite  rétrobulbaire  des  alcooliques  et  des  tabagiques,  caractérisée  cli- 
niquement  par  l'apparition  d'un  scotome  central,  c'est-à-dire  par  l'aboli- 
tion de  la  vision  cenirale,  et  à  l'opthalmoscope  par  la  décoloration  de  la 
moitié  temporale  de  la  papille. 

Dans  certaines  dégénérescences  de  l'appareil  visuel  antérieur,  le  fais- 
ceau temporal  d'un  C(Mé   peut  être  seul  respecté  comme  dans  le  cas  de 
Jalzow,  par  exemple,  oii  un  sarcome  de  l'œil  droit  et  du  nerf  optique  cor-  , 
respondant  s'élendant  jusqu'au  chiasma  et  à  la  bandelette  optique  droite, 
avait  ciilraîné  une  dégénérescence  de  toutes  les  fibres  rétiniennes  à  l'excep- 
tion du  faisceau  lem[)oral  gauche;  ce  cas  réalise  donc  rexi)érience  de  (lud- 
dcn  et  de  Ganser  qui,  sectionnant  chez  les  animaux  la  bandelette  optique 
par  le  canal  optique  après  énucléalion  du  globe  oculaire,  constataient 
l'existence  d'une  dégénérescence  complète  des  libres  des  nerfs  opticjues  à 
l'exception   du   faisceau  temporal   ou  direct  de  l'œil  non  énucléé.   Dans 
(|uel(|ues  cas   rai'cs  et  anormaux  tels  (|ue  les  cas  rapportés  j)ar  (îanser,  . 
par  Schlagcnhauter,    le  faisceau   temporal    ou   direct  pcnil  même  former  \ 
un   faisceau  aberrant,  complètement    isolé  du  l'este  d(>s  libres  du  nerf  op-  j 
ti(|ue;  dans  ces  deux  cas, il  longeait  h;  coté  (^xterue  du  U(Mri)pti(jue, croisait  ) 
la  face  inlérieure  du  elnasuui.  puis  eùtovait   le  bord  interne  de  la  bande-  ■ 


Il 


\||;|^    ci;  \  MIN  S,    M,  lll>    (I  MAI    III      1,1     ni' lin  m:.  V27 

Irltr  (.|ilii|iic  liniiidl.ili'iiili'.  |i(iiir  --r  IrilililiiT  ihiii^  le  ri)r|i-  ;:  riioil  i  I  li- 
,.\|criic  l>,iii-  11'  iM--  (le  S(lil;i^i'iili;iiirci-,  il  m-  |i;ii;iil  conr^iJoiKlir  (|ir;i  iiiir 
n.iilic  ilii  l'iii-^iiMii  li'iii  (imijI,   ,111  r;iM'ifiilc   lciii|)iii;il    i  ii  liTirii  r. 

2"  Dans  le  cliiasma.  lin  iilturd.mi  le  rludsiiKi  ,\{^>  dillrit'nK  riiscicuics  i..iiiir,ij.-i  .larm  !•• 
<hi  MCI  r  l'itl  iiiiic  (■(•-^^(•iil  (II'  M-  ^i(>ii|»i'r  m  l'ai'-rriiux  plus  du  moins  rriiii<''S, 
iii;ii>  >'(Mi(li('\  rliciil  les  uns  ;iM'c  les  aulrcs,  se  l»irur<|M('iil  parfois  ou 
cmclli'iil  une  collalrralc  (lajali  cl  suliisscnl  une  dcçiissaMoii  iiicoiiiplclc. 
I  |,os  i\r\\\  licfs  tics  lilucs  rcl iiiiciiiics,  à  savoir  le  faisceau  nasal  cl  nue 
partie   tlii   lai-ccau    inaculaire   s'enlro-croiscul  dans    le  (diiasinu  avec  les      Dô<us<ation      .in 

I  1  I  >  I  -  '  ■  •  Il  II  I     I     1 1  «  •  Caiscfiaii      nasal      cf 

lilircs  lioiiioloi;ucs  du  cote  oppose,  se  conlmiieul  dans  la  bandelelio  oj)ti(jiio   ,ru„epariie.iii  lais- 
fonlralali'rale  et  conslituenl   le  faisceau  opli(|ue  rroisr.  Los  autres  fibres,    «^"au  nmcuiairo. 

I  c'esl-à-diic  le  faisceau  leinixual  cl  laiilrc  paitic  du  faisceau  maculuire, 
•s(>  c(Uilinueu(  direcleiueiit  avec  la  handelel le  opiicpie  lioniolalTTale  el  for- 
ment le  faisceau  o|di(|uc  dii-fil.  Si  les  faisceaux  nasal  (d  temporal  ne  con- 
tieiment  (|u  une   --culc  vaiii'di'  de  tihres,  le  faisceau  maciilaire  compiend  à 

f  la  lois  des  libres  croisé(>s  el  des  libres  directes. 

•         Les  lecherclies  de  liunge,    LhlholV,  Thonisen,  (de,  niontienl  (jue  le      situation  ccntraio 

,.    .  1     .  I  II-  Il  I  1  1    I    11  flu    laisceati    macu- 

fms<r<iit   umculaire  conserve   dans   le   cniasnia  et    dans    les  bandelettes  ig 


laire. 


bonio-latérales  et  croisées,  la  même  situation  centrale  que  dans  le  nerf 
ojdiijue  (d  ([u'il  forme  un  faisceau  ferme  (Fig-.  329,  5,  6,  7).  Il  n'en  est 
pas  de  même  du  faisceau  nasal  et  du  faisceau  temporal  qui,  loin  de  for- 
mer des  faisceaux  fermi's,  s'enchevèlrenl  intimement  l'un  avec  l'autre 
dans  le  (diiasma  et  dans  la  bandelette. 

Le  fa/scrau  /Ktsa/  <ïn  Fig.  3-'{0  ,  en  traversant  le  cliiasma.  diverse  en  .\iodo  de  dé.ussa- 
forme  de  fuseau  et  ses  libres  s'entre-croisent  dans  toute  la  liauteur  et  sâ°i" 
toule  l'épaisseur  de  la  li(j;ne  médiane  du  chiasma  avec  des  libres  analogues 
du  côté  (qq)osé.  Dans  son  ensemble,  le  faisceau  nasal  se  rend  de  la  partie 
supiMo-intiMue  du  nerf  optique  à  la  partie  inféro-interne  de  la  bandelette 
croisée;  il  cban^e  par  conséquent  de  place  en  traversant  le  chiasma.  Mais 
seul  un  petit  nombre  de  libres  sont  rectilig^nes.  Les  autres  divergent  en 
décrivant  une  sorte  d'anse  ou  de  segment  de  s[)ire  dont  la  convexité  re-  i.os  nbrcs  en  anse. 
garde  soit  l'angle  postt'riour  bomolatéral,  soit  l'angle  antérieur  controla- 
téral  du  (diiasma.des  dernii'res,  i)ien  décrites  par  Michel,  et  dont  l'existence 
a  été  conlirmée  |)ar  Kellermann,  Delbnick.  llenschen,  Moeli,  se  détachent 
de  la  pallie  interm^  du  faisceau  nasal,  se  portent  transversalement  en  de- 
dans, longent  la  périphérie  antérieure  du  chiasma.  se  coudent  à  la  base  du 
nerf  optique  controlaléral,  pénètrent  même  à  une  certaine  profondeur  dans 
ce  nerf  et  ont  pu  faire  croire  à  l'existence  d'une  conimissfd'p  arquée  anté- 
rirurr  llannover)  allant  d'une  rétine  à  l'autre  en  contournant  le  bord  anté- 
rieur du  chiasma.  Otte  commissure  n'existe  pas:  les  libres  du  faisceau 
nasal,  après  s'être  coudées  à  la  hase  du  nerf  opti(|ue  conlrolaféral.  se  por- 
tent (Ml  (dl'et  en  ai"rière,le  long  du  bord  extei'ue  du  chiasma;  elles  conver- 
gent ensuite  vers  la  j)arlie  inféro-iulerne  de  la  baïKbdetfe  en  suivant  soit 
les  plans  su[)érieurs,  soit  les  plans  inférieurs  du  chiasma  et  en  s'enchevô- 


428 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


Trajet  du  faisceau 
temporal    ou  direct. 


trantavec  les  fibres  du  faisceau  temporal.  Daus  les  atrophies  unilatérales, 
complètes  du  nerf  optique,  on  constate  fréquemment  surles  coupes  vertico- 
transversales,  passant  à  un  ou  deux  millimètres  en  avant  du  chiasma,  des 
fibres  saines  dans  le  nerf  optique  complètement  dégénéré.  Elles  appar- 
tiennent à  ces  fibres  en  anse  et,  par  la  méthode  des  coupes  sériées,  il^est, 
en  général,  facile  de  démontrer  leurs  connexions  avec  le  nerf  optique  sain. 

Les  autres  fibres  en  anse  se  détachent,  ainsi  que  Moeli  l'a  montré,  de  la 
partie  externe  du  faisceau  nasal,  se  portent  d'avant  en  arrière  jusqu'à  hibase 
de  la  bandelette  homo-latérale,  puis  se  coudent,  longent  le  bord  posté- 
rieur du  chiasma  et  se  continuent,  après  entre-croisement,  avec  les  fibres 
de  la  partie  inféro-interne  de  la  bandelette  controlatérale. 

hç  faisceau  temporaKïi,  Fig.  3.S0)  ne  constitue  pas,  en  général,  comme 


FiG.  330.  —  Trajet  du  faisceau  nasal  et  du  faisceau  lemporal  dans  le  chiasma  des  nerfs 
optiques.  — Ces  faisceaux  ne  forment  pas  des  faisceaux  fermés,  leurs  fibres  divergent 
et  décrivent  des  sortes  d'anse. 

Nil,  nerfs  optiques.  —  rll,  chiasma  des  nerfs  optiques.  —  lill,  bandelettes  optiques.  — 
fm,  faisceau  inaculaii-e.  —  fn,  faisceau  nasal  ou  croisé.  —  fl,  faisceau  temporal  ou  dirocl. 
—  p,  fil)rcs  [)upillaires. 

l'admettaient  (iludden  et  la  plupart  des  auteurs,  un  faisceau  fermé  lon- 
geant le  bord  externe  du  ciiiasma  et  de  la  bandelette  optique.  11  se  dis- 
socie en  avant  du  chiasma  en  fins  fascicules  (Kellermanii,  Delbriick,  Hen-  , 
schen ,  Moeli)  qui  s'enchevêtrent  à  angle  aigu  avec  les  libres  les  plus  . 
extei'nes  du  faisceau  nasal  ou  croisé  oi  qui  décrivcuil  même  des  courbes 
dont  la  convexité  se  rapproche  |>lus  ou  moins  de  la  ligue  médiane  du 
chiasma,  sans  (oulefois  jamais  l'atleiiulre.  Malgré  cette  dissociation  des 
fibres,  le  faisceau  temporal  0(;cupe  surtout,  mais  non  exclusivement,  la 
partie  externe  et  périi)héri(|ue  du  chiasma,  puis  la  partie  supérieure  et 
externe  de  la  bandelette. 

Vno  compression,  portant  sur  la  |)aiti(>  externe  du  chiasma,  inléress(> 
donc  à  la  fois  des  libies  ci'oisées  et  des  fibres  directes  o{  déterminera  non   | 
une hémianopsie  nasale  connue  ou  l'adnu'l  gc'uéialeuKMil.  mais  une  hémia- 
nopsie  homonyme  latérale,  comme  ou  l'obseive  à  la  suite  des  lésions  de 


j  Miii  >  ci;  \mi:N'-.   ^l:lll'^  (H,i  vciii'   i;  i'  (u-timi  r:  ',20 

'i  luiliilt'li'll"'-  l-;i  lii^iif  mi'tliiiiH'  <lii  cliiaMiiii  ne  ciml  icnl ,  [uir  cniilir.  (|iic  des 

ihri's  cniist-cs.  l'iu'  scdion  mr-dijuir  «'iilriiliicr.iil  iim-  h(''iiii;iii<t|isir  hi-lcm- 

fioralc.   ri    cfllr   lir'iiii;iii(i|i-~i('  (••>!  ciirjich'ri^liiliir    (lr>  li'-sioii^  ilii  (■Iii;i>iii;i. 

|.;i  (li>^iiri;il  idii   ili"-  1;!  i-cciii  \    |riii|i<n;i  !   cl    ii;i-.il   cl    Jc-,   \  ;ii'i(''|(''s  iiidivi- 

lu('llc>  ipiiU   |icii\ciil    |)ri"-ciilcr  d'iiii    --njcl    ,i    iiiiilrc,  cMiiiidifiiMMil   ^iii^ii- 

ici'cinciil    l:i   tcxliirc  du  rlii,'i>>iii;i  liDriii.il  cl   c\  |di(|iiciil    |i()iii-<|ii(>i  .Mi(dicl  cl 

Kidhkcr.  cil  -c  li,is,iiil  ^ui'  j'idiidc  di' cHiiiic-.  ni ici( •-(•(t|ii(ni('s  sôriécs  du 

lii;i>iiiit    iioiiii.il.   dclciidciil     ciicdi-c    iiiijoiinriiiii    l'idi-c  de  la   di'cnssaliKii 

ntnnli'tr    \\r^     li|prc->    n|i|i(|iic^    daii'>    le    (diia-^iiia.    l/cxistciicc    des    lilji'cs 

lircclc--  n'a  |ui  en  cllcl  i~'lrc  dcnionln'c  ipic  par  I  cludc  des  dcj^(''ii(''r('scenccs 

;ocondaires  c\|)t''riniciilal('  on  |ialliol(»5:,i(|nc  ;  clic  I  a  ('(('  d'une  façon  al)so- 

iic  »d  l;i  dcenssalioii  [larlicllc  du  (  liiasina  liiiniain  es!  aiijourd  liiii  un  des 

•oiiih  d'analomic  ccndiralc  le--  jdiis  solidemcnl  ('-laldis. 

W'  Dans  la  bandelette  optique,  le  l'aisccan  nasal  on  croisé  s'onclii'vclrc      Dissociation  otcn- 

f  1       r    •  1  1  1"  I         1   I  1  '      '      '  11'  I    1"        1  chevêtrcmcnl  (lo  CCS 

jivcc  le  iaiscoau  lonijKual  ou  direct,  et  les  dcgcneroscences  de  1  un  ol  1  autre   ,ajsccaux    dans   la 
le  ces  taisceaux  occu|ieul  eu  général  toute  la  surface  de  section  de  la  ban-  t^andciette. 
leletle.  I.e  l'aisc(vui  croisé     ou  nasal  i   toutefois   occupe  surtout  la  partie 
nrero-inlenie.   le  l'aisccan   dircci  on  (temporal)  la   pai'tie  supéro-externe 
le  la  liandclclle.  Il  seiuhle  exister  en  outre  dans  la  bandelette,  un  groupe- 

iienl  spi'ciaj   des  libres  directes  et  croisées  en  rapjiort  avec  les  secteurs  (- 

il-étinieii'-  dmil  elles  provienncnl    :   ainsi  la   [)artie   inférieure  ou   ventrale  2 

1(»  la  baiidelcllc  paraît  contenir  les  fibres  de  la  moitié  inférieure  ou  ven-  !^ 

traie  des  deux  rétines.  Li.'  cas  de  Marchand,  confirmé  par  UhtholT  et  par  ^ 

llenscben,   montre  en  etfet  que  la  compression  de  la  partie  ventro-laté-  ;;3 

raie  de  la  bambdette,  entraîne  une  li('miano|)sie  homonyme  des  secteurs  "< 

supérieurs  du  (diainj)  ^■isn(d.  ^ 

"n 
V'  Dans  les  centres  ganglionnaires  de  la  vision,  la  dissociation      Et  dans les centres  ;;) 

^<}>  libres  directes  .d  croisées  du  nerf  opli([uo.  —  qn'idles  proviennent  de   ;;|;^'|giio""^i'-esde  la  ^ 

la  macula,  du  >ccleur  nasal  ou  du  secteur  Icmporal  de  la  rétine  —  sac-  =» 

centue  encore  davantage.  La  (b'générescence  des  corps  genouillés  externes 
consi'cutive  à  une  énucléation  de  l'œil  par  exemple,  tout  en  étant  un 
peu  moins  intense  du  côté  homolatéral,  occupe  néanmoins  lamême  étendue 
(jue  du  côté  controlatéral.  Comme  d'autre  part  les  lésions  des  centres  gan- 
glionnaires de  la  vision  se  traduisent  cliniquement  par  une  hémianopsie 
latérale  homonyme,  la  terminaison  de  ces  fibres  semble  se  faire  dans  le 
sens  d'une  projection  de  la  rétine,  aussi  est-il  probable,  ainsi  que  le 
soutient  v.  Monakow,  (jue  les  fibres  directes  et  croisées  de  points  rétiniens 
homonymes  se  terminent  dans  le  corps  genouillé  externe,  autour  des  mêmes 
gi'oupt^s  Cellulaires. 

(jiianl  aux  rapports  existant  entre  la   macula  et  l'écorce  occipitale, 
la  question  est  encore  pendante  faute  de  documents  suffisamment  précis. 
D'après  Henschen  il  y  aurait  une  projection  corticale  en  îlot  de  la  macula,      w  ne  scnii.ic  pas 
un  centre  cortical  de  la  vision  distincte  qui  occuperait  la  partie  antérieure   l^rZlxceTuoTilZ 
de  la  scissure  calcarine.  Toutefois,  on  ne  connaît  cliniquement  aurini  cas  '"acuia. 


430  AXATOMIK    DKS    CK.NTUKS    NERVEUX. 


\ 


de  /jrrfc  de  la  vision  centrale  avec  intégrité  des  limites  périphériques  du 
champ  visuel,  consécutif  à  une  lésion  corticale.  Mais  à  la  suite  des  hémia- 
nopsies  doubles,  la  vision  centrale  peut  être  conservée  ou  se  rétablir  [\ 
l'exclusion  de  tout  le  reste  des  champs  visuels  qui  restent  définitivement 
perdus.  Dans  de  tels  cas,  si  l'on  a  l'occasion  de  faire  l'autopsie,  on  trouve 
qu'une  petite  partie  de  l'écorce  occipitale  interne,  d'un  côté  ou  de  l'autre, 
est  restée  intacte ,  et  naturellement  on  est  porté  à  considérer  comme 
champ  cortical  maculaire,  l'îlot  cortical  qui  a  échappé  à  la  destruction. 
Mais  c'est  là  une  généralisation  peut-être  trop  liàtive.  Dans  les  divers  cas 
observés  (Fœrster.  Henschen,  Laqueur  et  Schmidt),  les  localisations  tic 
ces  soi-disant  centres  maculaires  ne  concordent  pas  :  c'est  tantôt  l'extré- 
mité antérieure  de  la  scissure  calcarine  qui  est  conservée,  tantôt  la  posté- 
rieure. Il  semble  que  tant  qu'il  reste  un  îlot  intact  dans  l'aire  corticale 
où  se  projettent  les  radiations  optiques,  et  notamment  dans  la  scissure 
calcarine,  quelle  que  soit  la  position  de  cet  îlot,  la  vision  centrale  est  con- 
servée. Ceci  concorde  avec  ce  que  nous  savons  du  trajet  des  fibres  macu- 
laires qui,  ramassées  en  un  faisceau  distinct  dans  le  nerf  optique,  le 
chiasma  et  la  bandelette,  vont,  dans  le  corps  genouillé  externe,  se  mettre  | 
en  rapport  par  leurs  arborisations  terminales,  avec  un  très  iirand  nombre 
de  cellules  d'origine  des  radiations  optiques;  d'où  la  probabilité  qu'elles 
vont  se  projeter  sur  une  aire  corticale  beaucoup  plus  étendue  que  ne  le 
ferait  supposer  l'exiguïté  de  la  macula  rétinienne  (Von  Monakow,  Ber- 
nheimer).  Ce  qui  confirme  cette  opinion,  c'est  que  les  radiations  optiques, 
tout  d'abord  massées,  au  sortir  du  corps  genouillé  externe,  en  un  fais- 
ceau compact,  s'épanouissent  rapidement  et  vont  aboutir  à  toute  la  face 
interne  du  lobe  occipital  (cunéus,  scissure  calcarine,  lobule  lingual  et 
même  au  delà).  On  ne  voit  là  aucune  disposition  analomique)  qui  per- 
mette de  penser  à  une  projection  de  la  macula  en  un  îlot  circonscrit  de 
l'écorce  cérébrale.  Bien  au  contraire,  la  dissociation  des  fibres  maculaires 
dans  la  partie  postérieure  de  la  bandelette,  leur  dispersion  dans  tout  le 
corps  genouillé  externe,  leurs  contacts  à  ce  niveau  avec  des  cellules  d'ori- 
gine des  radiations  optiques  beaucoup  plus  nombreuses  que  les  libres  ma- 
culaires elles-mêmes,  l'épanouissement  des  radiations  optiques  dans 
toute  la  face  interne  du  lobe  occipital,  en  un  mot  toutes  les  dispositions 
anatomiques  connues  (Von  MonaUow,  Vialel,  Bernlieiniei  i,  |)araissent  in- 
diquer que  la  macula  rétinienne  entre  en  relations  avec  toute  l'aire 
visuelle  corticale  et  non  pas  seulement  avec  un  point  limit('\ 

Cette  conception  est  du  reste  en  iaj)port  avec  la  clinique.  (|ui  ne  nous 
nif)ntie  jamais  de  scotonie  central  d'origine  corticale,  ce  ([ui  devrait 
pourtant  se  |)roduire  quebjuefois  s'il  existait  réellement  un  centre  cor- 
tical maculaire.  1'oulefois,  la  (|ues(ion  n'est  pas  encore  complétemeni 
tiancbée  dans  le  sens  de  Immc  nu  de  l'autre  (b>  ces  deux  ()j>inions. 

i,os  (ibics  |.ii|mi-         Fibres  pupillaires.  —  Le  nei'l'  ()|tti(|U('  coutlmt  non  seuIcMiieiii  iie> 

Imii-i-s  (lu   iict-r   oiiti-      ,.,  -Il  •  1  /■/  •//     •  ■  •     •   I  ...I      ..,,» 

,,„,..  libres    visuelles,    mais    encore    {W>   /il)r('s  p/f/ii/ff/ncs,    (|iii    prcsidenl    .iii\ 


Miir^   (.K\.\iiN>.   Miii^   (tiiAciii    i.i    (II' I  n.ii  i:.  ;:u 

,lli'\i'-  (lu  --|iliiiictcr  iricii.   |(,i|iir-'   (  iinlilrii.   cllrs   ((iiiiihi'ikI  i;iiciil ,    Imilcs 

,.>  liiii'->  lilui'^  ilii  iiri  r  n|iti(|iic.   |ii('iiilr,iiriil   leur   ()ri;;iiir    il.ins   Ic^    liilicr- 

iilrv  i|ii.iilii|iimt';iii\  ;iiiliTii'iiis,  SI-  l('rminci;iiciil  (l.iii-  l;i  n-liriccl  (l('';^rn(''- 

rcrairiil    ;i|iir-~    r.iliLil  ion    ilii    I  iilirtciilc    (iii.Mliijiiniciii    ;iiil(''iiriir  ;   (r;i|»i'i'< 

||(«li--rli(Mi    t'\\r->    ()ccil[irr;ii(Mil     l;i     |i;irlii'    il(ii'-<(i- I.iIi't.iIc     dr     hi    li.iiulf'lrllr        i,oiir  -.ri(fiii..  -lin- 

niiliiiiH'  (y.   l'ir-  •>-'*    ■  <l  ;i|'ir>  \.    \|(iii;ik<i\\    clli-^   sr    Icriil  i  li('i;i  ir  ii  (    (l;iii->    les 

IuImtcmIcs  <ni;iilrijiiiui';iii\  ,iiil(''rirms.  Pour  Diirksclicw  iiscli  |>;ii'  coiilic,  les 

liliir^  |)ii|iill;iiii'-^   I  i;i\  ci-^i'iMirnl  le   |iiilviii;ir  <'l   sr   iciidriiiciil    piir  la  corii- 

mi^'-iii'''  iiiliMlulicniiLiiic  dans  le  u;mi;lioii   de  riialtciinla  d'iti-^i'.   Ile   là.  les 

iim|>iil>inii^  |iii|>illaiir>  lôllcxrs  urrivcraiciil  ati   noyau  du  inolciir  oculaire 

inmmiiii  ru  ■>iii\aiii  le  scumkmiI  \(Milfal  de  la  commissure  |ios|(''i-i(«in'e.  f.es 

(•\|ierieMce->  faites  dan--  le  lahoialoire  de   I  un  de   nous,  ne   \ieinienl    pas  à 

rii|)|uii  de   ro|)inion  de  |)arks(du'\vils(  li  ;   nuMue  à   l'aide  de   la  m(''lliode  de 

•Marclii.    nous  n'avons    jamais  conslalé   de   (léj;(''néfali(Ui   du    t;au,uliou     de 

l'haiienula  crois('  a|U'ès  ('Uiudi'alion  d'un  seul   œil. 

(Ml  jeud  aujourdliui  à  admelire.  <'onl  rairemenl  à  ce  (|ui  exisie  dans  la 
I  siM'ie  des  \  (uh'hrés,  (|U(>  che/  I  lionuue  c'esl  le  corps  f/f'/iot(i//f'  e.rlcrnr  (|ui 
I  rojuvsenle  le  centre  i;an^liounairo  visuel  proprement  dit.  Il  reçoit  à  lui 
I  seul  S(l  |t.  101)  des  libres  visu(dles  \\ .  Monakow)  et  entre  en  connexion 
i'  tr^s  (■troite   avec  le  centre    \isu(d  cortical.   Les  autres  fibres  visuelles  se 

'  terminent  dans  le  pnlv'u\at\   OuauL  au  tubercule  quadrijumeau  antérieur  C 

il  ne  i-ecevrail  du  nerf  oj)li(jue  <[ue  des  fibres  pu[iillaires  (v.  Monakow  i.  ^ 

Les  connexions  des  libres  opti(}ues  avec  les  noyaux  des  nerfs  moteurs      Les  connexions  in-         f^ 

de  l'u'il  sont   indirecles  el  s'ellectuent  en  parti(>   par  rinternu'diaire  des   ^^^,^^^^^  '^ZJ^Z         S 

libres  de  Vcntrr-croisemoit  dorxdl  de  la  calotte  de  Mei/nert  l'f'ontainai'tiiie   "«yaux    des    nerfs         ;^ 

1  1  11     1  1  I  '  moteurs  de  l'œil.  _~1 

llaubenkreu/.nnu    t|ui,   |>ieuant    naissance  dans  les  cellules  du  tubercule  "^ 

(juailrijunuMU  antériiMir,  desceiubuit  dans  la  formation  réticulée  de  la  calotte  D 

pédoiuulo-prolubéranlielle  controlalérale  el  abandonnent  clieniin  faisant 
des  collat('rales  (Held)  aux  noyaux  des  nerfs  moteurs  des  yeux.  (Voy.  ces  Z^ 

connexions,  Ili'' partie,  nerf  moteur  oculaire  commun.  )  "^ 

Outre  le  système  des  libres  centripètes,  l'appareil  visuel  anl('rieiir  con-      Kii.res     optiques         ^ 
lieu!  encore  une    raie  centrifuge.  Décrites  |)ar   Hamon,  v.   (iebucbten  et   '''■""■''^"^'*'"  > 

v.  Kidliker  dans  le  lobe  opliijue  des  oiseaux  el  cliez  les  mammifères,  ces 
fibres  ('(Mitriluiics  de  la  bandelette  o|)ti([ue  |)roviennent  des  cellules  fusi- 
formes  et  ('doilét^s  du  tubercule  (piadiijiimeaii  anb'rieur  et  du  tbalamus. 
Pour  (iajal.  elles  se  teiinineraieiit  par  des  arborisations  libres  autour  des 
spouiiioblastes  icellules  auacrines'  d(>  la  rétin(\  Pour  v.  Krdiiker,  elles  re- 
présenteraient d(>s  libr(>s  de  la  commissure  de  (îudden.  Parmi  les  fibres 
(|ui  se  lernuiii'ul  libi'ement  dans  la  rétine,  un  certain  nombre,  d'après 
l'^linsou  et  .Mislawsky.  seraient  des  fibres  raso-molrices .  d'origine  svmpa- 
tliinue  :  elles  proviendraient  du  ganglion  ciliaire,  du  ganglion  C(M"vical 
>up('Mieur  et  du  cordon  >ym|)al bi(|iie.  se  diviseraient  en  abordant  le  nerf 
i>|di(pu'  en  deux  brauclies.  doiil  lune  >"aiboriserait  dans  la  rétine  et  dont 
I  aiitrt^  s'eiitre-croiserait  dans  le  cliiasma;  elles  se  comporteraient  (buic 
comme  les  libres  des  ganglions  racbidi(Mis. 


432 


ANATOMIE    DES    CENTRES    iNEHVELX. 


Connexions  dou- 
teuses des  voies 
optiques  extracéré- 
brales. 


Connexions  douteuses  ou  discutées  du  segment  antérieur  des  voies 
optiques.  —  Le  segment  antérieur  de  l'appareil  visuel  possède-l-il  d'autres 
connexions  que  celles  que  nous  avons  décrites  avec  les  centres  ganglion- 
naires de  la  vision?  Reçoit-il  des  fibres  àuiioyau  lenticulaire  et  du  pied  du 
pédoncule,  comme  l'admettent  v.  Monakow,  Henschen  et  Stilling?  Entre- 
t-il  en  connexion  avec  le  corps  de  Luys,  le  coips  genouillé  interne,  le  tuher 
cinereum,  comme  le  veulent  Slilling.  Bernheimer,  KoUiker?  Quelles  sont 
en  outre,  chez  l'homme,  ses  connexions  avec  la  cojmnissiire  de  Giidden? 


tingentpédonculaire. 


Les  voies  optiques         Lorsqu'on  se  borne  à  l'étude  des  coupes  sériées  normales,  les  apparences  semblent 
antérieures  ne  pos-    évidemment  être  favorables  à  l'existence  de  connexions  de  la  bandelette  optique  avec  !-■ 

sèdent  m  contingent  i      .  i  ■^^  '   •  ^      ^ 

luysien, ni  contingent  corps  de  Luys,  le  corps  genouille  interne,  le  noyau  lenticulaire  et  le  pied  du  pédoncule 
lenticulaire,  ni  con-  cérébral.  Mais  les  résultats  fournis  par  l'étude  des  dégénéi-escences  secondaires  ne  vien- 
nent guère  à  l'appui  de  ces  hypothèses.  Dans  les  dégénérescences  très  étendues  du  corps 
de  Luys  et  du  corps  genouille  interne,  on  peut  observer  (si  la  bandelette  optique  ne  par 
ticipe  pas  à  la  lésion  primitive)  une  intégrité  parfaite  de  la  bandelette  optique;  de 
même  une  dégénérescence  très  intense  des  deux  bandelettes  peut  s'accompagner  d'une 
intégrité  parfaite  du  corps  de  Luys  et  du  corps  genouille  interne.  Ce  sont  là  des  faits 
observés  chez  l'animal  par  v.  Gudden  et  v.  Monakow  et  que  nous  avons  été  plus  d'une 
fois  à  même  de  confirmer  chez  l'homme,  soit  par  la  méthode  de  Weigert,  soit  par  celle 
de  Marchi.  Les  fibres  du  cor])S  de  Luys  et  du  corps  genouille  interne,  qui  à  l'élat  normal 
semblent  se  rendre  dans  la  bandelette  optique,  appartiennent  très  probablement,  ain>i 
que  nous  l'avons  dit  plus  haut  (Voy.  Commissures  du  troisième  ventricule,  p.  406),  au 
système  des  fibres  strio-luysiennes  et  strio-sous-thalamiques. 

Il  en  est  probablement  de  même  des  libres  du  contingent  lenticulaire  admis  ])ar 
V.  Monakow  et  Henschen,  ainsi  que  du  contingent  dit  pcdonculaire  de  la  bandelette 
optique  qui  se  prolongerait,  d'après  Stilling,  Perlia,  etc.,  dans  le  noyau  de  la  III"  paire, 
dans  le  cervelet,  par  la  voie  du  pédoncule  cérébelleux  supérieur  et  dans  la  protubérance, 
jusqu'au  bulbe  rachidien  et  à  l'olive  bulbaire.  L'énucléation  soit  uni-latérale,  soit  bila- 
térale du  globe  oculaire  n'entraîne  en  efl'et  jamais  chez  l'homme  une  dégénérescence 
soit  du  pied  du  pédoncule  cérébral,  soit  du  noyau  lenticulaire.  Il  est  probable  que  les 
fibres  dites  pcdonculaires  appartiennent  au  système  strio-luysien  et  que  les  libres  dites 
lenticulaires  font  partie  de  la  commissure  de  Meynert.  Nous  avons  vu  en  efl'et  que  celte 
commissure  tire  son  origine  du  noyau  lenticulaire,  qu'elle  dégénère  à  la  suite  de  lésions 
de  ce  noyau  et  que  les  fibres  qui  lui  donnent  naissance,  situées  d'abord  en  dehors  de  la 
bandelette,  passent  ensuite  au-dessus,  puis  en  dedans  d'elle.  Elles  ne  font  du  reste,  dans 
aucun  segment  de  leur  trajet,  partie  intégrante  de  la  bandelette  optique,  mais  sont 
situées  dans  l'épaisseur  même  de  la  substance  grise  du  tuber  cinereum  et  persistent 
toujours  intactes  dans  les  lésions  et  desiructions  des  nerfs  optiques. 


Commissure 
(luddcn. 


Chez  l'homme,  nous  avons  toujours  constaté  que  l'atrophie  bilatérale  des  nerfs  op- 
ti(|ues  entraîne  une  dégénérescence  totale  des  deux  bandelettes  optiques  qui  ne  con- 
tiennent aucune;  libre  saine.  Ces  faits  ne  sont  donc  ])as  en  faveur  de  rexislencc,  dans 
l'épaisseur  même  de  lal)andclclt(>  opti(|ue  de  l'homme,  du  système  de  fibres  conimissurales 
connu  sous  le  nom  de  commissure  de  Gudden. 

Chez  le  lapin,  on  décrit  sous  le  nom  de  conimissuvc  de  Gudden,  de  commissure  infé- 
rieure, de  commissure  arquée  postérieure,  un  pelit  faisceau  de  fibres  qui  occupe  la  partie 
interne  de  la  bandelette,  la  partie  postérieure  du  chiasma,  s'étend  d'un  corps  genouille 
à  l'autre  et  se  distingue  très  nettement  dc)^  fibres  visuelles  de  la  bandelette  i)ar  le  fin 
calibre  de  ses  libres  (C  C,  Fig.  27i).  Ce  faisceau  persiste  intact  aiuès  fénucléalion  des 
deux  yeux,  et  forme,  chez  la  taupe  dépourvue  d'organe  visuel,  à  lui  seul  la  bandelette 
et   le   chiasma.  Il   vvVw   entre  eux    les   deux  corps    genouillés  internes  et   les   tuber- 


m:  m  s  (:i;a,mi;\>.  m.  iu -^   di.i  \i.iii    1. 1    oi'inji  i;.  4:i;i 

'Ulcs  (lUailiijmiii'.iiiN  pusii-i  irin  s  ri  srmlilr  .i|i|i.ii  liim  ,iii  -v■^ll■llll•  .ludilif  (l'uni;. 
Un  adiiii'l  <'ii  ^l'-iK'i.il  <li-|iiiiN  (,ii(lil<'ii  i|iM',  i'Ihv.  I.i  |iIii|>.ii  I  il<'>  iM.iiiiiiiilV;n-s  i;l,  <-ii  par- 
Itiiulirr  clir/.  riiinmiii'.  la  coiiimi^-'iii  c  di-  liiiililrii  Lui  riii|i-.  ivre  |.i  liamlflfdlr  o|itii|ii<! 
v-l  illl  rlln  III"  |i'-ul  l'tir  ili^liii;,'!!»'!' lies  lilurs  visiullrs  m  |i,ii  \r  (^aliliif  dr.  ces  lilirijs,  ni 
||>ar  rr|u)i|U(Mli'  Icui' iii\fliiii--alitiii.  Comme  .l.iiilic  pari,  ainsi  que.  nous  avons  [iii  nous 
Ii-n  «'onvaiiifi  i\  l'alropliir  conipli'li'  tli-s  ihii\  ipi  fs  o|>li(pics  f-nliaîni'  um;  aliopliif  com- 
i»/^f«' tics  ilrn\  lianiii'lcllrs,  cVsl  donr  i\.\n^  j.i  suli-l.iiiii'  i;tisi-  cfnti'ali'  de  la  lia^c  <lii 
■ftTVi'an  i|U  il  iaul  cln'iclit'r  iliiv.  riioniiin'  1  Immoloiinr  de  la  loniniissun;  de  (iuddcn,  si 
llDUlcI'iMS  t'llt>  r\is|(«.  C'est  là  en  l'ITcl  qn  nu  |,i  liouvtî  li;^ui  i'i'i)ai' Darkschewilseli  dans  un 
Nas  «l'aimplMlialniii'  con^i-nilalc.  (Juant  à  nous,  dans  nos  cas  d'énudéalioii  liilatérale  on 
d'alr»>pliif  opli(|ui' liilalt'ialc,  nous  avons  loujouis  conslalé  rcxisicnfc  d'uiK;  coinniiN- 
Lsure  de  Mevneil  el  sa  parfaite  inii^'i'il'".  mai-'  nous  a\oii-~  m  vain  rlinrlii'  ini  l.ii^i  .mm 
ule  libres  pouvant  èlie  lioniolouni'  avec  la  (■ommi>>uic'  <!<•  (ludilcn  du  lapin, 
f  Dans  h'S  ras  d'alinpiiic  opliiim'  inii  ou  luIati'Tale ,  iap|iorl(''s  par  v.  Mouakow, 
llenselien.  Motdi,  etc.,  la  ccunniissure  de  (iudden  est  en  giuiéial  passi'e  sous  silence.  Son  existence «lon- 
Sciihuenliaufer  dans  son  cas  datioi)liio  l)ilat('iale  des  neiTs  optiques,  avec  faisceau  '"»»"  «''"îî  """"'"<'• 
aberrant  direct  sain, décrit  sous  le  nom  de  ciunuiissure  île  Gudden  un  faisceau  qui,  à  en 
jui;or  d'apiès  les  tiuures.  n'est  autre  chose  que  la  commissure  de  Meynert.  Il  s'agit  en 
effet  de  la  ri-uniiui  de  plusieurs  fascicules  de  fibi'es  fortement  colorées  par  la  laque 
hématoxylinique,  ploui^i'S  au  sein  de  la  sul)stance  grise  de  la  base  du  cerveau  et  que 
Sclilagenliaufer  a  pu  suivre  jus(]u"au  noyau  lenticulaire.  Ce  sont  là  les  caractères  de  la 
fOMimissure  de  Meynert,  et  l'erreur  de  dénomination  faite  par  Sclilagenliaufer  est  d'au- 
tant plus  probable.  (|ue  cet  auteur  di'-signe  sous  le  nom  de  commissuie  de  Meynert  lui 
.petit  faisceau  qu'il  n'a  pu  suivre  au  delà  de  la  région  du  cliiasiua  et  (|ui    é'videniment 

u'(^st  autre  i[ue  le  jietil  faisceau  du  tuber  cincreuin  (Voy.  p.  410;.  C 

Chez  riiomme,  ce  n'est  donc  pas  seulement  la  situation,  le  trajet  et  la   terminaison  5 

de  la  commissure  de  (iudden  qui  sont  en  discussion,  c'est  l'existence  même  de  cette  *^ 

commissure  qui  jusqu'ici  n'apparaît  pas  démontrée.  -rj 

I  — 

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TOME   u.  28 


434  ANATOMIE    DES    CENTRES    NEIWELX. 

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Graefes  Arch.  fur  Ophthal.,  vol.  XXVIII,  I  pt.  1882.  —  Schafer.  Experimcnts  on  the 
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zum  Faserverlauf  in  den  ScJmervcnbahnen  und  Beitrag  zur  tabischen  Sehncrvenatrophir. 
.\rbeit(!n  aus  dem  Institut  fur  Anat.  et  Phys.  des  Centralnervensys.  des  Prof.  Obersteiner, 

1897,  Heft  V  et  Centralbl.  f.  Nervenheilk  u.  Psychiatrie,  p.  564,  1897.  — Singer  et  Mi  nzeii. 
Beitrdgc  zur  Kenntnis  der  Sehnervenkreuzung .  Wiener  Denkschriften  Ablh.  III,  Bd.  LV, 
1888.  —  Stilling.  Chiasma  des  nervus  opticus.  Arch.  f.  Psych.,  t.  XI,  p.  274  el  XII,  p.  24(i, 
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1878,  n°  22.  —  Tartuferi.  Dcterminazione  dcl  vero  corpo  genicolato  onteriorc  dei  mammifcn 
inferiori  e  studio  comparativo  dcl  tralto  ottieo  nella  série  dei  mammiferi.  Osservatore  délie 
(;iiniche  di  Torino,  1881.  —  Du  même  Studio  comparativo  dcl  tratto  ottieo  c  dei  corj» 
gcnicolati  nclV  uomo,  nella  scimmia  e  nei  mammiferi  infcrioro.  Torino,  1881.  —  Du  même. 
Contribulo  nnatomico  spcrimcntale  alla  conoscenza  dei  trafto  ottieo  c  degli  organi  ccntrali 
deW  upparato  délie  Visione.  Torino,  1881.  —  Du  iiihiE.  Sull'  anatomia  minuta  délie  cmi- 
nenze  bigeminc  anteriore  dell'  uomo.  Milano,  18S8.  —  Thomsen.  Znr  Pathologie  u.  patlio- 
logischc  Anatomie  der  acuten  completen  {cdkoholischen)  .{ugcnmuskelliihinung.  Arch.  f.  Psych. 
vol.  XIX,  p.  191,  1888.  —  Uhthokf.  Ueber  den  Einfluss  des  chronischcn  Alcoholismus  auf 
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(lesellsch.  zu  Heideiberg,  1884  et  Graefes  Arch.  f.  Opiithahn.  vol.  XXXII.  3,  p.  9:i.  1884.—. 
Vialet.  Les  centres  cérébraux  de  la  vision  cl  l'appareil  nerveux  visuel  intraccrébral.  Tli.* 
Paris,  1893,  —  Vitzou.  Effets  de  Vahlatinn  totale  des  lobes  opti(iiies  sur  la  vision  chez  le 
chien.  \iT h.  de  Physiol.,  1893,  —  Vossius.  (Jraefes  Arch.  OpthaiiiK.l.  vol.  \XVII|,:{,  p.  201. 


tiu)Jsii;aik  paiitik 


CERVEAU     RHOMBOIDAL  RH O M B E NCEP H A  LE 


C 


I.c  ('(MMMii  ili(>iiili(iïil;il.  le  i'li(»nil)('iu(''|)lial('  de  la  iiomeiicluUirn  iiiodcrni?, 
•  loil  >(>ii  iiniii  à  la  roniic  du  ([iialrièmc  vontriculo  qu'il  circonscriL 

Il  (M(n|i(>  la  Idj^c  ciaintMiiir  iiilV'iiciirc  ou  cérébelleuse  et  le  trou  occi-      situaiion. 
pital.  se  d('Vtd(»|t[M>  aux  dépcus  de  la  Iroisième  vésicule  encéphalique  pri- 
milive,  el  C()ui|»i'(Mid  le  rrrrr/r/ ci  la  partit'  infcrieiire  du  tronc  en(<''i)li(iHquc, 

à   savoir:    le   hulhc  rdiliidicu ,   h\  jnotuhrrance  (inmdairc    et   cette    petite      scs  parties consii-  2 

n'iiion   située  au-dessous  Ai^<^  tultereules    nuadii jumeaux,    formée   par  les   ""'""'^-  <; 

T.  .  rn 

piMloiuules  ct'rélxdleux  supérieurs  et  la  valvule   de  Vieusscns  et  décrite  33 

par  Mis  sous  le  nom  k\ nlhme  postérieur  (Fig.  337).  -^ 

Le  cerv«det  embrasse  le  tronc  encéphalique  dans  une  sorte  de  profonde      Leurs  rapports  n-         -< 

.,  jioullièrc,  le  déiiorde  largement  sur  les  côtés,  et  lui  est  uni  par  trois  paires   "'"'°''"'''"  -^ 

I  de  pédoncules,  lue  large  et  profonde  scissure,  la  scissure  \emi-iunaire  ou  ^ 

(  marginale  ftnfniritrr  le  sépare  en  avant  et  en  haut  de  l'isllime  postérieur,  ^ 

'  une  scissure  |)lus  profonde  encore,  la  fnite  cf'rébralc  postérieure,  le  sépare  4 

du  bulbe  racliidieu.   Le  cervelet  représente  donc  une  masse  relalivemeut 

libr(>;  aussi  pour  la  (■(uuiuodili'  de  la  descrij)(iou,  peul-oii  diviser  le  rhom- 

beuc(''pbale  en  deux  parties:  le  crrrehl  d'une  j)art.  la  réf/ion  hulho-protu- 

héranliellc  et  l' isthme  postérieur  d'autre  part. 


> 


(I 


CHAPITRE   PREMIER 
MORPHOLOGIE   DU   RHOMBENCÉPHALE 


l"  CERVELKT 

Situation.  Organe  impair  et  médian  le  cervelet  se   développe  aux  dépens  d'une 

partie  de  la  voûte  du  cerveau  postérieur  ou  quatri^me  vésicule  encépha- 
lique. H  occupe  la  plus  grande  partie  de  la  loge  crânienne  inférieure, 
repose  sur  les  fosses  cérébelleuses  de  l'occipital,  se  place  en  arrière  et  en 
dedans  du  rocher  et  de  l'apophyse  mastoïde,  au-dessus  du  trou  occipital 
dans  lo([uel  il  plonge  avec  le  bulbe  racliidien,  au-dessus  du  rebord  du  trou 
occipital  qui  imj)rimo  à  sa  face  inférieure  un  sillon  plus  ou  moins  mar- 
qué suivant  les  sujets  (eoc),  Fig.  332).  Il  n'all'ecte  qu'un  rapport  éloigné 
avec  la  gouttière  basilaire  sur  laquelle  repose  la  partie  inférieure  du 
tronc  encéphalique. 
KapiL^rts  (lie/  Chez  l'homme,  le  cervelet  se  trouve  enfoncé  à  la  façon  d'un  coin 
entre  le  cerveau  et  la  moelle  épinière.  Il  est  situé  au-dessous  des  hémi- 
sphères cérébraux  (|ui  le  recouvrent  entièrement,  et  dont  le  sépare  une 
j)rolV)nde  scissui-e  :  la  f/rff/iflr  fonte  cvrôbralo  tvan^vorse  qui  loge  la  tente 
du  cervelet,  en  arrière  de  la  protubérance,  en  ai'rière  et  au-tlessous  dos  i 
tubercules  quadrijumeaux,  en  arrièi-e  <>t   au-dessus    du  bulbe  rachidien. 

Chez  les  niammi  Chcz   Ics  mammifères  autres  que  l'homme,  grâce  à  la  direction  hori- 

zontale de  l'axe  du  tronc  encéphalique  et   au  peu  de  développement  des. 
lobes  occipitaux,  le  cervelet  est  situé  au-dessus  du  tnmc  encéphalique  et 
non  en  arrière  de  lui  ;  sa  face  supérieure  est  en  outre  à  découvert,  elle  esti 
située  en  arrih-f  {W>  hémisphèi-(>s  (-('rébranx  et  <lu  cei'veau  moyen  souvent 
très  (h'veloppé. 

Aspect.  Snr  r('ncé|ili;il('  cxtriiit  de  la  caNili'  (laniiMine,  le   ('(M'vchM  se  présente 

sous  l'aspect  d'un  ellipsoïtle  à  grand  axe  transNcrsal.  de  coubMir  gris  rosé. 


i'IlOIJJIll 


fores 


M(ii;  ni  ni  (M. 1 1:    m     i;  iin\i  iii:\(.i:i'ii  a  i  i:.  i:i7 

LionI    l.i  iniisishincc    i\i:,i|i'    rdlr     ilii     rci\  ci  ii .    Son     ;i-|htI     -illdiiiH'    cl    |;i- 

iiiH'llriiv    lui   ilniiiii'  lin  c'iclii-l   |i;ii'l  iciil  ht.  Im'ii  ilillc'i'i'iil  ili-  irliii  «In  (-('i-vi-:iii. 

|,c   rciM'Ii'l    ((i|il|il  imkI    (lie/    ril(illllllf    (li'iix     |»;irli<'>    l.i  I  (''lillcs   [i.'iitcs    cl 

>.  Vmi'liiijlli'^.   Il"-  liriiiisjtlitTf^  nrrhfUcil  r  n[\  IdIh'S  hih'rmii     ll(]v,  \'\\^.  '-V.W  , 

\'X.V1  ri  'X.\'.\  ii'iiiii'>  |iiir  une  |i,iilic  mcdi.iiic  ri  iiii  piii  n-  <|iii  doil  ;"i  sou  aspccl 
strit'  "Il  iiniiclc  ^|>cci,il  le  imiii  ilc  rcr/zi/s,  rri\  rninicntc  rcriiiifnniir .  jnn- 
ressiis  riDnifoi'iHi'-,  cl  ;"i  >ii  ^iliuilinii  celui  du  lohf  iiinijrn  du  ccivfdcl. 
(Vs.  Vi.  l'ii:.  X.W,  XVI,  :{:{8,  XX.\,  .TiO,  :{'il   . 

!  |);ms  l;i  sciic  ilr>  in;iiUMiiri'i"cs.  les  licinis|dici'cs  soiil  d';iui;iiit  plus  valour  phylogéné- 
polils  cl  le  \cnni.  diiuliml  plus  siill.iiil  .pie  l'..ii  dcsccM.J  d;iViUil;i-o  X'iitla.'tos.''''''''''''' 
TiM-ludic  /(u>l(»j;i(|iic.  (.lie/  les  oiseaux,  les  liéiiiisplières  soiil  nidimen- 
Inircs.  le  c(M\('lcl  e>l  réduil  au  v(M'niis,  l'éla^o  anU^M'icur  de  la  |)rolul)(''- 
lance  cl  les  pédoncules  cérélxdleux  nioyons  font  défaut;  choz  les  vertébrés 
iiilcrieurs.  poissons  (»t  rejililcs,  lo  vcrmis  rudimentaire  n'ost  représenté 
<[ue  par  une  lanu^  transversale  lisse  ou  plisséc.  Au  poini  de  vue  pliylo- 
génclicpic  cl  (Uiloi;('U(''li(|uc,  le  lolic  uioycn  ou  veiniis  l'eprésentc  en  ell'et 
la  partie  priniilivc  cl  loiulanicnlale  du  ccrvelel,  il  se  développe  le  j)re- 
uiicr  che/  le  lielus  liuniain  cl  |)r(''senle  des  sillons  et  des  circonvolutions 
i\  une  épo(|uc  oi'i  les  h(''niisi)hcres  cérébelleux  sont  encore  lisses. 

Pour  ("ludicr  la  conli^uralion  extérieure  du  cervelet,  il  faut  ou  bien      configuration  ex-  C 

prali(|uer  la  coupe  dite  de  Meynert  (Voy.  T.  I'"',  Fig.  3  et  4),  c'est-à-dire  "^'''°""'-  ^ 

séparer  le  ma  ni  eau  cérébral  du   Ironc  encéphalique  et  des  corps  opto-  ^ 

striés  par  une  s(>clion    curviligne^  cpii  correspond   à  l'angle   externe  du  ^ 

I  ventricule  latéral  cl  aux  sillons  marginaux  de  linsula,  ou  encore  séparer  l!^ 

I  le  rhombencéphale  du  cerveau  par  une  coupe  horizontale  qui  passe  par  "^ 

!  les  pédoncules  cérébraux  et  les  tubercules  (pmdi-ijumeaux.  ^ 
On  constate  alors  (|ue  le  cervelet  présente  une  face  supérieure  inclinée 

en  dos  d'àne  (Fig.  3t2,  3i0),  une  face  inférieure  irrégulière  et  bombée  ^ 

[  (Fig.  332,  333,  3ii)  et  une  rjrande  circonférence.  Lorsqu'on  le  libère  du  I* 

tronc  encéphalique,  on  voit  qu'il  présente  en  outre  une  face  antérieure  » 

(Fig.  33i)  concave,  dans  laepielle  le  quatrième  ventricule  envoie  un  diver-  * 
licule  angulaire   connu    sous    le  nom  de  fuite,  d'uiKjle  du  toit  ou  de  la 
tente  du  tjual i'ii'ni<'  vrntricuh'. 

Face  supérieure  i  Fig.  331,  338,  331),  3t0,  312).  —  Vu  j)ar  sa  face     Facesuporienrc. 
supérieure,  le  cervelet  pn-sente  d'après  la  comparaison  des  anciens  ana- 
tomistes  l'aspect  d'un  cœur  de  caries  à  jouer,  dont  le  sommet  tronqué 
est  en  avant  et  la  base  échancrée  en  arrière. 

L'échancrure  postérieure,  étroite  et  profonde,  loge  la  faux  du  cervelet     Kchancitno   mar- 
et  porte  le  nom   d^incisure  marsupiale  (em^,  d'incisure  marginale  posté-  '^  '" 
rieure,  d'écltancrure  prrpendi(  ulaire  postérieure  (  Vicq  d'Azyr  i,  d'incavatura 
jiorpendiculare    conituune     i Malacarnei,    incisura    inarsupialis,    posterior 
rerebfdlar  notch   des  Anglais  i.  —  L'échancrure  antérieur(\  plus   large  et 
plus  étalée  que  la  postérieure,  entoure  les  tubercules  quadrijumeaux  et 


438 


AXATO.MIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


l'istlimo  postérieur  dont   la   sépare  un  i-epli  pie-mérien ;  elle  est  connue 
in.isuro    .-cmi-iu    SOUS  le  uom  d' liicisure  semi-lunaire  (esl),  d'incisure  marginale  antérieurr 

aire.  .  /;/  i         \  t  i     • 

anterior  cerebellar  notch  (des  Anglais)  el  représente  une  véritable  face 
tapissée  de  lamelles  transversales  et  située  au-dessus  du  toit  du  qua- 
trième ventricule  et  du  hile  du  cervelet  (Fig.  33i  et  33()). 

On  considère  à  la  face  supérieure  une  partie  sagittale  médiane  et  sail- 


—  ..-—.,. ..VC  rit. 

1 

^C-'^-'-s      1-                              'Fi 

J^^....:„..TMch 

10!^. Tch 

ssV 


« 


rc'V 


\iTiiiis  Miipi'ricnr. 


FiG.  XW.  —  t^e  corvclcl,  recouvert  de  la  pie-mère  et  de  raiaclinoïde,  vu  \\m  sa  faee 
supérieure!.  I^a  toile  clioroïdienne  et  les  plexus  choroïdes  des  veuUicules  latéraux 
(d'aprùs  la  pliotoi,'raplii(;  d'une  pièce  durcie  dans  le  formol). 

\\l ,  l)ourfîeon  terminal.  —  pin,  èi-li.incrm'e  marsupiale.  —  ^'/'•  fîlaiule  pincale.  —  le,  laiiio 
curncc.  —  IA\  lobe  postérieur  liu  ecrvclct.  — AN.  lobe  supérieur  du  i-ervelet.  —  .Vf,  noyau 
caudé. —  Vick,  les  plexus  riu)r()ï(k's  du  ventricule  latéral,  el  leur  ,i,domérule  \CtlVlch)  situé 
dans  la  réf,don  du  carrefour  ventriculaire.  —  .s-.s-r,  sdlou  supérieur  de  Vic(|  d'Azyr.  —  Tch, 
toile  clioroïdienne.  —  iqa,  pilier  antérieur  du  tripone.  —  Th,  couche  itptiipie.  —  VCrst, 
veine  du  corps  strié.  —  IV»',  veine  de  Galien.  —  \'s,  vermis  supérieur  du  cervelet  masqué 
en  partie  par  les  plis  de  rarachuiiïilc  . 

lante,  le  rermis  supérieur  (\'si  ou  l'ace  supéricMire  du  lobe  uiot/en  du  cer- 
velet, el  deux  parties  lalérales  obliques  eu  bas  el  (Mi  dcdiors  (^t  légè- 
rement concaves,  les  /irmis/t/irrcs  (('réhcllcu.r  iiicliui's  (M1  V(M"s;ml  d(»  toit 
ou    en  dos  d'àiu". 

Le  vermis  supérieur    Vs)  est  compris  entre  l'écbancrure  semi-hm;iire 
(csl)  ou  aiiliMicure,  el  l'cM-liaiicrure  luarsupiab»  ou  posl(''ri(Mire  (einU  Meau- 


Mm|;  l'Uni  III.  I  i;     lll       lllloM  |;  i:  \  t .  1 .  I' Il  \  II!.  VV.) 

,>ii|,  iiiniii-   clcinliic   (luis   II-  -M-ri--   ^ii^ill.il   (jin-    l"--.    li(Miti-|ilirrr-,   (•(•n''l)c|- 

,.|i\    i|iii   le   ili'ltnidi'iil   l'ii    .iniiMr.    le    \iTllli->   csl    s(''|i;i  n''  i|i'  rli;i(|  i|c  crMt'-  des 

iiini>|)ln''C('-^  ci'i-i'ltrllrii  \    |i,ir   un   --illiiii   -^ii,:;ill;il    li'rs  sii|)rrli(ii'l  ,   le   v/V/o// 

niiiliiiHiKil  ^iijirriiin      -^U     ilmil  cl   -,i  iiclic     l''i,ti'.  ^l'IÎ),  .'{'(0;.  ■>!  m  |ilc  il<''|ii'<'s- 

Mon  iiiii    |(»ui'   lliir   (les   IhmihIics  |»ri  iiri|);ilr>  de   I ';i  rlt'ic  (•(•|(''I)('I  Iciisc  ;nil(''- 

Virili't'.    r.iiinmr    Ic^  hum'llc^^   (•(■•ri'lM'IiciiM's  se  cuiil  i  iiikmiI    di  n'ilcnn-iil    du 

M'rmis   ■'Ur   li'->  hi'mi^pluTfs.  cuiumc  cllc^  |»r('s(Mili'iil  ;'i    princ  iiu   ni\r;iii 

do  sillon--  l(Uit;il  iidiuMu  \   >u|i(''i-iiMir>  uuc  Icui'i»'  rucuclu',  il  ne  jm-uI   doue 

iiiiur  1,1    liu'c  --U  |»criiMirr  du  (l'iNidcl  ("'Ire  (|u<'s|i(ui  d  un    lid)c   nnMlian 

cl  di"  di'iix   jolies  liilci;iu\   d;in-  le  -cn^  --Iricl  du    ni(d.    Nous  Nrri'on^  (|u'il 

M  en  l'^l   |i;is  dt>  même  ;i    la  laci-  inreiirurc  du  ccrNeiid. 

|.i'\(Miui>  "-upiTicur  esl  convexe  d'aNanl  en  ai'i'iècc  ;  il    loiine  à  la    lace  Parties    consti- 

I  I     ,  -11-  1  •  '-Il  -1  tuantes. 

sii|)erieurc  du  cei\  ciel  une  saillie  plus  ou  moins  Hcciisec  suivaiu  les  sujels, 
foiume  sous  le  nom  de  Dionlii  i(l(\  el  (|ui  coniproud  un  soniniot  ou  faîte, 
le  ciilmm  \\C\\)  ot  un  rovers  ou  pente,  le  ilrclirc  (Vdc)  (Fig;.  338,  339). 
Lps  ancien'-  analoinisles  (Malacarne,  l\eil,  niirdaeli,  \'ic(|  d'Azyr,  etc.) 
coiisideraiiMil  au  \(M"inis  une  lèle.  un  corps  A  une  (|ueue  mince  et  un  pou 
elTih'e.  Le  corps  l't'pondail  au  culinen.  la  (juoue  au  dé(divo,  la  lèle  s'enfon- 
(•ail  dans  l'éc  lianciiire  siMui-lunairi»  ol  correspondait  au  lobule  crnlral  de 
Malacarne  :  (die  se  hMininail  sur  la  valvule  de  Vicussens  })ar  une  sorte 

de  lan^uelle,  la  limjula,  découverte  en  1776  par  Malacarne  qui  ne  croyait  q 

pas  à  son  existence^  constante,  et  bien  décrite  en  1864  par  Stilling.  2 

Les  hémisphères   cérébelleux    débordent    le  vermis  en   arrière.  Un      Hémisphères cén-  j^ 

>illon  transversal  prtdond,  le  sillon  supérieur  de  Vicq  d'Azyr  {hs\)  (sillon    '        ■  pj 

/lostérieur  et   supérieur  de  (juelques  auteurs)   (Fiji',    331,  338,  339y   qui  ;;^ 

alleinl  en   dedans    le   fond  de   l'échancrurc»    marsupiale,  divise  leur  face  < 

supérirurr  en  dt>u\  parties  inégales.  La  partie  antérieure,  la  plus  volu-  ^ 

mineuse,   est  quadrilatérale  et    lé^èriuiuMit   concave:  elle  correspond    au  ^ 

monticule  (culmeii  et  (b'clive    du  vermis  supérieur  ol  forme  le  loho  supé-  ^ 

rii'ur  I  LS),  La  partie  postérieure,  beaucoup  plus  petite,  est  d'aspect  semi-  -i 

lunaire  ;  (db^  déboi'ib»  le  vermis  en  arrière,  limite  l'échancrure  marsu- 
[liale  en  dedans  et  con-^litui^  le  lohe  postérieur  [hV). 

Face  inférieure  Fiii.  332,  333,  3ti. ).  —  La  face  inférieure  ou  occi-  Face infi-rioure. 
pi  la  le  du  corvidiM  est  moins  régulière  que  la  face  supérieure.  Les  bémi- 
spbèros  sont  plus  bonilM's.  plus  convexes  dans  le  sens  antéro-postérieur 
comme  dans  le  sens  tiansversal ,  ils  sont  séparés  l'un  de  l'autre  par 
imo  profonde  scissure  sagittale  et  médiane,  la  ':«/A'>  ( vallecula  seu  val-  vaiii^ioRoii. 
lot  la  (Ir  Ucil.  la  scissure  ou  fmle  uiédiane  du  cervelet  ou  scissure  longitu- 
t/inale  médiane,  masquée  sur  le  cerv(del  recouvert  de  ses  méninges  par 
un  vaste  pont  aratdinoïdien  (|ui  limite  le  lac  cérébelleux  inférieur  du 
liipiide  céphalo-rachidien.  La  vallée  de  Reil  se  continue  en  arrière  avec 
léchancrure  marsupiale  l^eni);  elle  loge  dans  sa  partie  postérieure  la 
faux  du  cervelet,  ot  dans  sa  partie  antérieure  le  bulbe  rachidien;  son 
fond  est  occupé  par  le  rermis  inférieur  i^Vi).  Pour  apercevoir  ce  dernier 


440 


ANATO.MIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


Vermis    iiiférioiir. 


dcins  toute  son  étendue,  il  faut  enlever  le  pont  arachnoïdien,  relever  le 
bulbe  en  baut  et  en  avant  ou  encore  le  sectionner  au  voisinage  du  sillon 
bulbo-protubérantiel  <Fig'.  332).  Le  vermis  inférieur  se  présente  alors 
sous  l'aspect  d'une  éminence  très  convexe  dont  la  partie  postérieure  se 
'ontinue  avec  le  vermis  supérieur,  dont  la  partie  antérieure  s'enfonce 
profondément  entre  les  deux  bémisphères  cérébelleux  et  fait  saillie 
dans  le  i'  ventricule. 

Lorsqu'on  enlève  bi  pie-mère  et  qu'on  écarte  les  hémisphères,  on  con- 
state que  le  vermis  inférieur,  qui  porte  encore  le  nom  de  processus  ou  éfni- , 


à. 


i 


HCv_.. 


Fio.  332.  —  Face  inférieure  du  cervelet  recouvert  de  la  pie-mère,  a]irès  ablaliou  de 
l'arachnoïde,  et  section  du  bulbe  au-dessous  du  sillon  bulbo-prolubéranliel. 

Aci,  artère  cérébelleuse  inférieure.  —  B,  Iniliic  racbidien.  —  em.  écbancrurc  marsu- 
piale.  — eoc,  empreinte  jugulaire.  —  IlCv,  hémisphères  cérébelleux.  —  Ll.  lobe  inférieur.  — 
LP,  lobe  postérieur.  —  Lsli,  lobe  semi-lunaire  inférieur.  —  l'.'/c-  pyramide  de  M.dacarne.  — 
sli,  sillon  longitudinal  inférieur.  —  Vi,  vermis  inférieur. 


Pariies  coiisti 
tuautcs. 


jience  vermi forme  ou  vermiculaire  inférieur^  est  plus  volumineux,  plus  large 
et  mieux  délimité  que  le  vermis  supérieur.  11  constitue  une  saillie 
cruciale,  une  sorb»  de  pyramide  à  quatre  pans,  couv(>rle  de  lamelles  trans- 
versales et  présentant  ([luilre  crèles  saillantes,  doni  l'une  est  anl('>rieiire, 
l'autre  postéi'ienre,  les  deux  autres  externes  (Kii;.  '■\\\k 

Le  sommet  de  la  pyramide  est  connu  sous  le  nom  de  pt/ranudc  lamincitsc 
de  Malacarne  (Pyc).  Les  crêtes  externes  ou  latérales  se  prolongent  de 
chaque  côté  dans  l'épaisseur  des  hémisphères  en  formant  les  expansions 
ou  les  (ii/es  de  la  piiram'ide.  La  crèle  postérieure  se  porte  obli(|uement 
en  haut  et  en  arrière,  ef  s'unit  an  vermis  supérieur  dans  le  fond  de 
l'échancrure  marsupiale,  an  niveau  des  lames  (ransrrrsales  d'Arnold 
(Fig.   332).   La  crêle  aniérienre  se  porte  en  avant  et  en  liunl.    fait  saillie 


Mui;  I'  IIoMh,  I  I      lu      lilKi  M  l!I.N(.l   l'Il  \  l.i:.  4 H 

tl.lIlN   la   (■a\ll''  <lll    i'    \<'llll  II  llli'    ilniit   rWr    rs|    s(''|i.i  n'-c   |i;ir    rr'|iciMl\  iiir    \rii 

Irinililirr.   la  Inilr  cl   le-  pjrMi-.   cIkiiiphI  inis   «lu    'c    \  ml  liciilc     \'"\'^.  XU\i. 

\'\\r    cniii  |irrli(l     ilrii\     l.ihiili'-^     lirlIciiM'iil     ili'l  i  m  i  h"-    :     le    nmlillr       Nd      en 
,i\.iiil,  <•!    la  hiillr    \   \     l'ii  iiiiil'ir     \\'j..   '■\\\    . 

|»ru\  |)riir(iii(U  --illuiis,  cniiN  CM'--  en  (irliipr^.  \t'>  s///nns  linii/il  iid  i  ii'lili  i.,,,, 
.Il  (jroil  l'I  ,L;ailclic.  -r|i;iicil  I  ilr  cliailiir  (•«"ilf  le  \rnili--  i  11  liTirii  |-  (IcN 
licmi>'|»h»'rt's  (•(•rflifljciiv.  I'ioIihmU  cm  a\aiil  ui'i  ils  alntiili'^^riil  ;iii  md  ilr 
j,iiiri)ii  on  iriiirondrllr  \<i\.  I'il;.  iii-i  »'!  |t.  i7ll,  ils  (|r\  iciltiriil  |»lii-  -ii|)('r-- 
licicls  (Ml  ariirn'  ci  >nii|  «(Ui^-la  m  iiiciil  iiil('ri'(iiii|iiis  ;iii  ni\raii  ilc  leur 
|uiiiil  le  plus  coiivcxc  par  !(••>  ailes  ou  ('\|»ausions  lah-raics  de  la  |»yia- 
miili'  lit'  Malacanif.  (Juchiucrois  ils  («prouvcnl  une  seconde  inleniiption 
p:ii'  un  loliiile  ^upeilieiid  (|ui  unil  le  lohe  s(>tu  i-liinai  re  i  riiV'iieiii'  au 
Initerciile  vaKulaii'e  (^N  <>y.  |».  'Hiî'  . 

Les    hémisphères   cérébelleux    (|iii    (h'-liordeul    le    \erMiis    inlV-rienr   en       n.  i„is|,i],.rcsccrc- 
arrit^re.    le  recouvreiil    en   dedans  el   en   avani   el    so  ronllenl    dan>  erllc 
région   en    une    saillie   oxalaire,   ohli(|ne    en    arrière    el    en    dedans,    très 

'    rapprochée  de  ccdle  du  ciMé  oj)pos(''   el  (|ui  plonge  dans  1(>    Irou  occipilal 
avec    le  luilhe  rachidien   en    arrière  (hnpnd    (die  (>sl  située.   (Àdte  saillie. 
(|ne  nous  désiuiMTons  sons  le  nom   ^\  ('•nniicncc   ocnpihilc.  est  séparée  du       Kminence   o<fipi- 
resle  de  lluMiiisphère  ci'rélxdleux  ])ar  une  enipreiiile  semi-lunaire   con- 

j    cave  en  dedans,  \'c))ij)icinlr  jm/iildirc  de  llenle  ii/zipressio  Jugidarisj  ^eoc, 

il  Fig.  332')  qui  correspond  au  rebord  du  trou  occipital  et  au  tubercule  jugu- 
laire^ d(>  l'occipital  ;  (die  commence  sur  les  parties  latérales  de  la  vallée 
de  Ueil.  en  avant  des  ailes  de  la  })yrami(le,  puis  se  porte  en  avant  et  en 
d(diors,  et  se  termine  en  arrière  d'un  petit  lobule  nettement  circonscrit, 

I  situé  à  la  partie  anl(''i()- inférieure  du  pédoncule  cérébelleux  moyen  et 
connu  sous  le  nom  de  floccu'us  (Floc),  de  lobule  du  nerf  var/ur  ou  pneu- 
tuoi/d^trli/Kr  Vic([  d'Azyr).  Un  protond  sillon,  le  s///o/i  inférieur  de  Vicq 
f/'Azi/r  siV.  Fig.  333),  l'homologue  du  sillon  supérieur,  divise  la  fac(^ 
intV'rieure  de  rii('misp]n''re  en  deux  parties  inégales  :  lune  post('rieure, 
plus  petite.  (|ui  ajjparlient  au  /oôc  poslérieur  (LP)  ;  l'autre  antérieure, 
plus  volumineuse.  (|ui  comprend  le  lobe  inférieur  du  cervelet  (LI).  En 
dedans  de  ce  dernier,  on  trouve  un  petit  lobe  très  bien  délimité,  situé  en 
arrière  du  bulbe  rachidien;  il  surplomi)e  le  vermis  inférieur  et  plonge 
dans  le  Irou  occipital.  C'est  Yami/f/dale  (Amg),  la  tonsille  des  anciens 
auteurs,  qui  doit  encore  à  ses  rapports  le  nom  de  lobule  du  bulbe  rachidien. 

Grande   circonférence.  —    La   grande   circonférence   du    cervelet     c.ran.ie   circonfé- 
conipreiid    (|nali"e   Imr.h.    dont   d(Mi.v   sont  unlrrieurs  et    deux  postérieurs, 
et  -ix  <in(/lrs  (jni  >onl  '//itrrirurs,  postérieurs  et  e.rternes. 

Les  bords  (uitrrinirs,  Fig.  333  i  obliques  en  arrière  el  en  dehors,  Ion-  Bords. 
gent  le  bord  supérieur  du  rociier;  ils  présentent  un  sillon  large  et  superfi- 
ciel en  dedans,  mince,  effilé  et  profond  en  dehors,  le  sillon  manjinal 
antérieur  isma,  qui  loge  le  pédoncule  cérébelleux  moyen  et  sur  lequel 
s'implantent  à  angles  plus  ou  moins  droits  les  sillons  et  lamelles  des 
faces  supérieure  et  inférieure  du  cervelet. 


442  ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

Los   bords  pos/rrieio's,   très  ('pais.   obliques  en  arrière  et  en  dedans, 

n 


Fioc  V;.: 


a  si 


rlV, 


Wg    Ldg    ^P^P 


Fir;.  :{3;{.  — L'espace  oplo-prdoiiculaiit'  ol  le  rlioinlti'iitM'iilialc  vu  par  sa  face  inft'iifuic, 
a]ir('s  ablation  de  la  pie-mère  (d'après  la  pliofofjiiaphie  d'une  pièce  durcie  dans  le 
formol). 

Ai/i;/,  lobe  tonsilhiire  ou  .amygdale.  —  Kl,  cniineiicos  latérales  du  lulx-r  cincremu.  —  l's. 
éuiineiice  vasculairo  ou  médiane  du  luber  ciueroum.  —  Flor.  Ilociulus  ou  h)bulo  du  nerf 
pnemuof,'astrii|ue.  —  l/\  lifre  do  l'iiypopliyse.  —  Ld;/,  lobe   digasiriquo.  —  L(}>;  lobe  grêle. 

—  Lsli,  lobe  semi-lunaire  inférieur.  —  Oi,  olive  inférieure  ou  hulbaire.  —  /'.  pied  du 
pédoncule  cérébral.  —  /'//,  pyramide  antérieure  du  bulbe.  —  /'//c,  pyramide  de  MaJacarue. 

—  rl\\,  diverticule  latéral  du  4"  ventricule. —  si]',  sillon  inférieur  de  Vicq  d'Azyr.  —  spnp, 
sillon  post-ityramidal.  —  ss/\  sillon  sous-llocculaii'e.  —  Tni,  tubercule  nianullaire.  —  Tiiia, 
tubercide  niamillaire  accessoire.  —  If,  nerf  opti(pu\  son  cliiasma  {.rll^  et  sa  bandelette.  — 
///,  nerf  motein-  oculaire  idummn.  —  1.  nerf  liiiiiiiieau.  —  17,  nerf  nmteur  oculaire 
e.xteriu'.  —  \'II,  nerf  facial.  —  17//.  nerf  .nidilir.  —  /V.  nerf  glossopbaryngien.  —  X,  nerf 
pneumo-gastri(pu?.  —  .\7,  nerfspiii.il.  —  MI,  nerf  i,nMnd  liyiniglosse. 

décrivent  une  courbe  à  convexité  postérieure  et  correspondent  à  la  partie 
liori/onliilf  du  sinus  lali'ra!.  l'n   profond  sillon,  le  (/rand  sillon  circonfr- 


\|(i|;  l'imi.m.l  I,    |i|      lilhiM  m,  NM.I'II  \  I.I..  '»v:i 

rnilirl  {\r  \  ir(|  il  \/\i-  -^il  I'Jl;.  .'tiiS,  .t'id,  '.\\1  dii  iiruiil  sil/nii  linnznii- 
hil  i|i'  iJril.  |i.i  icnii  ri  11'  liiii'il  |)ii-^ir'rii'iii\  X'  Ji'll''  "'M  ilclii)r>  il;iiis  le  >ill((ti 
iiiaiuin;il  iiiili'i  iriir  et  st'iiloïKT  ni  (Inliiiis  (I;im^  le  IdihI  ilr  I  i'i|i;i  nmi  ic 
mar>ii|)iiilr  [iniir  >i'  nuil  iiiiici'  a\rc  le  silldii  {\{'  nn'iiii'  iimii  du  rùh- 
KiiiiONf.  Cl"  -illnii  -i'|)an'  la  lacr  Mipciii'iirc  de  la  lace  iiiirTicii  ir  dr  I'Ik'- 
mi->|dii''i'i".  Il  III'  (•i)i'n'--|Hiiid  |ia~-  iiuiiiiriMi-^riii''ii  1  an  linfij  |)i)sir'rii'iir  du 
riTVidtd.  mai''  ('m|iii'dr  un  peu  en  drdaii^  ->iir  la  lace  ^ii|i(''ri(Min',  m  drlim^ 
-iir  la  faci'  iiilV'riciii  iv 

!.(•>    iiuijlf^    iiDlrrit'uvs    ->i.iit     ^ihio    à     I  uiiinii    de    I  l'i  lia  iinii  n-     -.riiii-       An^'W-s. 
Iiiitairt'  l'I    du   hnitl   aiilfiiriir  ;    les  tnnjlcs    r.i  ternes,    a    I  imioii  des    itoid- 
aiilriirii  i>  ri  |)i»sl(Mi(Mi  i'-^  ;  !<•>  (//i<//rs  pos/eriet/rs,  i\  1  iiiiioii  des  itords  jjo'^lc''- 
I  irui>  rl  i\^'  I  iM  liaiiciiiii'  iiiar~-ii|iia  le. 

|)aii>  le  ^rii^  lraii^\rr>al.  le  ((M-N'cIcI  mesure  10  à  11  cciiliniMiTs  ciiln- 
les  diMi\  aiii;l('>  ex  le  nies.  Il  incsiii'e.  dans  l(^  sens  sat;illal,  M  à  'i  ccnlimM  n---, 
au  iiiMMii  du  Ncrmis,  ciilrc  lc->  deux  ('•(diaiicnirrs,  cl  "i  à  (i  (•(•nliiiiM  rcs  sur 
les  licuii-|dii'ri's  de  laui;!»'  aul(''rioiir  à  I  auiilc  iiosli'-riciir.  Sun  (''[taisscur 
ne  dépasse  liiière  ï  à  "i  eenliniMres.  sur  les  points  le-  plu-  lM)nilM''s  de> 
lu''iuis|thères. 

Face  antérieure.  —  L(»rs(|ue  pai'  une  {•()U[)e  obliiiue  en  ari'ière  el      i-a.-o  ant(-rieur.-. 
en  dedans  ou  sedionne  tie  idKH[ue   cùlé  les    trois  pédoncules  eéi'i'dxdleux 
et  qu'on  sépare  le  cervidel  du  li'onc  encéphalique,  on  constate  (ju'il  pré- 
sente une   M'rilahle  /(/r(-  fnifrrietire  concave    en   avant    et    (|ui    enilirasse 
l'isllnne  postérieur,  la   pi'otuhérauee  et  le  hulbe  rachidien. 

dette  tace  présente  à  sa  partie  centrale  \o  diverticule  angulaire  du  loil      Divorticuir     lu 
(lu  (juiili'ième  ventricule  (Fig.  33i);  de  chaque  côt(' .  le  Jiile  du  cervelet 

lidv  ;  et  à  sa  p(''iiphérie,  l'extrémité  antérieure  du  vermis  suj)érieur. 
rt>présenté  par  le  lohnie  ventral  Le  et  la  lingala  (Lg),  l'extrémité  anté- 
rieure du  Ncriuis  inIV'rieur   (|iii    correspond    au   nodule  (No)  et  à   la  luette 

I  \   .  entin  la  l'ace  antéi-ieurc  des  amijgdalrs    Amy). 

Le  liile  du  cerveirt  est  ciuislitm''  |)ar  la  section  des  trois  pédoncules  iiik-  lu  i;eivc-ici. 
cérrdudlcux  :  il  rej>rés(>nle  le  point  di'niergcnce  ou  la  porte  de  sortie  des 
pédoncules  céi'('d)(dleux  i  Ausganiispl'ortc  de  Stilling).  Si  la  coupe  (|ui  a 
isolé  le  cer\(det  du  tronc  encéphalicjue  passe  en  arrière  du  trijumeau 
(coté  gauche  de  la  Fig. 33'».  la  sui-facede  section  intéresse  les  ti'ois  p(''don- 
cules  c('i-él)elleu\  au  iii\eaii  du  point  où,  intimement  unis,  ils  p('nètrenl 
dans  la  masse  Idaiu  lie  de>  luMuisplicres.  Mais  pour  peu  qiu'  la  coujjc 
passe  eu  avant  du  trijumeau  côté  droit  de  la  l'ig.  3.Tm,  il  est  en  général 
tacite  (l(»  recounaitre  dans  le  liilc  du  cervidet  la  surface  de  section  propre 
à  (diacuii  de>  pé'doncules.  Le  pédoncule  véréhelleux  supérieur  (Pcs^  occupe 
la  partie  snpé'rieure  et  interne  du  hile;  sa  surlace  de  section  est  ovalaire 
(d  aplatie  de  liant  en  lias;  il  est  sitiu'  au-dessus  de  la  tente  ou  voûte  du 
i'  ventricule  (|iril  concourt  à  former,  et  réuni  à  C(dni  ilii  côté  opposé  par 
la  valvule  de  Vieussens  'VV  et  la  liugiila  i  Lig).  En  ihdiors  et  au-dessous 
ili;  pédoncule  céréhidleux  >up(''iieur  se  trouve  la  surface  de  section  irré- 


444 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


irnlièremont  arroiulio  du  volumineux  pédoncule  Ci'rébellfux  moijen  (Pcmi, 
adhérant  on  haut  au  pédoncule  céréhcdlcux  supérieur,  en  has  et  en 
dedans  au  pédoncule  céréhelloux  inférieur.  Les  pédoncules  cérébelleux 
moyens  séparent  le  diverticule  latéral  du  quatrième  ventricule  (rlVi)  et 
le  llocculus  (Floc)  du   lobe  supérieur  du  cervelet,  puis  pénètrent  dans  le 


:      JLC    ;      W];    Pc5.    p^^    lYyuj 
vni'     .    ;      u     !:•       ::  ,  :      ;;  ;      sta 


Xsli 


Fir,.  334.  —  Face  antérieure  et  hile  du  cervelet  après  ablation  du  tronc  encéphalique. 
r.a  cavité  du  quatrième  ventricule  est  colorée  en  rose.  —  D'après  la  pliotograpliic 
d'une  pièce  durcie  dans  le  formol. 

Amri,  amygdale  ou  tonsille  cérébelleuse.  —  Floc,  flocciihis  ou  lobule  du  nerf  vague.  — 
pFloc,  pédoncule  du  llocculus.  —  kCv,  hile  du  cervelet.  —  Le,  lobe  central,  Le' ,  ailes  du 
lobe  central.  —  I-d'j,  lobe  digastrique.  —  Lrjr,  lobe  grêle.  —  /wV/,  lingula.  —  Lqa,  lobe  qua- 
drilatère antérieur.  —  Lq]),  lobe  quadrilatère  postérieur.  —  Lsli,  lobe  semi-lunaire  inférieur. 

—  Lsls,  lobe  semi-lunaire  supérieur.  —  No,  nodule.  —  Pcs,  pédoncule  cérébelleux  supé- 
rieur. —  l'ci,  pédoncule  cérébelleux  inférieur.  —  Vcm,  pédoncule  cérébelleux  moyen.  — 
rlVi,  diverticule  latéral  du  l'  ventricule.  —  sef,  grand  sillon  circonférentiel  du  cervelet.  — 
siV,  sillon  inférieur  de  Vicq  d'Azyr.  —  sma,  sillon  marginal  antérieur.  —  spon,  sillon  post- 
nodulairc.  —  s^pop,  sillon  post-pyramidal.  —  spvp,  sillon  pré-pyramidal.  —  sssf,  sillon  sous- 
flocculaire.  —  ssl,  sillon  semi-lunaire.  —  t^sV,  sillon  supérieur  de  \'icq  d'.Vzyr.  —  {.'!).  luette. 

—  VT,  valvule  de  Tarin.  —  IT,  valvule  de  \'ieussens.  —  17/,  nerf  facial.  —  Vlll.  nerf 
auditif. 


sillon  marginal  anl(''rieur  dont  ils  occu])ent  le  fond.  La  surface  de  section 
du  prdonfiilc  lérrhellcux  inférieur  (Pci)  est  plus  étendue  que  celle  du 
pédoncule  cérébelleux  supérieur,  mais  beaucoup  plus  petite  que  celle  du 
])édoncule  cérébelleux  moy(»n.  I^Uo  est  ovalaii'e.  a|)latie  d(^  haut  en  bas 
et  pr('sen(e  une  face  inférieure  libre  et  inlraventriculaire  (jui  concourt  à 
limiter  le  diverticule  lal(''ral  (\\\  (juatrième  ventricule  (rlVO  et  (|ui  se  coude 
ensuite  biiis(|ii<'m('ut  eu  bas  (d  en  dedans  pour  se  conlinuer  avec  le  corps 
reslil'oiMue. 


M  iiiii'iiiii  (i(,i  I     hi     i;  iht\i  i:i;n(;i.I'II  \  i.i;.  4t!i 


|.(»|;i:s,      l.lillll.i;s     I.  I      I.  \  M  I.I.M.S      m      (    i;ii  \  ILIII- 
InllIr   l;i    -llll.lii'    illl   ciMNcIcl    r-l    |»;ir(i)llllic   dr  -lllnii-    c  II  r  \  1 1  i  -  IH"-.,    r;i|,-         ,^,^   sillon»  curvi- 
|„-,„-li,'-,    -rii-iMriii.'iil    |.;ii;ill.-|c^.    cl     m  -.•ii.'i;il    tniircii  I  li(|  ilr-  ;i    r.'c|i;iM-    ''«"'•-•»"''"■*■"'"'• 
i-niit>  scmi-lmiiiirc.  i'.r\[r  (lis|)()>ilinii  concciiliiiHK'  «'sl  siirloiil  tiuiiiiri'^lc  ;i 
la  fiicf  sii|n«ii('iirc  lin  rriNcIcI    l-'i;^.  '.\'.\H  i  cl  daii-^  la  n'^ioii  posh'i'o-cxlcnn' 
,|,>    |;i   l;!!!'    iiitV'riiMirc     l'ii;.   ■'{•"{•{  .    haiis    la    n'^ion  a  iih'-i'o-inlcriic   île   (clli' 
|,i,i>.   la  ('(iiiil)i'    lir-^   silldiis   >(•   fr(liT>>M'    cl    >c    la  |i|)i()clic  d'aiilaiil    |tlii>  liii 
clan  >aj;itlal   (|(ic  les    --illoii--  >t)\\[  |>|iis  iiilcnio;   (■('>!  aiii->i   (jiic  le  lolnilc 
ilii;aslri(|iic  csl  iiarcomii  de  >illnii'>  doiil  la  coiicavih'  l'c^ardc  l'ii  dedans  cl 
MM   |ten    eu   a\anl   l'I   ipie  lc>  >ill(»iis  de    l'amygdale  soiil   |)rcs((ne   anli-ro- 
liDsIcriciirs  i  l'ij;.  X\'-\  . 

Siii'  un  ccrvclcl  iccitiivcrl  de  la  |iie-nici-c  Fij;.  '{31),  ces  sillons  [)arais-  i.i,,-  profondeur 
-en!  Ions  (■'i;an\  en  |Moriindeiir,  niai>  en  les  ccartani  on  en  |ir'ali(|iianl  dos 
coujies  sai;illalcs  du  xcrniis  ou  des  Ijcinisplicrcs  (Ki^.  3.'{(),  3.")(S,  3')î)i.  on 
conslale  (|u'ils  pc-nclrcnl  à  des  profondeurs  très  in('i;ales  et  sej^menlcnl  le 
cervcdcl  en  lol)cs.  lohnies,  lames  cl  lamelles  ou  rii'couvolulions.  Los  plus 
prtd'onds  péuèlrent  jusquaii  noyau  Idauc  ccnlral  du  cei'velet  et  s(5parent 
l(>s  lohcs  cl  les  lobules;  les  sillons  su|)ciliciels  servent  à  délimiter  les 
hunes  cl  les  lamelles. 
I  Les  sillons pi'ofonds,i/)/eriobait'es  ou  mterlobuiai/es  occupent  en  gêné-     .siiions    profonds 

'    rai  toute  la  lar-eur  du  cervelet  et  appartiennent  à  la  fois  au  vermis  et   L"huïi'pf' '' '"'"■■' 
aux  d(Mix  hémisphères.  Mais  leur  ])rot"ondeur  n'est  pas  forcément  la  même 
dans  Ion!  leur  li'a  jet  :  t(d  sillon  [U'otond  au  niveau  des  hémisphèr(^s  dcvieni 
snpei  licicd  au  niveau  du  vermis.  et,  ricr  versa,  tel  sillon  |))'ofon(l  du  vermis 
devient   supcriicici    dans  les   hémisphères.   Leur  symétrie  n'est  en  outre      i>curs      variétés 
jamai>  absolue,  et  il  est  rré(|ucnt  de  voir,  en  particulier  au  niveau  du  ver-   asvm',^tric^cnr/    '^"'^ 
mis  supérieur,  des  sillons  interlolnilaires   du  coté  droit,  par  exemple,  se   '^^  vermis  sur  los 

'  II  liéinis!)h(>re 


_  assaut 
il 
[)h(>res. 


[)orler  non  dans  le  sillon  homolouue  gauche,  mais  dans  le  sillon  situé  en 
arrière  ou  en  avant  A\\  bdnile  (ju'il  délimite.  D'autres  fois,  ce  sillon  se  bifur- 
(|ne,  une  blanche  se  conlinne  aviv  le  sillon  homologue  du  côté  opposé, 
lautrc  se  rend  dans  le  sillon  interlobulairc  suivant  ou  dans  l'intérieur  du 
lobule  (ju'il  (b'doublc.  Il  ri'sulte  d(>  celle  dis[)Osition  que  les  lobes  et  lobules 
limité's  parées  sillon-^  mhiI  loin  d'être  symétriques;  tantôt  la  partie  hémi- 
splii'M'i(|iic  gauche  d'un  lobule  du  vermis  est  épaisse  et  très  développée, 
tandis  (|uc  la  moitii'  hémisphérique  droite  est  mince  et  tapissée  de  moins 
de  lanudles;  taiit«»l  un  lobule,  épais  à  droite,  est  dédoublé  ou  fait  défaut 
à  gauche,  et  rirf  rz-rsa. 

L'asymétrie  des  lobules  porte  non  seulement  sur  leur  forme  et  leur 
étendue,  mais  encore  sur  le  nombre,  la  direction,  le  trajet  et  les  con- 
nexions des  lames  et  des  lamelles  qui  les  tapissent. 

Le  parallélisme  des  sillons  superficiels  n'est  jamais  en  outre  absolu  :      suions      superti 
il  est   tré(iueiit    (h^  rencontrer  à  la  face   supéri(Mire    et   surtout    à   la   face   *^"^''*' 
inférieure  du  cervelet    un  nombre  plii>  ou  moiii>  considi-rablc  de  sillons 


446  ANATUMIE    DES    CEXTHES    NERVEUX. 


!l 


intcrlamaires  ou  intorlamcllaircs.  qui   se  jettent  obliquement  ou  à  an^le 
Ils  dciimitent  les  presquG  (Iroït  daus  uu  silloii  interlobaire  ou  interlobulaire.  Dans  l'immense 
1X7 oV']oî.ui'os ''du    majorité  des  cas,  ces  sillons  limitent  une  circonvolution  ou  une  lamelle. 
'■'■"''''•  superficielle  dans  une  partie  de  son  trajet  et  qui  s'enfonce  ensuite  dans   i» 

la  profondeur  du  sillon  interlobaire  pour  en  tapisser  une  de  ses  faces  ou 
l'une  et  l'autre  de  ses  faces.  Les  sillons  interlobaires  et  interlobulaires 
sont  en  effet  sillonnés  de  lames  et  de  lamelles,  voire  même  de  lobules, 
cacbés  dans  la  profondeur  du  sillon  et  qui  triplent  et  quadruplent  ainsi 
l'écorce  cérébelleuse  visible  à  la  surface  (Fig.  336,  339,341,  343).  Quelques- 
unes  de  ces  lames  et  lamelles  profondes  font  suite  aux  lames  superfi- 
cielles; d'autres  sont  profondes  dans  tout  leur  trajet,  longent  l'une  des 
lèvres  du  sillon  ou  se  portent  obliquement  d'une  lèvre  à  l'autre  du  même 
sillon  (Fig.  341  et  343),  disposition  déjà  signalée  et  figurée  par  Vicqd'Azyr. 
Variétés  (laspoct.  Lcs  lamcs  et  les  lamelles  n'appartiennent  pas  nécessairement  à  toute 
iiomi.rô, '^l'épaissoiir  '^  largcur  d'uu  lobe  ou  d'un  lobule  cérébelleux;  elles  peuvent  n'appartenir 
rl'u*^rcrvplot' "  ''  <l^i'îiu  VBrmis  ou  à  un  seul  hémisphère,  elles  peuvent  être  superficielles 
au  niveau  de  l'hémisphère  droit  et  devenir  profondes  au  niveau  ou  au  delà 
du  vermis,  et  vice  versa.  L'épaisseur,  la  hauteur,  la  largeur,  l'étendue  des 
lamelles  ne  sont  pas  partout  les  mêmes.  On  trouve  des  lamelles  beaucoup 
plus  larges,  beaucoup  plus  étroites,  beaucoup  plus  étendues  que  d'autres; 
on  en  trouve  qui  sont  épaisses  par  place,  d'autres  qui  sont  minces  par 
place,  en  particulier  au  niveau  de  leurs  points  de  terminaison  où  elles  dimi- 
nuent graduellement  et  s'effilent;  on  trouve  les  lamelles  qui  se  divisent 
dichotomiquemcnt  ou  trichotomiquement,  une  lamelle  large  donnant 
deux  à  (rois  lamelles  étroites  ;  on  en  trouve  qui  se  fusionnent  au  nombre 
de  deux  à  dix,  ou  vingt  ou  davantage,  au  niveau  d'uii  point  île  lerminaison 
commun.  Dans  ce  dernier  cas,  on  voit  en  général  des  lamelles  (jui  la|)is" 
sent  les  faces  superficielle  et  profonde  d'un  lobule  s'implanler  à  angle 
droit  sur  une  lamelle  de  concentration  commune  à  trajet  vertical  ou 
sagittal.  C'est  ce  que  l'on  observe  par  exemple  à  la  face  inférieure  du 
cervelet  où  les  hémisphères  sont  séparés  de  chaque  côté  du  vermis  par  un 
sillon  sagittal  profond, ou  encore  dans  la  région  posiérieure  du  cervelet  on 
les  lobes  très  développés  dans  leurs  parties  hémis])li('M-i(|n(>s  possèdent  une 
partie  médiane  très  réduite  (Fig.  3it  et  3'i31. 
Asyméiiir  do.-,  rc-  Dc  cctlc  façou  s'cxpliquc  l'inégale  épaisseur  (|ue  peuveni  présenter  les 

h6mi'sfiii7r^i'u"'".ics  lobcs  et  lobulcs  du  cervelet  dans  leur  partie  hémisphérique  et  dans  leur 
loi.os  céni.ciicux.  pai'lie  médiane  :  l(d  lobe,  très  épais  au  niveau  du  vermis,  lu»  présente  (jue 
des  f)ai'ties  hémisphéri{[ues  rudimenlaires,  coinnu'  la  linyula  et  le  lobule 
cenlral  par  exemj)lc  (Fig.  337);  tel  lobe,  très  épais  au  niveau  des  hémi- 
sphères, se  réduit  dans  sa  partie  médiane  à  un  petit  lobuh»  insignifiant 
ou  encore  à  quelques  lamelles  situées  dans  la  profondeur  du  sillon  :  c'est 
ce  que  l'on  observe  dans  la  région  postérieun^  du  cervelet;  ici,  grâce  an 
développemenl  considérable  des  hémisphères  (jui  dépassent  le  vermis  iMi 
arrièi'c,  les  volumineux  et  épais  lobes  semi-lunaires  (Lsli,  Lsis)  ne  sont 
réunis  l'un  à  l'autre  que  |)ai'  de  minces  hunes  transversales,  telles  (jue  le 


I  MMii  l'iioi  III.  ir;   m    ii  iium  iii.m.i.I'Ii  \  i.i:.  v»: 

hnini/rnii    IrniiiiKll      lit      ri      le    I  iilini  iilr     riil  riihiirc      T\  .     li^.     -til        hiinlis 

,|ili>     |(>     Inlillli'    -n''lr    \\'v-\     |('|in'->riil(-    d.iii^    le    \iTllli>     (|ili'     |i;ir    li'^     i|ll<'|- 

(|ili'->    hiiiH'lli'^   i|iii   l,i|)i----i'lil    le    Iniid    du    ^illmi  jinsl-iii/iflUéKldl . 

I.r-.      •~lllii|l->    |ir(dn|id->.     i|l|i     illli'l-lirlil      |;i     •- Il  lishl  llCc    Mil  IIC  lie     ccil  (  i;i  Ir ,  |_,.^      s.lloiiH     iiro- 

Niilidiv  i-^riil   Ir  ccrNidi'l   l'ii   ilii  rcihilii    inuiiliic  de   lolir^  rdll^  mi  nl<till-^  \(dil       '"'"'"'    ,"",     I"""^'"'" 

•  MTvir  'le  lias»!  ,'i  une 

iiiinriix.    tlniil    1,1    ((iiiiuisMiiirc  r>l    i  iid  i>|)rii->;d)li'  il    illic  Iimiiiic   (•Inde   tuno-    'l-'iNHinr'ation  dcn  lo- 

...  •     /•      •  I  1  f         •><•« 'In  i-crvclct. 

j^riiidiituii'  du  criviMcl.  I  ne  (  l.issilicalnm  r;il Kuiiirl Ir  sciiiil  hicilc  ii  rl.ihhf, 

si  It'-^   >-illt>iis  prolniuls   du    vcniiis  (•oiiscrv.iiriil   leur  proroiidnir  iImiis   1rs 

lirMii>|tlii'rrs,  ri  r/Vv  rrrsn .    Nous  ;i\()iis  \ii   (|iril   irrii   r^j  ririi.  I.rs  sillons 

du  \rnuis.  iiràcc  au  pru  y\v  di'\  (dii|)|irmriil  {\v   sa  siiKsIancr  hlauchc  ccu- 

lialr,    «^onl    en    ^l'iUTal    [dii^    pi'oronds   ([ur    criix    drs    li(''iiiis|)liri"rs  ;   ccllr 

|taili(ularilc  rsl  siiildiil  r\  idriilr  |iiiur  1rs  aillons  drs  parlics  sii|M''iiriii-r  rj 

iulrriiMirr  du  criN  tdri ,  (dir   Toi  lunius    pniii'  cru  \   di^  lu  partie  posl(''rieill"(^ 

La  parlit'  posliMiriirr  drs  li('Miii>plirrt's  prend  en   cllet   un  (lév(»loj)pemenl 

f  coMsidéraMe  el  di  liordr  rn  ari'ièr'e,  dans  une  étendue  de  deux  à  fi'ois  ren- 

limrlio,    la    parlir    coirespondanle    du    vrrniis    siliu'-r    dans    Ir     lond   de 

;  recliancrui'e  uiarsupial(>    :   il  s'ensuit  l'orcM'ment   (jue   les    sillons  de  cette 

'  région  son!  plus   profonds  dans  les  liéinisplièi'es  (|ue  dans  le  vei'inis.  Les 

f   héiuisplirrrs  |)ossrdenl   rn    (Uilre    un  nouihie   lieaucoiip  plus   (-(uisidéralde 

I   de  sillons  pi(d'onds  (|ue  le  vennis,  ainsi   que    le   montre  la  comparaison 

dos    Fiii.   .'{.'iS   (>l  X\\)  intéressant  une  roui)e   sagittale  du  vermis   et  une 

I  coupe  sap^iltale  des  iiémisphOres.  Le  vermis  présente  un  aspect  nettement 

trifolié:  le<  sillons  des  hémisphères,  au  nombre  de  12  à  14,  s'implantent 

par  eond'e  ladiairement  autour  de  la  masse  blanche  centrale  des  hénii- 

spln''res  dont  le  développement  est  consiib'rable. 

I  Ceci  posé,  on  coniprend  combien  jXMivml  èlre  variables  les  appréciations 

des  ailleurs  sur  le  nombre  des  lobes  et  lobules  du  cervelet.  L'n  tel  décril 

Irois  bd)es  au  vermis;  un  aulie  lui  en  assure  huit  à  neuf.  Les  uns  décrivent 

riiK]  lobes  aux  b(''mis|)hères,  les  auti'es  neuf  à  dix. 

Lu  présence  de  celle  diflicullé.  il  est  loj;i(iue  d'admettre  avec  Kolliker      classification, 
une  classilication  embryoIoo-iqiK.  d  d,.  choisir  comme  type  le  vermis  qui 
est    le   lobe    fondamental    dans    la    série,    se   dévelop|)e   le   premier    chez 
l'homme  el    montre  le  j)remiei-  des    sillons,  (}ui  [ilus  lard  s'étendent  aux 
hémis|)bèrrs. 

Krdhkrr  a  monliV'  (|uau  troisième  mois  de  la  vie  intra-ulérine,  quatre      i.os  ri,,.,  loi.cs,, ri- 
sillons  |»iincipau.v  divisaient  Ir  vermis  en  cinq  segments  ou  régions  pri-   ""^'''i^»"^- 
milives   qui   sont   :    1"   le   vennis   supri-iciw ;  2"  les  Unues   transversalfs ; 
;^"  la  pi/ramidr:  i"  h\  liietlp  ou  uvula;  o"  le  nodule. 

Va\  s'étendanl  aux  hémisphères,  vers  le  quatrième  mois  de  la  vie  intra- 
utérine,  les  (|uatre  sillons  principaux  délimitent  de  chaque  côté  :  ]"  le 
lohe  quadrilatère;  ±^  le  lohe  postérieur  de  IJenle;  W-  le  lohe  inférieur  ou 
dif/nstrif/ue;  i"  Y  amygdale;  o"  \o  /loecalus. 

V(>rs  la  fin  du  quatrième  et  dans  le  cours  des  ciuijuième  et  sixième 
mois  apparaissent  les  lobes  secondair(>s  qui  sont,  du  côté  du  vermis  :  1°  la 
linfjula;  2"  le  lobule  central;  8«  le  eu/men  ;  4"  le  dérlirr;  o-  la  lame  trans-  wi.'"'""  "'""" 


448  ANATOMIE    DES    CEM'HES    NEHVEIX. 

t 
versale  supérieure  ifolium  cacuminis)  ;  6°  les  lames  transversales  infé- 
rieures [tuber  vatvuLe),  et  du  côté  des  hémisphères,  la  subdivision  du 
lobe  quadrilatère  en  régions  antérieure  et  postérieure  et  celle  du  lobo 
postérieur  en  lobe  semi-lunaire  supérieur,  lobe  semi-lunaire  inférieur  et 
lobe  grêle. 
Homoiogio  cm-  II  résulte  de  ces  données  embryologiques  que  le  lobe  quadrilatère,  le 
bryofe'éniiiue.  j^j^^  grêle,  Ics  lobcs  scmi-lunaircs  ne  sont  pas  l'homologue  du  lobe  digas- 

trique.  de  l'amygdale  et  du  flocculus.  La  pyramide,  la  luette,  le  nodule, 
qui  représentent  des  lobes  primordiaux,  correspondent  en  effet  à  l'en- 
semble du  monticule,  du  lobule  central  et  de  la  lingula,  de  sorte  que  Ir 
llocculus,  par  exemple,  est  l'homologue  des  deux  lobes  semi-lunaires  et 
du  lobe  grêle,  ou  encore  du  lobe  quadrilatère,  en  y  joignant  les  ailes  du 
lobule  central  et  les  freins  de  la  lingula.  ' 

Au  point  de  vue  embryologique,  le  cervelet  comprend  donc  cinq  lobe- 
primordiaux  que  nous  désignerons,  en  mettant  à  contribution  les  recher- 
ches de  Ilenle,  Kolliker  et  Schafer,  d'après  leur  situation  sous  les  noms 
suivants  : 

4°  Lobe  supérieur,  ou  lobe  de  la  masse  principale  du  vermis; 

2"  l^obe  postérieur,  ou  lobe  des  lames  transversales  ; 

3"  Lobe  inférieur,  ou  lobe  de  la  pyramide; 

4<*  Lobe  inféro-interne,  ou  lobe  de  la  luette  ; 

5°  Lobe  inféro-antérieur,  ou  lobe  du  nodule. 

Les  trois  derniers  lobes  restent  indivis  ;  le  lobe  supérieur  se  frag- 
mente en  quatre  lobes  secondaires,  le  lobe  postérieur  en  deux,  soit  un 
total  de  neuf  lobes  inégaux  de  forme,  d'aspect,  de  dimension  et  de  volume, 
qui  empruntent  leur  nom  à  la  partie  correspondante  du  vermis  et  qui  com- 
prennent chacun  une  partie  médiane  ou  vermienne  el  deux  parties  laté- 
rales ou  hémisphériques. 

Le  tableau  ci-contre,  résume  la  classilication  embryologique  du  cer- 
velet en  lobes  primordiaux  et  lobes  secondaires,  les  parties  du  vermis  et 
des  hémisphères  appartenant  à  chacun  de  ces  lobes  ainsi  que  les  sillons 
qui  les  séparent. 

A  l'appui  de  cette  classilication  des  circonvolutions  du  cervelet,  basée 
sur  l'embryologie,  que  nous  proposons,  nous  pouvons  encore  invoquer  : 
1°  la  disposition  particulière,  caractéristique,  que  présente  la  région  du 
vermis  dans  chacun  de  ces  cin([  lobes  primordiaux;  2"  le  moile  d'agence- 
ment spécial  de  h'urs  lamelles  dans  la  région  vermienne  el  dans  la  région 
li(Mnisphéri(|ue  (Fig.  33.*)). 
Muiic  j.ioi.n-   au  Daus  Ic  lobe  supérieur  (LS),  la   région    moyenne   ou    vermienne   (V) 

est  intimement  soudée  dans  toute  sa  largeur  aux  régions  hémisphériques 
(M)  et  forme  avec  cette  dernière  un  tout  inséparable.  Les  lamelles  se 
portent  directement  d'un  pédoncule  cérébelleux  moyen  à  l'autre,  et 
éprouvent  à  peine  de  cha(|ue  côté  du  lobe  médian  une  légère  inllcxion 
(|ui  sert  à  délimiter  le  vermis  des  liémisplièr(>s. 

iJans  le  lobe  postérieur  [W],  le  d(''vel(q)|)(Mueul  Aw  \<>rmis(V)  est  rudi- 


Mode 

l'ap-ence- 

nient     lies 

laniclh's 

propres     à 
lohe . 

chaque 

lol)0  sujic'îi'icur. 


M.iiii'inii.t'i.ii.   m     iiii(i\ii:i,\<.i  l'ii  Ail" 


4vg 


s 


t 


:-     t     = 


'    1 


"--     '*'     b 


~    .5 

^-       'rT,        ^ 


^       ■=       ^  \ 

O        S        C        Y 


=        i 


-J      iï 


C 

/) 

< 

1 


X  la 


^       C5       3 


X!    -5 


-5     ° 


•29 


450 


ANATOMII-  DES  CENTRES  .NERVEUX. 


Mode    propre 
lo1>c  postérieur. 


-Mode   propre   aux 
lobes  inférieurs. 


(T(''(CS    li    IIMIDII    c|('^ 

sei^'Mieiils  vci-mien 
el  liémispli(!ri(|iUMj(>s 
lolics  iiilV-riciirs. 


montairp,  celui  des  hémisphères  (H)  considérable.  Cette  disproportion 
(hms  leur  développement  réciproque  entraîne  un  mode  d'agencement  sj).- 
cial  de  leurs  lamelles.  Les  nombreuses  lamelles  des  hémisphères  ne  >.• 
continuent  plus  directement  avec  celle  du  vermis.  ainsi  que  cela  s'observe 
dans  le  lobe  supérieur,  nuiis  s'implantent  sur  une  ou  deux  lamelles  do 
concentration  commune  qui.  elles,  se  continuent  directement  avec  une 
des  lamelles  du  vermis;   seules  les  lamelles  les   plus  profondes,  siluéos 

au  voisinage  du  pédicule  d'in- 
sertion du  lobe  postérieur  sur 
la  substance  blanche  centrale 
du  cervelet,  se  continuent 
directement  avec  celles  de  la 
région  du  vermis  (Fig.  33o). 
Les  trois  lobrs  infériours 
(LL)  (lobe  inférieur  propre- 
ment dit, lobe  inféro-interne. 
lobe  inféro-antérieur)  se  dis- 
tinguent du  lobe  supérieur  el 
du  lobe  postérieur  par  l'in- 
dépendance de  leur  partie 
médiane  ou  vermienne  (V).; 
Celle-ci  se  présente  sous  l'as-' 
i'  '  pecl  d'une  petite  masse  ver- 
ticale, plus  ou  moins  sail- 
lante, limitée  de  chaque  côté 
par  les  profonds  sillons  lon- 
gitudinaux inférieurs  droit 
el'gauche  et  reliée  aux  parties 
hémisphériques  (H)  par  une 
mince  lamelle  de  substance 
blanche,  sorte  de  crête  d'union 
ou  de  p(''doncule  de  fornie  et  d'aspeci  variés.  Celle  indépendance  presque 
complèl(>  du  v(M*mis  el  des  parlies  hémisphériques  correspondantes  en- 
Iraîiu'  un  mode  d'agencement  lonl  parliculier  des  lamelles  cérébelleuses 
(|iii  ne  passenl  jamais  dii-eclennuil  du  vermis  sui'  les  parlies  latérales, 
mais  se  comporlcnt  dans  l'ime  el  l'atilre  région  comme  celles  de  la 
région  liémis|)liéri(nie  du  lobe  j)()slérieur.  Les  lamelles  h('Mnisphéri(pies 
simplanlenl  sur  iiuc  himclle  de  coiicenlralion  commune;  celles  du 
vermis  se  couiporlcnt  de  uiénu'  et  s'implantent  de  chaque  côté,  à  angle 
droil  ou  aigu,  à  une   lamelle  commune»  plus  ou  moins  obli(|ue. 

Comme  dans  les  trois  lobes  inférieurs,  le  vermis  est  toujours  situé  à' 
une  cei'laiue  dislance  des  i-égions  hémisphériques,  la  fusion  de  ces  lamelles' 
communes  se  fait  par  l'iulrMuédiairc  {\'\\\\  prdoiKulc,  d'une  c/vV/^'  d'union 
(el   plus  ou  moins  éleudui'   et  formée  de  substance  blanche   incomplétc- 
mcnl  revêtue  par  l'écorci»  céréh(>II(>use  i  l'ig.  .Ti;>).  I^a  crête  d'union  du  /o/ir 


Fio.  ;{:t.").  —  Mode  d'agencemenl  des  lamelles  propre 
aux  difl'éreuls  lobes  du  cervelet. 

I.S,  lobe  supérieur.  —  LP.  lobe  postérieur.  —  Ll, 
lobe  inférieur.  —  H,  région  hiéiiiispliérirpie.  —  V. 
région  vermienne. —  c,  crête  d'union  ([ui  relie  dans 
les  lobes  inleriours  du  cervelet  la  région  vermienne 
à  la  région  hémispliéri-ipie. 


Mniii'ilui.oi.ii;    m     i;iin\i  i;i:\(,i;i'ii  \  il,.  4;.l 

ihfi'i'ii'iii'  prnprrnirnt  ilil  ini  Inhi'  ilr  In  iii/ni m nlr  <nlr^  ili-  /a  jujinni nh"^ 
(l*yc)  <'*>'  l'i  l'Iii-^  ;ici'iis('c,  iii,ii>  l'Ilr  l'^l  [iiMi  l'ji'inltii'  il;iii>  ic  sens  (niils- 
vcrsjil.   I.;i  tit'Ic  iriiiiioii  iln   /oAr  m irm-nilrrur     I  \    ,   |ilii^  iiiiiiri'  <'l    |ilii- 

itMrildm'.  iiiiil  l;i  liicllr  ,'i  l';iiiivu<I;il<'  cl  concoin'l  ;i  luniicr  h-  nul  ilr  jii(jcini 
OU  t\'li/rn/i'/rllr .  <U\:\i\\   ,i   |;i   (r("'|c    iriiiiioii    ilii    lultc    i  n  IV' ii  )-;i  ii  I  ('ririi  i    '  VT), 
I  (»ll«'  se  im'mIiiiI  ;i    un   iiiiiici'  Nuilc  nicmliriiiicii  \  (|iii   |mhIi'   le    iinm  de  iulrulr 
ih'  Tniin  cl    iiiiil    l.i    liicllc  ;iii  lluccii  In--. 

Si    Ir    ini>(l(>   (I  iim'iiccmi'iil   i\v-  hiiiicllcs  des  li()i>    johc--    i  ii  h'iicii  rs    csl 
je   ini''mc.    cc^    li)l)(«-,  (lillV'rcril    Intildoi^   !(••>   uns  do    .iiilfc^  j);ir    r<''l('n(lii(' 
df    la    (Ti'lc  d  iinii>ii   «pii    csl    daiilaiil    |dii^  grande   que    le    lohc   csl    plus 
I  ant(^iiciii . 


I.  iniu    >i  l'i-uir.t  I!  (Il    i.Miti.   iii;    i.\   M\<>i:    I'i;in(  ii'vi.k   di    vkmmis 

l.c  l()l)c  siipcricur  compi'ciid   la   |iarlio  du  ccrvclcl  siliiéc   au-dessus  du      lo1)c  supi'Tieur 
(|iialiicnic  vculriculc   cl  yH\  axauL  d'une    Iign(>  coui'l)e  qui  atteint  le  fond 
d(>  rcchancnii'c  niaisn|)ialc ;    il  apparlieul  à  la  fois  à  la  face  supérieure  et 
à  la  lace  anl('MM(Mirc  du  ccincIcI. 

Liiuilt'  eu   avaul    pai'  la   profonde  iiuisurc   semi-iiinairr  qui  sépare  le      Limites. 
rervelcl   de--  Inhcrcuics  qiuidrijuuieaux,  de   chaque  côté  par   les   sillons 


C 


inaiLiinaiix   anh  ricnrs  (sma)  (Fig.  334)  dont  il  forme  la  lèvre  supérieure,  21 

en  anicrc  par  le  sillon  sui)6rieur  de  Viecj  d'Azyr  (ssV)  qui  le  séj)are  du  *=> 

i   1()I)C  postérieur,  le  l()l)r  suprricur  conslilue  un  des  lobes  les  plus  volumi-  :q 

>    ncn\    du    cervelel.    Trois    sillons    profonds    (|ni    alteignenl    la    substance      j,oijcssnconiiai''^s.  il 

itianelic  e(>nlrale  du  cervelet  le  diviscnl  en  quatre  lobes  sfîcondaires  ;   ce  < 

>onl,  d'avani  en  arrière  :  i"  le  lobe  de  la  litKjula,  2"  le  lohc  central,  3°  le  ) 

ln/ff  (h(  cnlmni .  i  "  le  lohr  du  déclive.  De  même  forme ,  mais  de  dimen-  T 

I   sions  forl  variables,  ces  quatre   lobes  secondaires  sont  tous  disposés  en      lou.s   cara<-tôros 
croissant,  décrivent  une  courbe  concave  en  avant  et  concentrique  à  l'échan-  '""""""'*• 
cruie  senii-luuaire  et  sont  d'autant  plus  volumineux  qu'ils  occupent  une 

,  silnalion  |)lns  poslérieui'c  Fii;.  330,.  Leurs  parties  hémisphériques  se 
lusionnenl  conijtlèleinenl  et  sur  toute  leur  hauteur  à  la  partie  correspon- 
danl(>  du  xciinis.  de  l(dle  soi((>  (ju(>  les  laincdlcs  d(»s  hémisphères  passent 
ilirccl(Mn(Mil  sur  le  verniis.  le  poini  de  séparation  étant  représenté  par  une 
simple  encoche  qui  apparlieul  aux  sillons  longiludinaux  supérieurs.  Cette 
fusion  lonslitue  un  caractère  commun  à  tous  les  lobes  déveloj)pés  aux 
dépens  de  la  masse  principale  du  verrais  et  les  différencie  nettement  des 
lobes  dc-^  région^  inlV'rieure  cl  postérieure  du  cervelet. 

Sillons  principaux  du  lobe  supérieur. —  Les  sillons  qui  limitent       suions  limitant 
ci*s  (juati'c  l(d)(^s  secondaires  sont  le  sillon  préceniral.  \v  sillon  post-ccniral 
cl  le  sillon  /ra/tsrrrsr  anirvirur  des  anciens  autiMirs,  ou  sillon  préclival  de 
Scinder,  ou  sillon  supérieur  et  antérieur.  Ils  présenlent  comme  caractère 
commun  d  être  concentriques  à  ri-chancrurc  semi-lunaire,  de  se  terminer 


4o2 


.  ANATU.MIE    DES    CENTRES    NEUVEUX. 

:        ;      !  SPC 

Lobe  central 
Plcit 

î    ;Lir»gvJa 

\    i 

1  ;     ^P 


I 


VF 
Stcp     • 
!    ;  Sgc  livirt  Ehl    ,         i 

>   'i       'i    1      '        i  '  ! 


Strs 


X'uette         '   'Nodule 

Amygàals  . 


....  3gc 


sg 


Ca 


Cp        zPy 

Eu;.  3.'{6.  —  Les  lobes  primordiaux  et  les  secondaires  du  veimis  :  lini;ula,  lobe  oenlral, 
culmcn,  déclive,  bourgeon,  terminal  (Bt),  tuliercule  valvulaire  (Tub.  valv.),  pyra- 
mide, luolle  et,  nodule  vus  sur  une  coupe  sagittale  du  rlionibencépiiale  passant  par 
le  plan  sagittal  médian  du  cervelet.  Le  lobe  supérieur  est  coloré  en  bleu,  le  lobe 
postérieur  en  rose,  les  lobes  inférieur,  inféro-interne  et  inféro-antérieur  en  jaune. 
Métbode  de  Wcigert.  —  2/1  (Grandeur  nature. 

/}/,  bourffoon  Icmiin.il.  —  bh,  brancho  liorizonlalc  de  l'arbre  de  vie  du  vermis.  —  bv, 
brandie  verticale  do  l'arbre  de  vie  du  vermis.  —  Vlp,  faisceau  lonfiilndinal  postérieur.  — 
fai,  fibres  arciformcs  internes  du  l)ulbc.  —  .Vr/J,  noyau  du  cordon  de  Burdaoli.  —  A'C(i, 
noyau  du  cordon  de  (Joli.  —  Sc'i,  noyau  ceidral  inférieiu".  —  A//,  noyau  du  funiculus  lercs. 
—  iVo/,  noyau  juxla-olivaire  interne.  —  A'/7.  noyau  réticulé  de  la  calotte.  —  A'.Y//,  noyau 
de  rhypof,dosse.  —  0/,  olive  iuférieuro.  —  /'/<•/(/.  plexus  choroïdes  du  i*  ventricule.  —  V\f, 
pyramide  antérieure  du  l)ulbe.  —  /{//;,  ruban  de  Heil  nu'dian.  —  >7;c,  substance  blanche 
centrale  ou  noyau  blanc  central  du  vermis.  —  scf,  fj:rand  sillon  circouférentiel  de  Vicq 
d'Azyr.  —  N'/c,  substance  fjrise  centrale  du  i"  ventri<ule.  —  %<'.  sul)stance  grise  centrale 
péri-é|)endymairc.  —  s/jo,  sillon  post-central.  — .syw»;).  sillon  i)(ist-pyranddal.  — ■•>7"7')  sillon 
prépyranudal.  —  >'/{,  formation  réticulée  de  la  calotte.  —  .snT,  silh)n  supérieur  de  Vicq 
d'Azyr.  —  .s7«,  sillon  Iransvcrse  antérieur.  —  sfraVIII,  stries  acoustiipies.  —  Strc\  stratum 
complexum.  —  ■'^'/'V',  stratum  profundum.  —  Sirs,  stratum  superliciale  de  l'étage  antérieur 
de  la  piotubérance.  —  Tcli,  mend)rane  obturatrice  du  \'  ventricule.  —  fW.  diverticulc 
angulaire  du  t'  ventricule  (  K»).  —  17',  voie  pi'iloncul.iire.  —  VV,  valvide  de  Vieussens.  — 
IXd,  faisceau  solitaire,  racine  descendanti'  du  nerf  glossoidi.iryngien. 


Muiu'iini  iM.ii:   i»i     i;  iioM  i;i:.\(:i,i'ii  A  i.i;  4:»:« 

i|;illv,    le     ^illiiii    iii;ii;;iii;il    ;i  lllfliril  r.    d  ;i  1 1  i-i  lldir    l;i    s|i|c|  ;i  n  ce   hhincln-    (cii 
hall'    (In  I  iM  \  (Ici ,   cl    (IV-li'c    |llll-^    innlniHU    dans  Inii-  |»;irlic    moyenne  (|ne 
dan>  lenr  |i,irlie>    licni  i-|dici  k]  nc^     l'"ii;.  -t-'lS  cl  '.\'.\U  . 

I.e    sillon    préCiMltl'ill  c^i    le   nii(in~-  inololld   cl    le  plus  aill(''lieil  r  ;    il   ^l'Iiarc        Sill.ii,  |.r.'.riiiral 

le  ji)|)c  i\v  la  liiimila  dw  Jolic  ccnlial  T'iu.  .'{•'{()  et  (lc\icnl  raitidctnenl 
^ii[i(Mli(i(d  >nr  >e>  [tarlie^  lalciales,  oi'i  il  s('|(;irc  les  aile-^  dn  lohe  ecnh'al 
(lc>  iVein^  de  la  linunla.  Il  >e  Iciinine  de  elia(|ne  i  nié  dans  la  pai'lie  inletne 
(lu  sillon  n»ai'i;inal  anh-iienr  cl  ^c  conlinne  en  liani  avec  le  |ir(d'ond  sillon 
(Uii   s(''|)are  le  ctMVtdel   (le>  Inlicrcules  (juadri jnineanx . 

Le  sillon  post-central  spo  sé|)are  le  lolie  cenlral  du  lolic  dn  i  iilinen;  .Siilonposi-c-ritrai. 
coiMine  le  sillon  précédeni .  il  de\  ieni  lapideineiil  sii|)erlici(d  dans  sc>  pai'lies  - 
li(''nii>pln''ri(|iies  (>l  se  leiniine  en  d(diors  dans  le  sillon  nial'uinal  anli-rieur, 
ininiédialenicnl  en  arrière  Aw  sillitn  pi'i'cenlral .  hansia  r(\uiondii  \eiinis, 
I  il  alleinl  i;énéralenii  ni  la  masse  Idanclie  ceiilralc;  du  vcrmis  (Fi|;.  .'{.'{() i  el 
î  si'pai'e  lo  lobo  cenlral  de  la  hranelic  verticale  de  l'arbre  de  vie  du  vermis. 
Dans  (|U(>l(|ues  cas.  sa  iJi-ofondeur  est  moindre,  le  lobe  central  s'implante 
dans  C(>s  cas  sur  la  biamlie  xcrlicale  de  l'arbi'e  «le  vie  médian  et  semble 
n"èli(^  (]u'nn(>  (b'pendanee  dn   lobe  dn  culinen. 

Le  sillon  transverse  antérieur  ou  sillon  préclivai    sla    est  le  sillon  le      smiou    transveise 
[dus  profond  et  le  plus  ('"lendndu  lobe  supérieur.  Il  entaille  profondément   ■""*''■"■'"• 
le  monticule  et  le  lobe  (|uadrilatère,  sc'pare  le  lobe  du  culinen  du  lobe  «lu  ^ 

déclive,  «b'crit  une  courbe  à  convexitc'  posléi'ieure  très  accusée,  et  se  jette  p 

i  à  angb'  droit  dans  le  tiers  interiu'  du  sillon  marginal  antérieur  (Fig.  334).  "H 

Il  atteint  sa  plus  jurande  profondeur  dans  la  région  du  vermis  où  il  sépare,       sa  proionjonr.  /) 

connue    le   montrent  les  cou[)es  sagittales  i  Fig.  336),   la   brancbe   verli-  H 

cal«'  «le   l'arbre  de  vie  médian  (b\)  de  la  branche  horizontale  fbhi.   puis 

diminue   rapidement   de  profondeur  dans  la  région  hémisphérique.  Les  ^ 

«leux  lèvres  de  ce  sillon  sont  tapissées  non  seulement  de  lames  et  de  Les  lames  qui  ta- 
lamelles,  comme  les  lèvres  «les  sillons  pré  et  post-centraux,  mais  de  véri- 
tables  lobules  recouvtM'ts  de  nombreuses  lamelles  et  «lont  quelques-uns 
sont  extrêmement  saillants,  (les  l«)l)ules  profonds  sillonnent  obliquement 
le  fond  du  sillon  el  deviennent  exceptionnellement  superficiels.  Ils  se 
port  «Mit  d«>  la  face  postérieure  du  lobe  du  culmen  à  la  face  antérieure  du 
lobe  du  déclive  el  représentent  de  véritables  lobules  de  passage  profonds, 
tout  à  fait  comparabb's  aux  plis  de  passage  profonds  de  l'écorce  cérébrale. 

Loues  sec.ondairks.  —  Ceslobes.au  nombre  de  quatre,  sont  :  le  lo/jr  de 
la  lingula,  le  hhr  central,  le  lohr  du  ndmen  et  le  lobo  du  drclive. 

1.  Lobe  de  la  lingula  :  lingula    Lig)  et  freins  de  la   lingula 

(Lig'  ,Fig.  33i,  ;)3li  et  337  .  —  Le  lobe  de  la  lingula  est  profondément 
situé  dans  réchaucrure  s«'mi-lunaire  et  appliqué  sur  les  deux  tiers  infé- 
rieurs «le  la  valvule  de  Vieussens  (Fig.  337),  entre  les  deux  pédoncules 
cérébelleux  suj)éri«Mirs  qu'il  recouvre  à  sa  base.  Pour  l'apercevoir  il  faut 
ou  bien  renverser  le  lobe  supérieur  en  arrière,  ou  enlèvera  l'aide  de  ciseaux 


lissent  ses  lèvres 


Lobi'  de  la  liiujida. 


454 


ANA=TOMIE    DES    CENTRES   NEinTUX. 


A«!poct  et  volumo. 


Froins    fie    la  lin» 
^nla. 


Son  adliorcncc  à  la 
valvule     de    Vieus- 


le  lobule  contrai  et  le  lobule  du   culmen  '  Fig.  337  ,  ou  encore  pratiquer 
une  coupe  sagittale  médiane    Fig.  336 i. 

Le  lobe  de  la  lingula  se  présente  alors  sous  l'aspect  dun  petit  lobe 
triangulaire  qui  mesure  sur  la  ligne  médiane,  dans  le  sens  vertical,  8  à 
12  millimètres  et  au  niveau  de  sa  plus  grande  largeur  4o  à  60  millimètres 
dans  le  sens  transversal.  11  comprend  une  partie  médiane  qui  appartient 
au  vermis  et  constitue  la  lingula  proprement  dite,  découverte  par  Mala- 

carne,  et  deux  par- 
ties latérales  min- 
ces et  effilées,  les 
freins  de  la  lin- 
gula (  Lig'  ) ,  dé- 
crites par  Stilling 
en  1865  et  qui  re- 
présentent la  par-  j 
tie  hémisphérique  ' 
rudimentaire  de  ce 
petit  lobeiFig. 337). 
La  face  anté- 
rieurc  tait  corps 
avec  la  valvule  de 
Vieusscnsetadhère 
intimement  à  la 
base  des  pédoncu- 
les cérébelleux  su- 
périeurs et  la  partie 
correspondante  des 
pédoncules  céré- 
belleux     moyens. 


I^cs  lames  cl  la- 
melles do  sa  face 
I>oslérieurc. 


r/ 


fal. 


3rQp 


lliQa,  lir.is  (Iii  liibcrcule  quadrijuineau  anlériour.  —  HrQp. 
bras'  (lu  liilicrculc  (|ua<lrijiinicau  postérieur.  —  /ai,  libres  arci- 
forniesjsupérieures  de  i'istluiie.  —  dp,  glande  pinéale.  —  Lig, 
lingula. —  Ut/',  freins  de  la  lingula.  —  l'an,  pédoncule  eérébel- 
h'ux  moyen.  —  l'es,  pédoncule  c('réb(dieux  supérieur.  —  Qa. 
0/(.t  fubercules  quadrijutiienux  aiilérieurs  et  postérieurs.  —  Tpo, 
la'nia"i)ontis.  —  /!',  ucrl  iia|li(ti(|ue. 


.es   coupes  sagit- 
;Fi8'- 


FiG.  337.  —  l.a  lingula  et  les  freins  do  la  lingula;  la  l'ace  pos 
lérieure  du  cerveau  moyen  et  risllinic  posléiieurde  His.— 
D'après  Hetzius. 

taies  (Fig.  336) 
montrent  en  effet 
que  la  lingula  rc- 
j)résente  en  réalité 
un  demi-lobe  céré- 
belleux, dont  l'axe 
blanc  est   formé  par    les    libres  (h>  la  valviil(>   de    Vieuss(>ns. 

La  /f/cc  j/os/n'irure  vsl  libre  et  forme  la  lèvre  antérieure  du  silbui  pn''- 
cenlral;  elle  est  tapissée  de  lamelles  lraiisversal(>s  au  nombre  de  (juatre 
à  sept  sur  la  ligne  médiane  el  de  deux  à  (juatrc  sur  les  freins.  (!!es  der- 
nières lamelles  occupent  eu  gV-ni'ial  luule  la  largeur  de  la  lingula  et  s'é- 
lendenl  d'un  pédoiuule  cérébelleux  moyen  à  l'autre.  Le  bord  supérieur 
est  tapissé  de  lamelles  sur  ses  deux  faces  et  décrit  une  courbe  en  oJ  ou: 
en  L  «l'aiib-mt  plus  accusée  ([ue  la  partie  médiane  est  plus  développée. 
Simple   sur  la   iifiiic  nuMliaue.  plus  rarcuicul   bifide,  il   n'alfecte  avec  la' 


Mdiii'imi.iH,  i  i:  m    iiiiDMiu.Ni.i.rii  m.i:.  \:v.\ 

■  pa  l'Iii'  slIlM'l'icm  r  ili'  1.1  \;il\illi'  ili'  \  icll^srns  (|iic  des  r'.i  |i|i<)rls  de  coiili- 
LTHllf  :  il  t'sl ,  (Ml  l;('I1i'i;iI  .  1 1  lue  d.i  ii-  il  ih'  l'h'inliii'  di-  d  ;'i  'i  m  i  1 1  i  iind  ir^  ;  d;i  ii> 
,|ii(d(|m«s  cii^,    il   --r  di'hirlic  riicnic  d;i  \  ;i  II  l,ii:r   ili-   l;i  \;il\iilc  de    \  irii^sriis, 

,  >a  lace  ;iMli'ii('iirr  |u  r^nili-  dnix  à  (jiial  n-  hiiiiid  Ic^  id  lni-iiir  ;iiii-i  iiii|irlil 
litltlllt'  iiidr>|ii'lidaiil  rii  a\aiil  du(|lirl  <iii  iriiconl  ir  ^l'IK-ralriiicii  I  .  (niniiH- 
^liiliiiU  la  iiK'iit  II',  une  |iidil<'  liiiuiiia.  acc('>--nir('  «m  di''i|(iiildr'i-,  ;i|)|dii|ii(-i> 
-iir  la  \al\iili'  de    \  iiMi-^'-i-ii^     l'i^.  ddd  . 

I,a  /iii^r   lin   l'dic  de   la    liii^ula    >>(•  (•(iiilimic  a\rc    li'   Injic  cciiti'al.   >'iiii-       s;i  i,:,sr  .1  m,i|,i.h, 
idanlr   ^ur  la    ina>^r    l)laii(  lie  (•riilialc    du    \rniiis   (d   des    liiMiiisplirrcs,  (d 
)allVidt'    des    ra|)|tnils    inliiuos    avec    la    hax'    du    immIoiicmIc    (■('•l'idMdlciix 
^npi'iicur    id     la    parlic     poslri'iciirc    du     pi-doïK'ulc    (•('•ndt(dlru\    luovcii. 
aii\(|iirU  la  liiii^ida  cinnii'  un  ccilaiii  noiuluc  de  liliro. 

,       II.  Lobe  central  :  lobule  central  et  ailes  du  lobule  central. —     i.-.i..! .entrai. 

'  (V\'J,.  •!•!<>.  dd).  dd!l  .  Plus  \  (thiMiiui'iix  (|U('  le  lohc  i\r  la  liiiuula  eu  arrirrc 
du(|U(d  il  (•>!  silui'  ri  (juil  surpicuulx' .  le  lolic  cculral  occujx'  h;  loud  de 
I  rôidiaïuTurc  scuii-luiiaiic  (d  M'ap|)arail  g(''n(''ral('moTit  pas  à  la  laco  siipr- 
I  rieuio  du  ccrvidid.  L(>  hdje  cciilral  csl  en  tdl'ot  recouvert  dans  presque 
I  toute  M'U  (deudue  par  le  culmen  (d  le  lohe  quadrilatère  antérieur,  aussi 

Ifaul-il   cidevei-  ce    lohe  ou  rejcder    le  monticule  en    arrière   pour    l'aper- 
cevoir. 
Ainsi  lur-part-,  \v  lohe  central  tornie  un  p(>lil  lobe  allongé,  aplati,  cur-      Aiies  du  lobe  cen- 
\iliune.  plus  (''|tais  (d  jilus  étendu  dans  le  sens  V(Mdical  à  sa  partie  uiédiaiu' 
([ui    a|)i)artient    au  verniis    snpérieur     lobule   central    proprement    dit), 
I  mince  et  cl'lilé  dans  ses  parties  liémis})lièriques  qui  séteudent  en  l'orme 
!  d'aile  jusqu'au  pédoncule  cérébelleux  moyen  sur  lequels  ils  s'implantent 
en  toiiuaul  les  ailes  du  lobule  central. 

La  /</(r  nnlrr'irmr   l"i^.  dd  i  ,  recouvre,  au  niveau  du  vermis,  la  lingula,      Kapi.oits. 
I.i    partie  su})éri(Mii('  de  la  valvule  de  Vieusscns,   l'émergence  des  nerfs 
pathétiques  et  les  lubercules  quadrijumeaux  postérieurs. 

La  face  poslrrictire,  plus  étendue  que  l'antérieure  (Fig.  'J36\  est  recou- 
verte j)ar  le  lobe  ^\\\  cuInKMi  dont  la  sépare  le  sillon  post-central.  Le  bord 
M/fH-rirur  est  libre  r\  ouduleux;  sa  partie  moyenne  est  plus  ou  moins 
saillante  suivant  les  sujcds.  de  laçon  à  apparaître  ou  non  à  la  face  supé- 
rieure du  cervebd.  (d  prt'siMite  en  général,  de  cbaque  cùté,  une  encocbe 
légère  (|ui  sert  de  limite  aux  ailes  ou  parties  hémisphériques  du  lobe 
central  ^Fig.  d3i,  dd!)  . 

La  base  d'implantation  de  ce  lobe  est  étroite;  elle  est  située  dans  la      Haso   .1  implanta- 
région  du  vermis  en  avant  de  la  branche  verticale  (bv,  Fig.  33b)  de  l'arbre 
de  vie  médian  (|u'elle  contribue  quelquefois  à  former;  dans  la  région  des 
hémis|)hèrt>s,   elle  se  place  entre  l'étroite  base  d'implantation  des  freins 
de  la  lingula  id  la  large  base  du  lobe  quadrilatère  aidi'-rieur  (Fig.  3o8). 

Les  faces  antérieure  et  postérieure  et  le  bord  supéiieur  du  lobe  central      s,s  lamos  ,t  la 
sont  tapissés  de  lames  et  de  lamelles  dont  la  dire(  tion,  transversale  en   ""^"'^'*- 
général,    présente   les   plus   grandes   variétés    individuelles.   Tantôt    ces 


4SG 


AXATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 


lamelles  sont  nettement  transversales,  parcourent  toute  la  largeur  di 
lobe  et  s'implantent  soit  directement,  soit  par  l'intermédiaire  d'un( 
lamelle  verticale  unique,  sur  le  pédoncule  cérébelleux  moyen.  Tantôt  le. 


Il 


le  >TpTh        çsL 


V(Cu) 


Lsls...  if?\^.\ 
Scf 


Lsli 

Via.  338.  —  Les  corps  opto-slriés  et  la  face  supérieure  du  cervelet.  (D'après  la  photo 
graphie  d'une  pièce  durcie  dans  le  formol.)  Même  cervelet  que  celui  des  figures  33 i 
340,  342. 

Bf,  bourffcon  terminal.  —  co»>,  coiiiiiiissui'c  molle.  —  cop,  commissure  postérieure  ave 
le  pédicidc  de  i.i  fjlande  pinéale  ;  les  émiuenees  situées  de  chaipie  colé  do  la  commissur 
postérieure  appartiennent  aux  f,'anf,dions  de  l'iiabenula.  —  em,  éeiianerure  marsupiale.  - 
esl,  éehanirure  semi-lunaire.  —  le,  lame  cornée.  —  LP,  lobe  postérieur.  —  Lqp,  lobe  qua 
drilatére  postérieur.  —  AS,  lobe  supérieur.  —  Lsli,  lobe  semi-lunaire  inférieur.  —  1^1- 
lobe  semi-lunaire  supérieur.  —  XC,  noyau  eaudé.  —  Qa,  tubercule  quadrijumeau  anli 
rieur.  —  se/',  ^rand  sillon  circonférentici  de  \'icf|  d'.V/.yr.  —  ssV.  sV,  sillon  supérieur  <i 
Vicq  d'A/yr.  —  \'('ii  .  culmeii  du  montirule.  —  l'/Zc).  déclive  du  monticule. 


lamelles  sont  d(^  longueur  inégale  et  se  portent  do  la  l'ace  antérieure  di 
lobule  central  à  la  face  postérieure  d(»  ses  ailes. 

Ce  sont  en  général  les  lamelles  de  la  face  antérieure  de  ce  lobe  qii 
sont  les  plus  étendues,  celles  de  la  face  postéiieure  ne  dépassant  guère  \( 
vermis  ou  la  |»ailie  adjacente  des  ailes.  Les  variations  individuelles  son 
du  reste  infinies  et  la  symétrie  u'esl  jamais  absolue. 


M(ii;  l'Uni  (H.  1 1.   m     i;  iMiM  i;i,\(  I  l'ii  \  i.r:  'i»?: 

III.       Lobe  du  (uilinon  :  culmen  \. (in   et  lobe  quadriltère  anté-       i,.,i,.  .i.i..iim.fi. 
rieur  J.'!-'"^-    ''■-     ' '"'^-  •'''•'•  •''''•    '''-•  •'•'^'  •''••'•  •^'•"- '        *'''  '"'"'  •"■•■"!'•■• 

COmniO    son     M"m    riiiilh|iii',    l;i    (Milif    1,1    |ilii->   i'lr\('T   ilii    \riiriis.    SiliH'    rn 

.'irriiMT  (In  l<>l>i-  <'imiIi:iI.  cm  ii\;inl  «In  lohc  lin  (l('>('li\r.  il  .ijlt'inl  *\i'  (-ii.'i(|ii(> 

cùlt-  II'   iiiM--  aiili'iH'iir  lin   ■-il|i)ii    niiii^in;il   iitil(''i'i(Mii'  <•!    se  disliimnc  des 

H(Mi\  IhIm'v  priTi-diMiU  |i;ii'  ->(•■-  (linicn'^iiiMs  |)lns  cou'-Kli'riihlc--  cl   le  i^i-iii'l 

(|t'\  t'l<>|>|>cniiMil    <lr    x's  |t;iili('>  lH'inis|»li(''ri(|n('s.   Il    conipiriid    nnc    |»;irlic 

nifdi;int'.  Ir  culmeil.  uni  ;i|)|)iiil  icul  ;in   xciMnis  sn|)(''i'i('nr,  cl  i\i'\\\   in;i-'>c>       K.,rpno, 'limpnsion, 

hih'ralc--  un  hcnus|)li«'Mi(|ncs  (•()nnnc->  •-ons  le  nom  ilc  lobe  quadrilatère  an-    "'^i"" '• 

tt'TilUir,    ^\('  /l'/r/ir  anh'ririlfr  ilii   Inlir  ij iitnlri hilric . 

ht'  liiri;('nr  cj;alc  dans  |»rcs(jiic  Innlc  son  ('dciidnc,  ce  lohc  pi'c'scnic 
trois  faces  (|ni  soni  iinh'ririirr,  poslrnciirr  cl  sH/x'-rifiirc. 

I,a  face  aiilrnnivr  esl  la|nssée  de  lames  cl  d(>  lamidlcs;  (dic   recouvre      scs  facos. 
le    lolic    (MMilral    cl    (|nid(|ii(d'ois    l(>s   pédoncules    c(''r('d)(dleiix    snpérieurs 
lors(jue  !(>  lohc  ccnlial  napparaîl  pas  à  la  face  supérieure  du  cervelet. 

La  fdri'  posicriridc  foiine  la  lèvre  antérieure  du  sillon  transverse 
ant('Mi(Mir.  (die  esl  coiimmIc  de  iohules  secondaires  plus  ou  moins  détachés, 
snrtoiit  dans  la  région  du  vermis.  et  qui  apparaissent  exceplionuelle- 
nienl  à  la  surface  du  cervelet  dans  la  région  hémisphérique.  Ces  lobules 
profoiulsso  jellent  en  elTet  soit  snr  la  face  postérieure  du  lobe  du  culmen. 

soit  sur  la  face  antérieure  du  lohe  du  déclive,  et  représentent,  ainsi  (juc  C 

nous  l'avons  vu  plus  haut,  de  véritables  plis  de  passade.  ^ 

La  [ave  si/prric/trr  est  IW's  lari:;e  et  comprend  la  moitié  antérieure  du  t] 

MMinis.   Deux  à   trois,  (iU(d(iuefois  quatre  sillons   interlohulaires  la  sub-  5 

divisent  en  trois  à  quatre  ou  cinq  lobules  secondaires  dont  l'épaisseur      Les  loi.uics  becon-       ^ 
égale  celle  du  lobe  central  et  qui  occupent  généralement,  mais  pas  né-    supérieur^e/^ 
cessairemeni,  toute  la  lari^cur  du  cervelet.  Ces  lobules  présentent,  d'un  ^ 

cerv(det  à  l'antre,  cl  d'un  hémisphère  à  l'autre,  les  plus  grandes  variétés 
individn(dlcs  et  la  plus  iirandc  asymétrie.  Tant(M  ils  s'imbriquent  très 
régulièrement  en  décrivant  des  conriies  concentri([ues  à  l'échancrure 
semi-Innaire  ;  tant('d.  comme  dans  le  cervelet  de  la  Fig.  'J39,  ils  présentent 
la  disposition  suivante  : 

Le  lobule  le  plus  antt'rieur  (1,  Fig.  339)  appartient  à  l'hémisphère  tlioit,  limite  le       i,.iirs variétés das- 
sillon  poslcenlral,  concourt  à  la  formation  du  vermis,  puis  s'enfonce  dans  la  ixofendeur    ^^'.'^  "1^  leur  asymc- 

'  '  *  I  "  triP  suivant  les  indi- 

(iu  sillon  post-central  (spo)  ;  ses  lamelles  st>  léunissent  en  une  lamelle  termin.ile  unitfue    vidusetsurun  même 
i|iii  ^'implante  sur  la  face  postérieure  du  lobule  suivant.  Ce  loliule  ne  coniiucnd  donc    hémispiière. 
iiu'nnc  partie  vermienne  et  qu'une  seule  partie  hémisphérique. 

Le  lobule  suivant  (2,  2)  appartient  de  m(ime  à  l'hémisphère  droit  dont  il  parcourt  toute 
la  lariieur  ;  il  s'épaissit  considérablement  au  niveau  du  vermis  par  dédoublement  de  ses 
lamelles,  puis  se  rétrécit  au  delà  du  vermis,  ses  lamelles  se  fusionnant  en  une  partie 
iiéniispliéri(iue  gauche  rudimentaire  (jni  s'enfonce  dans  la  profondeur  du  sillon  post- 
central  à  1  centimètre  en  dehors  du  vermis  et  se  termine  |)ar  une  lamelle  unitjuc  (|ui 
se  jette  sur  la  face  |>os(érieure  de  l'aile  içauche  du  lobe  central. 

Le  3''  lobule  (3,3)  ne  présente  pas  de  partie  hémisphérit|ue  droite.  Il  connnence  au 
niveau  du  vermis  par  un  petit  groupe  de  lamelles,  implanté  sur  la  face  antérieure  du  lobule 
.suiviuif,  forme  une  petite  jiartie  du  vermis,  se  rétrécit  au  niveau  du  sillon  lonuitudinal 


458 


ANATOMIE  DES  CENÏUES  NERVEUX. 


supérieur  gauche,  jiuis  s'élargit  brusquement  en  formant  une  partie  hémisphérique 
gauche,  large  et  bien  développée,  qui  recouvre  le  rudiment  hémisphérique  du  lobule 
précédent;  il  forme  ensuite  la  lèvre  postérieure  du  sillon  post-central  gauche.  Ce  lobule 
ne  présente  donc  qu'une  partie  vermienne  et  une  partie  hémisphérique  gauche. 

Le  4''  lobule(4,  4i  occupe  toute  la  largeur  du  cervelet  et  présente  une  partie  moyenne 


;pp;  ; 


sta 


X'sH      scf 


Fio.  339.  —  Le  lobe  supérieur  du  cervelet,  ses  lobes  et  lobules  secondaires  et  le  sillon 
supérieur  de  Vicq  d'Azyr.  La  i)ièce  a  été  durcie  dans  l'alcool,  et  les  sillons  interlo- 
baires  et  inlerlobulaires  ont  été  écartés.  Le  lobe  supérieur  est  coloré  en  bleu,  le  lobe 
postérieur  en  rose. 

fit.  bourgeon  tcrniinul.  —  vom,  (■(uuiiiissiire  muUe  ou  lUDVcnuo.  —  vop,  coiunii^suri; 
postérieure  et  sa  striation  transversale.  —  em,  échancrurc  marsupialc.  —  esl,  échancrure 
semi-hmalre.  —  Le,  lobe  central.  —  U/a,  lobe  (luadribitère  antérieur  et  ses  cinq  lobules 
secondaires  (1,  2,  3,  i,  o).  —  Lyp,  lobe  riuadrilatcre  postérieur,  et  ses  4  lobules  secon- 
daires (1,  2,  3,  4).  —  Ltli,  lol)e  scnii-hinaire  inférieur.  —  I.sls,  lobe  senii-lunairc  supé- 
rieur. —  pp,  pédicule  de  la  f,dande  pincale.  —  scf,  grand  siiicni  circunférentiel  de  Vic(i 
(l'Azyr.  —  .s7,v,  sillon  longitudinal  supérieur  droit  et  gaudie.  —  spo,  sillon  post-central.  — 
.v.sl'.  sillon  su|)érieur  de  Vici|  d'A/.yr  et  son  lobule  profond.  —  sla,  sillon  transversc  anté- 
rieur séj).ii'ant  Je  l(d)c  i\u  culnien,  du  lobe  du  déclive.  —  V{Cu),  cuhnen  du  monticule.  — 
V{t/c}  déclive  du  verniis  su|)i  riciu-. 


et  deux  pallies  li(''niis|ili('ri(Hies  bien  di'-veloppr-es,  (|U(iiinii'  asyni(''lri(|iies.  La  partie 
liéiMispli('Ti(]ue  droite  est  iargi;  et  l'ornu'-e  de  trois  lamelles;  elle  se  rétrécit  b'gèrement 
au  niveau  du  siMon  longiludinal  suiii'rieur  droit  (sis),  s'élargit  au  niv(>au  du  vermis,  puis 
se  divise  au  niveau  du  sillon  longitudinal  gauclie(sls)  en  deux  lobules  secondaires  dont 
le  postérieur  est  plus  large  que  l'antérieui',  nuiisipii  atleignenl  tous  deu.v  le  sillon  mar- 
ginal antérieui'  gauche. 


MOlll'lInl.di.ll      IM      l;ll(i  \|  lU.M.I.I'll  A  m:.  î;.'.I 

1,1'   ,1      Iciluilc    ."i,  .'i     en  lin   ir<->l    ^ll|H|  liricl   i|l|r  (l.lll-   -c-  |i,|  i  I  jr^  ||i'|||i-|i|l(' l  M|1|i'-,.  A   clldili-, 
il    .M  1  ll|M'  Inlllr    1,1    Inliuillclll     <lll    Inlir  1 1  ll.l.lll  l.l  I  r  r  i-   ,1  11  h|  iclll  ,  ^'ill  Inlicr  ,|;i  ||>   la   lUnlc  >||<  li'll  1 

.lu  ailloli  Ir.m-'Vi'rx'  .iiili-i  ifiir  ,111  \iii-<iii,i:;i'  il  11  --lilnii  |iiiii.'itiiiliii;il  .li  nil,  ini  mr  nu  Inlmlr 
i  inriiinl  à  la  l'ai"»'  |i(t«.li'MM'urc  du  riilini-ii,  |iiii^  1  nlivii'iil  >ii|iii  lui,'!   ,1    2  >  ■  ni  ini'li  «'^  lu 
liii|s  tlii   M'iiiii^  ••!  allriiil  >iir  rhiiiii-|i|i'''ri'  :::iiirlic  le  ^illdii  ni.ii  i;iii.il  .iiil'i  hrii'. 

Il  -^iiljil  lie  cumiuicr  l;i  lii;  11  rr  ;!;>!•  ;'i  l.i  lii:iiii' ."iiîS  |i(iiir  se  i'cimI  ir  r()iii|)li' 
,!.'-,  -uiiili'-^  \;inr|i'v  iiiili\  idiiclirs  de  cc^  iohiilcs  sccuiidaircs.  .Miil^n';  cclh! 
,i>\  Illi'llic,  II'  lolir  ilii  riiliiH'll  |tr('sriil('  I  nll  Iclois  II  M  Jispoct  ^'^(''in'-l'al  «'((les 
(liini'ii--ii>iis  i|iii  v;iiiriil  |irii  (l;m>  1rs  i;r;iii<lcs  li^^iics  :  une  [)arlie  liémisphé- 
ritiiit'  jilix'iilc  nu  rinliiiiriihiiii'  ('l.iiil  i^i'in-i;! Iciiii'iil  compcnscM^  |);ir  un 
iiédouhliMiicnl  du  IdImiIc  Miiviiiil . 
!         |j>  lolic  du  ciilmcii  pr(''S(Mil(>  une  hnsr  d'iinpl.'iiil.'ilion,  ('•Iii)il<'  iin  ni\(';iu      sa  iiaso  .rimiiian- 

,  .  ,  .  I  1    '       •        I    -  I  II  talion   01.  la  liraiiclic 

du  vcnnis.  phi>   l.ii^i'  ;iu    ïiimmii  des    licniisplicn'^.  I^cs    ;i\os   des    hiiiies,    v,Ttiraio  iio  lariir.- 
lailudh's  et  l(»l)nl('s  du  cnlmcn  se  liisioiiMcnl  en  cllYd.  dans  la  r(''^ion  vor-    'Je  vie  .lu  vomns. 
iuicnn(\  rn  un(>  Inanclio  coinnuinc  (|iii  lornic  la  hranchr  rrrlicale  (l)v)  (h' 
Varhri'  ilr  rie  niriU'ui  et  t|ui  allcinl  seule  la  substance  blanche  centi'alc  «in 
verniis  1  Fij;.  .'{•"{(>  .  I  >aiis  la  région  des  luMuispliiTes,  les  sillons  inlerlobulaires 
gaj^nenl  raj)idenienl  eu  piolondeiir.  alleij^nenl  tous  la  siibslance  l)lanclie 
centrale,  el  il  résulte  de  celle  disposition  que  la  base  d'implanlalion  du 
lolu'  (|uadrilalère  aiih'rieur   sera  d'autant  plus  large  que  l'on  se,  rappro- 
chera davanlaiif    de    l'angle   externe   du  cervelet.   Les    coupes  sagittales  C; 
sériées  rendent    nelleineul   compte   de  cette   disposition   (Fig.   -V-MJ,   'ioS, 


^ 


359,  360).  :^ 

IV.  —  Lobe  du  déclive  (V,dc)  :  déclive  et  lobe  quadrilatère     i.oi.,  1.1  .i,ri,v,.  ,_^ 

postérieur  (Lqp).  —  (Fig.  338,  339,  340,  341,  342,  336,  358,  359,  360).  < 

Situe  en  arrière  chi  lobe  itrécédenl,  en  avant  du  sillon  supérieur  de  Yicq 
d'A/yr  (|ui  le  sépare  du  lobe  postérieur,  le  lobe  du  déclive  représente  une 
sorte  de  lobe  de  transition  qui  emprunte  ses  caractères  et  son  aspect  gé- 
néral à  la  fois  an  lobe  supérieur  et  an  lobe  postérieur  du  cervelet.  —  Par 
la  liision  de  son  vermis  dans  toute  sou  étendue  à  la  partie  hémisj)hérique,  Forme, .linu-nsion, 
ce  lobe  appartient  bien  au  lobe  supérieur  du  cervelet,  mais  le  vermis  ne  '"[^^^^^  caractcns- 
fornu'  plus,  comme  j)our  le  loiic  du  cnlineu,  le  lobe  central  et  le  lobe  de  la 
lingula.  le  point  le  |)lus  saillant,  le  plus  convexe  et  le  plus  postérieur  du 
lobe.  Les  parties  In-misphériques  le  débordent  un  peu  en  arrière  et  s'élar- 
gissent dans  la  i>artie  adjacente  du  vermis;  en  dehors,  elles  s'effilent  pro- 
gressivement et  lornu'nt  une  sorte  de  triangle  dont  la  base  s'adosse  au 
vermis  et  dont  le  sommet  tionqué  atteint  le  sillon  marginal  antérieur. 

Dans  sa  partie  médiane.  <|ui  représente  à  peu  près  la  moitié  poslé- 
rieun>  du  \ermi-.  ci-  lolic  foiiue  le  déclive,  hi  pciifc  ou  revers  du  monticule; 
ses  parties  lit''misphéri(|ues  couslilueut  le  lobe  quadrilatère  postérieur  ou  la 
partie  posirrirure  du  lobe  ijuadrilatrrr.  Dans  la  classilication  des  anciens 
auteurs,  les  lobes  du  culmeu  el  du  décliv(>  l'ormaicnt  le  lobf  du  nuni/icule 
dans  la  région  ilu  venni^.  cl  le  lubc  t/uadrildlrrc  tlaus  la  n'gion  bémi- 
spbéri([ue. 


460  ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 

Us  faces.  Le  lobe  du  déclive  présente  comme  le  lobe  du  culmeii  une  face  anté- 

rieure concave,  une  face  postérieure  convexe  et  une  face  supérieure. 

La  face  anléricurc  forme  la  lèvre  postérieure  du  sillon  transverso 
antérieur  (Fig.  336).  Elle  est  tapissée,  surtout  dans  sa  partie  médiane  ou 
vermienne,  de  lobules  profonds  très  bien  délimités  qui  deviennent  rapi- 
dement sessiles  de  chaque  coté  du  vermis  et  se  continuent  avec  les  lames 
de  la  partie  hémisphérique  du  lobe. 

"Lii  face  supérieure  est  irrégulière  de  forme.  Dans  la  région  du  vermis. 
le  déclive  s'enfonce  dans  le  fond  de  l'échancrure  marsupiale,  les  sillons 
longitudinaux  supérieurs  sont  plus  profonds  et  le  délimitent  mieux  des 
parties  hémisphériques  (Fig.  339).  Trois  à  quatre  sillons  interlobulaires 

Los  loi.uies  secoii-  Segmentent  la  surface  du   lobe  du  déclive  en  quatre  à  cinq  lobules.   Les 
supérieure.  dcux  lobules  antérieurs  alïectent  la  même  disposition  que  les  lobules  du 

culmen;  ils  occupent  toute  la  largeur  du  cervelet,  s'étendent  d'un  sillon 
marginal  antérieur  à  l'autre  et  peuvent  présenter  de  très  grandes  varia- 
tions individuelles. 

Variétés   d  aspect         Sur  le  ceivelet  de  la  ligure  339,  le  premier  lobule  (V,dc,  1.)  compreud  'uue  partie 
et  asymétrie.  superficielle  hémisphérique  droite  et  une   petite  partie  médiane   ou  vermienne,  qui 

s'enfonce  dans  la  profondeur  du  sillon  transverse  antérieur  et  se  termine  brusquement 
de  l'autre  côté  du  vermis. 

Le  deuxième  lobule  \Ji,  2)  compense  rinsufllsance  du  premier.  Il  présente  un  segment 
hémisphérique  droit  de  même  dimension  et  de  même  largeur  que  le  premier;  arrivé 
au  niveau  du  sillon  longitudinal  supérieur  droit,  ce  lobule  se  dédouble,  fournit  deux 
lobules  au  vermis  et  deux  larges  lobules  hémisphéri([ues  gauches  qui  atteignent  le 
sillon  marginal  antérieur  gauche. 

Los  loi.uies  posté-  Les  lobules  postérieurs  ne  s'étendent  pas  à  toute  la  surface  du  lobe  el 

riours  sont  profon.is  ^^^^  d'autaut  plus  pctits  Qu'lls  sont  plus  postéricurs.  Au  nombre  de  deux  à 

dans  la  inoitic  exte-  i  i  T.  il 

riouro  do  lourpariio   trois,  ils  présentent  une  petite  partie  médiane  ou  vermienne  et  une  partie 

liémisphéri(|uc.  \    r       •       ^    r    •  i-  ,  c  k     m  .  •        >        /-  • 

hemisplierique  disposée  en  torme  d  aile  et  qui  s  enfonce  après  un  trajet 
plus  ou  moins  long  dans  la  profondeur  du  sillon  supérieur  de  Vicq  d'Azyr, 
pour  former  les  lamelles  et  lobules  de  la  face  postérieure  du  lobe  du  dé- 
clive. Cette  face  est  en  effet  tapissée  de  lames  et  de  lobules  obliques  en 
avant  et  en  dehors;  les  internes  décrivent  une  courbe  à  concavité  anté- 
rieure et  inférieure  (Fig.  3i-l),  puis  se  jettent  sur  le  lobe  postérieur  et 
représentent  de  véritables  plis  de  passage  profonds  qui  relient  le  lobe  supé- 
rieur au  lobe  postérieur  du  cervelet.  Les  externes,  plus  longs,  décrivent 
une  courbe  en  S  itali(|ue  et  sont  la  continuation  directe  des  deux  ou  trois 
lobules  (le  la  |)artie  postérieure  de  la  surface  du  lobe  k\\\  déclive.  Les 
lamelles  de  ces  lobules  secoiulaiics  se  fusioinuMil  eu  dchois  et  s'imj)lantent 
soit  directement,  soit  par  riuleriut'diaire  duue  laint^lle  sagittiile  commune 
sur  la  partie  exlerue  du  itedoncule  (•('rt'belltMix  moyen  au  voisinage  de  j 
l'angle  externe  du  cervelet. 
Maso    diinpiaiiia-  Lcs   huues  et    les  lobules    du  déclive    euvoient   leurs   libres   dans   la  i 

zo'ntaio  dôTariuo  do   branche  horizontale  (bii)  de  l'arbre  dévie  médian [Viy^.  33()).  La  base  d'inser- 
vio  du  vormis.  fj,,^^  ^\^,  ^,.  I()j)(' (>sl  \nv',ii'  daus  la  réuiou  du  vertnis;  tdle  diuiinu(>  dans  la 


Mil  i;  |>||M|  (H,|  I,     hl       IlIKtM  l;i    \(    l.l'll  \  l.i;. 


it'l 


'liîirlii'  lii'iiii>[ilici  i(|iii'  ;icl  |,iii'iit('  ;iii  \riiiiis.  |)iii-,  --c  it'|  n'-ii  I  |ifii  ;i  |n'il,  ;i 
iin-iii  r  i|  iir  l'un  ^',i|)|nnclic  ilii  -~ill(iii  iii:i  T^  1 11,1 1  ;i  n  I  l'-ri  r  ii  r .  l'illc  se  (•(iiii|)()rli' 
<'Ih1  aiiln's  It'inii's  (Ml  srii--  iii\  cix'  de  |;i  hase  d  iiiscrl  ioiidii  IhIm-  du  iiil  iiiin. 
'lii(|U<'ll(\  l'Iruilc  d.iiis  l;i  ic^joii  dii  vcrrnis,  s'('d;ir|;,il  con^idiTiiIdrinciil  iiii 
|voi>«ii>;ii;t'  du  --illMM   iii,iii;iii;il  ,iiilciiciii'    l'i^.   'l'iS.  ."{."i'.l,  .'{(K)i. 


Il 


loin:   l'osi  i;iiii;i  it   oi:   i.diiK   !>i;s   i.wir.s    i  it  \.nsvi;i'.s  \i.i;s 


1,1'   lidir   |i(i--|('Ti('iir   o(Cii|M'    le    ciiKiniriiir    |i()sl(''riciir   de    l;i    liirc    ^ii|i(''-       i-oiic  iiosi/Ticur. 
rioiii'i'  td    l;i    iiiiiilic   |i(is|i''ii('iiir  de   l;i  tiii'c   i nlV'riciiic  d il  criNrlid.   (l'c-l    un 


,■  exi- 
sta' • 


Fi»;.  3'f(i.  —  l.a  face  postérieure  du  ccivclet  et  récliancrure  nuirsupiale.  ^D'après  la  pho- 
tograpliie  dune  pièce  durcie  dans  le  formol.)  Autre  face  des  figures  338,  334,  342. 

lit.  bourgeon  toniiinal.  —  em,  échancrure  niarsupiale.  —  esl,  échancrure  semi-lunaire 
—  Lf/a,  lobe  (|uailnlatère  antérieur.  —  Lrjp,  lobe  quadrilatère  postérieur.  —  LP.  lobe  posté- 
rieur. —  AS,  lobe  supérieur.  —  Lsh,  lobe  semi-lunairo  inférieur.  —  Lsls,  lobe  semi-lunaire 
supérieur.  —  .se/',  -.n-and  sillon  circonfércntiel  de  Vic(|  d'Azyr.  —  sis,  sillon  lonj^itudinal 
supérieur.  —  ssV,  sillon  supérieur  de  Vicq  d'.Vzyr.  —  sfa,  sillon  transverse  antérieur.  — 
T'^Ch  ,  oulmen  «lu  verinis  supérieur.  —  J' '/'•  .  déclive  du  veriiiis  sii|)éri('ur. 


"H 
/) 


loho  voJuniiiKMix.  rcnianiualdo  par    rcxigmlc'  do  sa  partie  moyonne  et  le      Dimeusions. 
tlcvolopponienl  considérable  de  ses  parties  hémisphériques. 

Séparé  du  lobe  supérieur  par  le  sillon  supérieur  de  Vicq  d'Azyr  (ssV\      Limites. 
If  lobe  postérieur  est  limité  en  avant  j)arle  si/ion  post-pi/rar/iidai  Qxirèmc- 
ment  protond  dans  la  région  du  vcimis.  j)lus  superliciel  dans  la  région  des 
liémisj)hèr('s.  sillon  (|ui  sépare  le  lobe  postérieur  du  lobe  inférieur. 

Deux  itroloiids  sillons,  le   grand  sillon  circonfércntiel  de  Vicq  d'Azijr 
(scf)  et  le  sillon  infrrirnr  si\'    du  iiirmc  auteur,  subdivisent  sa  partie  hémi- 


lairo 


4G2  AN  A  TU. M  II-:    DKS    CENTRES    NEIWELX. 

spli(''ri([uo  on  trois  o-niiuls  lohcs  (|iii  sont  :  lo  lobe  semi-lioui ire  sujX'rinn^XQ: 
lobe  semi-hmaire  i)if('rieur  et  le  lobe  (jrèle. 
Développement  ru-  Dans  la  Fogion  du  verniis,lo  lobe  postérieur  se  réduit  parfois  à  un  petit 
^ion^'^vcrmicmie.  ^  lobulo  dout  Ics  dimeusious  ne  dépassent  guère  celles  de  la  lingula  :  ce 
sont  les  lames  transvermles  (V Arnold.  Tantôt  il  s'agit  d'un  lobule  unique 
tapissé  d'un  nombre  plus  ou  moins  restreint  de  lames  et  de  lamelles, 
tantôt  un  sillon  superficiel  et  qui  fait  suite  en  dehors  au  grand  sillon 
circonférentiel  de  Vicq  d'A/.yr  le  subdivise  en  deux  parties  inégales  : 

La  partie  supérieure,  Va  plus  petite,  se  réduit  à  une  simple  lame  excessi- 
vement mince,  quelquefois  sessile,  recouverte  de  lamelles  secondaires  et 
tertiaires,  et  située  dans  le  fond  de  l'échancrure  marsupiale,  au-dessous  du 
Bourireoii    tonin-   déclivB.  C'sst  le  bourgeoii  terminal  (Bt),  le  folium  cacuminis  des  anciens 
'•  auteurs,   les    lames  transversales  supérieures    d'x\rnold;    il    représente   la 

partie  la  plus  postérieure  du  vermis  et  se  trouve  situé  sur  le  prolonge- 
ment de  la  branche  horizontale  de  l'arbre  de  vie  médian  (Fig.  33G). 
Tuiieicuie   vaivu  hw partie  inférieure,  beaucoup  plus  considérable,  forme  le  tuber  valvulœ 

(Tv)  des  anciens  ou  les  lames  transversales  inférieures  d'Arnold  et  d(^  Kôl- 
liker.  Sa  face  supérieure  est  très  réduite,  elle  n'est  guère  plus  développée 
que  le  folium  cacuminis,  sa  face  inférieure  est  par  contre  considérable, 
tapissée  de  nombreuses  lamelles  et  lobules  transversaux  et  forme  la  lèvre 
supérieure  du  profond  sillon  post-pyramidal. 

Les  lobes  semi-lunaires  supérieurs  sont  réunis  dans  la  région  du  vermis 
parle  folium  cacuminis;  les  lobes  semi-lunaires  inférieurs,  parle  tubercule 
valvulaire.  Quant  aux  lobes  grêles,  ils  n'ont  généralement  pas  de  repré- 
sentants dans  le  vermis,  à  moins  qu'on  ne  considère  comme  tels  les  lames 
et  lamelles  qui  tapissent  le  fond  du  sillon  post-pyramidal. 

On  peut  donc  considérer  au  lobe  postérieur  deux  lobes  secondaires  : 
Les    .loiix    loiics  l*'  Le  lobe  (lu  bourgeon  terminal  ou  des  lames  transversales  supérieures, 

socomiairps.  comprenant  le  bourgeon  terminal  elles  lobes  semi-lunaires  supérieurs; 

2"  Le  lobe  du  tubercule  valvulaire  ou  des  lames  transversales  inférieures 
dont  la  partie  moyenne  constitue  le  tubercule  postérieur  et  dont  les  par- 
ties hémisphéri(|ucs  forment  :  le  lobe  semi-lunaire  inférieur  et  le  lobe 
grêle. 

Avant  de  procéder  à  leur  étude,  nous  passerons  en  revue  les  sillons  qui 
les  limitent,  à  savoir,  le  si/Ion  supérieur,  le  grand  sillon  circonférentiel  et 
le  sillon  inférieur. 

Sillon siiptTi,nr.i.-         Lo  sUloii  supérieuF  de  Vicq  d'Azyr  (ssV)  (Fig.  ;{3(),  83S. ;];]<),  3iO,3W,. 

vic<i (lAzvr.  ^^jj  pQj.^,  encore  les  noms  de  sillon  supéro-posférieur,  de  sillon  post-clival 

(Schafer),  sépare  le  lobe  supérieur  du  lobe  postéricHir.  Superficiel  dans  la 

région  du  vermis  où  il  est  loin  d'atteindre  la  profondeur'  dessillons  inter- 

lobiilaires  ([ui  segmentent  le  monticule   (Fig.  3'il   et  (^)upes  sagittales, 

Fig.  330,  3;)8,  3')9,  3()0),  le  sillon  supérieur  devient  rapidenuMit  profond 

Sa  |.rof.,i.acur,  son    (laus  la  régiou  (Ics  béniisphères,  grâce  au  développement  considérable  du 

''"*'"'*^''  lobe  postérieur  en  ai'rière;  en  dehors,  il  atteint  le  sillon  marginal  anté- 


mmi;  nmi  iM.  1 1    II  I     i;  ii(i  M  i;i  N  I  I  l'ii  \  M'! 


Vti:i 


I  iciir.  (.'•  '-illoii  r>l  hinlr  ,1  ili>-liiiL:iirr  ilf-  -illnii-   iiilrilul),i  irrs  ri  itilrr-lo 
liiilaiics  iiiii   sillniiiii'iil    1,1   \';\rr   su  |irri('in  r  d  ii  ci'iNrlil  nn-iiic  n-ioii  \  cil 

<|i>  >(•>    iiifllinufs     li:;.    "l'îl    .  l;i;'|(t;i    I;i   il  is|Misi  |  jdii    ilrs  |;i  iiirl  lr>  i|  ni  le       s.-h  Iuhk-ii.s  |. 

hordrlil    l'ii;'.  il^lS  \   Le-  hiiin'lli--,  ih-  s,i    |r\  rr  ;irili'|-i('iiir,  <|iii  :i|i|i:i  il  iriiin'ii  I 
un  li>|ir  tli'clivt'.   s'(Miri>iii('iil    (Ml   rlVcl   iililii|iiiMii('iil   ihiiis  l;i  prnldiulriir  ijii 
sillon  t'I    x'iil   il';iiil;iiil    |iliis    ((niilo    ([ircllcs    soni    |iliis    |i()s|(''i'iriirc-~.    |,c^ 
»  laniollrs  de  -m   jcsic  |iiis|ciiciiit'    «jui  a|ip.'ii'l  iriiixMil  an    lohc  M'iiii  - 1  iiiiai  ii- 


_        stc;!'.  Vrac) 


ilsla 


•l'Cl 


FiG.  341.  —  Lo  sillon  supcriour  do  Vici[  d'Azyr  et  les  lobules  qui  glapissent  ses  faces. 
(D'après  la  pholouraiiliii'  lïnnr  yU'c.e  (lurcie  dans  l'alcool  et  dont  les  lèvres  du  sillon 
supérieur  (If  Virq  d'A/yr  oui  l'It'  l't  ard'cs.  Môme  pièce  que  colle  des  Fig.  339,  34-1, 
343.  344. 

m,  bi>uri;e(in  Icrininal.  —  /./'.  lobo  postérieur.  —  /p.  lobule  profouil  du  sillon  supérieur 
(le  Vio((  d'Azyr.  —  A,7«,  lolx'  ipiadrilatère  antérieur.  —  ^-f/P-  lobe  quadrilatère  postérieur.  — 
LS,  lobe  supérieur.  —  f.^li.  lobe  semi-lunaire  inférieur.  —  Lsls,  lobe  semi-lunaire  supé- 
rieur. —  .se/",  j^rand  sillon  cireonférentiel  de  Vicq  d"A/.yr.  — sfa,  sillon  (l'ansverse  antérieur. 
—  sis,  sillon  loniriludinal  supérieur.  — sst",  sillon  su|)érieur  de  \\r(\  d'Azyr.  —  Tr.  tuberculr 
valvnlaire.  —  I'  <'ii\  culmen.  —  I7r/e'i,  déclive. 


"H 

a 
o 


suptMicur  sont.  |tar  (•(inlrc,  iransvcrsalcs  cl  sonsiblemeiil  j)arallèl('s  à  la 
(liri'cl  ion  du  >il  Imi. 

I.c  grand  sillon  cireonférentiel  de  Vicq   d'Azyr  (scf)  (Fip;.  3i0,\3i2,     Grand  siiioi,  cir- 
'M'i      Sulciis   liori/ontalis  inaiiiiiis    s(''|)ar('  les   lobes  de  la  face  supéi'ioure   ^^"'•''■^""^'• 
du  ccrvclid  de  rt'wx  de  la  lace  inféricui-o,  cl  on   j)articulicr  lo  lobe  scmi- 
liinair(^  sii|K'rieiir   Lslsdn  lobo  sonii-lunairc  inIei"ioiir(Lsli).  C'est  le  sillon      Sa  protonfU-ur.  son 
le  plus  iirofond  de  rii('Mnis|)hère,  mais  il  ne  s'étend  })as  nécessairement  an   '^  ^"  '""" 
vciinis,   coninic    Vi(i|  d "A/yr  le  faisait  déjà  remarquer.  En  dehors,   il  se 
jcllo  dans  le  sillon  niaitiinal  aiihM'iciir  (sma)  du  cervelet  (Fig;.  3i2),  appar- 
li(Mil  dans  la  plus  grande  |»arli('  de  son  trajet  à  la  face  inférieure  du  ecr- 
V(det  et  n'apparaîl  à  la    iixco  sui)érieur(>  (\no  dans  le  voisinatic  de  l'éidjan- 
cnirc  niai-upialc    cm  .  l.ors(ju"on  écaidc  les  Irvro  de  ce  sillon  !  Fiii'.  'M-h, 


464 


A.NATUMIE    DES    CENTIMES    NERVELX. 


Ses  variétés  indi- 
viduelles. 


on  constate  quil  est  tapissé  de  lamelles  dont  la  direction  est  à  peu  près 
parallèle  à  ce  sillon.  Une  mince  lamelle  profonde,  qui  unit  en  dehors  les 
deux  lobes  semi-hmaires,  le  sépare  du  pédoncule  cérébelleux  moyen  qu'il 
n'atteint  pas. 

En  dedans,  il  présente  de  grandes  variétés  individuelles.  Tantôt  il  se 


L3l-i 


iiV   Lgr 


Lag 


FiG.  342.  ■ —  Face  latérale  du  rliombencéphale  :  les  lobes  semi-lunaires  supérieur  et 
inférieur,  le  grand  sillon  circonférentiol  et  le  tlocculus.  (D'après  la  pliofograpliie 
d'une  pièce  durcie  dans  le  formol.  —  Même  pièce  que  celle  des  Fig.  340,338  et  334. 

/{,  bulbe  r.'icbidicn.  —  HrQp,  bras  du  tubercule  (juadrijuuieau  postérieur.  —  esl,  échan- 
crurc  semi-lunairo.  —  Flor,  tlocculus  ou  lobule  du  nerf  vague.  —  I^'lfh  lobe  digaslrique.  — 
Lfjr,  lobe  grèlc.  —  Lr/a,  lobe  quadrilatère  antérieur.  — Lqp,  lobe  quadrilatère  postérieu.r.  — 
Lsli,  lobe  semi-lunaire  inférieur.  —  Lsls,  lobe  seuii-lunaire  supérieur.  —  /*,  pied  du  pédon- 
cule cérébral.  —  l'n,  protubérance.  —  l'i/,  pyramide  antérieure  du  bulbe.  —  Qa,  tubercule 
(piadrijuineau  antérieur.  —  /{/,  ruban  de  Heil  latéral.  —  lîsTfi,  région  sous-optique.  —  scf, 
fjrand  sillon  circonféreulicl  de  Vicq  d'.Vzyr.  —  siV,  sillon  inférieur  de  Vicq  d'A/yr.  —  ssV, 
sillon  supérieur  de  Vicq  d  V/.yr.  —  sfo,  sillon  Iransverse  antérieur.  —  Tpf,  tractus  pedon- 
cularis  Iransversus.  —  IV,  nerf  paihéticpie.  —  1',  nerf  trijumeau.  —  17,  nerf  moteur  oculaire 
externe.  —  Vif,  nerf  facial.  —  17//,  nerf  auditif.  —  .\7/,  nerf  grand  bypo'.dosse. 


j)rolonge  sur  le  verniis,  s(^|;iu('iite  l(>s  lames  lransv(M'sal(»s  d'Arnold,  et 
sépare  du  tubercule  valvuhiire  ^Tv)  le  bourgeon  lejiuinal  (lU)  qui  se  pré- 
sente aloi's  sous  l'aspecl  d'une  mince  lamelle  transversale  indépendante 
du  tubercule.  Tantôt  il  s'arrrte  dans  la  |)rof()ndeur  de  l'échancrure  marsu- 
piale,  et  le  bourg(!on  terminal  esl  représenté  dans  ce  cas  par  \mo  lamelle 
sessilc  adhérente  au  tubercule  valvulaire  (Fig.  341). 


MOIII'IMil  "M. Il      m       ItlKlMItl.NC.r.l'll  \  I   1". 


îi'.r, 


I..'  sillon  inft'rieur  dt;   Viai  d'Azyr  isiV)    l-'i^.  .{'li  ,   riidinnln-iic  du      siiio,,  „,f.'.rM.iir .i- 

•  1 1  I'         I  II  I  ^'■'^'l 'l'Azyr. 

fsilloii  >^ii|H'ii.'iir  du   inriiic  ;iiitriir,   .•■>!    un   silldii,   [tioliHKl   ri\   (Inlaiis.   |(liis 

«.lipcriicitd    ril    di'ln.r-.,    (|iii    ;i|i|i,il  I  icill    ;ill\     lli''llli-|dir|r-   du    criNcIrl    ri    (|iii 

U(«niuv  l<'  l(d»r  ><cmi  liiii.iiri'  iiilciiciir  L^li  du  l-d».'  >^yr\i'  'K^ri.  Il  se  coii- 
liiuir  rii  di'd;in->  .i\rc  Ir  |ir(il'(>nd  -sillon  |»it->l-|»\  i';iiiiid;il  'spitp  (|iii  •^<'|»;ir('  le  son  .■tcn.liio. 
Io|i(>  |ii)s|(>riiMir  <lii  lidir  iidr-iiiMir,  ri  en  |>;ii-li('iili('r  Ir  liilirrciilc  \;il viiliiii'c. 
|(Tv  de  l;i  n\  iMinidc  du  \  ciini^,  dccr  il  une  (■(•iiihr  ;i  coin';!  \  i  h'  ;iiil<'ii<'iiiT  (d 
iulcnu'.  f(»M(('iilii(|ii«'  il  ('(die  du  -ijiiid  sillon  ciicoiilV'iciiliid  de  Vi((|  d  A/M" 
sel'  .  puis  iilhdiil  m  dcdiors  le  sillon  marginal  anh'iicnr  sina  à  jx-n  prrs 
h\  la   li.uilrnr  ilii  -illon  -^npi-ritMir  (ssV)  don!   le   srpari'  le  |)rdoncnlr  cérô- 

.     ,  ^^  VrdcL  ^     ^ 


:icf. 


■cf 


Lsli  TV  Et       i;sli 

FiG.  343.  —  Ko  grand  sillon  (■ircoiif(''ionli('l  e(  1<'  lolie  des  lanios  transversales  d'Arnold. 
(D'après  la  photo^rapliit;  d'une  pièce  durcie  tlaiis  ralcool.  —  Même  pièce  (jne 
celles  des  Fij,'.  330,  341,  3ii.i 

/?/.  bouriieon  terniin.il.  —  Lf/p.  lobe  (|uadrilatèrc  postérieur.  —  Lsli,  lobe  scnii-lunaire 
inréneur.  —  Lsls,  lobe  senii-liinaire  supérieur. —  A/,  lobe  des  lames  transversales  d'Arnold. 
—  .Vf/",  prand  sillon  rireonférentiel  de  Vicq  d'Azyr.  —  ss\',  sillon  su|)érieur  de  Vie  d'Azyr.  — 
Ti\  tubercule  valvulaire.  —  l' ilc)  déclive  du  venais  supérieur. 

helloux  moyon.  Le  fond  dn  sillon  inf(''rienr  ost  soiivenl  tapissé  de  plis  do 
passaj^e  profonds  (jiii  l'olicnt  le  lobe  semi-liinairc  inférieur  an  lobe  grêle. 


1 .  Lobe  du  bourgeon  terminal  ou  lobe  des  lames  transver-  loi.c  du  bourgeon 
sales  supérieures.  —  Bourgeon  terminal  [Wli  et  lobe  semi-  '"™'"^- 
lunaire  supérieur  Lsls  .  —  Le  /ohe  d/t  howfjcon  terminal  constitue 
une  masse  excessivenient  mince  dans  la  région  du  verniis,  développée 
on  forme  d'aile  dans  la  région  des  hémisphères,  qui  forme  le  bord  pos- 
jjlérieur  du  cervelet  et  se  trouve  comprise  entre  le  sillon  supérieur  (ssV) 
|et  le  grand  sillon  (■irconlV'nMili(d  de  Vic(|  d'Azvr  (scf). 

\       Dans  la  région  du  vermis,  il  se  réduit  au  bourgeon  terminal  on  foUiini      soq  aspect,    ses 
\caciiminis.  Dans  la  région  des  li(''misi)lièr(>s,  le  lobe  du  bourgeon  terminal 
I forme  l'important  lobe  semi-lunaire  supérieur  (Lsls),  mince  en  dedans, 
épais  en  dehors,  et  ()ui  eonipriMul  eoiume  t(Uis  les  autres  lobes  h(Mnisj)hé- 
,  riques  une  face  superticielle  et  deux  faces  profondes,  l'une  supéro-anté- 

TOME    II.  30 


466  A.NATOMIK    DES    CENTRES    NEKVELX. 

licure  et  l'aulrc  int'érioiirc,  en  contact  avec  les  lobes  secondaires  adjacents 
Ses  faces.  La  face  superficielle  est  postérienre  et  sillonnée  de  lamelles  transversale: 

dont  la  plupart  parcourent  toute  la  largeur  de  l'hémisphère.  Un  silloi 
inlerlobulaire  profond  la  sépare  en  deux  parties  sensiblement  égale 
qui  comprennent  chacune  deux  à  trois  lobules  secondaires.  La  face  pro 
fonde  supéro-antérieuvc  forme  la  lèvre  postérieure  du  sillon  supérieur 
elle  présente  constamment  un  mince  lobule  aplati  en  lame  de  couteau 
(Fig.  341)  très  bien  délimité,  situé  dans  la  profondeur  du  sillon  supé 
rieur,  mais  qui  peut  devenir  superficiel  en  dehors,  et  deux  à  trois  lobule 
secondaires  moins  indépendants  que  le  lobule  précédent  et  situés  ei 
arrière  de  lui. 
i^mcs  et  lobules         Lcs  lamcs  et  lobules  qui  sillonnent  les  faces  supéro-antérieure  et  pos 

secondaires.  i  '    •  Jii  •!•  '•  l  xv 

terieure  du  lobe  semi-lunaire  supérieur  ont  comme  caractère  commui 

d'être    régulièrement    curvilignes    et    sensiblement    parallèles    au    bon 

postérieur  du  cervelet  (Fig.  3il).  Les  lamelles  et  lobules  de  la  face  infv 

rieiire  sont  plus  irrégulières.   Elles  forment  la  lèvre  supérieure  du  gram 

sillon  circonférentiel  de  Vicq  d'Azyr,  décrivent  des  courbes  plus  ou  moin 

régulières,  et  sont  souvent  profonds  dans  leur  partie  moyenne,  et  super 

Plis  de   passage   ficicls  à  Icurs  cxtrémités  (Fig.  3i3).  Les  plus  inférieurs  et  les  plus  anté 

r!i?ps"somrianlires  ^icurs  sc  portent  obliquement  en  bas  et  se  jettent  sur  le  lobe  semi-lunair 

supérieur   ot    inté-   inférieur,  formant  ainsi  des  plis  et  des  lobules   de  passage  profonds  qii 

relient  les  deux  lobes  semi-lunaires  d'un  même  hémisphère.  On  compt 

en  général  sur  cette  face  trois  à  quatre  lobules  secondaires  qui  présenten 

souvent  sur  un  même  cervelet  de  grandes  variétés  d'aspect,  de  forme,  d 

longueur  et  de  direction. 

Lame  de  conccn  Lcs  lamcs  et  lobulcs  dcs  faccs  postérieure,  supéro-antérieure  et  intr 

f  ration  commune  de        •  i        i     i  •    i  •  '    •  i-       •  l  il  i        •• 

la  ré"ion  iiéniisphd-   '"'Pure  du  lobc  semi-lunairc  supérieur,  se  lusionnent  en  deilans  et   s  im 

ri.|uc  de  ce  loiic        plautcut  à  aiiglc  droît  ou   à  angle  aigu  sur  une   lamelle  de  concentraÙQ, 

commune  (Fig.  3i3),  d'inégale  épaisseur  qui  occupe  les  bords  de  l'échan 

crurc  marsupiale  et  qui  est  en  général  plus  développée  dans  le  sens  sagit 

tal  lorsque  le  bourgeon  terminal  est  court  et  sessile,  que  lorsqu'il  est  bie 

développé.   C'est  cette  lame  de  concentration  commune  qui  se  rétléchi 

dans  le  fond  de  l'échancrure  marsupiale  et  se  continue  avec  le    foliun 

cacuminis  du  veriuis.  Lorsque  celui-ci  est    sessile,  la  lame  de  concentrii 

lion  comiiiMiic   se  contimic  avec  I'uik»   ou   l'aulrc   lamelle    supérieure  »l 

tubercule   \alvulaire.   (le  mode  d"ins(M'tion  d(>s   lamelles  cérébelleuses  e> 

caractéristique»  des  lobes  des  faces  j)oslérieure  et  inférieure  du  cervelet  c 

se  rencontre  clia([ii('  l'ois  (lu'im  profond  sillon  sépare  la  région  vermienn 

de  la  région  hémis[)hérique.   l'allé    fait  défaut   au   lobe    supérieur  où  h 

lames  des  hémisphères  se  continuent  directement  avec  celles  du  vciiiii 

et  où  les  sillons  longitudiiuiux  sup(M'i(Mirs  sont  insigniliants. 

i-oije  lu  lui.er.iiie         2.  LobG  du  tubercule  valvulaire,  ou  lobe   des  lames   trans 

vaivuiîiiro.  versales    inférieures   :    tubercule   valvulaire    (Tv),    lobe   semi 

lunaire  inférieur  (Lsli)  et  lobe  grêle  (l^gr^.  —  l-e  lohr  du  lubrrrui 


Mdi;  l' Il  (Il  iM.i  I     hi     i;  iin\i  m:  ncii'II  a  l  i;.  Vct 

Vflivu/dil'r  ViH\-^\\\\\r    un    IiiIm'    Il  i||-|i|i|  ;iMr,    rnlillPll-     rnlrr     Ir    ^riiinl    >-ill(iIi        Sch  .limoiiHioriH. 
j  rin'OHIV'nMllirl    Ar     \  iri|     .1   .\/\  r       ^d       ri     Ir     -illoll      |Mis|-|iM;iiiii(l;il       -|M)|i,, 
,  |<)l)r  i|iii    ciMUiii'ili'  (l;iii>    l:i    n-uioii    lii-iii i-~|ili(''ih| iir    h-^   ilrii\     lici-    [lu-^h''- 
tl'itMII"-'   ili'   l.l    t. III'    I  lili'l  irili  r     ilil    rci\r|i'l     cl     i|iii     ^c    ri'dllil     .'III    lii\r;ill     i|l| 

vi'niii->   ;i    mit'    [m'IiIc    iii;i->^r    de    Niiliiiiic    \;iii;ilp|c    Mii\;inl     Ic^    siijcU.     I.c 

luhcirCUlo    Valvulair*^    <>ll    |i;irlii'    sciiniciilic    dr    ci-    l:I';iiiiI    |i)I)|'    --I'    I  il'-ioimi'        sa      i.anif     vcr- 

111  -     -   I        1         '       1  I  1        mu-niM!.      Tulxîrciil" 

lOUIloM    ;i\t'i'    la   jiailir    \ri'imi'lllic    illl     lune     |il'r('i'i|i'll  I ,   ci'^l-a    ilicc    JIVCC    le    vnlvulairc 

,  l>our;4('oii   tiM'iniiial.    I' ii>i(tmii''s    l'ii;.    '-tï'A:.  ci""   l(i|ic>    rniiiiriil    mir   [(clilc 

tuasse  (iiic  lOll  |)i'iil  dr-siniirr  sons  le  mdiii  de  Inhi's  dfs  hniirs  I i<nis.v,cr- 
I  .vfl/<*>'  il Wriinlil ,    r('inan|iialili'    par    iCvii;!!!!»''   de    sa     lace    sii[H''ri('iii'i'  ri     le 

(l('v«di»|>|>(Mnriil  irlaliN  (Muciil  ('(tiisidéraldc  de  sa  lace  iiilrriciin',  dmil 
,  It'S  lame»  ri  lo  laimdics  lapissciil  les  deux  lices  poslcricui'S  de  la  lace  lincvoK-iir .;,  lan 
j  infôritMii't*  de  la  hianclic  liori/oiilalo  de  l'ailMt'  de  vio  m(''dian  Fij^.  •JSG,  •''"i" '""'"'■'■ 
[  p.  K'Vl).  L<)rs(|ue  les  deux  lobes  sont  indépeiidanls  et  que  le  j^n-and  sillon 
I  circoiiiV'renliid  pas^c  siii'  le  vermis,  la  face  supérieui'e  du  tubercule  valvu- 
(  laire  est  un  peu  plus  (Mendue  (|ue  dans  le  cas  précédent,  mais  ne  dépasse 
1  ^uèie  la  lari;(Mir  de  '.\  à  \  lauudles,  tandis  que  l'on  coiujdi,'  7  à  S  el  9  lames      ["^tcmiuc  iic  sa  face 

et  lamell(>s  à  la  lace  iniV'rieure  (|ui  est  tapissée  clie/  (|uel((ues  sujets  de 
I  deux  à  trois  lobules  seccuulaires  bien  dévidoppés.  Dans  l'un  et  l'autre  cas, 
jl  la  face  sii|>eilieielle  ou  postérieure  du  tubercule  valvulaire  situé  dans  le 

foiul  de  réclianciure  marsupiale  est   i)eu  étendue  et  comprend  deux  lo-  ^ 

I  bules  |)lus  ou  moins  développés,  séparés  par  un  sillon  superficiel.  ^ 

j        A  ce   miniuu'  serment  médian  ou  vermicn  correspondent  deux  seg-      seixnn.it     iK-mi-  ^ 

3  menls  bt'Muis|tliériques  considéral)les;  larges  et   épais  en  dedans  où   ils  ^i'""''"'  0 

débordent,  dans  uni-  ('ttMiduc^  de  10  à  12  ou  la  millimètres, la  partie  posté-  "^ 

1  riiMire  du  \erniis.  ils  -uni  plus  étroits  (d  |)lus  minces  en  dehors  où  ils 
,  concourent  à  fonuer  la  moitié  externe  de  la  lèvre  iufV'i'ieure  ^\\\  sillon  mar- 
i  ginal  antéiieur . 

,  Les  lames  et  laïutdles  de  ces  segments  bémispbéri(|ues  tlécrivent  t(nites 
[  en  général  une  courbe  concave,  en  avant  et  en  dedans,  et  concentrique 
,  au  grand  sillon  circont"éi"eutiel  de  Vic(|  d"Azyr.  l^e  sillon  inférieur  de  Vicq 
|d'Azyr  subdivise  cba(|ue  segment  bémisj)hérique  en  deux  parties,  dont 
jl  lantérieur  constitue  le  loin'  r/rrlr.  et  le  postérieur  le  iobf;  semi-lunaire  in/é- 
'i  rieur. 
\       Le  lobe  semi-lunaire  inférieur    Lslii,  à  l'inverse  du  lobe  semi-lunaire      Lobe  semi-iunair.- 

'•  il  !'■  Il  •  •     fi        ••  Il  .  r        inférieur. 

.  superuMir.  est  large  (>t  épais  en  dedans,  mince  et  étroit  en  dehors,  et  pre- 

I  sente  dans  la  direction,  la  longueur  et  le  trajet  de  ses  lamelles  de  grandes 
variétés  individmdles.  non  seulement  d'un  cervidet  à  l'autre',  mais  encore 

,  d'un  lié'inisplière  à  l'autre.    Il  pn-sente   une  far  r  .supérieure  qui   forme  la      son  aspect. 

,  lèvre  inférieure  du  grand  sillon  circonférentiel  de  Vicq  d'Azyr  (Fig.  343); 
une  f//ce  unft-rieurr,  en  contact  avec  le  lobe  grêle,  au(iuel  elle  est  unie  par 
de  nombreuses  lauudles  de  passage  profondes  (|ui  tapissent  le  fond  du  sil- 

I  Ion  intérieur  de  \'ic(|  d'A/yr  :  et  une  fare  infèrirurr  ou  superficielle  qui  pré- 

I  sente  la  forme  semi-lunaire  caractéristirjue  du  lobe. 

'         In  sillon  interlobulaire   profond.  (|ue  l'on    pcnl  désigner  sous  le  nom 


468 


A.NATOMIK    DES    CKNTltES    NEHVErX. 


Sa subiiivision par  dc  silioH  sr//t i-l u/ialre  (ssl) ,  subdivisG  la  face  inférieure  ou  superlicielle  on 
le  sillon  bcmi-iunairc.   ^^^^^  parties  inégales  qui  présentent   généralement  beaucoup  d'analogie 

Segment  '  posté-  avec  les  lobulcs  du  déclive  i^Fig.  344).  Lix  partie  postérieure  (1,1)  comprend 

'■"^'"■'  deux  à  trois  lobules  qui  ne  s'étendent  pas  à  toute  la  largeur  du  lobesemi- 

lunaiie  inférieur  (Lsli),    s'amincissent  en  dehors  et  s'enfoncent,  après  un 


Fk;.  ;{i-4.  —  Face  inférieure  du  cervelet.  Les  sillons  inlerlobaires  ont  été  écartés,  le 
bulbe  relevé  pour  montrer  l'extrémité  antérieure  du  vermis  inférieur  et  la  mem- 
brane obturatrice  du  4*=  veniricule.  Le  lobe  postérieur  est  coloré  en  rose,  les  lobes 
inférieur,  inféro-interne  et  inféro-anléricur  en  jaune.  (D'après  la  pliotograpliie  d'une 
pièce  durcie  dans  l'alcool.  —  Môme  pièce  (jue  celle  des  Fie.  3;{0,  341,  343,  345.) 

Aiiuf,  ;uiiyf?dale.  —  lil,  lioiir^icon  tcM'iuinal.  —  Floc,  HdccmIiis.  —  pFloc,  pédoncule  di' 
llocculus.  —  l^d;/,  lol)p  (lif,'asti-i(|ii{'.  —  Lf/r,  lobe  f,n'clc.  —  Lsli,  lobe  semi-limairc  inférieur 
—  Lsl.s,  lobe  scnii-iunaire  siipcricur.  —  Ma,  trou  de  .Magcndie.  —  moV,  nicnd)n\nc  ol)tura 
trico  du  i°  ventricule.  —  No,  nodule.  —  Pi/c,  pyrannde  de  Malacarne.  —  'V/c',  ailes  oi 
expansions  latérales  de  la  pyraudde.  —  sgr,  sillon  du  lobe  frréle.  —  siV,  sillon  inférieur  d( 
Vic(i  d'A/.yr.  —  .sli,  sillon  longitudinal  inférieur.  —  xitiii,  sillon  uiarjiinal  antérieur.  —  spf 
sillon  |)ré-flo('cul;ure.  —  spon,  sillon  i)ost-no(lulaire.  —  spnji,  sillon  posl-pyraniidal.  — 
x/jrp,  sillon  pré-])yranddal.  —  ssl,  sillon  senddunaire.  —  Tr.  lubenule  valvulairc.  —  l'v 
luette.  —  ///.  r.  17,  \'ll.  Vlll.  les  rarines  des  troisième,  cimpnènie,  sixième,  septième  c 
liuitièuie  paires  de  nerfs  crâniens. 

trajet  |)lus  ou  moins  long,  dans  la  profondcMir  du  silb)u  semi-lunaire  (ssl 
(tfi  ils  forment  un  b)l)ub'  j)rofond  ,  mince  (>t  aj)la[i  en  lann^  de  couteau 
(|ni  se  jclle  en  (bdiors  sur  la  pinlic  correspondante  du  lobe  semi-lunairt' 
siipf'ricHr  (Fig.  .'{'('},  cob'  gancbe).  \in  dedans,  les  nombreuses  lame; 
fi  hirnelles  de  celle  partie  se  fusionn(Mil  en  une  lame  de  concenlralioi, 
imi(|ne  <|ui  s'im|)lanle  par  un  court  pédicule  sur  le  lobe  semi-lunairi 
snp(''ri(Mir  on  (|ni  se  continue  avec  l(>s  hinielles  (|ni  l;i|)issenl  l;i  face  supél 


Miilil'll'i  I  IN,  1 1     |)|      i;  11(1  M  i:i.M.l.l'll  \  l.i;  '»)','.) 

rii'iiif  ilii   I  iili'Tciili'   \  ;il\  iiLiiii'.    |,;i  jtnrlif  (intiriruir  ilii    iMlir-rmi  lim.iir'i'       ,>,.^,„„.„.        .,„,.. 

infi'riciii-    l'i^'lil,  'J,   2    ciiiiiiiniKl  lin  mi  dnix  iiiiiici'-  ImImiIcn  srci»iiil;i  ir-cs    ■■'"'"■■ 

<|ui  srlt'lltlnil  à  Iniitr  l;i  l.ir^iMir  «le  I  lii'iiii--|ilicir.  l'.ii  (IcIimi->.  il-  -c   l'ii-ioii 

iKMll  ^(''iH'nilt'mrnl   ;iii   \  ni-i  ii;ii;i'  du   --illnii    iii.ir^iini  I   iiiili-rn'iir  ,i   |;i   |(,iilir 

poslt'rii'iin'  ilii   I<»1h'  ^i-rlr;  en  ilcil.in-^.  iU  --i'  cniiliniiciil  ;i\it  |c-  hinii-llcs 

(lui  lanissciil  l.i  Lu  r  iiilcritMiii'  mi  l:i  liirr  -^ll|H•^^h■i^||(•  du  tiiliciriilc  v;il\  ii- 

Inirc.   Wxw^  ^'y^   drniicr   cji'^,   I.i    I.iuu'IIc    d'uriion    |m-uI    rlic    ^uiirrlirirllc, 

fornicr  ;ivi'c  cidlt'  ihi  crdi-  (i|i|t(p--('  iiiu-  •-mie  Av  (iiiiiiclinii  (|iii   iiili'n'iiiii|il  di- 

cluniin'  t'<"'l(''  It'--  --illiui-  Iduuilihliii.iux   iiilV-riciirs  didil   ri  -;iuclii'. 

L:i  (Ii>|)itsilitin  de  l;i  |i,iilii'  jnili'iicuic  du  l(d)('  scini-liiu.iirc  osl  en 
i;«'iit''ral  coMsIiinli' :  il  \\\'\\  vA  \\\\^  de  nirinc  (!<•  la  parlic  iiosir-rjcurc  qui 
itiMil  prf-^i'iilcr  d(Mi\  •-(•liUicuK  M'Uii-l  ii  uairr-.  disposi'-s  en  sens  inverse, 
l'un  ('pai-^  ru  dcdau-  cl  uiiucr  eu  drlidi-^.  l'aulrc  uiiucc  en  dedans  et  épais 
eu  (l(di(ii-<.  si'pan''^  par  un  >illnu  nMi(|ii(' eu  arrière  el  eu  dedans  cl  qni 
iiuil  le  i^iaiiil  sillon  circnurereul ici  de  \  ici|  d'A/yr  au  sillon  senii-lunaii'c 
(Fij;-.  :{î."{.  côU'  gaïu'lic). 

Le  lobe  grêle    Liir).  pins  pclil  (|ne  le  lobe  sonii-Innairc  inf'ci'icnr.  on      i.oi.c f,'i(-io. 
avant  du(|uel  il  es!  sihn'',  s'cicnd  à  lonic  la  lar^eni'  de  rhcniisplici-c,  d(''jà 
COnsidiM'alderncul   reduile  à  ce  nixcan    Fii;'.  '{.'{.'{,  W'x'w.  Il  alleiiil  en  dedans      Dimension  oi  as- 
la  pyramide  du  vcrniis  donl   le  sépare  le  sillon  lon^ilndinal    inférieur,  cl 
,  en  delinr»  le  sillon  marginal  anléricnr  (smai  dont  il  concourt  à  former  la 

l^vre  inférieure.  Un  sillon  inter-lobulairc  profond,  le  sillon  du  lobe  (jrrlc  siiion  <iu  i.>i..- 
1  (sgr,  Fig.  3i4)  [sulcus  grncilis,  sulcus  inlergracilisAo  Schalîor),  le  dédouble  ^'^'  '' 
J  en  deux  parties  minces  et  d'égale  épaisseur  dans  toute  leur  étendue,  et 
!  formée  de  lamelles  parallèles.  l'in  dedans,  les  lamelles  des  segm(mts 
||  dédoublés  du  lobe  grêle  simplauleut  sur  deux  lamelles  communes  (|ui. 
\\g  plus  sonviMil.  se  conlinnenl  direclemenl  dans  le  fond  du  sillon  j)Ost- 
\  pyramidal  spop)  avec  les  lamelles  I(>s  plus  antérieures  de  la  face  infé- 
'  ri(Mire  du  tuluM'ciilc  vaKulaire:  d'aulres  fois  (dies  s'im|)lantenl  sur  les 
expansion^  lati'-ralc^  on  nilr^  de  la  |t\  ramide  Mx  vermis. 

III.  —   r.oiii;  iM  i;Ku:i  I!  or    i.or.i:  ni:   i.\   I'Vua.midi:  : 
i>M!\\ni)i:   i.r  i.oitr.  hk.asi  luoi  i: 

L(>  lobe  iiifrru'ur.  sitm''  en  a\aiit  du  lobe  posh'rienr.  est  très  n'-duit  de  vo-      Loi.e  infériour. 
lunie  Ior--(|u  i>n  le  c()uipare  aux  lobes  postérieur  on  snjxM'ieur  du  cervelet  ; 
niais.au  point  de  \  ne  embryologique,  il  est  équivalent  à  cliacun  deces  lobes.      iiomoiogio     em- 
II  comprend,  dans  la  rt'gion  du  vermis,  la  pyramide  de  Malacarne  (Pvc),    ^''^ °'"-"i"«- 
cl.  dans  la  région  lir'iui-|»béri(|ue.  le  lobe  digastrique  (Ldgj  on  cunéiforme. 

('.onsiib'MM'  dans  son  ensemble,  le  lobe  inférieur  alTecte  la  l'orme  d'un 
b"r  à  cbeval,  inclus  dans  le  lobe  postérieur;  les  brancbes  sont  situées  en 
arrière  du  tlocculus,  l'ouverture  loge  les  amygdales  et  le  bulbe  racbidien. 

Deux  profonds  sillons,  les  sillons pos/  cl  prt'-pijramidau.T  délimitent  ce 
lobe  et  le  séparent  du  lobe  post(M'ienr  el  du  lob(>  inféro-inlernt»  on  uvulo- 
anivii'dalien. 


470  ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

Sillon   post-p.via-         Lo  sllloii  post-pyramidal   spop  est  livs  profond  dans  la  réj;ion  du  vor- 


niiilal 


lui 


acarne 


SIOD 


lion 


mis,  où  il  sépare  la  pyramide  du  tubercule  valvulaire  et  de  la  partie 
interne  du  lobe  semi-lunaire  inférieur  (Fig.  336,  344).  Il  reçoit  sur  les 
parties  latérales  de  la  pyramide  l'extrémité  interne  du  sillon  inférieur 
de  Vicq  d'Azyr  (siY)  et  du  sillon  du  lobe  grêle  (sgr),  se  dirige  de  chaque 
côté  obliquement  en  avant  et  en  dehors,  sépare  les  ailes  de  la  pyrami(l(> 
du  lobe  grêle,  puis  ce  dernier  du  lobe  digastrique,  et  atteint  le  sillon  mar- 
ginal anlérieur  i  sma  t  en  dehors  du  flocculus  (Floc). 
Sillon  prc^-inranii  Le  sillon  pré-pyramidal  (sprp),  transversal  dans  la  région  du  vermis, 

où  il  sépare  la  pyramide  de  la  luette,  décrit  de  chaque  côté  une  courbe  à 
concavité  interne  qui  sépare  le  lobe  digastrique  de  l'amygdale  (Fig.  3ti, 
343)  ;  sa  partie  concave  embrasse  l'amygdale  et  sert  à  délimiter  le  nid  de 
pigeon  ou  d'hirondelle  (nh,  Voy.  p.  473);  elle  n'est  séparée  du  sillon  post- 
pyramidal que  par  la  mince  crête  verticale  qui  unit  la  pyramide  au  loho 
digastrique. 

Pyramiiie  .lo  Ma-  La  pyraiïiide  (Pyc,  Fig.  332,  336,  344,  345,  t08  et  410  à  414)  pi/ra- 
mide  larnineuse  (h  Malacarne)  forme  un  petit  lobe  piriforme  dirigé  obli- 
quement en  arrière  et  en  bas,  et  séparé  du  tubercule  valvulaire  en  arrière. 

Aspect  et  dinicn-  et  dc  la  luctle  en  avant,  par  les  sillons  posl-pi/ramidal  (spop)  et  pré-pt/ra- 
midal  (sprp). 

L'extrémité  postérieure  de  la  pyramide  est  libre  et  arrondie  en  tubé- 
rosité;  elle  constitue  la  partie  la  plus  proéminente  du  vermis  inférieur. 
On  y  distingue  trois  petits  lobules  secondaires,  aplatis  d'avant  en  arrière, 
dont  le  postérieur,  le  plus  important  et  le  plus  volumineux,  légèrement 

Ailes  Je  la  pyra-  courbc  à  coucavité  antérieure,  s'étire  de  chaque  coté  pour  former  les 
expansions  latérales  ou  ailes  de  la  pyramide. 

La  lamelle  qui  tapisse  la  partie  la  i)lus  saillante  du  lobule  postérieur 
forme  le  bord  libre  et  tranchant  des  ailes.  Elle  reçoit  à  ce  niveau  non  seu- 
lement toutes  les  lames  et  lamelles  de  la  face  postérieure  de  la  pyramide, 
qui  sont  d'autant  plus  larges  qu'elles  sont  plus  profondes,  mais  encore 
toutes  les  lamelles  des  lobules  antérieurs,  ainsi  que  celles  de  la  face  anté- 
rieure de  la  pyramide,  remarquables  par  leur  brièveté,  leur  direction  trans- 
versale et  leur  aspect  très  analogue  à  celui  de  la  lingula. 

Hase    -iinipiania  La  |)yramide  j)résente  unc  basc  (l'implau lallnu  uiince  et  éti'oite.  située 

à  la  face  inférieure  de  la  branche  hoti/outale  de  l'ai'bre  de  vie  médian, 
au  voisinage  de  la  substance  blanche  centrale  du  vermis  (Fig.  336). 

La  pyramide  est  reli(>e  au  lobe  digasti'i(jue  |)ar  une  mince  crvlo 
d'union  (cPyc)  verticale,  basse?  et  concave,  dépourvue  décorée  cérébelleuse 
(Voy.  (loupes  sagittales,  l'^ig.  360  et  'i  l 'i  ),  dirigée  ()bli(|uement  en  avant  (>t 
en  dehors  et  située  en  arrière  de  l'amygdale  (.Vmg),  cmi  avant  de  l'extréiuilé 
interne  du  lobe  grêle  (Lgr).  Pour  l'apercevoir,  il  faut  donc  enlever 
l'amygdale  (Fig.  345)  ou  prali(|iiei'  une  coupe  sagittale  eu  dehors  de  la 
pyramide  (Fig,  il  i  et  il')). 


mido 


Nlri(|llr. 


Le  lobe  digastrique  (Ldg)  (Fig.  333,  334,  344,  345)  [lohr  infrrintr  n 


Mol;  l'IhilJit,  Il     hl      i;  Il  (iM  l;  I.  \  ( ,  1. 1' Il  \  l.i:.  ',71 

tlllfrrirnr.    Inhr    t  iiitii/  >niiii' ,    Inltr    Imrnh'r^    rsl     un     \k\u-    ii  tc- iiI  inriiiriil 

Irijlliulll.iin'     ^illh'    l'U    ilrliMiN    (le    r.iiilN  L;(l;ilr      Alll;;    ,    rii    ;inicic'    ilil    llnciii 

Ills     |"|iii-  ,  en  (I(mI;iii-  du    lnlir  pl'i'lr      l.f;!').  Son  ><»IIIIMcl   f'-^t   iIiiil:"'  "'Il  .iiiiiTc 

et  t'ii    ilril;m'>    cl    -  iiiiil.    (■uiiiiiit'    iKiiis    venons    tir    !<■   \n\\\    jur   uni'   rnimc 

CnMr  d'union  ;iu\  iii/r\   i\v  l;i  |i\r,iniidc     V\\x.  "t'i'l    ;    >;i    l);i>('  (■•>!    m    r;i|)|)orl ,       si-h  rapporiH. 

dr  d.diiii^  iMi   didiofs.  ,i\i'r  :   I"  les  |)|c\u>  (•hoi'onlcs  du  ilivcriit  nie  l;i|('i"il 

du    i|u;ilriinii'  Mulriculc:  :2"  l<'    llficcnlns   doni    le  ^t'icirc  nn  [irolond   sillon 

diiu--  {l'iiurj  ou  IrouM"   1rs   |(d)ult's  iicccssoii'cs  du  llocrulus   Ioi'>(|u  ils  (»xis- 

liMil     lii:.  ■'!•!•'{  <'l  •!•!'•    ;  •^'  I"'  -^illou   ni;ir|;inal  .inltMicur  iliuil   rllr  conlrihuc 

à  rofnu'i'  l;i  Irxi'c  iulV'i'ii'iin'.  (le  dernier  r';i[t|)oil   n'e>|  [);i>  «'onslanl  el  varie 

avee   le--  ilinieM-inn>    i-e'-peel  i\  es  dn    iolte   di^asl  ii(|U('    r|   du  lloeeiilus. 

I,e>  taee>  du  lolie  d  i_i;a>l  ri(|ue  >onl   i njrnfuvc ,   iuhriic  ai  cxlcrne. 

I,a  /(Il  r  in/rrirurr  on  sn|)erlicielle  (  Fij^".  •'{•'{•'{,  •"{•'{'»•,  '.Wï]  osl  cr(nis«''(!  d'une  sos  ta.fs. 
eni|M-einle  oldi(|ue  en  arriTTe  et  en  dedans,  el  j)lus  ou  moins  itrol'onde, 
Vcnijtrri/i//-  J/'i/ii/d/rr  (l'if;.  'V^'2  (|ni  lo^c  le  rehord  du  liou  (jeeipilal  ;  su 
|)ai'lie  exlerne  (>sl  silui'e  dans  la  l'osse  oeei|»ilalo  inférieure  ou  cérébel- 
leuse, sa  |)ai'lie  inlcMMie  pend  avi>c  le  soniinel  de  l'amygdale  dans  le  Irou 
occipital,  en  arrière  el  en  dehors  du  hulhe  racliidien.  Celte  face  est  tapis- 
st^e  de  lauudles  à  direclion  j)r(>s(|ue  sagittale;  un  sillon  antéro-postérieur 
profond  I  i'ig.  -îi'!),  le  sillon  iHyasIriqur,  la  subdivise  en  deux  bdjulcs  siiion  dij^astriquc 
--efondaires.  qui  lui  ont  valu  son  nom  de  biventer  ou  digastriquc  (lliacun 
do  lobules  secondaires  esl  tapissé  de  lames  et  de  lamelles  que  des  sillons 
plus  ou  nu)ins  superlicicds  jx'uveni  subdiviser  en  lobules  tertiaires.  \  \\  de 
ces  sillons  peut  tleveuii'  queUiuel'ois  assez  |)i'ofond,  el  le  lobe  digaslrique 
comprend  dans  ces  cas  trois  lobules  imbri(jués  de  dedans  en  dehors. 

La  flirt'  ojclci'ne  i\\\  lobe  digasti'ique  esl  ri'gulièrement  convexe,  tapissée 
de  lamelles  à  direclion  curviligne  el  séparée  du  lobe  grêle  par  le  sillon  post- 
[)\ramidal  (spop). 

\A\/iiri'  iiilerni'  esl  in-égulière  (  Fig.  XV^,  liii)  :  convexe  en  avant,  où  elle  \ 

est  en  rapport  avec  le  bulbe  rachidien,  elle  esl  profondément  excavée  en 
arrière  el  loue  la  l'ace  exleriu'  de  l'amygdale  dont  la  sépare  le  sillon  pré- 
pyramidal. File  esl  lapiss('M'  de  laintdles  horizontales,  parallèles,  qui  s'in- 
sèrent en  arrière  sur  une  lamelle  de  concentration  commune,  laquelle  se 
<;ontinue  avec  la  crèb»  d'union  des  ailes  de  la  pyramide  (F'ig.  .'H'j). 

Le  lobe  digastri(iue  |)résenle  une  mince  base  d'implantation  dirigée 
oldi([U(Mn(>nl  en  arrière  (d  en  dedans;  elle  occupe  la  partie  interne  de  la 
substance  blanche  centrale  des  hémisphères  et  empiète  en  avant  sur  le 
pédoncule  cérébelleux  moyen  (Fig.  3i()  et  416). 

IV.     —    I.Olîi:    IM-KIIO-I.NTEUNE.     LOlîl^     DE     LA    LUETTE,    LOlîE    UVULO-AMVGDALIEN    '. 

LIETTE    ET    AMVdDALE 

Le  li)l)i'  infrro-ind'rnc  esl  un  lobe  petit,  situé  en  avant  de  la  pyramide,      i.obo    imcro-in- 
«n  arrière  el  en  dedans  des  lobes  digastriques;  il  forme  une  sorte  de  gout- 


4r2 


ANATOMIK    DKS    CK.NTHKS    NE U VEUX. 


tière  ouverte  en  avant,  que  complète  la  face  interne  des  lobes  tligastriques 
(Fig.  XV't,  :U4)  et  qui  loi:e  la  lace  postérieure  du  bulbe  rachidien. 

Le  lobe  inféro-interne  comprend,  comme  tout  lobe  principal  du  cer- 
velet, un  lobe  impair  et  médian,  la  /uel/r\  et  deux  lobes  pairs  et  symé- 
triques, \('?,(im}/gfl;ilt's  ou  tonsii/es,  qui  doivent  encore  à  leur  rapport  avec 
le  bulbe  racbidien  le  nom  de  lobules  du  bulbe  rachidien. 


Luette. 


La  luette  ou  uvula  iLv,  Fii;.  ;}:Ui,  ;->ii,  3io,  408  et  410  à.413)  forme 


Ut     No     _„^       l'^O 


.  xLclL 


sma 


Tloc 


Pcxu. 


^i"  rioc 


Pcs 


Fk;.  34'j.  —  Le  vermis  iuféiieur,  les  nids  d'Iiirondt^Ue,  les  valvules  de  Tarin,  le  diver- 
ticule  angulaire  du  4<=  vcnUicule  et  le  liile  du  cervelet.  L'amygdale  a  été  enlevée  de 
chaque  côté  pour  montrer  le  nid  d'hirondelle,  la  face  antérieure  du  lobe  digastriquo 
et  la  base  d'implantation  du  lobe  de  l'amygdale.  Le  cervelet  repose  sur  sa  face 
supérieure.  (D'après  la  photograpiiie  d'une  pièce  durcie  dans  l'alcool.) 

Atnr/{i),  base  d'implantation  de  l'amygdale.  —  Floc,  floccuhis.  —  hCt\  liilc  du  cervelet. 
—  Ldf/,  lobe  difj;aslri(|ue.  —  Lr/a.  lobe  quadrilatère  antérieur.  —  J^(/p,  lobe  quadrilatère 
postérieur.  —  Lsli,  lobe  semi-lunaire  inférieur.  —  Lsls,  lobe  semi-lunaire  supérieur.  — 
7ns,  le  relief  médian  du  versant  supérieur  du  toit  du  4"  ventricule  formé  par  la  substance 
blanche  de  la  lingula.  —  »/;.  nid  (l'hirondelle.  —  .Yo,  nodule.  —  Pr.s,  pédoncule  cérébelleux 
supérieur.  —  /'es;?'),  face  intra-ventriculaire  du  pédoncule  cérébelleux  supérieur  foruiaiit 
les  reliefs  latéraux  du  versant  sujjérieur  du  4'  ventricule.  —  l'riu,  pédoncule  cérébelleux 
moyen.  —  Pi/c  pyramide  de  Malacanic.  —  sma,  sillon  inari,nual  antérieur.  —  spoii,  silloa 
posl-nodulaire.  —  s/irp,  sillon  pré-pyranuilal.  —  ssV.  sillon  supérieur  de  Vicq  d'Azyr.  — 
l'r,  luelle.  —  l'ï',  valvule  de  Tarin.  —  II',  valvule  dt-  Vieussens.  —  ]\[(li.  divcrlicide  angu- 
laire du  toit  du  4"  ventricule. 


une  partie  considérabb'  du  v(>rmis  inférieur.  Située  entre  la  pyramide 
et  le  nodule,  allongée  dans  le  sens  antéro-postérieur,  comprimée  latéra- 
lement à  la  façon  d'un  coin  |)ar  les  amygdalc^s,  la  luette  forme  un  petit 
l()l>iil(>  bien  délimité,  laige  en  arriric.  |tlns  mince  eu  avant  (Fig.  .'fi')'. 
Aspect,  <iim<-n-  La  luetle  est  triangulaire  sur  uiu'  coupe  sagillab^  médiane    (l'ig.  33(1) 

cl  s'implante  par  un  miru-e  pi-dicnie  à  la  lace  inférieure  de  la  substance 


\l()l!  l' lliM  (i(.  I  1     iii      l;  lin  \i  |;l.\(,|.|'|l  \  i.K.  47.'» 

hiailflic  crllll  .il'    illl     \rllill-.    i;ilc     |in'-clllr     Imi-.     Lier-    ci  ill  \  c  il  c-     il"'    IKHII-         l.i..v 
brni-^r^  l.iiih'lli'^  1 1  ,ili^\  ri>,ilr->  ri  i|iii  --(iiil   :  I  NI  H',  i  n /rririnr  iiii  ^11  |ic  I  lli' H' lie  ; 
\'\\\\\yi\  Itii'^triirnrr ,  v\\  r;i|)|)ni'|   ;i\rc  l;i   |(\  im  m  i  de  ;   l;i   lluisirmc,  tnilrrini  i<\ 
Cil  r;ip|iiirl  ;i\  <•<•  le  iioiliili'. 

I.;i    I'mcc  >ll|HTliiirl|c   iiii    iiilriii'lirr  (je   lii    liicllc      l'ii;.    .'t'i'i      |»n''>fiilc   une 

cn^l<'  sai^illalc  iiifili.i |iii  ucciijic  le  Ininl  de  l.i  i:i)iillirif  du  liiilltr  i;i(  lii- 

(licii  t'I   diMi\   |):irlic->    l;ilcr;ili'->   Ic-rri'iiiciil    cniiciix c^,  (ddi(|iir-~  m    liaiil   cl 

CM  d(diuis,   cl   rccuiiN  Clic-  ywv  le-  ;im\  i;d;il('S.   l-'djc   |in''srii|c   lioi-  ;'i  (|ii;ill'c       i,.,i,uUm  «pron- 

I  lol)ulrs  sccdiidiiirc-  liicii  d(diiiiili'>,  liiiii-^i'-  de  hiiil  ;idi\  Liiind  les  ('-paisses 
cl  li'aii-\  er-alc-.  (|iii-('riileiil  de  (dia(|iic  (•(ih-  <d  >e  leiiiiiiieiil  ^iir  la  face 
anii'rieiire  \\\.'>  k-\v\k'-^  d  iimkui.  I  .a  lace  |»nslcrieiire.  en  lappoil  a\cc  la 
|)\ramidc.  c-l  (■InMlc  en  |i,i-,  plus  lai\i;ccii  liaiil  cl  lapissi'c  de  six  à  sepi 
lainelle-  I laiisx t'i'salcs  cl  parallèles.  La  lace  aniciieiirc  es!  hcaiicoiip  i)lii- 
pclil(>  ipic  les  deux  autres  faces,  (die  csl  lapissiM'  de  deux  \\  trois  laiindle- 
lraii-\('i'-alcs  et  forme  la   l(''\  re  po>l(''rieiire  du  silhni  posl-nodiihiirc    spon). 

I  La  hictt(>  (>st  r(di('M'  de  clia<|ue  ciMc  aux  amygdales  |Kir  une  lai\ue  laine 

«1c  siibslaïu'c  iilaïudu'.  iri'(\i;iili("'reinciil  (|uati'ihil("'rc,  coiuuie  sous  le  nom 
d'ailes  latérales  de  la  luette  (^ala  uvulac,  commissura  Iransversa  sulcata),      aucs  latérales. 
et  (pii  iu>  dc\  ieninnl  \isiblcs  qu'après  Tablation  des  amygdales  (Flg.  3to). 

I  Elles  meMir(Mit  Kl  à  \'l  millimètres  dans  le  sens  transversal  et  s'étendent 
des  parties  lat(''ralcs  de  la  luette  au  |)(''(licule  d'insertion  de  l'amygdale.  Leur  union  avn 
Leur  liord  posl('M'ieur  est  libre,  mince  (d  tran(  lianl.  (d  forme  une  crête  ani.\pao. 
verticale  siluiM^  en  a\ant  cl  au-dessous  des  ailes  de  la  pyramide;  leur  bord 
antérieur,  adlu'i'aut  à  la  substance  bhundu'  centrale  du  cervelet,  se  conti- 
nue insc]isiblement  avec  les  valvules  de  Tarin  (VT).  Concaves  dans  le 
sen-  transversal  cl  dans  le  sens  ant(''ro-postérieur,  les  ailes  lal('rales  de  la 
luclle  forment,  axcc  les  valvules  de  Tarin,  une  excavation  profonde,  sorte 
de  loge  ou  de  nicbe.  siluc'e  à  la  partie  ant(''i'ieure  du  sillon  longitudinal 
iufiMieur  (>t  connu  sous  l(>  nom  de  nid  de  pigeon  (Vicq  d'Azyri,  de  nid  xia  diiirondoiu-. 
d  hirondelle  lîeili  ou  simplement  nitl  de  l'aini/f/dalc  (  Burdach  nh, 
l'ig.  •Ti")  .  \\\\o  loge  rexfr(Mnil(''  su|)('i-icure  de  l'amygdale  dont  la  sépare 
un  teiiilbd  pie-un''rieii.  Sitni's  de  (  lia([ue  cCAô  de  la  luette,  les  nids  de 
lii</rnii  ou  d' lurnudrllr  sont  limit('s  eu  (bdiors  par  le  lobe  (ligastri([ue  et  le 
pédoncule  du  l1occulu>  I*  b'ioci,  en  arrière  par  les  ailes  de  la  pyramid(\  en 
avani  par  le  corps  rcstiformeel  la  toile  choro'ïdienne  inféi'ieure  (|ui  ferme 
le  ([uatri(''me  vcutricul(\ 

Les  couj)es  sagittales  i^b'ig.  113  et  41  ii  nu)nlrenl  (|ue  la  partie  posté- 
rieure du  nid  de  pigeon  ou  d'hirondelle,  formée  |)ar  l'aile  latérale  de  la 
luette,  est  adbércnle  au  liile  de  l'cdivc  cérébelleuse,  tandis  que  la  })artic 
antérieure.  formé(^  par  la  valvule  de  Tarin,  est  séparée  par  le  toit  du  (jua- 
Irième  veniricub»  de  l'oliv(^  C('>r('d)(dl(Mise  et  de  la  mince  couche  de  libres 
Idaïudio  (|iii  la  rei'ouvi'c  dan-  ('(die  région. 

Les  amygdales    Amg.  Fig.  \\\'i,  .Ti.'),  :{'t('>,  3'kS  et  ilO  à  'tl'i    consti-      Amyg.iaies. 
Incul  deux  p(dil-   bdx's  ovoïdes,  allongés  dans  le  sens  vertical  et  remar- 


474 


ANATOMIi:    ni-S    CENTIÎHS    NEHVELX. 


hase     (1  implantn- 
lion  latoralo. 


qiiablos  par  leur  mobilité,  la  direction  sagittale  de  leurs  lamelles  (Fig.  3il> 
et  la  situation  de  leur  c'troite  base  d'implantation  qui  est  latérale  (Fig.  '3iiVi 
et  non  pas  supérieure,  comme  pour  les  autres  lobes  de  la  face  inférieure 
des  hémisplières.  Le  pétiicule  d'insertion  de  l'amygdale  est  situé  à  l'unidn 
de  son  tiers  supérieur  avec  ses  deux  tiers  inférieurs  Fig.  34()).  11  est 
allongé  dans  le  sens  sagittal  et  s'étend  des  ailes  de  la  pyramide  au  pédon- 
cule du  llocenhis  (Fig.  345). 

On  peut   considérer   à    l'amygdale    trois  faces    qui    sont   antérieure, 


-m.    I  Eca 


l'0l6 


•'9'^ 


sar  Lqr    ;      .  :     .     ^^     ■^'^3 


Fig.  340.  —  Coupe  verlico-lransversale  du  cervelet  passant  par  le  culmeu  du  vermi-> 
supérieur,  les  noyaux  du  toit,  le  bouchon,  l'olive  cérébelleuse,  la  partie  antérieuri' 
du  nodule  et  de  la  luette  et  le  pédicule  d'iinplnnlalion  latérale  des  amygdales.  — 
(.Méthode  de  Weigert-Pal.) 

Ainr/,  amygdales.  —  pAmçi,  base  d'implantation  latérale  de  l'amygdale.  —  fec,  feutrage 
extraciliairc.  —  fie,  feutrage  infraciliaire.  —  fsme,  fibres  semi-circulaires  externes.  —  fsmi, 
fibres  semi-circulaires  internes.  —  Uhi,  lobe  digastrique.  —  Lr/r.  lobe  grêle.  —  Lqa.  lobe 
i|iia(lrila(cre  an((irieur.  —  I.qp,  lobe  quadrilatère  postérieur.  —  Lsli,  lobe  scmi-binaire 
inférieur.  —  Lds,  lobe  semi-lunaire  supérieur.  —  .Vem,  embole  ou  bouchon.  —  Ao,  nodule. 
A7,  noyau  du  toit.  —  aNt,  entre-croisement  des  noyaux  du  toit.  —  Oc,  olive  cérébelleuse.  — 
scf,  grand  sillon  circonférenticl  de  Vicq  d'Azyr.  —  .<î.7/-,  sillon  du  lobe  grêle.  —  siV,  sillon 
inférieur  de  Vic(|  d'Azyr.  —  ssV,  sillon  supérieur  de  Vicq  d'Azyr.  —  spop,  sillon  post- 
pyramid.d.  —  nia.  sillon  transverse  antérieur.  —  l'c,  luette. 


l-'aces. 


interne  et  exieine;  trois  bords  :  externe,    interne   et  |)oslérieur,  et  deux 
crtréniilés  dont  l'une  est  supérieure,  l'autre  inférieure. 

Lu  face  antérieure  est  concave  (l'ig.  'i'ii  et  -'itS);  elle  appartient  à  la 
face  antérieure  du  cervelet,  concourt  à  former  avec  le  lobe  digastrique 
(Ldg)  la  gouttière  qui  loge  le  bulbe  racbidien;  elle  alTeclc  surtout  des 
rapports  avec  le  corps  restifornu'  et  les  bords  externes  de  la  toile  choroï- 
dicnne  inférieure.  La  face  interne vi^i  plane  en  avant,  où  elle  est  en  contact 
avec  celle  du  côté  opposé,  légèrement  concave  en  arrière  où  elle  s'apj)lique 
sur  la  luette  dont  la  sépare  le  sillon  longitudinal  inféiMeui'.  La  face  e.rterne, 
ou  convexe,  se  loge  dans  l'i'xcavalion  du  lobe  digasli'ique.  Le  bord  externe. 


Miii;  l'ihii  (H.  II.    1)1     lillii  M  lil.Ni  I  l'ii  \  I  I  il*i 

lllilirr    ri    l'Ililr-.    l'-^j    I  CCI  Kl  \  Cl  I    |i,ir    lr    \i>\>r    1 1  ii:;i  ^1  ri  (  |  llr  ;    Ir   //n/t/    inhiiir    i'^\         Ilor-N. 
.,r|i;iic  (II'  ccl  ni  lin  rnli'  ii|i|i(i-^c  |i,i|-  l;i  \  ,i  I  Ici-  de  l!i-il  ;  le  Ihiiil  jin^hriciir ,  le  [ilii-, 
rn.UN,  csl  ;ii  Tdinli  l'I   rrcollNCfl  par  I  ailr  lie  la  |i\  faillitic  •'!   I  ajlr  <lc  la   liicllc. 

\  .'ri /rt'//ii/f'  /li/rrlri/rr  vs{  moils-^c  rl   anoiMlir,  elle  |il(tii|^('   avrc  le  IiiiIIh'        lAii-rnii/-      inM- 
I  irliiilicn  dans  le  linn  (M(i|iilal,  ic|iri''S(Milc  la  [larlir  la  |iln~-  (li''(li\c  ilii  ccr- 
\('|i-l   cl  est  irciniM'iti'   |tar  iiii   |>()iil    aracliiio'ulicii  (jiii   jiassc  dr  l'ain  \  ,u:dalc 
ilinilc  --Ml'  la  i;an(h('  ^aiis  iM'm'drcr  dans  la  (n'idondciir  de   la   \all(''c  de  lîcil. 

\  ,'r  I  Iriniilr  siiiifrinirc  v^\  idn--  \  id  n  ni  incn^-c  (|in'  I  ind'i'irinc.  (  luniitrisc       Kxirrinit.i     shik"!- 
rnlif  le  HoccmIus,  la    InclIrrIlr   Inillx'    lin  Indien,    (dlcrsl    liln'c,  (»ccii|h'  le 
iiiti  iriiiroiidtdlc  cl  lail  saillie  dans  la  cavili' du  i'  vcnlricwlt' dont  la  spjiarc 
nn  rciiillt'l  |)i('-ni<''i'i(Mi  ri   la   \al\iil('  de  Tai'iii  (Kif;.  '{ili,  il4,  4t.")!. 

I.  aniN  i;dal('  X' lrou\  I'  d<inc  en  i|n('l(|n('  snric  cnidavi'c  mire  le  \"'iMiis  Uaiiports. 
inlcriciir  cl  lr  Inillx'  larliidirn,  aussi  sr  li(>uvr-[-(dlr  iul(''rrss(''r  sur  loiilcs 
1rs  couprs  [irai icpu'rs  au  voisinage  dr  la  i-r^ioii  l)ull)0-|)roluljrranli(dlr.  Les 
couprs  saiiillairs  Im'^.  'i  I()  à  il'l'lrl  vri'lico-li'ansvrrsales  i  l''i^.  .Ttl»)  nioii- 
Irrul,  ru  oulrr,  1rs  ia|>|)orls  (lualVrclr  l'cxliMMiiili''  supri'iourr  de  l'amyg- 
dalr  avrr  lOlivr  critdxdlruse  doul  (die  n'est  séparée  que  par  une  mince 
coucdir  Ai'  lihrrs  Maiu  lu's  appartenant  en  partie  aux  ailes  de  la  luette. 

l/aniviidalr  couipiiMid  di\  à  douze  lobules  secondaires   (|ui    airretrnt,      i.oi.uins      vfcon- 
pour  la  plujuirl,  une  dirrclion  saj;itlale,  sont  tapissés  chacun  de  deux  à 
cinq  ou  sept  lamelles,  et  séparés  par  de  profonds  sillons  inter-lobulaires.  .^ 

Ces  lobules  se  réunissent  sur  trois  lames  de  concentration  communes  dont  ^ 

l'une  (>st  antérieure,  les  deux  autres  postérieures.  La  lame  antérieure,  la  > 

plus  courir,    (>sl  située  au   voisinage  du  bord  externe  de  l'amygdale  et  -i 

n^'oil  l'exlréuiili'   anléiitnirr  de    tous  les  lobules  des  faces  antérieure  et 
rxlrrne  de  l'amygdale,  ainsi  (jue  C(>ux  des  extrémités   supérieure  et  infé- 
ri(Mirr.  Les   lames  de  concentration  postérieures  sont   situées  l'une  au-      Lames  de  oonccn- 
drssus,  l'autre  au-dessous  du  pédicule  d'insertion  de  l'amygdale.  La  supé- 

I  irure   est  petite   et   sert  de  point  de  concentration    aux    deux    ou  trois  ^ 

lobules  de   l'extrémité  supérieure;  l'inférieure,    beaucoup  plus  étendue,  "* 

allriut  presque  l'extrémité  inféiieure  de  l'amygdale  et  reçoit  à  angle 
plu>  ou  moins  aigu  1rs  lobules  des  régions  antérieure,  postérieure  et  infé- 
rieure de  l'amygdalr. 

De  rriu'hncmrul  i\v  lamygdalr  et  de  la  direction  sagittale  de  la  plu-      Aspect  sm- coupes 
paît  i\v  >rs  lanirllrs.  il  résullr  ([uc  sur  les  coupes  sagittales  et  horizontales   |aies°'''et*'^  ve^r^fco- 
(Fig.  410  à   il.'»  et  437)  —   (jui    sectionnent  les  lamelles  parallrlemenl   nansversaies. 
à  leur  direction  —  on  n'observe  pas  l'aspect  dendritique  si  spécial  des 
autres  lobes  cérébelleux.  Cet  aspect  ne  se  rencontre  que  sur  les  coupes 
vrrtico-lransversales  (Fig.  346)  un  peu  obliques  qui  sectionnent  le  pédi- 
ruli^  d'insertion  de  l'amygdale  fpAmg)  perpendiculairement  à  sa  direction. 


V.  — 


i.oiii:  iNn:i!o-.\Mi:i!ii:i  i;.  —  i.diti:  m    nom  le  :  nodili:  i:t  flocculis 


L(^  lobe  (lu  iioduh'^v  distingue  des  autres  lobes  primordiaux  du  cervelet  :      Loi.e   inféro-anté- 
1°  par  sa  petitesse;  2°  par  la  grande  distance  qui  sépare  sa  partie  médiane 


rieur. 


476 


A.NATOMIE    DKS  CENTUKS  NEHVEIX. 


Nodule. 


Situation  profori'le. 


Facos. 


OU  vermienne,  le  nodule,  de  ses  parties  hémisphériques  qui  forment  les 
petits  lohrs  du  j\prf  jmeumogasIi'Kjue  ou  cugur,  appelés  encore  fJoccu/us  ou 
flocon:  3"  pai'  la  •>\{\\\\\'\o\\  profonde  du  nodule  qui  occupe  1  extrémité  anté- 
rieure du  vermis,  et  la  si- 
tuation .superficielle  du 
llocculus  de  chaque  coté 
du  hulhe  rachidien. 


Noyau  du  tcit 


^'9 


Nodule  (No,  Fig.336, 
344,  34o,  347,  348,  408, 
410). —  Lorsqu'on  examine 
la  face  inférieure  du  cer- 
velet, le  nodule  est  généra- 
lement masqué  parlaluette 
en  avant  de  laquelle  il  est 
situé  et  dont  le  sépari»  le 
sillon  poxt-nodulaire[siïoni. 
Pour  l'étudier,  il  faut  donc 
ou  bien  renverser  le  bulbe 
en  avant  (Fig.  3ii),ou  en- 
lever la  protubérance  et  le 
bulbe  rachidien  (Fig.  33i. 
3ir)),  ou  encore  j)ratiquer 
une  coupe  sagittale  mé- 
diane du  cervelet!^ Fig. 33(). 
Fig.  347.  —  Coupe  sa;-iltale  du  nodule.  La  face  in-  347).  On  constate  alors  que 
traveniriculaire  du  nodule  tapissée  par  l'épen-  ]o  nodule  OCCUpe  la  partit 
dymc  ventrii:ulaire  et  le  diverlicule  angulaire  du  -nilérieure  du  vermis  inlV'- 
toil  du  4«  ventricule.  (Méthotle  de  Weigeit.)  .  ,.,  „  ..       .,,.      , 

,     ,         .  ,  •        ,     x-  •  rieur,  qu  il  lait  saune  dans 

/icfl,gr.anil  entrc-rroisomenl  coniirnssiiral  antérieur.  / 

— /i/j.épeiidynio  veiilriftiiaii-o  tapissant  la  face  hile-  la    Cavllédu    i""    VCntricule 

rieiu'c  ilii   iioy;ui  du  toi!,  le  (livei'ticiile  tingtilairt;  du  Joul  le  sén'ireul   les  nleviis 
t"    veutriculi;    et    se    rétU'ciussant   siu-   la   substance  ^  ,. 

blanche  et  r<'!Corcc  de  la  face   supérieure  du  nodule  choroïdes,  et  qu'il  présente 

pour  se   continuer  sur   la   toile    choroïdienne  et  les  nne      base     d  ininl'int'llion 

relativement  large,  située 
en  avant  de  la  luette  à  la 
partie  antéro-inférieurc  de 
la  substance  blanche  cen- 
trale du  vtMMiiis  (l'ig.  33(), 
3  H). 
Plus  ou  moins  voliiiniiieux  suivant  l(>s  sujets.  a|)lati  dans  le  sens  Iraiis- 
vei'sal  et  dans  leseiis  Ncrlical,  le  nodule  présente  une  fure/x^s/erieure  plane 
en  rapport  avec  la  Inelle;  une  face  inférieure  on  iiiféro-unlérieure,  liltrc. 
qui  constitue  la  |»ailit'  la  pins  aiiltMieiire  du  vermis  inférieur  td  sert  de 
limite  intei'iie  aux  nids  de  |>ige(»n  ou  d'hirondtdle.  el  \\\\(^  face  supérieure. 
tapissée  de  lamelles  céréludlcMises  et  recouverte  en  |)arlie  par  la   meni- 


plexus  choroïtles  du  4*  ventricule. —  ///,  fibres  en  guir- 
îanile  rpii  coill'ent  le  fonil  du  sillon  post-central.  — 
Pj,  la  couche  des  cellides  de  Purkinje  inlerniétliaire 
entre  la  couche  niolt'-culaire  et  la  couche  frranuleuse 
de  l'écorce  du  cervtdet.  Disposition  irrt'gulière  des 
cellid<!S  lie  Piukinje  d.ms  la  partie  intraventricul.ure 
(lu  nodule.  —  l'icli.  plexus  cluiroïdes  du  i°  ventri- 
cule. —  Vu  (piatiiiMui'  veiilriiiilr. 


MolM'IliM  (K.l  I.     m      l;  ll()\ll;l.  M.l.l'll  \  II,.  V77 

liiMiii"  l'iii-iiilyin.iin'  tlii  i'   \  rnliiciilc     l'ii;.  'îi"  .   \ti  iii\r,iii  du  |ii>itil  (IjnTrl 

lie  ci'llf  (Ici'iiirrc.  l;i    l;n<'  -ii  |mi  inii  c  ilii   ikmIiiIc  ilniiiir   iii^rrlinn  ;i  l;i  niiiico 

,iiriir  riiil  lirli;ilc  (|iii   l.i|il->s('   |cv   pIcMI-^  clininhlrs  li;i  llSVcrs.'lUX  (lll   i''  VCII- 

Inciilt"  :   il  ii-iillr  «If  «■('Ile  »li>|>nsiliiui    l-'i^.  iOS,  \  10  ri  .'('iTi  (|ii('  l;i  inoilir 

piolt'l'ii'llli'    ilr    l.i    r;i(('    SlI|u''|'iiMir<'    du    lindlllc  c^l    ml iii-iriilnnihnrr  v\    (|l|i'        S:i    pariif!     iiiira- 
'  ...  Il  ■    1     -1      -1  1  II-         vrMiiri'Mil;iirc. 

sa  nuulii'  ;mli'i'iiMi  11'  ol  r  i  /rn-ri'nlin  iihiin-  ;  rrllc-ci  hiil,  il  rsl  \r;ii,  ■~iiiliir 
(laiis  le  'r  \  mil  ici!  le.  iinii-'  rllr  ol  s(''|i;in''r  de  l:i  c-ivili''  \  riil  ii«iil;iirc  j);ir 
la  Idilf  iliniiihl  h'iiin"   i  iili'rii'iijc  (|  irrlic  nduiilc  en  iiv;iiil . 

Tollli'  l;i  liirt'  lilnc  du  liodillr  es!  rccdll  \  cilr  de  >i\  ;"i  IH'llI  liiliirllc-- 
Iraiisvcrsali's  ^rduiH-CN  m  dnix  on  lr«»i>  loluilcs  s('C()iidair<'>. 

|>('^  partit'--  lalcialr^  du  iindulc  hiu.  ■'{  i  "i  se  d«''lacli('iil  deux  minces  ivt  pansions  lat.-- 
\(.ili'-  iiii'inlii'.iiH'iix  di'  -nli>laiin'  hlaindic,  ([iic  leur  forme  semi-lunaire  a 
lait  cnuiiKircr  aux  \al\ul('>  semi-lunaircs  de  l'aoflc  ou  de  l'arlrrc  pul- 
nuMiaire;  ce  soûl  les  valvules  de  Tarin  \"\  [rnilc  riK'duUn'irc  posu-rifur,  vaivuios.ic Tarin. 
vrht  Tfin'ni.  rnlniLr  sriiii-cirriihircs  (■rn'//r//l ,  iV'i^.  315,  l}')4  et  411  à  ili), 
qui  rclii'iil  If  nodule  No)  au  llocculus  (Floc),  se  continuent  en  arrière 
avec  les  ailes  lalcialcs  d(>  la  luelle  (Uv'  et  coneoui'ent  à  former  les  nids  de 
pigeon  ou  d'hirondelle  i^niij.  Masquée,  par  l'amygdale,  elles  ne  deviennent 
apparentes  à  l'extérieur  qu'après  ablation  du  lobe  tonsillaire  (Fig.  3i5). 

On  considère  à  chaque  valvule  de  Tarin  deux  faces  et  deux  bords.  La     Aspect  et  .usposi- 
ïvico  siipcrifiirr,  con\o\c,  fait  saillie  dans  le  l'' ventricule;  elle  est  tapissée   '""*  ^''^  ^*'^'"'''^-         ;;; 
par  l'épendyine  venlriculaire  et  concourt  à  former  le  versant  inférieur  du  ^ 

toit  du  i"  M'utricule    l'i^.  X\'i ,  ï\2  . 

La  face  infrrirurr  ou  extra-veutriculaii'e  est  recouverte  d'un  feuillet 
pie-mérien  ([ui  la  st'pai'e  de  l'extrémité  supérieure  de  l'amygdale.  Le  bord 
/los/rriri/r  se  continue  avec  le  bord  antéi'ieur  de  l'aile  de  la  luette  dont  il 

^e  dislingue  par  sa  minceur  et  sa  mobilité,  et  adhère  à  la  substance  blanche  - 

centrale  du  cervelet.  Il  forme  avec  la  paroi  supérieure  du  toit  du  i""  ven-  3 

tricule  le  diverticule  angulaire  connu  sous  le  nom  de  sommet,  Aa  faite  du  ^ 

i''  ventriru/e,  ei  qui  correspond  à  la  région  du  bile  de  l'olive  cérébel- 
leuse ;  Voy.  plus  loin). 

Lors(|u'on  examine  la  \al\ule  de  Tarin  sur  un  cervelet  auquel  on  a 
aiiju  Ik'  les  plexus  choroïdes  du  i''  ventricule,  le  bord  antérieur  de  cette 
val\  nie  aj)paiait  lii)r(\  mince  et  tranchante  Fig.  34.')).  File  se  continue  en 
réalitt'  avec  la  mince  couche  ('pillndiale  qui  tapisse  les  plexus  choroïdes 
transversaux  du  ï'  ventiicule  .■!  la  toile  clioroïdicnne  inférieure  (Fig.  3oi-). 

Flocculus  Floc  ,  lobule  du  nerf  vague,  lobule  du  nerf  pneumo-  iioccuius. 
gastrique  Fig.  333,  3i2.  3tt,  3i:i,  3i8.  tKJ,  illi,  UT,  43(i,  i37  .—  Le  lloc- 
culus I  toulle,  llocon)  est  un  petit  lobe  irrégulier,  constant,  très  apparent 
et  très  bien  délimité,  situé  au-dessus  du  lobe  digastrique,  en  avant  et  en 
d(diors  de  l'amygdale,  en  dehors  du  corps  restiforme,  du  diverticule  latéral 
du  i-'' ventricule  et  du  nerfaudilif,  en  arrière  du  nerf  vague  (|ui  le  recouvre 
en  partie  et  an(|uel  il  doit  son  nom  de  lohulc  du  iirrf  vcujur  ou  pneumo-  situation. 
tjustrique. 


478 


A.XATOMIK    DES    CENTHKS    NEUVEIX. 


II  l'oncoiut  à  former  la  lèvre  inférieure  du  sillon  marginal  antérieur 
du  cervelet,  et  adhère  par  un  j)édicule  long  et  relativement  épais  à  la  face 
inférieure  du  pédoncule  cérébelleux  moyen    Fig.  437  . 

Le  flocculus  constitue  le  plus  petit  des  lobes  hémisphériques  et  afTeclo 
une  forme  en  poire  ou  en  massue;  épais  en  dehors,  il  est  mince  et  effilé 


iB^, 


Floc 


KIoiciiliis     acces- 
soire. 


£Xû-a 


Xr^li 


;pop 


„,, r       '■       !    Amq  SpbA    '. 


.dg 


>prp 


Uv 


•s  pop 


Vie.  348.  —  Face  antérieure  et  liile  du  cervelet  après  ablation  du  tronc  encéphalique.  — 
D'après  la  photographie  d'une  pièce  durcie  dans  le  formol.  Même  pièce  que  celle  do* 
Fig.  338,  .340,  342. 

A)iu/.  amygdale  ou  tonsillc  cérébelleuse.  —  Floc,  flocculus  ou  lobule  du  nerf  vaeue.  — 
pFloc.  pédoncule  du  flocculus.  — hCc,  hile  du  cervelet.  —  Le,  lobe  central.  —  Lc\  ailes 
du  lobe  central.  —  Lt/f/.  lobe  di.ifastri(|ue.  —  Lf/r,  lol)c  irrclc.  —  Lifj.  linirula.  —  Lija,  lobe 
quadrilatère  antérieur.  —  Lf/p.  lobe  quadrilatère  postérieur.  —  Lsli,  lobe  semi-lunaire  infé- 
rieur. —  Lsls.  lobe  seuii-lunairc  supérieur.  —  So,  nodule.  —  Pct>,  pédoncule  cérébelleux 
supérieur.  —  l'ci,  pédoncule  cérébelleux  inférieur.  —  Pctn.  pédoncule  cérébelleux  moyeu. 

—  rl\\,  (liverticule  latéral  du  i"  ventricule.  —  se/',  fjrand  sillon  circonférentiel  du  cervelet. 

—  siV,  sillon  inférieur  de  Vicq  d'.Vzyr.  — sma.  sillon  mar^jinnl  antérieur.  —  spon.  sillon 
post-nodulaire.  —  spup,  sillon  post-pyramidal.  — sprj),  sillon  prépyramidal.  — 'ssf,  sillon 
sous-tlocculaii'e.  —  ssl.  sillon  seiui-binaire.  —  ssW  sillon  supérieur  de  Vic(i  d'.V/.yr.  —  L'r. 
luelle.  —  l'r.  vrilvule  de  T.irin.  —  VW  valvule  de  Vieussens.  —  )7/.  nerf  facial.  — 
17//.  nerf  audit  il. 

en  dedans,  au  niveau  de  sou  pi'uloiiculr  il*  l'Ioc)  (|ui  s(>  coulinue  avec  la 
partie  externe  de   la  valvule  de  Tarin  (VT)  (Fig.  3'i8). 

In  sillon  constant,  dans  le  fond  duqiud  ou  rcuicontre  fréqiKMnmenl 
(|U(d({ues  lamcdles  profoiules,  sessiles,  adhérentes  au  pédoncule  cérc'dxdleux 
moyen,  et  connues  sous  le  nom  de  flocculus  accessoire,  sépare  le  tloc- 
culus  du  lohe  digaslri(|ue. 

La  partie  exleriu-,  épaisse  et  proéminente  du  tlocculus  comprend 
(|uatre  à  cin(|  petits  lobules  transversaux  et  div(Mgents  de  deux  à  trois 
l;uuelles   clinciin.  (les  lamelles   sunisseni    en   (bdtors  à    un    mince   cl  l)as 


Miii;  l'Uni  iH. m;     di      i;  lin  \l  i:i.  \i   l.l'll  \  L  !■:  il'.t 

pi'dicillr  .1(1  II  (Ta  II  I  an  |icm|(  Uicilli-  (•(•rf'ln'l  Irll  \  llin\  cil  ;  rn  i|c(|;i|l^.  r|  |c>  s'ini-  I'imIoimuIi-  <Iii  i\., 
phililfiil  --111  iiii  l'iiai-^  lai--ir.Mi  (le  lildc--  \\\A\\v\\r^  ,\i'  iirilnniiilr  ihi  /Imi  iiliis , 
1,  l'Inr  aplali  d  axant  en  ariinr.  I  .a  lace  |ni^|ci  iciiic  du  iicdoncii  le  du 
IIkcciiIus  c^I  laiii-^scc  ilc  (|iitd(|lli'>  laiiirUcs  sr^silcs;  s;i  hier  a  II  I  (•licini' 
(>>|  di'|>()iir\  lie  dV'coicc  (•('•[•(•Ixdli'iisc,  (die  a  |)|);irl  icril  dniis  sa  parlir  r\|ciiic 
,1  la  --iirlacr  cvlrrifiiif  du  ciTMdcl  «d  est  iccdii  \  nie  par  un  Iriiiliid  pic- 
iiifri.-ii.  La  niMilic  iiilcnn'  est  iiilra-\  ciil  liciilairr  ;  (die  loiiiic.  ainsi  <|n(' 
iu»us  le  stMiiiiis.  la  laii'  sii|)(''ric'iiro  du  tiiverliciilL'  lulôral  du  i''  vcniriciilr 

lUIll-KXïll.VPIIIE.   —   Aii.Noi.i).    U'inilh.  d.  .[ii'iloniir  ilcs  Mnnsrhen.  Fri'iliur;,'.  IS:il. 

Hruuvc.ii.  Vom  linitr  »»'/  Lehen  drs  (h'hirns.  Loip/i;:.  IS|',i-lS20.  —  Ciiaui'V  in  Tiaili; 
nuit.  Iitimninr  tir  /'.  Poirier,  t.  III.  Paris.  —  Fovii-lk.  Tntilc  r(iinpl(:l  de  l'unatotnic,  de  In 
phijaioloiiie  el  île  lu  puthnhifie  du  si/sli'm'  iierrcux  cérélirn-spimil.  —  IIkm.k.  Ihmdhiich  der 
Nenenlchie  iles  Meiisehen.  IHT'.i.  —  KuLLiKKR.  Kmbryologie.  ïraduct.  française,  [HH2. 
p.  56;{.  —  Mai.vi:\umî.  Siiorn  esiwsizione  délia  vera  sluttura  del  cerveletto  umano.  Torino, 
1776.  —  lUai..  Fraijiueiile  uher  die  Bildiinfi  des  Kleinen  Gefiirns  im  Mcnschen.  Arrli.  v.  Rcil 
u  AuduMuii'lh.  M.  VIII,  I8l)7,  t-l  Hd,  IX.  — Sciiaikr.  The  spinal  cord  and  brain  m  Qiiaiu's 
Klenienfs  of  Analoniy.t.  IV.  cl  Part.  Lomlon,  189:{.  — SiMwxhUZ.  Lehrl>iieh  der  Neuroloijie, 
1881.  —  Stii.i.im;.  VnlersKehitnuen  iiber  den  liau  des  Kleinen  lîehirns  des  Mensehen.  \.  lid. 
LiHf/»/'/  "2.  B.  Lobuliis  centralis,  :\.  lid.  Monticulus.  Kassel,  1864,  18G7,  1878.  —  Tarin. 
—  Te.stl't.  Traité  d'anatomie  liuniaine.  Tome  II,  fasc.  2.  Neurologie.  Paris,  1891.  —  Vico 
d'Azyr.  Traité  d'anatomie.  Paris,  178G-17'.I0. 


±'  PUU  TUBE  II  AN  CE  ANNULAIRE.    BULBE   HACIIIDUIN  .' 

ISTHME    l»OSTÉRIEUR 

Aprrs  aMalioM  du  cervideL  1<'  c(M'vohu   rlioniLoïdal   se  pi'ésonle  sons      y-n-me.  r 

l'aspcM  l  d'imo    masse    l'usil'ornio.  oLIoiigue  ou  rliumboïdale,  épaisse   à  sa  3 

jiarlir  iiKiyi'iinc  (|ui  se  prolonge  dans  le  cervelet,  effilée  en  bas  où  elle  se  x 

(•t)nlinue  avec  la  moelle  épinière  el  en  haut  on  elle  fail  snile  au  cecvean 
mi)yt>n  L'ig.  Mi!)».  Sa  limite  supérieure  est  marquée  :  en  avant,  par  un  Limites, 
pi'otond  sillon,  le  sillon  /irdonru/o-protttb/'t'antif'/  ou  protiibrranticl 
sftprr/rifr .  ([ui  si'pare  la  piiduliérance  des  pédoiu'ules  céri'diranx  ;  en 
ai-rière.  par  nu  léger  sillon  transversal,  ([ui  sépare  les  tubercules  quadri- 
jnineaiix  posléi-ieurs  de  l'isthme  postérieur.  Sa  limite  inférieure  est  à 
peiiit>  iiidii|iit''c  par  un  léger-  t'dranglemenl.  le  ro//rf  du  hiilhc.  ou  encore 
par  une  ligne  fictive  (|ui  passe  au-dessus  de  la  première  paire  de  racines 
cervicales,  à  la  naissance  de  la  moelle  épinière.  Sa  direction  est  presque  Direction, 
veilicale  (lie/  l'adiille.  son  e\li(Mnité  supérieure  n'étant  inclinée  que  de 
:2tl"  à  .'il)"  en  avanl  d'iiiie  veiiical(>  passant  par  le  Irou  occipital.  l/a\e  tlu 
rhomhenci'phale  forme  ainsi  avec  l'axe  du  cerveau  intermédiaire  un  angle 
obtus  oiiNcit  en  bas  d  cii  avant,  (d  dont  le  sommet  correspond  au  cer- 
veau moyen:  il  n'est  pas  re(dili^ne.  son  exln-miti'  iiil"(''rieiire  ('danl  légè- 
rement coudée  an  niveau  de  l'angle  inl('rieiir  dn  (|natrième  \ cntriciile, 
el  ce  coude  esl  le  vestige  de  Vunijlr  nin/idl  du   Indus. 


rieure. 


480  A.NATUMIK    DKS    (^.ENTIîES    .NK  l\  V  K  U  \ . 

Configuration exté-  Conformatioii  extérieure.  —  On  peut  décrire  au  cerveau  rliom- 
boïdal,  après  ablalioii  du  cervelet,  quatre  faces,  une  antérieure,  une  pos- 
térieure et  deux  latérales. 

Face  ant.  Heure.  Face  antérieure.  • —  (  Fig.  349).  Cette  face  repose  sur  la  gouttière 

hasilaire  de  loccipilal  dont  la  séparent  l'artère  basilaire  et  un  vaste  con- 
lluent  sous-arachnoïdien,  le  confluent  basilaire.  du  liquide  céphalo-rachi- 
dien; sa  partie  inférieure  est  en  rapport  avec  le  rebord  du  trou  occipital 
et  l'extrémité  supérieure  de  l'apophyse  odontoïde  de  l'axis. 

Un  sillon  transversal,  le  sillon  bulbo-protubérantiel  ou  sillon  protii- 
béranliel  inférieur,  divise  cette  face  en  deux  régions  :  l'une  super ieii ri 
ou  pontine,  très  saillante  et  caractérisée  par  la  direction  transversale  de 
ses  fascicules  de  fibres;  l'autre  inférieure  ou  bulbaire,  qui  représente  une 
sorte  de  cône  tronqué  et  qui  est  remarquable  par  ses  reliefs  longitu- 
dinaux. 

K.irion  i.ontine.  l°La  régioii  supéHeurc  ou  pontine  constitue  la  protubérance 

annulaire,  qu'on  appelle  encore  pont  de  Varole.  mésocéphale  i^Chaus- 
sier),  nœud  de  l'encéphale  (Sœmmering),  corps  de  la  moelle  allongée^  Kilo 

Limites.  cst  limitée  en  haut  par  le  sillon  probubérantiel  supérieur  ou  pédonculo- 

protubérantiel ;  il  la  sépare  du  pied  des  pédoncules  cérébraux  et  forme  sur 

Trou  Lorgne  supé-  la  liguc  médiane  le  trou  borgne  supérieur,  profond  diverticule  triangulaire 
limité  en  haut  par  la  lame  perforée  postérieure  et  compris  entre  les  deux 
pédoncules  cérébraux  et  la  protubérance,  légèrement  échancrée  à  ce  ni- 
veau. Au  niveau  du  bord  externe  du  pied  du  pédoncule  cérébral,  le  sillon 
protubérautiel  supérieur  se  jette  à  angle  presque  droit  dans  le  sillon  latéral 
de  l'isthme. 

La  protubérance  est  convexe  dans  le  sens  longitudinal;  elle  se  prolonge 
en  dehors  dans  le  cervelet  en  formant  les  pédoncules  cérébelleux  moyens 
(iV'm,  Fig.  333).  Sur  la  ligne  médiane  elle  présente  un  sillon  longiludinal 
peu  profond,  bordé  de  chaque  cot(''  par  un  relief  longitudinal,  le  bourrelet 
pyramidal,  et  plus  en  dehors  par  V émergence  du  trijumeau  et  le  pédoncule 
cérébelleux  moyen.  Une  ligne  fictive  qui  unit  l'émergence  du  Irijumeau  à 
celle  du  facial  sert  à  limiter  la  protubérance  proprement  dile,  située  en 
dedans,  des  pédoncules  cérébelleux  moyens,  situés  en  dehors. 

Sillon  nic.iian.  Lc  sillou   )))é<lian    mcsurc  2   à    2,5  centimètres   de    hauteur;    il  com- 

mence en  bas  au  niveau  du  sillon  bulbo-proiubéranliel  (sp)  où  il  concourt 
à  limiter  le  trou  borgne  inférieur  de  Vic(|  d'Azyr  (tb),  s'élargit  en  haul  et 
se  termine  dans  le  sillon  protubérautiel  supérieur,  au  niveau  du  trou 
borgne  supérieur  (Ib').  Il  loge  l'artère  basilaire,  (M  on  le  désigne  encore  de 
ce  fait  sous  le  nom  de  sillon  basilaire.  mais  sa  dépression  tient  nuiins  à  la 
|)résence  de  celle  artère  qu'au  relief  des  bourrelets  pyramidaux  et  à 
l'existence  du   raphé   médian.    Il   existe   en  elTet .   nu'Mue   lorsqu(>  le   Irouc 

1.  l'onr  les  .inciciis  an.itdiMi-itcs  \\  illi~;,  Niciissciis  ,1c  terme  ilc  iiuu'lle  .illoiim-e  s".ip|)li(|nait 
non  seul(Mn('nt  au  biilhe  racliidicn,  mais  encore  à  la  |)r()lul»t^'rancc  cl  aux  pédoncules  cérci)raiix. 
Ilaller  le  j)rcniicr  l'employa  dans  nn  sens  plus  resircini  en  l'applitpianl  exclusivement  au  luilbc 
racliidicn. 


Miii;  l'IKildi.  I  I      l>  I     II  II  H  M  i;  I.  \(.|  ni  \  i.i: 


Imsiliiit 


^1  .l.\ 


II-  ;iii(>nii;i  li'iiii'iil 
iHUirifli'l  |'\  i.iiiihl;il  ('--1  ;il- 
ll'aissi''  |>;ii'  --iiil"'  il«'  l.i  di'-i'iic- 
IrcsmitM'  >(M<tii(lii II r  i»ii  tit' 
,r)«};t'in''sii'  tlii  r;ii-.((Mii  l»>rii- 
hniiiiil  >>(tiiN-j;utMil. 

I.i's  hniirn'lri\ iii/r)iini(hn(.r 

sont  |iro(liiiU  |i;u'  le  passM^c 

dos  liii'^ct'iiii \  (11'    l;i  \  i>i('  pi'- 

.tloiifiilairc     sniis     les     lilircs 

lriiii>\«M"sal('s  (le  la    |tniliili('- 

iraiUM»    qu'ils    stuili'Nriil  ;    ils 

|s'tMart:iss('iil  de   lia-^  m    liaiil 

Iconiiiit'   la  Nnic   |iiM|(iiiciilairt' 

cl  la    proliilii'iaiicc  nicsiirc  à 

l(Minii\  l'an  '.\\\  •{."1er ni  iiiiMn's 

(lo    lianlcnr.    Vax    drlinrs    des 

^  hoiirrclcls     pyramidaux,    on 

trouve,    à     I  iininii    dii     liers 

sujii'rieui"  avec   les  deux  liers 

1  int'érioui's  de  la  proluIxTance, 

Y  émergence   t/rs    iwrfs    triju- 

i  /wp</j/.r  distant  s  l'un  do  l'autro 

[  \\o  3  à '<..')  eiMiliniètres.  I^lle  se 

l'ait   par  deux   racines,  l'une 

pehie  un    innd'icc,  située  eu 

I  avant   et   en   deilans,    l'aulic 

I  ^/rossf  on  sf'/i\i/ii:e,  heancoup 

pln>  \  oluniiueiise  el  i|n!  pié- 

[  sente  après  son  arraclieineni 

un    nK'jdal     o\alaire     fi'aus- 

versal. 


'.SI 


aul  re 


lloiirrr 
irii>l:iii\. 


ma 


n;..'}f9.  —  l'ace  aulérieure  du  cerveau  ilioniboïdal 
après  ablaLion  du  cervelet.  La  pie-mère  des  re- 
liions ponline  el  bulbaire  a  été  enlevée,  le  sillon 
médian  anti'rieur  écarté.  (D'après  la  pliofogra- 
pliie  d'une  pièce  durcie  dans  le  formol.  —  Même      Pédoncule    cén 


Le  jirdinu  nie    crréhclleux        pièce  que  celle  des  Fig.  .338,  342,  348,  352. 


Ik-Uoux  moyen. 


nwt/en  t  Peni  api>araît  coninie 
\\n  vohunineux  faisceau  plus 
on  moins  anondi,  seelionui' 
pai-  la  cmipe  (|ni  a  lihéi-é  le 
(•er\elel.  Sur  nn  rliomliencé- 
pliale  dont  le  ciM'xcJel  n'a  pas 
('lé  enlcM'    i'"i<j.  •'{•'{•{  .  ce   né'- 


/•'//,  faisceau  lafcirai  du  bulbe.  —  Floc,  tlocculus. 

—  jiFloc,  pédoncule  du  llocculus.  —  l'o,  faisceau 
nlilii|uo  (le  la  protubérance.  —  sma.  sillon  nu-dian 
aiiti  rieur  du  bulbe.  —  Oi,  olive  inférieure  ou  bul- 
iiaiic.  —  /'.  pic'd  ilu  pédoncule  cérébral,  —  l'o,  protu- 
bérance. —  Pij.  pyrannde  antérieure  du  bulbe  recou- 
verte à  sa  partie  supérieure  et  à  sa  partie  moyenne 
par  les  fdtres  arciformes  superficielles  du  bulbe.  — 
.'•/'//,  décussafion  pyranûdale.  —  (h,  trou  borgne  in- 
férieur. —  l/y,  trou  borgne  supérieur.  —  V.  trijumeau. 

—  17/.  nerf  facial.  —  17//.  nerf  amlilif. 


doncule  représente  un  volu- 
minenx  lai-ceaii  Irian^nilaire  qui  se  jjorl,.  en  dehors  el  en  arrière  el  pénètre 
en  s'ellilaut  dans  le  sillon  margiiidl  nutr rieur  du  cervelet.  Les  lames  et 
lamelles  des  laces  supérieure  et  iulérieure  du  cervelet  simplanleni  à  an- 
gles plus  ou  moins  droits  sur  ses  bords  snj)érieur  et    inlV'iieur ;  sur  son 

Tll.ME     II.  Ul 


482  ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 

l)Oi'(l  inférieur,  au  voisinage  du  bulbe,  on  remarque  le  petit  lobule  céré- 
belleux bien  délimité  du  //o  ce /dus-  ou  lohide  du  nerf  vague  i^Flocj. 
Aspect  do  la  région         Toutc  la  faco  antérieure  de  la  région  pontine  est  striée  transversalemeni 

''"'°"°'^'  par  de  gros  fascicules  de  fibres  qui  se  dirigent  du  sillon  médian  de  la 

protubérance  vers  le  cervelet,  où  ils  convergent  dans  le  sillon  marginal 
antérieur.  On  appelle,  depuis  Rolando,  faisceaux  supérieurs,  ceux  qui  pas- 

.striation transver-  scut  au-dcssus  de  l'émcrgence  du  trijumeau;  faisceaux  inférieurs,  ceux 
qui  sont  voisins  du  sillon  bulbo-protubérantiel,  et  faisceaux  moyens,  ceux 
qui  passent  au-dessous  du  trijumeau.  Ces  derniers  se  dirigent  d'abord  hori- 
zontalement en  dehors,  puis  s'infléchissent  eu  bas,  descendent  oblique- 
ment vers  le  ncM'f  facial  et  le  flocculus.et  croisent  les  faisceaux  inférieurs 

Kaiscoau  oMiiuo.  qu'ils  rccouvrcut  I  Fig.  ;ri-9).  Us  constituent  le  faisceau  oblique  de  la  pro- 
tubérance [Vo],  le  ruban  arqué  de  Foville.  Leur  existence  n'est  pas  con- 
stante, et  leurs  dimensions  présentent  de  grandes  variétés  individuelles. 
Les  faisceaux  supérieurs  et  inférieurs  débordent  en  haut  et  en  bas 
les  sillons  qui  limitent  la  protubérance,  masquant  ainsi  en  partie  les 
pédoncules  cérébraux  et  la  partie  supérieure  du  bulbe.  Ils  s'incurvent  en 
même  temps  sur  la  ligne  médiane  au  niveau  des  trous  borgnes  supérieur 
et  inféi'ieur,  et  se  moulent  en  haut  autour  de  chacun  des  pédoncules 
cérébraux,  en  bas  autour  de  chacune  des  pyramides,  les  environnant 
d'une  espèce  de  collier  :  le  collier  des  pédoncules  cérébraux  et  le  collier 
des  pyramides,  de  Cruveilhier. 

Collier  (les  p.via-  Ccttc  dispositlon  dcs  fibres  protubérantielles  supérieures  et  inférieures 
est  très  manifeste  sur  la  coupe  sagittale  médiane  du  cerveau  rhomboïdal. 
elle  a  conduit  quelques  auteurs  à  décrire  à  la  protubérance  une  face  supé- 
rieure et  une  face  inférieure  libres.  Il  s'agit  en  réalité  moins  d'une  faco 
que  d'un  rebord  saillant,  plus  ou  moins  mai'cpié  suivant  les  cerveaux. 

Les  dpiiv  étages  Loi'squ'on  scctioune  la  prolubérance  perpendiculairement  à  l'axe  lon- 

r.-L'ioM  imiitiiie.  gituduKil  (lu  l'hoiubencepha  1(M  l' ig  -nii  et  db-)!,  on  la  voit  constituée  par 

deux  parties  :  l'une  postérieure  ou  supéi'ieure,  \  étage  postérieur,  la  ca- 
lotte ou  tegmentum,  qui  relie  la  calotte  pédonculaire  au  bulbe  rachiditMi; 
l'autre  antérieure  ou  inférieure,  Vétage  antérieur  de  la  protubérance,  con- 
stitué par  des  fibres  transversales  qui  relient  un   liémisphère  cérébelleux 
à  l'autre  et  représentent  une  sorte  de  pont.  Xi"  pont  de  Varole,  sous  lequel 
Le  volume  de  ses   passcut  Ics  fibrcs  longitudinales  de  la  calotte.  Par  ses  libres  transversales, 
esriLmHMiommi'!^^^^^^   '^^  j)rol u bérauce  n'est   (|u'une  anne\(>,  qu'un  corollaire   des  hémis|)hères 
déveiopixiiiciit     du    cérébcl I Cil X  1  SON   \(iliiiiH' est  Cil   rapixu'l   (lir(>cl  avec  h»  \oluine  d(»s  Ihmiu- 

«•erveli'f.  ... 

sphères  cérébelleux  :   lors(jue  ceux-ci    subissent   un   ari'èt  d(>   déx  el()|)p(>- 

Vari.i.s  pathoio-   mcnt ,  Ics  librcs  ti'ansversales  n'exisleni  pas  ou  sont   très  rédiiiles;  elles 

'"'"'""  diminuent  considérablement  de  volume   dans   les  lésions   palhologiques  > 

qui  intéressent  l'écorce  cérébelleuse  (voy.  cas  Vasseur,  (Ihap.  IV),  on 

détruisent  la  substance  blanche  centrale  sous-jac(Mile    voy.  cas  Drevel, 

Chap.  IV).  Files  diminuent  en  outre  lorscju'on  s'abaisse  dans  l'échelle  des 

Vari.-tos  pi.viogé-   vcrtébrés.  Très  réduites  chez  les  vertébrés  non  maiiiniilV'res  don!  les  lobes 

"'"^'''  latéraux  cérébelleux   son!    rudimenlairc^s.    elles    alleii;neiil   cIkv    1(>s    itri- 


mides 


M<ii;  l'iiiii.iM.  1 1    h  I     II  lin  M  i;i.  \i:i:i>ii  \  II:.  \h:\ 

'itHili--^.   l'I    l'ii     |i;ii  In  iilii'i'    I  lii'/    I  liMiiiiiii'.     Inii     iii.i  \  iiiiii  m    ilr    ili'\  r|ii|i|)c  ■ 

inciil.  <llic/  II'--  iiiiimiiiilrrcN  .iiilrrs  (|iii'  lo  |irim:ilc-,  rhc/  |('->(|in'U  les 
|lM^niis|)lirr('s  (•(''r(.M»i'||i>ii\  ->>u\\  jd'ii  di'x  r|(>|)|i('-N .  les  lilnr-,  liMiisvrrsalc.s 
Isont  (le  nuMiic  In''--  ri''iliiili'->  ;  cllr-  iic  ici  i.ii\  iciil  |i;i-<  m  li.iiil  1rs  pr-don- 
inilrs  (•«•n'ItiMiix,  ih'  iIc|i;i----i'iiI  uihTi'  cm  I».i>  I  r'mriL;<'ii(c  ilii  Iri  |ii  iih'Mii  cl 
Isont  ihIosS('m's  II  MM  i'|»,ii--  r.iixt'.iii  lr;iiis\  n-iil  .  |r  tnrps  Irnprzoiilc,  ln"'S  \<.:i\>\«>t\h  «v.t  i< 
■mai'<|iii'  (•lie/  les  soIi|h'(|('s.  les  rimimimls  ri   les  lonj^ciirs.  (iC  l;its(;('aii   se, 

(lisliiimir  lies  lild'cs  Iraiisvcrsalfs  de   la    inoliiInTaiicc   par-ce  (ju'il   ne  rc- 
Icoiivrc  pa-'  li">  |>\  l'ainidi's.   mais  loii^c  leur  l'ace  |)n-.|('rieiii'e.  Il  iT|)r(''^i'nle, 

iliu*    voie  aiidili\i-    seeondairt.:   el    existe    é^aleiiieiil    (die/.    riiDiiime,    mais 
'elle/ ce  (leniief  il  (»ccii|ie  une  silualioii  pioroiide,  inas(ni('' (jii'il  est  pal' les 

libres  Iransvei'sales  iiilV-iieiires  de  la  pioliihiTaiice  (|iii    le  recouvront. 
I       Dans   le  sillon  prohiluM'aiilii'l    siipi-iienr  el    dans    le  sillon   lal(M'al    de 
Tislhnie.  on  linii\c  con>lannnenl  un   |telit  iascicule  de  libres  <[ui  longe  le 
ilioni  supiM-icur  de  la  proluli(M'ance  et  du  |)(''doiiciiIe  cérél)(dleux;  moyen,   el 
fs'enroMce  dans  la   iua--M'  Manche  du  cervelel   eiil  re  l(^s  |)édonculescérél)el- 
!|eux  suptuieur  el   moyen.  Malacarne  le  cousidi'rait  ù  tort  comme  un  lu^rl' 
accessoire  (le  la  lroisi(''me  |)aire    Accessorii  dei    molori  commuiii  i  ;  llenle 
ficdécrivil  sous  le   nom  de  l;vnia /xuilis,  e[  Arnold  sous  celui  de  fila  pontis       Ta-nia  pontis. 
'/nlern/is    Tpo.  l''iii.  TM)  et  .'{'il  ,.  Il  présente  dans  son  volume  et  son  trajet 
'de  In's  grandes  vari('d(''s  individuelles;  en  gén(^'ral,  il  apparaît  dans  le  trou       •'-^on  aspect. 
horgne  supérieur  immédiatement  en  dehors  des  fibres  radiculaires  de  la 
'troisième  paire;  plus  rarement  on  le  voit  surgir  vers  la  pailie  moyenne 
"ilu  sillon  prolubérantiel   supérieui-,  eulr(>  la  protubérance  et  le  pied  du 
pt'doncule  cérébral. 

Le  [dus  xiuvenl  il  e>l  uui((ue  le  long  du  bord  supéri(Mir  de  la  protu-  n  s(>nihio  repré- 
bérance.  daulres  lois  il  se  birur(iu(>  ou  s(Mril'ui'que  le  long  du  pédoncule  ScL?"  Ihcrrant^ 
•(M-él)elleux  mov(>n.   un  des  l'ascicules  suit   le  sillon  laléi'al  de  l'isthme,    '^«s  fibres  transvcr- 

'      sales  (lu  pont. 

l'autre  croise  le  laibau  de  Keil  latéral  el  pénfdre  avec  le  pédoncule  céré- 
b(dleux  supérieur  dans  le  cervelel  Fig.  3.')1  :  d'autres  fois  encore,  un 
Iascicule  croise  l'extrémité  supérieure  du  pédoncule  cérébelleux  supérieur 
'lont  il  longe  le  bord  interne.  IMus  rarement  enlin,  il  reçoit  un  petit  fas- 
L'icule  descendant  qui  longe  le  bord  externe  du  pied  du  pédoncule  céré- 
*l»ral.  Par  ses  fascicules  principaux  et  constants,  le  tieni^a  ponlis  suit  assez 
i'xactement  le  bord  supérieur  de  la  protubérance  et  il  semble  n'être, 
lans  la  niajorib' des  ('a>.  ([iruii  faisceau  (b'Iaclié,  aberrani  des  fibres  trans- 
versales du  |M>iil . 

2"   La  partie  inférieure  ou  bulbaire  de  la  face  antérieure  du  cer-      K.-gion  i.uii.air.-. 
seau  rhomlxyidal  préseule  :  sur  la  ligne  médiane,  le  sillon  médian  anté- 
-ieurdit  bitlhc  el.  de  clia(iiie  cnlé.  la  pi/ramide  antrripKi'c  et  Volivc  bulbaire 

)U  infriiriar. 

Le  sHtfin  mrdinii  anirrirur  du  bulbe  mesure  20  à  2\  millinit-tres  de      s.iioi.  mé.iia..  an- 
!iaut(>ur:  superliciel  en  bas.  où  il  se  coulinue  avec  le  sillon  nu'diau  anb-rieur   *''■■''■""■• 

lela  mo(dle  épinière  et  où  il  est  comblé  en  grande  i)arlie  par  la  (b'cussalion 
-les  pyiamid(\s.  il  atteint  entre  les  deux  pyiamides  'i  à  b  millimètres  de 


484  ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

profond  OUI' et  se  termine  au  voisinaiie  delà  protubérance  dans  un  diver- 
ticule  triangulaire,  médian  et  profond,  le  trou  borgne  do  Vicq  d'Azyr.  A  sa 
partie  moyenne,  ce  sillon  est  le  plus  souvent  interrompu  par  les  fibres 
arciformes  exlernes  [stnilum  zonalf  d'Arnold)  qui  recouvrent  les  pyra- 
mides, puis  s'enfoncent  dans  le  sillon  médian  antérieur  et  s'y  entre-croi- 
sent  avec  des  libres  de  même  nom  du  côté  opposé  (Fig.  3i9\ 
Pyramides   anté-         Lcs  pyramldes  antérieures  du  bulbe  (Py)  (corps  pyramidaux)  bordent 

ncures.  ^^    chaquc    cùté    le    sillon    médian    antérieur.    Ce    sont   deux    faisceaux 

arrondis  et  allongés  (jui  forment  à  la  face  antérieure  du  bulbe  un  relict 
longitudinal  très  marqué.  Etranglées  à  leur  partie  supérieure  où  elles  se 
dégagent  au-dessous  des  fibres  transversales  de  la  protubérance,  et  où 
elles  sont  souvent  recouvertes  par  des  fibres  arciformes,  elles  mesurent  à 
leur  partie  moyenne  (>  à  8  millimètres  de  largeur,  puis  s'effilent  en  bas. 
De  la  partie  inféro-interne  de  chaque  pyramide  se  détachent  '^  à  5  fas- 
cicules qui  se  portent  en  bas  et'en  dedans,  et  s'entre-croisent  sous  forme 
de  natte  avec  ceux  du  côté  opposé. 
Leur   (lécussation  h' eiit rc-croisemmt  ou   la  (/('CKs.sation    de.s   pyramides  occupe  dans  le 

incomplète.  sillou  médian  antérieur  du  bulbe  une  hauteur  de  G  à  7  millimètres  et  serl 

à  délimiter  le  bulbe  de  la  moelle  épinière  (Fig.  •'^3.3,  3i-9). 

La  majorité  des  fibres  de  la  jtyramide  d'un  côté  se  rend  après  décus- 
salion  dans  le  cordon  latéral  du  côté  opposé  de  la  moelle  et  constitue  k' 
faisceau  pyramidal  croisé.  Un  petit  fascicule  qui  occupe  la  partie  externe, 
de  la  pyramide —  et  qu'un  sillon  longitudinal  isole  sur  quelques  cerveaux 
plus  ou  moins  complètement  des  autres  fascicules — ne  s'entrc-croise  pas. 
Il  se  porte  très  obliquement  en  bas  et  en  dedans,  et  se  rend  dans  le  cordor 
antérieur  du  même  côté  de  la  moelle  dont  il  longe  le  sillon  nuHlian  anté- 
rieur. On  Viï\t\)e\\ç'  faiscer/H  pyramidal  direct,  faisceau  pyramidal  dr  Tiirch 
Enfin  la  pyramide  envoie  encore  quelques  fibres  directes,  dans  le  cordor 
latéral  du  même  côté  de  la  moelle.  Ce  sont  les  fbres  pyramidales  homo- 
latérales  (MuratolT,  Dejerine  et  Thomas). 
Leurs  vari.Hds  in-         La  décussaliou  dcs  pyrauiidcs  présente  du  reste  de  grandes    variété; 

.iivi.iuoUes.  individuelles.  Tantôt  l'entre-croisement  est  total,  le   faisceau  pyraniida 

direct  fait  défaut  et  toutes  les  fibres  pyramidales  se  rendent  daus  le  cor 
don  latéral  croisé  de  la  moelle.  Tantôt  le  faisceau  pyramidal  direct  l'em 
porte  en  volume  sur  le  faisceau  croisé,  exceptionnellenuMil  culiu  la  déçus 
sation  fait  tolalenieiit  défaut,  toutes  les  fibres  se  rendant  dans  le  cordoi 
antérieur  honiolatéral  de  la  m(i(dlc  (Voy.  IV''  paitie.  Molllk  Ki'iNn>Ri:\ 

Lors([U('    le   faisceau    pyramidal   est    lest'  dans   son    trajet   de   l'écorci 

cérébrale  à  la  partie  inférieure  de  la  protubérance,  la  |)yramide  antérieur- 

du   bulbe  dégénère  et  s'aplatit,  et  à   la   place  du    relief   longitudinal  oi 

trouve  une  traînée  grisâtre. 

Leurs  van.:i. N  pn-  Les  dcux  pyramidcs  peuvent  complètement  faire  défaut  daus  les  ca 

tlinloiriMUCs.  ,.11,,  ,,11  II  ,!!•  -Il-  1  1 

dagénésiede  1  écorcc  cérébrale,  par  hydroceplialie,  porencepliahe,etc.,,etc.i 
le  sillon  nu-dian  ant('rieur  est  à  |)eine  accusé  et  à  la  place  des  pyramide;- 
on    trouve    un    nu-nlat    sihu''  entre    les  deux   olives,  (^'<>y.    Cas    Longery 


\|M  i;  |>  iiiil  lu,  1 1;    m      l;  llM  M  i;i,  N  (.1.  l'il  \  I. 


is:; 


l-'i^.  l'.i'.l.  l'Mi  ri  Cas  Hichard.  Ii.u.  :iHi.  '2'-V\.    h'-niln--  Ini^  ciKniv,  ,i  l.i  -iiilr 
idf  v;i>'l"'>  It'^'inii-^  cdilicilc-'  iiii   n'iilr;il('>>   iiil  i;i-iil(''iiiii'-  <>ii   -ii  i\  cii.i  ii  I    |hii 


lire 


m 


iii'lll     ()|i^rr\r|-     mil'     ,iL;(''lH'>ir     <i  Mil  |)|i'l  i 


(lo   lcMi|t^    ;i|iir->    1,1    ii;ii^-~; 

[triiiK'  |»Mamiil('  cas  Ri 
[vaiid/l'i.u.     l-iii.     I  •''•!. 

|).    I."»S  .    h;iii>>   (•'>  Cl-'.  I.i 
I  pvriiniiili'  tinil  nt  liili'ialc 

HtMll    |Mt'll(lri'   un    ili'\  ('li>|i- 
|i(Mll('lll    l'Iinlllir.    clli-     ('><l 

li\  |icili'<>|i|iii'fcl  Ic^  liliics 
|)\  riimiihilt's       liniiKilalt'- 
lalrs    (le     la    moelle    soiil 
^Ir^siinmiiieii-e-  cas  Ri 
vaud.  I"  iu.  I"»  1 .  i  ••".  I<»-. 

'  p.   |:ill  el    llil    .    Il  -eillMe 

vérilaltlemeiil    tiue    dans 

ces  cas,  la  |t\  rainide  saine 

suppN'e    la   |t\  raniide  ar- 
rêtée dan>    son  dévelop- 
j  pcnieiil. 

Lolive   inférieure  on 

bulbaire     (»i.  Fi-.    :{i!i 

décrite    par    iaislaidii    et 

Viensseii'^    e>l    nn    (-(trps 

ovoïde,  lilaut  liàtre.  sitné 

on  dehois  de  la  pyramide 

antérieure  v\  >nr  un  plan 

nn    peu  pins   iio>térienr. 

Klle    nu'snre     12     milli- 

niidro   de    loni^nenr  snr 

't\  à  "i  millinudres  de  lar- 
geur et  se  diiiiic  ol)li([ue- 

monl  en  has  oi  en  dedans. 

Son extrt'mité  >npérieure 

n'atteint  pas  la  piotubé- 

ranco  dont  elle  est  sépa- 
rée  par    une    dépression 

protontlo.   la   fossette   de 

I  éminence     oliraire     de 

Viiij    il  Azi/r    on    /nss;rltr 

sus-oHidirr.  Son  e\liémilé  inférieure  est  plus  petite  el  elle  est  souvent  bri- 
dée par  un  laiscean  de  libres  areilornies  (jui  la  recouvre  pour  passer  (msuite 
an-de\;iiit  de  la  pvraniide.  td  s"entre-croi--er  dans  le  >illon  nu'dian  anté- 
rieur du  Inilbe.  (les  libres,  que  l'on  a  a[)[)(dées/W/.stY'^/;/  arci forme  dr  l'olive, 
fibres  arciforines  prê-olivaires,  recouvrent  ([uelquelois  toute  la  surface  de 


l'"ii..  3.')0.  -  I.a  lace  laliTale  du  rlioinlHMicr[ilialo  après 
altlation  du  cervelet.  —  D'après  la  photographie 
(l'une  pièce  durcie  dans  la  bichromate. 

/Ml.  bandelflte  optiiiue.  —  lirQu,  bras  du  tubercule 
i|uadrljumcau  antérieur.  —  lirQp,  bras  du  tubercule  qua- 
(Irijuuieau  postérieur.  —  Cf/e,  corps  genouillé  externe.  — 
'■'//.  corps  jîenouillé  interne.  —  C/tlI.  chiasma  des  nerfs 
opticpies.  —  Crsl,  corps  rcstiforuie.  —  Fia,  faisceau  la- 
téral du  bulbe.  —  faa.  fibres  arquées  antérieures.  —  Fo/j. 
faisceau  oblif|ue  de  la  protubérance.  —  Gp,  glande  pi- 
néale.  —  .Vil,  nerf  optique.  —  Oi,  olive  bulbaire  ou  infé- 
rieure. —  /'.  pédoncule  cérébral.  —  Pou,  pédoncule 
cérébelleux  moyeu.  —  Pcs,  pédoncule  cérébelleux  supé- 
rieur. —  l'o.  protubérance.  —  l'iil.  pulvinar.  —  Py,  pj'- 
raniide  du  bulbe.  —  Qa,  tubercule  ((uadrijumeau  anté- 
rieur. —  Qp.  tubercule  quadrijuineau  postérieur.  —  RI. 
faisceau  triangulaire  de  l'istlune  ou  ruban  de  Heil  laté- 
ral. —  Rm.  ruban  de  Ileil  médian.  — si,  sillon  latéral  du 
mcsencépliale.  —  Th.  couche  opticiue.  —  Tpo,  tiBuia 
pontis.  —  Tpt,  tractus  pedoncularis  transversus. 


olive  Iiulbaire. 


Fossette 
va  ire. 


486 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


Volnnio. 


Sillon   olivairc  in- 
lorno. 


c 


Sillon 
externe. 


Faisceau 
■  lu  bulbe. 


olivair 


latrral 


lolive,  lui  impriment  un  aspect  bosselé  ou  la  divisent  en  deux  partie^ 
inéjiales.  La  saillie  de  l'olive  est  d'autant  plus  accentuée,  que  ces  libres 
sont  moins  nombreuses  (Fig.  .'U9);  elle  est  moins  marquée  chez  l'adulte 
que  chez  le  fœtus  et  chez  lenfant  nouveau-né. 

Lorsqu'on  sectionne  le  bulbe  à  son  tiers  supérieur  (Fig-.  36G,  367  , on 
constate  que  l'olive  est  formée  par  une  lame  de  substance  grise  plusieurs 
fois  repliée  sur  elle-même,  et  recouverte  par  une  capsule  de  fibres  plus 
ou  moins  épaisse.  La  saillie  olivaire  ne  constitue  qu'une  petite  partie  de  ce 
corps  qui  s'enfonce  dans  l'épaisseur  du  bulbe  en  arrière  des  pyramides. 

L'olive  est  séparée  de  la  pyramide  antérieure  par  un  sillon  longitudinal 
dans  lequel  émergent  les  filets  radiculaires  du  nerf  hypoglosse;  c'est  le 
sillon  de  l hypoglosse  ou  sillon  olivaire  interne;  son  extrémité  inférieure  est 
en  général  masquée  par  les  fibres  arciformes  du  bulbe;  quelquefois,  on  le 
voit  se  prolonger  en  bas  et  en  dedans  et  limiter  en  dehors  la  pyramide 
antérieure  qu'il  sépare  du  cordon  antérieur  de  la  moelle.  Plus  rarement,  il 
se  porte  en  arrière  et  en  bas,  vers  le  sillon  collatéral  antérieur  de  la 
moelle. 

Le  sillon  olivaire  externe  ou  rétro-olivaire  limite  l'olive  en  dehors  et 
loge  une  artériole.  Il  aboutit  en  bas  à  la  ligne  d'émergence  des  racines 
antérieures  et  il  est  fr(''quemment  inlerronn)u  par  les  fibres  arciformes  du, 
bulbe. 

En  dehors  de  l'olive,  entre  elle  et  le  corps  restiforme,  on  trouve  un 
étroit  faisceau  longitudinal  qui  appartient  déjà  à  la  face  latérale  du  bulbe, 
c'est  \e[ faisceau  intermédiaire  ou  faisceau  latéral  du  bulbe  (Fit).  Il  est 
limité  en  arrière  par  un  sillon  d'où  émergent  les  racines  des  nerfs  glosso- 
pharyngien  et  pneumogastrique  {sillon  des  nerfs  mixtes)  et  représente,  en 
partie,  la  continuation  supérieure  du  faisceau  de  Gowers.  En  bas,  il  se 
fusionne  avec  le  cordon  latéral  de  la  moelle  épinière;  on  haut,  il  alleinl 
le  sillon  bulbo-protubérantiel,  s'(Mifonce  sous  les  fibres  transversales  du 
pont  et  occupe  la  parlie  anléro-exlerue  de  la  calolle  prt)lubérautielle. 

Le  sillon  bulbo-protubérantiel  ou  protabéranliel  inférieur  marque  la 
limite  entre  la  base  du  bulbe  et  le  pont  de  Varole  et  s'éleud  en  dehors  jus- 
(ju'aux  corps  restiformes  du  bulbe  où  il  reçoit  le  sillon  des  nerfs  mixtes. 

On  voit  sur  sa  ligne  médiane  la  fossette  médiane  de  la  base  du  bulbe. 

Trou  borf>n<-  inf.-    frou  boronc  de  Vicff  dWzur,  forainen  cœcuni  ou   trou  bornne  iiiférieur  (tb, 

Fig.   3iy).    dans    hnjuelle  pénètre    une    voluiuiueiise    artériole;    elle   est 

comblée  en    partie    j)ar   les   lil»res  arcilormi^s  (|ui   (»nlourent    l'exlréiuité 

étranglée  des  pyramides  cl   rorineiil  le  ponliculc  d'Arnold. 

De  clia(|ue  cùlé  de  la  ligne  iiuMliaue,  le  sillon  bulbo-prolubéranliel 
sépare  la  jjiolultérauce  de  la  j)yrami(le  antérieure,  puis  de  l'olive.  II  s'élar- 
git au-dessus  des  olives  el  en  a\aut  du  corps  restiforme  en  formant  deux 
diverliciiles,  la  fossette  sus-olivaire  en  avant,  dans  la(|uelle  émerge  la 
VF  j)aire,  et  la  fossette  latérale  du  bulbe  en  arrière,  diverticule  profond! 
communi((uanl  avec  le  précc'deul  el  dans  lequel  on  voil  l'origine  appa- 
reille du  nerf  facial  cl  (le  la  branclie  vcsiibulaire  du  nerf  andilir. 


lubdi-aniiel. 


)ull)o-|iro- 


Muii  l' iim  (K.ii;    i)i     i;  iium  i!i;\(;i.i'ii  \  i.K. 


4K7 


I  Face     pOSt('MMeurO.  La     lare    linsh-ricillC   du    llinliiltriici'pli.ilr    im/;-        !.•„,.„     ,,„»t,.ri.;un- 

Uriilf    (If'iix    ir-n.ii-   liii-n    (ll>llliclfs  :    \  isllniir   poslntritr   en     li;uil,    l;i    /(ter  » 

iin^frririiir   ilil   hiilhr  cil   lia^.    (!i">  ri'-iolis   >(.nl    icliiT-,  l'une   ;i    I  .luln-    |i;ir  !.• 
iM'IcI  ;  a|irt'v    ^oii    .il.l.ilion,    «ui    .ipcn'uil    mlir    r||c->    une    (''Ir'dilc    tenir 

iiaux\rr>.;ili'  par  l;u|uell i  |Mnrlii'  thins  hi  «'umIl' du  i'    vciilriciilf. 

Isthme  postérieur  (  Fij;.  •'{:$",  .'l"ll  ).  —  l/isllnnc  poslrriciirrcpivscnlc      Nti.inc  postérHur. 
une   rlroilf  ivi^iou  n'clau^ulairc  I'oi-iikm»  pur  lu  valvule  de  \'ieuss(!ns  (  VV, 
el   le«^  pédou(ule>  cerélteileux  supérieurs  (Pcs  )  ;  (diccsl  silure  cil  ari'if'rc 
(lu  cerx  eau  nii>\  eu  .  ;in-des>.ns  de  la  pr<t- 
tulM'iaucc  ddul   la  sépare  la  cuNilt'  du 
iiualrièiue  \  euiriculc,  eu  a\aul  du  cer- 
volt'l    doni  1.1   lace  auh'i'icurc  se  uu'uic 
sur  la  rt'uiou.  uiais  en  csl  scparcc  par 
un  «loultic  feuillet  pie-iU('ii(Mi. 

I,e>  -.illiius  ialéraux  de  l'isllinu'  (|ui 
lofîcnl  lo  l;niKi  /ntiili^^  Tpui  liiuitcul 
cotte  réi;i(tu  de  eluuiue  cùlé  el  lu  sépu- 
renl  (lespi'Mloiieulescéréixdleuxnioyons 

(Pcin).  Sa  limite  supérieure»  os!  cousli-  ^  ^^^     'X  Limites. 

tué'e  eu  di'daus  par  le  sillon  ({'('inei- 
genee  du  nerf  pathéliquc  \\\)  qui  la 
séj>art>  des  Inhercules  quadrijumeaux 
postérieurs  (Qp,  on  dehors  pur  lo  fuis- 
ceau  triun<inluiro  de  l'isthme  on  rnhun 
de  Heil  luIiM-ul  RI),  situé  ù  cheval  sur  le 
cerveau  nniyen  el  l'isthme  postérieur. 

Lu  limite  inféiienre  de  l'isthme 
postérieur  est  nuis([uée  pur  les  lamelles 
cérébelleuses  du  pelil  lohule  di'  la  liu- 

liula    Liii    .  (jui  se  moulent  sur  la  valvule  suptrieur.— i-cw,  peaoïuuie  cerfi.L-ueux        Constitution. 

de  Vieussens  et  sur  lu  purtie  inférieure 

d(>s  pédoncules  cérébelleux  supérieurs 

auxquels  elles  adhèrent    intimemeni:  ou   peut  considérer  comme  limite 

inférieure   le  fond  du  sillon  prrrrnlml  du  cervelet  (|ui  sépare  la  lingula 

•  lu  lobule  central. 

Le>  pédoncules  cérébelleux  supérieurs  (I*cs)  occupent  les  parties  exter-  Pédoncules  céré- 
nes  de  celte  ré-ion  et  forment  deux  gros  et  courts  cordons  aplatis  qui  con-  '"""•^"^  snporicurs. 
vergent  en  haut  el  sont  rcdit's  entre  eux  par  la  valvule  de  Vieussens. 

Leui'  >urface  est  convexe,  recouverte  pai-  la  pie-more  et  par  un  certain 
nomhriMle  libres  arclfoi'mes  1res  variables  dans  leur  volume  et  leur  dispo- 
sition, l'allés  émergent  du  sillon  latéral  de  l'isllimc,  croisiMil  le  pédoncule 
cérébelleux  supérieur  en  décrivant  des  courbes  à  concavité  inférieure,  puis 
longent  son  bortl  interne  et  j)énètreul  avec  la  valvule  de  Vieussens  dans  le 
cervelet.  Tantôt  (dies  s'élaliMil  <ur  toute  la  surface  du  pi'-doncule  cérébelleux, 


■II..  :t.")l.  —  L*i.slhnie  postérieur  et  le 
0  erveau  moyen  (face  postéro-Iaté- 
ralci.  I. 'émergence  du  nerf  pallié- 
tifiiie  et  le  ta'uia  pontis.  D'après 
Helzius.)  GrandLur  nature. 

CrQ/j,bras  du  tubercule  (|uadrijiiineaii 
postérieur.  —  cop,  comniissure  posté- 
rii-ure.  —  /«/,  faisceaux  arciformes  su- 
périeurs de  l'isthme.  —  Gp,  j-dande 
]iiuéale.  —  A'o.  nodule  avec  les  valvules 
lie  Tarin.  —  l'es,  pédoncule  cérébelleux 
supérieur. —  Pcm,  pédoncule  cérébelleux 
moyeu.  —  Tpo,  livnivi  pontis.  —  71',  nerf 
palluMiiiue. 


488  AXATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

tanlùl  clle^  se  laniasscnl  en  un  trî's  iorl  faisceau  qui  (uitourc  sou  extrémité 
Fibres  arcifornics   sui)érieurc  ct  la  séoaro  uettemont  du  ruban  do  Reil  laivniï,  /ibrrs  arciformes 

suporifiures  de  risth-  ,    .  i        i- •      7  p    •       i       t~>         •  r<-  <.\  \  r\- 

me.  supérieures  de  I  mllime   (fai)  de  Retzius  (rig;.   337  et  351;.  U  autres  foi? 

encore,  ces  faisceaux  sont  peu  accusés  ou  masqués  par  quelques  fibre^ 
arciformes  que  le  ruban  de  Reil  latéral  envoie  à  la  surface  du  pédoncule 
cérébelleux  supérieur  (Pcs)  ;  dans  ces  cas,  l'isthme  postérieur  paraît  com- 
plètement fusionné  avec  la  région  du  ruban  de  Reil  latéral.  Ces  fibres 
arquées  de  l'isthme  appartiennent  en  partie  -aw^s.  fibres  semi-circulaires  in- 
ternes péripé<Ioncul<iires  I  voy.  chap.  IV  i;  elles  contiennent  des  fibres  du 
polit  faisceau  latéral  du  bulbe  et  du  faisceau  de  Gowers,  et  représentent, 
comme  les  dégénérescences  le  montrent,  une  voie  elTérente,  cérébellopète. 

Valvule  (le  Viens-  La  valvule  de  Vieussens  (  VV)  (vélum  medullare.  vélum  intorjeclum  de 
Halle,  llirnklappo,  X'orderos  Marksegel  des  Allemands)  est  une  lame  quadri- 
latère, très  mince,  demi-transparente,  qui  remplit  l'intervalle  entre  les  deux 
pédoncules  cérébelleux  supérieurs  et  se  prolonge  avec  eux  dans  la  masse 
blanche  centrale  du  cervelet.  Sa  surface  est  convexe  et  tapissée  par  les 

Rapports  avec  la  o  à  6  lamcllos  cérébcUeuses  transversales  de  la  lingula  qui  lui  impriment 
un  aspect  crénelé.  Tantùl,  la  lingula  très  développée  recouvre  complète- 
ment la  valvule  d(»  Vieussens,  et  pour  apercevoir  cette  dernière  il  faut 
récliner  en  arrière  lexlrémilé  libre  de  ce  lobule;  tantôt  et  le  plus  souvent.  , 
l'extrémité  supérieure  de  la  valvule  est  visible  sous  l'aspect  d'une  mince 
et  étroite  lame  grisâtre.  La  valvule  de  Vieussens  est  limitée  en  haut  par 
une  bandelette  blanche  transversale  qui  correspond  à  l'entre-croisemenl 
des  nerfs  pathétiques;  elle  se  continue  en  haut  avec  un  petit  faisceau  blanc 

Freins  de  la  val  longitudinal  ot  Saillant,  \q  frein  de  la  valvule,  qui  s'étend  jusqu'au  sillon 
longitudinal  médian  interquadrigéminal  (Fig.  337  et  Soi). 


sens 


lin'Tula 


vule. 


lîuii.c.  Bulbe.   —  Lorsque,   sur  un  cerveau  durci  dans  le   lormol,  l'alcool, 

ou  les  bichromates  alcalins,  on  enlève  avec  des  précautions  minutieuses 

le  cervelet  sans  arracher  ni  la  pie-mère  ni  la  toile  choroïdiennc  inféricMire 

qui  recouvrent  le  bulbe,  on  remarque  que  la  face  postérieure  du  bulbe 

Forme  et  aspect,     préseuto  doux  parties  bien  distinctes,  une  i^ariie  in fe'ri eu re.  cj/limlrique 

Sa    partie    inié-   qui  sc  coutinuc  saus  ligne  de  démarcation  avec  la  moelle  épinière,  et 

cure  C3  m  rique.     ^^^^  partie  sup/'rïcure,  évasée,  formée  de  chaque  côlé  par  deux  cordons 

divergents,  les  corps  res/ifonnes  (Crst),  et  sur  la  ligne  médiane  pai'  une 

mince  membrane  domi-li"ansparonte,  la  tnenihrane  obturatrice  du  (juatrième 

8a   parti(î    siipc-   ^''>if l'K^^ile  (.MoV'),  (lo  loriue  triangulaire,  à  base  supéi'ioure,  et  dont   les 

évasée    et   anglcs  hitéraux  se  prolongent  endeux  poches  ou  diverticu'es  nuMubraneux. 

les  direrticules  latéraux  du  quatrième  ventricule.  CciU^  menibrane  foi'ine  le 

/^;// du  quatrième  ventricule;  elle  est  généralement  perforée  d'un  orifice, 

le  trou  de  Maf/endie{TM),  qui  fait  communiquer  le  quatrième  ventricule 

avec  l'espace  sous-arachnoïdien  ;  elle  se  déchire  avec  la  plus  grande  facilité 

lorsqu'on    manipule   le  rhonibencé|)hale  ol    qu'on  enlève  le  cervelet.    Le 

|)lanclierdii  (|ualrième  ventricule  devient  alors  visible  à  la  face  postérieure 

(In  bulbe,  ci  la  ma jorili' des auteuis  considèrent  pour  celle  raison,  à  la  face 


neiire 
momliraneuso 


Mdiii'iioi.iM.  m;   m     iiiinMi:i.\(  1  l'ii  \  i,i:. 


'.S'.( 


.  ,M)-|.Tl.'Mn'    tlll    I'IiIIm-    IM.irhIirll.    Illir   |UI  lir    1 1 1 1.' il  r  1 1  i  v   /r/ ///rV'  •■!    IIIM-    |Mrll. 

[ 

*  sll|MTit>lin'  inirr)  If . 

I    rniin-  (Lui-   lniilr 


II,    IVilIlIr.     W    I.iiIIm'    . 

\  |»arlit'<>  liiitln<|uiT(iiiiiiir 
la  mi»fll<'  cpiMifrc,  |i;ii 
ra|»|)n>itinll  ili'-<  lonlnii- 
poslrri('iir>.  il  I  ''-^t  "l'"'-^ 
«a  |>;irlii'  >-ii|ti'ii<Miic.  pai- 
la  mi'iiiln  ;iin'  i'|'f!i(l\  - 
niaift'  i>l»lMiMliit('ilii  i|ii;i- 
]  Iricmc  Ncnhiculc  "|ni 
\  coinl>l»'  rr><|);uM'  011  \  iii- 
I  torcfpl''  piir  l»'-"  corps  rcs- 
I  tifonnc^. 

On  r(Mii:ir(|iii>  sui'  l;i 
face  posIéritMirc  <lu  lnil- 
bc  :  le  s'iUitn  nirdian  pos- 
lêricHr.  les  p!/rnmi<les 
postri'iriirrs,  los  corps  rf\- 
lifornirs  cl  I;i  lucmin-inc 
obtiirairict'  du  (|iialricm(' 
Ycnlri<iili'. 

Ij"  sillon  médian  pos- 
térieur (^sillon  loniiitiuli- 
j   nalposIériour^ipparlMMil 
à  la  partie  cyliiuliitiuc  <ln 
bulbo;    il   (oninicncc  au 
I  sommol    du    V    («piMuly- 
'    niairo.   srpan'    les    pyra- 
uiitlt'S  posIt'iitMiri's  cl  se 
I    conliniio  avor  lo  sillon  dr 
I    miMno  nom  do  la  nuxdic 
!    épinirro.  don!   il   se   dis- 
liniiue  [)arsa  profondeur. 
1.0   sillon  médian  poslô- 
litMirdu  bulbo  ropivsonte 
(Ml  olVol  uno  vôiitablo  lis- 
snro  modiano    Fig.  it7) 
qui  sôparo  comjilMiMnonl 
los  pviaïuidos  posli'i'iou- 
rt>s  ol  altoinl  j)ros([uo  la 


li.i  iilrii  I   :    il    I  r-l  dau>  ^a 


fsa 


Str. 


n;.  .■{.■»2.  —  Le  plaiiclu'i-  du  i'  veiilricule  et  la  face 
postérieure  du  bulbe  après  ablation  du  cervelet  et  de 
la  membrane  obturatrice  du  4"  ventricule. 

Alt.  l'aire  acoustique, noyau  de  terminaison  de  lal)ranclie 
vestil)ulaire  du  nerf  acoustique.  — .Ir/,  aile  f,n-isc,  fossette 
inférieure,  un  noyau  de  terminaison  des  nerfs  mixtes.  — 
eu.  cordon  de  Burdach.  —  CG.  cordon  de  Goll.  —  Crsl, 
corps  restifornie.  —  et,  eminentia  teres.  —  Fit,  faisceau 
latéral  du  bulbe.  —  ///).  fossette  médiane.  —  fsu,  fsl,  fos- 
sette supérieure  ou  antérieure.  —  //.  faisceau.x  arrondis, 
funicuii  teretes.  —  I.c,  locus  ca^ruleus.  —  /'.pied  du  pédon- 
cule cérébral.  —  l'on,  pédoncule  cérébelleux  moyeu.  — 
'*'//'■  l>yraiui(le  postérieure.  —  Str.  ac,  stries  acoustiques, 
particulièrement  développées,  masquant  en  grande  partie 
l'aire  acoustique  et  les  funicuii  teretes.  —  1'.  nerf  triju- 
meau. —  rr.  valvule  de  Vieussens. 


suhsianoo  griso  conlralo 
du  I)uIIh>.  Au  voisinag^o  du  oollol  du  liulho.  co  siIIdu  dovioul  de  plus  (^n 
plus  suporlioiol  i  Fig-.  448  à  4.j3)  cl  se  réduit  à  la  nioollo  à  une  légère 
dépression.  La  séparalion  des  cordons  posléiiours  Ai^  la  ruoidio  est  t'Iahlie, 


Coiiliguratioii. 


Sillon  niodiaii  i)os- 
tcrieur. 


riciiros 


le  (loi! 


(■orjis    rcsiifoniio. 


490  ANATO.MIE    DES    CE.NTlîES    XERVEUX. 

comme  nous  lo  vci-ions  plus  loin,  moins  par  le  sillon  (pic  par  nu  l'pais 
sep  tu  m  n(''V)'ouli(|U('. 

i',1™'"'''*^"  i*"'^"''-  Les  pyramides  postérieures  i  Pyp,  Fig.  3"32)  représentent  doux  pclitcs 
saillies  allongées  qui  bordent  de  chaque  côté  la  membrane  obturatrice  du 
quatrième  ventricule.  Elles  commencent  en  haut  par  une  extrémité  effiléo, 
adossée  an  corps  restiforme,  et  qui  n'atteint  pas  les  limites  supérieurcï^ 
du  liulbc;  elles  se  portent  ensuite  obliquement  en  bas  et  en  dedans,  eu 
intei'ccptant  entre  elles  un  angle  de  75°  environ;  puis,  elles  se  renflent  en 
forme  de  massue  au  niveau  du  sommet  du  V  épendymaire,  s'amincissent  de 

Novau  du  (or.ion  nouvcau,  dcvicnncnt  verticales  et  se  continuent  sur  un  grêle  et  étroit  cor- 
don médullaire,  le  cordon  de  Goll  (CG)  (cordon  grêle,  funiculus  gracilis  . 
La  partie  renflée,  désignée  sous  les  noms  de  clava,  d'cminences  mamelon- 
nées du  bulbe  (Cru\eilhier),  renferme  un  amas  ganglionnaire,  le  noi/au  du 
cordon  de  Goll. 

Les  corps  restiformes  (Crst)  (corpora  restiformia,  processus  resti- 
formes,  cordons  cunéiformes,  pyramides  latérales,  crura  cerebelli  ad 
medullam  oblongatam,  pedunculi  cerebelli,  Strangformige  ou  Strickfor- 
migc  KOrper)  sont  deux  volumineux  faisceaux  cylindriques  ou  pyrami- 
daux, qui  occupent  les  parties  })Ostérieure  et  latérale  du  bulbe  entre  la 
pyramide  postérieure  et  le  faisceau  latéral  du  bulbe  et  qui  se  continuent 
sans  ligne  de  démarcation  avec  le  cordon  de  Burdach  (CB)  de  la  moelle 
é})inière.  Verticaux  et  étroits  en  bas,  les  corps  restiformes  s'élargissent 

Direction.  et  se  renllent  au  milieu  de  leur  trajet  et  contiennent  à  ce  niveau  des  amas 

ganglionnaires  :  noi/aux  des  corps  restiformes,  not/au  dr  Burdach,  noyau  de 
Monakoio  (Voy.  Fig.  4i2  à  4i7).  Ils  se  portent  en  divergeant  en  haut,  eu 
avant  et  en  dehors,  et  s'enfoncent  sous  les  diverticules  latéraux  du  (jua- 
trième  ventricule. 

Lorsqu'on  (>xamine  les  corps  restiformes  sur  un  bulbe,  sur  lequel 
la  toile  chroïdicnne  inférieure  et  les  diverticules  latéraux  du  quatrième 
ventricule  ont  été  arrachés  (Fig.  352),  on  constate  :  que  les  corps  resti- 
formes forment  la   paroi  antéro-inlerne  de  ces  diverticules,  qu'ils  sont 

,,  ,.„„ .     croisés  i)ar  les  stries  acoustiques  (Str.ac)  et  qu'ils  atteignent  l'ancle  externe 

(V)niic.\ioii  avec  le  I  1  V  /  I  n  r^ 

i.r.ioiiculo    ccrcbei-    ^\y^  (inatriènie  ventricule  et  l'exfi'émilé  postérieure  du  sillon  bulbo-protubt'- 

lenx  inférieur.  .....  .  ,  i        i        • 

l'anliel  ;  ils  s  ('liaiiglenl  à  ce  niveau,  se  coudent  à  angle  droit,  se  porleiil  iMi 

haut  et  en  arrière,  et  se  contiiiiient  avec  \cs  j)f''do}icules  cérébelleux  in/é- 

rieurs  [Vvs).  Ils  ])(''nètrent  eiisuit(>  dans  le  bile  du  cervelet  en  passant  (>ntre 

les  p(''(l()ncules  i-érébelli'ux  supérieur,  situé  en  dedans,  et   les  pédoncuiles 

céiébelleux  moyens,  situ(''s  en  dehors.  Une  ligne  fictive  passant  par  le  coude 

ou  col  du  c<u'j)s  restiforme  (Vervix  pedunculorum)  sert  à  délimiter  le  cor[)s 

restiforme  pi'opremeiit  dit  du  pédoncule  cérébelleux  infi'rieur. 

s,,,,,,,  |.„,.,..,|   ,|„  Le  sillon  latéral  du  bulbe  ou  silhni  drs  nerfs  inixtes  borde  le  corps  res- 

'"'""•■  liforme  en  deliors  et  commence  en  liant  dans  la  fossette  latérale  du  bulbe. 

Il  se  dirige  d'aboi'd  obli(|iieinent ,  eu  bas  et  en  arrière,  puis  devient  viu'- 

lical  dans  la  l'égion  cylindiiiiue  du  bulbe  cl  se  C(uiliuue  a\(M'  \c  s/ll(ui  c(d- 

hilértil  iiosléiirur  de  la  nuirllr  ou  sillon  lie  prtu'l rat i<ut  des  rt/cincs  uu'dul- 


Mu|(|>||ii|  111,  I  I.     |)|      i;  Il  II  M  l:i.  Ni.l.l'll  \  I.I..  i'M 

hiirt'^  po'ilri'irKrr';.    (IVsl    le    l(ill|;    »li'   ir    sill(Hl    i|lli'    |h'IiM  nMl  I    d.ill--    le    liiillx' 

le-,    r.lcilH'^^    (Ifs    lU'rf^    iiln^'-niilifin/lli/irii        |\'      |i;iirr        cl     finr ii nioijnsl r iijiir 

\      |);iirc     cl    (|ir('mcrL;ciil    le-,    r,iciiic^   <|c    l;i    |i;irlic    Imllciirc    ilii    sj,iii;il 

\l       |UIIC    . 

\ii  iii\iMii  ilii  (  mIIcI  (lu  l(iill)c.  I;i  limic  (r(''iiicr^ciicc  (les  lilris  riidicii- 
I  laircs  lin  s|)iii;il  cl  |;i  liuiic  Av  pi'in'-liiiliuii  Av>  racines  iMisIéncnrcs  ijn  [»i'c- 
,  inicr  iicrl  ccr\  ical  xnil  |»rcs(|iic  sii|)ci|»<>sccs  ;  iin-tlcssmis,  ces  lignes  discr- 

Igcnl  ;  lii  li.mit'  «In  spinal  se  |)(»ilc  |ielil  à  pclil  en  a\aiil  cl  se  place  dans  la 
n'^gioil  cjM'xicalc  inlciicnrc,  iiuim'dialcrncnl  en  ariicrc  dn  li,:^anienl  den- 
lelc. 

han>  la  |tail  h'  i  nreiietirc.  \  cil  ical  e  du  si  Hun  lalcral  du  hiilhc  on  IroiiN  c, 
plii>  accciilniMM  Ihv  Icnlanl  (|uc  clic/  l'adullc,  une  (''mincncc  ohlongiio  gri- 
I  sAtrc.  le  tubercule  cendré  de  Rolando    TU  .  i|ui  n'c'sL  aiilrc  (nic  la  sub-     Tubercule  .on.ir*'- 

,  II-  Il  1  -    •  r    ■  I  1  ,        lie  Kolamlo. 

s|anct>    ^clalincn-(>    (|(«    la    corne  posieneure,    taisanl    en    (|iiel(|uo    sorte 

hernie,  cl  l'ccouxcrjc  |»ar  une  inin<"e  coiiciie  de  libi"OS  a[)parlcnanl  à  la 
I  grossi»  racine  scnsilive  doccndanic  du  Irijnincau.  (ibe/  l'enfanl   nonsean- 

iié.  »»n  r(Mnai'(|ue  en  onirc,  dans  le  cordon  laléraldo  la  moelle,  un  faisceau 
,  niyélinisi'  (|ni.  au-dessns  du  lubercule  cendré,  s'inlléchit  on  arrière, 
I  croise  le  sillon  lalcral  du   bulbe  et  se  jette  sur  le  corps  resliforme  avec 

lequel  il  penche  dans  le  cervelet,  ('e  faisceau  bien  décrit  et  figuré  parFoville 

a  été  désigm''  j)ar  Kleclisig  sous  le  nom  de  faisceau  cérébelleux  direct.  Faisceau  (•(•ic'bei-        - 

Du  corps   resliforme  se   détacbent  toutes    les   fibres    arciformes   qui  •  > 

entourent  les  parties  anléro-lalérales  du  bulbe,  interrompent  le  sillon  des 
I  nerfs  mixtes,  croisent  le  laisceau  latéral  dn  bulbe,  l'olive  et  la  pyramide 
I  antérieure,  et  s'encbevètrent  dans  la  profondeur  du  sillon  nnulian  antérieur 
!    avec  des  fibres   analogues  du  côté  opposé.  Elles  portent  le  nom  collec- 

lif  de   fihrrs   mci formes   rxtcrncs   antérirnrf'S    du    bulbe  \strafum   zonale      Fibres  arciformes  ;; 

/•,//..  .  I  il-i-  1/?/  -r  externes  antérieures  S 

.    Il  Arnolil .  stratuin  transrcrsalc] ,  poni'  les  distinguer  des  fibres  arciformes  d,,  i„iii,p.  3 

ex/f-mrs  postérieures ,  inlininn-nl  moins  nombreuses  et  plus  courtes,  (jui  x 

se  dirigent  v(M's  la  pyramide  postérienrt»  (]n  bulbe,  ainsi  que  des  fibres 
arciformes  internes. 

Membrane  obturatrice  du  quatrième  ventricule,  toile  chorohliemie  infé-     Membrane  obtura- 
ririirr,  j,h:,us  rliuroides  du  </ualrii-mc  ventricule.  —  La  membrane  obtu-   "■"^'"^•'^''^'«"''•'cu'c- 
ralrice  du  ([ualrième  ventricule  est  une  membrane  triangulaire,  à   base 
supérieure.   i|ni    l'orinc  le  vcr>anl  iiil'éricur  du  loil  du  quatrième  ventri- 
cule.  Sa  base  est  \\\é(^   sur  la  ligne  uu-diane  à  la  substance  blanclic  du      Forme.    Étendue. 
nodule  iSbNV  et  latéralement  aux  valvules  de  Tarin    VTi  et  aux  pédon- 
culc>  dn  llocculus  (Fig.  X\ï)\  son  sommet  occupe  l'angle  du  V  et  s'insinue 
entre  les  parties  saillantes  (clava)  des  jjyramides  postérieures.  Ses  bords 
adilèrent  aux  pyramides  postérieures  dn  bulbe  et  aux  corps  restiformes, 
ses  angles  lalt-raux  s'étirent  en  une  soric  de  denii-gonttièrc  (jui  entoure 
le  eorp>  l'estiformc  cl  se  rcnllc  au-devant  du  lloccnlus  (mi  formant  les  diver- 
lirules  liiiérnn.i    rIVi    du  (piatriènie  V(Milricnle. 

Otic  membrane  réirobnibaire  est  doublée  dans  tonte  son  étendue  par 


492 


ANATk.MIE    I)1:S   cextues    nhhveix. 


Épaisseur  variable   uii  l'cpli  pie-mérieii,  lii  to'ilc  choi'oïdionic  in'érieure,  qui  recouvro  la  face 

suivant   les   récions  i'    •  iiii  ■  ■  i*  i-iil'  i  l•^ 

et  les  individus^  poskM'ioiire  du  l)ull)0,  oiitouro  los  divcrticulcs  latéraux  du  quatrième  ven- 
tricule, et  fait  l'office  d'une  véritable  membrane  de  soutènement.  La 
membrane  nerveuse  ijroprcnienl  dite  est  épaisse  chez  le  fœtus  et  pendant 
les  premiers  stades  du  développement.  (Ihez  l'adulte,  elle  se  réduit  à  sa 
partie  centrale  à  une  couche  d'épitliéliuui  épendymaire  qui  tapisse  la  toile 
choroïdienne  inférieure  et  les  plexus  choroïdes  du  quatrième  ventricule 
qui  s'y  rattachent.  A  sa  périphérie  elle  est  formée  par  de  minces  et 
blanches  lamelles  nerveuses,   atrophiées,  variables   dans  leur  forme  et 


Jï'o 


rc^^< 


7tK 


FiG.  3j3.  —  Lu    inoiabiaue   ubLurulrico    cL    lus    divcrLicules  latéraux  du  i"'  vculricuK' 
(d'après  Retzius). 

Les  lobes  postérieur,  supérieur  et  inférieur  du  cervelet  ont  été  enlevés,  le  nodiUo 
et  les  valvules  de  Tarin  ont  été  mis  à  nu.  —  A  gauche  la  membrane  obturatrice 
(Mo)  estinta(;to;  elle  s'arrête  sur  le  bord  tranchant  des  valvules  de  Tarin  (VT)  el  se 
prolonge  en  avant  sur  le  pédoncule  du  llocculus  en  formant  la  paroi  postéro-infé- 
rieure  ou  membraneuse  du  diverticule  latéral  (ri Vv).  A  droite,  la  partie  épendymaire 
de  la  membrane  obturatrice  a  été  enlevée  et  on  aperçoit  la  cavitt'  du  diverticule 
latéral  (Vj)  (colorée  en  rouge)  et  les  taenia,  ou  languettes  qui  bordent  la  cavité  de 
4"  ventricule  en  dehors  e(  en  arrière  (Iv)  et  se  prolongent  sur  le  diverticule  latéral 
droit  (Id). 

Flov,  llocculus.  — 1(1.  languette  (t;enia  ou  lingul:i  iliverliculairc.  —  Ir.  languette  venlri- 
culairc.  —  Mo,  membrane  ()l)luratrice  du  i"  ventricule.  —  //lu  diverticule  latéral  du 
t"  ventricule.  —  \  T,  valvule  de  Tarin.  —  1',.  cavilii  du  i'  ventricule  au  niveau  de  l'endiou- 
cliure  du  canal  diverticulaire. 


Ol.i 


leur  étendue,  et  dont  les  lambeaux  restent  adhérents  aux  pyrauiides 
|)ostéi-i('ures  lors([u'ou  arrache  hi  i)ie-mère  et  les  plexus  choroïdes  ilu 
(|Miiliiriiie  ventricule,  (les  lamelles  foinieiil  Vobr.r  o\  les  l;i'ni;v,  H(/ul,i'  ou 
hnndclclli'ii  du  ([iiali'ième  ventricule,  dont  l'éltnle  ne  peut  èlre  séparée  de 
celle  d(>  la  toile  choroïdieime  iulV'rieur(>. 

L"o/>^'./' i()b)  ou  rrrron  esl  une  p(dile  l.inielle  lilaiielie.  I  riaii_:;ulair(\  ini- 
|)air(î  (;t  médiaiu'.  tendue  enli'e  les  deux  pyrami(l(*s  |)oslérieures  (ob, 
l'i};.  ■K'ji,  8').')).  C'<^sl  une  l'ormalion  1res  inconslanl(>,  (jni  présente  un  déve- 
lop|)emenl  fort  variable  el  |)araîl  man(|uer  dans  la  |tlupart  des  cas.  Son 
boi'd  supérieur  est  concave  el  se  conlinue  en  haut  avec  l'épilhélinni 
épendymaire  (jui  lapisse  la  loile  choroïdienne  inférieure. 

Les  Inniia'  (bandelelles)  ou  l'ujuLv  (^laui^uellesj  du  quatrième  venlri- 


Mnli  I'  imi  ni,  I  I      h  I      II  II  n  M  |;  |   \  i    |   l- Il  \  l.i:. 


4ii:> 


mil'    iIc'si'MUM's  |i;ir  llmlc  ^(>ll~^  le  imm  k\v  nnnl n  ni i ,  |i:ir  Iwidirrl  ><tii- (■clin       ij(in<lnl<'ti<'Mctinn- 
1IV//.V    /Hnitis),    M'iil    (les    |(,|  iimliuii--    l)(MII((m|i    plll^    ((.Ilslimlfs   que    Inhcv.     ,.r,.,„p  „|,t.ir.'itri<v. 

(!(»  siiiil  «les    laiin'llcs   |i;iin'--,    loil   iiicuiirn'rr->  Mii\iiiil    lc>   iiidiN  i(lii>.  (|iii 

I  Mo 


Fi(..  3di.  —  Le  versant  inférieur  du  toit  du  4*=  ventricule,  la  membrane  obturatrice 
rétrobulbaire  et  les  plexus  choroïdes  du  4<'  ventricule  (colorés  en  rouge),  vus  par  la 
face  ventriculaire  après  ablation  du  tronc  encéphalique,  des  pédoncules  cén''i)elleux 
supérieurs,  de  la  lingula  et  ilu  lobe  central.  (D'après  la  pliotograidiie  d'une  pièce 
durcie  dans  l'alcool.) 

Atii//,  ainy^ilalc.  —  fui.  branche  artérielle  lonjïcant  le  bord  do  la  languette  tlivertlcu- 
laire.  —  Floc,  floccuius.  —  Id,  ianifiiette  (liverticidaire.  —  Ir.  languette  ventricidaire.  — 
L(jn,  lobe  quadrilatère  antérieur.  —  Mo,  membrane  obturatrice  du  A"  ventricule  avec  les 
plexus  choroïdes  transversaux  et  longitudinaux.  —  oh.  obcx  ou  verrou.  —  Oc,  olive  cérébel- 
leuse. —  l'cin.  pédoncule  cértdK'Ueux  moyen.  —  Plclil,  plexus  choroïdes  transversaux  du 
4*  ventricule  :  ils  longent  la  valvule  de  T.'irin  et  la  substance  blanche  du  nodule  et  se  pro- 
longent lie  cbaipie  coté  dans  les  diverticules  latéraux  du  i"  ventricule.  — SôXo,  substance 
blanche  ilu  nodule.  —  spc,  sillon  précentral.  —  r/l'i.  diverticules  latéraux  du  t°  ventri- 
cule. —  TM,  trou  de  Magcndic  liunté  i)ar  un  rebord  saillant.  —  IT,  valvules  de  Tarin  vues 
par  leur  face  ventriculaire  et  refoulées  en  haut  par  l'extréudté  inférieure  de  l'amygdale  sous- 
jacenfe.  —  ]\,  le  diverticule  angulaire  du  4'  ventricule.  O^ttc  ligure  rend  très  bien  compte 
de  lii  dilférence  de  profondeur  de  ce  diverticule  sur  la  ligne  médiane  et  dans  la  région  des 
valvules  de  Tarin.  (Voy.  à  ce  point  de  vue  les  coupes  sagittales  S  1  à  S  4,  Fig.  408  à  412.) 


occupent  les  parties  latérales  de  la  membrane  obturatrice  et  se  prolongent 
sur  les  diverticules  latéraux  du  quatrième  ventricule  qu'elles  concourent 
à  former,  i^llh^s  sont  coudées  à  angle  droit  et  situées  à  cheval  sur  l'extré- 
niili'  supéri(Mii-e  des  corps  restiformes  sur  laquelle  elles  s'insèrent  (Fig.  3o3). 
(In    peut  leur   considérer  deux   segments   en    continuili'    dii'ecle  l'un 


494 


A.NAÏd.MlE    DKS    CEMHKS    NERVEUX. 


SoiTincnt     vertical 
veiitriiiilairi-. 


Soirmorit  antérieur 
iliverticiilaire. 


Toile  rlioroïilicniie 
iiiréricure. 


l<a|ijiorls. 


avec  raiilrc  :  l'un  vorlical,  postérieur,  ou  ventriculaire  ;  l'aulie  transversal^ 
antérieur,  ou  diverliculaire. 

Lo  sognuMit  vertical,  postérieur  ou  ventriculaire,  lit/tda  ou  languette 
postérieure  [k\  Fig.  3oi),  adhère  au  corps  restiformc  et  à  l'extrémité  effilée 
de  la  pyramide  postérieure  et  recouvre  Vaile  blanche  externe^  c'est-à-dire 
la  sphère  auditive  du  plancher  du  quatrième  ventricule.  Tantôt,  c'est  une 
lamelle  quadranjiuhiire  de  5  à  G  millimètres  de  long,  qui  en  haut  s'in- 
sère sur  la  valvule  de  Tarin  et  qui  en  dedans  s'avance  plus  ou  moins 
loin  sur  la  ligne  médiane  à  la  rencontre  de  la  ligula  opposée.  Tantôt,  ses 
bords  interne  et  supérieur  sont  profondément  déchiquetés  et  la  ligula 
postérieure  n'adhère  que  par  une  mince  et  étroite  lamelle  au  corps  resti- 
formc; dans  ce  cas  l'épithélium  épendymaire  comble  tous  les  interstices 
et  se  continue  en  haut  avec  la  valvule  de  Tarin,  dont  il  se  détache  du 
reste  très  facilement  à  la  moindre  traction  exercée  sur  le  bulbe.  Dans  l'un 
ou  l'autre  cas,  la  languette  ])ostérieure  peut  être  quelquefois  renforcée 
par  une  strie  auditive  (Retzius)  qui,  au  lieu  de  longer  le  plancher  du  qua- 
trième ventricule,  se  réfléchit  sur  la  voûte. 

Le  segment  transversal,  antérieur  ou  diverticulaire  (Id),  ligula  ou 
languette  (Ultérieure ,  est  une  lamelle  étroite  et  allongée  qui  se  continue 
sans  ligne  de  démarcation  avec  la  languette  postérieure  et  concourt  à 
former  la  paroi  inférieure  du  diverticule  latéral  du  quatrième  ventricule 
(Fig.  333  et  334  et  coupes  Se  à  Ss,  Fig.  414  à  41  G).  Exceptionnellement 
elle  double  toute  l'étendue  de  la  })ar()i  membraneuse  du  diverticule  et 
s'insère  en  avant  au  corps  resti forme,  en  arrière  sur  la  valvule  de  Tarin 
et  ICjbord  inférieur  du  pédoncule  du  tlocculus;  elle  est  alors  épaisse  et 
pourrait  à  un  examen  superficiel  être  prise  pour  un  tronc  nerveux.  Le 
plus  souvent  elle  se  comporte  comme  la  ligula  postérieure,  s'insère  au 
corps  restiforme  seulement  et  se  termine  soit  par  un  bord  lisse  ou  plus 
ou  moins  onduleux,  soit  par  un  bord  profondément  déchiqueté  et  irrégu- 
lier. Dans  ces  cas  on  trou\e  constaninuMil,  le  long  du  bord  inférieur  du 
pédoncule  du  tlocculus  et  faisant  suite  à  la  valvule  de  Tarin,  une  mince 
languette  ou  bandelette  nerveuse,  que  l'on  ])eut  désigner  sous  le  nom  de 
tsenia  ou  li(/ula  supérifiirc  du  fjuntrii'iiK'  ventricule. 

La  toile  choroïdienne  inférieure  Ji'esl  quun(>  dépendance  du 
doubh^  feuillet  pie-mérien  qui  s'invagine  dans  la  feule  cérébrale  posté- 
rieure, et  sépare  le  bulbe  du  cervelet.  La  partie  postérieure  de  ce  feuillet 
tapisse  les  valvules  de  Tarin,  le  nid  d'hirondelle,  puis  recouvre  l'amyg- 
dale et  le  vermis  inférieui-  du  cei'velel  ;  la  parti(^  antérieure  forme  la  toile 
choi'oïdieiim'  inb'rieuri',  jet(''e  coinnie  un  poiil  sur  la  partie  |)osl('rieure  et 
suj)érieure  du  bulbe  et  (jui  se  continue  eu  bas  avec  la  |)ie-mèi'e  (}ni  w^- 
couvre   les  parties  lat(''rale  (>t  pf)st('rieure  du  bulbe. 

Ces  deux  feuillels  sont  réunis  enlre  eux  par  de  nombreuses  travées 
sous-arachnoïdieunes  ;  leur  an'iile  de  réilexion  coi'respond  aux  bords  des 
valvules  de  Tarin  et  à  la  substance  blanche  du  nodule,  c'est-à-dire  au 
bord  supérieur  de  la  membrane  obturatrice. 


W 
(ifi' 


t 


Mit  i;  l' Il  (I  M  H,  1 1     il!      i;  Il  11  \l  l:i.  \(  I.  l'il  \  l.i;.  Vj;i 

\ll    iii\r;ill    di'^    (Il  \  Cl  I  iiillr>    l;i  li'i;i  II  \     illl    i|  ii.i  I  rirmc   \  m  1 1  icii  |c.   |ii    Inilc        OrilIccH    .le    ••oin- 
,  |li,l'i>i(|i('iilir  iiilriiciin'  >!'   niiiliiiiii'  cil   liiiiil  ;i\rc  l:i  |i|('-llli'ic  i|ili    irconvrc 
|i.  lldiciilii--.  en   ;i\;iiil   ;i\i'<'  (•elle  <|iii  doiiMi'  Ir--   iiciIn  ;iii(lilir.  |iiicii  riio;.'-;i'<- 
Iriiilir  cl  ^l(l■>■^^>|>ll,■||■\  imici» ,  ril   l>;is  ;i\rc   (cllc  (|iii   l;i|>i--^i'  l.i   \.\ir  i  li  ti'liriirr 
,1)1  linceul  II--  cl  l'ccdilNlc    le  jolie  (li_u;i^lrii|lic. 

|,;i  loilc  cliontiilieiinc  iiilciieiirc  prociilc  à  son  sninincl  cl  ii  l'cxlrc'-- 
mili'  rciillt'c  (le  chiicim  de  ■-es  di\  criiciilcs.  des  oriliccs  (•(UisImiiIs  (|iii  font 
I  .iiiiiiiiiiii(|iicr  la  ca\ili'  du  i|ii.il  liciiic  \  ciil  riciilc  asce  rcs|)acc  s(»ii>-araeli- 
[iuï(ti('il  (M  tiui  >(>iil  ((iiiinis  sons  les  noms  de  /rotf  de  M/n/ftidir  cl  de  Iruxs 
ifr  Ijisrhhn. 

l.ctrou  de  Magendie  (TM)  su'^gc  à  la  pailic  inlciiciire  cl  iiH-diane  de  la  vr-m-u-wn'j.-wu,-.. 
loMc  clioioidicniic  :  il  csl  Ai^  diniciisioiis  Ires  vai'iahlcs.  laiiliM  large,  Irian- 
uulairc  on  o\  alairc.  ayaiil  \  à  "i  inillin».,  tantùl  Ires  judil,  adnicllanl  à  [x'inc 
la  Iclc  d'iiiK^  r'|iiMi;lc,  ou  cncoiT  fcnètré,  ji;rillagc  ou  masque  pur  los  noni- 
ItriMiscs  liaNt'cs  lil>rousos  soiis-ai'aclmoïdicunes  qui  s'insèrent  au  voisinage 
du  lion.  I(>  réli'écissenl  ou  !<>  rerouvrcnt.  Sa  limite  inférieure  est  formée 
non  par  ['(^ix^x.  mais  par  un  rc[)li  [)ie-mérien  constant,  à  hord  g(''nérale- 
incnl  coiiiaxc,  Irancliani  cl  lisse  (Fig.  354),  et  tapissé  par  r('[)illi('diiim 
cpcndyniairc. 

|)('M-ril.  par  Ma^cndic.  lour  à  lonr,  contesté,  nié  ou  admis  par  les  dif-  c,.  „est  pas  un 
féreiils  ailleurs  (|ui  l'ont  suivi,  l'existence  et  la  constance  du  trou  de  '•'.'■'|^f'C'"  ''"  prépara - 
Maf;(Midic  ont  été  démontrées  délinitivement  par  Axel  Key  et  Retzius,  en 
1870,  à  l'aide  de  la  méthode  des  injections,  et  en  l(S8o,  par  Hess  à  l'aide 
de  coupes  sériées.  Retzius  ne  l'a  vu  manquer  que  deux  fois  sur  100  cer- 
veaux et.  d'après  cet  auteur,  il  apparaît  déjà  (du'z  le  fcrtus  dès  le  (jua- 
trièiuc  mois  d(>  la   vie  inlra-utéi'ine. 

Trous  de  Luschka.  —  A  l'extrémité  antérieure  des  diverticules  laté-  xrous  lo Luschka. 
raux  du  (jualrième  ventricule,  ou  trouve  un  oritice  presque  constant 
signalé  par  Boclidalek  (1849;,  Luschka,  bien  décrit  par  Axel  Key  et 
Retzius  (1870),  puis  par  Hess  (1885).  Très  variable  dans  son  aspect,  sa 
l'orme  et  ses  dimensions,  cet  orifice  est  le  plus  souvent  masqué  par  les 
lacines  des  nerfs  glossopharyngien  et  pneumogastrique  qui  le  recouvrent 
cl  par  des  travées  sous-arachnoïdiennes  souvent  fort  nombreuses  (Fig.  333). 

LorscpTon  iMilèNc  avec  prudence  les  IX''  et  X''  paires  crâniennes,  il 
apparaît  en  gi'uéral.  sous  l'aspect  d'un  oritice  semi-lunaii'e,  plus  ou  moins 
béant,  de  \  à  (5  millimètres  de  longueur,  comblé  en  partie  par  les  plexus 
rhoroïdes  des  diverticules  latéraux.  Il  est  limité  en  bas  par  un  repli  pie- 
luérien  falci forme  ou  semi-lunaire  qui  s'étend  du  nerfauditifau  bord  externe 
du  llocculus  1  Fig.  3")4),mais  que  l'on  ne  trouve  pas  enroulé  eu  spirale 
comme  le  croyait  Dochdalek.  Ce  repli  pie-méricn  sous-tend  plus  ou  moins 
la  partie  membraneuse  et  nerveuse  du  divcrticule.  Lorsque  c(dle-ci  est 
terme  et  peu  développée,  le  diverticule  présente  l'aspect  d'un  petit  cornet, 
d  ime  corne  d'abondance  ou  d'une  corbeille  de  lleui's  Hochdalek);  lorscjue 
la  partie  membraneuse  est   lâche  et   très  ('tendue,  on    li'ouve   en  général 


t96 


A.NATÔMII-:  DES  CENTRES  NEUVEIX. 


Plexus    choroïdes 
(lu  4'   ventricule. 


au-dessus  (lu  robord  falci l'orme  une  poclie  \^]n>  ou  moins  profonde,  llasque 
et  alTaiss«'e  (Fig.  'io-'i  et  "ioii. 

A  la  toile  choroïdienne  inférieure  se  rattachent  les  yj/ej:?«  choroïdes  du 
4"^  ventricule,  que  Lusclika  a  distingués  en  plexus  médians  et  plexus  laté- 
raux. Les  plexus  médians  s'étendent  du  trou  de  Magendic  à  la  substance 
blanche  du  nodule  sous  forme  de  deux  minces  traînées  de  granulations 
(Fig.  354).  En  bas,  ils  commencent  par  une  extrémité 'effilée  qui  sort  par 
le  trou  de  Magendie.  En  haut,  ils  sont  unis  au-devant  de  la  substance 
blanche  du  nodule  par  un  petit  cordon  transversal  qui  se  prolonge  de 
chaque  côté  en  dehors  et  se  continue  avec  les  plexus  latéraux.  Ces  der- 
niers se  dirigent  transversalement  en  dehors,  longent  la  base  de  la  toile 
choroïdienne,  s'insèrent  au  bord  des  valvules  de  Tarin  et  à  la  partie  mem- 
braneuse des  diverticules  latéraux  (Fig.  3oi).  Ils  comblent  en  grande 
partie  la  cavité  du  pédicule  et  de  l'extrémité  renflée  des  diverticules,  et 
sortent  par  le  trou  de  Luschka.  Sur  un  encéphale  non  dépourvu  de  ses 
membranes,  on  voit  constamment  quelques  villosités  choriales  faire  saillie 
entre  les  racines  des  nerfs  glossopharyngien  et  pneumogastrique. 


O  U  A  T  R  1  E  M  E     A'  E  N  T  H  l  G  l"  L  E 


Qualriémc    ventri 
cule. 


Sa  forriK 


S<-s  iliverticule> 


Varii'trs 
«lucllos. 


Le  quatrième  ventricule  {sinus  rJiomhoiddl,  força  rhomhoidalis^  sinus 
rhomboidcns  mrdulIcV  ohlongatœ,  ventricule  du  cervelet  de  Galicn,  premier 
ventricule  de  Tiedemann,  parce  qu'il  se  développe  le  premier)  est  la  cavité 
épendymaire  du  cerveau  rhoniboïdal. 

C'est  une  cavité  irrégulièrement  losangique,  presque  verticale,  aplatie 
d'avant  en  arrière,  qui  en  haut  fait  suite  à  l'aqueduc  de  Sylvius  et  qui  se 
continue  en  bas  avec  le  canal  épendymaire  de  la  moelle  épinière.  Etroite  en 
haut,  elle  s'élargit  à  sa  partie  moyenne,  émet  en  arrière  un  diverticule 
angulaire,  médian  (fV;,  Fig.  X]^),  qui  s'enfonce  dans  la  substance 
blanche  du  cervelet,  et  de  cha(jii(>  côté  deux  diverticules  lulrrau.r  irlVt, 
Fig.  348)  qui  enlonrent  la  base  du  bulbe.  En  bas.  elle  se  rétrécit  de 
nouveau  et  se  l(M-mine  j)ar  un(>  excavalion  angulaire  très  accusée,  décrite 
par  Héio|)hii('  sons  le  nom  de  cala/nus  scri/)torius;  le  sommet  de  cet  angle 
cori'espond  à  rcinbouchui'e  du  canal  de  l'épinidyme  ci  conslilue  le  l)ec  Au 
calamus. 

La  cavilt'  du  (jualiièiuc  vculriculc  oll're  dans  sa  forme  de  très  grandes 
variétés  individuelles;  elle  est  tantôt  étroite,  tirée  en  longueur  et  mesure 
30  ;i  3.-)  millimètres  sur  10  à  20  de  large;  tantôt  elle  est  large,  comme 
ramassée  sur  cllc-iuéuic.ct  ses  axes  à  peu  près  d'égale  longueur  nu^surent 
chacun  23  à  2.")  ou  27  luilli mètres. 

l-'llc  présente  une  pai'oi  antérieure  très  épaisse,  ou  /daiirl/er.  et  une 
\ydYin  postérieure  coudée,  le  toit,  voûte  ou  toite  (Fig.  336). 


l'liiii('lirr>lii  I'  ven- 
tricule. 


PLANCHER  DU  4   VENTRICULE  (Fig.  3')2  ct  355).  —  ComuK^  la  cavité  du 
(|ualiièni('  vculriculc,  le   plancher   présente  dans  sa  foi'iue  et    sa  conligu- 


M(m;i'IIi>i.()(;ii,  i>i    itii(t\ii!i;\(;i:i'ii.\i.i:. 


V'.l/ 


•llliini    (II'    lrt'->    ijraMili'-'     \;iri('lc--    iiidi  \  iiliid  Ir-,    (|iii    Iki ni 

li->|»(f>ili(in,    ;iii    iioimImc,  .111    IimJcI  cl   ;i   la   ^.lillir  de  --Irir-,   |)| 
iT^^alt'^.    (•i)iimir>    ^cuis    le    nom  <lr  s/rir^ 
n  nii-^l niiirs ^    slrir^    nii'illll hlirrs ,  hurlics  ilii 
iititiiiici     \'\'J^.    •'!•">-  . 

1 ,1'  uraml  axcdii  |)laM(li(M"  c-^t  |»aicoiiiii 
|;m-^  Itiulr  ^a    hnimiiMi  r  par   le   sillmi  Imi- 

nliniil  nn'-dinii,  (|iii  se  cimlimir  cil  liaiil 
;iv('c  lt>  piolnml  sillon  (le  iiiriiic  nom  de 
l'juiMcduc  de  SxKiuN.  Ni'lar^il  dans  la 
narlic  snpci'icnic  on  |n"olnl)t''ranl  iidic  A\\ 
|)lani'!u*r  ponr  lornuM'  niic  vi'rilaide  /os- 
srtlr  iiinlidno  illl.  Vvj:.  ^{'i^î  (d  '{.">.')  .  pilis  S(> 
iidri'cil.  d('\  icnl  snpcilici(d  dans  la  r(\i;ion 
l»iill>air(*  on  il  con-lilin'  la  //y-  dn  cala- 
iiiiis.  A  la  jonclion  ^\n  sillon  avec  le  canal 
i'|HMulymairc,  on  lionvc,  en  avant  de 
l'olx'x.  nnc  jxdilo  dcprossioii  en  cul-de-sac, 
iipptdt'i'  rciifriru/r  cC Artni/'uis  (Fig.  4i4). 

Le  sillon  longiliulinal  médian  est  bor- 
dé de  (d»a([ii('  côh'  |)ar  deux  cordons  lon- 
i^iliidiiiaux  cylindri(|m>s  cl  saillants,  les 
funidili  Icrrtf's  '  fl,  Fi^.  XV2,  .'J'ioi  ou  fais- 
ceaux arrondis,  (|ni  j)arcoiiront  toute  la 
loiiiiiunir  du  {danclier,  appartiennent  à  la 
lame  fondanienlale  de  His  (voy.  T,  F'", 
p.  80)  et  contiennent  les  noyaux  d'origine 
des  nerfs  moteurs  du  rhombencéphale. 
Ils  commencent  dans  le  calamus  par  une 
extrémité  ei'lilée  très  voisine  de  la  ligne 
médiane,  connue  sous  le  nom  à^tile  blanche 
interne  (api,  Fig.  3ooi,  s'élargissent  dans 
la  région  moyenne  du  plancher  où  ils 
sont  1(>  [)lus  souvent  recouverts  par  les 
stries  acousti([ues,  puis  se  ren lient  au- 
dessus  de  la  plus  grande  largeur  du  plan- 


^11  lloli 

inclii'> 


et  .. 


cher  en  une  saillie  arrondie,  oblongue 
ou  irrégulière,  Veminentia  teres  (et);  ils 
s'amincissent  ensuite,  occupent  toute  la 
largeur  de  la  partie  supérieure  du  [)lau- 
cher  et  se  continuent  dans  l'aqueduc  de 
Sylvius  avec  les  lames  fondamentales  du 


t'i(..  ;K)o.  —  La  paroi  postérieure  de 
l'aciueduc  de  Sylvius.  Le  plancher 
du  i"  ventricule  dépourvu  de  stries 
acoustiques.  Les  languettes  qui  bor- 
dent de  chaque  côté  la  cavité  veu- 
Iriculaire  ont  été  rejetées  de  côté. 
(D'après  Retzius.) 

,4«,aire  acoustique. —  «Z, aile  grise. — 
ap,  area  postrema.  —  api,  aile  JjlanclK; 
interne  ;  sa  partie  externe  forme  l'area 
pluniiforniis,  sa  partie  interne,  Tarea 
nieilialis  trigoni  iij-poglossi.  —  Aq , 
plancher  de  l'aqueduc  de  Sylvius.  —  et, 
eniinentia  teres.  —  fm,  fossette  mé- 
diane. —  fs,  funiculi  séparantes.  —  f'tio, 
fossette  supérieure  ou  antérieure.  —  ft, 
funiculi  teretes. —  ob.  obex  ou  verrou 


cerveau  moyen. 

Deux  sillons,  les  sillons  latéraux  (sulci  limitantes  de  His),   circonscri- 
vent les  funiculi  teretes  en  dehors  et  s'étendent  de  l'extrémité    inférieure 


Sa  .Hln.-iiion  long, 
tinlinajc. 


Ventricule  'l'Araii- 
tiiis. 


Funiculi  teretes. 


32 


I 

à 


498  ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 

du  calamus  à  ra(|U(Mliic  du  Sylvius.  Ils  séparent  les  noyaux  dorigine  des 
nerfs  moteurs  des  noyaux  de  terminaison  des  nerfs  sensitifs  (lame  alaire, 
voy.  T.  l"'.  p.  86),  s'élariiissent  dans  la  région  bulbaire  et  dans  la  région 
protubérantielle  en  y  formant  deux  dépressions  triangulaires,  les  fossettes 
inférieure  (al)  et  supérieure  (fsa)  du  plancher  rhomboïdal  (Fig.  35o). 

Fossettes     supé-         La  fossct/e  inférieure  est  la  plus  profonde;  elle  est   de   couleur  gris  Hé 

euro  et  inférieure,   ^ç^^^^, .   ir,.,igulièrement  triangulaire  ou  ovalaire  à  sommet  supérieur  et  lus 
connue    sous  les  noms  de  :  aile  grise  (Ag,  Fig.    332),   ala  cinerea  (al, 
Fig.  3oo),  cuneus  cinereus,  eminentia  cinerea. 

La  fossette  supérieure  (fsa,  fst)  (fovea  anterior),   moins  profonde  que 
rinféi'ieure,  est  remarquable  par  sa  coloration  grise  et  la  présence  presque 
constante  d'une  ou  plusieurs  veines  superlicielles.  Arnold  la  désignait  de 
ce  fait  sous  le  nom  de  locus  ceru/eus  ou  substance  ferrugineuse  (substantia  .' 
ferruginea),  nom  généralement  réservé  depuis  les  frères  Weber  à  la  petite  , 
zone  allongée  située  au-dessus  de  la  fossette  supérieure ,  qui  s'étend  jus- 
qu'à l'aqueduc  de  Sylvius  et  renferme  de  nombreuses  cellules  nerveuses  , 
fortement  pigmentées. 

Les  fossettes  supérieure  et  inférieure  sont  séparées  l'une  de  laulrt^ 
par  une  saillie  blanche  et  arrondie,  irrégulièrement  triangulaire  ou  qua- 1 
drangulaire,  dont  la  base,  légèrement  convexe,  s'adosse  aux  funiculi  teretes  , 

.Vire  acoustique,      (ft)  et  dout  Ic  sommct  sc  prolougc  sur  le  plancher  des  diverlicules  laté- ( 
raux.  Elle  porte  le  nom  de  zone  acoustique,  d'area  acustica  (Aa,  Fig.  332  et 
3o3),  et  contient  les  noyaux  de  terminaison  du  nerf  vestibulaire.  Chez  le 
fœtus  et  l'enfant,  elle  est  très  saillante  et  a  été  désignée  par  Schwalbe  j 
sous  le  nom  de  tubercule  acoustique.  Toute  la  partie  moyenne  de  la  zone  | 
acoustique  est  en  général  recouverte  par  les  stries  acoustiques,  de  sorte 
que  ses  extrémités  supérieure  et  inférieure  sont  seules  visibles   sur  le  \ 
plancher  du  quatrième  ventricule  (Fig.  332).  L'extrémité  inférieure  appar-| 
lient  à  la  région  bulbaire  du  plancher,  elle  est  située  en  dehors  de  l'aile 
grise  et  connue  sous  le  nom  A' aile  blanche  e.rterne.  L'extrémité  supérieure  j 
appartient  à  la  région  protubérantielle;  Charpy  l'appelle  tubercule  <n'ous-i 
tique.  Le   terme  de  tubercule  acoustique   employé  soit  dans    le   sens   de  | 
Schwalbe,  soit  dans  le  sens  plus  restreint  de  Charpy,  —  c"cst-à-dii'e  ai)pli(iur  ■ 
à  une  légion  qui  contient  les  noyaux  de  terminaison  du  nerf  vestibulaire. 
—  prête  à  confusion  et  doit  être  abandonné.  i 

Fubcnuio  a.ous-  Ghcz  Ics  mauimifères  autres  que  l'homme,  on  désigne,  sous  le  nom  dc|| 
tubercule  acoustique,  uiu^  saillie  ganglionnaire  allongée  qui  entoure  l'ex-l! 
Irémité  su|)érieur(^  du  corps  l'eslifoi'me  et  représente  un  des  noyaux  deter-j( 
minaisDu  du  nerf  cochléaire  ou  labyriutlii(|ue.  Elle  existe  également,  quoi- |i 
(|iie  plus  réduite  clicz  l'hoiunu',  entoure  l'extrémité  supéricui'e  du  corps 
restiforuu^,  api)artient  au  plancher  des  diveiticules  latéraux  (^Tub.ac.  ! 
Fig.  439),  reçoit  une  partie  des  libres  terminales  du  nerf  cochléaire  et 
sert  d'origine  à  uiu*  partie  des  stries  acousticiiu's. 

Stries arousiifjuos.  Lcs  strics  acoustiques,  stines  /nédullaires,  barbes  du  calamus,  présentent 

les  plus  grandes  variétés  individuelles.  Non  seulement  on  peut  dire  qu'au 


lii|ue 


Miiii l'iiiii.oi.ii:   m     II iKiM i;i: N(  i.rii  \  m:.  wj 

Loiiil  (II-   \iii-   (1rs   sliics   il    n'y   .1    |t.i->  il<'ii\     |il;iii(|irr^  (|iii   -,r   i-c-scm  |,|,.|il , 

illjljs    1,1   iiiMilii'   ilinilc  rs|    l'.ii'ciiii'iil   sVIIH'I  l'i(|  lir  l'I    sii|M';|Mi-;ili|i-  ;i   l;i    iiioiIk' 

r'iiiK'ln'.  Il  \    ;i  tli'>  |il;i  mlicis  sur  lcs(|iic|s  jl  ii'r\is|r  ;iii(  iinr  sjrir    l' i;^.  ■"{.">.')  , 

"il  V  t'ii   il    sur   li's(|iii-|s  une  seule   s|iie    l.iil    -;iillie;  il    \    en    ;i  d  iiuires   sni 

,-(|in'ls  on  encinnjile   dnn/i-  el    ni(~'rne|ilns     l'i;;.   '■\'.\'2j.    \'M*'s  |)eM\enl  èlr'c 

les    (iM    \  nlnni  ineuscs.    |i;ir;i||e|es.     cun  \  rr;^('n  les    (ill    (li\  (•rucllIcN,     Iriilis- 

i~;iles.   (i|ili(|in's   on    lon^ilihjiniilrs.    Ijcl/ius  en    ;i    lij^uri''    tic    noiiihiciix 

\eniplcs  (liins  son  ;ill;is     ISitC»  . 

L(iis(|u  l'Ilcs    jnnl    (Icraiil    (I  im   ciMt'   coninn'   de  l'aiilrc   iIm;^.   'I"».-)  ,    on       n„   lenr  nombre, 

,     ,  .,     I  11  ,  •     •[   I  •      I  I-  I  I  I  I  volume,  «lirijciion  ol 

iliilol    l(trs(|n  elles  ne  son!   |»iis  \isii»ies  a    la  snilacc  <lii   plancher,   (jii   l(!s   ,|js,,ositioii,   <iépcn- 
'•eln)iiv(>    loiiioiirs   sur  les   coniM's.   mais    elles   sont  diuis   ca  cas  |)lus  ou    '[;•"' lesvariéi.-sin- 

•I  '  '  ilivi<liiell(;s  nans  1  as- 

•inoins  dévtd()|)|)(''es.   iirol'oiides   el   recouverles  par  une   ('|)aiss('  coindie  do   pect  du  plancher  du 

■  ■  Il  1  r    •  I  I  I  ''  vontriniile 

'>iil)slaiice  ui'ise  ceiilrale;  (|iiel(|iielois.  elles  ne  sonl  appareilles  (jue  dans 
a  pai'lie  externe  de  leur  liaj(d.  dans  la  /une  ac(Hisli(|ne.  Dans  run  cl 
autre  cas.  la  shlaliiui  l()iii;ilndinalc  du  planclior  csl  très  accusée,  les  sil- 
ons  médians  et  laliManx  sonl  inintorronipns  depuis  l'aqueduc  jus(|u'au 
anal  é|)end\ maire  el  les  iiiniculi  lei'cles  visibles  dans  louh;  leur  étendin' 
i-i-.  'Soi}). 

I.()rs(|ne     les     slries      acousti(|ues     sonl     très     di^veloppéos     (  slrac , 

ly.  X\'2)  elles  inasqueiiL  eu  grande   {)artic  celle  slrialion  longiludinale. 

i.es  slries  recouvrent  dans  ce  cas   toute  la  zone  auditive,  interrompent 

■  s  sillons  latéraux,  voire  même  le  sillon  médian,  et  masquent  plus  ou 

moins  complètement   les   funicnli  teretes;   elles  interceptent  en  généra 

ntre  (dies  des  espaces  allongés,   déprimés  et  grisâtres,  qui  ont  reçu  les 

Moms  de  fascicules  gris  on  cendrés  (fasciohe  cinereai). 

'      Le  plus  souvent,  on  voit  les  stries  (Muerger  un  peu  en  d(diors  du    sillon 
'médian,  i)ar  une  exlréniité    lanlol    grêle,  tantôt  épaisse,  triangulaire  ou 
fourchue:  plus  rarement  elles  sont  réunies  à  celles  du  coté  opposé  par  un 
')ont  (}ui  interrompt  le  sillon  médian;  d'auires  fois  ell(»s  émergent  sur  la 
')artie  convexe  des   funicnli  teretes  ou  en  dehors  d'eux;  leur  extrémité 
fnterneest  dans  ce  cas  couverte  par  la  substance  grise  centrale.  De  leur 
igné  d'émergence  qui  peut  occuper  toute  la  hauteur  de  la  région  moyenne 
lu  plancher,  le  plus  grand  nombre  des  stries  se  portent  en  convergeant 
ransversalement    en  d(diors  vers  le    plancher    des  diverlicules  latéraux 
slries  transversales).  Une.  deux,  quidquefois  trois  stries  se  portent  obli- 
|uenient  en  haut  et  en  dehors  vers  la  fossette  supérieure  dans  laquelle 
dIes  s'enfoncent  i.s7/7e.y  obliques  ou  ascendanlrs)  (slac.a,  Fig.  iOb  et  '-W)^, 
30upe  H9  ;  plus  rarement  on  voit  une  strie  alFecler  un  trajet  longitu- 
dinal, croiser  très  obliquement  la  partie  supérieure  des  funicnli  teretes  et 
^''  perdre  au  voisinage  de  l'aqueduc  de  Sylvius  [slries  longitudinales). 

Les  stries  transversales,  obliques  el  longitudinales  peuvent  exister  sur 
m\  même  plancher;  sur  d'autres,  les  stries  transversales  et  obliques 
'existent  seules;  elles  peuvent  être  visibles  dans  toute  leur  étendue;  d'au- 
'Ires  fois,  les  stries  obli([ues  sont  seules  visibles,  les  stries  transversales 
[n'émergeant  qu'en  (hdiors  des  sillons  limitanls.  Kn  résuim''.  les  stries  j)eu- 


oOO 


A.NATUMIE    DES    CENTRES  NEIIVEUX. 


l^s   trois    région 
du  plancher. 


Réffion  supérieuri". 


Ué-îioii  bulbaire  ou 
inférieure. 


vent  présonter  dans  loiir  ordination  les  plus  urandos  variétés  individuelles, 
ol  il  est  impossible  de  donner  une  descri[)tion  répondant  à  la  majorité 
des  cas. 

Les  stries  acoustiques  divisent  le  plancher  du  quatrième  ventricule 
en  trois  régions  transversales  :  4"  une  région  intermédiaire  ou  moyenne, 
ou  rn/ion  des  sfrir.s  acoustiques;  2"  une  région  supérieure  ou  protubéran- 
tif'lle;  3**  une  région  inférieure  ou  bulbaire. 

La  région  supérieure  ou  protubérantielle  est  étroite,  allongée  et  beau- 
coup plus  étendue  dans  le  sens  vertical  que  la  région  inférieure  ou  bul- 
baire :  elle  contient  Yeminentia  teres  (et,  Fig.  332  et  8oo),  saillie  arrondie 
qui  correspond  au  noyau  d'origine  du  nerf  moteur  oculaire  externe  et  au 
genou  du  facial;  la  fossette  supérieure  (fsa),  dans  laquelle  s'enfoncent  Ic^ 
stries  acoustiques  obliques  lorsqu'elles  existent;  la  fossette  médiane  [im  . 
et  le  locus  cxruleus  (Le,  Fig.  3.^)2^. 

La  région  inférieure  ou  bulbaire  est  beaucoup  plus  courte  que  la  supé- 
rieure et  mesure  à  peine  8  ou  M  millimètres. 

On  y  reuiai'que  de  dehors  en  dedans  :  Yaile  blanche  externe,  Vaile  grise] 
et  l'extrémité  inférieure  des  funiculi  teretes  {aile  blanche  interne  ou  tri 
gone  de  l hypoglosse). 

L'aile  blanche  externe  n'est  que  la  partie  inférieure  de  la  zone  acous 
tique;  elle  forme  un  petit  triangle,  blanc,  lisse,  légèrement  convexe,  don| 
le  sommet  est  inférieur  et  n'atteint  pas  le  bec  du  calamus  \  Fig.  3oo). 

\Uiile  grise  ou  cendrée  (al,  Fig.  355)  [fossette  inférieure  ou  postérieurei 
trigonc  du  glossopharyngien  et  du  pneumogastrique)  est  tantôt  large» 
tantôt  étroite;  sa  sui-facc  est  déprimée,  de  couleur  gris  foncé,  de  formq 
triangulaire  ou  plus  ou  moins  ovalaire.  Le  sommet  du  triangle  regardai 
en  haut  et  s'insinue  entre  l'aile  blanche  externe  et  l'aile  blanche  interm 
son  extrémité  inférieure,  mince  et  effilée,  plonge  dans  le  bec  du  calamu; 
et  la  partie  fermée  du  bulbe;  sa  hase  n'atteint  pas  la  ligne  d'insertion  de  h 
voûte  du  quatrième  ventricule  sur  la  pyramide  postérieure,  mais  en  es 
Aile  extrômo  pos-  sé|)aréc  par  Yarea  postrema  de  Uetzius  (ap  Fig.  355),  Yaile  grise  extrême 
petite  languette  aplatie,  de  couleur  gris  foncé,  à  surface  grenue  qu 
donne  insertion  à  la  voûte  du  ([ualrième  veniriciile.  en  parliculier  à  I' 
ligiila  postérieure,  et  qui  (>st  réunie  à  celle  du  côté  o|)posé  j)ai'  l'obex.  L'ail 
grise  extrême  provient  des  profondeurs  du  bec  du  calamus,  s'étend  le  loii; 
de  la  partie  effilée  de  la  pyramide  postérieure  et  est  séparée  de  l'aile  gris! 
par  un  fascicule  blanc,  que  l'on  peut  suivre  du  bec  du  calamus  jusqu'ai 
sommet  de  l'aile  blanche  interne  où  il  se  jierd,  et  que  Rel/ius  décrit  sou: 
le  nom  de  funiculus  separans.  \ 

Vaile  blanche  interne,  ou  trigone  de  F  hypoglosse,  comprend,  conini 
ISelzius  l'a  figni-é,  une  large  partie  externe,  couverte  par  im  nombre  |dii, 
ou  moins  consid(''rable  de  j)lis  (1(>  ré|)endyme  ventricnlaire  disposé 
comme  les  pennes  diine  pliinie  jirea  plumiformis  de  Reizius)  et  un 
|);irtie  interne,  petite  et  très  ('troile  [area  medialis  trigoni  hypoglossi  d 
Uetzius). 


Aile    blanche    ex 
terne. 


Ail(î  grise. 


Trigone  'le  l'ii}  po 
(îlossc. 


Molli' iMti.iH. Il:   m    lUKiM  iii;m:i;i'ii  A  i.K.  .'.oi 

I  (  Il -,,1  lie  ,     ;i     I  ;ii(|r     de    cniinrs     m  icn  i^ri  )|tii|  Mrs     ^(•^i(•(•-^.     on     itiidlc     le-.        'ri>|>(»gro|iliifdcc«f 
.,,.,,    I  1    ,,  I  I       I.     1  II  I  I        r'ifi'iiKi  mir  !«•*  100- 

i;inii(>rU    (|ll  JillrcliMil    les    il  I  11  iMCli  1  (■->    /(illf^    (lr    liri/lils    ;i  \rc  lit  s|  iiHM  II  le  d  il     ,,„H;irnri<.vor'.alc«. 

IiiiIIm-.     iiii    (•(iii>l;il('    (^voy.    l-'i^.    i  i  I  .     '('i2,    \'t'.\,     'l\ï)    ([lie   :   l'f/l/r    h/iiiirli<- 

/////'/•//r  r(iii('->|»(>n(l   ;mi   iioyîHi  de  I'Iin  poj^lossc,  IVf///' y/v.sv  rxlrôinc  à  l;i  liii"' 

iiilfinc.   \('ii(ii(iil;iiiv  de-.  ii(>\;iii\   des   cordons  posli^rioiirs  (Ncp);  (|im'  Ii' 

fiinicu/iis    \t'/)(tf(//is   coriTsiunid    an    /f//\rrf/n    solihiiif  du   IhiIIm'    km   racine 

«li>sc(Midanlt'    (les    ncilV    •j.ldssoiiliaryn^icn    ri    |m('unn)^a^lii(|nc ,   cl    IV///c 

blanchi'  cvlrnir  an  cim'Jjs  juxiarcslit'urnic  cl  an  noyan  i\i'  hcilcis. 

VOUTE  OU  TOIT  DU  QUATRIÈME  VENTRICULE.  --  I  ,c  (|lialricmc  vcnllicnlc  Voûto  .lu  t-  vc- 
Mbrinc  snr  la  ((inpc  sauillalc  nicdianc  nn  lrianj;lc  doiil  le  soinincl  es!  [)0s- 
Iciiciir  cl  >'ciironcc  dans  le  cer\(de|  (l'i{^.  'J)M)  .  La  roùtr,  le  Init  on  porni 
ntjs/ffirn/r  dn  (jnaliièiuc  Neiilricnlc  comprend  donc  dcnx  vcrsaiils,  I  nn 
•^upcricnr,  l'anlrc  inférieur,  (|ni  s'unissiMil  à  an|j;l(' ti'cs  aij^n  en  l'oiinaiil  le 
(lim'lintlr  <ni(/iihiire,  ri'ci'ssns  Iccti,  \v  fnilc.  soiiinirl  on  (iiifjlr  du  loil  on  ilc 
ti'itir. 

|,c  rr/'snn/  s///H'//r///\  oitliquo  en  bas  el  en  arrièi'c,  esl  légèrenienl  con-      vm-santsuixiricur. 
\r\c,  cl  procniinc  dans  la  cavité  ventriculaire.  Il  s'étend  des  Uil)crculcs 
ipiadri  jnineaux  postérieurs  à  la  substance  blanche  centrale  du  vermis;  sur      kkmkIuo. 
la  partie  médiane,  il  esl  formé  par  la  mince  valvule  de  Vieussens  que  ren- 
^  forcenl  les  dernières  lanndles  de    la   lingnla,  et   de  chaque  coté   par   les 
!  pédoncules  cérébelleux  supérieurs. 

Vu  par  la  face  venti"icnlaire    Fiti.  345),  le  versant  supérieur  présenle      Koiicfs  lonpitudi- 
.  [rois  bandes  antéro-postérieures  saillantes,  séparées  par  deux  sillons  lon- 
i  gitudinaux.  La  bande  médiane  (ms)  répond  à  la  substance  blanc/ic  de  lu  lin- 
'i  gula  et  à  la  valvule   de    Vieussejts,   elle   présente    une   légère   dépression 
'  médiane,  sorte  de  raphé  rudimentaire.  Les  bandes  latérales,  beaucoup  plus 

•  saillantes,  sont  formées  par  la   face  ventriculaire  des   pédoncules   céré- 
!i  belleux  supérieurs  (Pcs,  v)  et  s'unissent  en  dehors  au  plancher  du  qua- 
trième  ventricule;   un    sillon    loniiitudinal,   le   sillon    latéral,   les  sépare 
on   haut   du    locus  ca-ruleus   et  de    la    fossette    supérieure   du   plancher 

!  (Fig.  332.  Voy.  aussi  coupes  P3,  P4,  H  1,  H2,  H3,  Fig.  368,  369  et 
423  à  42o,  p.  620  à  628). 

Le  venant  inférieur  (Fig.  354 i  est  plus  irrégulier  que  le  supérieur;  il      versant  inférieur. 
\  est  coudé  et  présente  :  1°  un  petit  segment  horizontal  formé  dans  sa  partie 
n  moyenne  par  la  substance  blanche  du  nodule,  et  dans  ses  parties  latérales 
1  par  la  valvule  de  Tarin  ;  2°  un  segment  inférieur  plus  étendu,  mince  et  ver-      Direction. 

*  tical,  qui  répond  à   la  membrane   obturatrice  rétro-bulbaire.  En  se  réu- 
nissant,  ces    deux   segments  forment   une    arête   transversale    sensible- 

i  ment  rectiligne,  saillante  dans  la  cavité  ventriculaire,  le  long  de  laquelle 
I  s'implantent  les  plexus  choroïdes  transversaux  du  quatrième  ventricule 
\  (Fig..3o4). 

La  j)artie  liori/ontalc  limite  avec  la  partie  adjacente  du  versant  supé-      Diverticuio  ani.'ii- 
riour  le  diverticule   angulaire  du  quatrième   ventricule,  diverticule  peu 
jtrofond  dans    la   icgion  du  vermis,  où  il  présente  de  chaque  côté  de  la 


o02  ANATOMlt:    DKS    CENTRES    NERVEIX. 

ligne  médiane  un  noyau  irrégulièrement  arrondi,  qui  doit  à  sa  situation 
le  nom  de  nof/au  du  toit.  De  chaque  côté  du  vermis  la  profondeur  ilu 
diverticule  angulaire  augmente  et  correspond  au  bord  postérieur  adhérent 
des  valvules  de  Tarin.  Mais  il  ne  s'étend  dans  aucun  cas  eu  arrière  jusqu'à 
la  limite  poslérieure  du  nid  d'hirondelle,  de  telle  sorte  que  la  substance 
blanche  centrale  du  cervelet  atteint  dans  cette  région  la  surface  exté- 
rieure du  cervelel.  C-e  fait  est  important  à  retenir,  car  il  donne  la  clef  de 
la  disposition  si  particulière  qu'alTectcMit  sur  les  coupes  sagittales  les 
régions  du  hile  de  l'olive  cérébelleuse  et  du  nid  d'hirondelle  (  Voy.  Coupes 
sagittales  avec  cavité  ventriculaire  colorée,  SI  à  S  5,  Fig.  408  à  413). 

Divertkules   lato-  DIVERTICULES  LATÉRAUX   DU  QUATRIÈME  VENTRICULE.     —     Les    versants 


raii\. 


<:, 


supérieur  et  inférieur  du  toit,  en  se  réunissant  avec  le  j)lancher  au  niveau 
des  angles  latéraux  du  quatrième  ventricule,  interceptent  un  étroit  canal 
compris  entre  le  pédoncule  du  tlocculus  et  le  corps  restiforme  et  qui  sert 
d'embouchure  aux  dirci-ticules  latéraux  du  quatrième  ventricule  [recessi 
latérales  de  Reichert). 

Ces  diverticules  représentent  de  véritables  diverticules  de  flexion  de  la 
quatrième  vésicule  encéphalique  embryonnaire  (ï.  1'"',  p.  91).  Ce  sont  de 
petites  poches  globuleuses  plus  ou  moins  irrégulières,  situées  en  dedans 
du  flocculus,  en  dehors  du  corps  restiforme,  des  nerfs  auditif,  glossopha- 
ryngien  et  vague,  au-dessous  de  la  partie  externe  du  sillon  bulbo-prolu- 
[XI  béranliel.    Klles    présentent    une    extrémité    antérieure    renflée    et   une 

extrémité  postérieure  étroite,  pédiculée,  qui  s'ouvre  dans  le  quatrième  \ 
ventricule.  Chaque  diverticule  est  constitué  par  une  paroi  mince  et  mem-  | 
braneuse   et  par  une  paroi  épaisse   formée    aux  dépens  du  bulbe  el  du  ( 

i,<- plancher.  cervelet,et  en  continuité  directe[avec  le  plancher  et  la  voûte  du  quatrième 

ventricule.  La  paroi  épaisse  occupe  la  partie  supérieure  el  antérieure  du 
diverticule;  elle  est  formée  par  le  corps  restiforme  au  niveau  du  point  où 
il  se  coude  pour  se  continuer  avec  le  pédoncule  cérébelleux  inférieur,  par  la 
zone  auditive,  par  les  stries  auditives  qui  recouvrent  cette  zone  et  qui 
contiennent  le  tubercule  acoustique,  enfin  par  le  pédoncule  du  flocculus. 

La  paroi  miMiibia-  La  [)aroi  inférieure  OU  membraneuse  fait  suite  à  la  membrane  oblura- 

Irice  rétrobulbaire.  Elle  s'unit  au  plancher  le  h)ug  du  pédoncule  du  llttc- 
culus,  mais  n'atleinl  pas  sa  moilié  externe.  Le  pédoncule  du  flocculus 
comprend  ainsi  une  partie  interne  inlra-diverticulaire  et  une  partie  externe 
libre  à  la  surface  du  cervelet  (Fig.  .'}i8).  A  l'insertion  de  la  paroi  nuMulua- 
neuse  du  diverticule  sur  le  pédoncule  du  flocculus  et  sur  le  coi'ps  resti- 
forme, on  trouve  constamment  deux  bandelettes  nerveuses,  rudimen- 
laires,  j)lus  ou  moins  déveloj)pées,  les  ligulx  antérieure  et  supérieure 
(Fig.  3o:i). 

Loxin^mitéronflôp  L'cxlréniité  reulléf»  des  diverticules  est  formée  presque  exclusivement 

etlo  tromlr- I.iisftiUa.  i  i-  i  ii  •ci  •  ' 

par  la  jtaitie  menil)ianeuse;  elle  présente  un  orilice  plus  ou  moins  regu- 
liei-,  le  trou  do  Luschha  |)ar  le(|uel  s'échappent  les  plexus  choroïdes  Iraus- 
versaux,  «  à  la  façon  d'un  bon(|uet  sortant  d'un  vase  »,  d'après  la  coinpa- 


nouRo. 


MMiii'imiiK.  1 1;    m     i;  iiu  \i  i:i:n(;i,|'||  \  i.i:.  :  o.j 

1 ,11 -,1111  ili'  |!iiclitl,i  li'k  .  1 .1'  I  idii  lie  I  ,ii->(lik;i  l'sl  1  i  m  i  11'  m  It.i-,  cl  cii  iIi-Iimin  |i;i|- 
iiM  ii'pli  rMliildiiiic  -soiiv  (Mil  Irrs  Irimcli.iii!  ;  il  |(('iil  dir  iii;is(|ii('  p.ir  ,{,><, 
lr;i\  ces  lihnnisi^s  soiis-;ir;iclmiii(liriiiics  :  rxcciilioiiiiclJciiiiMil ,  il  l.iil  ({l'-lnnl. 

\'m\.  p.  î !»:;.) 

itlltl.l04;ilAI*IIIIv  -   Akmii.i).  [Iitndliiirh  lier  Anutomii!  des  Mcns(:hi'n.Vv(;\\>\ii'^,  lH.il. 

lîiiii.MAN.N.  !Siiiiz  iiiiiy  vin  Slruclurvcrhalluiss  des  Ci'rehcllumn  ii.  Ruckeninarks.  Zeitscli. 

il,  Mi'il.  M-'.  VI!I.  j).  :{(jO,  l.S:;7,  —  Hichat.  Tmilc  des  membranes,  Paris,  1S02.  —  Bocii- 

lui.KK.  yvui'  liroli'ic/iliiuiiru  im  (iehiel  dcr  pli!jsiolo(jisrliCn  Anatnmie.  l'r.'if^er  Vicrteijalirs- 

'scliiil'l  r.  (1.  |>raclisfli(>  Ilfilkiiiidi',  VI,  ISi'.).--  Mociiki ontai.vk.  Sole  sur  un  point  de  l'nna- 
lomie  du  i'  vcnlncule.  lia/.,  luéd.  de  Paris,  ii"  I.'}  ol.  21,  187!).  —  (aivncv.  Ncurolof/ie  in 
Traiti'  d'analomie  luunainc  do  P.  Poirier,  t.  III.  — Cruvkiuiieh.  Truite  d'anatomie,  Paris.  — 
DuRKT.  Hccfierchcs  anatomiqucs  sur  la  circulation  de  l'encéphale.  Arch.  de  phys.  norm.  et 
imlbo!..  18"i. —  DuRKT.  Etudes  expérimentales  et  cliniques  sur  les  traumatismes  cérébraux, 
Th.  Paris,  1878.  —  F'oville.  Traité  complet  de  l'anatomie,  de  la  phijsioloijie  et  de  la  patho- 
loijic  dusi/sleme  ncrveu-v  cérébro-spinal.  V;u\->. — -IIkm.e.  llmdbueh d.  Scrrenlehre  des  Mens- 

>i'hen,  1879.  —  Hi;ss.  Bas  Forainen  Ma'jcndii  und  die  (H'iffnunijcn  an  dcn  Recessus  latérales  des 

\viertenVentrikels.  Morplud.  Jaluhiich,  X,  188!).  —  AxelKky  el  Uetzius.  Sludien  in  der  Ana- 
tomie  des  Serrensustcnis  und  des  Dindegcwcbes.  Stockholm,  I87."i  et  1876.  —  Des  mêmes. 
Nordiskt  modicinsk  Arkiv,  1870,11,  p.  13;  1874,  VI,  et  Centralbl.  f.  Medic.  Wissenschaft. 
1871,  p.  ol4.  —  l.usciiKA.  /)'(•  Adergeflechte  des  menscidi'-hen.  Gehirns.  Berlin,  18.ïo,  p.  27. 
—  Dr  uÈMK.  Ueber  die  Communication  dcr  vierten  llnnhohle  mit  dem  Subaractuioideairaume. 

^Zeitsch,  f.  rationnelle  Med.  3  R.   Bd.  VII,  1830.  —  Magendie.  Recherches   physiolouiques 

fCt  cliniques  sur  le  liquide  céphalo-rachidien.  Paris,  1842.  —  Malacar.ne.  Nuovo  esposizion. 

l\(lello  vero  struttura  del  cervetetto  umano.  Torino,  177G.  —  Du  même.  Neuro-encefalotomiae 
Pavia,  1791. — Mierzk.ie\vsky  (V.].  DieVenlrikel  dcr  Gehirns,  Centralbl.  f.  d.  nied.  Wissenseh. 
1892.  —  Qui.NCKE.  Zur  Physiologie  der  cerebro-spinal.  Flitssiqkeit.  Archiv  v.  Reichert  et 
Dubois-Heyniond,  1872,  p.  153.  —  Reicuert.  Der  Eau  der  Menschlichcn  Gehirns.  Leipzig:, 
l8o9  et  18GI.  —  Retzius.  Bas  Menschcnhirn.  Stockholm,  1896.  —  Rola.ndo.  Saqgio  sulla 

^vera  struttura  del  cervello,  etc.  Sassari,  1809  et  1838.  — Testut.  Traité  d'anatomie  humaine. 

^Neurologie.  T.  II,  Paris,  1891.  —  Schwalbe.  Lehrbuch.  der  Neurologie,  1881.  —  Marc  Sée. 
Sur  la  communication  des  cavités  ventriculaires  de  l'encéphale  avec  les  espaces  sous-arachnoi- 

' dien.<.  Rev.  mens,  de  méd.  et  de  chirurgie,  1878,  p.  424,  et  1879,  p.  295.  —  Vieussens. 
Neurographia  wiiiersalis,  1684.  — Vicq  d'Azyr.  Traité  d'anatomie,  Paris,  1786-90.  —  Du 
MKMK.  Sur  la  structure  du  cerveau,  Paris,  1781-1783. 


CHAPITRE  II 


CONFIGURATION  INTÉRIEURE  DU  RHOMBENCÉPHALE 


1.    CONFIGURATION   INTÉRIEURE   DU    CERVELET 


Écorcc 
leuse. 


cérébcl- 


Sa     ligne    d'arrêt 
liorivciitriculaire. 


Le  cervelet  est  surtout  composé  d'une  couche  superficielle  de  substance 
grise,  y écorcp  cérébelleuse,  et  d'une  subs/ance  blanche  centrale  relativement 
peu  considérable. 

L'écorce  cérébelleuse  recouvre  toute  la  surface  plissée  de  l'or- 
gane, d'une  couche  égale  d'un  millimètre  à  un  millimMre  et  demi  d'épais- 
seur. Elle  se  moule  sur  toutes  les  saillies  et  sur  toutes  les  dépressions, 
tapisse  les  iimombrables  lobes,  lobules,  lames  et  lamelles  du  cervelet  et 
se  réfléchit  dans  le  fond  des  sillons  interlobulaires  sur  la  substance 
blanche  centrale  du  vermis  et  des  hémisphères.  Elle  s'arrête  à  la  face 
antérieure  du  cervelet,  le  long  d'une  Ufjnr  d'arrêt  iri'égulièrement  losan- 
gique  qui  correspond  au  pourtour  du  quatrième  ventricule,  au  hile  du  cer- 
velet et  au  sillon  marginal  antérieur. 

La  partie  supérieure,  sus-ventriciilaiic  de  cette  ligne  d'arrêt,  décrit  dans 
son  ensemble  une  courbe  à  convexité  supérieure  (Eig.  318).  Très  accen 
tuée  et  saillante  sur  la  ligne  médiane,  où  elle  correspond  à  l'insertion  de 
la  lingula  sur  la  valvule  de  Vieussens,  cette  ligne  s'abaisse  brusquement 
de  chaque  ciMé,  au  niveau  de  l'insertion  des  freins  d(^  la  lingula  et  des  ailes 
du  lobe  central  sui-  la  bas(>  du  pédoncule  cérébelleux  supérieur  et  du 
pédoncule  cérébelleux  moyen  (Fig.  'IIH)  ;  elle  déci'it  ensuit(>  une  courbe  à 
pente  douce,  oi)lique  en  bas  et  en  dehoi's.  qui  corresjiond  à  linseilion 
des  lobes,  lames  et  lainelh's  du  lobe  quadrilatère,  le  long  de  la  lèvre 
supérieure  du  sillon  marginal  anl('iieur. 

La  partie  inférieure,  sons-ventricnlairc  de  la  ligne  d'arrêt,  est  plus  irré 
gulière   et  plus  accidentée   que  la  supérieure  (Fig.   .Ti.*;  et    318);   sur  la 
ligne  médiane,  elle  correspond  à  l'insertion  de  la  loil(>  cboroïdienne  sur 
la  substîince  blancbe  du  nodule;  de  chaque  côté  elle  (b'crit  une  courbe  àii 


,;()M   lt,|   U  \  I  M'N     1  \  I  IIIIKI    lii;     IH       lilK  •  M  II  i;  NC  1. 1' Il  A  I.  K 


:i(»;; 


,.,,,,,. avilr  s|||M'Ti<'III-i'  ri  .llll.'liriirr.  (jlll  (  .>lii|.rriMl  ;i>sc/  cx.-ictrm.'ii  I  les 
|,,,,i|,.s  |)(.s|."ririiir  ri  l;ilci;ilc  du  ind  d  h  i  ioimI.'I  le  cl  (|ili  foi  rfS|.(iiid  iiilX 
I. ailles  lalcralcs  dii  iindiilc.  de  la  I  iirl  le,  au  \  Miniers  laiiH'lIes  iiiiplaiilécs 
v.iir  les  ailes  de  la  liiellr  cl  à  la  hase  d'iiisci  I  imi  de  l'ariiy.i^dale.  Puis  lu 
li^iii'  d';in«~'l  de  l'eeoree  eén-hel  Iciivc  se  ndr\e  au  lii\('aii  du  lldeciiliis, 
,,|  s,,  jii.ilc  liiialeuieill  en  lias  cl  en  dehors  le  loii^  de  lii  le\rc  ilili'"- 
liciiie  du  sillon  niaruinal  anlerieiir  où  (die  eoi-i('s|)(inil  à  rim|)l;inlalion 
d.-s   |(dies    dii;aslii(|nes,   -rèle   r\    senii-luiuiirc    inrérieiir  suf  le   j»(Mloncule 

,(M  rltrlleiix    nioveil. 

|;il     d(dl(>rs     de     ecttc     liLIIie      d'ai'l'èl     si     lielle.     IT-COITC    cél  élxdIoUSO    SO        Les  cr.Ues  «t   In» 

ax<!s    «le»    lobes  dé- 


JJcô 


pourvus  (l'ccorcc. 


siV 


Fie.  3oC.  —  Coupe  vertifo-Uansvcrsalc  du  corvelel  passant  par  les  olives  cérébelleuses,  la 
pyramide  de  Malacarne  et  les  branches  horizontale  et  verticale  de  l'arbre  de  vie  du 
lobe  médian.  —  Méthode  de  \Vcigert-Pal.  Grandeur  nature. 

bh,  branche  horizontale  de  l'arbre  de  [vie  médian.  —  Or.  branche  verticale  de  l'arbre 
de  vie  médian. —  Eca,  «rrand  entre-croisement  commissural  antérieur.  —  //c,  feutrage  intra- 
ciliaire.  —  fsl,  feutrage  sous-btbaire.  — fsnie,  fibres  semi-circulaires  externes.  — Lgr,  lobe 
grêle. — Lcja,  lobe  quadrilatère  antérieur.  — f-fjp,  lobe  «luadrilatère  postérieur.  —  Lsli,  lobe 
semi-lunaire  inférieur.  —  Lsls,  lobe  semi-lunaire  supérieur.  —  Pyc,  pyramide  de  Mala- 
carne. —  Oc,  olive  cérébelleuse.  —  scf,  grand  sillon  circonférentiel.  —  si\',  sillon  inférieur 
de  Vicq  d'Azyr.  —  ssV,  sillon  supérieur  de  Vicq  d'.Azyr.  —  xpop,  sillon  post-pyramidal.  — 
lia,  sillon  fransvcrse  antérieur. 


1    trouve  encore   interrompue  par  place  sur  de  courts  trajets,  soit  dans  la 

1     région  du  vormis,  soit  dans  celle  des  hémisphères.  Sur  ces  poinis.  loujours 

j,     fort  rcslrcMuls,  la   sul)slance    blanche   Jipparail   librement   à  la  surlaee  du 

I)     cervelet  et  n  est  recouverte  (jue  [lar  un  l'euillel  pie-nK'iien.    La  partie   la 

plus  saillante  du  //onn/ro/i  tenninal,  la  crête  (fu/iion  dr  la  luette  (  l' ig'.  411 

à  H3),  celle  de  la  jjyramide  (Fig.  414,  41o)  sont  généralement  dépourvues 

i     d'écorce  cérébelleuse.  Il  en  est  de  même  de  la  partie  du  lobe  digastriqiie 

situé  dans  la  profondeur  du  sillon    prédigaslrique  et  de  la  plus    grande 

partie  de  la  face  antérieure  du  flocculus,  où  la  substance  blanche  visible  à 

Textérieur  constitue  le  pédoncide  du  floeculus[V\'^.  3i8). 


o06 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


Substance  blanche 
centrale. 


périphériques 

Péilonciilcs     céré 
bclleiix. 


La  substance  blanche,  infiiiimonl  moins  considérable  que  l'écorce 
cérébolleust'.  l'uimo  dans  l'inlrrieur  du  cervelet  une  masse  compacte, 
renflée  dans  la  région  des  hémisphères,  réduite  dans  la  région  du  verinis 
à  un  mince  pont  transversal  jeté  d'un  hémisphère  cérébelleux  à  l'autre. 
Celle  masse  compacte  porte  le  nom  de  ?7iasse  blanche  centrale,  de  noyau 

Ses  prolongements  médullaire  du  ccrvelei,  de  7iot/an  blanc  central  des  hémisphères  et  du  verniis. 
De  sa  périphérie  se  détachent  deux  ordres  de  prolongements  :  les  uns 
extrinsèques  forment  les  pédoncules  cérébelleux  supérieurs,  moyens  et  infé- 
rieurs,  émergent  au  niveau  du  hile  du  cervelet  (Fig.  348)  et  relient  le 
cervelet  au  tronc  encéphalique;  les  autres  intrinsèques,  sont  remar- 
quables par  leur  nombre  et  leur  minceur.  Ils  constituent  l'axe  des  lobes 
et  lobules  du  cervelet,  se  divisent  à  angle  plus  ou  moins  aigu,  à  la  ma- 
nière des  ramifications  d'un  arbre,  en  branches,  rameaux  et  ramuscules, 
et  alTectenl  sur  les  coupes  sagittales  et  vertico-transversales  une  dispo- 

Kamitications  den-  sitiou  arborcscentc  OU  dcndritiquc  extrêmement  élégante,  comparée  par 
les  anciens  anatomistes  aux  ramilications  de  l'arbre  de  vie  ou  thuya,  et 
connue  sous  le  nom  d\irbre  de  rie  du  cervelet  (Fig.  338  et  3o9). 

Dans  l'épaisseur  de  la  substance  blanche  centrale,  au  voisinage  du  ver- 
sant supérieur  du  toit  du  quatrième  ventricule,  se  trouvent  les  noyaux  gris 
centraux  du  cervelet  formés  de  chaque  côté  par  quatre  amas  ganglion- 
naires, pairs  et  symétriques,  de  forme  et  de  volume  variés;  ce  sont,  dans 
le  vermis,  le  noyau  du  toit,  et  dans  chaque  hémisphère,  le  corps  dentelé  J 
ou  ciliaire,  ou  olire  cérébelleuse,  et  ses  deux  noyaux  accessoires,  le  glo 
bule  ou  noyau  sphérique  et  Vembole  ou  bouchon. 


ilriiic|ues 


Les    novaux    gris 
centraux. 


.'<ul)stancc  blanche 
centrale. 


Dimensions  et  as- 
pect. 


l'rc'p.'iration 
Ueil. 


1.    SUBSTANCE     BLANCHE     CENTRALE     DU     CERVELET.    —     La     Substance 

blanche  centrale  du  cervelet  atteint  ses  plus  grandes  dimensions  sur  une 
coupe  horizontale  passant  par  le  tiers  supérieur  des  olives  cérébelleuse 
Fig.  3()l),  telle  qu'elle  est  figurée  par  Vicq  d'Azyr,  ou  mieux  encore  sur 
la  préparation  dite  de  Ueil  (Fig.  3o7)  qui  consiste  à  écarter  les  deux 
lèvres  du  grand  sillon  circonférentiel  de  Vicq  d'Azyr  (scf)  et  à  disséquer 
à  l'aide  du  manclie  du  scalpel  la  substance  blanche  du  cervelet  sur  le 
prolongement  de  ce  sillon. 

La  coupe  de  Vic(i  d'Azyr  sectionne  les  olives;  la  préparation  de  Reil 
passe  au-dessus  d'elles  et  n'intéresse  que  la  substance  blanche  cen- 
trale qui  représente  ainsi  une  sorte  de  centre  ovale  du  cervelet,  analogue 
au  centre  ovale  de  Yicussens  du  cerveau. 

La  préparation  de  Heil  divise  le  cervelet  en  deux  parties  d'inégale 
épaisseur  ;  l'une,  sui)éri('iire,  mince,  comprenant  la  substance  blanche 
immédiatement  sous-jacenle  aux  lobes  du  culmen,  du  déclive  et  du  bour- 
geon terminal;  l'autre,  inférieure,  beaucoup  plus  (''paisst>,  comprenant  la 
plus  grande?  partie  de  la  substance  blanche  centrale  du  cervelet,  les 
noyaux  gris  centraux  et  la  substance  blanche  des  lob(>s  d(>  la  face  infé- 
rieure du  cervelet.  Ainsi  préparée  la  substance  blanche  centrale  occupe 
toulc  la  lari?eur  du  cerveh't.  et  s'étend  d'avant   en  arrière  de  la  valvule 


lioMM.  I  i;  \  I  hiN    I  N  I  I  i;  I  i:i  Kl':   hi     i;  iiu  \i  m,  nci.  i- il  \  i  i 


:;o: 


Uril.    I;i    suhslancf 


ilr  \  ii'il>>i'll>  cl   (li'-~   Imi|i|>   111,11-111,111  \   ;iiilcriciii->,   ,111   Iniid   di'    I  V'(|i,i  in  ru  i  c 

111,11 -ii|ii;ili'  l'I  (lu  ^iMinl  ailloli  circMiirciiMil  ici  de  \  i((|  d  .\/\r.   A    |Ciic(iiilic 

ilii  cciilic  ii\:dc  i\r  \  icii^-~ciiN.  \,-  n'idn-  (i\,i|c  du  cciMdcl   nC^I   |i,i>  huiih-  (\f 

Iniili'^  |i;irK  |i,ir  I  l'rdrcc  ccndHd  lcii~.c  :    liiiiilc  cii   ,iriiciT  r|   de  cIiikihc  (-(Mi'^ 

par  l'ccdicc  du  I rL;c(iii    lriiiiiii,il  cl  de-,  lolics  -~ciiii  liiii;iii-cs  iiilV'r'iciir'>.  il 

-c  conloiid  l;ii  .;i'iiiciil  imi  a\,iiil   ,i\cc  |c~^  |)('(l(iiicii  Ic^  du  ccividcl   le   Idw'j,  do 

sdinu--  uiar-iuau\  auliM'icu  i>  cl  ilc  I  l'ciiaucfurc  scirii   I  u  na  iiv    \-\<'.  XTi   . 
Sur    le    y>////r/if    /n/('//r///'    .je     |,i    |uc(iaral inii    d 

ld;niilic     cculralc      C'^l 

coiiciiNc  tiiiiis  la  r(''^i()ii 

(In     V(>nni>.     (•(invcxc 

(laii>  la  rcLiion  des  iu'-- 

misplièrcs;  cl  préscnlc 

a  ce  niveau  des  ltoss(>- 

liire>    (|iii     correspon- 

tjenl     aux     denhdurcs 

de  IOIInc  eérél)(dleus(^ 

sdus-jaeeule    lOc).    l.a 

pn'paralidU     iulérossc 

en  ollet   la  couclu»  de 

lihres   (|ui    entoure  le 
I   corps  (l(Mil(d(''  (d  (|ui  esl 

connue  depuis  Slillin|; 

sous  le  nom  de  toison, 

de    capsule    du    corps 
\  dentelé,  de  plexus  cx- 

traciliaire.    En  deliors 

de  la  toison  se  trouvent 


FiG.  3o7.  —  La  substance  blanche  cenhale  du  cervelet  vue 
sur  une  préparation  par  dissociation.  —  La  moitié  gauche 
montre  les  fibres  semi-circulaires  externes  du  cervelet 
mises  à  nu  après  ablation  de  la  lèvre  supérieure  du  sillon 
supérieur  de  Vicq  d'Azyr.  La  moitié  droite  représente 
une  partie  du  centre  ovale  du  cervelet  après  ablation 
des  circonvolutions  de  la  face  supérieure  du  grand  sillon 
circonférentiel  de  Vicq  d'Azyr.  (D'après  la  photograpliie 
d'une  pièce  durcie  dans  l'alcool.  2/3  Grandeur  nature. 

fsme,  fibres  semi-circulaires  externes.  —  IMi,  lobe  seuii- 
lun.aire  inférieur.  —  Lsls,  lobe  semi-lunaire  supérieur.  —  Oc, 
olive  cérébelleuse.  —  scf,  grand  sillon  circonféreatiel  de 
Vir([  d'Azyr.  —  Th,  Thalamus.  —  Y  [de]  déclive.  —  F  (eu), 
culmcii  (lu  vermis  supérieur. 


des  libres  curvilignes 
à  convexité  externe, 
les  [dires  senti -circu- 
laires du  cervelet,  qui 
se  jettent  en  avant  et 
en  dedans  dans  les  pé- 
doncules cérébelleux. 
En  dedans,  dans  la  région  du  vermis.  les  fibres  à  direction  sagittale  pré- 
dominent; la  préparation  intéresse,  ici,  la  branche  horizontale  de  Varhre 
de  vie  du  vermis. 

Si  la  préparation  de  Reil  montre  la  substance  blanche  centrale  dans  sa 
plus  grande  étendue,  elle  ne  nous  renseigne  nullement  sur  son  épaisseur 
dans  les  diverses  régions  du  cervelet.  Pour  compléter  son  étude,  il  faut 
l)raliquer  des  coupes  vertico-transversales  et  sagittales  au  travers  de  cet 
organe.  l^]lles  permettent  de  distinguer  la  substance  blanche  coi  traie  des 
lip'misplirres.  {\o  la  substance  blanche  centrale  du  vermis. 

La  substance  blanche  centrale  des  hémisphères  forme  sur  les 


Cnniro 
rrrvninl. 


508 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


Aspect  de  la  sub-  coupes  veilico-tiansvcisales  (Fig.  340  et  356)  et  sagittales  (coupes  S8, 
uai"e^*^ics*hémis|,hî-'   S9  )  une  masse  irrégiilièremont  ovalairc,  qui  renferme  dans  son  épaisseur 

rcs   sur   les    coupes 
vapittales. 


{sme, 


f  ec 


Oc  f  si  Pic 


£ec 


FiG.  3.)H.  —  L'arbre  de  vie  des  lobes  laU'iaux  du  cervelet.  —  Coupe  sagittale  de  l'hémi- 
sphère cérébelleux  passantpar  le  point  d'émergence  du  trijumeau,  par  l'olive  cérébel- 
leuse et  le  pédoncule  cérébelleux  moyen.  Le  lobe  supérieur  est  coloré  en  bleu,  le 
lobe  postérieur  en  rose,  les  lobes  inl'i'rienr  ei  inléro-anlériour  en  jaune.  —  Méthode 
(le  Weigcrt-l'al.  2/1  (îrandcur  nature.  i^Voy.  description  de  cette  coupe,  j).  (ill, 
Coupe  S  9,  P'ig.  417.) 

l'cc.  l'ciitrage  extraciliairc  ou  loiscm.  —  //V.  fculra^fc  iiilrariliairo.  —  fsl.  feutrage  sous- 
Idhairc.  —  fsine,  fibres  semi-circulaires  externes.  —  Oc,  olive  cérébelleuse.  —  l'vm,  pédon- 
cule céréhelleux  moyen.  —  Vclil  1'.  plexus  clioroules  du  diverticule  latéral  du  4"  ventricule.  — 
ii\\,  diverticule  latéral  du  V  ventricule.  —  .se/',  jjrand  sillon  circonférentiel  de  \'ic(|  d  V/.yr. 
—  si\\  sillon  inférieur  de  N'icq  (i'.\/.yr.  —  sl<i,  sillim  du  lobe  grêle.  —  spo,  sillon  post-cen- 
tral. —  A/^o/J,  sillon  post-pyi'amidal.  —  .s*!',  sillon  siiperiein-  de  Vic(|  d'Azyr.  —  sla,  sillon 
transverse  untérii'ur.  —  1',  nerf  trijumeau.  —  17/.  nerf  facial. 


Vo/irr  ct';r('belleuse.  Elle  se  dirige  obliciiicmciil  en  lt;iul,  v\\  avaiil  cl  en 
dedans  cl  se  continue  en  avant  avec  le  pédoncule  cérél)elleu.\  moyen  (IN  m, 
Kig.  3.")S).   De  I;i  périphérie  de   celte   masse  ovalaire,    se   détachent  ra- 


c.oM'K.i  i;  \Ti()N   iNTi:i(ii;i  lu;   m     iiiium  itKNci.i' ii  \i.i;. 


:;()'.» 


(Iiairciiiriit    1rs  .ixcs  ilt"^   di  llt'ini  |s   lu 


■I     Ididllcs     (|('>     Ih''IIII-|i1|i-II'-     i|III  Afiipi    <ln   vin    dn» 

,i»nslilii(Mil   tl.iM^  leur  cuscmMc    l;i  li^iirc  «Ircnlc   par  les   aiiciriis    aiialo-   ,;,.rv.,iot. 

mislcs  sons  le  mun  d'ar/j/'C  ilf  rie  des  Inlirs  hilrrtntx  du  rcrvrirl. 

Sbc 

Nt     LoLecenL— T 
\c\j    ;  Iiingula 


th. 


tv 


SR     RU)    ^^'^P    VP 


FPom 


"FPoa 


Fi 


"  "       ;'     i/odule 

cEp 

î.  3i)9.  —  L'arbre  do  vie  du  lubc  imuliaii  du  cervelet.  —  Coupe  sagiUale  passant  en 
dehors  de  la  ligne  sagittale  médiane  par  le  noyau  du  toit,  les  lamelles  internes  du 
lobe  semi-lunaire  inférieur  et  de  l'amygdale.  Le  lobe  supérieur  est  coloré  en  bleu,  le 
lobe  postérieur  en  rose,  les  lobes  inférieur,  inféro-interne  et  inféro-anlérieur  en 
jaune.  —  Méthode  de  Weigert-Pal.  2  1  drandeur  nature.  (Voy.  description  de  |cette 
coupe,  p.  o9i,  coupe  S  2,  Fig.  410.) 

/>/(,  branche  horizontale  de  l'arbre  de  vie.  —  bv,  branche  verticale  de  l'arbre  de  vie.  — 
lit.  Ixmrgeon  terminal.  —  cEp,  crête  êpendyniaire  qui  recouvre  l'écorce  de  la  partie  anté- 
rieure du  nodule  et  sur  laquelle  s'insèrent  les  plexus  choroïdes  fransversau.x  (Plcht)  et  la 
meudjrane  obturatrice  du  t"  ventricule.  —  FV%,  faite,  diverticule  angulaire  du  4'  ventri- 
cule. —  -W,  noyau  du  toit.  —  Pcs,  pédoncule  cérébelleux  supérieur.  —  Plclit,  plexus 
choroïdes  transversaux  du  V  ventricule. —  Tuh  valv.  tubercule  valvulairc.  — .s'ic,  substance 
blaucluî  centrale  du  vermis.  —  .s'c/",  grand  sillon  circonférentiel  de  Vlc((  d'.V/.yr.  —  Sqe, 
substance  grise  centrale.  —  siV,  sillon  inférieur  de  Vicq  d'.Vzyr.  —  sprp.  sillon  prépyrauiidal. 
—  ssV,  sillon  supérieur  de  \'icq  d'.\zyr.  —  sta,  sillon  transverse  antérieur. 


Dans  la  i\»gion  du  vermis,  la  substance  blanche  centrale  (coupe  SI, 
F'ig.  3'{6,  p.  452)  est  iiilinimcnt  moins  considoraMo  ot  se  réduit  à  une  petito 
masse  ovo'ide  ou  irn'gulièremenl  trapézoïde,  située  au-dessus  du  toit  du 
(lualriènie  ventricule,  el  de  la([uelle  se  dt'dachent,  à  la  manière  des  rayons 


510 


ANATO.MIE    DES    CENTRES    NEHVEl  \. 


Modifications  su- 
bies dans  la  région 
de  transition. 


Arbre  de  vio  du   (1  uiic  loiio,    six  brancliGs  de  longueur  et  d'importance  variables  et  dont 
lobe  médian.  l'ensemble  constitue  la  ligure   si  caractéristique  de  Varbre  de  vie  du  lobe 

médian  dit  cen-elet.  (le  sont,  en  avant  et  en  haut,  les  petites  brandies  de 
la  Huffida  et  du  lobe  central;  en  avant  et  en  bas,  les  branches  du  nodule 
et  de  la  luette;  en  haut,  la  branche  courte  et  épaisse  du  cnlmen  connue 
sous  le  nom  de  branche  verticale  de  l'arbre  de  vie  médian  (  bv)  ;  en  arrière, 
enfin,  la  branche  mince  et  longue  du  déclive  connue  sous  le  nom  de 
branche  horizontale  de  l'arbre  de  vie  médian  (bh),  vers  l'extrémité  posté- 
rieure de  laquelle  convergent  l'axe  du  bourgeon  terminal  et  du  tubercule 
valvulaire  et  dont  l'extrémité  antérieure  reçoit  l'importante  branche  de  la 
})ijramide. 

La  figure  si  caractéristique  de  l'arbre  de  vie  du  vermis  (coupe  SI, 
\''v^.  M36)  appartient  au  plan  sagittal  médian;  elle  s'altère  rapidement  de 
chaque  côté  du  vermis  et  se  fusionnegraduellement  i  au  delàdu  plan  sagittal 
passant  par  le  sillon  longitudinal  supérieur)  avec  l'arbre  de  vie  des  lobes 
latéraux  du  cervelet  (coupe  S9,  Fig.  ^."8).  Dans  la  région  du  vermis,  les 
altérations  sont  d'abord  toutes  quantitatives  et  consistent  en  un  simple 
épaississement  du  noyau  blanc  central  et  de  toutes  ses  branches,  et  dans 
l'apparition  dans  son  épaisseur  du  noyau  du  toit  (coupe  S2,  Fig.  ;io9); 
puis  les  branches  horizontale  et  verticale  de  l'arbre  de  vie  médian  se  rac- 
courcissent et  s'épaississent,  la  substance  blanche  centrale  se  continue  en 
haut  et  en  avant  avec  le  pédoncule  cérébelleux  supérieur  (coupe  S5. 
l"ig.  31)0),  et  l'on  voit  apparaître  au-dessus  du  nid  d'hirondelle  [n\\]  les 
noyaux  accessoires  de  l'olive  C(''rébelleuse  (Nem,  Ngl)).  Les  branches  ver- 
ticales et  horizontales  de  l'arbre  de  vie  médian  en  s'épaississant.  en  se 
raccourcissant  et  en  s'élalanl  à  la  surface  du  noyau  blanc  central,  consi- 
dérablement augmenté  de  volume,  perdent  bientôt  leur  individualité;  la 
substance  blanche  centrale  tend  à  prendre  une  forme  de  plus  en  plus  ova- 
laire,  elle  se  continue  en  avant  avec  le  pédoncule  cérébelleux  inférieur 
(Pci)  puis  avec  le  moyen,  et  dans  son  épaisseur  apparaît  l'olive  cérébel- 
leuse (coupe  S6,  S7,  Fig.  ilo,  4 16). Ces  transformations  s'ed'ectutMit  gra- 
(hudlement,  de  telle  sorte  qu'il  existe  dans  le  plan  situé  immédiatement 
en  dehors  du  sillon  longitudinal  supérieur  une  vt'rilable  réf/ion  de  transi- 
tion, dans  la(|uelle  la  figure  de  la  substance  blanche  centrale  rapjielle  par 
certains  caractères  l'arbre  de  vie  des  lobes  latéraux,  foui  en  présenlaiil 
encore  des  caractères  propres  à  l'arbre  de  vie  du  lobe  médian. 

Sur  h^s  coupes   vertico-lransver.sales   qui  j)assent  par  la   partie  anté- 
rieui'e  du  cervelet  (Mg.  ^i-G),  la  substance  blanche  centrale  du   vtMiuis 
Ims  coupes  vertico-   présente  un  aspect  bilobé,  i^rAce  aux  noi/au.r  du  toit  qu'elle  renferme. 

transversales.  '  '  '    ti  ./  1 

Sur  les  coupes  plus  postérieures  (Fig.  -loG),  elle  se  réduit  à  un  pont 
transversal,  mince  et  étroit,  légèrement  concave  en  bas,  qui  unit  les  deux 
substances  blanches  centrales  des  hémisphères  et  correspond  à  la  section 
de  la  branche  horizontale  (bh)(le  l'ai'bre  dévie  médian.  Elle  reçoit  (>n  haut 
l'iinplaulalion  d(>s  branches  ou  axes  du  déclivt  ,  et  en  bas  ceux  du  tuber- 
cule valvulaire  et  de  la  pyramide  de  Malacarne. 


Aspect  do  la  sub- 
stance blanrlic  cen- 
trale  du  vermis  sur 


(.i»M  K.l   II  \  I  l<i\     IN  I  l.li  I  I  I   111,     l'I      l;IMiMlîl.\(.l   l'Il  A  I  i:.  :.il 

2.    NOYAUX  GRIS   CENTI^AUX.  \||    iininl.ii-    i|r    (|li;illi'.     ll•-^     rni\;ill\    ^fis        Noyuiix  «rm   cori- 

I  II  I      I  I  I  •  iniiix. 

Ceilli:ill\   (lu    f('l\rlr|  Ciiiiilii  riiiii'iil   i\r  cli.Kliir  cmIc   . 

1,1'   iim/tiii    <lii    loil  ilii    (|ii;iliiiiiii'   \  t'iiliHiilc  (|iij   :i|i|);ii'lii'iil    ;mi    M'Iiims; 

Volii't'  rrrrlirllciisr  i|iii   ;i  |i|i;i  il  icii  I    ;i    I  li('mi'-|ilirir  ccri'l)!-!  Ii'ii  \  d,  rnln'  les 

(l(Ml\ ,  It's  ii(>\  ini\  ;icc("^-^()ii('>  ilr  I  (ili\  ('  ccicIm'I  le  use.  à  s;i\  oir,  h-  iKn/mi  splir- 

riaili'  on    i/liihiilr,  cl    le    Ikhk  /imi  ou  riiihnli\    -^iliH's   daii^  l;i    n';iinii    de    Ir.iii- 

'    silidll   t'IlIl'C     If     M'IlllI'^    cl     |c^    Ik'III  i-^llJlCI'CS. 

I  Noyau   du   toit     NL  ,   mif/ri/s  Irdi,  iniclrus  fasInjH ,  siihshincr  frrni-       Noyau  .lu  loii. 

niiiriisr  ^iiiH-r/rti/r  v.  KTillikcr  .  —  hr'coiivci'l  cl  liuiii'i'  |)iir  Slilliii^  en  ISliT, 
lo  novaii  ilii  li'il  <lii  1'  \  t'iiliiciilc  occupe  de  clia(|iic  cùhî  de  la  li<ni('  iin';- 
diauf  mil'  |»ailir  assez  considérahlc  de  la  suitslanco  Idaiiclio  cciilralc  du 
\ciinis  coupe  S2,  V'\'j:.  '{'il)).  Il  es!  silu6  eu  acrièrc  de  la  hase  di-  la  iiii-  siniaiion. 
mda  ri  du  Itdie  (  ciilral.  au-dcssoiis  de  la  branche  verticale  de  laihrc  de 
vie  nuMliaii.  aii-des'sus  de  la  >uhslaiice  grise  soiis-épendymaire,  ([iii  la{)issc 
le  Itdt  du  (|ualiiènie  veuliicule,  id  des  fibres  sap:iltah>s  que  lui  envoient  la 
\alvnle  de  \  ieusseus  (d   la  hi'anche  horizontale  de  Tarbre  de  vie  médian. 

(Tesl  un  noyau  hi'iiii  ou  uris  (dair,  ovalaii'c  on  ti'ianj;nlaire,  arrondi  en      iMinnc. 
avanl.  aplali  de  haut  en   bas,  mal  dcMimilé  en  ari'ière  et  en  bas  oîi  il  se 
fusionne  avec  celui  du  côlé  opposé  et  oi^i  il  présente  deux  à  trois  prolon- 

'  gements  cjui  se  perdent  dans  la  branche  horizontale  de  l'arbre  de  vie  mé- 
dian. 

Sur  les  c(»u}»es  horizoniales  i  coupes  H6,  C4.  h'ig.  429,  -435)  qui  inté-      Hai.ponsct  aspect 

I  ,  ,.  ,    .  I   '  I        1     •!  '  ,  1?  .     sur  coupes  horizon- 

1'  ressent  sa  partie  supérieure,  le  noyau  du  toit  se  présente  sous  1  aspect  taies, 
d'un  noyau  arrondi  ou  ovalaire,  nettement  circonscrit,  (jui  mesure  9  à 
10  niillimèlres  dans  le  sens  sagittal  et  o  à  G  millimètres  dans  le  sens  trans- 
I  versai    Slillingi.  Situé  au-dessous  du  f/rand  cnlrf-croiscmfnl  {oinmi^sKrdl 
I  (Eca)(Fig. 'iiG  et  465),  le  noyau  du  toit.  1res  rapproché  de  la  ligne  médiane 
I  du  vermis,  est  séparé  de  celui  du  coté  opposé  par  une  sorte  de  raphé  ana- 
logue au  raphé  de  la  protubérance  et  le  long  duquel  sentre-croisent  une 
partie  des  fibres  semi-circulaires  internes  du  cervelet  (fsmi)  ainsi  que  les 
libres  qui  relient  les  deux  noyaux  du  toit. 

Sur  les  coujtes  horizontales  plus  inférieures,  l'aspect  change  considé- 
rablement;  il  ne  s'agit  plus  ici  d'un  noyau  régulièrement  arrondi,  mais 
j  d'une  masse  grise  irrégulière  qui  affecte  la  forme  d'un  W  (d  ([ui  envoie 
dans  la  branche  horizontale  de  l'arbre  de  vie  médian   coupe  S3.  b'ig.  Ul) 
deux  ou  trois  prolongements  effilés,  dont  l'interne  et  l'externe  sont  minces 
1  et  longs,  tandis  que  le  moyen  est  épais  et  irrégulier. 


accessoires. 


Noyaux  dentelés  accessoires.  —  Les  noyaux  dentelés  accessoires  .Novau.\  douteics 
occupent  dans  la  région  de  transition  la  partie  supérieure  et  interne  de 
l'olive  cérébelleuse.  Ce  sont  deux  petits  noyaux  irréguliers,  homologues 
des  corps  juxta-olivaires  du  bulbe,  décrits  par  Meynert  sous  le  nom  de 
corps  dentelés  accessoires  (gezackte  Nebenkerne),  et  par  Stilling  sous  le 
nom  de  noi/nn  du  bouchon  ou  vmbolits,  et  de  noyau  sphériqiie  ou  fjlobuliis. 


:-il: 


ANATOMIE    DES    ÇENTUES    .NERVEUX. 


Novaii  (lu  bouchon. 
Ëmbolc. 


Noyau  du   bouchon  (Nenn.  Embolus.  Nucleus  emholiformis.   Embole  Jlj^ 


fsmi 


.xèî 


iit;éni?Tj_p  ;iih  :   Pc  s     jJvm        F  Pop 


s  c 


slg     Pyramide 


FiG.  360.  —  L'urbie  de  vie  de  la  région  de  transition  entre  le  vcrmis  et  l'hémisphère , 
cérébral.  —  Coupe  sagittale  passant  par  les  noyaux  dentelés  accessoires,  le  pédon- 
cule cérébelleux  supérieur  et  la  grosse  racine  sensilivc  descendante  du  trijumoau.  Le 
lobe  supérieur  est  coloré  en  bleu,  le  lobe  postérieur  en  rouge,  les  lobes  inférieur  et' 
inféro-interne  en  jaune.  —  Méthode  de  Weigert-Pal.  2/1  Grandeur  nature.  (Voy.  des- 
cription de  cette  coupe,  p.  G02,  coupe  S  5,  Fig.  413.) 

bh,  branche  horizontale  de  rnrl)rc  de  vie  médian.  —  cUi\  crête  de  la  hioKe  dt-pourvuc  ] 
d'écîorce  cérébelleuse.  —  FPon,  fibres  antérieures  de  la  pr()tui)éranco.  —  FPop,  fibres  pos- 
térieures de  la  protubérance.  — /s^^c,  fibres  seini-cinudaircs  externes.  —  fsmi,  fibres  semi- 
circulaires   internes.   —  Nem,  end)()le   ou  noyau  du   bouchon.  —  \'gl.   glol)ule  ou  noyau; 
s[)liérique. —  nli,  nid  (riiirondelle.  —  SViu,  noyau  masticateur  ou  moteur  du  trijumeau.  — 
l'es,  [)édoncule  cérébelleux  sui)érieur.  —  l'ci.  pédoncule  cérélxdleux  inférieur.  —  scf.  j^ranil 
sillon   circ(uiférentiid  (h;  Vic(|  dWzyr.  —  >V//<.   sid)st,iuce  gélatineuse   de   Rolaudo.  —  siV, 
sillon  inférieur  de  Vic(|  d'A/.yr.  —  shj.  sillon  du  lob(>  grêle.  —  spoj),  sillon   post-pyramidal. 
—  ."î.sr,  sillon  su[)érieur  de  Vic(|  d'A/.yr.  —  sla.  sillon  transverse   antérieur.  —    Vm,  racine  I 
motrice  du  trijumeau.  —  17'.  voie  pédonculaire.  —  Vsd,  grosse  racine  sensitive  descendante  ! 
du  trijumeau.  —  VT,  valvule  de  Tarin.  —   l'i.  (lualriéme  veniricule. 


(coupe  S5,  Fig.  300).  —  Le  noyau  du  Innicliuu  est  1(>  plus  vohuuiucux 
cl    le    plus   externe   des    noyaux   dentelés   accessoires.    11    est    situé    en 


coM'h.i  H  \  iin\    I  \ii:i;ii;i  m;   m    it  iin  m  m;  ncii'Ii  \  i.i;.         :ii;j 

, 1,(1,111^    illl    (■ip||»'^    (liMlIrIr,    cil   (IcIl'M-^   (lll    l|(i\;ill    ^|i||iTii(llr    i|lli     le    si'- j  |,|  ic  1 1 1|         Miiiialioii. 

iii>\;ni  (lu  l"il,  m  .inirir  du  |)i'(li«iiriil('  (•(''n'-l)rll(Mi\   sii|H''ii('ii  r  ;i\it   |i'i|iir| 

il  pi'ili'lic   ihiiiN    le   lillf   ili'    l'oIlM'   n-i-i'licilcii^i'   (|iril    lioiiclii-  l'ii   |i;ir(ic. 

(;'f->l  llll    lio\;iu  ('•|»:ii>.   coill  |i.hI  ,   |iii->lli;i  I  i(|  iir   nii    es  I  uni  lii|  ih',  ;i    ^omiiirj        l'<tnw<. 

iMi'^lciiflir.    i|iii    iili'^llic    l'{  ;'i    I"»  Mil  Ililili'IrcN  de  l()li;;('l   >'(''lrii(l    (l;iii->  le  scilS 
,.sa"ill;il  (l<'|iiii^   l.i   li.i^r  (riii^ciliiui  ilc  l;i  |)yr;iiui(ii'  du   M-nui^  |U^(|ir;i   "{ou 

l  millimMrcs  eu  ariiric  de  la   lia^i-  de  la  liiii;ula. 

I.c-^  ((Mipo  Inui/niilalc-^  (|ui  iii  Iitoncii  I  le  ItMiudioii  sur  sa  |dus  ;^  raiidi'  AsiKi-isiircoiiimt. 
ilitn;;inMir  mmiI  itarliculiri'ciut'iil  iiis[rucli\ es  coupe  C2  à  C4,  l'i;;.  ï-V.\ 
'"i  \X\  .  Il  ancclc  sur  ((«s  coupes  l'aspccl  d'un  noyau  voliiiiiiiiciix,  à  coli- 
ns lis■^cs,  rciilli'  cil  a\aiil.  iiiiiicc  cl  ci'illi''  en  arrière,  on  il  s'insère,  par 
lune  It'iière  conilnire  eu  S,  Mir  un  |>oinl  du  hord  poslérienr  dn  coi'ps  deri-  connexions  ave 
lide  an  voisinage  du  Iule,  ^oii  exireniilc  îinlericure,  pnsnialiqnc  on 
(  \  lindri<ine.  esl  senlc  int('ress(>e  sur  la  plupart  des  coupes  liori/ontales, 
il  scinide  conslilnei-  un  noyau  indépeudaiil  du  corps  denlelé  et  qui  s'in- 
•<iiui(>  à  la  façon  d  iin  coin,  enli'c  ce  corps  el  le  p(?doncnle  cérébelleux 
supériiMir  (|u'il  coiuprime  coupes  H 5  el  H 6,  l'ii;.  'irîS  et  'i-2\)j.  Los 
coupes  liori/oiilales  inférieures  (coupe  C5,  Fig'.  '3G1),  qui  intéressent  la 
hase  d'inserlion  dn  nodule,  |)eriu(>llenl  senh^s  de  reconnaître  les  con- 
nexions in(inii>s  ([ui  unissent  l'extrémité  postérieur  du  bouchon  au  corps 
tlenhdé  :  elles  montrent  clairement  que  le  bouchon  n'est  qu'un  noyau 
accessoire  de  l'olive  céi'ébelleuse.  (Voy.  aussi  coupe  S  6,  Fig.  411.) 


Noyau  sphérique  (Ngl),  niiclcus  ylohiilus,  <jlohuliis^  globule.  —  Le  plus  No>au  .spiiériq.K.-. 
iiilerne  des  noyaux  dentelés  accessoires,  le  noyau  sphérique,  est  situé 
dans  l'épaisseur  de  la  branche  horizontale  de  l'arbre  de  vie  médian 
^coupe  S 4,  Fifi'.  '{()()),  en  avant  de  l'axe  d'insertion  de  la  luette  et  de  la 
pyramide  dn  vermis,  en  dedans  et  au-dessous  du  bouchon,  au-dessus  de 
l'amygdale  et  du  nid  de  pii^con  ou  d'hirondelle  dont  le  sépare  une  lame 
assez  épaisse  de  substance  blanche  tapissée  par  l'épendyme  ventricu- 
laire  (coupes  S 4  et  S  5,  Fig-.  412,  360).  Il  siège  en  partie  sur  le  même 
|)lan  horizontal  qne  le  bouchon  et  se  trouve  intéressé  avec  lui  sur  un 
certain  nombre  de  coupes;  mais  il  le  dépasse  en  bas  (coupe  G 5,  Fig,  3()1) 
et  les  coupes  horizontales  qui  passent  par  sa  partie  moyenne  et  inférieure 
'n'intéressent  plus  le  bouchon. 

i  II  ressemble,  d'après  la  comparaison  de  Stilling,  à  une  massue,  à  un 
'champignon  (coupes  S4,  S 5,  Fig.  412,  369)  dont  la  partie  inférieure 
arrondie  et  plus  ou  moins  sphérique  se  continue  en  un  point  très  limité 
avec  la  partie  inféro-postérieure  du  bile  de  l'olive  cérébelleuse;  la  partie  connexions  avo.- 
jsupérieure,  mince,  efhlée  et  plus  ou  moins  irrégulière,  représente  une 
sorte  de  pédoncule  indépendant  du  corps  dentelé,  mais  adhérent  en  haut 
au  noyau  du  toit  et  en  dehors  au  noyau  du  bouchon.  Les  coupes  horizon- 
tales le  montrent  en  génc'ral  sectionné  en  deux  ou  trois  tronçons. 


Forme. 


l'olive  cérébelleuse. 


Olive  cérébelleuse  ou  corps  dentelé  (Oc).  —  Si/iionymic  :  Corps     ouve cérébelleuse. 

Td.MK    II.  33 


■il  4 


ANATOMIE    DES    CENTRES   NEHVELX. 


I 


Situation. 


Forme. 


Direction 


Volume     (lan^ï 
série  animale. 


l'Ii'atiircs,  Icstoii 
l'i  dontolurns  de  Ici 
livc  cérélicllciisc. 


rhomboidal  ^Vieussens  .  Corjts  drtitrlr  ou  festonné  (Vicq  d'Azyr).  Gan- 
glions du  cervelet  (Gall  et  SpurzhcimV  Ollrc  cérébellfuse  ou  corps  olivaires 
du  cervelet  (Cniveilhior).  Corpus  dentutum,  corpus  ciliare  cereôel/i  de^^ 
auteurs  allemands.  Dentate  nucleus  des  auteurs  anglais.  —  L'olive  cérébel- 
leuse, le  corps  dentelé  ou  ciliaire,  appartient  à  l'hémisphère  céréhelleux 
et  occupe  la  partie  interne  et  inférieure  de  sa  substance  blanche  centrale. 
Située  au  voisinage  du  vermis,  le  long  de  la  paroi  oxtei'ue  du  toit  du  qua- 
trième ventricule,  au-dessus  et  en  dehors  du  nid  d'hirondelle,  l'olive 
cérébelleuse  est  constituée  par  une  lamelle  de  substance  grise,  de  couleur 
jaunâtre  ou  gris  l'ougeàtrc,  de  3  à  o  millimètres  d'épaisseur,  plissée  en 
zigzags  et  en  festons,  et  repliée  de  telle  sorte  qu'elle  ligure  une  bourse. 
un  sac  ou  une  sphère  creuse  fortement  plissée. 

Considérée  dans  son  ensemble,  sans  égard  à  sa  surface  plissée  et  fes- 
tonnée, l'olive  cérébelleuse  représente  un  ovoïde,  une  sorte  de  coque,  de 
lève  ou  d'amande  placée  sagittalement  et  dirigée  un  peu  obliquement  en 
bas  et  en  dedans.  Ses  faces  sont  externe  et  interne,  ses  bords  supérieur  et; 
inférieur,  ses  extrémités   antérieure  et  postérieure. 

Son  grand  axe  sagittal  est  un  peu  oblique  en  bas  et  en  dedans,  et, 
mesure  15  à  19  ou  20  millimètres,  son  petit  axe  vertical  mesure  10  à: 
12  millimètres,  son  petit  axe  transversal  8  à  10.  Ce  dernier  se  dirige  obli-. 
quemeut  en  haut  et  en  dedans,  de  telle  sorte  que  les  bords  supérieur  et, 
inférieur  ne  sont  pas  situés  sur  un  même  plan  sagittal;  le  bord  supérieur, 
est  plus  interne  que  l'inférieur,  il  est  distant  de  l'i  à  \'S>  millimètres  de 
celui  du  coté  opposé,  tandis  que  l'écart  est  de  25  à  2G  millimètres  entre  les 
deux  bords  inférieurs  (Stilling). 

Le  volume  de  l'olive  cérébelleuse  varie  suivant  les  sujets  et  paraît  ètre| 
en  raison  directe   du  volume   des  hémisphères  cérébelleux.   Elle  atteint 
chez  l'homme  son  plus  haut  degré  de  développement  et  se  réduit  chez  le 
singe  à  une  simple  bandelette  arquée,  dépourvue  de  festons  et  de  zigzags. 
Chez  la  plupart  des  mammifères  les  noyaux  gris  centraux  du  cervelet  se 
présentent  sous  l'aspect  d'un  amas  gris  diffus,  de  forme  irrégulièrement'; 
quadrilatère,  qui  occupe  le  toit  du  quatrième  ventricule  et  que  des  fais- 
ceaux de  libres  segmentent  en  plusieurs  novaux.  Weideni'eich  v  distinnuei, 
un  volumineux  noyau  interne  [nucleus  mcdialis),  l'homologue  du  noyau 
du  loit,  relié  aux  noyaux  de  Bechterevvet  de  Deiters  par  des  travées  grises, 
un  noyau  externe  (l'olive,  ou  nucleus  late rai is  noya.u  lisse,  dépourvu,  de; 
dentelures  et  de  noyau  blanc  central),  enlin  un  noyau  antéro-exlerne  (em 
bole,  nucleus  antero-lateralis]  et  un  noyau  posléro-externe  ( globule, /i//f/^»/ 
postero-laleralis)  relativement  considérables. 

Chez  les  oiseaux  et  les  reptiles  où  le  cei"V(>lel  se  réduit  au  vei'uiis  et 
au  noyau  du  toit,  l'olive  cérébelleus(>  fait  défaut  conmie  les  h cMui sphères' 
cérébelleux. 

Les  coujx's  horizontales,  verlico-liansversales  el  sagittales  montrent 
que  toute  la  surface  de  l'olive  cérébelleuse  est  hérissée  de  plis,  de  festons, 
de  dentelures    plus  ou  moins  saillants  ou  profonds,  recoupés  cux-mômes 


A 


\ 


,;,,M  I..I   i;  \  MON     IMKUIM   UK    l'I      lUI  (>  M  H  K  M- 1. 1' H  A  I.  K, 


o    o    ^ 


FiG  301. -L-olivecérébdleuse,  la  substance  blandie  centrale  des  hémisphères  céré- 
belleux et  les  pédoncules  cérébelleux  moyens.  -  Coupe  horizontale  passant  au-dessous 
du  noyau  du  toit,  et  sectionnant  la  protubérance  un  peu  au-dessus  du  sillon  bulbo- 


Î516  ANATOMIF  DES  CENTRES  NERVEUX. 

profubérantiel.  —  Mt-tlmile  de  Weigerl-Pal.  2  1  Grandeur  nature.  iVoy.  description 
de  cette  coupe,  p.  6.10,  coupe  C  5  Fig.  4:]G. 

Cy.  corps  juxt.i-rcstifornie.  —  fec,  feutrage  extra-ciliaire.  —  fie.  feutrage  intra-ciliaire 
—  Floc.  llocoulus.  —  fsl,  fcutnigc  sous-Iobaire.  —  fsme,  fibres  semi-circulaires  externes. — 
fsml,  fibres  seuii-<irculaires  internes.  —  fV'j.  fibres  de  la  pyramide  de  Malaiarne.  —  Sijl,  ^j 
noyau  sphérique  ou  globule.  —  So,  nodule.  —  jA7,  entre-croisement  des  noyaux  du  toit.  — 
Oc,  olive  cérébelleuse.  —  Pci.  pédoncule  cérébelleux  inférieur.  —  Pcm.  pédoncule  eéré- 
bclleux  moyen.  —  Pcs.  pédoncule  cérébelleux  supérieur.  — ssV,  sillon  supérieur  de  Vicq 
d'Azyr.  —  sla,  sillon  transverse  antérieur.  —  Vv,  luette.  —  VT,  valvule  de  Tarin.  —  l',. 
quatrième  ventricule.  —  Vlllv,  nerf  vestibulaire.  —  VU,  fibres  radiculaires  du  facial. 

(le  (lenticules.  Les  plis  sont  plus  nombreux,  plus  étendus,  plus  profonds, 
dans  les  régions  supérieure  et  inférieure  du  corps  dentelé  où  l'on  en 
compte  sept  à  huit  et  neuf,  que  sur  ses  faces  et  ses  extrémités  où  l'on  n'en 
compte  guère  plus  de  deux  à  trois.  Ils  mesurent  3  à  10  millimètres  de 
longueur,  sont  séparés  par  de  profondes  incisures  et  pénètrent  dans  la 
substance  blanche  centrale  des  hémisphères;  les  plus  longs  atteignent  le 
voisinage  de  la  base  d'implantation  des  axes  des  principaux  lobes  hémi- 
sphériques. Chaque  pli  ou  feston  du  corps  dentelé  est  recouvert  de  î 
denticules  qui  mesurent  0,.^)  à  2  millimètres  de  longueur  et  augmentent 
considérablement  la  surface  de  l'olive  cérébelleuse. 

Au    niveau   des    deux    tiers    supérieurs    de    sa    face    interne,   l'olive  I 
cérébelleuse   présente    un    orilice    irrégulièrement  arrondi,  qui    mesure  '■ 
de  î)  à  7  millimètres  de  haut  sur  10  à  12  millimètres  de  longueur  et  qui 
Hiic  de  loiivo  ce-  constituc   le  JiHc  dc  Yolivf;  cu'rt'holleuse  (coupe  C  5,  Fig.  361)[;   il   livre 
ro.o  fuso.  passage  aux  libres  du  pédoncule  cérébelleux  supérieur  et  loge  un  des  ' 

noyaux  dentelés  accessoires,  qui  doit  à  sa  situation  le  nom  de  bouclion  ou  ,; 
nnholr.  (Nem,  coupes  H  5,  H  6,  C  3,  G4„  Fig.  428,  429,  434,  435.)      | 
En  dedans  de  la  lame  festonnée  et  dentelée  qui  constitue  l'olive  céré-  î 
bolleuse,  il  existe  un  amas  de  substance  blanche  dont  la  périphérie  s'in-  ' 
sinue  dans  tous  les  interstices  de  la  face  interiu»  des  festons,  dentelures  , 
et  denticules.  C'est  le  noi/aii  blanc  central  du  corps  dentelé  (nucleus  medul-  , 
siii.staiKoiiian.iio   laris  corporis  dentata?),  ou  substance  blanche  inira-ciliaire  (fie),  constitué} 
par  un  dense  feutrage  de  libres  qui  prennent   leur  origine  ou  se  termi- 
nent dans  la  substance   grise  de  l'olive  cérébelleuse.    Ces  libres  ne  se 
dirig(>nt  pas  nécessairement  vers  le  bile   du   corps  dentelé,  un  certain 
nombre  traversent  toute  l'épaisseur  de  la  lame  festonnée  et  entrent  dans 
la  constitution  de  la  toison  ou  substance  blanche  extra-ciliaire. 
Toison    ou    snb-         La  périphérie  du  corps  dentelé  est  recouverte  d'une  couche  de  sub-u 
slance  blanche, d'épaisseur  fort  inégale, grAce  à  la  situation  (wcentrique  de  || 
l'oliNC  cérébelleuse.  I']n  dedans  et  eu  avant  de  l'olive  cérébelleuse,  au  voi- 
sinage du  hile,  elle  iilleiul  à  peine  un  millimètre  d'épaisseur  et  sépare  l(> 
cor|»s  dentelé  de  l'épendNnie  venlii(  iilaire,  de  la   valviih»  de  Tarin  et   du 
feuillet  pie-mérien  qui  tapisse  le  nid  d'hirondelle  (^coupe  C  6,  Fig.  i37). 
Les  |)arties  externe,  supérieure,  inférieure  et  postérieure  de  l'olive  céré- 
Ixdleuse    sont    entourées  par  contre  d'une  épaisse   couche  de  substance 
blanclie,  dans  la(juell(>   on  disliiigMi*   trois  zones  nettement  dilVéreuciées 


sianroldanrhf^pxira 
ciliairc 


CdMK.i  i;a  I  h'N    I  Nii:iu  i;i  m;    lu     iui(imiu:\(.:i:i'ii  \  i.r.  ,17 

siir  1rs  Cdiiiirs  iliiitio  (liiii-^  les  l»ir||  idllia  !(■■>  ;ilc;iliiis  oii  ((ildii'cs  ~iil\,(|it 
les  |tl-oci''tlt">  (II-  Wi'i^i'it  nii  lie  |';i|  l'"i|;.  .■{((i,  ."t'IS,  .'((il  .  \]\\  ((iiit;!!-!  iiniiM'- 
iliat  a\t'i-  le  cuiiis  (It'iilrlc,  ->r  iiiuiilaiil  siir  1rs  l'csloiis.  1rs  dm  lr|  ii  rrs  ri 
1rs  ilriiliriilcs.   rs|   |;i  Im-xni  dr  Si ill un/ .   ou  suli'sitinir  lilniii/irrilincilitiirr 

l'cc  ,  lorini'c  |iar  un  driisc  Iriilra^c  de   lilirrs,  |  liomidd^iir  dr   la  siil)s|aiicr 
Idainlir  iiitia  ciliain-.  A  la   [lai'lic  >ii|»i''n('ii  n-  ri   rxlrinr  {\r  iniixc  (•('•r('dir| 
iiM',  on  liMiixi'.  cil  dtdiois  de  la  loisuii.  iiiir  (■oiiciic  de  lihrrs  ciirN  iliuiics 

I   |»aiallM('s.  mince   cl   ('droilc  en  arricic,  plus  (''ijaissc  en  avant;  i-c  s(miI      i-ji,ios  Mmi  < ircu- 
Ics  fibrrs  srini-<ini(l(iirrs  dn  cci'xcicl.  rcniar(|ual)lcs  i)ar  Iciiis  fascicnlos   '""■'"*'""<"■"•"»"""- 

'  '  '  icrncs. 

-.(M'i't^s  cl  curx  ililincs.  l'ilh's  coniprcnncnl  i\vK\\  j;r()n|)cs,  doni  l'un,  cxIrriH' 
cl  sn/)rr/i(/r/   Isinc.  l'ij^.  'M\\   .  occupe  la  moitié  supérieure  de  la  suhslaruuî 
Idanclie  c(Milialc  des  licmisphcres  et  s'entrc-croiso  dans  le  vorniis  en  for- 
manl    Vrntri'-vroisvnirnt  ( utn/nissurai  (Eca)   de    Slillin;,^  et    dont    l'aiilrc. 
tii/t'rnr  et  jirofoiid  (fsmi),  est   silué  en   dedans  de  l'olive  cérélxdieuse,   le 
•  lonii"  des  parois   latérales  dn  (|ualriènie  ventricule;   il   entoure  le   noyau 
(lu  loil  (d  s'entre-croise  dans  le  verinis  en   loi  niant  Y enlre-croiscmaiL  des 
•ijaus  du  toit  (xM  coupes  H5,  H6,  C4,  V'v^.  128.  129,  h■X:^). 
La  Iroisii'uie  coin  lie  rccoiix  ic  le  i;ronpe  extei'ne  des  libres  semi-circu-      F(uiia{,'e  s'ous-io- 
laircs  (d  lonic  la  légion  postérieure  et  inléi'icure  de  la  toison;  elle  est  for-   ''^"'''' 
niée  de  libres  (Mili'c-croisées  dans  tous  les  sens  qui  constitnent  dans  leur 
ensemble  une  coucbe  mal  délimitée,  située  à  la  base  des  lobes  et  lobules, 
'  t  que  nous  désignerons  sous  le  nom  de  substance  blanche  non  différenciée 
du  cervelet  ou  i\o  feutrage  sous-lobaire  (fsl  coupe  C5,  Fig.  '{Gi). 

.{.  PÉDONCULES  CÉRÉBELLEUX.  —  De  la  j)artie  antéro-interue  de  la  snb-      ivcionruies  cért- 
-iaiicc  blanche  du  cervelet  se  détachent  les  pédoncules  cérébelleux.  Le  '"'"^"''• 
pédoncule  céréb(dleux  moyen  (Pcm)  se  forme  surtout  aux  dé|)ens  du  l'eu-  ^ 

traue    sous-lobaii'c    (fsl  i    et    des    fibres    semi-circulaires    extcM'ues   (fsme,  s 

coupes  S 9,    C5,  C8,  Kig.   3.')8,   361,  il6);  le  pédoncule  cérébelleux  3 

supéricnir  iPcsK  aux  dépens  du  feutrage  inlra-ciliaire  (fie,  coupes  S 4, 
S  5,  Fig.  3GU,  3G3,  412);  le  feutrage  intra-ciliaire  (fie)  et  les  fibres  seuii- 
circulaires  externes  (fsme)  et  internes  (fsmi)  entrent  surtout  dans  la  con- 
stitution du  pédoncule  céréb(dleux  inférieur  (Pci,  coupes  H4,  S  6,  S  7, 
jFig.  39(),  414,  41oj. 

Pédoncules   cérébelleux  moyens  (Pcm),  bras  du  pont,  brachluui     Pédoncule    cérô- 

,•  1     1 1  ■  1  ,  T  rii'<-       bcUcux     moveii     et 

ponlis,  processus  ou  crura  cerebeili  ad  ponlem.  —  Les  pédoncules   cere-  ^bros     prombéran- 
belleux  moyens  (Pcm)  sont  deux   faisceaux  épais  et  volumineux  qui  se 
détacbent  de  la  partie  antérieure  de  la  substance  blanche  des  hémisphères, 
apparaissent  à  l'extérieur  dans  la  profondeur  du  sillon   marginal  anté- 

'  rieur  i^sma)  (Fig.  333),  puis  se  portent  en  avant  et  en  dedans  vers  l'étage 

t  antérieur  de  la  protubérance  qu'ils  concourent  à  former. 

^        Les  coupes  horizontales  (H  3  à  H  7  et  Cl  cà  C5,  Fig.  362  et  427  à  436)      . ., ...,, 

^  montrent  que  le  pédoncule  cérébelleux  moyen  (Pcm)  ne  forme  pas  dans  la  'jj  lôïnotïùrpon^ 
région  protubéranlielle  un  faisceau  fermé,  mais  qu'il   se    segmente,  au  ^'i"*' 


tiolles  transversales. 


Ses  rapports   avec 


518  ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

voisinage  du  plan  ol)liqu('  passant  par  l'émcriionce  dn  nerf  trijumeau,  en 

-ni  W"; 

^^^    ;  :  Lo"be  central 


r~. 
si 

< 

▼1 


Rm- 


Vie.  36:^.  —  Les  pédonrulcs  cérébelltHix  suprrieuret  moyen,  FiMagc  auli'iioiir  de  la  protu- 
bérance. Les  noyaux  d'orii,'ine  et  de  terminaison  du  trijumeau  et  le  faisceau  de 
Cîowers.  Coupe  iiorizontale  un  peu  obli(jue  en  bas  et  en  avant  passant  par  la  région 
piotubérantielle  moyenne,  un  peu  au-dessous  de  l'émergence  du  trijumeau.  — 
Méthode  de  Weigort-Pal.  3/1  (Grandeur  nature.  (Voy.  descriplion  de  eelte  coupe. 
p.  f)27,  coupe  H3,  Fig.  42.").) 

Fcc,  fîiisccau  ceulral  île  i;i  calotte.  —  FG,  faisceau  de  fiowers.  —  F//),  faisceau  iougitu-  « 
(Huai  postérieur.  —  /•'//.  faisceau  latéral  du  l)ulbc  dans  son   trajet  protubérautiel.  —  Fo, 
faisceau  ol)]i(pic  de  la  proInlKM-ance.  —  Fl'na.  tibres  protubérautielles  autérieiuvs.  —  Fl'om, 
fd)res  prolul)éranti('lIes  uioyeiuu's.  —  FI'oj).  (ii)res  pretidjcraiilicllcs  postérieures.  —  fsme,  ( 
fibres  senii-circidaircs  externes.   —   Lie/,  lingula.    —  .Y/-/,   noyau  réticulé.  —  S\'»).  noyati 
masticateur  on    niotetu'  du    trijumeau.  —  ATs,  noyau  sensilif  du  trijumeau.  —  Os.  oli\' 
supérieinc  ou  j)rotub('rautielle.  —  l'on,  pédoncule  cérébelleux  moyen.  —  l'rx.   pédoncule 
cérébelleux  supérieur.  —  )•,  raplié  médian  de  la  protubérance  avec  ses  libres  sagittales.  —  Uni. 
ruban  de  iteil  nu-dian.  —  ^f/l'".  substance  fiiàse  île  l'étafje  antérieur  de  la  protnbéraïu-e.  —  SU. 
formation  réticulée.  —  Tr.  cni|)-;  lra|)ézoïde.  —   Vd,  petite  racine  motrice  descendante  du  i 
trijumeau.  —  17',  voie   jx'doiiciilaire.   —   IW,  grosse  racine  sensitive  descendante  du  tri-  ' 
jumeau.  —  V,  nerf  Irijiinicau.   —  il',  valvnlr  de  ^■ienssens.  —  l'i,  <piatrième  ventricule. 

un  h^s  giand  nombre  de  fascicules  éj)ais  et  voluiniiuMix,  sépares  les  uns  i 
d(>s  autres  j)ar  une  gangue  de  substance  grise,  connue  sous  le  nom  de 


(;n\|  K.l   l;  \  I  |(i\     I  N  I  i;it  1 1, 1   K  I.    1)1      H  II  (  )  M  l!l.  \  i .  1. 1' Il  A  l.i:.  :il'.( 

noyaux  politiques  \|t  .  <li'  lun/du  idii  pnul .  de  \iil>s/iiil(  i'  (jnsr  aitlrncui  r 
,lr  In  iirotidiiidin  r  \'>'j:^Vu  .  (  lo  r.isrinilc-,,  ;'i  d  iriTJ  ion  iiansvcrsjih',  rloison- 
iiriit  le  s\>lrmr  <lt"^  lilucs  |i)iii;il  iidiiialcs  ilr  la  voir  |i(''(|(.ii(ii  lain-  ri  Miivaiil 
li'"^  i'a|»|i(ti"N  (|ii  l'ilcs  alVccIciil  a\i'c  ci'llc  tlriiiirrc.  un  |)i-iil  Ir^  disiscc  fn 
Irois  cuiudics,  (|iii  mimI  I  iiiir  '^ii|i('rrKitdlr.  laiiln'  |ir(»li)iidi',  la  I  nti^icini' 
inliMincdiairc  on  iiidn  rn  iir. 

La  roiii/ir  st//)rr/i(ic//r  on  tiiilrririirc    slraliini  •^iijirr/icifiln  itonlis  (Slrsj.       Coudm      ^uporfi 
fihrr'i  i,ri>liihrrmUifll<-'<  aiilrrimn-s     l'I'na  j  icoupe   SI,   l'i- .:{•'{()  ,  ()Cf,ii|K'.    «'d"  J"  p""'- 
loiiic    la    liaiiliMir   de   la    |nnhi|i(''iaiin'   cl    [)a~<'>i'  rii    a\aiil   des    liliir>  de    la 
\itic     |>(''d(niciilaii(' ;    idlc    |)it''S(Milr    suc    les    conix-s     iinii/onlalc^      H  3, 
j'm.   'MU     mil'  snrlact'  de  siM'Iioii    Irianmilaiic.   aii^iuciilr   d'cpaisseiw  d(î 
drdan-'  en   d(di(>i>,   (d    allcinl    soummiI    à   pciiii'   (|iiel([iH's   millimètres   en 
avani   d(>s   l)oiirr(d(ds    pyramidaux.   Sa   lace   |»r(dond('  ost  lapissoe   par   la 
-iil)slaiu'(^  i;'ris('  aiilrricurc  |dii  |)oiil    noi/au.r  /tonluftics  antéviaurs)  (Sgl*o),       Noyaux  pontir|tiov. 
ipii  dissocie  loulo  la  face  ijroloiidc  Ai^  c(dle  couche  <mi  fascicules  souvent 
torl   i^iclcs     l'ii;.  o('»2  .   Leurs  couucxions  avec  les  libres   semi-circulaires 
i\lernes     Isuiei  et   le  reulraj^c  sous-lol>air(î  du  cervelet    fsl  i  soûl  faciles  à 
.  (tiislalei- sur  les  coupes  horizontales  (H3  à  H7  et  Cl  à  C5,  Vv^.  ^}6I, 
MVl,  cl  VU  à  435). 

Lorsqu'il  existe  nn  faisceau  oblique  du  pont  iFig.  349),  on  voit  se  déta-      Faisceau    oblique 
cher  de  la  couche  superlicicUc  un  volumineux  faisceau  qui  s'isole  plus  ou   ^^  p°°'' 
moins  complètement  des  fii)res  environnantes,  afîecte  un  trajet  desceudant 
cl  ne  se  continue  que  plus  bas  avec  la  substance  blanche  des  hémisphères 
cérébelleux  (Fo,  F'ig.  362). 

La  couche  profonde  et  postérieure  istraluui  profonduni  (Strp),  fibres      coucho  profonde. 
protubérantielles  postérieures    FPop])  occupe  suiloul  les  deux  tiers  infé- 
rieurs (le    la  protubérance;  elle   passe    en   arrière  des   libres  de    la  voie  ; 
pédouculaire  [W],  entre  ces  libres  et  le  ruban  de  Ueil  médian  (Rm)  qui                                    ^ 
i  forme  la  limite  antérieure  de  la  région  de  la  calotte;  elle  est  cloisonnée                                   ^ 
'  par  la  substance  grise  antérieure  de  la  protubérance  [noyaux  politiques 
postérieurs)  (  \p),  en  un  grand  nombre  de  fascicules  transversaux  plus  ou 
moins  parallèles  ou  onduleux,  de  volume  et  d'épaisseur  très  variables. 

La  couc/ie  intcnttédiaire  ou  moyenne  (Strc)  [stratuin  coniplerum  pontis,      Couche  nioyoane. 
fibres  protubérantielles  moyennes  [FPom])  appartient  aux  deux  tiers  supé- 
rieurs de  la  région  protubérantielle.  Elle  cloisonne,  segmente,  subdivise 
en  un  nombre  incalculable  de  faisceaux,  de^volumes  et  de  formes  exlrè- 
I  mement  variables,  les  hbres  de  la  voie  pédouculaire,   en   isole   plus  ou 
1  moins  quelques  fascicules  arrondis,  les  adosse  au  ruban  de  Ueil  médian 
I'  (Fig.  381,  382),  puis  les  fait  rentrer  plus  bas  dans  la  région  protubéran- 
tielle antérieure. 

Les  fibres  protubérantielles  moyennes  abordent  et  divisent  les  fibres      Kiie    nappanicnt 
\;  de  la  voie  pédouculaire  de  dedans  en  dehors;  elles  sont  par  conséquent  sup'é'Heurs''ae  la'p'ro- 
:  particulièrement  nombreuses  dans  la  moitié  supérieure  de  la  protubérance   '"'"'■=1'" e- 
':  (H  1  à  H4,  Fig.  39i  à  396).  Après  épuisement  des  libres  cortieo-protu- 
'  béranlielles    dans    les    noyaux    i)onti([ues,    les    libres    protubérantielles 


hntrc- croisement 


520  ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

moyennes  cessent  d'oxisler  et  le  reste  des  fibres  de  la  voie  pédonciilaire 
se  ramasse  en  un  volumineux  faisceau  irrégulièrement  arrondi,  entouré 
par  une  couche  plus  ou  moins  épaisse  de  substance  grise  et  limité  on 
avant  par  les  fibres  protubérantielles  antérieures,  en  arrière  par  les  fibres 
protubérantiellos  postérieures  (coupe  C5,  Fig.  361). 

Un  certain  nombre  de  fibres  protubérantielles.  qu'elles  appartiennent 
les  fibres  protubé-    .^^^  couchcs  superficielles,  profondes  ou  intermédiaires,  s'entre-croisenlà 

rantiolles. 

angle  obtus  sur  la  ligne  médiane  (Fig.    362).  Les  fibres  antérieures  se 
continuent  avec  des  fibres  moyennes  du  côté  opposé.  Les  fibres  moyennes 
d'un  côté  se  continuent  après  entre-croisement  avec  des  fibres  postérieures 
Fibres   sayittaies  du  côté  opposé  ct  vicc-vcrsa.  Outrc  cet  entre-croisement  qui  occupe  toute 
lu  raphe.  l'étenduc  antéro-postérieure  de  la  région  protubérantielle  antérieure,  et 

qui  s'effectue  par  des  fascicules  souvent  volumineux,  le  raphé  de  l'étage 
antérieur  de  la  protubérance  contient  encore  un  grand  nombre  de  fibres 
à  direction  sagittale  qui  proviennent  des  fibres  protubérantielles  transver- 
sales ou  des  noyaux  pontiques,  pénètrent  dans  le  raphé  de  la  calotte  pro- 
tubérantielle, puis  changent  de  direction  et  concourent  à  former  les  fibres 
arquées  de  la  formation  réticulée  du  côté  opposé  (coupe  H  3,  Fig.  362). 

l'tdoncuics  ccro-  PédoHCule  cérébellcux  supéHeur  (Pcs).  —  Synonymie  :  Processus 
cr  l'Hioux  supérieurs,  (.f^yf^i^f^m  ^cl  testis  (Pourfour  du  Petit,  Haller),  processus  e  testibus  in 
^3  cerebelli  meditullia  protensi  iy\^\\\\s),  processus  cerebelli  ad  cerebrum  (Dre- 

^î  lincourt,  Graliolet),  processus  cerebelli  ad  corpora  çuadriycmina,  pedun- 

crdi  cerebelli  anteriores  sive  supeinores,  commissura  cerebelli  cum  cerebro 
(Arnold),  pédoncules  cérébelleux  supérieurs  (Gratiolet),  bracJiia  conjutic-  \ 
tiva,  Bindeann  (Burdach),  Vierhûgelschcnkel  (Henle),  Vorderer  obérer 
Kleinhirnschenkel,^  Grosshirnschenkel  des  Kleinhiims.  —  Les  pédoncules 
cérébelleux  supérieurs  s'étendent  du  noyau  dentelé  et  du  feutrage  intra- 
Trajet.  ciHairc  au  noyau  rouge  de  Stilling  et  à  la  couche  optique  du  côté  opposé. 

Ils  forment  deux  cordons  compacts  et  aplatis,  obliques  en  haut  et  en 
dedans,  reliés  entre  eux  par  la  valvule  de  Yieussens  et  présentent  une 
face  antérieure  ou  intra-ventriculaire  qui  imprime  un  relief  longitudinal 
sur  le  versant  supérieur  du  toit  du  4''  ventricule  (Fig.  34;))  ct  une  face 
postérieure  libre,  recouverte  par  la  pie-mère,  croisée  par  des  fibres  arquées 
et  masquée  en  grande  partie  par  les  lames  et  binudles  de  l'échaiu  inrc 
semi-lunaire  ou  antérieure  du  cervelet. 
H:i|.por(s.  Lcs  pédouculcs  cérébclleux  supérieurs  (Pcs,  F'ig.363  et  360, coupe  S 5) 

émergent  de  la  partie  supéro-antérieure  du  iiih^  du  cervelet,  concourent 
à   leur  origine  à  former  le  nid  de  pigeon  ou  d'hirondelle  et  sont  séparés  \ 
de  l'extrémité  supérieure  de  l'amygdale,  en  avant  par  l'épendyme  ven-  I 
Iriculairc  et  la  valvule  de  Tarin  (coupe  S 5,  Fig.  360)  en  arrière  par  une  I 
mince    lame    de    substance    grise    ap|)ailt'iiant    à    lolive    cérébelleuse 
(Fig.  363).  Ils  forment  ensuite  les  parties  latérales,  puis  le  toit  du  4"  ven-  1 
tricule,  disparaissent  sous  les  tubercules  quadrijumeaux  j)ostérieurs  et  se 
portent  peu  à  jx'u,  en  avant  (>t  en  dedans,  dans  la  région  antéiiiMire  de  la 


(  (tM  i(,i  iiAi  iH\   I  \  I  i:iiii;liie  im    i(in»Miti;.N<ii;i'ii  aii, 


■>i\ 


Strz 


PCITL 


FiG.  363.  —  Los  noyaux  rouges  de  Slilling  et  les  pédoncules  cérébelleux  supérieurs  dans 
leur  trajet  intra-cérébelleux,  juxta-ventriculaire  et  intra-tegmentaire.  Coupe  oblique 
en  avant  et  en  haut  des  couches  optiques,  du  tronc  encéphalique  et  du  cervelet, 
sectionnant  les  pédoncules  cérébelleux  supérieurs  dans  toute  leur  longueur,  depuis 
leur  origine  dans  l'olive  cérébelleuse  jusqu'à  leur  teiniinaison  dans  le  noyau  rouge 
et  la  couche  optique  du  côté  opposé.  Méthode  de  Weigert-Pal.  2/1  Grandeur  nature. 

Amg,  amygdale  avec  son  pédicule  d'insertion  latérale.  —  Cge,  corps  pcnouillé  externe. 
Ccji.  corps  genouillé   interne.   —  C/p,   segment  postérieur  de  la  capsule  interne.  —   Cirl, 


522 


ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 


segment  rétro-lenticulaire  île  la  (■ap>iile  interne.  —  Cisl,  segment  sous-lenticulaire  de  la 
capsule  interne.  —  CSIl.  capsule  du  noyau  rouge.  —  Fcc,  faisceau  central  de  la  calotte. — 
fec,  feutrage  e.xtra-ciliaire.  —  fie.  feutrage  intra-ciliaire.  —  Flp,  faisceau  longitudinal  pos- 
térieur. —  ['M.  faisceau  rétrollexe  de  Meynert.  —  fsl.  feutrage  sous-lobaire.  —  fsm.  fibres 
semi-circulaires  du  cervelet.  —  Lf),  lobe  grêle.  —  L)ne.  lame  médullaire  externe  du  thala- 
mus. —  Lri.  locus  niger.  —  .VC,  noyau  caudé.  —  Sn.  Xe,  Si,  noyaux  antérieur,  externe  et 
interne  du  thalamus.  —  .VF,  noyau  semi-lunaire  de  Flechsig.  —  .V;».  centre  médian  de 
Luys.  —  iV/,1,  segment  interne  du  globus  pallidus.  —  nh,  nid  d'hirondelle.  —  .Vo.  nodule. 

—  A'/?,  noyau  rouge.  —  Oc,  olive  cérébelleuse.  —  Pci,  pédoncule  cérébelleux  inférieur.  — 
Pcm,  pédoncule  cérébelleux  moyen.  —  Pcs,  pédoncule  cérébelleux  supérieur.  —  xPcs,  son 
entre-croisement.  —  Pcs'c\  le  pédoncule  cérébelleux  snpérieiu-  après  son  entre-croisement. 

—  Plc/i]\,  plexus  choroïdes  du  4'  ventricule.  —  1{(\  radiations  de  la  calotte.  —  RgRm, 
région  du  ruban  de  Reil  médian.  —  Rid.  ruban  de  Heil  médian.  —  RI,  ruban  de  Reil  laté- 
ral. —  Strz,  stratum  zonale.  —  T/i.  thalamus.  —  ///(.  f;enia  thalami.  —  Ur.  luette  du  verrais 
inférieur.  —  l's.  troisième  ventricule.  —  l'i,  quatrième  ventricule.  —  17',  voie  pédoncu- 
laire.  —  IT,  valvule  de  Tarin.  —  W.  zone  de  Wornicke.  —  Zr,  zone  réticulée.  —  II!,  nerf 
moteur  oculaire  coumiun. 


Disposition    g-ciiô- 
rale. 


.Ses  trors  segments. 


SpgTiioril    irilra-i' 
r<<hclleux. 


Assort    ot     sitii.j- 
tion. 


calotte  protuboranticllc,  où  ils  s'entro-croisent  on  gros  fascicules  onduleux 
au  niveau  du  l'aphcMxPcs)  :  ils  se  reconstituent  de  chaque  coté  de  la  ligne 
médiane  en  deux  faisceaux  courts,  volumineux  et  arrondis  (Pcs,c^  qui 
aboutissent  à  une  petite  distance  au-dessus  de  leur  entre-croisement  au 
noijau  roiKjc  de  Stilling  (NR). 

Sur  un  encéphale  convenaLlement  durci  dans  une  solution  faihle 
d'alcool,  de  formol  ou  de  bichromate,  il  est  aisé  par  la  dissection  de 
poursuivre  chaque  pédoncule  cérébelleux  supérieur,  soit  dans  le  cervelet, 
soit  dans  les  noyaux  rouges.  Sur  des  coupes  obliques  en  haut  et  en  avant, 
convenablement  orientées,  telles  que  celle  de  la  figure  363,  on  arrive 
de  même  à  suivre  dans  toute  sa  longueur  le  trajet  du  pédoncule  cérébel- 
leux supérieur,  depuis  son  origine  dans  l'olive  cérébelleuse  jusqu'à  son 
irradiation  dans  le  noyau  rouge  et  la  partie  inféro-exlerne  du  thalamus 
du  côté  opposé.  Stilling  compare  cette  disposition  des  pédoncules  cérébel- 
leux supérieurs  à  deux  branches  de  ciseaux  à  demi  ouvertes.  Les  noyaux 
rouges  figurent  les  anneaux,  l'entre-croisement  répond  à  l'articulation 
des  branches/  les  parties  libres  et  intra-cérébelleuses  aux  lames. 

De  par  son  trajet,  chaque  pédoncule  cérébelleux  supérieur  comprend 
donc  trois  parties  :  l'une  inférieure  ou  intra-cérébelleusc,  l'autre  moyenne^ 
on  jn.xta-veulriciilaire,  apparente  à  l'extérieur,  la  troisième  supérieure  om 
iiitra-tegmentaire  et  appartenant  à  la  calotte  pédouculo-protuhérantielle. 

Sur  les  coupes  perpeiKliciilaiics  à  l'axe  de  l'encéphale,  le  pédoncule 
cérébelleux  suj)éri(Mir  présente  une  surface  de  section  t>t  des  rapports 
variables  dans  chacun  de  ses  segments  intra-cérébelleiix  i^Fig.  30 1),  juxta- 
venlriculaire  (Fig.  3()2),  et  intra-tegmcnlaire  (Fig.  392). 

Segment  intra-cérébelleux.  —  Dans  la  profondeur  de  la  cavité  du 
noyau  denlelé,  le  pédoncuh"  cérébelleux  supérieur  (Pcs)  se  dislingue  mal 
du  feutrage  intra-ciliaire  dont  il  dérive  (Fig.  3(i3  et  coupes  Cl  à  C5, 
Fig.  3()1,  132  à  435).  Il  ne  commence  à  former  un  faisceau  nettement 
distinct  (|ue  sur  les  coupes  horizontales  qui  pass(Mit  dans  la  région  du 
liile  du  noyau  denlelé,  où  il  présente  une  surface  de  section  piriforme» 
senii-lunaire  ou  eu  massue,  II  est  situé  sur  la  partie  latérale  du  <|uatrième 
veniricule   (N.,),  en  arrière  du   ])édoncule  (■(•ri'helhMix  inf(Mi(Mir  (Pci)  el  du 


(iiM'K.i  H  \  I  KiN    I  N  i  i.nii;i  m.   hi     uiin\ii!|.:.\(;i,i'ii  \  i.i:.  :;2;i 

.iiilf^  |ii\l;i  ii'-l  I  II  Mine  (Ij  .  CI)  ;i\.iiil  r|  en  dcliois  du  Liloltiilr  .\;:l  f|  i|i- 
li-nliT -cini^riiii'iil  (Ifv  ii(i\  ,111  \  ilii  1(11 1  I  xNl)  (l''i^.  .'U)  I  ;  s;i  l'iicc  ;iiili''iii'iiic 
,11  iiiliii  M'iilriciihiiir  c-l  l;i|ii^'>t''r  |i;ir  r<''|><Mi(lyili('  \  ml  ricii  l;i  i  ic.  ■>;!  hur 
|Miv|i'li('IH  r    ("-I     I  rctiilX  l'I  II'    |i,i|-    je    Irilll'.iu»'    i  11  h'M-ci  1  i;il  rr       lii'    ,    Ir    liMllilioll 

\,'iii  rt  1,1  Liiiir  -ii|mticiiii'  dii  ((.rii^  d('iilid(''  ()c,  coupes  C2  ;'i  C  5, 
IH;.  i;{."(.  i.'ti.  i;!.'{  ;  il  (•>!  tr;i\  cix"  d;iiis  loiilcsoii  ('•[•;i  issciir  |i;ii-  1rs  liisci- 
cnli's  oiidiiiciix  des  lilu'rs  x-mi-ciiciiLii  rr^  iiilcnir^     Isiiii     (|iii   cruisciil   sa 

din'ciion   l'ii;.  i.ii,  l:;:;.  ;î(i:;  coupes  C3,  C4,  H 6,  . 

Ail-dcssMs  du  liiii'  de  l'oliM'  ct'n'dHdlciisi'  \''\>^.  41)2,  COUpe  Cl,),  I''  Kapi-ort- 
[m'mIoiicuIc  crit'bidhMiM  sii|)(M'i(Mir  IN'S ;  se  ra|)|)r()('li(»  de  la  li^iu'  iiK^Mliaiic: 
il  l'sl  si'pan'"  du  faiscraii  de  mônio  nom  du  cùlr  ()|»|)()S(''  pai-  la  valvule  Ai' 
\  i(Miss(Mis  [W  \  »'l  IV'corcc  du  i'nnd  de--  sillons  |)r(''-(('nl  la  I  cl  po-^l-ccntr'al . 
^oii  oxIn'Mnilc  anléricnrc  c->l  en  lajiporl  axcc  le  coi-ps  jnxla-reslironne 
l'.j.en  parlirulier  avec  l'exliénulé  supérionre  du  noyan  do  Deilers  connin^ 
M.ii>  le  nom  de  noyau  de  Hechtcrcw  (NB)  et  avec  l'exlrémilé  supérieure 
lies  noyaux  sensilif  (NVs)  el  moteur  (NVm)  du  Irijumoau;  sa  face  posté- 
rieure est  recouverte  par  les  libres  semi-circulaires  externes  qui  conlour- 
lUMil  la  lace  supi'rieui'e  du  noyau  dentelé  et  se  fusionm'nt  à  ce  niveau  avec 
les  lilires   semi-circnlaii'es  internes   les  plus  éle\ées  et  les  plus  externes. 

Dans  son  segment  moyen  ou  juxta-ventriculaire,  le  ])édoncule  céréhel-     scgmeut     juxta- 

,  ,     .  ..  ,  .  ,  -    •  I  ,     •-  1     •        1  1     ventriculairc. 

1pu\  superuMir  lorme  la  j)arui  posiei'ieure  du  (juali'ieme  venli'H'ule  el 
alVeele  nii(>  surface  de  section  semi-lunaire  (Fig.  3G2,  39o  coupes  H 3, 
H  2).  Sou  ejtrcDHté  postcricKVC  est  épaisse,  arrondie  et  séparée  de  celle 
(lu  côté  opposé  par  la  valvule  de  Vieussens  et  par  les  lamelles  cérébel- 
leuses de  la  lingula  el  de  S(ui  IVein;  son  cxlrémité  antériewe,  mince  et  i-oimc. 
oflilée,  se  porte  en  avant  et  en  dedans  dans  la  formation  réticulée  de  la 
calolle  prolubérantielle  et  se  trouve  séparée  de  la  partie  externe  du  ruban 

(le  Heil  médian  par  un  intervalle  d'aulajil  moins  grand  que  l'on  considère  3 

des  coupes  plus  supérieures.  Cet  intervalle  est  comblé  en  bas  (coupe  H3,  a 

l'ig.  3()2,  ('(Mé  droit^i  par  le  noyau  moteur  du  trijumeau  et  rexirémité 
supérieure  du  noyau  sensitif,  en  luuit  (Fig.  302,  côté  gaucbe)  par  l'olive 
supérieure  ou  prolubérantielle  (Os)  et  le  ruban  de  Reil  latéral.  Sa  facr  u-ipports 
interne  ou  concave  est  en  rapport  eu  arrière  avec  l'épendyme  v(Mili'icii- 
laire  qui  la  recouvre,  en  avant  avec  la  petite  racine  motrice  descendante 
du  trijumeau  (Vd),  les  cellules  vésiculeuses  de  Forel  qui  lui  donnent  ori- 
gine et  le  locus  ca'ruleus.  Sa  face  externe  ou  convexe  est  recouverte  au 
voisinage  du  hile  par  des  fibres  arquées,  sectionnées  obliquement,  qui 
décrivent  des  anses,  des  courbes  à  concavité  inférieure  \ /ihrcs  scnn-cir- 
(ulaircs  internes prrijtéduncu/aires)  ai  ii\)^'d.Y\\v\\n('\\\.  en  j)arlie  au  faisceau 
de  fîowers  i  l-'G  coupe  H3,  Fig.  'MVD  et  au  ruban  de  Heil  latéral  (RI, 
coupe  H  2,  Fig.  3î»;;  . 

Segment  intra-tegmentaire.  —  Aux  contins  des  segmenls  juxia-veniri-     scgmom      imra- 
culaire  et  intra-tegmentaire,  b»  pédoncule  cérébelleux  supérieur  change  de  *'^-'"''°'^'"" 
lorme.    Son    extrémité    postérieure    s'effile,    son    extrémité    antérieure 
s'épaissit    et  se  coude  à  angle  presque  droit.  Ses  fibres  se  di'jettent  en      sa  lormo. 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEl  X. 


oiïet  on  avant  et  en  dedans,  abandonnent  la  paroi  postérieure  du  qua- 
trième ventricule  et  la  partie  poslôro-externe  de  la  calotte  protubéran- 
t  ici  le  pour  occuper  sa  partie  antéjo-inlerne,  en  croisant  à  angle  presque 
(Iriiil  les  fascicules  lon^^itudinaux  de  la  formation  réticulée  (Fig.  394, 
coupe  H  1  ).  De  nombreuses  travées  névrogliques  cloisonnent  la  surface 


va 


ï'Ip       ^w 


NRl 


Tpo.- 


FiG.  3()4.  —  La  commissure  de  Wernekink,  U-s  enlre-cioisemenls  supérieur  cl  inférieur 
des  pédoncules  cérébelleux   sujiérieurs.  —  La  voie  pédonculaire,  le  straUim    inler- 
niedium  et  le  pes  lemniscus  profond.  —  Coupe  horizontale  un  peu  oblique  en  haut  et 
en  avant  du  pédoncule  cérébral,  au  voisinaize  du  sillon  pédonculo-protubéranliel,  pas- 
sant par  le  t;enia  ponlis  et  la  décussation  des  nerfs  palliéliijues.  —  Mélhode  de  Wei- 
gert-Pal.3/1  Cr.nature.(Voy.  description  de  cette  coupe,  p.  016,  coupe  P  l,Fii;.4l9.) 
A({,  aqucdur,  de  Sylvius.  —  Flp,  faisceau  longitudinal  postérieur.  —  .ri-',  entre-croisement 
ventral  de  la  calotte  de  Fore).  ~-  Gip,  franglion  inter-pédonculaire.  —  Ln.  locus  niper.  — 
SI,  noyau  latéral  de  la  formation  réticulée.  —  NRl,  noyau  du  rultan  de  Ueil  latéral.  —  Pcs, 
pédoncule   cérébelleu.v    supérieur;    ai  l'es,  non    grand   entre-croisemenl    inférieur;   .ml'cs, 
son  petit  entre-croisement  supérieur.  —  PLp,  pes  lemniscus  profond.  —  RI,  ruban  de  Ueil 
latéral.  —  Rm,  ruban  de   Reil   médian.  —  %'l7,  substance  grise  de  l'aqueduc.  —  SR,  for- 
mation réticulée.  —  Slri,  stratum  intcnuedium.  —  Tjto,  ta-nia  i)ontis.  —   Vd,  petite  racine 
motrice   descendante   du  trijumeau.  —    VI',  voie  pédoncidaire.  —  IV,  nerf  jialliélicuic.  — 
ilV,  entre-croisement  des  nerfs  patliétiqucs. 

de  section  du  pédoncule  céiu'belleu.x  supérieur  en  ebamps  rectangulaires 
qui  sont  d'autant  j)lus  étroits  qu'ils  sont  plus  postérieurs.  Les  ebamps 
postc'ricurs  contiennent  des  lil)res  sectionn(>es  perpendiculair(MiuMit  ou 
()bli(|uenient  à  leur  axe,  tandis  (|ue,  dans  ceux  des  parties  antérieures,  les 
fibres  inllécbies  vers  l{>  rapbé  sont  sectionnées  parallèlement  ;"i  leur  axe. 
Au-dessus  de  l'i-mergence  desnerfs  |ialli(''li(|ues,  dans  la  région  des  tuber- 
cules quadrijumeaux  postérieurs,  les  pédoncules  cérébelleux   supérieurs 


(.(iM  it,  i  i;  \  1  h'N   i.N  ri:  i;  I  i;i  m.   i>i     iuimm  i;i: nci.i' ii  .\  i.K.         ni:i 

illriuiHMil  11-  i;i|ilic,  --N   riiIrc-croi-M'iit  r|  i|ccii\  ciil  viir  h--,  cuiiim's  I  r;iii>\  «t- 

ili'-^    illic    \;i-^(i'   CDiirlic    cniivcNc  en   ;i\,llll,  ri(|llllir  -nil'^  II'   liMiii  de  iniiiiniS' 

un-   m    jrr  à    clirral    ilr     \\'rr/ir/,//l/,     COUpe    P4,     V\'J..     ;{()!•,    |).    ."i."tli    .     Iir,        <  omminsiiro  «n  for 
•  1  I      I  I  I  I     1  '       I  I  '     •  II'  I  II'  **    ':tiovnl    do    WiT- 

I  ipnlciiiciil.  Il•■^  iiiaiichcs  lalfralcs  ou  iio^lcnciiifs  ilii  Iim'  :i  cIicn.iI  <Ii-^|);i-  pokink. 
i,iis->riil.  l;i;~I(  r  ;iii  I  i;i  ii>|t<irl  des  lilti'c--  d.iii'-  l;i  |i,iilii'  ;i  II  I  i'i<  i-i  n  liTiic  ilf  l;i 
Calollt'  ICOUpes  P3,  P2,  l'ii;-.  ."{(iS.  'M'A  ,  ri  les  deux  itiMldlicnlrs  (•(•|<''- 
|i(>IIiMix  sii|)i'riiMiis  foniiiMil .  siii-  les  coiipcs  Iraiisvcrsiilc^^.  un  lar^c  l'ais- 
l'iMii  (|iiailrilalt'rc.  ('(uii|tii->  nilit'  lr^(liMi\  niliaii--  ilc  licil  lah-raiix  fl  i|in 
-  l'It'iul  (I  a\  aiil  (Ml  airiric.  (lu  niliaii  dr  llcil  iiH-diaii  an  l'a  i-ci-aii  loiiuilii- 
diiial  i>o--l(''ri(Mir    coiipePl,  l-'i:;. -'{(ii  . 

I.'ciilrc-croiscmciil    dc^    |»(''doM(ul('>    ((''iwdMdlciix    >ii|M'Ticiii'>    |in''S('iil('      Modos/icntro-croi- 

,  1  •        I       •  I  •  I  •    IV      I  1  (I  I       sèment    dos    pédon- 

(|iiid(|ii('->  |taiiiciila!ilr^.  il  ne  s  tdliM'Iiic  pas  siii\aiil  un  plan  (l'aiisversal,  cuics  c.t.-i'ciicux 
mais  siiivaiii  nu  plan  ()ldi([U(>  eu  liani  cl  eu  arrière.  Il  en  n'-sullo  quo  si  '*"(""''e>i"- 
tiaus  les  n''i;i(ms  luoycMiucs  et  siiiiéiicuros  coupe  P2,  l'i^'.  393 1,  rcnlre- 
rioi^enienl  s'ell'eclue  dans  loule  ['('lendue  unlc'ro-jiosléricnrc  du  ra|di('', 
il  n"()(H-iipe  dans  l(>s  ri'^^ions  inIV'rioures  coupes  P3,  P4,  Fij;.  'MiS,  'M'A)) 
([iu>  la  parlic  anltM'icurc  du  ra|)lié,  voisine  du  inhaii  de  lleil  iiKMJian,  et 
dans  les  ri'i;i()iis  supéricui'es  (|iie  la  |)arlic  [)Oslérieure  du  raplié,  cello 
(pii  avoisinc  lo  faisceau  longiludinal  [)oslérieur. 

Pour  l'ininiense  majorilé  des  libres,  renli-e-croiseuieul  se  fail  à  l'aide 
de  lari^os  fascicules  trausversaux  ou  parallèles  qui  se  coupent  à  angle 
Iles  ouvert;  seul,  un  petit  groupe  de  fibres,  appartenant  aux  fascicules 
les  |)lus  post(^rieurs,  les  plus  supérieurs  et  les  plus  internes,  s'entre-croise      Petit entrc-croisc. 

I         ,       .,  .  .  -  I-    1  I  1     I       i-    •  I  -1       1-        1     ment  supérieur. 

a  angle  droit  ou  aigu,  iinmedialeineiit  en  avant  du  laisceau  longitudinal 
postérieur,  ainsi  que  nous  l'avons  (b'jà  figuré  dans  le  tome  I*^""  (Fig.  328, 
|).  ()()!).  On  peut  donc  distinguer  dans  l'enlre-croiseinent  des  pédoncules 
('ér(''b(dleiix  sii|)érieurs    un  grand    cnlre-croiscmont    ventral    ou   inférieur      (irandcntre-oroiso- 

•I,  -        1-  I-  I  I  I  1-1  ,  •  ,      1  1  mont  inférieur. 

xircsi    a    direction  transversale,   et  un   pelit    cnlrp-croisement  dorsal  ou 
^iiprrieur  ixsPcs)  à  direction  dorso-ventrale  (  Fig.  364). 

Ininiédiatenient  après  leur  entre-croisement,  les  pédoncules  cérébelleux 
supérieurs  (Pcs)  forment  de  chaque  côté  du  raplié  deux  volumineux  fais- 
ceaux arrondis,  les  noyaux  blancs  de  Stillinf/ [Fig.  363  et  392,  coupe  n"  12 
xbis);  dans  leurs  parties  antéro-externes  apparaissent  bientôt  des  amas  Noyaux  wanes  de 
de  substance  grise  ([ui  grandissent  au  fur  et  à  mesure  que  l'on  examine  '  "  '"" 
les  coupes  supérieures  (Fig.  363  et  Fig.  2').  26,  18).  et  se  superposent 
linalement  aux  pédoncules  cérél)elleux  supérieurs  croisés  en  foi'mant  les 
noyau.r  roufjcs  \^\\)  de  Slilling. 

Un  certain  nombre  de  fascicules  du  pédoncule  cérébelleux  supérieur     connexionsavecie 

,,.,  ,,,.  ,  !••  •  ,  novau  rouge  du  coté 

pénètrent  dans  1  épaisseur  du  noyau  rouge,  lui  impriment  son  apparence   oj/posé  et  sa  capsule 
striée   ou   tachetée  particulière   et  s'y  épuisent.  Le    plus  grand  nombre  ^^  '^'^'■^^• 
entourent  le  noyau  rouge  d'une  véritable  capsule  de   fibres,  capsule  du 
nof/au  rouf/e  (CNR),  entrent   dans   la  constitution    des   radiations   de   la 
calotte  (RC)  (Fig.  363)  et  se  terminent  dans  la  partie  ventrale  du  thala- 
mus. (Voy.  Constitution  des  pédoncules  cérélielleux  supérieurs,  Cliap.  IV.) 

Noyau  rouge  (NR),  radiations  de  la  calotte  (RC).  —  Le  noyau     Noyau  rouge. 


0-26 


A.NAiU.MlE    DES    CENTRES    .NEUVEI  X. 


Rapports. 


Aspect  ^'éiiéral. 


(îaiisulc  «lu  noyau 
rouf^e. 


Ha'Iiations 
<:alottp. 


<lc    la 


rouge  de  la  calotte  \tiuclcus  raber  de  Burtlach  et  de  Stilling,  olive  supérieure 4 
de  Liiysi,  iigiiré  déjà  par  Santorini,  Vicq  d'Azyr  et  Reil,  a  été  dénommé  (fl 
et  bien  décrit  macroscopiquement  par  Burdach  et  par  Stilling,  et  consi- 
déré par  Moynert  comme  un  renflement  gangliforme.  un  relais  ganglion- 
naire situé  sur  le  trajet  du  pédoncule  cérébelleux  supérieur  {ganglion  du 
pédoncule  cérébelleux  supérieur). 

Il  occupe  la  calotte  pédonculaire  aux  confins  de  la  région  sous-optique, 
présente,  à  Télat  frais  ,  une  couleur  gris-rougeàtre  qui  lui  a  valu  son 
nom  et  afTecte  la  forme  d'un  noyau  très  bien  délimité,  un  peu  ovalaire, 
à  grand  axe  antéro-postérieur. 

Il  est  situé  au-dessus  du  pédoncule  cérébelleux  supérieur  qui  l'aborde 
presque  immédiatement  après  son  entre-croisement  (Fig.   363  et  42)  en 
arrière  et  en  dedans,  du  corps  de  Luys  et  du  locus  niger  (Fig.  48,  p.  71, 
4(1,  p.  ()8.  44,  p.  64),  en  dedans  du  ruban  de  Reil  médian  et  en  avant  de 
la  formation  réticulée  de  la  calotte  et  du  faisceau  longitudinal  postérieur 
(Fig.  2.").  p.  37,  26,  p.  39)  ;  il  se  trouve  limité  en  dedans  par  la  substance  il 
grise  centrale  qui  entoure  l'aqueduc  de  Sylvius  et  par  les  fibres  de  l'anse  ^j 
lenticulaire  qui  entrent  dans  la  constitution  de  sa  capsule  (,Fig.  33,  p.  49),  ji 
et  plus   bas  par  le  raplié  médian   et  le   faisceau  rétroflexe  de  Meynerl  !j 
(Fig.  34,  p.  oO).  Ce  dernier  faisceau  traverse  la  partie  supéro-interne  du 
noyau  rouge  (Fig.  321),  de  telle  sorte  que,  sur  les  coupes  intéressant  la 
calotte  pédonculaire    (Fig.    34),   le  noyau   rouge   présente,   à   sa   partie 
interne,  une  sorte  d'échancrure  dans  laquelle  se  loge  le  faisceau  rélro- 
llexe  de  Meynert,  échancrurc  considérée  à  tort  par  Luys  comme  le  hile 
de  l'olive  supérieure . 

Le  noyau  rouge  présente,  sur  les  coupes  colorées  par  la  métbode  de 
Weigert-Pal,  un  aspect  strié  ou  tacheté  spécial  qu'il  doit  au  nombre  con- 
sidérable de  fascicules  qui  le  sillonnent.  Il  est,  en  outre,  entouré  d'une 
couche  assez  épaisse  de  fibres  à  myéline  signalée  par  Reil,  la  capsule 
du  nogau  rouge.,  et  de  constitution  fort  complexe.  Cette  capsule  enve- 
loppe complètement  le  noyau  rouge,  se  fusionne  en  arrière,  en  bas  et 
eu  dehors  avec  le  pédoncule  cérébelleux  supérieur,  les  fibres  longitudi- 
nales de  la  formation  réticulée  et  la  partie  interne  du  ruban  de  Reil  mé- 
dian (Fig.  42,  p.  61),  et  se  prolonge  en  avant  et  en  haut  dans  la  région 
sous-optique  où  elle  constitue  le  champ  et  le  faisceau  thalamique  de 
Forel  (coupes  sagittales,  Fig.  253  et  254,  p.  268).  De  sa  partie  externe, 
particulièrement  épaisse,  se  délachent  de  volumineux  fascicules  ondu- 
leux,  sensiblement  parallèles,  séparés  les  uns  des  autres  par  de  la  sub- 
stance grise  et  bien  décrits  par  Forci;  ils  se  portent  en  haut  et  en  dehors, 
s'irradient  dans  la  région  ventrale  du  thalamus  (Fig.  321,  p.  38.'i)  en 
avant  du  ruban  de  Reil  et  portent  le  nom  de  radiations  de  la  calotte 
^  lianhenstraldung,  lùlinger,  Flechsig),  couche  latérale  du  noyau  rouge 
latérales  Mark  des  rothen  Kerns,  v.  Monakow). 


iv.ioncMies  c.re-         PédonculGS  cérébellcux  inférieurs  (Pci)  {crura  cercbelli ad  medul- 

liclleiix    infÏTicurs.  : 


(.(i\  I  M,  I  i;  \  I  in\    I  \  I  I  li  1 1  I  i;  i:    m     iiiin\i  i:i;m  ii-  n  \  i.k. 


r>27 


l(UH  tililninitiltiiii , /)r<hiiiii(li  (frrhclli   m Ivriaïf-^,  jHiliniruI i    (rrrhrlh .    klrni 
iii<lirlt\  Mciliilhtr'^cliriiLrl .  hiiilfir  hlrnihirn^hflc  .  I.i-  |ir'i|(iii(iilc  (••'•ic- 

xNl 


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1-   .    . 


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"^.^ 


0.^  Rm 
Kir..  305.  —  Les  ganglions  centraux  ^noyau  du  loil,  eniliole,  olive  cérébelleuse^  et  les 
fibres  extrinsèques  du  cervelet  :  pédoncules  cérébelleux  supérieur,  inférieur,  moyen 
p|  corps  juxta-restiforme.  Coupe  horizontale  du  rhombencépliale  passant  par  le 
tiers  inférieur  de  la  protui)érance,  le  noyau  réticulé  de  la  calotte,  le  noyau  d'origine 
du  nerf  moteur  oculaire  externe  et  le  noyau  du  toit.  Méthode  de  Wcigert.  3/2  Gran- 
tleur  nature.  (Voy.  description  de  cette  coupe,  p.  G37,  coupe  H6,  Fig.  429.) 

C/,  corps  juxta-restiforme.  —  Vcc,  faisceau  central  de  la  calotte.  —  fev,  feutrage 
extraciliaire.  —  pc,  feutrage  intraciliaire.  —  Flp.  faisceau  longitudinal  postérieur.  —  fsme, 
fsiiii.  lilires  scnii-circnlaiiTs  externes,  libres  semi-circulaires  internes  du  eervelet.  —  SD, 
noyau  (le  Ueiters.  —  \ein,  noyau  du  bouchon,  embole.  —  \p,  noj'aux  ponlit|iics.  —  Nrt, 
noyau  réticulé.  —  .\7,  noyau  du  toit.  —  xX/.  entre-croisement  du  noyau  du  toit.  —  .Vvi, 
noyau  du  moteur  oculaire  e.vterne.  —  .Vvn,  noyau  du  fac-ial.  —  Oc,  olive  cérébelleuse.  — 
l)s.  olive  supérieure  ou  proluhérantielle.  —  l'ci,  pédoncule  cérébelleux  inférieur.  —  Pcm, 
pédoncule  cérébelleux  moyen.  —  l'es,  pédoncule  cérébelleux  supérieiu".  —  Rm,  ruban  de 
Ueil  médian.  —  >',7/{.  substance  gélatineuse  de  IJolando.  —  SR.  formation  réticulée.  — 
^Irc,  stratum  coiuplexum.  —  Strp,  stratum  profundum.  —  >7y,s-.  stratuni  superficiale.  — 
Tr.  corps  tra[)ézoïde.  —  VP,  voie  pédonculaire.  —  )'&(/,  grosse  racine  sensitive  descendante 
du  trijumeau.  —  1',.  ((uatrième  ventricule.  —  17,  nerf  moteur  oculaire  externe.  —  17/</, 
genou  du  facial.  —  17/i.  <piatriènie  segment  du  facial. 

l)oll('iix  inférieur,  (iiii  rolio  le  cervelet  au  bulbe  raeliidien,  se  f<irnie  surtout 
aux  (b'peus  du  feulraiie  extra-ciliaire  et  des  libres  semi-circulaires  externes 
et  internes;  il  reçoit  du  vermis  de  nombreuses  fibres  qui  participent  à  la 


o28  ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 

Traj.t.  formation   de  renlrc-croisomcnt  commissiiral    antérieur    et    de  l'entre 

Connexions.  croisement  des  noyaux   du  toit.  Sur  les  coupes   horizontales   sériées,  il 

apparaît  d'abord  (coupe  H4,  Fig.  396)  sous  l'aspect  d'un  faisceau  allonsé, 
en  connexion  intime  avec  les  libres  semi-circulaires  externes  qui  recou- 
vrent la  face  supérieure  de  l'olive  cérébelleuse,  s'insinue  entre  le  pédon- 
cule cérébelleux  supérieur  (Pcs)  et  le  pédoncule  cérébelleux  moyen  (Pcm 
et  se  place  en  arrière  et  en  dehors  des  noyaux  sensitif  et  moteur  du  triju- 

Aspcct  général  et   Uîcau .  Au-dcssoiis du  plan  horizontal passaut  par  l'émergence  du  trijumeau 
rapports.  (coupes  H 5,  H7,  Fig.  iOo,  p.  577,397,  p.  561),  le  pédoncule  cérébelleux 

inférieur  cliange  rapidement  de  forme;  il  s'épaissit,  et  se  ramasse  en  une 
sorte  de  bulbe  dont  le  sommet  plus  ou  moins  tronqué  s'insinue  entre 
l'olive  cérébelleuse  et  le  pédoncule  cérébelleux  moyen,  et  dont  la  large 
base  s'adosse  à  l'angle  postéro-externe  de  la  calotte  protubérantielle.  Il  so 

Son  coude  au  .les-   portc  cu  outrc  OU  avaut,  en  dedans,  puis  en  bas,  se  coudant  à  angle  droil 

sus     du    divcrticule  ,  i         i-  i-        i       i     ,  ^       i     i  ,     •^  ,     •        i  ? 

vontrieuiairo.  au-dcssus  du  divcrticule  latéral  du  quatrième  ventricule  avant  de  péné- 

trer dans  le  bulbe  (coupes  C5,  S6,  S 7,  Fig.  361,  414  et  415,  p.  608). 

Il  résulte  de  ce  changement  de  direction  que  sur  les  coupes  horizon- 
tales des  régions  protubérantielles  moyennes  (coupe  H 6,  Fig.  365 1. 
les  libres  du  pédoncule  cérébelleux  inférieur  se  trouvent  sectionnées 
parallèlement  à  leur  axe,  tandis  que  plus  bas  elles  sont  sectionnées  d'au- 
lant  plus  perpendiculairement  à  ce  dernier  que  les  coupes  se  rapprochent 
davantage  du  sillon  bulbo-protubérantiel  (coupes  C5,  H 7,  Fig.  361 
et  397,  p.  561).  Par  leur  gros  calibre,  elles  se  distinguent  néanmoins 
toujours  facilement  des  fibres  du  pédoncule  cérébelleux  moyen  qui  leur 
sont  parallèles  dans  la  partie  supérieure  de  leur  trajet. 

sesdcu.\scf,'mont>.  Le  pédouculc  cérébcUeux  inférieur  se  divise  dans  la  région  protubé- 
rantielle inférieure  en  deux  segments  inégaux  : 

Corps  rcstifornie.  Lc  segHient  exteme  forme  un  volumineux  faisceau  qui  occupe  l'angle 
postéro-externe  de  la  moitié  supérieure  du  bulbe  et  constitue  le  corps 
restiformc  (Crst).  A  son  origine,  au  voisinage^  immédiat  du  diverliciile 
latéral  du  quatrième  ventricule,  le  corps  restiformc  présente  une  surface 

'•''"•""•-  de  section  irrégulièrement  ovalaire.  Sa  face  postérieure  et  externe,  nette- 

ment convexe,  est  en  rapport  avec  le  pédonculo  du  fïoccidus  (PFloc)  en 
arrière,  le  noyau  du  nerf  cochléaire  (Nvnic)  en  avant  (coupe  H 8, 
Fig.  398,  p.  563);  plus  bas,  elle  est  recouverte  par  le  tubercule  (Tiib.ac) 

uapports.  et  les  strïes  acoustiques  (Str.ac)   (coupe  H 9,   l'ig.  3()6).  Dans  le  bulbe 

(coupe  H 10,  Fig.  367),  la  face  posléro-exleine  du  corps  resliforme 
est  libre  et  tapissée  par  la  })ie-mère  de  la  face  postérieure  du  buli)e.  La 
face  antéro- interne  du  corps  restiformc  est  plane  ou  légèrement  convexe; 
elle  est  eu  rapport,  dans  toute  la  liauleur  du  bulbe,  avec  le  segment 
inlevne  du  pédoncule  cérébelleux  inférieur  (Gj)  en  arrière,  et  la  grosse 
racine  sensitive  descendante  du  trijumeau  (Vsd)  en  avant,  dont  la  séparent 
inroruplètemenl  et  de  haut  en  bas,  les  fibres  radiculaires  des  nerfs  vesli- 
hiihiirr  (VIII,,),  glossop/iari/ugien  (IX)  et  /ineumogasfrique [\)  (coupes  H8, 
H9,  H  10,  Fig.  308,  366,  367j. 


I  UNI   I  (.1    i;  ATliiN     1  \  I  II!  Ii;i   lu;     hl      l!lln\l  |;i:\(;i;|>||  ,\  !.!•;. 


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Km;.  36G.  —  Le  corps  restiforme,  l'olive  bulbaire  et  les  fibres  arciformes  du  bulbe.  Le 
tubercule  et  les  stries  acoustiques.  —  Les  diverticules  latéraux  du  4"  ventricule. 
Coupe  transversale  de  la  partie  supT-rieure  du  bulbe  passant  par  les  tubercules 
acoustiques,  l'émeriience  du  nerf  glosso-pharyngien.  Méthode  de  Weigort-Pal.  5/1 
Grandeur  nature.  (Voy.  description  de  cette  coupe, p.  061,  coupe  H  9,  Fig.  439.) 
Cj,  corps  juxta-restiformc.  —  Crst,  corps  restiforme.  —  fad,  fibres  arciformes  dorsales 
TOMK  n.  3i 


530  ANATOMIE    DES    CEM'KES   NERVEUX. 

du  bulbe.  —  fus,  fibres  arciformes  superficielles.  —  Fcc.  faisceau  central  de  la  calotte.  — 
fcv,  faisceaux  cérébello-%estibulaires.  —  feo,  feutrage  exlra-olivaire.  —  fio,  feutrage  intra- 
olivaire.  —  fit,  fibres  arciformes  inter-trigéininales.  —  Floc,  tlocculus.  —  Flp,  faisceau 
longitudinal  postérieur.  —  Fit,  faisceau  latéral  du  bulbe.  —  fpt,  fibres  arciformes  pré-tri- 
géminales.  —  frt.  fibres  arciformes  rétro-trigéminales.  —  Fs.  faisceau  solitaire.  —  Mo, 
membrane  obturatrice  rétru-bulbaire.  —  .\V//r,  noj-au  arqué.—  Xab,  noyau  ambigu  ou  noyau 
antérieur  du  vague.  —  SD.  noyau  de  Deiters.  —  Sft,  noyau  du  funiculus  teres.  —.Y/-,  noyau 
du  raplic.  —  \rp.  noyau  rétro-pyramiikil.  —  .Vixyj.  noyau  postérieur  du  glosso-pharyngien. 
—  .Vviiir.  noyau  triangulaire  ou  terminal  du  nerf  vestibulaire.  —  Oi.  olive  inférieure  ou 
bulbaire.  —l'Floc.  pédoncule  du  tlocculus.  — ;•,  raphé  médian  et  stries  acoustiques.  —  rl\\, 
diverticule  latéral  du  4'  ventricule.  —  SçiR.  substance  gélatineuse  de  Rolando.  —  SRn. 
formation  réticulée  blanche  oualba.  —  S/{«  [cin,  son  segment  postérieur  ou  inter-réticulr  : 
SRa  [cio],  son  segment  antérieur  ou  inter-oUvaire.  —  >'%.  formation  réticulée  grise.  — 
stac,  strie  acousti(iue.  —  slac-a,  strie  acoustique  as  cendante.  —  TL,  trou  de  Lusclika.  — 
Tub.  ac,  tubercule  acoustique.  —  l'i,  quatrième  ventricule.  —  IX.  nerf  glosso-pharyngien. 

Le  corps  restiformc  diminue  d'épaisseur  et  change  de  forme  de  haut  en 

bas;  de  sa  face  antérieure,  accidentée  et  saillante  (coupe  H9,Fig. 3()()i  se 

Kibres  aiciformes  détachcut  dc  nombrBuses  fibres  arciformes,  les  fibres  arciformes  ccrébello- 

j.nS-.'mi^iaicr''^*^  oUvaircs  (Mingazzini)  qui  comprennent  deux  groupes  principaux  :  Xagroupe 
externe  et  antérieur  se  détache  de  la  partie  antéro-interne  du  corps  resti-  \ 
forme,  passe  en  dehors  de  la  grosse  racine  sensitive  descendante  du  triju- 
meau,/?Z»?y^s'  prc-trigéminales  (fpt ),puis  traverse  la  périphérie  de  la  formation  , 
réticulée  grise  en  décrivant  des  courbes  à  concavité  antérieure;  il  passe 
ensuite  en  avant  de  l'olive  bulbaire  [fibres  circiim-olivaii^es),  et  entre  dans  la  ; 
constitution  de  sa  capsule.  Parmi  ces  fibres,  les  unes  se  terminent  dans! 
l'olive  bulbaire  ou  y  prennent  leur  origine;  les  autres  continuant  leur  tra- 
jet passent  en  avant  des  pyramides  antérieures  [fibres  circtim-pijramidales), 
on  à  travers  les  pyramides,  puis  se  rendent  dans  le  noyau  arqué. 
Kiijres  arcirormi-s  L^  groupc  infime  ou  postérieur  des  libres  cérébello-olivaires  passe,  soit 

i;.Tci)oiio  -  oiivaircs,  ^  travcrs,  soit  en  arrière  de  la  ai'osse  racine  sensitive  descendante  du  tri- 

iiitcr  et   rctro-triî,'<!-  '  ~  _ 

"'i"ai<-s  jumeau  [fibres  inter  (lit)  et  rétro-trigéminales  (frt)],  traverse  la  formation 

réticulée  grise  en  décrivant  une  légère  courbe  à  convexité  postérieure, 
aborde  la  lame  grise  postérieure  de  l'olive,   la  perfore  ou  la  côtoie,  puis; 
traverse   la  couche  inter-olivaire  et  s'entre-croise  au  niveau  du  raphé.  : 
Le  plus  grand  nombre  de  ces  fibres  pénètre  dans  le  bile  de  l'olive  contra- 
latérale;  un  petit  nombre  descend  le  long  du  raphé  et  aborde  le  noyau 
arqué  de  la  pyrumi(h?  conlra-latérale. 
(  ontinuuiioii     du  -V  la  hauteur  (lu  noyau  de  Hurdach,  le  corps  restiformc,  considérable-' 

i.''Xisrnàu''™réboN  ^^^^^^  dlmiuué  de  volume  après  le  départ  des  fibres  arciformes,  s'aplatit 
leux  .lirect.  transvcrsalemeut,  se  porte  en  avant,  en  dehors  et  en  bas,  et  se  continue 

avec  un  faisceau  longitudinal  de  la  moelle  épiniôre,  le  faisceau  dit  céré- 
belteu.i:  direct  d(>  b'Iechsig. 

Le  segment  interne  du  pédoncule  cérébelleux  inférieur  est  beaucoup, 
r-n-s  juxta-iosu-   plus  restreint  ;  il  se  place  à  bipartie  postéro-interne  du  corps  resliformci 
(coupe  H 9,  Fig.  !{(»()),  entre  ce  corps  et  la  substance  grise  centrale  du  (|u;i- 
trième  ventricule,  et  |)réseut(;  un(>  surface  de  section  rectangulaire  ou  rlioni- 
boïdale.  Il  comprend  non  un  l'aisccau  (•()ni|)act,  comme  le  corj>s  restil'orme,  I 
Sa  coiisiiiiitior.  :   mais  un  grou|)('  de  fasci(;ul('s  isolés,  entourés  d'une  gangue  de  substance 

iiovîiii  lie    Deiters.  .  '  ,  ,       i       ■  x- 1  \\        i  •      ■  'i  i      i      l 

grise,  connue  sous  le  nom  de  noi/uii  de  nnlcrs  {}\\)),o{  {\\\\  s  elentt,  le  long' 


1  i:oMii.i  i;  \  I  iit\    I  N  I  iiiii'i  iti:   hi    it  imM  i:i:\(,i:i-ii  \  i  i:.         :..ii 

,|l,  |,,,|,1    l,ili'i;il    il  II    i|  ii;il  lifllir    \  en  I  licil  lr.  dr   Idl  i  \  c  n'ii-licl  Irii -r  ;iii    iin\.iii 

ilf     hlirtl.lill-     l.""^     Iii-'iicillc-^     -dlll     «rmii^iliC     loil     t(i|ii|ilr\r  ;    le-    llll>     ^oiil 

;ml(i<"lllniii'-  ri   |iiiMiililll   liMir  (ninillc  (hilis  1rs  (■(•lliilo  iln   iiii\:iii  (le  Dcilcrs, 

lies  aulrt's   ^dul   |;i  c  nnliniMliini.  en   |i,ir(ic  Ac^  liluo  MMiii-ciiriilair'cis  iii- 

'  h'rm'«<  (lu  ccrM'Ii'l.   l'ii  inirlic  des  lilircs  i;i(li(iil;iiirs  du  iicif  vcslilmliiirr  ; 

fils   oui  <'l"'  I'"""  'i    l«>iir  (h'crils  sous  l(>  unui   de  rti/i/if   de    llollcr,  rticnir 

\nscvnil(inli'  du  niTJ   ri'sl'ihuinht',    riiciiif   dr^crikihuilt'   du  iirr/  rvsl ilinlai rc. , 

\faisCI'illlX   (érrhrlh)-r('slil)uhlirr'<    \^{v\  ,      V(>\.    (lli;i|).    IV).     I/cilScnililc    (!•'    la        Kaisioaux      i-t-ri-.- 
\'     ,  .  .      I  1-  •        I  I     >i  1'    •         '  1  I  ixllo-vcstiliiilaircH. 

subslance  ^risi»  ot  ilos  lascMculcs  iiciil  clic  dcsif^iR;  sous  le  nom  uc  ((ji-jis 
.  jtt.r/(i-rr\ti/'ormp  HV]). 

De  loulf   la    liaiilciir  de  celle  Inrrniilidn   se  délacliciil   {\r,  nombreuses 

/dirrs   (irci/oniirs    lad    (|ui   décri\enl,  aulour  de    la  substance  j;,i'isc    cen-      Sfs    lii.r.s    arci 
>lrab\(los  courbes  incluses  (bms  c(db>s  du  groupe  inlerne  des  libics  arci- 
f  formes  cérébeUo-olivaires;   (dles  s'entrc-croiseni  pour'  la  idii|iarl   dans  le 
■  rapbé   cl    se    continuent  avec   (b's  libres  longitudimiles   de   la  Immalion 

'■diculée  blancbe  ou  grise  du  coté  opposé. 

Olive  bulbaire  et  noyaux  juxta-olivaires.  —  Aux  voies  cérébcl-     oiivo  i,Mii>ain-. 
leuscs  intei'ieures,  en  paL'liculier  au  corps  restii'orme,  se  rattache  Yolirc, 
'  bulbaire  [corpus  dentatum  olivit',  nucleas  denlatus  o/ira.',  nncleiis  olivarts), 
Icsjgnce  encore  sous  les  noms  fï olive  inférieure,  de  grosse  olive,  pour  la 
distinguer  de  l'olive  supéricMire,  petite  ou  protubérantielle. 

Située  à  la  partie  supérieure  du  bull)(>,  entre  la  pyramide  ant(''rieur(>  et  suuaiion. 
le  >ill()u  d'énK^'g-cnce  des  nerfs  mixtes,  glosso-pharyngien,  pneumo-gas- 
Iriipie  et  spinal,  l'olive  bulbaire  est  essentiellement  constituée,  comme 
l'olive  cérébelleuse,  par  une  lame  de  substance  grise  irrégulièrement  plis- 
•e  et  repliée  sur  elle-même,  de  façon  à  former  une  sorte  de  sac,  ou  de 
liourse,  aplati  d'avant  en  arrière,  dont  l'ouverture  ou  hile  occupe  le  milieu 
lie  sa  face  interne  et  regarde  la  coucbe  inter-olivairc. 

Sur  les  coupes  sagit  taies  (  coupe  S  2,  Fig.  Sol),  p.  509),  la  lame  grise  fes-  i-o.mc. 
l'unéede  l'olive  forme  nn  annivui  complet,  aplati  d'avant  en  arrière  et  dont 
la  paroi  postérieure  présente  les  replis  les  plus  volumineux  et  les  plus  })ro- 
fonds,  les  dentelures  et  les  denticules  les  plus  nombreux.  Comme  dans 
l'olive  cérébelleuse,  on  distingue  un  feutrage  intra-ciliaire,  et  un  feutrage 
e\tra-ciliaire  ou  toison,  connu  encore  sous  le  nom  de  capsule  de  l'olive. 
Les  coupes  horizontales  H  8  et  H  15  (Fig.  -'^Î^S,  p.  5()3  et  4io,  p.  679 1  qui 
sectionnent  les  extrémités  supérieure  et  inférieure  de  l'olive  n'intéressent 
le  nièuie  qu'un  anneau  gris  complet.  Sur  toutes  les  coupes  qui  passent  par 
-a  partie  moyenne  f  coupe  H  9,  Fig.  'iOGi,  l'olive  apparaît  formée  de  deux 
lanics.  unies  en  dehoi's,  séparées  l'une  de  l'autre  en  dedans  par  le  hile,  qui  inie  a.>  loiivc. 
livre  passage  à  de  nombreuses  libres  arciformes  internes;  les  fibres  radi- 
culaires  du  nerf  hvpoglosse  longent  la  jtartie  interne  de  l'olive  bulbaire  et 
la  traversent  parfois  (Coupes  H  1 1  à  H  14   Fig.  -Vil  îi  iti-,  p.  (i()9  à  077). 

Le  feutrage  iiilra-olivaire  est  presque  exclusivement   formé  de  gros      ivutra-c     mti 
afaisceauxdc  libres  horizontales  et  transversales  (|ui  abordent  en   pinceau 


ivauT 


)32 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NEIIVEEX. 


les  lU'iileluros  de  la  face  iiilcM-iiode  rolivo.  traversent  souvent  la  lamc'grise^ 
pour  se  continuer  avec  les  fibres  du  feutrage  extra-olivaire.  et  s'entre- 
croisent pour  la  plupart  au  niveau  du  raplié.  Ce  n'est  en  etlet  qu'au  voi- 
sinage du  hile  de  l'olive  que  l'on  rencontre  quelques  faisceaux  de  fibres 
verticales;  ils  séparent  le  hile  de  l'olive  An  nni/au  ju.rta-olivairo  intevnc 


Ts 


Stac     jf£^  PlcliVit 


I  l:^3xp    /'  \ 


fr+ 

(   ' 

est 

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A-Â^ 

\  vgSJ^^ 

fclD 

-^3 

Hz 

fpt 

IToe 

:::::i 

^VS' 

^oi 

f  sr 

FiG.."}67.  —  Coupe  transversale  |)as.sant  pai'  laparlie  moyenne  di^s  olives  bulbaires  et  lesi 
fibres  radiculaires  du  nerf  glosso-pharyngien.  Méliio(b^  de  Weiuerl-Pal.  3/1  Gran- 
deur naluie.  (Voy.  desrriplion  de  cette  coupe,  p.  OOO,  coupe  H,  10  l'ig.  4i0.) 

Cj.  corps  juxfa-restiforine.  —  Crsf,  corps  restiformc.  —  Fcc,  faisceau  contrai  de  la 
calotte.  —  l'clj,  fibres  arcifonnos  cérébello-olivaircs.  —  fil,  fibres  arciformes  inter-triirémi' 
nales.  —  //</,  fil)res  arciformes  pré-lrifïéminales.  —  frt.  fibres  arciformes  ré(ro-trii,'cminalesi 
—  Fil,  faisceau  latéral  du  l)ulbo.  —  Fs,  faisceau  solitaire.  —  />/■,  libres  sagittales  du  raphi 
appartenant  aux  stries  acoustiques.  —  Sah,  noj'au  and)igu.  —  Sarc,  noyau  arqué  des  pyra 
nulles  se  continuant  en  arrière  avec  le  noyau  du  rapbé  (.V/'i.  —  Sfl,  noyau  du  faisceai 
arrondi  funiculus  teresV  —  Sue.  noyau  Juxta-olivaire  externe.  —  .Vo/,  noyau  juxta-olivairt 
interne.  —  .Vvnic,  noyau  triangulaire  de  la  brandie  vcstibulaire  de  l'auditif.  —  .Vix/»,  noyait 
postérieur  ilu  glosso-pliaryngien.  —  0/,  olive  bulbair.^  (mi  inférieure.  —  PlcliW.  ple.\U!» 
cboi'oïdes  du  i'  ventrirule.  —  /'//,  pyramide  antérieure  du  iiullie  s'élalanl  nu-devant  de 
i'cdivc  bulbaire.  —  Slla,  formation  réticulée  blanche  (h'ormatio  reticularis  albaV  —  SR<i 
formation  réticulée  grise.  —  Slac,  strie  acoustitpic.  —  Vsd,  grosse  racine  sensitive  descenJ; 
danlc   du   ti'i  iiiiiii'.'iu. 


et  s'adossent  en  partie  aux  fibres  de  la  couche  inter-olivaire.  Leurs  ori- 
gines et  leurs  connexions  sont  mal  connuj?s,  mais  ils  apparlienneut  vrai- 
semblablenicnl  aux  fascicules  longitudinaux  de  la  fornialion  réliculée. 
(•;i|.mi1(mIc  loiivc.  I^c  [('1(1  rn</r  cxf.rd-riruii l't'  ou  ((ipsulc  de  Folirr,  contient  par  contre  ui 

graïul  nombre  de  libres  verlicales,  abondantes  |)lus  ])arliculir'i"enient  daiu; 
ses  parties  posléi'ieure  et  externe  et  (|ui  appartiennent  sui'Iout  au  faisceau 
cenliiil  de  la  calotte  'Vo}'-!»-  oSi).  La  ca[)sule  contient   en  outre  un  grami 


l'érii.'urc  coudée. 


,,(.  M  K,  I  li  \  I  I  (I  \    I  N  I  i.u  I  Kl  i;  i;    iH     li  iioM  i;i;.M  ii'ii  \  IL.  :;:t:» 

iiiiiiilii'i>  ili'  l'iii'^rciiix  ■>i'(l  idiiiic^  (iM  h|ih'iiiriil  cl  (le  im  .111 1  iicii  vc-  lilnc^  limi- 
/omImIc^  cl  li;iii^\  cr^.ilc--  i|iii  I'HiI  |i,iihc  ilii  -^N -^IrMif  (1rs  lil»r('>  iirciloniics 
,|i,  liiillii".  I.'cilivi'  csl  ;iiii-i  l'iiliMiici'  iriiiic  ((iiiclir  (rr'|i;iissciir  i  iii'i^;i  li'.  (|iii 
I  r^IlLllisi'  les  CI  Hlldllls  (|i>  ce  UJii-lioli  cl  iloiil  lolllcs  les  lilircs  soril  lol- 
{.•iiiciil  ci.liirccs  ji.ir  1,1  |;i(|iic  Ih'iii.iIiiw  I  iiiii|iic  llllcs  se  d  isl  iii;:iicii  I  tic  ce 
l.iil  iii's  lacilcMiciil  (les  lilircs  |(iii;^i  lud  i  ii;i  les  de  |;i  pvr.imidc  ;itil(''ricii  i'(-  du 
liiiJlu'  cl  de  C(d  les  de  l;i    Iniiii;!  I  i(  m    l'cl  icii  Ice  (|  il  i  l;i  recoin  rciil  en  ;i  i  ri('Tc. 

Noyau  jnxta-olivaire  externe   .Noc).  —  Le  noviiii  jii\lii-(»li\;iii('  cxienie     Noyau   juxfa-<,ii- 
,..,1   lin   iidNiHi  |il;il,    \erli(;ilcl   rcclili^iic,  (|iii  iiallciiil    pas  les  cxireiiiilcs 
siinciiciirc  cl    iiirciiciirc  de  l'olive,  rec(jii\  rc  l:i   iiioilii'  iideriie  de   la    l'aco 
nosItM-iciire  d(>   celle  dcrii i("'rc,  cl    srpare  sa   capsule  des  lilucs   lou^iludi- 
iialcx  de  la  roriualion  ndiculi'c  grise. 

I.c  noyau  juxta-olivaire  interne  (Noci  es!  heaucoup  |)Ius  ('icndu  cl  Noyau  j.ixta-oii- 
(iccnpe  prcs(|uc  loule  la  liauleui"  Au  l)ull)(\  de  ['('xlréiiiili''  sup(''rieure  de 
l'oliNC  ;i  rciilrc-croisenicul  scusilit'.  coupe  S  1  (Fig.iOtS.p.  "JiKI  .  i!(''uiii  en 
liaiil  cl  eu  ai  ricrc  au  noyau  juxla-olivairo  cxicruc.  il  longe  le  liile  de  l'olive, 
le  st'|»;n'c  de  la  couclie  inler-olivaire  et  rej)i'ésenle  nne  lame  grise  sagit- 
lale.  r(di(''e  à  l'olive  jiar  des  ponts  de  substance  grise  el  doni  le  lionl  anié-  son  ct-nduo. 
licnralleinl  la  pyramide  anU-rieure  dn  ])ulbe. 

An  voisinage  de  l'extrémilé  intérieure  de  l'olive,  cette  lame  se  porte;  de  son  extrémité  in- 
ph;s  (>n  plus  on  dehors  et  aj)parait  sous  l'aspect  d'une  lame  coudée,  dont 
la  branche  sagittale  est  petite  et  s'enfonce  dans  la  couche  inter-olivaire  et 
dont  la  branche  transversale  longue  de  '.]  ai  millimètres  se  place  en  arrière 
de  la  pyramide  bulbaire  coupes  H  14  à  H  17,  Fig.  iii  à  ii",  p.  077  à 
(hS2  .  Fes  coupes  vertieo-transversales  sont  particulièrement  favorables  à 
TtUnde  de  ce  noyau  et  monti'ent  la  façon  dont  il  embrasse  l'extrémité 
intérieure  de  la  capsule  de  l'olive  bulbaire. 

1,  iniîMOGH.VPlIIE.  —  Rechtrrew.  7Air  Anatonàe  der  Schenckcl  des  Kleinhirns  Inabe- 
(  sondcril  dcr  Bruckcnurme.  Neurol.  Cenlralbl.,  188">,  n°  G.  —  Du  même.  Ueber  die  inneie 
'  Abtheilung  rfes  Stvickkorpers  und  den  achttn  Hiinnerven.  Neurol.  Centralbl.,  ISSo.  n"  7.  — 

Du  MÊME.  Veber  die  BestandtcHe  des  Strickkôrpers.  Arch.  f.  Anat.  u.  Phys.  Anat.  Ablli., 
:  1880.  —  Du  Mi'iME.  Die  Lcitunysbafmen  in  Gctiitn  und  Huckciimurk.  Leipzig,  18U9.  — 
s  Klimofe.  bie  Lcilungsbahuen  des  Kldiifiims.  His's  Arcli.  f.  Anat.  u.  Enlwiclielungsgesch, 
^  1899,  1  t't2.  —  V.  Ki)LUKEi{.  tlandbiich  dcr  Geivchelehre,  II,  Leipzig,  i890.  —  Mayo.  The  phy- 
k  sioloijical  Anatowy  and  Physiology  of  man.  I.oiidun,  184o-1847.  —  Meynert.  Vom  (iehirn 
I  der  Sdiigcthicre.  Slricl<pr's  Handbmh.  JL   l-eipzig,    1872.  —  Min(;azzi.\i.  Sulle  origini  e 

connessioni  délie  fibrac  arciformes  e  del  rophe  nella  porzurie  distale  dclla  oblongalit  dcW 
'  uomo.  Intern.  Monatsc'ur.  f.  Anat.  u.  Phys.  Rd.  IX.  —  Du  mkiie.  l'Ilerion  ricerche  intorno 

aile  fibrae  arciforiites  cd  al  rophe  délia  ohlongata  ncll'  uomo.  Ibid.  Bd.  X.  —  v.  Monakow.  Ex- 
j  perim.  ».  pathol.  anat.  Vnters.  iiber  die  Haubenrcgion,  den  Sehhiigel  u.  die  Regio  subthala- 
I  mica  nebst  Beitrûge  zar  Kenntniss  fruh  envorbener  Gross-kleinhirndefccte.  Arch.  f.  Psych. 
I    u.  Nerv.,  1895,  Ikl.   XXVH.  —  Ukil.  Fragmente  iibcr  die   Bildung  des  kleinen  Gehirns  im 

Menschcn.  Arch.  f.  Phys.v.  Heil  u.  Authenrioth,  Bd.  VIII,  1807,  p.  273.  —  Du  même.  Bas 
I  rerlangerte  Hiickcnmark,  die  hintcren,  scitlichen  und  lurderen  :Schenkel  des  kleinen  Ge- 
'•  h'rns,  etc.  Ibid.,  15(1.  IX,  1809,  p.  485.  —  Stilling.  Untersuchiingen  uber  den  Bau  des 
j   kleinen  Gehirns  der  Mcnschen.  Kassel,  1864,  1867  et  1878.  —  Thomas.  Le  cervelet.  Étude 


534 


ANATO.MIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 


anatomiqiie.  rlinifjuc  et  phijsiolouirjiie.  Thèse,  Paris,  1897.  —  Weidenreich.  Zw  Anatomi, 
der  ccntrakn  Kletiihirnkcrne  iler  S' iug e r.  Ze'ilschvifl  f.  Morphol.  u.  Anthropoloi.'ip,  Bd 
II,  p.  2olt,  1N09. 


II.  —  CONFKirRATION    INTËRIKURE   DU   TRONC   ENCÉPHALIQUE 


Les  Jeux  régions 
longitudinales  du 
tronc    cncéphaliqui'. 


Limites 


Le  tronc  encéphalique  comprend  deux  régions  longitudinales  bien  dis- 
tinctes :  l'une  l'ait  suite  à  la  capsule  interne  et  au  pied  du  pédoncule; 
cérébral,  forme  V étage  antérieur  de  la  protubéi-ance  et  la  pyramide  atité- 
rieure  du  bulbe,  et  se  prolonge  dans  les  cordons  antéro-latéraux  de  la 
moelle  épinière  :  c'est  V étage  antérieur,  basai  ou  ventral  du  tronc  encépha-\ 
liquc;  l'autre  s'étend  de  la  région  sous-optique  et  de  la  calotte  du  pédoncule 
cérébral  à  la  moelle  cervicale,  contient  tous  les  noyaux  d'origine  et  de  ter- 
minaison des  nerfs  crâniens,  à  l'exception  du  nerf  olfactif  et  du  nerl 
optique,  forme  l'étage  postérieur  de  la  protubérance  et  la  plus  grandoil 
partie  du  bulbe  rachidien  :  c'est  \ étage  postérieur  ou  dorsal  du  tronc  encé- 
phalique, la  région  de  la  calotte. 

La  limite  entre  ces  deux  étages  ou  régions  est  établie  dans  le  cerveai 
moyen  par  le  locus  niger,  dans  le  rhombencéphale  par  les  libres  transver-j 
sales  du  pont  et  la  face  postérieure  des  pyramides  antérieures  du  bulbe. 


Kta^e  aiil(Ti(Mir. 


Sa  CDUstitulioii. 


l)i!4Siiciatioii  lie  la 
voie  péilonenlairr 
par  les  Hliros  trans- 
versales du  pont. 


\  .    ÉTAtiE    ANTÉRIEUR    OU    VENTRAL    DU    TRONC    ENCÉPIIALIOUE 

L'étage  antérieur  ou  ventral  du  tronc  encéphalique  est  constitué  : 

1''  Par  un  système  de  fibres  longitudinales,  la  voie  pédonculaire,  qui  en] 
occupe  toute  la  hauteur,  forme  à  elle  seule  le  pied  du  pédoncule  cérébral 
et  la  pyramide  bulbaire  et  comprend  toutes  les  fibres  de  projection  diij 
manteau  cérébral  qui  ne  se  sont  arrêtées  ni  dans  le  thalamus  et  ses  gan-l 
glions,  ni  dans  la  région  sous-optique  (voy.  p.  73); 

2°  Par  un  système  de  libres  transversales  propres  à  la  protubérance| 
qui  cloisonne  la  voie  pédonculaire,  s'enchevêtre  avec  elle,  s'entre-croise 
par  gros  fascicules  au  niveau  du  raphé  médian  et  appartient  au  pédoncule 
cérébelleux  moyen  ip.  517); 

Z°  Par  une  gangue  de  substance  grise,  les  nogaux  pontiqucs.  qui  enve-^ 
loppent  les  fibres  longitudinales  et  transversales  de  l'étage  anltM'ioiir  dei| 
la  protubérance. 

Nous  avons  décrit  plus  haut  (voy.  p.  73)  le  trajet  de  la  voie  pédoncu- 
laire (I;ms  le  faisceau  compact  de  la  couronne  rayonnante,  la  capsule 
interne  et  le  pied  du  pédoncule  central,  et  avons  démontré  qu'elle  pro- 
vient du  secteur  moyeu  de  l'hémisphèi'e  cérébral,  passe  })ar  le  genou,  les 
segments  postérieur  et  sous-lenticulaire  de  la  cajjsule  interne,  et  occupe 
toute  l'étendue  du  pied  du  |)éd()iH"ule  cérébral. 

Vax  pénétrant  dans  l'étage  antérieur  de  la  protubérance,  la  voie  pédon- 
culaire est  dissociée  par  les  fibres  transversales  du  pont  en  un  nombre 
considi  r;ible  de  fascicules  de  dimensions  fort  variables.  (]etle  dissociatior 


CdM'hii  H  \i'h>\   I  N  I  I  m  i;i  itr;   in     liiinMiiiNCM'ii  \  i  i 


i:i!j 


-(•  picpart'  tlt'jit  iliiii^  lo  icj^iitiis  miiM'iiiic  d  iiilV-riciiit'  du  i»ic(l  «lu  jH-iInn- 
,  iil.'  n-ri'ltral  COlipe  PlJ'ii:.  ■■(••'•  .  nii  IHii  ;i-.sis|(.  ;"i  un  cli;!!!^!-!!)!-!!!  ilr 
,|irc(tii>ii  (11111  i;riiii(l  iioiiiltrc  dr  t';ii--rc;iii  \  (|(ii  s'iiilli'cliis-ciil .  (Ir\  Iciiin'ii  t 
,,|)|i,|iic-,  nii  liuri/(.iil;ni\.(li'  \rili(;iii\  (|ii'il>  l'I.iiciil,  cl  >c  ^rMii|M'iil   le   Ion- 


SgPo 


l'Pop 


FPoa 


//^•V//.Zr 


l'i(i.  368.  —  Dissocialion  île  la  parlii'  iiiltMiic  d  |U(irniiilc  de  la  \n\r  [irtloiiculairc  ])ai- 
les  libres  transversales  de  la  prolubr-iancc,  cl  rerouleinciil  dans  le  riiliaii  de  Reil  des 
fibres  aberrantes  île  la  voie  pédonculaire.  Coupe  liorizontale  ol)li(|ue  en  haut  et  en 
avant  jnissant  par  la  lèvre  inférieure  du  trou  borgne  supérieur,  par  la  valvule  de 
Vieussens  et  la  commissure  en  fer  à  cheval  de  Wernekink,  formée  par  l'enlre-croise- 
ment  des  pédoncules  cérébelleux  supérieurs.  Méthode  de  Weigert-Pal.  3/1  Grandeur 
nature.  (Voy.  description  de   cette   coupe,  p.  619,  coupe  P3,  Fig.  421. 'i 

Foc.  faisceau  central  de  la  calotte.  —  Flj),  Taisceau  loii^iludinal  postérieur.  —  i'I'ou, 
libres  protubérantielles  antérieures.  —  FPop,  fibres  transversales  postérieures  de;  la  protubé- 
rance dissociant  la  voie  pédonculaire  et  refoulantgdans  le  ruban  de  Reil  médian  les  fasci- 
cules aberrants  de  la  voie  "pédonculaire.  —  Gip.  .^'anplion  infer-pédonculaire.  —  Le,  locus 
c.eruleus.  —  Ses.  noyau  central  supérieur.  —  .V/,  noyau  latéral,  compris  entre  le  pédoncule 
cérébelleux  supérieur  et  le  ruban  de  Reil  médian.  —  .Vni,  noyau  du  nerf  moteur  oculaire 
conunun.  —  /'e.v.  pédoncule  cérébelleux  supérieur  furmant  par  son  entre-croisement  avec 
celui  du  coté  opposé,  la  cunnnissure  en  fer  à  cheval  de  Wernekink.  —  riPe.s,  son  large 
entre-croisement  inférieur.  —  /{/,  ruban  de  Reil  latéral.  —  Rui,  ruban  de  Reil  médian.  — 
>'.'/c.  substance  f,M'ise  centrale.  —  i^yl'o,  noyaux  pontiques.  —  .'^'/î.  formation  réticulée.  — 
Tpo,  tîpnia  pontis.  —  Vd,  petite  racine  motrice  descendante  du  trijumeau.  —  VI'.  voie 
pédonculaire.  —  IT,  valvule  de  Vieussens.  —  l'i,  quatrième  ventricule. 

il    de  la  face  postérieure  du  pied  du  pédoncule  cérébral  en  petits  fascicules 
arrondis,  séparés  les  uns  dos  autres  par  la  substance  2:rise  du  locus  niger 
l.n)  et  plus  bas  par  les  noyaux  pontiqnes  (coupe    P  2,  Fig.   393).   La      kuc  commem-e  à 

,      j-  •     ,•  ,      1  '  ,.  ,  -  •      ,  1  -Il  »  1  1        l'i    partin  antéro-iii- 

|l    dissocialion  commence  a   la  partie  anlcro-intcnic  du  pied  du  pédoncule   terne  .icia  rotubc- 
cérébral,  de  chaque  c<Mi''  du  Iroii  boriiue  supérieur   coupe  P3,  lMii'.368L    '■'*"^''- 


536 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


Kilo  s'effectue  de  luuil  en  bas,  et  de  dedans  en  dehors,  et  se  confine 
assez  longtemps  à  la  partie  antéro-interne  de  la  voie  pédonculaire.  sa 
partie  postéro-extenie  t'ormanl  encore  un  faisceau  compact  t^coupe  P  4) 
Fig.  369).  Ce  n'est  quau  voisinage  du  tiers  supérieur  de  la  protubérance 


7V 


Vd     ,     FIp 


n.çillet 


FiG.  369.  —  Dissociation  de  la  voie  péclonciilaire  par  les  lîlires  transversales  profondes 
du  pont  et  refoulement  <l('s  tihrcs  abcrranles  protubérantielles  de  la  voie  pédoncu- 
laire dans  le  ruban  de  Rfil  ini'dian.  —  Coupe  horizontale  obli(|ue  en  liant  et  en 
avant  passant  par  la  partie  inféiienre  de  la  prolubérance,  par  la  valvule  de 
Vieu?sens  et  la  commissure  en  fer  à  cheval  de  Wernckink,  formée  par  i'entre-croi- 
sèment  des  pédoncules  oérél)elleu.\  supérieurs.  —  Méthode  dr  Weiui  il-l»al.  .il  (iran- 
deur  nature.   (Voy.  (lescrii)lion  de  celle  coupe,  [).  (US),  coupe  P  4,  Kiy.  i-22.) 

Fcc,  faisceau  central  de  la  calotte.  —  Vlp,  faisceau  lunuitudina!  postérieur.  —  VVoa, 
FPo/), fibres  transversales  antérieures  cl  postérieures  ilc  la  protuliérance.  —  Ac.locus  ca-ruleus. 
—  A'c.s,  noyau  central  supéricm-.  —  /'r.v.  pédoncule  cérélielleux  sui^érieur.  —  /{/.  ruban  de 
Ileil  latéral.  —  /{//(,  ruban  de  Heil  médian.  —  i^'jVo,  substance  fjrise  antérieure  du  i)ont.  — 
.S/{,  formation  réticulée.  —  7'/w,  ta'uia  ponlis.  —  IV/,  petite  racine  motrice  descendante  du 
trijumeau.  —  IT,  valvule  de  Vieussens.  —  \\.  quatrième  ventricule. 

(coupe  H  1,  Fig. 'iOi,  p.  .'ioT)  (pie  la  dissociation  se  complèle,  et  (|ue  les 
fibres  li'ansvcrsales  du  pont  sont  assez  nombreuses  (>t  assez  longues  pour 
lravcrs(M'  la  voie  pédonculaire  dans  toute  sa  Iarg(>ur,el  pour  se  coiu'entror 
à  sa  partie  externe  en  rormani  le  pc'doncule  céréb(>llenx  moyen  (Pcm).Les 
libres  transversales  du   j)onl  se  disposent   alors,  coninio  nous  l'avons  vu 


ciiM  K.i  it  \TinN    i  \  Ti:  it  I  11  I  iii;    i»i     n  II  n  M  i;  i;n  c  i;  p  II  A  M!.  :;:j7 

plus  li;ml  coiipos  H3il  H  6,  l'i;;.  ."{IL'.  |).  .il  H  cl  .{li.'),  |i.  ."127  ,  en  Icni-, 
cunclir^  (itii  |i;i>>t'iil  I  une  rii  ;i\;iiil  sinihiiii  siiiirr/iini/f  ,">{{■■>  ,  IjhiI  ic  en 
.iriicic  slvdiiini  jiri>l  iiiiilinn .  Sli|»  .  I.i  I  idi^idiir  ;i  lr;i\i'r^  •^//(iliiiii.  idiii- 
nli.nnii,  SI  ic  l;i  voie  |»('mI(iiiiii  l;ii  ic  \  ()\  .  |i.  "i  I  7  ,  l;i  d  i\  i--iiiil  m  une  sf'-rir  <li' 
cimclii's  allll■|■(l-|)o■>tl'|■il'lll■l•>^  ^ii|)i'i|i(is(''('>.  \.v>  hi^ciciilo  dis^ncii'^  de  |:i  \  nie 
|i('iloii('iil;iiiT  Miiil  (le  iliiiK'ii'-idiiN  ii'cs  \  ;iri;il»l('s  ;  Ic^  |iliis  \  n|  ii  nniiciix  -.on! 
allmmc-^  (laii-^  Ir  •>ciis  I  r;iii'>\  (•l'^jil  ,  Irs  jicliK  sdiil  ;iii()ii(li-~  cl  (»ccii|)ciil  i\i' 
nrclcrciicc  la  [lailii'  iiilcnic  cl  |)(i--l(''riciii('  de  lida^c  aiih'Ticii  r  de  la  |ii'o- 
liiltciancc. 

lu  lic>  t;rand  ik  un  lire  i  [iics  des  deux  I  icrs  i  des  lil)rcs  de  la  soie  |»(''d(m-      Kihms  «le  i.i  voie 

1     •  •  .         •  il  I  II  •  I        1  '  ■  I  1  ■     •  Il  ((('■ilonnilairn  s'arri";- 

(mI;ui('.  scpiiiscnl  dans  la  suhsiaiicc  j^i'isc  de  I  elai;('  aiilencur  de  la  ]»ro-  {j^,^  ,,jj,„  ^^  ^^^,^^^_ 
lulicraiicc  < /Ihrrs  vurricn-pvoluhrrdnlirllcs  p.  81  ;  les  autres  libres  se  ras-  ''«ranco. 
-emldeiil  dans  le  licfs  iiih'rieiir  de  la  piolnlx-raiicc  en  un  faisceau  (M)tn- 
pacl.  iiiciiulicronionl  arrondi,  plongé  au  sein  d'une  gangue  de  suhslance 
ri>c.  cl  (|ui  u'i^sl  plus  dissocié  (|ue  |)ai' quehjues  rares  lilu'cs  du  slratum 
oui[)le\t>  coupes  H  6  (d  H  7,  l'ig.  30.-),  p.  ."127  et  397,  p.  'JOi).  Ce  fais- 
ceau conipacl  i'C|tr(''scule  d(''|à  le  faiscrnii  iti/i'diinddl ,  il  li'avci'sc  le  tiers 
intérieur  de  la  |)rolul)érance,  eulouré  en  avant  par*  la  couche  des  libres 
tiansvei"sales  supcrlici(dlcs  (.'-Iratuni  supt'rfktalc,  Strs),  en  ai'rière  par  la 
cnuclic  des  libres  ti'ansversalcs  ])rofondes  {stratum  projunduni,  Strp),  et 
Iravcrsé  d'arrière  en  avant,  ou  longé  en  dehors  par  les  iibi'cs  radiculaircs 
d(>  la  VI'"  paire.  Au  voisinage  du  sillon  bulbo-prolubérantiel  ( coupe  H 8, 
f'ig.  'UKS,  p.  ')().'r,  I(^  slratum  jtrofundxnn  disparaît,  la  couche  des  fibres 
>uperrK'ielles  du  pont  recouvre  seule  le  faisceau  pyramidal,  et  les  noyaux 
[lontiques  l'appliquent  sur  la  région  de  la  calotte,  en  particulier  sur  le 
ruban  de  Heil  nu'dian  et  le  faisceau  central  de  la  calotte. 

Dans  les  deux  tiers  supérieurs  de  la  protubérance,  la  dissociation  de  ^ 

la  voie  pédonculaiie  ])ar  les  fil)r(^s  transversales  du  pont  est  si  intime,  (juil  ' 

est  impossible,  par  Tanalomie  normale  seule, de  détermiiuM'  (jiudle  pai'l  les 
ditférenls  segments  du  jjicd  du  pédoncule  cérébral  prennent  à  la  constitu- 
tion de  la  pyramide  bulbaire.  L'étude  des  dégénérescences  secondaires 
montre  (|ue  le  contingent  du  faisceau  de  Tiirck  est  minime  (Voy.  cas  Neu- 
mann,  j).  14o),  que  celui  du  segment  interne  du  pied  du  pédoncule  est  faible, 
mai^  incontestable,  (Voy.  cas  Sch"weigoffer,  p.  134),  et  que  le  contin- 
gent du  segment  moyen  est,  par  contre,  considérable;  les  libres  pyranii- 

)    dates  y  sont  intimement  mélangées  aux  fibres  cortico-protubéranlicdles. 

\  car  toute  dégénérescence,  même  limitée,  de  la  partie  moyenne  du  pied 
du  pédoncule  cérébral,  retentit  à  la  fois  sur  la  pyramide  bulbaire  et  sur  la 
substance  grise  antérieure  du  pont. 

Au-dessous  du  sillon  bulbo-protubérantiel,  le  l'aiseeau  j)yramidal  api)a-      Fii.rcs  de  la  voie 
raît  librement  à   l'extérieur,  forme  la  pyramide  antérieure  du  bulbe   (4   i'^''o"'^^"'a'';e     •'«'s- 

:  '  t  J  cenilant      dans      lo 

affecte  des  rapports  importants.  Sa  face  antérieure,  fortement  convexe,   ''""•«         laisceau 

,  .  .ii'i  •  II  livramiJal. 

conserve  encore  des  connexions,  partielles  il  est  vrai,  avec  la  substance 
grise  de  l'étage  antérieur  de  la  protubérance,  laquelle  se  condense  à  la 
partie  supéro-anléro-intcrne  de  la  pyi'amide  en  un  noyau  irrégulier,  connu 


A 


o38 


A.XAÏO.MIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


Haipports  du  fais-   SOUS  lo  Rom  do  itof/au  tircifoniie  ou  de  noyau  arqué  des  pyramides  (Narc) 
iT^'!«?a'i?'"àrqur^n   (coupes  H  8  à  H  16,  Fig-.370,  et  438  ù  i-i6.  p.6o7  à  680  l  Le  volume,  la 
iul-orricfcucï/"''"'"'   forme,  la  situation  de  ce  noyau  sont  variables  suivant  les  individus;  il 
s'étale  en  général  plus  ou  moins  sur  toute  la  hauteur  de  la  face  anté- 
rieure du  faisceau  pyramidal  et  peut  parfois  être  suivi  sur   les  coupes 


I 


ITXT 


SHa 
(cio) 

FiG.  370. —  Coupe  transversale  du  bulbe  passant  au-dessous  de  l'olive  bulbaire.  Méthode 
de  Weigert-Pal.  6/1  Grandeur  nature.  (Voy.  description  de  cette  coupe,  p.  079, 
coupe  H  16,  Fit;.  440.) 

r//.  conion  (ic  Burdacli.  —  Ci],  cordon  de  (îoll. —  C/-.s7,  corps  restilorme.  —  VU.  faisceau 
lat(5ral  du  bulbe.  —  fir,  fibres  intcr-réticulées  du  bulbe.  —  Vs.  faisceau  solitaire.  —  Narc, 
nojMu  arqué.  —  .VZJ,  noyau  de  Burdach.  — 'SCi.  noyau  de  Goil.  —  SUa,  noyau  latéral  anté- 
rieur du  J)ulbe.  —  A7/;j.  noyau  latéral  postérieur  du  bulbe.  —  .V.W,  noyau  de  v.  Monakow 
ou  noyau  externe  de  Hurdacb.  —  ,Vo/,  noyau  juxta-oiivaire  interne.  —  .Vxi,  noyau  du  nerf 
spinal.  —  A'xii,  noyau  du  nerf  liypof,dosse.  —  0/,  dernières  dentelures  de  l'olive  bulbaire; 
cO'i,  sa  capsule  de  fibres.  —  /'y,  pyranude  antérieure  du  bulbe.  —  xp'in,  entre-croisement 
j)iniforme.  —  '^'.'//f.  substance  i,'élalineuse  de  Itolando.  —  ^Ra  {cio),  coucbe  inter-olivaire 
de  la  formation  réticulée  blanclie.  —  l'.W.  fjrosse  racine  sensilive  descendante  du  trijumeau. 
—  A7,  nerf  spiii.il.  —  Ml.  nerf  ;:r.ui(l  liypo^ 

lioi'izonLales  sériées,  jusqu'au  niveau  de  l'enlre-croisemenl  jiyramidal.  La 
face  antérieure  du  faisceau  |)yrami(lal  est  en  outre  recouverte  par  les 
/ihresarciformessu/)er/icif'//rs(\\i  l)ullie,<|ui  a|)j)arli(Miiieut  pour  la  plupart 
au  système  du  corps  restiforme  (coupe  H;10,  Im!;.  3(>7i.el  qui  passent  les 
unes  en  avant,  les  autres  en  arrière  du  faisceau  pyramidal  ;  d'autres 
encore  le  traversent  :  elles  ont  été  désignées  de  ce  fait  sous  les  noms  de 
/i/jrcs  arriformes  rircinii  ou  iirri-pyraniidalcs  ou  d(»  /i/fres  arrifor)nrs  pré- 


(.()\iM(;i  i;  \TinN   i.\Ti;iii  i:i  i;i;   m     iiimimuincii' ii  \  i. 


:;:t'.i 


jH/riinùiliilr'^,  jin^l  lii/rnniiiliilcs  cl  iiitci-iii/idiiiitlalcs.  In  ^liiinl  iKHiiltic  de 
ci's  liliir--  se  IniniiH'iil  on  |»r('nnciil  leur  (tri;;iii('  dans  le  noyau  ai(|ni''  dr 
1,1  iiNiaïuidc;  l^•■^  aiilrc-^  ^'ciil  n'-cn»isi'iil  dan^  If  ia|ilM'  cl  -c  iciidriil  dan- 
I;,  (';dn||r  ilii  cnli'  ('i'>ii->r-.  cil  |  la  l'I  ic  II  I  ici'  dans  le  liilc  de  l'tdiM-  Itiilliairc, 
d'aiilic--  ciiliii  a|t|iailiciincnl  an  syslriuc  dc>.  slijcs  acoiisli(|iic>  coupe 
H  10,  l'ii:.  'M\l  . 

|,a  lace  |>ii->|(''iiciirc  du  l'aisccan  |i\rainidal  ol  |daiic  on  Icj^m'' renie  ni 
conca\  c.  A  la  |tarlie  Mi|)(''rienrc  dn  Imllic  coiipeHS,  l''if^.  ."{DH,  côlé  ganclie, 
I».  .")(i."{  .(dlc  >  iulosse  aux  libres  lian>\cisales  dn  corps  Irapézoïdc(Tr)  ainsi 


NG 


-Col 


Fiii.  .ni.  —  Dt'-oussaUon  des  pyramides  et  décapitation  des  cornes  anléricures.  —  Coupe 
transversale  passant  par  le  collet  du  bulbe.  —  G/i  Grandeur  nature.  Méthode  de 
N\  i'ii,'rii-I>;il.  iVoy.  descii|ilion  de  celle  coupe,  p.  (lS(i,  coupe  H21,  Fig.  4ol.) 

(a.  cunlon  antérieur  de  la  moelle.  —  CB,  cordon  de  Burdach.  —  CG,  cordon  de  GoU.  — 
Cl,  cordon  latéral  de  la  moelle.  —  Coa,  corne  antérieure.  —  Col,  corne  latérale.  —  Cop, 
corne  posiéricure.  —  FPiji\  faisceau  pyranddal  croisé.  —  A'Z?,  noyau  de  Burdach.  —  SG, 
noyau  de  (joli.  —  Vs<l.  grosse  racine  sensitive  descendante  du  trijumeau.  —  ^/*.y,  entre- 
croisement pyramidal. 


qu'aux  libres  longitudinales  du  ruhan  do  Bci/ ?nérlian  (Rmjet  du  faisceau 
rrnfral  de  la  ca/otfe  [Fcc).  Un  peu  plus  bas  (coupe  H 8,  Fig.  398  côté 
droite  l'olive  bulbaire  (Oi)  et  sa  capsule  de  libres  s'insinuent  entre  ces 
doux  faisceaux  longitudinaux  de  la  calotte,  refoulent  le  ruban  de  lleil  en 
dedans,  l'appliquent  contre  le  raplic  cl  dclerniinent  ainsi  la  formation  de 
\\\  roiirhc  in/er-o/iralfe  {SI{ii,  cio,  C0UpeH9,  Fig.  3()().  p.  5^9. 

I.a  (b'Iiinilalion  du  faisceau  pyraniitlal  d'avec  la  couciie  inter-olivaire  est       vvec   la    coiuh.- 

1   rc      1      -     -1    i  1-  1         1        I»        1        1      1  1      1-    •  -Il  -j  intpr-olivairo  et   Vo- 

ditticilc  a  établir,  et  cela  d  autant  i)lns  que  le  taisceau  pyramidal  re(;oil  sou-  uvc  bulbaire, 
vent  dans  cette  région  les  libres  aberrantes  de  la  voie  pédonculaire  qui 
ont  suivi,  dans  une  partie  plus  ou  moins  longue  de  leur  trajet,  la  voie  du 
ruban  de  Keil  médian.  On  peut  néanmoins  considérer  connue   limite  les 
libres  arcifornies  transversales  les  plus  antérieures' coupe  H  11,  Fig.  399, 


jûxta-oUvaire 
terne    et 
antérieur       de 
moelle. 


540  ANATOMIK  DES  CENTHES  NERVEUX. 

p.  oOo).  Le  faisceau  pyiamiilal  se  délimite  mieux,  en  général,  de  l'olive 
bulbaire  et  de  sa  capsule  de  libres,  non  seulement  grâce  au  sillon  olivaire 
interne  et  au  trajet  liorizoïital  des  fibres  olivaires,  mais  encore  par  la 
présence  des  noi/aiix  rétro-pyramidaux  (Nrp),  petits  amas  irréguliers  de 
substance  grise  qui  I)ordent  le  faisceau  pyramidal  en  arrière,  et  le  séparent 
de  la  capsule  de  lOlive  bulbaire  i^coupes  H 9,  à  H  14,  Fig.  438  à  Ui. 
p.  657  à  677).  Dans  quelques  cas  toutefois,  on  voit  le  faisceau  pyramidal 
s'étalera  la  surface  de  l'olive  bulbaire  (coupes  H  10,  H  11,  H  12, 
Fig.  440  à  442,  p.  667  à  672),  en  masquer  la  saillie,  effacer  le  sillon  oli- 
vaire interne,  et  cette  disposition  signalée  par  Pick  et  V.  Gehuchten  est 
particulièrement  manifeste  dans  les  cas  de  dégénérescence  du  faisceau 
pvramidal  traités  par  la  métbode  de  INIarchi  (Fig.  .383. 

Avec  le  noyau  Au-dcssous  dc  l'olivc  bulbairc  (coupes  H  16,  H  17,  Fig.  370  et  40(1, 
le'^cordon  p.  567),  Ic  faisceau  pyramidal  se  ramasse  en  un  faisceau  plus  ou  moins 
''"'  arrondi  qui  s'adosse  au  segment  horizontal  du  noyau  juxta-olivairc  interne 
(Noi);  plus  bas  enfin  i^coupe  H  18,  Fig.  403, p.  o73^  immédiatement  au- 
dessus  de  la  décussation,  il  ne  se  distingue  que  par  l'obliquité  de  ses  libres 
lâchement  fasciculées  de  la  dense  couche  de  fibres  qui  recouvre  la  corne 
antérieure  et  qui  appartient  déjà  au  cordon  antérieur  de  la  moelle  épinière. 

Mode  de  (lécussa-         La  décussatiou  du  faisceau  pyramidal  est  incomplète;  elle  commence  ; 

tion     du      faisceau  -,         f         •       ^         ^  ^  •     i  »xrx  •  >•  l   ^      •  i   e         •      ' 

pyramidal.  par  Ics  fasciculcs  Ics  plus  mtemcs,  s  effectue  par  cinq  a  six  et  huit  tasci- 

cules  plats  et  volumineux,  étages  de  haut  en  bas,  qui  s'enfoncent  dans  la 
profondeur,  se  nattent  en  se  croisant,  écartent  violemment  l'une  de  l'autre 
la  base  des  deux  cornes  antérieures  (coupes  H  19,  H 20,  Fig. 449,  450, 
p.  685),  puis  se  portent  en  bas,  en  dehors  et  en  arrière;  ils  traversent  en 
fascicules  lâches  et  ondiileiix  la  substance  grise  située  en  avant  et  en  dehors 
du  canal  central  (coupe  H  21,  Fig.  371),  décapitent  la  corne  antérieure, 
se  placent  en  avant  et  en  dedans  de  la  corne  postérieure  et  de  la  sub- 
stance gélatineuse  de  Rolando  qu'ils  refoulent  en  arrière,  et  forment  à  la 
Faisceau  pyranii-  partie  postéricurc  du  cordon  latéral  de  la  moelle  le  faisceau  pijramidal 

'*'"'''"'"'"■  croisé.  Un  petit  nombre  de  fascicules  du  faisceau  pyramidal,  les  faisceaux 

les  plus  externes,  ne  participent  pas  à  la  décussation,  mais  descendent 

directement  dans  le  cordon  antérieur  homolaléral  de  la  moelh^  épinière, 

Faisceau  pyranii-   Ic.  long  du  silloii  médian  autéricur  ;  ils  forment  \('faiscrnu  pi/raniidu/  direct. 

''"  ''"■'■'''•  Lq  faisceau  pyramidal  fournit  enfin  au  cordon  latéral  du  même  coté 

Fii.rcs     pyranii-   un  très  petit  nombrc   de  fibres,  fibres  pyramidales  fiomo/atéra/es  [ÏVyh).  s 

daies  homoia.éraies.  gig^j^i^i^^g  d'aboi'd  chcz  Ic  chat  (Russcll)  ct  chcz  Ic  slugc  (iVIellus,  Shcrring-  < 
ton),  puis  chez  l'homme  (MuratotT,  Dejerine  et  Thomas),  ces  fibres  se  t 
portent  en  arrière  et  en  deiiors,  décapitent  la  corne  antérieure  homola-  ( 
térale  et  descendent  dans  la  i)artie  postérieure  du  cordon  laléral  de  la 
moelle,  l'allés  jiréscnlcnl  dans  leur  nombre  les  plus  grandes  variétés  indi-  : 
viduelles  et  sont  l)ien  mises  en  évidence  :  1"  Dans  les  cas  de  dégénères-  ' 
ccnce  du  faisceau  pyramidal  traités  par  la  méthode  de  Marchi;  "1"  Dans  I 
les  cas  d'agénésic  ou  de  dégénérescence  totale  ei;  ancienne  dune  des 
l)yramides  antérieures  du  Inilbe  ;  ici,  c'est  du  côté  sain  ({u'tdles  sont  alors 


I 


(Il  \  I  1 1,1   i;  \  I  i(iN    I  N  I  I  lil  il  i;  I     l'i     11  H  ini  i:i.\(.i.i'il  Al.i:. 


:in 


:i|i|i;ii  riil  i'>.     1:1111"!    Ii'>    liliic^    |i\  i;i  iii  iil:i  li'-     lu  iiiin|,i  |ii  ,(  |r-    -r     ii'd  ii  i^ni  I     ;'i 
(HlflillH'--   lilii'-   liliics    isnli'TS.   il|>|»l"('ci;iMrs    sfii  Iriiii'lil   il.ili-   Ir--  ci--  i|c  dc-i' 
IHM't'SCiMlCi'    llilllcs    |i;ir     |;i    IIK'I  ll<  m  I  c    de     M.iii'lli      l'i;^.     ."ÎIIO    ;    l;iii|i>l     r||r-.    se 
l'('>imi"^S(Mll      l'Il      |M'llU     r.i^ciciilc^     jiltl--    (III     liKUlls     ll(illll)l'cil\ .     I;iii|i')|     (•I^'^ 
l'oniiriil  1111  \  l'iil.ilili'  |H'|il   1,1  ivcc;iii  riitii|i;i('l  cl   \\-i-^   liirn  di'l  iiii  i  le     \'\^.'M''2 

cl  cas  Rivaiid    il'\lil  .  l'iu.  l-ii.  l-'><i.  l-'-Td  I(;l>,  p.  i;i!),  idO  d   Kl'i  . 

|)aiis   >oii   li'iijcl    liiilli;iii'c  la  siii'lacc   de   scclioii  du    faisceau   [tviariiidai 
c>l   iiTcmilicTeiueiil   [daii-ccm  vexe  ;  (die  e>l    cloisoiim'e  de  ii(iiiil)i  eux  se|ila 


TPj    yp^d) 


fPyt.---:, 


TPjc  (^d) 


•-..FF^c 


FiG.  :{72.  —  Faisceau  pyramidal  croisé  et  fibres  pyramidales  homolatéialos,  dans  un 
cas  de  dt'généroscpnco  complèlc  de  la  pyramide  autZ-rieure  du  IiuIIh;  conséculive  à 
la  section  do  la  voie  pyramidale  par  deux  lésions,  l'une  ra[)sulaiie  et  l'autre  pro- 
lulx'iaiilit'llf.  Méthode  de  Weigert.  9/1  Grandeur  nature. 

FI'!/.  r.Tisceau  pyramidal  {jauctie  sain. —  FP(f/),  faisceau  pyramidal  ilmit  complètement 
(h'fjéïKJré.  —  FI'i/(\  faisceau  pyramidal  croisé  sain.  —  FPi/c{d),  faisceau  pyramidal  croisé 
(léffénéré.  —  /'/'///(  .fibres  pyramidales  homolatérales  se  détachant  du  faisceau  pyramidal  sain. 

névrogliquos  qui  séparent  les  lâches  fascicules  onduleux  et  enchevêtrés, 
sectionnés  plus  ou  moins  ohliquenient  (Fig.  370).  Le  faisceau  pyramidal 
conserve  cet  aspect  au  delà  de  sa  décussation  jus({ue  dans  la  partie  supé- 
rieure du  cordon  latéral  de  la  moelle,  où  les  fascicules  sont  en  outre 
séparés  par  une  mince  trame  de  substance  grise,  en  continuité  avec  la 
formation  réticulée  bulbaire,  connue  sous  le  nom  de  /jrocrsstis  re/iculares 
do  Deilers,  de  tractus  intcrmcdio-latcralis  de  Clarke. 


.\goné>ic      do      la 
voie       ])édoncuIaii-« 


La  voie  i)édonculaire  peut  faire  défaut,  soit  dans  les  cas  de  inalfoi 
mation  cérébrale  avec  agénésie  complète  des  fibres  de  projection  corticale  avec  intosrrité   ues 
(cas  Longery  et  Richard,  p.  185  à  216,  en  particulier  Fig.  208  à  212  «hres  transversales 

^  o        »7  'I  7  1  o  protubcranticlles. 

el2;)l  à2.'};]i,  soit  dans  les  cas  de  lésions  de  l'hémisphère  cérébral  sur- 
venant dans  les  premiers  âges  de  la  vie  et  s'accompagnant  d'une  régres- 


542 


A-XATOMIt:    DES    CENTRES    NERVEUX. 


sion  lolale  dos  fibres  dont  la  myélinisation  est  plus  ou  moins  parachevée 
(cas  Rivaud,  p.  loi  et  Fig.  io2  à  lo9)  ;  suivant  les  cas.  cette  absence  de  la! 
voie  pédonculaire  peut  être  bilatérale  (cas  Longery  et  Richard "i  ou  uni-i 
latérale  i^cas  Rivaud).  Dans  les  cas  que  nous  avons  été  à  même  d'obser- 
ver, le  pédoncule  cérébral  est  plus  petit  qu'à  l'état  normal,  la  protubérance 
est  aplatie  et  les  pyramides  antérieures  du  bulbe  absentes.  A  leur  place 
il  existe  un  méplat  répondant  à  la  partie  antérieure  de  la  couche  inter- 
olivaire  (Fig.  lo2,  p.  1-j8;  210.  p.  196;  233,  p.  2io).  Sur  les  coupes  sériées, 


Uni  """    ^   '' 


FiG.  ;}73.  — Atroi)liie  complète  des  libres  du  péduncule  cérébelleux  moyeu  iPcm),  des 
fibres  transversales  et  de  la  substance  ^trise  antérieure  du  pont  dans  un  cas  d'atro- 
phie de  l'écorce  cérébelleuse.  Intégrité  des  pédoncules  cérébelleux  supérieurs  (Pcs). 
Intégrité  des  voies  pédonculaires  (VP).  Méthode  de  Weigert-Pal.  3/1  Grandeur  na- 
ture (Voy.  Cas  Vasseur,  chai).  IV.  Pour  l'obs.  et  le  protocole  d'autopsie,  voy. 
J.  Dejerink  et  A.  Thomas,  VAtrophie  oUvo-ponto-cerébelleuse.  Nouvelle  iconographie 
de  la  Salpêtrière,  lUdO,  ]..  .CiO.  1 

on  trouve  en  avant  du  locus  niger  une  trame  névroglique  révélant  la  l'orme 
et  la  disposition  du  pied  du  pédoncule,  mais  dépourvue  de  libres  longitudi- 
nales; la  i)rotubéi'an(;e  ne  contient  (jue  des  libres  transversales  séparées 
par  les  ti'avées  grises  des  noyaux  |)()iiti(|ues;  les  libri^s  sagittales  du  raphé 
médian  existent  comme  à  l'état  iionnal  et  |iro\  ieimeiil  en  partie  des  libres 
transversabîs  de  la  |)rotub(''raiice.  Oiiant  à  la  pyraniid(>  bulbaire.  idbMi'est 
représentée  que  par  un  petit  amas  névrogli([ue,  aplati  ou  arrondi,  con- 
tenant le  noyau  arqué  et  situé  au-devant  de  la  couche  inter-olivaire. 

Ladisposition  inverse  peut  s'observer;  la  voie  pédonculaire  est  normale 
et  les  libres  transversales  de  la  protubérance  l'ont  dél'aut  (^Fig.  373).  C'est 


(  (I  M  i(.  I  li  \  I  iiiN    I  \  I  I  i;  111  i;  I,    m     kiiom  i:i;\(;i.  l' ii  \  i.i  :,',:» 

,  ,.     i|u  nli      ii|i--iM\  !•     il.lll-'     ii'l  l.lllirs     ;il  |(i|ili  ir^     s|  ii'C  i;i  |c-~      (|r     I  (•((  ncc      |•('•|•(•- 
|M'||rll->i',  ;i\  t'C   lli-~|i,llil  liill    |il  11^  iili    |i|()ill>    ((illl  |i|(lr    i|c>  itI  I  II  le-  (|r  l'ii  I  k  III  je 

.1   ;ilri>|)liif  tic  l;i  siilisliiiM'c  j;ri->i'  ;iii  Iciiimiic  iIi'   I;i   |m'iiI  iiIm'i;iii(i-       l/zo/y/z/r       ,At.ro|,ii(i.         .Ii-h 

■II,  1       iv     •       •  ■     Il  I  II  I  I  II        "'"■'■"    «"•""vorMilrxt 

nnr(i-l»inln  irrrih'llritsc  iW   l»i'|('rin('    cl     I  IhmII.I^    .  l.c|)IC(l   illl  licilniiciilc  \-\    |;i     |,r.)i.ul,,Tuiiii.!ll<!N 

'  pvrainitlc  Imlliaiic  -mmiI  inliicls;  Li  iiinl  iilH-r'.iiicc  c~<l  i('ni;ir(|ii,ililcniciil  [flilc    'J"'"  "■X^^l'tll'.^lll  '" 
,  I    1  (■(liii  II'  cil   li;iiilciil',  l;i  \  nie  [n'iloiicil l;i i le  l.'l  ll';i\  (Tsc  sniis  Inniic  (11111  lilis- 
^r■^\\   ciiiii|i.icl    cl    ;iiiiiimIi,  |)|itiii;<''  ,'iii    sein  (111111'  siil»sl;iiic(!  j^risc  riclic  en 
iicN  roi;  lie,  |i;i 11 \rc  cil  cellules  iicrveiises.  I,es  li  lires  I  ninsvci'sales  de  l:i  [irol  ii- 
|ici;mcc   cl   les  lihi'cs  x;ii;i  I  l;ilcs  du   iii|di('' iU(''(li;iu  Inlil  cnin  |)l('leillclil  didiiul . 

|>,iii---iiii  li,i|cl  |»c(|(incul;iii(',  [U'olulicraul  i(d  v\  hulhairc,  la  \  oie  [K-don-      Kii<rcs  ai.crranic» 

I-  I  I  .1  -•  Il  iii  I  "iiir*       ''"   lii  voie  (H'donru- 

,  ulairc  alian(l(Miuc  a  la  rei;i()ii  de  la  calollc  un  iKUiibrc  variable  de  lasci-   ij^j^o. 
culc"-   (|ui  |M'c>-culenl  dans  leur  uoiuhrc,  leur  lraj(d  cl   leur  constance,  les 
|)hi^  uraiido  \  ari(''l(''s  iu(li\i(lu(dles,  cl  ([ui   l'ornicul    le  sys^'-mc  des  fibres 
aberrantes  de  la  voie  pédonculaire.  l-a  |dii|tarl  s'accolenl  au  ruban 
d(>  Kcil  uii'dian  dans  son  trajet  pc'donculaire,  |tr(dul)('iauli(d  ou  bulbaire, 
puis  rcinl('\i;renl  la  voie  pédonculairi»  à  dillÏMeiiles  bauteurs  du  ut'vraxe, 
pour  parlicip(>r  ensuite  à  rentri^-croiseinenl  jjyrauiidal  et  descendre  dans 
la  niixdlc  (''pini("'rc  :  d  aulrcs  s'(''puisenl  dans  la  calotte  ou  dans  des  l'oruia- 
tioiis  j;aniilionnair(>s  avoisinanles;  d'autres  enlin  (b'scendenl  dans  le  cordon 
lal(''ral   liomolatéral  de  la  moelle  épinière.  Dans  la  région   pédonculaire 
les  libres  aberrantes  forment,  ainsi  que  nous  l'avons  vu  plus  haut  (p.  ol), 
1(>  pis  h-miiisi  us  profond,  Xa  pcs  Icmniscus  supcrficifl  et  les  fibres  aberrantes      Pesicmniscuspro- 
pos/f'rn-e.r/ernes.  Les  deux  premiers  faisceaux  s'adossent  au  ruban  de  Reil 
médian.  Le  pes  IrmniscKs  profond  { IM.p,  coupes  P  1 ,  P  2,  l'ig.  .'i()4.  p.  o2i  ; 
•'193.  p.  556)  se  détache  de  la  face  profonde  du  deuxième  cinquième  externe  du      Pes  icmmst  us  su- 
pied  du  ix'doncub»  céré!)ral,traverseobli(|uemeut  le  bjcusniger  et  s'accole  au   ''°'''*^"'"  : 
ruban  (b>  Heil  médian   15m)au-dessus  ou  au  niveau  du  sillon  pédonculo-pro-                                     l 
lub(''ranli(d.  en  tiéné rai  au-dessus  des  fibres  transversales  de  la  protubérance.                                    l 

Le  y>e.s"  lenmiseus  superficiel  \Vhs.¥'v^.  377),  moins  constant,  contourne 
en  écharpe  la  face  superlicielle  du  pied  du  pédoncule  et  se  place  en  dedans 
de  son  faisceau  interne  (voy.  p.  52).  Les  premières  fibres  transversales 
du  pont  qui  apparaissent  dans  le  trou  borgne  supérieur,  et  (|ui  dissocient 
la  voie  pédonculaire,  refoulent  en  général  le  pes  lemniscus  superticiel  en 
arrière  et  l'adossent  à  la  partie  interne;  du  ruban  de  Reil  médian. 

<Juanl  aux  fbres  aberrantes  jtostérn-fslcrnes  {¥\)q)  elles  contoui'ueut,  Kii)res  ai.errantcs 
lors(iu"elles  existent,  le  faisceau  externe  du  pied  du  pédoncule  et  le  sillon  ''°^  "^"^ 
lati'ral  do  listlime  (Fig.  377  et  370),  se  portent  en  haut,  en  arrière  et  en 
dedans,  passent  en  avant  du  corps  genouillé  interne  (Cgi,  Fig.  373,  374) 
dans  le  sillon  qui  sépare  ce  corps  du  faisceau  de  Tiïrck  et  du  bras  du  tuber- 
cule (piadrijunnvau  postérieur.  Les  unes  s'accolent  au  ruban  de  Ueil  médian 
Dejerine  et  Long)ou  s'épuisent  dans  la  région  avoisinante  de  la  calotte,  les 
autres  traversent  le  iiibaii  de  Heil  médian  (Fig.  374)  et  s'irradient  dans 
le  tubercule  quadrijunieau  antérieur,  eu  particulier  dans  ses  couidies  pro- 
londes  et  moyennes.  Leur  liajet  est  particulu-renicnt  manifeste  dans  les 


ANATOMli:    DES    CENTRES    NERVEIX. 

■ErOa 


Fh;.  ;{7(» 


FiG.  374,  37o,  376,  377.  --  Les  libres  abtMranlcs  de  la  voie  pédonculaire  de  la  réi^ion  du 
pc'îdoncule  cérébral  :  Pes  lemniscus  profond  (PI. p),  (Fiij.  375,  376,  377),  pes  leniniscus  \ 
superficiel  (PI.s)  (F^ig.  377),  libres  ai)err;iiites   posiéro-exiernes  (Fpe)  (Fig.   377,  376,  i 
375,  374),  dans  un  cas  de  dégénérescence  de  la  partie  moyenne  de  la  voie  pédoncu- 
laire consécutive  à  un  foyer  capsulaire,  ayant  sectionné  dans  la  région  llialarnit|ue 
la  partie  postérieure  du  segment  postérieur  de  la  capsule  interne,  et  la  partie  adja-  | 
cente  du  segment  rélro-lenliculairc.  (Mélbode  de  Marcbi.) 

Il  existe,  en  outre,  dans  ce  cas,  une  dégénérescence  du  bras  du  tubercule  quadri-  ^ 


Cd.M  K.rii  ATlo.N    I.N  I  |.IUi;i   III';     l»l      IMIMM  llKNClil'Il  Ai.i;. 


Iiim'.iii  .iiili'i  ii'iii     lli  (J,i      l''ii;.  ilT  i-^  raiistM-ulivi' .1  l.i  li'-inii  ilii    ^r'^iiirnl  n'Ii  ulinln  u 
|;iiii<l''  Il  1  Mp-'iilr  iiilriiic;     •  ri  iiiii>  (li'm'iw'riîSfi'iic  r  |),iiti<||c  (|(>s  rascicitl<:solili(|iir!.H 
(luili.ivt'i  seul  If  inli.iii  il>'  Ui'il  im'ili.iii  ,111  vfiisiriiit;"-  ilii  imy.iii  luiiuc,  et.  rpio  nous  a  von  •* 
lalliiilit-s  >ni  iii>- I  nii|>i-.  ii.irm.ih- an  |)i'iloni'nli'  ilu  lulicnnlr  niarnillfiin- (l'Tni). 
I   ...  MH,  ;«7".l.    'MO.  \)i\n''Ur- 


Tav 


Fir,.   :!7S 


icsccntr  (II"  la  voie  pt'ilnni'n- 
laiir,  1  onsiculiM'  à  un  Tovri- 
l.'nliinlaiifSi'flioMii.iiil.iiaii- 
la  rt'uion  llialanii(|Mi\  l.i  iinu- 
lit'  |ioslriii'urc'  lin  -l'^iin'iil 
imslt-rirni-  il<'  la  r;i|i^ulc  iii- 
tiTlU".  l>t>  la  M'i.'  pclniini- 
liiin'  cli'i:<'n('r(M'.  -c  (IiLkIhiiI 
dans  la  n'izion  |ut>lul>('i  ,in- 
tioili'  snixTcnic  It's  libres 
nlitMianli's  proInlxTanlicUes 

l'ap  (|ni  s'iii('oi'|H>rt'nl  clans 
le  ruban  do  Ucil  nn'dian  (Rni) 

Fig.  378).  descendcnl  dans 
la  oourhc  inloi-olivain',  jinis 
n'-inlt'Uii'nt  la  voie  pédoncn- 
laiii'  dans  les  légions  bul- 
baires sn|iéiienro  (Fig.  .{7'.); 
et  nn>yenne  (^Fig.  380).  Dégé- 
nrMe>^cenee  de  la  substance 
urise  antérieure  du  poni,  du 
ui>yau  arqué  et  dos  libres 
.-«agillalos  du  laplié  bulbaire. 

Mélbode  de  Marrlii.) 


l  cas  (lo  (l<''i;(''ii('rcsc('nco  do  < 

la  voir  [xulonculairc  Irai- 
lés  par  la  môlliododo  Mar- 
(■liij'i^.  .'Ht  à  377).  I']|aiit 
ili»nnéeschozriioiiini(^  l'iii- 
constaïu'o  du  faisceau  do- 

icrit  par  Guddcii  sous  le 
nom  do  Iractus  peduncK la- 
ris  Iriinsversus,  et  la  varia- 

lulilé  i\o  sa  lonjiucur  appa- 

K'iilo   à    l'oxloriour  (Voy. 

I     1''.  |).  •'}27),  ou  peut  se 

donianilorsi  chez  l'homme 
'    les  fil)ros  aliori-aulos  do  la 

\"io  pédonculairo  ne  cou- 

courcnl    |)as   à   former  ce 

tractns.  Lorsque  sa  partie 

l'ostériouro  est  seule  visi- 

Ido  à  l'extérieur,  il  ne  serait  constitue  que  par  les  fibres  aberrantes  posléro- 
.    oxlcrnos,  lorsqu'on  le  voit  contourner  toute  la  largourdu  pieddu  pédoncule 

P  TOME  n.  :!;; 


Fu^.  379. 


-Fai) 


FiG.  380 


5i6 


A.NATOMIE    DES    CENTRES    NEHVELX. 


ET 


Kilircs   aberriiiilos 
liroliiliôraiitiollcs. 


cérébral,  le  pos  lomniscus  superficiel  j)articiporait  en  outre  à  sa  formalior 
Ce  petit  point  d'anatomie  humaine   demande  encore  à  être  élucidé  pa 

Fio.  381  et  382.  -  Dégém-rcsceiK 
de  la  voie  pédonculaireet  de 
sul)stance  grise  antérieure  d 
pont,  du  pes  Icmniscus  supe 
liciel  (PLs  et  des  fibres  abe: 
rantes  protubérantielles  (Fap 
Ces  dernières  s'incorporei 
dans  la  partie  interne  et  moyei 
ne  du  ruban  de  Reil  (Rm,  Fi; 
381),  sont  parliculièremei 
abondantes  dans  la  région  pr 
tubérantielle  inférieure  (Fi 
382 1,  occupent  la  partie  antén 
interne  de  la  couche  inter-o 
vaire  dans  la  région  bulbaii 
moyenne  (Fig.  383),  puisréinl 
grent  la  voie  pédonculaire  dai 
la  région  bulbaire  inférieur', 
aucune  Hbre ne  participe  àl'ei 
tre-croisementpinifornie  xpi^ 
ou  sensitif  du  bulbe  (Fig.  381 
Métliode  de  Marclii. 

de  nouvelles  recherche: 
Dans  les  cas  de  dégém 
rescence  de  la  voie  pédoi 
ciilaire,  il  existe  parfois  un 
dégénérescence  partielle  di 
fascicules  obliques  (Fig. ;{"' 
375  et  370)  qui  traversoi 
le  ruban  de  Heil  au  vois 
nage  du  noyau  rouge,  et  qi; 
nous  avons  rattachés  sur  m 
coupes  normales  au  /x'-dot 
cille  (lu  liibcniilr  ttiami 
Idii'c;  les  libres  dégénérée 
proviennent  probablenuM 
de  la  voie  pédonculaire,  bie 
([ue  nous  n'ayons  puconsi; 
ter  de  visu  le  point  où  elb 
s'en  déhu'henl. 

Dans  la  région  prolub» 

r;inli(dle,  h»   j)es   lenmisci 

superliciel  s'accole  à  la  jta 

^   libres  aberrantes  poslérc 


'^ 


lie    inliMiir,   le    |»es  Icuiiiiscus  prolonil,    cl    b 

exlernes  aux  parlies   externe    et  moyenne  {\\\    ruban  (b>    Keil    nKMlian.   I 


I 


(uMK.i  li  \Th>N    I N  1  i;uii:i  m:   m     iiiin\i  itiisci  i-ii  \  i.i, 

,^,,1,.  |M-tli.iitul;iiit'  luiiriiil  fil  uiiln- à  (•(.'  r.-iiscciiii,  dans  Idiih-   la   liaiih 


^ 


^^-JPyh. 


FiG.  384. 
Kh;.  383  ot  384.  —  Fibres  [i\  lamidalcs  liomolalérales  superlicielles  (l'Pylis)  oonlouniaiil 
Tolivo  bulbaire  etdesceiulantdans  le  cordon  latéral  homolaLéral  de  la  moelle.  Elles  sont 
particulièrement  abondantes  en  arrière  de  l'olive  (Fig.  383  et  384).  La  couche  intero- 
livaire  contient  dans  sa  partie  antéro-interne  un  cerlain  nombre  dejiibres  aberrantes 
dt>  la  voie  pédonculaire  (Fap,  Fig.  383),  qui  font  suite  aux  fibres  aberrantes  protubé- 
ranl idlos des  liumes  3S I  et  3S2  et  réintègrent  la  voie  pyramidale  au-dessus  de  la décus- 
sation  des  pyramides  (Fig.  384).  Méthode  de  Marciii.  (Voy.  pour  l'Obs.  anatomo- 
ilini(|ue.LoNG,  Les  votes  centrales  de  la  sensibilité  (jénérale.  T/tcse  de  Paris,  1899,  p.  224). 

la  n'iiioii  protiibéraiiliellc,  un  certain  nombre    do    libres,  les  fiôrr.s-  aher- 
l'dnlcs  i,i'()ii(bn-aiilit'l/ps  iFap.  Fig.  378,  .'USI,  382 ;  :  elles  se  délaclient  do 


ANATOMIF-:  DES  CENTRES  NEnVElX. 


"c^:/e?L--;:;;';-r;:;::;;;;;",::/;;;:;,;::r:;- 


CoM  K.l  II  \  I  lu  \    IN  ii.iiiiiiii.    iii     i;  iinMi;i;\(.i.i'ii  \  |,K.  i;','j 

(le  (If^t'lHTocfiiii'  ili'  la  M'ir  |ir'iliiii('iil.iii  I-  roiix'Tiilivr  ;i  im«'  ji'siiin  (■.•i|i>iil.iii('. 
1  Mi'-thotl)'  (If  Maiclii  .  I.<'-^  lihirs  |ivr.imi(lal<'s  lininnlalfTali's  >u|n'i  licicllcs  f  l'^lisj, 
l'usioiiU<''t'>  av<<i'  le  l'ai-M'i-aii  pyiaiiiiilal  l'yiilaiis  la  u'-L'ioii  innyriiiH' ilc  l'oliv)-  liiilliair)* 
Kif;.;i8ÎJ),  s'en  iliUV'ii'iiiiciil  dan»  la  ii'':,'inii  iiilV-ricm  c  i|r  Inlivr  liiilliaiir  l'"i^  :jHO)  sf»us 
rmim'  «II"  •">  l'i  '  raMiculcs  coniiiails  i|ii('  les  lihrcs  arcil'ui  tm-s  siipci  lii  n-llrs  ilu  liulli" 
n-finilcnl  ilaiis  Irpaissciir  du  imyau  ai(|U<''  (Narc).  Au-dessous  de  l'cdivi-  luilliain',  à  la 
parlif  iiilVii«'Uit>  de  rciilrt'-irni^ciiicnl  piiiirurnii',  les  lilii'rs|iyiaiiiidalrs  JKimnlah'-rali's 
siipiTlit'ii'llcs  s'iiillt'iliissnil  en  dclinrs,  coiilouiiicnl  la  inripln'i  ii'  aiiiriii-cxleriif!  du 
|iuIIm«  (Kif?.  387),|>uLsdosrcii.lriil  dans  \r  cnidcn  lai- rai  imniolal-'ial  l'"ii:.  :iSH  ot  389)  (!n 
avant  df  Ia('i>rn«' posh'-ricuri'.  Au  iiiviau  du  C(dlt't  du  liulhc,  elles  s(»nl  renforcées  pm- 
dos  li lues py la m idales lioniola 1 1  raies  proie u ides  (f  Pyli)  (Fil,'. 390 et  39J)(|ui  (h'-eapilenl  la 
corne  antiiiiMU  c  lionioiali'r.ile  el  (|ui  sont  pail  ieulièreiiiml  nomlireu^e',  dans  ca',  <;as. 

la   |i;ulit'  |u)>l('Mi<Mirr  de  lit  Noic  |)(''(l(iiu'iilain'.  se  rriiiiissciil   en  petits  fas- 
cicules antuiilis  cl  sont  l'cfoiilt'cs  dans  la  i'('';^i()n  de  la  calollc  pai'  les  lilircs 
iraiis\  (Msalcs  |)rolt)iid('s  dv  la  |)i'(»liil)(''raiico.  Les  unes  s'adossen!  à  la  paille 
enic  du    niliaii  de  |{eil  inéiliaii  au   v<tisiuaj;('  du  niltaii  de   Iteil   lah'-ral 
-tiat/rs   IdtcKiKx  iioulK/iies  de  SclilesiM<;orj,  les  autres  péuèlreut  dans 
-  >  parties  moyenne  ou  interne  et  se  lusionnent  avec  les    Jascicules    du 
pos  lomniscus  profond  et  du  pes  lemniscus  superficiel  (Fig.  378,379,  3(S0). 
Dans   le  ruban  de  Rcil  nu'dian,  ces  fascicules  aberrants  conserveni  en 
uenéral  leur  indépendance  et  leur  aspect  arrondi;  ils  se  colorent  plus  fai- 
Idonienl    par  la  huiue  liéniatoxylinique  que  les  fibres  du   ruban   de  lieil 
|»roprcnieul  di(.  et  sont  de  ce  fait  parfaitement  reconnaissables  à  l'état  nor- 
mal sur  des  coujies   Irailc'es  suivant  les   niélliodes  de  Weij;ert  ou  de  Pal 
coupes  H2  el  H3,  V'v^.  \'lï  et  425,  p.  G2()  et  0:28).  Leur  trajet,  et  surtout 
lenr  connexion  avec  la  voie    pédonculaire,   deviennent  particulièrement 
jmanif(>slos  dans  les  cas  de  dégénérescence  de  la  voie  pédonculaire  traitée 
par  la  méthode  de  Marchi  (Fig.  378,  379,  380,  381,  382).  L'examen  de  ces 
cas  montre  que  les  fibres   aberrantes  protubérantielles  (Fap)  présentent 
dans  leur  nombre,  leui'  trajet,  leur  disposition,  les  plus  grandes  variétés 
individuelles:  (aukM  (dles  se  détachent  de  la  voie  pédonculaire  dans  les 
régions   protubérantielles  supérieure   ou    moyenne   (Fig.  37.'),  381,  382), 
lanlùt  sculementdans  la  région  protubérantielle  inférieure •  plus  rarement 
au-dessous  des  dernières  libres  transversales  profondes,  au  voisinage  du 
-illon   bulbo-protubérantiel  ;   dans  ce  dernier  cas,  elles   représentent  de 
\i  I  itables /Ç/y/y.v  ahcrrduh'S  bulbaires.  fiiucs  abcnantos 

I  Parmi  ces  libres  aberrantes  protubérantielles  et  pédonculaires,  les 
unes  réintègrent  la  voie  pédonculaire  dans  la  région  protubérantielle 
inférieure  et  sont  ramenées  en  avant  par  les  fibres  transversales  profondes 
du  pont;  la  plupart  descendent  dans  la  couche  inter-olivaire,  puis  rentrent 
dans  la  pyramide  antérieure  aux  difTérentes  hauteurs  du  bulbe,  ou  seule- 
ment au  niv(>au  de  sa  décussation  (^Fig.  379,  383  et  38 i).  Files  ne  parti- 
cipent pas  à  rentre-croisement  sensitif,  elles  ii'a])partiennent  au  ruban  de 
ImÙI  (jue  dans  une  partie  de  leur  trajet  et  c'est  là  leur  caractéristique. 

Dans  la  région   bulbaire  moyenne  et  inférieure,   la  voie  pédonculaire 
abandonne    parfois  au  cordon  latéral  homolaléral  de  la  moelle  un  petit 


liiilliaircs. 


350  A.NATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

Fibres  pyranuda-  noiiibro  d(>  Mltrcs  al)errantes  qui  se  groupent  en  fascicules,  affcclenl  un  traje 
iuperri'éuVs""'''  superficiel;  les  unes  (Fig.  H8:},  384)  contournent  l'olive  bulbaire  à  1, 
manière  des  fibres  arciformcs  superficielles,  les  autres  (Fig.  38")  s'intlé 
dussent  au-dessous  de  l'olive,  toutes  deux  descendent  dans  le  cordoi 
latéral  de  la  moelle,  soit  en  arrière  de  l'olive  bulbaire  (Fig.  383,  384),  soi 
en  avant  de  la  corne  postérieure  (Fig.  387  à  389).  Leur  présence  au  devan 
de  l'olive  a  été  signalée  par  Russell,  Spiller,  Long,  Pick,  V.  Gebuchten 
Files  représentent  à  notre  avis  de  véritables  fibres  pyramidales  homola 
téralf's  superficielles,  iowi  à  fait  comparables  aux  fibres  pyramidales  liomi» 
latérales  profondes  qui  décapitent  la  corne  antérieure  bomolatérab 
(voy.  Fig.  372,  p.  541). 

Au  niveau  du  collet  du  bulbe  enfin,  le  faisceau  pyramidal  crois» 
iMi.ros  ai.errantcs  abaudonnc  parfois  quelques  fibres  aberrantes  ;  elles  descendent  dans  1; 
sdes'"' '''''^'^  ""'  substance  grise  centrale  de  la  moelle,  à  la  base  de  la  corne  postérieure 
puis  réintègrent  le  faisceau  pyramidal  croisé  aux  différentes  liauteurs  d( 
la  moelle  cervicale  inférieure  ou  dorsale  supérieure.  Le  faisceau  dit  d, 
Pick,  n'est  qu'une  modalité  anatomique  de  ces  fibres  (voy.  Entre-croise 
ment  pyramidal.  Moelle  épinière,  IV^'  partie). 

2.    ÉTAGIi    POSTÉRIEUR    OU    DORSAL    DU    TRONC    ENCÉPHALIQUE, 

RÉGION    DE     LA    CALOTTE 


lott 


Kc..M.,n  .!<•  la  cr-  La  péglou  dc  la  calotte  appartient  à  la  fois  au  rbombencéphale  et  ai 
cerveau  moyen;  considérée  dans  son  ensemble,  elle  présente  l'aspect  d'ui 
long  fuseau,  atteint  sa  plus  grande  largeur  dans  la  région  bulbo-protu 
bérantielle,  s'effile  en  haut  oii  elle  fait  suite  à  la  région  sous-optique,  et  ei 
bas  où  elle  se  prolonge  dans  la  moelle  cervicale. 

Ses  ra|.|.ort<=.  Ellc  cst  limitée  en  dedans  par  le  raphé  médian  qui  la  sépare  de  1 

région  homologue  du  côté  opposé  ;  en  dehors,  elle  atteint  la  périphérie  du 
cerveau  moyen  et  du  bulbe  rachidien,  tandis  qu'elle  est  limitée  dans  1 
région  protubérantielle  par  les  pédoncules  cérébelleux  inférieur  e 
moyen  au  moment  où  ils  pénètrent  dans  le  bile  du  cervelet.  En  avant,  ell 
est  recouverte  par  la  voie  pédonculaire,  excepté  au  niveau  du  bulbe  où  ellt 
la  déborde  en  dehors;  en  arrière,  elle  atteint  la  cavité  ventriculaire,  formç| 
h'  plancher  de  l'acjueduc  de  Sylvius  et  du  quatrième  ventricule,  et  entour 
complètement  le  canal  é})endymaire  dans  lu  partie  fermée  du  bulbe 
La  région  de  la  calotte  est  occupée  dans  toute  sa  hauteur  par  une  for 

su.onsiiiMiic.M.  mation  spéciale,  la  formation  ou  substance  réticulée,  essentielle 
ment  constituée  par  une  S(''rie  de  colonnetles  do  subslance  grise,  disposée 
sous  forme  de  réseau,  lequel  englobe  dans  ses  mailles  des  fibres  longitu 
(liiiales  qui  sont  croisées  par  des  fibres  arciformes  et  radiées.  Les  colon 
nettes  de  sui)stan('e  grise  portent  le  nom  de  processus  reliculares  d» 
Le/i/iosse/i{\H^ô>)],  l'ensemble  du  réseau  gris  et  des  libres  blancbes  celui  d 
formation  réticulée  de  Dciters  (18C5). 

Lfsfii.ros  ion};iin-  Lcs  fibrcs  louf/i t udiuules  se  groupent  les  unes  en  fascicules  isolés  e 
portent  le  nom  générique  de  fascicules  lonfjitudinaux  de  la  formation  ré 


I 


I"    Fiirniatiori     n'ti 
i;nU:o.. 


<linalos. 


(.(i.N  I  h,  I  II  \  I  |M,\    I  \  I  i;i(  I  II  i;  i:    hi     i;  imM  i;i,  m  i  i- il  a  i.i;.  li.'ii 

tu  ii/rr  ;  li'-^  aiil  If-'  m'  r(iiiilrii'>riil  en  j.ii  sceaux  ci  un  par!  s,  I  un  m  Mil  \r  ru  lui  n 
iliHtil,  \i'  ////''i  rai/  Iniii/iliiilniiil  iin^trririir ,  \v  fuisi  ftiii  rmlnil  ilr  hi  rnhilli-, 
havcisriil  loiilc  la  liaiilciir  ilc  la  caldlli'.  mdii  li)iili>l'i)is  saïc^  aliainloiirici' a 
-a  siili>laiic('  ^ri>('  ou  saii>  en  icccMiir  un  crilain   nonilirc  de  lilncs. 

I.i's  lilu't's  Irdiisrrrsiilr-.,  urijiirrs  un  iirri j oniir^  Minl  dun^iin's  Icrs 
\ari»'r>;  cllt's  |tro\  icnncnl  |wcs(|nc  loulcs  di'^  rt'-^ioiis  j)()s|(''i'i<'nics  du 
liiinc  tMict'>|>liali(|n(>,  se  |tuf|cMl  I  laii^x  ri^^alcincnl  en  dedans  ou  ol)li(jU('m«Mil, 
iii  dedans  el  en  a\anl.  en  dt''(ii\anl  Ar-^  coiiilx's  à  concavilé  posh-ricure 
cl  inleine  pinson  moins  accenliK'es,  puis  s'cMilre-croiscnl  dans  le  ra|)lii''; 
le>  unes  se  conlinnenl  avec  les  lihi'es  longiludinalos  do  la  foi'nialion 
iclieuli'e,  les  anlres  >(•  lerniiiienl  ou  preuneul  leur  origine)  dans  les 
ii(>\  aux  i;  ris  de   la  calol  le. 

Les  lilu'es  urrtfunnrs  se  disposiMil  eu  un  eei'Iaiu  noniltre  de  groupes  if»  i;i,roH  arci- 
(lonl  le  volume  (d  l(>  Irajcd  vari(>ul  suivant  la  liauleur  de  la  calolle  à  hupielNî 
elles  a|)|)arl  ienneiil.  les  amas  i;i'is  ou  les  faisceaux  don!  (dies  d(''i'ivenl. 
Dans  la  calottr  prilonru/aivr,  les  luNercules  quadrijunieaux  anlc'rieurs 
lournissenl  l'élétiant  cutrc-croisemoit  dorsal  de  In  calolle  de  Mci/nert  (t'on- 
(aine-arlig(^  llaubenkreu/ung),  remarquable  par  ses  courbes  très  accen- 
tuées; des  noyaux  rouges  se  détache  Y  entre-croisement  ventral  de  la  calotte 
de  ForeL  situé  en  avant  du  précédent,  au  voisinage  du  trou  borgne  supé- 
rieur. A  la  partie  antérieure  et  inférieure  de  \i\ protubérance,  il  existe  un 
_ioupe  de  libres  arcitormes  extrêmement  important  qui  forme  le  corps 
irnprzoule  et  se  continue  en  partie  dans  le  rul)an  de  Reil  latéral  cr(jisé.  Le 
faillir  possède^  les  libres  arcitormes  les  plus  nombreuses  et  les  plus  denses. 
Les  un(>s.  //lires  arc/ formes  ccrébello-olivaires,  se  détachent  de  toute  la 
hauteur  du  corps  restiforme,  passent  en  avant  et  en  arrière  de  l'olive  bul- 
,  baire  ou  la  traversent,  puis  pénètrent,  pour  la  plupart  après  entre-croise- 
f    ment,  dans  le  hile  de  l'olive  bulbaire  contra-latérale;  d'autres  se  détachent  ï 

i    des  noyaux  de  GoU  et  de  Burdach,  forment  Ventre-croisement  piniforme,  C 

;    sensltif  ou  s/ipérieur  des  pyramides  el  se  continuent  avec  le  ruban  de  Reil 
^    médian.  D'autres  encore  occupent  la  partie  postérieure  de  la  calotte  dans 
la  région  bulbo-protubérantielle,  et  se  détachent  du  corps  juxta-restiforme, 
du  noyau  de  Deiters,  etc. 

\.Qi  fibres  radiers  ou    sagittales  traversent  pour   la  plupart   la   calotte      i.cs  tibres  radiées. 

obliquement  d'avant  on  arrière,  et  de  dehors  en  dedans,  et  appartiennent 

f    en  général  aux  fibres  radiculaires  (fibres  d'origine,  fibres  de  terminaison) 

des  dillérents   noyaux   des    nerfs    crâniens:  fibres  radiculaires  des  nerfs 

•    facial,  glosso-pliarijnrjien,  pneumogastrique,  vestibulaire;  d'autres    fibres 

appartiennent  à  des  noyaux  spéciaux,  tel  le  faisceau  du  liilr  de  C olive  supé- 

I    rieure  ou  protubérant ielle. 

\  Autour  de   la   fornialion   réticulée   se  groupent  les    autres   éléments 

|f    constitutifs  de  la  calotte,  à  savoir  :  1"  les  voies  cérébelleuses  et  les  noyaux 

gris  qui  en  dépendent;  2°  Is.  substance  grise  centrale  et  les  nogaux  d'ori- 

j    gine  et  dr  tcn/ii/iaisoii  des  nerfs  crâniens. 


Voies   eérohel- 


Les  voies  cérébelleuses  comprennent  :  a)  le  pédoncule  cérébelleux  i<^"ses. 


552  A.NATOMIE    DES    CENTRES    NEUVEIX. 


siij)éiifui\  le  noyau  rour/e  et  les  radiations  de  la  calotte  (voy.  p.  020^* 
situés  dans  la  calotte  pédonculo-protubérantielle;  b]\Q  pédoncule  cérébel- 
leux inférieur  avec  les  formations  qui  en  dépendent  et  qui  appartiennent 
à  la    calotte  bulbo-protubérantielle   :   corps  restiforme,  olive  bulbaire  et 
ses  noïjaux  juxta-olivaires  (voy.  p.  o28);  corps  juxta-restif  orme  ip.  530); 
faisceaux  cèrébello-bulbaire  et  cérébello-médullaire  descendants  ;  faisceaux 
cérébelleux  ascendants  [faisceau  cérébelleux  direct,  faisceau  de   Gowers 
(voy.  Cbap.  W  \. 
H"  Substance  grise         La  substancG  grise  centrale  tapisse  la  face  postérieure  de  la  for- 
Mova^x'^de nerfs cra*   ^lation  rétlculée  et  la  sépare  de  l'épendyme  ventriculaire.  Elle  contient 
'"•"ns-  un  certain  nombre  de  noyaux  d'origine  et  de  terminaison  des  nerfs  crâ- 

niens, disposés  de  chaque  côté  du  raphé  médian  en  deux  colonnes  lon- 
gitudinales,  moniliformes,   l'une   médiane,    l'autre   latérale.  La  colonne 
i^   .oionne    nu-  cellulairc médiane  formc,  daus  le  pédonculc  cérébral,  Ics  no?/««x  d origine 

elcaire  médiane.  ,  ^  ,  ,     ■  'tti„  -s        •  ?    ^    •  ntr 

des  nerfs  moteurs  oculaire  commun  (11F  paire)   et /i«/A6V<çf?<e  (1\<' paire) ; 

dans  la  partie  inférieure  de  la  protubérance,  le  noyau  d'origine  du  nerf 

moteur  oculaire  externe  (VP  paire);  dans  le  bulbe,  le  noyau  d origine  du 

j.a    colonne  nu-  ncrf  grciiul  hypoglosse  (XIP  paire).   La  colonne  latérale  fournit,  dans  le. 

pédoncule,  le  noyau  d'origine  de  la  petite  racine  motrice  descendante  du 

nerf  trijumeau  et  le  locus  cxruleus ;  dans   la  protubérance,   le   noyau  de 

terminaison  du  nerf  vestibulaire^  et   le  noyau  de   terminaison  des    nerfs  1 

mixtes  [glosso-pharyngien,  vague  et  spinal). 

Les  .icux  colonnes         Lcs  uoyaux  dc  terminaison  et  d'origine  des  autres  nerfs  crâniens  sont 

<.r^an"ienssku6csda'n.s  situés  uou  daus  la  substancc  grisc  centrale,  mais  dans   l'épaisseur  même 

i:i   lorination    réti-  jg  ]r^  formation  réliculéc,  dont  la  partie  externe  contient  deux  colonnes 

•  iili-e.  .... 

cellulaires  longitudinales.  La  colonne  interne  fournit,  dans  la  région  pro- 
tubérantielle  supérieure,  le  noyau  d'origine  de  la  portion  motrice  du 
nerf  trijumeau  {\'^  Yta'irG)  ;  dans  la  région  protubérantielle  inférieure,  le 
noyau  d'origine  du  nerf  facial  (VII«  paire);  dans  la  région  bulbaire,  les 
/loyaux  d'origine  de  la  portion  motrice  des  nerfs  mixtes,  glosso-pharyngien  | 
(IX"  paire),  pneutnogastrigue  (X"  paire)  et  spinal  (XP  paire);  ce  dernier; 
noyau  se  prolonge  jusque  dans  la  moelle  cervicale  où  il  se  fusionne  avec 
la  corne  latérale.  La  colonne  externe  occupe  toute  la  hauteur  de  la  calotte 
bulbo-protubérantielle,  se  prolonge  dans  la  moelle  cervicale,  se  continue 
avec  la  substance  gélatineuse  de  Kolando  de  la  corne  postérieure,  et  con- 
tient le  noyau  de  terminaison  de    la  partie  sensitive   du  nerf  trijumeau.  ; 

Huant  aux  noyaux  de  terminaison  du   )ierf  corhléaire  (YIII''  paire),  ils 

sont  situés  en  dehors  de  la  formation  réticulée  et  de  la  calotte,  au  niveau 

(lu  (livcrticule  latéral  du  quatrième  ventricule,  en  avant  et  en  dehors  du 

corps  restif()rme,aux  confins  des  pédoncules  cén'belleux  inférieur  et  moyen. 

La  calotte  contient  encore  un  certain  nombre  d'amas  cellulaires  situés  ' 

NoyauN  |.ro|.res  à   SUT  Ic  trajet  dc  ccrlains  faisceaux  auxquels  ils  appartiennent;  tels  sont  les 

7,!\tT<nul^\l7r^[\-  tioyaux  des  cordons  de  Goll  et  de  Burdach  qui  servent  d'origine  à  la  partie 

«"'•^''-  principale  dn  ruban  de  Heil  médian,  les  noyaux  du  corps  restiformc,  en 

connexion  intime  avec  ce  faisceau,   Yolive  supérieure  ou  protubérantielle^ 


I 


I 


CuM   M.l   II  \  I  li'.N     INII.Iill.ini.     l'I      IlllMM  |;l,\(:i.|-|l  \  II.  Mûl 

|,.s    itiii/iiiii    'lu    '  '"'/'^    Inijifzniilr   cl    lr-1    iidi/tiii  I    lin  riihnii    ili'  Uni   Inhral 
s||im'«s  sur   II'    li;i|rl   ilc   l;i\(iic  ;ic(hi-I  i(|iii'  irnj  l'.ilc. 

ini'ot.ii  \riiii:    Il    Mniii' ii(;iK  c.i'cM'MiAr.KS   itK   ï.v    l'KitMAiioN  iii'hici  i.Ki;. 

\o\  \l  \    (.MIS    V.V    KAISCK.MX    COMl'Af.TS 

I.  —  Noyaux  gris  de  la  formation  réticulée. 

|>;m--    •-(•Il     IkIIi;     Ir.ljcl     clcndll     (II'     1,1     irgioil    S()US-()j)li(|U('    ;"l    I;i     inoi'Ilc        Funii.uion   réiicu- 
,.     '  ,'  ,  1  ,      ,  •  I        I        r  I-  -1-       l'Mî.  Non  aspect. 

i'IVumIc  siipcricurc,  le  rcscjiu  de  siil)>l;iiic('  j^risc  de  la  Ujriiialioii  ccli- 
iiltM»  nosl  pas  disposé  avec  imc  i(\milai-ilt''  iiivai'iaMc  Les  Irahéciilcs 
-  r*paississ(Mit  ri  sY'largissciil  dans  ccrlaiiics  i(''j^ions,  s'amincissent  (d 
lixparaisstMil  il.iiis  d'auli'cs.  ji-s  liiircs  loiii^iliidiiiales  s'y  jii'oiipant  en  l'ais- 
.(•;m\  pin--  t'U  moins  c'unipatd>;  l'on  ohscrvo  ainsi,  éclndouiK'  dans  toute 
l;i  jiaiilciir  de  la  lormalion  réiiculée,  un  certain  nombre  d'agglomérations 
de  siilislanee  grise  1res  mal  délimitées  en  général,  et  (jui,  à  proprement 
pariei'.  ne  miM'ilenl  j)as  le  nom  de  noijaux  sous  lequel  (dles  sont  générale- 
iiienl  désigni'es. 

Dans  le  icrrcdit  iikhii'h,  les  amas  gris  occii[)ent  la  p;irlie  anléro-externe      '-^  disposition  .!.• 

1       1       •  •  -1  1  1  I  -Il  I  I       i>     •!     ^'''*     noyaux      varie 

di>  la  lormalion  rtdieulee  (M  s(>  logent  dans  la  concavité  du  riiltau  de  Ih'iI  suivant los.iiiréroms 
iiu'dian,  en  rormanl  le  noi/aii  innominr^Xi^  Beclilere\v(SK,  coupe n"12x  bis,  ,'^,!f"J|j|aH,|u".  ^^"'" 
l'ig.  392}.  Dans  la  in-oiulih-diivc  ils  iorment  :  au  voisinage  du  raplié  deux 
noyaux  superposés,  le  nofj(H(  coilral  sii^rrieur  (^c?,,  coupes  H  1.  H2, 
l'ig.  394  et  39-J)  et  le  tioyaii  réticule  (Nrt,  coupes  H3,  H 6,  l'ig.  .502, 
p. .'118;  .365,  p.  527);  dans  la  région  postéro-externe,  le  noijau  circonflexe 
Ncl.  coupe  H  2,  Fig.  39.5)  et  dans  la  région  antéro-externe,  Y  olive  supé- 
rirure  ^m  proluln'rduticllc  (Fig.  390  et  397).  Dans  le  bulbe  enfin,  ils  foi'meni 

an  voisinage  dn  iai»hé  le  iioi/au  central  inférieur  (Nci,  coupes  H7,H8,  C 

l'ig.  397.  39S),  et  le  noi/au  du  cor/Ion  untérieur  i  Nr,  coupe  H  1 1 .  Fig.  399)  Z 

<l  |i|iis  (Ml  d(dioi's  les  nof/aux  du  cordon  latéral  (Nlla,  Nllp,  coupes  H  16, 
H17,H18,Fig.  370,  400,  402).  Au  niveau  du  collet  du  bulbe  et  de  la 
moelle  cervicale  supérieure,  ils  constituent  les  cornes  antérieure  et  latérale 
de  la  moelle  [coupes  H  19  et  H  20,  Fig.  4i9  à  450,  p.  685). 

Celte  concentration  irrc'gulière  des  trabécules  de  substance  grise, 
contribue  à  donner  à  la  formation  réiiculée  un  aspect  qui  varie  selon  les 
segments  du  tronc  encéphalique,  et  qui  est  la  caractéristique  de  chacun 
de  ces  segments. 

a  Segment  pédonculaire.  — La  formation  réticulée  commence  en  haut,      i-^i  formation  r.:ti- 

^     1.        •  ,  I     1       1  r     •  1.  ,     ,       culco     lin     segment 

a  1  union  du  cerveau  moyen  et  de  la  région  sous-optique,  par  une  extre-  p.kioncuiairo 
mité  mince  et  effilée  qui  fait  suite  au  champ  de  Forel,  aux  libres    de  la 

f  commissure  postérieure  et  à  la  réf/ion  du  ruban  de  Reil  médian;  elle 
est  traversée  par  le  faisceau  rétrofle.ce  de  Mei/nert  et  les  voies  cérébel- 
leuses supérieures  —  radiations  de  la  calotte,  noyau  rouge  et  pédoncule 

1    cérébelleux  supérieur  —  avec  lesquelles  elle  s'enchevêtre  intimement  ;  elle 


A.NATOMIK    DES    CENTIiES    NERVEUX. 


Son  élen'iuo. 


Son   a»iport   Rt 
r;i(>|iori'i. 


auirmcnle  rapidomcnt  de  volume  et  occupe  aux  confins  du  rliombencéphalc 
toute  la  largeur  de  la  calotte  pédonculaire. 

Située  à  son  origine  au-dessous  de  la  partie  ventrale  et  postérieure  du 
thalamus,  du  centre  médian  de  Luys  et  du  corps  genouillé  interne,  en  avant 
des  tubercules  quadri jumeaux,    la  formation   réticulée    occupe   sur    les, 


FiG.  31)2.  —  La  formation  réticulée  du  segment  pédonculaire  au-dessus  de  l'entre-croi- 
sement  des  pédoncules  cérébelleux  supérieurs.  Le  noyau  blanc  de  Slilling,  les 
entre-croisements  dorsal  et  ventral  de  la  calotte  et  le  pied  du  pédoncule  cérébraL 
Coupe  horizontale  oblique  parallèle  à  la  bandelette  optitiue  (coupe  n"^  12  x  bis), 
apitartenant  à  la  série  des  coupes  1  x  à  13  x  ,  T.  I",  p.63i  à  662),  passant  par  le  tuber- 
cule quadrijumeau  antérieur  et  rémergonce  du  nerf  moteur  oculaire  commun.  Mé- 
thode de  \Veigert-Pal.  3/1  Grandeur  nature. 

IhQp,  bras  du  tubercule  quadrijumeau  postérieur.  —  Cge,  corps  genouillé  externe.  — 
eF,  entre-croisement  ventral  de  la  calotte  ou  entre-croisement  de  Forel  i^ue  pas  confondre 
cet  enlre-croisenient  originaire  du  noyau  rouge  avec  l'entre-croisenient  sous-thalaniique 
postérieur  de  Forel  situé  dans  la  laine  perforée  postérieure).  —  eM,  eatre-croisenicnt  dorsal 
de  la  calotte  ou  entre-croisement  de  Meynert.  —  l'ip,  faisceau  longitudinal  postérieur.  —  ^n, 
locus  niger.  —  Slll,  partie  inférieure  du  noyau  du  nerf  nioteiu*  oculaire  connaun.  —  Pcs,  HJ 
pédoncule  cérébelleux  supérieur  après  sou  entre-croisement  ou  noyau  blanc  de  Stilliiiir.  — 
I'hI,  [julvinar.  —  (Ja.  tui)ercidc  (juadrijumeau  antérieur.  —  Rm.  ruljan  de  Reil  médian.  — 
/{/,  ruban  de  Reil  latéral.  —  S'jA(i,  substance  grise  de  l'aqueduc  de  Sylvius.  —  67{.  for- 
mation réticulée.  —  V,  circonvolution  du  crochet.  —  17',  voie  pédonculaire.  —  \V,  zone  de 
WernicUc.  —  //.  bandelette  optiiiue.  —  ///.  nerf  moteur  oculaire  conunun. 

coupes  de  la  région  un  petit  cliami)  tiiangulaire  com[)ris  entre  le  noyau 
rouge  en  avant,  la  substance  grise  centrale   en  dedans  et  les  irradiations  ii 
de  la  commissure  postérieure  en  arriére  (Fig.  28.   p.   i-3,  Fig.  iS.  |).   71. 
Fig.  310,  p.  348  et  T.  l'-,  Fig.  320  à  323,  p.  Oil  à  OiO  . 

Sur  les  coupes  plus  inférieures,  ce  champ  augmente  rapidement  de 
voliiiiic;  il  s'('lal('  en  airiéri»  et  en  delioi's  du  noyau  ronge  (Fig.  3.3,  p.  49  et 
32,  |).  73),  se  fusionne  avec  la  capsule  de  C(>  dernier  et  s'étend  dans  le 
sens  transversal  de  la  substance  grise  centrale  de  l'aqueduc  de  Sylvius  au 


cuM  i(,  I  i;  \  I m  \    I  \  I  I  i;i  1,1  m;   m     itimM  i;i.\m  l'ii  \  i.i;.         K".'» 

,',i|,;,ii  (Ir  liril  iiK'ili.iii,  l'I  d.iii»  li'  ■-rii-^  .MiliTo  |M.-.|iTiciir  ilii  iii)\;iii  idii^c 
rt  (In  iiimIkihiiIi' ccn-licllriix  ■-ii  |H'iii'iir.  (|iii  lui  •-iicrcdc  |''i^  ."11»:!  .  ;'i  l:i  siil»^- 
lalicf  "l'isc  t\i'^  I  iiliiTciilr--  (|ii;iilri  jii  iU(Mii\  ;iiili''iii'ii  r  d  |n)'-li'Tirni'.  |„i  |i;iil  ii' 
;iiiliM-i>H'\l<'riii'  lie  l:i  liirmiilioii  rt'l  iciiliM'  se  lo-r  (|;iiis  l;i  coiic;!  \  ili'  du 
,  nli.iii  dr  lîc il  m('di;iii  ;  (die  ('--1  Inrim'c  d"c|»;ii^  1  i';i  Im'ciiIc^  de  --uli-hiiico  ^rise 
imi/iiil  ini\i>iiin\r  lie  lir(  hicrcir  I  |';i  vci'sT'-^  |);ir  des  liiNcicil  l(">  di'  lilirc-^  Ion-  Si-s  noyaux. 
^ilndiiKili'--  minces  ri  (dairscuK's.  A  iiic-iiic  <|iir  lOii  s'a|)|)in(  lie  de  ^all^j(! 
nii-^li'rii-iiiliM-iii'  de  la  lormalinii  i'(d  iciih'c  Ic^  I  ra  Im'mmiIcs  i;ii->  di  m  i  ii  iirnl .  los 
I  11-11  Mil  \  Idiiuil  mil  Mail  \  a  iii;im'iil('iil  cii  nom  lire  ri  en  \  (du  me  (d  se  ci  m  ci 'm- 
ticnl  iMi  avant  (d  cil  didioi's  de  la  sMhsiancc  ^risc  ccnlralr  di'  ra<|m'duc. 
l'ii  nii  pidil  i'aisccau  cniiipacd.  Irian_i;iilaii('  on  pii-ilnrmc,  le  ja'iscrim  lon- 
ijiluilinnl  j)i)^trririir  l'dp  .  (le  l'aiscran,  (|ni  so  (listini;ur  |)iw  le  ^l'os  calihn- 
de  SCS  liiti'i's  (d  Icni"  coloralidii  fonciM'  par  la  la(|n('  InMiialoxyliniquc.  nosl 
en  n'aliîi'  (inunc  dt''p('mlanco  de  hi  l'oraialioii  l'élicnliM'  avec  laquelle  il  se 
tu-idiine  en  a\anl  (d  eu  dehors  sans  ligne  de  déiiiarcalion   nette. 

I)    Segment  protubérantiel.  —  1'^  Aux  confins  du  cerveau  moyen  et  du      i.a  lonnation  réti- 

I  I  -     1       1  i-«rv      I-"        ri/»>»'     II-  1-  '!•        I  '  11  r        ciili'O     (lu     snjçmonl 

ilionii)cm'cpliai(>  coupe  P2,  lMg.oy.i),la  lormalion  r(Micutec  est  traversée   protuix-rantici. 

dans  toute  sa  lariicur  (d  masquée  en  grande  partie,  par  i'enlre-croisement 

des  j)cdoncules  ccri'hcllcux  supéi'ieurs  qui  forment  la  commissure  «m  for  à 

(lierai  (le    Werneh'ink.  Sur  les  coupes  où  la  commissure    de   Wernekink      son  aspect  au  ni- 

iiii  11  liiii'  1"  '!•!'  '  -L  veau  fie  la  commis- 

occupe  tonte  la  largeur  de  la  calotte,  la  tornuition  réticulée  n  apparaît  que   ^^^^^  ,1^  wcmekink. 
:;   sous  l'aspect  de  deux  zones  curvilignes  situées  l'une  en  avant,   l'autre  en 
arrière  du  pédoncule  cérébelleux  supérieur,  ho. zone  antérieure  [Qow^e^ 2 , 
Fig.  39'i),  mince  et  allongée,  est  comprise  entre  les  rubans  de  Reil  médian 
I    et  latéral  et  le  bord  antéro-externe  de  la  commissure  de  Wernekink.  Elle 
I    est   riche  en  trabécules  gris,  ne  contient  que  des   fibres   longitudinales 
clairsemées  qui  se  continuent  insensiblement  avec  le  ruban  de  Reil  médian 
et  a  été  désignée  par  v.  KoUikersous  le  nom  de  noyau  lalrral  ilc  la  calotte 
(NI,  coupe  P2,  Fig.  .'{ll.'Vi.  Comme  le  noyau  innominé  de  Bechtcrew,  ce      ses  noyaux  anté- 
noyau  latéral  de  la  calolte  n'est  qu'une  dépendance  de  la  formation  réti-   ''"'"''  '''  p"^"^'-"^»'-- 
culée.  Chez  le  chien  et  le  lapin  oii  le  pédoncule  cérébelleux  supérieur  est 
juni  dévelopjié,  la  formation  réticulée  occupe  en  effet  toute  la  largeur  de 
la  calotte,  s'étend  du  ruban  de  Reil  médian  à  la  substance  grise  centrale; 
son  enchevêtrement  avec  le  pédoncule  cérébelleux  supérieur  est  facile  à 
constater  et  le  noyau  latéral  fait  défaut  en  tant  que  noyau  plus  ou  moins 
nettement  délimité.  La  zone  postérieure  est  plus  petite  que  ranlérieurc,  elle 
[     est  située  entre  le  bord  postérieur  de  la  commissure  de  Wernekink  et  la 
1^    substance  grise  centrale  de  l'aqueduc  et  contient  en  dedans  et  en  arrière 
le  faisceau  longitudinal  postérieur,  dont  les   fibres  se  délimitent  mal  des 
autres  libres  longitudinales  de  la  formation  réticulée. 
f  2"  A  mesure  que  l'entre-croisement  des  pédoncules  cérébelleux  supé-     son    aspoct   au 

L«:„  ;r»\  i>  <  i  •  ia\-  l'ii'*  dessous    do    l'entre- 

,1  rieurs  (  l*cs)  se  parachevé  et  que  la  commissure  de  Wernekink  diminue,  ..roisoment  des  pé- 
doncules cérébelleux 
supérieurs. 

pui 


|j     puis  disparait,  la  zone  postérieure  s'accroît,  atteint   en  dedans  le  raphé, 
'!     puisse  fusionne  avec  la  zone  antérieure.  Dans  sa  partie  interne  narticu- 


536 


A.NATO.MIK    DES    CE.MHES    NERVEUX. 


Le  noyau  central   lièrcmcnl   ricliG  011  trubéculcs  uris,  apparaît   le   noyau   centrai  sunrrlci/r 

supérieur.  .  >  i  i  ./  ^  <.# 

de  Bechterew(Xcs,  Fig.  394,  coupeH  1  ).  Ce  noyau  occupe  la  région  piotu- 
bérantielle  supérieure,  existe  sur  toutes  les  coupes  qui  passent  au-dessus 
des  noyaux  du  trijumeau  et  forme  avec  le  noyau  du  côté  opposé  une  lentille 


Vl 


Fig.  393.  —  La  formation  réticulée  du  segment  pédonculaire  au  niveau  de  la  commis- 
sure en  fer  à  cheval  de  Wernekink.  Le  pied  du  pédoncule  cérébral  au  niveau  du 
sillon  pédonculo-protubérantiel  et  le  pes  lemniscus  profond.  —  Coupe  horizontale 
oblique  en  haut  et  en  avant  passant  par  le  sillon  pédonculo-protubérantiel  et  la  par- 
lie  inférieure  de  la  valvule  de  Vieussens.  Méthode  de  Weigert-Pal.  3/i  Grandeur 
nature.  (Voy.  description  de  cette  coupe,  p.  619, Coupe  P2,  Fig.  i-20.) 

Flp,  faisceau  lonffiludinal  poslérieur.  —  FPoa,  libres  itiotiibéranlielles  antérieures.  — 
<ii/),  ganglion  intcrpédonculaire.  —  Le,  locus  ca'rulcus.  —  A7,  noyau  latéral  de  la  for- 
mation réticulée.  —  l'es,  pédoncule  cérébelleux  supérieur.  —  .ril'es,  son  grand  entre-eroi 
sèment  inférieur.  —  JsPes,  son  petit  entre-croisement  supérieur.  —  PLp,  pes  lemniscus 
l)rofond.  —  RI,  ruban  de  Reil  latéral.  —  /{»!,  ruban  de  Reil  médian.  —  SR,  formation 
réticulée.  —  SIri,  stratum  inlermedium.  —  Tpo.  tamia  pontis.  —  l'i,  quatrième  ventricule 
—  V(l,  petite  racine  motrice  descendante  du  trijumeau.  —  17',  voie  pédonculairc.  —  .>l\'. 
entre-ci'oisement  des  nerfs  patliétiques. —  /!'.  m-rf  pntlu'ti<|ue. 

liicorivcxe  médiane,  (|ue  divisent  les  libres  sagittales  du  i'at)hé  et  (|iie  sil- 
lonnent quelques  libres  arciformes  clairsemées.  Il  mesure  7  à  S  millimètres 
de  hauteur,  4  à  Tj  millimètres  de  diamètre  sagittal, et  allciiit  '.\  millimèlres 
au  niveau  de  son  plus  fort  diamètre  transversal.  En  arrière,  il  toiieho 
au  faisceau  longitudinal  postérieur;  en  avant,  aux  libres  les  plus  supé- 
rieures du  corps  trapézoïde;  en  haut,  il  est  en  rapport  avec  la  commissure 


CdM' n.l   I!  \  I  lii\     1  \  11.111  11   i;  I.    hl      11  lloM  lU.Ml.l'il  A  M,.  :,'M 

,|i'  \\  iMlirkillIv;    «'Il    lt;i-^.    ;i\('r    le    liuviill    li'l  icil  li'.    I)r   cInhiiic    ciAr    l'iiliii,    il 


lo"be  central     ^^    ' — 


l"ir,.  ;{04.  —  L;i  formation  ifticulée  do  la  réi^ioii  prolubéraiilielle  supérieure  au-dessous 
(le  la  commissure  en  fer  à  cheval  de  Wernekink.  Le  ruban  de  Reil  el  les  fibres 
tiansvcrsales  superficielles,  moyennes  et  profondes  de  la  prolubérance.  Coupe  hori- 
zontale oblique  en  bas  et  en  avant,  perpendiculaire  à  l'axe  longitudinal  du  tronc 
encéphalicjue,  passant  par  l'entre-croisement  des  nerfs  patliéti({ues  et  le  tiers  supé- 
rieur de  la  protubérance.  Méthode  de  Weigert-Pal.  3/1  Grandeur  nature.  (Voy.  des- 
cription do  cette  coupe,  p.  622,  coupe  Hl,  Fig.  423). 

Fcc,  faisceau  central  de  la  calotte.  —  Flp.  faisceau  longitudinal  postérieur.  —  Le, 
locus  caTuleus.  —  Lrja.  lobe  (|uu(lrilatèrc  antérieur  du  cervelet.  —  Nos,  noyau  central 
supérieur.  —  \l,  noyau  latéral  de  la  formation  réticulée.  —  Pcs.  pédoncule  cérébelleux 
supérieur.  —  /{/,  ruban  de  Ileil  latéral.  —  lim.  ruban  de  Ueil  médian.  —  ^f/l*o,  sui)stance 
grise  de  l'étage  antérieur  du  pont.  —  SU,  formation  réticulée.  —  Strs,  Slrv,  Sfrp,  les  trois 
couflies  de  til)res  transversales  du  pont  :  stratum  superfîciale,  stratum  complexum.  stra- 
tum  ])rofunduni.  —  Tpo,  ta-uia  pontis.  —  Vd,  petite  racine  motrice  descendante  du  trijumeau. 
—  1'/'.  voie  pédonculaire.  —  IV,  nerf  pathétique. 

est  assez.  Iiicn  di'limih''  par  dos  lihrcs  longitudinales  (dair.-cnK'-es  de  la  for- 
nialion  rrliculiM'   ijui   le  séparent  du   faisceau  central   de  la  calotte  (Fcc, 


:;o8  ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 

coupe  Hl.  l'ii:.  3Î)4  ;  sur  quelques  coupes,  correspondant  à  lentre-croi- 

scment  des  nerfs  pathéti(jues  et  à  la  partie  supérieure  de  la  valvule  de   W, 


a  lobe  central 


Fii;.  39o.  —  I. a  formation    i-r-ticulée   de   la   région   protiil)rraiitiello    snprriouro.  —  I.es , 
noyaux  iMMilral  su[)rrieur  et  circonflexe.  —  Les  rubans  de  Reii  médian  et  latéral,  le 
noyau  du  rul)an   de  Reii  lad'ral  et  la  partie  supérieure  du  C(Ui)s   trapézoïdc.  —  !.;i 
dissdiialiiiu  de  la  voie  pédouculaire  par  les  iilires  protubiu-antielles  transversales.  — 
Coup»'    liiuizontale  oblique  en  avant  cl  en   i>a<,  perpendiculaire  à  l'axe  longitudinal  ■ 
du  tronc  encéphalique. 'Métluidi'  di'  \Veii;erl-Pal.  3,  1  drandeur  nature  (Voy.  descrip- ■ 
lion  d(!  cette  coupe,  p.  02o,  Coupe  H  2,  Fii^.  424.  , 

(I  liinjuld.  (I  Idhc  ccnlral.  axe  de  la  iiii^nda  cl  axe  du  lolic  central.  —  /'ce,  faisceau  cen- 
tral di-li  cîdoltc.  — /'V/j,  faisceau  longituiiiual  postérieur.  —  ri'oa.  Fl'oni.  /•'/'<>/).  lil)res  pro- 
tuhùrantieiles  antérieures,  moyennes  et  postérieures  de  l'étage  antérieur  du  pont.  —  Le, 
locus  ca-ruious.  —  Nrf,  noyau  circonllexe.  —  \rs,  noyau  central  supérieur;  Xcs'  son  seg- 
ment externe.   —  .\7{/.  noyau   du   rul)an  de   Ilcil    latéral.   —  l'cin  .  i)édoucu!e  céréliellcux 
moyen.  — l'es,  pédoncule  cérébelleux  supérieur.  —  /•,  rapiu^  avec  ses  libres  sagittales.  —  RI. 
ruban  (b'  Heil  latéral.  —  lini,   ruban  de  iteil  médian.  —  %/'(>,  noyaux  pouti(iues.  —  spo,  ; 
sillon  i)ost-ceidral  du  cervelet. —  SU.  formation  réticulée.  —  Tpo.  fa-nia  i)ontis. —  7V,corps, 
trapé/.oïde.  —  V,  nerf  trijmneau.  —  l'i.  (pialrième  vi'iilriculc.  —  1(/.  petite  racine  molrico  ■ 
descendante  du  trijumeau.  —  17',  voie  pedoncut.iiic. 

Vieussciis 'coupe  H2  l''ii;.  SiK'i],  le  noyau  eenlral  sui)érieur  parailélargi  cl 
mal  déliuiild  en  didiois;  il  est  adossé  dans  celte  réj^ion  à  une  zone  parti- 


coM'K.i  H.\'iin\    I  N  I  i;iii  i;i  m:    ih     i;  iin  m  |!i;\(,i,  i- h  \  m;.         :;;•,'.) 

,   IllirlCIIICII  I     I  IcIlC    l'Il    I  ImIm'CII  les    i;|'is  (|lll    M'illlllc    ll'('||C    (|l|    mil'    l|i''|)CI|i|;i  llCf 

,|ii  iiii\;iii  cciilial  sii|i(''iii'iii-,  Ir(|iir|  ii  >iii|ii'i'iiil  ici  iiii  sc^mciil  inliiiic  Ncsj 
,1  un  ;iiili'('  cxlciiir  i.NCs  ni'\,iii  rciili.il  -ii|i(''r<i  iiilcnir  cl  iii.\;iii  cciilr;il 
-.ii|tcri>-c\l('nic  (l(>  Hcclilcrcw    . 

I);m^  I;i  ii'^inii  |iim|  iiImmmiiI  ici  le  mi  |i(''iiciiic  C0upeH2,  l'i^.  'til.'»  ,  |c> 
Iriiltcciilo  i;ri>  s  ;iiiiii>sciil  en  milrc  ii  l;i  |t;iilic  iidslcro-cxlcrnc  delà  lor- 
in;ilinii  rc lieu !('•(*.  où  ils  rornicnl,  mit  (|iicI(|iics  cniipcs.  une  sorlo  d'iiccciil 
circoiillcxc  (|iii  isole  les  liliics  loii^i  liidiii.iles  de  hi  foiiii;!  lion  n'-lieiih-e  du  i,„  „i>y:iM  nn:;,,- 
r.ii'-ccau  loMi;iliidiiial  |»osléi'ieiir  eu  dcd;iu>,du  iH-doucule  (■('•i-f'lxdicux  ■>iij)é- 
inui  eu  dtdlors,  {]>'■>  e(dlllle>  du  locus  (•.iTuleiis  cl  de  la  pellle  laeiiie 
nioh  ice  deseendaiile  du  liijunieaii  en  arrit'i'o,  el  (|ue  uous  dc'-sigiioiis  sniis 
le  iioiii  d(>  Nn///i/t  circonflcje  (Ner,  coupe  H2.  Vh^.  .'{l)."i).  II  résiillc  do  ecltc 
di>|)iisili(>ii  (jue  les  liliros  l()ii<:,iludiuales  de  la  fornialion  réli(;uléc  soni 
rejelt'cs.  dune  pari,  en  arrière  el  on  dedans  ofi  (dios  Inrmonl  le  ffiiscraii 
/n/n/ifud/iKi/  //t)s/r'-/'inir  [\'\\^),  d'aulre  pari,  en  a\anl  el  en  (hdiors  où  (dies 
>e  oonoonlronl  en  nn  faiseean  c<nnpacl  déci'it  {)ai'  Hec  liloicw  sous  le  nom 
de  fiiisrrdu  coih'dl  de  la  rdlollr  I^Vt).  Ti"ès  bien  dolimilé  i'n  arrièi'o  par 
!(>  p(di(  noyau  cireonllexe,  le  faisceau  central  do  la  calotte  se  continue 
insensiblement  en  avant  et  en  dedans  avec  les  fibres  lon<i;itudiiuiles  de  la 
lorniation  réticulée  (|ui  avoisinent  le  ruban  de  Keil  médian,  el  avec  celles 
(|ni  limitent  le  noyau  central  suj)drieur  en  cbdiors   coupe  H2,  Fi^.  39o). 

;{'  Dans  la  it'iiion  protnbéranli(dle  moyenne  coupes  H3  i'lH4,  son  aspect  dans  la 
l'iu;. -{(i^  p.  ")IH  et  '■VM'))  qui  correspond  à  rémergence  du  trijumeau  et  à  son  î^icfiTmovonlV '^''" 
iiovan  nu)teur.  les  noyaux  cou  liai  supérieur  el  circonlb^xe  dis{)araissent.  < 

Les  libi'es  buigiludinales  de  la   l'oiniation  réticulée  atteignent  le  l'apbé  et  5 

se  Insionnent  sur  un  court    trajet  avec  le  faisceau  longitudinal  en  arrière,  J 

le  faisceau  central  de  la  calotte  en  dehors,  le  ruban  de  Ueil   médian  en  - 

avant;  ces  trois  faisceaux  ne  se  différencient  dans  la  formation  l'éliculée  ^ 

(|ue  par  leurs  fascicules  plus  denses  et  leur  coloration  j)lus  intense  par  la 
hupie  hématoxylinicjuo. 

A  la  partie  externe  do  la  formation  réticulée,  dans  la  r(''gi(Mrcomprise 
entre  le  pédoncule  cérébelleux  supérieur,  le  bile  du  cervelet  et  la  face 
cxlei'ne  du  faisceau  central  d(>  la  calotte,  les  libres  longitudimiles  sont 
f  toujours  clairsemées.  On  y  distinguo  trois  amas  cellulaires,  Volivc  sujx'- 
I  rieure  (Os)  en  avant,  les  noijaux  moteur  (NVm)  et  scnsitif  (NV^)  du  trijii- 
i  meau  en  arrière.  A  la  partie  antéro-interne  de  la  formation  réticulée 
^     apparaît  entre  les  deux  rubans  de  Reil  médians,  au  voisinage  du  raphé,  le 

noyau  réticulé  de  la  ccdolte  ( Xrt ),  noyau  très  mal  délimité,  remarquable  par  i.o noyau  nikuic. 
son  aspect  déchiqueté  et  réticulé  et  les  prolongements  gris  qu'il  envoie  en 
dehors  dans  la  formation  réticulée,  en  avant  dans  le  ruban  de  Reil  mé- 
dian et  jusque  dans  la  substance  grise  de  la  protubérance.  Il  occupe  la 
partie  moyenne  et  inférieure  de  la  calotte  i)rolubéi'anti(dle  et  il  est  traversé 
juir  les  libres  du  corps  trapézoïdo  et  j)ar  de  nombreuses  libres  ai'ciformes. 

i"  A  mesure  que  l'on  approche  de  la  i)arlie  inférieure  de  la  protubé-  son  aspect .lansia 
ranceetdu  sillon  bulbo-protubérantiel (coupe  H7,  P^ig.  397),la  formation   lieiie infcrioure. 


tiOO  A.NAÏUMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

réliculoe  cosse  d'occuper  toute  la  largeur  de  la  calotte;  elle  se  déforme;  la,^!i'i 

Eca 

"bv     ',  aLc 


Lolie  qua-drûatère  antérieur: 


fsiae ' 


siae 


Nrt 
FiG.  396.  —  La  formation  réLicuU'c  dans  la  r(''gion  prolubéranliolle  nioyonnc,  le  noyau 
réticulé  et  les  noyaux  moteur  et  sensitif  du  trijumeau.  —  Les  pédoncules  cérébel- 
leux supérieur,  moyen  et  inféiieur  et  les  fibres  semi-rircuhuies  externes  du  cervelet. 
—  Coupe  horizontale  du  rliombiMicépliale  ])assant  par  le  bile  du  cervelet  et  l'émer- 
gence du  trijumeau.  — Mélbddc  (!(;  NVeii,'er(-!'al.  iî,  I  Crandeur  nalure.  (Voy.  description 
de  celte  coupe,  p.  632,  coupe  H4,  Fig,  127.) 

aLc,  axe  du  lobe  central.  —  hv,  branche  vcrlicidc  do  l'arbre  de  vie  moilinn  du  cervelet. 
— Cj,  [corps  jiixta-i'ostifornie.  —  Eca,  ffrand  eutre-rroisenicnt  coiuinissiiral  antérieur  du 
vermis.  —  Vcc,  faisceau  central  de  la  calollc.  —  Flp,  faisceau  lonj^iludinal  postérieur.  — 
fsme,  fsme' ,  fd)rcs  senii-circulaircs  externes  du  cervelet.  —  FPoa,  FPom,  Fl'op,  fibres 
transversales  antérieures,  moyennes  et  postérieures  de  la  protubérance.  —  l.i;/,  lingula.  — 
Nfl,  noyau  du  funiculus  teres.  —  Xp,  noyaux  pontirpies.  —  Sri,  noyau  réticulé.  —  W'ni, 
noyau  du  nerf  masticateur  ou  noyau  moteur  du  trijumeau.  —  .Vis,  noyau  sensitif  du 
trijumeau.  —  Os,  olive  supérieure  ou  protubérantielie.  —  l'on,  l'ri,  l'es,  pédoncule  céré-  ■ 
bcllcux  moyen,  inférieur  et  supérieur.  —  lit»,  ruban  de  Hcil  médian.  —  SU,  formation 
réticulée. —  Tr,  eori)s  ti'apézoïdc.  —  ]'.  (rijnmcau.  —  17',  voie  péd(.inculaire.  — Wsd,  {grosse 
racine  scnsitive  descendante  (hi  li'iiniiican.    -   I  i,  i|u.ilr'icnic  vcnlricidc. 


grosse  racine  seiisilive  desceudaute  du  lii  jiinuvui  et  le  pédoncule  cérébelleux  ' 


CdM'K.I   llATMtN     I  \  1  I   lili;i   m.     I»l      lilKi  Ml;|..\(,|   l-ii  A  M'i 


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iiilV-ritMir  l;i  rdcMilt'iil    fn   tlcdaiis,  (liinimirnl  son  tliiiiiiclrr   liiiiisvrisiil  cl 
ail'MiU'iih'iil   son   (liaiiirlrr  aiili-io-iMiNli'-iiciir.         Le  riilian  ilr  lliil.   inr.duiii. 

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.  ;!97.  —  I.a  rorination  réticulée  dans  la  légioii  piolubéiaiiUcUe  inféiieure.  --  Le 
noyau  central  inférieur,  le  ruban  de  Reil  médian  et  le  faisceau  central  de  la  calotte. 

—  L'olive  supérieure  ou  protubéranlielle,  le  corps  trapézoïde,  la  brandie  vestibulaire 
du  nerf  acoustique  et  les  noyaux d'oriiçine  des  nerfs  facial  et  moteur  oculaire  externe. 

—  Coupe  horizontale  passant  par  la  région  protubérantielle  inférieure  au  voisinage 
du  sillon  bulbo-protubérantiel  et  intéressant  les  fibres  radiculaires  des  nerfs  moteur 
'iculaire  externe  et  facial.  —  Méthode  de  Weigert-Pal.  3y'l  (irandeur  nature.  (Voy. 
description  de  cette  coupe,  p.  039,  coupe  H7,  Fig.  430.) 

C7,'  l'orps  juxta-restiforme.  —  Fcc,  faisceau  central  de  la  calotte.  —  l'ip.  faisceau 
longitudinal  postérieur.  —  FU,  faisceau  latéral  du  bulbe.  —  /'smi.  fibres  semi-circulaires 
internes  du  cervelet.  —  Nci,  noj'au  central  inférieur.  —  -V/j.  noyaux  ponticjucs.  —  .Yt7, 
noyau  (forigine  du  nerf  moteur  oculaire  externe.  —  A'I7/,  noyau  d'origine  du  nerf  facial.  — 
Oc. oUve  cércljelleuse.  — 0.-.  olive  supérieure  ou  protubérantielle;  /tO.s,  hile  de  l'olive  supé- 
rieure. —  Pci,  Pcin.  Pcs.  pédoncules  cérébelleux  inférieur,  moyen  et  supérieur. —  /'//,  fais- 
ceau pyramidal. —  /■,  ra])hé.  ses  libres  sagittales. —  R)n,  ruban  de  Reil  médian.  —  ^f/H,  sub- 
-tance  gélatineuse  de  lUilando.  —  SR,  formation  réticulée.  —  Sirs,  stratum  superliciale.  — 
>'/'7A  stratum  profundum.  —  T/',  corps  trapézoïde.  —  \'sd,  grosse  racine  sensitive  descen- 
dante du  trijiuueau.  —  \\.  (piatrièmc  ventricule.  —  17,  nerf  moteur  oculaire  externe.  —  17/ 
l)renucr  segment  du  nerf  facial.  —  I7/7,  genou  du  facial.  —  VIL,  quatrième  segment  ilu 
facial.  —  l7//c,  branche  vestibulaire  du  nerf  acoustique. 


,Rm)  se  ramasse  sur  lui-même,  ji'agne  en  profondeur  ce  qu'il  perd  va 
largeur  et  se  concentre  de  plus  en  plus  à  la  partie  antéro-inlcrne  de  la 
;t"ormation  réticulée.  Le  Jahccau  central  de  la  calotte  (Fcc)  se  déforme 

1  TOME    II.  36 


•i62  ANATOMIE    DES    CENTRES    NEUVEIX. 

do  même.  s'al!oni;o  dans  lo  stMis  antéro-postoriour  et  se  place  en  dehors  e 
un  peu  en  anière  du  ruban  de  ixeil  médian.  Une  ligne  sagittale  oblique] 
passant  par  ce  faisceau,  divise  la  formation  réticulée  en  deux  segments 
l'un  interne,  traversé  par  les  libres  radiculaires  de  la  YF  paire  (nerf  moteu' 
oculaire  externe)  ;  l'autre  externe,  traversé  par  les  fibres  radiculaires  di' 
nerf  facial  et  de  la  branche  vestibulaire  du  nerf  auditif  (VIII^  paire). 

Le  segment  interne  présente  en  arrière  du  ruban  de  Reil  médian,  ci 
dedans  du  faisceau  central  de  la  calotte,   un  petit   noyau  transversal,  b 
Le  noyau  central  noijau  Central  Inférieur  (Nci),  mieux  délimité  que  le  noyau  réticulé  et  qu  1 
appartient  à  la  région  bulbo-protubérantielle.  Adossé  de  chaque  côté  aiîl 
raphé,  ce  noyau  n'atteint  pas  en  arrière  le  faisceau  longitudinal  postérieuif 
(Flp)  dont  il  est  constamment  séparé  par  une  couche   assez  épaisse  d(| 
fibres  longitudinales;   il  envoie  de  chaque  côté  un  prolongement    effibi 
entre  le  ruban  de  Reil  médian  (Rm)  et  le  faisceau  de  la  calotte  (Fcc),  e 
sur  la  ligne  médiane  un  prolongement  médian  qui  s'insinue    entre  lesjj 
deux  rubans  de  Reil  médians  (Rm)  et  qui  atteint  la  substance  grise  de  l'étage 
antérieur  de  la  protubérance  et  le  noyau  arqué  des  pyramides. 

Le  segment  ^'.r/e/vjt' de  la  formation  réticulée  contient  un  certain  nombrcif 
de  noyaux  qui  sont,  en  allant  de  dedans  en  dehors  et  d'avant  en  arrière! 
(coupe  H  7,  Fig.  397),  Votive  supérieure  (Os),  le  noyau  d origine  du  facial 
(NVll),  la  substance  gélatineuse  de  Rolando  ['è^K]àdcn?,  laquelle  se  termincll 
la  grosse  racine  sensitivc  descendante  du  trijumeau,  le  noyau  de  DeiterÀ 
ou  noyau  de  terminaison  de  la  racine  descendante  du  nerf  vestibulairej 
enfin  le  noyau  triangulaire  du  nerf  vestibulaire,  situé  en  arrière  et  en 
dehors  de  la  formation  réticulée ,  dans  la  substance  grise  centrale  du 
4"  ventricule,  en  dedans  du  pédoncule  cérébelleux  inférieur  (Pci). 

Les  fibres  longitudinales  du  segment  externe  sont  assez  clairsemée^ 
dans  sa  partie  postéro-internc  (coupe  H7,  Fig.  397);  elles  se  concentrent 
en  épais  fascicules  dans  le  noyau  de  Deiters  et  s'amassent  à  la  partie 
antérieure  de  la  calotte,  entre  la  grosse  racine  descendante  spinale  du 
li'ijumeau  et  le  faisceau  central  de  la  calotte,  où  elles  s'adossent  aux  der- 
niers fascicules  transversaux  profonds  de  la  protubérance. 

i.;i  lorniaiion  rùt,-         c)  Segment  bulbaire.  —  1"  Dans  le  tiers  supérieur  du  bulbe,  la  fornia- 
;;;;',;;;.,.;'"   "■^''"""'   tion  réticulée  se  transforme  de  nouveau  (coupe  H8,  Fig.  39S). 

\.\)live  inférieure  ou  bulbaire  (Oi)  s'insinue  entre  le  ruban  de  Reil  nié- 
iliau  (Rm)  et  le  faisceau  de  la  calotte  (Fcc),  augmente  rapidement  i!<' 
volume  et  atteint  la  périphérie  du  bulbe  dont  la  séjiare  une  capsule  de 
Son  :.s|.c.i  .lans I,,  fibres  d'auUinl  |)lus  mince  que  l'on  considère  des  régions  bulbaires 
r..t:ion  i.uii.ain.  su-  ^^^^^^  j „ IV- licii rcs.  Lo  fuisccau  icn/rul  de  la  calotte  (Fcc)  se  perd  et  se  ter- 
mine dans  celte  capsule  péri-olivaire,  après  avoir  tour  à  tour  occupé  la 
lace  externe,  puis  la  face  antéro-exlernc  de  l'olive.  Le  ruban  de  Heil  mé- 
dian (Rm),  par  contre,  s'aplatit  de  dehors  en  dedans,  s'applique  contre  le 
raphé,  s'adosse  en  avant  à  la  pyramide  antérieui'e  du  bulbe  (Py),  concouri 
il  former  la  couche  inter-olivaire  et  fait  définitivement  corps  avec  la  for- 


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L|m^        inférieur,  le  ruban  d>^  Heil  mtuuin. 


364  AXATOMIE    DES    CENTRES    .NERVEUX. 

longitudinal  postérieur.  —  Le  corps  juxta-restiforme,  le  noyau  de  Deiters,  le  noyai 
du  facial  et  le  noyau  antérieur  ou  de  terminaison  de  la  branche  cochléaire  du  ner 
acoustique.  —  Coupe  horizontale  un  pou  oblique  en  bas  et  en  avant,  passant  par  U 
sillon  bulbo-protubérantiel  et  lexlrémité  supérieure  de  l'olive  bulbaire,  au-dessu.- 
du  diverticule  latéral  du  quatrième  ventricule.  — Méthode  de  Weigert-Pal.  b/1  cran 
deur  nature.  (Voy.  description  de  celte  coupe,  p.  GoG,  coupe  H8,  Fig.  438.) 

Cj,  corps  juxta-restiforme,  comprenant  les  fibres  cérébello-vestibulaires  et  le  noyai: 
de  Deiters.  —  Crsl,  corps  restifonne.  —  fad,  fibres  arciforines  dorsales  ou  profondes'  - 
fam,  fibres  arciforines  moyennes.  —  Fcc,  faisceau  central  de  la  calotte.  — Floc.  llocculiis.  — 
Flp,  faisceau  longitudinal  postérieur.  —  Fit,  faisceau  latéral  du  bulbe.  —  FPoa.  fibre; 
transversales  antérieures  du  pont.—  f'pl,  fibi-es  arciformes  pré-trigéniinalcs.  —  .VZ),  noyai 
de  Deiters.  — .V/-,  noyau  du  rapiié.  —  .Vvii.  noyau  d'orifj:ine  du  facial.  —  N'vinc,  noyau  d( 
terminaison  de  la  branche  cochléaire  du  nerf  acoustique.  —  Oc.  olive  cérébelleuse.  — 
Oi,  olive  bulbaire  ou  inférieure.  —  Pci.  pédoncule  cérébelleux  inférieur. —  PFloc,  pédoncidf 
du  flocculus.  —  rlVi,  diverticule  latéral  du  i"  ventricule.  —  Rm,  ruban  de  Reil  médian.  — 
SfjR,  substance  gélatineuse  de  Rolando.  —  ^f/l*o,  noyaux  pontiques.  —  slac.  strie  acuus 
tique.  —  Strs.  stratum  superficiale.  —  /A,  trou  borgne  inférieur.  —  Tr.  corps  trapézoïde.— 
Vad.  grosse  racine  sensitive  descendante  du  trijumeau.  ^  VT,  valvule  de  Tarin  et  plcxu? 
choroïdes  transversaux  du  4"  ventricule  {^'i''.  —  VI,  nerf  moteur  oculaire  externe.  —  17/. 
nerf  facial.  —  Ville,  branche  cochléaire,  Mlle,  branche  vestibulaire  du  nerf  auditif. 

malion  réticulée.  Dans  la  région  bulbaire  supérieure  (coupe  HS.Fig.  398  . 
le  noyau  central  inférieur  (jNci)  limite  en  arrière  la  couche  intcr-olivairt 
et  la  sépare  du  faisceau  longitudinal  postérieur  (Flp);  plus  bas,  le  noyau 
disparaît  et  l'espace  compris  entre  les  deux  faisceaux  est  comblé  par  dr 
nombreux  et  denses  fascicules  de  fibres  longitudinales  (coupes  HIO  et 
Hl  1,  Fig.  399  et  367,  p.  532)  ;  il  existe  alors  dans  la  formation  i-éticulée.  de 
chaque  coté  du  raphé,  un  champ  triangulaire  à  base  antérieure,  étendu  de 
la  substance  grise  centrale  du  i''  ventricule  à  la  pyramide  bulbaire  cl 
limité  en  dehors  par  les  libres  radiculaires  du  nerf  grand  hypoglosse.  Ce 
champ,  formé  de  fascicules  longitudinaux  plus  ou  moins  volumineux  et 
denses,  croisés  par  des  fibres  arciformes,  ne  contient  que  de  rares  et  minces 

i-onnation  réticu-  trabéculcs  gris.  Il  est  connu  sous  le  nom  de  formation,  rcliculée  interne  ou 
blanche {formatio  reticularis  aiba)  [SHa,  COU'pe  Hll ,  Fig.  399),  par  oppo- 
sition au  reste  de  la  formation  réticulée  dans  laquelle  les  processus  réli-! 
culés  et  les  noyaux  prédominent,  et  qui  porte  le  nom  ào  formation  réticuléf 
externe  ou  f/ri\e  [forniatio  rrticularis  r/risea)  (SUgi.  On  y  distingue  ui) 
cowi'l  l'I  large  segment  antérieur  ou  inter-olivaire  [coupe  HlDet  unloiij: 
et  étroit  segment  postérieur  ou  inter-re'ticu/r.  (iCsl  dans  ce  dernier 
segment  que  l'on  trouve  dans  la  région  inférieure  du  bulbe  (l'^ig.  399), 
un  amas  gris,  étroit,  le  noijau  respiratoire  de  Mislawsky  (Nr)  ou  noyau 
du  cordon  antérieur  [nucleus  fiiniculi  anterioris  d'Obersleiner). 

F.iini.Hicii  ndcii-  \a\  fomuition  réticulée  grise .^  appelée  encoi'e  ('hanii>  moteur  de  Meynert, 
présente  sur  les  coupes  horizontales  (coupe  Hll,  l'ig.  399)  une  surface 
irrégulièrement  quadrangulaire,  dont  l'angli'  anléro-extcrnc  s'élire  cl 
allcint  la  périphérie  du  bulbe  au  niveau  du  sillon  latéral,  entre  le  corps 
rcsliforme  et  l'olive  bulbaire,  i'^n  arrière,  ce  champ  s'adosse  à  la  subslance 
gi-ise  centrale  du  pliinchcr  du  i'  vcnlricub' ;  en  avant,  il  est  en  rapporl| 
avec  l'olive  bulbaire  (Oi),  la  ca|>sule  de  libres  (|ui  l'cMivcloppe  el  le  luiyaii! 
juxta-olivaire    externe   (Noe);  en  dedans,  il   est  séparé  de    la  formation 


Icc  ;;risc 


(  ()\  I  K.i  li  \Tin\   IN  I  I,  lii  i;i  m:   di     u  iim  m  cini.i  i-ii  \  i.i:. 


•:,c,:; 


fliiulcc  lil.iiiilic  |),ir  II"-  liliic--  i;iili(iil;iirc-  ih'  l'Ii  \  |»m^|(»-,-c     (îoupo  Hll, 
I  l-r.  :{"J!):m'I    le  iiu\;iii   |ii\I;i   (.Ii\;iiiv    iiiliTlir      Nui.     C0UpeH17.    l'i^.iOl) 


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l'ic.  399.  —  La  forinaliDU  réticult'e  du  segment  bulbaire  clans  la  région  moyenne  de 
Tolive  bulbaire.  La  formation  réticulée  blanclie  et  la  formation  réticulée  grise,  le 
noyau  respiratoire,  le  noyau  ambigu.  L'olive  bulbaire  et  les  noyaux  juxta-olivaires. 
Le  corps  resli forme  et  ses  fibres  arciformcs  cérébello-olivaires,  le  corps  juxta- 
restiforme,  le  faisceau  solitaire,  le  noyau  de  l'bypoglosse.  Coupe  transversale  du 
bulbe.  —  Mélliode  de  Weigert-Pal.  5/1  grandeur  nature.  (Voy.  description  de  cette 
coupe,  p.  6G8,  coupe  Hll,  Fig.  441.) 

Cy,  corps  juxta-restiforme.  —  Qrsl,  corps  restifornie.  —  fad.  fibres  arciformes  dor- 
sales. —  /eo,  feutrafrc  extra-olivaire  on  capsule  de  l'olive  bulbaire.  —  fio,  feutrage  intra- 
olivaire.  —  fil,  fibres  arciformes  inter-trigéniinales.  —  fpl,  fibres  arciformes  pré-trigéminales. 

—  /■/•/,  fibres  arciformes  rétro-lripéminales.  —  Fil,  faisceau  latéral  du  bulbe.  —  fpo,  fibres 
pré-olivaires.  —  Vs.  faisceau  solitaire.  —  'Sab,  noyau  ambigu.  —  Xarc,  noyau  arqué.  — 
SCrst.  noyau  du  corps  restifornie.  —  Noe,  noyau  juxta-olivaire  externe.  —  Xoi,  noyau 
juxta-olivaire  interne.  —  Xfl,  noj'au  du  funiculus  teres.  —  Xrp,  noyau  réfro-pyrainidal.  — 
Si\  noyau  respiratoire.  —  .Vvinr,  noyau  de  terminaison  de  la  brandie  vestibulaire  du  nerf 
auditif.  —  -Vx/j,  noyau  postérieur  du  vapue.  —  A'xn,  noyau  de  l'bypoglosse.  —  Oi,  olive 
inférieure  ou  bulbaire.  —  Pi/,  faisceau  pyramidal;  à  gauche  il  s'étale  ;ï  la  surface  de  l'olive 
et  masque  le  sillon  olivaire  interne  comparer  avec  la  Fig.  383).  —  %R.  substance  gélati- 
neuse de  Rolande.  —  SRa,  formation  réticulée  blanche.  —  ^Rf/,  formation  réticulée  grise. 

—  Vsd,  grosse  racine  sensitive  descendante  du  trijumeau.  —  -Y.  nerf  pneumo-gastriquc.  — 
.\7/,  nerf  grand  hypoglosse. 

en  dehors,  il  est  limité  par  le  corps  rcstiforme  (Crst)  dont  le  séparent 
le  noyau  de  Deiters  [C])  et  la  substance  gélatineuse  do  Uolando  (SgRi.  La 
partie  antéro-externc    ou   périphérique  de  la  formation  réticulée  grise 


r«'trioii     bull)airc 
:iioyeiine 


;.66  ANATOMIE  DES  CEATRES  NERVEUX. 

contient  do  nombreuses  libres  longitudinales  réunies  en  fascicules  denses 
et  compacts,  séparés  par  de  minces  trabécules  gris  et  croisés  par  d'épais 
fascicules  de  fibres  arciformes  provenant  du  corps  restiforme. 
Son  aspect   dans         2"  Daus  la  régiou  qui  correspond  au  tiers  moyen  de  l'olive  bulbaiie, 
(coupes  H12  à  H14,  Fig.  442  à  444,  p.  67:2  à  677),  on  voit  apparaître, 
entre   la  lace  dorsale  de  l'olive  et  la  grosse  racine  sensitive  descendante 
du  tii jumeau,  des  amas  gris  plus  ou  moins  bien  délimités,  connus  sous  le 
Les    noyaux    .lu   noui  dc   iwijaux  du  cordoti  latéral  ou  de  noyaux  latéraux  du  bulbe  (Nltl 
•ordon  laurai.  ^coupes  H  11  à  H  17,  Fig.  399,  400  et  442  à  446,  p.  672  à  680).  D'abord 

diffus,  ces  amas  s'accroissent  rapidement,  et  se  présentent  sur  les  coupes 
qui  passent  par  l'extrémité  inférieure  du  4®  ventricule  sous  un  aspect 
fort  variable  suivant  les  individus  :  tantôt  il  s'agit  damas  irrégulière- 
ment étoiles;  tantôt  d'une  lame  grise  plus  ou  moins  coudée;  tantôt  de 
deux  amas  plus  ou  moins  parallèles,  l'un  antérieur,  l'autre  postérieur. 

Dans  la  partie  postérieure  de  la  formation  réticulée  grise,  on  trouve, 
en  arrière  des  noyaux  du  cordon  latéral  et  dans  toute  la  bauteur  de 
l'émergence  des  nerfs  vague  et  glosso-pharyngien,  un  petit  amas  gris 
mal  délimité  contenant  de  volumineuses  cellules  polygonales,  fusiformes 
ou  arrondies  et  désignées  sous  le  nom  dc  noyau  ambiyuus  de  Clarke  ou 
de  noyau  moteur  des  nerfs  vague  et  glosso-pharyngien  (Nab,  coupe  Hll. 
Fig.  399;  coupes  H9  et  HIO,  Fig.  366  et  367,  p.  529  et  532). 

Au  niveau  du  tiers  inférieur  de  l'olive  bulbaire,  tous  ces  amas  se  fu- 
sionnent plus  ou  moins  complètement  en  un  seul  qui  fait  corps  avec  le 
reste  de  la  formation  réticulée  grise,  et  s'étend  de  la  substance  gélatineuse 
de  Rolando  et  du  noyau  du  cordon  de  Burdach  au  noyau  juxta-olivaire 
externe  (coupes  H14  et  H15,  Fig.  444,  445,  p.  677  à  679). 

3*'  Sur  toutes    les    coupes  qui  passent  au-dessous  de  l'olive  bulbaire 
(coupes  H16  à  H18,  Fig.  446  à  448,  p.  680  à  68i),  la  formation  réti- 
s.,11     aspect    au   culéo  subit  dc  iiouvcaux  cbangemonts.  Dans  la  formation  réticulée  blanche. 

niveau    de     ]"entre-  a,  i        ]•  ri-  r        *  ■  /  •    ■  -.-r 

i:roiscmcnt  sensitif.  apparaît  sur  Kl  liguc  médianc  1  entre-croisement  supérieur,  sensittf,  ou 
piniforme  du  bulbe  (xpin,  coupe  H17.  Fig.  400);  mince  et  étroit 
d'abord,  il  s'accroît  rapidement,  revêt  l'aspect  d'un  cône  de  pin,  à  la  for- 
mation duquel  concourt  la  grande  majorité  mais  non  la  totalité  des  fibres 
de  la  couche  inter-olivaire  (SRa  cio).  Les  fibres  entre-croisées  se  portent 
en  dehors  et  en  arrière,  décrivent  des  arcs  en  avant  de  la  substance  grise 
centrale,  traversent  toute  la  formation  réticulée  grise  dont  elles  constituent 
les  fibres  arciformes,  puis  se  rendent  dans  les  noyaux  des  cordons  de  (îoll 
(NG)  et  de  Burdach  (NB). 

X^'A  formation  réticulée  (//'/".sr  (SRg)  semodilie  égalciiiout.  Elle  s'allonge 
dans  le  sens  antéro-postérieur,  s'étend  du  noyau  juxta-olivaire  interne 
(Noi),  qui  la  sépare  de  la  pyramide  antérieure  (Py)  du  bulbe,  jusqu'à  la 
substance  gélatineuse  de  Holando  (SBg)  et  aux  noyaux  des  cordons  de  (ioU  \ 
(NG)  et  de  Burdach  (NB).  Les  trabécules  gris  sont  épais,  diffus  et  disse- i 
minés,  et  forment  une  masse  qui  atteint  presque  en  avant  et  en  dehors  la  | 
périphérie  du  bulbe  ;  elle  en  est  séparée  en  arrière  (>t  (M1  deliors  par  une  \ 


ctiM  i(,i  i;  \  I  iM\    I  \  I  i,i;i  II  H  i:   hi     i;  im  M  in;  n  (;i:i' Il  \  i.K.         .';o7 

,,ii(lii' (11'  liliic^  li'ii- I  hiili  ii;il('>  ;'i  -^iiil.nr  de  -^ccl  ion  lii;iii;^iil;ii  ir,  i|iii  |)r(t- 
\i,iiii('iil  ilil  corps  rcslirormc.  coii'-iil  iH'iil  le  laiscrait  (rri'hrllfii.i  ilnfi  t  {\i' 
l'ieclisig,  «'(  se  |tI"olollj^t'lll  il;ili>  l,i  lllorllc  •'•|)lllirir  l.,i  slirlMcc  (le  ^l'clioii 
(!(>(•(»  fai^ccîm  ;uii;niiMilr  il<'  \oIiiiiii-   à   iin-siiir   (pic    l'on    sr    i;i|i|iroi|ii'   {\\\ 

mIIcI   (lu   luillx'    l'I    s'insinue    |i('lil    i\    pclil    cnlir    l;i   lornnilion    im'I  icnli'i-, 


Crst  .  - 
f  ir  .  . 


TToi  .. 


.  400.  —  La  formation  réiicuh'e  au  niveau  de  l'enlre-croisoment  piniforme  ou  sen- 
-itif  du  bulbe.  Le  noyau  juxta-olivaiie  interne,  les  noyaux  de  (ioll,  de  Hurdacli  et  de 
V.  Monakow.  Coupe  transversale  du  bulbe.  Métliode  de  \Veic;ert-Pal.  6/1  grandeur 
nature.  (Voy.  description  de  cette  coupe,  p.  681,  coupe  H17,  Fig.  447.) 

Cil,  cordon  de  Burdacli.  —  CG,  cordon  de  Goll.  —  Cl,  cordon  antéru-latéral  de  la 
moelle.  —  Crsl,  corps  restiforme.  —  Fil,  faisceau  latéral  du  bulbe.  —  /?/',  fdjres  interrc- 
ticulées.  —  Fs,  faisceau  solitaire.  —  SB,  noyau  du  cordon  de  Burdach.  —  SG,  noyau  du 
cordon  de  Goll.  —  NM,  noyau  de  v.  Monakow,  ou  partie  externe  du  noyau  de  Burdach.  — 
SU,  noyau  latéral  du  bulbe.  —  Noi,  noyau  juxta-olivaire  interne.  —  lYxi,  noyau  d'origine 
(lu  spinal.  —  A'xii,  noyau  d'origine  du  ji^rand  hypoglosse.  —  xpin,  entre-croisement  pini- 
forme ou  sensitif  du  bulbe.  —  /'//,  pyramide  antérieure  du  bulbe.  —  Sç/R,  substance  géla- 
tineuse de  Rolande.  —  .S'/{«,  formation  réticulée  blanche.  —  S/{«  (c/o),  la  couche  interoli- 
v.iire  de  la  formation  réticulée  l)lanche.  —  S'fl.v,  formation  réticulée  grise.  —  Vsd,  grosse 
racine  sensitive  descendante  du  trijumeau. 


î'avcr    laqiu'lle    il  se   fusionne,   et  la  substance  gélatineuse   de    Rolando. 

V'  Dès  que  l'enlre-croisement  sensitif  est  terminé  i  coupes   H19  et     son    aspect    au 


H  20,  Fi^-.  401),  les  trabécules  gris  de  la  formation  réticulée  se  con- 
I centrent  en  une  masse  arrondie  bien  délimitée,  qui  ne  contient  que  de 
'  rares  fascicules  longitudinaux  clairsemés,  se  confond  en  arrière  avec  la 
j,  substance  gélatineuse  de  Rolando  et  le  noyau  de  Hurdacli,  et  représente 


mvean     ilo     Tcntre- 
croisonicnt    moteur. 


568 


ANATOMIE    DES    CEXTllES    NERVEUX. 


la  future  corne  antérintre  ào  la  mooUc  cervicale.  Les  fibres  longitudina  le 
se  concentrent  de  plus  en  plus  à  la  périphérie  du  bulbe  et  se  continuent 
avec  le  cordon  antéro-latéral  de  la  moelle. 

Au  niveau  du  collet  du  bulbe  et  de  rentre-croisement  moteur  de^ 
pyramides  ^coupe  H20  à  H23,  Fig.  404  et  451  à  453,  p.  687  à  689),  hlj 
formation  réticulée  est  très  réduite.  Les  fibres  non  entre-croisées  de  hj 
formation  réticulée  blanche  longent  la  corne  antérieure  et  se  continuent 
avec  le  cordon  ajilerictir  [Ca)  de  la  moelle.  Quant  à  la  formation  réticulé( 


ÎTB 


;C0 


HG 


TTl 


FiG.  401.  —  La  formalion  réticulée  à  la  partie  supérieure  de  l'entre-croisenient  moleur|i 
du  bulbe.  Méthode  de  Weigert-Pal.  6/1  grandeur  nature.  (Voy.  description  dejcetto^ 
coupe,  p.  686,  coupe  H  20,  Fig.  450.) 

Ca,  cordon  antérieur  de  la  moelle.  —  CB.  cordon  de  Burdach.  —  CG,  cordon  de  Goll.  —  I 
Cl,  cordon  antéro-latéral.  —  Col.  corne  latérale  ou  processus  reticulares  de  [Lcnhossek.  — | 
Cop,  corne  postérieure.  —  NB.  noyau  du  cordon  de  [Burdach.  —  \Ct.  noyau  du  cordon  de]! 
Goll.  —  Pij,  pyramide  antérieure  du  bulbe  au  niveau  de  sa  décussation  (.rP;/).  —  SRg. 
formation  réticulée  grise.  —  TR,  tubercule  cendré  de  Rolando.  —  1  .s(/,  grosse  racine  sensi-j 
tivc  descendante  du  trijumeau.  —  XI,  fibres  radiculaires  du  nerf  spinal. 


grise  (SHg),  ses  fibres  longitudinales  se  continuent  avec  le  cordon  antéro- 
iatrral {C\)  de  la  moelle,  tandis  que  la  masse  arrondie  des  trabécules  grisl 
des  coupes  précédentes  diminue  et  s'effile;  elle  est  bientôt  séparée  du 
reste  de  la  substance  grise  centrale  par  le  faisceau  pyramidal  croisé  qui  se 
rend  dans  le  cordon  latéral  de  la  moelle  et  elle  se  présente  alors  sous 
l'aspect  d'un  amas  allongé,  déchiqueté  en  arriére,  connu  sous  le  nom  del 
La  conio  antv-  comn  antériruro  décapitée  (coupes  H21,  H22.  H23,  Fig.  451,  452, 
453,  p.  087  à  689).  L'cntre-croisemenl  j)yramidal  une  fois  elfcctué,  la 
corne  antérieure  est  reliée  au  reste  de  la  substance  grise  de  la  moelle 
par  un  col  plus  ou  moins  étroit;  sa  partie  postérieure  présente  toujours 
un  aspect  réticulé  spécial,  elle  s'insinue  entre  les  fascicules  ondulcux  du 


rieurn  ili'-capitéc. 


CdM'Kii  i;  A  I  in\    I  \ii:i;i  I  I  i;i;   ni     i;iinM  i;i.N(.i,i>ii  \  II:.  :;r,o 

I     fai-«f<'.lll    pN  l'.illliil.ll    ridi-^c    cl    |i(p|lc    \r    inilll   di'    Inusihiir    (unir    (le    Slillili;^,         b-^procrsHiin  roti- 
,1,.    ronir    'hilrrnlr    .!.•     (.nH.    ,|..    /.rorrssv/s    rrlirulnrr.    .|.>     I ,. -niions. -U     C.l,     ^^'j;'""»   ''"    ''""'""'■ 

coupe  H21.  l'i.u.   'i-il,  I'.  liST). 

Faisceaux  compacts  de  la  formation  réticulée. 

Ruban  de  Reil    lini  .  Srhirifr  dos  ,ui(rin>  alii'in.iiKls,  filli'l  lies  aulriirs  anglais. 

^^^()NVMll:  ol  HismuiniK  :  lui   ISO'.I,  llril  dt-crivil  sons  l(!  imiii  de  nihnii  (Srlilcifo)  un        '-'■  nil.an  i\o  Hoil. 
laisco.ui  siliu'-  à  la  i>arlit'  anh'ricuir  de  la  calollo  prolulw'ranlicllr,  ('l.fndu  dans  l<;  sons       Misioriiim-. 
Iraii-^vi'i  sa!  du  raplu'  nit'dian  au  point  de  prm'lration  dans  la  ralol.lc  des  nerfs  facial  et 
(riiunifaii,  faisceau  faisan!  suite  d'après  eel  auteur  aux  tilncs  (pii  enveloppent  l'extie- 
uiit»'  supérieure  de   r(di\t'  Imlliaiie  el  à  celles  qui  soni  adossées  à  la  face  postérieure 
dps  pyramides  anii'rieures  du  hiillie. 

Heil  nionlra,  on  outre,  ([ue  ce  faisceau  S(î  divise  au-dessus  du  point  de  pénétration 
des  Vil"  et  V' neifs  crâniens  en  deux  segments  :  r('?i/!cr«e  reste  profond,  monte  en  ligne 
droite  dans  le  pédoncule  cérébral  et  se  place  en  arrière  du  locus  uiger  ;  Vexirrne 
Icvient  suiierllciel.  apparaît  sur  la  face  latérale  de  l'isllimc  de  l'encéphale  entre  le 
|iédoncule  ciMi'bral  et  les  pédoncules  cérébelleux  supérieur  et  moyen,  se  porte  obli- 
i|uenienl  en  liaul.  en  arrière  et  en  dehors,  croise  et  contourne  en  anse  la  partie  supé- 
rieure du  pédoncule  cérébelleux  su]térieur,  puis  redevient  profond  en  s'enfoncant  sous 
le  tubercule  (]uadrijumeou  postérieur  et  le  bras  de  ce  tubercule.  I.e  segment  externe  du 
riihitn  se  diviserait  à  ce  niveau  en  deux  faisceaux  divergents  ou  radiations  :  l'un  se 
porterait  en  avant,  fusionnerait  le  long  du  ])ord  externe  du  pied  du  pédoncule  cérébral 
avec  le  faisceau  interne,  profond  ou  vertical,  adossé  à  la  face  postérieure  du  locus  niger, 
et  s'irradierait  avec  lui  dans  le  thalamus  en  passant  au-dessous  des  corps  genouillés  ; 

(pielques  libres  atteindraient  la  couronne  rayonnante.  L'autre  faisceau  se  porterait  en  < 

dedans,  s'élalerait  en  éventail  au-dessous  du  tubercule  cjuadrijumeau  antérieur,  forme-  ? 

rait  avec  celui  du  côté  opposé  le  toit  de  l'aqueduc  de  Sylvius,puis  s'entre-croiserait  avec  fj 

lui  et  constituerait  la  commissure  postérieure  du  cerveau.  Les  auteurs  qui  ont  suivi  0 

Reil  iMurdach,  Tiedemann),  ont  désigné  le  segment  interne  profond  ou  vertical  de  ce  * 

faisceau  —  connu  déjà  de  Haller  (17o6)  —  sous  le  nom  de  lemniscus  (ruban)  ;  le  segment  ^ 

externe,  superficiel,  oblique  et  curviligne  sous  celui  de  laqueiis  (lacet)  :  la  partie  infé- 
rieure ou  bulbaire  sous  le  nom  de  faisceaux  oUvaircs  [Olivcnkernstriiufje,  Burdach). 

Si  l'on  fait  abstraction  des  connexions  inférieures  et  supérieures  du  ruban  dit  de  Reil 
connexions  qui  ne  furent  découvertes  que  beaucoup  plus  tard),  la  description  donnée 
par  Reil,  du  trajet  protubérantiel  et  pédonculaire  du  faisceau  qui  porte  son  nom,  con- 
corde parfaitement  avec  nos  connaissances  actuelles.  Mais  les  dénominations  nom- 
breuses et  variables  qui  ont  été  assignées  par  les  difl'érents  auteurs,  aux  différents 
segments  et  parties  de  segments  du  ruban  de  Reil,  n'ont  pas  peu  contribué'  à  rendre 
sa  conception  quelque  peu  confuse  et  obscure.  Beaucoup  d'auteurs  emploient  indilTi'"- 
remment  les  termes  de  laqueus,  teviniscus,  Schleife,  ruban,  fîllet,  et  les  considèrent 
comme  synonymes.  Henle  englobe  sous  le  nom  de  lemniscun  les  deux  segments  du 
ruban  de  Reil,  le  lemniscus  de  Haller  et  le  laqueus. 

I>e  lemniscus  de  Haller,  Burdach,  Tiedemann,  est  encore  désigné  sous  les  noms  de  synonymies  du 
(i)uclic  vuhaiii'c.  Schlcifeii-achicht,  partie  antérieure  du  faisceau  latéral  ou  intermédiaire  '''"^"'*'="^- 
du  bulbe  (^Gruveilbier),  vordcrc  Ahtheilunr/  der  Vorderstrdnge  (Stilling,  Reichert,  Forel, 
Fiechsig,  Edinger,  Bechterew)  ; 'partie  sensitive  des  pyramides,  faisceau  sensitif  (Sappey  et 
Duval);  médiate  [obère]  Schleife  (Obersteiner).  Ruban  principal,  Hauptschleife  (Bechterew). 
Rtiban  de  Reil  médian  (Dejerine).  Médiate  Schleife,  lemniscus  média l is  [KdWiker).  Tracfus 
lecto-spinales  et  butbares  i  Edinger^. 

Le   laqueus  sous  ceux    de   ruban   ou  ganse  de  Reil  ((Iratiolet,   Longet)  ;   faisceaux       synonymies     ilu 
triangulaires   de   l'isthme  {CA'n\ei\hiev)  ;  Schleifcnfeld,  Trigonum  lemnisci ;  ruban  de   Reil   laqncus. 


570  A-NATOMIE    DES    CENTRES   NERVEUX. 

latéral  (Dejerine); /a/e/'«/e  Schleife,  leinniscus  lateralis  (KOlliker);  latérale   odcr  untere 
Schlcife  iBecbterew);  latérale  untere  Schleife  (Obersteinei) ;  latéral  fillet  tract  (Ferrier  et  1!^ 
Tnrner)  ;  faisceau  acoustique  (Charpv). 

La  partie  du  ruban  de  Reil  qui  s'irradie  dans  le  tubercule  quadrijumeau  postérieur 

est  appelée  ruban  inférieur,  untere  Sc/i/e//'c(Henle,Forel);  unteres Schlcifcnblatt  (Meynerl  ; 

Schleife  des  unteren  Ziceihùgels  (Forel);  ruban  du  tubercule  quadrijumeau  postérieur; 

untere  oder  latérale  Schleife  (Bechterew)  ;  latérale  [untere)  Schleife  (Edinger)  ; 

svnonjmics  do  la         Celle  qui  se  rend  dans  le  tubercule  quadrijumeau  antérieur   porte  les    noms    de 

ruUn  a"  Rcn"'*"'"    '■"^«"  supéricw,  obères  Schlcifcnblatt  (Meynert)  ;  obère  Schleife  (Forel)  ; 

La  partie  qui  aborde  le  thalamus  est  appelée  couche  rubanée  principale  ou  proprement 
dite,  Haupltheil  dcr  Schleifenschicht,  eigentliclie  Schlcifenschicht  (Forel,  Meynerl ,  Bechte- 
rew) ;  Thalamus  Schleife  (Forel)  ;  médiate  [obère]  Schleife  (Edinger). 

La  partie  enfin  qui  directement  ou  indirectement  s'irradie  dans  la  couronne  rayon- 
nante, a  été  désignée  par  V.  Monakow  sous  le  nom  de  ruban  cortical,  Rindenschleife. 
Bechterew  distingue  dans  la  couche  rubanée  ou  ruban  de  Reil  médian  un  segment 
interne,  originaire  du  noyau  de  GoU  [médiate  Abtheilung  der  Haupt schleife,  segment 
interne  du  ruban  principal,  Bechterew),  qu'Édinger  désigne  à  tort  sous  le  nom  de  médiate 
Schleife,  et  un  segment  externe,  originaire  du  noyau  de  Burdach  [latérale  Abtheilung  der 
Hauptschleife,  segment  externe  du  ruban  principal,  Bechterew)  et  auquel  Edinger  applique 
le  nom  de  latérale  Schleife. 

Le  ruban  de  Reil  reçoit  enfin,  de  la  voie  pédonculairc ,  le  système  des  fibres  aberrantes 
(p.  543).  Les  trois  groupes  de  fibres  que  nous  avons  désignés  sous  les  noms  de  pes  Icm- 
niscus  superficiel,  de  pes  lemniscus  j^rofond  et  de  fibres  aberrantes  protubérantielles  ont 
reçu  des  différents  auteurs  les  dénominations  les  plus  variées  :  le  pes  lemniscus  super- 
ficiel (Dejerine)  porte  les  noms  de  :  fascicules  les  plus  internes  du  ruban,  médialsteBiindel 
der  Schleife  Forel)  ;  medialste  Bùndel  der  medialen  Schleife  (Obersteiner)  ;  Fusschleife,  pes 
lemniscus  (Henle,  Meynert,  Stilling,  Obersteiner);  mediales  accessorisches  Bundel  der 
Schleifenschicht  (Bechterew),  faisceau  interne  accessoire  de  la  couche  rubance;  médiate 
Bûndel  der  Schleifenschicht,  médiate  Schleife  (Bechterew). 

Le  pes  lemniscus  profond  (Dejerine)  a  été  appelé  :  pes  lemniscus  (Flechsig)  ;  zerstreutcs 
accessoriches  Bûndel,  faisceau  accessoire  disséminé  (Bechterew)  ;  pédoncide  du  locus  nigcr 
(iMeynert).  Les  fibres  aberrantes  protubérantielles  (Dejerine)  ont  reçu  le  nom  de  fascicules 
latéraux  ponticiues,  latérale  pontinen  Bûndel  fSchlesinger). 
synoiijniics  de  la  La  partie  inférieure  ou  bulbaire  du  ruban  de  Reil  porte  également  des  dénomina- 
partio  m  cncure  <iu  jj^j^g  jp^.g  diverses.  Cruveilhicr  montra  qu'elle  ne  procède  pas  des  corps  olivaires  du 
bulbe  comme  le  croyaient  Reil  et  Burdach,  mais  qu'elle  se  continue  avec  les  faisceaux 
sous-olivaires,  c'est-à-dire  avec  toutes  ces  fibres  qui  forment  le  faisceau  latéral  ou  inter- 
médiaire du  bulbe,  et  que  Ci^uveilhier  englobe  sous  le  nom  de  faisceau  de  renforcement  du 
bulbe,  ou  faisceau  innominé. 

Aujourd'hui,  le  terme  de  faisceau  latéral  du  bulbe  n'est  gu('re  appliqué  qu'aux  libres 
(jui  occupent  la  périphérie  du  bulbe  entre  le  corps  restiforme  et  l'olive  bulbaire;  mais 
il  ne  faut  pas  oublier  que  pour  les  anatomistes  de  la  première  moitié  de  ce  siècle, 
Valentin,  Rolando,  Burdach,  Foville,  Cruveilhier,  Longet,  ce  terme  s'appliquait  à  toute 
la  région  connue  aujourd'hui  sous  le  nom  de  formation  réticulée  du  bulbe.  C'était  un 
vaste  faisceau  qui  s'adossait  au  niveau  du  raplié  bulbaire  à  celui  du  côté  opposé,  appa- 
raissait sur  chacjue  face  latérale  du  bulbe,  entre  l'olive  et  le  corps  restiforme,  et  s'éten- 
dait dans  le  sens  antéro-postérieur  du  plancher  du  4"  ventricule  à  l'olive  bulbaire  et  à 
la  pyramide  antérieure  du  bulbe.  Ces  anatomistes  connaissaient  l'entre-croisement  in- 
complet de  la  pyramide  antérieure  du  jtulbe  et  sa  continuation  en  grande  partie  avec  le 
cordon  latéral  croisé  de  la  moelle,  et  en  petite  partie  avec  le  cordon  antérieur  du  même 
côté;  mais  ils  croyaient  que  le  corps  restiforme  se  prolongeait  dans  le  cordon  postérieur 
de  la  moelle,  et  admettaient  que  le  faisceau  latéral  ou  intermédiaire  du  bulbe  était  consti- 
tué par  toute  la  portion  de  la  colonne  antéro-latérale  de  la  moelle,  qui  ne  se  continue 
point  avec  la  pyramide  du  côté  opposé,  porlion  qui,  d'après  eux,  s'enlre-croisait  dans 


,  ,,M  i,.i  11  \  ii(»\   I  NTi;iii  i;i  lii'.   i»i     iiiiitMiti;.N(;i:i'ii.M.i;.         :i7i 

'  f  .,||,«  1,1  liaiilriii  ilii  IuiIIm-  cm  iMriii.iiil   Vnilir-rrDisrtncnl  sniicriiiir  à  rrliii  îles  jnjnimidcs. 

|.'i\.mi<ii  «If  1  iui|i.s  liiics  inoiili;i  Imi-iiI«M  à  SlilliiiK.  H'-iliTs,  Cl.iik"',  Liiys,  Kdllikrr, 

nie  Vnitit'-noisrmcnt  sitiirririir  ilii  biill.r  |U(iviriil  «les  noyaux  ilrs  ..n dons  |H).slrricnrs,  ft. 

,.ti  l'aiipi'la  cutir-n-oiscmnil  sensitif,  \>\<u   cpic   l.i  dcslinalion   iill-'i  unie  <lfi  ses  filtres  frtl. 

iiifine  |.ii>lil<'niali(inc:  pi. m  les  uns    llnuncnin.  Itniler,  Tleclisi^'    1rs  (ilncs  des  noyaux 

,|,>s  roulons  poslirieni s  se  icntlaiml  apn-s  e,nlre-ci-oisem<'nl  dans  1"'S  (dives  Itnlliaires; 

rt  de  là.  dans  ii-  corps  lestilninic  l'ar  linhi  no  diaiir  des  libres  aii;ifoinn;H  exieines  du 

hullie;  pour  Meynerl.  elles  se  iiiaiaiml   à   la   |.aili.'  cxlerno  des  pvraniidos  antérieures 

du  liull'e.  nionlaionl  avec  cilis  dan--  la  pi  ciIuImi  ani  c  d  \,-  pi'ddnculo  (('irinal  dont  elles 

iU|>aienl  la  partie  externe,  juiis  s'il  i  adiaiiMil  daii'-  \r  lidir  or.ipilal.     Voy.   ili'-lori(|uo 

la  voie  pédonculaire,  p.  82.) 

En    janvier   1870,   Sappey  et  Duval   reconnurent,  en  se  servant  de  la  im'lliode  des 

mpes  inicroscopiiiues  sérii'es.  que  les  libres  des  noyaux  des  cordons  postf'-iieurs  et  de 

.  iilre-eroisemont  .suiu-rieur  du  bulbe  montaient  dans  le  bulbe  en  arrière  des  pyramides, 

-,•  plai-aienl,  dans  la  lu-otulu'rance,  en  arrière  des  libres  transversales  du  pont,  dans  le 

|M(loncule,  en   arrière   du  locus  nit,'er,  puis  s't'talaient  le  long  de  la  face  externe  du 

p.doncule  ct'rébral  et  pénétraient  dans  la  cou<lie  o])li(|ue.  Ces  auteurs  recr)nnurent  et 

liiiurèrent  ainsi  les  ineniiers,  les  connexions  inférieures  du  ruban  de  Iteil,  telles  qu'elles 

>.inl  admises  aujourd'lnii  ;  mais  leur  découverte  n'eut  pas  le  retentissement  auquel  elle 

avait  droit.  I,a  ménie  année  (187G),  Flechsig  démontra,  par  la  méthode  myélogénétique, 

1  inexactitude  de  l'Iiypotlièse  de  Meynert  sur  la  participation  des  fibres  des  noyaux  des 

allons  postérieurs  à  la  constitution  de  la  partie  externe  de  la  pyramide  et  de  la  partie 

\lerne  du  pied  du  pédoncule  cérébral.  Mais  ce  ne  fut  qu'en  188."),  qu'Edinger,  puis 

I  Icchsig  démontrèrent  à  Faille  de   la  même  méthode  (chez  un  fœtus  de  8  moisj,  la 

onlinualion  des  libres  de  rentre-croisement  sensilif  avec  la  couche  inter-olivaire  du 

l'ulbe  et  avec  la  couche  lubanée  de  la  protubérance.  En  1883,  v.  Monakow  avait,  du 

reste,  signalé  la  dégénérescence  ascendante  de  la  couche  inter-olivaire  et  du  ruban  de 

Ueil,  à  la  suite  d'une  hémisection  de  la  partie  inférieure  du  bulbe  du  côté  opposé. 

2 

Do  Idiis  les  liiisc'caux  C()iii|)a(is  di}  la  lornialioii   i"(''ticiiltM',  je  ruban  de      v,ic  aouscmMi-.  r\ 

Reil  est  sans  (•diilrcdil  le   plus   iiiijiorlant  et  le  mieux   diiïéroncié.  Il  tii'c 

son  oriiiine  principale   des  noyaux  des  cordons  postérieurs  de  la  moelle  j 

épinière,  contribue  à  former  les  libres  arciformes  internes  de   la  partie  ^ 

inférieure  du  bulbe,  puis  s'entre-eroise  en  arrière  des  pyramides  anté- 
rieures au  niveau  de  Y  entre-croisement  supérieur,  sensitif  o\\  piniforme  du 
bulbe.  Il  change  ensuite  de  direction,  devient  ascendant,  parcourt  la 
couclie  inlerolivaire.  la  partie  antérieure  de  la  calotte  protuI)érautielle  et 
de  la  calotte  |)éd()nculaire,  se  porte  peu  à  peu  en  dehors  et  en  arrière  et 
-e  Icruiine  linalenienl  dans  la  j)arlie  postérieure  et  inférieure  du  noyau 
l'xterne  de  la  cciuche  optique,  dans  cette  région  située  au-dessous  et  en 
dehors  du  centre  médian  de  Luys,el  que  nous  avons  désignée  sous  le  nom 
th>  ri'ujion  du  ruban  de  Reil  médian. 

Noyaux  des  cordons  postérieurs  (Ncp).  —  Les  noijaux  des  cordons     Los  noyaux  aori- 
^>o$^cr[cursy^^^^)o\\noyauxdeGoUi^{^)etdeBurdach{^'i),[GO^^^^  j;'°l  "^^   '■"'^^"  ^^ 

à  H22,  Fig.  400,  401,  403,  440  à  4o2),  d'où  i)rocède  le  ruban  de  Reil, 
occupent  la  parlie  inférieure  ou  fermée  du  bulbe  et  s'étendent  des  corps 
restiforme  (Crst)  et  juxla-restiforme  (Cj)  (coupes  H 13  et  H 14,  Fig.  402, 
444 1  au  collet  k\\\  hiilbe  coupe  H21,  Fig.  371).  Ils  api)araissent  d'abord 
sous  les  traits  dune  masse  informe  qui  fait  suite  au  noyau  de  Deiters  et 


;i72  ANATOMIE    DES    CENTRES    .\E  II  VEUX. 

aux  noyaux  du  corps  rcsliformo  (coupe  H13,  Fig.  402)  et  dont  la  fact 
antérieure  se  fusioniu',  de  dehors  en  dedans,  à  la  substance  gélatincuesi 


Fs 


ITXIE 


Vu:.  402.  —  Les  noyaux  des  cordons  poslérieurs  aux  confins  des  corps  restiforme  el 
juxta-resfiforme,  les  fibres  arciformes  inlerréliculées,  la  partie  supérieure  de  rentre- 
croisement  pinifoi^me  et  la  couche  interolivaire.  Coupe  passant  par  le  tiers  inférieur 
de  l'olive  bulbaire ,  le  noyau  de  l'hypoglosse  et  les  libres  radiculaires  du  nerf 
pneumo-gastrique.  Méthode  de  AVeigert-Pal.  6/1  grandeur  nature.  (Yoy.  description 
de  cette  coupe,  p.  673,  coupe  H13,  Fig.  443.) 

Cp,  extrûniité  supérieure  des  cordons  postérieurs.  — NCp,  niasse  commune  aux  noyaux 
des  cordons  poslérieurs.  —  Crsl,  corps  rcstifornie.  —  fus.  fibres  arciformes  superficielles. 

—  f'cb,  fibres  arciformes  cérébello-olivaires.  —  fio,  feutrage  infra-onvairc.  — fir.  fibres  arci- 
formes interréticulées,  provenant  des  noyaux  des  conlons  postérieurs  et  s'cntre-croisant 
à  la  partie  postérieure  du  raplic  ;iu  niveau  du  bord  supérieur  de  lentre-croisemenl  pini- 
formc  (.ipin).  —  /•'//,  faisceau  latéral  du  bulbe.  —  Fs,  faisceau  solitaire.  —  \ab,  noyau 
ambigu  ou  noyau  antérieur  du  vague.  —  Narc,  noyau  arqué  prépyramidal.  —  A7/,  noyau 
latéral  du  bulbe.  —  Noe,  noyau  juxta-olivaire  externe.  —  A'o/,  noyau  juxia-olivaire  interne. 

—  A'/7, noyau  réticulé,  —  A' .vy;, noyau  postérieur  du  vague.  —  .Vxii.  noyau  de  l'hypoglosse. 

—  Oi,  olive  inférieure  ou  l)uibaire.  —  .vpin,  entrc-croisemont  piiiiforme.  —  /'//■  pyramide 
antérieure  du  bulbe.  —  Sy/f,  substance  gélatineuse  de  Holando.  —  SRa  (c/o\  formation  réti- 
culée blanche  (couche  interolivaire).  —  TM,  trou  de  Magondie.  —  Vsd,  grosse  racine  sensi- 
tive  descendante  du  trijumeau.  —  A',  fibres  radiculaires  du  nerf  vague.  —  A7/,  fibres  radi- 
culaires de  l'hypoglosse. 

de  Holando  (SgR),  à  la  partie  postérieure  de  la  fornialion  réticulée  (SR)  el 
à  la  substance  grise  centrale  (Sgc)  ;  la  face  postérieure  irrégulièrement 
dentelée  est  entourée  d'une  couche  de  fibres  IonuilndinaI(>s.  d'abord  mince 


CdM  ii.i  i;  \  I  h»  \    I  \  I  II;  I  i;i  li  I,   m     i;  im  mih:  n  ci,  i- ii  \  i.i:.  i;r.\ 

,.|    clroilf     ('.|>.   coupe    H13.   I''i,i:.    it>2     iii.ii->   (|iii     aw^ iilr    r,i|ii.|riiniit 

,1  ,.|,;ii-,s('iii-    coupe  H7,  l-'if;.  KM»  .  se  (•(PiiliniH'  ;i\rc  1.'^  (•(.rdon-^  |..i-|,iiriii^ 

,1,.  |:i   mnrllc    cl    ><(';4iniMil('   l.t  musse  ^li-^r  («iiiiiiiiii ii  <lrii\    ii(.\;iii\    :  I  (iii 

,\|c|-in-,    on   11)1/1111  tir  liitnlnr/i  <W\)\     \':\\\\\r    iiiliTiic,     on    inn/iiii    ilc    doll 

\(\  .    (les   iioviiiix   ilficiniiiicnl    ;i    l;i  ■>nil',iri'  du    liiillir    lu    -.lillir   ijrs   |»yra- 

ii,i,|i->  po-^lfi-iciircs  cl    tics   liilicrciilcs  ciiiiciror mes     h'i^.  XVl.    Ils    rcprt-- 

^,  nient  ^W\\.\  colonnes  ^ii->es  ;uloss('es  en  liani  cl   i|ni  s'eriijenl  en  has,  où 


^■'V  Jr\^:  '^^i-^ 


,.x"pn 


;.  iO."J.  —  Los  noyaux  «le  (loll  et  dtî  Hurdacli  et  l'ciilre-cioisoiiiciil,  piniforme  ou^sen- 
silif  du  bulbe.  MiUliodi'  du  Wei^cii-Pal.  G/l  grandeur  nature.  (Voy.  description  de 
celte  coupe,  p.  683,  coupe  H18,  Fig.  448.) 

<\t.  cordon  .'intérieur  de  la  moelle  f.iisant  suite  à  la  formation  réticulée  blanche.  —  CB^ 
cordon  de  lUirdacli.  —  CG.  cordon  de  Goll.  —  Cl,  cordon  latéral.  —  Coa,  corne  antérieure. 
fir.  libres  arcilormes  intcrréticulées.  —  PHt,  faisceau  latéral  du  bulbe.  —  NB,  noyau  de 
Burdach.  —  \G,  noyau  de  Goll.  —  *Vxi,  noyau  du  spinal.  —  P.y,  pyranùde  antérieure  du 
bulbe.  —  SRf/,  formation  réticulée  f,'rise.  —  TR,  tubercule  cendré  de  Rolando.  —  Vsd, 
grosse  racine  sensitivc  descendante  du  trijiuneau.  —  xpin,  entre-croisement  piniforme  ou 
sonsitif  du  l)idl)o.  —  .\7.  l-'ibre-;  radiculairc^  du  spinal. 


elles  sont  complètement  séparées  l'une  de  l'autre  })ar  les  fibres  des  cor- 
dons postérieurs. 

Le  noyau  de  Burdach  XBi  nucleits  fuuiculi  cifnea/i,  restifonn  nucleus  i,o  noyau  .le  Bm-- 
[Clarke),  hilcrab's  /u/iterrs  Nehenhorn  {Rrlcliert)  adhère  dans  toute  sa  liau-  ''^'^''" 
leur  à  la  Connalion  icticuléc;  de  sa  partie  postérieure  et  externe  se  détache 
un  petit  noyau  irrci;ulièremcnt  déehi([uelé.  plonj^é  au  sein  des  fibres  du 
cordon  postérieur  et  uni  à  la  niasse  principale  par  des  travées  grises  plus 
ou  moins  ii()uil)reuses  coupes  H13  à  H17,Fig.402  et  it4  à  447,  p.  677 
à  1)8:2  .  Il  porte  le  nom  de  noyau  e.i:lcnic  de  Burdach  (nucleus  externus 
funiculi  cuneàti),  outer  restiforni  nucleus  [Clarke]  ou  encore  de  noyau  de 
V.  Monakow  (XM),  cet  auteur  ayant  démontré  ses  connexions  avec  le  corps      son  scgmcut  ex- 

,.       i.T  I  •      I  '  I  1-  I        1'  1  I  I       r«    •!  terne   ou    novau    «le 

rc>titoiine  et  son  indépendance  couij)lete  d  avec  le  ruban  de  neil.  Monakow.    ' 


A.NATUMIK    DES    CENTRES    NERVEUX. 


Son  serment   in-  La  iiiassc  priiicipiilo  du  noyau  de    Burdach,  désignée   encore  sous  1( 

cliaic""  "'"^ '^  '  ""  i^om  de  noyau  de  Burdach  (NB)  proprement  dit,  ou  de  noyau  interne  d( 
Burdach,  représente  sur  les  coupes  une  excroissance  volumineuse  reliét 
à  la  formation  réticulée  par  une  large  base  d'implantation  ;  elle  os' 
entourée  en  cupule  par  une  épaisse  couche  de  fibres  du  cordon  posté- 
rieur qui  la  sépare,  en  dedans,  du  noyau  de  Goll,  en  dehors,  de  la  sub- 
stance gélatineuse  de  Rolando  (coupes  H16  à  H20,  Fig.  370,  tOO,  iOl, 
403),  et  de  la  corne  postérieure.  Le  noyau  interne  de  Burdach  diminue 
rapidement  d'épaisseur  de  haut  en  bas,  et  n'est  plus  représenté  au  niveau 
de  l'entre-croisement  moteur  que  par  une  saillie  mamelonnée  plus  ou 
moins  prononcée,  du  sommet  de  laquelle  se  détachent  (coupes  H18  à 
H  21,  Fig.  403  et  449  à  451,  p.  68o  à  687)  d'épais  fascicules  de  fibres  qui 
rayonnent  dans  le  cordon  de  Burdach  (coupes  H18,  H20.  Fig.  403,  401 1. 
Leno.vau  de  Goii.  Tout  autro  cst  la  fomic  du  noyau  de  Goll  (\G)  {nucleus  funiculi  gva- 
ci/is,  posipyramidal  nucleus  [Ciarke),  mcdiales  h'mteres  Nt'benhorn  [Rei- 
chert)  ;  de  même  volume  et  de  même  forme  au  début  que  le  noyau  de 
Burdach  (coupes  H16,H17,  Fig.  370,4001,11  revêt  très  rapidement  sur 
les  coupes  l'aspect  d'une  massue  aplatie  dans  le  sens  transversal,  qui  n'est 
séparée  de  la  périphérie  du  bulbe  que  par  une  mince  couche  de  fibres 
longitudinales  et  qui  est  reliée  à  la  substance  grise  centrale  par  un  pédi- 
cule mince  et  étroit  (coupes  H18  à  H20,  Fig.  403,  401  ). 

Le  noyau  de  Goll  descend  plus  bas  que  le  noyau  de  Burdach  ;  au  niyeau 
de  l'entre-croisement  moteur  (coupes  H20,  Fig.  401),  ses  dimensions 
antéro-postérieures  sont  encore  considérables  alors  que  le  noyau  de  Bur- 
dach tend  à  disparaître.  Au  voisinage  du  collet  du  bulbe  i coupes  H21, 
H22.  Fig.  451  et  452,  p.  087  et  088),  le  pédicule  disparaît  et  le  noyau 
de  Goll  se  termine  par  une  extrémité  libre,  aplatie  latéralement  et  plongée 
au  sein  du  cordon  postérieur  de  la  moelle  (^Fig.  420,  p.  030  . 

Les  noyaux  de  Goll  et|de  Burdach  différent  l'un  de  l'autre  non  seulemeul 
par  leur  forme,  mais  encore  par  leur  aspect  ;  dans  le  noyau  de  Goll,  la  sub- 
stance grise  et  les  fines  fibres  (jui  le  sillonnent  sont  uniformément  dissémi- 
nées; dans  le  noyau  de  Burdach  .  la  substance  grise  se  rassemble  en  îlots  ar-  , 
rondis  ouoblongs(coupesH16,H17,Fig.400et370,  p.  538)  entourés  d'uu 
dense  feutrage  de  fibres  lorteinent  colorées  par  la  laque  hématoxylinique. 
Lcsconncxions.i.s         Fibrcs  arciformcs  interréticulées  et  entre-croisement  pini- 
"i7piarh' et  l'ps (ibrcl  forme  ((ir,  xpin).  —  Le  noyaux  de  Goll  et  les  noyaux  d(>  Burdach  (^interne  i 
aruiformes    intern-  ^,[   ,.x((>pii(.)  représentent  Ics  uovaux  de  terminaison  des  libres  des  cordons 

lirnlees  de  la   partie  '  ,  •        _ 

inr.rieme  .iii  i.nii.e.   postéricurs  dc  hi  uioelle;  ils  sont  situés  sur  le  trajet  de  la  voie  cérébelleuse  ' 
inférieure,  et  envoient  au  corps  restiforme  ou  en  reçoivent,  un  certain  i 
nombre  de  fibres  qui  montent  directement  dans  le  corps  restiforme  et  pro- 
viennent |)lus  i)articulièreinent  du  noyau  externe  de  Burdach.  Le  noyau 
de  Goll  et  le  noyau  interne  de  Burdach  sont  en  outre  les  noyaux  d'origine 
(le  l'itiiportanl  système  des /dn-rs  arciforines  internes  de  la  partie  inférieure   : 
(lu    buli)e,    ou    fibres    arciforuics    inirrrrticuires   (fir).    Ces    dernières    se    ' 
détachent  de  la  partie  auttMieure  des  noyaux  de  (ioU  et  de  Burdach  sous   ; 


I 


C.i 


iMK.l  i;  \  IM'N    I  \  1  I  i;i  II  11 


1)1      i;  ilu  M  i;  I.  M.i.i'ii  A  l.i. 


fNB 


~'-^{i!,A 


iDriiir   lie  lin--    i;i-(i(  iilf->,   Iniiriiiciit    coliiit-^^    |i.i|-    l.i    l;i(|iir    Immii.i  Im\  \  I  i  n  i(|iic, 

(llli    --i'   IMtilriil    cil   ;i\;illl,  dcfil  \  l'iil   des  mes    ;iiiliiii|-    de    l;i    slll)sl;i  ||C(;  ;^ri-i' 

iriilialr  cl    --Viilrc  cidisciil ,  ;'i  .iiiuli' .li^ii .  :im  iiivisiu  du  r;i|dH'!,  m  rocriiiiiil 

iinmi"di;iliMiiiMil   .m  di'>su--  d(i  I  riiIrccntisciniMil  pyr.'imid.il  on  molcdr",  un 

(«nlrr-troiscinciil  cnmit.u'l  i|iii  ;illtMlt>  la  roiinc   d Un  (••nie  de  |)iti.  ;"i  soniind, 

noslt'ricnr,  (' f-^l   Vrnlrr-rrni'^riiu'nisKni'rieur  ou  sr/is//tf  ilu  Inillic,   Voitrc-       Loiitn!-( 
iDismicnt  pini/i)ntic    xpm    di*  Spil/.ka  (piiiilorm  dfM-ussalion      l'i^.    iD»   . 
(!(d  <>nli"('-n"(>is(>nn'iil   sidcnd  en    longueur,  du    fond  du  sillon   médian 

.inli'riiMir    à     la     sujtslaiicc 

.lise  ciMilrale  >  iMg.  tO'l).  ol 
iiliaul(Mir,d(d'(>nlro-('n)is(>- 

nirnl  pyramidal  à  la  partie 

inoV(Minodo  l'olive  Uulbaire. 

Sa  parlie    inférieure,   large 

t't   épaisse,    se    lusioiine    si 

l>ieii    av(>('     l'enlrc- croise- 

iHtMii  moteur  ([u'elle  seniMe 

en  provenir  (coupe  H19, 

Kig.4i-9,p.68o);  elle  ne  peut 

en  être  dislingnée  (|ue  par 

l;i  méthode  myélogéiiélique 

HM    p;ir    celle   des   dégéné- 

re.seences    secondaires.    Sa 

parlie  supérieure,  mince  et 

ef'lilée,  occupe  dans  les  ré- 
î  gions  inférieures  et  moyen- 
'    nés  d(^    l'olive    bulbaii-e   la 

partie    moyenne     (coupes 

H13àHl'7,Fig. 402,400  et      Fi 
,    4ii-  à  i  it),  p.GT"  à  (iSO)  puis 

la  partie  |)ostéi'ieuro  du  ra- 

plié'  coupes  Hl 2  et  H 13. 
[    Fig.  ti2  et4t3,p.(i72,()7l); 

ses  libres  se  distinguent  net- 


roisr-iiiciil 
|iiiiil'>>riiii'. 


Cû. 


xp: 

Ce; 


Px 


404. 


'1dle/:s 


Los  libres  arciformes  inLerr(''li(:ulé('S  et 


reiitre-croisenieul,  [)i  ni  forme  ou  sensilif  du  bulbe. 
Métliode  de  Weigert-Pal.  io/l  grandeur  nature. 

l"S\i,  fibres  du  noyau  de  Burdacli  concouraat  à  for- 
mer les  libres  arciformes  interniticulées  (/?/■).  —  Ca , 
cordon  antérieur.  —  Coa.  corne  antérieure.  —  .Vx(,  nayau 
du  spinal.  —  A'xii,  noyau  de  l'hypoglosse.  —  P.y, 
pyramide  antérieure.  — •  vpin,  entrei-roisemcnt  pini- 
forme  ou  sensitif  du  bulbe. 


l    temenl    des    autres    fibres 
\    qui  s'entre-croisent  dans  le 

I    raphé  (fibres  anifonm-^;  cérébello-oUvalrc,  fibi'cs  arcifunnfs  dorsales),  ^Tkca 

'^    à  leur  forte  coloration  par  la  laque  hématoxylini([ue,  à  leur  groupement 

en  fascicules  compacts  et  à  leur  mode  d'entre-croisement  à  angle  aigu. 


Couche  interolivaire  iSH,  cioi.  —  Après  leur  décussation,  les  libres      i.a  cuiui.e  mter 
jl    de  l'entre-croisement  pini forme  se  portent  en  avant  et  en  dehors,  se  placent 
ij    en  arrière    de    la  pyramide    antérieure,  entre    cette    dernière,   la   partie 
I'    fondamentale    du   cordon    antérieur  et    le    noyau  juxta-olivaire    interne 
(coupe  H17,  Fig'.  400 i,  puis  elles  deviennent  ascendantes,  occupent  la 


576  A.XATÛMIE    DI:;S    CE.XTHES    .\EliVEUX. 

partie  antérieure,  inter-olivaire  de  la  formation  blanche  réticulée  (SRa 
cio,  coupe  H17,  Fig.  iOOi,  mais  ne  constituent  pas  à  elles  seules  la  couche 
inter-olivaire;  elles  se  mélangent  en  etïet  avec  des  fibres  d'origines  variées 
dont  les  unes  proviennent  des  cordons  antéro-latéraux  de  la  moelle,  lesli 
autres  du  corps  restiforme,  du  corps  juxta-restiforme,  etc.  Ainsi  rent'or-i 
cées,  elles  parcourent  toute  la  hauteur  du  bulbe,  formant  un  faisceau 
complexe,  très  mal  délimité,  qui  longe  la  face  postérieure  des  pyramides 
dont  le  sépare  incomplètement  le  noyau  rétro-pyramidal  (Nrp\  et  qui 
s'adosse,  en  dedans  au  raphé  et  au  noyau  du  raphé  (Nr,  coupes  H9, 
HIO,  Fig.  366,  367, p.  529  et  532),  en  dehors  au  noyau  juxta-olivaire  in- 
terne \Xoi)  et  aux  libres  radiculaires  de  l'hypoglosse  (XI1\  en  arrière  aux 
autres  fibres  de  la  formation  réticulée  blanche  (coupes  Hll  à  H17, 
Fig.  441  à  447,  p.  669  à  682).  La  couche  interolivaire  est  traversée  et  cloi- 
sonnée par  les  nombreuses  fibres  arciformes  des  parties  moyenne  et  supé- 
rieure du  bulbe,  libres  qui  appartiennent,  pour  la  plupart,  au  système  des 
Lo  ruban  .le  Reii  fibrcs  cérebello-olivalres  (fcb,  coupe  HIO,  Fig. 367,  p.  532).  Ce  n'est  qu'au 
forniLi'ion^'^i^éticuiée  voisiuage  du  sillon  bulbo-protubérantiel  (coupe  H8,  Fig.  398,  p.  563), 
prombcranUc"ii'e"'''"  ^^^^  l'apparition  du  noyau  central  inférieur  i^Ncij,  que  le  ruban  de  Reil 
(Rm)  se  dégage  de  la  formation  réticulée  blanche  et  constitue  un  faisceau 
distinct,  compris  entre  la  pyramide  antérieure,  le  noyau  central  inférieur, 
l'extrémité  supérieure  de  l'olive  bulbaire  et  le  raphé  médian. 

La  couche  ruba-         Couclie  rubauée.  —  Au-dessus  de  l'olive  bulbaire  (coupe  H8.  H7, 

nceetsesdeuxscg-   pj^    .^ç,^^^  ^^^^,  gauchc,  397)  Ic  ruban  de  Reil  (Rm)  s'étale   dans   le  sens 


mcnts 


transversal;  il  occupe  dans  la  région  protubérantielle  moyenne  toute  la 
largeur  de  la  face  antérieure  de  la  calotte  et  s'étend  du  raphé  au  tronc 
du  trijumeau  (coupes,  H4,  H5,  H6,  Fig.  396,  405,  365).  Adossé  aux 
libres  du  stratum  profundum  (Strpi,  il  sépare  l'étage  antérieur  de  la 
protubérance  du  noyau  réticulé  (Nrt),  du  faisceau  central  de  la  calotte 
(Fcc)  et  d'un  petit  amas  de  substance  grise,  obloiig,  souvent  bilobé,  situé 
en  avant  et  au-dessus  du  noyau  du  facial,  en  dehors  des  libres  radicu- 
laires de  la  VI^  paire,  et  connu  sous  le  nom  A' olive  supérieure  ou 
protubérantielle  (Os).  Peu  développée  chez  l'homme,  cette  dernière  pré- 
sente chez  certains  animaux,  en  jiarticulier  chez  les  carnivores,  la  forme 
d'une  lame  grise  festonnée,  contournée  plusieurs  fois  en  S  et  rappelant, 
par  son  aspect  et  sa  structure,  les  festons  et  dentelures  de  l'olive  bulbaire  i 
ou  de  l'olive  cérébelleuse.  Sur  les  coupes  horizontales,  le  ruban  de  Reil 
forme  ainsi  une  couche  de  libres  aplatie  d'avant  en  arrière,  désignée  par 
lieichert  sous  le  nom  de  couche  ruhanée  (Sciileifenschicht),  par  llaller 
sous  celui  de  lemniscus.  L'olive  protubérantielle  la  divise  en  deux  parties 
inégales:  l'une,  volumineuse  (>t  interne,  qui  constitue  le  rulmn  de  Reil 
iiirdidit  iWm)  ou  principal]  l'autre,  |)elite  et  externe,  comj)rise  entre  l'olive 
protubérantielle  et  le  tronc  du  trijumeau,  (|ui  |)(trte  le  nom  de  ruban  de 
lieil  laff'ral  (W\). 
'"''''"'"■  Le  Ruban  de  Reil  médian  (Rm)  procède  de  la  couche  inter-olivaire 


Uiilaii      <lc      Kcil 


CdM  K.i  i;  v  I  in\    I  \  I  i;iiii:i  iti:    hi     i;  m»  m  i;i;\(:i,i'ii  \  i,K 


•Ml 


,1   ilr    l;i    ili'rii>^;il  idil     |ii  ni  Idllllc    cl    ((Ull  |il  rml    des     liltirs   ,i -ci' inl.i  ii  I  r- ,    V(!r- 
IkmIi's,    srcliiiniicc'-,    |i,ir    rimx'iiiii'iil ,    -.\w    les    cntiiics    Inni/oiil;!  le--,     jicr- 


S  tTS 


iillL 


..  Wo.  —  Lr  iLiliau  de  Heil  el  la  l'oriiialion  rrliculéc  dans  la  réyinn  iiioyeiinc  de  la 
protubérance.  L'olive  cérébelleuse,  l'embole  et  l'entre-croisement  des  noyaux  du  toit- 
Les  libres  semi-circulaires  externes  et  internes  du  cervelet  et  les  trois  pédoncules 
cérébelleux.  —  Coupe  horizontale  passant  par  la  substance  blanche  centrale  du  vermis 
au-dessus  des  noyaux  du  toit  et  sectionnant  la  pari  ie  moyenne  de  l'étage  antérieur 
de  la  protubérance.  Méthode  de  Weigert-Pal.  :{/!  grandeur  nature.  (Voy.  description 
de  cette  ctuipc.  ji.  (134,  coupe  H5,  Fig.  428.) 

Cj,  corps  juxta-restifornie.  —  Flp.  faisceau  longitudinal  postérieur.  —  fsme,  fsmi 
fibres  senii-circidaires  externes  et  internes  du  cervelet.  —  Sem,  enibole  ou  bouchon.  —  i^p, 
noyaux  pontiipies.  — ,r.\7,  entre-cmiscmcut  des  noyaux  du  toit.  —  SVII,  noyau  du  facial. 
—  Oc,  oHvo  cérCdaelleuse.  —  Os,  olive  supérieure  ou  protubérantielle.  —  Vci,  Pcin.  Pcs, 
pédoncides  cérélielleux  inférieur,  moyen  et  supérieur,  —  Rin,  ruban  de  Reil  médian.  — 
S6<'.  substance  blanche  centrale  du  vermis. —  %/f,  substance  gélatineuse  de  Rolando.  — 
Slis,  Strc.  >7/yj,  couches  des  fibres  transversales  superlicielles,  moyennes  et  profondes 
de  l'étage  antérieur  du  pont.  —  Tr,  corps  Irapé/.oïde.  —  VF,  vole  pédonculalre.  —  l'.srf, 
grosse  racine  sensltlvc  descendante  du  trijumeau.  —  l'i.  (piatriéme  ventricule.  —  yHg, 
gciimi  (lu  facial.  —   l/Zi,  troisième  segment  ou  segment  hori/oiUal  du  facial. 


lit'iulicul;iir(>ni('nl  à  Iciii'  dircclion    coupes  H5  à  H7.  1m^\  iOo,  36o,  '^97); 
il  osl  IruNcrsr  par  les  lil)res  transv(M'sales  ou  hori/onlalcs  du  co/'ps  Ira/jé- 

To.ME  n.  31 


oT8  AN'ATOMIE    DKS    CEXTHES    NERVEUX. 

zoïde  (Tr,  coupe  H5,  Fig.  405)  qui  proviennent  du  noyau  antérieur  di 
nerf  cochléaire  (VIII''  paire),  et  s'entre-croisent  dans  le  raplié. 

Kui.an    cip    Reii         Lo  Rubaii  de  Reil  latéral  iil).  situé  en  avant  et  en  dehors  de  l'oliveil 
prolubérantielle,  est  formé  de  libres  sectionnées  obliquement  ou  horizon- 1 
talement;  il  est  alimenté  par  les  fibres  du  corps  trapézoïde  [Jv>  et  de  l'olive 
protubéranlielle  (  Os  )  et  constitue  surtout  une  voie  acoustique  centrale  ;  mais  1 
il  reçoit  de  la  formation   réticulée   quelques   fibres    longitudinales   qui 
occupent  la  périphérie  rétro-olivaire  du  bulbe  et  proviennent  de  la  moelK 
épinière;  il  est  renforcé  probablement  par  quelques  fibres  du  ruban  lU 
Reil  médian. 

Les  deux  faisceaux  de  Reil  (Rm  et  RI;  se  continuent  inscnsiblemeni 
Tan  dans  l'autre  et  sont,  partant,  difliciles  à  délimiter  rigoureusement 
comme  du  reste  tout  faisceau  compact  de  la  formation  réticulée.  Dans  leui 
trajet  protubérantiel,  ils  sont  renforcés  par  un  apport  incessant  de  fibres  qui 
leur  proviennent  soitde  la  formation  réticulée,  soit  des  petits  amas  de  sub- 
stance grise  situés  au  soin  de  ces  faisceaux.  Le  ruban  de  Reil  médian  con- 
tient, en  outre,  un  certain  nombre  de  petits  fascicules  arrondis,  faiblement 
colorés  par  la  laque  hématoxylinique,  qui  se  distinguent  par  conséquent 
facilement  des  libres  denses,  serrées  et  fortement  colorées  de  ce  faisceau. 
(Coupes  H2  et  H3,  Fig.  395  et  3G2).Ces  fascicules  appartiennent  au  sys- 

I..-S  lUin-s  ai.cr-  tèmc  dcs  fibi'es  aherranle^  de  la  voie  pédonculairc ,  et  occupent,  suivant' 
[."'àll'miiiair.''"  ''  qu'ils  proviennent  du  pes  lemniscus  superficiel,  du  pes  lemniscus  profond 
ou  des  fibres  aberrantes  protubérantiellcs,  les  parties  interne,  moyenne 
ou  externe  du  ruban  de  Reil  médian.  Ils  sont  particulièrement  nom- 
breux dans  les  régions  protubérantiellcs  supérieure  et  moyenne,  mai^ 
font  le  plus  souvent  défaut  dans  le  tiers  inférieur  de  la  protubérance,  soil 
parce  qu'ils  ont  réintégré  la  voie  pédonculaire,  soit  parce  qu'ils  se  sonl 
épuisés  dans  la  substance  grise  voisine  (Voy.  p.  543). 

Au-dessus  des  noyaux  moteurs  et  sensitifs  du  trijumeau  (coupes  H2. 
Hl,  Fig.  395  et  39i)  l'olive  protubéranlielle  nexisie  plus,  et  le  rul)an  de 

\ovau\  .lu  nii.aii  Rcil  médian  (Rmj  est  séparé  du  ruban  de  Reil  latéral  [\\\)  par  de  petits 
amas  irréguliers  de  substance  grise,  situés  au  voisinage  du  sillon  latéral- 
de  l'isthme  et  connus  sous  le  nom  de  noijaux  du  ruban  de  Reil  latéraô 
(NRl,  coupe  H2,  Fig.  395);  ils  envoient,  en  elîet,  à  ce  faisceau  un  con- 
tingent important  de  libres.  Le  ruban  de  Reil  latéral ,  facile  à  distinguer 
grâce  à  l'obliquité  de  ses  libres,  n'est  plus  situé  sur  la  même  ligne» 
transversale  (jue  le  ruban  de  ileil  médian;  il  se  porte  en  arrière,  recouvre 
le  pédoncule  cérébelleux  supérieur  (IVs),  alteint  la  face  latérale  du  tronc 
encéphalique  et  y  foiine  cette  couche  de  libres  obliques  désignée  par  les 
anciens  anatomisles  sous  les  noms  de  ruban  de  Reil,  de  laqucus,  faisceain 
Iriam/ulaircs  de  l'isthme.  Sur  les  coupes  horizontales  de  cette  régioiv 
(coupe  Hl,  Fig.  394),  le  ruban  de  Reil  latéral  (RI)  apparaît  sous  forme 
d'un  faisceau  triangulaire  adossé  à  angle  droit  contre  le  ruban  de  Reil' 
médian  (Rm),  lequel  occupe  toute  la  largeur  de  la  calotte,  du  raphé 
uK'dian  au  sillon  latéral. 


-1.'  K.-il  laf('!ral 


(;<i\  I  ii.rii  \  iioN    iNii.iiii:i  lu:   in     i;  imim  iiknc  i.i'n  u.k.         :.7!) 

|(:iii--    li's    r(''i;i(Mi->   \()i>im's   ilii   |pi'i|(iiiciilc    rcii'l>r;il     COlipes  P3,    P4, 
|'i:;.:irill  fl    ."tliS.  |).   ."••{(•  ri    .■|.'t."i     cl    (|iii    iiilcirs^clil   l:i    Cdiii  m  i^-^ii  l'r  ilc  W'rr- 
iK'kiiiU ,  le  nilxin  ilr  lUi/  initlnin    Uni    iilhiiidoiirii-  jx'ii  ;"i  |»i'ii   Ir   r;i|ilM''  cl   sf       i..<  itii,.iri  «le  k.!i1 
[lorlc  (laMlaiil  |»liisrii  (lclior>>  cl  en  ai-rirfc.  (jnc  s'.iciu-c  (laxaiil.i-c  l'cnln'-   'll^Jull.!u,„JZ.irn. 

(•riii--riliriil   (|c->  liciluiicillc^  ri'i(''lii'l  Irii  \    ^11  |)i''i'i(Ml  l'-^     \   \*<->   .  \  J'  ////xl/i  '/r  /{>■/ / 

,  Uili'idl    lîl),  |)rt''S(Mil(' dans  celte  région  un  aspcci  iiirilornic  on  lrian;^nlaii-c, 

L  A  snnmicl  poslt''iicur  cl  à  liasc   aiih'ricnrc,   iclit'c  an  railtan  ilc  Itcil  nn-dian 
par   un    mince    |i('Mliciilc  de    liliro.    I,e>  lilires,  d'(ddi(|ncs   (|n"(dles   ('daicnl, 

j  dovicnncnl  \erlicales,  alxtrdcnl  le  i;ani;li(iM  du  tnix'icnle  (|na(lrijnmean 
|i()s|('rienr  <»'Jp  |>ar  son  exln-ni ili'  anl('ro  iniV-iieiice  cl  s'\  ('-pnisiînl.  (le 
l'aisccan  repr('"^enlc  donc  nne\(ne  rclali\ crnenl  conrie  ndiani  l'olive  supd- 
iKMire  OS  cl  — par  la  voie  du  corp^  lraj)ôzoïde  (Tr),  — le  noyau  de  ter- 
minaison du  nei  r  cocliléairo  (XV'III'  i  au  luhoi'culo  quadrijumeau  posléiicur 
croix';  sa  Icruiiuaison  dans  les  n^'^ions  inlV-rienres  du  |)<''donculc  rt'rélji'al 
lui  a  (MU'orc  valu  le  nom  de  ruhan  dr  lirif  ntfrrirnv  (  uulei'c  Stdileifej 
^Vov.  Si/nitni/))ii('  et  llistdrhjuc,  j).  .'JO'.I  . 

Dans  la  rci;iou  des  IuI)lm"cuIcs  t|uadrijunicaux  aiilcrieurs  coupes 
n  12  X  bis  an"  10  x,  Fi^-.  '{1)2  et  T|-,  Fig,  32o  à  327),  lors([uc  le  \.<-  rni>:i»  i''  i<cii 
rui)an  a^'  lieu  latéral  s  est  épuise  et  que  la  commissure  de  \\  ernekmk  aorK.uiaire. 
lail  place  aux  noyaux  blancs,  puis  aux  noyaux  rouges  de  Stilli ug,  le 
nihnn  do  lUil  médian  (Um)  se  porte  de  plus  en  plus  en  dehors  et  en 
arrière,  s'éloigne  de  l'espace  inter-pédonculaire  et  change  d'aspect;  il 
rcv(''l  la  l'orme  d'une  corne  d'abondance,  dont  le  pavillon  coid'e  la  partie 
(>\lerne  du  noyau  rouge  (XU)  et  se  fusionne  avec  la  capsule  de  libres 
ilNK   ((ui  entoure  ce  noyau,  et  dont   l'extrémité  mince  et  effilée  atteint  en 

•  arrière  le  tubercule  quadrijumeau  antérieur  (Qa).  Sa  face  concave  entoure 
la  formation  réticulée  (^Sl\)  et  se  fusionne  avec  elle;  sa  face  convexe  est 
i'W  rapport  d'arrière   en  avant  avec  le  bras  du  tubercule  quadrijumeau 

;  postérieui'  (BrQp),  le  corps  genouillé  interne  (Cgi),  la  partie  postérieure 
du  pied  du  pédoncule  cérébral  (T*)  et  du  locus  niger  (Ln).  Quelques  fibres 
>e  terminent  dans  le  tubercule  quadrijumeau  antérieur  et  constituent  le 
ruban  de  l\(>'d  supcrimir  (obère  Schleife)  ;  les  autres  —  de  beaucoup  les 
|)ius  nombreuses  —  abordent  la  région  sous-optique  et  la  couclie  opti([ue; 
(dies  sont  quelquefois  désignées  sous  le  nom  de  ruban  de  Reil  thaltiniique 
Thalamus  Schleife). 

Dans  la  région  sous-optique  (coupes  n°  9  x  à  n"  7  x,  Fig.  2o,  p.  37,  Le  ruban  de  Rcii 
iS,  p.  71,  et  ïi -,  Fig.  322  à  32i),  le  ruban  de  lleil  médian  change  encore 
de  forme.  Son  extrémité  antérieure  diminue  d'épaisseur  et  se  porte  en 
arrière;  son  extrémité  postérieure  s'épaissit  et  s'unit  aux  libres  cortico- 
(juadrigéminales  postérieures  qui  font  suite  au  bras  du  tubercule  quadri- 
jumeau postérieur  et  traversent  le  segment  sous-lenticulaire  de  la  capsule 
iuterne;  le  ruban  de  Keil  affecte  ainsi  une  forme  de  croissant,  dont  la 
concavité  se  comble  petit  à  i)etit,  de  telle  sorte  ([ue  la  sui'face  de  section 
de  ce  faisceau  devient  très  irrégulière  au  voisinage  du  thalamus,  dans 
cette  région  située  au-dessous  et  en  dehors  du  centre  médian  de  Luvs  et 


lans  la  région  sous- 
optiiiuc. 


o80  ANATUMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

que  nous  avons  désignée  sous  le  nom  de  région  du  ruban  de  Reil  média 

(HgHm,  Fio.  47,  p.  G9).  Le  ruban  de  Reil  se  termine  dans  la  partie  post( 

Heure  et  inférieure  du  noyau  externe  du  thalamus  (Ne)  autour  du  centr 

médian   de   Luys   (^Nm).   Aucune    fibre  ne  se    rend   directement   dans  1 

capsule  interne. 

Fii.rcs  croi>.ant  le         Daus  SOU  trajet  pédonculalrc  et  sous-optique,  le  ruban  de  Reil  est  tra 

leVrc^frio^ns^pélioncu!  vcrsé  par  uu  grand  nombre  de  fibres  horizontales  curvilignes  d'origine 

laire  cl  sous-opti-   tj.{.g  yant^es,   ct  qui  proviennent  pour  la  plupart  de   la  formation  réti 

culée.  Les  unes  appartiennent  au  système  des  fibres  cortico-quadrigémi 

nales  postérieures  (^coupen"  9  x,  Fig.  23),  et  des  radiations  de  la  calott 

(coupe  n"  7  x,  Fig.  48). 

D'autres  font  partie  du  pédoncule  du  tubercule  mamillaire  (PTml 
coupes  n°  9  X  à  n°  10  X,  Ti-,  Fig.  324,  323  et  Tu,  Fig.  374  à  376,  p.  544) 
D'autres  encore  semblent  relier  la  formation  réticulée  au  locusniger  (Ln^ 
sans  que  l'on  connaisse  toutefois  leur  origine  ou  leur  terminaison  (Fig.  231 
p.  214);  ce  qui  paraît  certain,  c'est  qu'elles  n'appartiennent  ni  au  rubai 
de  Reil  médian  (Rm)  ni^à  la  voie  pédonculaire,  car  elles  persistent  intacte:' 
dans  les  dégénérescences  de  ces  faisceaux;  elles  représentent  une  forma- 
tion surajoutée,  peut-être  un  système  de  fibres  prenant  son  origine  or 
se  terminant  dans  le  locus  niger,  et  sont  tout  particulièrement  évidente^• 
dans  les  cas  d'agénésies  de  la  voie  pédonculaire  (cas  Richard,  xLn 
Fig.  231,  p.  20 i). 

le  (aisLcau  longi  Falsccau  lougitudinal  postérieur  (Flp).  —  Synonymie  :  partie  posté- 

pos  (M  leur.  ficiire  des  cordons  antérieurs  de  Gratiolet  et  de  Slilling  ;/'rt(sceau  longitudinal  supérieur  d( 
Stieda;  Hinteres  Lantjsbùndel  de  Meynert;  fibres  spinales  des  régions  postérieures  (LuysV 
bord  supérieur  de  la  substance  réticulée  (Henle);  fasciculus  lonyitudinalis  medialis  (noiiicii- 
clator  anatomicus),  faisceau  longitudinal  dorsal  (Kolliker).  (Xe  pas  confondre  celte  déno- 
mination avec  le  faisceau  longi Liidinal  dorsal  de  Schiitz,  situé  dans  la  substance  grise 
centrale  du  4'=  ventricule,  en  connexion  avec  les  funiculi  teretes  et  que  Kolliker  désigne 
sous  le  nom  de  faisceau  longitudinal  de  Schiitz.) 

Son  étendue.  Lc  fuïsceau  loufjitudiîial  postérieur  (Flp)   occupe  la  partie  postéro- 

inlerne  de  la  formation  réticulée;  il  forme  de  chaque  côté  de  la  ligne' 
médiane  un  petit  faisceau  de  fibres  fortement  colorées  par  la  laque  hénia- 
toxylinique,  très  bien  délimité  en  arrière  par  la  substance  grise  cenlrale. 
en  dedans  par  le  raphé,  mais  qui  en  avant  et  en  dehors  se  continue  sans, 
ligne  de  démarcation  nette  avec  la  formation  réticulée.  Il  s'étend,  en  tant 
que  faisceau  plus  ou  moins  bien  délimil('\  de  la  commissure  postérieure 
et  des  noyaux  de  la  troisième  paire  (coupes  n"  6x  à  n"   10  x,  T.  I". 
Fig.  321  à  32"),  p.  044  à  ()55)  jusqu'au  noyau  central  inférieur  (coupes 
PI  à  P4  et  coupes  Hl  à  H8,  Fig.  419  à  438,  p.  616  à  657).  Il  passe 
en  arrière  de  la  cajtsulc  du  noyau  rouge,  de  l'entre-croisement  des  pédon- 
cules cérébelleux   supi'i'ienrs,  du   noyau  centi'al   supérieur  (>t  du  noyau 
réticulé  de  la  calotte,  et  présente  dans  son  traj(>t  des  variations  d(>  forme 
et  de  volume  ti'ès  appréciables  suivant  les  régions.    Il    est    néanmoins 
facile  à  reconnaître  sur  toutes  les  coupes  qui  sectionnent  le  pédoncule 


(  uM  |(,  I   I!  \TI(iN     I  N  I  l,i;l  l.l    li  I.    m      i;  lln\|  lîlM.I.I'll  \  I  I.  :isi 

,  |-,.|,i;il.  I;i   |)rii|iilM'r;iiiCf  cl   l;i   |i;iil  ir  •-il  |ii'iicii  M'  iln  lu  il  lu-,  ucicc  ;i   I  i  ii  I  !■  !)>.(• 
Jul'.'llioll     lie     N('S     liluTS     |l,l|-    l;i     l;ii|lli'    liclll.linx  \  I  l  ll  h|  ne  ,     ,1     l;i     ilcll>il(''    ijr 
-,••>   t'.isciciilc--.    cl    ;"l    r.ili-^ciicc    |i|cs(|iic    n  un  |»li-|i'    ciiln'   ce--    (lc|liir|--(|c   lr;i- 
Imh'uIcs  (lt>  siiiisliiiici'  |L;ii->('. 

Sur  li'^  coiipc--  i|iii   iiiliTc-^vriil   l;i  (•(nmiii^-^iirc  |ii>-^<lt'Ti('iu>' ,  au  iii\(';iii      s«ii    îi»|.rri  .lan» 

,1,.    rnill.nll.lllliv    ,1.'     r.KI Ilir     .Ir     SnIvIiI^     .hin-     le     Irnixi.-mr      V.'IiIiMIiIp     I'I^^^'-K'''''  HOUH-opli- 

coupe  n"  6  X,  T.  I' ' .  l'i;;.  ."i^l .  |).  (Ȕ  i  ,  If  riiiscr.iu  |()iii;ilii(liiiiil  |iii>l(''iifiif 
:in|t,ii;iîl  ciMiimi'  un  r.iiscciiii  minci'  cl  ;i|>hili.  ;i|)|ili(|in''  sur  !;i  |);irlic 
.iiMcii>    iiilcnii'    (le    l;i    c;i|»>nlc    ilii    iiomim    ron^c;   s;i    [i;irlic    sii[)t''riciirc   cl 

\lcrnc  coiniircnd  sur  lc>  cini|tc>  Iniri/onliilc^  nlil  njin's  des  lihrcs  x'clion- 
iifos  |i(>r|)iMnlicnl;iii('nicnl  ,"i  leur  ;i\c;  s;i  parlic  inlci'iiccj  inh-ficnrc,  des 
'libres  st'clinnni'cs  piunllcIcnnMil  ;  ces  dernières  lui'nn'nl  l;i  liinile  iiilcfiie 
lie  l;i  (Miisiilc  du  noyau  l'oiige,  la  sépai'cnl  de  la  snl)slance  j^i'ise  (|ni 
iJonlile  l'espace  pei'l'oi'c'  posiérieiii',  j)uis  se  i-ecuiiihenl  en  dedans  pour  pai'- 
tiriper  à   I  enire-eroisenieni    sous-llialainiijne    postérieur    de    l'()rel    icF) 

lOiipe  n"  6x,  T.  1'",  l'ii;.  :i2l,  p.  Jjiii. 

Sur   les   coupes   (|ui    inléresseni    les    noyaux    de    la   III''  paire    (Nni),      Son  aspect  .lans  la 

..  HM  1  .    r\  f-  ru  —I        t    17'  r»»'  •»"7\    I        I'    •  ,,     roffion   «lu   noyau  «lu 

coupes  n"  7  X  el  n"  9  x,  iMg.  i8,  p.    il  et  Fig.  2o,   p.  37)  le  faisceau  n,„tour oculaire com- 
,  liiuuilndina!  posléi'ienr  a |»paraît  encore  sous  l'aspect  d'un  faisceau  ohli-   '"""• 
(|ue.  épais  (mi  haut  cl  (mi   dehors,  mince  en  bas   et   en   dedans,  fusionné 
encore  intimement  à  la  capsule  du  noyau  rouge  dont  le  délimitent  d'au- 
tant mieux  les  élégantes  fibres  arciformes  de  l'entre-croisemcnt  dorsal 
(de  la  calotte  de  Meynert  (xM),  que  l'on  considère  des  coupes  plus  infé- 
'rieures  (Coupes  n"  10  x,  n°  llx,  T.  1'^',  Fig.  32o,  326,  p.  6oi  et  6o7). 
Sa  grosse  exlri'inité  se  fusionne  en  dehoi's  avec  la  formation  réticulée  de 
la  calotte  pédonculaii'e  (SR);  son  extrémité  interne,  mince  et  effilée,  s'unit 
.  par  trétroils  fascicules  à  celle  du  ccMé  opposé,  formant  ainsi  un  angle 
'  très  aigu,  ouvert  en  arrière,  qui  loge  les  dilfércnts  noyaux  de  la.  i\V  paire 
ol  s'insinue  très  en  avant  entre  les  deux  noyaux  rouges  :  l'enlre-croise- 
ment  dorsal  de   la  calotte  de  Meynert  (xAl)  (fontaineartige  Haubenkreu- 
/ung!  constitue  sa   limite  antérieure.    Dans  toute  cette  étendue  qui  cor- 
respoiul   assez    exactement    à   la    région    des    tubercules   quadrijumeaux 

■  antérieurs,  le  faisceau  longitudinal  postérieur  est  croisé  et  en  partie  dis- 

■  socié  par  les  fibn^s  radiculaires  de  la  III''  paire  (Coupes  n"  9  x  à  n"  1 1  x. 
T.  I--,  Fig.  un  à  32li.  p.  ():;i  à  057). 

A  la  paille  inlcMieiire  des  noyaux  de  la  IIP  paire  (coupe  n"  12xbis,  son  aspect  au  ni- 
Fig.  392.  p.  rioi),  la  surface  de  section  du  faisceau  longitudinal  postérieur  ',er" pathétique" 
change  de  forme.  Sa  partie  interne  s'épaissit,  sa  partie  externe  se  creuse 
en  cupule  pour  recevoir  le  noyau  de  la  IV"  paire  (Niv),  et  se  fusionne 
de  plus  en  plus  avec  la  formation  réticulée  de  la  calotte  pédonculaire 
dont  il  devient  malaisé  de  le  délimiter.  Le  pont  angulaire  si  accusé,  qui 
unit  dans  la  région  des  tubercules  quadrijumeaux  antéi'ieurs  les  deux 
taiseeaux  longitudinaux  postérieurs,  se  porte  de  plus  en  [)lus  en  arrière, 
à  mesure  que  l'entre-croisement  dorsal  de  la  calotte  (xMi  s'etfectue,  et 
lorsqu'il  est  terminé  et  fait  place  à  l'entre-croisement  des  pédoncules 


382  ANATOMIE  DKS  CENTRES  NERVEUX. 

cérrljclleiix  supérieurs    coupe  n"  13  x.  T.  I'"',  Fig.  328,  p.  661).  ce  pon 
devient  transversal  et  unit  les  extrémités    antéro-internes  des  faisecauN 
longitudinaux  postérieurs.  Il  conserve  cette  apparence  dans  toute  la  hau- 
teur de  la  région  des  tubercules  quadrijumeaux  postérieurs. 
Son  aspoit  dans  la         Avcc   la    disparitiou    du   noyau  de    la   1V°  paire   (coupes  PI.  P2. 

Sirsu/Jneui^''"'  FJg-  ^^9,  420,  p.  617,  618),  la  cupule  de  la  lace  postérieure  disparait  H 
le  Flp  présente  un  aspect  piriformeou  aliforme  caractéristique;  son  extré- 
mité interne  est  épaisse  et  volumineuse,  nettement  délimitée  en  avant  pai 
lentre-croisement  des  pédoncules  cérébelleux  supérieurs  et  unie  à  celle 
du  côté  opposé  par  un  petit  pont  transversal  ;  son  extrémité  externe  s'eflile. 
atteint  en  arrière  et  en  dehors  le  locus  ca'ruleus  (Le)  et  la  petite  racine 
motrice  descendante  du  trijumeau  (Vc),  tandis  que  sa  face  antérieui'e  se 
fusionne  avec  la  formation  réticulée,  dont  il  se  distingue  toutefois  par  la 
coloration  plus  intense  de  ses  fibres  par  la  laque  hématoxylinique.  11  con- 
serve cette  forme  d'aile  dans  toute  la  région  protubérantielle  supérieure 
qui  correspond  à  l'émergence  du  nerf  pathétique  ,  à  l'extrémité  supé- 
rieure de  la  valvule  de  Vieussens  et  au  noyau  central  supérieur  (coupes 
P2  à  P4  et  Hl,  Fig.  420  à.  423,  p.  618  à  6231  ;  seul  le  petit  pont  d'union 
change  d'aspect  :  le  volume  de  ses  fascicules  diminue,  il  cesse  d'être  trans- 
versal, se  porte  en  arrière  et  envoie  dans  la  substance  grise  centrale  de 
l'aqueduc  une  fine  saillie  angulaire. 
Son  aspect  au  ni-         Au-dcssous  dc  la  IV''  paire  (Fig.  406  et  coupes H2,  H3,  H4,  Fig.  42t, 

nerf  niasticLtour.  "  425  à  427,  p.  626,  628,  633),  le  faisceau  longitudinal  postérieur  diminue 
d'épaisseur.  Son  extrémité  effilée  disparaît  ainsi  que  le  pont  d'union,  et  le 
faisceau  se  réduit,  dans  la  région  du  noyau  masticateur  (NVm),  du  noyau 
sensitif  du  trijumeau  (NVs)  et  du  noyau  réticulé  de  la  calotte  (^Nrt),  à  une 
petite  masse  ovalaire  limitée  en  arrière  parles  fibres  arciformes profondes 
(fad),  et  séparée  du  faisceau  dc  même  nom  du  côté  opposé  par  les  fibres 
sagittales  du  raphé.  Fn  dehors,  le  faisceau  longitudinal  postérieur  se 
fusionne  sans  limite  nette  avec  le  reste  de  la  formation  réticulée,  dont  le 
sépare  un  amas  gris  ii-régulier,  mais  constant,  qui  s'insinue  le  plus  souvent 
dans  l'épaisseur  même  du  faisceau  longitudinal  postérieur  et  en  dissocie 
les  fascicules  les  plus  antérieurs  et  les  plus  externes  (NFlp).  En  avant,  le 
Flp  est  toujours  séparé  du  noyau  réticulé  de  la  calotte  par  une  couche 
assez  épaisse  de  fibres  longitudinales,  dont  il  se  distingue  néanmoins 
facilement,  grâce  à  l'intense  coloration  et  à  la  densité  de  ses  fascicules. 
Sur  les  coupes  pi  us  i  ii  féiieures  !  coupes  H5,  H6),  Fig.  428, 429,  p.  635  et 
()38),  ces  limites  antérieures  s'elVacenl  à  leur  tour,  o[  le  faisceau  longilu- 
sori  aspect  dans  la  diual  posléricur  fait  coi'ps  avec  le  reste  de  la  formation  réticulée  :  il  en 

l'icnT'iniI'rioi'i'rë '^""  formc  l'angle  postéro-interne.  Cette  fusion  s'opère  dès  que  le  genou  el  le 
segment  externe  des  fibres  radiculaires  du  facial  apparaissent  sur  les 
coupes.  Le  genou  du  facial  constitue  alors  la  limite  postérieure  du  faisceau 
longitudinal  postérieur  et  le  sépare  de  la  substance  grise  centrale  et  du 
faisceau  longitudinal  dorsal  qu'elle  contient.  En  avant, le  Flp  est  séparé  du 
noyau  réticulé  (Nrl),  el  plus  bas  ('coupe  H7,  l'ig.  'i30.  p.  6'(0),  du  noyau 


coM  h.i  it  A  I  in\    I  N  ri;i;i  1.1  m;   iti     it  iium  iti;.N(.i.i'ii  a  i.l':. 


:;h:\ 


rnli;il  iiilfiiiMir  .\ci  .  |i.ii'  ili-  iininliii'ii  \  r.i^-ciciilcs  |()ii^nlii(liti;iii\  d'îiii- 
iiil  |llll■^  (l(Ml>f>,  l'I  |ilii-~  Inili'iiii'iil  Cdldii'^  |i;ir  1,1  i;i(|ur  li('iii;ilii\  \  I  in  i(|  iir, 
iir    l'un    cniiNiilcic    ili'~'    ((Plllic^.    |illi->     inlV-ricillrs.     |,c     ii()\;ill       \\l      ri     los 


Mm 


îcs 


—  fsnK 

-r 


Tr         ;r. 


l-m 


;  ± . 
rr,'  ;      Os  Pou 


FiG.  400.  —  l,;i  calotte  de  la  région  piotubi'ranlielle  moyenne  :  ruban  do  Reil,  faisceau 
lousiludiiial  jiostérieur,  faisceau  central  de  la  calotte,  noyau  réticulé,  noyau  du 
nerf  masticateur  et  noyau  sensitif  du  trijumeau.  <S  1  grandeur  nature.  Méthode  de 
Weigcrt-Pal. 

Fcc.  faisceau  central  de  la  calotlc.  —  fec.  feutrafre  extraciliairo  de  l'olive  cérébelleuse.  — 
Flp,  faisceau  longitudinal  postérieur.  —  .\7•7y^  noyau  du  faisceau  longitudinal  postérieur 
se  fusionnant  en  avant  avec  le  noyau  réticulé. —  Fil,  faisceau  latéral  du  bulbe  entrant  plus 
haut  dans  la  eonstitution  du  nd)an  do  lU'il  latéral.  —  /'s)iie,  fibres  seniicirculaires  externes 
du  cervelet.  — \rl,  noyau  réticulé.  —  O.s-,  olive  supérieure  ou  protubérautielle. —  l'es,  péibm- 
cule  cérébelleux  supéi'ieur.  —  Sffc,  substance  grise  centrale.  —  SU,  formation  réticulée.  — 
strac.a.  strie  acoustique  ascendante  i  Voy.  Fig.  439).  —  /■,  fibres  sagittales  du  raphé.  —  Rut, 
ruban  de  Heil  médian.  —  Tr,  corps  trapézoïde.  —  V,  trijumeau.  —  .Vr;;i.  noyau  du  nerf 
masticateur.  —  .Vl'.s,  noyau  sensitif  du  trijumeau.  —  IV/.  petite  racine  motrice  descen- 
dante du  trijumeau.  —  \'r,  libres  du  raphé  se  rendant  dans  les  noyaux  du  trijumeau. 

libres  radiculaires  de  la  VI''  paire  limitent  on  dehors  le  faisceau  longitu- 
dinal postérieur;  au-dessus  et  au-dessous  de  ce  noyau,  il  se  fusionne  sans 
limites  distinctes  avec  le  reste  de  la  formation  ré'ticulée;  comme  cette 


i84 


ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 


Son  aspect  dans  la 
région  bulbaire. 


dorniri'o,  il  ost  silldniii''  par  dos  fihres  arciformos  qui  le  traversent,  l| 
limitent  en  arrière  et  le  séparent  du  genou  du  facial  et  de  la  substancl 
grise  centrale  du  quatrième  ventricule. 

Au-dessous  du  noyau  de  la  VI'  paire  (coupes  H8,  H9,  Fig.  4381|l 
439  .  avec  l'apparition  de  l'olive  bulbaire  lOi)  et  la  disparition  dil 
noyau  central  inférieur,  le  faisceau  longitudinal  postérieur  i^Flp)  cess 
d'exister  en  tant  (jue  faisceau  plus  ou  moins  nettement  délimité.  11  o> 
Sa  fusion  avec  la  Complètement  fusionné  avec  les  fibres  de  la  formation  réùcuhh'  Itlanche 
w™Jiie°"  '^*'*"^"'^^  11  occupe  la  partie  postérieure  de  cette  formation,  et  quoique  ses  limite 
antérieures  soient  impossibles  à  établir,  il  est  toujours  facile  —  sur  le 
coupes  horizontales  sériées,  sur  les  coupes  sagittales  ou  vertico-transver 
sales — de  suivre  les  fibres  les  plus  postérieures  de  ce  faisceau  jusque  dan 
la  partie  postérieure  des  cordons  antérieurs  de  la  moelle  dont  il  procède 


Faisceau     central 
de  la  calotte. 


Son  aspect. 


Ses  rapports 


Ses  connexions 
avec  la  capsulo  (|(. 
l'olive  bulbaire. 


Faisceau  central  de  la  calotte  iFcci.  —  Des  tiois  faisceaux  corn 
pacts  de  la  formation  réticulée,  le  faisceau  central  de  la  calotte  est  le  moin; 
bien  délimité;  dans  la  partie  supérieure  ou  pédonculaire  de  son  trajet,  i 
se  fusioime  complètement  avec  les  fibres  longitudinales  de  la  formatioi 
réticulée;  l'étude  des  dégénérescences  secondaires  permet  toutefois  d'af 
firmer  qu'il  concourt  à  former  la  partie  postérieure  de  la  capsule  du  noyât 
rouge  et  qu'il  est  situé  on  dehors  et  en  avant  du  faisceau  longitudina 
postérieur  (voy.  cas  Rauber,  11^  partie,  chap.  IV). 

Le  faisceau  central  de  la  calotte  (Fcc)  apparaît  en  tiint  que  faisceai 
distinct,  dans  la  concavité  de  la  commissure  de  Wernekink  (coupe  Hl 
Fig.  423  p.  023).  Accolé  au  pédoncule  cérébelleux  supérieur  (Pcs),  il  es 
limité  en  arrière  par  le  noyau  circonfiexe  (Nef),  en  dedans  par  le  noyai^ 
central  supérieur  (Ncs)  et  le  faisceau  longitudinal  postérieur  (Flp).  { 

Au-dessous  de  la  commissure  de  Wernekink  ( coupe  H 2,  Fig.  424 
p.  620),  il  est  séparé  en  avant,  du  ruban  de  Reil  médian  i^Hm),  par  lee 
fibres  horizontales  supérieures  du  corps  trapézoïde  (Tr)  qui  se  rendent 
dans  le  ruban  de  Reil  latéral  (Hl). 

Dans  les  régions  protubérantielles  moyenne  et  inférieure  (^coupes  H3. 
H4,H5,6H,  Fig.  42:5  à  429,  p.  628  à  038),  il  s'adosse  et  se  fusionne  er 
partie  avec  le  ruban  de  Heil  médian  (Hm),  S(>  place  on  dedans  de  l'olive 
supéi-iouro  ou  protubéranliollo  (Os)  et  du  noyau  du  facial  (Xvii)  et  si 
(ItMiiuile  mal  en  ai'rière  et  on  dedans,  dos  faisceaux  longitudinaux  de  h 
l'oruiation  rt'liculéc  (SB)  (|iii  liinitoiit  le  noyau  réticulé  (^Nrt)  et  le  noyau 
cciilral  iufériour(N(!i  ).  Au  voisinag(î  du  sillon  l)ull)o-j)rotubéranliol  (  coupes 
H7,  H8,  Fig.  397  et  398,  p.  odi  et  ii63),  il  forme  avec  le  ruban  de  Reil 
médian  (Rm)  un  angleouverl  en  arrière  qui  loge  un  prolongement  du  noyau 
(central  inférieur  (Nci).  Immédiatement  au-dessous  (coupe  H  9,  l'ig.  366, 
j).  529),  il  est  séparé  du  ruban  de  Reil  médian  (Rm)  par  l'olivt»  bulbaire; 
dans  toute  la  hauteur  du  bulbe  oiiliu,  il  se  [)lace  d'abord  à  la  partie  j)0S- 
téro-exlenio,  |)uis  à  la  pai'tio  autérieurcMie  l'olivo  bulbaire»  dont  il  concourt 
à  lormor  la  capsule  (COupe  H  10,  Fig.  3(»7,  |).  532). 


en  M  H,  I  i;  \  I  iii  N    I  \  I  I  i;  1 1  1  i;  i;    ni     i;  il  u  \l  i:  i.  mi  l' il  \  l.i:.  :>8r> 

l.t-  (':ii-rr,iil  iciill.il  Je  1,1  r;il(.||,'  |Vc  ..rrii|(r  iliuic  l.i  |i.illii'  r.Mlli;ilr  (le 
1,1  ,;i|,,||c  |UiilillHM;ililir||r,  i'I  s'clcml  (If  hi  r;i|is|i|r  du  ii<.\:iil  rnii-rii  l;i 
,;i|»-.iili'  ih'   l'iili  \  (•  lnilli;iiic. 

IM  i:i  .!<  M  ;  HA  l»ll  I  !•;.  lÎM  M  I  KiiKw  .  (■(•//(■/•  titir  hishni/nlirliiiniilr  Vnrhiuihnxj  <lcr  i/ros- 
..•nOliiiii  mililini  tin'ssliini,  ,N(Mii  ol.  Ci'iili  ,ill»l.,  IKH.";,  ir".l.  I>i;  Mi.MK.  llrlirr  dif  Sr.lilei- 
r-nsrliirhl  Itri  fortittrn  infnsrhlirlirii  tifliirnrn.  IJor.  il.  M.illi.  pliys.  Kl.'issc  <1.  k.  suclis. 
(■i>^ollsi-li.  tl.  WissriiM'Ii.,  ISS.;.  —    Dr   MKMK.   Vrhrr  ilir  I .innisfm^crznijc  dcr  Funiiulio  rcli- 

niiris  mrdulhv  ohlouijativ  rt  iwiilis.  Nnurol.  Cciitr allil.,  ISHIJ.  n°  lii.  —  Di;  mkmk.  Die 
l.ritiiniishiihnni  iin  (iehini  u.  liiicliniuunk.  2"  Aiill.  I,rii>/.ii:,  IK'JO.  —  I)i;  mkmk.  IJeher  die 
<.hl,ilnisrliirl,t.,e\r.  Nciiidl.  Cciilr.illtl..  IH'.tC..  p.  :iOi .  —  Iîumknau.  Veber  den  (imscnn  Kern 
/,s  Kf7/s/n/»;/s  iin  lerlanuritm  Mari;.  Nciiiol.  Contralhl.,  IH9I,  n"  H.  —  IfniDAcii.  Vnm 
li,tur  itnt/  Li'hrn  drs  (ichinis.  A  \h\.  i.cipzii,'.  IS19-IS2('».  —  Chaiu'Y.  Systniic  neneiu  in 
rraitt-  d'.Vnal.  Iiuiuaiiio  de  P.  l'oiiii-r,  T.  Ili.  —  UAitKsciiKWirscii  u.  S.  Kuki  d.  Ueber  die 
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h^njane.  Leipzig,  IS'.»(>.  —  Fleciisic.  Die  Leitunyshahnen  ira  Gchirn  u.  Rûckenmark  des 
Mensrhcn,  etc.  I>eipzip.  ISTO.  —  Dr  même.  Uebcr  die  Vcrbinduny  dcr  llinterstrânge  mit  dem 
l'n-hirn.  Neiirol.  Centiall)!.,  ISSo,  n"  o.  —  Fohel.  Untcrsuchuntjen  iiber  die  Haubcnrigion. 
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Brùcke,  etc.  Arch.  f.  Psych.,  B.  XXIV,  1892,  p.  6ao.  —  v.  Monakow.  Experiiiicnlellcr  Bei- 
trag zur  Kcnnt)iiss  des  corpus  restiforme,  des  ausseren  Acusticuskern  und  deren  Beziehungen 
iwn  Rûckenmark.  Arch.  (.  Psych.,  XIV  1883.  —  Du  même.  Experimenteller  Beitrag  zur  Atia- 
tomie  der  Pyramide  u.  Schleife,  Corresp.  d.  Schweiz.  Aerzte  Jahrg.,  !884.  —  Du  mkme. 
Slrix  acusticx  u.  untere  Schleife.  Arch.  f.  Psych.,  Bd.XXII,  1890.  —  Du  même.  Experm.  u. 
pathol.  anat.  l'ntersuch.  ùber  die  Ifauhenregion,  etc.  Arch.  f.  Psych.,  Bd.  XXVH,  189.T.  — 
Di-  même.  Gehimpatholoyie.  .Xolhnagers  specielle  Pathol.  u.  Thérapie,  Bd.  IX,  l'''  Partie, 
^Vien.,  !S'.I7.  —  Obersteinek.  Aniciluuij  z.  Studium  dea  Baues  der  nervoscn  Cenlralorgane. 
Wien.  u.  Leipzig,  189G.  —  Rkil.  Dus  verlangerte  Rûckenmark,  die  hinteren,  seitliehcn  und 
vorderen  Schenkel  des  Kleinen  Gehirns  und  die  theils  strangformig,  theils  als  Ganglienkette 
in  der  Axe  des  Riickenmarhs  und  des  Gehirns  fortlaufende  graue  Substanz.  XV,  Die  vorderen 
Schenkel,  das  vordere  Marksegel  und  die  Scheife.  in  Reil  und  Autenrieth,  Arch.  f.  die 


t)86  ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 

Physiologie  Halle,  T.  l.\,  INOO  j>.  485  et  oOi).  —  Roller.D/*?  Schleifc.  Arch.  f.  mikr.  Anat., 
1881.  —  HossoLiMO.  Zur  Phijsiolo<jie  der  Schleifc.  Arch.  f.  Psych.,  XXI,  1890,  p.  897.  — 
Sappey  et  DuvAL.  Trajet  des  cordons  nerveux  qui  relient  le  cerveau  à  la  moelle  épiniére. 
Acad.  (les  Sciences,  17  janvier  1876.  —  Sappey.  Traite  d'anatomie.  2"  édition,  1877,  T.  III, 
p.  13.')-140,  fig.  4'.i.j-o0i  et  307-514.  —  Schlesinger.  Bcitrage  zur  Kenntniss  der  Schleifcn- 
degcnerationen.  Arheilen  a.  d.  Inst.  f.  Anat.  u.  Phys.  v.  Obersteiner,  1896.  —  Spitzka. 
Contributions  to  thc  anatomy  of  the  lemniscus.  Med.  record.  Vol.  XXVI,  New-York,  1884.  — 
Stilling.  Vntcrsuchungen  ftber  den  Bau  u.  die  Verrichtuwjen  des  Gehirns.  I  Ueber  den  Bau 
des  Hirnknotins  odcr  der  Varoli'sclien  Briicke.  lena,  1840.  —  Du  mkme.  Ueber  die  Medulla 
oblomjata.  Erlangen,  1843.  —  Vejas.  Experiin.  Beitrâ/je  zur  Kenntniss  der  Verbindung^i- 
bahncn  des  Klcin/iinis  u.  des  Verlaufs  der  Funicidi  graciles  u.  ciineati.  Arch.  f.  Psych.. 
Rd.  XVI,  1885,  p.  200. 


CllAlMTUE  111 

Tl DK  TOlMMiUAIMIKjl  1-:  DU   nilO.MIJKNCÉIMIAIJ-:  A   i.AIhK 
\)K    CUUPKS  MICHOSCOIMULKS  SElUI<:i:S 


Los  s(5rics  (!('  coup(>s  particulii'romont  inslruclifs  pour  Téhulc  lopo- 
^raphiquo  du  rli()nil)(>ncé[)hal('  (loivcnl  èlrc  parallclcs  soit  au  plau  sajiillal 
mnlian.  soit  au  i)lan  horizontal  et  s(>c1iouner  le  tronc  encépiialique 
[tins  (Ml  uKtius  perpendiculairement  à  son  axe. 

Los  rotipcs  saf/ill.alcs  sont  surtout  t'avorablos  à  l'étude  topop^raphique 
du  l'orvelot  et  permettent  de  suivre  les  transformations  (jue  subissent 
li's  Inlics  du  cervelet  et  l'arbre  de  vie  en  passant  du  vermis  aux  liémi- 
s  pli  ères. 

Les  coupes  horizontales  montrent  les  parties  constituantes  des  dill'é- 
icnts  segments  du  tronc  encéphalique,  les  transformations  qu'ils  subis- 
--'iil  et  les  connexions  de  ces  régions  si  importantes  avec  le  cervelet. 


COUPES    SAGITTALES 

La  série  des  coujjcs  sagittales  SI  à  S9  '  Fig-  408  à  417 1  n'est  pas 
rigoureusement  parallèle  au  plan  sagittal  médian,  mais  dévie  légèrement 
en  dehors  et  en  bas,  de  telle  sorte  que  la  coupe  SI  (Fig.  408),  par  exem- 
ple, qui  intéresse  le  plan  sagittal  médian  du  cervelet,  sectionne  le  tronc 
l'iu'éphaliquc  un  peu  en  dehors  de  la  ligne  médiane  et  passe  par  la  couche 
iuter-olivaire  et  le  liile  de  l'olive  bulbaire.  L'orientation  mathématique 
d  un  j)lan  de  coupe  est  toujours  chose  dil'licile,  surtout  lorsqu'il  s'agit 
d  une  masse  aussi  irrégulière  que  le  rhombencéphale  inclus  dans  un 
Idoc  de  celloïdinc. 

(le  Iég(>r  écart  est  négligeable,  car  c'est  l'étude  du  cervelet  qui  im- 
piirtc  surtout  dans  cette  série  de  coupes;  il  est  compensé  par  la 
coupe  SI  bis  (Fig.  409)  que  nous  intercalons  dans  cette  série,  à  laquelle 
t'Ile  ap|)artient  du  reste  et  qui  passe  par  la  ligue  sagittale  médiane  du 
Inmc  encéphali(}ue.  Pour  ne  pas  faire  double  emploi  avec  les  COUpes  SI 


SSS  AXATO.MIE    DKS    CE.NTIiES    NERVEUX. 

et  S 2  (Fig.  408   et  410),  le  vermis,  sectionné  à  gauche  de  la  ligne  mé 
(liane,  n'est  pas  représenté  dans  cette  figure  409.  Comme  on  peu  s'er 


m 


ai  f-  t^  to       r 


FiG.  407.  —  Coupe  horizonlale  un  pou  obli(iue  on  bas  et  en  avant  du  rliombencépliale, 
—  passant  par  le  tiers  inférieur  de  la  proluhérance,  le  genou  du  facial  et  le  noyau 
du  toit  — ■  avec  lignes  pour  lo  ro|>érago  des  coupes  sagittales  SI  â,  S9. 

rendre    comj)le  par  le  scliéina  de  repérage  (Fig.  407),  la  déviation  dans 
celte  série  de  coupes  sagittales  est  donc  légère. 


COUPES    INTÉRESSANT    LE     VERMIS    DU    CERVELET 

(Coiii)cs  SI,  S2,  S3,  Fi-.  iOS,  ;  10  etillj. 

Coupe  SI  (Fig.  40<S).  — (^onpc  passant  par  la  ligne  sagittale  médiane 
du  vermis  et  sectionnant  le  tronc  enc('|)liali(|ne  en  dehors  dn  raphé.  au 
niveau  de  la  formation  réticulée;  hlanche  et  du  hile  de  l'olive. 


Celle  coupe  uionlre  très  iioUcmmcmI  la  forme  du  (/uad-irnic  ventricule  (V4)  et 


i;iiiii:    idi'iM.  u  \  l'ii  h.ii  i:   III     i;  Il  (»Nii!  i;  N(,i.i'ii  \  II';.  :;h'.) 

1,1  (lillV'i  riK'C  lie  ciMi'-lil  iilimi  de  ses  |i;iiui>  |,;i  |i;iiiii  aiiirTUMiiT  oii  plninlii'r  osl, 
M'ilicalt'.  t(i;ii^>('.  |tirM|iii'  iccliliLiiic  cl  loiiinr  |):ii'  Ir  tronc;  enccplialique.  I,:i 
|i;>ri)i  iiosli'M'ii'iiir,  ou  /()//,  es!  rniiili'C  :  cllr  l'iivnic  im  (liviTlicuJc  ;iii::iil;iiii'  dans 
I,.  crrvi'lcl  cl  elle  es|  coii-^l il iiee  dans  sa  parlie  siiii/'i-ieiiic  par  le  cervelet,  dans 
>.a  pallie  inleiieure,  pai'  la  loilc  rliiirinilicinir  (Idij  et  /<\  jilr.nis  i/tunm/r.s  Irtuisrcr- 
saur    IMelil    dii  i/iiiilririiif  rniliinilr. 

Cervelet.  —  Celle  emipe  rend  bien  eunipli'  du  dévrioppemciil  exlri'ine,  (pu- 
|)rt'nil  la  siilislaiice  i;iise  dn  ceivelel.  de  la  iniilondeiir  des  sdlons  ipii  sr!|)arenl 
lesdiil'erenls  lohes  du  M'iniis.el  de  l'exigmli!;  reiiiar([iial)lo  dclasubslaïKU!  blanche, 
ipii  airecle  la  liuurc  si  caracli'risliipic  de  l'arbre  de  vie  du  lobe  médian. 

C.onsidciô  dans  sun  enseiid)le,  le  veiiuis  s»;  pi't';senle  sous  l'aspect  d'une  roue 
<ui  d'un  dis(iue  dmil  le  sccleur  anh-ro-inférieur,  absent,  ost  occupé  par  le  diver- 
liciile  aii,u;ulair(>  du  i"  vtMilrieule.  La  substance  blanche  centrale  (Sbc;,  on 
moyeu  do  ccHe  roue,  représente  le  point  de  coucunlration  vers  lequel  conver- 
u'cnt  soil  directement,  soit  indirectement  les  axes  des  différents  lobes  du  vermis. 
i;ilc  occupe  une  silualion  c\cenlri(iue,  et  ainsi  s'c\pli(|ue  l'int'jiale  loti^Miour  des 
a\t^s  principaux  tlu  veiinis  cl  la  fusion  dos  axes  de  la  région  j)(jslérieuro  du  vermis 
CM  une  liraiich(>  coniniune,  la  hninrhc  honzuntdle  do  l'arhve  de  rue  médian  (bh). 

La  substance  blanche  centrale  iSbc;)  se  réduit  à  un(î  potile  masse  ovoïde 
on  irreuulièrenienl  Irapé/.oïde,  située  au-dessus  du  toit  ducjualrième  ventricule, 
cl  dont  la  lace  inférieure  est  tapissée  à  sa  partie  antérieure  par  l'épendyme  du 
toit  (lu  (luatrième  ventricule.  De  la  substance  blanche  centrale  du  vermis  (Sbc) 
>e  détacbcul,  à  la  manière  des  rayons  dune  roue,  deux  branches  principales  et 
ipiaire  branches  de  volume,  de  longueur  et  d'iinporlancc  moindres,  (jui  s'iria- 
dient  dans  les  différents  h)bes  du  vermis. 

Les  deux  branches  principales  de  Vdrbre  de  vie  du  Inhr  )iiédi(in,porUHÛ  le  nom 
de  brniifhe  vrrtira/e  [hv)  et  de  branche  horizontale  (bh),  et  semblent  n'être  que 
des  branches  de  bifurcation  de  la  aubslance  blanche  centrale  (Sbc)  qui  porte 
ncore  de  ce  fait  le  nom  de  tronc  commun  de  Varbre  de  vie  médian. 

La  branchi-  vrrtirale  (bv),  remarciuahle  par  son  épaisseur  et  sa  bricv(4é,  se 
dt'lache  de  la  partie  supérieure  du  noyau  blanc  central  ot  se  porte  obliquement 
'■nhaut  et  en  arrière;  elle  est  destinée  au  cw/we/i  et  mesure  s  millimètres  de  haut 
sur  1  à  -2  millimètres  de  large.  Vers  son  extrémité  supérieure,  renflée  en  massue, 
convergent  les  axes  plusieurs  fois  ramifiés  des  3  à  i  lobules  secondaires  de  la 
face  supérieure  du  culmen  ;  sur  ses  faces  antérieure  et  postérieure  légèrement 
feslonni-es  et  irrégulières,  s'implantent  les  axes  des  lames  et  lobules  du  culmen 
([ui  bordent  \e<'  sillons  post-central  ispo)  et  transverse  antérieur  (sta). 

La  branche  horizontale  (bh)  est  séparée  de  la  branche  verticale  par  le  sillon 
iransvrrsi'  antérieur  (sta)  et  les  nombreux  lobules  (jui  tapissent  les  deux  lèvres  de 
ce  profond  sillon.  Elle  se  détache  de  la  partie  postérieure  du  noyau  blanc  central, 
se  i)orte  horizontalement  en  arrière  vers  le  bourgeon  terminal  (Bt)  dont 
l'axe  la  prolonge  en  arriére.  Lisse,  rectiligne  et  d'égale  largeur  dans  toute  son 
étendue,  elle  mesure  15  à  16  et  18  millimètres  de  longueur  sur  1  à  1  et  demi 
millimètre  de  large.  Son  extrémité  postérieure  légèrement  renflée  reçoit  :  1°  le 
Court  axe  commun  aux  :2  ou  3  lobules  de  la  l'ace  supérieure  du  déclive;  'i"  le  court 
axe  du  bourgeon  terminal  (Bt);  3"  l'axe  plus  long  du  tubercule  valvulaire  (Tub. 
valv.).  Sur  sa  face  supi-rieure  s'implantent  les  axes  des  nombreux  lames  et 
lobules  profonds  qui  tapissent  la  lèvre  postérieure  du  sillon  Iransversi'  antérieur 
(sta).  Sa  face  inférieure  reçoit  les  axes  grêles  et  courts  des  lames  et  lobules  plus 


590 


ANATO.MIE    DES    CEM'UES    NERVEUX. 


spo 
;    •    Lobe  central 
:   ;   :     Plcit 

;LiiiguIa 

:  -w 

\  '■    ; 

X    '. 

■)  : 

n  :     Flp  VF 

ii    ;  Sgc  .,îîrt  Ehl    ,  "^     ; 


i   Sgc"  i     C'a 
Cp        xPy 

FiG.  408.  —  L'arbre  de  vie  du  vermis,  la  formation  réticulée,  les  noyaux  do  doU  cl  do 
Burdach,  le  liile  de  l'olive  bulbaire  et  l'étage  antérieur  du  pont.  Coupe  sagittale 
médiane  SI  du  vermis  passant  par  la  ligne  de  reprn'  SI  de  la  fig.  iOT.  (Méthode  dei 

Wcigcrt-I'al.)  2/1  grandeur  nature. 

I)}i,  l)ran(lifi  tioi-izoïitale  de  l'arbre  do  vie  du   vermis.  —  hv,  brandie  verticale  de  rarbref, 
de  vie  du  verniis.  —  \il,  bourgeon  terminal.  — C«,  cordon  antérieur.  —  C/),  cordon  postérieur! 
de  la  moelle.  — fai,  fibres  arcilormes  internes  du  l)ulbe.  —  Flp,  faisceau  longitudinal  posté-l 
rieur.  —  AT/J.  noyau  du  cordon  de  Hurdacli. —.V(V;,  noyau  du  cordon  de  Coll.  — -Yc»,  noyau! 
central  inrériciir.  —  Nfl,  noyau  du  funiculus  teres.  —  .Yrtj,  noyau  juxta-olivaire  interne.  — \ 
Nrf,  noyau  réticulé.  —  S'xii.  noyau  do  l'hypoglosse.  —  Oi.  olive   inférieure  ou  bulbaire.  — 
l'Iclil.  plexus  ciioroïdes  tr.uisversaux  du  (pialrièmo  ventricidc.  —  /'y.  pyramide   antérieure 
du  bulbe.  —  ■'/'.'/.  décussatiou  pyr.imiilrilç.  —  l\in.  rul)an  do  Ueil.  —  .n'/jc,  substance  blanche 
centrale   du  vermis.  —   .se/',  j^rand   sillon    circoiircrcatiol  du    cervelet.   —    Sgc,    Sgc',   Sgc",\ 
sid)stancef,M'ise  centrale  du  tronc  oncépliaiiipic  et  de  la  partie  supérieure  do  la  moelle.  —  spoA 
sillon   |)ostceutral.    —  spop,   sillon   poslpyraiiddal.    —    xprp,   sillon    prépyraniidal.    —    S/?, 
formation  rétiradoc.  —  ssV,  sillon  supérieur  de  Vi(-((  d'.\/.yr.  —  sla,  sillon  Iransverse  anté- 
rieur. —  Slvc,  stratum  coinpioxuui   ponlis.  —  >'//•;>,  stratum   profuudum.  —  S//\s-,   stralum  i 
supcrficiale. — Sfrii\'lll,  slv'n's  acouslirpuîs. —  Tcli.  toile  choroïdienno.  —  17*.  voie  pédoucu- 
lairo.   —  VW   valvule  de   Vieussens.  —  l'i,   rpialriéme  ventricule.   —   /Ti,   si)n   diverticule  | 
angulaire.  —  IXd,  faisceau  solitaire  ou  racine  descendante  du  nerf  glossopliaryugien. 


1,  lilH,    nil'ot.  li  \  l'ii  I  (.11  i:    IH     iMMi  M  i;i.  \(.i,i' Il  \  i.i;.  ;•,'.) l 

.11)  miùiis  s('ssil('><  (|iii  hipi-'-^fiil  l;i  li'vrc  siipriii'iiii'  du  sillmi  jinsl  iii/iuiinf/ul 
s|M>|»\  l'illn  ri'O'il  (Ml  oiilir,  ati  viiisiii;i;^M'  (|(«  son  iiii|il:iiil;ilii)ii  siii-  la  siihsiaiicf 
lihmrlic  cnilialr.  1'^///'  loii:;,  '^vC'lc  t'I  iniiico  (/>•  lu  ininnitiilf  du  vcrtiiis  difiL,'i''  ohli- 
,|ii(>liii'iil  (Ml  liaiil  l'I  m  av.iiil. 

|)i's  mialro  l)iaii(li('s  de  iiiniudic  dimcnsinii  (|iii  se  (ll'îlacliciil,  diri'ih'riKMil  de 
la  suhslania'  Maiulio  ii'iilralc.  deux  sont  siipiTiciiics  (d  deux  iiilV'iioiin'S.  liOS 
niiMiui'ii's  se  iHnli'iil  dans  le  lobe  fiMilial  ri  daii~.  la  lin;^nla,  l(;s  autres  dans  la 
lili'lli'  l'I  1''  uoduli".  La  In'iinrlir  ou  Viiir  (In  Inltr  cfiilrnl,  |)ii';s('ril(!  à  [xMi  [)rrs  la 
ini'int'  rpaissiMir  ipic  la  luaiicln'  liori/.oiilalc  d<!  i'arhrt'  df  vie  iiKjdian  et  so  porh; 
,d)li(pi«Mn(Mil  rn  liani  cl  en  avanl.  i,i'  plus  souvcnl ,  idlc  s'ini|danl('.  sur  Taiigle 
•^iipéro-auliMiiMii  du  uu>au  blanc  central  du  vcrniis  ;  plu->  rarciincnl,  ollti  si; 
di'Iaclic  de  la  biau(die  verticale  de  l'arbre  (b;  vie  uiiMlian,  et  le  lobo  contrai  ne 
représente  dans  ce  cas  (|u'iin  (b'S  lobubis  du  mmilirnlf. 

l.'iivr  de  bi  liiiffiihi  SO  détacbe  de  la  partie  antéro-supiirieure  du  noyau  blanc 
entrai,  et  proente  un  trajet  coudé;  il  se  dirij^e  d'abord  horizontalement  en 
i\aat,  puis  oblicjucinent  en  haut  et  en  avanl,  e|  liualeinenl  v(;rtieab!rn(;nt  en  haut; 
-in  troisième  seiiuieiit  est  d'autant  plus  loui;-  que  le  sommi.'t  de  la  lin^ula  est 
pins  indi'pendant  cl  mieux  développi'.  La  l'ace  supérieure  de  l'axe  de  la  lingula 
est  seuil'  l'ccouverte  i>ar  l'i-corcc  cér('belleus(%  sa  face  inférieure  intra-ventricu- 
laire  est  tapissée  par  répendyme  ventriculaire  et  concourt  à  former  le  versant 
-npciicur  du  toi!  du  (piatrième  ventricule. 

L'iiifdi'  lu  hn-iif,  plus  g'rèle  que  l'axe  de  la  pyramide,  se  détache  de  la  face 
inférieure  du  noyau  blanc  central,  au  voisinage  de  l'embouchure  de  la  branche 
horizontale  de  l'arbre  de  vie  médian.  Après  un  trajet  d'un  centimètre  environ, 
obliciue  en  bas  et  un  peu  en  arrière,  il  se  divise  et  se  subdivise  dichotomiquement 
■  t  s'irradie  dans  les  lobules  superficiels  de  la  luette,  concourant  ainsi  à  former 
une  grande  partie  du  vermis  inférieur. 

L'(/av'  du  nodule  est  le  plus  court,  le  plus  mince  et  le  plus  efUlé  des  axes 
principaux  de  l'arbre  de  vie  du  lobe  médian.  Il  se  détache  de  la  face  inférieure 
du  noyau  blanc  oMitral.en  un  point  diaini'tralement  opfjosé  au  point  d'insertion 
de  la  branche  verticale  de  l'arbre  dt;  vie  médian,  se  porte  obliquement  en  bas  et 
en  avanl,  et  s'ii'radie  dans  le  nodule. 

.\u  voisinage  diî  la  substance  blanche  centrale,  l'écorce  cérébelleuse  de  la 
face  supérieure  du  nodule  est  recouverte  dans  une  petite  partie  de  son  étendue, 
par  Vi'pcndymi'  vont  rie  ulaire  ((ui  se  réfléchit  du  versant  supérieur  sur  le  versant 
inférieur  du  toit  du  quatrième  ventricule  (Fig.  347,  p.  i76)  et  présente  une  sorte 
de  crête,  sur  laquelle  s'implante  la  mince  couche  épitlu'diale  qui  tapisse  les 
plexus  choroïdes  trnnsrersaux  (Pl(;ht)  et  la  loilc  rhoroidii'ime  (Tchi  du  quatrième 
ventricule  (V^). 

Au-dessous  de  la  luette,  on  voit  sur  cette  coupe  la  section  dos  lames  et 
ijl    lamelles  de  Vnmijijdnli'. 

Le  tronc  encéphalique  Je  la  coupe  SI  (Fig.  408)  étant  seclioiiné  à 
droite  (!(>  la  ligue  médiane,  nous  ferons  précéder  sa  description  de  l'étude  de 
la  coupe  sagittale  médiane  SI  bis  (Fig.  409). 

Le  f/untrièmc  vrntrirulr  présente  sur  cette  coupe  SI  bis  la  morne  forme 
que  sur  la  coupe  SI.  La  substance  grise  centrale  ^Sgc  ([ui  tapisse  le  plancher 
est  seulement  plus  mince,  la  coupe  correspond  en  effet  à  la  section  du  sillon 


592 


A.NATUMIE    DES    CENTRES    >'EUVErX. 


m 


fr 


•'  Strp 


Np 


Strs 


.^traVIIl. 


NCO. 


longitudinal  médian  et  du  raphé.  En  bas.  au  voisinage  de  la  parlie  inférieure! 

fermée  du  bulbe,  elle  s'épaissit,  puis  se  continue  avec  la  substance  grise  cen 

traie  de  la  moelle  épinière,  sépa 
rant  ainsi  le  bulbe  en  deux  par 
lies:  lune  post(''rieure,  formée  pa 
le   noi/au  de  Goll    NCGj    termin( 
par  une  extrémité  effilée,  et  pa 
le    cordon    post(^rieur   (Cp)   de    1; 
moelle    épinière  ;    l'autre,    anté- 
rieure, comprenantla/)y/'a>nirfe  an 
tf'rieure{Py)d\ihu\he,\a.c(ilofteiS\{ 
et  la  décussation  pi/ramidah'  ixPy  . 
Cette  coupe  permet  de  consta- 
ter très  nettement  la  division  du 
tronc  encéphalique  en  étage  antr- 
i'icio',e[  en  étage  posiô rieur  o\\  cu- 
lotte. Une  incision  profonde,  le  trou 
borgne  inférieur  on  bulbo-protubé- 
rantiel  (Ib),  sépare  complètement 
I'ktage  antérieur  en  deux  parties; 
la  partie   supérieure  ou  prolubé- 
rantielle,  très  épaisse,  contient  la 
surface    de   section    des    innom-' 
brables  fascicules  transversaux  de 
la  protubérance  (Strs,  Slrp^l  ;  en- 
tourés d'une  gangue  de  substance 
grise;  ils  se  groupent  en  colonnes' 
verticales  denses  et  serrées,  sépa-! 
rées  les  unes  des  autres  par  des  \ 
traînées   verticales   de    substance 
grise,  les  noijaux  pontiques  (Np), 
dans  lesquels  apparaissent  sur  les 
coupes  suivantes   les   fibres    lon- 
gitudinales   de  la   voie  pédoncu- 
laire. 

La  partie  inférieure  ou  bulbaire 
de  l'étage  antérieur,  esl  mince  et 
étroite  et  se  réduit  à  la  pi/ramide 
antérieure  du  bulbe;  (die  présente 
la  section  longitudinale  des  fasci- 
cules volumineux,  lâches  et  enche- 
vêtrés, du  faisceau  pip-amidal [Py) 
surmonté  du  iioijau  argué  (Narc) 
(pii  limite  le  trou  borgne  bulbo- 
pi()lul)cranticl  (tb).  A  la  partie  in- 
férieure  de  la  coupe,   en   arrière 

de  la  |)yramide,<)n  trouve  la  section  transversale  de  gros  fascicules  ench(>vèlrés 

qui  appartiennent  à  la  décussation  des  faisceaux  pyraniidaur,  (xPy). 

L'ktage  postérieur  ou  CALOTTE  cst  fusiformc  et  atteint  sa  plus  grande  largeur 


Fio.  409.  —  Les  libres  du  iai>lié,  les  stries 
acoustiques  et  le  noyau  du  cordon  de  (ioll. 
Coupe  sagittale  médiane  Si  bis  du  tronc 
encéphalique,  passant  par  la  ligne  de  repère 
Si  bis  de  la  iv^.  407.  2/t  grandeur  nature. 
Méthode  de  Weiiierl-I'al. 

Cp,  conlons  postérieurs.—  j'ai,  libres  arcifonncs 
internes  formant  l'entro-croisement  plnil'ornie 
ou  sensitifdu  bulbe.  —  F/^/,  i'aiscea,u  longituilinal 
dorsal.  —  Ftp,  faisceau  lonfjltudinal  poslérieur. 

—  /■/■,  fibres  du  laphé  s'étendant  dans  l'étage  an- 
térieur de  la  protubérance.  —  Narc,  noyau  arqué. 

—  SCG,  noyau  du  cordon  de  (ioll.—  A'y^,  noyaux 
pontiipies.  —  Nxii,  noyau  de  l'hypoglosse.  —  /'.'/. 
faisceau  pyramidal.  —  il'u,  entre-croisement 
pyramidal  au  niveau  du  collet  du  bulbe,  —rpin, 
entre-croisement  piniforme  ou  sensillf  du  bulbe. 

—  ;•,  fibres  sagil taies  du  raphé.  —  Sf/c,  substance 
grise  centrale.  —  SU.  formation  réticulée.  — 
SIra  Vlll,  stries  acouslifpu-s.  —  S/rs,  S/rp.  cou- 
ches superficielle  et  pi^ofondc  de  l'étage  :\\\lr 
rieur  du  pont.  —  ll>,  Uuu  iiorgnc  infcriciir  nu 
bulbo-prolubérantiel. 


i:i'i  hi     MM'iM.  Il  \  l'ii  ini  i:   hi     i;iio\i  r,i  N(  ii'ii  \  i.i:.  ;;*»:» 

,,iii,,(|i,ilriiiciil  ;iu  (Ir-^vMiis  (lu  lr.,11  hor^iic  Ijullm  pi  ni  iil)t'r:iiit  K'I.  Ilans  I;i   rc;;i()ii 

.,|iil)n;iiilH'llr,  clic  c-l  lui  iiicc  |i;ir  les  /i/ni's  sii(/ill(ilis(lii  iii/i/niv  i  (jui  s'(;U?n(lenl 

iiricrc  cil  ;iv;iiil,  <lc  l:i  ^iilisl.iiicc  -^lisc  crnlralf  jns<|n<'  dans  la   proroïKlfiii'  «le 

,  l;i;:(>    aiiliiiiMii    lie    la    |ir<iliili(''raiic('     ((iiiiparcr   avec-    coupes     linri/onlalcs 

H2  à  H7  ri  Cl  à  C4,  Im.i:.  Ii".  à  ;.;:.  .  I.cs   lil.rcs  sa}:illalcs  du   lapli/'  s(,iil  dis- 

xt'os  (Ml  ((UU  lies  si  dciist's,  (m'cdlcs  pciiiirllrnl  à  peine  d'apercevoir  la  section 

s  Unes  libres  Iraiisveisalcs  de  rciiIre-c.discMKMil  du  corps  liapé/.oïde.  Aii-des- 

usdii^lioii   liori;iie,   les   libres   sa{,M(laIes  a|ipail  ieiiiicnl    aii\  .sirics  (iitiiisliiiur.s 

iiiparer    a\ec  la    coupe   liorizoïilalc  H9,    l■'i;,^    iiî!';  cl    se  ;^roup('iil   en   l'pais 

-.  iciilc^  rdilcineiil  colores  par  la   laipic  li(Mnaloxyliniqu(%  st'parrs  les  uns  des 

mires  par  des  Iraini'cs  sa^illalcs  do  suhstanciî  j^rise  en  conlinuilé  directe  avec 

'    iu>vaii  anint"  des  pyramides,  et  désign(''es  (luehfuefois  sous  le  nom  de  iioi/du 

niphr.  I,a  cabdie   bulbaire  contient  déjà  la  section  des  lil)res  longitudinales 

i.s  plus  internes  de  la  /'(iniKilion  j'i'liciiléi'  :  en  avant,  adossée  à  la  pyramide,  se 

I  luive  la  rmirlii'  iiitrrolivdife  (SIl)  ;  en  arrière,    adossée  à  la  substance  grise 

iilrale,  le   fitisccuii   lungitudinal  postérieur  {F\p);  fusionnés  en  bas,  ces  deux 

.groupes  de  libres  do  la  formalion  réticulée  blanche  divergent  en  liant  et  l'on 

v(^il  apparaître  dans   leurs  interstices  les  /i/)ivs  so</iUfil.es  du  rap/t<'-  hiiUxùre  [v). 

I  IN  faisceaux  obliques  qui  sillonnenl  la  calotte  et  bi  substance  grise  centrale 

au-dessus  de  rentre-croisement  pyramidal  (xPy),  appartiennent  kYenlre-croise- 

•>-'i\(  ftini forme  (xpin-  cl  aux  /ibres  aj-ci farines  internes  (laii  du  bulbe. 

Sur  la  coupe  SI  (Fig.  -408),  la  division  du  tronc  encéphalique  en  région  anté- 
noure  et  région  postérieure  est  encore  plus  nette.  Dans  les  traînées  verticales  de 
substance  grise  de  la  coupe  précédente  SI  bis,  ont  a[)paru  les  fascicules  longitu- 
dinaux de  la  voio prdonculaire  (VP),  qui  ici,  sur  la  coupe  SI,  se  continuent  direc- 
lemcnt  avec  le  faisceau  pyramidal  du  bulbe  et  segmentent  les  fibres  transversales 
(le  l'étage  antérieur  de  la  protubérance  en  trois  couches  :  l'une,  antérieure,  le 
^stratxin  superfiria/e  pontis  (Strs),  mince  et  d'épaisseur  égale;  l'autre, postérieure, 
le  stnitum  profundwn  (Strp),  adossée  à  la  calotte  et  remarquablement  épaisse;  la 
ti"isième,  intermédiaire, le  stratum  complexum  (Strc),  comprenant  la  voie  pédon- 
l'iire  (VP). 

Les  fascicules  longitudinaux  de  la  fornialion  réticulée  (SR)  sectionnés  très  obli- 

[quement,  occupent  toute  la  hauteur  de  la  culot  le  et  s'étendent  directement  de  la 

région  protuberantielle  à  la  région  bulbaire.  Ils  forment  en  s'enchevétrant  un 

réseau  à  mailles  allongées  très  serrées,  qui  a  valu  à  cette  formation  son  nom  de 

i'ulée.  Un  noyau  gris  allongé,  le  noi/uu  central  inférieur  (Nci),  sépare  dans  la 

_  tcgion  protuberantielle  le  ruban  de  He il  médian  {\\m)  adossé  au  stratum  profun- 

dum  ^Strj)  ,  du  faisceau  lonf/ifudinal  postérieur  iKlpj  adjacent  à  la  substance  grise 

centrale  du  quatrième  ventricule  (Sgc).  Les  petits  amas  irréguliers  de  substance 

grise  situés  à  la  limite  supérieure  de  la  coupe,  au-dessus  du  noyau  central 

uiférieur,  appartiennent  au  noyau  réticulé  (Nrt). 

Dans  1(>  bulbe,  le  faisceau  longitudinal  postérieur  {F\p)Yieui  être  suivi  juscpie 

dans  le  cordon  antérieur  (Ca)  de  la  moelle  ;  il  sépare,  à  la  limite  inférieure  de  la 

!  -coupe,  la.  pi/ramide  antérieure  (Py)  du  faisceau  pyramidal  entre-croisé  (xPy),  facile 

à  reconnaître  grâce  à  ses  gros  fascicules  sectionnés  transversalement  et  entourés 

'  de  fibres  longues  plus  ou  moins  onduleuses. 

La  couche  inte}'-olivaire  de  la  coupe  précédente,  renferme  immédiatement  en 
arrière  de  la  pyramide  antérieure  le  noyau  juxla-olivaire  interne  (Noi^  longue 
traînée  de  substance  grise  (jui  atteint  en  bas  le  collet  du  bulbe,  et  l'olive  bulbaire 

TOME     II.  38 


ri94  ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

(Oi  ,  qui  se  présente  sous  laspectde  quatre  à  cinq  amas  cylindriques  légèremen 
courbes  correspondant  à  la  section  des  dentelures  avoisinant  le  hile  de  l'olive 

La  substance  grise  centrale  (Sgc)  du  quatrième  ventricule  est  plus  épaisse  quf 
sur  la  coupe  précédente  ;  elle  présente,  échelonnés  de  haut  en  bas,  le  peti 
noijau  du  funiculus  tcrcs  (Nft),  la  section  transversale  des  stries  acoustique. 
(Slra  VIII),  le  noyau  do  Vhjpotjlosse  (N  xii),  puis  elle  s'épaissit,  contient  la  sec- 
tion du  faisceau  solitaire  ou  racine  descendante  du  nerf  glosso-pharyngien  (IXd^ 
et  se  continue  avec  la  substance  grise  centrale  de  la  partie  fermée  du  bulbt 
(Sgc'j  et  de  la  moelle  épinière  (Sgc"). 

Dans  la  partie  postérieure  et  inférieure  du  bulbe,  on  aperçoit  la  section  de^ 
noyaux  du  cordon  postérieur  :  le  noyau  du  cordon  de  Burdach  (NGB)  adossé  à 
la  substance  grise,  et  duquel  se  détachent  un  grand  nombre  de  fibres  arciforme; 
(fai),  le  noyau  du  cordon  de  Goll  (NCG),  avec  son  extrémité  eflilée,  entouré  pai 
les  fibres  du   cordon  postérieur  de  la  moelle  (Cp). 

Le  noyau  du  cordon  de  Goll  est  en  réalité  plus  long  qu'il  ne  le  paraît  sur  la 
coupe  SI  (Fig.  408);  il  descend  jusqu'au  collet  du  bulbe  (Coupe  SI  bis. 
Fig.  409,  voy.  aussi  Fig.  426)  ;  sa  brièveté  tient  à  ce  que  la  coupe  SI  seclionm 
ce  noyau  en  dedans  de  son  grand  axe. 

Coupe  S 2  (Fig.  410).  —  Très  Aoisine  de  la  précédente,  cette  coupt 
passe  parle  noyau  du  toit  (Ni)  et  le  nodule,  rase  le  bord  interne  à\x pédon- 
cule cérébelleux  supérieur  (Pcs)  et  intéresse,  dans  le  tronc  encéphalique., 
la  partie  fermée  de  l'olive  bulbaire  (Oi),  le  noyau  du  nerf  moteur  oculairt 
externe  (NVI),  et  le  faisceau  solitaire  ou  racine  sensitive  descendante  du 
nerf  glosso-pkaryngicn  (IXd). 

Cervelet.  —  La  figure  si  caractéristique  de  l'arbre  de  vie  du  vermis  de  la 
coupe  précédente  (S  1,  Fig.  408)  se  modifie  très  rapidement  dès  qu'on  s'éloigne 
lin  peu  du  plan  médian  du  vermis.  Toutefois,  sur  les  coupes  très  rapprochées 
(le  ce  plan,  telles  que  la  coupe  S  2,  sur  laquelle  le  nodule  se  trouve  encore  inté- 
ressé, les  modifications  sont  avant  tout  ({uantitatives;  elles  consistent  en  un 
simple  épaississementde  \asnbstance  blanche  centrale  du  vermis  (Sbc)  et  de  toutes 
ses  branches,  et  dans  rapi)arition  dans  son  épaisseur  d'un  amas  ganglionnaire 
arrondi,  assez  régulièrement  ovalaire,  qui  déprime  légèrement  le  toit  du  qua- 
trième ventricule,  et  constitue  le  noyau  du  toit  (Nt)  de  Stilling. 

L'augmentation  de  volume  de  la  substance  blanche  centrale,  dans  ses  dimen- 
sions verticales  et  surtout  dans  ses  dimensions  sagittales,  s'elTectue  aux  dépens 
des  branches  hoj'izontale  (bh)  et  verticale  (bv)  de  l'arbre  de  vie,  qui  se  raccour- 
cissent et  s'épaississent  à  mesure  que  la  substance  blanche  centrale  s'agrandit. 
L'extrémité  postérieure  de  cetle  subslance  est  épaisse  et  rentlée;  elle  reçoit,  do 
haut  en  bas,  et  à  égale  distance  l'un  de  l'autre  :  1"  la  branche  horizontale  de 
i  arbre  de  vie  médian;  2°  Y  axe  de  la  pyramide;  3°  l'axe  de  la  luette. 

La  branehn  horizontale  de  Varbre  de  vie  (bh)  ne  diffère  de  celle  de  la  coupe 
précédente  que  par  son  extrémité  postérieure  reiilléc  et  coudée,  qui  reçoit  conunci 
précédemment  les  axes  du  déclive,  du  bourgeon  terminal {Bi)  et  du  tubercule  val-i 
nnlaire.  Uaxe  de  la  pyr/imidr  ne  constitue  plus,  comme  sur  la  coupe  précédente,' 
une  ramification  de  la  branche  horizontale  de  l'arbre  de  vie,  mais  une  véritable; 
branche  principale  qui  se  détache  directement  de  la  subslance  blanche  centrale. 
Woxe  de  la  luette  s'est  raccourci;  il  se  réduit  à  sa  branche  de  bihircation  posté- 


I,  Il  i»i:    lojMM.K  \  l'iiidi  r;   in;    nimM  |!i;.m.i.I'Ii  a  i.i;. 


.'j'j.'i 


iicnirrl  ,1  l;i  li.isc  de  •-:i  lir.iinlif  ijr  liiriii(:it  mu  .•|iilt''li(Miic  :  cclli'ci  csl  iriU'-i  t-ssi'-n 
l.muri'iilit'lli'iiit'iil  ;iii    iinc.iii  ilii  |iiiiiil  i>i'i    -<iiii   »'currt!  f;ris<;  Si'  rt'-lli'clnj  dr  |;i  faco 


bh. 


1>V 


Sbc 


l'ft     lobe  cent: 
•ftr    '•  Linqula 


Sîl     P.ni  ^^°T^   VP 
:  :  ;FPom 


sv^/  iobe  ar'éV^ 


i!  FiG.  410. —  L'arbre  de  vie  du  vermis,  le  noyau  du  h>if.  l/olive  liulhaire.  La  calotte  et 
l'étage  antérieur  du  tronc  encéphalique.  —  Coupe  sagittale  S2  du  vermis  passant 
par  la  ligne  de  repère  S2  deiaFig.  407.  Méthode  de  Weigert-l'al.  2,  1  grandeur  nature. 

Bf,  le  bourgeon  terminal.  —  6/i,  branche  horizontale  de  l'arbre  de  vie  médian.  —  bv,  bran- 
che verticale  de    l'arbre  de  vie  médian.  —  Cl,  cordon  latéral.  —  Cp,  cordon  postérieur.  — 
cE{),  crête  épcndyniaire  tapissant  l'écorce  du  nodule.  —  fai,  fihres  arcilorines  internes  ou 
,  inlerréticulées  du  bidhc.  —  Fl'oii,  FPom,  F/'op.  fibres  protubérantielles  antérieures,  moyennes 

||  et  postérieures.  XCB,  noyau  du  cordon  de  Burdach.  —  NI/,  noyau  latéral  du  bulbe.  —  Xoe, 

Noi.  noyaux  juxta-olivaii-cs  externe  et  interne.  —  ni,  noyau  du  funiculus  teres.  —  .N7,  noyau 
du  toit.  —  .V 17,  noyau  du  nerf  moteur  oculaire  externe.  —  Pcs,  pédoncule  cérébelleux  supé- 
rieur. —  Vlchl,  plexus  choroïdes  transversaux  du  (piatrième  ventricule.  — /'y.  pyramide  anté- 
rieure. —  Rm,  nd)an  de  Reil  médian.  —  Shc,  substance  blanche  centrale.  —  scf.  grand  sillon 
circonférenticl  de  Vicq  d'.\zjT.  —  %e,  substance  grise  centrale.  —  %R,  substance  gélati- 
neuse de  Holando.  —  siV,  sillon  inférieur  de  Vicq  d'.Vzyr.  —  ssV,  sillon  supérieur  de  Vicq 
d'Azyr.  —  S7{,  formation  réticulée.  —  sta,  sillon  transverse  antérieur.  —  VP,  voie  pédon- 
culaire.  —  f\\,  diverticule  angulaire  du  quatrième  ventricule.  —  IXd.  racine  descendante 
du  glosso-pharyngien  ou  faisceau  solitaire. 

\     inférieure  sur  la  face  e.xterne  de  la  luette  ;  ainsi  s'o.vpliquent  les  dimensions  rela- 

livement  considérables  qu'elle  présente  sur  cette  coupe, 
t  h'a.vo  du  nodub'  s'est  raccourci  et  épaissi,  mais  conserve  sa  direction  oblique 

\     en  baut  et  en  arrière.  Uaxe  de  hi  luir/ula  a  doublé  de  volume,  et  contient  déjà 


b96  ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEL'X. 

quelques  libres  du  pi-donrulr  ct-rébolleux  supérieur  (Pcs).  Quant  aux  lobes  des 
faces  supérieure  et  postérieure  du  vermis  :  lobps  central,  cuhnen,  déclive,  bour- 
geon (rrminol.  tubercule  valrulaire,  ils  présentent,  à  leur  épaisseur  près,  la  même 
disposition  que  sur  la  coupe  sagittale  médiane  S  1  i^Fig.  408  . 

La  coupe  S 2  intéresse  déjà  lecorce  des  hémisphères  cérébelleux. X  la  partie 
postérieure  et  inférieure  du  vormis  se  trouvent  les  premières  lamelles  du  lobe 
r/réle,  et  les  lamelles  plus  nombreuses  du  lobe  semi-lunaire  inférieur,  sectionnées 
tangentiellement,  et  dont  quelques-unes  se  continuent  déjà  directement  avec 
celles  du  tubercule  valvulaire. 

A  la  partie  anti'rioure  et  inférieure  du  vermis,  on  trouve  Vannjydale  sous  forme 
d'un  lobe  allongé,  indépendant,  qui  refoule  la  luette  en  arrière,  le  nodule  en  haut, 
et  s'insinue  entre  ces  lobes  et  le  bulbe  rachidien,  dont  la  sépare  la  toile  choroi- 
dienne  inférieure  du  quatrième  ventricule.  Toutes  les  lamelles  de  Vamygdalc  se 
trouvent  sectionnées  tangentiellement  et  parallèlement  à  leur  direction. 

Tronc  encéphalique.  Étage  antérieur.  —  Les  connexions  de  la  voie  pé- 
donculaire  (VP)  avec  le  faisceau  pyramidal  (Py)  sont  excessivement  intimes, 
d'épais  fascicules  s'étendant  directement  de  la  région  protubérantielle  à  la  région 
bulbaire;  les  trois  couches,  superficielle,  intermédiaire  et  profonde  de  l'étage 
antérieur  de  la  protubérance,  sont  aussi  manifestes  que  sur  la  coupe  précédente 
S  1  (Fig.  408),  et  contiennent  la  surface  de  section  des  innombrables  faisceaux 
protubérantiels  transversaux  antérieurs,  postérieurs  et  moyens  (FPoa,  FPop, 
FPom). 

Calotte.  —  La  caractéristique  de  cette  coupe  est  l'apparition,  en  arrière  de  la 
pyramide  antérieure,  de  V olive  bulbaire  ou  inférieure  {Oi)  sous  l'aspect  d'une  lame 
grise  festonnée  entourant  une  cavité  close  de  toutes  parts  :  les  festons  et  dente- 
lures sont  particulièrement  nombreux  et  profonds  le  long  de  sa  paroi  posté- 
rieure. L'olive  bulbaire  est  séparée  de  la  pyramide  bulbaire  par  une  traînée  de 
substance  grise  qui  appartient  en  haut  aux  noyaux  rétro-pyramidaux ,  en  bas  au 
noyau  jitxta-olivaire  interne  (Noi)  ;  elle  est  longée  en  arrière  par  le  noyau  juxta- 
oiivaire  externe  (Noe)  qui  la  sépare  des  fascicules  longitudinaux  de  la  formation 
7'éticulée{SK).  Le  ruban  de  lieil  7nédian  {Rm )  n'est  intéressé  que  dans  la  partie  pro- 
tubérantielle de  son  trajet  et  se  place  immédiatement  en  arrière  de  l'étage  anté- 
rieur delà  protubérance.  Le  reste  de  la  formation  réticulée  est  surtout  constitué 
par  la  formation  réticulée  grise,  et  dans  la  région  protubérantielle  par  le  fiiso'au 
central  de  la  calotte  dont  la  fusion  avec  le  ruban  do  Reil  médian  (Rm)  et  les 
connexions  avec  l'extrémité  supérieure  de  l'olive  bulbaire  {0\) ,  sont  très  mani- 
festes. 

Dans  la  substance  grise  centrale  du  planchiM- du  i'' venlricuh^  s(>  IrouvenI  les 
grêles  fascicules  fiiiblement  colorés  du  faisceau  lonyiiudinal  dorsal  (Fld),  et  le 
noyau  d'origine  du  nerf  moteur  oculaire  externe  (iNvi). 

Dans  la  partie  inférieure,  fermée  du  bulbe,  la  formation  réticulée  est  croisée 
jiar  de  nombreuses  fibres  arci formes  internes  ou  interréticulées  (fai )  qui  se  détachent 
de  la  base  d'insertion  du  noyau  de  liurdach  (NCB).  Les  fascicules  longitudinaux 
fortement  colorés  par  l'hématoxyline  que  l'on  trouve  dans  cette  région,  appar- 
tiennent au  faisceau  solitaire  ou  racine  scnsitive  descendante  du  nerf  glosso-pharyn- 
ijicu  (LXd).  L'amas  gris  allongé  de  la  partie  inférieure  de  la  coupe,  compris  entre  le 
cordon  postéri(uir(Ci>)  et  le  cordon  latéral  (Cl)  de  la  moelle,  appartientà  ]i\  substance 
gélatineuse  de  Jlolando  (SgltJ.  La  substance  grise  diflusc,  située  au-dessous  de 


i 


i;iii»i':  mi liU'iiinii;   i*i    i(ii(i\iiti..M.i.i'ii  \i.k 


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'S-^-'l     ^>^^^-    i      ''Ho  d  aie 


$L  V  *  Pyramide 

'..  ill.  —  1,'ailiro  de  vie  tlos  parties  latérales  du  verinis,  la  face  externe  du  noyau 
du  toit,  la  valvule  de  Tarin,  le  nid  d'hirondelle,  le  piîdoncule  cérébelleux  supérieur  à 
sa  pénétration  dans  le  cervelet.  —  Les  élaees  antérieur  et  postérieur  du  tronc  encé- 
plialique,  lolive  hulhaire,  le  noyau  du  facial,  le  noyau  de  Deiters  et  la  substance 
ijélatineuse  de  Rolando.  —  Coupe  sagittale  S  3  du  vermis,  passant  par  la  ligne  de 
repère  S  3  de  la  Fig.  407.  Méthdde  de  Weigert-Pal.  2  1  grandeur  nature. 

Dt,  bourgeon  ItM-niinal.  —  ft/i.  l)ranrlic  horizontale  de  l'arbre  de  vie  médian. —  ùv,  branche 
verticale  de  l'arbre  de  vie  luédian.  —  Eva,  grand  entre-croisement  commissural  du  cervelet. 

—  Fcc.  faisceau  central  de  la  calotte.  —  XCIt,  noyau  du  cordon  de  Hunlacli.  —  .\l).  noyau 
•le  Deiters.  —  .\7.  noyau  du  toit.  — -Vv//,  noyau  du  faidal.  —  0/,  olive  inférieure  ou  bulbaire. 

—  l'es,  pédoncule  céréi)elleux  supérieur.  —  P.y,  faisceau  pyramidal.  —  R»i,  ruban  de  Rcil 
médian.  —  scf,  grand  sillon  circonférentiel  de  Vicq  d'Azyr.  —  S;/c,  substance  grise  centrale.  — 
Sfili.  substance  f.'élatineuse  de  Rolando.  —  SR,  formation  réticulée.  —  SIU/.  formation  réti- 
culée grise  du  bulbe.  —  siV,  sillon  inférieur  de  Vic(|  d".Vzyr.  —  ssV,  sillon  supérieur  de  Vicq 
d'.Vzyr.  —  spo,  sillon  post-central.  —  sta,  sillon  transverse  antérieur.  —  Sirs,  Slrc,  Strp, 
couches  transversales  antérieure,  moyenne  et  postérieure  de  1  "étage  antérieur  du  pont.  —  Tv, 
tubercule  valvulairo. —  \'P,  voie  pédonculaire.  —  IT,  valvule  de  Tarin.  —  I'ay/.  grosse  racine 
sensitive  descendante  du  trijumeau.  —  l'i,  quatrième  ventricule.  —  17,  nerf  moteur  ocu- 
laire externe.  —  VlIIi',  raciue  descendante  de  la  branche  veslibulaire  de  l'acoustique  le 
long  du  novau  de  Deiters. 


;i98  ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 

l'olive  bulbaire,  représente  les  noyaux  latéraux  du  bulbe  ou  les  noyaux  des  cor- 
dons l'ilcrau.c    Nlt  . 

Coupe  S3  Fig.  ill).  —  La  coupe  S  3  passe  par  \qs parties  latérales 
du  vermis,  sectionne  la  partie  externe  du  7ioyau  du  toit  i^Nt),  la  valvule  de 
Tarin  (VT),  le  nid  d'hirondelle  et  \q  pédoncule  cérébelleux  supérieur  (^Pcs); 
elle  intéresse  dans  le  tronc  encéphalique  le  noyau  du  nerf  facial  (Nvu)  et 
le  noyau  de  Deiters  (jNU). 

Cervelet.  —  La  transformation  de  l'arbre  de  vie  du  vermis  est  beaucoup  plus 
marquée  que  sur  la  coupe  précédente  (S2,  Fig.  410). La  substance  blanche  cen- 
trale s'est  épaissie  dans  le  sens  sagittal  et  dans  le  sens  vertical  ;  elle  se  développe 
en  arrière  aux  dépens  des  bases  d'implantation  de  la  branche  horizontale  de  V arbre 
de  vie  (bh),  de  Vaxe  de  la  pyramide  et  de  l'axe  de  la  luette,  et  se  continue  direc- 
tement en  avant  avec  le  pédoncule  cérrbelleux  supérieur  (Pcs),  formant  avec  lui 
une  masse  irrégulièrement  quadrilatérale  située  au-dessus  du  quatrième  ven- 
tricule Cette  masse  contient  trois  à  quatre  îlots  ganglionnaires  allongés  danS' 
le  sens  sagittal  et  dont  le  postérieur  s'insinue  dans  la  base  d'implantation  de  la 
branche  horizontale  de  l'arbre  de  vie  du  vermis.  Ils  appartiennent  à  la  partie 
externe  du  noyau  du  toit  (Nt),  plus  accidentée  et  moins  nettement  circonscrite 
que  la  partie  interne. 

Des  parties  supérieure  et  postérieure  de  la  substance  blanche  centrale  se  . 
détachent  les  différents  axes  du  vermis,  reconnaissables  à  leur  direction  et  leur 
configuration  générales,  mais  qui  ont  triplé  et  quadruplé  de  volume,  à  l'excep- 
tion des  axes  de  la  lingula  et  du  nodule. 

La ///?(7?</a  se  réduit  à  son /reù?,  mince  lamelle  cérébelleuse  qui  recouvre  lai 
base  dupédoncule  cérébelleux  supérieur  (Pcs)  et  envoie  un  grêle  et  court  axe  dans 
la  substance  blanche  sous-jacente. 

Le  nodide  n'est  plus  représenté  que  par  une  mince  lamelle  qui  tapisse  le 
sillon  post-nodulaii'e  et  correspond  à  la  partie  postéro-externe  de  ce  lobule;  la 
substance  blanche  tapissée  par  l'épendyme  ventriculaire  se  prolonge  en  avant  ■ 
dans  la  valvule  de  Tarm  (VT),  de  la  même  façon  que  la  substance  blanche  de 
la  lingula  se  continuait,  sur  la  coupe  S  1  (Fig.  408),  avec  la  valvule  de  Vieussens, 
mais  elle  décrit,  sur  cette  coupe  S  3  et  sur  les  coupes  immédiatement  adja- 
centes, un  crochet  avant  de  se  continuer  avec  la  valvule  de  Tarin. 

Les  axes  du  lobe  central,  du  culmen,  de  la  pyramide,  à  part  leur  augmentation 
de  volume,  sont  peu  modifiés;  il  en  est  de  même  de  la  branche  horizontale  (bh) 
de  l'arbre  de  vie  médian  dont  l'extrémité  postérieure,  renflée  et  coudée,  reçoit, 
comme  sur  les  coupes  précédentes,  les  axes  du  déclive,  du  bourgeon  terminal  (Bi) 
et  du  tubercule  valvulairc  {T\). L'axe  delà  /»r</c  s'est  par  contre  considérablement 
modifié  et  se  réduit  à  un  axe  épais,  court,  non  ramifié,  légèrement  festonné 
sur  ses  bords  et  tapissé  par  des  lamelles  cérébelleuses,  courtes,  sessiles  et  peu 
saillantes. 

Les  parties  hémisphériques  sont  représentées  dans  cette  coupe  : 

1°  Par  le  lobe  semi-lunaire  supérieur,  réduit  à  une  lamelle  qui  coiffe  l'extrémité 
postérieure  du  bourgeon  terminal  (Ht)  et  à  un  petit  îlot  indépendant  d'écorce 
cérébelleuse; 

2"  Par  le  lobe  semi-lunaire  inférieur,  en  connexion  étroite  avec  le  tubercule 
valvnlaire  et  dont  le  développement  est  déjà  considérable; 


1 


iriiti'.  Tdi'iM.  li  \  l'ii  ini  i:   m     hikim  i;i;n<;i  i-ii  \  i.i;.  :;!)<( 

,;  |';ir  II'  loin'  </irli\  (Il  ml  les  l;illi('lli's  -,im|  i(Pillli-('-.  |i;ir;i  1 1<'|  l'ilicli  I  ;i  Irlii  dlIlM'- 
lioi)  riilouifiil  IVxIri'iuili'  iiil'i'i  iriii  (•  dr  l:i  /ii/iinmilr  (In  \ciiiiis; 

i  '  l';ii  1  ""((/(/^/'//c  t'iiliii,  (linil  le  (|cv('l(i|i|ti'mciil  c^l  I  iiiisi(|cr;iltlc  cl  i|iii  loi'inc 
un   loliiili'  ovoiiii'   iii(i<'|iiMi(l:iiil ,  ciiiiipiis   ciiln'   le   IhiIIm'  riK-liidicii  en   av.-iril,  l:i 

nituiniith'  cl  l;i  hii'llr  v\\  iinim",  cl  iloul  rcxlicinilc  sii|iciiciirc  se  |();jc  dans  le  uni 
.l'iliriniilrllr.  luiinc  '^Mi'  celle  C((ii|ie  |iar  la  nilriilr  <lf  Tniiii  \'V  cl  rcxlicinilc 
iMisIcritMire  du  iindnlr.  |,c  tpnih/rnir  /•''/////'•»//<' (V.)  s'ciilniice  ins(jir;ni-dcss()n>. 
des  ilols  du  mii/iiii  du  tnil\^'S[)  cl  alleini  -^iii  celle  c.iii|pe  cl  \;\  siiivaiili!  •  coupe  S4. 
l'ijï.  il  «sa  pins  irrinide  in'ofondenr.  Il  esl  rerinccii  lias  f\  en  aiiière  pai'  la  hiilr 

horoiilii'n)})'  iiifi'ririirf  cl  ]('<■  plr.nis  chdrtiHli's  dn  r|nalri(''Mie  vcnliicule,  ipii  s  in- 
^(■•rtMil  sur  h'  lnu'd  anh'-rieiir  de  la  vnlrulr  ilr  '/'tniii  (VTj  et  sur  la  ci("'lo  ('ijcn- 
(lyinairo  du  bulbe. 

Tronc  encéphalique.  Ëtagk  amiiiuiuii.  —  La  coupe  inlércsse  la  pyiamid»; 
rtnleiieui'c  dn  liulbe  le  lonii'desou  bord  externe:  aussi  h^  fahreau  piji(unld(il[Y'y) 
ne  fornie-t-il  (|U  nu  nnnee  faisceau  (|ui  se  conlinne  en  liant  av(;c  la  voie pt'doncu- 
hiir,'  iVP). 

La  gaui;ue  do  substance  grise  de  lélayc  anlerienr  de  la  pidlubérance  est  plus 
d)ou(lante  ([ue  sur  la  coupe  précédente,  surtout  dans  le  slratum  profundum 
Strp  ,  et  sépare  nettement  les  faisceaux  de  libres  transversales.  Dans  le  slratum 
-uperlioiale  (Strs),  la  substance  grise  n'aflleure  plus,  comme  sur  la  coupe  S 2 
V'ig.  »!0  .  la  surface  de  la  protubérance,  mais  en  est  sé^parée  par  une  coucbe 
1res  dense  et  compacte  de  fibres  transversales  qui  forment  le  revêtement  du 
pont  de  Varole. 

L'c/à'c  bulhnire  {0\]  se  présente  avec  les  mêmes  caractères  que  sur  la 
coupe  S  2;  elle  est  seulement  plus  petite.  Une  capsule  de  fibres  encbevôtrées, 
fortement  colorées  par  la  laque  hématoxylinique,  l'entoure;  de  la  partie  supé- 
rieure se  détacbe  le  faisceau  central  de  la  calotte  (Fcc). 

La  calotte  renferme,  au  voisinage  du  sillon  bulbo-protubérantiel,  le  noijaii 
moteur  bilobé  du  nerf  facial  (Nvii).  Les  libres  longitudinales  de  la  formation  réti- 
culée \SK)  sont  encore  denses  et  serrées  au-dessus  du  noyau,  tandis  quelles 
sont  plus  clairsemées  dans  la  région  bulbaire  où  \a.  formation  réticulée  grise  (SRg) 
■^e  trouve  intéressée.  Elle  est  sillonnée  dans  toute  sa  hauteur  bulbaire  par  les 
libres  arciformes  sectionnées  très  obliquement.  Les  supérieures,  plus  colorées 
par  l'hématoxyline,  appartiennent  déjà  au  système  des  filtres  arciformes  céré- 
bello-oUvaires:  les  inférieures,  plus  grêles,  se  détachent  d'une  haute  colonne  de 
substance  grise,  le  noyau  de  Deiters  (N'D  ),  à  laquelle  fait  suite  en  bas  le  noyau  de 
Burdach  (NCB). 

La  colonne  de  substance  grise  comprise  entre  la  formation  réticulée  grise 
{SRg)  et  le  noyau  de  Deiters  (ND), correspond  à  la  section  longitudinale  de  la 
substance  gélatineuse  de  Rolando  (SgR),  noyau  de  terminaison  de  la  grosse  racine 
\  sensitive  descendante  du  tri  jumeau.  Celle  racine  (Vsd  se  trouve  du  reste  sectionnée 
à  la  périphérie  inférieure  du  bulbe,  et  l'on  voit  s'en  détacher  de  longs  fascicules 
de  fibres  qui  peuvent  être  suivis  jusqu'au-dessous  du  noyau  du  facial. 


COO  ANATOMIK    DES    CENTRES    NERVEUX. 

COUPES    INTÉRESSANT    LA   RÉGION   DE    TRANSITION  DU  CERVELE' 
ET  LES  PARTIES  LATÉRALES  DU  TRONC   ENCÉPHALIQUE 

(Coupes  S4  et  S5,  Fiy.  41-2  et  413) 

Les  trois  coupes  S 1 ,  S  2  et  S  3  que  nous  venons  d'étudier,  intéressent  1 
vennis  ccsi-k-dire  le  lobe  médian  du  cervelet.  Les  deux  coupes  S4et  S{ 
qui  vont  suivre,  appartiennent  à  l'étroite  ré(/io/i.  de  transition  entre  le  vermi 
et  les  hémisphères,  située  immédiatement  en  dehors  du  sillon  longiludina 
médian  et  qui  comprend  le  nid  d'hirondelle,  les  noyaux  accessoires  d. 
folive  cérébelleuse  et  le  trajet  intracérébelleux  du  pédoncule  cérébelleiu 
supérieur. 

La  substance  blanche  du  vermis  s'accroît  rapidement  dans  cette  régioi, 
et  subit  des  modifications  importantes,  qui  transforment  peu  à  peu  l'arbn 
de  vie  médian  coupe  SI,  Fig.  408)  en  arbre  de  vie  des  lobes  latérau> 
du  cervelet  (coupe  S 9.  Fig.  417).  L'accroissement  se  fait  aux  dépens  de: 
différentes  branches  de  l'arbre  dévie  médian  et  aux  dépens  de  la  substance 
blanche  centrale,  qui  reçoit  les  pédoncules  cérébelleux  supérieur,  inférieui 
et  moyen,  et  contient  dans  son  épaisseur  des  amas  ganglionnaires  qui  sont  : 
dansle  vermis,  les  noyaux  du  toit,  dans  la  région  de  transition,  les  noyaui\ 
accessoires  de  V olive  cérébelleuse ,  à  savoir  le  noyau  sphérique  ou  globuh 
et  le  noyau  du  bouchon  ou  embole,  dans  la  région  des  hémisphères  enfin, 
la  volumineuse  olive  cérébelleuse. 

Les  transformations  subies  par  les  branches  de  l'arbre  de  vie  médiafv 
dans  la  région  de  transition  et  dans  la  région  des  hémisphères  cérébelleux! 
sont  les  suivantes  : 

\°  La  branche  verticale  {hy)de  l'arbre  de  vie  médian  s'épaissit,  s'élargit; 
et  se  raccourcit  dans  la  région  de  transition  ^coupes  S  3  et  S 4,  Fig.  412 
et  413),  puis  s'étale  dans  la  région  des  hémisphères  ^coupes  S  6  et  S  7. 
Fig.  414,  415)et  finit  par  disparaître  complètement (COupes  S  8  el  S9. 
Fig.  416  et  417)  en  se  fusionnant  avec  la  substance  blanche  centrale  des 
hémisphères.   Il  en   résulte  que  les  lobules  du  culmen   qui  bordent  les 
faces  antérieure  et  postérieure   ainsi  que    l'extrémité  supérieure  de  la 
branche  verticale  de  l'arbre  de  vie  médian  (COupe  S  1,  Fig. 408),  s'étalent' 
dans  la  région   des   hémisj)lières   sur  une  très  large  base  d'implantation, 
qui  correspond  à  toute  la  moitié  antérieure  de  la  l'ace  supérieure  de  la 
substance  blanche  centrale  des  hémisphères  (coupes  S  8  et  S  9,  Fig.  416' 
et  417).  Les  sillons  interlobulaires  augmentent  de  protondeur  en  passant 
du  vermis  dans  les  hémisphères,  tandis  que  le  profond  sillon  transverse' 
antérieur  (sta)  diminue,  et  ne  se  distingue  guère  des  premiers  par  sa  pro-! 
fondeur  dans  la  région  des  hémisphères  (comparer  entre  elles  les  coupes 
SI,  S3,   S4,  S5,  se  et  S  7,  Fig.  408,  et  411  à  41")). 

2°  La  branche  horizontale  (bh)  de  l'arbre  de  vie  médian  subit  des  modifî-1 
rations  tout  aussi  importantes.  Dans  toute  la  région  du  vermis,  elle  est 
rcmarquabh^  par  sa  longueur,  sa  minceur  et  son  extrémité  postérieure' 


KTliiK  T()i'(i(.ii  \  l'ii  inii;   m     i;  iiii\i  i;i,  M  ii'ii  \  i.i:.  oo» 

lririii(|in'''  Coupes  SI,  S2,  S3,  li^  'i<>K,  ild,  111.  ijiii  <ii\Mii'  ses 
hr.'iinli'"-  (l;iii>  If  (l<'cli\  ('.  le  lKHir};t'nii  |ciiiiiii;il  ri  Ir  I  iilin  iiili'  \  ,il  \  iiLiirc. 
l'^ll,'  iiriil  i;i|ii(l('iiiiMil  SCS  (•;ir;i('|i''i('N  d.itis  |;i  ii'-i^ioii  de  I  ijirisil  ion,  oii  elle 
>'('|»;ii»il  Mil  |irii  l'I  Si-  r;iccniircil  ^iiiloiil  ((iii^idiT.iMriiH'iil  fCoupes  S4  i-l 
S5  .  |Mii>  clic  (lis|i;ii;iil  (•(implclcmciil  (l;iii^  l;i  rci^imi  l|c■^  lit''mi>|ilic|cs  en 
fn-^innuiinl  ;i\cc  l.i  snli'-l.incc  lihimlir  ccnl  r.ilr  CoupesS6i'l  S7  .  Il  r\) 
ic^iillc  (|nc  l;i  pallie  h(''nii>-i»licii(|nc  du  lolinlii  (lr(lii'c{\u\)v  (|niidiiialcrc  |)(>s- 
Icriciir  .du  Ixtunjron  Icniiiinil  lidic  scnii-lnnairc  sn[)<''ricnri.  cl  du  hihcrt  iilc 
rdlrnliiirf  lolic  scnii  liinaiic  iiilciicnn,  s'iin|danli'nl  d  a\anl  en  aiiiciv! 
Mil  iiiu>  lii;nc  (ddi(iiic  (coiuiiarcr  les  coupes  S4  cl  S  5.  V\'^.  il2c(  4i:{, 
avec  lc->  coupes  S  6  cl  S7,  l'i.u.  i  I  1  cl  'il.')  (|ni  lail  >uile  à  la  Ijf^nc 
(l'ini|daiilali(»n  de  la  |iarl  ic  li('Mnis|dH''ri(|iic  du  Inbr  du  culnian  (lolje  qiiadri- 
lalèi'c  aiil(''iiciir  . 

;{"  iNtiir  les  aulres  hranchos  de  l'arbre  de  vie  médian,  les  transforma- 
liens  soiil  moins  radicah^s  et  consistent  en  j^énéi'al  en  un  sim[)le  (''paissis- 
scin(Mil  cl  raccoiircisseincnl  de  la  hraïudie. 

\.'n.r('  (le  ht  linijuld  diminue  raj)idcmenl,  n'alleini  guère  la  moitié 
cxlerne  de  la  réi;ion  de  transition;  la  lingula  se  réduit  ainsi  à  une  simple 
lanudle  sessilc,  adliércnle  au  pédoncule  cérébelleux  supérieur  (Lig', 
Coupe  S4.  Fi^.  il-J). 

LV/./v  (lu  lobe  fY7//yy// s'épaissit  et  se  raccourcit,  semble  n'être,  dans  la 
rciiion  de  transition,  qu'une  raniilication  de  la  branche  verticale  (bv) 
modifiée  (coupe  S4,  Fig*.  412),  puis  reprend  son  indépendance  dans  la 
réiiion  hémis|dicii(|ue  en  s'implantant  en  avant  des  lolmles  du  culmen 
Coupe  S5.  l'ig.  4i;|i. 

VI  axe  de  la  pyramide  se  comporte  de  même  (Coupe  S  4),  puis  se  fusionne 
av(>c  Yaxe  de  la  luette  (cUv)  (Coupe  S5.  l'ii?.  41.'ly  en  un  moignon  informe 
(|ui  présente  deux  crêtes  ou  saillies,  dont  la  supérieure  reçoit  l'insertion 
de  Yaxe  de  l'amygdalr,  rinférieure  Yaxe  du  lobe  digast)'içue  (CoupeS  Q, 
Fig.  414).  Ce  dernier,  long,  grêle  et  mince  dans  la  région  de  transition, 
c'est-à-dire  dans  toute  la  région  correspondant  au  nid  d'hirondelle,  se 
raccourcit  et  s'épaissit  rapidement  dans  la  région  des  hémisphères,  et 
s'implante  par  une  base  distincte  de  celle  de  l'amygdale  sur  la  substance 
blanche  centrale  des  hémisphères  (Coupe  S  7,  Fig.  41")). 

Quani  h  Y  axe  du  nodule,  il  diminue  rapidementet  n'atteint  pas  la  région 
de  transition,  où  il  se  continue  avec  la  valvule  de  Tarin  (VT)  (Coupes  S  3, 
S4.  S 5,  S 6,  Fig.  411  à  il4). 

Entre  la  [)yramide  et  le  tubercule  valvulaire  apparaît  dans  la  région 
de  transition  un  lobe  hémisphérique,  le  lobe  grêle,  qui  n'a  pas  son  équi- 
valiMit  dans  le  vermis.  L'axe  de  la  moitié  postérieure  du  lobe  grêle  s'insère 
de  bonne  heure  sur  l'axe  du  tubercule  valvulaire  Coupe  S4,  Fig.  412), 
tandis  que  la  moitié  antérieure  du  lobe  grêle  représente,  dans  toute  la  région 
de  transition,  un  petit  lobule  séparé,  sans  connexion  aucune  avec  la  sub- 
stance blanche  centrale  et  qu'un  profond  sillon  sépare  de  la  moitié  pos- 
térieure de  ce  même  lobe.  L'écorce  cérébelleuse  qui  tapisse  ce  profond  ^///o/i 


602  ANATOMIE    DES    CENTRES    NEHVEIX. 


du  fjlobc  fjrêle  :  slii\  coupes  S  5  et  S  6,  Fig.  413  et  414)  sépare,  dans  toute 
la  réiiion  de  transition,  l'axe  commun  au  tubercule  valvulaire  et  à  la 
partie  postérieure  du  lobe  grêle,  de  l'axe  commun  à  la  pyramide  et  à  la 
luette,  et  imprime  à  la  substance  blanche  centrale  une  apparence  accidentée 
tout  à  fait  spéciale  et  caractéristique  de  la  région  de  transition. 

Sur  les  confins  de  la  région  de  transition  et  de  la  région  hémisphé- 
rique (coupe  S7.  l'ig.  4lo\  l'axe  de  la  moitié  postérieure  du  lobe  grélc 
s'implante  sur  la  l'ace  inférieure  de  la  substance  blanche  centrale,  dont  les 
dimensions  ont  considérablement  augmenté;  le  sillon  du  lobe  grêle  (slg 
diminue  de  profondeur  et  l'implantation  des  axes  des  lobes  de  la  face 
inférieure  des  hémisphères  [lobe  semi-ln7ia ire  inférieur,  moitié  postérieure 
et  moitié  antérieure  du  lobe  grêle,  lobe  dicjastrique,  amygdale)  s'etîectuc 
bientôt  sur  une  ligne  assez  régulière  à  légère  convexité  supérieure 
(Coupes  S8  et  S9,  Fig.  416  et  417),  ligne  sur  laquelle  s'insèrent  en  avant 
les  lobules  du  flocculus. 

Quant  à  la  substance  blanche  centrale,  elle  s'accroît  du  centre  à  la  péri- 
phérie. Da7is  la  région  du  vermis,  l'accroissement  est  assez  régulier  et  | 
s'effectue  aux  dépens  des  six  branches  de  l'arbre  de  vie  médian,  qui  se 
raccourcissent  à  mesure  que  la  substance  blanche  centrale  grandit.  Dans  la 
région  de  tra/isition  (Coupes  S 4,  S5.  S  6,  Fig.  412  à  414),  la  substance 
blanche  centrale  augmente  subitement  :  1°  par  l'apport  considérable  des 
fibres  fournies  par  les  pédoncules  cérébelleux  supérieur  et  inférieur, 
2"  aux  dépens  des  axes  de  tous  les  lobes  de  la  face  supérieure  du  cervelet. 
Les  lobes  de  la  face  inférieure  du  cervelet  ne  fournissent  par  contre 
qu'un  contingent  très  faible,  ce  qui  tient  indubitablement  dans  cette  région 
à  la  présence  du  nid  d'hirondelle  etcà  la  profondeur  du  sillon  du  lobe  grêle. 

Dès  que  la  région  des  hémisphères  est  intéressée,  dès  que  le  nid  d'hi- 
rondelle a  disparu^  les  lobes  de  la  face  inférieure  du  cervelet  envoient  à 
la  substance  blanche  des  hémisphères  un  important  contingent  de  fibres, 
et  sur  les  coupes  qui  passent  immédiatement  en  dehors  du  nid  d'hiron-  j 
delle(Coupe  S8,  Fig.  41G),la  substance  blanche  centrale  des  hémisphères 
présente  déjà  sa  forme  ovalaire  caractéristique,  qu'elle  doit,  en  outre,  à 
l'apport  considérable  des  fibres  fournies  par  le  pédoncule  cérébelleux  il 
moyen. 

Coupes  S4etS5  (Fig.  412  et  413.)  —  Ces  coupes  apparlienent  à  la 
région  de  transition  du  cervelet.  La  coupe  S4  intéresse  le  noyau  sphé- 
rifjue  (Nglj  et  sectionne  le  tronc  encépJudiquc  en  dehors  de  la  pyramide 
bulbaire,  au  voisinage  du  bord  externe  de  l'olive  bulbaire  [0\).  La  coupe 

S5   passe    par  le   noyau  du  bouchon  (Nem)  et  le  corps  restiforme  ((irst). 

Cervelet.  —  l'ar  l'aspect  do  la  hrandic  rerlicale  de  l'arbre  de  vie  (bv)  et  la 
présence  de  l'axe  de  la  pi/raviidc,  les  coupes  S 4  et  S 5  (Fig.  it2  et413)  rap- 
pellent, jusqu'à  un  certain  point,  l'arbre  de  vie  du  vermis,  mais  elles  s'en 
éloignent  complètement  par  la  transformation  subie  par  la  hranchr  liorizonUde 
(bh)  de  l'arbre  de  vie  médian  et  par  l'apparition,  dans  la  substance  blanche 


r 


I  I  III';  KtiMx.iiA  l'ii  ini  i:   m     i;ii<i.mi;i;n<:i.1'1I.\i.i; 


oo:) 


t\      "Eca     spr.  .Lobe  central 


st^-^. 


■pcsiVT;;    ;      ;         ;        '        ■ 


:-'I'Oc 


3)^®  Amygdale 


;  >o"    I      ;cUv 

•PyTaiaide 


■T3  0p 


FiG.  412.  —  L'arbre  de  vie  de  Li  n'giou  de  Iransilion  entre  le  verniis  et  les  hémi- 
sphères cérébelleux,  le  noyau  sphérique,  le  pédoncule  cérébelleux  supérieur  et  sa 
pénétration  dans  le  cervelet,  la  valvule  de  Tarin,  le  nid  d'hirondelle.  — Les  parties 
latérales  du  tronc  encéphalique.  — Coupe  sagittale  S  4,  de  la  région  de  transition, 
entre  le  verinis  et  les  hémisphères  cérébelleux  (réf;ion  du  nid  d'hirondelle)  passant  par 
la  ligne  de  repère  S4  de  la  Fig.  407.  2/1  grandeur  nature.  .Méthode  de  Weigert-Pal. 

A/i,  branche  horizontale  de  larbre  de  vie  médian.  —  bi\  branche  verticale  de  l'arbre  de 
vie  médian.  —  Eca,  grand  entre-croisement  commissural  antérieur  du  verniis.  —  f'cb,  fibres 
arciformes  cérébello-oiivaires.  — \Fcc,  faisceau  central  de  la  calotte.  —  Vcd,  faisceau  céré- 
belleux direct.  — f'/'ort,  /-"/'ow,  F/'o/:»,  fibres  protubérantielles  antérieures,  moyennes  et  posté- 
rieures de  l'étage  antérieur  du  pont.  —  f^me,  fibres  semi-circulaires  externes  du  cervelet.  — 
L\<i,  freins  de  la  linj^'ula.  —  .VB,  noyau  de  Bcclitcrew.  —  A'D,  noyau  de  Deiters.  —  .N)//.  noyau 
sphéri(]ue  ou  plobule.  —  .V.V.  noyau  de  Monakow  ou  noyau  externe  de  Hurdach.  —  WII, 
noyau  du  facial.  —  Oi,  olive  inférieure  ou  bulbaire.  —  Peu,  pédoncule  cérébelleux  supérieur. 
—  H)ii,  ruban  de  Rcil  médian.  —  se/',  f^rand  sillon  circonférentiel  de  Vicq  d'Azyr.  —  %/?,  sub- 
stance gélatineuse  de  Uolando.  —  si\'.  sillon  inférieur  de  Vicq  d'.Vzyr.  —  ssT,  sillon  supérieur 
de  Vicq  d'Azyr.  —  fpo/),  sillon  post-pyramidal.  —  spr,  sillon  précentral.  —  sfa,  sillon  trans- 
verse antérieur.  —  .^7{,  formation  réticulée.  —  cL'c,  crête  de  la  luette.  —  VP,  voie  pédon- 
culaire.  —  VT,  valvule  de  Tarin.  —  1',,  quatrième  veufriculo.  —  17/,  fibres  radiculaires  du 
nerf  facial. 


604 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


centrale,  des  noyaux  accessoires  de  l'olive  cérébelleuse  à  savoir  :  le  noyau  spk 
riijiie  ou  i/lo/julr  \'Sg\  ,  et  le  bouchon  ou  cmbole  (Neni). 

La  hranchc  verticale  (bv)  de  l'arbre  de  vie  s'épaissit  et  s'élargit  considé 
rableniont.  surtout  à  sa  base  d'implantation  sur  la  substance  blanche  central 
(coupe  S  4.  Fig.  -41:2).  Sur  les  coupes  plus  externes  (coupe  S  5,  Fig.  il3  ,  elles 
racourcit  en  s'épaississant  et  constitue  une  sorte  de  monticule, qui  se  fusionn 
insensiblement  sur  les  coupes  S 6  et  S  7  Fig.  -iU  et  iV6\,  avec  la  substanc 
blancbc  centrale  des  hémisphères. 

Les  sillons  interlobulaires  du  culmen,  en  passant  sur  les  hémisphères 
deviennent  ainsi  d'autant  plus  profonds  que  la  branche  verticale  de  l'arbre  de  vit 
(bv)  diminue  de  hauteur,  et  égalent  bientôt  en  profondeur  les  sillons  interlobaire 
du  lobe  supérieur  des  hémisphères.  L'axe  du  lobe  cç»//-a/ ne  s'implante  plus  dircc 
tement  sur  la  substance  blanche  centrale,  mais  sur  la  brandie  verlicale  (bv)  d 
Varbre  de  vie  et  semble  n'être  quun  des  lobules  du  hdie  quadi-ilatère  antérieu 
(Coupe  S  5,  Fig.  4!  3). 

\a\  branche  horizontale  (bh)  de  Varbre  de  vie  a  subi  de  profondes  modifications' 
elle  s'est  épaissie  et  raccourcie,  et  se  raccourcit  d'autant  plus  que  la  substanc 
blanche  centrale  des  hémisphères  augmente  dans  le  sens  antéro-postérieur.  Sor' 
extrémité  postérieure  se  prolonge  dans  le  lobe  semi-lunaire  inférieur  en  décrivan 
Une  courbe  à  concavité  inférieure. 

L'axe  du  lobe  semi-lunaire  supérieur  (qui  n'est  que  la  continuation  de  celui  d 
bourgeon  terminal)  et  Yaxe  du  déclive  ne  se  détachent  plus  d'un  point  commui 
avec  l'axe  du  lobe  semi-lunaire  inférieur,  mais  s'implantent  à  une  certaine  dis 
tance  l'un  de  l'autre  sur  la  face  supérieure  de  la  branche  horizontale  ainsi  modi- 
fiée. Celte  branche  représente  donc,  en  réalité,  une  branche  richement  ramifiée, 
destinée  au  lobe  postérieur  et  à  la  partie  postérieure  du  lobe  supérieur  du  cer-| 
velet;  elle  s'épanouit  dans  le  lobe  semi-lunaire  inférieur,  reçoit  les  axes  du  lob 
semi-lunaire  supérieur  et  du  lobe  du  déclive  [quadrilatère,  postérieur),  et  donn 
naissance  aux  axes  du  lobe  ç/rcle. 

En  avant  de  cette  branche  horizontale  modifiée  de  l'arbre  de  vie  du  vermis 
se  trouve  encore,  comme  dernier  vestige  de  l'arbre  de  vie  du  vermis,  l'axe  de  1 
pyramide,  large  et  épais,  peu  ramifié,  qui  s'insère  sur  la  substance  blanche  cen-' 
traie  au  voisinage  du  noyau  sphérique  (Ngl).  En  avant  de  Vaxe  de  la  pyramide, 
dont  la  face  antérieure  est  incomplètement  tapissée  par  l'écorce  cérébelleuse,  on 
trouve  sur  ces  deux  coupes  S 4  et  S 5  (Fig.  il-l  et  -il 3), un  court  moignon  dé-] 
pourvu  d'écorce  cérébelleuse  à  son  sommet,  qui  correspond  à  Vaile  de  la  luette 
(c  Uv),  et  que  l'on  voit  se  continuer  sur  la  coupe  S 6  i  Fig.  i\i)  avec  un  des  axes 
de  Yamygdale.  Quant  à  l'axe  de  la  pyramide,  son  sommet  se  porte  en  bas  et  en 
avant,  s'effile  et  se  rapproche  de  l'axe  du  lobe  digastrique  auquel  il  s'unit  sur  la| 
coupe  S  6  (Fig.  414). 

l.'amyydale  forme  ici  encore  (coupes  S4  et  S5Um  îlot  indépendant,  plus  peti 
(jue  sur  les  coupes  précédentes  (S3  ol  S2.  Fig.  41 1  et  410)  compris  entre  le  nid\ 
dliirondelle  (nh)  et  le  lobe  dlyaslrit/ue. 

La  substance  blanche  considérablement  élargie  se  continue  directement  en 
avant  avec  le  pédoncule  cérébelleux  supérieur  [Pcs);  sa  face  inférieure,  tapissée 
par  l'épcndyme  ventriculaire,  est  séparée  de  Vamyqdale  par  le  diverticule  angu 
laire  du  quatrième  ventricule  [Y ^)  et  la  valvule  de  Tarin  (VT).  Sur  ces  deux 
coupes  le  7iid  d'hirondelle  (nh)  est,  en  elfet,  exclusivement  formé'  par  la  valvule 
de  Tarin. 


i 


f[  i:iri>i:   iniMK.uAi'iih.ii  i:   lu     i;  ii(i\ii;i:\<:i.i'ii  a  i.i:.  lio;; 

I      l);iii>'  l;i  ■>iili>l;ini't'  Ithiiicln'  cnili  :ilr,  mx  ti(iii\r,  an  di'ssiis  du    nul  dliii  uiMirlIc 
iih  ,  di'iix  aiii;i"^;;::iiif;li<>niiaiirs  iin-^inlifiiMiirnl  airoiidis,  \rs  nni/nii.iarrrssoircs  rie 
olive   rirrhrlliiisc.    I.c    ifln/nilr    oii     tini/nii     sii/ii'rii/ni'    '  Nf:I)     (ixisif?    soiil     sur    la 
•oupe  S4(l''iir-  5  1-   '.  il  ''i'   lii^i'^cnli'  >,i.iis  ra-<|i('i|   irmir    ma--sr  arrondir   r-l    hos- 
clcc,    silui'C   ;i   i;i   l'a^-i'  d'iiniilaiilaliuii    de    \\iri'    ilr    //  juirniiiKh'    cl    f|iii    riivoio 
Il  liaul    t'I    ''Il    ;i\aiil     iiii    Ion-    cl    ilioit  pi'dicidc  an  hnur/ioti.    La    coupe  S5 
lii;.  tlil)  iiiliTcssn  les  deux  noyanx  accMîssoires  de  l'olive  (  r-rélxdlfMiSf!  :  lo  7/0- 
'iili'  Nl'1   ef  le  fumr/ioii    Neni).  Le  nnijitii  sphvriquc.  {)\\i\i  n'esl  plus  arronrli  comme 
-in-  la  t('U[ie  précédenic.  mais  formé  de  qiiairo  à  cinq  petits  amas  spliériqnes 
Il  allongés.  st)U(lés  entre  eux  par  une  de  leurs  laees.   Le  i)édicul(î  (pii  les  relie 
M  fioiirliini  ^Nm)  est  plus  court,  plus  épais  que  sur  la  coupe  précédente,  mais 
>  connexions  avec  le  liourhon  (Nem)  sont  très  évidentes. 
I,e  /iniirhini    Neui)  (coupe  S5,  Fi^.  il;!)  se  présente  sous  l'aspect  d'un  amas 
^aiifîliounaire  pirifornie,  allon^i'  dans  le  s(^ns  sa^'itlal,  à  contours  lisses,  non  bos- 
selés, et  ces  caractères  le  di>lin,:;iicnl  nellenienl  du  gluf/ulc  (i\gl)  et  de  Votire 
ri'fielli'iisc  (Oc\  (juelle  (pie  soit  la  direction  imprimée   aux  coupes.  J^'cinhole 
Ncni)  situé  en  avant  et  au-dessus  du  noijau  sji/trrit/ui;  (Nglj  est  recouvert   par 
N  fibres  semi-circulaires  externes  (fsme)  du  cervelet  et  recouvre  la  partie  posté- 
ure  du  pédoncule  crrrhcllcux  vipérieur  (Pcs),  ainsi  que  les  fibres   semi-circu- 
rcs  inlrmes  (fsmi,  coupe  S 5,  Fig.  M3). 

TRONC  ENCÉPHALIQUE.  — Les  coupes  S4  et  S5  passent  en  dehors  de 

,\a.  pyramide  par  la  fossette  latt'rah^  du  Imlbe,  de  telle  sorte  que  I'ktage  antérieur 

du  tronc  encéphali(iue  nest  représenté  (jue  par  sa  partie  protubérantifdle.  Les 

libres  de  la  couche  superficielle  du  pont  sont  encore  plus  denses,  plus  compactes  ([ue 

.sur  la  coupe  précédente  ;  quelques  fibres  commencent  déjà  à  s'infléchir  et  à  être 

jsectioniit'es  parallèlement  à  leur  axe   coupe  S5,  Fig.  il3);  elles  appartiennent 

déjà  aux  fibres    Voyez  (loupes  horizontales,  séries  H  et  G,   Fig.  i'-2i  à  -430 (  qui 

limitent  les  noyaux  politiques  en  dehors,  et  forment  le  pédoncule   cérébelleux 

mat/en.  Les  fascicules  du  slratum  profundinn  fFPopi  sont  de  même  plus  denses 

'que  sur  les  coupes  précédentes.  Le  stratum  complexum   FFom;  contient  encore 

,  quelques  fascicules  longitudinaux  de  la  voie  pédonculaire  (VP)  qui  n'atteignent 
pas  la  périphérie  inférieure  de  l'étage  antérieur  de  la  protubérance,  et  sont 

,  entourés  par  la  substance  grise  du  pont. 

j       Dans  la  calotte  i)rotubérantielle  de  la  coupe  S4,  (Fig.    il"})  on  trouve,  en 

I  arrière  de  l'étage  antérieur,  la  section  des  fibres  longitudinales  du  ruban  de  lieil 

\  médian  i^Rmi  etcellede  Information  re7îCM/'^'e(SR),  limitées  en  arrière  par  les  fibres 
parallèles  fortement  colorées  par  l'hématoxyline  du  volumineux  pédoncule  céré- 

j  bilieux  supérieur  ^Pcs,  que  l'on  voit  se  porter  en  bas  et  en  arriére,  pénétrer  dans 
la  masse  blanche  du  cervelet  et  former  la  paroi  supérieure  du  quatrième  ventri- 

\  cule.  Dans  l'angle  ouvert  formé  par  ce  pédoncule  et  la  formation  réticulée  (^SR) 
se  trouve  un  amas  gris  irrégulier,  riche  en  libres  à  myéline  et  qui  représente 
la  partie  supérieure  du  noj'au  de  Deiters, désignée  encore  sous  le  nom  de  noijau 
de  lierhd'reir  (NBi.  Les  courts  fascicules  transversaux  qui  traversent  la  partie 
inférieure  de  la  calotte  protubérantielle  appartiennent  aux  libres  radiculaires 
du  nerf  moteur  oculaire  externe  (VI^  paire);  le  noyau  gris  situé  dans  le  fond  de 
la  fossette  sus-olivaire  du  bulbe  est  le  noyau  du  nerf  facial  (XVII). 

Dans  la  calotte  bulbaire,  on  trouve  en  arrière  du  noyau  du  facial  la  section 
partielle  de  la  substance  gélatineuse  de  lîolando  (SgR).  Les  fibres  longitudinales 


606 


ANATOMIE    DES    CE.XTIllîS    NERVEUX. 


qui  la  bordent  en  arrière  et  en  bas  appartiennent  en  partie  à  lngt-osse  racmescns 
iive  descendante  du  nerf  trijumeau,  mais  en  grande  partie  aussi  au  cojys  juxta-reslvÈ^ 


/t^^&'f 


ap.t;én.i?\;j^  ;iih  ;   Pcs     ^Jvm        F  Fop 


se 


FiG.  413.  —  L'arbre  de  vie  de  la  région  de  transition  du  cervelet,  le  nid  d'hirondelle, 
les  noyaux  accessoires  de  l'olive  cérébelleuse,  les  pédoncules  cérébelleux  supérieur 
et  inférieur,  les  noyaux  moteur  et  sensitif  du  trijumeau  et  la  grosse  racine  sensitive 
descendante  du  trijumeau.  —  Coupe  sagittale  S  5  de  la  région  de  transition  passant 
par  la  ligne  de  repère  S  5  de  la  fig.  407.  2  1  yi  andeur  nature.  Méthode  do  Weigert-Pul. 

h/t,  la  brandie  horizontale  de  l'arbre  de  vie  médian.  —  FPoa.  FPop.  les  fibres  transver- 
sales antérieures  et  postérieures  de  l'étage  antérieur  de  la  protubérance.  —  fsme,  fsmi,  les 
fibres  semi-circulaires  e.xternes  et  internes  du  cervelet.  —  Seni,  noyau  einbolifornie  ou 
bouchon.  —  Nr/l,  noyau  spiiériqne  ou  globule.  —  n/i,  nid  d'hirondelle.  —  Pci.  pédoncule 
cérébelleux  inférieur.  —  Pis,  pédoncule  cérébelleux  supérieur.  —  scf,  grand  sillon  circon- 
férentiel  de  Vicq  d'Azyr.  —  %/f.  substance  f,'élatineuse  de  Rolande.  —  siV,  sillon  inférieur 
de  Vic(j  d'Azyr.  —  ssV,  sillon  supérieur  de  Vicq  d'.Vzyr.  —  slrj,  sillon  du  lobe  grêle.  — spop, 
sillon  post-pyramidal.  —  sta,  sillon  transversc  antérieur.  —  cUv,  crête  de  la  luette.  —  17', 
voie  pédonculairc.  —  VT,  valvule  de  Tarin.  —  Ki,  quatrième  ventricule.  —  NVm.  noyau  mo- 
teur du  trijumeau.  —  Vm,  nerf  masticateur.  —  Vsd,  grosse  racine  sensitive  descendante  du 
trijumeau. 

forme  dont  la  substance  grise  ou  noyau  de  Deiters  (ND)  borde  en  avant  la  cavité  du 
quatrième   ventricule   (VJ.   Les  libres  transversales  qui  sillonnent   la  calollo 


i;ii  i»i;   I  ni'(M.iiAi'iii(jri:   ni    iuhimuiincii'ii  ai.i;.  r,07 

liiill);iil'i'    ;i|t|i;iilii'iiiii'iil    ;iil    sysli'iiic    i\f^  fl/nrK    (iiii/'iniiii'<   inlmiCs  fi'rr/jrlln-iih- 

'■.■'.s  i|iii  ■»!'  (Ict.irliriil  <lii  ciiriis  icsl  ironiic  ;  Ir  iioyaii  ltii--  i|i'  I:i  [tarlir  iiili'iiriin' 

la  c'itipi'  est  It!  ii'iiinu  (If  Mttniiliinr    NM  ,  silin';  dans  la  parlit;  sii|M'Mi('-nri'  des 

idoiis  pDsti'riiMirs,  aux  couHms  du  coips   rosliformc  I,a  roiipo  iiil6ioss(î  onliii 

l.i  partit'  cxlciiic  dr  liilirr  /nilh(iire({)ij, cîilowrûd  d'uuo  épaisso  capsulode  (ihros; 

1."  laiscoau  liiaiiuulaiii'  sil un  on  arrière   et  au-dessous  de  l'olive  ol   <jui  atloinl 

l.i  |)t'iipli(''iii'  iuréiicure  do  la  coupe  est  \vi  fnhrniu  rrrrlu'lloux  dircrl  (Fcd). 

Ndus  nous  conlenhtns  d'indiiiuer  iri  loul(;sces  formations,  (juille  à  y  rovenif 

,1  propos  des  coupes  horizontales  cjui  sont  inlininienl  [)lus  favorables  à  lour  élude. 

Coupe  S5  (l'ii;.   il.'?).  CiCtle  coujte  est  inl(''ressanle  parce  qu'elle  sectionne 

.dans  une  partie  de  son  trajet  la  ijrossr  rncinn  senxilive  flrsceiidinile  (hi  trijiinwnn, 

Vsdl  (pii  se  |>résenle  sous  l'aspect  d'un  faisceau  compact  de  libres,  situe;  en 

•  .i\;iiit  (lu  jn-iloncule  n'' relu' lieux  hifôvieur  (Pci)  et  qui  aborde  en  haut  un  petit  amas 

i  lie  substanei^  t,'rise  représentant  la  /xirtin  supérieure  de  lu  suhsluuc'  (/éluliucusc  de 

'  /tohindo  iSgll  I,  désignée  encore  sous  le  nom  de  nni/au  seusltif  du  irijutneua;  au- 

ilessus  et  en  arrière  du  noyau  sensitif  est  le  noi/uu  uioleurdu  trijumeau  {^Ym). 

L'étage  antérieui-  de  la  protubérance  est  sectionné  aux  condns  d\i  pi'douculc 

rèbelli'u.r   inoi/rn.   Dans   la  partie  supérieure  de  la  coupe,  on   trouve  encore 

(piolques  fascicules  lunj^ntudinaux  de  la  voie  pédonculaire  (VP). 

COUPES  INTÉRESSANT  LES  HÉMISPHÈRES  CÉRÉBELLEUX 
Coupes  S6,  S7,  S8,  S9,  Fig.  4U  à  ilTi 

Coupes  S6  el  S 7  iFii;.  ili  cl  ii:).)  —    Si  les  coupes  S4  et  S 5 

j'ii;.  \\2  el  il."5y  muniront  le  mode  d'émorgencc  du  pcdonciilc  cérébelleux 
supérieur  (Pcs)  de  la  substance  blanche  centrale  du  cervelet,  au-dessus 
du  quatrième  ventricule,  les  coupes  S  6  et  S  7  (Fig.  414  et  415),  mon- 
ti'cnl  la  façon  dont  le  pédoncule  cérébelleux  inférieur  (Pci)  se  continue 
avec  les  fibres  semi-circulaires  externes  (fsme)  du  cervelet.  Ces  coupes 
intéressent  en  elVel  le  hilc  el  la  partie  interne  de  l'olive  cérébelleuse  et 
apparlienncnl  par  consé({uent  aux  hémisphères  cérébelleux.  La  coupe 
S 6  Fig'.  tl4)  passe  par  le  noj/au  moteur  du  trijumeau  (NVm),  le  hile 
de  l'olive  cérébelleuse  (Oc)  et  le  noi/au  du  bouchon  (Nem)  ;  elle  sectionne 
le  pédoncule  cérébelleux  inférieur  (Pci),  la  partie  externe  de  la  valvule 

■    de  Tarin  (VTi  el  le  diverticule  latéral  du  quatrième  ventricule  [vW ,j). 

I         La  coupe  S 7  (Fig.  415)  située  en  dehors  d'elle,  passe  par  la  partie 

'  interne  de  Volive  cérébelleuse  (Oc),  en  dehors  du  noyau  moteur  du  triju- 
meau, intéresse  \c  pédoncule  cérébelleux  moyen  (Pcm),  les  lamelles  du 
jlncrulus  (Floc),  la  partie  antérieure  du  diverticule  latéral  du  quatrième 

\    ventricule  (rlV4)  et  le  noijau  du  nerf  cochléaire  (NYIIIc). 

L-à  siihshnice  hbinche  centrale  des  hémisphères  ne  présente  pas  encore  l'am- 
pleur (pi'elle  afl'ectera  sur  les  coupes  suivantes  coupes  S  8  et  S9  :  elle  est 
encore  allongée  dans  le  sens  sagittal,  aplatie  de  haut  en  bas,  el  les  axes  des  dif- 
I     férents  lobes  sont  encore  de  longueur  fort  inégale. 

La  hraurlie  verticale  de  l'arfn-e  de  vie  HJ'J(//r/«,  représentée  sur  la  coupe  S  5 
(Fig.  il 3)  iiar  un  court  et  large  monticule,  a  disparu  et  la  partie  hemisphéii(iue 


«08 


ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 
Oc 


Se  Pcsil.)     Pçi    ^vxn 

i  \^.em  ;  ;        ;  VP 

;        Oc  jPcs  I  FPop   ; 


PFoa 


^s^ 

'^J^^ 

.'7'//-^-;- 
^'^ 


siV 


sis 


:Uv 


UXL 


''iG.  414.  —  L'aibrc  de  vie  de  la  léyion  de  Iransitiou  du  cervelet,  le  pédicule  d'inser- 
tion latérale  de  l'amygdale,  le  nid  d'hirondelle,  la  valvule  de  Tarin,  le  noyau  du  bou- 
chon et  l'olive  céréhelleuse  dans  la  région  du  liilo  de  l'olive.  I,i' pédoiiculo  cérébelleux 
inféiieurct  le  noyau  moteur  du  Irijumean. —  Coupe  sagittale  S  6,  de  la  région  de 
transition,  passant  par  la  ligne  de  repère  S  6  de  la  Fig.  407.  MrihiHli^  de  Weigert- 
Pal.  2/1  grandeur  nature. 

Crsl,  corps  restiforme.  —  Fl'oa,  FPop,  los  fibres  transversales  antérieures  et  postérieures 
(le  la  pr()tiil)éranre.  —  fsnie,  fibres  soini-circidaires  externes  du  cervelet.  —  Sem,  noyau 
eiiil)nlif()rnu!  ou  Ijouchon  et  son  i)é(iicule  d'insertion  {oNeni^  au  piobule.  —  /i/(,  nid  d'iii- 
rondeiie.  —  Oc,  olive  cérébelieuse,  sectionnée  ;iu  niveau  du  liile  de  l'olive.  —  Pci,  pédon- 
cule eérél)elleux  inférieur,  sa  continuation  en  arrière  avec  les  fibres  semi-circulaires 
exicrniîs  du  <ervelet  et  en  bas  avec  le  corj)s  restiforme.  —  Pcsji\  pédoncule  cérébelleux 
su|)érieur  dans  la  réfjion  du  bile  de  l'olive,  les  lihres  les  plus  externes  du  pédoncule  céré- 
iK'lleux  supérieur  dans  son  sefiment  juxta-veidriculairc  (Pcs)  se  trouvent  sectionnées  en 
arrière  ries  fibres  transversales  |)rofon(les  de  la  protubérance.  —  cl';/c,  crête  tie  la  pyra- 
mide du  vermis  recevant  l'insertion  de  l'axe  d\i  lobe  di/jrastrique.  —  PlchW,  plexus  cho- 
roïdes (lu  fpiatrièine  ventricule.  —  //r,,  diverlicule  latéral  du  ipiatrième  ventricule.  —  scf, 
lirnnd  sillon  circonférentiel  de  Vici|  d'Azyr.  —  siV,  sillon  inférieur  de  Vic(]  d'.V/.yr.  —  ssV, 
sillon  su|)éricur  de  Vicrj  d'Azyr.—  sir/,  sillon  du  lobe  {^rêlc.  —  spop,  sillon  posl-pyramidal. 
—  std,  sillon  transverse  antérieur.  —  cUv.  créle  de  la  luette  et  axe  de  l'amygdale.  —  17', 
voie  |)éflonculaire.  —  \  T,  valvule  île  Tariti.  —  X\'i,i.  novau  moteur  du  triiunù-au. 


KTi;|)l':   TiH'iK.i;  \  l'iiini  i;    in     i;  |i(i  M  11  i;  N  (  :  1. 1- Il  \  l.i:. 


COll 


In  /.)/((•  lin  nilni'ii,  c  rsl  ;i  diri'  Ir  ln/ir  ifii'iiln/ufrri'  uiili'rii'nr,   s'iiisrrc  sur  l.i  siih- 
,|;inri'  lilaiiilii'  criilralr   par  iiii   lar^'c   i-l   ijiai^   jn'iliinli' ;   les  sillons  iiiIrriuJHi- 


fie 

Oc       '  ;%iue'-  ,  Oc 
:  :       ;  i'^.^  ;     Pc  s 


Pcril 


PFloc 


FiG.  415.  —  L'arbre  de  vie  dans  la  région  de  transiUon  du  cervelet.  Le  pédicule  d'inser- 
tion de  l'amygdale,  li'  niil  d'hirondelle,  la  valvule  de  Tarin,  le  diverticule  latéral 
du  quatrième  ventricule.  — L'olive  cérébelleuse,  son  feutrage  intra-ciliaire,  le  pédon- 
cule cérébelleux  inférieur  et  les  libres  semi-circulaires  externes  du  cervelet.  — 
Coupe  sagittale  S 7,  de  l'iiéniisplière  cérébral  au  voisinage  de  la  région  de  transi- 
tion, passanl  par  lalii:neS7  delà  Fig.  407. Méthode  de  Weigert-Pal.  2  1  grandeur  nature. 

fie,  feutrage  intra-ciliaire.  —  fsme,  fibres  semi-circulaires  externes  du  cervelet.  —  7ih,  nid 
d'hirondelle.  —  Oc,  olive  cérébelleuse,  sectionnée  dans  la  région  de  son  liile  (hOc).  —  Pci. 
pédoncule  céréljelleux  inférieur.  —  l'on,  pédoncule  cérébelleux  moj-en.  —  Pcs,  pédoncidc 
cérébelleux  supérieur.  —  PFloc.  pédoncule  du  llocculus.  —  cPi/c,  crête  de  la  pyramide  du 
verniis.  —  cUv,  crête  de  la  luette.  —  rl\\,  diverticule  latéral  du  rpiatrième  ventricule.  — 
scf,  grand  sillon  circonférentiel  de  Vicq  d'AzjT.  —  siW  sillon  inférieur  de  Vicq  d'.Vzyr.  — 
ssV.  sillon  supérieur  de  Vicr[  d'.Vzyr.  —  sla,  sillon  transverse  antérieur.  —  V.  trijumeau.  — 
NVIlIc,  noyau  de  la  branche  cochléaire  du  nerf  auditif. 


laires  atteignent  la  substance  blanche  centrale  et  leur  profondeur  égale  celle 
du  sillon  transverse  antérieur  (sta).  Le  lobe  quadrilatth'e  postérieur,  le  lobe  semi- 
TDME  n.  39 


610  ANATUMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

lunaire  inférieur  s'étalent  de  même  à  leur  base  d'implantation,  au  fm'  et  à  m(|j»,tf 
sure  que  la  substance  blanche  centrale  augmente  d'épaisseur. 

Les  lobes  de  la  face  inférieure  de  Ihémisphère  cérébelleux  présentent  seuil 
certaines  particularités.  Le  lobe  semi-lunaire  inférieur  et  la  partie  postérieure  d' 
lobe  (^rê/e,  s'implantent  sur  la  partie  postérieure  de  la  substance  blanche  central 
par  un  pédicule  d'insertion  commun,  d'autant  plus  large  et  plus  court  que  l'o 
considère  des  coupes  plus  externes    coupes  S6  et  S 7.  Fig.  \\k  et  415).  L 
partie  antérieure  du  lobe  g)'èle  est  encore  sur  la  coupe  S6  (Fig.  414)  sans  coD-l 
nexion  avec  la  substance  blanche  centrale;  l'axe  mince,  long  et  grêle  du  loi  * 
digasirique  se  continue  avec  la  cré/e  de  la  pyramide  (cPyc),  ainsi  que  la  coup 
S5  (Fig.  413)  le  faisait  du  reste  prévoir;  il  décrit  une  courbe  à  concavité  snii> 
rieure  et  antérieure,  est  dépourvu  d'écorce  cérébelleuse  dans  la  partie  supti 
rieure  de  sa  face  antérieure,  et  loge  dans  sa  concavité  Vamygdale  de  plus  ej 
plus  réduite  de  volume,  et  dont  la  substance  blanche  s'implante  en  arrière  si 
la  créle  de  la  luette  (cUv). 

Le  nid  d'/w'ondelle  (nh)  n'est  plus  exclusivement  formé  par  la  valvule  de  Taril 
(VT),  mais  bien  par  la  substance  blanche  centrale  recouverte  par  un  feuillet  pie." 
mérien  ;  la  valvule  de  Tarin  est  intéressée  en  elTet  au  niveau  de  son  bord  externe^ 
Sur  la  coupe  S7,  (Fig.  415),  elle  fait  place  aux  premières  lamelles  du  floccidxiÀ 
(Floc).  Les  coupes  S  6  et  S  7  intéressent  en  effet  le  mince  et  étroit  canal  qv 
relie  le  diverticule  angulaire  ou  tente, au  diverticule  latéral  du  ^^  ventricule  (v\S h""^ 

Dans  la  substance  blanche  centrale  on  trouve  encore,  sur  la  coupe  S( 
(Fig.  414\  le  noi/au  embolifoinne  ou  bouchon,  plus  volumineux  que  sur  la  coup' 
S 5,  Fig.  413),  plus  allongé  dans  le  sens  sagittal.  Sa  face  supérieure,  légèremeii 
excavée,  reçoit  un  feston  de  l'olive  cérébelleuse,  et  son  bord  postérieur  est  reli- 
à  la  partie  postéro-interne  de  l'olive  cérébelleuse  par  un  mince  pédicule  qu, 
limite  en  arrière  le  bile  de  l'olive.  Uolive  cérébelleuse  (Oc)  est  encore  représenléi 
sur  cette  coupe  par  un  petit  méandre  situé  à  la  partie  antérieure  du  nid  d'hiron 
délie,  au-dessus  de  la  valvule  de  Tarin  (VT)  et  du  quatrième  ventricule,  ei 
arrière  du  pédoncule  cérébelleux  inférieur  (Pci). 

La  coupe  S 7  (Fig.  415)  passe  en  dehors  du  bouchon  et  n'intéresse  qut, 
l'olive  cérébelleuse  (Oc).  Celle-ci  ne  présente  pas  encore  sa  forme  annulaire,  mai; 
décrit  une  courbe  à  concavité  inférieure,  ouverte  en  bas,  au  niveau  du  hile  d< 
l'olive)  (hOc),  et  qui  limite  dans  cette  région  le  nid  d'hirondelle  (nhVEn  outre,  l'oliv», 
ne  présente  pas  ces  festons  et  dentelures  si  caractéristiques  sur  les  coupes  sui^ 
vantes  feoupes  S8  et  S 9,  Fig.  416  et  417),  mais  apparaît  sous  forme  de  long^, 
boudins  plus  ou  moins  indépendants  et  allongés  dans  le  sens  sagittal.  Les  don 
lelures  de  la  partie  postéro- inférieure  de  l'olive  cérébelleuse  sont  en  elfot 
comme  nous  le  verrons  plus  loin  (coupe  G  5,  p.  050),  les  plus  longues  et  le? 
plus  déliées  et  se  trouvent  ici  sectionnées  })arallèlcment  à  leur  axe.  —  La  courbf 
décrite  par  l'olive  cérébelleuse  sépare  nettement  sur  cette  coupe  le  feutrag' 
intra-ciliaire  (fie),  formé  en  grande  partie  par  le  pédoncule  cérébelleux  supérieur, 
des  fibres  semi-circulaires  externes  (fsme),  situées  en  arriére  et  au-dessus  do 
l'olive.  Celles-ci  décrivent  sur  les  deux  coupes  une  courbe  à  concavité  inférieure 
et  se  continuoni  directomont  avec  Iq  pédoncule  cérébelleux  inférieur  (Pci). 

Le  tronc  encéphalique  n'est  intéressé  sur  ces  coupes  que  dans  ses  parties 
externes,  à  sa  limite  avec  h^  pédoncule  cérébelleux  moyen.  Sur  la  coupe  S 6, 
(Fig.  414),  on  trouve  encore  une  gangue  de  substance  grise  (Mitaillanl  les  fasci- 
cules prolubérantiels  qui  s'inlléchisscnt  de  i»lus  (>n  i)lus  et  sont  sectionnés  pa- 


i.iiiti;    i(tiMM.i;  \  ni  ini  i;    im     kiiom  Ki;N(:i;i'ii  \  m;.  r.u 

ralli' li'iiK'iil  ,1  It'iir  ;i\i';  dm  Iroiivr  (Micorc,  ;m  dessus  du  coudt'  du  iirilnnrulr  r/'rr- 
telliii.r  ni/rriritr  il'cii,  le  iKiyaii  Mioiriir  du  I ri jiiiiiraii  iNvm),  cl  on  voit  s'on 
df^laclicr  (If  j,'r(ts  fascicules  dt;  liliirs  ;ip|i;ii  li'ii;iiil  a  la  rurinr  tiitilrirr  oit  iicrf  iiins- 
ticnlriir. 

\ai  coupe  S  7  i^if,'.  il. "il  n'inlc-rcssc  \KiV  cnidrc  f|lir  le  jni/onnilc  rrrrltcllrni: 
moi/ot  Pcm  donl  les  connexions  avec  la  suiislancc  hliinclif  cciilraW;  deviennent 
tr^s  niaiiircsles  sur  les  ciiuik's  suivaiilcs  S8  cl  S9. 

Coupes  S  8  cl  S9  l'ij:,.  'il<»  ci  il7,.  —  Ces  c()ii|)cs  iulcrcsscul 
riicniis|)lièi'(»  céiélicllcux  c(  le  /trdonru/r  ci'rrhellntx  )/io//f'n  {\*r\uj.  \/,i 
coupe  S  8  il'if;-  iliî  passe  par  h»  pcdoticule  du  flocculus  (l'FIoc),  lii 
M.upe  S  9  (l'ig.  in^  par  rémoi'gcncc  du  nerf  trijumeau  (V). 

\A\sid>slinire  hlundic  rrnlralr  des  ln'niisjjlirres  ai\<^mQn[.(\  de  volume,  surtuul  dans 
sa  parlit>  inférieure  et  afFeetc  la  forme  assez  régulière  d'une  ovoïde  oblique  en 
iiaul  cl  en  avant,  c]ui  se  continue  on  avant  avec  le  pédoncule  céivUtelleur  mnijrn 
Pcm^. 

Sur  sa  face  supérieure,  assez  régulièrement  convexe,  s'im[)lantent  radiai- 
icment  les  axes  des  lubes  quadrilatères  antérieur  et  postérieur  et  du  lobe  seini- 
huiaire  supérieur,  séparés  par  des  sillons  interlobaires  et  interlobulaires,de  pro- 
fondeur sensiblement  égale. 

Le  sillon  supérieur  dr  Vicq  d'Aztjr  (ssV)  et  le  grand  sillon  circoiiférenlicl  du 
mùiiic  anleur  (scf),  qui  limitent  le  lobe  semi-lunaii^e  supérieur  en  liant  et  en  lias, 
-ç  distinguent  s(mi1s  i)ar  leur  plus  grande  profondeur  des  autres  sillons  interlo- 
haires. 

Sur  la  coupe  S  8  iFig.  il  fi),  le  lobe  semi-lunaire  inférieur  et  la  partie  poslé- 

riire  du  lobe  f/réle  présentent  encore  une  grosse  branche  d'insertion  commune; 

-11  r  la  coupe  S 9    Fig.  ii7)  l'insertion  de  ces  deux  lobes  se  fait  —  grâce  à  l'ac- 

I   croissemcnt  de  la  substance  blanche  centrale  —  par  deux  bases  d'implantation 

distinctes. 

Ainsi  se  trouve  donc  constitué  Varbre  de  vie  du  lobe  latéral  du  cervelet,  carac- 
térisé par  la  disposition  régulièrement  radiée  des  axes  des  différents  lobes  et 
lobules  autour  dune  substance  blanche  centrale  de  forme  ovalaire  et  de  dimen- 
I  sion  relativement  considérable.  Le  nid  dliirondellle  a  complètement  disparu  et 
on  trouve  à  sa  place  la  partie  inférieure  de  la  substance  blanche  centrale,  consi- 
dérablement augmentée  de  volume  et  tapissée  parles  derniers  vestiges  de  Vécorce 
'Uivigdalienne. 

Le  /lorcuhis,  très  net  sur  ces  deux  coupes,  forme  un  lobule  irrégulier,  réduit 
I    sur  la  coupe  S 8  ij'ig.  ilfii  à  7  ou  8  lamelles  sessiles,  ou  plus  ou  moins  longues, 
'    implantées  à  la  face  inférieure  du  pédoncule  du  flocculus  (PFloc).  Celui-ci  appa- 
raît sous  forme  d'iui  faisceau  volumineux  fortement  coloré  par  l'hématoxyline, 
à   direction  sagittale,  situé  au-dessous  de  la  protubérance  et  du  pédoncule  cré- 
î    belleux  vioijen  (Pcm)  en  avant  de  Volive  cérébelleuse  (Oc);  sa  face  antérieure,  dé- 
'    pourvue  d'écorce  cérébelleuse  est  intra-divcrticulaire,  et  sert  de  limite  posté- 
rieure au  diverticule  latéral  du  quatrième   ventricule  (rlV4);  sur  la  coupe  S9, 
1    (Fig.  tl7),le  pédoncule  du  flocculus  est  plus  réduit  de  volume  et  se  confond  avec 
■     le  pédoncule  cérébelleux  moyen  (Pcm);  le  diverticule   latéral  (rlVi)   forme  une 
petite  pochette  close  de  toutes  parts  et  contenant  des  plexus  choroïdes  ;  le  floc- 
culus s'est  accru  et  se  présente  sous  l'aspect  de  trois,  quatre  ou  cinq  lobules 


612 


ANATO.MIE    DES    CE.NTllES    NEKVEUX. 


d'autant  plus  volumineux  qu'ils  sont  plus  antérieurs,  et  qui  s'implantent  direc-iH 
tement  sur  le  pédoncule  cérébelleux  moyen  (Pcm). 


Oc 


fie         fec 
;fsme    ! 


spo    fsme 


I     '^——4 ^  /    lob'e 


Pc 


m 


fsl' 


Amygdale 


Vu:.  il().  —  L'aihre  de  vie  des  lobes  latrraux  oude  l'iK-misplièio  cérébelleux, Tolive  céré- 
belleuse, les  feutrages  inlra  et  exlra-ciliaire,  le  feutrage  sous-lobaire,  les  libres  seini- 
rirculaires  externes  du  cervelet,  le  pédoncule  cérébelleux  moyen,  le  ]iéiloi>cule  des 
ilocculus  et  le  diverticule  latéral  du  quatrième  ventricule.  —  Coupe  sagittale  S  8 
de  l'hémisphère  cérébelleux,  passant  par  la  ligne  de  repère  8  de  la  (ig.  407. 2/1  gran- 
deur nature.  Méthode  de  Weigert-Pal. 

fec,  fcutrape  extrca-ciliaire.  — fie.  fciitrafrc  inlra-cili.tiiv^.  —  Floc,  le  nocciilns.  ses  lobules 
accessoires  (Floc'j  et  son  pcdoncnic  (l'Floc).  —  /'si,  l'outrage  sous-lobairo.  —  Oc.  olive  céré- 
boUeusc.  —  /'cwi,  pédoncule  ccrcbclleux  moyen.  —  rl\\,  diverticule  latéral  du  quatrième  ven- 
tricule. —  .se/',  grand  sillon  circonl'érentiel  de  Vicq  d'Azyr.  —  siV,  sillon  inférieur  de  Vicq 
d',\/.yr.  —  .s.s-r.  sillon  supérieur  de  Vicq  d'.\zyr.  —  spo,  sillon  post-central.  —  spop,  sillon 
post-pyramidal. — ,s7^/.  sillon  transversc  antérieur.  —  J'///,  nerf  auditif,  concourant  à  former 
la  paroi  antérieure  du  diverticule  latér.il  du  quatrième  ventricule. 


Sur  ces  deux  coupes  S  8  et  S  9,  Voti'ce  cérébelleuse  (Oc"!  forme  une  pochette  ' 
festonnée,  close  de  toute  part;  (die  circonscrit  une  masse  blanche  centrale,  riche 


w 


KTi  m:    roiMH.  KAi'iiioi  I.   ih     kimimiii.nci.i'ii  ai,k. 


«13 


(«Il  vaisseaux  cl  en  lil)i(!s  ciiIicm  rnisi't's  dans  \n[i>  lo  sens;  c'est  le  riir/is  ou  feit- 
Irni/i'  iiitnirili'iirr    lie,  le  mn/nti  hhnir  ccntvnl  (h'  rol'nu'  (•ori'f/fllrusf.  A    la  siii  l'ace 

,\l('lirurt>  (le  rolivc,  nii    lliiiivr  lllic  lllilirr   ciiiirlir   de    lihl'cs  clll  r('-cr(ds(''(!S  (ians 


Oc  f si 


Um'-..      ^\ 


fiil 


fie 


!   Oc    : 


Pcra 


2E°Î'    îlûcciius 


f.15 


fsl 


lec 


FiG.  417.  —  L'arbre  de  vie  du  lobe  latéral  du  cervelet,  le  flocculus,  l'olive  cérébelleuse, 
les  feutrages  infra-ciliaire,  extra-ciliaire  et  sous-lobaire,  les  libres  semi-circulaires 
externes  du  cervelet  et  le  pédoncule  cérébelleux  moyen.  —  Coupe  sagittale  S 9  de 
l'hémisphère  cérébelleux  passant  par  la  ligne  de  repère  9  de  la  flg.  407.  2  1  Gran- 
deur nature.  Méthode  de  Weigert-Pal. 

fec.  feutraf!:c  cxtra-ciliaire.  —  fie,  feutrage  intra-ciliaire.  —  fsl,  feutrage  sous-lobaire. — 
fsnie,  fibres  semi-circulaires  externes  du  cervelet.  —  Oc,  olive  cérébelleuse.  —  Pcm,  pédon- 
cule cérébelleux  moyen.  —  Plch]'u  plexus  choroïdes  du  diverticule  latéral  [rlVi]  du  qua- 
trième ventricule.  —  scf,  grand  sillon  circonférentiel  de  Vicr[  d'.Vzyr.  —  siV,  sillon  inférieur 
de  Vicq  d'Azyr.  —  ssV,  sillon  supérieur  de  Vicq  d'Azyr.  —  slf/,  sillon  du  lobe  grêle.  —  spo, 
sillon  post-central.  —  spnp,  sillon  post-pyramidal.  —  sta,  sillon  transverse  antérieur.  — 
r.  nerf  trijumeau.  —  17/.  nerf  facial. 


tous  les  sens  qui  comblent  tous  les  intervalles  des  dentelures  et  constituent  la 
toison  ou  le  feutrage  extracilioire  (fec).  La  moitié  supérieure  de  la  toison,  enfln, 
est  tapissée  par  une  couche  de  fibres  courbes  à  direction  sagittale  et  qui  appar- 


614  ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

tiennent  à  la  couche  des  fibres  sinni-circulaires  externe  (l'sme)  du  cervelet  ;  —  oivj 
les  voit  s'irradier  sur  ces  coupes  dans  le  pédoncule  cérébelleux  moyen  (Pcm). 

Tout  le  reste  de  la  substance  blanche  centrale  de  l'hémisphère  cérébelleux 
est  constitué  par  un  feutrage  de  fibres  entre-croisées  dans  tous  les  sens,  qui 
sépare  les  fibres  difTérenciées  (/?7v?r.v  semi-circulaires  externes,  toison)  de  la  basel 
des  lobes  et  lobules  et  qui  est  particulièrement  épais  à  la  face  inférieure  de 
l'olive  cérébelleuse. 

C'est  ce  feutrage  que  nous  avons  désigné  sous  le  nom  de  feutrage  sous-lobaire 
(fsl).  Il  est  l'homologue  de  la  masse  blanche  non  différenciée  du  centre  ovale 
de  l'hémisphère  cérébral,  et  contient  comme  celle-ci  des  fibres  d'association. 
des  fibres  de  projection  et  des  fibres  commissurales. 

En  résumé,  il  résulte  de  l'étude  de  cette  série  de  coupes  sagittales, 
que  la  substance  blanche  centrale  du  cervelet  présente  un  aspect  spécial 
et  tout  à  fait  caractéristique  dans  trois  régions  bien  distinctes  : 

Dans  la  région  du  vermis,  elle  présente  la  figure  caractéristique  de 
l'arbre  de  vie  médian  ; 

Dans  \2t.  région  de  tra?isition  que  l'on  peut  encore  désigner  sous  le  nom 
de  région  du  nid  dliirondelle,  elle  est  allongée  dans  le  sens  sagittal,  s'ex- 
cave  à  sa  face  inférieure  et  se  continue  en  avant  avec  les  pédoncules 
cérébelleux  supérieur  et  inférieur;  ■ 

Dans  la  région  des  hémisphères,  elle  est  plus  ou  moins  régulièrement 
ovoide  et  se  continue  avec  \&  pédoncule  cérébelleux  moyen. 


COUPES    HORIZONTALES 

Les  séries  de  coupes  horizontales  P,  H  et  G,  sont  destinées  à  mon- 
trer la  manière  dont  les  éléments  constitutifs  du  pédoncule  cérébral 
abordent  le  rhombencéphalc,  les  modifications  qu'ils  y  subissent  et  les 
éléments  nouveaux  qui  s'y  ajoutent. 

Dans  le  tome  P"",  chaj).  III,  p.  rJGI  àG62,  nous  avons  assisté,  par  l'étude 
de  coupes  sériées  horizontales  et  horizontales  obliques,  à  la  formation  du 
pédoncule  cérébral.  Nous  avons  vu  :  i"  que  la  calotte  procède  du  thalamus, 
de  la  région  sous-thalamiquc,  des  tubercules  quadrijumeaux  antérieur  et 
postérieur;  2°  que  la  voie  pédonrulaire  ou  voie  du  pied  du  pédoncule 
cérébral  fait  suite  à  la  capsule  interne  et  qu'elle  ne  contient  que  des 
fibres  de  projection  du  manteau  cérébral  (T.  II, p.  73). 

Les  quatre  coupes  PI,  P2,  P3,  P4,  (l'ig.  ili)  à  i22),  sectionnent  le 
pédoncule  cérébral  })resqu('  parallèlonient  au  plan  du  sillon  pédonculo- 
protubérantiel  et  sont  par  suite  obliques  en  haut  cl  en  avant.  (Voy.  lignes 
de  ropèn!,  Fig.  i31,  p.  0i8.)  Kilos  sont  favorables  à  l'étude  de  l'cntre-croi- 
scment  des  pédoncules  cérébelleux  supérieurs,  et  île  la  commissure  de 
Wernekink  qui  en  résulte,  ainsi  qu'à  celle  de  la  dissociation  de  la  voie 
pédonculaire  par  les  fibres  transversales  de  la  protubérance. 

Les  coupes  Hl  à  H3  (Fig.  423  à   i2;))  son!  obliques  en  bas  et  en 


l'.iiiU':    1  oi'iK.it  A  ni  i(,ir  i;   i»i    iuiom  im.nci.i'ii  \i.i:. 


r.i: 


i\,llll,    cl    sC('t  iolllirii  I      Ir     Inilli'     cm'clill,!  Iii|l|r    i|;ill^    l.'l     yr^\,,i\     |»|  ol  lilx'r.lll- 

irllc,    |ii'i|MMnli(iil;iinMiiciil    ;i   >it\\   ;i\r.     \'(»\  .    I'"i;;.    ilS.) 

|.rsc()ii|.(«s  H4  à  H23il"i^.  'rll  ît  i-Kld  l'i-.  î.'IS  à  i-.";;},  s(.iil  li(.ii/...M 

il, 'S,  cl  p;iil;ml  un  |mmi  (il)li(|n('s,  en  it.iilirulicr  d.iiis  l.i  ir'^idn  hiillmirc, 
n.ir  i;i|i|>iii'l  ;iii  ^i;iiiil  ;i\i'  l<iiiL;il  inlin,!  |  du  Innic  (•iic('|(|i.ili(|iir.  '  XOy.  !•(•- 
|,,-i;i,Ui'   "Ic^    (■(ill|ii'^.    I'il;.    lis     ri    Iriir    pLiii  dr  S('(;li<»IM'>l    scilsihIi'iiH'iil    |»;i- 


i 


r   FiG.  418.  —  Face  latérale  élu  tronc  encéphalique  avec  lignes  de  repère  indiquant  le  plan 
I  des  coupes  horizontales  de  la  série  H  ^coupes  Hl  à,  H3  perpendiculaires  au  grand 

axe  de  la  protubérance,  et  coupes  H 4  à  H 23  obliques  par  rapport  à  l'axe  longitu- 
dinal (kl  bulbe). 


rallèle  au   plan  des  coupes  horizontales  obliques  du  cerveau,  N"  Ix  à 
N'  13x  du  T.  I  (Fig.  31o  à  328). 

rs'ous  avons  intercalé  dans  la  série  des  coupes  H  qui  montrent  les 
éléments  constitutifs  du  tronc  encéphalique  et  leurs  rapports  réciproques, 
six  coupes,  Coupes  Cl  à  G6  iFig.  432  à  437)  sectionnant  à  la  fois  le 
tronc  encéphalique  et  le  cervelet,  et  destinées  à  montrer  les  connexions 
du  cervelet  avec  le  tronc  encéphalique. 


616 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


COUPES     HORIZONTALES     OBLIQUES     INTÉRESSANT 
LA   RÉGION    PÉDONCULO-PROTUBÉRANTIELLE 

Coupes  PI,  P2,  P3,  P4  (Fig.  419  à  422.  (Voy.  Fig.  431,  p.  643 
les  plans  de  repérage  de  ces  coupes.) 


Ces  quatre  coupes  obliques  en  haut  et  en  avant  sectionnent  le  troir 
borgne  supérieur,  profonde  dépression,  située  sur  la  ligne  médiane  entre 
les  pédoncules  cérébraux  et  la  protubérance,  et  dont  la  lèvre  supérieure 
est  formée  par  le  sommet  de  l'espace  interpédonculaire,  la  lèvre  infé- 
rieure par  les  fibres  transversales  superficielles  de  la  protubérance.  En 
arrière,  ces  coupes  passent  au-dessous  des  tubercules  quadrijumeau.r pos- 
térieurs, intéressent  le  nerf  pathétique  (IV)  à  son  émergence,  ou  section- 
nent la  partie  supérieure  de  la  valvule  de  Vieussens  (VV).  Toutes  ces  coupes 
sectionnent  donc  obliquement  le /?zef/ du  pédoncule  cérébral,  et  c'est  ainsi 
que  s'explique  la  différence  d'épaisseur  considérable  qu'il  présente  sur 
ces  coupes,  (PI  et  P4,  Fig.  419  et  420)  lorsqu'on  les  compare  avec 
les  coupes  horizontales  ou  horizontales  obliques  du  Tome  I"  (Fig.  312 
à  314,  p.  622  à  631  et  Fig.  323  à  328,  p.  6i9  à  661).  Il, 

Comme  d'autre  part,  les  fibres  transversales  supérieures  de  la  protu- 
bérance décrivent  une  courbe  à  convexité  supérieure  et  atteignent  sur  la 
ligne  médiane  un  niveau  plus  élevé  que  sur  les  parties  latérales,  ces 
fibres  protubérantielles  ne  se  trouvent  intéressées  qu'à  la  partie  interne 
de  la  coupe,  la  partie  externe  sectionnant  le  pied  du  pédoncule  au-, 
dessus  du  sillon  pcdonculo-protubérantiel. 


Coupe  P  1,  (Fig.  419).  La  plus  élevée  des  quatre  coupes  :  elle  passe 
au-dessus  des  fibres  transversales  de  la  protubérance,  intéresse  le  pied  du 
pédoncule  cérébral  au  voisinage  de  son  bord  inférieur  et  sectionne  en  ar 
rière  le  nerf'patJiétiqjie  à  son  émergence,  et  \  aqueduc  de  Sijlvius  (Aq)  à 
son  embouchure  dans  lo  quatrième  ventricule. 

Pied  du  pédoncule  cérébral.  Les  libres  du  pied  du  pédoncule  ou  de  là 
voie  prdoiiculairc  (VP)  sont  sur  celle  coupe  sectionnées  très  obliquement.  Un 
certain  nombre  de  ses  fascicules  ne  suivent  pas  la  direction  longitudinale  de  la 
plupart  des  libres  de  la  voie  pédonculairo.  mais  s'inlléchisscnt  en  arrière,  devien- 
nent horizontaux  et  se  groupent  à  la  face  profonde  du  pied  du  pédoncule  cérébral 
en  une  couche  de  lâches  fascicules,  la  couche  dorsale  du  pied  du  pédoncule  ou 
slralum  ivlermcdium  (Stri).  Il  n'existe  pas  sur  cette  série  do  coupes  de  prs  lem- 
niscns  siipcrficirl,  mais  le  pes  Icnuiiscns  profond{VL\))Gsi  très  développé  et  forme 
un  faisceau  compact  qui  occupe  la  partie  externe  du  pied  et  s'adosse  au  ndmn 
de  /{cil  médian  (Hm).  Il  refoule  le  locuti  nigcr  (Lu)  en  dedans,  de  sorte  que  cette 
masse  grise  ne  s'étend  plus  comme  sur  la  coupe  N"  13  x  (Fig.  '6''2i>,  T.  I'"'),  du 
bord  interne  au  bord  externe  du  pied  du  pédoncule  et  ne  sépare  qu'incomplè- 
tement l'élage  inférionr  de  l'étage  supérieur  du  pédoncule  cérébral. 


i;rii»i':    i(ti'(((.n  \  l'iiKji  I.   m    i;  ikim  itii.Nci.i'ii  a  i.i';.  en 

l,;i  lact'  lilii'i"  (II*  l;i  \'iic  |MM|uiiriil:iii  (•  es!  mluiiii'c  |i;ir  un  prlil  l.iscii-iilc  liori- 
zoiilal,  U"  ln'iiiii  jiiiiiln  '\'\u)  .  i|ui  (•iiiiliimiir  Ir  Iniril  inlci nm  du  iurluiiriilf  cl 
(|U(»  Ton  |uMi(  siiiMC.  sur  1rs  coupes  P2,  P3,  P4.  ^Vv^.  i-*il,  'rl\ .  'rl'l  ,  jiis- 
(in'aii  (It'la  du  >ill'iii  lali'ial  dr  I  i>lliiiii'  de  rt'iicc'iplialc. 

Calotte    pcdonculairc.    Les    jtrdniintlrs    rih-r/ifllrur  siiiirririirs     iN'Si    OCCIl- 

i'ip       xiV 


sP 


:xs  le  s 


xi  Pc  s  .  ^Z. 


P  .     •! 


-NI 


Tpo..-..l 


,^'S^V  M  RI 


FiG.  il'.».  —  Le  pied  du  pédoncide  cérébral,  sa  couche  intermédiaire  ou  profonde,  et  le 
pes  lemniscus  profond.  La  calotte  pédonculaire,  le  ruban  de  Reil,  la  formation  réti- 
culée, l'entre-croisementdes  pédoncules  cérébelleux  supérieurs  et  l'entre-croisement 
des  nerfs  patliétii}ues.  — Coupe  PI,  coupe  horizontale  oblique  en  haut  et  en  avant 
du  pédoncule  cérébral,  au  voisinage  du  sillon  pédonculo-protubéranliel,  passant  par 
la  ligne  PI  de  la  Fig.  431,  p.  G43.  Méthode  de  Weigert-Pal,  3/1  grandeur  nature. 

Aq,  aqueduc  de  Sylvius.  —  Flp,  faisceau  longitudinal  postérieur.  —  xF,  entre-croisement 
ventral  de  la  calotte  pédonculaire  de  Forci.  —  Cùp,  ganglion  interpédonculaire.  —  /.«,  locus 
nigcr.  —  A7,  noyau  latéral  de  la  calotte  pédonculaire.  —  Vca,  pédoncule  cérébelleux  supé- 
rieur; son  petit  entre-croisement  supérieur  (xsVcs  ;  son  grand  entre-croisement  inférieur 
{.riPcs).  —  PLp,  pes  lemniscus  profond.  —  Rm,  ruban  de  lleil  médian.  —  RI,  ruban  de  Ucil 
latéral.  —  SRI,  noyau  du  ruban  de  Ued  latéral.  —  ^H-^q.  substance  grise  de  l'aqueduc  de 
Sylvius.  —  .S'/?,  formation  réticulée.  —  >7/-(,  stratum  intermedium.  —  Tpo,  taenia  pontis.  — 
'(/,  petite  racine  motrice  descendante  du  trijumeau.  —  Vï\  voie  pédonculaire.  —  IV,  nerf 
pathétique;  xlV,  son  entre-croisement  en  arriére  de  l'aqueduc  de  Sylvius. 

pent  la  presque-totalité  de  la  calotte  pédonculaire;  ils  s'entre-croisent  sur  la 
ligue  médiane,  puis  se  portent  en  dehors  et  en  arrière,  masquant  en  grande  partie 
les  fibres  longitudinales  de  la  formation  réticulée  (SR). 

La  décussation  de  ces  pédoncules  se  présente  sous  le  même  aspect  que  sur  la 
coupe  N''13xi'Fig.32S,p.  b61,T.  !'='):  elle  s'effectue  par  deux  faisceaux  do  voluma 
fort  inégal.  La  plupart  des  fibres  (xiPcsj  sentro-croisent  en  fascicules  presque 


618 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


parallèles  sur  toute  l'étendue  antéro-postérieurs  du  raphé,  puis  se  portent  en 
dehors  et  en  arrière  en  décrivant  une  courbe  à  concavité  interne  autour  de  la 
substance  grise  centrale  de  VarjucdHc  d''  Sylvius  i^SgAq  .  Un  petit  nombre  (xsPcs) 
se  détache  des  parties  antérieure  et  interne  d'un  des  pédoncules  cérébelleux 
supérieurs,  puis  se  porte  d'avant  en  arrière  de  chaque  côté  du  raphé,  s'entre- 


FiG.  420.  —  Le  pied  du  pédoncule  cérébral,  la  couche  intermédiaire,  le  pas  lemniscus 
profond,  la  calotte  pédonculaire,  le  ruban  deReil,  la  formation  réticulée  et  rentre- 
croisement  des  pédoncules  cérébelleux  supérieurs.  — Coupe  P2,  coupe  horizontale 
ol)li(iuo  en  haut  et  en  avant  de  la  réiiion  pédonculo-proUibéraulielle,  passant  par  la 
ligne  de  repère  Po  de  la  Fig.  431,  p.  043.  Méthode  de  Weigert-Pai,  3/1  grandeur  nature. 

Flp,  faisceau  longitudinal  postérieur.  —  FPoa,  fibres  protubérantielles  antérieures  appa- 
raissant dans  la  région  du  trou  borgne  pédonculo-protubéranticl.  —  Gip,  ganglion  inter 
pédoncukiire.  —  Le,  locus  caM'ulcus.  —  .Y/,  noyau  latéral  de  la  calotte  prolubérantielle.  — 
l'es,  pédoncules  férébelleux  supérieurs  ;.r//Vs,  leur  grand  entre-croisement  inférieur;  .is/'c.s-, 
leur  petit  entre-croiseuient  supérieur.  —  l'Lp,  pes  lemniscus  profond.  —  /{/,  ruban  de  Ileil 
latéral.  —  /{//(,  ruban  de  Rcil  médian.  —  SU,  formation  réticulée.  —  SIri,  stratuni  interme- 
dium.  —  Tpo,  ta'nia  pontis.  —  Vd,  petite  racine  motrice  descendante  du  trijumeau.  —  VP, 
voie  pédonculaire.  —  1',,  qualriènu;  ventricule.  —  IV,  libres  radiculaires  des  nerfs  pathé- 
tiifues.  —  .ilV,  leur  entre-croisenicul  ;mi  niveau  de  la  valvule  de  N'ieussens. 


croise  à  angle  droit  immédiatement  en  avant  du  faisceau  lonyiiadinal  postérieur 
(Flp)  et  se  continue  avec  les  fibres  les  plus  internes  du  pédoncule  cérébelleux 
supérieur  du  côté  opposé.  Ce  petit  entre-croisement  n'existe  (lu'à  la  partie  supé- 
rieure et  postérieure  du  pédoncule  cérébelleux  supérieur.  11  peut  être  désigné 
sous  le  nom  à" enlre-croisemenl  supérieur  (xsPcs),  pour  le  distinguer  du  grand 
enlre-croisemenl  principal  ou  inférieur  (xiPcs)  qui  s'ctTectuc  sur  une  grande  hau- 


KiriH';    T()l'i((.lt,\  l'il  Inl    I.     I»l      IIIIOM  l!i;  \'   l.l'll  A  l.i:.  <',|!» 

I.Mir  (!•'  l;i  <mIi'IIi'  pi'iloiifiilo  innluhiM  aul  irllr.  On  in-  sa  il  nirurc  i  jrn  ni  -,iii-  1  dij- 
-iiic,  ni  siu'  la  It'iininaiMin,  ni  snr  \r  tra|r|  iilUiiifur  des  lil)rr-,  du  |iilil  ciili-i'- 
croisiMMtMil  sMpi'ritnir  dont  lï'xislence  est  c.unslanli'  cl  qui'  mms  avuns  liMijonis 
rctroiivi'  sur  nos  simIos  do  coupes. 

La  fonn'iliiDi  rrliriili-f  (SU  l'sl  en  -landi-  partie  ina^qiit'c  sur  cclh;  coil[)0 
par  l'cnlie-croisiMiuMil  des  Hl)n's  du  pédum-uir  cén'dHdlfUx  supi'ritMir.  elle 
n'est  roprt'!S(M»l«^o  (pin  par  le  /'(lisriunt  linii/ihifUnnl  jxtslt'rii'itr  fii  airif-ro  (Klp),  l''- 
ruhdii  ili'  lit'il  im^diuii  (llin  d  [(tli'ral  {H\)  on  dchois,  rt  |)ai-  uikî  étroite  lame  de 
stihstanee  grise,  le  noi/mi  lahrul  (NI),  (|iu  sépare  le  ruhan  dt;  iteil  dn  bord  con- 
vexe ilu  pt'idoneule  cérélxdleux  supérieur  du  côté  o{)posé. 

Le  nibnn  do  /d'il  nirdiaii  (Uni)  apparaît  connue  une  bande  coinpa(;le  de  fil)res 
qui  s'étend  du  raplii-  et  du  (jmiglion  intcr-pédonculaivn  (Gip;  au  sillon  latéral  de 
l'isllime  de  rencéplialc:  il  s'adosse  en  avant  au  locus  inger  (Ln),  au  pes  lemniscus 
profond  (PLp,  et  à  la  partie  (>xterne  de  la  voie  pédonnilalre  CVV),  et  se  fusionne 
en  arrière  av(n^  les  fascicules  lonj^iludinaux  clairsemés  du  noyau  lnti'ral  (NI). 

En  dehors,  \o  ruban  de  Ueil  médian  se  continue  avec  le  ruhan  dr  Keil  littoral 
(Kl),  pelil  faisceau  à  surfac(>  de  section  fusifoiine  qui  contient  dans  son  épais- 
seur (luelques  amas  gris  appartenant  aux  noyaux  du  ruhan  dn  Iteil  lat/'ral  (NUlj. 

Le  faisceau  longitudinal  postérieur  (Flp)  est  piriforme  et  relié  à  celui  du  côté 
opposé  par  de  petits  fascicules  média-ns  sectionnés  obliquement.  La  languette  mé- 
diane si  caractéristi(jue,  que  la  suhstance  grise  cenlrab' de  l'aqueduc  (SgAqj  envoie 
entre  les  deux  faisceaux  longitudinaux  postérieurs  dans  toute  la  région  corres- 
pnntlant  aux  noyaux  d'origine  du  nerf  de  la  troisième  paire  T.  I""^,  coupes 
N'  9x  à  N"  12 X,  Fig.  3-24  à  327,  p.  651  à  659),  n'existe  plus  sur  cette  coupe  et 
les  fascicules  mrdiuns  sont  situés  sur  le  même  plan  que  le  bord  antérieur  du 
faisceau  longitudinal  postérieur.  Cette  coupe  passe  au-dessous  du  noyau  de  la 
quatrième  paire,  aussi  le  bord  postérieur  de  ce  faisceau  est-il  lisse,  non  excavé; 
il  atteint  en  deliors  la  petite  racine  motrice  descendante  du  trijumeau  (Vd),  La 
paroi  postérieure  de  l'aqueduc  de  Sylvius  (Aq)  est  constituée  par  Ventre-croise- 
ment des  nerfs  palhéliques  (xIV;  dont  les  fibres  radiculaires  sectionnées  parallè- 
lement à  leur  axe  émergent  en  arrière  du  ruhan  de  lîeil  latéi-al  (RI). 

Coupes  P2.  P3.P4  (Fig.  420,  i2l,  422).  Les  coupes  F 2,  F 3,  F 4, 
situées  de  10  en  10  coupes  au-dessous  de  la  précédente,  inléresseni  lu 
partie  supérieure  de  la  valvule  de  Vieussens  et  les  premières  fiùres  trans- 
versales (Ir  la  protubérance  qui  s'enfoncent  dans  j'échancrure  inter-pédon- 
culaire. 

Voie  pédonculaire.  —  Les  fascicules  horizontaux  et  obliques  de  la  voie 
pédonculaire  (VPi,  qui  s'infléchissent  en  arrière  et  s'accolent  au  ruban  de  Reil 
médian  (Km)  en  formant  le  système  des  fibres  aberrantes  de  la  voie  pédonculaire, 
sont  ici  plus  nombreux  encore  que  sur  la  coupe  précédente.  Ils  se  détachent  de 
toute  l'étendue  delà  face  profonde  du  pied  du  pédoncule  i  coupe  P2i,  s'entourent 
d'une  gangue  de  substance  grise  qui  appartient  déjà  aux  noyaux  pontiques,  et 
renforcent  en  partie  le  pes  lemnisras  profond  (PLp)  qui  atteint,  sur  cette  série  de 
coupes,  des  dimensions  peu  habituelles. 

Sur  les  coupes  suivantes,  P3  et  P4  -Fig.  421  et  422),  l'échancrure  inter-pé- 
donculaire,  et  partant  le  trou  borgne  supérieur,  est  condjlée  par  les  fibres  trans- 
V'usalcs  de  la  protubérance  (|ui  s'entre-croisent  sous  des  angles  plus  ou  moins 


€20 


A.NATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


obtus,  sillonnent  la  substance  grise  de  la  protubi-'rance  iSgPo),  dissocient  les  fas- 
cicules de  la  face  profonde  du  pied  du  pédoncule  et  adossent  au  ruban  de  Reil 
médian  (Rm)  les  fascicules  aberrants  de  la  voie  pcdonculaire. 

La  dissociation  de  la  voie  pédonculaire  commence 'à  sa  partie  interne  et  pro- 


Sg-E- 


FPop 


JToa 


H.Ç,I/ct=. 


FiG.  421.  —  Pied  (lu  prdoncule  cérébral  en  particulier  dissociation  des  libres  du  stra- 
tum  intermodium  et  du  pes  lemniscus  profond,  par  les  libres  transversales  du 
pont  et  leur  adossement  au  ruban  de  Reil  médian;  la  calotte  pédonculaire,  la  com- 
missure de  Wernelvink,  le  ruban  de  Reil,  le  faisceau  central  de  la  calotte  et  le  noyau 
central  supérieur.  —  Coupe  P  3,  coupe  horizontale  oblique  en  haut  et  en  avant  de  la 
région  pédonculo-protubérantielle,  passant  par  la  ligne  de  repère  P3  de  la  Fig.  431, 
p.  G43.  Méthode  de  Weigert-Pal,  3/1  grandeur  nature. 

Vcc,  laisceau  central  de  la  calotte.  —  Flp,  faisceau  longiliulinal  postérieur. —  F/'ofl,  fibres 
protubérantielles  antérieures.  —  FPop,  fibres  protubérantielles  postérieures.  —  Gip,  gaiiitlion 
interpédonrulaire.  —  Le,  locus  ca'ruleus.  —  Ncs,  noyau  central  supérieur.  —  \l,  noyau 
latéral  de  la  calotte  pédonculaire.  —  Njii,  noyau  de  la  troisième  paire.  —  Pcx,  pédoncule 
cérébelleux  supérieur;  .riPcs,  son  grand  entre-croisement  inférieur.  —  RI,  ruban  de  Reil 
latéral.  —  /{/«,  ruban  de  Reil  médian;  les  fascicules  arrondis  qu'il  contient  appartiennent  aux 
(ibres  aberrantes  de  la  voie  pédonculaire.  —  %c',  substance  grise  centrale.  —  ^uPo.  substance 
grise  de  l'étaffc  antérieur  de  la  protubérance. —  SI{,  formation  réticulée.—  7y;o,ta?uia  pontis. 

—  Vd,  petite  racine  motrice  descendante  du  trijumeau.—  l7Ma  voie  pédonculaire,  ses  fibres 
horizontales  et  les  fascicules  dissociés  de  sa  couche  profonde.  —  ^  V,  valvule  de  Vicussens. 

—  l'i,  quatrième  ventricule. 


fonde  et  s'effectue  par  les  fibres  transversales  ])rofoiuies  du  pont  (FPop).  La  couche 
des  fibres  transversales  superficielles  (FPoa)  est  ici  encore  très  réduite  et  recouvre 
il  peine,  sur  la  coupe  P4  (Fig.  422),  la  moitié  interne  de  la  face  superficielle  du 
pied  du  pédoncule.  Les  fibres  transve?'sales  profondes  atteignent  par  contre 
presque  le  sillon  latéral  de  l'isthme  et  dissocient  la  voie  pédonculaire  (VI*)  en 
couches  transversales,  superposées  d'arrière  en  avant. 


KTi  i»r;  ToiMK.  i;a  ni  lui  i:   hi    iiiin\ii;i':\(.i,i'ii  a  i.k. 


f,2i 


Calotte    pédOnCUlalre.  I,;i  (li'cii>^>;ilii.|i  des  iiii/nnrii/i's   mr/x-lh-ii.r  snjn^- 

nt'iirs  l'es  occiipf  cninrc  ^m  |,i  coup(î  P2  1  i^^  l'id)  luiilc  l'ôhMidiM!  s;i;.'ill;ilo 
(lu  riiphi'.  iii;ii->  un  lii-<  -land  iioinhic  t\,-  lilncs  (•i'oist''('s  se  conconlrr.'iil  cri 
(h'Iiors  t'I   l'ii  .iiiicii'  du  i|ii,\liiriiii'  M'nlncid"-  en  un  vnlntninfMix  fiiisceau  falci- 


SgPo 


FiG.  422.  —  La  dissociation  des  fibres  du  pied  du  pédoncule  cérébral  par  les  fibres 
transversales  profondes  du  pont.  La  calotte  pédonculaire,  la  commissure  de  Wor- 
nokink,  le  noyau  central  supérieur,  les  faisceaux  compacts  de  la  formation  réti- 
culée -.faisceau  longitudinal  postérieur,  faisceau  central  delà  calotfi',  rulian  de  Reil 
avec  les  fascicules  arrondis,  aberrants  de  la  voie  pédonculaire.  — Coupe  P4.  coupe 
liorizonlale  oblique  en  haut  et  en  avant  de  la  région  [tédonculo-prolubéranfielle,  pas- 
sant par  la  ligne  P4  de  la  Fig.  431, p.  Gt3.  .Mélhode  de  Weigert-Pal,  3/1  grandeur  nature. 

Fcc,  faisceau  central  de  la  calotte.  —  Flp.  faisceau  longitudinal  postérieur.  —  Fl'oa, 
FPop.  Obres  transversales^intérieures  et  postérieures  de  la  protubérance.  —  Le,  locus 
ca'rulcus.  —  .Vos,  noyau  central  supérieur.  —  Pcs,  pédoncule  cérébelleux  supérieur  et  com- 
missure en  fer  à  cheval  de  AVernekiiik.  —  RI.  ruban  de  Ueil  latéral.  —  Rm,  ruban  de  Reil 
médian.  —  SgPo,  substance  grise  antérieure  de  la  protubérance.  —  SR.  formation  réticulée. 
—  Tpo.  taenia  pontis.  —  Vd,  petite  racine  motrice  descendante  du  trijumeau.—  l'I',  valvule 
de  Vieussens.  — M'i.  (juatrième  ventricule. 


forme,  subdivisé  par  de  nombreuses  cloisons  névrogliques.  Très  denses,  dans 
les  régions  antérieures  de  la  calotte,  au  voisinage  du  rubnn  de  Reil  médinn 
(Rm),  les  fibres  du  pédoncule  ct'réùelli'ux  supéficur  Pcs)  sont  plus  clairsemées 
le  long  de  son  bord  concave,  ce  qui  permet  de  distinguer  très  nettement  les 
libres  longitudinales  de  la  formation  réticulée  (SR). 


622  ANAKt.MIE    I)l-S    CENTRES    NEIIVECX. 

Sur  les  coupes  P3  iFig.  i:2I)P4i^Fig.  4:2:2i,  la  drcussation  des  pédoncules  céré- 
belleux supérieurs  (xiPcs)  n'occupe  que  la  partie  antérieure  du  raphé  et  les  deux 
pédoncules  forment  dans  leur  ensemble  une  sorte  de  fer  à  cheval,  la  commissure 
de  Wernekink,  dans  lu  concavité  de  laquelle  apparaît  :  en  dedans,  de  chaque 
côté  du  raphé,  le  noijau  central  supérieur  (Ncs)  ;  en  dehors,  les  flbres  fortement 
colorées  du  faisceau  central  de  la  calotte  (Fcc);  en  arrière,  le  long  de  la  substance 
grise  centrale  du  quatrième  ventricule  (Sgc),  le  faisceau  longitudinal  postérieur 
(Flp),  les  cellules  pigmentées  du  locus  aeruleus  (Le)  et  la  section  semi-lunaire 
de  la  petite  racine  motrice  descendante  du  trijumeau  (Vdi. 

Le  ruban  de  Reil  constitue  la  limite  antéro-externe  de  la  calotte;  un  léger 
étranglement  voisin  du  sillon  latéral  de  Tisthme  le  divise  en  deux  parties  :  l'une 
interne,  antérieure  et  volumineuse, le  ruban  de  Reil  médianî^m),  formé  de  fibres 
flnes  réunies  en  faisceaux  compacts,  au  milieu  desquelles  on  aperçoit  nettement 
les  fascicules  arrondis,  aberrants  de  la  voie  pédonculairc ;  l'autre,  postérieur  et 
superficiel,  le  ruban  de  Reil  latéral  (RI),  de  l'extrémité  postérieure  duquel  se 
détachent  de  nombreuses  fibres  obliques  qui  se  portent  en  arriére,  recou- 
vrent le  pédoncule  cérébelleux  supérieur  (Pcs)  et  peuvent  être  suivies  jusqu'au 
voisinage  de  la  valvule  de  Vieussens  (VV).  (Coupes  P2  et  P3i.  La  partie  anté- 
rieure du  ruban  de  Reil  latéral  (RI)  est  volumineuse  et  ne  contient  que  des 
fibres  sectionnées  perpendiculairement  à  son  axe;  elle  se  porte  peu  à  peu  en 
avant,  à  mesure  que  le  ruban  de  Reil  médian  se  déplace  en  dedans. 

COUPES    INTÉRESSANT    LA    RÉGION   PROTUBÉR  ANTI  EL  LE 

ET    LA    PARTIE    ADJACENTE    DU    CERVELET 

r 

Coupes  Hl  à  H7,  (Fig.  i'Àii  à  130). 

Coupe  Hl  (Fig.  4:23).  —  Oblique  on  bas  et  en  avant  (voy.  plan  de 
repérage,  Fig.  il8,  p.  615,)  et  perpendiculaire  au  grand  axe  longitudinal 
de  la  protubérance,  cette  coupe  intéresse  en  avant  le  tiers  supérieur  de  la 
protubérance  et  sectionne  en  arrière  la  partie  supérieure  de  la  valvule 
de  Vieussens  et  X entre-croisement  des  nerfs  pathétiques. 

Étage  antérieur.  —  Les  fibres  transversales  delaprotubérance  sont  infiniment 
plus  nombreuses  que  sur  les  coupes  précédentes  (PI  â,P4);  elles  cloisonnent 
complètement  toute  la  voie  pédonculaire  (VP)  et  se  réunissent  à  sa  partie 
externe  en  formant  le  pédoncule  cérébelleux  moyen  (Pcm).  Suivant  qu'elles 
passent  en  avant,  à  travers  ou  en  arrière  de  la  voie  pédonculaire,  on  les  dis- 
tingue en  fibres  transversales  antérieures  (Strs),  fibres  transversales  moyennes  ou 
intermédiaires  (Strc),  fibres  transversales  posté7-ieures  de  la  protubérance  (Strp). 

Entre  les  filn'cs  transvers(des  profondes  (Strp),  on  rencontre  au  voisinage  du 
sillon  latéral  (juelques  fascicules  très  dissociés  de  la  voie  pédonculaire  ;  ils  appar- 
tiennent aux  fibres  externes  du  pied  du  pédoncule  cérébral,  au /Vz/scmu  de  Turck, 
et  s'épuisent,  ainsi  (jue  le  montre  l'étude  des  di'générescences  secondaires  (mé- 
thode de  Marchi),  dans  la  substance  grise  de  l'étage  antérieur  du  tiers  supérieur 
(le  la  protulx'-rance.  On  ne  les  rencontre  plus  sur  les  coupes  des  tiers  moyen  et 
inrérieur  de  la  protubérance,  et  la  couche  des  fibres  transversales  profondes 
du  pont  y  est  de  ce  fait  plus  épaisse. 


i.iiiiK   ïoiMK.H  \  ni  loi  |.;   m     i;ii(i\ii;i;\(:i;i'ii  A  i.K.  cia 

l.i's  lilirrs  Inntsvi'isdlrs  iiini^cnnrs  (Stl'Cj    îiUIll   In'-^    iKPtiilirciisrs  f\    (li-^m  iciil 


Cu]meii 


lobe  central 


Strc 


FiG.  423.  —  L'étage  antérieur  et  la  calotte  de  la  région  protuhérantielle  supérieure;  la 
voie  pédonculaire  et  sa  dissociation  par  les  fibres  transversales  du  pont.  —  Le  pédon- 
cule cérébelleux  supérieur,  la  formation  réticulée  :  noyau  central  supérieur  et  fais- 
ceaux compacts  (faisceau  longitudinal  postérieiu",  faisceau  central  de  la  calotte, 
ruban  de  Ueil  avec  les  fascicules  aberrants  de  la  voie  pédonculaire).  —  Coupe  Hl 
perpendiculaire  à  Taxe  longitudinal  de  la  protubérance  passant  par  la  ligne  Hl 
de  la  Fig.  418,  p.  615.  Méthode  de  Weigert-Pal.  3/1  Grandeur  nature. 

Fcc,  faisceau  central  de  la  calotte.  —  Flp,  faisceau  longitudinal  postérieur.  —  Le  lociis 
OiLTuleus.  —  />r/rt,  lobe  quadrilatère  antérieur  du  cervelet.  —  Ncs.  noyau  central  supérieur. 
SI.  noyau  latéral.  —  l'on,  jjédoncule  cérél)el!eux  moyen.  —  Pcs,  pédoncule  cérébelleux 
supérieur.  —  /?/,  ruban  de  Reil  latéral.  —  Rm,  ruban  de  Reil  médian.  —  %f''.  substance 
f^rise  antérieure  du  pont.  —  SR.  formation  réticulée.  —  Slrc,  Strp,  Sirs,  couclie  transversale 
moyenne,  profonde  et  superficielle  de  Tétage  antérieur  du  pont.  —  Tpo.  t;enia  pontis.  — 
t  '/.  petite  ra("ine  motrice  descendante  du  trijumeau.  —  VP,  voie  pédonculaire.  —  IV.  nerf 
patliétique. 

la  voie  pédonculaire  (VP)  en  un  nombre  infini  de  fascicules  de  volumes  très  variés, 
mais  qui  se  disposent  en  général    d'avant   en   arrière  en  couches  stratifiées 


624 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


transversales,  les  fascicules  les  plus  petits  occupant  le  plus  souvent  la  partie  pos- 
térieure et  interne  du  pont. 

Les  fibres  transversales  antérieures  (Strs)  passent  en  avant  de  la  voie  pédon- 
culaire  (VP)  et  se  disposent  en  fascicules  presque  parallèles,  séparés  les  uns 
des  autres  par  des  traînées  de  substance  grise  qui  affleurent  souvent  la  péri- 
phérie du  pont  au  niveau  des  bourrelets  pyramidaux. 

Ce  sont  les  fibres  transversales  antérieures  (Strsi  qui  sur  cette  coupe  alimen- 
tent surtout  le  pédoncule  cérébelleux  moyen  (Pcm),  réduit  encore  à  une  mince 
mais  dense  couche  de  fibres,  qui  occupe  la  partie  latérale  de  Tétage  antérieur 
et  qui  est  encore  sans  connexion  aucune  avec  le  cervelet.  Les  fibres  transversales 
moyennes  (Strc)  se  terminent  brusquement  par  de  gros  fascicules  dans  la  sub- 
stance yrise  (SgPo)  qui  limite  'en  dehors  la  voie  pédonculaire ;  elles  nentre- 
ront  que  plus  bas  dans  la  constitution  du /)<^V/o?îci</e  cérébelleux  moyen.  Quant  aux 
fibres  transversales  profondes  (Strp),  elles  atteignent  à  peine  sur  cette  coupe 
le  sillon  latéral  de  la  protubérance. 

Un  grand  nombre  des  fibres  transversales  de  la  protubérance  s'entre-croisent 
sur  la  ligne  médiane  à  angle  plus  ou  moins  obtus  avec  celles  du  côté  opposé. 
Cet  entre-croisement  occupe  toute  la  hauteur  de  l'étage  antérieur  du  pont;  il  est 
particulièrement  dense  au  voisinage  du  sillon  médian  antérieur,  où  les  fascicules 
sont  presque  parallèles. 


Calotte. — La  coupe  passe  au-dessous  de  rentre-croisementdes)oerfo»c»/e5ce;-e- 
belleux  supérieurs  (Pcs).  Les  fibres  croisées  de  ces  pédoncules  occupent  les  par- 
tics  latérales  de  la  calotte  et  se  présentent  sous  l'aspect  d'un  volumineux  faisceau 
falciforme,  subdivisé  par  des  septa  névrogliques  et  dont  l'extrémité  antérieure 
effilée  n'atteint  plus  le  raphé  médian. 

De  chaque  côté  du  raphé,  les  trabécules  gris  de  la  formation  réticulée  (SR) 
forment  le  noyau  central  supérieur  (Ncs),  noyau  ovalaire  qui  s'étend  du  faisceau 
longitudinal  postérieur  (Flp)  au  ruban  de  Reil  médian  (Rm),  et  qui  se  trouve  sil- 
lonné par  de  nombreuses  et  fines  fibres  arquées  qui  tirent  leur  origine  delà  for- 
mation réticulée  de  la  calotte  (SR)  ou  s'y  terminent. 

Les  fibres  arquées,  qui  occupent  sa  partie  antérieure  sont  plus  épaisses,  plus 
fortement  colorées  par  la  laque  hématoxylinique;  elles  traversent  le  ruban  de 
lieil  médian  (Rm)  et  appartiennent  déjà  au  corps  trapézoide  (Voy.  Tr,  Fig.  426, 
630).  Une  étroite  rangée  de  fibres  longitudinales  limite  le  noyau  central  supérieur 
(Ncs)  en  dehors  et  le  sépare  d'un  segment  de  formation  réticulée,  pauvre  en  fibres 
et  désigné  quelquefois  sousle  nom  de  segment  extcrnedu  noyau  central  supérieur. 

Le  faisceau  central  de  la  calotte  (Fcc)  occupe  la  môme  situation  que  sur  la 
coupe  P4  ot  se  loge  dans  la  concavité  du  pédoncule  cérébelleux  suj)érieur  (Pcs). 

Le  ruban  de  lîeil  médian  (Rm)  forme  une  bande  transversale  qui  limite  la 
calotte  en  avant.  On  y  reconnail  avec  facilité,  surtout  dans  sa  partie  interne,  les 
nombreux  fascicules  arrondis,  aberrant  s  de  la  voie  pédonculaire  ;  cette  partie  con- 
tient en  outre  des  amas  diffus  de  substance  grise  qui  appartiennent  à  la  formation 
réticulée,  et  doivent  être  considérés  comme  des  noyaux  d'origine  ou  de  termi- 
naison de  certaines  catégories  de  libres  du  ruban  de  Reil  médian,  et  du  co'ps 
trapézoide.  On  les  désigne  quelquefois  sous  le  nom  de  noyaux  du  corps  trapézoide, 
de  noyaux  du  ruban  de  lieil. 

Fn  dehors,  le  ruban  de  Reil  médian  (Uni)  se  continue  à  angle  droit  avec  le 
ruban  de  Reil  /a/cv-a/ (RI)  dont  les  libres  sectionnées  très  obliquement,  recouvrent 


I^lTI'hi:    nuMM.i;  \  l'iiMM  i;    di     i;  iimm  i;i,N(  i  I' ii  \  i,k  en; 

,llin|i|rill(Mit    If  jiriliiiiiiilr  i  iirlirl  Irn.r  su  itr  i(riir  cl  ;il  lri;,Mli'lil  ''Il  ;il  l'ii'l(!  I;i   riilrtdr 

\'iriissnis   au    niveau    <lo  Vriilrc-rrnisfiiirnf  ihs  un/s  inil/irlii/urs    \\  .    I.cs   lascj- 

,  iilf^  r(i|ici'><  (le    libres  i|iii   |eeuii\  leiil    le    rii/tnii   df   Hril  hi/rnil    i  Ml     en    ilejiors  cl, 

,H-cii|ieiil  le  sillon  latéral,  apparl  leinn'nl  an   /.////V/ y)n////.v  (T[)0)  (Voy.  Irajrl    de  ce 

l.ii'^ei'aii.   Iml;.  •">•>  I  ,  p.     !S7j. 

Coiipo  H  2  i  l'i^.  i-'i    .  ('elle  (•(»ii|t('  |)a^--e  |iar  l(»  tiers  sil|)('iieiir'  de  la  (iio- 
liilx-rance    et     riMiierLieiiee    dti    I  ri  jii  meaii  ;   elle   iiil('rcss(»  lo   fio////u    cni/i'// 
•^iinrrii'iir,   le  )itii/(iii  ilii  ridian  de   Kr'il  hilrml  e|   le->  laniellps  si(jn'rtrnif's  ilii 
.  rvrh-l. 

L'ilniji'  (inlrrintr  ol  yrtnrjc  postrrirnr  du  /ronr  niri'pliriHt/iic  proscntont  sur  colli; 
,,.npt*  un  a^iiecl  spt'rial,  ('aiaeli'iislicpie,  e(  le!  (pi'oii  le  l'clrouvo,  il  fiuolques  mo- 
(lillcalions  près,  dans  lonle  la  liaiilenr  de  la  ri'uion  pioliihfM'anlielle.  Cet  .'ispcct 
lient  d  une  j)arl  à  la  dissociation  e(jniplete  de  la  raie  ix-ddiirii/ain'  (W*  par  les 
lilirrs  Irnnsrrrsdli's  dr  lu  iindnlirraure,  et  d'aulri,'  pari  au  refoulouicnl  du  prdon- 
ih'  ri'-rr/ii'lleii.r siiprrii'iir  (l^cs)  à  la  partit;  postérieure  de  la  calotte. 

l'u  uraud  uonihre  d(>  libres  de  la  roie  prdonculnirc  i  VP)  se  sont  (''puisées  dans 
h\  s)i/)slanre  ;fiisc  de  /'rtar/i'  milé?'ù'ur  de  lu  proliibrriniri'  (SsF*o).  Les  autres  libres 
-I' -nuipent  eu  épais  fascicules,  dissociés  par  les  nonibrensi's  /i/jres  transrer- 
■l-'sde  1(1  rourJic  proluliéraniicUe  mo>/enne  'FPom). 

Les  libres  des  couches  duhh'ieures  i  FPoa)  et  posIrricuroH  (F Pop)  ont  presijue 
leublé  de  volume  et  se  coulinuenl  direct(!nient  en  dehors  avec  le  pi-dounilr 
ii'hflh'ii.r  moip'n  (Pcm). 

Ce  pédoncule  forme  sur  la  coupe  un  faisceau  épais  et  volumineux,  sans  con- 
nexion encore  avec  la  substance  blanche  du  cervelet.  Il  est  traversé  par  les  fibres 
radiculaires  du  uerf  frijiimcait  (\)\  la  direction  oblique  et  la  faible  coloration 
do  ses  fibres  par  la  laque  hématoxylinique,  permettent  de  reconnaître  facilement 
ce  nerf  au  sein  des  libres  épaisses  et  très  foncées  du  prdoncule  cérrhellen.r 
mniini  (Pcm). 

.\u  niveau  du  raphé,les  fibres  transversales  antérieures  ou  superficielles  {FPosl) 
s'enlre-croisent  on  fascicules  pres(pie  parallèles,  les  libres  des  couches  uinyennes 
iVPom)  e[  jiriifondes  ;FI*op)  s'entre-croisent  à  angle  droit.  La  moitié  postérieure 
du  raplu'  contient  en  outre  un  certain  nombre  de  fihrcs  saiiittoles  (r),  qui  paili- 
ripenl  à  la  formation  du  raphé  de  la  calott»^  et  ([ui  atteignent  sur  la  coupe  H 3 
Fig.  i-r6^  un  grand  développtMuent. 

Les  noijaux  pontiques  (SgPo),  c'est-à-dire  la  gangue  de  substance  grise  ([ui 
entoure  les  fascicules  de  la  voie  prdonculaire  et  les  fibres  transversales  de  la  pro- 
lui)érance.  sont  particulièrement  abondants  de  chaque  côté  du  raphé,  ainsi  qu'à  la 
partie  posh-rieure  et  externe  du  pont  en  dedans  du  pédoncule  cérébelleux  nwip^n 
(Pcm).  Ils  atteignent  presque  en  avant  la  périphérie  antérieure  du  pont. 

La  calotte  de  celte  coupe  se  distingue  de  celle  de  la  coupe  précédente 
(coupe  Hl  :  par  la  situation  excentrique  des  pédoncules  cérébelleux  supérieurs 
Pcs  dont  la  surface  de  section  semi-lunaire  occupe  la  partie  postéro-externe 
de  la  calotte;  par  le  développement  qu'atteint  le  corps  trapézoide  (Tr)  et  la  dis- 
position qu'alîecte  le  ruban  de  Iteil  médian  (Rm). 

Le  déplacement  du  pédoncule  cérébelleux  supérieur{Pci()en  arrière, libère  toute 
la  partie  antérieure  et  moyenne  de  la  calotte  occupée  par  le  noi/au  central  supé- 
rieur (Ncs\  son  segment  externe  (Ncs'),   et  le  faisceau  central  de  la  calotte  (Fcc). 

TO.MK   II.  40 


626 


A.NATO.MIK    DES    CENTRES    NERVEUX. 


Un  noyau  angulaire,  le  noyau  circonflexe  (Scï),  l'orme  comme  les  autres  noyauxl 
de  la  formation  réticulée  (SR)  aux  dépens  des  Irabécules  gris  de  celle  dernièreJ 


a  \6ho  ceirtral 


FPoa 


FiG.  424.  —  La  calotte  et  l'étage  aiitrrieur  de  la  rr^ion  piotuborantielle  supérieure.  La 
voie  pédonculaire  et  sa  dissociation  par  les  libres  transversales  du  pout.  Le  pédon- 
cule cérébelleux  supérieur,  la  formation  réticulée,  ses  noyaux  central  supérieur  et 
circonflexe,  ses  faisceaux  compacts  :  faisceau  longitudinal  postérieur,  faisceau  cen- 
tral de  la  calotte,  ruban  de  Reil  avec  ses  fascicules  arrondis  aberrants  de  la  voie 
[)édoiiculaire;  b;  corps  trapézoïde  et  sa  coiiliiiuatiou  avec  le  ruban  de  Reil  latéraL 

—  Coupe  H 2,  perpendiculaiie  à  l'axe  longiludiiuil  de  la  prolubérance,  passant  par 
la  ligne  H2  de  la  Fig.  418  p.  Oi:;.  Méliiode  de  Wei-erl-I'aK  Ml  grandeur  nature. 

Fcc,  faisceau  central  supérieur.  —  Hp.  l'aiscoau  lon^ntudinal  postérieur.  —  Fl'oa,  F/'ow», 
FI'op,  fibres  transversales  antérieures,  moyennes  et  postérieures  du  pout.  —  Lc\  locus 
cîeruleus.  —  Nef,  noyau  circoutlexe.  —  \cs ,  noyau  central  supérieur.  —  Ncs\  sa  partie 
externe.  —  NUI,  noyau  du  ruban  de  lleil  latéral.  —  /•,  fibres  safiittales  ilu  raplié.  —  RI, 
ruban  de  lleil  latéral.  —  liu),  rul)an  de  Ueil  nu'dian.  —  Pcm,  pédoncule  cérébelleux  moyen. 

—  /'es,  pédoncule;  cérébelleux  supérieur.  —  ^;/l'i>,  sid)stance  f,M'ise  antérieure  du  pont.  —  spo, 
sillon  i)ost-central.  —  .S7{,  formation  réticulée.  —  7'/'".  t;enia  ponlis.  —  7';'.  corps  trapézoïde. 

—  Vd.  petite  racine  MU)trice  descendante  du  trijumeau.  —  17',  voie  pédonculnire.  —  l',nerf 
frijunifîm  à  son  émergence  de  l;i  iirotubér.iuce. 


sépare  In  faisceau  central  (Fccidn  pédoncule  eéréhelleux  supérieur[Pcs)  en  dehors, 
du  faisceau  lonrjiludinal  postérieur  (Flp)  el  du  locus  cicrulcus  (Le)  en  arriére. 


i;iriii:  tiH'im.i!  vi-ii  ini  i;   hi     i;iiit\i  i;i.N(.i  l'ii  \  i.i:.  r,2i 

l.r  ruriis  Inipiziiii/r  Ti  iDiiiir  li's  fi/trrs  iirri fnriiifs  a iilrrirnirs  de  |;i  (■;il(»llt;. 
|)n  i,i|ilii',  il  ■-(•  |H)i  (('  en  dclioi-S,  passe  ctiln'  !••  fuisriuiii  <  riihnl  ilr  In  i  ulnllf  (KcC) 
,|  li>  niliiin  ilr  ll'il  iiii'thiiii  ItiM  ,  ])iiis  -^'iiillciliil  en  av;iiil  cl  cnloiiii!  un  |»rlil  amas 
II  I-r-irilliiT  (le  ^llli--laticr  i.'li-<r,  i|i|i  n(iii|ii'  |,i  pinlic  cxlcllic  Mil  rnhan  tir  Uni  et 
iii-lillic  Ir  iinifini  lin  rn/tnn  ilr  l{ril  Inlrrul  (NUI  .  Sur  la  iiiihIk'  i/nnrhr  de  la 
Mii|if,iiii  voil  les  lihri'sdii  rnri>s  Im  inzituli:  yVv)  so  coiilimuT  dirccteiiiriiL  avcr 
!,■  nihitii  ilr  Ivil  Inlrrnl  '\\\k 

|,t'  rM//;v  hdjirziihle  (Tr)  ropi'éscnlo  un  sysl^In(•  coinplcxc  de  lilu'i's  eu 
couMOviou  inliuio  iivcc  la  tvwV  crnlriih'  nrimslii/ni' ;  il  liic  sou  orij,'iur  du  tim/nn 
nnlrrii'iir  (Ir  rnrniisl/i/nr  [Yoy.Fl'fî.  il'ti,  p.  (ilU) '.  s"(Mill'('-cr(iis(' au  niveau  du  lapln- 
et  se  rend  dans  Valirr  snprrii'nri'  et  je  ruhnii  ilr  Iti'il  Inlrrnl  du  cMû  ()|)pos(':.  Uaiis 
(I'  liajtM  il  (!(■(  ril  une  cdurhe  à  convcxili''  suiM-rieuro  1res  acfUMiluéo.  ainsi  quf  le 
lunulii'  la  (•(Mipe  verlieo-tiausversale  (l''ii;-.  'riiij,  et  ainsi  >"e\plii|ue  pouripiui  <(; 
-vstcnie  de  lihiv's  n'est  inh'M'ossé  qu'au  voisinaj^M'  du  rapiié  sur  la  coupo  Hl 
Fij:.  t-'.'}  .tandis  (pip  sur  la  coupe  H2  i  Fig.  i'24),  on  pout  le  suivre  jusrpie  dans 
li-rnlniii  ilr  //-// /n/c'/Y// (RI).  Les  coupes  suivantes  (coupes  H3  à  H7),  montrent 
-os  connexions  avec  Yolivc  prohihrrnnl'irlle  (Fi^^  4!2.")j  et  avec  le  noi/nu  anlrrirur 
ilr  r(irintslii/i(C  [V'\ii.   i2()). 

Le  rufmn  (h'  /{ril  littéral  très  réduit  ne  contient  que  des  fibres  horizontales 
cnrvilijrnes  qui  entourent  la  face  extern<;  du  prdoncule  crréhcllcux  supérieur  Vcs), 
alteiiiuent  en  arrière  la  valvule  dr  Vieusscns  et  s'étendent  en  avant  jusqu'au  noyau 
du  ruhan  dr  /{ril  Inlrrul  situé  au  voisinage  du  sillon  latéral  de  la  protubérance. 

Le  ruban  de  /{ril  médian  (Rm)  s'est  reporté  un  peu  en  dedans,  et  n'atteint 
plus  comme  sur  la  coupe  précédente  le  sillon  latéral  de  Visthme  de  Vencéphale. 
On  y  distingue  nettement  les  fasriculrs  arrondis  aberrants  dr  In  coir  prdon- 
'■nlnirr.  \\  contient  en  outre,  comme  sur  la  coupe  précédente  coupe  Hl-,  des 
amas  dillus  de  substance  grise,  qui  segmentent  sa  partie  postérieure  en  petits 
champs  rectangulaires  et  constituent  les  noijaux  du  corps  trapézoïde. 

Le  fnisrenn  longitudinal  poslrrirur  (Flp)  a  perdu  son  aspect  piriforme  et  a 
diminué  de  volume;  il  représente  un  petit  faisceau  irrégulier  (jui  limite  le 
noijaii  rentrai  supérieur  (Xcs)  en  arrière  ef  en  dehors  et  qui  n'atteint  pas  en 
dedans  le  raplié  médian. 

Coupe  H 3  (Fig-.  425).  —  Cette  coupe  passe  par  les  noyaux  moteur  et 
sensitif  du  l  ri  jumeau  et  sectionne  la  partie  supérieure  de  la  substance, 
blanche  centrale  fies  hémisphères  eérébelleu.r. 

L'étage  antérieur  du  tronc  encéphalique  ne  diffère  de  celui  de  la  coupe 
précédente, ([ue  parla  concentration  de  la  voie  pédonculaire  (VP)dans  la  couche 
moyenne  du  pont  et  par  l'augmentation  d'épaisseur  de  ses  couches  superficielles 
et  profondes.  La  substance  grise,  ou  noyaux  pontiques  iSgPo),  est  plus  abon- 
dante (\ne  sur  la  coupe  précédente:  elle  enveloppe  la  voie  pédonrulnire,  s'in- 
filtre en  nai)pe  épaisse  entre  les  fibres  transversales,  clairsemées,  du  stratum 
profundum  i  FPop  et  du  stratum  snper/iriale  (FPoa),  passe  d'un  côté  du  raphé  à 
l'autre  et  atteint  en  avant  la  périphérie  du  pont;  seuls  au  voisinage  du  sillon 
médian  antérieur,  les  noyaux  pontiques  (SgPoi  des  deux  moitiés  de  la  protubé-- 
rance  sont  séparés  l'un  de  l'autre  par  un  espace  triangulaire  à  base  antérieure, 
renfermant  de  nombreux  et  denses  fascicules  transversaux  du  stratum  super- 
ficiale  (FPoa)  qui  s'entre-croisent  au  niveau  du  raphé.  Les  fibres  sagittales  du 


628 


ANATO.MIK    l)i:S    CE.NTHES    NERVEUX. 


m 


■^■^P    ;  i  Lo"be  central 

0^..  vjr. ---A^l^^d  ^^^-:'^  -  ^^^^^^' 


FiG.  425.  —  La  ralott(!  ol,  l'élagc  anhuiour  do  la  ré^Mon  protul)(''ranliellt'  moyenne.  La 
voie  pédonculaire,  sa  dissociation  par  les  libres  transversales  du  pont.  Le  pédon- 
cule cérébelleux  moyen,  son  irradiation  dans  le  cervelet  et  sa  continuation  avec  les 
libres  semi-circulaires  externes  du  cervelet.  La  formation  réticulée,  le  noyau  réti- 
culé, l'olive  supérieure,  les  noyaux  moteur  et  sensitif  du  trijumeau.  Le  ruban  de  Heil 
médian  avec  ses  l'ascicules  aberrants  de  la  voie  pédonculaire,  le  cor[)s  trapézoïde 
et  le  faisceau  de  Gowers  dans  son  trajet  autour  du  pédoncule  cérébelleux  supé- 
rieur.—  Coupe  H3  perpendiculaire  à  t'axe  lonfj;itudinal  de  la  i>rotubérance  passant 
par  la  lii^ne  de  repère  H3  de  la  Fii,'.  ils,  \^.  (IKi.  Mélhode  de  Weigerl-Pal,  3/i  gran- 
deur nature. 

Fcc,  faisceau  central  de  la  caloltc.  —  /Vi,  l'aisccau  (lo(i()\vors;  il  suit  la  voie  du  faisceau 
latrral  ilii  l)iill)e,  puis  contourne  le  pédoncide  ccrcbollcux  supérieur.  —  Flp.  faisceau  lon- 
ffiliidinal  posléricur.  —  Fil,  faisceau  latéral  du  bulbe.  —  Fo,  faisceau  oblique  de  la  protu- 
bérance. —  Fl'ofi,  Fl'om,  Fl'np,  libres  protiibéranticllcs  antérieures,  uuiyennes  et  posté- 
riein-es.  —  /'xine,  fibres  semi-circulaires  exténuas.  —  A/V/,  linfrula.  —  Srf,  noyau  réticulé.  — 
AT»),  noyau  moteur  du  Irijunu'au.  —  A  T.s',  noyau  sensitif  du  trijumeau.  —  Os,  olive  supé- 
rieure ou  pnitubérantielle.  —  Pciii.  pédoncule  cérébelleux  moyen.  —  Pcs.  pédoncule  céré- 
belleux supérieur.  —  ;•,  fibres  sagittales  du  raplié.  —  lim.  ruban  de  Heil  médian.  —  %/'o, 
sultstance  f^risc  antérieure  du  pont.  —  Sf{,  formation  réticulée.  —  7'/',  corps  trapé/oïdc.  — 
VV/,  petite  racine  motrice  descendante  i\u  Irijunicaii.  —  \'s(l,  grosse  racine  sensilive  descen- 
dante du  trijumeau.  —  17',  voie  pédunculairc.  —  II,  valvule  de  Vieussens.  —  l'i.  quatrième 
ventrir'uie. 


III  i»i:  ïojMK.H  \  ni  h.iii';   in    ii!in\ii:i,\r,i.i'ii  \  i.i:.  c'jo 

rni>hi-  I  siiiil  piirliriilirri'iiicni  ;ilmii(l;iMl(;s  mit  rvAU'  coupe,  nii  elles  HY;leii(|enf 
(le  l;i  laee  pniloinle  dti  slrnhtiu  siiinr/iii/i/r  iiisriu'an  sillon  Itimiil mlnitil  iifdinn 
(lu  ijunlrii'-nu'  rrnlrlnilr  ;  s\\v  d'aiili'e^  pn''p;ii  ,il  ions  de  (cllr  mètiie  ii'f^jon,  on 
voil  des    lilires    s;ii:itl;des  (Mnecjr(M'  de  r(''|);iisseur  nn^nie  du  slriilnni  suiier/irinlc 

l,'oiii;ine  des  /i/ir<s  sit'jilliiles  du  rn/)/ir  est  l'oil  disculi'-i'.  l'"Jl<'s  ne  provifui- 
uenl  p;i^  dirrclenifnl  de  lu  mir  /hi/diiml/iirr  eoiuiue  l'on!  soutenu  (pi(d(jU(!S 
îUileiirs.  lilli'-^  exisleui  en  ellel  dans  les  cas  d'iif/finisie  'tr  lu  voie  prdniiriil/iiri- 
cas  Ricliard  l'ij;.  tîil'J  et  ne  d(\:it''nèrenl  jias  dans  les  Kîsions,  inôine  ("Ifindiuîs, 
qui  déiruiseiil  la  roii;  /irdoiiriihiirr  dans  son  liajcl  caitsulaire  ou  pédoneulaire. 
Mais  l(trs<iue  (•(•■>  lésions  sont  anciciunes,  ou  reuionlenl  a  la  première  enfanee, 
on  (d)StM've  souv(miI  une  alidphie  sinipl(>,  indirncio,  dos  fi/jrrs  sniiitlnlcs  ilu  niphr, 
ainsi  ipie  des  /i/nrs  nrrifunnrs  l)ili-rn''.<:  do  la  calotte!  prolulx'TanlieJlc  du  rôli', 
"/(/'((.se.  Co  fait  conduit  à  admettre  une  connexion  indirecte  entre  ces  libres  et 
la\("i(>  ])édonculaire;  les  fibres  sajîittales  du  rapiié  [)rennent  Ircîs  probablement 
l(>ur  origine  dans  les  noyaux  politiques,  et  se  terinineni  dans  les  Iravées 
;:rises  do  la  l'oiinalion  reticub-e  du  cùti-  opposé. 

Los  coiuiexions  du  pi-doiicidc  ci'tr'be lieux  vioycn  (Pcm)  avec  la  substance 
filtinclii'  du  '•crcclri  sont  tr('s  manifestes  sur  cette  coupe,  où  l'on  voit  de  nom- 
breux fascicules  onduloiix  faisant  suite  aux  /ibroa  transversales  profondes  (FFop}, 
intermédiaires  (FPom)  et  antérieures  du  pont  (FPoa),  se  continuer  avec  les 
fibres  semi-cireuloires  externes  (fsmc)  du  cervelet. 

A  la  i)artie  antéro-externe  du  pédoncule  cérébelleux  moyen  (l^cm;,  il  existe 
un  groupe  de  fibres  sectionnées  obliquement  ou  perpendiculairement  à  leur 
direction,  et  s(»parées  du  reste  des  fibres  du  pédoncule  cérébelleux  moyen  par 
une  cloison  névrogli(jue;  elles  forment  le  faisceau  oblique  de  la  protubérance  Fo) 
(voy.  Fig.  ;ii!i.  p.  i8l)  et  ne  s'inlb-cliissent  vers  la  substance  blanche  du  cer- 
velet que  plus  bas,  au  voisinage  du  sillon  bulho-protabérantiel. 

Calotte.  —  Dans  la  calotte,  le  noyau  eentral  supérieur  a  disparu,  il  a  fait  place 
au  iioiptu  réticulé  (Nrt  i,  noyau  irrégulier,  mal  délimité,  adossé  au  raphé  en  dedans, 
au  faisceau  longitudinal  postérieur  (Flp)  en  arrière,  et  qui  se  fusionne  en  avani 
avpc  la  substance  grise  de  la  protubérance  (?>^Po),  et  en  dehors  avec  les  trabécules 
i^ris  du  reste  de  la  formation  réticulée  (SR).  Le  faisceau  longitudinal  postérieur 
'Flp  est  toujours  mal  d(''limité,  et  entouré  en  dehors  de  trabécules  gris  plus 
abondants  que  sur  la  coupe  précédente.  De  nombreuses  fibres  arcifnrmes  qui 
dérivent  en  partie  des  fibres  sagittales  du  raphé,  sillonnent  ce  faisceau  ainsi  que 
le  nogau  réticulé. 

Le  faisceau  central  de  la  calotte  (Fcc)  s'est  adossé  au  ruban  de  Iteil  médian  \  Km) 
6t  n'en  est  plus  séparé,  comme  sur  la  coupe  précédente,  par  les  trabécules  gris 
de  la  formation  réticulée  (SRi.  Il  limite  en  dedans  un  petit  noyau  irrégulièrement 
ovalaire,  Volive  supérieure  ou  protubérantielle  f Os  ,  entourée  en  avant  i)ar  les  fibres 
du  corps  trapézoïde  (Tr). 

Le  ruban  de  Reil  médian  fRm)  s'est  reporté  en  dedans  et  n'occupe  plus  toute 
la  largeur  de  la  calotte.  11  s'étend  dans  le  sens  transversal  de  Volive  supérieure 
(Os)  au  raphé,  oii  ses  fascicules  clairsemés  plongent  au  sein  d'une  gangue  de 
substance  grise  qui  appartient  au  noyau  réticulé  (Nrtj.  En  dehors,  il  est  mal 
délimité  et  se  fusionne  avec  l'étroite  couche  de  fibres  (Fit)  d'origine  fort  com- 
ploxo,  situi'e  en  avant  de  l'olive  supérieure  ou  protubérantielle  et  (ju'on  peut  con- 
sidérer en  grande  partie  comme  appartenant  au  ruban  de  Iteil  latéral;  elle  est 


630 


ANAKiMII-:    DES    CENTRES    NERVEIX. 


Ki<;.  420.  —  Coupe  vcrlico-transvcisalo  delà  (■;il()lt(>  l)ulho-|ir(ilul»i'iaiilicllt'  |iassant. 
par  le  ruban  de  Heil  mcMliaii  (Uim  dans  son  liajet  prolultéranliel,  les  noyaux  des 
cordons  de  (ioll  (XC(i)  el,  de  Hurdach  (NCH)  el  la  substance  gi'laliueuse  de  Rolande 
(SifR).  CclU;  cou|)e  intéresse  1"  le  corps  Irapézoïde  (Tr)  dans  son  trajet  cuiviiiiine 
étciulu  du  noyau  de  la  brandie  coeiiléaire  de  l'audilif  (NVIilc)  justiu'à  son  entre- 
croisement dans  le  raiilu';  :2"  la  f^rosse  larinc  scnsitivc  descendante  du  trijumeau 
(Vs(l)  dans  son  trajet  lonj^iludinal,  étendu  du  tronc  du  trijumeau  (Vs)  à  la  partie 
snpéiieure  de  la  moelle  cervicale.  Mélbode  de  Weigerl-Pal.  3/1  (irandeur  nature. 
'7'>  cordons  postérieurs  de  la  moelle.  —  Crsl.  coi-ps  resliforme.  ses  eounexioiis  à  droite 


I 


i:tiiii;    i  oi-m.ii  a  rii  hh  i:    mi     i!iin\i  iu.m  ii'Ii  \  i  i;.  ti.ii 

nvfc  l<"<  in>y,iii\  (lr  Mim.ikipw  \  \l  r|  ilr  lliiril.M  h  .\/;  il  .-.ji  ripiilmu.ilinn  .ivrr  li'H  ii»r<l'»iH 
po«i|i'rit'iirs  lie  lu  niofllc.  -  /•■(•.•,  nii-iriwin  rctitnil  i|r  l;i  ralullc.  —  ///•,  libn-H  «niforiiir-s  in- 
ifiirlitiilrc-i  ilii  luillic.  —  l'I/i.  r,iisri'(iii  Idii^'iliiiliiiiil  |n»s|fri«'iir.  —  SU.  M'II,  noy.iiix  du 
conliiii  (le  lliiiil.irli. —  .V(Vi',  miyaii  ilii  riii-(|iin  iliiinll.  —  \'M,  iKiyaii  cxliTni-  di'  ltiir(l;ii  h  ou 
nnyan  ilr  v.  Mmiakow.  —  l'i-m,  prilciiiciili'  ciirliillciiv  moyi-ti.  —  /{///,  riihati  rie  Itril  mcilian. 
—  r,  raphc.  —  r/l',.  divcrliciilcs  l,ilci-aii\  ilii  (|iialri(iiic  vciilriciilr.  —  ■'^;/l'<>.  '^iil)^laM<i'  ({rinc 
(li«  l'ida^ff  aiilci-iciii'  de  la  |iiidiil>i  rainr.  —  >'//',  Md)slaiirc  fjrlaliniMisi!  de  llidaiido.  — 
SIt,  ri>rinalii>ii  nlinilic  de  la  ralidlr  liidi)ii-|>iii|iil>ii'aiiliidl(;.  —  77-,  trou  t\r  IjiHclika.  —  Tr, 
rorps  Irapiviiidc.  —  Iv.  hraiiclic  scn-iilivi'  du  Irijiniiraii.  —  Vsil.  (.Tusse  racin*;  si-nsilivc 
dcsi-iMidanlc  ilii  Iri  imm-aii .  —  \17/,  iinviii  du  l'ai-ial.  —  \\  !ll<  ,  iinyaii  de  la  l)ranche 
(•i>i  Idcairc  de  laiidilir.  —  17.  nerf  iiiMt.ur  (Mid.iirr  cNlciau'.  —  17/,  ihtI'  l'acial.  —  IXd,  fais- 
i-caii  sidilaif iicanclic   dr^r. 'iidanli'  ilii  i.dn-,,(i  |diai-yiii.'icii . 

cil  oll'id  siiilniil  aliiuiMili'i'  i»,ir  les  lilircs  du  rnr/is  h-apt-zn/i/i'  ci  \y.iv  des  fibres 
iif('<  (hiiis  Volit'i'  pi-niuliridiitirllo,  mais  clli*  ('oiiliciit,  ou  outre,  des  fibres 
;ipi>;ultMiautau  faisceau  lai t'ial  du  bulb(!,  eu  pailiculior  au  fiiisrenn  du  (ion'rrs'VGj 
cl  (|iu'l(|ucs  lilircs  (»ri,i;iuaircs  (bîs  imijaii.r  du  cord'ui  pitslrripiir  du  rôlr  Ojtiiosi',; 
ces  (ieruicres  sont  houioloiiui^s  ;i  celles  du  mhnii  di'  Keil  iiiriliun. 

Le  nihtui  de  /{ril  inrdia»  (Km)  est  traversé  daus  le  sens  de  sa  largeur  par  les 
flbros  du  corps  Irdprzo'/dc  (Tn  qui  le  diviseut  eu  champs  rectan^^ulaires.  Sur  la 
cou|>e  H3  le  ruhan  df  Hcil  médian  du  côté  gauche  contient  un  certain  nombre 
de  fascicules  arrondis,  faiblement  colorés  par  la  laque  héniatoxylinique,  (jui 
apparliouueul  au  système  des  fibres  aherrantes  de  la  voir  pédonculnirr. 

Les  noyaii-r  iiiotnir  ri  scnsitif  du  trijumeau  constituent  l'élément  nouveau, 
surajouté  de  cette  coui)e.  Ils  occupent  les  parties  latérales  de  la  calotte  entre  le 
ruhun  dr  liril  )ir''dian  iKuii  et  le  pi'doncule  d'-rrhelleux  suprrirur  (Pcs).  F^e  uoi/au 
/»'»/«■(//•  (NVm  est  constitué  par  une  masse  ovalairc  en  contact  avec  les  fibres  lon- 
uiludiualesde  \-,\  formation  rrliritléc  SU  .  11  reçoit  à  sa  partie  postérieure  et  externe 
la  pclili'  rurine  motrice  descendunlc  du  trijumeau  \\d  ,  sectionnée  très  obliquement 
et  (pii  s'indéchil  en  avant  et  en  dehors,  séparant  le  noi/uu  moteur  (NVmi  du  no>/au 
srnsitif{N\s).  La  coupe  intéresse  la  partie  supérieure  du  noyau  sensitif  qui  appa- 
raît comme  une  masse  allongée,  située  en  dehors  et  en  avant  du  noyau  moteur 
NVm  .  A  sa  partie  antérieure,  il  existe  une  sorte  de  croissant  formé  de  fibres 
sectionnées  obliquement  et  qui  appartiennent  à  la  grosse  racine  sensitive  descen- 
dante du  trijumeau  (Vsdi.  Le  nerf  trijumeau,  que  nous  avons  vu  pénétrer  dans 
l'étage  antérieur  de  la  protubérance  sur  la  coupe  précédente  (H2),  traverse  la  pro- 
tubérance suivant  un  trajet  légèrement  obli<iuc  en  bas  et  en  arrière;  arrivé  aux 
confins  de  l'angle  anléro-externe  de  la  calotte,  une  partie  de  ses  fibres  se  ter- 
iniue  dans  le  noyau  sensitif  {N\s),  les  autres  se  coudent,  se  portent  en  bas  et 
constituent  la  f/rosse  racine  descendante  sensitive  du  trijumeau  (Vsdi  qui  parcourt 
toule  la  hauteur  du  bulbe  et  présente  une  surface  de  section  semi-lunaire  carac- 
téristique; elle  se  termine  dans  une  colonne  grise,  la  substance  gélatineuse  de 
liolando,  ({ui  n'est  que  la  continuation  du  nogau  sensitif  du.  trijumeau  et  qui  se 
fusionne  en  bas  avec  la  substance  gélatineuse  de  la  co7'ne  postérieure  de  la  moelle 
épinière.  La  coupe  H  3  intéresse  le  trijumeau  au  niveau  du  point  de  bifurcation 
de  la  grosse  racine  descendante  sensitive,  etainsi  s'explique  lasurface  de  section 
semi-lunaire  de  ce  tronc  nerveux.  La  comparaison  de  cette  coupe  avec  la  coupe 
vertico-transversale  (Fig.  A'iG)  que  nous  intercalons  dans  cette  série,  est  particu- 
lièrement instructive  et  facilite  singulièrement  l'interprétation  de  cette  région. 

La  moitié  gauche  de  la  coupe  H 3  est  située  à  un  niveau  un  peu  plus  élevé; 
elle  passe  au-dessus  des  noyaux  du  trijumeau.  Elle  intéresse  sur  les  parties 
latérales  du  -i'"  ventricule  la  petite  racine  motrice  descendante  {y d)  du  trijumeau 


632 


A.NATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX 


qui  apparaît  encore  avec  sa  surface  de  section  en  croissant;  \e  tronc  du  triju-w 
meau  (V)  est   sectionné   dans  toute  sa  longueur  et  on  le  voit   traverser  toute 
l'épaisseur  du  pédoncule  cérébelleux  moyen  (Pcin),  de   la  périphérie  du  rhomb- 
encéphale  à  l'angle  antéro-externe  de  la  calotte. 

Cette  moitié  de  la  coupe  intéresse  en  outre  un  groupe  de  fibres  à  trajet  hori- 
zontal situé  en  dehors  du  ruban  de  Rcil  médian  (Rm  et  qui  passant  en  avant 
de  Volive  supérieure  ou  protubérantielle  (Os),  en  arrière  du  tronc  du  trijumeau  [y), 
s'infléchit  en  arrière  et  entoure  la  face  convexe  du  pédoncule  cérébelleux  supé- 
rieur (Pcs).  Ces  fibres  appartiennent  à  un  faisceau  médullaire,  le  faisceau  de 
Goicers  (FG),  qui,  originaire  surtout  de  la  substance  grise  de  la  moelle  ('pinièredu 
côté  opposé,  monte  dans  le  cordon  antéro-latéral  de  la  moelle,  en  avant  du  fais- 
ceau cérébelleux  direct,  forme  le  faisceau  latéral  du  bulbe  et  se  place  dans  la 
protubérance  en  dehors  du  ruban  de  Reil  médian  (Rms,  jusqu'au-dessous  du 
plan  passant  par  le  noyau  moteur  du  trijumeau.  A  ce  niveau,  il  s'infléchit  en 
arrière  et  en  dehors,  passe  en  dehors  de  Volive  supérieure  (Os)  et  de  la  formation 
réticulée  (SR),  puis  recouvre  le  pédoncule  cérébelleux  supérieur  (Pcs)  et  pénètre 
avec  lui  dans  le  cervelet.  Le  trajet  horizontal  de  ce  faisceau  est  très  facile  à 
suivre  sur  cette  coupe  H3  (FG). 


Coupe  H4  (Fig;.  427).  —  La  coupe  H  4  est  empruntée  à  une  autre 
série  et  correspond  aux  mêmes  régions  que  la  coupe  H  3  qu'elle  sectionne 
suivant  un  plan  un  peu  oblique  :  la  partie  antérieure  de  la  coupe  H  4  passant 
au-dessus  du  plan  de  la  coupe  H3  (Fig.  42o),  tandis  que  sa  partie  posté- 
rieure sectionne  des  régions  plus  inférieures  du  cervelet.  Elle  est  parallèle 
au  plan  de  pénétration  du  trijumeau  — donc,  oblique  en  bas  et  en  arrière, 
—  et  intéresse  ce  nerf,  dans  toute  sa  largeur,  depuis  sa  pénétration  dans  la 
{)rotubérance  jusqu'aux  noyaux  moteur  et  sensilif  situés  dans  la  calotte. 


On  reconnaît  sur  cette  coupe  toutes  les  parties  constituantes  de  la  coupe 
précédente  :  létage  antérieur  avec  la  voie  pédonculaire  (VP),  les  noyaux  ponti- 
f/ues  (SgPo)  et  les  fibres  transversales  superficielles  (FPoa),  inoyennes  (FPom)  et 
profondes  (FPop)  de  la  protubérance;  la  calotte  avec  le  7'uban  de  lied  médian 
(Rm),  le  faisceau  central  de  la  calotte  (Fcc),  le  noyau  réticulé  (Nrt),  le  faisceau 
longitudinal  postérieur  (Flpi  et  Volive  supérieure  ou  protubérantielle  (Os). 

Les  fibres  radiculaires  du  trijumeau  (V)  traversent  le  pédoncule  cérébelleux 
moyen  (Pcm),et  peuvent  être  suivies  de  leur  poinl  de  pénétration  dans  la  protu- 
bérance jusqu'aux  noyaux  moteur  et  sensitif  de  ce  nerf. 

Le  noyau  moteur  du  trijumeau  (NVm)  présente  la  môme  surface  de  section 
ovalaire  que  sur  la  coupe  précédente  (H3,  Fig.  iSo).  Le  noijau  sensilif  {NYs)  est, 
beaucoup  plus  volumineux  et  apparaît  comme  une  masse  irrégulière  contenant 
un  donse  feutrage  de  fibres  à  my(''line;  sa  [lailic  antérieure  est  occupée  par  la 
surface  de  section  en  croissant  de  la  f/rossc  racine  descendante  sensilire  du  triju- 
meau (Vsd);  sa  partie  postérieure  lecoit  un  petit  fascicule  de  fibres  qui  traverse 
le  pédoncule  cérébelleux  supérieur  (Pcs)  et  appartient  au  système  des  fibres  semi- 
circulaires  internes  (fsmi)  du  cervelet,  hilles  ont  été  considérées  par  Meynert  et 
Kdinger  comme  une  racine  directe ,  cérébelleuse,  du  trijumeau  se  rendant  directe- 
ment dans  le  tronc  de  ce  nerf.  Il  est  probable  qu'il  s'agit  ici  d'une  voie  centrale 
de  la  VIII"  paire,  qui  se  rend  en  grande  [lartie  dans  le  noyau  de  lierhterew  et  dans 


KTini.    rui-.i(,i!  \  l'iiKUi:  iif  hh()MIîi:n<:i;i'II.\i,k. 


f,:n 


f  s-tig' 


Eca 


bv     ;  a Le 

!      Lobe  quadrilatère ."mténeuE 


I 


f.ni  . 


h 


^Po 


:ra 


Nrt 

Fie.  i2T.  —  La  calotte  et  l'étage  antérieur  de  la  région  |ir(ilulH''ranli('ll('  moyenne.  La 
voie  pédonculaire  et  sa  dissociation  par  les  liln'es  Iransversales  du  pont.  —  La  i'orma- 
lion  réticulée,  le  noyau  réticulé,  l'olive  supérieure,  le  ruban  de  Reil  médian,  le  fais- 
ceau longitudinal  postérieur  et  le  faisceau  central  de  la  calotte.  Les  noyaux  moteur 
et  sensitif  du  trijumeau  et  l'émergence  de  ce  nerf.  Les  pédoncules  céiébelleux  supé- 
rieur, inférieur  et  moyen  et  les  fibres  semi-circulaires  externes  du  cervelet.  — 
Coupe  horizontale  H  4  du  rbombencépliale,  passant  par  la  ligne  H  4  de  la 
Fig.  418,  p.  6i)j.  Mt'-thode  de  NVeigert-Pal.  3  1  (irandeur  nature. 

fiLc.  l'axe  du  lobe  central.  —  fjv,  brandie  verticale  de  l'arbre  de  vie  du  lobe  nK'dian  du 
rcrvelct.  —  CJ,  corps  juxta-rcstiforme.  —  I^ca.  prand  entrc-croisenient  (dniiMi<sural  antérieur 
(lu  vprmis.  —  Fcc.  faisceau  central  de  la  cahjtte.  —  Fl/i.  faisceau  bjuixitudinal  postérieur. 
—  Fl'na.  FPom.  Fl'op.  fibres  transversales  antérieures,  moyennes  et  postérieures  de  l'étage 
antérieur  de  la  protubérance.  — fsme,  fsine' ,  fibres  seini-eirculaircs  externes  du  cervelet.  — 
l'srn'i.  fibres  semi-circidaires  internes  du  cervelet.  —  Li(i.  lingula.  —  Sft,  noyau  du  funi- 
culus  teres.  —  .Vp.  noyaux  pontiques.  —  .Y/7,  noyau  réticulé.  —  Os,  olive  supérieure.  —  Pci, 
pédoncule  cérébelleux  inférieur.  —  Pcm,  pédoncule  cérébelleux  moyen.  —  Pcs,  pédoncule 
cérébelleux  supérieur.  —  Rm,  ruban  de  Reil  médian.  — SR,  formation  réticulée.  —  Tr,  corps 
Irapézoïde.  —  V.  trijumeau.  —  I'.sy/,  prosse  racine  sensitive  descendante  du  trijumeau.  — 
SViii.  noyau  moteur  du  trijumeau.  —  .Vr.v.  noyau  sensitif  élu  trijumeau.  —  1'/'.  voie  pédon- 
culaire. —  l'i,  quatrième  ventricule. 


♦i34  ANATOMIE    DES    CEMHES    NERVEUX. 

le  noyau  de  Deilns  situés  au  niveau  de  l'angle  postéro-externe  de  la  calotte,  et 
qui  n'abandonne  que  de  rares  libres  au  noyau  sensitif  de  la  V«  paire.  Sur  cette  ' 
coupe,  on  voit  en  outre  les  ^bres  sagittales  du  raphé  se  porter  en  dehors,  de 
chaque  côté  du  sillon  longitudinal,  i)asser  en  arrière  du  faisceau  lougitudinal 
postérieur  iFlp  ,  longer  le  plancher  du  ■4'^'  ventricule  (V.),  puis  aborder  la  partie 
postéro-interne  du  noyau  sensitif  du  trijumeau  (NYs).  Ces  fibres  constituaient 
pour  Meynort  une  des  origines  du  trijumeau  :  une  partie  provenait  du  locus 
Cccruleus  du  côté  opposé,  une  autre  partie  faisait  suite  aux  fihres  sagittales  du 
raphé,  provenait  de  la  voie  pédonculaire  du  côté  opposé  et  représentait  une  ori- 
gine cérébrale  directe  du  trijumeau.  Les  recherches  modernes  ne  viennent  pas 
à  l'appui  de  cette  hypothèse;  si  ces  fibres  appartiennent  réellement  à  la  voie 
trigéminale,  il  s'agit  d'un  neurone  central,  indirect,  intercalé,  reliant  peut-être 
les  noyaux  pontiques  au  noyau  sensitif  du  trijumeau,  mais  n'appartenant  pas  à  la 
voie  pédonculaire,  ne  provenant  pas  du  pied  du  pédoncule  cérébral  et  ne  se  con- 
tinuant pas  directement  avec  les  libres  radiculaires  du  trijumeau. 

La  moitié  postérieure  de  la  coupe  sectionne  la  suhsiance  blanche  central'' 
du  cervelet  au-dessus  de  lolive  cérébelleuse  et  de  ses  noyaux  accessoires,  et 
intéresse  les  trois  pédoncules  cérébelleux  dans  la  région  du  hile  du  cervelet.  Le 
pédoncule  cérébelleux  supérieur  i  Pcs  forme  encore  le  faisceau  compact  d'aspect 
piriforme  delà  coupe  précédente;  il  occupe  les  parois  latérales  du  quatrième 
ventricule  (V,)  et  son  extrémité  postérieure,  épaisse  et  arrondie,  est  séparée  de 
celle  du  côté  opposé  par  Vaxe  de  la  lingula  et  l'écorce  qui  tapisse  le  fond  du  sillon 
précentral.  En  dehors  et  en  arriére,  il  est  entouré  par  de  nombreuses  fibres  arci- 
formes  qui  font  partie  des  fibres  semi-circulaires  externes  (fsme)  du  cervelet,  se 
portent  en  arrière  et  en  dedans,  s'enchevêtrent  les  unes  avec  les  autres  au  niveau 
de  la  région  de  transition,  entre  le  vermis  et  les  hémisphères;  elles  s'entre- 
croisent ensuite  sur  la  ligne  médiane  du  vermis,  le  long  de  l'axe  du  lobe 
central  (aLc)  et  de  la  branche  verticale  de  l'arbre  de  vie  (bv),  en  formant  Yentre- 
croisement  commissural  antérieur  (Eca). 

Le  pédoncule  cérébelleux  inférieur  (Pci)  est  situé  en  dehors  du  pédoncule  céré- 
belleux supérieur  (Pcs)  ;  c'est,  sur  cette  coupe,  un  faisceau  étroit  et  allongé,  adossé 
en  avant  au  nogau  sensitif  du  trijumeau  (NVs),  recouvert  en  dehors  par  le  pédon- 
cule cérébelleux  moyen  (Pcm)  et  qui  contient,  dans  sa  partie  antérieure  surtout,  de 
nombreuses  fibres  sectionnées  perpendiculairement  ou  obliquement  à  leur  axe. 
La  section  intéresse  en  effet  le  coude  que  décrit  le  pédoncule  cérébelleux  inférieur 
au  niveau  du  hile  du  cervelet  (comparer  cette  coupe  avec  les  coupes  sagittales 
S  6  et  S  7,  Fig.  414  et  415,  p.  608  et  (iOO). 

Le  pédoncule  cérébelleux  mogen  (Pcm)  forme  la  plus  grande  partie  de  la 
substance  blanche  centrale  des  hémisphères  cérébelleux;  sa  partie  interne, 
adossée  au  ])édoncule  cérébelleux  inférieur  (Pci),  contient  de  nombreuses  fibres 
semi-circulaires  externes  (fsme)  qui  se  portent  en  avant,  passent  au-dessus  ou 
au-dessous  des  fibres  radiculaires  du  trijumeau  (V)  et  se  continuent  directement 
avec  les  fibres  trayisversales  profondes  (FPop),  mogennes  (FPom)  cl  superficielles 
(FPoa)  de  la  protubérance.  La  partie  externe  du  pédoncule  cérébelleux  moyen 
(Pcm)  est  formée  de  libres  entre-croisées  dans  tous  les  sens;  sa  partie  posté- 
rieure conlinnl  les  gros  fascicules  isolés  des  fbres  semi-circulaires  externes 
du  cervelol  (fsmii  ,  forlemenl  colorés    par  l'hématoxylinc. 

Coupe  H5  '  Imi;-.  i2S  .  — Celte  ron]M' apiiailieiil  à  la  même  série  (pie  la 


i:ti  i>i:    ioimm.k  \  ni  un  i:    m     i;  iimm  im  ni  i  rii  \  i.i:. 


fHi 


COUpO  H4  I  l''i.i;.    \  2~   .   .iiidosuii-  (II-  |.'i(|iicllr  elle  (i;is->('.   l'illc    iiilrrcssi!  \o. 
iini/iin   ilii   hnii(/inii      .Ncill   .    Ii'>   imMinln'N  su  |i(''ii('llis   de   Vnlirc   crrrlicl/filsc 


StTS 


Rm 


(..428.  —  La  région  prottihiTantielle  moyenne  et  ses  [connexions  avec  la  snlislance 
lilanche  cendale  du  cervelet.  —  La  voie  pédonculaire  et  ses  rapports  avec  les  fibres 
piotubéianlielles  antérieures  et  postérieures.  —  La  calotte  protubérantielle,  ses  fais- 
ceaux compacts,  le  noyau  réticulé,  l'olive  supérieure,  la  grosse  racine  sensitive  des- 
rendanledn  trijumeau.  —  Les  pédoncules  cérébelleux  supérieur,  inférieur  et  moyen 
dan--  la  réuidu  du  liilc  du  cervelet,  les  fibres  semi-circulaires  externes  du  cervelet. — 
1.  riiire-ciuisi'uit'nl  des  noyaux  du  loit,  Tembole  et  l'olive  cérébelleuse.  —  Coupe 
horizontale  H 5  du  rli(inib('iué])liale,  passant  au-dessous  des  noyaux  du  trijumi-au 
par  la  lii^nc  H5  de  la  Fig.418,  p.  (ilo.  Méthode  de  Weigert-Pal.  3/1  Giandeur  nature. 

Cj.  corps  juxta-i'cstiforme.  —  Fcc,  faisceau  central  de  la  calotte.  —  Flp,  faisceau  longi- 
tudinal postérieur.  —  fsmc,  fibres  semi-circulaires  externes  du  cervelet.  —  fsmi,  fibres 
senii-circulaires  internes  du  cervelet.  —  .Vcw.  bouclion  ou  embole. — .Yp,  noyaux  pontiques. 

—  Srt,  noyau  réticulé.  —  aA7, entre-croisement  des  noyaux  du  toit.  —  Oc,  olive  cérébelleuse 

—  Os,  olive  supérieure  ou  protubérantielle.  —  l'ci.  pédoncule  céré))elleux  inférieur.  —  l'on. 
pédoncule  cérébelleux  moyen.  —  l'es,  pédoncule  cérébelleux  supérieur.  —  Rm,  ruban  de 
Heil  médian.  —  S/jc.  substance  blanche  centrale  du  vennis.  —  %fi,  substance  gélatineuse 
de  Ilolando.  —  Slî,  formation  réticulée  de  la  calotte.  —  S/rc.  SIrp,  S/rs,  couches  moyennes, 
profonde  et  superficielle  des  fibres  transversales  de  la  protubérance.  —  Tr,  corps  trapé- 
zoidc.  —  17',  voie  pédonculaire.  —  Vsd,  grosse  racine  sensitive  descendante  du  trijumeau. 

—  \\  II.  noyau  du  facial.  —  Vlh.  troisième  segment  ou  segment  horizontal  du  facial.  — 
I  //.'/.  ircnoii  du  facial.  —  T'u  ipiatrièuic  ventricule. 


636 


ANATOMIE    DES    CE.NTHES    NERVEUX. 


(Oc),  passe  au-dessous  des    noyaux  du  trijumeau  et  sectionne   la  grosse 
racine  sensilivc  descendante  du  trijumeau  {\sd)  elle  (/enuu  du  facial  [\llg). 

Protubérance.  —  Les  fascicules  de  la  voie  pédonculaire  (VP)  se  sont  rap- 
prochés et  ne  sont  plus  séparés  que  par  de  rares  fibres  transversales  du  strnhim 
romplexum  (Strc  i.  Les  couches  profondes  (Strp)  et  superficielles  (Strs)  de  la  pro- 
tubérance ont  encore  augmenté  de  volume,  et  la  dernière  couche  contient  une 
gangue  de  substance  grise  plus  abondante  que  sur  la  coupe  précédente.  La  conti- 
nuation des  fibres  transversales  de  la  protubérance  avec  le  pédoncule  cérébelleux 
moyen  (Pcm)  est  des  plus  manifestes. 

Dans  la  calotte,  les  limites  du  noyau  réticulé  (Nrt)  et  du  faisceau  longitudinal 
postéi'ieur  (Flp)  sont  très  diffuses;  le  faisceau  central  de  la  calotte  (Fcc)  et  Volive 
supérieure  (Os)  sont  toujours  adossés  au  ruban  de  Reil  médian  (Rm),  ce  dernier 
est  traversé  par  les  fibres  horizontales  du  corps  trapézoide  (Tr)  et  affecte  une 
forme  ovalaire.  En  dehors  de  l'olive  supérieure  (Os),  la  formation  réticulée  (SR)  est 
pauvre  en  fibres  et  présente,  dans  cette  région,  la  partie  supérieure  de  la  colonne 
d'origine  du  nerf  facial  (Nvii).  La  grosse  racine  sensitivc  descendante  du  trijumeau 
(Vsd)  occupe  l'angle  antéro-externe  de  la  calotte  :  elle  présente  une  surface  de 
section  ovalaire  et  entoure  un  noyau  irrégulier,  la  substance  gélatineuse  de  Rolando 
(SgR);  sa  partie  externe  est  traversée  par  les  dernières  fibres  radiculaires  de 
la  V*^  paire.  De  chaque  côté  de  la  ligne  médiane,  en  arrière  du  faisceau  longitu- 
dinal postérieur  (Flp),  on  trouve  la  surface  de  section  arrondie  d'un  faisceau 
volumineux,  le  genou  du  facial  (Vllg)  qui  se  continue  en  dehors  avec  un  fais- 
ceau de  fibres  sectionnées  obliquement  appartenant  au  troisième  segment  ou 
segment  horizontal  du  facial  (VII.,);  elles  peuvent  être  suivies  en  dehors  jusqu'à 
l'angle  latéral  du  4"  ventricule  où  elles  se  coudent  à  angle  obtus  et  se  portent 
en  avant,  pour  se  continuer  avec  le  dernier  ou  quatrième  segment  du  facial.  La 
coupe  H  6  (Fig.  i':29)  montre  le  trajet  ultérieur  de  ces  fibres  ({ui,  passant  en  dedans 
de  la  racine  sensitive  descendante  du  trijumeau  (Vsd)  et  de  la  substance  gélatineuse 
de  Rolando  (SgR),  émergent  dans  la  fossette  latérale  du  bulbe. 

Au  niveau  de  l'angle  externe  du  4''  ventricule,  entre  le  deuxième  coude  du 
facial  (Vlly),  la  racine  descendante  sensitive  du  trijumeau  (Vsd)  et  le  pédoncule 
cérébelleux  supérieur  (Pcs),  il  existe  une  zone  irrcgulière  de  substance  grise, 
à  laquelle  aboutissent  un  certain  nombre  de  fibres  semi-circulaires  internes  du  cer- 
velet (fsmi),  qui  traversent  le  pédoncule  cérébelleux  su])érieur  (Pcs).  Cette  zone 
constitue  le  corps  juxta-resliforme  (Cj),  sur  lequel  nous  aurons  à  revenir  dans 
cette  série  de  coupes. 

Dans  la  substance  blanche  centrale  du  cervelet,  on  retrouve  les  trois 
pédoncules  cérébelleux  avec  les  caractères  qu'ils  présentent  sur  la  coupe  pré- 
cédente (H4);mais  \epédoncule  cérébelleux  in  férieur  (Pci)  s'estépaissi,  les  fibres 
serni-circulnires  externes  (jui  le  séparaient  du  pédoncule  cérébelleux  supérieur  (Pcs) 
ont  disparu,  etàleur  place  apparaît  la  lann;  festonnée  et  dentelée  de  Votive  céré- 
belleuse (Oc)  dont  la  face  interne  recouvre  le  pédoncule  cérébelleux  supérieur  (Pcs) 
et  le  noyau  emboUfn-me  ou  bouchon  (Nem);  ce  dernier  déprime  la  grosse 
extrémité  du  pédoncule  cérébelleux  supérieur  (Pcs^.  Dans  la  n-gion  du  vermis, 
la  coupe  passe  par  la  substance  blanche  centrale  (Sbc)  et  intéresse  la  couche  de 
libres  qui  recouvrent  les  noyaux  du  toit  et  s'entre-croisent  à  angle  droit  sur  la 
ligne  médiane  du  vermis  en  formant  Ventre-croisement  des  noyaux  du  toit  (xNl). 
A  la  i)artie  postéro-exierne  de  la  substance  blanche  centrale  des  hémisphères,  on 


I  II  m     I  oi'iK.  HA  l'ii  ini  r;   hi     iiiin\iiti;M:i;i'ii  \  i.i;.  c.'it 

i,|iMii\c  cniiiiiH'  --m'  l;i  i(iii|M'  ini'ci'ilciili',  les  r;isciciilc>  isoles  di's  fi//ri's  siuii- 
iiiriiliiins  r.rlmirs  (Isiiir  fin  cciv  fiel  ;  ils  lie  (lt''|i;iss('nl  pus  ni  (hîdaiis  |:i  n-^-'ion 
de  Iraiisilion.  mais  (liv(>r;,'('iil  en  flrluns  cl  m»  iicrtlfiil  dans  la  siil)slanr(' hiaiicliiî 
not»  (lill'i'iciicii'i'  (le   rili''tnis|»li('i('  (  l'i  l'hrllciix. 

Coupe  H  G     lit;,     'l"2i^.    —  Colle    cuiqx'    inlcresse    l«'   itoi/au    dr   la 
VI'  jtnin'.  (i\vi)  cl   le  iKii/dii  i/ii  fait  (Ni). 

\,'ilii(j('  nnlrrifiir  de    ht  j))-ntiili(''nni(i'  ne   dillcic   pas   sonsihlriiiciil    de     relui 
de  la  coupe  pn-cidenlo. 

Dans  la  nihiU(\n\\  trouve  enroro,  on  nrru'ro  du  ffiisci-nu  lou;/iliidinnl  poslrricii?' 
(Flp^  la  surlace  de  section  arrondie  du  ijetidu  du  fnriid  (Vllg),  et  plus  en  dehors 
le  (pialrii'nie  sej;inent  de  ce  nerf  (VII.).  Ces  deux  faisc(;aux  ne  sont  plus  en 
ionn(>\ioM  din^cte  comme  sur  la  coupe  précédente,  mais  sont  sépan'-s  par  un 
noyau  ovalaiic,  le  tioi/nu  fif  lu  ]'/''  paire  (Nvi)  ou  noi/au  du  nerf  moteur  oculaire 
rxlcnie,  dont  les  libres  radiculaircs  décrivent  de  légères  courbes,  se  délacbcnt 
lie  la  partie  interne  du  noyau,  j)uis  traversent  d'arrière  en  avant  la  formation  rcti- 
'  idi'c  (SIt)  et  peuvent  ôtre  suivies  sur  la  coupe  jusqu'au  ruban  de  Reil  médian  (Rm). 
I.e  noi/nii  rrlirulé  (Nrt\  le  faisceau  central  de  la  calotte  (Foc),  VoUvf  supérieure 
Os),  le  noi/du  du  facial  (NVII),  le  corps  trapézoïde  Tr)  et  le  ruban  de  lieil  mcdian 
Km"!  présentent  les  mômes  caracteresquesurlacoupeprecedente.il  n'eu  est 
pas  de  môme  de  la  ;/rosse  racine  sensitive  descendante  du,  trijumeau  ( Vsdj,  qui 
présente  sur  cette  coupe  et  sur  toutes  celles  ((ui  suivront,  une  surface  de  section 
scmi-lunaire  tout  à  fait  caractéristique.  Ses  fibres  sont  groupées  en  gros  fasci- 
rnlos  à  surface  de  section  polyédrique,  séparés  les  uns  des  autres  par  des 
-l'pia  névroi;li((ues;  elles  entourent  en  dedans  un  amas  irrégulier  de  substance 
-:rise,  la  substance [jéhttitieuse  de  Ilolando  (SgR),  siluc'e  en  dehors  des  fibres  radi- 
'  iilaires  du  ficial  (VII,). 

Les  modillcations  principales  que  présente  cette  coupe  portent  sur  la  sub- 
xtunce  blanche  centrale  et  les  noyaux  gris  centraux  du  cervelet.  Les  connexions 
du  pédoncule  cérébelleux  moyen  (Pcm)  avec  la  substance  blanche  centrale  des 
hémisphères  et  la  disposition  des  fibres  semi-circulaires  externes  (fsme)  sont  les 
niènios  que  sur  la  coupe  précédente.  VoUve  cérébelleuse  (Oc)  s'est  étendue 
d'arrière  en  avant,  se  présente  encore  sous  l'aspectd'une  lame  festonnée,  oblique 
en  avant  et  en  dehors  et  limitée  de  chaque  côté  (en  dedans  et  en  dehors)  par  les 
feutrages  inira-ciliaire  (fie  et  extra-ciliaire  (fec).  La  coupe  sectionne  en  effet  la 
partie  supérieure  de  l'olive  et  ce  n'est  que  sur  un  plan  plus  inférieur 
passant  sur  la  partie  inférieure  du  hile  de  l'olive,  que  les  extrémités  de  la  lame 
festonnée  se  coudent  en  dedans  et  que  l'olive  revêt  la  forme  d'un  sac  ou  d'une 
bourse.  (Voy.  Coupe  G 5.  Fig.  436  p.  Goi).  L'extrémité  antérieure  de  l'olive 
s'insinue  entre  les  pédoncules  cérébelleux  supérieur  (Pes)  et  inférieur  (Pci  .  Son 
extrémité  postérieure  s'adosse  au  bouchon  (Nem)  qui  revêt  à  peu  près  la  môme 
forme  et  les  mêmes  dimensions  que  sur  la  coupe  précédente. 

Le  pédoncule  cérébelleux  inférieur  i  Pci  ,  considcM-ablement  augmenté  de 
volume,  forme  un  faisceau  arqué,  piriforme,  qui  embrasse  la  face  externe  et  l'extré- 
mité antérieure  de  l'olive  cérébelleuse  dont  le  sépare  le  feutrage  extra-ciliaire  [{ec)\ 
son  sommet  se  continue  avec  des  fibres  semi-circulaires  externes  (fsme)  sec- 
tionnées ol)li([uenient  :  sa  base  est  volumineuse  et  s'adosse  à  Va  grosse  racine  descen- 
dante sensitive  du  trijumeau {\sd).  A  ce  niveau,  qui  correspond  au  hile  du  cervelet, 


038 


A.NATU.MIt:  DES  CE.NTUES  NERVEUX. 


les  Rhres  du  pi'-(lonci(le  céréhelleux  Inférieur  (Pci)  se  couclcnl.   deviennent  verli- 
cales  d'horizontales  qu'elles  étaient  (comparer  avec  les  coupes  sagittales  S  6 


fsxai 


xTTt 


m 


Vsà. 


Hm 


//r;,7/,t 


FiG.  429.  — La  région  piolulx'ranUellc  infiTifure  cl  ses  connexions  avec  la  substance 
blanche  centrale  du  cervelet.  —  Ees  trois  pédoncules  cérébelleux,  les  fibres  semi- 
circulaires  externes  et  internes  du  cervelet,  l'olive  cérébelleuse,  le  bouchon,  le 
noyau  du  toit.  —  La  calotte  protubérantielle,  le  noyau  d'origine  du  nerf  moteur 
oculaire  externe.  —  Coupe  horizontale  H  6  du  rlioml)encéphale,  passant  par 
la  ligne  H6  de  la  Fig.  i-iS,  p.  <)l"i.  Mélliode  de  \Veigert-l*al.  3/i  (irandeur  nature. 

Cj,  corps  juxtn-rcstil'ornu". —  Fcc,  faisceau  central  de  la  caioltc.  —  fcc,  feutrage  exfra-ci- 
liaire.  —  fie,  feutrage  intra-ciliairc.  —  Flp,  faisceau  iongitunai  postérieur.  —  fsute,  fibres 
semi-circulaires  externes.  —  fsmi.  fdjres  semi-circulaires  inlorues  du  cervelet.  —  -VZ),  uoyau 
de  Dciters.  —  New.  cmbole.  —  A/*,  noyaux  ponti(iues.  —  .V/7,  uoyau  réticulé.  —  A7,  noyau 
du  toit.  —  ,;A7,  entre-croisement  des  noyaux  du  toit.  —  Oc,  olive  cérébelleuse.  —  Os,  olive 
supérieure  ou  protubérantielle.  —  Pcl,  Pci».  Pcs,  les  pédoncules  cérébelleux  inférieur, 
moyen  et  supérieur.  —  lim,  ruban  de  Heil  médian.  —  Sf/R,  substance  gélatineuse  de 
Uolando.  —  SU,  formation  réticulée  delà  calotte.  —  Sfrc,  Sirp,  Slr,i,  les  fibres  transversales 
n)oyennes,  profondes  et  superficielles  de  l'étage  antérieur  de  la  protubérance.  —  Tr, 
corps  trapézoïdc.  —  17',  voie  ])édonculairc.  —  Vsd,  grosse  racine  sensitive  descendante  au 
trijumeau.  —  .V17/,  noyau  du  facial.  —  \'l I;/,  genou  du  facial.  —  I /A,  le  ipiatrième  segment 
du  facial.  —N\'l,  noyau  d'origine  du  nerf  moteur  oculaire  externe.  —  17,  fibres  radiculaires 
du  moteur  oculaire  externe. 


et  S  7,  Fig.  (iOi  et  (iOa),  et  ainsi  s'cxpliquo  le  1res  grand  nombre  de  libres  cou- 
pées en  travers  que  contient  sur  cette  coui)e  la  partie  antérieure  de  ce  faisceau. 


I  11  i»i;    iiiiMK.i;  \  l'iihji  I.   1)1     uiKiM  i:i;\<:i;i'ii  \i.i:.  iVM) 

Les  inilonrillis  cirihrllfii.r  siiitrriiins    l'es    i  iccii|  mmiI  |i'>  [Kiroi^  l;ilii  ,i|,-,  iju  y//*/- 

trièine  vcntrirnh'  (Vj  cl  piM'sciilcnl  lis  iiniiics  luniuîs  (|iir  mit  I:i  (  iiiiim'  im-- 
(•('•(Iciiltv  IN  son!  si'pari's  l'im  de  rimlic  par  deux  noyaux  arrondis,  les  nni/ini.r 
(ht  (i>il  M  .  "-ilufs  de  clia'iiic  rC\\r  di-  la  lij^Mii'  iiii'diam'  du  vcrmis,  Ins  hioii  d<'Ii- 
)     I    miles  l'M   aiiiiM'c.  (Ml    di'ilau'^  l'I    en   avaiil.    iil'r-nlii'is  et  d(''c|iii|in'l('">   en  di'hois. 

(l(^s  iio\anx  sont  si'pan's  l'un  di-  l'aulrr  par  Vriilre-ridi^nin-nf  t/fs  nni/ini.i:  du 
toit  (xNtVdonl  les  libres  conlonrurnl,  apris  leur  enlrc-eroisomeid.  lu  l'a(;e  pos- 
térieure du  inti/nii  ilii  Inii  M  ,  puis  se  purlnil  ni  a\aiil,  IraversenI  le  /n'-f/diirn/c 
,ri>'/)i'Ui'tt.i  siiixfii'ur  \^\\s  en  rascieiiles  (Piidiilciu  r|,  l'nclii'Vi'li'és,  ci  constiluiaïf, 
les  fihn's  si'ini-circiilairrs  iiilmirs  it'snii  ,  du  cervrlel.  Kn  avant,  elles  se  |daeent 
en  dtMJans  du  /i''(f()nriile  rrrrhrllon.r  infrrirur  |l*ci  ,  dans  l'anLile  extcrni'  du 
i"  venlrieule,  puis  s'inllfMdiissenl  en  lias  o(  entrent  dans  la  conslilulion  du  corps 
juxln-rosti forme  (Cj),  (pii  atteint  son  plu-^  liant  dej^n'' de  dih'eloppomciit  sur  les 
cou|ies  silut'es  au  voisinage  et  au-dessous  du  sillon  l)ulljo-|)rotul)éranli»d. 

(lue  pallie  ({v>  (ihres sciui-cirrulairos  interm's  Isiiii)  s'épuise  dans  la  suljslanc(3 
i:iise  du  coriis  iit.iid-reMli/'onin'  eonnue  sous  lo  nom  de  noyau  de  Ik'Ucra  (ND);  une 
autre  partie  parcourt  toute  la  liauleiir  du  liullie  et  descend  jusfpu;  dans  la  niofdlo 
l'piiiière. 

Coupe  H  7  Fig'.  i-30).  —  Celle  coii[)e  [lasse  au-dessus  du  sillon  hulho- 
](rolul)eianliel,  intéresse  les  libres  inférieures  de  la  protubérance,  le  noijan 
M  du  fanal  iNvn),  le  no'f  vcstibulairc  ( VlIIv),  Volirc  sKpth'ieurt;  (Os)  et  les 
fibres radicii  1(1  irc^  du  nrrf  mofrur  oculaire  cxterno  (^'l''  paire  1. 

La  eoiipe  m*  comprend  que  la  partie  aniérienre  du  rlioinbencépliale  ; 
le  plan  de  stMdicui  du  cervelel,  très  voisin  de  celui  de  la  coupe  G  5, 
Fiii".  iîU)  p.  ()ol,  passait  par  l'olive  cérébelleuse  el  le  xcrniis  iiilV-rieur. 

Étage  antérieur.  —  La  vo\o  pédoncuUùrti  (VPi  s'est  rassemblée  en  un  fais- 
ceau compact,  irrégulièrement  arrondi,  qui  mérite  dès  à  présent  le  nom  de  fah- 
ceati  py)-ainidaL  Aucune  fibre  prolubérantielle  transversale  ne  le  traverse,  mais 
beaucoup  de  libres  passent  encore  en  avant,  et  en  arrière  de  lui.  Elles  ajjpar- 
liennent  au  s/ralum  siipi'r/icialc  (Strs)  et  profundum  (Strp)  du  pont  et  sont  en- 
tourées par  uni^  abondante  tiangue  de  suhhtance  rp-ise  (noyaux  pont'ujncs)  ÇSp). 

Calotte.  —  La  calotte  s"est  ('lendue  dans  le  sens  antéro-poslérieur.  Le  ru//an 
di'  Il  il  ini'-dinn  Rin),  qui  n'occupe  plus  que  la  moitié  interne  de  sa  face  anti'- 
rieure,  s'est  ramassé  en  un  faisceau  piriforme,  plus  large  que  long,  adossé  au 
rapb(}  en  dedans,  et  effilé  en  dehors,  où  il  atteint  Volive  supérieure  ou  profub-'- 
rondelle  (Osj.  Il  est  séparé  de  celui  du  côté  opposé  par  les  fibrrs  sar/if laies  du 
ra|)bé  (r)  el  par  une  étroite  bande  de  substance  grise,  le  noyau  du  raphi-,  qui 
n'est  qu'une  dépendance  de  la  substance  grise  antérieure  du  pont  (Np)  ;  il  est  limité 
en  debors  par  le  faisceau  central  de  la  calotte  (Foc)  et  par  les  fascicules  isolés  de 
la  fnrmuliiin  réticulée  (SU)  et  en  arrière,  par  le  noyau  central  inférieur  (Nci)  qui 
fait  suite  au  noyau  réticulé  et  occupe  tout  l'espace  compris  entre  le  ruban  de 
lieil  (Rm)  et  le  faisceau  longitudinal  postérieur  (Flp). 

Le  ruban  de  /ieil  médian  (Rm)  est  traversé  par  les  fibres  horizontales  du  corps 
irnpézoide  (Tr)  ;  on  les  voit  se  détacher  du  rapli<-,  ti-averser  le  ruban  de  lied  en 
fascicules  isolés  et  curvilignes,  [mis  converger  en  un  faisceau  compact  à  trajet 
sinueux,  qui  passe  en  avant  du  faisceau  central  de  la  calotte  (Fcc),  de  Volive  supé- 
rieure (Us  .  et  de   la  grosse  racine  sensitive  descendante  du   trijumeau  (Vsd),  en 


6i0 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


arrière  des  fîhves  transversales  profondes  du  pont  (FPop).  pour  s'arrêter  brus- 
quement au  niveau  des  ftbres  radiculaires  du  nerf  vestihulaire  (Vlllv)  au  delà  , 
desquelles  il  ne  peut  être  suivi.  Les  fibres  du  corps  Irapézoïde  se  coudent  dans  , 
cette  région  en  bas,  vers  le  noyau  antérieur  du  nerf  cochléaire  dont  elles  pro 

Oc 


—  I.a  région  prolubéraiitielle  iiilriieurc  au  voisinage  du  silKtn  hulbo-protubé- 
raiiliol.  —  Le  faisceau  pyramidal,  la  calotte  iirotubrranliclle  ;  le  ruban  de  Reil;  le 
faisceau  central  de  la  calotte;  l'olive  supérieure  ou  prolubéranlielle;  le  noyau  cen- 
tral inférieur,  les  noyaux  d'origine  du  facial  et  du  moteur  oculaire  externe,  le  nerf 
veslibulaire  et  les  libres  semi-ciiculaires  externes  du  cervelet.  —  Coupe  horizon- 
tale H7  du  rliombencéphale,  passani  par  la  ligne  H  7  de  la  Fig.  418,  p.  Glo  Méthode 
de  Weigert-Pal.  3/1   Grandeur  nature. 

Cj,  corps  juxta-restifornic.  —  Fcc,  faisceau  central  do  la  calotte.  —  /•'//).  faisceau  lon- 
fjitudlnal  postérieur.  —  Fil,  faisceau  latcral  du  Inilbo.  — /àwî/.  filircs  semi-circulaires  internes 
du  cervelet.  —  Nci,  noyau  central  inférieur.  —  Xp,  noyaux  ponti(|ucs.  —  Oc,  olive  cérébel- 
leuse. —  Os,  olive  supérieure  ou  i)r()tul)éranliellc.  —  ItOs.  bile  de  l'olive  supérieure.  —  Pci, 
l'cm,  Pcs,  les  pédoncules  cérél)elleux  inférieur,  moyen  et  supérieur.  —  /'//.  faisceau 
])yramidal.  —  r,  rajjlié.  —  Ibn,  ruban  de  Heil  médian.  —  %/J.  substance  pélalineiise  de 
l{Mlan(h).  —  SU,  fi)ruiation  réticulée.  —  Str.t.  S/rp,  stratum  superficiale.  stralum  prornndum 
poutis.  —  '/■/■,  corps  trapézoïdc.  —  W,  quatricme  ventricule. —  ]'s(l,  grosse  racine  sensitive 
desccudanfc  du  trijumeau.  —  A'IV.  17,  noyau  d'ori^MUC  et  fibres  radiculaires  du  nerf  nu)feur 
oculaire  externe.  —  AI'//,  noyau  ddritrine,  premier  scf,nnent  (17//,  i;(>nou  (l7/,7^,  et  quatrième 
segment  (  17/i),  du  nerf  facial.  —  \  lllr,  branche  veslibulaire  du  nerf  auditif. 

cèdent;  elles  représentent,  en  effet,  une  ro/e  auditive  centrale,  qui  relie  le  noyau 
df'l(;rminaison  du  nerf  cochb'airc  au.x  olives  supérieures  et  au  tubercule  (|uadri- 
junieau  ])()stérieur  du  côté  opposé. 

i/ensenibledu  trajet  de  ce  système  de  fibres  est  nettement  visible  sur  la  coupe 
verlico-transvcrsale  (Fig.  {!2(),  p.  (i.'U))  intercalée  dans  cette  séi'io  de  coupes. 


liiihi;  KHMx.ii  A  l'iiKji  i;   1)1    iuiDM  l'.i.M.i.i'ii  \  i.i:.  u\ 

\.'nlirr  sujuricnri'  on    pinl  nli.  rnnlirllr     (>s)ill(f'inl  (lailS  celle  lé^'ioi)  SOU  plllS 

liaiil  tlc^n-  (Ir  (ir'\('l(>|i|i('iii(iii.  |';i|c  iiVsl  plus  rcpiYîsniiK'M!  comino  sur  los  coiiix'S 
IJicr.iMlculcs  par  une  masse  j^iise  plus  on  moins  ol>li<pie,  tuais  par  iiiu-  lariio 
arquée,  repliée  sur  elle-nu^'iMe,  silut'-e  eiilre  le  fuisrcaii  crnlni/  i/f  la  ailolln  (Kcc), 
Iwi/nissi'  rariiir  sciisilirr  i/csi-i'ut/dii/f  iln  /r/y(////rr/u (Vsd)  Cl  le  ikii/iiii  iIii  fncial{^WV)\ 
(le  sa  eoneavile,  ou  de  sou  liHi'  diri^^i'  eu  arrière,  se  df-laelieiil  un  certain  nombre 
de  libres  ipii  IraversenI  radiairenienl  la  funiinliini  ri'-lirulrr  fSI{)  el,  (pio  l'on  peut 
^nivre  sui'  les  enupes  S(''riees  jus(pie  dans  le  iiniimi  tir  lu  I  A  jxiirr  (Nvij  ;  elles 
relienl  en  ellel.  Voliri'  suprrieurc  au  noijau  du  nivf  innlrnr  onilane  crfcriic. 

1,0  noijdu  tin  ftirittl['Svi\)  situé  en  arrière  et  en  dehors  de  Voline  siijuiriniireiOs), 
(M  dedans  de  la  siiljsinnce  (ft-lalinruxe  tic  Ittdando  (SR),  forme  sur  cette  coupe  un 
amas  volumineux,  d'aspc^cl  godronné,  forim'  d'ilols  de  substance  grise  ;  les 
llln-i's  railifiiltiiics  ilii  fticiul  (jui  s'en  délaclient  se  portent  en  arrière  et  en  dedans, 
vers  la  substance  grise  du  'plancher  du  i"  ventricule;  sur  cette  coupe  elles  ne 
peuvent  èlre  suivies  au  delà  de  la  partie  externe  du  noyau  de  la  VI'  paire  iNvi i. 
Les  fibres  radiculaircs  du  fticial  deerivenl  dans  la  région  inférieure  de  la 
prolubérano(>  un  trajet  très  complexe.  Du  noyau  d'origine  situé  au  voisinage  du 
^dlon  bulbo-protubérantiel,  les  libres  radiculaircs  se  dirigent  en  arrière  et  en 
dedans  et  se  placent,  comme  le  montre  la  coupe  G  5  (Fig.  436,  p.  6oi),  en  arrière 
du  fiiisri'au  liiniiilutlliial  pustih-ifiir  (Flpi,  de  chaque  côté  du  raphé  médian.  Là, 
elles  se  coudent,  airectent  un  trajet  ascendant,  puis  se  coudent  à  nouveau  et, 
(levenaul  horizontales,  se  portent  de  dedans  en  dehors,  le  long  du  plancher  du 
l'  ventricule  ;  elles  se  condent  une  troisième  fois,  en  avant  du  noyau  de  Deilers, 
puis  se  port(Mit  en  dehors  et  en  avant,  dans  un  plan  obli(iue  sensiblement  paral- 
lèle à  celui  du  premier  segment,  pour  émerger  finalement  dans  la  fossette  latt'- 
rale  du  bulbe,  non  loin  du  noyau  d'origine.  Le  facial  décrit  ainsi  dans  son 
trajet  inlra-protubéranliel  une  anse  dont  les  deux  extrémités,  c'est-à-dire  le 
noyau  d'origine  et  le  point  d'émergence,  sont  très  voisines.  Cette  anse  présente 
un  premier  segment  oblique  en  arrière  et  en  dedans,  un  deuxième  segment 
vertical,  un  troisième  segment  horizontal,  et  un  quatrième  segment  oblique 
en  dehors  et  en  avant.  Le  segment  vertical  porte  le  nom  de  rjcnoa  du  fatial.  Ce 
trajet  explique  pourquoi  on  rencontre  la  section  de  deux  segments  du  facial, 
.s.ur  toutes  les  coupes  qui  intéressent  la  moitié  inférieure  de  la  protubérance  : 
ainsi  la  coupe  H 5  Fig.  4:28,  p.  (i3,>)  intéresse  le  segment  horizontal  (Vil.,),  le  plus 
élevé  et  la  partie  supérieure  du  tjenou  (Vll^)  au  point  où  il  se  continue  avec  le 
segment  horizontal  ;  la  coupe  H  6  (Fig.  -429,  p.  ()88)  intéresse  isolément  le  genou 
du  facial  y\ll^]  cl  le  (luatriômc  serfuient  iVlI.i  la  coupe  H  7  'Fig.  130)  intéresse 
le  genou  (VII^'i  et  le  premier  segment  (Vlli);  la  coupe  G  5  i^Fig.  436,  p.  6olj  inté- 
resse le  premier  segment  (  VIL  à  sa  fusion  avec  le  genou  ;  la  coupe  H  8  (Fig.  438, 
p.  6'>7).qui  sectionne  la  partie  inférieure  du  ntn/au  du  facial  (NVll, intéresse  ses 
deux  segments  extrêmes  :  à  savoir,  les  fl/res  radieulaires  à  leur  sortie  du  noyau 
d'origine  et  le  facial  i  VlIi  à  son  émergence  au  voisinage  du  sillon  bulbo-protubé- 

I      rantiel  (bp). 

ff         Le  noyau  du  moteur  oculaire  externe  (Nvi)  est  volumineux  et  ovalaire  sur  la 

coupe  H 7  (Fig.  430);  de  sa  partie  interne  se  détachent  les  filtres  radiculai^'es  de 

la  VI  paire  (VL)qui  traversent  la /b/'//>a</o?î  rt-ticult-e  (SR)  et  que  l'on  peut  suivre, 

il    sous  forme  de  fascicules  sectionnés  obliquement,  à  travers  le  ruOa))  de  Jieil 

médian  (Rm>  et  en  dehors  du  faiscrau  pyramidal  \P\'l 

A  la  partie  externe  de  la  calotte,  en  dehors  du  noyau  du  facial  (Nvii   et  de  la 

TOME  II.  41 


642  ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 

fjrosse  vache  sensilivc  (.h'scendnntc-  du  trijumeau  (Vsd),  on  trouve  un  faisceau  de 
fibres  sectionnées  parallèlement  à  leur  axe  et  qui  représente  les  fibres  radiculnires 
de  la  branche  vesiibulaire  du  nerf  auditif  (VIIIv).  Ces  fibres  aboutissent  au  noyau 
de  Deiters;  la  majeure  partie  se  coude,  descend  dans  le  bulbe,  entre  dans  la 
constitution  du  corps  juxta-restiforme  (Cj),  et  constitue  la  racine  descendante 
bulbaire  du  ncrfvestibulaire,  dite  encore  racine  de  Roller  (racine  que  l'on  croyait 
ascendante  avant  les  recherches  pratiquées  par  la  méthode  de  Golgi).  Une  autre 
partie  des  fibres  du  nerf  vestibulaire  se  termine  dans  la  substance  grise  de 
l'angle  latéral  du  4*  ventricule;  une  petite  partie  enfin  se  coude,  à  angle  droit, 
se  porte  en  arrière  et  un  peu  en  dehors,  traverse  le  pédoncule  cérébelleux  supé- 
rieur (Pcs)  et  entre  dans  la  constitution  des  fibres  semi-circulaires  internes  (fsmi) 
du  cervelet. 

Le  pédoncule  cérébelleux  inférieur  (Pci)  s'est  porté  à  la  partie  externe  de  la 
calotte;  il  est  sectionné  à  sa  sortie  du  cervelet,  au, niveau  de  son  coude,  et  forme 
sur  cette  coupe  une  sorte  de  bulbe  nettement  limité  en  arrière  et  dont  la  large 
base  contient  de  nombreuses  fibres  longitudinales  sillonnées  de  fibres  hori- 
zontales. Les  fibres  radiculaires  du  nerf  vestibulaire  (VIII)  le  séparent  en  avant  et 
en  dedans  de  la  grosse  racine  sensitive  descendante  du  trijumeau  (Vsd). 


COUPES    HORIZONTALES    DU    RHOMBENCÉPHALE    : 
CERVELET    ET    PROTUBÉRANCE 

(Coupes  C  1  à  C  6,  Fig.  432  à  437.) 

La  série  des  coupes  C  1  àC6,  intéresse  à  la  fois  la  protubérance  et 
le  cervelet.  Elle  montre  la  part  considérable  qui  revient  à  l'écorce  dans 
la  constitution  du  cervelet,  l'exiguïté  relative  de  la  substance  blanche,  les 
connexions  de  cette  substance  avec  le  tronc  encéphalique,  la  formation  \ 
des  pédoncules  cérébelleux  supérieur,  moyen  et  inférieur,  et  la  manière 
dont  se  présentent  sur  ces  coupes  les  noyaux  gris  centraux  du  cervelet. 
Toutes  ces  coupes  intéressent  les  deux  tiers  inférieurs  de  la  protubérance 
et  passent  au  niveau  ou  au-dessous  des  noyaux  du  trijumeau;  on  y  trouve 
par  conséquent  tous  les  éléments  de  la  calotte  et  de  l'étage  antérieur  de  la 
protubérance  des  coupes  Hl  à  H7  (Fig.  423  à  430)  sur  lesquels  nous  ^ 
n'avons  plus  à  revenir. 

La  coupe  C  1  (Fig.  432)  passe  au-dessus  de  l'olive  cérébelleuse  et  de  la 
substance  blanche  centrale  du  vermis  ;  elle  sectionne  en  avant  le  pédon- 
cule cérébelleux  moijen  (Pcm)  dans  le  sillon  marginal  antérieur  du  cervelet 
et  intéresse  les  noyaux  moleur  ri  srnsilif  du  trijumeau  (NVm  et  NVs). 

Cette  coupe  seclionne  les  dilférfMils  lobes  de  la  masse  principale  du  vermis, 
la  UiKjuht,  le  lobe  central,  le  eulmen  et  le  déclive  et  intéresse  dans  la  région  des 
hémisphères  les  lobes  quadrilatères  antérieur  (Lqa)  cl  postérieur  (fqp)  et  le  lobe 
semi-lunaire  supérieur.  Ce  dernier  lobe,  complètement  séparé  dos  autres  par  le 
sillon  supérieur  de  Vie//  d'Azi/r  {asY),  est  sans  connexion  avec  la  substance  blanche 


Kiri'i':    I  niMM.H  A  l'ii  i(,ii  !•;   i)i     iiiiumiii.ncij'Iiai.I'; 


«'»rj 


rrniriilf.  I.CS  coniicxidli'.  (li'>;i\r>  du  /,,/;,■  //uai/ri/nfrir  milrrinir  cl  i|il  r.uburn  ;ivec 
l.i  siili-^laiK  r  l.liiiiclh'  rrnli'.ilf  (lu  cr  i\  ri.  •!.  s, , il  I  -ni  les  iiiaii  i  trsics  sur  CCltc  COUpn 
i|ili   [•:iss('  aiidcssiis  ilc  la  snlislnnn'  liltimln'  milrnlr  i/ii  ri-niiis. 

Dans  la  hrauclu-  n-rlirah'  dr  l'arhn'  t/r  rir  ri  dans  Viijy  ihi  Inhr  m, /ml,  ou 
apclioil  li's  lilircs  parallrlcs  dn  \'riili  r-rri)isfiiii'iif  rDiiiuiissnnil  (Mca  (]ui  se  cori- 
liiui.Mil  lir  iIkkiui'  i-ùli'^  avec  les  /i//rrs  scnti-rirru/iiirrs  rrfenirs  ^fsino)  (lu  (;orV(;lcl. 
('..'Iloci  se  (Iis|)(.s.'ul  m  (jciix  ^^roupcs  do  libres  prosfjuo  parallèles,  décrivoni  dos 
"IiiIhs  r,i;-nlii'it's  aiilour  du  pédoncule  eérébelleux  supérieur  cl  de  la  i)aroi 
>  \l(Miu'  du  i"  veniririile,  el  liancliciit  par  leur  intense  coloration  td  leiu'  as[)e<d 
11' IliMucnl    fascicul.'    sur    le  dense  fciid-dtfe  sous-loltairc  (fslj  formé    de  libres 


Kiù.  431.  —  Face  latérale  du  rhondioucéphalo  avec  lif-nes  de  repérage  des  séries  de 
coupes  P  et  C.  Les  Coupes  P  1  à  P4  (Fig.  419  à  422, p.  616  à  622;  sont  obliques  en 
haut  et  en  avant  et  parallèles  au  sillon  pi''donculo-protubérantiel.  Les  coujn's  C  1  à 
C6  (Fig.  432  à  437)  sont  obliipies  en  bas  et  en  avant  et  perpendiculaires  au  grand 
axe  du  tronc  encéphaliciue. 


entre-croisées  dans  tous  les  sens  et  qui  constitue  la  ruasse  principale  de  la 
substance  blanche  centrale  des  hémisphères. 

Les  fibres  du  groupe  externe  (fsme)  se  portent  en  divergeant  en  avant,  et  se 
continuent  directement  avec  les  fibres  transversales  antérieures  de  la  protubé- 
rance en  formant  le  pédoncule  cérébelleux  moyen  (Pcm);  les  fibres  du  ijroupe  in- 
terne (fsme)  sont  plus  courtes,  ne  dépassent  pas  les  limites  du  pédoncule 
cérébelleux  supérieur  (Pes)  et  entrent  dans  la  constitution  du  j)édoncule  cérébel- 
leux inférieur  (Pci). 

Manifestement  i)arallèles  sur  la  moitié  droite  de  la  coupe,  ces  deux  groupes 
de  fibres  semi-circulaires  externes  affectent  une  direction  distincte  sur  la  moitié 
gauche  de  la  coupe  qui  sectionne  les  méandres  supérieurs  de  Votive  cérébelleuse 
(Oc)  et  le  bourlion  Nem)  et  intéresse  le  feutrage  extra-ciVnire  (fec).  Ici  les 
fibres  du  groupe  externe  i^fsme)  forment  en  avant  un  large  faisceau  en   con- 


.t>l 


'•"m;.  't'M.  —  1,0  c(jrvelel.:  ses  libres  scini-circiilaircs  exlernos;  ses  coiuicxions  avec 
luolubc'rancc.  — Coupe  horizontale  Cl  du  iii(iiiiliriir('pliali'  itassanl  au-dessus  ( 


i;riiti';  hhmm.iî  \  l'iiioi  i;   m    n  ikim  m  ncii'II  \i,iv 


Di:; 


( 


l'olivi-  (•('•i(-lii'llcii>f,  MMlioiiii.iiil  l.i  |i.iilir  iiiciyiimi'  '!••  I.i  pi  ntiilMT.iriir  ,iii  niveau 
il. -s  noyaux  ilu  tiijuuifiiu  cl  pii>»siuil  |iar  la  li^-nc  Cl  il<!  la  l'iu.  't'M .  Mt'-liindi'  «!« 
Wfi^i'il    l'ai,   -    I  (Jianili'iii    nainrc. 

Km.  fi\\it\>\  ciili'i' rroistMiii'iil  roininis'-iiral  îmliTicnr  ilii  viTinis.  —  /'rr,  frii(ra«i:  cxlra- 
riliain-.  —  /•'".  raisicaii  <i|ilii|iii'  df  la  pn.liiInraïKf.  —  /si,  fcuIrtiKi!  sous  loli/iire.  —  fsnir, 
fsinr',  lilircs  sniii-cinMilain-s  cxtciiirs  du  .nvrlrl.  —  fsini.  (ihrcs  scnii  rirriilaircs  inlornns. 
—  Li/ii.  /.'//),  Ii'ln's  ipiailiilatrro  aiid  rniir  cl  puslrriciir  ilrs  lirinisplirrcs  rrri-hr\Uni\.  —  Mt, 
novaii  lie  llcclilcrcw.  —  \ri)i,  liouchiui.  \\  in.  nn.vau  inulcur  du  trijumeau.  —  AT.v.  noyau 
sfiisitif  du  (lijunicau.  —  Oc.  (div(!  ciTclxdlcusr.  —  l'ri,  l'en,  l'es-,  les  pédoncules  eérid)elloux 
infi  rieur,  moyen  el  superiein-.  —  ssV,  sillon  supérieur  de  Vic,i|  d'Azyr.  —  sla,  sillon  Irans- 
Ncr^e  aiilerieur.    —    T.  nerf  trijiuiie.i  ii. 

aLr, 

^    ^-        î^c.'i  '.  Li(T 
OclNem     ;        .       J 

fcc   \      '       i"by;    : 


Te 


FiG.  433.  —  I,a  subslance  blanche  du  cervelet;  ses  fibres  semi-circulairos  oxf ornes  et 
leurs  connexions  avec  les  libres  transversales  de  la  protubérance.  —  Coupe  horizon- 
tale C2  (lu  rliombencépluile  sectionnant  le  noyau  du  bouclion  et  le  tiers  infé- 
rieur de  la  protubérance  et  passant  par  la  ligiu'  C2  de  la  Fig.  431.  Méthode  de  Wei- 
gert-Pal.  2/1  j^^randeur  ualure. 

hr,  branche  vertii-ale  de  l'arbre  de  vie  du  venais.  —  Cj,  corps  juxta-rcstiforme.  —  Eca, 
prand  cntre-eroisenient  eonnnissural  antérieur.  —  fec,  feutrage  extra-eiliairc.  —  Fo. 
faisceau  obliipie  de  la  protubérance.  —  /'se.  feutrafre  sousdobaire.  —  fsme.  fsnie'.  fsine",  les 
fibres  semi-circulaires  externes  du  cervelet.  —  />.•//(/,  les  fibres  semi-circulaires  internes.  — 
rt/.c.  axe  du  lobe  central.—  Ll;/.  lin<,Mda.  — /,</«,  lobe  quadrilatère  antérieur. —  Seni,  noyau 
cmbolifonue.  —  \p.  noyaux  ponti.pies.  —  Oc,  olive  cérébelleuse.  —  Pci,  l'on,  Pcs,  les 
trois  pédoncules  cérébelleux  inférieur,  moyen  et  supérieur.  —  \'P,  la  voie  pédonculaire.  — 
Vsd,  la  grosse  racine  sensitive  descendante  du  trijumeau.  —  V,  nerf  trijumeau.  —  l7/.i,  le 
troisième  segment  ou  segment  horizontal  du  facial.  —  l'i,  quatrième  ventricule. 


nexi(ju  intimo  avec  les  fibres  (ransvi'rgalcs  de  la  protuhérunce,  taudis  qu'elles  s'ef- 


646 


ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 


filent  en  arrière  au  voisinage  de  la  région  de  transition  entre  riiéniisphère  céré- 
bral et  le  vermis,  où  elles  se  continuent  avec  les  fibres  de  l'entre-croisement  f 
commissural  (Eca).  Les  fibres  du  groupe  interne  (fsme)  sont  sectionnées  plus  (i 
obliquement,  elles  n'occupent  plus  toute  la  largeur  de  la  substance  blanche  | 
centrale,  mais  sont  rejetés  en  debors  et  en  dedans  par  le  feutrage  cxtm-ciliaire 
(fec)  et  par  le  bouchon  (Nem),  formant  ainsi  deux  faisceaux  très  nets  qui  con- 
vergent en  avant  pour  former  le  pi-doncule  céri'belleux  inférieur  (Pci),  dont  la 
partie  antérieure  contient  déjà  un  très  grand  nombre  de  fibres  coudées  ot  par- 
tant sectionnées  perpendiculairement  à  leur  axe. 

La  coupe  C  2  ^Fig.  433)  passe  un  peu  au-dessous  de  la  précédente. 
Elle  intéresse  les  méandres  supérieurs  de  V olive  cérébelleuse  (Oc),  Vem- 
bole  (Nem^  et  l'écorce  du  fond  des  sillons  post  et  pré-centraux,  immé- 
diatement au-dessus  de  la  substance  blanche  centrale  du  vermis. 

Sur  la  moitié  droite  de  la  coupe,  Volive  cérébelleuse  (Oc)  n'est  constituée  que 
par  quatre  petits  amas  gris  parallèles  et  de  volume  sensiblement  égal  ;  sur  la 
moitié  gauche,  elle  forme  une  lame  festonnée  présentant  les  dentelures  et  den- 
ticules  caractéristiques,  et  entourée  du  feutrage  extra-ciliaire  (fec)  ou  toison  de 
Volive.  En  dedans  et  en  avant  de  l'olive,  on  trouve,  de  chaque  côté,  Vembole  ou 
noyau  du  bouchon  (Nem),  noyau  triangulaire  dont  la  base  regarde  la  région  de 
transition  entre  le  vermis  et  l'hémisphère  cérébelleux  et  dont  le  sommet  s'in- 
sinue entre  Volive  cérébelleuse  (Oc)  et  le  pédoncule  cérébelleux  supérieur  (Pcs).  Le 
grand  entre-croisement  commissural  [Ec-a)  Q.i,im{cYQSsé  sur  une  plus  grande  étendue 
que  sur  la  coupe  précédente  Cl  (Fig.  432),  mais  occupe  néanmoins  principa- 
lement la  branche  verticale  de  l'arbre  de  vie  (bv)  et  Vaxe  du  lobe  central  [aLc).  Les 
fibres  semi-circulaires  externes  (fsme)  se  divisent  nettement  en  deux  groupes  : 
l'un,  externe  (fsme),  qui  traverse  la  plus  grande  partie  de  la  substance  blanche 
centrale  des  hémisphères  et  se  continue  directement  avec  les  fibres  transversales 
du  pont  en  formant  le  pédoncule  cérébelleux  moyen  (Pcm);  l'autre,  interne  [hme'), 
dont  les  fibres  s'insinuent  entre  Volive  cérébelleuse  (Oc)  et  Vembole  (Nem)  d'une 
part,  entre  Vembole  (Nem)  et  le  pédoncule  cérébelleux  supérieur  (Pcs)  d'autre 
part,  et  qui  forment  en  se  fusionnant  le  pédoncule  cérébelleux  inférieur  (Pci). 

Le  pédoncule  cérébelleux  supérieur  (Pcs)  n'a  pas  changé  d'aspect,  mais  il  est 
traversé  par  quelques  fascicules  légèrement  onduleux,  les  fibi'es  semi-circulaires 
internes  (fsmi)  du  cervelet  qui  se  rendent  dans  le  corps  juxla-rest  if  orme  (Cj). 

Coupe  C3  (Fig".  43i).  —  (À'Ue  cou[)e  passe  par  la  substance  blanche 
centrale  du  veiinis  au-dessus  du  noi/au  du  toit  et  intéresse  comme  la  coupe 
précédente  Volive  cérébelleuse  (Oc),  le  bouchon  (Nem)  et  \o. pédoncule  cérébel- 
leux moyen  (Pcm)  dans  le  sillon  marginal  antérieur  du  cervelet;  elle  sec- 
tionne dans  la  calotte  les  libres  radiculaires  du  facial  (Vllv)  et  du  moteur 
oculaire  externe;  sa  partie  antérieure  passe  à  peu  près  au  même  niveau 
que  la  coupe  H  6  (Fig. '429),  tandis  (jue  sa  partie  cérébelleuse  correspond 
à  la  coupe  H  5   Fig.  'r28). 

Cette  coupe  intéresse  les  circonvolutions  cérébelleuses  du  Uée  ijuadrilnlerc 
antéi'ieur  et  du  culmen  qui  tapissent  le  fond  du  sillon  transverse  antérieur  (sta), 
et   sectionne    Vaxe   du    lobe  i/nadrihilère  postérieur  (L(jp)  à  sa  fusion  avec  la 


llll'i;     iOlMX.H  \|'|||(j|    I.     hl      llIKiMItli.NCI.I'IIAI.Iv 


017 


hi;.434.  — Le  cervelet;  l'entre-croisernenl  cominissural  antérieur  et  lentre-croisement 
{les>oyaux  du  toit,  les  fibres  semi-circulaires  externes  et  internes  du  cervelet,  leurs 
connexions  avec  les  fibres  transversales  de  l'étage  antérieur  du  pont  et  avec  le 
corps  juxta-restiforme.  Le  noyau  du    bouchon  et  l'olive   cérébelleuse.  —  Coupe 


648  A.XATOMIE   DES    CENTRES    NERVEUX. 

horizontale  C3,  du  rhoiiibenct'phalo,  sectionnant  le  tiers  inférieur  de  la  protubé- 
rame  et  les  libres  radicuhiires  des  nerfs  moteur  oculaire  externe  et  facial,  et  pas- 
sant par  la  ligne  C3  de  la  Fig.  431.  Méthode  de  Weigert-Pal.  2/i  grandeur  nature. 

Cj,  corps  juxt.vrestiforme.  —  Eca,  grand  entre-croisement  commissural  du  vermis.  — 
f'ec,  feutrajre  extra-ciliaire.  —  /Vc,  feutrage  intra-ciliaire.  —  fsme,  fsme' ,  fibres  semi-circu- 
laires externes  du  cervelet.  — fsmi,  libres  semi-circulaires  internes  du  cervelet.  —  Lqp,  lobe 
quadrilatère  postérieur  du  cervelet.  —  Nem.  embole.  —  .r.Y/,  entre-croisement  des  noyaur 
du  toit.  —  Oc,  olive  cérébelleuse.  —  Pci,  Pcm,  Pcs.  les  trois  pédoncules  cérébelleux  infé- 
rieur, mojen  et  supérieur.  —  ssV,  sillon  inférieur  de  Vicq  d'Azyr.  —  sta.  sillon  transverse 
antérieur.  —  Vsd,  grosse  racine  sensitive  descendante  du  trijumeau.  —  l'i,  quatrième  ven- 
tricule. —  VU\,  cjuatrième  segment  du  facial. 

substance  blanche  centrale  des  hémisphères.  Les  circonvolutions  du  lobe  semi- 
lunaire  supérieur  forment  encore,  comme  sur  la  coupe  C  1  (Fig.  ^432),  des  îlols 
entièrement  indépendants  de  la  substance  blanche  centrale  des  hémisphères  et 
séparés  du  lobe  quadrilatère  postérieur  par  le  sillon  supérieur  de  Vicq  d'Azyr 
(ssV).  Les  lamelles  de  la  partie  postérieure  du  vermis  appartiennent  au  déclive 
et  unissent  les  deux  lobes  quadrilatè?'es  postérieurs  entre  eux. 

La  substance  blanche  centrale  du  vermis  est  très  réduite  dans  le  sens  antéro- 
postérieur,  grâce  à  la  profondeur  du  sillon  transverse  antérieur  (sta).  On  y  con-  d 
state  deux  sortes  d'entre-croisements  :  le  postérieur,  formé  de  fibres  presque  \ 
parallèles,  appartient  à  Ventre-croisement  commissural  (Eca)  ;  l'antérieur,  plus 
marqué,  s'effeclue  à  angle  presque  droit,  c'est  Ventre-croisement  des  noyaux  du  toit 
(xNt).  A  chacun  de  ces  entre -croisements,  se  rattache  un  système  spécial  de 
fibres  semi-circulaires. 

Les  fibres  semi-circulaires  externes  (fsme)  font  suite  à  V entre-croisement  com- 
missural (Eca);  elles  ne  décrivent  plus  dans  leur  ensemble  un  grand  arc  régulier 
autour  du  i''  ventricule  comme  sur  la  coupe  G  1  (Fig. -432)  ;  leur  partie  vermienno 
parait  s'infléchir  en  avant  et  devenir  convexe  de  concave  qu'elle  était;  en  réalité 
elle  se  modifie  peu,  reste  fixe,  et  c'est  la  partie  adjacente  des  fibres  semi-circu- 
laires externes  correspondant  à  la  région  de  transition  qui,  de  chaque  côté,  osl 
refoulée  en  arrière  par  l'extrémité  postérieure  de  V olive  cérébelleuse  (Oc).  Le 
groupe  externe  des  fibres  semi-circulaires  externes  (fsme)  se  continue  comme 
précédemment  avec  le  pédoncule  cérébelleux  moyen  (Pcm).  Le  groupe  interne 
(fsme'j  passe  entre  V olive  (Oc)  et  le  bouchon  (Nem)  ou  en  dehors  du  pédoncule 
cérébelleux  supérieur  (Pcs),  puis  entre  dans  la  constitution  du  pédoncule  céré- 
belleux inférieur  (Pci). 

Les  fibres  semi-circulaires  internes  (fsmi)  procèdent  de  Ventre-croisement  des 
noyaux  du  toit  (xNt),  traversent  eu  fascicules  onduleux  le  pédoncule  cérébelleux 
supérieur  (Pcs)  et  concourent  à  lormer  le  corps  juxta-restiforme  (Cj). 

L'olive  cérébelleuse  (Oc)  forme  sur  cette  coupe  une  lame  festonnée  un  peu  plus 
étendue  que  sur  la  coupe  précédente.  A  droite,  le  bouchon  (Nem)  présente  sa 
forme  pyramidale  caract(''ristiqne  ;  à  gauche,  il  est  sectionné  à  sa  partie  inférieure, 
il  son  point  de  fusion  aVec  le  globale,  et  représente  une  mass(»  informe  et  irré- 
gulière. 

Sur  ces  trois  coupes  C  1,  C2,  C3,  le  4'"  ventricule  [\ .)  rcprésoule  une  cavité 
irrègulière,  plus  large  dans  le  sens  transversal  que  dans  le  sens  anlêro-pos- 
l(''rieur,  cavité  ([\û  s'élargit  graduellement  à  mesure  que  l'on  approche^  de  la  base 
de  la  lingula  et  des  noyaux  du  toit.  La  paroi  antérieure  ou  [)lauchcr  est  con- 
stituée par  la  calotte  protubérantielle  et  présente  le  sillon  longitudinal  médian,  el 
de  clia(|ne  côté  deux  éminences  répondant  aux  faisceaux  ronds,  fisriculi  tereles, 


KTI   l)K    Tn|'(i(iH  M'illnl  !•;    \)\      U  II  i  »  M  I!  i;  \  ( ,  I  l' Il  \  I, 


r.  *'> 


:3^.;   - 


^-::^l3:ir-^ 


Fir..  43:i. —  Le  cervolpt;sa  substance  blanche,  ses  noyaux  gris  ceiidaux,  ses  connexions 
avec  l'étage  antérieur  de  la  protubérance  et  avec  la  calotte,  —  Coupe  horizontale  C  4 


■630 


ANATO.MIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


du  rhonihoncéplialo  sectionnant  le  tiers  inférieur  de  la  protubérance  et  passant  par 
la  ligne  C4  de  la  Fig.  i31.  La  cavité  du  (juatrième  ventricule  est  colorée  en  rouge. 
Méthode  île  NVeigert-Pal.  2  1  grandeur  nature. 

Cj,  corps  juxla-restifornie.  —  Eca,  grand  cntre-oroisement  commissural  du  vermis.  — 
fec,  feutrage  extra-ciliaire.  —  fie,  feutrage  intra-ciliaire.  —  fsme,  f'sme',  fibres  semi-circu- 
laires externes  du  cervelet. —  fsmi,  fibres  semi-circulaires  internes  du  cervelet.  —  Lqp,  lobe 
(luadrilatère  postérieur.  —  Xem,  embole.  —  .V/.  noyau  du  toit.  —  .r\l.  entre-croisement 
des  noyaux  du  toit.  —  Oc,  olive  cérébelleuse.  —  Pci,  l'on,  Pcs,  les  trois  pédoncules  céré- 
belleux inférieur,  moyen  et  supérieur. —  ss\\  sillon  supérieur  de  Vicq  d'Azyr.  —  Vsd,  grosse 
racine  sensitivc  descendante  du  trijumeau.  —  l'i,  quatrième  ventricule. 


l)roduits  dans  cette  région  en  grande  partie  par  le  segment  vertical  ou  genou  du 
facial.  La  paroi  postérieure,  beaucoup  plus  réduite,  est  convexe  et  correspond  à 
la  substance  blanche  de  la  lingula.  Les  faces  latérales  sont  convexes  et  font 
saillie  dans  la  cavité  ventriculaire;  un  sillon  longitudinal,  le  sillon  latéral  du 
quatrième  ventricule,  les  subdivise  en  deux  parties,  dont  la  postérieure  appar- 
tient à  la  face  ventriculaire  du  pédoncule  cérébelleux  supérieur  (Pcs),  et  l'anté- 
rieure, plus  réduite,  au  corps  juxta-restiformc,  en  particulier  au  noyau  de  Deiters. 
La  disposition  de  la  cavité  du  i*^  ventricule  change  très  rapidement  dès  que 
les  coupes  intéressent  le  diverticnle  angulaire  du  toit  du  quatrième  vent7'icule,  les 
valvules  de  Tarin  et  Vextrémité  antérieure  du  vermis  inférieur,  en  particulier  le 
nodule  (Voy.  coupe  G  4,  Fig.  435). 

Coupe  G4  (Fig-.  433).  —  Très  voisine  de  la  précédente,  cette  coupe 
passe  par  les  noyaux  du  toit. 

On  retrouve  sur  cette  coupe  les  particularités  importantes  de  la  coupe  pré- 
cédente; elle  n'en  diffère  que  parla  disposition  de  la  substance  blanche  centrale 
du  vermis,  dont  les  dimensions  antéro-postérieures  ont  encore  diminué,  et  qui 
présente  de  chaque  cùté  de  la  ligne  médiane  les  noi/aux  du  toit  (SI).  De  ces 
noyaux  arrondis  se  détachent  un  grand  nombre  de  fibres  fortement  colorées  par 
l'hématoxyline,  qui  s'entre-croisent  en  arrière  de  ces  noyaux,  forment  Vent7'e- 
croisement  des  noijaux  du  toit  (xNt),  puis  se  continuent  avec  les  fibres  semi-cir' 
salaires  internes  (fsmi)  et  traversent  en  fascicules  onduleux  le  pédoncule  cérébel- 
leux supérieur  (Pcs). 

h' entre-croisement  des  noyaux  du  toit  (xNt)  entoure  donc  la  face  supérieure 
et  la  face  postérieure  des  noyaux  du  toit,  les  fibres  de  la  coupe  G  4  se  continuent 
en  elï'et  avec  celles  de  la  coupe  G  3  (Fig.  131).  Cet  entre-croisement  occupe  avec 
les  noyaux  du  toit  la  presque-totalité  de  la  substance  blanche  centrale  du  vermis. 
Toutefois  il  existe,  en  avant  des  lamelles  qui  doujjlcnt  le  fond  du  profond  sillon 
transverse  a»/''r2e}</',quel(iues  fascicules  de  fibres  parallèles  forlementcoloréespar 
l'hématoxyline;  ils  se  continuent  en  dehors  n\cc\cs  fibres  semi-circulaires  externes 
(^fsme)  du  cervelet  et  appartiennent  encore  à  Ventre-croisement  commissural  (Eca.). 

Coupe  C5(Fig.  436).  —  Cette  coupe  passe  par  la  parlic  inférieure 
<ii'  la  protubérance,  au  voisinage  du  sillon  bulbo-protuhrranticl;  elle  sec- 
tionne l'extrémité  antérieure  du  vermis  inférieur,  qui  fait  saillie  dans  la 
cavité  du  quatrième  vcntiicule  et  correspond  à  peu  jjiès,  dans  la  région 
prolubéranlielle,  à  la  coupe  H  7  (Fig.  430). 

La  coui»(j  inlé'ress(.',  dans   la  région  des  hémisphères,  le  lobe  (/uadrilatère 


'■•'■'"'■    l"i'"'.iiAi'in...i  i:   iiM,iiii.N,:i  cini.i 


(i:,  I 


h'u 


430.  — 
nleinet;, 
éyioii  pi 


^M  t^  r-H  o  "^ 


Le  ce.velet;  sa  sul.stance  Manche,  ses  fibres  semi-circulaires  externes  et 
le  noyau  .sphénque,  lolive  ccr.'.lu.llcuse,  les  connexions  du  cervelet  avec  la 
otuberant.file  inférieure.  Coupe  horizontale  C  5  du  rhombencéphalepas- 


652 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


saut  par  l'extrémitt'  antéiieure  du  vermis  inférieur;  elle  sectionne  la  protubérance 
au  voisinage  du  sillon  bulbo-prolubérantiel,  intéresse  le  noyau  d'origine  du  facial  et 
passe  par  la  ligne  C  5  de  la  Fig.  431.  La  cavité  du  quatrième  ventricule  est  colorée  | 
en  rouge.  Méthode  de  Weigert-Pal.  2/1  grandeur  nature. 

Cj,  corps  juxta-restiforme.  —  fec,  feutrage  extra-ciliaire.  —  fie,  feutrage  intra-ciliaire. 

—  Floc,  flocculus.  —  fsl,  feutrage  sous-lobaire.  —  fsme,  fibres  semi-circulaires  externes 
du  cervelet.  —  fsmi.  fibres  semi-circulaires  internes.  —  fPy,  fibres  de  la  pyramide  du 
vermis.  —  Sgl,  globule  ou  noj'au  sphérique.  — xAV,  entre-croisement  des  noyaux  du  toit. —  | 

—  Oc,   olive  cérébelleuse.   —  Pci.  Pcm,   Pcs,   les  trois   pédoncules  cérébelleux   inférieur, 
moyen  et  supérieur.  —  ssV,  sillon  supérieur  de  Vicq  d'Azj-r.  —  sla,  sillon  transverse  anté-  il 
rieur.  —  IT,  valvule  de  Tarin.  —  VIII v,  branche  vestibulaire  du  nerf  auditif. 

poslénein'  et  le  lobe  semi-lunaire  supérieur;  à  droite  ce  dernier  s'insère  par  un  de 
ses  axos  sur  la  subslcmce  blanche  centrale.  Les  lamelles  cérébelleuses  situées  au  il 
voisinage  de  la  protubérance  appartiennent  au  flocculus  (Floc'l. 

Dans  la  région  du  vermis,  la  coupe  sectionne  :  l°les  lamelles  de  la  luette 
(Uv)  et  du  nodule  No)  qui  font  saillie  dans  la  cavité  du  quatrième  ventricule  (V^), 
en  refoulant  en  avant  la  toile  choroidienne  et  les  plexus  transversaux  du  quatrième 
ventricule;  2°  les  lamelles  du  culmen  qui  tapissent  la  profondeur  du  sillon  trans- 
verse antérieur  (sta)  et  les  lamelles  du  déclive  qui  relient  les  deux  lobes  quadrilatères 
postérieurs  droit  et  gauche.  La  sMès^a»ce  blanche  centrale  rf?/ yer??i?>,  intéressée  à  sa 
partie  postérieure,  au  voisinage  de  l'extrémité  antérieure  de  la  branche  hori- 
zontale de  l'arbre  de  vie,  n'est  représentée  que  par  une  bande  étroite,  située  en 
arrière  de  la  luette.  Dans  cette  bande  on  trouve  les  derniers  vestiges  de  Ventre- 
croisnnent  des  noijaux  du  toit  (xNt)  sous  forme  de  fascicules  colorés,  entre-croisés 
à  angle  droit  qui,  en  dehors,  traversent  le  globule  (Ngl)  et  se  continuent  avec  les 
fibres  semi-circulaires  internes  (fsmi)  du  cervelet  et  le  corps  juxta-rcsti forme  (Cj). 

Volive  cérébelleuse  [Oc]  a  considérablement  augmenté  de  volume;  elle  repré- 
sente une  lame  festonnée  et  dentelée,  repliée  sur  elle-même  à  ses  extrémités, 
formant  ainsi  une  sorte  de  bourse  largement  ouverte  en  dedans,  et  qui  loge  dans 
sa  concavité  \e  pédoncule  cérébelleux  supérieur  (Pcs).  L'extrémité  postérieure  de 
Volive  est  volumineuse,  épaisse,  la  coupe  intéresse  ici  le  point  de  jonction  de 
Volive  cérébelleuse  et  du  bouchon.  En  dedans  de  Volive  cérébelleuse,  dans  la  région 
de  transition,  on  trouve,  entre  l'olive  et  \'éco7xe  de  la  /«e//e,  quelques  amas  irré- 
guliers de  substance  grise  arrondis  ou  oblongs,  très  mal  délimités,  et  qui  appar- 
tiennent au  noijau  sphérique  ou  globule  (Ngl). 

Dans  la  substance  blanche  centrale,  les  fibres  semi-circulaires  externes  (fsme) 
se  présentent  avec  les  mêmes  caractères  que  sur  la  coupe  précédente  :  elles  se 
continuent  en  avant  avec  les  fibres  transversales  du  pont,  et  se  réduisent  en  arrière 
à  un  mince  fascicule  qui  décrit  un  courbe  très  prononcée  autour  de  l'extrémité 
postérieure  de  l'olive;  ou  ne  peut  le  suivre  sur  cette  coupe  jusqu'à  la  ligne 
médiane  du  vermis. 

A  droite,  \e  pédoncule  cérébelleux  inférieur  forme  un  faisceau  piriforme  volu- 
mineux, sans  connexion  manifeste  avec  les  fibres  semi-circulaires  externes;  à 
g.'mche,  par  contre,  ces  connexions  sont  encore  très  évidentes. 

Iaï  cavité  du  quatrième  re/fi/vV;///?  (V,)  présente  une  surface  de  soclion  semi- 
lunaire  sp(''(;ialc  ((ui  tient  à  la  saillie  du  nodule  (No).  Elle  est  limitée  en  dedans  de 
cha(|ue  côté  par  deux  minces  languettes  de  substance  grise,  les  valvules  de  Tarin 
(VT),  reliées  entre  elles  par  la  toile  choroidienne  et  les  plexus  choroïdes  transversaux 
du  quatrième  ventricule.  • 

Coupe  C  6  (Fig.  VM).  —  Colto  coupe  passe  au-dessous  du  sillon  mar- 


,;..,,  ,,i:    T(.l'(H.U\l'llln 


,,   ,,;    „,      lUlnMl.KNCKl'llM.»- 


f.r.:» 


'  •   f-ri.Mir  du  nul  dhirondelle  et  de  la 

F.C.  437.-  Le  cervelet  dans  la  région  du  ^^^^^^^^èwen..,  la  substance  blanche 
branche  horizunlale  de  1'^;^^";;^^^;;  "  ,^  n.eculus.  Le  quatrième  ventricule,  ses 
centrale  des  hémisphères,  les  lu  aontui 


654 


ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


(liverticules  angulaire  et  latéraux. Coupe  horizontale  C  6  du  rhombencéphale  sec- 
tionnant le  bourgeon  terminal,  la  partie  supérieure  de  la  pyramide  du  vermis,  les 
amygdales,  le  ilocculus  et  la  partie  supérieure  du  bulbe  rachidien  —  et  passant 
par  la  ligne  C6  de  la  Fig.  431.  (La  cavité  du  quatrième  ventricule  est  colorée  en 
rouge.)  Méthode  de  Weigert-Pal.  2/1  grandeur  nature. 

f)h,  la  branche  horizontale  de  l'arbre  de  vie  du  vermis.  —  Bf,  bourgeon  terminal.  —  Crst, 
corps  resliforme.  —  Era,  grand  entre-croisement  commissural  du  vermis.  —  fec,  feutrage 
cxtra-ciUaire.  — fie,  feutrage  intra-ciliaire.  —  Floc.ac,  Ilocculus  accessoire.  —  fsl.  feutrage 
sous-lob,iire.  —  fsnie,  libres  semi-circulaires  e.xternes.  —  Lsli,  Lsls,  les  lobes  semi-lunaires 
inférieur  et  supérieur  du  cervelet.  —  /)/(,  nid  d'hirondelle.  —  Oc,  olive  cérébelleuse.  — 
Plc/i.  plexus  choroïde  du  diverticule  latéral  du  quatrième  ventricule.  — PFloc,  pédoncule  du 
Ilocculus.  —  l'IVi,  diverticule  latéral  du  quatrième  ventricule.  —  scf,  grand  sillon  circonfé- 
rentiel  de  Vicq  d'Azyr.  —  siV.  sillon  inférieur  de  Vicq  d'Azyr.  —  spon,  sillon  post-nodu- 
laire.  —  sppy,  sillon  post-pyramidal.  —  sprp,  sillon  pré-pyramidal.  —  st.ac,  stries  acous- 
tiques.—  Tub.ac,  tubercule  acoustique. —  IT,  valvule  de  Tarin. —  T77/c.  branche  cochléaire 
du  nerf  auditif.  —  VIlIv,  branche  vestibulaire  du  nerf  auditif. 

giiial  antérieur  du  cervelet,  du  pédoncule  cérébelleux  moyen  et  de  la 
substance  blanche  centrale  du  vermis.  Elle  intéresse  la  partie  supérieure 
du  bulbe  rachidien,  le  diverticule  latéral  du  quatrième  ventricule  (rlV;),  le 
nid  d'hirondelle  (nh)  les  lobes  de  la  face  inférieure  des  hémisphères,  les 
amygdales  (Amy),  les  lobes  du  vermis  inférieur,  le  bourgeon  terminal [hi), 
l'extrémité  postérieure  de  la  branche  horizontale  de  r arbre  de  vie  (bh)  et 
Xa  pédoncule  du  flocculus  (PFloc). 

La  substance  blanche  centrale  des  hémisphères  se  présente  sur  cette  coupe  sous 
un  aspect  autre  que  sur  les  coupes  précédentes.  Elle  est  entourée  de  toute 
part  par  l'écorce  cérébelleuse,  ne  limite  plus  le  cervelet  en  avant,  et  s'est 
étendue  dans  le  sens  transversal.  Autour  d'elle,  s'implantent  les  nombreux  axes, 
d'inégale  longueur,  des  différents  lobes  des  faces  inférieure  et  postérieure  du 
cervelet.  Ce  sont  en  avant,  et  de  dedans  en  dehors,  le  pédoncule  du  flocculus 
(PFloc);  puis  les  nombreux  et  courts  axes  du  lobe  grêle,  l'axe  court  et  grêle  de 
l'extrémité  antérieure  du  lobe  semi-lunaire  inférieur  (Lsli),  compris  entre  le  sillon 
inférieur  de  Vicq  d'Azi/r  (siV)  et  le  grand  sillon  circonféreniiel  (scf).  Autour  de 
Textrémité  externe  de  la  substance  blanche  centrale,  s'implantent  les  nombreux 
et  importants  axes  du  lobe  semi-lunaire  suj)érieur  (Lsls).  Au  voisinage  du  vermis^ 
en  arrière  de  Volive  cérébelleuse  (Oc),  s'implantent  les  axes  de  la  partie  posté- 
rieure, volumineuse,  du  lobe,  semi-lunaire  inférieur  ;  quant  à  la  partie  moyenne 
(le  la  face  postérieure  de  la  substance  blanche  centrale  des  hémisphères,  elle  est 
tapissée  par  l'écorce  qui  recouvre  le  fond  du  grand  sillon  circonfercntiel  de  ]'icq 
d'Azyr  (scf). 

Dans  la  région  du  vermis,  on  trouve,  entre  les  deux  lobes  semi-lunair(>s  infé- 
rieurs, l'axe  inliniment  réduit  du  bour(jcim  terminal  (Bt)  limité  en  avanl  par  un 
pont  de  substance  blanche  correspondant  à  la  section  de  la  branche  horizon- 
talf  de  Varbre  de  vie  (bh)  —  pont  qui  relie,  en  arrière  des  olives,  la  substance 
blancbe  centrale  des  deux  hémisphères  cérébelleux  ;  —  la  branche  horizontale 
de  l'arbre  de  vie  est  limitée  en  avant  par  l'écorce  du  profond  sillon  post-pyra- 
//i/'rfa/ (sppy);  puis  on  trouve,  d'arrière  en  avant,  la  section  de  la  pyramide  du 
venais  (Pyc)  dont  l'axe  se  fusionne  de  chaque  côté  avec  la  substance  blanche 
contrale,  le  sillon  prépyromidal  (sprp),  la  section  de  la  luette  (Uv),  le  sillon  posl- 
nodulaire  (si)on),  enlin  les  lamelles  cérébelleuses  de  la  face  inférieure  du  nodule 


KTi  iti:    iDi'iM.H  A  ni  i(,ii  i;  ih     itin»M  im,  ncii'ii  a  i.i:.  6sr» 

No  .  (le  (It'iiiiiT  Idlnilc  sriiloinc  ;i  la  iii.niii'if  il'uii  coin  ciilir  les  dnix  ivnyfif- 
idili's  (Aiuy),  rt'l"'"^''"''''""  !'•"'  ''"'^  ■'  <|ii.ilr<'  iluls  t;ris  sans  (((iiiii'xion  .iiiciinc 
;iv(M'  le  (MM'vt'li'l,  ri  (|iii  loriiit'iil  (laii>  leur  »'iis(Mnl)lc  iiii  lolmlc  iiri';.'iiliri  cinciil 
iivalaii't'.  sidii'  (laii>  \r  un/  (/'/lirondt'I/r  inh)  et  liiiiilé  en  avant  par  la  /m/r  rlm- 
iindii'iiiie  (lu  iiuiitrii'iiif   iwiitricii/r,    |,(>s  aiiniiiil'ilrs  soiil  donc  rxli  a  \ ciili  iciilaiic^. 

OuanI  au  iii</  d' liinnulcUt',  il  csl  conslilni' a  dinilc  par  une  njincc  lariir;  de 
■«iibslaiicc  ^risc  qui  tapisse  le  corps  inlia-ciliaire,  par  une  mince  couche  de  suit 
slance  blanche  (pii  recouvre  r(>\lréniile  anléiienre  de  l'olive  eért-helleuse,  et  rpii 
se  continue  en  avant  avec  la  substance  blanche  centrale  d(!S  In-niisplieres  céi  é- 
belli'ux.  A  liaiiche,  la  |>arlie  poslùrieuit!  du  tiiil  (l'hirniKlrlIi-  est  limiloe  comme  à 
droite  par  uiu>  niinee  eouelie  de  substance  f,'rise  en  connexion  avec  l'écorce  de 
la  liuMte  i>t  (|ui  tapisse  lu  partie  interne  du  feulnnji'  nifrn-ciliairr  (fie);  en 
dehors,  elle  est  limitée  par  la  valvule  dr  ï'arin  (Vï),  séparée  de  Volivn  cérébel- 
h'usi'  (Oc)  et  de  sa  toison  (fec)  par  un  étroit  diverlicule  du  quatrième  ventricule. 

L'olivr  crvéhi'lknsc  (Oc)  est  formée  sur  cette  coupe  par  une  lame  festonnée 
recouverte  de  denticules  et  de  dentelures,  et  repliée  sur  elle-môn»e  en  forme  de 
bourse,  reproduisant  par  consé((uent  l'aspect  si  caractéristique  del'olive  bulbaire 
dont  elle  ne  se  distinirue  que  par  son  volume  infiniment  plus  considérable. 

Les  dimensions  récipro([uos  des  corps  olivaires  bulbaire  et  cérébelleux  sont 
du  reste  très  manifestes  sur  cette  coupe. 

La  cavité  de  V olive  cérébelleuse  (Oc)  est  comblée  par  le  feutrage  inira-ciliaire 
{tic\  feutratre  dense,  très  riche  en  vaisseaux  et  d'où  procède,  sur  les  coupes  plus 
élevées,  le  pédoncule  cérébelleux  supérieur  (Pcs).  L'olive  est  entourée  en  dehors- 
par  une  mince  couche  de  feutrage  extra-ciliawe ,  la  /ouon  (fec),  que  ses  fibres 
fortement  colorées  par  l'hématoxyline  distinguent  seules  du  reste  de  la  sub- 
stance blanche  centrale.  Cette  dernière  est  presque  exclusivement  formée  par 
un  dense  feutrage  de  libres  entre-croisées  dans  tous  les  sens,  le  feutrage  sous- 
lohaire  (fsl).  Ce  n'est  en  cfi'et  qu'en  arrière  de  Volive  cérébelleuse  (Oc)  et  dans  la. 
branche  horizontale  de  Varbre  de  vie  (lih),  que  l'on  rencontre  les  derniers  ves- 
tiges des  fibri's  semi-circulaires  externes  du  cervelet  (fsme).  Dans  cette  région 
elles  ne  contiennent  presque  que  des  fibres  d'association,  et  décrivent  dans  leur 
ensemble  un  arc  à  concavité  antérieure. 

Le  quatricme  ventricule  prés(Mit(^  sur  cette  coupe  une  fente  transversale 
étroite,  plus  large  sur  la  ligne  médiane,  limitée  en  avant  par  le  bulbe,  en  arrière 
par  la  toile  choroïdienne  et  les  plexus  choroïdes;  ceux-ci  s'insèrent  à  gauche  sur 
l'extrémité  antérieure  de  la  valvule  de  Tarin  (VT);  à  droite,  sur  un  éperon  épen- 
dymaire  situé  à  la  base  du  pédoncule  du  jlocculus  (PFloc).  La  cavité  ventriculaire 
présente  sur  celte  coupe  deux  diverticules  :  l'un  postérieur  et  gauche,  l'autre 
antérieur  et  droit;  le  diverlicule  postérieur,  long  et  étroit,  s"insinue  entre  la  val- 
vule de  Tarin  (VT)  et  la  substance  blanche  centrale  et  appartient  au  diverticule 
angulaire  du  ■4''  ventricule;  l'antérieur,  situé  entre  le  pédoncule  du  floccnlus 
(PFloc)  el  le  corps  restiforme  (Crst)  est  représenté  par  un  canal  étroit  et  mince 
qui  conduit  en  avant  dans  \e  diverticule  latéral  du  quatrième  ventricule  (rlY.  . 

Il  résulte  de  cette  disposition,  que  la  moitié  droite  du  bulbe  est  complète- 
ment sc^parée  sur  cette  coupe  de  la  substance  blanche  centrale  du  cervelet.  Il 
nen  est  pas  de  même  à  gauche,  où  la  coupe  passe  au-dessus  du  diverticule 
latéral  du  quatrième  ventricule,  et  où  le  corps  restiforvw  (Crst)  est  séparé  de  la 
substance  blanche  centrale  des  hémisphères  par  les  stries  acoustiques  (stac),  le 
tubercule  acoustique  (Tub.ac)  et  le  pédoncule  du  flocculus  (PFloc),  petit  faisceau. 


6J>») 


ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 


compact    dont    les    fibres   fortement   colorées  par  la    laque   hématoxylinique  | 
peuvent   être  suivies  jusqu'à  l'angle  externe  du  quatrième  ventricule  où  elles 
s'arrêtent  brusquement.  fPFIoc,  Fig.438)(Voy.  Pédoncule  du  llocculus,  cbap.lV.) 


Bulbe  rachidien. 

COUPES    INTÉRESSANT    LE    BULBE    RACHIDIEN 

^Coupes  H8  à  H23,  Fig.  438  à  4o3.) 

Les  sci/e  coupes  suivantes  intéressent  le  bulbe  rachidien  :  elles  se  dis-  m 
tinguentdes  coupes  de  la  protubérance,  1"  par  l'absence  des  fibres  trans- 
versales du  pont  et  l'affleurement  de  la  calotte  sur  les  parties  latérales  du 
bulbe;  2° par  la  fusion  de  la  calotte, ou  étage  postérieur, avec  l'étage  anté- 
rieur représenté  par  la  voie  pédonculaire  réduite  au  faisceau  pyramidal  ; 
3"  par  l'incorporation,  dans  la  calotte,  du  pédoncule  cérébelleux  inférieur  qui 
occupe,  sous  le  nom  de  corps  resliforme,  l'angle  postéro-externe  du  bulbe. 

Les  coupes  H  8  à  H  13  (Fig.  438  à  443)  sectionnent  la  partie  supé- 
rieure du  bulbe,  c'est-à-dire  la  partie  qui  concourt  à  former  le  plancher  du 
quatrième  ventricule;  elles  présentent  toutes  une  surface  de  section  trian- 
gulaire à  base  postérieure  et  d'autant  plus  accentuée  que  la  coupe  est 
plus  voisine  du  sillon  bull»o-protubérantiel. 

Les  coupes  H  14  à  H  23  (Fig.  444  à  453)  intéressent  la  partie  infé-  jj 
ricure,  fermée,  du  ])ulbe,  alTectcnt  une  surface  de  section  arrondie,  d'au- 
tant plus  régulière  que  les  coupes  sont  plus  proches  du  collet  du  bulbe, 
et  partant,  de  la  moelle  cervicale. 

Coupe  H  8  (Fig.  438).  —  Cette  coupe  passe  au-dessus  des  diverticules 
latéraux  du  quatrième  ventricule  et  de  la  partie  supérieure  des  pyramides 
antérieures  du  bulbe,  et  intéresse  la  région  de  transition  entre  la  protu- 
bérance ot  le  bulbe  rachidien, c'ost-à-dirc  la  région  du  sillon  hulbo-protu- 
béraaliel.  La  coupe  étant  légèrement  oblique  en  bas  et  à  droite,  ses  deux 
moitiés  ne  sont  pas  symétriques.  A  droite,  elle  intéresse  le  noyau  de  ter- 
minaison du  nerf  cochléairc  (Nviii,),  le  pédoncule  du  floccidus  (PFloc),  et 
l'extrémité  supérieure  de  \ olive  bulbaire  (Oi);  à  gauche,  elle  passe  au- 
dessus  de  l'olive  bulbaire  et  sectionne  les  fibres  transversales  du  pont 
(FPoa)  qui  surplombent  les  pyramides  antérieures  (Py)  et  le  sillon  bulbo- 
protubéranticl. 

Les  extrémités  latérales  du  bulbe  sont  encore  adhérentes  à  la  suhslanco  blanche 
centrale  du  cervelet,  la  coupe  passe  en  cllel  au-dessus  des  diverticules  latéraux 
(lu  (|uatrième  ventricule.  Toutefois,  à  droite,  le  pédoncule  cérchelleux  inférieur^ 
incorporé  dans  le  tronc  enc6|)lialif|ue  et  complètement  séparé  de  la  substance 
hlunehe  dit  cercelel  [Mir  \e  p(''d(nirule  du  flocrulus  (PFloc),  constitue  déjà  le  corps 
restiforme  (Crst),  tandis  qu'à  gauche,  la  fusion  de  ce  même  pédoncule  avec  le 
cervelet  existe  encore;  la  coupe  se  rapproclie  à  cet  égard  do  la  coupe  H  7 
/Fig.  430,  p.  liiO). 

i 


KTIDi:    T(t|M)(.ll  \  l'Il  KM   !•:     hl      i;  Il  (  i  M  It  l.  N  C  i:  i' Il  \  I,  i: 


«B7 


FiG.438.  —Le  tronc  encéplialique  clans  la  région  biilbo-protubérantielle,  immédiate- 
ment au-dessus  des  diverticules  latéraux  du  (juatrième  ventricule.  Le  corps  resti- 


6:i8 


ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 


forme  el  les  fibres  arciformes  cérébello-olivaires.  —  Les  faisceaux  compacts  de  la  for- 
mation lélicult-e,  le  noyau  central  inférieur,  le  noyau  d'origine  du  facial.  —  Le  corps 
juxla-restiforme,  la  grosse  racine  sensilive  descendante  du  trijumeau  et  le  noyau 
de  la  branche  cochléaire  du  nerf  auditif;  les  stries  acoustiques  et  le  pédoncule  du 
llocculus  (La  cavité  du  4«  ventricule  est  colorée  en  rouge).  —  Coupe  horizontale  H  8 
du  bulbe,  aux  confins  de  la  protubérance,  passant  parla  ligne  H  8  de  la  Fig.  418, 
p.  Gio.  Méthode  de  Weigert-Pal.  5/1  grandeur  nature. 

hp,  sillon  bulbo-protubérantiel.  —  Cj,  corps  juxta-restiforme.  —  Cvst.  corps  restiforme. 

jail^  libres  arciformes  dorsales  du  bulbe.  —  fam,  fibres  arciformes  moj'ennes  du  bulbe. 

Fcc,  faisceau  central  de  la  calotte.  —  Floc,  flocculus.  —  PFloc,  pédoncule  du  flocculus.  — 
Flp,  faisceau  lonjiitudinal  postérieur.  —  Fit,  faisceau  latéral  du  bulbe.  —  FPoa,  fibres  trans- 
versales antérieures  de  la  protubérance.  —  fpt,  fibres  arciformes  prétrigérainales.  —  ND, 
noyau  de  Deiters.  —  A?',  noyau  du  raphé.  —  Oc,  olive  cérébelleuse.  —  Oi,  olive  bulbaire 
ou  inférieure.  —  Pci,  pédoncule  cérébelleux  inférieur.  —  rlV-,',  embouchure  du  diverticule 
latéral  du  c(uatriènie  ventricule.  —  Rtn,  ruban  de  Reil  médian.  —  S;)R,  substance  gélati- 
neuse de  Rolando.  —  SgPo,  substance  grise  antérieure  de  la  protubérance.  —  stac,  stries 
acoustiques.  —  Sirs,  stratum  superficiale   pontis.  —  Ib,  trou  borgne  bulbo-protubérantiel. 

Tr,  corps  trapézoïde. —  TT,  valvule  de  Tarin.  —  T'ayZ,  grosse  racine  sensitive  descendante 

du  trijumeau.  —  VI,  nerf  moteur  oculaire  externe.  —  T //.  nerf  facial.  —  XVH.  noyau  d'ori- 
gine du  facial.  —  l7//c,  branche  cochléaire  du  nerf  auditif:  NVIHc,  son  noyau  de  termi- 
naison. —  Vllli\  branche  vestibulaire  du  nerf  auditif:  XVIIlv,  son  noyau  de  terminaison. 
—  \\.  quatrième  ventricule. 


Les  pyramides  antérieures  et  toute  la  moitié'  gauche  du  bulbe  sont  encore 
recouvertes  par  de  nombreuses  fibres  transversales,  séparées  par  des  traînées  |] 
de  substance  grise  et  qui  appartiennent  au  sb'atum  superficialo.  du  pont.  L'union 
des  fibres  protubérantielles  antérieures  (FPoa),  soit  avec  les  pyramides,  soit 
avec  la  calotte,  n'est  toutefois  pas  très  intime.  La  coupe  intéresse,  en  effet,  sur 
la  ligne  médiane  entre  les  deux  pyramides,  le  trou  borgne  inférieur  ou  bulbo- 
jtrotiibérantiel  {ih),  et  sur  les  parties  latérales  le  sillon  bulbo-protubérantiel  (bp),. 
dans  l'espace  compris  entre  la  pyramide  et  le  tronc  du  nerf  facial  (VIII);  il  en 
résulte  qu'à  ce  niveau  le  corps  trapézoïde  (Tr)  apparaît  librement  à  l'extérieur. 

Le  stratum  superficiale  du  ponl  (FPoa)  est  traversé  par  les  troncs  des  nerfs 
moteur  oculaire  externe  (VI),  et  facial  (VII j  à  leur  émergence  dans  le  sillon  bulbo- 
protubérantiel,  et  par  le  nerf  vestibulaire  (VIIIv)  dont  les  fibres  pénètrent  dans 
les  parties  latérales  du  bulbe,  passent  entre  le  pédoncule  cérébelleux  inférieur 
(Pci)  et  la  grosse  racine  sensitive  descendante  du  trijumeau  (Vsd),  pour  se  rendre, 
en  partie  dans  le  cor])s  juxta-restiforme  (Cj)  et  le  noyau  de  Deiters,  en  partie  dans 
un  noyau  triangulaire,  le  noyau  triangulaire  ou  nogau  du  nerf  vestibulaire, 
n(n/(ui  postérieur  de  lacousticiue,  (Nvniv)  situé  sur  les  parties  latérales  du  plancher 
,1.11  t/uiilrième  ventricule,  en  arrière  et  en  dedans  du  corps  juxta-restiforme  (Cj). 

La  substance  grise  de  Vétage  antérieur  du  ponl  (SgPo),  assez  abondante  sur 
cette  coupe,  se  prolonge  sur  la  face  interne  de  chacune  des  pyramides,  y  forme 
W  iiiii/ttii  (ir(/ué  ou  arci forme  (Narc)  et  peut  être  suivie  en  particulier,  à  droite,  le 
long  du  raj)hé  jusqu'au  voisinage  du  faisceau  longitudinal  postérieur  (Flp).  Les 
noyaux  arqués  des  pyramides  (Narc)  et  les  noyaux  dits  du  raphé  (Nr)  ne  sont  donc 
que  (les  dépendances  des  noyaux  pontiques  (SgPo)  dont  ils  présentent  du  reste 
la  structure. 

Les  pyramides  antérieures  du  bulbe,  incomplètement  séparées  des  fibres  trans- 
versales de  la  protubérance,  contiennent,  outre  les  noyaux  nn/ués,  le  faisceau 
pyramidal  (Py),  c'est-à-dire  le  segment  inlt-ricur  ou  bulbaire  de  la  voie  ])édoncu- 
laire.  Ce  faisceau  n'est  plus  arrondi  comme  sur  les  coupes  de  la  région  protubé- 
ranlielle   inférieure,  mais  a  une  forme  plan-fonvexe,   sa    face  postérieure  piano 


KTIKi:     lOI'.x.  HAl'Il  loi   i:    IH      li  Ih'.M  llli.NCI.I'IIAI.K.  fiS'j 

OU  li'iJi'nMncnl  CDiicavc,  s';til')v;s,iiil  dii  riliMunil  ;i  la  h'v^ïdw  dr  i:i  calKll»;  oA 
n'eu  ('laiil  plus  si-parcc  cdiiiimi'  ilaii^  la  nvi^inii  pioliilxM'anticîlhi  par  l<;s  libres  du 
strnluiii  j)n>/nii(hiiii. 

A  {^auclie,  le  /'(tisiium  iii/rniiiiihi/  l'y  est  en  coulacl  avec  le  mlutn  i/<:  Jli'.il 
tni'di'in  (lin»'*  cl  \o  fnixrrnK  milrtll  flrln  niludr  (Fcc).  A  dioili',  Vuliri'  hnllKiiva  (Oi) 
s'insiuuc  (Midc  ces  deux  faisceaux  sous  liirinc  d'une  lauic  circulairi'  l'cstonru'e  et 
denlelce,  eulouraul  une  cavid'  close  de  loules  paris.  Elle  refouli-  h;  nihun  île  /d'il 
Itui  en  dedaii'-  el  laplalil  coiilir  le  raplié,  de  telle  soile  que,  de  piiilorine  (pi'il 
t-^l  >m  la  inoilii'  i^auelie  d(>.  la  coupe,  il  (lexient  rt!elan,L;iilaiie,  t,M;.Miaiil  en  Ion 
cnenrci'  ipiil  perd  ou  larticur. 

Le  faisrraii  crnlvnl  de  In  rnlotle  (Fcc)  occupe  la  partie  externe  de  Voitnc.  infé- 
rieiirr  ou  hiilfnilir  {i)i\,o\  s(^  continue  sans  déliuiitation  nette  avec  une  couche  de 
libres  seeli(Muu'es  plus  ou  moins  obliquement  ((ui  entoure  l'olive  bulbaire  el 
lui  tousiiliH'  une  véritable  capsule.  Si  ces  dernières  fibres  paraissent  ôtre  si 
nombreuses  dans  celle  n''^iou,  cela  tient  à  ce  que  cette  coupe  intéresse  l'exlré- 
uiile  supérieure  (1(>  l'olive  et  que  la  r/ij)sii/i-  de  fibres  est  particulièrement 
l'paisse  aux  deux  exirémités  de  ce  corps.  En  arrière,  le  faisceau  central  ci;  la 
ralollc  i^Fcc)  se  confond  sans  délimitation  nette  avec  les  fascicules  de  la  forma- 
tion riHicul'e  (SR)  qui  circonscrivent  en  dehors  le  noi/au  central  inférieur  (Nci). 
Moins  étendu  dans  le  sens  sagillal  ((ue  sur  la  coupe  H 7  (Fi,y'.  430,  p.  tilO),  ce 
noyau  esl  limite''  en  avant  par  le  ruban  d''  /{fil  uf'dian  (Km  ,  Vo/ivc  bulhaire  (Oi) 
et  \efaisci'aii  central  de  lu  calotte  (Fccj.  Kn  arriére,  il  est  séparé  du  faiaceau  lon- 
gitudinal posti'ricur  \V\\))  ]tar  une  couche  de  libres  beaucoup  plus  épaisse  et 
dense  (pie  sur  la  coupe  H  7  (Fig. i3();. 

La  partie  externe  de  la  formation  réticulée  (SR)  contient  de  nombreux  fasci- 
cules clairsemés;  on  y  rencontre,  en  dedans  de  la  grosse  racine  descendante  sen- 
silire  du  trijumeau  (Vsd),  le  noyau  du  facial  (Nvii)  intéressé  à  sa  partie  infé- 
rieure; les  fibres  radiculaires  (VII),  qui  en  partent  se  portent  en  arrière  et  en 
dedans  et  peuvent  être  suivies  jusqu'au  plancher  du  quatrième  ventricule.  Cette 
partie  du  trajet  du  facial  esl  nettement  visible  sur  la  moitié  gauche  de  la  coupe 
où  les  fibres  radiées  et  arciformes  de  la  formation  réticulée  sont  seules  dessinées. 

En  avant  du  noyau  du  facial  (Nvii),  la  formation  réticulée  (SRj  atteint  la  péri- 
phérie du  bulbe;  les  fibres  longitudinales  y  sont  particulièrement  denses  et  nom- 
breuses, et  constituent  dans  leur  ensemble  le  faisceau  latéral  du  bulbe iVli),  fais- 
ceau complexe  et  mal  délimité  qui  fait  suite  à  ce  groupe  de  fibres  situé  dans  la 
région  protubérantielle,  en  avant  de  Yolive  protubérantielle,  en  dehors  du  ruban 
(le  lîeil  médian  i  Voy.  coupe  H7,  Fig.  i30,  p.  (iiOi.  Le  faisceau  latéral  du  bulbe  {F\l) 
est  formé  en  grande  partie  par  un  faisceau  médullaire,  le  faisceau  de  Gowers; 
dans  la  région  protubérantielle,  il  est  renforcé  par  des  fibres  du  ruban  de  Red 
latéral  et  par  quelques  fibres  du  ruban  de  Ri-il  médian.  Dans  la  partie  fermée  du 
bulbe,  il  reçoit  le  faisceau  cérébelleux  direct,  faisceau  d'origine  médullaire,  con- 
-litué  par  les  cylindres-axes  des  cellules  de  la  colonne  de  Clarke. 

La  grosse  racine  sensitive  descendante  du  trijumeau  (Vsd)  occupe  la  partie 
externe  de  la  calotte,  et  conserve  dans  le  bulbe  sa  surface  de  section  semi- 
lunaire  et  ses  connexions  avec  la  substance  gélatineuse  de  Rolando  (SgR).  En 
arrière  d'elle,  au  voisinage  de  la  substance  grise  centrale  qui  tapisse  le  plancher 
du  (|uatrième  ventricule,  on  trouve  le  corps  juxta-resti forme  (Cj);  sa  partie 
interne  est  riche  en  fibres  longitudinales  denses  et  serrées,  qui  forment  dans 
leur  ensemble  une  surface  de  section  rectangulaire  et  sont  plus  nombreuses 


600  ANATOMIE    DES    CENTRES    NEllVEUX. 

sur  celte  coupe  (iiic  sur  celles  de  la  région  protubérantielle;  elles  sont  ren- 
forcées en  effet  à  ce  niveau  par  la  racine  descendante  du  nerf  vestihuhnre  ou 
racine  de  lioller.La.  gangue  de  substance  grise  qui  entoure  les  fascicules  du  corps 
juxta-restiforme  et  constitue  le  noj/au  de  Dc'iters  (ND)  est  refoulée  à  la  partie 
externe  de  ce  corps  et  s'adosse  au  corps  resli forme  (Grst). 

Le  corps  resliforme  (Grst),  c'est-à-dire  le  pédoncule  cérébelleux  inférieur, 
après  son  émergence  du  hile  du  cervelet,  occupe  l'angle  postero-externe  de  la 
calotte.  Il  est  complètement  séparé  du  reste  du  cervelet  par  les  fibres  horizon- 
tales du  pédoncule  du  flocculus  (PFloc)  qui  le  recouvrent  en  arrière  jusqu'à 
Vanrjle  latéral  du  quatrième  ventricule.  Le  corps  resliforme  présente  une  surface 
de  section  irrégulièrement  ovalaire;  c'est  un  faisceau  volumineux,  essentielle- 
ment constitué  par  des  fibres  longitudinales,  mais  qui  contient  déjà  à  ce  niveau 
des  fibres  horizontales.  Ces  derniers  s'infléchissent  en  dedans,  se  détachent  en 
grand  nombre  de  sa  partie  antérieure  et  concourent  à  former  les  fibres  arciforincs 
du  bulbe.  Dans  toute  la  hauteur  de  son  trajet  bulbaire,  le  corps  restiforme 
abandonne  ainsi  à  la  calotte  de  nombreuses  fibres  arciformes  qui  décrivent  des 
courbes  à  concavité  interne,  postérieure  et  supérieure,  puis  s'entre-croisent  au 
niveau  du  raphé  avec  celles  du  côlé  opposé.  Elles  sont  destinées  aux  noyaux 
arqués  des  pip-auiides  et  aux  olives  bulbaires,  et  constituent  le  si/stème  des  fibres 
arciformes  superficielles  du  bulbe  et  le  système  des  fibres  cérébello-olivaires.  Les 
premières  fibres  arciformes  (fpt)  qui  se  détachent  du  corps  restiforme  partent, 
comme  le  montre  cette  coupe,  de  la  partie  antérieure  de  ce  volumineux  faisceau. 
Elles  passent  en  avant  de  la  grosse  racine  sensitive  descendante  du  trijumeau  ^Vsd\ 
traversent  le  faisceau  latéral  du  bulbe  (^Flt)  et  le  faisceau  central  de  la  calotte  {Fcc), 
passent  entre  Volive  bulbaire  (Oi)  et  le  faisceau  pijramidal,  mais  sur  celte  coupe 
n'atteignent  pas  encore  le  raphé.  Leurs  rapports  avec  la  grosse  racine  sensitive 
descendante  du  trijumeau  (Vsd)  leur  a  valu  le  nom  de  fibres  arciformes  prélrigé- 
minales  (fpt). 

Les  parties  moyenne  et  dorsale  de  la  calotte  sont  traversées  par  un  autre 
système  de  libres  arciformes,  le  système  des  fibres  arciformes  mogennes  (fam)  et 
dorsales  (fad).  Elles  se  détachent  pourlaplupartdu  j-opAt',  lequel  contient  de  nom- 
breuses fibres  sagittales,  dont  les  connexions  avec  le  noyau  arqué  des  pyramides 
sont  très  manifestes  sur  cette  coupe.  Les  moyennes  (fam)  traversent  le  nogau  central 
inférieur  (Nci)  et  ne  peuvent  sur  cette  coupe  être  suivies  au  delà  du  faisceau 
central  de  la  calotte  (Fcc)  ;  elles  se  perdent  dans  les  trabécules  gris  de  la  formation 
réticulée  (SR).  Les  dorsales  (fad)  occupent  la  partie  postérieure  de  la  calotte,  tra- 
versent le  faisceau  longitudinal  postérieur  (Flp)  et  les  fibres  de  la  formation 
réticulée  situées  en  avant  et  en  dehors  de  ce  faisceau,  et  les  séparent  de  la  sub- 
stance grise  centrale  du  plancher  du  quatrième  ventricule;  elles  peuvent  être 
suivies  pour  la  plupart  jusqu'au  corps  juxta-restiforme  (Cj)  dont  elles  procèdent. 
Un  petit  nombre  provient  du  noyau  de  terminaison  du  nerf  vcsiibulaire  (NVlIlv  . 

Dans  la  calotte  du  côté  gauche,  le  corps  trapézoïde  (Tr)  constitue  un  autre 
système  de  fibres  arciformes;  on  voit  ses  fibres  traverser  le  ruban  de  Reil  médian 
(Umj  et  le  fiisreau  central  de  la.  calotte  (Fcc),  longer  le  sillon  bnlbo-protnbérantiel 
(bp),  passer  en  avant  du  noyau  du  facial  (NVII)  et  do  la  grosse  racine  sensitive 
desrendante  du  trijumeau  (V  sdj  et  croiser  lo  tronc  du  nerf  vestibulaire  (VlIIv).  Elles 
j»rovi{'nnent  du  nogau  antérieur  du  nerf  acoustique  ou  noyau  du  nerf  cochléaire 
(NVIIIc)  situé  en  avant  du  pédoncule  cérébelleux  inférieur,  en  dehors  du  nerf 
vestibulaire  et  au-dessus  du  diverticule  latéral  du  quatrième  rentricule.  La  moitié 


r:iri)i':  toimm.m  m'Iikh  i:   in     luiitMiui.Nci.i'ii  \  i.i;.  iwu 

^'.•niclii'  (If  la  coiiitc  n'itiir-rcssi'  ([iii'  la  parlicî  sii|)(''iioiirtt  de  ci'  noyau  .\\  lllc  (|Mi 
sert  (le  noi/mi  dr  fi'niiinni'inii  un  ni'rf  nir/ilrnirr  cl  de  iini/mi  i/'i>ii</iiir  un  iiniis 
tiiijivzititir :  1,1  iiioilic  droite  de  la  l'oiipc  le  s.Tlioime  ■>iii\,iiil  son  ^laml  a\c.  Il 
s'y  [ircsciilc  sous  l'aspect  d'un  noyau  voliunineiix  silue  en  avant  du  cDrjjs  n-sli- 
fnnitr  idi'sli,  (Ml  d(>dans  du  pi-dniirnli'  iln  /Incculits  'IM'lo(;)  cl  (|ui  païaîl  snl)divis('; 
en  d(Mi\  parties  |i;if  le  lione  du  wr/'  rm/ilrairr  N'illc  .  I!n  ii'aliti'',  ces  denx 
parties  iii'  roiinenl  ([u'um'  masse  uni(iU(!  (|ui  entoure  d'um;  soiie  de  1er  a  cheval 
ou  d'un  ceicle  l'oniplet ,  1(!  nrrf  corlilrnin'  h  sa  pi' U(''l ration  dans  le  liulbc.  I.es 
coupes  vertifo  iransversahis  sont  1res  di''nionstrati\cs  à  cet  (''gard,  et  montrent 
mieux  (juc  les  coupes  horizontales  les  connexions  de  ce  noyau  avec  io  rar/is 
trnpi^zoii/r.  (Voy.  l'iij:.  't'i(\  p.  tilJO). 

S(Uis  l'ependynie  vt'ntriculaire,dans  la  siihshinn'.  ijrisc  daplnnclinr  du rpialr'K'nne 
l'i'itlrinilf.  il  existe  dans  la  nioiti(3  droite  de  celte  coupe  un  faisceau  volumineux 
(l(»  libres  seelioniu'es  parallèlement  à  leur  axe  et  fortement  colorées  par  la  laque 
luMuatoxylinique.  Va^  faisceau  ([ui.  à  |)remiere  vue,  semble  n'ôlre  que  la  prolon- 
gation du  /irdoiicnle  du  florciiliis  VFloc  en(>st,en  r(''alili'',  distinct;  il  constitue  les 
strii's  urousliiiut's  (staci  parliculiéreinenl  developpû'es  sur  ce  bulbe  et  dont  le 
trajet  ull(Jrieur  peut  facilement  (}tre  suivi  sur  les  coupes  suivantes.  Sur  cette 
strie  s'inst^'re  la  mcmhntue  rpinidi/muire  obluratrice  du  quatri(''me  ventricule  qui 
constitue  dans  cette  région  les  bandelettes,  taenia  et  lingula  du  quatrième  ven- 
tricule. iVoy.  p.  i!)l  et  Oiititrièmo  ventricule,  p.  501,  Fig.  353  et  351,  p.  49-2.) 

Cette  insertion  épendymairc  divis(>  la  cavité  du  quatriC'me  ventricule  iV.)  en  deux 
parties  :  Tune  interne,  fermée  par  \cs  plexus  choroïdes  transversaux  du  quatrième 
ventricule  et  qui  se  continue  à  gauche  avec  le  diverticule  angulaire  compris 
entre  la  valvule  de  Tarin  (Vï)  et  Vollve  cérébelleuse  (Oc)  (Voy.  Coupe  C  6.  Fig.  437, 
p.  653);  l'autre  externe,  inliniment  plus  petite,  qui  correspond  à  l'embouchure 
du  diverticule  latéral  du  quatriêim'  ventricule  (rlV.).  Ces  deux  parties  paraissent 
distinctes  sur  cette  coupe;  elles  communiquent  en  réalité  l'une  avec  l'autre  au- 
dessus  de  la  strie  acousti(iue. 

Coupe  H  9  (Fig.  439). —  Celte  coupe  intéresse  la  partie  supérieure  du 
bulheaii  niveau  des  diverliculcs  latérau.r  du  quatrième  ventricule [vW .y,  oWe 
sectionne  les  tubercules  acoustiques  i^ïub.ac)  et  le  tiers  supérieur  de  Votive 
bulbaire  (01). 

Le  bulbe,  sur  cette  coupe,  est  libre  de  toute  connexion  avec  le  cervelet  et 
présente  la  forme  triangulaire  propre  au  segment  supérieur  ou  ouvert  du  bulbe, 
c'est-à-dire  au  segment  qui  concourt  à  former  le  plancher  du  quatrième  ventri- 
cule; la  base  est  plane  et  appartient  au  quatrième  ventricule  (V,),  le  sommet 
antérieur  est  tronqué  et  présente  les  saillies  des  pyramides  antérieures  (Py)  du 
bulbe;  les  angles  postéro-externes  sont  occupés  par  les  corps  resti formes  (Crst). 

A  cette  hauteur,  la  surface  de  section  du  bulbe  est  surtout  remarquable  :  par 
le  dévelopi)ement  de  Volive  bulbaire  (Oi)  qui  occupe  la  partie  antérieure  de  la 
calotte;  le  nombre  et  le  volume  des  fibres  arci formes  émises  par  le  corps  7-esti- 
forme  (Crst)  ;  la  disparition  du  noyau  central  inférieur  et  son  remplacement  par 
de  nombreuses  fibres  longitudinales,  particulièrement  denses  et  serrées,  le  long 
du  raplié.  On  peut  de  ce  fait  consid(''rer  ù  Va  formation  réticulée  deux  régions  ou 
zones  :  la  région  inti-mcAongiie  et  étroite,  située  le  long  du  raphé,  s'étend  de  la 
substance  grise  centrale  du  plancher  du  (piatrième  ventricule  à  la  face  postérieure 


662 


ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 


de  la  pijramidr,  elle  est  essentiellement  constituée  par  des  fibres  nerveuses  et 
connue  sous  le  nom  de  formation  réticulée  blanche  (formatio  reticularis  alba,  SRa). 
La  région  exli-rnr.  large  et  irrégulièrement  quadrilatère,  est  riche  en  trabécules 
gris  et  en  amas  gris  plus  ou  moins  mal  délimités;  elle  porte  le  nom  de  formation 
réticulée  grise  (SRg'i  ;  elle  s'étend  dans  le  sens  transversal  de  la  formation  réti- 
culée blanche  (SRa)  au  corps  juxta-rcsti forme  (Cj)  et  à  la  grosse  racine  sensitive 
descendante  du  tjnjumeau  (Vsd)  et  atteint  la  périphérie  du  bulbe  entre  le  triju- 
meau (Vsd)  et  Volive  bulbaire  (Oi).  Dans  le  sens  antéro-postérieur,  elle  s'étend  de 
la  face  postérieure  de  l'olive  {Oi)k  la.  substance  grise  centrale  du  quatrième  ventricule. 

La  formation  réticulée  grise  (SRg)  ne  contient  à  cette  hauteur  qu'un  petit 
noyau  différencié,  qui  appartient  au  noyau  antérieur  du  vague,  ou  noyau  ambigu 
(Nab).  Les  fascicules  longitudinaux  sont  assez  régulièrement  di  sséminés,  ils  ne  se 
concentrent  qu'au  voisinage  de  la  périphérie  du  bulbe,  où  ils  forment  le  faisceau 
latéral  du  bulbe  (Fit).  La  formation  réticulée  blanche  (SRa)  n'atteint  pas  sur  cette 
coupe  les  fibres  sagittales  du  raphé  particulièrement  nombreuses  à  ce  niveau; 
elle  en  est  séparée  par  le  noyau  du  raphé  (Nr),  mince  et  étroite  lame  grise  qui 
atteint  en  arriére  le  faisceau  longitudinal  postérieur  (Flp)  et  qui  se  fusionne  en 
avant  avec  le  noyau  arqué  des  pyramides  (Narc). 

Les  rapports  que  la  fojnnation  réticulée  blanche  (SRa)]  affecte  avec  Y  olive  bul- 
baire (Oi)  permettent  de  la  diviser  en  deux  parties  :  lune  antérieure  ou  interoli- 
vaire,  la  couche  inte7-olivaire  de  Flechsig;  l'autre  postérieure,  la  couche  interréti- 
culée. Les  deux  couches,  interolivaire  et  interréticulce,  [ovmeniMïi  tout  compact  à 
l'état  normal  et  rien,  si  ce  n'est  leuis  rapports  avec  l'olive,  n'autorise  à  les  déli- 
miter nettement  l'une  de  l'autre,  et  encore  moins  à  circonscrire  dans  leur  épais- 
seur des  faisceaux  déterminés.  La  myélogénèse  et  surtout  l'étude  des  dégénéres- 
cences secondaires,  permettent  par  contre  d'y  reconnaître  un  certain  nombre  ^ 
de  systèmes  de  fibres.  Cette  étude  montre;  que  la  couche  interolivaire  comprend 
surtout  les  fibres  du  ruban  de  Reil  médian,  de  là  le  nom  de  couche  Icmniscale  qui 
lui  est  quelquefois  donné,  et  qu'elle  contient  en  outre  des  fibres  en  connexion 
avec  les  cordons  antéi'o-latéraux  de  la  moelle;  que  la  couche  interréticulée  con- 
tient, à  sa  partie  postérieure,  les  fibres  descendantes  et  ascendantes  dn  faisceau 
longitudinal  postérieur  (Flp)  qui  se  prolongent  dans  le  coj'don  antérieur  de  la 
moelle  ou  qui  en  dérivent;  la  partie  antérieure  de  \^  couche  interréticulée  con- 
tient surtout  des  fibres  en  connexion  avec  le  cordon  latéral  de  la  moelle,  fibres 
qui  se  terminent  dans  le  noyau  central  inférieur  on  qui  en  proviennent. 

La  formation  réticulée  présente  sur  cette  coupe  peu  de  fibres  radiées,  mais  elle 
est  traversée  par  un  grand  nombre  de  fibres  arquées  ou  arciformes  de  volume 
variable.  Celles  qui  parcourent  la  formation  réticulée  grise  i^SRg)  et  la  couche  inter- 
réticulée de  tu  formation  réticulée  blanche  (SRa)  sont  en  général  fines  et  minces, 
s'entre-croisent  à  angle  aigu  au  niveau  du  raphé  et  proviennent  du  corps  juxta- 
rcsti  forme  (Cj),  de  la  partie  adjacente  du  corps  resti forme  (Crst)  et  du  noyau 
triangulaire  du  nerf  vestibulairc  (NVlIlv).  Ce  sont  les  fibres  arciformes  profondes 
ou  dorsales  (fad)  et  \es  fibres  arciformes  moyennes. 

Les  fibres  arciformes  qui,  sur  cette  coupe,  traversent  la  partie  postérieure 
de  la  couche  interolivaire  (SRa,cio),  sont  beaucoup  plus  épaisses  et  plus  inten- 
sivement colorées  par  la  laque  hématoxylinique  et  appartiennent  au  système 
des  fibres  arciformes  cérébello-olivaircs.  Elles  se  portent  en  dehors  et  un  peu  en 
arrière,  passent  en  arrière  de  Volive  bulbaire  (Oi)  ou  à  travers  ce  corps,  par- 
courent en  fascicules  onduleux  et  enchevêtrés  la  partie  périphérique  de  la  for- 


I  II  im:  ïiM'iKiii  \  i'II  khi;   m    h  iKniitiiNCKi'ii  \  i.k. 


M,:\ 


Vu,.  439.  —  I.a  rt'gion  bulbaire  supérieure  au  niveau  des  diveiiicules  latéraux  du  qua- 
trième ventricule.  —  Le  corps  restiforme  et  les  fibres  arciformes  cérébello-olivaires. 
—  Les  stries  acoustiques  et  le  tubercule  acoustique. —  La  formation  réticulée  blanche 
et  la  formation  réticulée  iirise,  le  corps  juxta-restiforme  (noyau  de  Deiters  et  fais- 
ceaux cérébello-veslibulairesl.  L'olive  bulbaire  et  la  pyramide  antérieure  tlu  bulbe. 


664  ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 

—  Coupe  transversale  H9  passant  par  la  ligne  H9  de  la  Fig.  418,  p.  61;;.  Mé- 
thode de  NVeigert-Pal.  5  1  grandeur  nature. 

Cj,  corps  juxta-restiforme.  —  Crst,  corps  restiforme.  —  fad,  fibres  arciformes  dorsales. 

—  fas.  fibres  arciformes  superficielles  antérieures  du  ])ulbe.  —  Fcc,  faisceau  central  de  la 
calotte.  —  fcv,  fibres  cérébello-vestibulaires.  —  feo.  feutrage  extra-olivaire.  —  fio,  feutrage 
intra-olivaire.  —  fil.  fibres  arciformes  intcrtrigéminales.  —  fpt,  fibres  arciformes  prétri- 
géminales.  —  frt.  fibres  arciformes  rétrotrigéminales.  —  Floc,  flocculus.  —  Flp,  faisceau 
longitudinal  postérieur.  —  Fit.  faisceau  latéral  du  bulbe.  —  Fs.  faisceau  solitaire.  —  Mo, 
membrane  obturatrice  rétrobuibaire.  —  .Vfl6,  noyau  ambigu  ou  noyau  d'origine  des  nerfs 
mixtes.  —  Narc,  noyau  arqué.  —  A'D,  noyau  de   Deiters.  —  .V/"/,  noyau  du  funiculus  teres. . 

—  iVr.  noyau  du  raphé.  —  Nrp,  noyau  rétropyramidal.  —  XviUv,  noj-au  de  terminaison 
de  la  branche  vestibulaire  du  nerf  auditif.  —  Xixp,  noyau  postérieur  du  glosso-pharyn- 
gien.  —  0/.  olive  bulbaire.  —  l'Floc,  pédoncule  du  flocculus.  —  Pi/,  pyramide  antérieure 
du  bulbe  s'étalant  au-devant  de  l'olive.  —  r,  raphé.  —  ti]\.  diverticule  latéral  du  quatrième 
vcntrii-ule.  —  SgR,  substance  gélatineuse  de  Rolando.  —  .S'/?ff,  formation  réticulée  blanche. 

—  SHa  c(o),  couche  inter-olivaire  de  la  formation  réticulée  blanche.  —  SRa  {cir)  couche 
interréticulée  de  cette  même  formation.  —  SRg,  formation  réticulée  grise.  —  stac,  strie 
acoustique.  — stac. a,  strie  acoustique  ascendante.  —  TL,  trou  de  Luschka.  —  Ttib.ac,  tuber- 
cule acoustique.  —  T'*,  quatrième  ventricule.  —  IX.  nerf  glosso-pharyngien. 

motion  réticulée  grise  (SRg)  et  le  faisceau  latéral  du  bulbe  (Fit).  Elles  se  réunissent 
ensuite  en  épais  fascicules  qui  abordent  la  partie  antéro-interne  du  corps  resti- 
forme (Crst)  et  dont  les  unes  passent  en  avant,  les  autres  à  travers,  d'autres  en 
arrière  de  la  grosse  racine  descendante  sensitive  du  trijumeau  (Vsd);  elles  portent 
de  ce  fait  les  noms  de  fibres  arciformes  prétrigéminales  (fpt),  intertrigémi- 
nnU'S  (fit)  et  rétrotrigéminales  (frt). 

Le  corps  restiforme  (Crst)  présente  le  même  aspect  que  sur  la  coupe  précé- 
dente, mais  il  a  déjà  diminué  de  volume  par  suite  du  départ  des  fibres  arciformes. 
C'est  du  reste  un  fait  facile  à  constater  et  signalé  déjà  par  Deiters  et  par  Meynert, 
que  le  volume  du  corps  restiforme  diminue  à  mesure  que  celui  de  l'olive 
bulbaire  augmente. 

Les  fibres  arciformes  prétrigéminales  (fpt)  n'appartiennent  pas  toutes  au 
système  cérébello-olivaire,  un  grand  nombre  conservent,  comme  sur  la  coupe  pré- 
cédente H8  (Fig.  438),  leur  position  superficielle  et  appartiennent  aux  fibres 
arciforines  externes  ou  superficielles  du  bulbe  (fas).  En  longeant  la  péripbérie  du  1 
bulbe,  elles  passent  en  avant  de  Volire  bulbaire  (Oi)  {fibres  pré-olivaires),  puis  se 
comportent  de  deux  façons  différentes.  Les  unes  poursuivant  leur  trajet  super- 
ficiel passent  en  avant  de  \dt.  pyramide  antérieure  du  bulbe  [Py),  [fibres  prépgrami- 
dales),  et  se  rendent  dans  le  noyau  arqué  des  pyramides  (Narc)  ou  se  continuent 
avec  les  fibres  sagittales  du  raphé  (r)  ;  les  autres  passent  entre  Volivc  (Oi)  et  la 
pyramide  (Py)  ou  à  travers  le  faisceau  pyramidal  (Py),puis  abordent  de  même  le 
noyau  arqué  ou  les  fibres  sagittales  du  raphé. 

L'olive  bulbaire  (Oi)  occupe  la  partie  antérieure  de  la  calotte  bulbaire;  elle  est 
située  en  arriére  de  la  pyramide  (Py)  et  comprend  deux  lames,  l'une  antérieure, 
l'autre  postérieure,  dentelées  et  festonnées,  réunies  en  dehors,  écartées  en 
dedans,  où  elles  interceptent  un  orifice  connu  sous  le  nom  de  hile  de  Volive  et  qui 
livre  passage  à  de  nombreuses  fibres  arciformes  cérébello-olivaires  de  la  moitié 
opposée  du  bulbe.  Les  faces  intérieure  et  extérieure  de  la  lame  olivaire  sont 
tapissées  d'un  feutrage  très  dense  de  fibres,  fortement  colorées  par  la  laque 
hématoxylinique.  Le  feutrage  extra-olivaire  (feo)  est  particulièrement  épais, 
entoure  l'olive  d'une  véritable  capsule,  renforcée  à  sa  partie  postérieure  et 
externe  par  le  faisceau  coitral  de  la  calotte  (Fcc)  qui  fait  corps  avec  elle. 

Le  faisceau  pyramidal  (Py)  s'est  étalé  au-devant  de  l'olive  dont  il  masque  la 


KTIDK     inlMtiii;  Al'llinl   i:    l»l      H  II  i  >  M  hkN  C  l.l»  Il  \  I.K.  Ofili 

Siiillii"  «'Il  rlliKMiil  le  --illoii  (ili\,iiir  iiiIi'Iik;.  (l'esl  lii  iilic  (lisposilioii  iiii  [n  ii  miioi- 
iiiali'.  (pii  M'  irlioiiM'  >iii  Ic-^  coiipos  HIO  oL  Hll.  l'"iK-  '»  t()  el  til,  cl.  i|iii  t•■^l 
due.  ainsi  (iiic  le  iiioiiiii-  l'oludc  des  (ir';,'»'!n<'i'esconces  socondaircs  du  fais- 
ceau pyramidal  Irailt'cs  par  la  inélliodi'  de  Marclii  à  la  i)n'*S('iice  de;  libres  jjvia- 
midalcs  JioiM'ilali'ialcs  snpcrlicicllcs  Voy.  p.  ."iiT,  l''it,'.  '.\x:\).  Vm  g6w'',rn\  h;  l'ais- 
ccau  |)yraiiii(lal  l'sl  iiiiciix  ilrlimiii'  de  l'nlivi'  hiilhairc,  ditril  le  sépare  un  amas 
iri't\i;ulii'r  t\r  siiltsiaiice  j;rise,  le  iini/fiii  rrlro/n/rtniiiilnl  .'Svitj.  Dans  collo  s<';rie 
de  coujifs  la  |)yraiiii(l(>  ne  se  (bditnilc,  en  dehors  cl  en  arrièr(*.  de  la  cnpsuln  df 
l'olive  (feoi  «pie  par  la  direcliuii  de  ses  libres  el  par  leiii-  coloration  moins  in- 
tense par  la  hupie  liéinalo\ylini(|iie;  en  airière  el  on  d(!dans,  elle  s'adosse  au 
ruban  de  Heil  compris  dans  la  ctinr/tc  Itilrrolicairn  de  la  foniuilion  rrlindée  hlandu' 
(SRa(cio).  La  [larlie  anli'ro-inlei  ne  du  faisceau  pyi-am'iddl  (Py)  est  recouverte 
par  le  uo\iau  tiri/itr  (Narc i.  sa  partie  anlcro-exlernc  j)ar  les  fthres  arciformea  péri- 
p}/i'(iiiti(l(tks.  Formé  surtout  de  libres  sectionnées  perpendiculairement  ou 
obliipiement  à  leur  direction,  le  faisceau  pyruiuidal  est  sillonné  par  des  libres 
horizontales  i)lus  ou  moins  onduleuses  dont  une  partie  au  moins  appartient  aux 
fibres  arci formes  pré-olivaires. 

Les  fibres  sagittales  du  rnphé  (ri,  particulièrement  nombreuses  sur  cette 
coupe  et  dont  les  connexions  avec  le  noyau  ar'/uc  (Narcj  et  les  fibres  prépyra- 
midales sont  des  plus  manifestes,  se  continuent  au  niveau  an  sillon  longitudinal 
médian  du  (juatrième  reulricule  avec  les  stries  acoustiques  stac).  A  gauche,  ces 
stries  peuvent  être  suivies  le  long  du  plancher  du  quatrième  ventricule  jus- 
qu'à une  saillie  allongée,  qui  recouvre  la  face  diverticulaire  du  corps  resti- 
forme  (Crst  et  constitue  le  tubercule  acoustique  (Tub.ae)  ;  à  droite,  ces  connexions^ 
sont  également  très  manifestes,  mais  les  stricts  sectionm-es  plus  obliquement  et 
anormalement  développées  ne  peuvent  être  suivies  sans  interruption  jusqu'au 
tubercule  acoustique  (Tub.  acj.  Au  voisinage  du  sillon  longitudinal  médian,  on  les 
voit  passer  en  avant  d'un  faisceau  arrondi,  qui  représente  la  surface  de  section 
d'une  strie  acoustique  ascendante  i  stac. a)  ou  oblique. 

Les  coupes  sériées  montrent  que  cette  strie  anormale,  qui  répond  à  la  corde 
ou  baguette  d'harmonie  des  auteurs,  s'effile  de  bas  en  haut,  qu'elle  affecte  un  tra- 
jet ascendant  ^-t  peut  être  suivie  jusqu'à  la  fossette  latérale  du  quatrième  ven- 
tricule, au  voisinage  du  locus  c;cruleus  iFig.  406,  p.  583;.  Ln  dehors  de  cette 
strie  anormale,  on  trouve  sur  la  coupe  H 9.  la  surface  de  section  de  la  partie 
inférieure  de  la  strie  acoustiques  (stac^  de  la  coupe  précédente  H  8  (Fig.  438, 
p.  6o7);  ses  fibres  sont  sectionnées  parallèlement  à  leur  direction,  fortement 
colorées  par  Ihématoxyline  et  donnent  insertion  à  la  membrane  obturatrice  {Mo} 
du  quatrième  ventricule. 

Le  tubercule  acoustique  droit  iTub.ac)  coiffe  toute  la  face  externe,  diverticu- 
laire, du  corps  restiforme  (Crst).  C'est  une  masse  allongée  de  substance  grise,  sil- 
lonnée de  libres  parallèles  et  horizontales  fortement  colorées  par  Ihématoxyline 
et  qui  appartiennent  aux  fibres  radiculaires  du  nerf  cochléaire  et  aux  stries  acous- 
f-iques. 

En  avant  des  stries  acoustiques,  la  substance  grise  centrale  du  quatrième  ven- 
tricule contient  un  noyau  triangulaire,  volumineux,  le  noyau  de  terminaison  du 
nerf  vestibulaire  ou  noyau  triangulaire,  ou  noyau  postérieur  de  l'acoustique 
(NVIlIv).  Il  est  limité  en  dedans,  au  voisinage  du  sillon  longitudinal  médian, 
par  un  petit  noyau  arrondi  pauvre  en  fibres  à  myéline,  le  noyau  des  faisceaux 
arrondis,  noyau  des  funiculi  teretes  CSh";  qui  fait  saillie  sur  le  plancher  du  qua- 


666 


ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVELX. 


tricme  ventricule  au-dessus  du  noyau  de  l'hypoglosse.  En  dehors,  le  noyau 
triangulaire  du  nerf  vestibulairc  est  limité  par  le  corps  juxta-resiifonne  (Cj  !  dont 
la  partie  interne  (fcv)  contient  des  fascicules  moins  serrés  et  moins  nombreux 
que  sur  la  coupe  précédente.  Une  partie  des  fibres  descendantes  de  la  racine  de 
fioller  [racine  descendante  du  nerf  vestibulaire)  s'est  déjà  épuisée  dans  la  su- 
bstance grise  du  noijau  de  Deiters  (ND),  particulièrement  abondante  à  la  partie 
externe  du  corps  jnxta-restiforme  (Cj)  au  voisinage  du  corps  resliforme  (Crst); 
d'autres  faisceaux  du  corps  juxta-restiforme  (Cj)  ont  donné  naissance  aux  fibres 
arcifurmes  dorsales  on  profondes  (fad).  En  avant  du  corps  resiiforme  (Crst)  et  du 
corps  juxta-restiforme  (Cj),  on  trouve  les  fibres  radicnlaires  du  nerf  glosso-pha- 
n/ngien  ou  de  la  IX"  paire,  dont  une  partie  se  coude  en  avant  de  la  racine  des- 
cendante de  Roller,  affecte  un  trajet  descendant  et  se  réunit  en  un  faisceau 
compact,  le  faisceau  solitaire  (Fs),  ou  racine  descendante  du  glosso-pharynçiicn, 
faisceau  très  visible  sur  les  coupes  suivantes  (Coupes  HIO,  Hll,  H12,  H13, 
H 14,  Fig.  4i0  à  ^44),  où  il  occupe  la  partie  antéro-interne  du  corps  juxta- 
restiforme. 

La  coupe  H9  intéresse  encore  les  divcrticules  latéraux  du  quatrième  ventricule 
(rlVJ.  La  strie  acoustique  (stac),  sur  laquelle  s'implante  la  membrane  obturatrice 
du  quatrième  venti'icule  (Mo),  s'est  reportée  en  dedans, rétrécissant  ainsi  le  diamètre 
transversal  de  la  cavité  ventriculaire  (V.).  A  gauche,  la  membrane  obturatrice  et  les 
plexus  choroïdes  du  quatrième  ventricule  s'insèrent  encore,  comme  sur  la  coupe 
précédente,  sur  la  valvule  de  Tarin,  de  sorte  que  la  cavité  ventriculaire  com- 
munique largement  avec  \q  di verticale  latéral  (rlV,).  Large  à  son  embouchure, 
celui-ci  se  réduit  bientôt  à  son  étroit  chenal  compris  entre  le  corps  resliforme 
(Crst)  revêtu  du  tubercule  acoustique  (Tub.ac)  et  \&  pédoncule  duflocculus  (PFloc); 
puis  il  se  dilate  en  ampoule  en  avant,  où  il  est  fermé  par  les  plexus  choroïdes. 
A  droite,  le  diverticu/e  latéral  du  quatrième  ventricule  (rlV.)  paraît  indépendant; 
il  communique  en  réalité  avec  la  cavité  ventriculaire  au-dessus  de  la  strie  de  la 
coupe  H8  (Fig.  -438,  p.  657).  La  membrane  obturatrice  qui  le  ferme  en  arrière 
appartient  à  la  liçjula,  qui  forme  la  paroi  inférieure  ou  membraneuse  du  diver- 
ticuleel  qui  s'insère  en  dedans  à  la  strie  acoustique  (stac),  en  dehors  au  pédon- 
cule du  flocxulus.  En  avant,  le  diverticule  latéral  (rlV.)  communique  librement 
avec  l'extérieur,  et  n'est  pas  fermé  comme  à  gauche  par  des  plexus  choroïdes;  la 
coupe  passe  en  effet  par  le  h'ou  de  Luschka  (TL). 


Coupe  H  10  (Fig.  liO).  — Cette  coupe  passe  au-dessous  dos  divorticules 
latéraux  du  quatrième  ventricule  et  du  tubercule  acoustique;  elle  inté- 
resse la  partie  moyenne  dos  olives  (Oi)  ot  les  fibres  radicnlaires  du  nerf 
(jlosso-pharynrjien  (  IX) . 

Le  bulbe  complètement  libre  de  toute  connexion  cérébelleuse  a  diminué  de 
volume,  surtout  dans  ses  dimensions  transversales,  mais  cette  coupe  ne  diffère 
dans  son  ensemble  ([uo  peu  de  la  précédenle  :1e  corps  resliforme  {Crs\),V olive  bul- 
baire (Oi)  et  le  quatrième  ventricule  (V.J  subissant  seuls  des  modifications  impor- 
tantes. Cette  coupe  est  en  effet  assez,  voisine  de  la  précédente;  comme  cette 
dernière,  elle  intéresse  hiréqion  desstries  acoustiques,  reconnaissablc  à  la  présence 
de  ces  stries  (stac)  sur  le  ])lancher  du  (nuitrièmc  ventricule  et  au  riche  système 
d(^  fibres  sagittales  du  rajihé  (jui  aboutissent  au   nogau  arqué  (Narc.)  La  hauteur 


Kii  i»h;    iMii'iKii;  Ai'iiini  !■:   in     iiiioMi(i;.\<.i;i'ii  A  i.K. 


«K»7 


occnpt'c  jiMi'  cctlc  i(''i;i(>ii  dfs  >li  ir-,  oi  du  rt'sic  livs  nellciiifiit  ini>n  <'ii  (''vidr-nrc 
sur  la  coupe  sagittale  médiane  SI  bis   ii^^.  iO!t,  p.  .l'.iJ  . 

l.'iilirt'  hiiUniiii'  \\'.\  siilii  (|iriiiit'  ■-iiii|di'  ;iii>:iuriil;il  ion  <|ii;iiililativ(;  do  vidiiim;. 
Les  drii\    lames  se  soiil  écarh'i's   l'uni'   dr   I  aniic,  l'I  \v,  riMilraLTK   inli  a-olivaitc 

-p3  Stac      ;jîf  t  l'IpllV/, 


FiG.  iiO.  —  I,a  r'''gioii  lndbaiie  supiTicuro  au-ilo^sous  des  diveiticulos  latéraux  <lu  (pia- 
trième  venlricule.  Le  corps  resliforme,  le  corps  juxta-restiforme  et  les  fibres  arci- 
formes  cérébello-olivaires.  Les  stries  acoustiques,  les  noyaux  arciformes  et  le  noyau 
du  raphé.  L'olive  bulbaire  et  les  noyaux  juxta-olivaires.  La  formation  réticulée  blan- 
che et  la  formation  réticulée  grise.  —  Coupe  transversale  H  10  du  bidbe,  passant 
par  le  plan  d'émergence  du  nerf  glosso-pliaryn;L.'it'u  rt  par  la  ligne  HIO  de  la 
Fig.  418,  p.  Ol'j.  Méthode  de  Weigert-Pal.  5/1  grandeur  nature. 

Cj,  corps  juxta-restiforme.  —  Crsl,  corps  restifornic.  —  Fcc,  faisceau  central  de  la 
calotte.  —  fch,  fibres  arciformes  cérébello-olivaires.  —  fil,  fibres  arciformes  intertrigé- 
minales.  —  fpt,  fibres  arciformes  prctrigéminales.  —  fri,  fibres  arciformes  rétrotrigé- 
niinales.  —  Fit.  faisceau  latéral  du  bulbe.  —  /•'.<,  faisceau  solitaire.  —  fsr,  fibres  sagittales 
du  raphé.  —  .V«/>,  noyau  and)igu.  —  \arc.  noyau  arqué.  —  \fl,  noyau  du  fuaiculus  teres. 
—  Xoe.  noyau  juxta-olivaire  externe.  —  Ao/,  noyau  juxfa-olivaire  interne.  —  Xr,  noyau  du 
raphé.  —  Xviiiv,  noyau  de  la  branche  vestibulaire  du  nerf  auditif. —  Xixp,  noyau  postérieur 
du  glosso-pharyngien.  —  Oi,  olive  bulbaire  ou  inférieure.  —  /'/f/iri,  plexus  choroïdes  verti- 
caux du  quatrième  ventricule.  —  Pi/,  pyramide  antérieure  du  bulbe.  —  Stac,  strie  acous- 
tique.—  SRa.  formation  réticulée  blanche.  —  SRg,  formation  réticulée  grise.  —  Vsd,  grosse 
racine  scnsitive  descendante  du  trijumeau.  —  W,  quatrième  ventricule.  —  JX,  nerf  glosso- 
pharyngien. 


s'est  beaucoup  accru;  il  ne  comprend 'pres([ue  ({ue  des  fibres  horizontales  qui 
s'irradient  dans  la  lame  festonnée  ou  la  traversent  de  part  en  part,  et  appar- 
tiennent surtout  au  système  des  fibi'es  arciformes  cérél/e/lo-olivaircs  (fcb).  .Vu  voi- 
sinage du  hile  toutefois,  il  existe  un  assez  grand  nombre  de  fibres  longitudinales, 
dont  l'origine  est  encore  obscure  et  qui  se  confondent  en  dedans  avec  la  couche 


668 


A.NATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


inter-olivaire  de  la  formation  réiicuice  blanche.  Le  feutrage  extra-olivaire  est  plusi 
épais  et  plus  dense  que  sur  la  coupe  précédente,  et  sa  fusion  avec  le  faisceau 
central  de  la  calotte  [Vcd  est  complète. 

Le  corj).s  resii forme  (Crst)  a  changé  d'aspect,  il  ne  comprend  plus,  comme  suri 
les  coupes  H8  et  H9  (Fig.  438  et  439),  des  fibres  longitudinales,  striées  de 
quelques  fascicules  horizontaux,  mais  est  surtout  constitué  de  fibres  sectionnées 
plus  ou  moins  obliquement  et  enchevêtrées  avec  de  nombreuses  fibres  longitu- 
dinales. Les  fibres  arciformes  du  système  cérébello-olivaïre  (fcb)  se  détachent  de 
toute  la  face  interne  du  corps  restiforme  et  les  fibres  rétrotrigéminales  (frt)  senti 
particulièrement  nombreuses  dans  cette  région. 

Cette  coupe  intéresse  les  fibres  radicnlaires  du  nerfglosso-pharyngien  (IX),  qui 
traversent  la  grosse  racine  sensitive  descendante  du  trijumeau  (Vsd)  et  passent  en 
avant  du  corps  restiforme  (Crst)  ;  les  fibres  descendantes  du  glosso-pharyngien  ont 
augmenté  en  nombre,  leur  surface  de  section  est  encore  irrégulière  ou  semi- 
lunaire  et  elles  ne  sont  pas  encore  groupées  en  ce  faisceau  compact  si  carac- 
téristique, connu  sous  le  nom  de  faisceau  solitaire  (Fs)  (voy.  Coupe  Hll). 

Le  quatrième  ventricule  (V,),  n'occupe  plus  que  le  tiers  interne  de  la  coupe. 
Sa  surface  de  section  est  triangulaire;  la  membrane  obturatrice,  doublée  des 
plexus  choroïdes  longitudinaux  (Plch  VJ,  ferme  la  cavité  en  arrière  et  s'insère  de 
chaque  côté  sur  un  éperon  de  substance  grise  formé  par  la  substance  grise 
centrale  et  connu  sous  le  nom  de  ligula  ou  txnia.  Le  plancher  du  quatrième 
ventricule  est  encore  longé  par  les  stries  acoustiques  (stac)  immédiatement  sous- 
jacentesàl'épendyme  ventriculaire;  elles  recouvrent  le  noyau  du  funiculus  teres 
(Nft)  et  le  noyau  de  terminaison  du  glosso-pharyngien  (Nixp^i. 

Par  suite  du  rétrécissement  de  la  cavité  du  quatrième  ventricule,  le  corps 
jvxta-restiforme  (Cj)  et  la  partie  adjacente  de  la  substance  grise  centrale  occu- 
pent une  situation  superficielle  et  atteignent  la  périphérie  du  bulbe. 


Coupe  Hll  (Fig.  441). — Cette  coupe  passe  j)ar  la  partie  moyenne  des 
olives  (Oi)  et  sectionne  la  partie  supérieure  du  nof/aii  de  rhypoglosse 
(Nxu),  le  noyau  ambigu  (Nab)  cl  les  fibres  radiculaires  du  nerf  vague  ou 
pneumogastrique  (X). 

Le  diamètre  transversal  de  la  partie  postérieure  du  bulbe  s'est  encore  réduit; 
la  saillie  du  corps  restiforme  (Crst)  a  considérablement  diminué  et  sa  surface  de 
section  représente  à  peine  la  moitié  de  ce  qu'elle  est  au  niveau  du  sillon  bulbo- 
protubérantiel  (coupe  H8,  Fig.  438,  p.  057).  Toujours  on  voit  s'en  détacher  des 
fibres  arciformes  inter  (fit)  et  rrtrotrigéminales  (frt)  qui  passent  soit  au  travers,  soit 
en  avant  ou  en  arrière  de  Votive  bulbaire  (Oi),  puis  traversent  les  deux  couches 
inler-olivaires  droite  et  gauche  et  s'irradient  dans  le  hile  de  Volive  bulbaire  du 
côté  opposé  (Oi). 

JjCS  fibres  arciformes  occupent  sur  celte  coupe  loule  retendue  sagittale  de  la 
c(niche  inter-olivaire,  alors  qu'elles  n'en  atteignent  que  la  moitié  postérieure  sur  la 
coui)e  H9(Fig.  43!))  et  les  deux  tiers  postérieurs  sur  la  coupe  H 10  (Fig.  440). 

Comme  sur  les  coupes  précédentes,  il  existe  ici  encore  des  fibres  arciformes 
prépgraviidales  en  connexion  avec  le  nogau  arqué  (Narc);  elles  s'enfoncent  dans 
le  sillon  mcMlian  antc'rieur  du  bulbe,  s'y  entre-croisent  et  se  continuent  avec  les 
fbres  sagittales  du  raphé.  La  direction  de  ces  libres  est  moins  rectiligne  que  sur 
les  coupes  précédentes,  leur  coloration  est  moins  intense,  la  coupe  passe  en  effet 


lilllil';    l(i|'(M.  lt.\  l'Il  lijr  i;    hl     li  lin\i  i;i;n(.i,|'I|  ,\  |.|.;. 


669 


au-<l""--'"<i^  '1''  '•'  -"'"■  '''■''■  '''"'■^  iirniislii/iir';  Coup(!  Sl],.bis,  l"i^'.  id'.',  p.  'M)"!); 
lai'liii'ail  il''^  lil)i("-  iK'  |i;irc(iiiM'iil  du  lotf  [la-^  luiilc  la  lonf,'iU!iir  <lii  ia|ili<',  mais 
ge  ritinliMil  cl  se  ciniliiHKMil  avec,  les  lilires  arciroriiics  iiioyciincs  mi  prufoiMics 
du  bullu"  cl  ainsi  s\'\pli(|U('  laspecl  ciichcvr-lré  des  lihn-s  du  raplit';. 


Fs  t>d 


.  I  P     •   Nft 


l!Î"viir] 


i^lgtWP^i 


Drst 


^nT... 


FiG.  441.  —  La  rrgion  bulbaire  supérieure  au  niveau  de  l'émergence  du  nerf  pneumo- 
gastrique et  du  noyau  de  l'hypoglosse.  Le  corps  restiforme,  l'olive  bulbaire  et  les 
libres  arcifoniies  >-rri'bt'llo-olivair»'S.  Les  formations  réiiculces  blanche  et  grise.  — 
Coupe  transversale  H  11  du  bulbe  passant  par  la  ligne  H  11  de  la  Fig.  418,  p.  61o. 
Méthode  de  Weigert-Pal.  li/l  grandeur  nature. 

CJ,  corps  juxta-rcstiforme.  —  Crsf,  corps  restiforme.  —  fad,  fibres  arciformes  dorsales. 
—  feo.  feutrage  extra-olivaire.  —  f'io.  feutrapo  intra-olivaire.  —  ///.  fd)res  arciformes  intertri- 
jréminales.  —  fpt,  fdjres  arciformes  prétrij^'éminales.  —  frl,  fd^res  arciformes  rétrotri- 
géminalcs.  —  fpo,  fibres  arciformes  préolivaires.  —  Fil,  faisceau  latéral  du  bulbe.  —  Fs, 
faisceau  solitaire.  —  Nah,  noyau  .imbigu.  —  Sai-c,  noyau  aniué.  —  SCrst,  noyaux  du  corps 
restiforme.  —  .Voe,  \oi.  noyaux  juxta-olivaires  externe  et  interne.  —  AV,  noyau  du  raphé.  — 
Srp.  noyau  rétropyramidal. —  Sft.  noyau  du  funirulus  tores.  —  .V.vp,  noj-au  postérieur  du 
pneumofrastrique.  —  Sviilv,  noyau  de  la  branche  vestibulaire  de  l'auditif.  —  Sxii.  noyau  de 
l'hypoglosse.  —  Oi.  olive  inférieure  ou  bulbaire.  —  /'y,  pyramide  antérieure.  —  %/{,  sub- 
stance gélatineuse  de  Uolando.  —  Slîa,  formation  réticulée  blanche.  —  SRg,  formation  réti- 
culée grise.  —  Vsd.  grosse  racine  sensitive  descendante  du  trijumeau.  —  l'i,  quatrième 
venlricide.  —  A',  nerf  pnemnogastriquc.  —  A7/.  ncif  frraiid  liypoirlosse. 


Les  fibres  arciformes  qui  traversent  la  couche  inlcr-olicaire  sont  parallèles, 
nombreuses,  fortement  colorées  par  riié'matoxyline  et  réunies  en  fascicules  rela- 
tivement volumineux;  celles  (fad)  qui  traversent  la  couche  intcr-rcticulce  de  la 
formation  rcticuh'x  blanche  i  SRa)  sont  plus  courtes  et  plus  grêles,  elles  semblent 


670 


AXATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 


s'épuiser  pour  la  plupart  dans  les  travées  grises  de  la /b?'mrt//o/î  articulée  grise  {^Rg), 
mais  quelques  fibres  plus  longues  peuvent  être  suivies  jusqu'au  corj)s  juxta-res- 
iiforme  (Cj),  d'autres  passent  en  avant  ou  en  arrière  du  faisceau  solitaire  (Fs), 
représenté  sur  cette  coupe  par  un  faisceau  compact  de  fibres  entourées  d'une 
zone  de  substance  grise. 

Les  fascicules  du  corps  juxta-resti forme  (Cj)  sont  plus  clairsemés  que  sur  la 
coupe  précédente,  et  la  substance  grise  du  noyau  de  Deilers  particulièrement 
abondante  le  long  de  la  face  interne  du  corps  resti forme  (Crst). 

L'olive  hulhaii-r  (Oi)  s'est  encore  accrue,  mais  sa  disposition  générale  et  ses 
rapports  ont  peu  changé.  On  trouve,  en  arrière  et  en  dedans  d'elle,  deux  lames 
indépendantes  de  substance  grise  présentant  la  même  structure  que  l'olive,  mais 
lisses,  par  conséquent  sans  festons  et  dentelures.  Elles  apparaissent  déjà  sur  les 
coupes  précédentes,  mais  y  sont  irrégulières,  plus  ou  moins  mal  délimitées, 
ce  sont  les  noyaux  juxta-olivaires  ou  ])arolivi's,  les  coi'ps  parolivaires  interne  ei 
externe. 

Le  noyau  juxta-olivaire  externe  (Noe)  contourne  l'extrémité  postérieure  de 
l'olive  (coupe  H 10,  Fig.  4  40)  et  longe  sa  face  externe  (coupes  H 11,  H 12.  H 13, 
Fig.  441  à  443).  11  n'appartient  qu'à  la  partie  supérieure  et  moyenne  de  l'olive, 
atteint  rarement  son  extrémité  inférieure,  et  est  traversé  par  les  fibres  arci- 
fonnes  qui  abordent  la  face  externe  de  lolive;  quelquefois  il  est  interrompu  par 
places  par  les  fibres  longitudinales  de  la  formation  réticulée  grise  (SRg). 

Le  noyau  juxta-olivaire  intej'ne  (Noi)  est  plus  important  et  longe  la  face  interne 
ou  le  hile  de  l'olive  sous  forme  d'une  lame  rectiligne,  plusieurs  fois  interrompue 
par  les  fbres  arciformes,  et  longée  soit  en  dedans,  soit  en  dehors  par  les  fibres 
radiculaires  du  nerf  hypoglosse  (XII). 

L^  formation  rrticulée  blanche  forme  sur  cette  coupe  une  couche  homogène; 
on  n'y  distingue  môme  plus  la  légère  diminution  de  teinte  visible  sur  les  coupes 
H9  et  H 10  (Fig.  439  et  440)  dans  la  partie  moyenne,  sous-jacentc  au  noyau  cen- 
tral inférieur. 

Le  noyau  du  raphé  (Nr)  a  presque  complètement  disparu,  la  partie  postérieure 
de  la  formation  réticulée  blanche  en  contient  toutefois  quelques  vestiges,  soit 
adossés  au  raphé,  soit  englobés  dans  l'épaisseur  môme  de  la  formation,  et  en- 
tourés de  toute  part  parles  fibres  longitudinales;  ce  sont  ces  amas  de  substance 
grise,  irrèguliers  dans  leur  forme  et  inconstants  dans  leur  apparition  et  leur  si- 
tuation, qui  ont  été  désignés  sous  le  nom  de  noi/au  du  cordon  antérieur  (Bcchte- 
rew),  de  noyau  respiratoire  (Misslawsky),  de  noyau  du  raphé  (Stieda  et  Laura). 

La  formation  réticulée  grise  (SHg)  est  plus  abondante  en  fibres  dans  sa  partie 
moyenne;  à  sa  partie  externe,  en  dedans  de  la  substance  gélatineuse  de  liolando, 
(SgR),  logé  dans  la  concavité  de  la  grosse  racine  sensitive  descendante  du  triju- 
meau (Vsd),  apparaît,  plongé  au  scinde  fibres  longitudinales,  un  noyau  allongé 
mal  délimité.  C'est  le  noyau  antérieur  du  vague  ou  du  pneuinogastricpie,  le  noyau 
ambigu  (Nab),  qui  fait  suite  à  la  colonne  d'origine  du  facial  au-dessous  de 
laquelle  il  est  situé.  Sur  quelques  coupes,  ou  voit  s'en  détacher  un  petit  groupe 
de  fibres  radiculaires  qui  se  portent  en  arrière  vers  le  plancher  du  (luatrième 
ventricule,  en  dedans  du  faisceau  solitaire  (Fs).  Elles  se  coudent  à  ce  niveau 
et  se  joignent  aux  fibres  radiculaires  du  vague  (X),  qui. passent  en  dedans  du 
corps  restiforme  et  traversent  la  grosse  racine  sensitive  descendante  du  trijumeau 
(Vsd).  La  plupart  des  fibres  du  vague  ne  proviennent  toutefois  pas  du  noyau 
flw/y/^fi  (Nab),  mais  prennent  leur  origine  ou  se  terminent  dans  un  petit  noyau, 


I    II    l>l       i  iil'iK.ll  \  j'iilnl    I.    m      li  NOM  |!i;\(.|,|'|l  A  l.i:.  r,7| 

.silllf  tl,lli>  la  siihstiiiitr  (jrisr  rriilni/i'  (lu  /ilitw/irr  ilii  ijiKiliifiin:  mi/iniilr  et  (oniMI 
8«)11S  It'  IIDIM  (If  iioi/iiu  pnstmi'itr  ou  il, usa/  i/ii  raf/iir  (Nxpj.  Il  orriipc  l'ftili- 
grisi'  (lii  |>laiich(!r  du  V  venlrifult' ;  il  est  siliiû  par  coiiséqucnl  (îiilic  le  imi/au 
de  l'lii/j)i>ijl'>ssi'  "Sw])  vl  la  pailic  iiilV-riciin'  du  nni/au  du  yiri'f  ri-sllhulnirr  (N\nrv; 
6D  arrière  l'I   eu  dedans  du  fniscriiii  si>/iliiiri'  i  l's  . 

I,a  i)ailie  iulerue  du  planelier  du  (jualrifuir  V(!iiliicule  eonlieid  ur»  noyau 
VoluuiiniMiv  aniuuli,  riclic  en  ,i:ross(>s  eelliilcs  niullipolaires,  le  iioi/auJe  l'hijpd- 
glosse  (NxM),  siluT'  de  cliaiiiu'  (•('•ii'  du  silhm  /oni/il itdliuil  médian  dans  l'aile  hlanrlir 

I  interne.  De  ce  uovau  >e  delacheni  (piei(|iies  {^los  fascicules  radicii/aires  (\e  l'/n/ixi- 
glossc  (\ll)  (pli  lontreni  la  fonnaliim  rrliciilcc  hlanchc  fSHai  et  qui  peuvent  Être 
suivis  sur  ci\{[o  (-(tupe  jus({u'au  niveau  du  liile  de  Vo/irc. 

Sur  la  coupeHll,  counne  sur  les  deux  C()up(îs  i)i6cù([cn[i's,\(i  fai.sccuu  j}i/ra- 
midal{PyK  mal  (léliniil(5  du  fuban  de  /icil,  incomplètement  séparé  de  Votive  (01) 
pai'  rirn''i:ulier  iioi/au  rrlro-pi/rainidnl {'Sv[)),(iM  mal  (l('dinHté  en  dehors  des  fibres 
longitudinales  qui  entrent  dans  la  conslilulion  de  la  capsule  de  l'olive.  11  est 
impossible  d'assigner  à  l'état  normal  une  limite  à  ces  deux  formations,  lorsque, 
comme  dans  relie  si-rie  di^  roupes,  la  pyramide  sY'lale  au-devant  de  l'olive 
bulbaire  i^voy.   coupes  H  10,  H 9.  Fig.  4i0  et  ;39j. 

Coupe  H  12  (Fig-.  4i2).  — Cette  coupe  intéresse  la  ])artie  inférieure 
du  corps  l'^.sli forme  (Grst),  le  noyau  latéral  du  bulbe  (ÎNUj,  les  troncs 
radiculaires  des  nerfs  vague  (X)  et  hypoglosse  (XII). 

Cette  coupe  ne  diflère  de  la  précédente  que  par  les  modifications  subies  par 
le  corps  7'esliforme  (Crst)  et  la  formation  réticulée  grise  (SRg).  La  pyramide  (Py) 
présente  les  mi^rnes  caractères,  le  noijau  airjué  (Narc)  s'est  un  peu  porté  en 
avant  et  ne  limite  plus  la  pyramide  en  dedans;  le  noyau  rélro-pi/ramidat  "Sri)) 
-  est  accru  ainsi  que  les  noyaux  juxta-olivaires  interne  iNoi)  et  externe  (Noe).  La 
iHchc  intcrolivaire  (SRa,  cio)  de  la  formation  réticulée  blanche  est  traversée 
•  lans  toute  sa  hauteur  par  les  fibres  arciformes  cérébello-olivaires  (fcb),  et  longée 
l'U  dehors  par  les  libres  radiculaires  de  Vluipoijlosse  (\\\  disposées  en  trois  fasci- 
cules, dont  l'un  décrit  dans  la  région  du  hile  de  l'olive  un  trajet  sinueux. 

Le  corps  restiforme  (Crst)  se  réduit  à  une  masse  allongée,  aplatie  d'avant  en 
arrière  et  de  dedans  en  dehors,  qui  occupe  la  périphérie  postérieure  du  bulbe  et 
qui  contient  à  sa  surface,  dans  son  épaisseur  et  le  long  de  sa  face  interne,  des 
amas  irréguliers  de  substance  grise  connus  sous  le  nom  de  noijaux  du  corps  resti- 
forme (N'Crst).  La  diminution  de  volume  subie  par  le  corps  restiforme  est  due 
non  seulement  au  départ  incessant  des  nombreuses  fibres  arciformes  cérébello- 
olivaires,  mais  encore  à  la  translation  d'un  certain  nombre  de  ses  fibres  sur 
les  parties  latérales  du  bulbe.  Ces  fibres  se  détachent  de  l'extrémité  antérieure 
du  corps  restiforme,  passent  comme  les  fibres  arciformes  prélrigcminales  —  dont 
elles  se  distinguent  par  leur  section  oblique  —  en  avant  de  la  (jrosse  racine  des- 
'l'udanle  sensilive  du  trijumeau,  puis  atteignent  le  faisceau  latéral  du  bulbe  dans 
lequel  elles  s'incorporent.  Elles  constituent  le  faisceau  cérébelleux  direct  de 
Klechsig  '  Fcd),  faisceau  ascendant  qui,  né  des  cellules  de  la  colonne  de  Clarke, 
occupe  la  périphérie  latérale  de  la  moelle,  arrive  au  cervelet  par  la  voie  du  corps 
restiforme  et  du  pédoncule  cérébelleux  inférieur,  entre  dans  la  constitution  des 
fibres  semi-circulaires  externes  et  de  l'tMitre-croisement  commissural  et  se 
termine  dans  le  vermis  supérimr. 


072 


ANATOMIE  DES  CENTUES  NEUYELX. 


Le  corps  juxla-n'sliformr  (Cj  est  à  peine  reconnaissable  ;  ses  gros  fasci- 
cules de  fibres  ont,  en  grande  partie,  disparu  ou  n'existent  qu'à  la  partie  interne 
de  cette  formation,  le  long  de  \Si  substance  grise  centrale  du  quatrième  ventricule;  sa 
■substance  grise,  ou  noijau  de  Deiters,  s'est  considérablement  accrue  et  transfor- 
mée; elle  se  fusionne  en  avant  avec  les  noyaux  du  corps  restiforme  et  contient 


>T        SB 
Narc  tci-oi 

Y\G.  m.  —  La  région  bulbaire  moyenne.  L'olive  bulbaire  et  les  noyaux  juxla-olivaires. 
La  partie  inférieure  du  corps  restiforme,  les  noyaux  du  corps  restiforme  et  le  fais- 
ceau cérébelleux  direct  de  Flechsig.  La  formation  réticulée  grise  et  les  noyaux 
latéraux  du  bulbe.  —  Coupe  transversale  H 12  du  bulbe  passant  par  la  ligne 
H12  de  la  Fig.  418,  p.  Oi:i.  Métiiodc  de  Weigert-Pal.  o/t  grandeur  nature. 

Cj,  corps  juxta-rcstiforme.  —  Crsl,  corps  restirorme.  —  Cp,  cordons  postérieurs  de  la 
moelle.  —  Fcd,  faisceau  cérébelleux  direct  de  Flcchsii;.  —  fcb,  fibres  arciformes  cérébello- 
olivaires.  —  fil,  frl,  fpt,  libres  arciformes  intorfrifrêminales,  rétrotrigémiaales  et  prétri- 
yéiniaales.  —  feo,  feutrage  extra-olivaire.  —  fio,  feutrage  intra-olivaire.  —  Fil,  faisceau 
latéral  du  bulbe.  —  Fs,  faisceau  solitaire.  —  Narc,  noyau  arqué.  —  NCrst,  noyaux  du  corps 
restiforme.  —  Nfl,  noyau  du  funiculus  teres.  —  SU.  noyaux  latéraux  du  bulbe.  — Xoe, 
noyaux  juxta-olivaire  externes.  —  Xrp,  noyau  rétropyramidal.  —  \.\p.  noyau  postérieur  du 
vague.  —  A^x//,  noyau  de  l'hypoglosse.  — Oi.  olive  inférieure  ou  bulbaire.  —  /'//.  pyramide 
antérieure.  —  %/{,  substance  gélatineuse  de  Rolando.  —  Slta.  formation  réticulée  blanche. 
—  SRa,cio),  sa  couche  interolivairc.  —  SRfj,  formation  réticulée  grise.  — Vsd,  grosse  racine 
sensitivc  descendante  du  trijumeau.  —  .rpin,  entre-croisement  piuiforme.  —  I  i,  quatrième 
ventricule.  —  XII,  nerf  grand  hypoglosse. 


«n  dense  feutrage  de  libres  qui  occupe  toute  la  i)artie  iulcrne  du  corps  resti- 
forme et  dans  laquelle  apparaissent  des  fascicules  de  fibres  sectionnées  oblique- 
ment ou  perpejidiculaircmenl,  quiscfusionncntplus  ou  moinsavccles  fibres  les 
.plus  internes  du  coi'ps  res^'/orme,  s'adossent  à  la  j/ro.swc  racine  descendante  sensitive 
dji  trijumeau  {\':id)  et  appartiennent  déjà  aux  cordons  postrrieurs  du  hulhcetdc  la 
moelle  épinière.  Sur  les  coupes  suivantes,  ces  modifications  du  corps  juxla-resli- 


i:tii)|;   loi'iM.iiAi'iiioi  i:   di    iuiomiii.nci.i' ii  \  il.  (it.» 

loniH"    s'acciMiliiiMil   riiiurc   cl  s;i   siil)-^l;iii((;  i^iisc   si'   I liiii'^roriip-  pctlil,  à  petit 

ril   nm/nu.r  (li'fi  rnii/inis  jiosliiifins  i\i'  \;\    iiioclli',   OiiJiiil    ;ill\    liltirs   (lu    r.o//)S  rrsli- 

fni  iih-  <pii  ii't'iiliciil  il:iii--  l:i  I-  iisliliiMim,  ni  ili's  liliics  iii'ciluniios  (;(''ri''l)f'llu- 
t>li\;iiir.  111  (lu  lai-^rcaii  riTclicilctix  (liriîcl,  clli'^  ■-'•'■pli isciit  (l.'ins  l(!S  noyiiux  (lu 
,  nips  loliloi nie  nii  ni  pi(i\  ii'iiiicnl)  ot  dans  uiic  pai  Ik!  des  noyaux  dos  cordons 
pdsti'ricuis  (|ui  Iciw  sont  iKtinolof^Mic^.  Suc  Ic^  cniipcs  suivinilcs  elles  fonl  pjar'o 
aux  libres  i\vs  cm'diuis  pos/rrirnrs. 

/.Il  i/n>ssr  )'iiriiii'  si'iisiliri'  ih'sii'inliinlf  du  Iri/iiiiifiin  (  Vsd  i  se  (h'-liiuile  mal  sur 
celle  coupe,  en  ani("M'e  des  l'ascieules  (|ui  vont  U)nuvr\('S(i)rdi)iis  j/osl/'/ifiiis,  et  en 
avanl  (les  libres  (le  \d/'iiniiiilii)ii  irliriih-i'  yrisc  '>\{'fi  .  lui  dedans  elle  (;sl  toujours  on 
lapporl  inliino  avec  la  fuiOxIducr  f/êlnlineusi;  d<'  /{olnmlo  'Sj;I{j  ot  Iraversj'io  par  les 
libres  (ini/onm's  crrr/iello-oUvdires  feb).  Elle  n'est  jdus  traversée,  coninu!  sur 
b>s  eoupes  pn'eédeiiles,  jiar  b^s  fibres  radiridnircs  du  Iroiir  des  nerfs  inixlrs,  <[\\'\ 
|ia>^enl  en  avani  d'elle:  aussi  s'aceorde-t-on  eu  ffénf'Mal  à  rattacher  au  nerf 
viiijih-  t>\\  /iiii'KiiiiK/asiriijiit'  \"  pairei  toutes  les  libres  (pii  traversent  la  surface  de 
-Cl  lion  (lu  trijumeau,  et  au  xpinni   XI"  paire)  colles  ipii  passent  en  avant  d'elle. 

Dans  la  partie  antérieure  d(^  la  formation  réllnilëe  ijrhp  ''SRg),  entre  la  sub- 
^lanre  iirlatineusc  de  /iolando  SgU  et  le  noi/au  juxta-oiwaire  externe  (Noej,  les 
iiabécules  gris,  considérablement  accrus,  s(^  réunissent  en  un  amas  irrégulier 
et  polymorpb(\  les  noi/aii.r  hilrrau.r  du  bulbe.  Sur  la  coupe  H 12,  ils  forment  une 
niasse  a[ilali(>  Iransversalement  et  doux  petits  amas  allongés  et  indépendants, 
-ilués  en  dedans  du  fiisreau  laléral  du  bulbe  (Fit),  ot  entourée  par  des  libres  a?v;i- 
foruies  cérébello-oliroires   fcb  i  qui  s'y  tcrniinf'nt  en  partie. 

Sur  le  plancher  du  (/ualrlènie  ventricule,  on  trouve  les  saillies  si  caract(''ris- 
tiques  de  la  région:  Y  aile  blanche  interne,  déterminée  par  la  saillie  du  volumineux 
noijau  de  l'/n/poglosfse  (Nxu);  Vaile  rjrise,  constituée  par  le  noyau  dormi  du  vague 
ou  pncunio(jaslri(/ue  C^iil))  sous  lequel  on  trouve  le  faisceau  solitaire  (Fsj;  enfin 
l'extrémité  inférieure  de  Vaile  blanche  externe,  sous-jacente  au  noyau  de  Deilers 
ot  à  la  racine  descendante  do  Holler  (racine  descendante  de  la  branche  veslibu- 
laire  du  nerf  auditif  . 

Co  upe  H  13  i  Fig.  'i-i3).  —  (lollc  coupe  pusse  au-dessous  àc^ plexus  cho- 
"(les  (lu  (juatricme  ventricule,  et  intéresse  le  trou  de  Magendie  (TM).  Elle 
sectionne  la  partie  mïév'iGwvc  àaV  olive  bulbaire  [Oï] ,  la  partie  supérieure  des 

nnijaux  des  cordons  postérieurs  (NCp)  et  les  fibres  radiculaires  des  nei'fs 
t/rund  lif/pof/lossf  (XII)  ot  spi/ial  (W). 

En  arrière  de  la  grosse  racine  descendanle  sensilive  du  trijumeau  (Vsd)  et  do  la 
^}ibslance  gélatineuse  de  Rolando  (SglV)  qui  lui  est  annexée,  sont  apparus  les 
iwgaux  des  cordons  postérieurs  CSCj))  ,i\m;\^  gris  diffus,  contenant  un  très  riche  feu- 
trage de  fibres  de  diamètres  très  variables,  entre-croisées  dans  tous  les  sens  et  au 
milieu  (Uuiuel  on  trcnive  quelques  fascicules  arrondis,  que  l'étude  des  coupes 
sériées  permet  seule  de  rattacher  aux  libres  les  plus  longues  et  les  plus  infé- 
rieurcs  de  la  racine  descendanle  de  Roller,  c'est-à-dire  au  corps  juxta-restiformo. 
<'.ette  masse  est  entourée  d'une  couche  de  fibres  sectionnées  perpendiculairement 
a  leur  direction,  qui  se  concentre  surtout  à  sa  partie  postéro-externe  dans  la 
région  adjacente  à  la  grosse  racine  sensitivo  descendante  du  trijumeau  et  qui 
appartient  aux  cordons  postérieurs  (Cp).  Los  parties  externe  et  antérieure  de  ces 
libres  peuvent  être  rattachées  au  cordon  de  Ihirdach,  bien  qu'il  n'existe  encore  à 

TOME   II.  43 


674 


AXATOMIE    I)i:S    CEXTIIKS    NKRVETX. 


celte  hauteur  aucune  indication  [tcrnieltant  d'établir  une  séparation  en  corrfo» 
di'  Goll  et  cordon  dr  liuidach. 

Les  fibres  des  cordons  postérieurs  l'Cp   n'atteignent  pas  la  périphérie  posté- 
rieure  du  bulbe;  elles  en  sont  st'parées  par  les  libres  du  rorpa  rt'stiformp  (Crst)i 


fas 


InT  arc 


SR3 
(cio 


l'n;.  443. —  La  n'-gion  bull)aire  moyenne  au  niveau  du  Irou  de  Magemlie.  —  L'olive  bul- 
baire et  les  noyaux  juxta-olivaires,  le  corps  restifornie,  les  noyaux  des  cordons  pos- 
térieurs de  la  moelle,  la  formation  réticulée  grise  et  les  noyaux  latéraux  du  bulbe 
—  Coupe  transversale  H13  passant  par  la  ligne  H13  de  la  Fig.  418,  p.  Oto. 
Métiiode  de  Weigerl-Pal.  6/1  grandeur  nalure. 

Cp,  cordons  postérieurs.  —  Crsl,  corps  restilorme.  —  fch.  lilircs  arciforines  ctTùbello- 
olivaircs.  —  po,  leutrage  intra-olivaire.  — />"*•,  fd)res  aivilormes  iaterrôlituiées  formant  l'en- 
tre-rroiscmenl  pinilornio  du  bulbe.  — Fil.  faisceau  latéral  du  bulbe.  — Fs.  faisceau  solitaire.  — 
Nul),  noyau  ambigu.  —  Sarc,  noyau  arcpié  des  pyramides.  —  XCj>.  noyaux  des  cordons  pos- 
térieurs. —  A7/.  noyau  latéral  du  i)ulbe.  —  Snc.  Noi,  noyaux  juxta-olivaires  externe  et 
interne.  —  Nr/i.  noyau  rétropyramidal.  —  A  '/<.  noyau  postérieur  du  vague.  —  S.xii.  noyau 
d(!  l'hypoglosse.  —  ()i.  olive  inférieuiT  ou  i)ull)aire. —  /'.y,  pyramide  antérieure  du  bulbe.— 
S///},  substance  gélatineuse  de  Kolando.  —  >/?«., <-/o\  conclie  intcri^livaire  de  la  formation 
réticulée  blanche.  —  TM,  trou  de  Magendic. —  r.sv/,  jjrosse  racine  sensitive  descendante  du 
trijumeau.  —  r/>/M.  entre-croisement  pinil'orme. .\7/.  nerf  gran<l  iiypoglosse. 

disposées  en  une  couche  mince,  élroilf  cl  curviligne  qui  contourne  le  cordon 
postérieur  {Cl))  et  la  (p-osse  mcinr  sensitive  descendante  du  trijumeau  [Wsô.)',  elles 
se  séparent  à  ce  niveau  en  deux  groupes:  les  unes  occupent  la  périphérie  du  bulbe 
et  se  continuent  avec  les  fibres  arri formes  superficie/les  péripi/j'oniidales  [iixi^)  et  le 
faisceau  latéral,  du  bulbe  (Fit);  les  antres  se  joignent  aux  fibres  eércbello-oUvaires 
iiitcr  et  rétro-lrifp'')iiinah's,  traversent  la  fortmilion  rrticuh'c  grise  (SRg),  le  noi/au 


i.iini:   idi'iK.i;  M'iiiori';   m     iiiidm  lUiNcu-iiA  i.i..  67:i 

lalrrttl  du  fnilftr  Ml  C.\  Vnfirr-  liullhi'ni'  (>i;,  oil  roiilomilflll  ci-  coips  ,  puis  par- 
COtiriMil  eu  lasciciilrs  |taiall(lcs  la  rmn/ir  nili'i'-ttliviihc  \m)\\v  s'il  railirrdaiis  Ir  liHf 
rfr  l'olive  du  lùlr  iiiipnsi-,  iKiM  sans  avuii'  ahaiuliiiiiii'  des  lilnrs  aii\  amas  f;ris 
quN'IIos  fravcisiiil. 

Los  /ibri's  nrri/hnin's  (|iii  (iccii[)imiI  I;i  iiioilii'  pn^lérifiii  t-  de  la  foniiiilnni  nHi- 
riilrr  oui  cliani,'!''  d'aspocl  ;  cr  uf  somI  plus,  couiuir  sur  la  coupe  H  12  de  la  li;:u(i- 
|iii''rt''d(Mil('  ( l'itr.  I  {'2  , de  ^Tèlcs  fasciculrs  laihlcuii'iil  colori's  |)ai'  1  liiMualoxyliiii-  cl, 
■  (iii>  l'ou  |»(' 11!  suivie  a  [larliiwlu  raplu'  plus  ou  nu li us  loin  dans  la  /iiniinlion  ri''li(u/r<' 
y/rv»' (Sll,n),  \o'ivo  Miruic  jus{|u'au  CDr/is  jn  liu -Vi'sli  fnriw,  niais  d'(';pais  fascicules 
intiMisiviMuciil  colorrs  par  la  la((U(>  li(Mnaloxyliui(|ue.  Klles  j)orloul  le  nom  de 
lihii's  iirrifi)rtNcs  inlrrri-liriilairca  i  lii"),  uaiss(îul  du  feuluigo  de  fibres  des  »r>ya?i  . /; 
lies  conlims  /iiishrii'iiis  NCp\  travcrsonl  en  fascicules  onduleux  el  enchevêtrés 
la  partie  posItM'ioure  des  foniititions  rrliridrcs  f/risr  (Sllf;,  el  hlanclie  (Slla;,  et 
-  cnlro-croiscnt  en  f^ros  fascicules  à  la  partie  postérieure  du  mplv''.  Cet  cntre- 
1  loistMUoul,  qui  \\v  dépasse  pas  sur  cette  coupe  la  larcfour  du  raplié,  augmente 
lapidcuHMil  dclcndue  et  de  largeur  dans  les  régions  olivaiies  inférieures  et 
^ous-olivaires.  Il  rcprési>nt(î  la  partie  supérieure  de  Vcnlrc-croiscmcnl  sensilif  o\x 
/liiiifonnr  (xpiiv ,  les  lil)res  arciformes  interréticulées  se  continuant  pour  la  plu- 
pari  après  leur  entre-croisoment  avec  les  fibres  longitudinales  ascendantes  de  la 
iduche  inter-olivaire,  en  particulier  du  mljfin  de  Ri'il  mrdian .  IjOs  /ihrcs  orclfnniies 
nilrrrrli<:i(/rrs  lir  appartiennent,  par  conséquent,  au  ^ysU;me  des  fiOrcs  scnsitives 
(pii.  prenant  leur  origine  dans  les  cellules  des  noyaux  des  cordons  postérieurs 
NCp',  uionlCLit  dans  la  rmirlit'  iidcr-(divaire  et  dans  le  ruban  de  Ri'il  tw'dian, 
il  II  rnir  opposr  ot  se  terminent   dans  la  couche  optique . 

La  caviti'  )lu  ipiatr/riuc  voilrioilc  (pii,  sur  lu  coupe  H 12  (l'^ig.  -i-i^j,  présentait 
uni^  ligure  triangulaire  et  possi'-dait  dos  i»lexus  choroïdes,  s'est  considérahle- 
incnt  rétrécie.  La  coupe  est  voisine  de  l'extrc'mit»'!  fermée  du  bulbe.  Les  plexus 
I  lioroïdes  ont  disparu,  les  deux  moitiés  du  plancher  se  sont  relevées  et  limi- 
N'ul  un  espace  allongé  d'avant  en  arrière,  irrégulier  de  forme;  les  replis  épen- 
lyuiaires,  taenia,  ligula  ou  bandelette  qui  donnaient  insertion  aux  plexus  cho- 
roïdes se  sont  aussi  rapprochés  l'un  de  l'autre,  et  interceptent  un  orifice  par 
liipiel  la  cavité  ventriculaire  commuuif[ue  avec  l'extérieur  et  qui  correspond  au 
I ronde  M(ujendie  (TMj. 

La  déformation  de  la  cavité  ventriculaire  entraîne  un  déi)lacemcnt  des  noyaux 
ilii  plancher  du  quatrième  ventricuh^  qui  s'étalent  dans  le  sens  antéro-posté- 
lieur  et  non  plus  en  largeur.  On  trouve,  de  chaque  côté  du  sillon  longitudinal 
HK'dian,  le  uinjau  de  l'Iii/poglosse  (Nxu),  noyau  volumin(Hix,  arrondi,  limité  en 
iirière  par  un  dense  feutrage  de  fibres  et  en  avant  par  un  petit  groupe  de  fibres 
'irri formes  originaires  du  noyau  de  l'hypoglosse,  qui  s'entre-croisent  dans  le 
i.il'lié  et  sont  les  homologues  des  fibres  arciformes  dorsales  ou  profondes  qui 
l'inviennent  du  noi/aa  de  Deiters.  En  dehors  du  noyau  de  l'hypoglosse,  dans  la 
Hibstance  gris  clair  correspondant  à  Vailc  grise,  on  trouve  le  noyau  dorsal  ou 
/l'iftirrieur  du  vagur  (Nxp'l,  puis  le  faisceau  soliUiire  (Fs  ,  formé  non  plus  par 
nu  gros  fascicule  compact  et  arrondi,  mais  par  quatre  ii  cin(i  petits  fascicules 
-'■parés  par  de  la  substance  grise  et  par  quelques  fibres  arciformes.  La  subs- 
tance grise  centrale  du  quatrième  ventricule  recouvre  ensuite  la  face  interne  du 
imyau  des  cordons  j)ostérieurs. 

Coupe  H  14  (^Fig.  44 1).  —  Celle  coupe  intéresse  la  partie  inférieure, 


,/ 


6-Î6  ANATOMIE    DES    CENTRES    NERVEUX. 

fermée,  du  bulbe  au  niveau  de  Vobex  et  du  ventricule  (VArentius  (VAr).  Elle 
passe  par  le  tiers  intérieur  de  \ olive  (Oi)  et  la  partie  supérieure  des 
noyaux  des  cordons  postérieurs  (NCp). 

La  surface  de  section  du  bulbe  a  pris  une  forme  plus  arrondie,  son  diamètre 
transversal  a  diminué,  la  cavité  du  quatrième  ventricule  est  réduite  à  une  fente 
dilatée  en  arrière,  au  niveau  du  ventricule  d'Areniius  (VAr)  et  fermée  par  une 
mince  lamelle  épendymaire,  Vobex. 

Volive  bulbaire  (Oi)  a  considérablement  diminué  de  volume,  et  sa  lame  anté- 
rieure, très  réduite  et  peu  dentelée,  semble  faire  suite  au  noijau  juxta-olivaire 
interne  (^oi)  dont  il  n'est  séparé  que  par  un  petit  intervalle  comblé  par  des 
libres  arciformes.  Le  noyau  juxta-olivaire  interne  (Noi)  s'est  en  elTet  reporté  en 
avant   et  s'est  coudé,  une   partie  s'adossant  à   la  couche   inter-olivaire  (SRa), 
l'autre  à  la  pyramide  (Py).  Le  noyau  juxta-olivaire  externe  (Noe)  a  disparu;  plus 
court  que  l'interne,  ce  noyau  n'atteint  guère  le  tiers  inférieur  de  Volive.  La 
capsule  de  l'olive  est  toujours  reconnaissable,  grâce  à  l'intense  coloration  de  ses 
fibres  entre-croisées  dans  tous  les  sens;  le  feutrage  infra-olivaire  s'est  considé- 
rablement réduit  et  l'apport  des  fibres  arciformes  cérébello-olivaij'es  est  relative- 
ment faible.  Ces  fibres,  qui  n'existent  que  dans  la  partie  antérieure  de  la  forma- 
lionrëliculée  grise  (SRg),  sont  sans  connexion  aucune  avec  le  corps  resliforme 
(Crst)  représenté   sur    cette   coupe    (comme   sur   la   précédente,  coupe  H 13 
(Fig.  443),  et  la  suivante,  coupe  H  15  (Fig.  -i4o)  par  un  faisceau  horizontal  qui , 
occupe  la  périphérie  du  bulbe,  entoure  les  cordons  postérieurs  (Cp),  la  racine 
descendante  du  trijumeau  (Vsd)  et  le  faisceau  latéral  du  bulbe  (Fit),  et  s'effile  en 
avant  pour  se  continuer  avec  les  fibres  arciformes  superficielles  péri-olivaires  i 
et  péri-pyramidales  (fas).  Aucune  fibre  arciforme  cérébello-oUvaire  ne  passe  plus  i 
soit  à  travers,   soit  en  arrière  de  la  grosse  racine  sensilive  descendante  du  triju' 
meau  (Vsd),  aussi  la  surface  de  section  de  cette   racine   ainsi  que  celle  de 
la  substance  gélatineuse  de  Rolando  (Sgll)  sont-elles  très  nettes  sur  cette  coupe.' 
Cette  disposition  des  fibres  du  système  cérébello-olivaire  tient  à  la  manière 
dont  elles  se  détachent  du  corps  resliforme.  Elles  traversent  en  effet  la  forma- 
tion réticulée,  l'olive  bulbaire  et  la  couche  interolivaire  en  affectant  un  trajet 
oblique  en  bas  et  en  dedans,  et  en  décrivant  des  courbes  à  concavité  interne  et 
supérieure.  Suivant  la  hauteur  des  coupes  que  l'on  étudie,  on  pourra  donc 
suivre  ces  fibres  soit  dans  tout  leur  trajet,  depuis  le  corps  resliforme  jusque 
dans  le  bile  de  l'olive  du  cùtc'  opposé,  soit  dans  une  partie  seulement  de  leur 
trajet.  Les  coupes  qui  sectionnent  la  partie  inférieure  du  bulbe  peuvent  donc 
n'intéresser  que  les  parties  antérieure  et  inférieure  de  leur  courbe,  et  l'on  verra 
dos  fibres  cérébello-olivaires  traverser    la  formation  réticulée,  l'olive  et  les 
(touches  inter-olivaires  (coupes  H  14  et  H 15),  ou  seulement  l'olive  et  la  couche 
inter-olivaire  (coupes  H  16).  lui  d'autres  termes,  parmi  les  fibres  qui  dans  la 
partie  inférieure  du  bulbe  s'entre-croisent  dans  le  raphé,  une  partie,  les  anté- 
rieures, bien  que  sans  connexion  apparente  avec  le  corps  restiforme  peuvent 
appartenir  néanmoins  au  système  cérébello-olivaire. 

Les  fibres  arciformes  inlerréticulées  (fir)  se  distinguent  des  fibres  cérébello- 
olivaires  par  leur  volume,  leur  intense  coloration  par  la  laque  héniatoxylinique 
et  leurs  connexions  avec  les  noyaux  des  cordons  postérieurs  (Ncp).  Elles  s'en- 
tre-croisent dans  la  partie  postérieure  du  raphé,  en  arrière  des  fibres  cérébello- 
olivaires,  constituent  Vimi>orlanl  enlre-croisemen t  sensitif  ou  piniforme,  puis  se 


KTIHK    ■nil'iM.H  MMIIi.H   i:    IH      i;  Il  (  i  M  I!  i:  N  < ,  i  ;  l' Il  \  I.  11.  677 

Cinilimii'lll  ;i\rc  li'>  lllnrs  ;iNitMi(l:iiilr^  ilii  rii/i/ni  ilr  llril  luidinii,  c.'OHl-i'i-dirn 
avec  uni'  |i;iilic  (ll"^  lilucs  de  \;\  cdmlic  iiilri'-njivaiir.  An  lui'  d  :i  mosiiro  qilc 
les  lilirt's  (■(•niicllo  uJivMircs,  (liriiiiuiiMil  r\  (lis|tai'aiss(Mil.  rriilic-c.roisfîiiM'ril 
piiiiloiiiH-  s'accniit    coupe  H15,    Iml:.  îi.'i,,    s(»  |hiiIi'   i-n   a\aiil     coupeHlG. 


VAr 


-?lt 


FiG.  44  i. 


I.a 


légion  Imlliairt'  inIV'i  it-uro.  1,'obex  et  le  venliiiulr  d'Arontius.  Lo« 
noyaux  dos  cordons  postérieurs  et  rcntre-oroisonient  pinifoime  ilu  bulbe.  —  Les  for- 
mations rélieuléos  blanche  et  grise  et  les  noyaux  latéraux  du  bulhe;  rdive  bulbaire 
et  le  noyau  juxta-olivaire  interne.  Coupe  transversale  H 14  passant  par  la  ligne 
H14de  la  Fig.  418,  p.  615.  Méthode  Weigert-Pal.  0/1   grandeur  nature. 

Cp,  extrémilô  supérieure  des  cordons  postérieurs  de  la  moelle.  —  Crsf.  corps  rcstironui-. 

—  fas,  fibres  arcifornies  superficielles  antérieures  du  bulbe.  —  fc/j.  fibres  arciforuies  céré- 
bello-olivaires. — feo.  feutrage  extra-olivaire.  —  fio.  feutrage  intra-olivaire. — fir,  fibres  arci- 
fornies interréliculées,  provenant  des  noyaux  des  cordons  postérieurs  et  concourant  à  l'en- 
tre-croisenicnt  piniforuic.  —  Flf.  faisccrui  bitéral  du  bulbe.  — Fs.  faisceau  solitaire.  —  \arc, 
noj-au  anpir.  —  SCp.  \(]>.  noyaux  des  conlous  postérieurs.  —  .\7/.  noyau  latéral  du  bulbe. 

—  Soi,  noyau  juxta-olivaire  interne.  —  Xrp.  noyau  relropyrauiidal.  —  A'xn.  noyau  de  l'hy- 
poglosse. —  Oc.  olive  inférieure  ou  l)idbaire.  —  /'//.  pyramide  antérieure.  —  '%/{.  substance 
^'élalineusf  de  Uolando.  —  SRa  [cio]  couclie  iutcrolivairc  de  la  formation  réticulée  blanche. 

—  SRg,  formation  réticadce  grise.  —  ^'A)\  ventricule  d'.Vrentius.  —  \'sil.  irros-^e  racine  sen- 
sitive  descendante  du  trijumeau.  —  .>/*/«.    entre-croisement  piniforme. 


Pig.  -446)  et  occiii)(>  linalement  toute  retendue  saj^itlale  du  raphé  coupe  H 17, 
Fig.  447). 

Les  trabéculcs  gris  de  la  formation  nHkuléi'  grixe  (SRg)  se  sont  considérable- 
ment accrus;  toute  la  région  présente  un  aspect  plus  clair  et  le  noya»  lalrral  du 
bulbe.  (Nlti  forme  une  masse  volumineuse,  irrcguliére,  mal  délimitée  en  dedans. 

La  périphérie  de  la  formation  réticulée  grise  est  occupée  par  une  zone  de 
fibres  longitudinales  fortement  colorées  par  la  laque  hématoxylinique;  elle  se 
continue  plus   bas  avec    la   périphérie  du  cordon  lah-ra/  de  la   moelle,  com- 


078  A.NATOMIE    DES    CENTRES    NE  II  VEUX. 

prend  le  faisceau  de  Goiccrs  et  le  faisceau  cérébelleux  direct  de  Flcchsig,  mais 
n'est  véritablement  bien  délimitée  ([ue  sur  les  coupes  qui  passent  au-dessous 
de  l'olive  bulbaire  'coupe  H 17,  Fig.  417). 

Coupe  H  15  (Fig-  iio).  — Cette  coupe  intéresse  la  partie  fermée  du 
bulbe  et  passe  par  l'extrémité  inférieure  de  Volive  bulbaire  (Oi). 

La  subslauce  grise  centrale  entoure  complètement  le  canal  épendymaire  réduit 
à  une  mince  fente  sagittale  et  s'insinue  en  arrière  entre  les  deux  noyaux  des 
cordons  postérieurs.  —  Cette  disposition,  ainsi  que  la  diminution  considérable  de 
volume  de  Volive  bulbaire[0\),  distingue  surtout  la  coupe  H 15  de  la  coupe  H 14. 

La  pyramide  antérieure {Py)  s'est  ramassée  enun  épais  et  volumineux  faisceau, 
presque  arrondi,  que  des  septa  névrogliques  cloisonnent  en  champs  polygo- 
naux de  dimensions  variées  et  qui  sont  en  général  d'autant  plus  petits,  irrégu- 
liers et  aplatis  d'avant  en  arrière,  qu'ils  sont  plus  voisins  de  la  face  posté- 
rieure de  la  pyramide.  Le  noyau  argué  (Narc),  qui  occupait  à  la  partie  supérieure 
du  bulbe  la  face  interne  des  pyramides,  s'est  peu  à  peu  reporté  en  avant,  puis 
en  dehors,  contournant  ainsi  la  face  superficielle  de  la  pyramide.  Sur  la  coupe 
H  15,  il  occupe  la  face  externe  de  la  pyramide  ;  sur  la  coupe  H  16,  il  occupe  le 
sillon  latéral  de  la  pyramide;  sur  la  coupe  H  18  (Fig.  4i8),  il  a  disparu. 

La  pyramide  est  adossée  en  arrière  à  la  formation  réticulée  blanche  (SRa)  con- 
sidérablement réduite  et  dont  un  grand  nombre  de  libres,  entrant  dans  Venlce- 
croisement  sensitif  (xpin),  se  continuent  avec  les  fibres  atriformes  inferréticulées 
(lîr),  et  se  portent  vers  le  noyau  des  cordons  postérieurs  (NCpV  Elle  est  adossée 
en  outre  au  noyau  juxta-olivaire  interne  (Noi),  qui  s'étale  de  plus  en  plus  en  '' 
avant  et  en  dehors. 

L'olive  (Oi),  très  réduite,  est  toujours  entourée  de  sa  capsule  de  libres;  elle  est 
traversée  et  contournée  en  avant  par  des  fibres  arciformes,  appartenant  encore  au 
système  cérébello-olivaire,  qui  traversent  le  noyau  juxta-olivaire  interne  et  la 
partie  antérieure  de  la  couche  inter-olivaire. 

La  formation  réticulée  grise  (SRg)  diffère  peu  de  celle  de  la  coupe  précédente. 
Elle  est  traversée  à  sa  partie  interne  par  les  libres  radiculaires  du  nerf  hypoglosse 
(XII)  et  à  sa  partie  moyenne  par  les  fibi-es  radiculaires  de  la  portion  bulbaire  du  ! 
nerf  spinal  ou  accessoire  de  IVillis  (XI"  paire). 

Les  noyaux  des  cordons  postérieurs  (NCp)  présentent  un  aspect  spécial,  ils 
contiennent  un  riche  et  dense  feutrage  de  tines  fibres  à  myéline  (jui  se  con- 
centrent sur  certaines  parties  des  noyaux,  entourant  des  ilôts  ou  des  cylindres 
plus  ou  moins  tortueux  de  substance  grise,  pauvres  en  libres  et  imi)rimant  aux 
noyaux  un  aspect  spécial,  rappelant  d'une  façon  très  ('doigniie  du  reste  les  ■ 
méandres  des  corps  olivaires.  Cette  disposition  existe  non  seulement  dans  lu  \ 
r(''gionantéro-externe  (|ui  appartient  au  noyau  de  liurdach,  mais  encore,  quoique 
moins  accentuée,  dans  la  partie  interne,  c'est-à-dire  dans  le  noyau  dcGoll.  — On 
la  retrouve,  quoique  moins  nette,  sur  les  coupes  plus  inférieures  (H  16.  H 17) 
où  les  méandres  se  segmentent  et  où  le  feutrage  circonscrit  des  îlots  plus  ou 
moins  allongés  ou  arrondis.  Cette  disposition  fait  complètement  défaut  dans 
les  amas  gris  qui  occupent  la  partie  externe  des  cordons  postérieurs,  et  qui 
d'aspect  plus  homogène,  reliés  au  noyau  de  Hurdach  })ar  quelques  travées  grises, 
sont  connus  sous  le  nom  de  partie  externe  du  noyau  de  liurdach,  de  noyau  de 
Monnkow  (NM);  ils  sont  les  homologues  des  noyaux  du  corps  restiforme,  et 


i;iii»i';    loi'iH.  Il  \  l'im.H  i;   m     iiimM  m  mi  l'ii  \  i.i:. 


«MÎ> 


leurs  fil)r(;s  rii  coiiiM^xitMi  n\ri-  le  iiii|is  ri'sliloniic  cl  lo  «(iiddiis  j)<»s|(''iii'iirs 
delà  iiioi'lli',  ne  |i;irliri|»(Mil  ,i  l;i  luriii.iti(»ii,  ni  di's  lilln•^  iircirorinc-,  iiili-iTi-- 
lirulffs.  III  ilf  riMiIrc-croisciiicnl  sm-iiit. 

Coupe  1HI6.  l'i.u.  i  U\'.  —  (irllc  ((uipe  lui'^sr  iui-dosuii^  t\c  Vnlivfi  hiil- 

•NCp      ; 


Oi 


fcl3 


SRa 

(cio) 

FiG.  4*0.  —  La  régidii  Imlliaire  iiirr'i  ii-iiro.  Les  iiuyaiix  ilfs  ciutloiis  postérieurs,  1<'S 
filtres  arcirorincs  iiil''ii('"(iouh'es  of  ronlre-croisenuMit  pinii'ormo.  —  La  partie  inft'-- 
lieure  do  l'olivt;  iiulbaire  et  le  nuyaii  juxla-olivaire  iiitei'ne.  — La  formation  réticuli'-e 
grise  et  les  noyaux  latéraux  du  lndbi'.  —  Coupe  transversale  H  15  pa^<anf  par  la 
ligne  H15  de  la  Fig.  iI8,  p.  Glij.  Méthode  Wcigert-Pal.  Gy  1  grandeur  nature. 

Cp.  cordons  postérieurs  de  la  moelle.  —  Crsl,  corps  restiforme.  —  /'c6,  fibres  aniriniiir 
cércbcllo-oliviiircs.  —  ///■,  fibres  arciformc<  inleiTcticulécs.  —  Fit,  faisceau  lalcral  du  bulbe 
—  Fs.  faisceau  solitaire.  —  \arc,  noyau  ai'(|ué.  —  SCp,  noyaux  dos  cordons  postérieurs.  — 
SUa.  noyau  latéral  antérieur  du  bulbe.  —  SU]),  noyau  latéral  postérieur  du  bulbe.  —  A'.V. 
noyau  de  Monakow.  —  Nol,  noyau  juxla-olivaire  interne.  —  .Vxi,  noyau  du  spinal.  —  A'xii, 
noyau  do  l'hypoiilosse.  —  O't,  olive  inférieure  ou  luilbaire.  —  /'//,  pyramide  antérieure.  — 
.ipin,  entre-croisement  piniforme  ou  sensif  if  du  bulbe.  — S/?«  (c/o.  cou<'lio  interolivaire  de  la 
formation  réticulée  blanche.  —  >'%,  formation  réticulée  prise.  —  Vsd.  grosse  racine  spnsi- 
tivc  descendante  du  trijumeau.  —  .\7.  ueif  spinal.  —  .\7/.  nerf  hypoglosse. 


b(iirc\  ollo  est  laiis^oiile  à  la  ('a|)sule  de  libres  (lui  lapisse  son  extrémilé 
inrérieiire. 

Colle  coupe  ne  dill'ére  de  la  pii'cédente  ([ue  par  l'absence  de  Volive  bulbaire, 

représenléc  toulefois  par  deux  petits  ilôts  gris  (Oi),  plon<rés  au  sein  des  libres  de 

la  capsule  oiicaire  (cUi,;  par  l'accroissement  de  Vrntre-croisemcnt  sensitif,  enlin 

par  une  délimilalion  plus  nette  des  noyaux  des  cordons  postérieurs  en  noyau  de  Goll 

.Nt!)  et  noyau  <h-  liindnrh  iTS'B). 


680 


ANATOMIE    DES    GEMMES   NERVEUX. 


Le  sillon  longitudinal  postérieur  se  réduit  à  une  simple  encoche  et  ne  sépare 
pas  profondément  les  deux  noi/avx  du  cordon  de  Goll  (NG).  Entre  ces  noyaux,  on 
trouve  un  prolonjrement  étroit  de  la  substance  grise  central^  et  les  préparations 
de  moelles  dembryon  traitées  par  la  méthode  de  Golgi  montrent  que  la  sépara- 
tion de  ces  deux  noyaux  est  effectuée  par  un  faisceau  de  cellules  épendymaires. 


1m  XI 


NaTc 


i-"!*;.  446.  —  La  région  bull)aire  inférieure  au-dessous  (le  l'olive  l)ulliaire.  Le  noyau 
juxia-olivaire  interne.  Les  noyaux  des  cordons  postérieurs;  h^s  libres  arcil'ornies 
inlerréticulécs  el.  renlre-croisemenlpiniforme.  — Coupe  transversale  H16  passant 
parla  ligneHie  de  la  Fig.  418.  p.Gi:>.  Méthode  de  Weigert-Pal.  (il  grandeur  nature. 

CB,  cordon  de  Hurdiieli.  —  CG.  cordon  de  (ioli.  —  Crst.  corps  rcstil'onnc.  —  ///•,  fibres 
îirciformes  inlerréticulécs.—  Fs,  faisceau  solitaire.  —  \arc.  noyau  ar(|ué.  —  A7J,  noyau  du 
cordon  (le  Burdach.  —  XC,  noyau  du  cordon  de  Goll.  —  Slta.  noyau  latéral  antérieur  du 
l)uli)e.  —  Nllp,  noyau  latéral  postérieur  du  bidhe.  —  \oi.  noyau  juxta-olivairc  interne.  — 
NM,  noyau  de  Monakow.  —  A'.xi,  noyau  du  spinal.  —  A'xii,  noyau  de  riiy|>of;lossc.  —  Oi, 
olive  inférieure  ou  hulbaire.  —  cOi.  capsule  de  l'olive  bulbaire.  —  /*//,  pyramide  antérieure. 
—  .i/nn,  entrc-iToisenieut  i)iniforine  ou  sensitif  du  i)ull)e.  —  -^^V/''-  substance  f,'élalineuse  de 
iiolundo.  —  Sl{a  {cioj,  couche  inlerolivaire  de  la  fornialion  réticidée  blancbe.  —  8%,  forma- 
tion réticulée"  f^rise.  —  l'.sv/,  grosse  racine  sensitive  descend.inle  ilii  trijumeau.  —  .\7.  uerf 
spinal.  —  A7/.  nei-f  irrand  lij-poplosse. 

Cett(^  coupe  montre;  très  nellemeni  les  /îhres  radirulnires  du  nerf  spiu(d{\\),  I 
dont  ([uelques  fascicules  passent  en  avant  de  la  suOsfance  qélal'meusc  de 
Holnndo  l'SgR)  et  dont  les  autres  traversent  la  partie  moyenne  de  la  formation 
rélirulde  fjrisc  (SUg).  Une  agglomération  plus  grande  de  substance  grise  permet  de 
distinguer  un  noifau  lutrral  posh'rieur  [^\{\))  el  un  7ioijnu  In/rnil  (ml('rirur[N\\i\). 
(le  dernier  atteint  presepu^  la  périphéi'ie  du  l)ull)e  occupé  iei  encore  par  les  der- 


i;tii>i:  miMK.ii  \  mi  kji  i;   m     kiium  i:i:\(.i.i'ii  \  i.k.  (ihi 

niois  V(>sli,Lrt>s  (lu  cn/Y/N  r'v/'/"/'///«'  (irsl  ),  rt'nliiil  a  un  vuliiinnii-nv  r;iiNfc:ni  lioti- 
ZOIltal.  l'Icndu  i\i'^  iini/oiis  /mslrrinirs  {{){t,{',U\  :\[i  nni/nii  nn^in-  >aic  cl  \\\\\  flhri'K 
inri/t)}-iiifs  jtri-jiiii  iiiiiidiili's. 

Coupe  H17  l'ii;.  iî7.  —  ( '.cl  le  riiu|ic  [la-^i- ilaii^  la //'y/'///  injrrirurr 
du  hlllhc;  ail-(l('S>>i»iiN  de  Vn/irr  Inillitnrr,  cl  {{['  >a  cait^iilc  de  liltrcs,  (dii' 
mU'H^^i^i'\i'  /in//(i//  //fj/(/-n//ia//r  uilrnif  [iSin  ),\i\  partie  iiioyciinc  de  Venlrc- 
croispinml  s/-ns/(/f  au  />i/i/fnr/iir  \\V\n]  ol  les  noi/fn/r  de  (ioll  iNGj  l'I  'le 
BunUtrh  (M{  . 

\.\\  \)\jniu\UU-  iiiitrririiii'  l'y  du  hulhc  s'csl  rauias-^cc  fii  uii  rais<;oau  arrondi, 
volumineux,  saillant  on  a\anl,  cl  séparé  do  c(dlc  du  ool(''  opposé  i);ir  l(;  s/Z/o» 
mi'dinu  tnilrrii'iir,  ([ui  allcint  dans  colto  région  un(>  iiiando  profondeur.  On  con- 
slalo  sur  celle  ooupo.  coinnio  sur  la  pn-cédcinlo  i'H16  Tig.  ii(ij,  les  champs  poly- 
utuiaux  dos  lasciculos  du  laisccau  pyramidal  soclionnés  encore  pcrpendiculai- 
romonl  à  lour  axe. 

\ai  foniiiifiiiii  rrliruli'i'  hliiitrlir  pMw,  a  silhi  diinpoi'lanlos  modilical  ions  ;  ses 
diuionsions  anléro-postérieures  se  sont  très  réduites.  La  ligne  médiane  est 
occupée  {>ar  Vcn/re-rroiseiiicnl  srnsilif  (xpin)  dont  les  proportions  sont  consi- 
dérahles,  ('omi)arées  à  colle  des  ooupes  précédentes,  et  qui,  envisagé  dans  son 
ensemble,  présente  une  forme  oblongue  comparée  à  une  pomme  de  pin,  dont 
le  sommet,  dirigé  en  avant,  atteint  le  profond  sillon  médian  aniérieur  ;  de  là  le 
nom  d'enlre-croisrment  j)/ni forme  qui  lui  est  donné. 

Des  bords  latéraux  de  l'entre-croisoment  piniforme  se  détachent  de  nom- 
breuses fibres  ai-ci formes  interréticulées  (fir)  fortement  colorées,  qui  décrivent 
des  arcs  autour  de  la  substance  grise  centrale,  traversent  les  formations  réticulées 
blanchi'  (M  f/risc  et  peuvent  être  suivies  jusfjua  l'épais  faisceau  de  libres  qui  longe 
la  base  des  noynu.r  (bw  cordons  postérieurs  (Nlî,  NU).  Ces  fibres  appartiennent 
toutes  au  si/stèmc  des  fibres  infer-7-éliculées  ou  /emniscales,  prennent  leur  origine 
dans  les  noyaux  des  cordons  postérieurs  et  entrent  dans  la  constitution  de  la 
couche  inter-olivaire  et  du  ruban  de  /{eil  médian. 

Les  libres  de  la  partie  (intérieure  de  la  f)rmation  réticulée  blanche  (SRa,  cio), 
adossées  à  la  pyramide,  se  sont  innéchies  et  se  trouvent  sectionnées  parallèle- 
ment à  leur  axe;  elles  se  portent  en  arrière  et  en  dedans,  et  particijjent  à  Ventre- 
croisement  piniforme.  hGS,  fibres  de  la  partie  postérieu)'*-  de  la  formation  réticulée 
blanche  (SRa)  sont,  par  contre,  sectionnées  perpendiculairement  à  leur  axe; 
elles  sont  limitées  de  chaque  côté  par  les  dernières  fibres  radiculaires  de  Vhypo- 
glosse  (XII)  et  par  le  noyau  juxta-olivaire  interne  (Noi),  et  refoulées  en  dehors 
par  Ventre-croisement  piniforme. 

Le  noyau  juxta-olivaire  interne  (Noi)  affecte  encore  une  forme  coudée  ;  il  est 
bien  délimité  en  avant  et  on  arrière  par  de  nombreuses  libres  soclionnéos  per- 
pendiculairement à  leur  axe  et  qui,  sur  les  coupes  suivantes,  se  continuent  avec 
les  fibres  des  cordons  antero-latéraux  de  la  moelle. 

La  formation  réticulée  grise  (SRg)  a  changé  d'aspect  :  les  trabécules  gris  se 
concentrent  dans  la  partie  interne,  qui  se  trouve  ainsi  plus  riche  en  substance 
grise  et  relativement  pauvre  en  faisceaux  longitudinaux.  Ces  derniers  se  groupent 
surtout  dans  la  moitié  externe  de  la  formation  réticulée  et  sont  particulièrement 
denses  à  la  périphérie  latérale  du  bulbe.  On  trouve  néanmoins,  toujours  dans  cette 


682  A.NATUMIK    DES    Cl-.NTRKS    XHKVKUX. 

région,  des  amas  irréguliers  de  substance  grise  mal  délimités,  et  que  l'on  rati 
tache  en  o-énéral  aux  mv/auxdes  cordons  latéraux  (NU).  i 

\  la  périphérie  latérale  du  bulbe,  en  avant  de  la  firosse  racine  sensitive  descend 
dnntedu  trijumeau  (Vsd)  et  delà  substance  gélatineuse  de  Rofando  SgR),  il  existe 
toujours  un  dense  conglomérat  de  libres,  fortement  colorées  par  la  laque 
hémnloxvliniquo,  (jui  présente  dans  son  ensemble  une  surface  de  section  irrégu- 


Crst  ._ 

far  .  .  . 

SE  a 
îToi 


SB- 


Fk;.  iirT.  — ■  La  région  bulbairo  inférieure.  Los  noyaux  des  cordons  postérieurs  et  l'en- 
Ire-croisoinent  piniformc.  —  Coupe  transversale  H17  [lassaut  par  la  ligne  H 17 
de  la  Fig.  418,  p.  615.  Méthode  de  \Veiger(.-Pal.  (>/l  giandeur  nalure. 

eu,  l'ordon  de  Hurdach.  —  C<1.  cordon  de  Coll.  —  Ct.  cordoa  aidcro-latcral  de  la  moelle. 

—  Crsl,  corps  restiroriiie.  —  /•"//.  ruisce.ni  latéral  du  bulbe.  —  ftr,  libres  arcil'onnes  interri'- 
liculi'os.  —  NU,  noyau  du  cordon  de  Burdacli.  —  NG,  noyau  du  cordon  de  (îoll. — A7/,  noyau 
latéral  du  bulbe.  —  NM.  noyau  de  Monakow.  —  Noi.  noyau  juxla-olivaire  interne.  —  A'xi, 
noyau  du  .spinal.  —  A^xii,  noyau  de  l'iiypofilosse.  —  /'//>  pyranùde  antérieure  du  bulbe.  — 
■i/jin,  entre-croisement  piniforme.  —  «'^.'//i.  sulistance  gélatineuse  de  Uolando.  —  ^lia.  forma- 
lion  réticulée  blan(die.  — SRn  <cio\  couche  inlerolivairc  de  la  formation  réticulée   blanche. 

—  Slif/,  formation  réticulée  fi'rise.  —  \.sd,  jirosse  racine  sensitive  desccmlante  ilu  trijumeau. 


lièrement  triangulaire,  dont  le  sommet  tron(|ué  s'enfonce  entre  la  substance 
gélatineuse  de  Uolando  et  la  formation  réticnlée  grise;  recouvert  par  les  fibres 
arciformes  superficielles,  dernier  vestige  du  corps  n'sl/foi-nie  (Ca's\),  il  comprend 
le  faisceau  de  (JowcrsoA  \e  faisceau  ccrcbclleux  direct  de  Flechsig,  forme  le  faisceau 
latéral  du  hulbe  (PU)  ct  se  continue  avec  le  cordon  latéral  de  la  moelle  épinière. 
Un  autre  conglomérat  de  fibres  se  rencontre  toujours  à  la  base  et  en  avant 
de  la  substance  (jélatincuse  de  Uolando  (Sgi{);  cette  dernière  est  entourée  en 
(h'Iiors  par  la  grosse  racine  sensitive  descendante  du  trijumeau  (Vsd)  et  affecte  sur 
cette  '-oupo  une  surface  de  section  irr(''gulière. 


i;ti  iti']    roiMicn  \ l'iiM.tr i;   m    i;iinMi;i:.N(;i;i'ii  \  m;.  csii 

Sur  lii  ((Mipc  H  17  >  l'i^'.  i  iT  ,  la  ifinssi-  nu  mr  si-nsilivc  ilrsci'inl.n  nli-  du  trijiniirnu 
{\m\)  i's\  (Micadii'C  jiar  deux  laisroaux  iiilciisivcmcnl  coldn'-s  |iar  la  la(|ii('  li/'ina- 
h»X\  liiiiriMC  :  II"  /tiismin  lulrnil  du  hullir  m  nnnif,  le  rordmi  ijas/ritciir  de  |;i 
lUdi'lli'  fil  ariii  rc.  Ce  (Iciiiiri'  Idniic  sur  la  coiiiH'  iiii  l'aisccaii  Iri-s  coiiijiail  r|iii 
(•(lillc  coiiiiiii'lt'iiiciil  Ir  iini/dii  dr  /titrdfirli  {"SU  ,  s'\us\\]\\c  |ii(tr<)ii(|(''ni('ril  ciilr*!  cv 
iicyaii  il  \;\  siihsidiin'  (/rfdlinriise  de  /tolnudi)  [S^W]  (Vu]\c  pari,  ciilif!  \i'<,  noijniix 
f/f  (ioll  (S^t  ri  (le  /{iirdtich  (NB)  d'aulrcî  pari,  cl,  siil)divisc  ainsi  ncllcriKîiif  la 
masse  au|iara\aiil  uniiiut'  dos  Hoz/rn/j;  drs  rmilitiix  /msfi'r/i'i/rs.  Noyaux  de  (ioll  cl 
do  Hurdacli  iio  soiil  plus  unis  oiilro  imix.  (|u'aii  niveau  do  loiir  l»as(;  d'iinplanla- 
tioM  sui"  la  sithstditcc  (jrisr  ccn/rdlr  (>l  sur  la  formalion  t'ilirnlre    Sllgj. 

1,0  iiid/dN  de  Goll  (NG)  foinif  une  masse  volumineuse  (pii  délormino  la  saillii; 
connu  sous  le  nom  de  in/rniiiidr,  posli'fliun'e  du  bulbe,  etalleinl  picsfjue  la  pi-ri- 
pbt'rie  du  bulbe  donl  ne  le  sépari^  (|u"nne  trc's  niiiuMî  couche  d(!  libres  section- 
nt'cs  pci  iMMidicnlairenicnl  à  leur  axe.  Il  cunlieiil  de  nombreuses  cl,  fines  fibres 
(|ui  se  porleni  vu  avant,  cl  foiinenl  à  la  base  du  in)yau  un  faisceau  volumineux 
el  boii/.onlal  imi  connexion  avec  les  filn'i's  drrifunnes  iuh'rri-lirdlrrs  du  bulbe.  Le 
noijiiu  de  liurdaih  NHi  ne  le  cède  pas  en  volume  au  noyau  de  Goll,  dont,  il  se 
distinjiue  par  les  ilols  arrondis  ou  oblonjrs  de  substance  grise  limités  par  un  feu- 
trage de  fibres  et  par  Tt^paisse  couche  de  libres  du  cordon  i)Oslérieur  qui  le 
recouvre.  Son  bord  postérieur  convexe  reste  toujours  très  éloigné  de  la  périphé- 
rie du  bulbe,  il  est  rarement  lisse  et  régulier,  mais  le  plus  souvent  uni  au  noyau 
externe  de  liurddck  ou  de  Monakoir  (NiVI),  représenté  sur  cette  coupe  par  trois 
ou  (juatre  amas  irréguliers  et  déchiquetés  de  substance  grise 

Coupe  H  18  (Fig.  ii8).  Celte  coupe  passe  au-dessus  de  rentre-croise- 
ment des  pyramides  antérieures  du  bulbe  et  intéresse  la  partie  inférieure 
de  ronlre-croisement  piniforme. 

Venlre-croisi'uient  piniforuie  (xpini  se  présente  sous  forme  d'un  entre-croi- 
sement é'pais  et  court,  compris  entre  la  substduce  i/rise  centrale  et  le  fond  du 
sillon  médian  antérieur,  très  rapprochés  l'un  de  l'autre.  De  sa  partie  postéro- 
externe  se  détachent  seules  des  fibres  arcifonncs  inlerréticulées  ffir  qui 
entourent  la  substance  grise  centrale  et  n'occupent  que  la  partie  adjacente  de  la 
formation  réticulée  grise  (SUg).  Il  est  en  gf'-néral  facile  de  suivre  ces  fibres 
jusque  dans  le  noyau  de  fndl  (NG)  et  le  noyau  de  liurdach  (NBi. 

La  pyramide  bulbaire  a  changé  de  forme,  elle  s'est  déplacée  en  arrière,  s'en- 
fonçanl  avec  le  sillon  médian  antérieur;  une  partie  de  ses  fibres  commence  déjà 
à  s'infléchir,  mais  aucune  no  s'entre-croise.  L'entre-croisement  que  l'on  voit  sur 
cette  coupe  apparti(>nt  exclusivement  au  système  sensitif.  La  substance  grise  de 
la  formation  réticulée  iSRg)  se  condense  en  une  masse  curviligne  très  mal  déli- 
mitée en  avant,  nettement  circonscrite  en  dedans,  où  elle  correspond  à  la  future 
corne  antérieure  (Coa)  de  la  moelle  épiniére.  Fusionnée  en  dehors  avec  le  reste 
de  la  formalion  réticulée,  la  corne  antérieure  est  séparée  en  dedans  de  Ventre- 
croisement  piniforme  (xpinj  et  de  la  pyramide  (Py),  par  les  derniers  vestiges  de 
la  formation  réticulée  blanche  à  laquelle  fait  suite  dans  cette  région,  le  cordon 
antérieur  de  la  moelle  (Ca'. 

Toute  la  moitié  externe  du  bulbe,  située  en  avant  de  la  substance  gélatineuse 
de  Rolando,  est  occupée  par  de  nombreuses  fibres  longitudinales  qui  délimitent 
encore  mal  la  formation  réticulée  grise,  mais  (|ui  dt''jà  appartiennent  au  cordon 


684 


ANATOMIK  DES  CENTRES  NEHVEUX. 


antéro-latéral  de  la  moelle  (Clj.  La  substance  qélatineusc  do.  Itolando  revêt  tous  les 
caractères  de  la  corne  poslrrieure,  mais  d'une  corne  très  volumineuse  reliée  au 
reste  de  la  substance  grise  centrale  par  un  pédoncule  court  et  épais.  Les  coupes 
H 18.  H 19,  H20  Fig.  ilSà  -ioO)  intéressent  en  effet  la  région  du  bulbe  connue 
sous  le  nom  de  tubercule  cendré  de  Rolando  (TR),  remarquable  à  l'état  frais 
par  sa  coloration  grise,  translucide.  Ces  coupes  montrent  qu'une  mince  couche 
de  fibres  appartenant  à  la  (jrossc  racine  sensitive  descendante  du  (ri jumeau  (Vsd) 
sépare  le  tubercule  de  Rolando  de  la  périphérie  du  bulbe,  et  que  ce  tubercule 


-.XpiTL 


FiG.  448.  —  L'cntre-croisemenl  sensilif  du  bulbe.  Les  noyaux  de  (ioll  et  de  lUndacli,  le 
tubercule  cendré  de  Rolando  et  la  formation  réticulée  grise.  —  Coupe  trans- 
versale Hi8  passant  par  la  lii^ne  H18  de  !a  Fig.  4iS,  [i.  Ci:!.  Méthode  [de 
Weigert-Pal.  G/1  grandeur  nature. 

Ca,  cordon  antérieur  de  la  moelle.  —  CD.  ((irdini  de  iUirdacli.  —  (\\.  cordon  de  (joli.  — 
—  Cl,  cordon  latéral  du  bulbe.  —  Coa.  corne  antérieure  de  la  nux'llc.  —  fir.  libres  iuterréti- 
culées  et  entrc-croiscnu^nl  pinifornie  ou  sensilif  du  bulbe  {.rj)in).  —  Fit,  faisceau  latéral  du 
bulbe.  —  NB,  noyau  du  cordon  de  liurdacli.  —  N(i,  noyau  du  cordon  de  Goll.  —  .Vxi.  noyau 
du  spinal.  —  /'//,  pyranude  antéi'iciirc  du  bulbe.  —  •'^'%.  foruialion  réticulée  grise.  —  TR, 
tubercule  cendré  de  l!(d.indo.  —  Wsd.  m'osse  racine  seusili\i'  de^cenil.inle  iIm  IrijunKviu.  — 
A7,  iiei'l'  spin.il. 

comprend  une  i)arfie  péripliérifjue  (daire,  riclu^  en  névroglio,  la  substunre  gélati- 
neuse proprement  dilc,  et  une  partie  profonde  parcourue  par  un  dense  et  fin 
feutrage  de  fibres  à  myéline,  la  substance  spongieuse  de  la  corne  postérieure. 
Les  nogau.r  des  eordous  postérieurs  sont  moins  proéminents  et  moins  volu- 
mineux que  sur  la  coupe  H 17  (Fig.  i'H).  Le  noyau  de  liurdach  (NH)  représente 
une  sorte  de  monticule  qui  s'implante  par  une  large  base  sur  la  substance  grise 
centrale,  et  du  sommet  duqiud  se  délachentde  nombreuses  fibres  ([ui  s'irradient 
dans  le  cordon  de  liurdach  ou  cordon  cunéiforme  (CB)  considérablement  accru; 
celui-ci  entoure  le  noyau  de  Hurdacb  d'une  sorte  de  cupule.  Sur  la  coupe  H 19 
(Fig.  441))  les  fibres  du  cordon  de  Ibudach  sont  si  denses  et  nombreuses,  (lu'elles 
prennent  la  place  du  noyau  de  Hurdach  (jui  ne  représente  plus  qu'une  saillie 


i;tiiiI'.    l'oiMH.n  \i'II  ini  I.   m     iiiiiimi!i;\(,i  l'n  \  ij- 


r,s:i 


TR       '      ' 


HO 


ÏIB 


Fir..  449  et  i.'iO.  —  L'ontre-croiscMiHMil  inotourcl  la  n'gion  du  collet  du  Itulhe.  [,es  noyaux 
des  cordons  ])ostérieur.s  et  la  fornuition  rrficulée  ^-rise.  —  Coupes  transversales  H19 
etH20  passant  parles  ligues  H19  et  H20  iW  la  Fig.UH,  p.  Gl.'i.  M«'thode  de  Weigert- 
l'al.  6  1  grandeur  nature. 

C(t,  cordon  antérieur  de  la  niociic  —  (H.  cordon  do  Hiu'darli.  —  CG.  cordon  de  (loi!.  — 
Cl.  cordon  anléro-latcral  de  la  moelle.  —  Coti.  corne  antérieure.  —  Col,  corne  latérale.  — 
Cop,  corne  postérieure.  — /?/■.  libres  interréticulées  du  bulbe.  —  XB,  noyau  de  Hurdach.  — 
-VV;/noyau  (le  Coll.  —  A'xi,  noyau  du  spinal.  —  /'//.  pyramide  antérieure  du  bulbe.  —  .'/'y. 
entre-croisement  moteur  on  décussatioii  des  pyramides.  —  >'%.  formation  réticulée  irrise. — 
Tli.  tubercule  cendré  di-  Rolando.  —  ]'sd,  grosse  racine  sensilive  descendante  du  trijumeau. 
— 'XI.  nerf  -opinai. 

inamelonnéo,  laquelle  diininno  mpidomont   à  mosiiic  fiiio  l'on  s'approclip   du 
collet  du  bulbe  (coupe  H 20,  Fig.  450). 


686  A.NATUMll-:    DE^    CENTRES    .NERVEUX. 

Le  noi/aii  de  Goll  (NG)  affecte  une  forme  en  massue  ;  son  bord  postérieur  con- 
vexe est  encore  large,  sa  base  devient  de  plus  en  plus  étroite  à  mesure  que  l'on 
aborde  des  plans  plus  inférieurs  (coupe  H 19.  Fig.  449),  puis  s'étrangle  sur  la 
coupe  H20  (Fig.  450;.  Lacouebc  de  fibres  qui  le  revêt  et  qui  constitue  le  cordon 
de  Goll  (CG)  est  relativement  faible,  surtout  comparée  à  la  masse  considérable 
de  fibres  du  cordon  de  Burdach,  mais  elle  s'accroît  rapidement  de  baut  en  bas. 

Coupes  H19ot  H20  (Fig.  4i9  et  4o0).  — Les  coupes  H19  ctH20 

passent  par  la  partie  supérieure  de  Vcntre-croiseïnent  pyramidal  on  cntrc- 
croisemoit  moteur  [xVy). 

Les  libres  du  faisceau  puramidal  (Py)  s'iniïécbissent  en  arrière  et  en  dedans, 
occupent  tout  l'espace  compris  entre  le  sillon  médian  antérieur  et  la  substance 
grise  centrale,  et  s'y  entre-croisent  par  larges  fascicules  dont  la  surface  de  section 
présente  un  aspect  en  escalier  ou  en  chevrons  très  marqué.  Elles  forment  dans 
leur  ensemble  un  entre-croisement  large  et  court,  infiniment  plus  considérable 
(\\\cV  entre-croisoment  pini  forme ,  refoulent  en  dehors  la  base  des  cornes  antérieures 
et  la  mince  couche  de  libres  du  cordon  anlérieur  (Ca)  qui  la  recouvre,  de  telle 
sorte  que  la  ligne  oblique,  qui  limite  sur  la  coupe  H 18  (Fig.  448)  la  co?vîe  anté- 
rieure (Goa),  devient  presque  parallèle  au  plan  sagittal  médian  sur  les  coupes 
H 19  et  H20.  Ces  deux  coupes  n'intéressent  que  les  faisceaux  pyramidaux  au 
moment  de  leur  entre-croisement;  elles  ne  montrent  pas  encore  le  trajet  suivi 
par  les  fibres  entre-croisées,  h' entre-croisement  pi/ramidal  (xPy)  présente  en 
effet  sur  ces  coupes  des  limites  très  nettes,  et  il  ne  faudrait  pas  considérer 
comme  lui  appartenant,  la  couronne  de  fibres  arcifornics  (fir)  qui  entoure  sur  la 
coupe  H 19  la  substance  grise  centrale.  Ces  fibres  ai)partiennent  encore  âwsi/strme 
sensilif  et  leur  connexion  avec  le  noyau  de  Goll  est  des  plus  manifestes. 

La  substance  grise  du  bulbe  n'atteint  nulle  part  sur  ces  coupes  la  périphérie 
du  bulbe,  dont  la  sépare  une  couche  plus  ou  moins  épaisse  de  substance 
blanche  essentiellement  constituée  par  des  fibres  longitudinales.  Nous  n'avons 
pas  à  revenir  sur  la  partie  postérieure  de  la  substance  grise,  sur  les  noyaux 
de  Goll  (NG)  et  de  Burdach  (NB)  et  la  corne  postérieure  (Cop).  La  partie  anté- 
rieure permet  de  reconnaître  la  corne  antérieure  (Coa)  encore  mal  délimitée 
en  dehors,  surtout  sur  la  coupe  H 19  (Fig. 449)  et  une  région  intermédiaire  (SRg), 
adjacente  à  la  corne  postérieure  (Cop)  et  qui  présente  sur  les  deux  coupes  un 
aspect  encore  franchement  réticulé.  Elle  fait  suit(>  à  la  formation  réticulée  des 
coupes  précédentes  et  constitue  les  j)rocessus  reticnlares  de  Lcnhosseli,  la  corne  la- 
térale de  Clarke,  et  se  perdra  sur  les  coupes  suivantes  (H 21  et  H  22)  parmi 
les  fibres  croisées  du  faisceau  pip'auùdal.  Dans  la  substance  grise  centrale  qui 
entoure  le  canal  épendijmaire,  on  trouve  en  avant  de  chaque  côté  de  la  ligne 
médiane,  les  derniers  vestiges  de  la  colonne  nucléaire  de  Vlii/poglosse,  et  plus 
en  dehors  et  en  arrière,  le  noyau,  dorsal  des  nerfs  mixtes  (Nxi).  Les  fibres  radi- 
culaires  du  nerf  spinal  (XI)  sont  intéressées  sur  les  coupes  H 19  et  H20,  eUes 
traversent  la  partie  postérieure  de  la  carne  latérale  (Col)  en  avant  de  la  hase  de 
la  coi'ne  postérieure. 

Coupe  H21,H22,H23  (Fig.  HA,  i52,  453).  —Ces  coupes  passent 
par  le  collet  du  bulbe,  au  niveau  des  parties  moyenne  cl  inférieure  de 
Vcnlre-cvoisoncnl pyramidal  (xl'y). 


KTMH':     roi'ni.i;  M'IIHH   i;    |i|      i;  IK  •  M  11  i:  M  ;  I .  l' Il  \  I.  li. 


UH' 


lillrs  iiil('ri'---'i'iil  iMHi  sciilcniciil,  Ifs  /aisirtni.r  iii/ianinhiii.i  \V\  j  an  tii\t';iii  <lr 
Inii  iMilif-ciDisi'iiU'iii  roiMiiif  la  coupe  H 20  il  if,'.  i.'iO  ,  mais  l'iicoïc;  la  pailic 
cioisi'^c  (l(>  ci's  faisceaux  (l''rvc  :  on  les  vnil  s(î  |i(»rl('r  (Mi  dehors  fit  ou  arriffr- 
dans  la  parlic  exli'iiir  de  la  /luiiifilinu  nlinilii-^  |iilis  occuper  le  cnnldn  Inlr/'il 
(('I  (le  la  moelle  épiiiii  re.  haie^  ce  liajei  elles  cliaiiLienl  rapiflemetii  de  direc.lioti. 
(l(nei)aiil  loiii;iliidiiiale>  illioi  i/.oiilalcs  ou  ulili(|ncs  (pi'elles  ('•laienl.  Ainsi 
HOxplique  l'a^-pec!  si  spécial  ipio  préseiile  le  fiiisn-uii  iniyn/iiiifn/  ;i[irfS  son  enU'f- 
croiseiiKMd  :  il  e^l  loiiné  de  uros  i'aseicuk's  de  (Ihres,  secliom)és  obliquement 
on  pcipeiidiculaireiiienl  cl  ciilomY's  de  libres  hori/onlales  pinson  moins  ondii- 
j    IcnstîS  el  (|ui  ne  sinlléchissenl  (pie  plus  bas. 

L'eiilro-croisemeiit  et  la  lianslalion  du  [(tismiii  //i//'ii)/ii(lal  croisi-  (Fl'yc)  dans 


ÎJG 


FPyc 


Col 


FiG.  41)1.  —  La  partie  iiirérieiiro  de  rontre-cioispnienl  iiiolevn-  et  la  n'-iiiou  du  coilel  du 
bulbe.  —  Coupe  transversale  H21  passant  par  la  lii,Mio  H21  de  la  Fig.  418,  p.  61ii. 
Méthode  de  Weig-erl-Pal.  G/1  grandeur  nature. 

Ca,  conloii  aiiférieur  «le  la  niocllc.  —  Cli.  cûnhm  ijc  liiirilacli.  —  ('(/.  rordmi  de  (ïoll.  — 
C7,  cordon  antéro-laténd  du  hulltc.  —  Tor/,  corne  antérieure  décapitée. —  Col,  corne  latérale. 
—  Coi),  corne  postérieure.  —  l-'l'i/c.  faisceau  pyramidal  croisé.  —  Nl(,  noyau  du  cordon  de 
lUirdach.  —  \G.  noyau  (\u  cordon  de  Goll.  —  l'.s»/. grosse  racine  sensitive  descendanle  du 
trijumeau.    — .c/'//,  décussation  des  pyranddes. 


•le  cordon  lah'ral  (Clj  de  la  moelle,  s'elleclue  par  gros  fascicules;  entre  ces  fasci- 
cules, la  corne  antérieure  décapitée  se  relie  sur  une  étendue  plus  ou  moins 
-considérable  à  la  substance  (/rist>  cen/mle.  De  là  la  multiplicité  d'aspects,  que  revêt 
le  faisceau  pyramidal  croisé  suivant  les  régions,  et  dont  (juclques  types  sont 
représentés  sur  les  Figures  iol,  452  et  453. 

La  coupe  H21  (^Fig.  iol    montre  la  décapitation  des  deux  rornes  nnlérieuves 

Goa    et  intéresse  les  deux  faisceaux  pyramidaux  r/-o/,sc\  i  FPyc).  A  gauche,  la  déca- 

(I     pilation  de  la  corne  antérieure  est  complète.  A  droite,  le  faisceau  pyramidal 

!      (FPyc)  n'a  pas  encore  atteint  complètement  le  cordon  latéral  fCli  de  la  moelle,  et 

!     la  corne  antérieure  est  reliée  à  la  corne  postérieure  par  une  travée  grise  plus  ou 

moins  déchi(|uelée,  correspondant  au  bord  externe  de  la  rorne  latérale  (Col)  de 

la  fiirurc  H20  (Fig.  -ioO\ 

:  La  coupe   H22    Fig.   ia:2   passe  entre  doux  fascicules  entre-croisés  et  Ion 


088  ANATOMIE  DES  CENTRES  NEHVEUX. 

voit,  à  droite  comme  à  gauche,  dos  travées  grises  relier  la  come  antérieure  (Coa) 
à  la  partie  antérieure  de  la  substance  grise  centrale;  ces  travées  sont  plus 
épaisses  à  droite  qu'à  gauche.  Sur  cette  coupe,  la  corne  latérale  (processus 
reticulares)  a  presque  disparu,  ou  n'est  représentée  que  par  les  minces  travées 
de  substance  grise  qui  cloisonnent  les  gros  fascicules  du  faisceau  pijramidal 
croisé  (FPyc).  Celui-ci  occupe  une  profonde  excavation  comprise  entre  la  corne 
postérieure  (Cop)  et  la  corne  antérieure  (Coa),  mais  se  distingue  toujours  facile- 
ment, grâce  à  son  aspect  grossièrement  fascicule,  du  reste  des  fibres  du  cordon 
(intéro-latéral  de  la  moelle. 

Sur  la  coupe  H23    Fig.   453),  Yenire-croisenimt  pijrninidal  est  terminé;  à 


Fii;.  452.  —  Le  collet  du  bulbe  aux  conbns  de  la  moelle  cervicale.  —  Coupe  transver- 
sale H22  passant  parla  ligne  H22  de  la  Fig.  418,  p.  (U.j.  Méthode  Weigert-Pal. 
6/1  grandeur  nature. 

Ca,  cordon  antérieur  de  la  moelle.  —  CC  cordon  de  Burdacli.  —  CG,  cordon  de  Goll.  — 
CI,  cordon  antéro-latéral.  —  Cou,  corne  antérieure  décapitée.  —  Cop,  corne  postérieure.  — 
l''P;/c,  faisceau  pyramidal  croisé.  —  i\7j.  noyau  du  cordon  de  (îoll.  —  I'.sy/.  grosse  racine  des- 
cendante sensitivc  du  trijumeau. —  J/','/,  décussation  pyramidale. 


droite,  la  substance  grise  affecte  la  forme  caractéristique  propre  à  la  moelle  cer- 
vicale supérieure  ;  on  y  distingue  une  corne  antérieure  reliée  par  une  large  base 
il  la  substance  grise  centrale  et  une  corne  postérieure  unie  à  cette  même  sub- 
stance grise  centrale  par  un  col  mince,  étroit  et  cflil(\  Les  fibres  du  faisceau 
pipyirnidal  croisé  (FPyc)  se  sont  tout(;s  coudées,  affectent  une  direction  longitu- 
dinale el  ne  se  distinguenl  des  autres  libres  constitutives  du  cordon  latéral  de  la 
moelle,  (pie  par  les  travées  névrogliques  i)lus  abondanles  (pii  les  cloisonnent 
encore  à  ce  niveau.  Fa  partie  droite  ch;  la  coupe  n(>  contient  en  efl'et,  que 
qu(d(|ues  rares  fibres  horizontales  qui  traversent  en  fascicules  onduleux  la  base 
d'insertion  de  la  co7'ne  antérieure  et  la  partie  moyenne  du  cordon  latéral  (Cl). 
Il  ne  faut  pas,  en  effet,  considérer  comme  appartenant  au  faisceau  pyramidal 
croisé  les  fibres  horizontales  qui  traversent  le  col  et  la  corne  postérieure  (Cop), 
et  (jui  représentent  les  libres  radiculaires  de  la  racine  postérieure  de  la  première 
paire  cervicale  (CI). 

Fa  partie  gauche  de  la  coupe  H23  fFig.  -toS)  présente  un  aspect  autre,  et 


|.;TIIH;    KHMH.It  \  l'IlK.M   I;     IM      It  II  o  M  II  i:  N  C  |;  l' Il  \  I.  li. 


fiSf» 


,iil,'.:i'>.,r  iMiiKif  \r  fiiisrriiii  /iiim  ni  uliil  A  ■-nu  .iilir  i-roisciiiriil .  Ci'liiici  (l(''ca|)il«* 
,  ,,i,,|,|rlfim'iil  l;i  •■Drue  ;mli'ii(!iir('  j^amlir  l'I  |ii('sciilc  ras|ti'i-|  fasciciil»-  ol 
,.|i(ii<'\'''li"''.    ••aiMcli-i  islii|iic    (le    la    rr^iinii    on    s'cllrcjiii-    la    (l<''ciissali«.n   de    (•(• 

l.iix-caii. 

|,a  sii/ishnirr  i/rlsr  irnlni  !,■  dr  la  linMJii'  |h)sI  iTiciirr  du  lollct  du  liiiljir 
iilVclc  sut  ifS  liois  coupes  H21.  H22.  H23,  ilrs  |.aili(iilarih'S  iiil('T('Ssaiilrs. 

La  siihstaiico  j^iisc  (••'nlraltMJi"  la  coupe  H21  pit'st'iil<!,gràrea  la  di'rapilafioii 
,lcs(ltMi\  ci.riit's  aiili'-ritMiii's,  un  aspcrl  lriaii,:;iil;iiro,  à  soninid  ariléricui;  sa 
jarur  base  s'adosse  aux  conlous  posir'i'icurs  (Cop).  Kilo  conticiil  les  petites 
^.ullies  inaïueioiiuce-  lie--  ii-duiles    du    iinijnii    (!<•  liurdarli  W\,,   el  le  pi'cliculc 


SgR 


Fu;.  4:')3.  —  La  n'-f^iou  rcivii-ali'  siiprriciu e  de  la  inoeilf  au  niveau  dr  l'émergence  de 
la  pieniièie  racine  cervicale.  —  Coupe  passjuil  par  la  liuui'  H23  de  la  Fig.  418. 
Méthode  de  Weigerl-Pal.  G/1  grandeur  natiu-e. 

Ca,  cordon  anlériiur.  —  (H.  conion  ilr  liuni.ich.  —  C(h  cordon  de  Goll.  —  Cl,  cordon 
antôro-latéral.  —  Cl.  racine  poslt'rieiirc  dr  la  première  paire  cervicale.  —  Cort,  corne  anté- 
rieure décapitée.  —  (Jt</>.  corne  postérieure. —  cCop,  col  de  la  corne  postérieure.  —  Cp,  cor- 
don poslérietu'.  —  Fl'i/c.  faisceau  pyramidal  croisé.  —  %fi,  substance  gélatineuse  de  Ilolando. 
—   il'//,  dêciissatiuii  pyrainiilale. 

mince  ot('troil  du  uoi/du  de  (ioll  i^NTi),  lc(iuel  l'orme  une  lauic  élroit(^   cl  aplatie 
transversalement.  Les  angles  latéraux  du  triangle  sont  coifl'és  par  les  cornes  pos- 
térieures (Gop  auxquelles  ils  sont  reliés  par  un  pédoncule  plus  ou  moins  grêle. 
La  disposition  est  un  peu  autre  sur  la  coupe  H  22  (Fig.  452). —  Le  noyau  de 
fiiirditrh  a  disparu,  le  noi/au  de  (îoll  (Mî)  forme  un  îlot  gris,   aplati,  couiplète- 
nient  indépendant  du  reste  de  la  substance  grise.  Le  faisceau  pyramidal  croisé 
Il  occupant  le  cordon  latéral  refoule  en  arrière  la  coj-ne  postérieure  et  son  col. 
Les  coi'nes  posté-rieuros,  (pii  étaient  situées  coupe  H  21.  Fig.  i5L  sur  la  même 
ligne  transversale  (juc  la  substance  grise  centraio,  se  rapproidient  ainsi  l'une  de 
1  autre,  en  même  temps  que  le  bord  postérieur  de  la  substance  grise  centrale 
-excave  sur  la  ligne  médiane  et  ((ue   les  cordons  postérieurs  s'étendent  dans 
le  sens  sagittal,  gagnant  en  ("paisseur  ce  (ju'ils  perdent  en  largeur   Voy.  coupe 
H23.  Fig,  -453).  A  mesure  que  l'on  envisagera  des  coupes  intéressant  les  régions 
cervicales  supérieure  et  nioyoniie  de'  la   moelle  épinière,  la  distance  qui  sépare 

TOME     U.  i  1 


I 


690  A.NATOMIE    DES    CENTRES    NEIWEIX. 

los  deux  C'jrncs  i)Ostérioures  diininuora;  on  se  portant  en  dedans,   a  corne  pos- 
térieure augmente  ainsi  dautant  la  surlace  du  cordon  latéral  ^Clj. 

Les  cordons  de  la  moelle  ainsi  constitués  paraissent  homogènes,  il  n'en  est 
rien,  et  l'étude  dos  dogénéresconcos  secondaires  permet  d'y  reconnaître  une 
texture  fort  complexe,  et  des  faisceaux  plus  ou  moins  compacts  et  d'origine?^ 
très  diverses  (Voy.  Mo(dle  épiniore,  IV"  partie). 


CIIAIMTUK    IV 


sTiircTi  i{i-:  irr  tkxti  ni:  lu   iiiiomiiknckimiaU': 


I.  —  CERVKLKT 


■rélx-l- 


1"  Structure  de  lécorce  cérébelleuse.  —  L'œil  im  permet  de  i-^on. 
»lislini;uei'  dciix  couches  (l;ms  If-cdrce  cér(''liell(>use,  lune  cxlcriu;,  (jrise 
ou  molniil'iirc,  raiilre  ni  tenir,  miiillrr  ou  (//(tiiuleuse,  séparées  par  une 
niiuce  c(»uclie  ilaire,  inlrimciUfiirc,  (jui  coiilieul  les  corps  des  relhilfis  de 
PiirLnijc,  dis})osées  en  une  seule  raiiii(''(>. 

Examinées  au  uiicroscope,  à  un  raildegrossissemenl  (l"'ig'.  'i.'ii;,  les 
coupes  saii,i(tales  ou  verlico-lransversales,  montrent  que  récorcc  cérébel- 
leuse uK^sure  à  peu  près  I  millimètre  à  1  millimètre  et  demi  et  qu'elle 
esl  plus  (''p;iisse  au  niveau  des  crêtes  des  lamelles,  que  dans  la  profon- 
deur des  sillons,  (lelle  dillV-rence  licul  >url(iul  à  !  iut'uale  ('paisscur  delà  Son  «■paisscur. 
couche  iuteiue  ou  granuleuse  ci;  ,  dont  les  éléments  cellulaires  em- 
piètent sur  la  suhstance  l)lan(die  adjacenle,  de  telle  sorte  qu'au  niveau 
des  crêtes  des  lanielles.  il  "^i  iiialai^i'  de  recduuaiire  iicllenieul  la  limite 
entre  la  substance  iirise  et  la  sul)slauc(>  blanche,  landis  qu'on  IV'Iablil 
facilement  au  voisinage  du  fond  des  sillons. 

Nous  étudierons  successivement  : 

1"  La  coKchr  infcrmédiaire  on  la  couche  des  c(diules  de  Pnrkinje  l'cP)  ;      «es  trois  .ouchcs. 

2"  La  coHi/ie  niolrcnlaire  [cm; 

*i"  La  concIie  r/rajift/ruse  (c^)  ; 

i"  Les ///vyv'.s  tvrniinnli's  ([ui  sarijoriseul  dans  ces  couches. 

Si  nous  dérogeons  aux  babil u<les  prises  de  décrire  les  coucbes  céré- 
iiellcusesde  dehors  en  dedans,  cela  tient  à  ce  que  les  cellules  de  Purkinje 
(  (luslilut'iil  un  des  éléments  les  plus  importants  de  récorcc  cérébelleuse  et 
(|u'ell(>s  appartiennent  aux  trois  couches  :  —  à  la  couche  moléculaire,  par 
leurs  ranillicalious  dendriticjues;  à  la  couche  intermédiaire ,  ^-ay  leurs  corps 
(  tdlulaiics;  à  la  couche  (jrauuleuse,  par  les  collatérales  de  leur  cylindre- 
axe  —  et  que  la  plupart  des  éléments  cellulaires  des  couches  moléculaire 
et  iiiauuleuse  sont  destinés  à  assurcM"  les  connexions  soit   des  corps  C(d- 


692 


ANATdMlK    l)i:S    CKMUKS    NE  M  VEUX. 


lulaires,  soit]  des  ramifications  dendritiques  diin  certain  nombre  de  cel- 
lules de  Piirkinje. 


Couclip      intermc'-- 
"liaire. 


Couche  intermédiaire,  coitrhr  ^/es  (jrandes  cellules  ou  couche  des 
cellules  de  PurAi/iJe.  —  Les  cellules  de  Purkinje  découvertes  en  1837,  par 
l'auteur  dont  elles  portent  le  nom,  appartiennent  aux  cellules  les  plus 
différenciées  du  corps  humain.  Ce  sont  des  éléments  de  très  grande  taille, 


.^.^"^^ 


lamelle 


ftç  Uf 


Vu;.  4.'>4.  —  Coupe  sagillalc  d'un  lobuh»  cerébrlloux  do  riiomme  adullo.  (Coloration 
par  la  mélhode  de  Hosin.) 

cf/,  couche  fi;ranuleusc  ;  cette  couche,  très  épaisse  au  niveau  des  crêtes  des  lames  et  la- 
melles, se  réduit  dans  le   fond   des  sillons  à  une  mince    bande  de  j,nMins   stratiliés.  —  cm, 
couche  moléculaire   d'c[)aisscur  a  peu  près  partout  éf,'ale.  —  cP,  couciie   inlermédiairo   o 
couche  des  celhdes  de  l'urkinjc  disposées  en  une  seule  rangée.  —  Shl,  substance  blanche 
des  lames  et  lobules  cérébelleux. 


L.'i  cellule  (le  l'iir- 
kiiijo. 

Sos  •limcnsions. 


dont  le  corps  est  situé  aux  cunlins  des  couches  moléculaire  et  granuleuse, 
plus  près  toutefois  de  la  première,  dans  laquelle  les  cellules  de  Purkinje 
sont  rangées  par  beaucoup  d'auteurs. 

Les  co?'ps  cellulftires,  gIoi)uleux  et  aplatis  à  la  forme  d'uni»  lentille, 
sont  disposés  en  une  seule  rangée  régulière,  plus  serrés  au  niveau  de  la 
créle  des  lamelles,  plus  espacés  au  fond  des  sillons.  Ils  mesurent  35  à 
70  a  en  moyenne,  (10  ;/.  de  longueur  sur  30  a  de  largeur  et  '2'i  à  30  ij. 
d'épaisseur.  Au  niveau  de  la  crête  des  hunelles,  les  corps  cellulaires  sont 
ovalaires  ou  piriformes  et  placés  en  général  verlicalenuMil  ;  (hms  le  fond 
des  sillons  par  contre,  les  corps  cellulaires  sont  |>lus  irréguliers,  affectent 


STHi  c  11  lu:   \:\    I  r;\  1 1  lu;   m     i;iim  m  kimi.I'Ii  \  i.i:. 


(.'.Ci 


Ar^  tdtiiifs  ni  m;i,s>ii('  cl   m   i;i(|iii'|  le.  d    s^nl  iliii;;(''S  |ilii->   mii  tnoms  nlili 

i|lirliicill      l'i^.    4.'»,'')). 

I ,  lin  |il(ii  lie    la  nH'llliMli'  dr  Nissl    |»riiiir|    île  di-cclrr  dail^    li'    coips  ccl 


FiG.  455.  —  I.es  cellules  de  Purkiuje  elles  libres  lermiuales  de  l;i  couche  granuleuse 
du  cervelet  de  l'iiomme.  C.oupe  sagittale,  peipendiculaireau  grand  axe  d'une  lamelle 
cérébelleuse.  (M«'lIiodi'  (!<>  f.olgi.) 

PJ,  celliilf  (le  Purkinjc  des  crêtes  des  lamelles  cérébelleuses.  —  Pj,  s,  cellule  de  l'urkinjc 
(les  fonds  des  sillons.  Les  arborisations  en  i)ois  de  cerf  de  ces  cellules  occupent  toute  la  hau- 
teur de  la  couche  moléculaire.  —  c/y,  cylindre-axe  des  cellules  de  Purkinje.  —  coll,  collaté_ 
raies  récurrentes  du  cylindre-axe  des  cellules  de  Purkinje.  —  es,  cellule  étoilée  de  la  couche 
moléculaire,  dont  les  arborisations  cylindre-axilcs  concourent  à  former  des  nids  péri-cellu- 
iaires.  —  h/j,  nid  péri-cellulaire  constitué  en  partie  par  les  arborisations  cylindre -axiles 
d'une  cellule  étoilée  de  la  couche  moléculaire,  en  partie  parles  arborisations  cylindre-axile 
ou  collatérale  d'une  libre  terminale ^/Z;.  — /'/,  fibres  terndnalcs  de  la  substance  blanche  {Sur 
s'arborisant  dans  la  couche  granuleuse.  —  as.  ctdlub^  araignée  on  astrocytc  de  la  substance 
blanche. 


0'»4  ANATO.MIK    DKS    CE.XTUES    .NKI'.VEIX. 

lulaii'o  une  disjjosilioii  à  la  fois  réticulée  et  librillaiie  de  la  chiomatine 
à  la  base  de  la  crllulc.  la  chromatine  présente  une  disposition  réticulée; 
au  niveau  du  sommet  et  de   l'origine  de  la  dendrite,  elle  est   striée  ou 
fibrillaire,  autour  du  noyau  elle  forme  plusieui's  couches  concentriques 
Son  noyau.  très   dcuses   qui    se  prolongent   en   pointe  dans  la  dendrite.    Le  noyau 

est  volumineux  et  sphérique  ;  il  est  parcouru  par  un  délicat  réseau  de 
chromatine  et  contient  un  nucléole  arrondi,  fortement  réfringent,  riche 
en  chromatine,  et  se  colorant  par  conséquent  intensivement  par  les 
réactifs  colorants.  A  l'encontre  de  la  plupart  des  cellules  nerveuses,  la 
cellule  de  Purkinje  ne  contient  que  de  très  rares  granulations  pigmen- 
ta ires. 

La  cellule  de  Purkinje  possède  deux  sortes  de  prolongements  :  des 
prolon'jentcnls  protop/asmirjucs;  ou  de/idri/ifjnes,  clwn  prolongement  central 
ou  cijlindre-axile  qui  se  détache  de  la  base  ou  des  parties  latérales  du  corps 
cellulaire,  traverse  la  couche  rouillée,  granuleuse  ou  interne,  et  se  con- 
tinue avec  une  fibre  à  myéline  de  l'arbre  de  vie  du  cervelet. 
Ses  prolongements         Dcndritcs.  —  Du  pôlc  périphérique   ou    supérieur  de    la  cellule    de 

.ien<iritiriucs.  Purkiuje  se  détachent  une  ou  deux  grosses  branches  dendritiques,  de  lo  à 

18  ;j.  d'épaisseur.  Elles  affectent  d'abord  un  trajet  horizontal  ou  légèrement 
ascendant,  puis  se  divisent  une  ou  deux  fois  dichotomiquement  et  donnent 
naissance  à  une  série  de  branches  radiées,  qui  atteignent  rextrème  péri- 
phérie de  la  couche  moléculaire  et  émettent  chemin  faisant  une  infinité 
de  rameaux  et  ramuscules,  qui  se  détachent  à  angle  plus  ou  moins  aigu  et 
ne  s'anastomosent,  ainsi  que  Golgi  la  montré,  ni  entre  eux  ni  avec  ceux 
des  arborisations  voisines.  Les  grosses  branches  dendritiques  sont  en 
général  lisses;  leurs  rameaux  et  ramuscules  sont  par  contre  hérissés  par 
d'innombrables  épines  courtes,  épaisses  et  équidistantes,  implantées  à 
angle  droit  et  dont  l'extrémité  libre  est  légèrement  renflée  ij^^ig.  io(î).  Ces 
caractères  les  distinguent  des  épines  longues  et  grêles  qui  recouvrent  les 
dcndrites  des  cellules  pyramidales  de  l'écorct^  cérébi'ale.  Rameaux  et  Wk 
ramuscules  se  terminent  i)ar  des  exli-émifés  libres  et  épineuses  dans  les  lljr; 
iiso.-.upent  loulo   différentes  hauteurs  de  la  couche  moléculaire;  queh[ues-uus  se  terminent  Hli 

l-lucï'moLculaire'!  au  voisiuagc  du  corps  cellulaires  d'autres  atteignent  l'exlrèaie  périphérie 
de  l'écorci^  cérébelleuse;  quelques-uns  se  recourbent  à  ce  niveau  cl 
affectent  un  court  trajet  hori/ontal.  Ainsi  se  trouve  constituée  une  vaste 
arborisation  protoplasmique  extrêmement  riche  et  éf(Mulue,  dite  arhnri- 

8 arborisont  en  bois  satioii  Cil  bo'is  dc  co'f,  qui  mcsurc  souvent  0""".7  à  ()""", 8  de  diamètre  et 

''•"■'"''''  qui    occupe  chez   l'adulte    toute    l'épaisseur    de     la    couche   muléculaire 

(Fig.  4oo  et  4. ')()). 

Chez  l'embryon,  cette  arborisaliou  deudriticpu'  se  déveh^ppe  lente- 
ment, elle  atteint  à  peine  chez  le  nouveau-né  la  partie  moyenne  de  la 
couciie  moléculaire;  elle  se  trouve  recouveile  par  la  couche  de  cellules 
embryonnaires  de  Vignal  (|ui  diuiiiiue  peu  à  peu  à  niesun»  que  le  sujet 
grandit. 

L\irborisali(iii  en  bols  de  (cvf  dc  ht  crllulc  d'   l*i(rl,inj('  csl  orifiilcc  dans 


i;i  {  Il  m;    i;t   ti;\  i  i  iu.    im     iiikim  ui.ncki'ii  \  i.i:. 


(')',*:• 


le  i)/tin   v^/7///'//.  <'('sl-;i-ilirc    ihni-  un    |il:iii  ■-I  iiihiiii'ii  I    |)('i|H'iiili(iil;iicc   an    «t  Nont  <>riontû»< 
',,,,,,  !'•  l'I.in  «laifiital. 

içriin(l;i\i'  "I"'  l;>  liiinclli- 

c'i-clii'lli'lisc  :  l'Ile  l'-l 
;i|»l;ilir  à  l;i  linnn  ilUn 
.iiliii'  IrnilitT  m  c-^jni 
lier,  cl  il  ic-nllc  (le 
I  l'Ile  cniicn^i'  (lisjKisi- 
Ih.ii.  si;^ii;il('T  (raliiiMJ 
|.;ir  Slii'(l;i,  l'iii-  |i;ii' 
l)l)ci'>l('incr .  Ilciili'. 
hcni^xMiki'.  KnliliT. 
(lol^i  (>1  snricnl  |i;m- 
KaiHon  y  Ciiijal.  i\nv 
rarltorisalioiisoIrDiivc 
rhilrr  ■>\W  le-  lou/tf's 
-(KlilUlIrs,  j>('i[)('inlifll- 
laires  à  la  dircclion  de 
la  lamelle  i  P'iti.  i-)')  ol 
lall)  ol  qu't'llf  csl  Kfw 
lie  champ  ou  de  profil 
sur  los  coupes  rrrticn- 
Iraiisrrrsdlcs.  ou  hori- 
zduldli-s  (Kiji'.  i->~  ,  ([ui 
^('(liouuoul  los  lauiol- 
loscérébellousos  paral- 
lèloinont  à  leur  lirand 
uxo. 

Cl/Utlilrr-d.i  r.  — Le 
prolongomout  'i/Hii- 
dre-(irile  ou  cmlntL 
figuré  par  v.  Ivolliker, 
Deiters,  Koschewni- 
koff,  a  otô  l»iou  doc  l' il 
parGolgi.  11  nait  par  un 
cône  d'origine  du  polo 
inférieur  ou  baso  de 
la  cellule  de  Purkinjc, 
s'entoure  presque  im- 
médiatemonl  d'uuo 
gaine  do  myéline  i  Do- 
nissenko),  traverse  en 
ligne  droite  ou  légèro- 
ment  courbe  la  couclio 

granuleuse  ou  intoriu',  puis  entre  dans    lu  constitution  de    la  substance 
blanche  des  lames  et  lamelles  cérébelleuses 


iiiiiit 


l'"io.  4.")6.  —  Cellule  de  Piirkinje  et  libres  de  tiert;mann  de       ^'^^  prolongement 

II'  '     '1     11  1     111  /-.  -.11  cvlindrc-axile. 

1  eooi'ceceiebelleusf  de  1  liomine.  —Coupe  sagittale,  per- 
pendiculaire au  grand  axe  d'une  lamelle  cérébelleuse. 
(Méthode  de  (iolgi.) 

Py, cellule  de  Purkinjc  d'une  crête  de  circonvolution. —  c//, 
son  cylindre-axe  avec  implantation  latérale.  —  coll.  ses  ool- 
latcralcs  récurrentes. —  ce,  cellule  t'inpanachée  de  la  couche 
lïranuleusc.  dont  les  prolongements  disposés  en  branches 
de  candélabre  traversent  la  couche  moléculaire,  en  formant 
los  libres  de  Meri.MU.nim    fil  . 


vclet 


696  ANAÏOMIK    DKS    CE.NTllKS    NKRVEUX. 

Ses  coiiaiéiaics.  Duns  soii  li'ajct  à  tiavcis  la  couche  jiraïuileuse,  le  eyliiidre-axe  présente 

quelques  étranglements  annulaires  et  émet  deux  ou  trois  collatérales 
récurrentes  découvertes  par  Tiolgi,  bien  décrites  par  Cajal,  Uetzius, 
V.  Kolliker,  etc.  Elles  se  dirigent  vers  la  couche  moléculaire,  se  divisent 
une  ou  deux  fois  dicholomiquement,  puis  s'arborisent  en  partie  dans  la 
couche  interne,  en  partie  dans  les  régions  inférieures  de  la  couche  molé- 
culaire, puis  se  terminent  librement  autour  des  corps  et  des  dendrites  des 
cellules  de  Puikinje  voisines  (Fig.  ioo  et  ioG). 

Couche  interno  Couche  interne.  —  Comparée  à  la  couche  granuleuse  interne  delà 

rétine,  la  couche  interne,  couche  (/ranuleuse  (Gerlach),  couche  des  grain* 
ou  couche  rouillée  àe  v.  Kolliker,  se  présente  sur  les  coupes  colorées  au 
carmin  (Fig.  4o4),  sous  l'aspect  d'un  amas  serré  de  grains  polyédriques 
fortement  teintés  par  le  carmin.  Cette  couche  présente,  ainsi  que  nous 
l'avons  vu  plus  haut,  une  épaisseur  qui  varie  suivant  qu'on  considère 
le  fond  des  sillons  ou  la  crête  des  circonvolutions;  elle  est  en  outre  mal 
délimitée  de  la  substance  blanche  sous-jacento,  dans  laquelle  on  ren- 
contre constamment  un  nombre  plus  ou  moins  considérable  de  grains 
disséminés  ou  égarés, 
grains -lu  ccr-  Golgi  a  démoutré  le  premier  la  nature  nerveuse  des  grains.  Cajal,  dont 
les  recherches  furent  confirmées  par  v.  Kolliker,  V.  Gchuchlen,  Het- 
zius,  etc.,  découvrit  la  façon  dont  se  comportent  les  prolongements  proto- 
plasmiques  et  cylindre-axiles  de  ces  petites  cellules,  qui  constituent  des 
éléments  propres,  caracléristi(jues  de  l'écorce  du  cervelet,  et  qu'on  ne 
rencontre  dans  aucune  autre  région  du  névraxe. 

Les  grains  (Fig.  457)  représentent  de  petites  cellules  nerveuses, 
ai'i'ondies  ou  anguleuses,  de  (i  à  10  i;.,  formées  d'un  gros  noyau  sphé- 
rique  contenant  souvent  un  nucléole  et  entouré  d'une  très  mince  enve- 

Loiirsarborisations   loppc  protophismiquc.  Chaquc  grain  émet  3  à  5  ou  ti  dendrites  courtes, 
,(!ps  ej)aisses  et  lisses,  qui  se  terminent  par  une  courte  arborisation  avortée, 

digitiforme  ou  étoilée,  qui  entoure  le  cor[)s  des  grains  voisins  (Cajal). 

i..-ms  ionf.^s  et  gn-  Lc  cyli  nd  l'c-axc  est  long  et  très  grêle;  il  se  détache  d'une  dendi'ile.  plus 

les  .nim.jn saxes,  rarement  d'un  corps  cellulaire,  se  jjorle  verticalenuMil  en  haut  soit  direc- 
tement, soit  après  un  trajet  plus  ou  moins  ol)li(|ue.  puis  j)ênètre  dans  la 
couche  moléculaire  et  s'y  bifurcjue  en  l'en  donnant  naissance  à  deux  bran- 
ches longitudinales,  légèrement  onduleuses,  qui  se  portent  en  sens  opposé  et 
qui  croisent  et  s'entrelacent  avec  les  épines  des  cellules  de  Purkinje  (Cajal  . 
Elles  n'émettent  dans  leur  long  trajet  qui  peut  attcMudre  0""",8  à  1  niilli- 
mètr(;,  aucune  collatérale  et  se  terminent  non  par  un(^  arborisation,  mais 
par  un  petit  bouton  ou  reullemeut  protoplasnii(jue.  ou  par  une  (extrémité 
(d'Iih'c;  (jui  se  recourbe  et  jxMit  péuc'lrei'  dans  la  couclie  interne  ou  granuleuse 
((]ajal,  i{elziusi.  Ces  libres  longitudinales,  (>\trêmeiueut  fines  et  gêiu'ra- 
lemeiit  vai'i(|ueuses,  sont  très  nombreuses  ;  elles  occupent  toute  la  liauteur 

11-  i..riiieiii  les  n     ,|(.  |;|  eouehe  moléculaire  à  huiuelle  (dles  impriment  un  aspect  siriê  spé- 

lires  |.iii:illclns  <lc  la        .  '  '  '         .  . 

coiiri,,.  i„oi.>.u)aire.   cial,  cl  portcut  dcpuis  Cajal  le  nom  {{a  fibres  parallèles.  Leur  direction  est 


SI  i;i  Cl  I  i!i:   I  T  Ti:\ïi  i;i:   i»i    kikim  iii;n<;i;i'Ii  \i,i;. 


(IIJT 


t'Il  clli'l   |i.ii;il  lil.'  ;\ii   -IMiul  ;i\r  ilr   l;i    l;i  iiirl  le  cnr  |ic|  Ini  ~r  r|    |i;ir  (mii -^rMl  iii-il  I 
|t('r|>tMi(li(ii  l;i  1 1  !•  .iii\  ;irln)iisiili(iii>  >;i;^il  l;ilr->  des  ('clliilc^  de  l'iii'kiii|r. 

Il  rc-iillc  (le  (l'Ile  (lis|>()sili(tii  (|iir.  sur  les  colllics  Siij^i  Milles  |»cr|»('lliliiil- 
iairt's  au  uiainl  :i\c  tic^  rii<(iii\(ihil  mus  (•('•rcln-llcii^rs,  1rs  lihrrs  [i;ii;illi'|cs 
se  |)i'('s('iilriil  --(Mis  I  iis|H'(l  iriiii  lin  |Hiiiilillc.  i|ui  ()ccii|ic  hiulc  hi  liaulriir 
»lr  la  (•(Uicltc  moicciilair»'.  alurs  <|U('  les  ailtuiisal ions  dc^  (•(•Mules  (|(;  |*ui- 
kiiijc  sont  elalees.  laiidis  (|ue  sur  les  roiipcs  vcrlico-l  rans\  eisales,  |»aral- 
IMes  au  uraiid  ave  des  circdUN  olul  ioUs.  Ie>  a  rlnui-^al  iolis  des  crdlulcs 
de  l'urkiii  je  sonl    \  ues  de   (diaïup  dU   de    pndil   i  \'"\'j:.    Ï'M  ,  (il  (jM(;  les   liltrcs 


Fk;.  i'61.  —  Los  grains  du  C(;iv('let,  les  libres  iiarallt'ies  de  la  couclie  moléculaire  et 
les  cellules  de  Purkinje  vues  de  champ.  —  Coupe  longiludinale  (parallèle  à  son  grand 
axe)  d'une  lamelle  cérébelleuse.  (Méthode  de  Golgi.)  —  Figure  demi-schématiiiue 
d'après  Cajal  (1893). 

-■1,  couflic  iiidlc'.'vilaire.  —  />'.  (:mn;lic  ;^r;iiuiluiise.  —  C,  sul)strin(lie  lilani^lio.  —  Clia(|ue 
grain  t-niet  un  cyliiuJre-axe  ascendant,  qui  se  bifurque  [b]  dans  la  couclie  moléculaire,  et 
donne  naissance  à  une  fibre  parallèle.  —  e,  extré-mité  ^'ranuleuse  terminale  des  fibres 
parallèles.  —  (/.cellule  de  Purkinje,  vue  de  champ. —  /".  cyliiuirc-axe  (rune  cellide  de  Pur- 
kinje. 


parallèles  se  Uouvciil  soclionnées  parallèlcincnl  à  leur  diroclion.  Sur  ces 
deux  sortes  de  coupes,  la  partie  vei-ticale  ou  ascondanle  du  cylindre-axe 
est  toujours  visible  et  sectionné(>  parallideineiil    à  son  axe. 

Outre  ces  grains  si  caractérisli(|ues  de  lécorce  cérrhellouse.  la  couche 
interne  conlient  encore  un  certain  nombre  de  cellules  volumineuses  et 
multipolaires,  découveft(>s  et  ligurées  i)ar  Goljiidont  les  recherches  ont  été 
confirmées  i)ar  Cajal,  v.  l\(dlik(M',  v.  Geliucliten.  Heizius.  Azoulay,  etc. 

Ce  sont  des  cellules  à  cylindre-axe  court  ou  cellules  du  type  II  de  Golgi,      Les  grandes  cci- 
qiii  mesurent  30  à  iO  ;;.  et  dont  quelques-unes  atteignent  les  dimensions   l"ôîgi  ïe  ï' oucilo 
colossales  des  cellules  de  Purkinje.  v.  Kolliker  les  désigne  sous  le  nom  de   '"»<^'"«- 
grandes  cellules  fjranuleu.scs  (grosse  Kornerzellen),  Retzius  sous  celui  de 
cellules  lie  Golgi  i\G  l'écorce  cérébelleuse.  On  les  trouve  disséminées  dans 
toute   la  hauteur  Ao   la   couclie  ui-anuleuse   interne,  voire  même  dans  la 


G08  ANATOMIi:    DES    CEXTHES    XERVEIX. 

couche  intcrmédiairo.  aux  confins  de  la  zone  moléculaire  où  elles  se  dis- 
posent, en  particulier  chez  le  chat,  soit  au-dessous,  soit  entre  les  cellules 
de  Purkinje,  en  une  rangée  presque  aussi  serrée  que  celle  de  ces  der- 
nières '^Fig.  'i'')8). 

Le  cylindre-axe  est  court  et  se  résout  en  une  arborisation  complexe, 
dune  étendue  extrême,  qui  occupe  toute  la  hauteur  de  la  couche  gra- 
nuleuse et  peut  être  suivie  jusque  dans  la  substance  blanche.  Les  ramili- 
cations  cylindrcs-axiles  entourent  les  grains  d'un  feutrage  si  dense  et  si 
inexlricable,  qu'il  est  impossible  de  suivre  le  trajet  des  ramuscules  et 
que,  sur  les  coupes  un  peu  épaisses  traitées  suivant  la  méthode  de  Golgi, 
la  couche  granuleuse  paraît  presque  complètement  colorée  en  noir 
(v.  Gehuchten,  Retzius). 

Les  prolongements  protoplasmiques,  au  nombre  de  3  à  6,  se  dirigent 
vers  la  zone  moléculaire  et  s'y  ramifient  très  irrégulièrement  sur  de  grandes 
étendues  ;  quelques  dendrites  traversent  la  couche  granuleuse,  puis  pénètrent 
de  chaque  côté  dans  la  couche  moléculaire  adjacente  (Retzius)  (Fig.  iriS). 
D'autres  dendrites  se  coudent  après  avoir  traversé  la  couche  moléculaire, 
deviennent  horizontales,  puis  fournissent  des  ramuscules  descendants  et 
ascendants  extrêmement  grêles,  à  peine  épineux  et  d'aspect  cylindre- 
axile;  les  cellules  auxquelles  appartiennent  ces  dendrites  ont  été  décrites 
par  Azoulay,  sous  le  nom  de  cellules  éloilées  à  prolongements  protoplas- 
mifjues  en  saule  pleureur . 

Falcone  en  1893,  et  Cajal  en  4895,  ont  décrit,  chez  la  souris  et  le  chat 
nouveau-né,  dans  la  couche  granuleuse  et  dans  la  substance  blanche,  de 
volumineuses  cellules  éloilées  qui  envoient  leur  cylindre-axe  dans  la  sub- 
stance blanche  et  leurs  dendrites  dans  la  couche  moléculaire.  Ces  cellules 
très  rares,  et  qui  n'ont  encore  été  constatées  que  chez  de  jeunes  animaux, 
sont  aussi  volumineuses  que  les  cellules  de  Purkinje.  Elles  sont  trian- 
gulaires, fusiformes  ou  éloilées,  situées  aux  confins  de  la  substance  blanche 
(cellules  marginales  de  Cajal),  ou  dans  l'épaisseur  de  celle-ci  (cellules 
interstitielles).  Les  dendrites  sont  épaisses,  se  détachent  des  pôles  du  corps 
cellulaire  et  sont  en  général  parallèles  au  grand  axe  delà  lamelle;  2  à 
3  dendrites  se  portent  dans  la  couche  moléculaire  el  s'y  arborisent.  Quant 
au  cylindre-axe,  il  n'abandonne  pas  de  collatérales,  pénètre  dans  la  sub- 
stance blanche,  et  a  pu  être  suivi  dans  un  cas  par  Cajal  jusqu'au  voisinage 
du  noyau  dentelé  et  du  noyau  du  toit,  où  il  se  divisait  à  angle  aigu  et  se 
perdait  dans  le  feuti'age  de  fibres  qui  entoure  ces  noyaux. 

i,:Mo.iri,o extern...  Couche  exteme  ou  moléculaire  (couche  grise  ib'  v.  Ivdliker, 
C(ju(;he  finement  gi'enue,  couclie  granuleuse  externe,  conclu'  superficielle). 
—  Cette  couche,  très  régulière  et  d'épaisseur  à  })eu  près  égale,  nu'sure  de 
()""".!.'■)  à  ()""", l)i.  Elle  renferme, outre  l(>s  fibres  parallèles  et  les  arborisa- 
tions à  dirccliou  sagittale  des  cellules  de  Purkinje  (i"'ig.  '«57  et  459),  un 
certain  nombre  de  cellules  propres,  autochtones,  multipolaires  et  éloi- 
lées, de  grandeur  variable,  décrites  par  Golgi  et  par  Cajal.  Les  unes, petites 


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TOO  ANATOMIE    DES    CE.NTUES    NERVEUX. 

ramifiés  cl  viii  cylimlre-axe  fin,  dont  le  trajet  et  le  mode  de  terminaison 

sont  encore  mal  connus. 
Les  (.'rau.ics  ciiiu-         Les  fjraïuh's  cellules  étoilécs  (grosse  Rindenzellen.  Korbzellen  de  v.  Kôl- 
'!i^T?c!luUirÔi'^^."u'l-  liker)  siègent  de  préférence  dans  la  partie  profonde  de  la  zone  molécu- 
i.is  parleurs  ari)o-  lairo  mcsurcnt  10  à  12  a  chez  l'homme  [\.  Kolliker)  et  sont  en   général 

risatioiis      rvlin'lrc-  i  '         •         i  i-        i     •  i  j 

axiies.        ■  orientées  dans   le  plan   sagittal,   perpendiculairement  au  grand  axe   des 

lamelles  Fig.  ioo  et  io9).  comme  les  cellules  de  Purkinje.  Les  dendrites 
naissent  de  la  partie  supérieure  de  la  cellule  et  atteignent  en  se  ramifiant 
la  périphérie  de  la  couche  moléculaire.  Le  cylindre-axe  se  comporte  d'une 
façon  toute  spéciale,  bien  décrite  par  Cajal.  Mince  et  grêle  à  son  origine 
au  niveau  du  corps  cellulaire,  il  s'épaissit  rapidement,  triple  de  volume 
et  peut  atteindre  souvent  2  a  (v.  Kolliker).  Sa  direction  est  sagittale, 
comme  Golgi  et  Cajal  l'ont  montré,  et  sur  les  coupes  qui  montrent  les 
arborisations  des  cellules  de  Purkinje  étalées,  il  se  trouve  par  conséquent 
sectionné  suivant  sa  longueur.  11  longe  la  partie  supérieure  des  corps 
des  cellules  de  Purkinje,  atteint  souvent  chez  l'homme  0""",0o  de  longueur 
et  abandonne,  chemin  faisant,  ainsi  que  Cajal  l'a  découvert,  3,  5,  G  collaté- 
rales descendantes,  parfois  même  davantage  ;  ces  dernières  se  détachent  à 
angle  droit,  émettent  quelques  ramuscules,  puis  s'arborisent  en  un  fais- 
ceau terminal  et  libre,  qui  enveloppe  le  corps  des  cellules  de  Purkinje  à 
la  façon  d'une  corbeille,  d'un  panier  tressé  (v.  Kolliker),  ou  d'un  nid 
péricellulaire  suivant  l'expression  de  Cajal  [b,  d,  Fig.  4o9). 

Le  nombre  de  ces  collatérales  descendantes  est  en  général  propor- 
tionnel au  nombre  des  cellules  de  Purkinje,  elles  sont  par  conséquent  plus 
i"ares  au  fond  des  sillons  où  les  cellules  de  Purkinje  sont  plus  écartées.  11 
est  à  remarquer,  en  outre,  que  plusieurs  collatérales  descendantes,  appar- 
tenant à  une  seule  ou  à  plusieurs  grandes  cellules  éloilées,  concourent  à  la 
fui'ination  d'un  seul  nid  péricellulaire.  Outre  les  collatérales  descendantes, 
le  cylindre-axe  émet  quelques  rares  collatérales  ascendantes  qui  se  por- 
tent vers  la  périphérie  de  la  couche  moléculaire  où  elles  s'arborisent  libre- 
ment (Fig.  459).  Cajal  (1895)  a  signalé  enlin  dans  la  couche  moléculaire, 
des  fibres  en  anse  dont  l'origine  et  la  terminaison  sont  encore  inconnues. 


riciiicril. 


sysf.-Tiio  .lo  sont.-  Si/stème  de  soiilènenient.  — IS'evrof/lie.  —  1^'écorce  cérébelleuse  est 
dépourvue  d'une  couche  de  névrogli<'  sous-pie-mérienne  et  occupe  de  ce 
clief  une  place  à  part  dans  le  système  nerveux  central.  Elle  constitue  en 
elfel  —  ainsi  <|ue  Colgi  l'a  signalé  en   1871  et  (|ue  Weigei't  l'a  conlirmé 

Ai.sc.Ko  à  rétat  en  1890 — la  s(!ule  exception  à  la  loi  générale,  qui  veut  ([ue  toute  la  surface 

iiurriial  «l'une  couche  !<••  i'  •  l  ii'  l'i* 

.i.vrot.'ii<iuo     sr.us-  extérieure  du  nevraxe  soit  recouverte  d  une  couche  nevrogiique  sous-pie- 
i.ie-m.ripmic.  iiK'rienne  j)lus  ou  moins  dense.  On  voit  toutefois  cette  couche  apparaître 

dans  des  cas  pathologiques,  au  cours  de  la  i)aralysie  générale  progressive 

ou  d(^  la  sclérose  en  plaques. 

Dans  l'épaisseur  de  l'écorce  cérébelleuse,  il  existe  un  cerlain  nombre 

de   cellules  névrogliques    spéciales,  dites   cellules   enipunachées   de   Cajal 

(ce,  Fig.  to(j),  dont  les  corps  siègent  dans  la  partie  supérieure  de  la  couche 


STiiic.i'l'iti:   i:i'   il  \  I  I  i;  I     hi     luin  \i  i;i',  \(.i.i>ii  \  i,i. 


:oi 


urMiiiilt'ii^c  ri    ilniil    li'^  |ir()l(iii};('iiu'iils   liii\  rornl    i;i(li;iii<'iiiciil    lii  coiiclic       u  n.-iiiii«  m^vr.! 

I     •  .  Il/'/  /■>  /       i>  I  •         ■(•        !•  I  uli'in''     i"iri|>;iriar|ir»o 

miilcciil.iiii'  cil   Iniin.Mil    les  /////TV  r///r\  dr  hn'(/iiianii .    L;i   si;:mli(;il  ion  de  ,.,  |„^  rti.r.-.  i  ■  n.rL- 

(M>s   liluf-,   <l(Tii|("S    |.,ir   Hrl/iiis    ri    |\ry   en    IST.'l   ri    |.;ir    \\.   Scliiill/r,    ii'.-s|  ""»"" 
bien  (•oiiiiiii'  (|iir  ili'|iiii>   rriii|iliii  di'  |,i   iiii'IlKHJr   de   (iol^i.    (iolj^i,  ni    JHH.'i, 


FiG,  4oy.  —  Les  éléments  conslilutils  de  l'étorce  cérébelleuse  vus  sur  une  coupe 
demi-schématique,  perpendiculaire  au  grand  axe  d'une  lamelle  cérébelleuse  de 
mammifère.  (D'après  Cajal,  1893.) 

A,  couche  moléculaire.  —  B,  couche  f,M'anuleuse.  —  C,  substance  l)lan(iie  de  la  lamelle 
cérébelleuse.  —  a,  cellule  de  Purkinjc  vue  de  face.  —  o,  collatérale  récurrente  du  cylindre- 
axe  de  la  cellule  de  Purkinje.  —  b,  petites  cellules  étoilées  de  la  couche  moléculaire.  — 
d,  nid  péricellulaire  péripurkinjien,  formé  par  les  arborisations  terminales  descendantes 
des  cylindres-axes  des  petites  cellules  étoilées  de  la  couche  moléculaire.  — ■  e,  cellule  étoilée 
superticielle.  —  .7,  grain  avec  son  cylindre-axe  ascendant  qui  se  bifurque  en  t.  — h.  fibres 
moussues.  — 7,  cellule  névrogli(pie  empanachée.  —  h,  fibres  grimpantes.  —  ne.  cellule 
névroglitpie  de  la  zone  des  grains.  —  /',  grande  cellule  isolée  du  type  11  de  Gokd.  de  li 
couche  granuleuse. 


monlni  que  les  libres  de  Bergmaiin  provenaient  d'iiii  eorps  cellulaire 
situé  (^n  dedans  de  la  couche  moléculaire,  el  ili'crivil  la  l"ornu>  éloil('e 
des  cellules  névroj^liques  de  la  substance  blanche.  Depuis,  Ilanion  y  (lajal, 
V.  (liduichten,  v.  Kôlliker.  llel/ins,  se  sont  occupés  de  la  (juestioii.  Les 
cellules,  donnant  naissance  aux  fibres  de  Herp,niann,  paraissent  être  parti- 
culièrement nombreuses  sur  les  coupes  traitées^  suivant    la  méthode  de 


T02  ANATO.MIE    DKS    CENTRES    NERVEI  X. 

(îolgi;  leur  corps  est  irrégiilior,  de  volumc"'grand  ou  moyeu,  et  pourvu 
de  nombreux  prolongements,  dont  les  uns,  très  courts,  se  rendent  dans  la 
couche  granuleuse,  et  dont  les  autres,  beaucoup  plus  longs  ifB,  Fig.  ioG), 
se  comportent  d'une  façon  spéciale  et  caractéristique.  Minces  et  lisses  en 
général,  ces  prolongements,  au  nombre  de  8  à  15,  se  détachent  du  pôle 
périphérique  de  la  cellule,  s'écartent  les  uns  des  autres  à  la  façon  des 
branches  d'un  candélabre,  puis  passent  entre  les  corps  des  cellules  de 
Purkinje,  traversent  radiaiieinent  toute  l'épaisseur  de  la  zone  moléculaire 
et  s'insèrent  à  la  pie-mère  par  un  petit  renflement  conique  ou  piriforme, 
décrit  il  y  a  déjà  longtemps  par  Deiters  et  E.  Schultze. 

Sur  les  coupes  traitées  suivant  la  nouvelle  méthode  de  Weigert  pour 
la  coloration  de  la  névroglie,  on  ne  constate  que  de  très  rares  fibres 
névrogliques  transversales  dans  la  couche  moléculaire.  Les  fibres  de  Berg- 
mann  et  les  fibres  névrogliques  paraissent  être  beaucoup  plus  rares  chez 
les  individus  jeunes,  que  chez  les  gens  âgés.  Elles  traversent  radiairement 
la  zone  moléculaire,  éloignées  les  unes  des  autres  d'une  distance  de  0'"'",01 
et  vont  se  perdre  au  voisinage  des  cellules  de  Purkinje.  Le  renflement 
conique  périphérique  n'est  pas  appréciable  par  cette  méthode.  Elles  sont 
très  abondantes  dans  la  paralysie  générale  progressive  et  dans  la  sclérose 
en  plaques  (Weigert)  et  dans  ces  cas,  les  fibres  névrogliques  transversales 
entourent  les  cellules  de  Purkinje  de  véritable  paniers  névrogliques. 

Dans  la  couche  granuleuse,  on  ne  constate  à  l'aide  de  la  méthode  de 
Les  ..ciiuies  arai-  Wcigcrt  aucunc  fibrc  névroglique.  Dans  la  substance  hhinchr,  par  contre, 
Manchl-'!''^^"'^'*"^°  '^  existe  un  feutrage  nécroqiique  très  dense  et  de  nombreuses  cellules 
araignées  [astrocytes)  (as,  Fig.  455)  dont  les  prolongements  fort  nombreux 
sont  fins,  lisses,  souvent  fort  étendus  et  en  général  parallèles  à  la  direction 
de  la  fibre  nerveuse.  Ce  sont  là,  du  reste,  des  cai'aclères  communs  à  la 
névroglie  de  toute  substance  blanche. 

i,cs  libres  à  niyc-         Fibres  de  l'écorce  cérébelleuse.  —  Lorsqu'on  examine  une  coupe 
iinc  .In  iceorco  ce-   transversale  dniu'  lanielh^  cérébelknise  colorée  à  l'aide  de  la  méthode 

rr-bcllciiso. 

de  W  eigert-Pal,  on  constate  que  la  couche  mol/'culairn  ne  contient  que  peu 
de  Mbrcs  à  myéline.  I']lle  est  dépourvue  de  cette  couche  de  fibres  tangen- 
tielles  superfici(dle,  si  caractéristi([ue  de  l'écorce  cérébrale,  et  ne  présente 
(|uedes  fibres  radiaires  et  longitudinales,  c'est-à-dire  parallèles  au  grand 
axe  de  la  lamelle,  (les  libres  excessivement  lines  sont  surloul  abondanles 
au  voisinage  des  cellules  de  Puikinje,  c'(^sl-à-dii'e  au  niveau  du  (juarl 
ou  du  cin((uième  interne  de  la  couche  nioicculairi*.  Lo  lil)i(>s  radiées 
passent  enire  le  corps  des  celhiles  de  Pui'kinje,  puis  se  coudent  et  entrent, 
comme  nous  le  verrons  plus  loin,  dans  le  feuli-age  des  fibres  transver- 
sales situées  au-dessous  des  corps  des  cellules  de  Purkinje. 
ixjiir  pémirie  iiaiis  Lcs  libres  longitudiîwles  se  présentenl  sur   les  coupi's   transversales 

la     i-ouclio    iiiol'''cii-  ,,  ,1'  (•  •     l'ii  '  -1  I  I    I         I  I  •„ 

lairo.  sous  I  aspect  d  un  lin  pointillé,  (jui  entoure  le  corps  et  tes  tiranclies  prin- 

cipales de  la  dendrile  des  cellules  de  Purkinje.  Les  coupes  parallèles  au 
gi'find  axe  de   l:i   binielle  cér(''b(dleuse  les  :>ectioniieiit  piii  allèleinent  à  leur 


V  NU  •:  1 1  Kl'.   i;r    iiaiiui:   hl    iuki.m  i;i,.m,i,i'||  a  m,.  -*y.\ 

ilirciliou,  r|  il  ("si  |)|'ii|);i  lili-  (|i|r  n-^  liliics  et  ir|-rs|i(tmlrii  I .  ((iniim'  I  .'liIllH'l 
V.  KiillikiT.  ;ill\  lil>n's  |t;ii;i  llcics  de  (;;i|;il,  c'csl -ii-(l  i  rc  ;mi\  liliir^  iir|\  ciiscs 
(II'-,   liiailis   il  II  ri'is  l'Ii'i  . 

Si  Ir  (|ii;irl  iiii  Ir  ci iii|iiii'Mni>  i iili'iiii' dr  hi  ('(iiiciic  inoirM-iilairc  (■(Miln-ni 
(le  nomiiifii^r^  liluc--  i\  iiiNt'IJur.  les  linis  (|ii;irls  cvlcriics  n'en  muiI,  IoiiIc- 
Inis  pas  ('(»iii|i|r|i'mt'iil  iIi'|miiii\  ii-..  Sur  ilr  liniinr-.  |ir(''|iaial  imi^  lr'ail(''f's 
siii\aiil  les  m(''lli(>(l('S  (le  \\  Cij^frl  (iii  de  l'ai,  il  ii  V-l  |ia^  i  air  d'y  rciicoiilrrr 
Mii(d(|iii's  I•aI•(•-^  Hlii'cs  radji'-cs  o\\  loii^il  iidi  iia Ir^  dniil  I  iiili'r|»r<'lalioii  ol 
assez,  dinicilc.  Il  es!  iK'aiimoiiis  pridialdr  iiurlIi-N  a|i|»arl  irniiriil  ru  |)arlii' 
aii\  fihrrs  imnillr/rs  \\i'  (lajal.  cuminc  li'>  lilin's  des  par^lics  iiili'i'iic^  de  la 
coiHdit'  m»d(''ciilain'. 

I.a    rourlii'   iirunnlcil^c   cnlllicill    de     inuil  lircu-.rs    liltrcs   à    lOVidillc     l'Jic         I>-"r     at«oiidan':o 
I  ,  1  ,  1  I        ri  1     'laiis  la  couche  (.'ra- 

c-l    lia\ crsci"   y\.\\\^   loiilc    sa    liaud'iir    ywv   un    diMix'  /ciilrfKjc  de    lihrcîs  et    nalcuse. 
pi'csiMilc  à  sa   limilc  su|)(''ri('iii'(',  aii-dcssoiis  du  corps  des  (-(dlulcs  de,  Piir- 
kinjc,  une  ci»U(  lu*  assez  («paisse  de  ilNres  à  mvéliiie  à  direci  ion  Iransrersalc. 
Sur  les  c(iii|)es  prrpeudiciilaiies  an  urand  axe  de  la  lamelle,   ]o<,  fibres 
transrri'sd/rs  .s()ns-pHr/,/iiJlf'ii/i>-\    se  li-()iiveiit   sectionnéos  |)arailclenienl  à      i,«  icutrage  sous- 

I  l'i'  I  l'i  I  "l'i"  ii-i  i>urkiniien   à   (lircc- 

leiir  «lireclioii:  sur  les  coupes  verlico-triinsvcrsales,  c  csl-u-dire  parallèles  ,jon  transversale. 
au  grand  axe  de  la  lamelle,  elles  se  présentent  sous  l'aspect  d'un  lin  poin- 
lilh'  1res  ahoiidaiil.  >ihu''  au-dessous  des  corps  des  (^dlnlos  de  Purkinje  el 
an-dessous  des  liltres  hnigilndinales  de  la  coiiclie  moléculaire  qui  croisent 
leur  dir(MMion.  Les  coupes  langenles  à  la  surface  de  la  circonvolution 
ni;)nlreii[  (|u"il  ne  s"ai;il  pas  ici  d'une  couche  de  lihres  conliniie.  mai»,  dune 
sorte  d(>  feuli'age  de  i;ros  l'asclcules  transversaux,  rcdii's  par  dVdroils  ponts 
de  lihres  à  direclion  |)lus  ou  moins  ohlique. 

Cette  coiulic  (le  fihrrs  Iraiisri-ystilcs  soHs-jnirl.injiriuir  reçoit  les  lihres 
radiées  de  la  couche  moléculaire  ([ui  se  coudent  en  l'ahoi'dant.  De  sa 
partie  inférieure  se  détachent  de  nonihi'euses  libres  à  myéline,  rectilignes 
ou  plus  ou  moins  obliques,  qui  traversent  la  couche  granuleuse,  s'enche- 
vêtrent el  s'enire-croisent  les  unes  avec  les  autres  en  formant  un  feutrage 
(>xtrèniemenl  dense,  bien  décrit  par  v.  Kolliker,  qui  s'étend  jusqu'à  la 
sul)stance  hlancln^  sous-corticale  et  dont  les  mailles  sont  occupées  par  les 
grains  et  les  cid Iules  du  type  II  de  (lolgi.  \a\  disposition  plexiforme  est 
])ai'licnlièrement  accust'e  au  niveau  de  la  ci-èle  (1(>  la  circonvolution:  elle 
fait  défaut  dans  le  fond  du  sillon;  ici  la  couche  granuleuse  est  sillonnée 
de  fibres  obliques  ou  arquées  qui  se  rélléchissent  sur  la  face  latérale  de 
la  lamelle  voisine,  et  i-eprésentent  de  véritables  fibres  (T association  intra-  lcs  libres  .tasso- 
corlicale  tout  à  fait  analogues  aux  libres  courtes  d'association  intracorli-  a,uî"i"!u^^^^^^^^^ 
cales  ou  libres  en  L' de  Meynert,  que  nous  avons  décrites  dans  les  couches 
profondes  de  l'écorce  des  sillons  cérél)raux    Voy.   I-  I.  p-  748). 

Les  libres  à  myéline  que  nous  vcmious  d'i'tudier,  représentent  les  libres      i.«-s  libres  centri- 

-.».-.!.    ■  i'  Il  l'i  I     •     ^  I  I  •        1  II'-  -     'I      I  I  luiros      lie     lécori'o 

centriiuges  et  les  lihres  centri[)eles  ou  lerminales  de  I  ecorct^  cerelxdleuse.    ,-crébciieuse      sont 
()r.  de  toutes  les  cellules  de  l'écorce  cérébelleuse,  la  cellule  de  Purkinie   '""tes 'i'«ri&i'H^  pur- 

J        kinjicnne. 

seule  envoie  son  cylindre-axe  dans  la  substance  blanche.  Les  libres  cen- 
trifuges de  l'écorce  cérébelleuse  sont  donc  toutes  d'origine  purkinjienne. 


704  AXATO.MIE    DES    CENTRES    NERVEUX.    . 

Toutes  les  autres  cellules  de  l'écorce  cérébelleuse  représentent  en  effet 
des  cellules  autochtones  ou  cellules  dassociation,  dont  les  cylindres-axes 
assurent  les  connexions  entre  deux  territoiies  corticaux  plus  ou  moins 
voisins  ou  superposés.  Dans  cette  catégorie  de  cellules  rentrent  :  l**  les 
grains  dont  les  cylindres-axes  constituent  les  fibres  parallèles:  2°  les  cel- 
lules rtoilées  de  la  couche  moléculaire  dont  les  cylindres-axes  entourent 
les  corps  des  cellules  de  Purkinje  de  corbeilles  terminales;  3°  les  cellules 
du  ti/pe  II  de  Golgi  de  la  zone  granuleuse.  D'après  Cajal,  les  cylindres- 
axes  de  ces  difTércntes  variétés  de  cellules  seraient  dépourvus  d'une  gaine 
de   myéline,  et  par  conséquent  ne  seraient  pas  décelables  sur  les  prépa- 
rations traitées  par  la  méthode  de  AYeigert;  il  en   serait   de  môme  deS^ 
collatérales  des  cylindres-axes  des  cellules  de  Purkinje.  Pour  v.  Kolliker 
à  l'opinion  duquel  nous  nous  rallions,  les  cylindres-axes  des  grains  et 
les  collatérales  des  cylindres-axes  des  cellules  de  Purkinje  seraient  recou- 
verts d'une  gaine  de  myéline,  et  concourraient  à  former  les  fibres  radiées 
et  les  libres  longitudinales  de  la  zone  moléculaire. 
Les  fibres  termi-         Lcs  fibrcs  ccutripètes  OU  terminales  concourent  avec  les  cylindres-axes 
naiosou centripètes,   j^^  cellulcs  dc  Purkiujc  ct  la  branclic  ascendante  des  grains,  à  la  forma- 
tion du  feutrage  de  la  couche  granuleuse.  Ces  fibres  terminales  ont  été 
découvertes  par  Cajal  à  l'aide  de  la  méthode  de  Golgi  :  les  unes,  fibres 
moussues,  s'arborisent  dans  la  couche  granuleuse;  les  autres,  fibres  grim- 
paulrs,  sont  destinées  à  la  couche  moléculaire  et  s'enroulent  à  la  ma- 
nière d'une  liane  autour   des  arborisations  dendritiqucs  des  cellules  de 
Purkinje.  Les  arborisations  terminales  des  fibres  centripètes  sont  toutes 
dépourvues  du  revêtement  myélinique. 
Fibres  grimpantes.  Lcs  fibrcs  grimpantes  sont  des  fibres  épaisses,  qui  traversent  la  zone 

granuleuse  et  la  zone  intermédiaire  en  décrivant  un  trajet  plus  ou  moins 
llexueux.  Arrivées  au  niveau  du  corps  des  cellules  de  Purkinje,  elles 
Les  nids  périceiiu-  abandonnent  à  celui-ci  une  ramification  étoilée,  qui  l'entoure  d'un  véri- 
table nid  péricellulaire;  puis,  elles  se  prolongent  sur  les  ramifications  de 
premier  et  deuxième  ordre  des  dendrites  des  cellules  de  Purkinje,  les  en- 
lacent comme  une  liane  et  se  terminent  par  une  arborisation  variqueuse 
et  plexiforme  étendue  (Cajal,  Kolliker,  Uetzius)  (Fig.  iè>9  et  i(>0).  Les  libres 
grimpantes  sont  aussi  nombreuses  que  les  cellules  de  Purkinje  et  leur 
développement  s'effectue  parallèlement  à  <elui  des  panaches  protoplas- 
miques  de  ces  cellules  (Manouélian). 
Fibres  moussues.  Lcs  fibrcs  moî/,s.s7/^5 (fibras  luusgosas  de  Cajal,  Moosfasern  de  v.  Kolliker) 

s'arborisent  dans  la  couche  granuleuse  et  prés(>nlenl  de  dislance  en  dis- 
tance des  épaississements  noueux,  hérissés  de  courtes  expansions  diver- 
gentes, en  forme  de  rosace  et  rappelant  d'après  l'expression  de  Cajal  la 
mousse  qui  recouvre  les  arbres.  Elles  sont  en  tous  points  comparables  aux 
fibres  moussues  des  grainsde  la  circonvolution  godronnée(Fig.  lid'l,  p.  72iS, 
T.  I''').  Les  arborisations  terminales  des  libres  moussues,  au  nombre  de 
20  à  30,  ocf'upent  de  grandes  étendues,  s'effilent  dans  la  région  des  cellules 
(le  Purkinje  ct  se  prolongent  en  parlie  dans  la  couche  moh'culaire.  D'après 


laircs 


siin(HUK  Kl    ii;\rir.i:  i>i    i;iinMi:i;N<;i;i'ii  ai.k.  "<•;■' 

s      Kollikcr,     I.-    Iil»iv^    muii-il.'^.    .|mc    Imi    „r  iniruiilivi;.!!  (jiir   rlir/.  I(!S 


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embryons,  (.'hoz  les  jeunes  animaux  ou  les  jeunes  entants,  ne   seraient 


706  ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 

Ces  deux  variéK's  pi'ohubloniont  qu'iui  (les   stades  de  développement  des  fibres  terminales 
•le  Hi.res  icpréscn-        •     ^    j    ^^tij^im^i.  lihuiclio.  traversent  la  couche  granuleuse  pour  s'arbo- 

tfiit  peut-('tre  deux    H"   •  ni  -i 

stades  do  d.veiop-  boriser  daus  la  couche  moléculaire  :  libres  moussues,  hbres  étoilées  ou  à 

minaiëV.''^^'''''*^'''^'"  uîd  péricellulaire,  fibres  grimpantes,  appartiendraient  ainsi  à  une  seule  et 

même  catégorie  de  fibres,  aux  fibres  terminales  de  l'écorce  cérébelleuse. 


.Struclm-c  do  l'olive 


2"  Structure  des  noyaux  gris  centraux.  —  \.'o/ire  cvrôbcllcme 
roroi.oiieiise.  ^^  ^^^  novaux  accessoii'es  :  le  bouchon  et  le  noyau  sphrn'r/uc,  contiennent 

de  nombreuses  cellules  penicillées  de  taille  moyenne  (18  à  36  u.),  irré- 
gulièrement disséminées  sur  0  à  10 
rangées  dans  la  largeur  de  la  lame 
festonnée.  Du  corps  globuleux  ou 
irrégulier  de  ces  cellules,  se  déta- 
chent en  un  point  assez  rapproché, 
2  à  T)  ou  7  dendriles  divergentes  qui 
i.ospotitesceiiuies  Oc  /       \\  W  ^^    diviscut    dicliotomiquemcnt    et 

'"^"'^'  '"  ^    \  \v_\\  sont  en  général  orientées  vers  la  toi- 

son,mais  ne  dépassent  pas  les  limites 
de  la  lame  festonnée.  Cette  dispo- 
sition est  surtout  manifeste  sur  les 
cellules  qui  occupent  les  bords  de  la 
lame  festonnée  du  corps  dentelé. 
Sur  les  cellules  plus  centrales,  la 
forme  globuleuse  du  corps  cellu- 
\  laire  et  le  mode  d'émergence  des 

"^  ,^  dendrites  sont  moins    évidents,  ce 

qui  tient  peut-être  à  ce  que  ces  cel- 
lules sont  vues  par  leur  surface.  Le 
1-1,;.  401. -Cellules  de  l'olive  cérébelleuse       cvUndre-axe  est   fin.  se  détache  du 
du  fœtus  humain  de  six  mois.  (Méthode  '  ni-         .  .      ^     '     i 

,    ,.  ,  .  ^  corps  cellulaire  et  ne  peut  generale- 

de  Golgi.)  •  .    .  I  s 

r,.  ,..i:„-i,.«  ..v„    r,,,.       ii  i     i         „        lueul  ètrc  SUIVI  quc  sur  une  courte 

I  ,7,  cylinurc-i'i\e   d  iinr   (■clliile   du  iorp>  i 

dentelé.  —  fec,  feutrage extraciliaire. —/ïc.        (listaïU'C. 
[cM.trage  intraciliaire.  -  oc,   olive   cénM.rl-  ^,,,^^^     ^^^,     j.^.,,,^     humaiu,    UOllS 

avons  VU  ces  cyliudres-axes.  un  peu 
llexueux.  se  diriger  vers  la  substance  blanche  iutraciliaire,  s'y  couder  et 
se  continuer  avec  une  Hbre  de  la  région  iFig.  i(>l);  mais  nous  n'avons 
jamais  pu  les  suivre  ni  dans  le  pédoncule  cérébelleux  supérieur  aucjuel 
ils  appartiennent  vraisemblablement,  ni  même  jus(ju'au  bile  de  l'olive. 
I^a  chose  n'a  rien  qui  doive  étonner,  étant  donné  le  trajet  oblique  et  l'ex- 
trême intrication  des  libres  de  la  substance  blanche  iutraciliaire.  très 
manifestes  sur  les  coupes  sériées,  colorées  suivant  les  procédés  de  \\ Ci- 
gerlou  de  Pal.  jCoupes  H5  à  H7  Kig.  '.2S  à  4:?0)  et  Coupes  C3  à 
C6  (Fig.  ï'M  h  '(;:J7j.| 

Les  cellules  nerveuses  ()ccu|)enl    les  mailles   d'un  feutrage  de   librillcs 
excessivement  dense   formé  |)ar  des  fibrilles  n(''vr()gli([ues.  de  nombreuses 


STliMliiii,    1,1     iixrilU'.    m     iiiMiMi;i;\(;i;i'ii  M.l':. 


707 


liliiT--  ;i  inyi'lini'  ri  |i;ir  Ic^  ;iil)iiii~~;il  loiis  1res  iicIicn  i\v  //fj/-/-s  IcriniixLh's , 
ilmil  1»'^  uiic^  siciiiiciil  lie  lu  --iili^l.iiiii'  lihiiii'lic  iiilciicili.iirc,  (îl  Ioh  autres 
ili'  la  lois(»ii.  Nmi^  axons  |)ii  oIisims cr  avec  lM'aiic.oii|i  ili-  iii'lli-ir'  ces 
.iiliiirisal  ions  Iciinina  1rs,  riches  cl  ('"Iciiiliics,  ijaiis  je  coriis  (Inilrh-  d'iiii 
licliis  liiiinaiii  tic  .si\  mois  (|>'i^.  \W1\.  (domine  à  ccl  à^c  les  cellules  \\k' 
l'nikinje  soni  encore  à  nn  sl.idc  ilt-x  oinl  ion  i  mli  nien  lai  le.  il  |taraîl  évideni 
(|iie  ces  arliorisalions  Iciiuinales  m  appar'iiennetil  pas  à  des  lihrv^s  [)ni'kin 
jiennes,  mais  à  des  liltres  d'origine  e\!i'a-c(M('d)(dleiise  (|im  ar'i'iveril  au  corii- 
dcnleh'  |iaila  \  oiedcs  pcdoncn  l(>s  C('M'('dielleii\'  sn|)i''iii'Ui',  moyen  ou  iiilérieiif. 
i'.nh'e  les  cellnles  nerveuses, on  reneonlre  des  lascicules  pins  on  moins 


Fiij.  i(»2.  —  Cellules  cl  arborisations  cyliiidraxiles  tonniiiales  de  l'olive  cérébelleuse  du 
f(rlus  iiuniaiii  de  six  mois.  (Méthode  de  Golgi.) 
a,  arborisations  terminales.  —  c\f,  cylindre-axe. —  fec.  feutrage  e.xtraciliaire.  —  /Vc.  feu- 
trage inlraciliaire.  —  Oc,  olive  oérébclleuse. 

lâches  de  fibres  à  myéline  qui  liaversoiil  de  part  eu  pail  le  corps  dentelé, 
de  la  substance  blanche  inlraciliaire  à  la  toison  ou  vice  versa,  ou  qui  se 
dirigent  parallèlement  à  la  surface  des  festons  et  des  denticules. 

Les  nui/aux  accessoires  présentent  la  mèm(;  structure  que  l'olive  céré- 
belleuse. Il  n'en  est  pas  de  môme  du  noyau  du  toit  qui  contient  — 
comme  les  noyaux  de  Bechterewct  de  Deiters  auxquels  il  est  relié  chez  les 
mammifères  inférieurs  par  une  traînée  presque  ininterrompue  de  sub- 
stance grise  (Woidenreieh)  —  de  nombreuses  cellules  ganglionnaires  volu- 
mineuses, muUipdhiires  ou  vésiculcuses,  irrégulièrement  disséminées  dans 
l'épaisseur  du  noyau.  Le  corps  cellulaire  fortemeni  pigmenté  mesure  40  à 
90  u-,  possède  un  gros  noyau  et  un  nucléole  et  ('*met  plusieurs  épais  pro- 
longements |)roloplasmiquespeu  ramifiés,  mais  très  étendus,  et  un  cylindre- 


Lcs  volumineuses 
cellules  multipolai- 
res du  novau  du  toit. 


Fibres  de  la  sub- 
stance blanche  du 
.crvolot. 


708  ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 

axe  que  Ton  no  peut  suivre  sur  les  préparations  traitées  par  la  méthode 
de  Golgi  que  sur  un  court  trajet. 

3°  Fibres  de  la  substance  blanche  du  cervelet.  —  Les  fibres  centri- 
fuges et  eeiitripèlcs  de  l'écurce  cérébelleuse,  après  avoir  traversé  la  couche 
granuleuse,  se  réunissent  dans  l'axe  de  la  lamelle  en  un  mince  faisceau  de 
fibres  parallèles  qui  se  porte  radiairement  du  sommet  à  la  base  delà  lamelle. 
Les  fibres  les  plus  courtes,  qui  sont  en  même  temps  les  plus  périphé- 
riques, se  recourbent  au  niveau  du  fond  du  sillon  interlamellaire,  pour  se 
Les  fibres  en  guir-  porter  sur  la  face  latérale  de  la  lamelle  voisine  :  elles  constituent  les  fibres 
lan.ie.    Elles    sont  gn  omirlande  dc  Stilllns:  (fg,  F^ig.  46o,  D.  720,  ct  sout  Ics  homologucs  dcs 

les  liomologues    des  »  o\o'o  'i  i  ^  ^       ^  o^ 

courtes  libres  en  i    fibrcs  arquéos,  dcs  fibres  en  U  ou  fibres  courtes   d'association  de  fécorce 
braie.*^  ''        cérébralc.  Elles  unissent  deux  lamelles  ou  lobules  voisins,  tapissent  le 

fond  de  tous  les  sillons  interlamellaires,  interlobulaires  et  interlobaires, 
d'une  couche  assez  épaisse  qui  mesure  0™"\2  à  0""",o,  etdont  la  face  super- 
ficielle se  continue  graduellement  avec  les  fibres  d'association  intra-cor- 
ticales  de  la  couche  granuleuse  (voy.  p.  703). 

Les  fibres  longues  ou  centrales  poursuivent  leur  trajet  descendant, 
s'unissent  aux  fibres  semblables  des  lamelles  avoisinantes,  s'enchevêtrent 
avec  elles,  forment  la  partie  centrale  des  ramuscules.  rameaux  et  branches 
principales  de  l'arbre  de  vie  et  sont  partout  recouvertes  parles  fibres  en 
guirlande,  (domine  elles  occupent  l'axe  des  ramifications  de  l'arbre  de  vie, 
Los  libres  dendri-  cllcs  out  été  désignécs  par  Stilling  sous  le  nom  de  fibres  dendritiques 
'"'"'•*•  (fd,  Fig.   405,  p.    720).  La  longueur  de  ces  fibres  varie  nécessairement 

suivant  la  profondeur  des  sillons  qui  délimitent  les  lobules  et  lobes  aux- 
quels elles  appartiennent.  Les  fibres  dendritiques  sont  donc  plus  longues 
dans  le  vermis  que  dans  les  hémisphères;  elles  atteignent  leur  plus  grande 
étendue  dans  la  branche  horizontale  de  l'arbre  de  vie  où  elles  forment  un 
faisceau  à  direction  sagittale,  connu  sous  le  nom  de  couche  sagittale  de  la 
branche  horizontale  de  l'arbre  de  vie  du  vermis. 

Les  fibres  dendritiques  se  rendent,  les  unes  aux  dilTérentes  régions  de 

l'écorce  du  vermis  ou  des  hémisphères,  les  autres  aux  noyaux  gris  cen- 

Kiies comprennent  tpaux  (uoyau  (lu  toit,  corps  dentelé  et  ses  noyaux  accessoires);  d'autres 

l'ensemble  des  fibres  iii  ii  i'  i  '  l  i  ''lil  i  t 

d  association  et  de   cucore  sortcut  dii  corvelct  par  1  un  des  pédoncules  cérébelleux  et  assurent 
projection, des  libres  j^^.  couuexions  (Ic  l'écorcc  cérébollcuse  avec  des  récions  plus  ou  moins 

conimissurales        et  . 

terminales  de  lé-  éloiguécs  du  névraxc.  Lcs  fibrcs  dcndritiqucs  Comprennent  par  couséqucnt 
l'ensemble  des  fibres  d'association,  des  libres  de  projection,  des  lihres 
commissurales,  et  des  fibres  terminales  de  l'écorce  cérébelleuse. 

Arrivées  à  la  base  (rimpiantalion  des  lobes  et  des  lobules,  les  fibres 
dendritiques  se  coudent  en  général,  changent  de  direction,  s'enchevêtrent 
et  s'entre-croiscmt  avec  les  fibres  homologues  des  lobes  voisins  en  formant 
à  la  base  des  lobes  un  feutrage  sous-lobaire  inextricable  (^Fig.  i(i3),  tout 
à  fait  analogue  à  cette  couche  périphérique  du  centre  ovale  du  cerveau 
(|ue  nous  avons  désignée  sous  le  nom  de  substance  blanche  tu)n  différenciée 
du  centre  ovale  de  Vi  eus  sens  (p.  3). 


STiiMiiiii:    Il    ii:\iii;r;    di     i;  nom  ki.nm,  I' ii  \  i.k.  7oo 

Dans  (•('l'iaincs  it''j;i(>ii^  l)i<'ii  (lclrriiiiiic(>>  lniilrlni--.  (rlli-.  (|iic  \.\  hrtmrlir 

h(H'IZ<)n/(llr  tir    l  tivlirr    ilr  rir   ilii    ri-nnfs,   I  <i  ii'   tir  Iti  iii/itiiimlr   tlii    rrriiils  cl        Leur-»     faiHcoaiix 

le  flnrrnliH,  mi    \iiil    jc^   |i|(ir->  (Irinlril  i(|ii('-^  comn  ri-i-r  r\\    ikmiiIhi-   ;i(t|>r('- 

ciaMi'    sers    lo    ii(i\aii\    ^li'^    criiliaiiv.   iioi/tm   tlii    Iml,   nlnf    t  t'-irlirllriisi\ 

inti/titi  r  tirn/rit's  tit  i  f^siurrs,  cl  Iravi'iM'i-    Ir    triiliaL;c  >()iis-|(iltai  ir    en   |;ii~- 

«caiix  plus  ou  moins  lu'llcnicnl di-liniilc--  : 

l,(>s     liliro   (le    |;i    I  Diiilir    \tii/llltilr   tir   lu   lirtiinlir    liorizniildir  (h:    l'tirhrr        l*  l^a  conchii  sa- 
/  ■       I     •      1-  I         II  I         I      I-  III  I      I      I     •  I  II        uittalo -Iolal<rari'li'5 

(Ir   nr ,  c  csl-a-dirc  les  linrcs  (l(Mi(lrih(|uc^  des  lohcs  Inliuliiircs  de  (clu'    horizontale 'loi'aritm 
branche  (^(lôclivc.  l)ouri;('oii   Icnninal.  liilMTciiIt'  valviilairc),  Iravcrscnl  le   ''"  ^'"• 
fpulrage  sous-loliaiic   du   \(Miiiiscl  alHndciil    le   noyau  du  l(»il  |)ar  sa   par- 
lii>  |t()s|('M-i(MW('  cl  liilV'iiciiic    Idi,  l'"i^.  'i  10  cl  iOoj. 

IjOs   [ïUvv>  dv    la  pi/i'/////tlr   tir    Mt/lt/t t/nir   sc   groupcnl    en    lasciculcs      ï •  Lfs  rtbre^  <|.- la 

Il  il-  1        1      I  1  «  1  '  r  I  I     pyramide    do    M.ila- 

onduuMix  cl  Vfdununcux  (jui  sc  poilcnl  de  cliaciuc  colc,  en  liaiil.  en  avant  '.:,r„e. 
cl  en  di'iiors,  Iraveisenl  le  leulrai^c  sous-lobaire  en  delioi>  du  iio\au  du 
loil  !  l'ii;.  îll  p.  ."i!<7  .  [uiis  se  placeni  en  ai'i'icrc  du  bouchon;  (dics  loi'nieni 
ii'i  un  faisceau  Noluinincnx,  incgulicivnicnl  arrondi  (H*}',  l'ig.  i^b,  p.b'll  i, 
qui  loni;('  loule  la  lace  posloricure  du  bouchon,  [)uis  s'inllcchil  en  a\anl  et 
soeonlinue  (l'ii;.  il 2,  p.  (»()•'{)  avec  les  fibres  senii-circulaires  exiernes  (|ui 
liassent  au-dessus  du  bouchon  et  du  corps  denlelc. 

Les  libres  dendritiques  du  flocculua  sc  réunissent  en  un  faisceau  de  ;r  i.o  p6doii<uio 
fibres  parallèles,  fortement  colorées  par  la  laque  hémaloxylinique,  qui  se 
dirige  obliquement  en  arrière,  en  dedans  et  en  haut,  du  flocculus  vers  l'angle 
externe  du  ([ualricmc  ventricule  où  ses  fibres  s'infléchissent  et  changent  de 
direction.  (PFloc,  Fig.  \\\~i  et  î:{H,  p.  (l'i.'}  cl  i'ùu).  Ce  faiscean,  connu  sous 
le  nom  de  prdo)iculc  du  fhicrulas.  forme  la  voûte  de  l'étroit  canal  qui  relie 
le  ({uatricme  ventricule  à  son  diverticnlc  latéral  (b'ig.  i'H  cl  i3î))  ;  il  se 
lidiixc  intéressé  sur  toutes  les  coupes  horizontales  qui  avoisincnt  le  sillon 
bulbo-protubt'ranliel  et  établit  sur  ces  cou[)es  la  limite  entre  le  cervelet  et 
le  bulbe  rachidien.  11  sépare  en  elVet  le  feutrage  sous-lobaire  du  corps  resti- 
forme  et  du  tubercule  acoustique  qui  le  recouvre. 

Le  feutrage  sous-lobaire  [}■&[)  occupe  la  péiij)héric  de  la  substance      i.e  icutrago  sous- 
blanche  centrale  du  cerv(d(d  ;   il  est  recouvert  par  les  libres  en  guirlande    ''^*'  ^' 
des  sillons    interlobaires  et  interlobulaires,  dont  le  fond  alteint  la    sub-      ii  est  ihomoioguo 

1  III  II  -I  11  il  -  I         -Il  (le  lasubstaoco  blaii- 

stance  blanche  ctMili'ale,  re(Mnl  en  avant  cl  en  dedans,  au  niNcau  du  sillon   pi,,,  non  diffcrencico 
niai-'iinal  anlt'rieur  et  du  bile  du  cerveau,    les  libres  des  pédoncules  céré-   '''*  centre  ovale  do 

•^  _  _  ^  \  leusseiis. 

belleux  moyen  et  inférieur,  et  se  trouve    limité  en  avant   et   en  bas  })ar 
le  pédoncule  du  flocculus.  (Coupes  Cl  à  C6.  Fig.  4.'{2  à  437.  i 

Le  feutrage  sous-lobaire  préscnlr'  une  épaisseur  fort  variable  suivant      sou  épaisseur  va- 

i  ,     .  ,,.  .  I  -il  1  11  •!•  1  riable  suivant  les  ré- 

Jes  régions.  Mince  au  niveau  du  vermis  et  dans  la  zone  de  transition  entre  gions. 
le  vermis  et  les  hémisphères  cérébelleux,  cette  couche  s'épaissit  considé- 
rablement en  avant  et  en  dehors  des  olives  cérébelleuses  dans  la  partie 
antéro-externe  des  hémisphères.  (Test  dans  cette  région  que  Stilling,  à 
tort  à  notre  avis,  a  décrit  deux  zones  d'cnlre-croiscment,  l'une  interne, 
1  autre  externe,  séparées   par   une  zon(>  inlernK'diaire    innert»  el  aussere 


710 


ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 


CH.lralc  avec -.  son]  feulrogc   sous-lobair.,    ses  (.1...-S 


STni(Tii;i    II    TiNiiHi;   hi     i;ii(iMiiiN<;i';i'ii  \  i  i;.  :ii 

iiili'iiios.  l'nili"'  rioisciiiciil  ^Mlllllll^^llI  .il  il.  l'iril  i  c-iroisi-iin'iil  .les  noyaux  ilii  loil. 
I.'s  ri«ulia;;t's  iiiliii  vl  rxliaciliairos.  I  <•  imyaii  ilii  loil,  lolivc  <  l'itUiolIcn-sc  fl.  l'cni- 
l.dlf.  \.i-<.  |)r(l()iiciil('s  (•(■•rriii'ili'ux  siiiH'i  inii--.  iiniynis  i-l  inlV-:  icurs.  Coiiiir-  liori/onlal'' 
(lu  ilioiiihtMicrplialo  passant  par  ,!'•  ti<'i-  mlV-iicur  il<'  la  pindilH'-iancr,  le  genou  du 
racial  .'l  le  iu)yau  .lu  loil.  M.IIi.mIc  ,!-•  WeiKcrt  2/J  Kian.lrm-  nalm.-.  —  (Voyoz  des- 
rripliim  de  celle  coupe.  Coupe  C4.  lii'.  't'V'<,  p.  l'i'iO. 

r/,  i-urps  juxlnrcsliloruic.  —  /'.'.v/,  j,'r;m.l  (  nliv  ciui-iincnl  .■..iiiiiii>Mii.il  du  mihh^. 
/Cl-,  renlriif,'(>  exlniciliiiire.  —  fie,  rriilra>,'c  inlr.iciliiiiri;.  —  fsinr,  fsnir,  (ihrcs  scmi-circ.iilfiin- 
cxlernes  ilii  cervclcl.  —  fsiiii,  libres  seriii-circulaires  inlernes  du  cerv(del.  —  Lr/j),  lohe  qua- 
drihilèri'  poslcriein-.  —  Sein,  enihole.  —  M,  noyau  du  loil.  —  .>;\7,  enlre-cniiscnienl  dc^ 
ntiyaux  du  loil.  —  (h-,  olive  cérélxdliiise.  —  l'ci,  Vrm,  l'es,  les  (rois  pédonf-ules  ccr(;belleu\ 
inférieur,  moyen  et  supérieur. —  ss\'.  sillon  supérieur  de  Viei|  d'.\/.vr.  —  I-sy/,  grosse  r.ieine 
scnsitive  ileseeiuliMile  du  Irijunu'au.  —  l'i.  qualriènie  venirieule. 

Ki('ii/.mii;.s/.(»ni'ii  de  Slilliiij;  .  I.i'>  (■nii|i''s  sa^illiilcs  (jui  iulL'i(;.s:ic,iiL  la  j)arlic 
oxIciucmIps  li(Muis|)iii'r('sc(''n''l)('ll(Hix  monircntqiic  celte  division deStilliiij^, 
—  (|ui  \\o  r('|)()S(«  stn-  anninc  disjiosition  jirchiloeliirale  du  cervclcl,  —  iic 
nirrilc  |)as  d'cMrc  maiiilcnuc.  L'cnriicvclrcmcnt  des  libres  csl  ici  en  eflet      Lcxuvme  cnchc- 

.    .     , .  •    •  I    •       I  1  I  ' •  I  II  1  '     •  v(Hremoiii     <lo     ses 

aussi   inliUH»,  aussi  iiiexlruahl»'  (juc  dans  n  iinporle   (|uelle  autre  regwui   ^,^,,^3 
dti  Iciilrajj^e  sous-lobaire  (^l  nulle  j)arl  il  ne  peut  êlre.questi<jn  d'un  entre- 
croiscnicnl  «lans  le  sens  pi'opic  du  mol. 

Les  coupes  horizontales,  ^Coupes  Cl  à  C6,  Fig.  i'J2ài37;i,  sagittales 
(^Sl  à  S9  Fig'.  i08  à  417)  ou  vertico-transversales  (Fig.  346  p.  474  et 
Fig.  .'{')(>  p.  .'iOr})  sectionnent  les  libres  du  feutrage  sous-lobaire  très  obli- 
quement et  sur  un  très  court  ti'ajct  ;  aussi  voit-on,  sur  ces  coupes,  les 
libres  à  directions  radiée,  horizontale,  transversale,  sagittale,  verticale 
el  surloiil  oblique,  s'enchevêtrer  en  dillérents  sens,  mais  aucune  direction 
ne  prédoiuiiu^  et  on  ne  voit  nulle  part,  —  comme  dans  le  centre  ovale  de 
Vieiiss«Mis,  par  exemple,  —  des  libres  d'une  direction  donnée,  en  nombre 
assez  considérable  pour  se  grouper  en  faisceaux  ou  fascicules  comparables 
aux  longs  faisceaux  d'association  des  hémisj)hères  cérébj'aux.  S'il  n'(^xiste 
pas  dans  la  substance  blanche  centrale  du  cervelet  de  longs  faisceaux 
d'association  comparables  à  ceux  des  hémisphères  cérébraux,  les  difTé- 
rentcs  régions  du  cervelet  sont  néanmoins  en  connexion  intime  les  unes 
avec  les  autres.  Des  libres  —  non  groupés  en  fascicules  ou  en  faisceaux  — 
relient  les  faces  supérieure  et  inférieure,  les  parties  externe  et  interne 
d'un  même  hémisphère  ou  les  dilïérentes  parties  du  vermis.  L'existence 
de  ces  libres  est  l)ieii  mise  en  évidence  par  les  dégénérescences  secon- 
daires que  l'on  observe  à  la  suite  des  destructions  partielles,  pathologiques 
ou  expérimentales,  d'un  des  lobes  d'un  hémisphère  ou  du  vermis.  Il  n'est 
pas  rare  dans  ces  cas,  —  même  si  la  destruction  est  superficielle  el  n'im- 
plique pas  la  substance  blanche  centrale,  —  de  suivre,  à  l'aide  de  la 
méthode  de  Marchi,  des  fibres  dégénérées  dans  des  régions  souvent  fort 
éloignées  des  loyers  primitifs. 

En  dedans  du  feutrage  sous-lobaire,  la  substance  blanche  centrale  du      Les  deux s.wt.m.s 

,  'lo     tibrcs    (litlt-ren- 

cervelet  présente   <leux  systèmes  de    libres   nettement    différenciés,  ali-  eiëes.ie  lasui.stan.c 
mentes  en  partie  par  les  fibi-es  deiidri(i([ues  purkinjiiMines,  en  partie  par  ,V!-veio,.  """" 


712  ANATOMIE    DES    CEMUES    NEllVEUX. 

des  fibres  des  pédoncules  cérébelleux  et  des  noyaux  gris  centraux  du  cer- 
velet. Ces  deux  systèmes  entourent  le  corps  dentelé  et  ses  noyaux  acces- 
soires de  deux  zones  concentriques,  dont  l'une,  en  contact  immédiat 
avec  le  corps  dentelé  ou  ciliaire,  constitue  last/slème  des  feutrages  mira  et 
extraciliaires,  et  dont  l'autre  comprend  le  système  des  fibres  senn-circu- 
laires  du  cervelet^ 

Système  dos  feu-         Système  des  feutrages  intra  et  extraciliaires.  —  L'olive  céré- 
ôiiiau^es""^^ " ^^ '^'^    belleuse  est  située  au   sein  d'un  dense  feutrage  de  fibres,  entre-croisées 
dans   tous  les  sens   et  intimement  appliquées  sur  toutes   les  saillies  et 
toutes  les  dépressions  des  surfaces  externe  et  interne  du  corps  dentelé.  La 
couche  qui  recouvre  la  face  externe,  convexe,  du  corps  dentelé  ou  ciliaire 
})orte  depuis    Stilling  les  noms  de  toison,  de  plexus  extraciliaire,  de  cap- 
Fusion  iniiniD  de  sule  du  iioijau  dentelé  ;  la  couche  qui  tapisse  la  face  interne  de  l'olive  céré- 
ccs  feutrage».  bcllcuse  cst  connuc  sous  le  nom  de  plexus  intraciliaire.  En  réalité  ces 

deux  formations  plexiformes  ne  constituent  qu'un  seul  et  même  feutrage 
de  fibres,  car  non  seulement  la  toison  envoie  au  feutrage  intraciliaire  (ou 
en  reçoit)  de  nombreuses  fibres  qui  traversent  toute  l'épaisseur  de  la  lame 
grise  du  corps  dentelé ,  mais  ces  deux  feutrages  sont  en  outre  intimement 
fusionnés  l'un  avec  l'autre  au  niveau  des  bords  du  hile  de  l'olive  céré- 
belleuse. Ils  présentent  néanmoins  des  rapports  et  des  connexions  propres  : 
La    toison,    son         La  toisoii,  plus  épaissc  au  niveau  des  parties   antérieure  et  externe 
avo!-^*^"c  '^fciura""   ^^^  corps  dcutclé,  sc  fusionuc  à  la  périphérie  avec  le  feutrage  sous-lobaire 
sous-iobaire.  dc  l'hémisphèrc  cérébclleux  correspondant.  Cette  fusion  est  surtout  mani- 

feste pour  le  feutrage  sous-lobaire  des  lobes  des  faces  postérieure  et  infé- 
rieure de  l'hémisphère   [lobes  semi-lunaires  supérieur  et  inférieur,  lobes 
(frêle,  di gastrique  ;  voy.  Coupes  S7,  S  8.  S 9,  Fig.  il 5  à  417,  p.  609  à 
013);  elle  parait  moins  évidente  pour  le  feutrage  sous-lobaire  des  lobes 
quadrilatères  antérieur  et  postérieur.  Ici  les  épais  fascicules  des  fibres  semi- 
circulaires  externes  du  cervelet  séparent  le  feutrage   sous-lobaire  de  la 
Ses     connexions   toisou  du  noyau  dcntclé.  Les  deux  formations  commuuiquent  néanmoins 
S'bc!reu.srei'aveï  P^tre  cllcs  par  les  innombrables  interstices  (voy.    Coupes  C2   à  C6, 
le  pédoncule cérébei-   pjp-^  433  à  437,  p.  645  à  653),  qui  séparent  les  lâches  fascicules  des  libres 

ieux  inférieur.  ^  .  i-r  •  ^•      •  i  '•  \        c       i 

semi-circulaires.  La  toison  ne  se  distmgue  dans  ces  régions  du  leutrage 
sous-lobaire  que  par  la  coloration  plus  intense  de  ses  fibres  par  la  laque 
liémaloxylinique.  Elle  reçoit  les  nombreuses  fibres  purkinjiennes  des  diffé- 
rents lobes  et  lobules  de  l'hémisphère  et  envoie  à  la  corticalité  cérébel- 
k'use  des  libres  dont  les  cellules  siègent  dans  le  corps  dentelé.  Elle  envoie 
en  outre  au  pédoncule  cérébelleux  inférieur  (  ou  en  reçoit)  dc  nombreuses 
libres  destinées  à  l'olive  bulbaire,  à  la  nioelltM'pinière.  etc.,  et  qui  relient 
ces  organes  au  corps  dentelé.  Ces  fibres  abordent  la  partie  antéro-inlerne 
du  corps  dentelé  et  pénètrent  les  unes  dans  la  toison,  les  autres  dans  le 
huilrage  intraciliaire  (Voy.  Coupes  C3  et  C4.  Fig.  431  et  435.  p.  647  et 
i\'i\)).  La  toison  est  en  outre  renforcée  par  les  nouibreuses  collatérales  des 
libres  semi-circulaires  externes. 


STIIICTI   i;i     i:  T     IKVTI   III';    l>l      llllnMi;i;\(,|  l'il  \  i.k.  7i:j 

l.c  feutrage  intraciliaire  rsi  iic^  hImiikImiiI  (I;iii-  I;i  nuiili»'-  inl'c'-  r,o  fouirtt«o  imra 
ricini-  (le  Idlixc  (•(''[(''licllciisc,  crllr  (|iii  cuiioixiikI  i"i  l.i  r('-uioii  «lu  nid  d'Iii- 
iiiiidcllc,  ou  iilii'  milice  laine  de  ^iilohiiiee  ;^li>e  s()ii>-|)ie  iiierieiiiie,  |)iiis 
s(iiis-é|)(Mi(l\  iiKiire,  le  >e|i;ire  du  ilid  d'hiroiididie  id  de  l:i  cax  ili'  <lii  (|iiiil  riériK^ 
\,-iilricul(>  Coupes  C5  (d  C6.  Fi^.  'l'M't  «d  ï'M ,  |..  (;:il  el  {\:>:\).  IMiis 
liaiil.  il  diminue  iit|iideiiieiil  dC|);iiss(Mir  à  mesure  (|ue  l'on  s';i|»|)ro(di(' (hi      sa  fusi-jn  av<!c  lo 

I   •  I        I        1  ■     1  •  1  •  •  I  •  I  1  I  -'III  ■  I     P''"'"'"'-"'"     côrébcl- 

liile  de    I  (di\  e.  i;r;ice  ;i   I  ;i|)|);n'il  ion  du   pédoncule  cercdKdleuv  supérieur  e|    ip„x    supôrieur  au- 
dii  l)ou(dioii.  (jui  nd'oulenl  peu  ;'i  peu  le  l'eulrii^c  inl  i;iciliiiire  en  didioiN  et    ','.'1' '(i'o'sos"fibros." 
r('doii;nenl   des    parois   latérales  du   (|ualriéme    veniricule.  (Coupes    C2, 
C3.G4.  l'it;.   î'Ii  (d  \:\:\  v[  Coupe  H6.  l'ij;.  i2î».  p.  638.) 

Le  rculra^c  iiilraciliairo  envoie  la  majorité  de  ses  lihres  dans  le  [)édoncuIe 
ceic'lttdieiix  supérieur  ;  ces  deux  formations,  inlimemenl  fusionnées  dans  la 
pallie  inIV'rieuic  de  l'olive  cérébelleuse,  sont  faciles  à  distinguer  l'une  de 
l'anln»  sur  toutes  les  coupes  qui  intéressent  les  parties  moyenne  et  supé- 
rieure du  corps  denl(dé,  grâce  au  parallélisme  des  fibres  du  pédoncule 
ct'rélxdleux  su[)éi'ieur.  groupées  en  fascicules  serrés,  forlement  c()lor(''S  par 
la  hujue  hématoxylinique  (Fig.  3t)^,  p.  ;J21). 

Le  feulrage  iniraciliaire  rec^oil.  en  avani  (d  en  dedans,  des  fibres  du 
pédoncule  cérébelleux  inférieur  (Pci,  Coupe  C3  et  C4,  Fig.  43i  à  435, 
p.  t)47  et  648);  en  arrière,  il  reçoit  (|U(d<|ues  fibres  dendritiques  de  la 
région  de  transition  ou  du  vermis  (Coupe  H5,  Fig.  428,  p.  63?});   mais      ^^a     connexions 

. ,  , .  I  r- 1  •  I  •     •  1  avec  lo  noyau  den- 

il  (>st    surtout  alimenté  par  des  libres  (jui    priuinent   leur  origine  dans  toio,  avec  le  pédon- 

les  cellules  du  corps  dentelé  ou  qui  s'y  terminent.il  est  sillonné  en  outre  féHeuT'Tt'avec^ l'é- 

daiis  la  partie    moyenne    de   l'olive   cérébelleuse   par  des  fibres  arquées  corce  du  vermis. 
voy.  /iùrrs  s(')iti-(  ii'cK/aircs  inlcrties),  qui  longent  la  paroi  externe  du  qua- 
trième ventricule  et  relient  le  vermis  à  dill'érenls  noyaux  bulbo-[)rotubé- 
rantiels. 

Système  des  fibres  semi-circulaires  du  cervelet.  —  Les  libres  système  des  fii.rcs 

de   ce  système  décrivent  toutes  autour  du  corps    dentelé  et  de  la  paroi  cervelet,  ses  deux 

externe  du  toit  du  quatrième  ventricule  des  courbes  à  concavité  interne,  s'"""?'''"^^  *'*"'*'^- 
et   comprennent  deux  groupes,  l'un  interne,    l'autre  e.ilcrnc.  séparés  par 
l'olive  cérébelleuse  et  ses  feutrages  intra  et  extraciliaires. 

Les  fibres  du  <5ryo?//9e  externe  [i'&vsiQ.,  Coupe  C4,  F'ig.  463),  décrites  par     ics  fibres  scmi- 

,   ..,.  ,  1      /•/  •       •  /    •  1  .    1      f  I  1        circulaires  externes, 

Millmgsous  le  nom.  de  fiores  semi-cirailaircs,  enlourenf  la  tace  externe  du   ot  icntro croisement 
corps  dentelé  et  s'étalent  sur   sa  face  supérieure  «Coupe  C4,  Fig.  432,   ''>^'^''^^^'^^- 
p.  645);  elles  se  continuent  en  avant  avec  les  pédoncules  cérébelleux  moyen 
(d  inférieur  et  s'entre-croisent  dans  le  vermis  avec  des  fibres  analogues  du 
côté  opposé,  à  l'aide  de  fascicules  jiresque  parallèles  qui  forment  ïrntre- 
I  roisenient  commissural  de  Stilling  (Eca). 

Les  fibres  du  y/o«/ve  m/e/vie  (fsmi  Fig.  463),  plus  rapprochées  des  parois      i-es  fibres  scmi- 

1,  1  I  .  .,  .  iiini-  11       circulaires    internes 

latérales  du  quatrième  ventricule,  sont  situées  en  dedans  de  1  olive  cérébel-   etientrc-croisement 
leuse,  et  ont  été  décrites  tour  à  tour  sous  les  noms  de  :  seytncnt  interne     "^  ""^^"'^ 
'li(    pédoncule    cérébelleux  inférieur  (^medialer    Abschnitt    des    hinteren 
Kleinliirnsclienkels.    Flochsig  et  Bechterewl,  fihrfs  reliant  le  noi/au   du 


714 


ANATO.MIE    DES    CENTHKS    .M:15  \  EUX. 


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71G  ANATOMIE    DKS    CENTRES    NERVEUX. 

toit  au  noyau  de  Deiters,  fibres  reliant  le  noyau  du  toit  à  l olive  supérieure 
faisceau  sensoriel  cérébelleux  direct  (direckto  sensorische  Kleinhirnhahn, 
Edinger),  tractus  nucleo-cercbellaris acu stici,  de.  (Edinger).  Elles  traversent 
le  pédoncule  cérébelleux  supérieur,  entourent  le  noyau  du  toit  d'une  véri- 
table capsule  de  fibres  et  s'entre-croisent  sur  la  ligne  médiane  du  vermis 
au-dessous  de  l'entre-croisement  commissural,  en  formant  Ventre-croise- 
ment  des  noyau.r  du  toit. 

(les  deux  entre-croisements  sont  faciles  à  distinguer  l'un  de  l'autre, 
l'entre-croisement  commissural  est  formé  en  effet  de  faisceaux  presque  pa- 
rallèles, tandis  que  les  fascicules  de  l'entre-croisement  des  noyaux  du  toit 
se  coupent  à  angle  droit  ou  à  angle  aigu.  Nous  désignerons  les  fibres  du 
groupe  externe  sous  le  nom  de  fibres  semi-circulaires  circumdentelées 
externes  ou  simplement  sous  le  nom  de  fbres  semi- circulaires  externes 
(fsme,  Fig.  463),  et  celles  du  jjjroupe  interne  sous  le  nom  de  fbres  semi- 
circulaires  circumdentelées  internes  ou  plus  simplement  sous  celui  de 
fibres  semi-circulaires  internes  ou  péri-ventriculaires  i  fsmi). 

I.  Fibres   semi- circulaires    externes  (fsme)  et  entre -croise- 

laires externes.  ment  commissural  (Eca  .  —  Les  fibres  semi-circulaires  externes  re- 
présentent un  faisceau  dilférencié  analogue  au  faisceau  compact  de  la 
couronne  rayonnante  du  centre  ovale  de  Vieussens.  Elles  enveloppent  la 
face  externe,  le  bord  supérieur,  l'extrémité  postérieure  et  la  partie  supé- 

Leurs  rapports  ricurc  dc  la  facc  interne  du  corps  dentelé  d'une  couche,  mince  en  arrière 
et  en  bas,  beaucoup  plus  épaisse  en  haut,  en  dehors  et  en  avant,  oii  elles 
se  continuent  directement  et  sans  ligne  de  démarcation  nette  avec  les 
pédoncules  cérébelleux  inférieur  et  moyen. 

Après  avoir  contourné  la  face  externe,    l'extrémité   postérieure   et   le 

Lourscntre-croiso-  bord  supéricur  dc  l'olive  cérébelleuse,  les  fibres  semi-circulaires  externes 
s'infléchissent  en  dedans  vers  la  substance  blanche  centrale  du  vermis; 
(Coupes  H4,  Fig.  427,  p.  633,  Cl  à  C5,Fig.  432  à  436,  p.  644  à  651). 
La  plupart  de  ces  fibres  s'entre-croisent  à  la  partie  antérieure  du  vermis  : 
1°  dans  toute  la  hauteur  dc  la  branche  verticale  de  l'arbre  de  vie  (bv); 
2"  à  la  base  des  axes  du  lobe  central  (aLc)  et  de  la  lingula  (aLig);  S"  dans 
la  substance  blanche  centrale  du  vermis  (Fig.  46.'!,  p.  720).  Une  petite 
partie  des  fibres  se  porte  directement  en  dedans  et  en  arrière,  et  s'entre- 
croise il  l'extrémité  postérieure  de  la  branche  horizontale  de  l'arbre  de 
'.m'HU-riour"""""""'   vi^  •'"  '^'^^  médian  (Fig.  437,  p.  G:J3);  la  couche  sagittale  de  cette  branche 

(iraiid  entre  croi-   horizontalc  séparc  donc  un  petit  entre-croisement  commissural  postérieur, 

scinont  commissiirnl       „  .  .  •  /  '    •  i  i        •  i        ■ 

Miitcripur.  <'  iiu  granaentre-ci'Oisement  (  (nnmissural  antérieur  l)(>ancoup  plus  important. 

La  loi)oqr(i])lùc  (jr.nérale  et  les  rap/iorh  des  fibres  semi-circulaires  externes  et 
de  rentre-croisement  commissural  peuvent  être  étudiés  avec  bonucoup  dc  net- 
teté à  l'aide  des  coupes  liorizonlales  et  sagittales  sériées  (coupes  Cl  à  C6, 
Fig.  \m  à  i;57,  H3  à  H6,  Tig.  ^25  à  i^ii)  et  S4  à  S9.  Kig.  il2  à  il 7).  colorées 
suivant  les  métliodes  de  Wcigcrt  ou  dc  Pal;  les  libres  semi-circulaires  externes 
s'y  présentent  sous  forme  de  gros  fascicules  de  fibres  fortement  colorées  par 


avec  l'olive  cérébcl- 
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Fie.  464.  —  Les  fibres  semi-circulaires  externes  du  cervelet,  leur  trajet  au-dessus  de 
l'olive  cérébelleuse  et  leur  coulinualion  avec  le  pédoncule  cérébelleux  inférieur. 
Coupe  sagittale  de  la  région  de  transition  du  cervelet  intéressant  l'olive  cérébelleuse, 
son  feutrage  inlrac.iliaire,  le  pellicule  d'insertion  de  l'amygdale,  le  nid  d'Iiirondelle, 
la  valvule  de  Tarin  et  le  diverticule  latéral  du  quatrième  ventricule.  —  Métliode  de 
Weigert-Pal.  2/1  grandeur  nature.  — (Voy.  description  de  cette  coupe,  p.  607.  Coupe 
S7.  Fig  411).) 

fie,  feutrage  iiitrnciliairo.  —  [sine,  libres  si-Mii-circiiIaircs  (■xlciiios  du  cervelet.  —  /i/(.  uiil 
d'iiiroudelle.  —  Oc,  olive  cérébelleuse  sectionnée  dans  la  région  de  son  hile  (hOc).  —  /'c<, 
pédoncule  cérél)elleux  inféricHU'.  —  l'on,  pédoncub;  cérébelleux  moyen.  —  Pcs,  pédoncule 
cérébelleux  supérieur.  —  PFloc,  pédoncule  du  (loccuhis.  —  ePijc,  crête  de  la  pyramide  du 
vennis.  —  cUv,  crèle  de  la  luette.  —  vlVi,  diverticule  latéral  du  4'  ventricule.  —  scf,  grand 
sillon  circ(mférentiel  de  Vic(|  d'.\/.yr.  —  slV,  sillon  Inférieur  de  Vicq  d'.V/.yr.  —  ssV,  sillon 
supérieur  de  Vic(]  d'A/.yr.  —  sla.  sillon  transversc  antérieur.  —  V,  trijumeau.  —  W'illc^ 
novau  de  la  brandie  cocbléaire  du  nerf  auditif. 


la  la(|ue  hémato\ylini(jue  ot  qui  se  (lin'croncient  nettement,  par  leur  coloration 
et  leur  direction,  des  lii)res  des  feulrag:es  sous-lobaire  et  oxtiaciliaire. 

Examinées  sur  les  coupes  sagittales  i coupes  S5,S6,  S 7.  S8  ,  les  fibres 


7IS  ANATO.Mli:    DES    CE.MUES    NERVEUX. 

Aspect  des  niirc^   scmi-circulaires  externes  t^fsine)  se  présentent  dans  leur  ensemble  sous 

tcrncsTu^iercTuue^   ^  ^'ispecl  Caractéristique  dun  faisceau  falciforme  (Fig.  -4(>4),  mince  et  effilé  en 

sagittales.  arrière,  volumineux  en  haut  et  en  avant,  où  il  se  continue  directement  et  sans 

lii:ne  de  démarcation  avec  le  pédoncule  cérébelleux  inférieur  (Pci)  (coupes  S6 

et  S7).  Il  décrit  une  courbe  à  concavité  inférieure,  il  est  situé  au-dessus  de 

l'olive  cérébelleuse  qu'il  contourne  et  dont  le  sépare  la  toison.  Sur  les  coupes 

Le  faisceau  faici-   sagiltalcs  qui  passent  en  dehors  du  nid  d'hirondelle  et  du  pédoncule  cérébel-  i 

forme  et  ses  con-  jg^^  inférieur  (Coupcs   S8  et  S9.  p.  ei-^  et  (Î13),  les  fibres  semi-circulaires 

nexioDS  avec  le  pc-  \  -r-  •    i  y  ~" 

doncuie  cérébelleux   extcmes  décrivent  toujours  leur  courbe  à  concavité  inférieure  au-dessus  du 

in  éricur.  ooips  dentelé  (Oc;  ;   mais  le  faisceau  s'amincit   et  s'effile  en  avant  où  il  se 

continue  avec  les  fibres  du. pédoncule  cérébelleux  moyen  (Pcm). 

Aspect  (les  tii.res         SuT  Ics  coupes  horizontalcs  sériées  (coupes  H4  à  H6,  Fig.  .427  à  429  et 

semi-circulaires  ex-   coupcs  Cl  à  G6,  FisT.  432  à  437).  les  fibres  semi-circulaires  externes  (fsme)  se 

ternes  sur  les  coupes  '        ^  /  ,  ,      /       x 

horizontales.  présentent,  sur  les  coupes  qui  passent  au-dessus  du  corps  dentelé  (Oc)  et  de  la 

toison  (fec)  qui  l'enveloppe,  sous  l'aspect  de  faisceaux  presque  parallèles  qui 
décrivent  des  courbes  régulières  autour  du  pédoncule  cérébelleux  supérieur 
et  de  la  paroi  externe  du  quatrième  ventricule  (coupes  H3.  H4,  Cl,  Fig.  425, 
427  et  432).  Ce  parallélisme  des  fibres  cesse  sur  les  coupes  plus  inférieures 
qui  intéressent  la  partie  supérieure  du  corps  dentelé  et  le  bouchon  (Nem). 
Leur    disposition   (Coupcs   H5,   et  G 2,  Fig.  428,   433).    Les  fascicules  internes   tributaires   du 

au-dessus  de  Poiive  pédoucule    cérébellcux   inférieur    se    dirigent    obliquement    en   avant   et  en 

cerélielleuse.  '■  o  i 

dedans,  les  fascicules  externes  tributaires  du  pédoncule  cérébelleux  moyen  se 
portent  obliquement  en  avant  et  en  dehors.  Ces  deux  ordres  de  faisceaux  se 
trouvent  donc  sectionnés  sous  des  obliquités  différentes  sur  toutes  les  coupes 
horizontales  qui  intéressent  les  deux  tiers  supérieurs  du  corps  dentelé. 

Sur  ces  coupes  les  fibres  semi-circulaires  externes  n'occupent  plus  toute  la 

largeur  de  la  substance  blanche  centrale,  mais  sont  rejetées  en  dehors  et  en 

dedans  d'abord  par  la  toison  (fec,  côté  gauche  de  la  coupe  Cl,  Fig.  432),  plus 

bas  par  le  bouchon  (Nem)    et  l'extrémité   supérieure  du  corps   dentelé    (Oc), 

Leur    disposition   (coupcs  C2,  C3  ct  H5,  Fig.  433,  434  et  428).  Elles  comprennent  ici  deux  ou 

a.,  niveau  de  loiivc   ^j,^jy  fasciculcs  dout  l'extcme  (fsme),  le  plus  volumineux,  passe  en  dehors  de 

cérébelleuse  \  .  j  i  '    i 

la  toison,  dont  le  moyen  (fsmé)  recouvre  le  bouchon,  traverse  ses  couches  les 
plus  sui)erficielles  ou  passe  entre  la  toison  et  le  bouchon  et  dont  l'interne  (fsme)^ 
le  plus  petit,  passe  entre  le  bouchon  et  le  pédoncule  cérébelleux  supérieur 
(coupe  C2,  Fig.  433,  p.  645).  Il  semble  donc  que  dès  à  présent  on  soit  autorisé 
à  distinguer  les  fibres  semi-circulaires  en  groupe  e.rlerne  et  groupe  interne.  Mais 
si  l'on  réfléchit  à  la  forme  du  noyau  dentelé,  aplati  de  dehors  en  dedans  et  qui 
se  trouve  sectionné  sur  ces  coupes  au  niveau  de  son  bord  su[iérieur,  si  l'on  réflé- 
chit au  trajet  des  libres  semi-circulaires  externes,  à  la  manière  dont  elles  s'étalent 
sur  la  partie  supérieure  du  noyau  dentelé,  à  la  courbe  à  concavité  inférieure 
qu'elles  doivent  décrire  (voy.  Coupe  verlico- transversale,  Fig.  346),  avant  de 
s'enlre-croiser  dans  le  vermis,  on  comprend  aisément  que  l'épais  faisceau  de 
fibres  compris  sur  les  coupes  horizontales  H4,  et  C2  (Fig.  427  et  433),  entre 
la  toison  et  le  pédoncule  cérébelleux  supérieur,  appartienne  en  réalitéaux  fibres 
semi-circulaires  externes,  tout  comme  le  faisceau  qui  contourne  le  corps  den- 
telé en  dehors.  Les  deux  faisceaux  se  détachent  en  effet  du  i)édoncule  cérébel- 
leux inférieur  ;  ils  se  réunissent  l'un  à  l'autre  en  arrière  de  la  toison  et  tous 
deux  participent  à  l'entre-croisement  commissural  (Kca). 

A  mesure  que  le  bouchon  (Nem),  le  corps  dentelé  (Oc)  et  la  toison  (fec)  qui 


s  I  lu  {.  Il  Ki:   I  ;  T  Ti;\  1 1  m;   hi    iiiioM  i:i,\<  ii'ii  \  i.i:. 


•!'.♦ 


rcn\t'l(i|»lir  Mllullinitriil   (II-  \<)|iiliit',   It'^  l;i-ciriilr^  illlcilirs  cl   |iiu\i'iis  (Ifs  lihlfs 

sniii-circulaircs  cxlonirs  <liiMiiiiiriil  .  pm^  ili->|t,ir!iiss(!iil  (Coupes  C3,  C4.C6, 
Fin-  ru  à  i.'Hi  ri  Coupe  HG,  Ki^v  'rl\^j.  Ils  ne  sdiiI  pins  n-pn-scnlcs,  dans  la 
r(''i,'ion  (l(»  li'ansilion  ,  t\nvt  par  im  prlil  rasciciili'  dr  lihn-s  siliK-  <mi  artirrc  du 
bon»  liou  i|iii  sr  iccoiii  lie  m  Wa^  siii  ii's  ((iiipcs  siiivaiiics  et  se  (•onlinuc.  coriimc 
le  iMoiiliiMil  il  -  coupes  sai;illak's  el  liuri/onlaUiS  sériées,  avec  1rs  libres  deri- 
driliiiiics  de  la  pyiaiiiide  du  vormis  (Vny.  CiOiipes  hoiizoïdales,  C4  el  C5, 
Ki-.   iti.{<d   ;•!<•.  el  Coupe  sa,i,Mllalo.  S4.  l'ijr.  ^1"^.  p-  '•(>•'!  • 

Siif  loules  ees  coupes  les  lilucs  seiiii -circiilaii-es  exieiiies  ne  soni  d(Mic. 
représenlées  (|ue  par  les  jiiires  (|ni  conloin  nenl  la  l'ace  externe  du  corps  den- 
WU'.  Arrivées  dans  la  région  de  Iransilion,  enire  li"  verinis  el  les  li(''niis[)lieres, 
ces  liltres  sinllécliissenl  l'orleiiKMd  en  dedans  el  en  ;ivanl,  se  coudeni  presque 
à  an^lt>  droil .  puis  >e  porleiil  en  dedans  et,  s'entr(!-croisenl  dans  la  substance 
blancbe  ciMilrale  du  vermis  avec  celle  du  rùlr  op|)ose.  en  iorniant  renlie-croise- 
nienl  coniniissural  (Kca'. 

Sui-  les  coupes  (|ui  inh-ressont  la  parlie  moyenne  de  lolive  cérébelleuse 
(coupe  C5,  l'ii;.  î.'tiii,  les  libres  semi-circulaires  externfîS  diniinuenl  de  nombre. 
Elles  s(^  réduisent  — sur  les  coupes  (jui  passent  au-dessous  du  sillon  bulbo-jjrotu- 
béranliel  et  seclionncnl  le  tiers  inférieur  du  corps  dentelé  —  à  (|uelques  rares 
fascicules  de  libres  sectionnés  oblirpiement  qui  se  perdent  en  avant  dans  le  feu- 
trage sous-lobaire  des  régions  aniéro-externes  de  l'hémispbère.  Si  la  coupe  inté- 
resse l'exIriMuilé  postérieure  de  la  branche  horizontale  del'arbrede  vie  du  vermis 
(coupe  C6.  Fiu.  i;{7,p.  (loli.  on  voit  les  libres  semi-circulaires  externes  s'entre- 
croiser sur  la  ligne  médiane  en  décrivant  un  grand  arc  ouvert  en  avant  dont  la 
convexité  correspond  a.\\pelil  i'nlrr-c7'oiseiiic>i/  romm/ssin/i/  /insti'rieur (h'  Slillinj:'. 

La  disposition  gi'uérale  de  lentre-croisement  commissural  est  surtout 
manifest(>  sur  les  coupes  sagittales  du  vermis.  Sur  la  conix'  sagittale  mé- 
diane, le  /triif  fulrf-rroisrmcnl  commissural  poslériem-  présente  une  surface  de 
section  triangulaire  et  occup(>  le  point  de  concentration  commun  des  axes  du 
déclive,  du  bourgeon  terminal  et  du  tubercule  valvulaire,  c'est-à-dire  l'extré- 
milé  postérieure  de  la  branche  horizontale  (bh)  de  l'arbre  de  vie  médian. 

Lagnmd  l'iitrc-croisoni'ut  commissural  anlrrieu?'  est  situé  au-dessus  et  en  avant 
du  noyau  du  toit  et  séparé  du  petit  entre-croisement  cormnissural  postérieur 
par  la  couche  sagittale  de  la  branche  horizontale  de  l'arbre  de  vie.  Sa  surface  de 
section  affecte  la  forme  d'une  lame  coudée,  ouverte  en  avant  (Fig.  A(\o)  et  qui 
mesure  0"''",'2  à  1  millimètre  d'épaisseur.  Elle  présente  un  segment  vertical  qui 
occupe  toute  la  hauteur  de  la  branche  verticale  de  l'arbre  de  vie  médian  et  un 
^egment  horizontal  oblique  en  bas  et  en  avant,  situé  dans  la  substance  blanche 
centrale  du  vermis  au-dessus  du  noyau  du  toit  et  qui  longe  en  s'eflilant  la  base 
du  lobe  central  el  de  la  lingula.  Du  coude  formé  par  l'union  de  ces  deux  seg- 
ments se  délai  he  parfois  une  Irainee  de  petits  fascicules  arrondis,  qui  peut  être 
suivie  jusqu'il  Tembouchure  de  la  branche  horizontale  de  l'arbre  de  vie  médian. 
Tous  les  fascicules  du  grand  entre-croisement  commissural  antérieur  sont 
séparés  les  uns  des  autres  par  de  nombreuses  fibres  dendriliques  (fd)  sectionnées 
parallèlement   à  leur  axe  et  dont  la  plupart  se  rendent  dans  le  noyau  du  toit. 

Très  net  sur  la  coupe  sagittale  médiane  ou  sur  les  coupes  (jui  en  sont  très 
rapprochées,  le  grand  enlre-croisement  commissural  antérieur  se  ramasse  sur 
lui-même  à  mesure  que  la  branche  verlicale  de  l'arbre  de  vie  diminue  de  hau- 
teur. Ses  fibres  se  continuent  bientôt  avec  les  libres  semi-circulaires  externes 


l.i'  croclifl  '|u'ell';» 
(lôrrivoni  on  arrière 
(l«  rolivo  crrébol- 
louso. 


(.rMir  disposition 
«lans  les  régions  in- 
fiTieures  do  rolivo 
C(''rôliolleuse. 


Le  petit  entre-croi- 
sement commissural 
l'OStërieur  à  l'extré- 
mité postérieure  de 
la  branche  horizon- 
tale de  l'arbre  de  vie 
il  II  vermis. 


Le  grand  entre- 
croisement commis- 
sural antérieur. 


Son  aspect  coudé 
sur  les  coupes  sagit- 
t.tles. 


Il  occupe  la  bran- 
che verticale  de 
larbre  de  vie.  la  sub- 
stance blanche  cen- 
trale du  vermis  au- 
dessus  du  noyau  du 
toit,  la  base  des  axes 
du  lobe  central  et  de 
la  lingula. 


:2o 


ANATOMIE  DES  CENTRES  NERVEUX. 


(fsme)  qui  se  présentent  sur  les  coupes  sagittales  de  la  région  de  transition 
(coupe  S5,  Fig.  il3,p.  606)  sous  l'aspect  d'un  petit  faisceau  curviligne,  situé  au- 
dessus  du  bouchon  (NenO,  fila  hase  de  la  branche  verticale  (bv)  considérable- 

f  d  ^,  E.ca  M 


■V3J1 


aPy 


Lig 


k.--P=w 


Module 


Fil..  i6o.  —  La  substance  biauche  centrale  du  verniis  et  le  noj-au  du  toit.  Les  libres  en 
guirlande  de  Stilling,  les  fibres  dendritiques,  et  lentre-croisement  commissural  anlé- 
rieur.  Mode  de  re'flexion  de  la  membrane  épendyniaire  au  niveau  du  diverlicule 
angulaire  du  4*  ventricule.  L'entre-croiseraent  commissural  antérieur  occupe  la 
branche  verticale  de  l'arbre  de  vie  du  vermis,  la  face  supiTieure  du  noyau  du  toit  et 
l'axe  du  lobe  central;  il  so  prolonge  en  avant  dans  l'axe  de  la  lingula  et  atteint  en 
arrière  la  branche  borizontale  de  l'arbre  de  vie.  Coupe  sagittale  du  vermis  passant 
par  le  noyau  du  toit  un  peu  en  dehors  du  plan  sagittal  médian.  —  Méthode  de  Wei- 
gert-Pal.  tO/1  grandeur  nature. 

aLc,  axe  du  lobe  ccnlrai.  —  (iLi;/.  axe  do  la  linjjida.  —  "/','/.  axe  de  la  pyramide  de  Ma- 
laearne.  —  hh,  branclio  borizontale  do  l'arbre  do  vie  du  vorinis.  —  /m,  braiicho  vorlicale  de 
l'ai-bro  do  vie  du  vermis.  —  CSV/l'.  coudio  sa^nllale  do  la,  hranclio  bori/.onlalo  de  l'arbro  de 
\\(:  (lu  loltc  médian.  —  Kca,  faraud  cnlro-croisiMnonl,  conimissural  anloriour  du  vormis.  — 
Jip,  inoMihranc  opoiidymairo  du  i°  vciitrioulo;  oilo  tapisse  l'axe  t\c  la  liniiula,  so  rollécbil  au- 
dossous  du  noyau  du  loil,  |)uis  recouvre  l'écorco  dos  prcniiôros  lamelles  du  nodule  avant  de 
se  coutifHJcr  avec  la  nieuibrano  épitliolialo  (|ui  tapisse  les  plexus  olioroïdos  du  V'  venlricule. 

—  ff/,  libres  dondriti((uos.  —  /;/.  libres  eu  i^uirlaude.  —  /'s;/,  (iiiros  sagittales  de  la  linpula. 

—  NI,  noyau  du  toit.  —  l'chi,  plexus  choroïdes  du  i"  ventricule    !'',  . 


mont  élargie  de  l'arbre  de  vie.  Les  libres  scnii-circulaires  externes  sont  section- 
nées parallèlement  à  leur  axe  :  elles  sont  en  eiïct  intéressées  au  niveau  du  cro- 
chet qu'elles  décrivent  autour  du  bord  postérieur  de  l'olive  cérébelleuse  et  du 
bouchon.  (Voy.   couj)0  horizontale  C  4,  Kig.    i3.S,  p.  6i\^.) 


TAULL:  des  MATlÈriES 

DU   TOMK    DEUXIIuMK 


ANATOMIE    DU    CERVEAU  {Suite) 

CHAIMÏRE   VI 

riititES  Di:   l'HOJEiniON    dk    i/iîcokce  cékéiiiî  a  f>i-: 

Pages. 
I.  Systèmk.  dks  1-ibues  de  rno.iF.CTio.\  nu  mantkau  ci'; uk huai..  —  Xkuhonks  couticaux  de 

l'HO-IECriON - 

I.  Trajet   des    libres  de  projection  dans  les  cerveaux  anlVrieui',   intermé- 

diaire et  moyen :? 

A.  Centre  ovale.  —  Substance  blanciie  non  dilléienciéc .5 

Faisceau  compact  de  la  couronne  rayonnante i 

1.  Segment  antérieur  de  la  couronne  rayonnante :> 

2.  Segment  moyen  ou  supérieur  de  la  couronne  rayonnante ...  Il 

3.  Segment   postérieur  de  la  couronne  rayonnante 12 

4.  Segment  inférieur  de  la  couronne  rayonnante Ii> 

U.  Capsule  inter)ie 10 

Région  tliaiamiquf ii 

Région  sous-thalamique 26 

1.  Segment  antérieur  ou  lenticulo-slrié  de  la  capsule  interne.    .  28 
Genou  de  la  capsule  interne 30 

2.  Segment  postérieur  ou  lenlicul()-o[>Li(iue  de  la  capsule  interne.  3V 

3.  Segment  rétro-lenticulaire  d(!  la  capsule  interne 40 

4.  Segment  sous-lenticulaire  de  la  capsule  interne 41 

Le  faisceau  de  Tiirck  et  le  faisceau  lemporo-thalamiiiue  d'Ar- 
nold   42 

C.  Pied  du  pédoncule  ceréhral.  —  Voie  pcdonculaire 48 

Faisceaux  aberrants  de  la  voie  pédonçulaire .'il 

II.  Origine  corticale  et  trajet  capsulaire  des  différentes  catégories  de  libres 

de  projection  du  manteau  cérébral 57 

^l.  Origine  corticale  et  trajet  capsulaire  des  fibres  de  piojevtion  cortico-thu- 

lamiques  et  cortico-sous-thalamiqves [il 


TABLE    DES    MATIERES. 

Pages. 

1.  Radiations  Ihalamiques 'M 

1.  Fibres  cortico-tlialamiijues  antérieures  ou  IVoiitales (iO 

2.  Fibres  cortico-thalamiques  supérieures  ou  fronto-rolandiques.  02 

3.  Fibres  cortico-lliaiamiques  postérieures  ou  occipilo-pariélales.  6.") 

4.  Fibres  cortico-lbalamiques  inférieures  ou  occi|)ilo-temporales.  03 

2.  Radiations  du  corps  genouillé  externe  et  du   tubercule  quadrijumcau 

antérieur (17 

.1.    Radiations  du  corps  genouillé    inicrne   et  du   tubercule   quadrijumcau 

postérieur 70 

t.   Radiations  du  noyau  rouge 72 

U.  Origine  corticale  et  trajet  ccrpsulaire  de  la  roic  pédoncuhiire,  c'est-à-dire 
des  fibres  de  projection  cortico-protubérantielles,  corllco-hulhaires  et 

corlico-mcdullaires 7:{ 

Fibres  du  pied  du  pédoncule 7.3 

Faisceau  interne  du  pied  du  pédoncule '.) 

Faisceau  moyen  du  pied  du  pédoncule 7(i 

F"aisceau  externe  ou  faisceau  de  Tiirck 70 

Radialions  du   locus  niger,   neurones  corlico-protubérantiels, 

cortico-bulbaires  et  cortico-médullaires ^>l 

Hist()ii(|ue  des  fibres  de  projection  de  la  corlicalilé   cérébrale 

et  eu  particulier  de  la  voie  pédonculaire 82 

111.  Trajet  des  fibres  de  projection  du  manteau  cérébral   ('luilic'es  :  i"  par  la 
méthode  des  dégénérescences  secondaires;  2°  dans  certains  cas  d'agé- 

nésies  du  manteau  cérébral 01 

1.  Dégénérescences  secondaires Ot 

Dégénérescence   wallérienne,   dégénérescence  rétrograde,  atrophies 

indirectes,  hypertrophie  compensatrice 01 

Irrigation  artérielle  des  circonvolulioiis  Je  la  face  externe  de  l'hcmi- 

sphère  (Fig.  (i;)) 09 

I  .  Dégénérescences  secondaires  consécutives  aux  lésions  1res  ('tendues  de 

l'écorce  cérébrale 100 

Cas  Pradel,  vaste  lésion  corticale,  dégénérescence  de  tout  le 
système  des  libres  de  projection  du  manteau  cérébral;  dégé- 
nérescence totale  du  pied  du  pédoncule  cérébral  (Fig.  60  à  78).  100 
Irrigation  artérielle  des   circonvolutions   de  la  face   inlt>rne  de  l'hémi- 
sphère (Fig.  70) lOS 

2.  Dégénérescences    secondaires  consc-cutives  aux   lésions   corticales   res- 

treintes, limitées  au.K  différents  lobes  ou  segments  de  lobe lOS 

Lol)e  occipital 108 

Cas  Courrière  (Fig.  80  à  MO) 100 

Cas  Bras  (Fifj.  87  à  o:i) I  Ei 

Eobe  paiiélal I2t 

Cas  Jouan  (Fig.  00  à   100) 12:5 

Cas  Leudot  (Fig.  101  à  103i i2:i 

Zone  rolandi(iU(' 128 

Cas  Scheule  (Fig.  100  à  112; Eî-J 

Cas  Naudin  (Fig.  lEJà    115) EU 

Cas  Heudebert  (Fig.  12ià  128) \:V.\ 

Cas  Schweigoffer  (Fig.  110  à  122 E'ti 

Lobe  temporal l'tT 

Irrigation  artérielle  de  l'insula  et  de  l'opercule  sylvien  i^Fig.  123).  138 

Cas  Heudebert  (Fig.  I2'i  à  128) lU 

Cas  Le  Séguillon  (Fig.  120  à  133) 112 

Cas  Neumann  (Fig.   13i  à  130) I  V-> 


I  A  iii.i;   IU'>   M  \ïii; iiKs. 

I,..|>.'    Ilnlll.ll 14î) 

Cas  Moricoau  (l'iy.  TIT  à  l'il 140 

;i.    Di'm'iii  rcsccnccs  .s('((iii(l.'iii<">  niii-ci  iilivc-^  ;iiix   li'>iniis  sou>-corlioiili;s  (il 

ifiili  iilcs 1!)0 

.1.    \'(/v/r'  /c.s/o»  n>rliriilr  cl  soiis-ntiliiiili  .  WW 

Cas  Rivaud  /Ki-.   l'ii  m  1('.2  .  IM 
Iiii::alinii  ,ii  hi  hIIc  iIcs  iiny;m\  ::i  i-  i  rnl  i  .iii\,  i  rpt  (''sciilrc!  sur  ri)UI)<'> 

lioi  i/iiiiliilfs  cl  sur  cimiifs  vcrlicn-lr.iiisvcrsalcs  (Fif?.  |r,:i  cl,  104;.  K».'» 

/(.    Lrsiiiiis  l'i  titra  les  nrcntiscrilcs i(>7 

Cas  Racle    Fit,'.  IC.:;  à  17.»).     .  107 

Cas  Cogery  ^l-'ifj.   174  à   180).  ...  172 

Cas  Ségalon  il'ii;.  1K1  ol.  182).    .  .177 

Cas  Carre  il'ii;.  ISC)  ;i  188) 177 

Cas  James  ^Fii,'.  18:$  ;ï  18;;).  ...  177 

Cas  Lavigne  (Fi';.  181»  à  l'.tl  .    .  180 

Cas  Dautriche  (Fig.  192  ;'i  l'.K.  .182 

11.   .\t;i'iii'sir.s  (lu  m.iiilcau  rért'bral.    ...  ....  18!> 

Cas  Longery  (Fip-.  1*.I7  à  212).  187 

Cas  lUchard  (Fii:.  198  à  2:J.1V    .  I'.t8 

IV.  Localisai  ions  céivliralcs 218 

1.  Localisations  corlicalcs 219 

Localisations  nioliices 219 

E.\citalion  cleclrique  de  la  zonu  motrice.  219 

Lésions  destructives  de  la  zone  motrice 222 

Localisations   motrices   corticales   clic/.   le  macaque   et  l'oranu- 

oulani: 220 

Localisations  capsulaires  chez  le  niaiiuiuc 232 

Localisations  sensitives  de  l'écorce  cérébrale 230 

Localisations  visuelles 239 

Localisations  auditives 24o 

Localisations  corticales  du  lan;;age 247 

2.  Localisations  sous-corticales  et  capsulaires 2r)2 

Localisations  motrices 2j2 

Localisations  sensitives  dans  la  capsule  inliTiic 21)0 

IL  Système  des  i-iiiues  uk  I'ho.ikctio.n  du  Riu.NKNCKiMi.vLr, 263 

Fibres  de  projection  du  lobe  olfactil'  et  du  septum  lucidum 263 

Radiations  olfactives  sui)erlicielles  et  profondes 263 

Faisceau  septo-tlialanii(|iie 267 

T;enia  semi-circularis 269 

Système  du  trigone  cérébral 272 

Fimbria  et  alveus  intra  et  extra-vcntiiculaire> 274 

Pilier  postérieur  du  trigone 275 

Corps  du  trigone,  libres  perforantes,  faisceau  olfactif 277 

Pilier  antérieur 283 

Cas  Chab  (Fig.  260  à  272) 287 

Trigone  des  mammifères  macrosniatiques 294 

Tubercule  mamillaire 298 

Faisceau  mamillaire  principal 299 

Faisceau  de  la  calotte  de  (iudden 300 

Faisceau  de  Vicq-d  Azyr 301 

Pédoncule  du  tubercule  mamillaire 302 


TABLE    DES    MATIERES. 


CHAPITRE   VII 

GANGLIONS    I NFR A CO RTIC AU X    :    COUTS     STRIÉ,    COUCHE    OPTIQUE 
RÉGION    SOUS-OPTIQUE 

Pages. 

I.  Stricture  et  connexions  du  corps  strik 305 

structure  du  corps  strié 305 

Cellules  nerveuses 30.ï 

Cellules  névrogliques  et  épendymaires 307 

Fibres  nerveuses 307 

Connexions  du  corps  strié  avec  la  corticalité  cérébrale 308 

Radiations  corticales  du  globus  pallidus 312 

Cas  Caillot  (Fig.  282  à  285) 313 

Cas  Hilaire  (Fig.  286   à  289) 315 

Connexions  du  corps  strié  avec  les  cerveaux  intermédiaire  et  moyen.  .    .  317 

Origine  des  radiations  striées 318 

Radiations  du  noyau  caudé.           319 

Radiations  du  noyau  lenticulaire 321 

Trajet  et  terminaisons  des  radiations  striées 323 

Radiations  strio-lhalami(|uos. 324 

Radiations  strio-sous-thalamiques 326 

Faisceau  lenticulaire  de  Porel 327 

Radiations  strio-luysicnnes 327 

Anse  du  noyau  lenticulaire 327 

l>(''générescence  des  radiations  strir-es  consécutives  aux  lésions  cen- 
trales   330 

Cas    Ronse  (Fig.  296  à   301) 332 

négéné-rescences  des  radiations  striées  consécutives  aux  lésions  tba- 

lamiques 338 

Cas  Gardette  (Fig.  302  à  309) 338 

II.  Structure  et  connexions  do  la  couche  optique 344 

Structure  de  la  couche  o|tti(]ne 344 

Noyau  antérieur 346 

Noyau  interne 347 

Centre  médian  de  Luys 349 

Lame  médullaire  inlerno 352 

Noyau  externe 353 

Lamt;  médullaire  externe •    .    .  357 

Noyau  semi-lunaire  de  Flechsig 358 

Zone  réticulée  ou  giillagée 358 

Pulvinar 361 

Corps  genouillé  externe 365 

Corps  genouillé  interiK» 368 

Connexions  de  la  couche  opticjue 369 

Connexions  de  la  couche  opti(|ue  avec  la  lorlicalilé  cérébrale.    .    .  370 

Fibres  corlico-llialami(|ues 370 

Fibres  Ihalamo-corlicah^s 371 

Connexions  de  la  couche  opti(|ue  avec  le  corps  sirié 372 

Connexions  de   la   couclie    o|tti(|ue    avec  le  rliombeniM'pbale  elle 

cerveau  moyen •'^~- 

Commissure  postérieure 375 


r  Aiu.K   i)i:s  M  \  I  muks. 

l'u|{nN. 

('.nnncxiiiiis  liii  lli.il.iiiiiis  avo'  I.i  li,iii(|c|cltc  i)|ili(|iM>  .'177 

('.niiiii'xiiiii--  ihi  lli;il.iiiiiis  avi  r  |i-  i  liiin'iin'iili.'ilc  :(77 

(iail-lmil    (Ir    I   ll.lliriml.l    ri    -ysirliic   lia  lull  II  1,1  i  t  ('  .'i77 

(i.ini;lii>ii  ili>  rii.iliriMila  ;i77 

Ta'iiia  tlialarni  imt 

(adiiiiiissun-  iiili'i  halirmilaiic.     .    .  :\H'.i 

Faisceau  il»'  Mcyiicrl  (l'ai^-rcaii  irlrollcM-^  :\H't 

(iaiiL:liiiii  inh-i  |ii'-ili>Mi  iilaii  >'  '.\H(\ 

(ilainlc  |.iiMalr.  .  iJHS 

III,  Uii;i(i|l  s,,i|s-n|ili(|l|.'  :j'J2 

('.iiii>l.ilulinii.                                                                                        ...  394 

(".oiiclii' dnrsali'  (le  la  I  i'::inii  -uii>-u|ilic|iii"                              ....  394 

{'(iips  (ii>  l.uy.s .'t(l7 

Coiiiio.xions  (lu  coiits  île  |,uy>  avec  le  ooij)»  sLiii-   cl  avec  la 

corlicalih'  (•('■n'iuali' 400 

Connexions  doulcuscs  du  corps  do  Luys 401 

Sirucluic  du  coi|)s  de  Luys 403 

IV.  Substance  i;iise  cenliale    l'I    coinini>;<uie^    du   plan'  Im'i    du   (ntisiènie 

vonlricule iO* 

Substance  grise  centiale 404 

Commissures  du  plancher  du  Iruisiènie  ventricule 40G 

Commissure  de  Forel  ou  commissure  sous-lhalamique  posté- 
rieure                                400 

Commissure  de  Meynerl 408 

Faisceau  du  luber  cinereum l-IO 


CIIAPITHE    VU! 

NKUKS     r.R.\Nli;N"S     DÉVELOPPÉS     AUX     DÉPENS    l)KS    CERVEAUX    ANTÉRIEUI! 
1.  r     INTERMÉDIAIRE,     NERFS    OLFACTIF    ET    OPTIQUE 

Neif  nlfa.lif,  P*^  paire il2 

Voie  olfactive  périphérique.    .  412 

Voies  olfactives  centrales.    .    .                           413 

Bulbe  olfactif 414 

Centres  olfactifs  primaires 414 

Centres  olfactifs  secondaires  ou  corticau.x 417 

.Nerf  optique,  11^  paire H'.l 

Segment  antérieur  ou  e.xtra-cérébral  des  voies  optiques 410 

Segment  postérieur  ou  iulra-cérébral  des  voies  optiques 410 

Oiigine  et  trajet  des  fibres  visuelles 422 

Croupeinent  des  faisceaux  rétiniens  : 

Dans  le  nerf  optique 424 

Dans  le  cliiasma 427 

Dans  la  bandelette  optique 429 

Dans  les  centres  ganglionnaires  de  la  vision!  420 

Fibres  ])npillaires 430 

Connexions  douteuses  ou  discuti'es  du  segment  antérieur  des  voies 

optiques 432 

Commissure  de  (iudden t32 


TAI5I.I-:    DES    MATIKHES. 

TROISIÈME    PARTIE 

RHOMBENCÉPHALE 
CHAPITRK    PREMIEH 

MORPnOLOGU';    DU    RHOMnENr.KPH  ALE 

Pages. 

I.  Cervelet 436 

Face  supérieure 437 

Face  inférieure 439 

(Jrande  circonférence 441 

P'ace  antérieure 443 

l.obes,  lobules  et  lamelles  du  cervelet 445 

Mode  d'agencement  des  lamelles 448 

I.  Lobe  supérieur  ou  lobe  de  la  masse  principale  du  vermis 4ol 

Sillons  principaux  du  lobe  supérieur 4;il 

Sillon  préceniral 4'o3 

Sillon  postcentral 453 

Sillon  transverse  antérieur 453 

Lobes  secondaires  : 

i.  Lobe  de  la  lingula  :  lingula  el  freins  de  la  lingula 453 

2.  Lobe  central  :  lobule  central  et  ailes  du  lobule  central 455 

3.  Lobe  du  culmen  :  culmen  et  lobe  quadrilatère  antérieur.    .    .    .  457 

4.  Lobe  du  déclive  :  déclive  et  lobe  quadrilatère  postérieur.    .    .    .  459 
IL  Lobe  postérieur  ou  lobe  des  lames  transversales 461 

Sillons  principaux 462 

Sillon  supérieur  de  Vicq-d'Azyi' 462 

Grand  sillon  circonférenliel  de  Vic(|-(l'A/.\r 463 

Sillon  inférieur  de  Vicq-d'Azyr 405 

Lolies  secondaires  : 

1.  Lobe  du  bourgeon   terminal  ou  lobe   des  lames   transversales 

supérieures  :  bourgeon  terminal  et  lobe  semi-lunaire  supé- 
rieur   4()5 

2.  Lobe  du  tubercule  valvulaire  ou  lobe  des  lames  transversales 

inférieures:  tubercule  valvulaire,  lobe  semi-lunaire  inférieur, 

lobe  grêle 466 

III.   Lobe  inférieur  ou  lobe  de  la  pyramide  :  pyianiide  el  lobe  digasirique.  t6'.> 

Sillons  posl  el  pré-pyramidaux 470 

Pyramide  de  Malacarne 470 

Lobe  digastrique 470 

l\'.  Lobe  inféro-inlerne,  lobe  de  In  lui'lle  on  1()1m>  u\iilii-.iniyi.'(l,ilieii.  ...  471 

Luette 472 

Nid  de  i)igeon  on  dliirdndelie 473 

Amygdales 473 

V.   Lobe  inféro-antérieur  ou  lobe  dn  nodnl*» 475 

Nodule 476 

Valvules  de  Tarin 477 

Flocculus,  lobule  du  neiT  vague,  lobule  du  nerrpneumogas(ri(iue.  477 


T  Aiiii';    i>i>    \i  \  1 1 1  i;ks. 

.'.    IM  nliiltii.iiii  !•  .iiimil.iii  <•,  liiillii-  r.irliiilicii.   i-'llini''   |)(isli'-iii-iir  V79 

('.(•illii;iir;ili(iii  rxli-iiiiii  .•  VHO 

Kati'  iiiili'iiriin'  iSO 

Ut'';:i(>ii  sii|ii-iifiii  I'  mi  |iniiiiii.  180 

llt'^idii  inri'tiriu'c  (tu  IimIIi,ui<'  W.\ 

Kari'  HDsIii  ii'uii-  V87 

Ivllini.'  |.ns(.i  inir  'i-K7 

IhillH.  iKH 

.MciiiltraiH'  nliliiiati  i'<'  •lu   i"  m-iiIi  nuli' l'.il 

Tfiilf    clioroKliciiiii'    iiilV'tii'iiiT.    tinii    ilc    MaL:"'nili<',   ti(iii~  ilr 

l.u-.hka  iOÎ- 

Oiiali  iriiii-  Vfiiliiiiilc.  iOt» 

IMaiiflicr  (lu  i"  vi'iiiriculr  iOC» 

Voùlo  ou  (oil  (lu  '(''  vcniriciili'  'KH 

Diverlicuii'  aii!,'ulair<'  iiOi 

l)i\  Cl!  iiMilc-  iali'i  au\                                                                                 .  M)! 

CIIAPITKK    II 
r.o.N  i"  K.  i  lî  A  noN    iNTKit  ii:r:ni:    nu    lui  om  kenckimi  \le 

I  .    Conlij;uralion  inh'-rieuic  du  cci  vclil .    .  oOi 

Kcorce  oiTi-bellouse .    .  a04 

Subslauie  Mauilie  ccMitralc -iOf) 

Subslancfi  Manclie  ciMiliale  (l(îs  hémisphères. .  HOT 

Sui)slanc('  hlanclu^  cculrali;  du  vormis o09 

Noyaux  gris  coulraux '.'>[[ 

Noyau  du  toit .ill 

Noyaux  deutelés  acci'ssoires ^ill 

Noyau  du  bouchon "112 

Noyau  >plii''ri([Uo :;i;3 

01iv(^  cérébcib'usti  ou  corps  dcnlob'.    .  'M^ 

Péd(Hi(mles  c('réb(dleux iilT 

l'édoncules  cérébelleux  uioyons iijT 

Noyaux  politiques :il<.) 

Pédoncules  cérébelleux  supérieurs MO 

Segment  intra-cérébelleux Mi 

Seiinienl  juxta-ventiiculaire .  :j2.'i 

Seiiment  intra-teymcnlaire :)23 

Noyau  rouge,  radiations  de  la  calotte 525 

l'édoncules  cérébelleux  inférieurs ;j26 

Segment  externe  ou  corps  restiforme b28 

Segment  interne  ou  corps  juxta-restiforme ."JW 

Olive  bulbaire  et  noyaux  juxta-olivaires '.VM 

2.  (^onliguration  intérieure  du  tronc  encéphalique '.i'M 

Étage  antérieur  ou  ventral  du  tronc  encéphalique.  Région  de  la  voie 

pédonculaire '■'<'.]  t 

Fibres  aberrantes  de  la  voie  p(''donculaire ."jiij 

i;iage  postérieur  ou  dorsaldu  tronc  encéphalique.  Région  de  la  cabilte.  :i:iO 

Formation  réticulée ii.'iS 

-Noyaux  gris  de  la  loi  luaLion  réticulée oo3 

Segment  pédonculaire oo3 

Segment  protubérant  ici oo5 

Secment  bulbaire .■)62 


TABLE    DES    MATIEIIES. 

Pages. 

Faisceaux  oomjvTcls  de  la  formation  léticuliM' o60 

Ruban  de  Ilcil 569 

Historique  et  synonymie 569 

Noyaux  des  cordons  postérieurs 571 

Fibres  arciformos  intcr-réticulées   et  entre-croisement  pini- 

forme ^74 

Couche  inter-olivaire 575 

Couche  rubanée .  ■170 

Ruban  de  Reil  médian :;7ij 

Ruban  de  Reil  latéral 578 

Faisceau  longitudinal  posiérieur 580 

Faisceau  central  de  la  calotte 584 

CHAPlTUb]   III 

ÉTUDE     T0P0(;H  APHIQUE     DU    H  H  O  M  «EN  CÉP  HA  L  E    A   l'aIDE 
DE     COUPES     .MICROSCOPIQUES     SÉRIÉES 

Coupes  saf,'ittales 587 

Coupes  intéressant  le  vermis  du  cervelet.  Coupes  Si  à  S3 588 

Coupes  intéressant  la  région  de  transition  du  cervelet  et  les  parties 

latérales  du  tronc  encéphalique.  Coupes  S4,  S5 GOO 

Coupes  intéressant  les  hémisphères  cérébelleux.  Coupes  S6  à  S9.  607 

Coupes  horizontales 614 

Coupes  horizontales  obli([ues  intéressant  la  région  pédonculo-protu- 

bérantielle.  Coupes  PI  à  P4 616 

Coupes  intéressant  la  région  protubéranlielle  el  la  partie  adjacente 

du  cervelet.  Coupes  Hl  à  H7. 622 

Coupes  horizontales  du  rliombencéphale  :  cervelcl  el  protubérance. 

Coupes  Cl  à  ce 642 

Coupes  intéressant  le  bulbe  rachidien.  Coupes  H8  à  H23 656 

GIIAPITHE    IV 

STIUjCTURE     ET     TEXTU15E     DU     K  11  O  M  BEN  CÉP  H  A  L  E 

1.  Cervelet 691 

Structure  de  l'écorce  cérébelleuse 691 

Couche  intermédiaire  ou  couche  des  cellules  de  IHukinje 692 

Couche  interni;  ou  couche  des  grains 696 

Couche  externe  ou  moléculaire 698 

Système  de  soutènement,  neuroglie 700 

Fibres  de  l'écorce  cérébelleuse 702 

Structure  des  noyaux  gris  centraux 706 

Fibres  de  la  substance  blanche  du  cervelel 708 

Substance  blanche  des  lobes  et  lobules  :  fibres  en  guirlandes,  libres 

dendritiques 708 

Substance  blanche  centrale 70X 

Substance  blanche  centrale  non  dillerenciée  :  l'eu! rage sous-lobaire.  709 
Substance  blanche  dillV-renciée  :  Système  des  feutrages   inira   et 

extra-ciliaires ~I2 

Système  des  fibres  semi-circulaires  du  rcrvelcl 7I.'{ 

Fibres  sein  i-ciiculaires  externes  et  entre-croisement  commissural.  7I('» 


I 


H 


I 


UNIVERSITY  CF  OTTAWA 
OTTAWA,  ONTARIO.  CANADA. 


CE 


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